Results for "Pérou+événement"
About 47,937 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999)
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
Compte rendu de notre croisière en Écosse et en Irlande sur le MSC Magnifica
Bonjour à tous,
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.
L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.
Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.
Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…
Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.
L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.
Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.
Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…
Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
En direct: agréable retour dans le "southwest" américain
Bonjour a tous les habitues du forum.
Nous sommes actuellement a Alamogordo ( NM).
Apres une semaine a New York ( impressions mitigees), nous revivons sous le chaud soleil de l'ouest.
Ici au moins c'est sec et sain.
Pas eu de pb avec Dollar a Phoenix. On a meme pu choisir parmi les autos sur 2 rangees et on est partis avec une jeep liberty donc 4x4.
Ici, dans le sud de l Arizona et NMexique il n y a pas de touristes. Les hotels sont quasi vides. Ce n'est pas la saison. Avons croises seulement 2 touristes francais a la piscine de l hotel hier soir.
Balades tres chouettes : sonora desert museum tres sympa, Tombstone divertissant et bonne ambiance, Chiricahua : super !
White sands au sunset: tres agreable meme si le soleil etait a moitie dans les nuages, on s est bien amuses.
Seule peripetie : une double crevaison ( les 2 pneus de cote) apres avoir roule sur une branche sur le bas cote . Attente tres longue dans le desert sur route quasi deserte entre Chiricahua et Willcox pour depannage mais de nombreux locaux se sont arretes. Je vous conterai tt ca mais la avec la tablette c est pas pratique.
Aujourd hui nous roulons vers Santa Fe.
Jeu de mots, le 3ème...
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂
...
...
...
...
...
...
Reportage M6 sur l'Ouest américain en RV et en famille le mercredi 3 juillet
Bonjour, nous avions été suivi l année dernière par M6 et le reportage passera mercredi 3 à 20h45! L ouest américain en famille et en cc. http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/03-07-2013-aventure_liberte_evasion_les_folies_d_un_ete_en_camping_car/.
Voyage à Madagascar pendant les élections 2013, risqué à quel point?
Bonjour,
Je compte pour la 1ere fois de ma vie, aller a Madagascar, du 21 Aout [ jarriverais le 22 ], au 16 septembre, malheureusement les élection on été repousser de juillet au 23 Aout, soit vraiment au moment ou je vais arriver Ma copine malgache [ et oui, l'Amour xD ], me dis de ne pas venir du coup, mais on devra attendre 1 ans de plus avant de se voir si je n'y vais pas la, et je crain le pire pour notre couple. C'est si risquer que ca ? je compte aller a diego, mais j'ai une escale de 7h de temps [ de 8h a 15h ] a l'aéroport de Tana, si je reste a l'aéroport je ne risque rien je pense, non ? Et a diego, ca crain pendant ce genre de période ? Merci de votre attention A vrai dire, je me rend pas bien compte je pense, car elle, elle flipe pour moi, alors que moi, je me dis "ben, c'est si glauque que ca la bas" ? J'ai 25 ans, je suis réunionnais, mais j'ai jamais été autre part qu'a la Réunion :\
Je compte pour la 1ere fois de ma vie, aller a Madagascar, du 21 Aout [ jarriverais le 22 ], au 16 septembre, malheureusement les élection on été repousser de juillet au 23 Aout, soit vraiment au moment ou je vais arriver Ma copine malgache [ et oui, l'Amour xD ], me dis de ne pas venir du coup, mais on devra attendre 1 ans de plus avant de se voir si je n'y vais pas la, et je crain le pire pour notre couple. C'est si risquer que ca ? je compte aller a diego, mais j'ai une escale de 7h de temps [ de 8h a 15h ] a l'aéroport de Tana, si je reste a l'aéroport je ne risque rien je pense, non ? Et a diego, ca crain pendant ce genre de période ? Merci de votre attention A vrai dire, je me rend pas bien compte je pense, car elle, elle flipe pour moi, alors que moi, je me dis "ben, c'est si glauque que ca la bas" ? J'ai 25 ans, je suis réunionnais, mais j'ai jamais été autre part qu'a la Réunion :\
Emirates élue compagnie aérienne de l'année
Chaque année Skytrax qui est LA référence mondiale en la matière désigne sur nombre de critères les meilleures compagnies aériennes. Pour 2013, la gagnante est Emirates devant Qatar Airways et Singapore Airlines.
Le classement complet...
Six jours en Ukraine: de Kiev à Chernobyl
Bonjour à tous cher forumeurs et forumeuses 😊
Voilà mon tout premier carnet de voyage, même si en réalité, c'est loin d'être ma première expédition à l'étranger.
Je suis donc parti le 3 juin avec un pote (je vais le nommer K ^^) et ceci jusqu'au 8 juin. Ça a été un très bon voyage : le pays est vraiment magnifique, les gens plutôt sympas, les denrées très accessibles financièrement et les filles... wow 😊
Bref, sans plus attendre, je vais essayer de résumer ces 6 jours de voyages.
JOUR 1 - DEPART POUR KIEV (UKRAINE)
Malgré une grève à la RATP (comme par hasard le jour ou je pars en vacances), qui a occasionné moult soucis pour atteindre l'aéroport (CDG), nous sommes finalement bien arrivé à l'heure à bord de l'appareil, un petit Boeing 737-400 bien remplie de la compagnie Ukraine International Airlines.

Nous sommes arrivés à Kiev à l'heure et très fatigué de notre voyage (on avait quasiment pas dormis de la nuit), nous n'avons pas trop cherché la navette et avons craqué aux sollicitations des chauffeurs de taxi. L'un d'eux nous a donc proposé une course vers notre auberge de jeunesse au centre de Kiev pour seulement 20€ ! 😮 (l'aéroport est à 40km). Bon, arrivé dans le taxi, nous nous sommes aperçu qu'il s'agissait en fait d'un taxi clandestin (pas de lumineux sur le toi). Bref, on a fait le trajet en vieille Logan, mais c'était tout de même très agréable. Le monsieur parlait anglais (avec un fort accent local ^^) et nous a même donné des conseils sur les endroits à visiter. Il nous a également décrit les différents endroits où nous passions avec le taxi. Bref très sympa !
Nous sommes ensuite arrivés à l'auberge de jeunesse. Elle s'appelle Mini Hostel Kiev (http://www.minihostelkiev.com/) et elle est tenue par un allemand qui a la cinquantaine. L'immeuble ne paie pas de mine mais l'auberge (de la taille d'un appartement donc avec moins d'une dizaine de voyageurs) est très conviviale, propre et en parfait état ! A notre arrivé, le patron allemand nous a salué d'un "Vive la France !" et avec 2 de ses employés, nous avons aidé à préparer le Bordj (photo ci-dessous), une spécialité en Europe de l'Est. Délicieux ! 🙂 Et en plus, l'aubergiste nous a offert quelques shots de Vodka locale ! 😎 Ensuite, il nous a emmené avec plusieurs autres clients de l'auberge dans des bars très sympathiques où nous avons, disons, testé en grande quantité la vodka et la bière locale et pu faire connaissance avec la gente féminine locale, très abordable et sympathique ! J'ai d'ailleurs vraiment été impressionné par ce dernier point (ça change de la France ^^). Mais bref, ce n'est pas non plus le sujet de ce carnet, même si ça fait partie d'une de mes grandes constatations de ce voyage.

JOUR 2 - VISITE DE KIEV C'est avec une terrible gueule de bois et la fatigue du voyage du jour précédent que nous nous levons. Aujourd'hui on visite Kiev ! Etant juste à côté du stade Olympique (ou s'est notamment déroulé l'Euro 2012 et où joue encore le Dynamo Kiev), on décide d'aller faire un tour par la-bas et au passage d'aller faire quelques courses pour les prochains jours.
Le stade et ses alentours :


Il y a d'autres gratte-ciel à voir dans le coin mais je vais les poster après car je suis retourné dans cette partie du quartier un peu plus tard dans la semaine, exprès pour photographier les buildings.
Suite à ce passage dans le quartier, nous nous sommes dirigés vers Khrechtchatik, une avenue surnommée les champs Elysées de Kiev. A la fois parce que l'avenue est vraiment très grosse, mais aussi parce que c'est un endroit très chic, avec beaucoup de boutiques de luxe. Mais n'ayant pas trop de moyens, on y est surtout allé pour l'architecture. En nous y rendant nous tombons sur un brésilien (qui étudie le français à Paris !) et qui séjourne dans notre auberge. Nous avons fait sa connaissance le soir d'avant en festoyant et donc on décide de visiter le ville ensemble. Mais passons... Voilà 2 photos de l'avenue, dont une avec les superbes bus jaune de la ville (et qui n'ont pas l'air en très bon état 😛)


Bon alors cette avenue a une architecture très soviétique mais ça reste très beau. En suivant Khrechtchatik, on tombe sur Maidan Nezalezhnosti : la place de l'indépendance. Un lieu historique (ou s'est déroulé la révolution orange notamment) et très beau avec sa haute colonne et ses nombreuses fontaines.


Toujours en suivant l'avenue, on tombe sur l'arche de l'amitié Ukraine-Russie, très impressionnante ! Et ce qui est assez étrange, c'est que malgré que ça soit un grand monument, on retrouve au pied de l'arche une mini-fête foraine (avec de la musique très occidentale d'ailleurs) et des tas de vendeurs ambulants. Ça serait impensable en France 😠 : mais nous sommes en Ukraine, et ce genre de choses on en voit partout en fait ! 🙂 Ensuite depuis l'Arche, on accède à un Belvédère qui donne une vue magnifique sur les faubourgs de la ville (une forêt de tours HLM 😮 - qu'on ne voit pas sur les photos ci-dessous) et sur la basse-ville !


Après nous nous baladons dans le parc environnant. Il fait très chaud et très lourd : l'orage approche ! Et rapidement on tombe sous une terrible averse (quand il pleut la-bas, c'est quelque chose !). Une fois l’accalmie, on poursuit vers le Palais (inaccessible aux touristes malheureusement) et ensuite vers la Laure des Grottes. C'est un gigantesque complexe avec des cathédrales et monastères orthodoxes, des musées et... des grottes. Dans ces grottes (ou je n'ai malheureusement pas pu prendre des photos), on a vécu une sorte d'expérience mystique. En fait, il s'agit de mini-chapelle sous-terrains et de tombaux ! Les gens s'y déplacent dans le noir avec des petites chandelles et viennent se recueillir dans des chapelles et embrasser des momies de moines. 😮 C'était assez étrange et bouleversant. L'ambiance très particulière était accentuée par les moines orthodoxes : ils avaient un air très sévère et leurs tenues, complètement noires, rajoutaient une touche austère en plus du décor déjà assez glauque. Suite à cela, nous avons visité les différentes cathédrales et également assisté à quelques minutes d'une messe.



Après cela nous sommes retournés au centre ville ou nous avons vu notamment Sainte Sophie. Je ne mettrais pas de photos car ça ressemble assez à celles plus haut. Nous avons ensuite vu la porte dorée, qui est un vestige des vieilles murailles de Kiev.

Suite à cette longue journée de visite, nous sommes retournés vers 20H à l'auberge. Nous avons décidé avec notre nouvel ami brésilien de sortir à nouveau, car il quitte le pays demain et va en Grèce. Après un bar, des Ukrainiens rencontrés dans la rue nous on proposé de les accompagner dans une boite à l'autre bout de la ville. Très sympa comme soirée et les filles... 😊 Nous sommes rentrés à 6H du matin. Le lendemain, une nouvelle journée de visites nous attends !
JOUR 3 - VISITE DE KIEV Bon on s'est forcément levé tard (11H). Mais bien décidé à ne pas rater notre journée, nous partons rapidement. On se dirige vers la statue de la mère Patrie, située à la sortie de la ville (Sud-Est). On prend le métro, 0,2€ le ticket ! 😮 Puis le trolleybus (0,15€ !). La Statue est vraiment gigantesque : 102 mètres de haut, soit plus que la statue de liberté à NY ! La statue est entourée d'un très gros complexe avec à la fois des expositions de véhicules militaires (chars, lances-missiles géants, hélicoptères...), mais aussi un très beau musée sur l'Armée Rouge, la Grande Guerre Patriotique (2e GM) et la guerre froide (musée malheureusement qu'en cyrillique mais dont l'entrée ne coûte que 0,5€ pour les étudiants ^^). Quelques photos du complexe et de la statue :




C'est vraiment un très bel endroit et il y a une vue magnifique. Etant encore fatigué de la veille et de notre nuit de fête, sans compter la chaleur écrasante, on est resté près d'une heure assis à regarder la vue. C'était reposant. Nous sommes ensuite partis vers 18H en direction du bas du Podil, du côté du Kiev River Port, sur le bord de la Dnieper. On fait un tour dans les environs, un petit McDo pour reprendre des forces, et on se dirige vers le Parkovy Bridge (un pont pédestre qui mène à Trukhaniv Island). On a pas mal grimpé pour y aller, alors qu'en réalité il suffisait de longer l'autoroute 😠 Mais comme ça on aura découvert un petit parc bien sympa. On arrive donc à se pont pile au moment du coucher de soleil !!! (timing parfait 😎 )



Arrivé à Trukhaniv Island, la nuit tombe. Du coup on y fait pas grand chose. Peut être y aurait-il fallut y aller de jour. On se ballade un peu sur la plage (assez sale), les gens y commencent l'apéro et certains se baignent. Nous on se fait dévorer par des centaines de moustiques. On passe vite fait dans la forêt, mais de nuit on y voit pas grand chose. On décide donc de battre en retraite et de retourner en ville. On se ballade un peu, on achète quelques bières locales et on va se poser à l'auberge.
JOUR 4 - VISITE DE KIEV On peut dire que la, c'est la journée de l'échec. Mon pote est un gros dormeur et il n'arrive pas à se lever 😠 Moi n'étant pas parti si loin pour dormir, je vais en ballade le temps qu'il se réveille. Je retourne du côté du stade Olympique pour prendre des photos des gratte-ciel (pour mon blog : http://grattecielpassion.unblog.fr/ ). Voilà quelques photos (si vous voulez en voir plus, allez sur mon blog !).



Ensuite je repars chercher mon pote à l'auberge et on file au resto. Pour une fois on décide d'aller dans un restaurant "de luxe". 25€ le repas : c'est très très cher la-bas !! (ici on mange très très bien pour 5/6€ 🙂). Le repas est délicieux : Poulet à la Kiev + accompagnement + un Napoleon Cake et café en dessert.
Nous partons ensuite en quête du village des Cossacks, où est justement reconstituée leur vie. Et la c'est l'échec. C'est à l'autre bout de la ville. Mais arrivé à l'arrêt de bus, j'ai oublié le nom de l'arrêt ou nous devons descendre ! Et dans cette partie assez pauvre de la ville, personne ne parle anglais 🏴☠️ On se ballade donc dans le quartier : un vrai brouhaha, avec des voitures partout, des centaines d'étales sur les trottoirs... c'est assez typique. C'est un quartier populaire, mais à part ça il n'y a pas grand chose à voir. On décide donc d'aller au musée de Chernobyl ! Mais la c'est à nouveau l'échec (décidément, sale journée 😕 ). On ne trouve pas le musée ! Les pancartes indiquent des directions différentes. Lorsqu'on y arrive (il était bien caché !), le musée est en train de fermer. Du coup on se ballade dans le quartier : le Podil ! Il s'agit de la vieille ville de Kiev. Les bâtiments sont assez typiques. En remontant sur la ville haute, on croise l'Eglise Saint André et un ministère très impressionnant.



Et comme jamais 2 sans 3, un nouvel échec fatal ! Nous arrivons au parc botanique vers l'université pour aller nous balader tranquillement. Et la, orage + vent + pluie digne d'une mousson + grêle. Heureusement, j'ai acheté un parapluie à un vendeur ambulant 2 jours avant, mais ça n'est pas suffisant : on est trempé et le parc est à moitié inondé ! 😮 On rentre donc trempé à l'auberge (alors que le métro était bondé à un niveau incroyable !). Demain on va à Chernobyl et il faut se lever tôt !
JOUR 5 - CHERNOBYL ET PRYPIAT
C'est le jour tant attendu. Nous nous levons tôt, on se dirige vers Khrechtchatik ou nous devons rencontrer notre guide. Avec notre groupe (nous sommes seulement 5 !) nous embarquons à bord d'un mini-van (qui est en fait un corbillard reconvertit en mini-bus !!!! 😮 ). Notre guide, une superbe Ukrainienne à l'anglais parfait, nous donne les consignes de sécurité et on nous passe (sur une télé dans le bus) un reportage pour avoir un historique complet de l'événement.
Ah, au fait, pour ceux que ça intéresse, cette journée à Chernobyl nous a coûté 150$ US (moins de 130€ avec les frais). Ça comprend le guide + le transport depuis Kiev + le repas de midi + les formalités pour accéder à la zone). Je ne vais pas mentionner le nom de l'agence ici car l'Etat Ukrainien n'autorise pas les visiteurs à entrer dans les bâtiments de la zone, or, comme vous allez le voir, notre guide a été très sympa et nous a laissé rentrer (apparemment elle n'est pas la seule à faire ça). Toutefois, je peux vous conseiller des agences par message privé si vous êtes intéressé pour y aller.
Bref, nous y arrivons après environ 1h30/2H de route où nous avons croisés pas mal de Lada !! ^^ Nous nous arrêtons au Checkpoint militaire, que nous n'avons pas le droit de prendre en photo. Par contre j'ai une photo du panneau de mise en garde d'arrivé dans une zone irradiée :
Une fois nos passeports contrôlés, nous rentrons dans la zone. Nous faisons un premier arrêt dans un vieux Kolkhoze soviétique abandonné après la catastrophe nucléaire, puis un second dans un jardin d'enfants abandonné. L'ambiance se met en place... 🙁 A cela viennent s'ajouter les moustiques et moucherons : ils sont des milliers et nous attaquent constamment (ça sera comme ça toute la journée). On se croirait en pleine forêt tropicale ! J'imagine que c'est du au fait que les humains ne sont plus la pour les chasser. En tout cas c'est pénible mais on fait avec.



Après on arrive au village de Chernobyl, à nouveau habité (cf. mon texte un peu plus bas). Ca n'est pas très grand et les 2 choses assez intéressantes à voir c'est le parc/monument commémoratif ET le cimetière de robots ! Ces petits engins ont été utilisés pour déblayer les décombres du réacteur 4 afin de construire le premier sarcophage. Evidemment à l'époque, personne ne pouvait se risquer d'aller aussi proche du réacteur, d'où l'utilisation de ces robots (dont certains étaient normalement utilisés pour les programmes spatiaux soviétiques si j'ai bien compris).

Ensuite on se dirige vers la centrale !! Nous faisons un premier tour autour avec le mini-bus et la guide nous explique quelques données techniques, et notamment (je ne savais pas) que les autres réacteurs de la centrale ont été remis en route ! Par ailleurs, un nouveau sarcophage est en construction, par des entreprises françaises (Vinci et Bouygues Travaux). Ainsi, près de 3000 personnes vivent dans le village de Chernobyl (ça n'est pas non plus tout près de la centrale) qui est d'ailleurs habitable et compte même un hôpital, des immeubles, quelques boutiques, mais pas d'école car les enfants sont interdits dans la zone. Des mesures de sécurité ont été prises dans la ville, comme par exemple les canalisations d'eau qui ne sont pas dans le sol (qui est irradié) mais situé en hauteur. Et disons que... c'est assez moche ^^
Bref, après avoir fait un tour de la centrale, nous nous arrêtons à un monument commémoratif, juste en face du réacteur 4. Voici une photo (je vous épargne celle ou je suis devant 😊 ) :

Ensuite on se dirige vers la ville fantôme de Prypiat. Elle est souvent confondue avec le village de Chernobyl, mais en réalité c'est bien plus grand. La ville comptait auparavant 50 000 habitants et était très moderne : des supermarchés, un cinéma, des piscines, une petites fête foraine, de très grands immeubles, de nombreux parcs... Mais la ville a été évacué en moins de 2H (plusieurs jours après l'explosion de la centrale) et personne n'est jamais revenu y habiter. Aujourd'hui la ville commence à tomber en ruine, mais elle est visitable car les radiations ne sont plus très dangereuse (même si cela dit, on a repérer des taux assez importants à certains endroits 😕 ).
Arrivé à Prypiat :

Les immeubles abandonnés :


Petite photo du compteur Geiger d'un des membres du groupe (un Anglais très sympa). Nous l'avons posé sur la terre (plus irradié) et ici nous sommes à presque 56 millisievert / heure. Or, il faut savoir que la réglementation française fixe à 1 millisievert (mSv) PAR AN la dose efficace maximale admissible résultant des activités humaines en dehors de la radioactivité naturelle et des doses reçues en médecine 😮
Ensuite nous avons vu les 3 endroits les plus connus de Prypiat, rendu célèbre par le jeu-vidéo Call of Duty. Notre guide nous a d'ailleurs dit que des fans du jeu rentraient parfois illégalement dans la zone pour y simuler des batailles ! Voici donc : la grande-roue, les auto-tamponneuses et la piscine principale !


Nous avons poursuivis notre visite par une visite de l'école où se mélangeaient montagne de masques à gaz, posters de propagande communistes, piles de livres et de diapos au sol... assez glauque comme endroit.
Nous sommes ensuite revenu dans le village de Chernobyl pour manger un délicieux repas à la cantine locale puis nous sommes dirigés vers la sortie de la zone ou nous (le bus puis le groupe) avons passé 2 portiques détecteurs de radiations. Voilà le portique pour les piétons :

Par chance nous sommes passés sans encombre. Si nous avions trop été exposés, nous aurions du passer 24H à l'hôpital de Chernobyl, et ainsi, nous aurions raté notre avion 🤪
Le soir en rentrant, nous avons voulu nous faire une sorte de fast-food local (qui avait plus l'allure d'une cafèt' de bonne qualité). Pour l'équivalent de 5€ (50 UAH), nous avons dégusté des spécialités délicieuses. Les panneaux du restaurants n'avaient pas de traduction anglaise et les serveuses ne parlaient pas anglais, donc nous avons décidé de commander un peu de tout (pour 5€ je vous le rappel !). C'était délicieux, regardez (il n'y a pas tout sur la photo) :

JOUR 6 - RETOUR EN FRANCE Nous avons tenté d'attraper l'airport shuttle à la gare centrale de Kiev, mais impossible de la trouver tellement l'endroit est grand et surtout tellement c'est le bordel ! 😮 Résultat nous avons accepté de prendre un taxi, avec un mec un peu louche. On lui disait qu'on ne parlait pas l'Ukrainien mais il continuait à nous demander des choses dans sa langue et s'énervait comme un fou. En arrivant à l'aéroport, je crois qu'en comptant les billets il nous a enflé de 50 UAH (5€). C'est pas énorme, mais c'est dommage de finir le voyage comme ça (même si je garde un très bon souvenir de ce pays malgré tout).
Nous sommes donc ensuite rentré à Paris via Ukraine International Airlines. Sans encombre ? Pas vraiment ^^ Le pilote n'avait jamais atterrit à CDG et il s'est perdu !!! LOL. Il a même pilé 2 fois sur le tarmac en allant vers le terminal (et un avion qui pile, ça vous fait de drôles de sensations 🤪 ). Mais sinon ça c'est très bien passé.
Voilà voilà, j'espère que ce carnet vous aura plus. J'ai adoré ce pays et ce voyage était vraiment parfait. Si vous avez des questions ou besoin d'infos, des remarques sur mon carnet... n'hésitez pas !! 🙂
Voilà mon tout premier carnet de voyage, même si en réalité, c'est loin d'être ma première expédition à l'étranger.
Je suis donc parti le 3 juin avec un pote (je vais le nommer K ^^) et ceci jusqu'au 8 juin. Ça a été un très bon voyage : le pays est vraiment magnifique, les gens plutôt sympas, les denrées très accessibles financièrement et les filles... wow 😊
Bref, sans plus attendre, je vais essayer de résumer ces 6 jours de voyages.
JOUR 1 - DEPART POUR KIEV (UKRAINE)
Malgré une grève à la RATP (comme par hasard le jour ou je pars en vacances), qui a occasionné moult soucis pour atteindre l'aéroport (CDG), nous sommes finalement bien arrivé à l'heure à bord de l'appareil, un petit Boeing 737-400 bien remplie de la compagnie Ukraine International Airlines.

Nous sommes arrivés à Kiev à l'heure et très fatigué de notre voyage (on avait quasiment pas dormis de la nuit), nous n'avons pas trop cherché la navette et avons craqué aux sollicitations des chauffeurs de taxi. L'un d'eux nous a donc proposé une course vers notre auberge de jeunesse au centre de Kiev pour seulement 20€ ! 😮 (l'aéroport est à 40km). Bon, arrivé dans le taxi, nous nous sommes aperçu qu'il s'agissait en fait d'un taxi clandestin (pas de lumineux sur le toi). Bref, on a fait le trajet en vieille Logan, mais c'était tout de même très agréable. Le monsieur parlait anglais (avec un fort accent local ^^) et nous a même donné des conseils sur les endroits à visiter. Il nous a également décrit les différents endroits où nous passions avec le taxi. Bref très sympa !
Nous sommes ensuite arrivés à l'auberge de jeunesse. Elle s'appelle Mini Hostel Kiev (http://www.minihostelkiev.com/) et elle est tenue par un allemand qui a la cinquantaine. L'immeuble ne paie pas de mine mais l'auberge (de la taille d'un appartement donc avec moins d'une dizaine de voyageurs) est très conviviale, propre et en parfait état ! A notre arrivé, le patron allemand nous a salué d'un "Vive la France !" et avec 2 de ses employés, nous avons aidé à préparer le Bordj (photo ci-dessous), une spécialité en Europe de l'Est. Délicieux ! 🙂 Et en plus, l'aubergiste nous a offert quelques shots de Vodka locale ! 😎 Ensuite, il nous a emmené avec plusieurs autres clients de l'auberge dans des bars très sympathiques où nous avons, disons, testé en grande quantité la vodka et la bière locale et pu faire connaissance avec la gente féminine locale, très abordable et sympathique ! J'ai d'ailleurs vraiment été impressionné par ce dernier point (ça change de la France ^^). Mais bref, ce n'est pas non plus le sujet de ce carnet, même si ça fait partie d'une de mes grandes constatations de ce voyage.

JOUR 2 - VISITE DE KIEV C'est avec une terrible gueule de bois et la fatigue du voyage du jour précédent que nous nous levons. Aujourd'hui on visite Kiev ! Etant juste à côté du stade Olympique (ou s'est notamment déroulé l'Euro 2012 et où joue encore le Dynamo Kiev), on décide d'aller faire un tour par la-bas et au passage d'aller faire quelques courses pour les prochains jours.
Le stade et ses alentours :



Il y a d'autres gratte-ciel à voir dans le coin mais je vais les poster après car je suis retourné dans cette partie du quartier un peu plus tard dans la semaine, exprès pour photographier les buildings.
Suite à ce passage dans le quartier, nous nous sommes dirigés vers Khrechtchatik, une avenue surnommée les champs Elysées de Kiev. A la fois parce que l'avenue est vraiment très grosse, mais aussi parce que c'est un endroit très chic, avec beaucoup de boutiques de luxe. Mais n'ayant pas trop de moyens, on y est surtout allé pour l'architecture. En nous y rendant nous tombons sur un brésilien (qui étudie le français à Paris !) et qui séjourne dans notre auberge. Nous avons fait sa connaissance le soir d'avant en festoyant et donc on décide de visiter le ville ensemble. Mais passons... Voilà 2 photos de l'avenue, dont une avec les superbes bus jaune de la ville (et qui n'ont pas l'air en très bon état 😛)


Bon alors cette avenue a une architecture très soviétique mais ça reste très beau. En suivant Khrechtchatik, on tombe sur Maidan Nezalezhnosti : la place de l'indépendance. Un lieu historique (ou s'est déroulé la révolution orange notamment) et très beau avec sa haute colonne et ses nombreuses fontaines.


Toujours en suivant l'avenue, on tombe sur l'arche de l'amitié Ukraine-Russie, très impressionnante ! Et ce qui est assez étrange, c'est que malgré que ça soit un grand monument, on retrouve au pied de l'arche une mini-fête foraine (avec de la musique très occidentale d'ailleurs) et des tas de vendeurs ambulants. Ça serait impensable en France 😠 : mais nous sommes en Ukraine, et ce genre de choses on en voit partout en fait ! 🙂 Ensuite depuis l'Arche, on accède à un Belvédère qui donne une vue magnifique sur les faubourgs de la ville (une forêt de tours HLM 😮 - qu'on ne voit pas sur les photos ci-dessous) et sur la basse-ville !


Après nous nous baladons dans le parc environnant. Il fait très chaud et très lourd : l'orage approche ! Et rapidement on tombe sous une terrible averse (quand il pleut la-bas, c'est quelque chose !). Une fois l’accalmie, on poursuit vers le Palais (inaccessible aux touristes malheureusement) et ensuite vers la Laure des Grottes. C'est un gigantesque complexe avec des cathédrales et monastères orthodoxes, des musées et... des grottes. Dans ces grottes (ou je n'ai malheureusement pas pu prendre des photos), on a vécu une sorte d'expérience mystique. En fait, il s'agit de mini-chapelle sous-terrains et de tombaux ! Les gens s'y déplacent dans le noir avec des petites chandelles et viennent se recueillir dans des chapelles et embrasser des momies de moines. 😮 C'était assez étrange et bouleversant. L'ambiance très particulière était accentuée par les moines orthodoxes : ils avaient un air très sévère et leurs tenues, complètement noires, rajoutaient une touche austère en plus du décor déjà assez glauque. Suite à cela, nous avons visité les différentes cathédrales et également assisté à quelques minutes d'une messe.



Après cela nous sommes retournés au centre ville ou nous avons vu notamment Sainte Sophie. Je ne mettrais pas de photos car ça ressemble assez à celles plus haut. Nous avons ensuite vu la porte dorée, qui est un vestige des vieilles murailles de Kiev.

Suite à cette longue journée de visite, nous sommes retournés vers 20H à l'auberge. Nous avons décidé avec notre nouvel ami brésilien de sortir à nouveau, car il quitte le pays demain et va en Grèce. Après un bar, des Ukrainiens rencontrés dans la rue nous on proposé de les accompagner dans une boite à l'autre bout de la ville. Très sympa comme soirée et les filles... 😊 Nous sommes rentrés à 6H du matin. Le lendemain, une nouvelle journée de visites nous attends !
JOUR 3 - VISITE DE KIEV Bon on s'est forcément levé tard (11H). Mais bien décidé à ne pas rater notre journée, nous partons rapidement. On se dirige vers la statue de la mère Patrie, située à la sortie de la ville (Sud-Est). On prend le métro, 0,2€ le ticket ! 😮 Puis le trolleybus (0,15€ !). La Statue est vraiment gigantesque : 102 mètres de haut, soit plus que la statue de liberté à NY ! La statue est entourée d'un très gros complexe avec à la fois des expositions de véhicules militaires (chars, lances-missiles géants, hélicoptères...), mais aussi un très beau musée sur l'Armée Rouge, la Grande Guerre Patriotique (2e GM) et la guerre froide (musée malheureusement qu'en cyrillique mais dont l'entrée ne coûte que 0,5€ pour les étudiants ^^). Quelques photos du complexe et de la statue :




C'est vraiment un très bel endroit et il y a une vue magnifique. Etant encore fatigué de la veille et de notre nuit de fête, sans compter la chaleur écrasante, on est resté près d'une heure assis à regarder la vue. C'était reposant. Nous sommes ensuite partis vers 18H en direction du bas du Podil, du côté du Kiev River Port, sur le bord de la Dnieper. On fait un tour dans les environs, un petit McDo pour reprendre des forces, et on se dirige vers le Parkovy Bridge (un pont pédestre qui mène à Trukhaniv Island). On a pas mal grimpé pour y aller, alors qu'en réalité il suffisait de longer l'autoroute 😠 Mais comme ça on aura découvert un petit parc bien sympa. On arrive donc à se pont pile au moment du coucher de soleil !!! (timing parfait 😎 )



Arrivé à Trukhaniv Island, la nuit tombe. Du coup on y fait pas grand chose. Peut être y aurait-il fallut y aller de jour. On se ballade un peu sur la plage (assez sale), les gens y commencent l'apéro et certains se baignent. Nous on se fait dévorer par des centaines de moustiques. On passe vite fait dans la forêt, mais de nuit on y voit pas grand chose. On décide donc de battre en retraite et de retourner en ville. On se ballade un peu, on achète quelques bières locales et on va se poser à l'auberge.
JOUR 4 - VISITE DE KIEV On peut dire que la, c'est la journée de l'échec. Mon pote est un gros dormeur et il n'arrive pas à se lever 😠 Moi n'étant pas parti si loin pour dormir, je vais en ballade le temps qu'il se réveille. Je retourne du côté du stade Olympique pour prendre des photos des gratte-ciel (pour mon blog : http://grattecielpassion.unblog.fr/ ). Voilà quelques photos (si vous voulez en voir plus, allez sur mon blog !).



Ensuite je repars chercher mon pote à l'auberge et on file au resto. Pour une fois on décide d'aller dans un restaurant "de luxe". 25€ le repas : c'est très très cher la-bas !! (ici on mange très très bien pour 5/6€ 🙂). Le repas est délicieux : Poulet à la Kiev + accompagnement + un Napoleon Cake et café en dessert.
Nous partons ensuite en quête du village des Cossacks, où est justement reconstituée leur vie. Et la c'est l'échec. C'est à l'autre bout de la ville. Mais arrivé à l'arrêt de bus, j'ai oublié le nom de l'arrêt ou nous devons descendre ! Et dans cette partie assez pauvre de la ville, personne ne parle anglais 🏴☠️ On se ballade donc dans le quartier : un vrai brouhaha, avec des voitures partout, des centaines d'étales sur les trottoirs... c'est assez typique. C'est un quartier populaire, mais à part ça il n'y a pas grand chose à voir. On décide donc d'aller au musée de Chernobyl ! Mais la c'est à nouveau l'échec (décidément, sale journée 😕 ). On ne trouve pas le musée ! Les pancartes indiquent des directions différentes. Lorsqu'on y arrive (il était bien caché !), le musée est en train de fermer. Du coup on se ballade dans le quartier : le Podil ! Il s'agit de la vieille ville de Kiev. Les bâtiments sont assez typiques. En remontant sur la ville haute, on croise l'Eglise Saint André et un ministère très impressionnant.



Et comme jamais 2 sans 3, un nouvel échec fatal ! Nous arrivons au parc botanique vers l'université pour aller nous balader tranquillement. Et la, orage + vent + pluie digne d'une mousson + grêle. Heureusement, j'ai acheté un parapluie à un vendeur ambulant 2 jours avant, mais ça n'est pas suffisant : on est trempé et le parc est à moitié inondé ! 😮 On rentre donc trempé à l'auberge (alors que le métro était bondé à un niveau incroyable !). Demain on va à Chernobyl et il faut se lever tôt !
JOUR 5 - CHERNOBYL ET PRYPIAT
C'est le jour tant attendu. Nous nous levons tôt, on se dirige vers Khrechtchatik ou nous devons rencontrer notre guide. Avec notre groupe (nous sommes seulement 5 !) nous embarquons à bord d'un mini-van (qui est en fait un corbillard reconvertit en mini-bus !!!! 😮 ). Notre guide, une superbe Ukrainienne à l'anglais parfait, nous donne les consignes de sécurité et on nous passe (sur une télé dans le bus) un reportage pour avoir un historique complet de l'événement.
Ah, au fait, pour ceux que ça intéresse, cette journée à Chernobyl nous a coûté 150$ US (moins de 130€ avec les frais). Ça comprend le guide + le transport depuis Kiev + le repas de midi + les formalités pour accéder à la zone). Je ne vais pas mentionner le nom de l'agence ici car l'Etat Ukrainien n'autorise pas les visiteurs à entrer dans les bâtiments de la zone, or, comme vous allez le voir, notre guide a été très sympa et nous a laissé rentrer (apparemment elle n'est pas la seule à faire ça). Toutefois, je peux vous conseiller des agences par message privé si vous êtes intéressé pour y aller.
Bref, nous y arrivons après environ 1h30/2H de route où nous avons croisés pas mal de Lada !! ^^ Nous nous arrêtons au Checkpoint militaire, que nous n'avons pas le droit de prendre en photo. Par contre j'ai une photo du panneau de mise en garde d'arrivé dans une zone irradiée :

Une fois nos passeports contrôlés, nous rentrons dans la zone. Nous faisons un premier arrêt dans un vieux Kolkhoze soviétique abandonné après la catastrophe nucléaire, puis un second dans un jardin d'enfants abandonné. L'ambiance se met en place... 🙁 A cela viennent s'ajouter les moustiques et moucherons : ils sont des milliers et nous attaquent constamment (ça sera comme ça toute la journée). On se croirait en pleine forêt tropicale ! J'imagine que c'est du au fait que les humains ne sont plus la pour les chasser. En tout cas c'est pénible mais on fait avec.



Après on arrive au village de Chernobyl, à nouveau habité (cf. mon texte un peu plus bas). Ca n'est pas très grand et les 2 choses assez intéressantes à voir c'est le parc/monument commémoratif ET le cimetière de robots ! Ces petits engins ont été utilisés pour déblayer les décombres du réacteur 4 afin de construire le premier sarcophage. Evidemment à l'époque, personne ne pouvait se risquer d'aller aussi proche du réacteur, d'où l'utilisation de ces robots (dont certains étaient normalement utilisés pour les programmes spatiaux soviétiques si j'ai bien compris).

Ensuite on se dirige vers la centrale !! Nous faisons un premier tour autour avec le mini-bus et la guide nous explique quelques données techniques, et notamment (je ne savais pas) que les autres réacteurs de la centrale ont été remis en route ! Par ailleurs, un nouveau sarcophage est en construction, par des entreprises françaises (Vinci et Bouygues Travaux). Ainsi, près de 3000 personnes vivent dans le village de Chernobyl (ça n'est pas non plus tout près de la centrale) qui est d'ailleurs habitable et compte même un hôpital, des immeubles, quelques boutiques, mais pas d'école car les enfants sont interdits dans la zone. Des mesures de sécurité ont été prises dans la ville, comme par exemple les canalisations d'eau qui ne sont pas dans le sol (qui est irradié) mais situé en hauteur. Et disons que... c'est assez moche ^^
Bref, après avoir fait un tour de la centrale, nous nous arrêtons à un monument commémoratif, juste en face du réacteur 4. Voici une photo (je vous épargne celle ou je suis devant 😊 ) :

Ensuite on se dirige vers la ville fantôme de Prypiat. Elle est souvent confondue avec le village de Chernobyl, mais en réalité c'est bien plus grand. La ville comptait auparavant 50 000 habitants et était très moderne : des supermarchés, un cinéma, des piscines, une petites fête foraine, de très grands immeubles, de nombreux parcs... Mais la ville a été évacué en moins de 2H (plusieurs jours après l'explosion de la centrale) et personne n'est jamais revenu y habiter. Aujourd'hui la ville commence à tomber en ruine, mais elle est visitable car les radiations ne sont plus très dangereuse (même si cela dit, on a repérer des taux assez importants à certains endroits 😕 ).
Arrivé à Prypiat :

Les immeubles abandonnés :


Petite photo du compteur Geiger d'un des membres du groupe (un Anglais très sympa). Nous l'avons posé sur la terre (plus irradié) et ici nous sommes à presque 56 millisievert / heure. Or, il faut savoir que la réglementation française fixe à 1 millisievert (mSv) PAR AN la dose efficace maximale admissible résultant des activités humaines en dehors de la radioactivité naturelle et des doses reçues en médecine 😮

Ensuite nous avons vu les 3 endroits les plus connus de Prypiat, rendu célèbre par le jeu-vidéo Call of Duty. Notre guide nous a d'ailleurs dit que des fans du jeu rentraient parfois illégalement dans la zone pour y simuler des batailles ! Voici donc : la grande-roue, les auto-tamponneuses et la piscine principale !


Nous avons poursuivis notre visite par une visite de l'école où se mélangeaient montagne de masques à gaz, posters de propagande communistes, piles de livres et de diapos au sol... assez glauque comme endroit.
Nous sommes ensuite revenu dans le village de Chernobyl pour manger un délicieux repas à la cantine locale puis nous sommes dirigés vers la sortie de la zone ou nous (le bus puis le groupe) avons passé 2 portiques détecteurs de radiations. Voilà le portique pour les piétons :

Par chance nous sommes passés sans encombre. Si nous avions trop été exposés, nous aurions du passer 24H à l'hôpital de Chernobyl, et ainsi, nous aurions raté notre avion 🤪
Le soir en rentrant, nous avons voulu nous faire une sorte de fast-food local (qui avait plus l'allure d'une cafèt' de bonne qualité). Pour l'équivalent de 5€ (50 UAH), nous avons dégusté des spécialités délicieuses. Les panneaux du restaurants n'avaient pas de traduction anglaise et les serveuses ne parlaient pas anglais, donc nous avons décidé de commander un peu de tout (pour 5€ je vous le rappel !). C'était délicieux, regardez (il n'y a pas tout sur la photo) :

JOUR 6 - RETOUR EN FRANCE Nous avons tenté d'attraper l'airport shuttle à la gare centrale de Kiev, mais impossible de la trouver tellement l'endroit est grand et surtout tellement c'est le bordel ! 😮 Résultat nous avons accepté de prendre un taxi, avec un mec un peu louche. On lui disait qu'on ne parlait pas l'Ukrainien mais il continuait à nous demander des choses dans sa langue et s'énervait comme un fou. En arrivant à l'aéroport, je crois qu'en comptant les billets il nous a enflé de 50 UAH (5€). C'est pas énorme, mais c'est dommage de finir le voyage comme ça (même si je garde un très bon souvenir de ce pays malgré tout).
Nous sommes donc ensuite rentré à Paris via Ukraine International Airlines. Sans encombre ? Pas vraiment ^^ Le pilote n'avait jamais atterrit à CDG et il s'est perdu !!! LOL. Il a même pilé 2 fois sur le tarmac en allant vers le terminal (et un avion qui pile, ça vous fait de drôles de sensations 🤪 ). Mais sinon ça c'est très bien passé.
Voilà voilà, j'espère que ce carnet vous aura plus. J'ai adoré ce pays et ce voyage était vraiment parfait. Si vous avez des questions ou besoin d'infos, des remarques sur mon carnet... n'hésitez pas !! 🙂
Assurance tour du monde pour les Suisses?
Bonjour à tous,
Je viens vous demander votre aide concernant les assurances maladies et rapatriement pour un tour du monde lorsqu'on est établi avec résidence principale en Suisse.
Notre situation en quelques mots: Nous sommes un couple suisse mais vivons depuis 2 ans en Autriche (raisons professionnelles), notre aventure viennoise se termine dans 1 mois et dès juillet nous retournerons passer l'été en Suisse. Le 19 août nous nous envolerons pour un tour du monde de 1 an.
Ma question, est-ce que parmi vous des suisses sont déjà partis plus de 6 mois, et comment avez-vous gérer le problème des assurances maladie?
Avez vous retiré vos papiers de Suisse? Si oui, savez vous comment cela se passe en cas de rapatriement? J'ai lu que l'assurance de base était obligé de nous reprendre si on revient en Suisse, quelqu'un a une expérience la dessus?
Exemple concret: Nous retirons nos papiers de Suisse et prenons une assurance du type Marco Polo Avi International ou AVA, pendant tout notre voyage nous sommes ainsi couverts pour toutes les maladies et frais liés aux accidents. Et en ayant retiré nos papiers de Suisse nous ne payons plus notre assurance de base en Suisse. Maintenant si on imagine un scénario catastrophe: une maladie ou accident grave. Alors AVI (ou autre) nous rapatrie gratuitement en Suisse. Et après? Par qui sommes nous couvert? La LAMAL reprend le relai automatiquement (grâce à la clause qui dit qu'on peut se réassurer dans les 3 mois après le retour et que l'assurance fonctionne rétro-activement)?
Et est-ce qu'il est possible de faire ce type d'assurance si on n'est plus résident fixe d'un pays? En ligne il demande le lieu de résidence (pour nous la Suisse), mais seront nous toujours couverts si nous retirons nos papiers de Suisse après avoir souscrit à l'assurance? J'ai épluché les conditions générales de AVI mais je n'ai malheureusement trouvé aucune piste...
Merci beaucoup pour vos réponses!
Salutations, Fabienne
Je viens vous demander votre aide concernant les assurances maladies et rapatriement pour un tour du monde lorsqu'on est établi avec résidence principale en Suisse.
Notre situation en quelques mots: Nous sommes un couple suisse mais vivons depuis 2 ans en Autriche (raisons professionnelles), notre aventure viennoise se termine dans 1 mois et dès juillet nous retournerons passer l'été en Suisse. Le 19 août nous nous envolerons pour un tour du monde de 1 an.
Ma question, est-ce que parmi vous des suisses sont déjà partis plus de 6 mois, et comment avez-vous gérer le problème des assurances maladie?
Avez vous retiré vos papiers de Suisse? Si oui, savez vous comment cela se passe en cas de rapatriement? J'ai lu que l'assurance de base était obligé de nous reprendre si on revient en Suisse, quelqu'un a une expérience la dessus?
Exemple concret: Nous retirons nos papiers de Suisse et prenons une assurance du type Marco Polo Avi International ou AVA, pendant tout notre voyage nous sommes ainsi couverts pour toutes les maladies et frais liés aux accidents. Et en ayant retiré nos papiers de Suisse nous ne payons plus notre assurance de base en Suisse. Maintenant si on imagine un scénario catastrophe: une maladie ou accident grave. Alors AVI (ou autre) nous rapatrie gratuitement en Suisse. Et après? Par qui sommes nous couvert? La LAMAL reprend le relai automatiquement (grâce à la clause qui dit qu'on peut se réassurer dans les 3 mois après le retour et que l'assurance fonctionne rétro-activement)?
Et est-ce qu'il est possible de faire ce type d'assurance si on n'est plus résident fixe d'un pays? En ligne il demande le lieu de résidence (pour nous la Suisse), mais seront nous toujours couverts si nous retirons nos papiers de Suisse après avoir souscrit à l'assurance? J'ai épluché les conditions générales de AVI mais je n'ai malheureusement trouvé aucune piste...
Merci beaucoup pour vos réponses!
Salutations, Fabienne
Compte rendu de croisière sur le Celebrity Reflection du 6 au 17 mai 2013 - Méditerranée orientale
Bonjour à tous ! De retour de croisière sur le Celebrity Reflection, je vous fais part de mes impressions et commentaires, s'agissant pour ma mère et moi de notre premier voyage avec cette compagnie (autres expériences avec Costa), au départ de Rome. Les escales étant : Santorin, Mykonos, Istanbul, Kusadasi, Athènes et Naples.
L'impression générale est très positive mis à part le débarquement que j'évoquerai plus loin. La population est en majorité anglophone (USA, Australie), latino américaine (brésil) ; d'après ce que j'ai compris, il y avait particulièrement beaucoup de québecois mais pas d'annonce en français pour autant.
Embarquement
Nous avons organisé nous mêmes le vol Genève Rome, avec Alitalia, départ 11h30, arrivée à Rome à 13h. Nous retrouvons notre chauffeur à la sortie du terminal ; il nous conduira jusqu'à Civitavecchia en moins de temps qu'il ne faut pour écrire le nom ! 35 mins chrono entre l'aéroport et le port !! 🤪 Bon, il se prenait un peu pour Fangio sur une autoroute sans circulation, avec des pointes à 160 km/h. Je précise que ce transfert nous a coûté env. 75 euros par personne, aller/retour (sans assurance vie! 😛). Celebrity demande 92 euros aller simple. J'avais fais le online check-in donc en arrivant, après avoir confié nos bagages au porteur, nous passons dans la tente où nous remplissons le questionnaire santé puis sommes orientées vers un guichet Class concierge (il y a de nombreux guichets pour chaque catégorie de cabine) ; notre passeport est scanné et on nous remet notre SeaPass, clé d'accès à la cabine et carte de paiement à bord. On nous invite ensuite à monter sur le Reflection. J'ai trouvé cette procédure très rapide, simple, efficace ; en quinze minutes, toutes les formalités étaient remplies et nous étions au buffet, pont 14, Oceanview Cafe, après un passage par la cabine, no 2209, babord arrière.
Repas
J'ai apprécié la nourriture à bord, que ce soit au buffet, au restaurant principal ou au resto payant que nous avons testé. Le buffet est varié (asiatique, mexicain, curries indien, international), bien présenté, les plats sont appétissants et tout est très propre. Ma seule comparaison étant Costa, je n'avais pas cette impression de cantine scolaire et c'est avec plaisir que nous avons pris nos repas de midi sur la terrasse arrière quand nous étions à bord, ainsi que le petit déjeuner. A ce sujet, le seul point négatif : les produits allégés !! Quelle obsession ... impossible d'avoir un yaourt normal, que des "low fat", berk ! Vu les litres de soda qui sont bus, cherchez l'erreur 🤪 Le soir, nous étions au deuxième service, 20h30, avec notre serveur Oscar et Gabriel, son assistant. Toujours de bonne humeur, très sympa et attentif. J'ai trouvé très bon, avec au choix petite entrée type salade tomates mozzarella ou carpacio, deux soupes, deux salades, avec choix de trois sauces, un poisson, deux plats de viande, un plat de pâtes et un plat végétarien. C'est très copieux, notamment la viande, on se contentait en principe d'une petite entrée et d'un plat, parfois avec une salade. La viande est de grande qualité, très très tendre. Nous fêtions la fêtes des mères le dimanche 12 mai et j'ai donc invité ma maman dans un restaurant payant : le Qsine. Ce concept est juste incroyable et nous avons adoré !! On commande au fur et à mesure différents plats, certains exotiques (chinois, indien, moyen-oriental), d'autre moins (hamburger, filet mignon). Tout est servi en petite portion avec une présentation soignée. Génial, dommage que l'on ne puisse pas gouter les 20 plats ! 😎
Animation
Nous ne participons pas trop aux animations. J'ai trouvé cependant que l'équipe des cuisiniers, le chef Thomas et son personnel, sont très dynamiques. Nous avons assisté à une démonstration culinaire : le chef du restaurant français, Le Murano, Pascal, nous a préparé un risotto et Claudio, le chef patissier, un tiramisu. Bien sûr, le tout se fait en anglais, sans traduction. Nous avons également assisté au concours des chefs : deux chefs s'affrontent sur le modèle des épreuves de Top Chef. Ils préparent un plat en 15 mins, assisté de qqun du public. Puis 3 personnes sont choisies pour gouter et noter. C'est un show à l'américaine, plutôt bien ficelé, également tout en anglais. Nous avons également pu visiter les cuisines. Autres animations : la zumba, deux fois par jour les journée en mer, une fois lors des escales. Pour le reste, nous n'avons pas participé, mais sur le Today j'ai vu des cours de danses, des "séminaires" organisé par le centre de spa. Il y a aussi des ateliers créatifs, mais je crois que c'était payant. C'est plutôt calme en général, l'équipe d'animation est discrète, certains diront trop. En ce qui nous concerne, c'était parfait !
Voilà pour aujourd'hui !
L'impression générale est très positive mis à part le débarquement que j'évoquerai plus loin. La population est en majorité anglophone (USA, Australie), latino américaine (brésil) ; d'après ce que j'ai compris, il y avait particulièrement beaucoup de québecois mais pas d'annonce en français pour autant.
Embarquement
Nous avons organisé nous mêmes le vol Genève Rome, avec Alitalia, départ 11h30, arrivée à Rome à 13h. Nous retrouvons notre chauffeur à la sortie du terminal ; il nous conduira jusqu'à Civitavecchia en moins de temps qu'il ne faut pour écrire le nom ! 35 mins chrono entre l'aéroport et le port !! 🤪 Bon, il se prenait un peu pour Fangio sur une autoroute sans circulation, avec des pointes à 160 km/h. Je précise que ce transfert nous a coûté env. 75 euros par personne, aller/retour (sans assurance vie! 😛). Celebrity demande 92 euros aller simple. J'avais fais le online check-in donc en arrivant, après avoir confié nos bagages au porteur, nous passons dans la tente où nous remplissons le questionnaire santé puis sommes orientées vers un guichet Class concierge (il y a de nombreux guichets pour chaque catégorie de cabine) ; notre passeport est scanné et on nous remet notre SeaPass, clé d'accès à la cabine et carte de paiement à bord. On nous invite ensuite à monter sur le Reflection. J'ai trouvé cette procédure très rapide, simple, efficace ; en quinze minutes, toutes les formalités étaient remplies et nous étions au buffet, pont 14, Oceanview Cafe, après un passage par la cabine, no 2209, babord arrière.
Repas
J'ai apprécié la nourriture à bord, que ce soit au buffet, au restaurant principal ou au resto payant que nous avons testé. Le buffet est varié (asiatique, mexicain, curries indien, international), bien présenté, les plats sont appétissants et tout est très propre. Ma seule comparaison étant Costa, je n'avais pas cette impression de cantine scolaire et c'est avec plaisir que nous avons pris nos repas de midi sur la terrasse arrière quand nous étions à bord, ainsi que le petit déjeuner. A ce sujet, le seul point négatif : les produits allégés !! Quelle obsession ... impossible d'avoir un yaourt normal, que des "low fat", berk ! Vu les litres de soda qui sont bus, cherchez l'erreur 🤪 Le soir, nous étions au deuxième service, 20h30, avec notre serveur Oscar et Gabriel, son assistant. Toujours de bonne humeur, très sympa et attentif. J'ai trouvé très bon, avec au choix petite entrée type salade tomates mozzarella ou carpacio, deux soupes, deux salades, avec choix de trois sauces, un poisson, deux plats de viande, un plat de pâtes et un plat végétarien. C'est très copieux, notamment la viande, on se contentait en principe d'une petite entrée et d'un plat, parfois avec une salade. La viande est de grande qualité, très très tendre. Nous fêtions la fêtes des mères le dimanche 12 mai et j'ai donc invité ma maman dans un restaurant payant : le Qsine. Ce concept est juste incroyable et nous avons adoré !! On commande au fur et à mesure différents plats, certains exotiques (chinois, indien, moyen-oriental), d'autre moins (hamburger, filet mignon). Tout est servi en petite portion avec une présentation soignée. Génial, dommage que l'on ne puisse pas gouter les 20 plats ! 😎
Animation
Nous ne participons pas trop aux animations. J'ai trouvé cependant que l'équipe des cuisiniers, le chef Thomas et son personnel, sont très dynamiques. Nous avons assisté à une démonstration culinaire : le chef du restaurant français, Le Murano, Pascal, nous a préparé un risotto et Claudio, le chef patissier, un tiramisu. Bien sûr, le tout se fait en anglais, sans traduction. Nous avons également assisté au concours des chefs : deux chefs s'affrontent sur le modèle des épreuves de Top Chef. Ils préparent un plat en 15 mins, assisté de qqun du public. Puis 3 personnes sont choisies pour gouter et noter. C'est un show à l'américaine, plutôt bien ficelé, également tout en anglais. Nous avons également pu visiter les cuisines. Autres animations : la zumba, deux fois par jour les journée en mer, une fois lors des escales. Pour le reste, nous n'avons pas participé, mais sur le Today j'ai vu des cours de danses, des "séminaires" organisé par le centre de spa. Il y a aussi des ateliers créatifs, mais je crois que c'était payant. C'est plutôt calme en général, l'équipe d'animation est discrète, certains diront trop. En ce qui nous concerne, c'était parfait !
Voilà pour aujourd'hui !
Vietnam (Nord) - Avril 2013
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Encore un voyage de raison. Le Vietnam était un des rares pays d’Asie du Sud-Est à ne pas vraiment nous attirer. Trop controversé, trop lu d’avis négatifs … Il faut donc aller voir par nous-mêmes ! Et puis, quand même … la Baie d’Halong !... c’est mythique, non ?… 2 semaines vont nous donner un premier aperçu et anéantir tous nos préjugés (comme toujours). Nous n’avons plus qu’à revenir pour poursuivre la découverte de ce pays tout en longueur.
NOTRE SEJOUR DE 2 SEMAINES :
Ven 29 Mars – Vol sur Malaysia Airlines : Paris CDG / Kuala Lumpur / Hanoi Sam – Arrivée du vol à 7h00 – Premier aperçu de Hanoi – Train de nuit pour Lao Cai Dim – Arrivée matinal à Lao Cai à 5h30 – Minibus pour Bac Ha – Arrivée à Bac Ha vers 7h45 - Marché - 2 nuits à Bac Ha Lun – Bac Ha et ses environs Mar – Minibus vers Sapa via Lao Cai - Nuit à Sapa Mer – Trek J1 Jeu – Trek J2 Ven – Trek J3 – Transfert à Lao Cai – Train de nuit pour Hanoi Sam – Hanoi – Nuit à Hanoi Dim – Croisière en Baie d’Halong – 2 nuits à bord de l’ÂuCo' Lun – Croisière en Baie d’Halong Mar – Croisière en Baie d’Halong et retour vers Hanoi – 4 nuits à Hanoi Mer – Hanoi Jeu – Hanoi Ven – Hanoi Sam 13 Avril – Vol sur Malaysia Airlines : Hanoi / Kuala Lumpur / Paris CDG
BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 3,7 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs).
J’ai découvert la compagnie Travelex qui a des agences dans les aéroports et qui offre des taux très intéressants pour l’achat de $ pourvu qu’on les réserve et qu’on les paie au préalable en ligne. Il suffit ensuite de les récupérer le jour du départ à l’agence du terminal. Facile, sûr et rapide. https://acheter.travelex.fr/fr/Purchase
Dépenses préalables : 2008 € Visa : 24$ (18€) pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Malaysia Airlines, réservés via GoVoyages : 806 €/p l'A/R. Train de nuit Hanoi/Lao Cai : 45 $/p (70€ pour nous 2) Acompte pour la croisière en Baie d’Halong : 400 $ (308€)
Dépenses sur place : 1236 € Hébergements : 300 € (pour 8 nuits) Trek 3 jours/2 nuits à Sapa : 155 € Croisière 3 jours/2 nuits en Baie d’Halong : 362 € (complément de l’acompte) Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 419 € Toutes les dépenses sur place ont été réglées cash (en kÐ ou en $) car les paiements en CB sont soumis à commission prohibitive (entre 3 et 5%). 1 seul retrait cash en ATM (2 000 kÐ) à l’aéroport : 74 € et 6 € de comm. Le retrait est limité donc pas intéressant (la commission étant forfaitaire). Change de 300 € dans une petite agence de la vieille ville à Hanoi (au taux de 100 € = 2 600 kÐ) Pour les achats importants (notes d’hôtel, trek, croisière), on a payé directement en $.
Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3244 € Budget non significatif en raison du choix d’une croisière coûteuse (mais extraordinaire … voir § consacré).
GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Plusieurs déconvenues à cause des plans d’Hanoi un peu approximatifs. Mais il reste incontournable et suffisant pour notre voyage.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Kuala Lumpur/Hanoi – Malaysian Airlines Achetés fin janvier en ligne via GoVoyages. J’ai vraiment eu du mal à trouver un vol “rapide” et bon marché. Les vols directs étaient hors de prix. Celui-ci, avec seulement 2 ou 3 heures d’escale à KL, nous convenait bien. Le tronçon Paris/KL a lieu sur un A380. Confortable. L’aéroport de KL est très agréable.
VISA ON ARRIVAL : http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, on passe de l’autre côté du guichet et on attend d’être appelé pour payer les 45$ cash (en $) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Ca se passe vite et bien.
Les transferts nous étaient offerts par l’hôtel Elite, nous étions donc attendus à l’aéroport. Une petite pancarte avec mon nom. 😊😏 Petit luxe pas habituel et bien agréable … Il faut 40 min pour rejoindre le vieux quartier.
2 – Le train Je vous renvoie sur ce fabuleux site que j’ai découvert depuis peu, bourré d’infos pratiques : http://www.seat61.com/...nam.htm#.UPBLfqu9GxY Il m’a permis de mieux comprendre, de faire mes choix et de réserver en ligne.
Hanoi/Lao Cai - Fansipan Express SP1 Je suis passée par ce site pour faire ma réservation en ligne (début février) : http://www.fr.vietnamimpressive.com/...rains-and... J’ai choisi le train FANSIPAN EXPRESS First class with wooden cabin - 4 berth sharing compartment Couchettes molles dans un compartiment fermé de 4. 45$/p + 3$ de commission car j’ai choisi de payer en ligne (méthode OnePAY) J’ai reçu un voucher par mail à échanger à la gare. Un employé de l’hôtel Elite nous a assistés gracieusement dans ces démarches, nous accompagnant jusqu’à la gare. Ca m’a fichu un coup de vieux d’être ainsi prise en charge 🤪... mais bon, c’était gentil, on n’allait pas le virer quand même … On peut se débrouiller tout seuls, je vous assure …
Lao Cai/Hanoi – Tulico SP2 J’avais demandé à Cédric Nydegger (de l’agence SAPATREK) de bien vouloir nous prendre nos billets de retour (car au moment de l’achat de mon billet aller, je ne savais pas encore combien de temps on resterait à Sapa). 38$/p. Le jour du départ, je récupère le voucher à l’agence et là encore, une jeune fille nous chaperonne pour l’échange à Lao Cai contre les billets. Cette fois, c’est nettement plus utile car l’échange ne se fait pas à la gare mais dans un café sur l’avenue qui descend entre les gares ferroviaire et routière. Il faut le savoir (mais c’est peut-être indiqué dans le LP, je n’ai pas regardé comme nous étions escortés …). Même type de confort que le Fansipan.
On a réussi à très bien dormir dans ces 2 trains. Nous partagions le compartiment avec des Vietnamiens. Quelques échanges sympathiques puis dodo très vite.
3 – Les bus à Hanoi Nous avons découvert les bus de ville un peu tard, dommage ! Le LP parle d’un bon plan de bus. Nous n’y avions pas songé … Quelle gourde, moi qui adore ça ! Le bus 14 part de la rive NORD du lac Hoan Kiem (et non Est comme le dit le LP), sur la place, à quelques pas du café Thuy Ta. Il va jusqu’au musée ethnographique … Ce qui nous a aidés : nous avions demandé à la réception de l’hôtel de nous écrire sur un papier en vietnamien “musée ethno” et “merci de nous prévenir quand nous devrons descendre”. On montre ça au chauffeur. Ca a bien marché ! A la descente du bus, il faut emprunter la rue Nguyen Van Huyen, perpendiculaire, en face, et la suivre pendant une centaine de mètres pour arriver à l’entrée du musée. 5 kÐ/p. Prix imbattable et de beaux échanges de sourires avec les locaux. Sur un coup de fatigue, on a aussi sauté dans le bus 9 au parc Lénine pour rentrer jusqu’au lac Hoan Kiem. J’adore le bus, je pourrais monter dans un bus sans savoir où il va rien que par plaisir !
4 – Les taxis à Hanoi Nous ne l’avons pris que 2 fois (le bus, c’est tellement mieux !). - de l’hôtel vers la gare ferroviaire. Avec un compteur : 54 kÐ la course. - et de la gare ferroviaire à l’hôtel (à 4h30 du mat). On se fait aborder par un rabatteur au cœur de la gare. On le suit (mais pourquoi ??... plus de 20 ans qu’on voyage seuls et on fait encore de telles boulettes !). Il charge nos sacs dans le coffre d’un taxi complètement englué dans un magma de taxis. On ne risquait pas de partir avant plusieurs dizaines de minutes ! Puis, il nous change de voiture. Ca a suffit à nous saouler. On récupère nos sacs et on part. On file vers la sortie, on trouve (évidemment, tout seul, comme des grands) un taxi sur le départ. On se met d’accord sereinement sur 60 kÐ pour la course et hop ! on part. Positivons : de telles erreurs de bleus nous permettent de conserver l’illusion de notre jeunesse !
HEBERGEMENTS : On a payé nos 3 hôtels sur place en $ cash.
Bac Ha – Cong Fu Hotel 30 $ la nuit avec petit dej Hôtel correct mais froid (d’ambiance). Le restaurant a l’allure d’un réfectoire. Nous avons vite préféré manger au Hoang Yen Bar à quelques pas.
Sapa – Sapa Luxury Hotel 25 $ la nuit avec petit dej http://sapaluxuryhotel.com/home-page Ils n’ont jamais retrouvé ma réservation (pourtant, je leur fournis l’accusé réception de la réservation on line). Penauds, ils me proposent une chambre standard (j’avais réservé une Deluxe mais la Standard nous convient parfaitement) et nous offre une ½ bouteille de vin pour se faire pardonner. Cool ! Autre anecdote : je savais y avoir oublié ma lampe frontale. Après le trek (3 jours plus tard donc), je reviens pour leur en parler, sans grand espoir … Mais si, mais si, ils l’avaient retrouvée et gardée ! Rien à redire ! C’est une bonne adresse mais validez bien votre réservation en la faisant confirmer par mail.
Hanoi – Hanoi Elite Hotel 60,5 $ la nuit avec petit dej http://www.hanoielitehotel.com/...=4&t=0&... Réservé par mail fin février. Nous réservons également par eux et en même temps la croisière ÂuCo' sur la Baie d’Halong. Nos transferts depuis et vers l’aéroport nous seront offerts et nos sacs seront gracieusement gardés pendant la croisière. Un excellent rapport qualité prix pour ce petit hôtel idéalement situé au cœur du vieux quartier. 11 chambres élégantes et fonctionnelles, réparties sur 6 étages sans ascenseur. Propreté remarquable. Nous avons passé nos 5 nuits au 6ème, bénéficiant ainsi d’une belle luminosité, mais nous obligeant à un peu de gymnastique quotidienne (100 marches tout rond). On s’y fait ! Mais pas du tout adapté aux personnes à mobilité réduite. Mobilier tout en bois, jolie petite salle de bain ; à défaut d’être spacieux, tout est cosy et agréable. PC connecté à disposition dans la chambre. Le personnel est jeune, attentionné, prévenant … peut-être même un peu trop. Attention quand même à leurs conseils, ils sont très aseptisés (que ce soit les restau, les transports, les massages …). Les taxis ne peuvent pas s’arrêter devant l’hôtel, la ruelle est trop petite. Ils nous laissent à quelques pas. Prévoyez un plan si vous devez y arriver en pleine nuit, car personne ne vous indiquera le chemin… (vécu). C’est un coup de cœur du LP. C’est également le nôtre.
REPAS : Rappel : 1 kÐ (1 000 Dongs) = 0,037 €
Dans la rue : 1 verre (300 ml) de bière pression fraîche (bia hoi) : 5 kÐ (moins de 20 centimes d’€ …) 1 bun cha ou 1 bun bo : de 30 à 55 kÐ (bun = vermicelles de riz ; cha = porc ; bo = bœuf) 1 ananas coupé : 15 kÐ Au restau : 1 bouteille de bière (Bia Ha Noi) 600 ml : 15 à 25 kÐ – Pour une fois, la bière ne vient pas plomber l’addition ! 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 pho ga : 45 kÐ (pho = soupe ; ga = poulet)
Nos meilleurs repas ont été ceux que nous avons pris dans la rue à Hanoi (cf § plus bas). Très sérieusement.
Quelques adresses : Sapa – Dao Red House Magnifique endroit mais cuisine assez quelconque et note plutôt salée (576 kÐ pour nous 2- cocktail, plat et dessert). La mousse au chocolat est absolument sublime ! Comment ça, ça n’est pas très cuisine locale ? Et alors ?... on peut bien faire un petit écart de temps en temps, non ?!...
Hanoi - Highway 4 (3 Hang Tre) On n’a pas aimé du tout. Cadre sympa mais on ne s’est pas régalé … Cher (492 kÐ pour nous 2- entrée, plat et coca). Je déconseille …
Hanoi - Café Thuy Ta (en bordure du lac Hoan Kiem) Un havre de paix pour une petite pause agréable. Ils servent tout, du petit dej au dîner en passant par les glaces, les en-cas … Evidemment, c’est assez cher comme tous les restau mais le lieu est vraiment agréable à tout heure de la journée.
Le problème des restau, c’est qu’une fois qu’on s’est régalé dans la rue pour environ 100 kÐ pour nous 2, on a ensuite du mal à payer 4 ou 5 fois plus … pour moins bon qui plus est !!
L’ITINERAIRE : 2 semaines, c’est très court. On le sait. Nous décidons de limiter notre découverte au Tonkin, la partie Nord du Vietnam.
http://homemadevietnam.com/ J’ai adoré ce site ! Mais que je l’ai mal exploité ! Je m’en mords les doigts aujourd’hui. En fait, j’ai fait ma préparation à l’envers : nous avions décidé d’aller au Vietnam en Avril et du coup, je n’ai lu que ce que j’avais envie de lire … Comme si on pouvait forcer la Nature ! Belle leçon ! Je m’explique. Sagement, nous avons limité notre court voyage aux 3 points focaux du Tonkin : Sapa et les rizières (les Philippines nous avaient tellement plu !), la Baie d’Halong et Hanoi. Si pour un tel périple, Avril est certes une bonne période en terme de température, elle ne l’est pas en terme de végétation … Les rizières autour de Sapa sont en jachère. Pour mieux en profiter, nous aurions dû y aller début septembre. Et c’est très clairement dit ici : http://homemadevietnam.com/...nam/sapa-2-1390.html Et même la Baie d’Halong aurait sans doute été plus belle encore en septembre. Rien ne nous en empêchait. Je n’ai aucune excuse, juste des remords et des regrets. Lire et décider après. Jamais l’inverse !
Cela dit, les rencontres avec les minorités ont été très enrichissantes, la croisière sur la Baie a été fabuleuse et Hanoi a été une belle surprise. Donc, le bilan reste très positif. Mais je sais qu’il aurait pu l’être bien davantage.
Comme nous avions assez peu de temps, j’ai tout réservé à l’avance : trains de nuit, trek à Sapa, croisière sur la Baie, les 3 hôtels. De toute façon, la logistique était assez figée par le trek et la croisière.
BAC HA : De Hanoi à Lao Cai : Pour pouvoir profiter du marché dominical de Bac Ha, nous quittons Paris le vendredi pour nous permettre d’enchaîner directement avec le train de nuit vers Lao Cai le samedi soir. Train couchette réservé bien à l’avance. La courtoisie de l’hôtel Elite nous a rendu cet enchainement confortable grâce à leur accueil à l’aéroport, à la garde de nos sacs durant la journée du samedi (ce qui nous a permis un premier aperçu de Hanoi) et surtout grâce à la possibilité de prendre une douche à l’hôtel (alors que nous n’avions pas de chambre). La douche après les 15 heures d’avion était vraiment la bienvenue ! Le soir venu, un employé va jusqu’à nous accompagner à la gare pour nous assister dans l’échange du voucher et nous aider à trouver notre train, notre voiture et notre couchette. Il n’ira pas jusqu’à nous border mais peu s’en fallait …
De Lao Cai à Bac Ha : A 5h30, après une très bonne nuit, nous voici donc arrivés à Lao Cai. Il s’agit maintenant de rejoindre Bac Ha en minibus. Pendant ma préparation, je craignais de ne pas trouver de minibus pour Bac Ha si tôt le matin. Crainte bien naïve … Sur la petite place, à la sortie de la gare ferroviaire, les minibus pour Sapa ou pour Bac Ha sont nombreux (même à cette heure matinale) et partent dès qu’ils sont pleins. Les rabatteurs redoublent d’ingéniosité pour les remplir au meilleur prix. Une belle foire d’empoigne ! Comme beaucoup, nous nous sommes fait avoir. Nous refusons tout d’abord de payer 200 kÐ/p et nous prenons hardiment la direction de la gare routière (à 100m, face à la gare ferroviaire, au bout de la rue qui descend légèrement, merci Vdquynh de VF !). Bien sûr, on nous rattrape bien vite, cette fois on nous demande 150 kÐ/p. Pensant que le billet était normalement à 100 kÐ, on accepte. En fait, le billet est à 60 kÐ … ce qui fait encore 2,5 fois le prix normal … Soyez fermes, fixez votre prix et, en cas de refus, n’hésitez pas à partir vers la gare routière o�� vous serez moins harcelés. Nous arriverons à Bac Ha vers 7h45, après 1h30 de bus. Largement le temps de prendre un petit déj avant de rejoindre le marché.
Le marché de Bac Ha : Marché haut en couleur grâce aux vêtements bigarrés des Hmongs fleurs. Pourtant, soyons honnêtes, ce marché ne nous a pas transportés. La faute peut-être à la grosse pluie qui s’est abattue sur nous pendant 30 min ?... Pas que … Certes les costumes des Hmongs fleurs sont typiques et colorés mais il nous a manqué quelque chose, en terme de cadre et d’éventaires pour que la magie opère. Les fruits et légumes (qui font toujours notre joie par la beauté de leurs étalages) sont rares, sans doute remplacés maintenant par les produits artisanaux pour touristes. Au cœur du marché, les habituelles petites cantines que nous aimons tant tester servent ici principalement des tripes, des abats ou de la couenne, dont l’odeur et l’aspect ne nous ont pas attirés. Enfin, les bâches universelles en plastique bleu qui protègent les étalages pendant cette saison encore pluvieuse sont indispensables (et on l’a vu) mais enlèvent beaucoup de charme aux petits stands … Bref, on en a déjà vu de plus beaux ; c’est un ressenti tout à fait personnel : notre déception est forcément liée à notre vécu.
La bourgade de Bac Ha : Petite ville qui semble ne vivre que le dimanche, jour du marché hebdomadaire. Nous y avons passé 2 nuits, profitant de l’animation du dimanche et du calme (finalement assez pesant) du lundi. Nous avons improvisé 2 balades à pied, en boucle, bien agréables dans un joli paysage. On a regretté toutefois de ne pas réussir à trouver un plan, une carte ou simplement des infos pour pouvoir aller un peu plus loin par nous-mêmes, sans recourir aux services d’un guide. Peut-être avons-nous mal cherché. Peut-être étions-nous aussi un peu fatigués par nos 2 jours de voyage consécutifs (avion+train). A 5h du matin, nous avions droit aux informations diffusées par hauts parleurs depuis la station de radio qui surplombe la ville. Ca réveille … Il semblerait que la propagande soit maintenant remplacée par des informations locales.
De Bac Ha à Sapa : Lao Cai est situé entre Bac Ha et Sapa. Et c’est ici, à la gare routière de Lao Cai, que l’on doit changer de bus pour rejoindre Sapa depuis Bac Ha. Rien de plus simple quand on l’a fait … A Bac Ha pourtant, on pense bien faire en réservant nos billets auprès du jeune serveur tout sourire du Hoang Yen Bar. On paye 200 kÐ/p. Le minibus pour Lao Cai devait arriver à 8h. Il arrivera à 10h45 … La route était parait-il dévastée par les fortes pluies de la veille. Oui, peut-être … n’empêche qu’on a vu passer 2 autres minibus pour Lao Cai avant “le nôtre” … Bref, pas bien grave, après tout, on est en vacances. A Lao Cai, changement de bus pour Sapa. Là on comprend que nous n’avions vraiment pas besoin d’être guidés pour trouver le bon bus. Et quand finalement on réalise que le bus Lao Cai-Sapa coûte 50 kÐ et celui pour Bac Ha coûte 60 kÐ, on comprend qu’on s’est fait berner de 90 kÐ/p … Bref, une belle arnaque. En conclusion : ne vous laissez pas charmer par le sourire enjôleur et le baratin du serveur du Hoang Yen Bar et débrouillez-vous tout seul ; à Bac Ha, l’arrêt des minibus est à 50m en aval du Hoang Yen Bar, sur le même trottoir. Et pour finir, cerise sur le gâteau, le minibus pour Sapa nous débarquera sans ménagement à 1km du centre ville. Comme ça, on aura vu la banlieue de Sapa … Positivons toujours : la route est superbe ! Prévoir 1h30 entre Bac Ha et Lao Cai puis 1h30 entre Lao Cai et Sapa. Plus un peu d'attente à Lao Cai pour remplir le minibus vers Sapa. Ce transfert prend une bonne ½ journée.
SAPA : Agence Sapatrek ou Vietnam nomadtrails travel – Elle se trouve à quelques dizaines de mètres en amont des hôtels Sapa Luxury ou Cat Cat. http://sapatrek.jimdo.com/...ons/randonn%C3%A9es/ Nombreux échanges faciles et cordiaux par mail avec Cédric Nydegger, en français.
Nous avions déjà choisi et réservé la randonnée R6 de 3 jours/2 nuits : http://sapatrek.jimdo.com/.../randonn%C3%A9es/r6/ Paiement sur place de la totalité (100$/p).
LE TREK
La période : Grosse déception comme déjà dit plus haut. C’est sans doute la pire période pour les rizières car de luxuriance que nenni ! Elles sont encore en jachère (comprenez laissées au repos et couvertes de mauvaises herbes) ou juste au début de leur préparation (comprenez en plein labourage dans une boue brune et épaisse). Et encore bien peu de paysans dans les champs. On était bien loin de ces images splendides de terrasses vert vif comme on a pu les voir aux Philippines. Le spectacle à ce titre a été raté et nos photos sont bien loin de correspondre à nos espoirs. Par contre (positivons !) : température absolument idéale pour randonner. Et puis, ce trek, ce n’est pas seulement les rizières.
Les rencontres avec les minorités : Un des buts majeurs de nos voyages est de découvrir de nouveaux modes de vie. On adore regarder les gens vivre, découvrir leurs habitudes, leur quotidien, leurs rituels, leurs gestes … Mais on aime faire cette observation en toute discrétion, au débotté, à l’écart, au mieux sans être vus, en dehors donc de tout cadre organisé. Spectateurs sans être acteurs. On reste en coulisse. Raison aussi pour laquelle on aime, quand on le peut, se poser quelque part : pour se faire oublier. On est alors sûr d’avoir de belles et véridiques scènes de vie. On passerait des heures sur les ghats en Inde … En fait, on aime surprendre les gens, on n’aime pas être attendus. On craint toujours qu’une quelconque organisation dénature les attitudes et gâche l’authenticité et la spontanéité. Partant de là, nous avons beaucoup hésité à faire ce trek. Nous redoutions ces rencontres, nous demandant à quel point elles pouvaient être sincères. Peut-être, après tout, ne serait-ce qu’un spectacle folklorique pour mieux berner de gentils touristes un peu crédules ? Et que les seuls locaux en costume ne seraient que les vendeuses accrochées aux dits gentils touristes … Loin s’en faut ! Pour preuve, toutes ces femmes croisées en chemin, bottes aux pieds et chargée d’une hotte remplie de fourrage pour leurs bêtes, ou celles aperçues au loin travaillant dans leurs champs … Elles, pour sûr, ne nous attendaient pas. Toutes portaient leur costume traditionnel de travail, et ce n’était bien sûr pas pour l’attrait folklorique qu’elles pouvaient susciter. Nous avons donc largement trouvé notre bonheur. Ne nous leurrons pas, nous étions certes attendus dans les villages mais sans l’avidité et l’artificiel que je craignais. Les contacts restent cordiaux, intéressants, agréables. Le fait d’être accompagné d’un guide connu de tous et qui parlait les langues Hmong et Dao a facilité les échanges. Les photos ne font pas l’objet de commerce. Certaines femmes refusent d’être photographiées, simplement, sans agressivité, mais la plupart l’acceptent gentiment, sans contrepartie. Les 2 nuits passées en homestay furent une très belle expérience. On y découvre les habitations traditionnelles de près, un intérieur très sombre, souvent sans fenêtre, seulement éclairé par un foyer intérieur alimenté par une grosse branche poussée dans le feu à mesure de sa combustion. On partage un repas local, frais, copieux et goûteux, avec une grande variété de plats typiques et l’occasion de faire tram phan tram (100%, autrement dit cul sec) avec l’alcool de riz local. On profite éventuellement d’un bain aux herbes (expérience plus amusante que vraiment délassante, le baquet étant vraiment trop petit pour se détendre). Enfin, on assiste à de belles scènes de leur quotidien comme cette jeune fille Dao qui, longtemps après le coucher du soleil, continue à broder sa tunique noire d’un fil jaune vif pour préparer son trousseau ... Ici, le bruit de la télé est avantageusement remplacé par les grognements des cochons ou les piaillements des nombreux poussins (avantage de la saison, il en faut bien un !!). Par contre, vous n’échapperez pas aux téléphones portables et l’image improbable d’une Dao Rouge coinçant son téléphone sous son grand bonnet à pompons est surréaliste … Lors de la 1ère nuit, nous étions 6 trekkeurs, hébergés dans un dortoir sur de simples paillasses garnies de couvertures. En guise de salle d’eau, un espace isolé par des rideaux, pourvu d’une grande jarre d’eau fraiche et d’une louche, et de 2 tonneaux pour les amateurs du bain aux herbes dont l’eau sera chauffée pour l’occasion (100 kÐ/p pour le bain aux herbes optionnel). Les 2 tonneaux permettent de pouvoir profiter du bain en couple. Lors de la 2ème nuit, nous étions seuls et avons dormi à l’étage de la maison, plus confortablement, sur des matelas et sous des moustiquaires, dans un noir absolu (prévoyez une lampe de poche). WC et salle d’eau modernes à disposition à l’extérieur de la maison.
Le harcèlement dans les villages : Ce fut la vraie grande et bonne surprise ! Un contact agréable, doux, léger, souriant, avec les minorités. Certes les vendeuses proposent leurs marchandises, c’est bien normal, mais de harcèlement, aucun ! Nous avions également craint d’être sur-sollicités par les gamins pour un stylo, un bonbon ou quelques dongs … jamais, pas une seule fois. Nous avons toujours été accueillis par des sourires, des hellos, des petits coucous de la main et rien d’autre.
Le trek en lui-même : http://sapatrek.jimdo.com/.../randonn%C3%A9es/r6/ Randonnée vraiment facile. Une petite déception : les digues ne se prêtent pas à la randonnée (comme aux Philippines). On est donc rarement au cœur des rizières. Etait-ce lié au choix de notre rando ? à la période ?... La journée 2 n’est pas très agréable : une très longue descente sur un chemin de petites pierres oblige à regarder plus souvent ses pieds que le paysage. La journée 3 est la plus belle : traversée des rizières (sur un chemin en partie cimenté qui rallie le village de Ta Van) et d’une petite bambouseraie superbe. Mais, dommage qu’elle soit si courte. Attention : sandwich à midi. C’est sympa parce qu’on peut s’arrêter n’importe où pour la pause mais on aurait préféré un pho local préparé dans les petites gargotes qui ne manquent pas dans les villages. C’est peut-être un point à discuter avec l’agence.
Le guide : Olivier est français, marié à une Dao, un enfant. Il vit dans le village de sa femme depuis 8 ans et parle couramment le Dao et le Hmong. Grâce à sa connaissance de la région, de la culture et de la langue, nous avons beaucoup appris et pu beaucoup échanger aux 2 étapes. Un vrai plus.
HORS TREK
Le transfert à Lao Cai : Notre transfert à la gare de Lao Cai était inclus dans notre package. Nous avons eu la possibilité de prendre une douche avant de nous y rendre. Nous avons été accompagnés jusqu’à Lao Cai par une jeune femme de l’agence qui s’est chargée d’échanger nos vouchers contre les billets de train. On n’en espérait pas tant ! Service impeccable de la part de cette agence très sérieuse !
La ville de Sapa : Vivante, colorée, animée, joyeuse, tournée à fond vers le tourisme. Elle a sans doute perdu un peu de son âme, mais elle nous a beaucoup plu. L’ennui éprouvé à Bac Ha a contribué à nous la rendre encore plus attachante.
Avouons-le, notre escapade dans le Nord nous a laissé un petit goût de raté, de “peut-mieux-faire” … Le marché de Bac Ha ne nous a pas emballés et le lundi était un rien tristounet, la bourgade était vraiment morne. Le spectacle des rizières luxuriantes et des paysans au travail n’était pas au rendez-vous, mauvaise période pour faire ce qu’on a fait à Sapa. Le trek choisi n’était sans doute pas le mieux. Finalement, à trop chercher à sortir des sentiers battus, ne sommes-nous pas passés à côté des coins les plus beaux ?... La journée 2 était vraiment inintéressante et la journée 3 trop courte … Mais tout ça, à la base, c’est de ma faute : je me suis plantée sur la période ! N’en tirez surtout aucune autre conclusion.
LA CROISIERE EN BAIE D’HALONG :
http://homemadevietnam.com/...e-dhHalong-1359.html Ici, on vous explique bien comment procéder : chaque jonque propose un ou plusieurs programmes. Il faut donc d’abord choisir son itinéraire, sa durée, sa jonque. Ensuite, il suffit de trouver le meilleur revendeur.
http://www.hHalongjonques.com/ Ici, la description des jonques et des programmes associés.
Notre choix : http://www.aucocruises.com/ Nous avons choisi le programme de 3 jours/2 nuits.
Réservée via le Hanoi Elite Hotel qui offre de meilleurs tarifs que le site de l’ÂuCo' : 435$/p avec le transfert A/R à l’hôtel compris (670€ au total pour nous 2). Deposit via internet de 400$ au moment de la résa (fin février) Pourquoi ce choix pour cette croisière absolument hors de prix ? Parce que des amis nous en avaient parlé en termes très élogieux et qu’on avait, en outre, un bel événement à fêter (nos 50 ans à tous les 2 !). Maintenant, si vous avez du temps, je vous conseille de la réserver sur place, au dernier moment, pour bénéficier de tarifs bradés (comme nos amis l’avaient fait d’ailleurs). Nous, on n’a pas voulu prendre ce risque, on voulait absolument ce bateau, on a payé la sécurité … Alors, mérite-t-elle qu’on casse ainsi sa tirelire ?... En a-t-on pour son argent ?… OUI, sans aucune hésitation. Tout y est parfait. D’abord la durée, 3 jours 2 nuits. Une longue période permet de se laisser totalement imprégner par ces paysages féériques, magiques. Non, on ne se lasse pas. Le bateau vogue doucement, même au cours des repas, s’approche des pitons, le paysage évolue, change. 2000 pics, de quoi faire ! On fait une escale de quelques heures sur Cat Ba. La balade en VTT (de très bonne qualité) y est très agréable. Ensuite le bateau en lui-même est vraiment magnifique. Tout en bois, propre, bien entretenu ; les cabines sont entièrement parquetées, vastes et élégantes avec un petit balcon individuel, le restaurant splendide, le service irréprochable et l’ambiance y est très détendue, très agréable et sans manière. Le personnel est courtois, sympathique, pas guindé. Ils parlent tous un Anglais très correct. Enfin, les repas sont des moments exceptionnels : pendant que le bateau vogue dans un décor de rêve, on nous sert une cuisine locale raffinée, faite à partir de produits locaux qui proviennent de l’île de Cat Ba. Petit déjeuner buffet somptueux avec une profusion de fruits frais. Pas de piscine, pas de piste de danse, pas de karaoké, pas de boutique, donc, certes un gros bateau mais pas une usine, juste un lieu raffiné. Aucun chichi, aucune ostentation, aucun “kéké-blasé m’as-tu-vu” pour se la péter. Personne ne se change pour dîner, tout le monde reste en short, tee shirt et tongs. On est tous conscient de vivre un moment d’exception, dans un lieu d’exception. Et personne ne boude son plaisir, sourire aux lèvres en permanence Le bateau était au tiers vide. Je suis donc convaincue qu’on aurait pu négocier très largement les prix en achetant cette croisière sur place. On le savait, on a choisi, tant pis, on assume …
Pendant notre séjour sur la Baie, nous avons eu un temps très mitigé : soleil voilé le 1er jour, petit crachin le 2ème, gris le 3è. Ca ne nous a pas gênés. Si je me doute que la Baie doit être extraordinaire sous un beau soleil, un ciel bleu et une grande visibilité, elle reste magique aussi sous la brume et le crachin. Pas de déception ici !
Une remarque : pour des raisons de sécurité (parait-il), toutes les jonques ont dû être peintes en blanc. Oui, c’est bien dommage. Et pendant notre croisière nous n’avons vu aucune voile déployée … Du coup, l’ÂuCo' se fondait dans la masse.
Il est évident que vous pouvez trouver beaucoup moins cher. Attention quand même à ne pas trop tirer sur la corde, nous avons vu des jonques absolument miteuses.
Le transfert depuis Hanoi prend plus de 3 heures sur une route assez monotone. C’est long.
HANOI : Contre toute attente, on a adoré ! Habituellement, on fuit le plus vite possible les grandes villes. En plus, on nous avait prévenus que Hanoi était insupportable en raison de sa circulation … Passer 4 jours dans cette capitale n’avait donc rien pour nous enchanter et nous avions prévu de nous en enfuir en multipliant les excursions aux alentours … Au final, nous sommes restés en ville et c’est même avec regret que nous l’avons quittée ! Prenez le bus ! Ca ne coûte rien et que c’est sympa ! Voir § plus haut.
La circulation : Des scooters et des motos. Mais alors … en nombre ! Ca peut faire des photos super marrantes. C’est sûr que pour traverser une grande rue ou une place, c’est un peu délicat. Mais ça se fait ! En avançant tranquillement et régulièrement, les scooters vont vous éviter. J’ai trouvé Hanoi moins bruyante (klaxon) et moins polluée que d’autres capitales. Peut-être était-ce aussi dû au fait qu’il ne faisait pas très chaud, donc, on ne transpirait pas et la pollution collait moins …
La cuisine de rue : Nous y avons fait nos meilleurs repas ! Vraiment ! Je ne galèje pas. Pourtant, ce n’était pas gagné au départ car la cuisine de rue est ici plus portée sur la viande que sur les légumes, à l’opposé de nous. Et certaines gargotes ne donnaient pas envie du tout … Nous avons commencé doucement en suivant les conseils du LP. Direction Bun Cha Nem Cua Be Dac Kim (67 Duong Thanh). C’est une gargote en dur, avec une salle. On s’installe, le bun cha arrive : d’abord l’assiette d’herbes aromatiques, puis l’assiette de vermicelles de riz, enfin le bol de porc grillé baignant dans un délicieux bouillon bien chaud. On observe un peu les locaux et on fait comme eux : on trempe ses vermicelles, on agrémente avec les herbes choisies, on déguste. Rien qu’en l’écrivant j’en salive encore. Ne ratez cette expérience sous aucun prétexte ! C’est absolument divin ! On tente aussi, avec le même bonheur, le Bun Bo Nam Bo (67 Hang Dieu), cette fois c’est du bœuf et le bol est saupoudré de brisures de cacahuètes. Dès lors, nous avons tenté d’autres gargotes qui n’étaient pas mentionnés dans le guide, au fil de nos pérégrinations. On se fiait à l’affluence, à l’aspect, à l’odeur. Toujours un délice. Bun cha et bun bo sont nos 2 meilleurs souvenirs. Nous avons aussi aimé (mais en restaurant cette fois) la salade de papaye verte, les ché (ces soupes-desserts à base de haricots rouges et/ou de soja …). Par contre, je n’ai pas été transporté par le pho ga (soupe de nouilles et poulet). Nous n’avons pas réussi à manger, comme on aime pourtant le faire, dans les marchés car les plats font la part trop belle aux abats.
Quelques centres d’intérêt : - le temple de la littérature (20 kÐ). Et plutôt 2 fois qu’une ! Un ensemble architectural de toute beauté. On y passe facilement 2 heures. Pour ceux qui comme nous risquent d’être un peu en manque de vieilles pierres. - le musée ethnographique (40 kÐ). A faire après le trek si vous devez monter dans le Nord, sinon, gros risque de déception. Car les habitations in situ ont malheureusement évolué par rapport à celles présentées dans ce musée en plein air. Les toits de chaume ou de bardeaux ont désormais été remplacés par de la tôle ondulée. L’effet est nettement moins flatteur … On peut s’y rendre très facilement en bus (n°14) depuis le lac Hoan Kiem (voir § sur les bus, plus haut). - le mausolée d’Ho Chi Minh (gratuit). L’intérêt c’est surtout 1 - de voir le culte que portent les Vietnamiens à leur ancien président 2 - de suivre les indications fermes pour y arriver : on ne marche pas sur les pelouses devant le mausolée, ni sur tel trottoir, on suit la ligne blanche, on ne la dépasse pas, on se met bien en rang, on se donne la main 2 par 2 … ah, non, là j’exagère ! Juste à côté (entrée 25 kÐ/p), on peut aussi visiter les maisons d’HCM, admirer ses voitures, voir la pagode au pilier unique et flâner à travers un joli parc. Vous pourrez profiter de l’animation joyeuse apportée par les nombreuses classes de petits écoliers qui, accrochés les uns aux autres en une longue chenille gaie et piaillante, visitent ce lieu vénéré. - le vieux quartier. Il faut prendre son temps, le parcourir à pied, oser s’y perdre, lever la tête pour admirer ses jolies façades colorées si étroites, tellement typiques du Vietnam (l’impôt était calculé sur la largeur de la façade, d’où des maisons dites maisons-tubes, très étroites, tout en longueur). C’est un quartier qui ne se visite pas mais qui se vit. Les occasions de faire une pause sont nombreuses, cafés, bars à bière, vendeuses de fruits ou de friandises, gargotes … C’est aussi là que vous trouverez le plus grand nombre de boutiques d’artisanat, d’agence de voyage, de restaurants, de salons de massage (que je n’ai pas testé, pas eu le temps, zut !) … - les petites pagodes qu’on ne devine que par leur toit orné de dragons. Encore faut-il lever la tête. Notre préférée se situe au Nord du Lac Hoan Kiem, 19 Pho Hang Than - le musée de l’Histoire (20 kÐ). Nous nous sommes d’abord trompés de bâtiment. Tout est fait pour se tromper d’ailleurs : le plan du LP est imprécis et le nom “musée de l’histoire” est également donné au musée de la Révolution. Nous voici donc dans ce musée de la Révolution, que nous ne voulions pas visiter. Pas fana de ce genre d’endroit. Très vite on se rend compte de notre méprise mais puisque l’entrée était payée nous l’avons quand même traversé. Au pas de course et dans les dernières salles en évitant de regarder les photos, devinant trop les horreurs qu’elles pouvaient montrer. Nous savions déjà que le peuple vietnamien avait beaucoup souffert et que les Français y avaient contribué pour beaucoup … Nous sortons, traversons la rue et retrouvons un autre bâtiment ocre jaune. Cette fois, c’est celui qu’on cherchait. Finalement … un peu barbant … - le théâtre de marionnettes sur l’eau (100 kÐ) : petit spectacle d’1 heure qui mérite d’être vu. La musique est belle, les tableaux colorés, la prestation originale. - le théâtre Tuong (100 kÐ) : encore un petit spectacle de moins d’1 heure. Un bel orchestre. La musique a d’ailleurs plus d’intérêt que les tableaux, très symboliques. Nous avons quand même regretté d’être si peu dans ce petit théâtre, car la troupe se donne vraiment à fond et nos applaudissements, même redoublés, n’ont pas couvert le vide de la salle …
DIVERS : L’accueil : on lit tout et son contraire sur le Vietnam. Voilà pourquoi, nous avons mis tant de temps à y venir. Et c’est inquiets et méfiants que nous sommes arrivés. Très vite, nous avons compris que nos craintes n’étaient pas fondées (je parle pour le Nord). Tant dans l’intérêt et l’authenticité que pouvait présenter une approche des minorités du Nord que dans l’accueil que nous avons reçu dans les hôtels, les trains, les bus, les gargotes, les pagodes, et dans les villages (sans doute, ce que nous redoutions le plus) … Bien sûr, quelques petites arnaques mais rien de vraiment bien méchant. Et aucune agressivité nulle part. La carte bancaire : aucune utilisation car commission prohibitive et retrait cash bien trop limité pour être intéressant. Venez avec des $, c’est le mieux. Le climat à cette époque : température agréable (autour de 20°C) mais attention, rizières autour de Sapa en jachère Les vêtements : une petite polaire pour les soirées, un KWay L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes, partout Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : ràs, aucune précaution particulière Les photos : bien plus facile que supposé auprès des minorités qui acceptent gracieusement les photos L'artisanat : rien de très original pour ceux qui connaissent les autres pays de l’Asie du Sud-Est. Peu de sculptures, la religion étant moins présente que dans les pays voisins. La viande de chien : osons en parler ouvertement. C’est un sujet qui nous a longtemps freinés pour venir découvrir le Vietnam (tout comme la Chine, d’ailleurs). Je ne porte aucun jugement de valeur mais je suis lucide. Je savais que cette différence de culture culinaire pouvait me heurter. Alors, qu’en est-il ? Oui, ils mangent du chien. Oui, ils en vendent. Notamment sur le marché de Bac Ha, tenus en laisse comme s’il s’agissait d’acheter son animal de compagnie … Mais sans provocation et sans étalage. Et vous ne risquez pas de tomber sur de la viande de chien si vous ne l’avez pas cherchée. D’ailleurs, s’il y a des amateurs, il y aussi des réfractaires, finalement, un peu comme chez nous, pour la viande de cheval. Vous verrez aussi beaucoup de chiens et de chats, animaux de compagnie. Dans une gargote à Hanoi, j’ai voulu m’assurer que la viande que je choisissais n’était pas du chien ; j’ai eu l’impression que ma question avait presque choqué la patronne. Tant pis, tant mieux … Cette expérience nous a finalement rendus prêts à aborder la Chine.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les bun cha et les bun bo. Hanoi, son vieux quartier, sa cuisine de rue, les jolies façades de ses anciennes maisons coloniales, prendre le bus La longue croisière en Baie d’Halong (choix de la durée et du bateau)
On a moins aimé : 😕 Bac Ha Les 2 musées de l’Histoire à Hanoi
En conclusion : Malgré le regret d’un mauvais choix au niveau de la période, ce premier aperçu fut une heureuse surprise qui nous a donné envie de poursuivre notre découverte du Vietnam. Ce voyage était surtout axé sur la partie nature du Nord. On a bien senti, à travers les pagodes de Hanoi, que le Vietnam a aussi beaucoup à nous offrir à travers son patrimoine culturel, historique et religieux. L’occasion d’un prochain voyage, vers le centre. Maintenant préparez mieux que je ne l’ai fait votre découverte du Nord. Le choix de la période est crucial pour profiter au mieux des rizières autour de Sapa.
Encore un voyage de raison. Le Vietnam était un des rares pays d’Asie du Sud-Est à ne pas vraiment nous attirer. Trop controversé, trop lu d’avis négatifs … Il faut donc aller voir par nous-mêmes ! Et puis, quand même … la Baie d’Halong !... c’est mythique, non ?… 2 semaines vont nous donner un premier aperçu et anéantir tous nos préjugés (comme toujours). Nous n’avons plus qu’à revenir pour poursuivre la découverte de ce pays tout en longueur.
NOTRE SEJOUR DE 2 SEMAINES :
Ven 29 Mars – Vol sur Malaysia Airlines : Paris CDG / Kuala Lumpur / Hanoi Sam – Arrivée du vol à 7h00 – Premier aperçu de Hanoi – Train de nuit pour Lao Cai Dim – Arrivée matinal à Lao Cai à 5h30 – Minibus pour Bac Ha – Arrivée à Bac Ha vers 7h45 - Marché - 2 nuits à Bac Ha Lun – Bac Ha et ses environs Mar – Minibus vers Sapa via Lao Cai - Nuit à Sapa Mer – Trek J1 Jeu – Trek J2 Ven – Trek J3 – Transfert à Lao Cai – Train de nuit pour Hanoi Sam – Hanoi – Nuit à Hanoi Dim – Croisière en Baie d’Halong – 2 nuits à bord de l’ÂuCo' Lun – Croisière en Baie d’Halong Mar – Croisière en Baie d’Halong et retour vers Hanoi – 4 nuits à Hanoi Mer – Hanoi Jeu – Hanoi Ven – Hanoi Sam 13 Avril – Vol sur Malaysia Airlines : Hanoi / Kuala Lumpur / Paris CDG
BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 3,7 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs).
J’ai découvert la compagnie Travelex qui a des agences dans les aéroports et qui offre des taux très intéressants pour l’achat de $ pourvu qu’on les réserve et qu’on les paie au préalable en ligne. Il suffit ensuite de les récupérer le jour du départ à l’agence du terminal. Facile, sûr et rapide. https://acheter.travelex.fr/fr/Purchase
Dépenses préalables : 2008 € Visa : 24$ (18€) pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Malaysia Airlines, réservés via GoVoyages : 806 €/p l'A/R. Train de nuit Hanoi/Lao Cai : 45 $/p (70€ pour nous 2) Acompte pour la croisière en Baie d’Halong : 400 $ (308€)
Dépenses sur place : 1236 € Hébergements : 300 € (pour 8 nuits) Trek 3 jours/2 nuits à Sapa : 155 € Croisière 3 jours/2 nuits en Baie d’Halong : 362 € (complément de l’acompte) Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 419 € Toutes les dépenses sur place ont été réglées cash (en kÐ ou en $) car les paiements en CB sont soumis à commission prohibitive (entre 3 et 5%). 1 seul retrait cash en ATM (2 000 kÐ) à l’aéroport : 74 € et 6 € de comm. Le retrait est limité donc pas intéressant (la commission étant forfaitaire). Change de 300 € dans une petite agence de la vieille ville à Hanoi (au taux de 100 € = 2 600 kÐ) Pour les achats importants (notes d’hôtel, trek, croisière), on a payé directement en $.
Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3244 € Budget non significatif en raison du choix d’une croisière coûteuse (mais extraordinaire … voir § consacré).
GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Plusieurs déconvenues à cause des plans d’Hanoi un peu approximatifs. Mais il reste incontournable et suffisant pour notre voyage.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Kuala Lumpur/Hanoi – Malaysian Airlines Achetés fin janvier en ligne via GoVoyages. J’ai vraiment eu du mal à trouver un vol “rapide” et bon marché. Les vols directs étaient hors de prix. Celui-ci, avec seulement 2 ou 3 heures d’escale à KL, nous convenait bien. Le tronçon Paris/KL a lieu sur un A380. Confortable. L’aéroport de KL est très agréable.
VISA ON ARRIVAL : http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, on passe de l’autre côté du guichet et on attend d’être appelé pour payer les 45$ cash (en $) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Ca se passe vite et bien.
Les transferts nous étaient offerts par l’hôtel Elite, nous étions donc attendus à l’aéroport. Une petite pancarte avec mon nom. 😊😏 Petit luxe pas habituel et bien agréable … Il faut 40 min pour rejoindre le vieux quartier.
2 – Le train Je vous renvoie sur ce fabuleux site que j’ai découvert depuis peu, bourré d’infos pratiques : http://www.seat61.com/...nam.htm#.UPBLfqu9GxY Il m’a permis de mieux comprendre, de faire mes choix et de réserver en ligne.
Hanoi/Lao Cai - Fansipan Express SP1 Je suis passée par ce site pour faire ma réservation en ligne (début février) : http://www.fr.vietnamimpressive.com/...rains-and... J’ai choisi le train FANSIPAN EXPRESS First class with wooden cabin - 4 berth sharing compartment Couchettes molles dans un compartiment fermé de 4. 45$/p + 3$ de commission car j’ai choisi de payer en ligne (méthode OnePAY) J’ai reçu un voucher par mail à échanger à la gare. Un employé de l’hôtel Elite nous a assistés gracieusement dans ces démarches, nous accompagnant jusqu’à la gare. Ca m’a fichu un coup de vieux d’être ainsi prise en charge 🤪... mais bon, c’était gentil, on n’allait pas le virer quand même … On peut se débrouiller tout seuls, je vous assure …
Lao Cai/Hanoi – Tulico SP2 J’avais demandé à Cédric Nydegger (de l’agence SAPATREK) de bien vouloir nous prendre nos billets de retour (car au moment de l’achat de mon billet aller, je ne savais pas encore combien de temps on resterait à Sapa). 38$/p. Le jour du départ, je récupère le voucher à l’agence et là encore, une jeune fille nous chaperonne pour l’échange à Lao Cai contre les billets. Cette fois, c’est nettement plus utile car l’échange ne se fait pas à la gare mais dans un café sur l’avenue qui descend entre les gares ferroviaire et routière. Il faut le savoir (mais c’est peut-être indiqué dans le LP, je n’ai pas regardé comme nous étions escortés …). Même type de confort que le Fansipan.
On a réussi à très bien dormir dans ces 2 trains. Nous partagions le compartiment avec des Vietnamiens. Quelques échanges sympathiques puis dodo très vite.
3 – Les bus à Hanoi Nous avons découvert les bus de ville un peu tard, dommage ! Le LP parle d’un bon plan de bus. Nous n’y avions pas songé … Quelle gourde, moi qui adore ça ! Le bus 14 part de la rive NORD du lac Hoan Kiem (et non Est comme le dit le LP), sur la place, à quelques pas du café Thuy Ta. Il va jusqu’au musée ethnographique … Ce qui nous a aidés : nous avions demandé à la réception de l’hôtel de nous écrire sur un papier en vietnamien “musée ethno” et “merci de nous prévenir quand nous devrons descendre”. On montre ça au chauffeur. Ca a bien marché ! A la descente du bus, il faut emprunter la rue Nguyen Van Huyen, perpendiculaire, en face, et la suivre pendant une centaine de mètres pour arriver à l’entrée du musée. 5 kÐ/p. Prix imbattable et de beaux échanges de sourires avec les locaux. Sur un coup de fatigue, on a aussi sauté dans le bus 9 au parc Lénine pour rentrer jusqu’au lac Hoan Kiem. J’adore le bus, je pourrais monter dans un bus sans savoir où il va rien que par plaisir !
4 – Les taxis à Hanoi Nous ne l’avons pris que 2 fois (le bus, c’est tellement mieux !). - de l’hôtel vers la gare ferroviaire. Avec un compteur : 54 kÐ la course. - et de la gare ferroviaire à l’hôtel (à 4h30 du mat). On se fait aborder par un rabatteur au cœur de la gare. On le suit (mais pourquoi ??... plus de 20 ans qu’on voyage seuls et on fait encore de telles boulettes !). Il charge nos sacs dans le coffre d’un taxi complètement englué dans un magma de taxis. On ne risquait pas de partir avant plusieurs dizaines de minutes ! Puis, il nous change de voiture. Ca a suffit à nous saouler. On récupère nos sacs et on part. On file vers la sortie, on trouve (évidemment, tout seul, comme des grands) un taxi sur le départ. On se met d’accord sereinement sur 60 kÐ pour la course et hop ! on part. Positivons : de telles erreurs de bleus nous permettent de conserver l’illusion de notre jeunesse !
HEBERGEMENTS : On a payé nos 3 hôtels sur place en $ cash.
Bac Ha – Cong Fu Hotel 30 $ la nuit avec petit dej Hôtel correct mais froid (d’ambiance). Le restaurant a l’allure d’un réfectoire. Nous avons vite préféré manger au Hoang Yen Bar à quelques pas.
Sapa – Sapa Luxury Hotel 25 $ la nuit avec petit dej http://sapaluxuryhotel.com/home-page Ils n’ont jamais retrouvé ma réservation (pourtant, je leur fournis l’accusé réception de la réservation on line). Penauds, ils me proposent une chambre standard (j’avais réservé une Deluxe mais la Standard nous convient parfaitement) et nous offre une ½ bouteille de vin pour se faire pardonner. Cool ! Autre anecdote : je savais y avoir oublié ma lampe frontale. Après le trek (3 jours plus tard donc), je reviens pour leur en parler, sans grand espoir … Mais si, mais si, ils l’avaient retrouvée et gardée ! Rien à redire ! C’est une bonne adresse mais validez bien votre réservation en la faisant confirmer par mail.
Hanoi – Hanoi Elite Hotel 60,5 $ la nuit avec petit dej http://www.hanoielitehotel.com/...=4&t=0&... Réservé par mail fin février. Nous réservons également par eux et en même temps la croisière ÂuCo' sur la Baie d’Halong. Nos transferts depuis et vers l’aéroport nous seront offerts et nos sacs seront gracieusement gardés pendant la croisière. Un excellent rapport qualité prix pour ce petit hôtel idéalement situé au cœur du vieux quartier. 11 chambres élégantes et fonctionnelles, réparties sur 6 étages sans ascenseur. Propreté remarquable. Nous avons passé nos 5 nuits au 6ème, bénéficiant ainsi d’une belle luminosité, mais nous obligeant à un peu de gymnastique quotidienne (100 marches tout rond). On s’y fait ! Mais pas du tout adapté aux personnes à mobilité réduite. Mobilier tout en bois, jolie petite salle de bain ; à défaut d’être spacieux, tout est cosy et agréable. PC connecté à disposition dans la chambre. Le personnel est jeune, attentionné, prévenant … peut-être même un peu trop. Attention quand même à leurs conseils, ils sont très aseptisés (que ce soit les restau, les transports, les massages …). Les taxis ne peuvent pas s’arrêter devant l’hôtel, la ruelle est trop petite. Ils nous laissent à quelques pas. Prévoyez un plan si vous devez y arriver en pleine nuit, car personne ne vous indiquera le chemin… (vécu). C’est un coup de cœur du LP. C’est également le nôtre.
REPAS : Rappel : 1 kÐ (1 000 Dongs) = 0,037 €
Dans la rue : 1 verre (300 ml) de bière pression fraîche (bia hoi) : 5 kÐ (moins de 20 centimes d’€ …) 1 bun cha ou 1 bun bo : de 30 à 55 kÐ (bun = vermicelles de riz ; cha = porc ; bo = bœuf) 1 ananas coupé : 15 kÐ Au restau : 1 bouteille de bière (Bia Ha Noi) 600 ml : 15 à 25 kÐ – Pour une fois, la bière ne vient pas plomber l’addition ! 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 pho ga : 45 kÐ (pho = soupe ; ga = poulet)
Nos meilleurs repas ont été ceux que nous avons pris dans la rue à Hanoi (cf § plus bas). Très sérieusement.
Quelques adresses : Sapa – Dao Red House Magnifique endroit mais cuisine assez quelconque et note plutôt salée (576 kÐ pour nous 2- cocktail, plat et dessert). La mousse au chocolat est absolument sublime ! Comment ça, ça n’est pas très cuisine locale ? Et alors ?... on peut bien faire un petit écart de temps en temps, non ?!...
Hanoi - Highway 4 (3 Hang Tre) On n’a pas aimé du tout. Cadre sympa mais on ne s’est pas régalé … Cher (492 kÐ pour nous 2- entrée, plat et coca). Je déconseille …
Hanoi - Café Thuy Ta (en bordure du lac Hoan Kiem) Un havre de paix pour une petite pause agréable. Ils servent tout, du petit dej au dîner en passant par les glaces, les en-cas … Evidemment, c’est assez cher comme tous les restau mais le lieu est vraiment agréable à tout heure de la journée.
Le problème des restau, c’est qu’une fois qu’on s’est régalé dans la rue pour environ 100 kÐ pour nous 2, on a ensuite du mal à payer 4 ou 5 fois plus … pour moins bon qui plus est !!
L’ITINERAIRE : 2 semaines, c’est très court. On le sait. Nous décidons de limiter notre découverte au Tonkin, la partie Nord du Vietnam.
http://homemadevietnam.com/ J’ai adoré ce site ! Mais que je l’ai mal exploité ! Je m’en mords les doigts aujourd’hui. En fait, j’ai fait ma préparation à l’envers : nous avions décidé d’aller au Vietnam en Avril et du coup, je n’ai lu que ce que j’avais envie de lire … Comme si on pouvait forcer la Nature ! Belle leçon ! Je m’explique. Sagement, nous avons limité notre court voyage aux 3 points focaux du Tonkin : Sapa et les rizières (les Philippines nous avaient tellement plu !), la Baie d’Halong et Hanoi. Si pour un tel périple, Avril est certes une bonne période en terme de température, elle ne l’est pas en terme de végétation … Les rizières autour de Sapa sont en jachère. Pour mieux en profiter, nous aurions dû y aller début septembre. Et c’est très clairement dit ici : http://homemadevietnam.com/...nam/sapa-2-1390.html Et même la Baie d’Halong aurait sans doute été plus belle encore en septembre. Rien ne nous en empêchait. Je n’ai aucune excuse, juste des remords et des regrets. Lire et décider après. Jamais l’inverse !
Cela dit, les rencontres avec les minorités ont été très enrichissantes, la croisière sur la Baie a été fabuleuse et Hanoi a été une belle surprise. Donc, le bilan reste très positif. Mais je sais qu’il aurait pu l’être bien davantage.
Comme nous avions assez peu de temps, j’ai tout réservé à l’avance : trains de nuit, trek à Sapa, croisière sur la Baie, les 3 hôtels. De toute façon, la logistique était assez figée par le trek et la croisière.
BAC HA : De Hanoi à Lao Cai : Pour pouvoir profiter du marché dominical de Bac Ha, nous quittons Paris le vendredi pour nous permettre d’enchaîner directement avec le train de nuit vers Lao Cai le samedi soir. Train couchette réservé bien à l’avance. La courtoisie de l’hôtel Elite nous a rendu cet enchainement confortable grâce à leur accueil à l’aéroport, à la garde de nos sacs durant la journée du samedi (ce qui nous a permis un premier aperçu de Hanoi) et surtout grâce à la possibilité de prendre une douche à l’hôtel (alors que nous n’avions pas de chambre). La douche après les 15 heures d’avion était vraiment la bienvenue ! Le soir venu, un employé va jusqu’à nous accompagner à la gare pour nous assister dans l’échange du voucher et nous aider à trouver notre train, notre voiture et notre couchette. Il n’ira pas jusqu’à nous border mais peu s’en fallait …
De Lao Cai à Bac Ha : A 5h30, après une très bonne nuit, nous voici donc arrivés à Lao Cai. Il s’agit maintenant de rejoindre Bac Ha en minibus. Pendant ma préparation, je craignais de ne pas trouver de minibus pour Bac Ha si tôt le matin. Crainte bien naïve … Sur la petite place, à la sortie de la gare ferroviaire, les minibus pour Sapa ou pour Bac Ha sont nombreux (même à cette heure matinale) et partent dès qu’ils sont pleins. Les rabatteurs redoublent d’ingéniosité pour les remplir au meilleur prix. Une belle foire d’empoigne ! Comme beaucoup, nous nous sommes fait avoir. Nous refusons tout d’abord de payer 200 kÐ/p et nous prenons hardiment la direction de la gare routière (à 100m, face à la gare ferroviaire, au bout de la rue qui descend légèrement, merci Vdquynh de VF !). Bien sûr, on nous rattrape bien vite, cette fois on nous demande 150 kÐ/p. Pensant que le billet était normalement à 100 kÐ, on accepte. En fait, le billet est à 60 kÐ … ce qui fait encore 2,5 fois le prix normal … Soyez fermes, fixez votre prix et, en cas de refus, n’hésitez pas à partir vers la gare routière o�� vous serez moins harcelés. Nous arriverons à Bac Ha vers 7h45, après 1h30 de bus. Largement le temps de prendre un petit déj avant de rejoindre le marché.
Le marché de Bac Ha : Marché haut en couleur grâce aux vêtements bigarrés des Hmongs fleurs. Pourtant, soyons honnêtes, ce marché ne nous a pas transportés. La faute peut-être à la grosse pluie qui s’est abattue sur nous pendant 30 min ?... Pas que … Certes les costumes des Hmongs fleurs sont typiques et colorés mais il nous a manqué quelque chose, en terme de cadre et d’éventaires pour que la magie opère. Les fruits et légumes (qui font toujours notre joie par la beauté de leurs étalages) sont rares, sans doute remplacés maintenant par les produits artisanaux pour touristes. Au cœur du marché, les habituelles petites cantines que nous aimons tant tester servent ici principalement des tripes, des abats ou de la couenne, dont l’odeur et l’aspect ne nous ont pas attirés. Enfin, les bâches universelles en plastique bleu qui protègent les étalages pendant cette saison encore pluvieuse sont indispensables (et on l’a vu) mais enlèvent beaucoup de charme aux petits stands … Bref, on en a déjà vu de plus beaux ; c’est un ressenti tout à fait personnel : notre déception est forcément liée à notre vécu.
La bourgade de Bac Ha : Petite ville qui semble ne vivre que le dimanche, jour du marché hebdomadaire. Nous y avons passé 2 nuits, profitant de l’animation du dimanche et du calme (finalement assez pesant) du lundi. Nous avons improvisé 2 balades à pied, en boucle, bien agréables dans un joli paysage. On a regretté toutefois de ne pas réussir à trouver un plan, une carte ou simplement des infos pour pouvoir aller un peu plus loin par nous-mêmes, sans recourir aux services d’un guide. Peut-être avons-nous mal cherché. Peut-être étions-nous aussi un peu fatigués par nos 2 jours de voyage consécutifs (avion+train). A 5h du matin, nous avions droit aux informations diffusées par hauts parleurs depuis la station de radio qui surplombe la ville. Ca réveille … Il semblerait que la propagande soit maintenant remplacée par des informations locales.
De Bac Ha à Sapa : Lao Cai est situé entre Bac Ha et Sapa. Et c’est ici, à la gare routière de Lao Cai, que l’on doit changer de bus pour rejoindre Sapa depuis Bac Ha. Rien de plus simple quand on l’a fait … A Bac Ha pourtant, on pense bien faire en réservant nos billets auprès du jeune serveur tout sourire du Hoang Yen Bar. On paye 200 kÐ/p. Le minibus pour Lao Cai devait arriver à 8h. Il arrivera à 10h45 … La route était parait-il dévastée par les fortes pluies de la veille. Oui, peut-être … n’empêche qu’on a vu passer 2 autres minibus pour Lao Cai avant “le nôtre” … Bref, pas bien grave, après tout, on est en vacances. A Lao Cai, changement de bus pour Sapa. Là on comprend que nous n’avions vraiment pas besoin d’être guidés pour trouver le bon bus. Et quand finalement on réalise que le bus Lao Cai-Sapa coûte 50 kÐ et celui pour Bac Ha coûte 60 kÐ, on comprend qu’on s’est fait berner de 90 kÐ/p … Bref, une belle arnaque. En conclusion : ne vous laissez pas charmer par le sourire enjôleur et le baratin du serveur du Hoang Yen Bar et débrouillez-vous tout seul ; à Bac Ha, l’arrêt des minibus est à 50m en aval du Hoang Yen Bar, sur le même trottoir. Et pour finir, cerise sur le gâteau, le minibus pour Sapa nous débarquera sans ménagement à 1km du centre ville. Comme ça, on aura vu la banlieue de Sapa … Positivons toujours : la route est superbe ! Prévoir 1h30 entre Bac Ha et Lao Cai puis 1h30 entre Lao Cai et Sapa. Plus un peu d'attente à Lao Cai pour remplir le minibus vers Sapa. Ce transfert prend une bonne ½ journée.
SAPA : Agence Sapatrek ou Vietnam nomadtrails travel – Elle se trouve à quelques dizaines de mètres en amont des hôtels Sapa Luxury ou Cat Cat. http://sapatrek.jimdo.com/...ons/randonn%C3%A9es/ Nombreux échanges faciles et cordiaux par mail avec Cédric Nydegger, en français.
Nous avions déjà choisi et réservé la randonnée R6 de 3 jours/2 nuits : http://sapatrek.jimdo.com/.../randonn%C3%A9es/r6/ Paiement sur place de la totalité (100$/p).
LE TREK
La période : Grosse déception comme déjà dit plus haut. C’est sans doute la pire période pour les rizières car de luxuriance que nenni ! Elles sont encore en jachère (comprenez laissées au repos et couvertes de mauvaises herbes) ou juste au début de leur préparation (comprenez en plein labourage dans une boue brune et épaisse). Et encore bien peu de paysans dans les champs. On était bien loin de ces images splendides de terrasses vert vif comme on a pu les voir aux Philippines. Le spectacle à ce titre a été raté et nos photos sont bien loin de correspondre à nos espoirs. Par contre (positivons !) : température absolument idéale pour randonner. Et puis, ce trek, ce n’est pas seulement les rizières.
Les rencontres avec les minorités : Un des buts majeurs de nos voyages est de découvrir de nouveaux modes de vie. On adore regarder les gens vivre, découvrir leurs habitudes, leur quotidien, leurs rituels, leurs gestes … Mais on aime faire cette observation en toute discrétion, au débotté, à l’écart, au mieux sans être vus, en dehors donc de tout cadre organisé. Spectateurs sans être acteurs. On reste en coulisse. Raison aussi pour laquelle on aime, quand on le peut, se poser quelque part : pour se faire oublier. On est alors sûr d’avoir de belles et véridiques scènes de vie. On passerait des heures sur les ghats en Inde … En fait, on aime surprendre les gens, on n’aime pas être attendus. On craint toujours qu’une quelconque organisation dénature les attitudes et gâche l’authenticité et la spontanéité. Partant de là, nous avons beaucoup hésité à faire ce trek. Nous redoutions ces rencontres, nous demandant à quel point elles pouvaient être sincères. Peut-être, après tout, ne serait-ce qu’un spectacle folklorique pour mieux berner de gentils touristes un peu crédules ? Et que les seuls locaux en costume ne seraient que les vendeuses accrochées aux dits gentils touristes … Loin s’en faut ! Pour preuve, toutes ces femmes croisées en chemin, bottes aux pieds et chargée d’une hotte remplie de fourrage pour leurs bêtes, ou celles aperçues au loin travaillant dans leurs champs … Elles, pour sûr, ne nous attendaient pas. Toutes portaient leur costume traditionnel de travail, et ce n’était bien sûr pas pour l’attrait folklorique qu’elles pouvaient susciter. Nous avons donc largement trouvé notre bonheur. Ne nous leurrons pas, nous étions certes attendus dans les villages mais sans l’avidité et l’artificiel que je craignais. Les contacts restent cordiaux, intéressants, agréables. Le fait d’être accompagné d’un guide connu de tous et qui parlait les langues Hmong et Dao a facilité les échanges. Les photos ne font pas l’objet de commerce. Certaines femmes refusent d’être photographiées, simplement, sans agressivité, mais la plupart l’acceptent gentiment, sans contrepartie. Les 2 nuits passées en homestay furent une très belle expérience. On y découvre les habitations traditionnelles de près, un intérieur très sombre, souvent sans fenêtre, seulement éclairé par un foyer intérieur alimenté par une grosse branche poussée dans le feu à mesure de sa combustion. On partage un repas local, frais, copieux et goûteux, avec une grande variété de plats typiques et l’occasion de faire tram phan tram (100%, autrement dit cul sec) avec l’alcool de riz local. On profite éventuellement d’un bain aux herbes (expérience plus amusante que vraiment délassante, le baquet étant vraiment trop petit pour se détendre). Enfin, on assiste à de belles scènes de leur quotidien comme cette jeune fille Dao qui, longtemps après le coucher du soleil, continue à broder sa tunique noire d’un fil jaune vif pour préparer son trousseau ... Ici, le bruit de la télé est avantageusement remplacé par les grognements des cochons ou les piaillements des nombreux poussins (avantage de la saison, il en faut bien un !!). Par contre, vous n’échapperez pas aux téléphones portables et l’image improbable d’une Dao Rouge coinçant son téléphone sous son grand bonnet à pompons est surréaliste … Lors de la 1ère nuit, nous étions 6 trekkeurs, hébergés dans un dortoir sur de simples paillasses garnies de couvertures. En guise de salle d’eau, un espace isolé par des rideaux, pourvu d’une grande jarre d’eau fraiche et d’une louche, et de 2 tonneaux pour les amateurs du bain aux herbes dont l’eau sera chauffée pour l’occasion (100 kÐ/p pour le bain aux herbes optionnel). Les 2 tonneaux permettent de pouvoir profiter du bain en couple. Lors de la 2ème nuit, nous étions seuls et avons dormi à l’étage de la maison, plus confortablement, sur des matelas et sous des moustiquaires, dans un noir absolu (prévoyez une lampe de poche). WC et salle d’eau modernes à disposition à l’extérieur de la maison.
Le harcèlement dans les villages : Ce fut la vraie grande et bonne surprise ! Un contact agréable, doux, léger, souriant, avec les minorités. Certes les vendeuses proposent leurs marchandises, c’est bien normal, mais de harcèlement, aucun ! Nous avions également craint d’être sur-sollicités par les gamins pour un stylo, un bonbon ou quelques dongs … jamais, pas une seule fois. Nous avons toujours été accueillis par des sourires, des hellos, des petits coucous de la main et rien d’autre.
Le trek en lui-même : http://sapatrek.jimdo.com/.../randonn%C3%A9es/r6/ Randonnée vraiment facile. Une petite déception : les digues ne se prêtent pas à la randonnée (comme aux Philippines). On est donc rarement au cœur des rizières. Etait-ce lié au choix de notre rando ? à la période ?... La journée 2 n’est pas très agréable : une très longue descente sur un chemin de petites pierres oblige à regarder plus souvent ses pieds que le paysage. La journée 3 est la plus belle : traversée des rizières (sur un chemin en partie cimenté qui rallie le village de Ta Van) et d’une petite bambouseraie superbe. Mais, dommage qu’elle soit si courte. Attention : sandwich à midi. C’est sympa parce qu’on peut s’arrêter n’importe où pour la pause mais on aurait préféré un pho local préparé dans les petites gargotes qui ne manquent pas dans les villages. C’est peut-être un point à discuter avec l’agence.
Le guide : Olivier est français, marié à une Dao, un enfant. Il vit dans le village de sa femme depuis 8 ans et parle couramment le Dao et le Hmong. Grâce à sa connaissance de la région, de la culture et de la langue, nous avons beaucoup appris et pu beaucoup échanger aux 2 étapes. Un vrai plus.
HORS TREK
Le transfert à Lao Cai : Notre transfert à la gare de Lao Cai était inclus dans notre package. Nous avons eu la possibilité de prendre une douche avant de nous y rendre. Nous avons été accompagnés jusqu’à Lao Cai par une jeune femme de l’agence qui s’est chargée d’échanger nos vouchers contre les billets de train. On n’en espérait pas tant ! Service impeccable de la part de cette agence très sérieuse !
La ville de Sapa : Vivante, colorée, animée, joyeuse, tournée à fond vers le tourisme. Elle a sans doute perdu un peu de son âme, mais elle nous a beaucoup plu. L’ennui éprouvé à Bac Ha a contribué à nous la rendre encore plus attachante.
Avouons-le, notre escapade dans le Nord nous a laissé un petit goût de raté, de “peut-mieux-faire” … Le marché de Bac Ha ne nous a pas emballés et le lundi était un rien tristounet, la bourgade était vraiment morne. Le spectacle des rizières luxuriantes et des paysans au travail n’était pas au rendez-vous, mauvaise période pour faire ce qu’on a fait à Sapa. Le trek choisi n’était sans doute pas le mieux. Finalement, à trop chercher à sortir des sentiers battus, ne sommes-nous pas passés à côté des coins les plus beaux ?... La journée 2 était vraiment inintéressante et la journée 3 trop courte … Mais tout ça, à la base, c’est de ma faute : je me suis plantée sur la période ! N’en tirez surtout aucune autre conclusion.
LA CROISIERE EN BAIE D’HALONG :
http://homemadevietnam.com/...e-dhHalong-1359.html Ici, on vous explique bien comment procéder : chaque jonque propose un ou plusieurs programmes. Il faut donc d’abord choisir son itinéraire, sa durée, sa jonque. Ensuite, il suffit de trouver le meilleur revendeur.
http://www.hHalongjonques.com/ Ici, la description des jonques et des programmes associés.
Notre choix : http://www.aucocruises.com/ Nous avons choisi le programme de 3 jours/2 nuits.
Réservée via le Hanoi Elite Hotel qui offre de meilleurs tarifs que le site de l’ÂuCo' : 435$/p avec le transfert A/R à l’hôtel compris (670€ au total pour nous 2). Deposit via internet de 400$ au moment de la résa (fin février) Pourquoi ce choix pour cette croisière absolument hors de prix ? Parce que des amis nous en avaient parlé en termes très élogieux et qu’on avait, en outre, un bel événement à fêter (nos 50 ans à tous les 2 !). Maintenant, si vous avez du temps, je vous conseille de la réserver sur place, au dernier moment, pour bénéficier de tarifs bradés (comme nos amis l’avaient fait d’ailleurs). Nous, on n’a pas voulu prendre ce risque, on voulait absolument ce bateau, on a payé la sécurité … Alors, mérite-t-elle qu’on casse ainsi sa tirelire ?... En a-t-on pour son argent ?… OUI, sans aucune hésitation. Tout y est parfait. D’abord la durée, 3 jours 2 nuits. Une longue période permet de se laisser totalement imprégner par ces paysages féériques, magiques. Non, on ne se lasse pas. Le bateau vogue doucement, même au cours des repas, s’approche des pitons, le paysage évolue, change. 2000 pics, de quoi faire ! On fait une escale de quelques heures sur Cat Ba. La balade en VTT (de très bonne qualité) y est très agréable. Ensuite le bateau en lui-même est vraiment magnifique. Tout en bois, propre, bien entretenu ; les cabines sont entièrement parquetées, vastes et élégantes avec un petit balcon individuel, le restaurant splendide, le service irréprochable et l’ambiance y est très détendue, très agréable et sans manière. Le personnel est courtois, sympathique, pas guindé. Ils parlent tous un Anglais très correct. Enfin, les repas sont des moments exceptionnels : pendant que le bateau vogue dans un décor de rêve, on nous sert une cuisine locale raffinée, faite à partir de produits locaux qui proviennent de l’île de Cat Ba. Petit déjeuner buffet somptueux avec une profusion de fruits frais. Pas de piscine, pas de piste de danse, pas de karaoké, pas de boutique, donc, certes un gros bateau mais pas une usine, juste un lieu raffiné. Aucun chichi, aucune ostentation, aucun “kéké-blasé m’as-tu-vu” pour se la péter. Personne ne se change pour dîner, tout le monde reste en short, tee shirt et tongs. On est tous conscient de vivre un moment d’exception, dans un lieu d’exception. Et personne ne boude son plaisir, sourire aux lèvres en permanence Le bateau était au tiers vide. Je suis donc convaincue qu’on aurait pu négocier très largement les prix en achetant cette croisière sur place. On le savait, on a choisi, tant pis, on assume …
Pendant notre séjour sur la Baie, nous avons eu un temps très mitigé : soleil voilé le 1er jour, petit crachin le 2ème, gris le 3è. Ca ne nous a pas gênés. Si je me doute que la Baie doit être extraordinaire sous un beau soleil, un ciel bleu et une grande visibilité, elle reste magique aussi sous la brume et le crachin. Pas de déception ici !
Une remarque : pour des raisons de sécurité (parait-il), toutes les jonques ont dû être peintes en blanc. Oui, c’est bien dommage. Et pendant notre croisière nous n’avons vu aucune voile déployée … Du coup, l’ÂuCo' se fondait dans la masse.
Il est évident que vous pouvez trouver beaucoup moins cher. Attention quand même à ne pas trop tirer sur la corde, nous avons vu des jonques absolument miteuses.
Le transfert depuis Hanoi prend plus de 3 heures sur une route assez monotone. C’est long.
HANOI : Contre toute attente, on a adoré ! Habituellement, on fuit le plus vite possible les grandes villes. En plus, on nous avait prévenus que Hanoi était insupportable en raison de sa circulation … Passer 4 jours dans cette capitale n’avait donc rien pour nous enchanter et nous avions prévu de nous en enfuir en multipliant les excursions aux alentours … Au final, nous sommes restés en ville et c’est même avec regret que nous l’avons quittée ! Prenez le bus ! Ca ne coûte rien et que c’est sympa ! Voir § plus haut.
La circulation : Des scooters et des motos. Mais alors … en nombre ! Ca peut faire des photos super marrantes. C’est sûr que pour traverser une grande rue ou une place, c’est un peu délicat. Mais ça se fait ! En avançant tranquillement et régulièrement, les scooters vont vous éviter. J’ai trouvé Hanoi moins bruyante (klaxon) et moins polluée que d’autres capitales. Peut-être était-ce aussi dû au fait qu’il ne faisait pas très chaud, donc, on ne transpirait pas et la pollution collait moins …
La cuisine de rue : Nous y avons fait nos meilleurs repas ! Vraiment ! Je ne galèje pas. Pourtant, ce n’était pas gagné au départ car la cuisine de rue est ici plus portée sur la viande que sur les légumes, à l’opposé de nous. Et certaines gargotes ne donnaient pas envie du tout … Nous avons commencé doucement en suivant les conseils du LP. Direction Bun Cha Nem Cua Be Dac Kim (67 Duong Thanh). C’est une gargote en dur, avec une salle. On s’installe, le bun cha arrive : d’abord l’assiette d’herbes aromatiques, puis l’assiette de vermicelles de riz, enfin le bol de porc grillé baignant dans un délicieux bouillon bien chaud. On observe un peu les locaux et on fait comme eux : on trempe ses vermicelles, on agrémente avec les herbes choisies, on déguste. Rien qu’en l’écrivant j’en salive encore. Ne ratez cette expérience sous aucun prétexte ! C’est absolument divin ! On tente aussi, avec le même bonheur, le Bun Bo Nam Bo (67 Hang Dieu), cette fois c’est du bœuf et le bol est saupoudré de brisures de cacahuètes. Dès lors, nous avons tenté d’autres gargotes qui n’étaient pas mentionnés dans le guide, au fil de nos pérégrinations. On se fiait à l’affluence, à l’aspect, à l’odeur. Toujours un délice. Bun cha et bun bo sont nos 2 meilleurs souvenirs. Nous avons aussi aimé (mais en restaurant cette fois) la salade de papaye verte, les ché (ces soupes-desserts à base de haricots rouges et/ou de soja …). Par contre, je n’ai pas été transporté par le pho ga (soupe de nouilles et poulet). Nous n’avons pas réussi à manger, comme on aime pourtant le faire, dans les marchés car les plats font la part trop belle aux abats.
Quelques centres d’intérêt : - le temple de la littérature (20 kÐ). Et plutôt 2 fois qu’une ! Un ensemble architectural de toute beauté. On y passe facilement 2 heures. Pour ceux qui comme nous risquent d’être un peu en manque de vieilles pierres. - le musée ethnographique (40 kÐ). A faire après le trek si vous devez monter dans le Nord, sinon, gros risque de déception. Car les habitations in situ ont malheureusement évolué par rapport à celles présentées dans ce musée en plein air. Les toits de chaume ou de bardeaux ont désormais été remplacés par de la tôle ondulée. L’effet est nettement moins flatteur … On peut s’y rendre très facilement en bus (n°14) depuis le lac Hoan Kiem (voir § sur les bus, plus haut). - le mausolée d’Ho Chi Minh (gratuit). L’intérêt c’est surtout 1 - de voir le culte que portent les Vietnamiens à leur ancien président 2 - de suivre les indications fermes pour y arriver : on ne marche pas sur les pelouses devant le mausolée, ni sur tel trottoir, on suit la ligne blanche, on ne la dépasse pas, on se met bien en rang, on se donne la main 2 par 2 … ah, non, là j’exagère ! Juste à côté (entrée 25 kÐ/p), on peut aussi visiter les maisons d’HCM, admirer ses voitures, voir la pagode au pilier unique et flâner à travers un joli parc. Vous pourrez profiter de l’animation joyeuse apportée par les nombreuses classes de petits écoliers qui, accrochés les uns aux autres en une longue chenille gaie et piaillante, visitent ce lieu vénéré. - le vieux quartier. Il faut prendre son temps, le parcourir à pied, oser s’y perdre, lever la tête pour admirer ses jolies façades colorées si étroites, tellement typiques du Vietnam (l’impôt était calculé sur la largeur de la façade, d’où des maisons dites maisons-tubes, très étroites, tout en longueur). C’est un quartier qui ne se visite pas mais qui se vit. Les occasions de faire une pause sont nombreuses, cafés, bars à bière, vendeuses de fruits ou de friandises, gargotes … C’est aussi là que vous trouverez le plus grand nombre de boutiques d’artisanat, d’agence de voyage, de restaurants, de salons de massage (que je n’ai pas testé, pas eu le temps, zut !) … - les petites pagodes qu’on ne devine que par leur toit orné de dragons. Encore faut-il lever la tête. Notre préférée se situe au Nord du Lac Hoan Kiem, 19 Pho Hang Than - le musée de l’Histoire (20 kÐ). Nous nous sommes d’abord trompés de bâtiment. Tout est fait pour se tromper d’ailleurs : le plan du LP est imprécis et le nom “musée de l’histoire” est également donné au musée de la Révolution. Nous voici donc dans ce musée de la Révolution, que nous ne voulions pas visiter. Pas fana de ce genre d’endroit. Très vite on se rend compte de notre méprise mais puisque l’entrée était payée nous l’avons quand même traversé. Au pas de course et dans les dernières salles en évitant de regarder les photos, devinant trop les horreurs qu’elles pouvaient montrer. Nous savions déjà que le peuple vietnamien avait beaucoup souffert et que les Français y avaient contribué pour beaucoup … Nous sortons, traversons la rue et retrouvons un autre bâtiment ocre jaune. Cette fois, c’est celui qu’on cherchait. Finalement … un peu barbant … - le théâtre de marionnettes sur l’eau (100 kÐ) : petit spectacle d’1 heure qui mérite d’être vu. La musique est belle, les tableaux colorés, la prestation originale. - le théâtre Tuong (100 kÐ) : encore un petit spectacle de moins d’1 heure. Un bel orchestre. La musique a d’ailleurs plus d’intérêt que les tableaux, très symboliques. Nous avons quand même regretté d’être si peu dans ce petit théâtre, car la troupe se donne vraiment à fond et nos applaudissements, même redoublés, n’ont pas couvert le vide de la salle …
DIVERS : L’accueil : on lit tout et son contraire sur le Vietnam. Voilà pourquoi, nous avons mis tant de temps à y venir. Et c’est inquiets et méfiants que nous sommes arrivés. Très vite, nous avons compris que nos craintes n’étaient pas fondées (je parle pour le Nord). Tant dans l’intérêt et l’authenticité que pouvait présenter une approche des minorités du Nord que dans l’accueil que nous avons reçu dans les hôtels, les trains, les bus, les gargotes, les pagodes, et dans les villages (sans doute, ce que nous redoutions le plus) … Bien sûr, quelques petites arnaques mais rien de vraiment bien méchant. Et aucune agressivité nulle part. La carte bancaire : aucune utilisation car commission prohibitive et retrait cash bien trop limité pour être intéressant. Venez avec des $, c’est le mieux. Le climat à cette époque : température agréable (autour de 20°C) mais attention, rizières autour de Sapa en jachère Les vêtements : une petite polaire pour les soirées, un KWay L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes, partout Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : ràs, aucune précaution particulière Les photos : bien plus facile que supposé auprès des minorités qui acceptent gracieusement les photos L'artisanat : rien de très original pour ceux qui connaissent les autres pays de l’Asie du Sud-Est. Peu de sculptures, la religion étant moins présente que dans les pays voisins. La viande de chien : osons en parler ouvertement. C’est un sujet qui nous a longtemps freinés pour venir découvrir le Vietnam (tout comme la Chine, d’ailleurs). Je ne porte aucun jugement de valeur mais je suis lucide. Je savais que cette différence de culture culinaire pouvait me heurter. Alors, qu’en est-il ? Oui, ils mangent du chien. Oui, ils en vendent. Notamment sur le marché de Bac Ha, tenus en laisse comme s’il s’agissait d’acheter son animal de compagnie … Mais sans provocation et sans étalage. Et vous ne risquez pas de tomber sur de la viande de chien si vous ne l’avez pas cherchée. D’ailleurs, s’il y a des amateurs, il y aussi des réfractaires, finalement, un peu comme chez nous, pour la viande de cheval. Vous verrez aussi beaucoup de chiens et de chats, animaux de compagnie. Dans une gargote à Hanoi, j’ai voulu m’assurer que la viande que je choisissais n’était pas du chien ; j’ai eu l’impression que ma question avait presque choqué la patronne. Tant pis, tant mieux … Cette expérience nous a finalement rendus prêts à aborder la Chine.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les bun cha et les bun bo. Hanoi, son vieux quartier, sa cuisine de rue, les jolies façades de ses anciennes maisons coloniales, prendre le bus La longue croisière en Baie d’Halong (choix de la durée et du bateau)
On a moins aimé : 😕 Bac Ha Les 2 musées de l’Histoire à Hanoi
En conclusion : Malgré le regret d’un mauvais choix au niveau de la période, ce premier aperçu fut une heureuse surprise qui nous a donné envie de poursuivre notre découverte du Vietnam. Ce voyage était surtout axé sur la partie nature du Nord. On a bien senti, à travers les pagodes de Hanoi, que le Vietnam a aussi beaucoup à nous offrir à travers son patrimoine culturel, historique et religieux. L’occasion d’un prochain voyage, vers le centre. Maintenant préparez mieux que je ne l’ai fait votre découverte du Nord. Le choix de la période est crucial pour profiter au mieux des rizières autour de Sapa.
Bisti et Chaco culture (Nouveau Mexique)
bonjour,
Nous partons au nouveau Mexique le 8 mai , nous souhaitons faire Bisti et Chaco la même journée et rejoindre Grants
en fin de journée
notre parcours pour cette journée : départ de Durango, Bisti, Chaco et Grants
tout d'abord au niveau temps est ce possible ? ensuite peut-on rejoindre Chaco sans être obligé de remonter pratiquement sur Farmington ? j'ai vu sur Google que de bisti on peut prendre la 371 sud puis la 7022, la 455 et enfin la cr 7950 soit une durée de 2h00
Merci d'avance pour vos précieuses réponses
notre parcours pour cette journée : départ de Durango, Bisti, Chaco et Grants
tout d'abord au niveau temps est ce possible ? ensuite peut-on rejoindre Chaco sans être obligé de remonter pratiquement sur Farmington ? j'ai vu sur Google que de bisti on peut prendre la 371 sud puis la 7022, la 455 et enfin la cr 7950 soit une durée de 2h00
Merci d'avance pour vos précieuses réponses
Pushkar il y a quelques années... Nostalgie...
Un reour sur les années 70/80
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Nouveau-Brunswick: quelle partie visiter?
j'aimerais aller visiter le nouveau-brunswick cet été environ 7-10 jours quelle section je devrais aller visiter est? sud?
nous ferons du camping avec une tente-roulotte
suggestion de camping s.v.p
merçi😉
nous ferons du camping avec une tente-roulotte
suggestion de camping s.v.p
merçi😉
Excursions à Jérusalem et Pétra depuis Taba
Bonjour,
Je pars avec mon mari et mon fils de 4 ans du 20/04/13 au 04/05/13 à Taba.
J'ai choisi cette destination pour sa position stratégique. Je rêve de revoir JERUSALEM ( que j'ai déjà visité en 2003) mais les voyages avec le TO sont pour moi pas du tout appropriés: je souhaite passer au minimun une nuit à Jérusalem prendre le temps de me balader et de me recueillir à travers les sites de la ville. Je cherche donc des personnes qui souhaiteraient partager cette expérience avec nous (et en même temps aussi partager les frais....ça fait pas de mal) ou tout simplement des témoignages, des infos ( transport en commun depuis eilat ou location de voiture; hôtel raisonnable dans la vieille ville.....) sur ce genre d'excursion.
En qui concerne Petra, idem sauf que là je n'ai pas du tout encore réfléchi à la manière donc on peut organiser l'excursions.
Au plaisir de vous lire.
Je pars avec mon mari et mon fils de 4 ans du 20/04/13 au 04/05/13 à Taba.
J'ai choisi cette destination pour sa position stratégique. Je rêve de revoir JERUSALEM ( que j'ai déjà visité en 2003) mais les voyages avec le TO sont pour moi pas du tout appropriés: je souhaite passer au minimun une nuit à Jérusalem prendre le temps de me balader et de me recueillir à travers les sites de la ville. Je cherche donc des personnes qui souhaiteraient partager cette expérience avec nous (et en même temps aussi partager les frais....ça fait pas de mal) ou tout simplement des témoignages, des infos ( transport en commun depuis eilat ou location de voiture; hôtel raisonnable dans la vieille ville.....) sur ce genre d'excursion.
En qui concerne Petra, idem sauf que là je n'ai pas du tout encore réfléchi à la manière donc on peut organiser l'excursions.
Au plaisir de vous lire.
Croisière Norwegian Jade dans les îles grecques le 4 mai 2013
bonjour à tous!
Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h
nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?
merci à tous
Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h
nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?
merci à tous
Coupe du monde 2014 au Brésil
Bonjour à tous ,
Comme bcp de monde j'aimerai assister à cette fameuse coupe du monde au brésil et si possible assister à une finale :)
Je cherche un pack tt compris (vol+hotel+billet) J'aimerai savoir si certain d'être vous on déjà réserver, ou qui connait des agences sérieuses et qui ont tester pour la coupe de 2010 en Afrique du Sud !
J'attends vos réponses avec impatience.
Comme bcp de monde j'aimerai assister à cette fameuse coupe du monde au brésil et si possible assister à une finale :)
Je cherche un pack tt compris (vol+hotel+billet) J'aimerai savoir si certain d'être vous on déjà réserver, ou qui connait des agences sérieuses et qui ont tester pour la coupe de 2010 en Afrique du Sud !
J'attends vos réponses avec impatience.
Compte rendu de deux mois aux Philippines
Bonjour a tous
Nous voudrions à notre tour partager notre modeste expérience aux Philippines. Nous y avons passé 2 mois très agréables.
Préambule Nous voyageons sac à dos à roulettes (roulé la grande majorite du temps). Nous choisissons generalement des hôtels avec sdb et ventilateur. Une chambre aveugle ne nous derange pas car nous ne l'utilisons que pour dormir. Nous privilégions les transports locaux (Jeepney, van, bus). Nous aimons prendre nos repas sur les marchés, mais ne dédaignons pas un bon petit resto de temps a autre. Les prix que nous indiquons sont pour une personne, sauf pour l'hôtel ou nous donnons le prix de la chambre. Nous ne nous sommes jamais sentis en danger, même lorsque nous nous sommes perdus a Manille dans le quartier Ermita Malate le 2me soir. Comme dans toute grande ville, il faut être prudent, mais nous ne pensons pas que Manille soit plus dangereuse qu'une autre mégapole. À Manille, nous avons toutefois été impressionnés par le nombre de personnes qui dorment dans la rue
Note pour ceux qui voyagent long terme : les hôtels dans lesquels nous logeons sont deux fois plus cher, à qualité égale, qu'au Laos et ou au Cambodge, par exemple. La nourriture et les transports en revanche sont bon marche.
Manille Nous voyageons avec Etihad (via Abu Dhabi). Arrivée à Manille vers 23h. Nous prenons un taxi de l'aéroport (PHP 530) car nous n'avons pas trouvé les taxis à PHP 300 et à minuit, sur les rotules, pas envie de négocier. Arrivee a la pension Natividad réservée via Internet (PHP 1100). Nous y passons 3 nuits. Propre, bien située, avec des lockers pour ranger ses documents important pour ceux qui le souhaitent. Nous flanons dans la quartier et visitons Intramuros, l'ancien quartier espagnol.
Davao Vol Cebu Pacific pour Davao (env 50 EUR). Taxi et logement à l'hôtel Sampaguita (PHP 625 avec ac et eau chaude). Davao nous plait beaucoup. Les gens sont detendus. C'est une ville de non fumeurs. Dans People's Park, on confisque cigarettes et briquets aux fumeurs à l'entrée pour les leur restituer a la sortie ! Le parc est ouvert le soir. Ambiance jeune et familiale. Nous avons vu des jets d'eau illumines en musique. La ville est agréable et tres sure.
Nous visitons Crocodile Park accessible seulement en taxi (env. 120 PHP). Mais ce que nous préférons, c'est la ferme aux papillons situee juste a cote ou des passionnes nous ont montre des mygales et des bébés scorpions blancs qui venaient de naître et se faisaient transporter sur le dos de leur mère.
En jeepney (85 PHP ar) et moto (60 PHP ar), nous allons a Eagle Camp (entree 55 PHP) ou l'on tente de sauver l'aigle philippin. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Malagos Garden Park (entree 100 PHP) ou nous voyons de magnifiques orchidées.
Nous avions envie d'aller à la plage de Mati, mais la pluie contrarie nos plans. Nous allons sur l'île de Samal, plus proche, accessible en bus et ferry (25 PHP) depuis Magsaysay Park. Il faut descendre a l'arrivee du ferry et prendre un tricycle pour le Resort. Nous passons la journée au Paradise Resort (entrée 150 PHP + une boisson a 50 PHP min.) qui est parfaitement aménagé (abris couverts avec tables, chaises longues, barbecue pour les pique-niqueurs, possibilité de louer canoë, jet skis, etc). Pour le retour, c'est plus simple: on peut prendre le bateau du Resort (15 PHP) et on arrive dans le quartier de Lanang d'où il est facile de reprendre un jeepney pour le centre ville.
Comme il pleut toujours le lendemain, nous décidons d'aller au terminal de bus pour voir quand partent les bus pour Général Santos. En chemin, nous passons sur le pont qui enjambe la rivière et voyons que le quartier en dessous est inondé (env 50cm d'eau). Les habitants nous interpellent. Devant nos yeux effares, ils rient et plaisantent. "No problem". Leur optimisme nous paraît incroyable.
Nous terminons le chapitre sur Davao avec un merci tout particulier à Denis qui nous a guidés à travers le marche de Davao et donné d'excellents conseils. Il a testé pour nous l'efficacite du service des urgences de l'hôpital de Davao. Meme s'il faut montrer au garde qui est à la sortie la preuve que les soins ont bien été payés.
Général Santos Bus Davao - General Santos (250 PHP). Il pleut toujours. Général Santos nous parait assez pauvre. Au marche, une grande halle est consacrée aux vêtements de seconde main. Nous logeons au Lea's Pension House (350 PHP) et repartons le lendemain.
Lac Sebu Nous prenons un bus pour Koronadal (90 PHP), puis un van direct pour le lac Sebu (55 PHP). La pluie, qui avait cessé temporairement, a repris. Les hôtels au lac Sebu dépassent notre budget. Nous allons au Estares Lake Resort et y passons 2 nuits. Nous avons du changer de chambre la 2me nuit, car il n'y avait meme pas d'eau a la douche. Nous ne recommandons pas cet établissement. Le paysage est magnifique. Les habitants sont aimables; une femme en habit traditionnel TBoli vient nous saluer. Dans le lac, on élève le tilapia, poisson proposé à tous les repas y compris au petit déjeuner. Nous estimons que les élevages de tilapia occupent env. 30 % de la surface du lac. L'autre attraction du lac Sebu, c'est les 7 falls. Nous pensions naïvement que ces chutes étaient regroupées à un endroit, mais non. Il faut prendre une moto (100 PHP) jusqu'à la 1re chute (entree 20 PHP). Après la pluie, le chemin de terre est glissant. Notre motocycliste conduit tres bien. À partir de la 1ère chute, il faut prendre une zip line de quelques centaines de mètres de long qui survole les chutes numéros 2 à 5 (250 PHP en semaine, 300 le week-end). Comme nous ne voulons pas prendre la zip line, nous descendons (puis remontons) les env. 700 marches jusqu'à la chute no. 2...
Trajet lac Sebu - Cagayan de Oro Heureusement, aujourd'hui, il fait beau. Nous allons au terminal de bus en moto (10 PHP), puis retournons à Koronadal (appele aussi Marvel). Pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter Cotabato et le lac Lanao. On nous conseille de prendre un bus pour Tacurong (75 PHP). A Tacurong, une compagnie de bus nommee Rural Tours effectue le parcours que nous souhaitons (via Matalam) pour 600 PHP. Nous attendons le second bus qui est avec aircon car il faut compter 10h pour aller de Tacurong à Cagayan de Oro. Nous arrivons à Cagayan vers 21 heures. Il fait nuit et nous prenons un taxi pour le Park View hotel (env 600 PHP) situe en plein centre.
Cagayan de Oro Nous allons à l'office du tourisme ou une dame charmante nous dit que l'activité touristique de la ville, c'est rafting en eaux vives. Pas notre tasse de thé. Le jardin botanique est difficilement accessible par les transports publics. Nous craignions nous ennuyer, mais une bonne surprise nous attend: tous les vendredis et samedis soir, Rizal Street est bouclée et un marche compose de centaines de petits stands se met en place. Nous avons l'impression que tout Cagayan se réunit pour s'amuser, écouter de la musique et faire quelques emplettes. C'est très vivant et bon enfant. Nous y passerons 2 soirées très sympathiques.
Camiguin Nous prenons un bus pour Butuan qui nous dépose à Balingoan (80 PHP), puis le ferry pour Benoni sur la petite île de Camiguin. Attention, le dernier ferry opere normalement vers 16-17h (s'il n'est pas en panne). Nous arrivons a Cagayan vers 10h. Le super shuttle ferry étant en réparation, nous ne pouvons partir que vers 11h30 (env. 150 PHP). De nombreux vans et Jeepneys (23 PHP) attendent l'arrivée du ferry pour emmener les passagers à Mambajao. À Mambajao, nous prenons un motorela (tricycle 10 PHP) qui nous depose au Seascape Resort (700 PHP). Notre bungalow est simple et cela nous convient. Il donne sur un joli petit jardin à quelques mètres de la plage de sable noir et galets (comme partout a Camiguin). Le personnel du Seascape est gentil et désireux de rendre service. Nous conseillons toutefois de regler la note chaque jour afin d'éviter les surprises
Le lendemain, nous louons une petite moto pour faire le tour de l'île qui n'est pas bien grande. Nous apprécions cette liberte que nous n'avions pas a Davao. Nous voyons le cimetiere immerge de Bonbon. Nous ne pouvons aller aux chutes de Tuwasan car la route est fermée pour cause de travaux. Ensuite, nous visitons les Cold Springs de Santo Nino, puis faisons un stop pour visiter la curieuse eglise de Sagay entierement decoree en bambou. En chemin, nous nous arretons a Benoni pour nous renseigner sur les bateaux qui partent pour Jagna sur l'ile de Bohol. La pluie reprend, nous forcant a un exercice de mise de pèlerines urgent. Nous nous arrêtons aux chutes de Katibawasan qui sont jolies. Camiguin nous plaît bien pour son ambiance conviviale et relax.
Le soir, nous nous rendons à un restaurant nomme Casa Roca qui nous a ete recommandé. Pour un prix tres légèrement supérieur à celui du Seascape, nous avons du poisson bien cuisine, accompagne de légumes aldente, le tout très bien servi. Nous recommandons chaudement. Le Casa Roca se trouve à 3-5 km du Seascape direction Yumbing. Attention, pour les personnes non motorisees, il est facile de se rendre au Casa Roca en motorela en journée et d'en revenir, mais le soir, on peut facilement y aller, mais pas forcément en revenir car peu de tricycles circulent dans ce sens lorsqu'il fait nuit (à partir de 18h) !
Le lendemain nous prenons une motorela pour Mambajao afin de nous renseigner sur le ferry lent qui partirait de Balbagong pour Bohol et ferait le trajet en 4 heures plutôt que les 2 prévues de Benoni. Malheureusement le bateau n'est pas ou plus en activité (nous n'avons pas bien compris les explications)!
Nous quittons Camiguin en empruntant le bateau de la compagnie Oceanjet de Benoni a Jagna sur l'île de Bohol (600 PHP). À Jagna, nous sautons dans un jeepney qui nous mène à Tagbilaran (environ 80 PHP). Un tricycle nous conduit au centre ville pour 30PHP. La route qui va du terminal de bus au centre ville est vraiment en mauvais etat. Nous nous installons à l'hôtel CasaReyfrancis (750 PHP pour une chambre avec ac).
Tagbilaran (ile de Bohol) Après nous être renseignés auprès de notre hotel, nous prenons un jeepney en direction de Corella. Celui ci nous dépose à une bifurcation ou nous prenons une moto (40 PHP pour une distance d'env 4 km) qui nous conduit a l'endroit ou se trouvent les tarsiers (entrée 50 PHP). Les tarsiers sont de petits primates nocturnes mignons comme tout avec de grands yeux. Ils se nourrissent d'insectes. Ils sont en danger, notamment en raison de la disparition de leur milieu naturel. Leur tête tourne presque à 360 degrés, c'est assez rigolo. Dans ce centre, ils ne vivent pas en cage. Ils pourraient s'en aller, mais ils ne le font pas parce ils y sont protégés et à l'abri de leur principal prédateur : le chat. Tous les matins, les gardiens les cherchent pour les montrer aux visiteurs du centre. Nous arrivons assez tôt au centre et avons la chance de les photographier de tout près.
Après les tarsiers, nous nous mettons au bord de la route dans l'espoir de prendre un jeepney pour Loboc pour aller ensuite aux Chocolates Hills. Nous attendons un bon moment. Il semble que tous les véhicules circulent en sens oppose. Ouf, voici un van qui va dans le bon sens et - comble de chance - il va jusqu'à Carmen. Le chauffeur nous arrête au croisement pour les Chocolates Hills et nous allons à pied jusqu'en haut de la colline (entrée 50 PHP). Compter 10-15 minutes de marche. Puis, nous grimpons les env 200 marches qui mènent au sommet. D'après ce que nous avons compris, en saison sèche, l'herbe brunit et lorsque le vent agite les herbes, cela peut faire penser à des collines de chocolat. Nous ne sommes pas en saison sèche et l'herbe est verte. Il reste que ces petites collines sont plutôt amusantes. Au retour, nous trouvons un bus qui nous mène directement à Tagbilaran (env. un passage toutes les demi heures).
Nous hésitons à nous rendre à Panglao Island. On ne nous a pas dit du bien d'Alona Beach et le prix des hôtels sur les autres plages dépasse notre budget. Nous décidons de partir.
Nous quittons donc Tagbilaran en empruntant le bateau d'Oceanjet pour Dumaguete sur l'île de Negros. Le passage coûte 700 PHP et on nous oblige à remettre nos bagages a des employés qui les porteront sur le bateau (75 PHP)
Dumaguete (île de Negros) Nous logeons au Coastal Inn (380 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide) a quelques minutes du port. Le personnel est aimable et nous sommes près des quais qui sont très agréables. Le soir, les petits vendeurs, masseurs, pedicures y installent leurs stands. La ville nous plait tout de suite (sauf le centre qui est bruyant en raison d'une circulation effrénée) et nous y passons plusieurs jours. Il est facile et peu coûteux de louer une moto (500 PHP pour 2 jours), ce que nous faisons. Avec la moto, nous dirigeons d'abord vers le sud en direction du lac Balanan (entrée 50 PHP). Pour cela il faut bifurquer juste à la sortie de Siaton et emprunter une route partiellement bétonnée. Le lac est joli, un sentier permet de se promener en bordure. Ce lieu est très fréquente par les Philippins qui sont, comme toujours, amicaux. La route cotiere qui passe de Siaton par Bonbonon pour arriver a Lutuban nous permet de découvrir des plages de sable pas encore envahies de resorts. Sur notre chemin du retour, nous nous arrêtons a Dauin et repérons un sanctuaire de coraux. Nous nous y rendrons 2 jours plus tard en jeepney (25 PHP) pour y faire du snorkeling (entrée 50 PHP pour le snorkeling). Nous profitons aussi de la moto pour nous rendre à Bais et prendre un verre a l'Azalea hotel sur la route des Twin Lakes. Cet hotel est accroché à la montagne, au dessus du vide. La terrasse offre une vue splendide.
Sipalay (île de Negros) Nous prenons un bus pour Sipalay avec changement à Bayawan (120 + 112 PHP) afin d'arriver en journée à Sipalay. La plage est belle. La majorité des touristes qui viennent a Sipalay logent à Sugar Beach, plage ou se trouvent la plupart des Resorts a prix accessible. Nous cherchons à louer une moto pour visiter les environs sans être bloqués dans un Resort, mais on nous dit que cela n'est pas possible. Nous partons pour Bacolog.
Bacolog (île de Negros) Nous choisissons un bus Ceres pour Bacolog (183 PHP - durée env 5h) et y restons quelques jours pour assister aux festivités du Nouvel An chinois. Le soir, nous nous rendons au coin de la San Juan Street / South Capital Road car on peut y acheter son poisson sur le marche et l'apporter dans les petits restaus du coin qui le cuisinent selon le goût du client. Les restaus fournissent le riz et la boisson et facturent un montant forfaitaire pour la cuisine. Enfin, nous pouvons manger du poisson tous les jours, comme nous le désirons. Nous profitons de notre séjour a Bacolog pour faire une excursion à Mambucal ou se trouvent des sources d'eau chaude. Le trajet prend une heure et coûte 70 PHP ar. Le Mountain View Resort (entrée 50 PHP) propose différentes activités comme piscines, marche dans la canopee, location de bateau, ofuro japonais, etc. Le but principal de notre déplacement est la marche dans la canopee. Hélas, c'est fermé. Nous nous rabattons sur le sentier qui mène aux 7 chutes, seule activité gratuite du Resort. Même la location de tables-chaises ou huttes pour le pique-nique sont payants. Samedi est la journée la plus importante des fêtes du nouvel an chinois. Nous avons l'impression que tout Bacolog s'est déplacé pour fêter l'événement. Nous entrons dans l'année chinoise du serpent. Tout d'abord, un groupe de 6 a 8 hommes transporte un python vivant dans la rue. Les spectateurs tentent de toucher le serpent et se faire photographier avec. Puis, des centaines de jeunes Philippins portent un serpent confectionne en papier peint aux couleurs vives et decore de perles. C'est très joli et tout le monde s'amuse bien. Le serpent de papier doit mesurer plusieurs centaines de mètres et occupe une bonne partie de l'avenue qui passe devant le Capitole. Par cette action, la ville de Bacolog voudrait entrer au livre des records. Nous admirons aussi des groupes de danseurs en costumes chinois qui effectuent des chorégraphies sous les yeux d'un jury qui devra départager les meilleures équipes. Une petite pluie fine accompagne leur prestation. Dommage, car les parapluies déployés par les spectateurs bouchent un peu la vue. Clôture de la soiree avec un feu d'artifice. Les Philippins démontrent une fois de plus qu'ils savent faire la fête en toute occasion.
Nous quittons Bacolog en empruntant un bus Ceres pour Sagay (123 PHP), puis un tricycle (20 PHP) qui nous conduit au départ du bateau pour Bantayan sur l'île du même nom. Nous prenons un banka (bateau équipe de 2 stabilisateurs latéraux en bambou) pour une traversée qui va durer env. 3 h. Le passage coute 250 PHP. Il y a un petit vent et nous sommes parfois un peu secoués, mais rien de grave. Le bateau est equipe de 2 moteurs. Le pilote connait son affaire et ralentit pour éviter de taper dans la vague. Nous arrivons à Bantayan en début d'après-midi
Bantayan Au port de Bantayan, nous trouvons un petit jeepney qui nous amène à Santa Fe (20 PHP). Nous commençons notre recherche d'hotel avec confiance, Denis de VoyageForum nous ayant informés que nous devrions trouver dans nos prix. Nous sommes abordés par plusieurs personnes qui proposent des tricycles, motos, hotel etc... Nous en profitons pour demander un hotel pas cher. Quelqu'un nous amène sur la plage, face à l'entree du Coral Blue Oriental dans une maison privée au toit bleu. 2 chambres dans un bungalow sont a louer (500 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide). Parfait pour nous. On se croirait dans un Resort avec la plage à 15 mètres de notre chambre. Le lendemain, nous louons un scooter negocie 250 PHP la journée. Nous partons en direction de Madridejos en suivant le plus possible la côte. Nous sommes a maree basse et l'on voit bien les racines de la mangrove. Comme toujours, les habitants sont souriants et affables. Nous arrivons jusqu'au fort espagnol en ruines, puis poursuivons en direction de Bantayan. À Bantayan, nous nous rendons a l'Allied Bank qui est le seul établissement de l'île à avoir un ATM utilisable avec une carte étrangère. Nous déjeunons de poisson au marche de Bantayan et visitons l'église Pierre et Paul. Nous observons le travail des pêcheurs sur les quais animes. Certains pêcheurs doivent ravitailler en carburant et boissons les petites îles avoisinantes car ils rapportent des jerrycans et caisses de bières vides pour repartir chargés à bloc. Nous sommes épatés de les voir transporter tant de choses sur leurs petits esquifs. L'apres-midi, nous prenons les chemins en bord de mer en direction de Santa Fe. Les plages sont belles. Nous photographions les fleurs qui poussent aux abords des maisons. L'île est petite et un jour de location de scooter est amplement suffisant. Le soir, nous retournons au Coucou bar car cet établissement, hormis la qualite de ses repas, offre un bon wifi. Nous réservons notre vol Cebu City - Puerto Princesa sur Palawan sur AirPhil Express pour env. 40 EUR tout compris (vol, frais, excédent de bagages car la compagnie n'autorise que 10kg de bagages par personne). Nous passons le reste de notre sejour a Santa Fe a lezarder et profiter de la plage. Un paysage de carte postale. Le sable est blanc, l'eau chaude et peu profonde. Le rêve de tout touriste, quoi...
Cebu City Nous prenons le bateau de 7h30 pour Hagnayan sur l'île de Cebu (170 PHP). La traversée dure un peu plus d'une heure, puis nous sautons dans un bus pour Cebu City (150 PHP avec aircon). Le bus nous dépose au North Bus Terminal. Nous attrapons un jeepney pour Colon (centre ville) et demandons l'hôtel de Mercedes que tout le monde connait. Notre hotel, le McSherry Pension se trouve juste derrière (500 PHP avec ventilateur et eau froide). Les vieux quartiers historiques de Cebu sont jolis a voir. On y voit notamment la croix de Magellan. Nous faisons quelques achats au centre commercial Ayala, puis partons pour Lapu Lapu sur l'île de Mactan en empruntant le ferry du pier 3 (départ toutes les 15 minutes pour 14 PHP). Nous nous installons au GV hotel réserve via leur site internet (725 PHP avec ac). L'objectif de notre arrêt a Mactan Island est la visite d'une fabrique de guitares, ce que nous faisons a Maribago (12 ou 13PHP en jeepney). Un responsable de la fabrique Susing's guitar nous fait visiter l'atelier de fabrication et nous explique en détail comment se fabriquent les guitares ou ukuleles. Tout est fait a la main par des artisans tres habiles qui utilisent des outils très simples. C'est passionnant.
Le lendemain, nous nous envolons pour Puerto Princesa avec AirPhilExpress. Nous avons acheté 5kg de bagages supplémentaires (total 15kg), mais nous payons encore un petit excédent (150 PHP par kg) + la taxe de 200 PHP. À l'atterrissage à Puerto Princesa, nous bénéficions d'une vue splendide sur la mangrove.
Puerto Princesa (île de Palawan) Nous nous installons au Duchess Pension recommande par notre guide de voyage (750 PHP), puis nous rendons a Honda Bay en jeepney en prenant la direction de SA Lourdes (25 PHP). Si le chauffeur du jeepney ne va pas a Honda Bay, il faut descendre a la station d'essence et prendre la route perpendiculaire sur env. 500 mètres. Sur le quai d'Honda Bay se trouve un bureau auxquel on indique sa destination. Le cout de location des bankas va de 700 a 1500 PHP selon la taille du moteur du bateau, la destination et le nombre d'iles visitees. Ce a quoi il faut ajouter une taxe de 40 PHP et aussi une taxe d'entree sur chaque ile (50 - 125 PHP). Nous nous inscrivons pour une excursion à Pambato reef car nous voulons voir des coraux et des petits poissons. Pambato n'est pas une île, mais un récif. Nous espérons pouvoir nous joindre à quelques personnes pour réduire le coût du bateau (800 PHP pour une banka pouvant contenir au maximum 20 personnes + une taxe environnementale de 40 PHP + 50 PHP de frais d'entrée), mais il y a peu de touristes et ceux qui sont la vont sur d'autres îles. Le bureau qui répartit les bankas ne nous laisse pas le choix et nous loue le bateau pour nous 2. La prochaine fois, nous nous organiserons différemment. Pambato reef est bien délimité par des bouées. Le corail nous déçoit, car il est brun. À un seul endroit, nous voyons du corail d'un bleu éclatant. Les poissons en revanche nous ravissent. Ils sont nombreux et curieux. Leurs couleurs sont vives. Nous observons egalement quelques poissons de taille moyenne.
Nous avons décidé de ne pas prolonger nos visas philippins pour des raisons de coût. En effet une prolongation nous serait facturée 6500 PHP pp et nous n'avons pas besoin de 59 jours supplémentaires. Nous reviendrons une autre fois aux Philippines pour visiter l'île de Luzon. Nous réservons nos billets d'avion Puerto Princesa - Manille - Kuala Lumpur qui nous reviennent a 150 EUR pp (incluant 15 kg de bagages et les divers frais et taxes pour le 9 mars. Au départ, nous ne paierons qu'une taxe d'aéroport de 40 PHP nous affirme l'employée de l'agence. Ceci s'est avere inexact; nous avons du payer une taxe de 550 PHP par personne lorsque nous avons quitté Manille pour Kuala Lumpur ! De bon matin, nous prenons un jeepney (multicab) pour New Market (14 PHP) ou nous montons dans le jeepney qui se rend quotidiennement a Port Barton (250 PHP). Il est normal pour un jeepney d'être chargé, mais celui ci deborde en tous sens et surprend même les Philippins qui le regardent passer d'un air dubitatif. D'ailleurs, plusieurs touristes qui ne souhaitent pas voyager sur le toit louent un van pour Port Barton. Il paraît que nous sommes en période de vacances et ceci explique probablement cela.
Port Barton Ivan (de VF) et Shirley nous accueillent a l'arrivée. Nous sommes heureux de faire leur connaissance. Ils ont retenu une chambre pour nous au Ausan Cottages (800 PHP) qui est très joli et ou nous nous avons la chance d'avoir une terrasse abritée (utile, car la pluie va s'inviter). Le patron tient une épicerie ou l'on peut acheter des sachets de café type Nestle (6 PHP) et un thermos d'eau chaude (30 PHP). Pour le pain, il y a un bakeshop tout près. Une tornade passe en ce moment sur Général Santos. Ivan pense que nous ne devrions avoir que de la pluie résiduelle. Il a raison, rien de sérieux n'arrive. En attendant, nous marchons jusqu'à White Beach en empruntant un petit radeau a un endroit ou le pont a été detruit par les intempéries precedentes. Nous faisons un projet de sortie en bateau avec un boatman de leur connaissance. En attendant, nous allons voir une chute d'eau à une heure et demie de marche. Le temps se gâte pendant la balade. Lorsque nous arrivons a la chute d'eau, il pleut a verse. Sur le chemin du retour, le chemin de terre est devenu glissant. Nous sommes trempés. Quelques petites sangsues se collent à nos jambes et bras. Comme conseille par Ivan, nous les enlevons immédiatement et c'est très facile (Même si quelques une font de la résistance). La pluie dure encore tout l'apres-midi. Cela ne va pas faciliter notre recherche de candidats pour une sortie en bateau. Le lendemain, nous trouvons un accord avec un pêcheur (1000 PHP pour le bateau sans nourriture) pour qu'il nous emmène faire du snorkeling. Il nous dépose a quelques mètres des coraux. Le soleil est enfin au rendez-vous et nous pouvons nager sur le récif et admirer ses petits poissons colorés. A midi, il nous conduit a une plage de sable blanc pour pique-niquer. Une dizaine de bankas sont delà la. Après le repas, il nous arrête a nouveau sur un autre récif. Ici, aucun autre bateau n'a ancré et les poissons se cachent en nous voyant. Le soleil éclaire bien la scène et cela nous réjouit.
Pendant notre sejour a Port Barton, nous n'avons jamais pu avoir de connection wifi (électricité de la tombée de la nuit a minuit, temps couvert, pas de signal etc...). Nous espérons avoir du wifi a el Nido. Nous quittons Port Barton un beau matin en prenant le jeepney pour Roxas (150 PHP, prix pour touristes), puis un autre jeepney pour El Nido (250 PHP, idem). La route n'est pas betonnee jusqu'a el Nido, la derniere partie (apres Taytay) est en travaux.
El Nido El Nido est une station touristique en plein boom ou chacun semble avoir ouvert qui un resort, un petit hotel, une agence proposant des tours en bateau ou encore une location de motos. Cela change du calme de Port Barton !! Nous logeons tout d'abord au Cliffside Cottages (800 PHP), mais n'y restons pas car nos voisins sont bruyants et il y a des moustiques dans la chambre. Nous nous installons au Bunakidz Lodge, juste a cote (600 PHP -sans doute l'un des hotels les plus economiques d'el Nido) avec l'avantage de la moustiquaire. Nous sommes venus a El Nido pour voir l'archipel des Bacuit et nous inscrivons a une excursion. Nous arrivons enfin a avoir une connection wifi dans un café et relevons nos messages. Ici l'électricité est présente entre 18h env jusqu'au petit matin. Nous avons choisi le tour C (900 PHP). Les îles visitées sont Hélicopter Island, Inambuyod Island, Tapiutan Island ou nous avons déjeune et Matinloc. Il vaut prévoir palmes, masques et tuba pour bien profiter des coraux et petits poissons bigarrés. À midi nous déjeunons sur une plage d'un excellent poisson grillé, riz et petite salade prépare par les 3 marins qui s'occupent de notre bateau. Le dessert est composé d'ananas et pastèque frais. Seule, la boisson n'est pas fournie (eau indispensable). Nous nous arrêtons a un endroit qui ne semble pas particulier, si ce n'est qu'il y a un passage dans la roche qui mène a une plage de sable blanc. Je crois que c'est Hidden Beach. Le dernier stop est a Matinloc Shrine, ancien couvent et lieu religieux catholique. Malheureusement, le mauvais temps (peut-être des tornades) ont endommagé le bâtiment et le lieu a été évacué. Nous sommes très satisfaits de notre journée et recommandons cette excursion. Comme toujours les Philippins nous impressionnent par leur serviabilité. Personne n'est oublié. Ils aident tous ceux qui ont de la peine a descendre du bateau ou marcher vers les plages ou il y a des coraux. Ils tirent dans l'eau sur la bouée de sauvetage du bateau ceux qui ne sont pas équipés de palmes ou de chaussures pour les coraux. Nous nous inscrivons aussi au tour À qui est le tour le plus populaire. Le 1er arrêt, c'est Seven Commandos Beach. Nous nageons jusqu'au récif mais ne voyons pas grand chose car le corail a vraiment été endommage. Ensuite, nous stoppons a Secret Lagoon qui est invisible de l'extérieur. Pour le déjeuner, nous rejoignons un groupe de bankas sur une plage ou le repas est aussi bon que le jour précédent. L'apres-midi, nous visitons Big Lagoon sur l'ile de Miniloc ou le banka peut pénétrer car nous sommes a marée haute. En faisant du snorkeling, nous voyons de beaux coraux, quelques poissons et des oursins avec des piquants de la taille de grosses aiguilles a tricoter !!! il ne faut surtout pas marcher dessus, ni meme les effleurer. Enfin, nous stoppons a Small Lagoon, toujours sur Miniloc, ou les marins nous impressionnent par leur connaissance des lieux car, a un moment donne, ils passent deux roches entre le bateau et le stabilisateur. Le banka ancre et nous pouvons presque marcher jusqu'au lagon, tant l'eau est peu profonde. Il paraît qu'il y a une grotte au fond du lagon. Nous nous arrêtons avant, sur une formation rocheuse. Cette excursion est différente que le tour C en ce sens qu'elle s'adresse plus a ceux qui cherchent de la plage et des lagons. Mais elle est intéressante. Pour ce tour, il vaut mieux porter des chaussures pour les coraux pour éviter les coupures. Il faut aussi prendre garde aux petites méduses blanches.
Nous avons prévu un peu trop de temps a Palawan et devons attendre quelques jours avant de prendre notre vol de Puerto Princesa pour Manille et Kuala Lumpur. Nous restons encore un peu a El Nido et profitons de la plage de Corong Corong. La vue sur l'archipel des Bacuit des magnifique. Nous l'immortalisons par quelques photos.
Roxas Nous prenons le RORO ( compagnie aux bus verts) air conditionne de 10h00 pour Roxas (163 PHP, prix pour tous) et arrivons a Roxas sans souci aux environs de 13h30. Nous trouvons une chambre au Rover Hotel pas loin du terminal de bus (450 PHP). Il nous semble que les gens qui s'arrêtent a Roxas sont ceux qui n'ont pas trouve de moyen de transport pour poursuivre leur route vers leur destination finale. Roxas est une ville plutôt aérée. Elle est située au bord de la mer, mais il n'y a pas de plage. Nous dinons dans un restaurant directement sur le front de mer et sommes gratifiés d'un splendide coucher de soleil. Nous constatons que notre dernière sauvegarde de fichiers a El Nido a avorté et que nous avons perdu plus de 2 semaines de notre journal de bord. Ce sont les aléas du voyage. Il va falloir ré-écrire cette partie.
Puerto Princesa Nous prenons a nouveau le RORO le matin pour Puerto Princesa (158 PHP, bus ordinaire), puis un multicab de New Market au centre ville (15 PHP). Nous retournons au Duchess Pension ou nous avions retenu une chambre (750 PHP). Apres avoir consulte les avis sur VF, nous avons réserve une chambre sur le site Internet du Tune Hotel a Kuala Lumpur et paye par Paypal. En l'absence de confirmation de Tune Hotel, nous leur téléphonons et une demoiselle nous soutient mordicus que Paypal a annulé notre réservation, que nous devons la refaire et payer de préférence par carte de crédit !! Après un autre telephone et quelques échanges de mails, Tune Hotel finit par confirmer notre réservation. Ici, il vaut mieux rester zen. Il nous reste quelques pesos a dépenser avant notre départ des Philippines. Nous réservons une table au Kalui restaurant repute être le meilleur restaurant philippin de l'endroit. En effet, cette réputation est amplement meritee. La nourriture est délicieuse, bien présentée et les prix pas plus élevés que dans d'autres restaurants pour touristes. Nous faisons nos bagages et préparons notre arrivée a Kuala Lumpur (terminal low cost LCCT), puis bus jusqu'à KL Sentral, puis monorail jusqu'à la station Medan Tunkun a 5mn de marche du Tune Hotel
L'appareil de Cebu Pacific qui part de Puerto Princesa a une défaillance technique. Nous devons attendre un autre appareil qui vient de Manille. Nous sommes inquiets pour notre vol de connection car nous ne souhaitons pas arriver dans une ville inconnue (Kuala Lumpur) à plus de minuit. Heureusement, après négociation avec les employées de Cebu Pacific et une course a travers l'aéroport de Manille, nous arrivons a attraper le vol prévu.
Notre voyage aux Philippines est termine. Nous reviendrons, c'est sur, pour visiter l'île de Luzon et aussi parce que nulle part ailleurs, nous n'avons rencontre une population aussi aimable et accueillante. Les paysages sont magnifiques et les petits animaux (papillons, chauve souris) nous ont surpris.
En bref
+++ sans hésitation : l'amabilité et la serviabilité des Philippins ++ dans leur grande majorité, les Philippins parlent anglais ce qui facilite les échanges ++ les paysages, la flore, les petits animaux + en général, il est facile de se déplacer en bus ou en bateau, mais les transports prennent du temps
Nos endroits préférés :
Davao pour son ambiance Dumaguete (Negros) pour ses quais en bord de mer très animés en soirée Santa Fe (Bantayan) pour sa plage Archipel des Bacuit (el Nido) pour ses paysages époustouflants
Petit bémol quant au prix des guesthouses qui sont plus élevés qu'au Laos et Cambodge par exemple
Ce que nous aurions fait différemment : Rétrospectivement, nous aurions préfere consacrer moins de temps a Palawan et visiter plus en détail l'île de Cebu que nous avons traversée trop rapidement.
Sur Palawan, nous conseillons d'utiliser de préférence la compagnie de bus "Ro-Ro" (bus verts) quand cela est possible , car il n'y a pas de surcharge pour touristes.
Nous voudrions à notre tour partager notre modeste expérience aux Philippines. Nous y avons passé 2 mois très agréables.
Préambule Nous voyageons sac à dos à roulettes (roulé la grande majorite du temps). Nous choisissons generalement des hôtels avec sdb et ventilateur. Une chambre aveugle ne nous derange pas car nous ne l'utilisons que pour dormir. Nous privilégions les transports locaux (Jeepney, van, bus). Nous aimons prendre nos repas sur les marchés, mais ne dédaignons pas un bon petit resto de temps a autre. Les prix que nous indiquons sont pour une personne, sauf pour l'hôtel ou nous donnons le prix de la chambre. Nous ne nous sommes jamais sentis en danger, même lorsque nous nous sommes perdus a Manille dans le quartier Ermita Malate le 2me soir. Comme dans toute grande ville, il faut être prudent, mais nous ne pensons pas que Manille soit plus dangereuse qu'une autre mégapole. À Manille, nous avons toutefois été impressionnés par le nombre de personnes qui dorment dans la rue
Note pour ceux qui voyagent long terme : les hôtels dans lesquels nous logeons sont deux fois plus cher, à qualité égale, qu'au Laos et ou au Cambodge, par exemple. La nourriture et les transports en revanche sont bon marche.
Manille Nous voyageons avec Etihad (via Abu Dhabi). Arrivée à Manille vers 23h. Nous prenons un taxi de l'aéroport (PHP 530) car nous n'avons pas trouvé les taxis à PHP 300 et à minuit, sur les rotules, pas envie de négocier. Arrivee a la pension Natividad réservée via Internet (PHP 1100). Nous y passons 3 nuits. Propre, bien située, avec des lockers pour ranger ses documents important pour ceux qui le souhaitent. Nous flanons dans la quartier et visitons Intramuros, l'ancien quartier espagnol.
Davao Vol Cebu Pacific pour Davao (env 50 EUR). Taxi et logement à l'hôtel Sampaguita (PHP 625 avec ac et eau chaude). Davao nous plait beaucoup. Les gens sont detendus. C'est une ville de non fumeurs. Dans People's Park, on confisque cigarettes et briquets aux fumeurs à l'entrée pour les leur restituer a la sortie ! Le parc est ouvert le soir. Ambiance jeune et familiale. Nous avons vu des jets d'eau illumines en musique. La ville est agréable et tres sure.
Nous visitons Crocodile Park accessible seulement en taxi (env. 120 PHP). Mais ce que nous préférons, c'est la ferme aux papillons situee juste a cote ou des passionnes nous ont montre des mygales et des bébés scorpions blancs qui venaient de naître et se faisaient transporter sur le dos de leur mère.
En jeepney (85 PHP ar) et moto (60 PHP ar), nous allons a Eagle Camp (entree 55 PHP) ou l'on tente de sauver l'aigle philippin. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Malagos Garden Park (entree 100 PHP) ou nous voyons de magnifiques orchidées.
Nous avions envie d'aller à la plage de Mati, mais la pluie contrarie nos plans. Nous allons sur l'île de Samal, plus proche, accessible en bus et ferry (25 PHP) depuis Magsaysay Park. Il faut descendre a l'arrivee du ferry et prendre un tricycle pour le Resort. Nous passons la journée au Paradise Resort (entrée 150 PHP + une boisson a 50 PHP min.) qui est parfaitement aménagé (abris couverts avec tables, chaises longues, barbecue pour les pique-niqueurs, possibilité de louer canoë, jet skis, etc). Pour le retour, c'est plus simple: on peut prendre le bateau du Resort (15 PHP) et on arrive dans le quartier de Lanang d'où il est facile de reprendre un jeepney pour le centre ville.
Comme il pleut toujours le lendemain, nous décidons d'aller au terminal de bus pour voir quand partent les bus pour Général Santos. En chemin, nous passons sur le pont qui enjambe la rivière et voyons que le quartier en dessous est inondé (env 50cm d'eau). Les habitants nous interpellent. Devant nos yeux effares, ils rient et plaisantent. "No problem". Leur optimisme nous paraît incroyable.
Nous terminons le chapitre sur Davao avec un merci tout particulier à Denis qui nous a guidés à travers le marche de Davao et donné d'excellents conseils. Il a testé pour nous l'efficacite du service des urgences de l'hôpital de Davao. Meme s'il faut montrer au garde qui est à la sortie la preuve que les soins ont bien été payés.
Général Santos Bus Davao - General Santos (250 PHP). Il pleut toujours. Général Santos nous parait assez pauvre. Au marche, une grande halle est consacrée aux vêtements de seconde main. Nous logeons au Lea's Pension House (350 PHP) et repartons le lendemain.
Lac Sebu Nous prenons un bus pour Koronadal (90 PHP), puis un van direct pour le lac Sebu (55 PHP). La pluie, qui avait cessé temporairement, a repris. Les hôtels au lac Sebu dépassent notre budget. Nous allons au Estares Lake Resort et y passons 2 nuits. Nous avons du changer de chambre la 2me nuit, car il n'y avait meme pas d'eau a la douche. Nous ne recommandons pas cet établissement. Le paysage est magnifique. Les habitants sont aimables; une femme en habit traditionnel TBoli vient nous saluer. Dans le lac, on élève le tilapia, poisson proposé à tous les repas y compris au petit déjeuner. Nous estimons que les élevages de tilapia occupent env. 30 % de la surface du lac. L'autre attraction du lac Sebu, c'est les 7 falls. Nous pensions naïvement que ces chutes étaient regroupées à un endroit, mais non. Il faut prendre une moto (100 PHP) jusqu'à la 1re chute (entree 20 PHP). Après la pluie, le chemin de terre est glissant. Notre motocycliste conduit tres bien. À partir de la 1ère chute, il faut prendre une zip line de quelques centaines de mètres de long qui survole les chutes numéros 2 à 5 (250 PHP en semaine, 300 le week-end). Comme nous ne voulons pas prendre la zip line, nous descendons (puis remontons) les env. 700 marches jusqu'à la chute no. 2...
Trajet lac Sebu - Cagayan de Oro Heureusement, aujourd'hui, il fait beau. Nous allons au terminal de bus en moto (10 PHP), puis retournons à Koronadal (appele aussi Marvel). Pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter Cotabato et le lac Lanao. On nous conseille de prendre un bus pour Tacurong (75 PHP). A Tacurong, une compagnie de bus nommee Rural Tours effectue le parcours que nous souhaitons (via Matalam) pour 600 PHP. Nous attendons le second bus qui est avec aircon car il faut compter 10h pour aller de Tacurong à Cagayan de Oro. Nous arrivons à Cagayan vers 21 heures. Il fait nuit et nous prenons un taxi pour le Park View hotel (env 600 PHP) situe en plein centre.
Cagayan de Oro Nous allons à l'office du tourisme ou une dame charmante nous dit que l'activité touristique de la ville, c'est rafting en eaux vives. Pas notre tasse de thé. Le jardin botanique est difficilement accessible par les transports publics. Nous craignions nous ennuyer, mais une bonne surprise nous attend: tous les vendredis et samedis soir, Rizal Street est bouclée et un marche compose de centaines de petits stands se met en place. Nous avons l'impression que tout Cagayan se réunit pour s'amuser, écouter de la musique et faire quelques emplettes. C'est très vivant et bon enfant. Nous y passerons 2 soirées très sympathiques.
Camiguin Nous prenons un bus pour Butuan qui nous dépose à Balingoan (80 PHP), puis le ferry pour Benoni sur la petite île de Camiguin. Attention, le dernier ferry opere normalement vers 16-17h (s'il n'est pas en panne). Nous arrivons a Cagayan vers 10h. Le super shuttle ferry étant en réparation, nous ne pouvons partir que vers 11h30 (env. 150 PHP). De nombreux vans et Jeepneys (23 PHP) attendent l'arrivée du ferry pour emmener les passagers à Mambajao. À Mambajao, nous prenons un motorela (tricycle 10 PHP) qui nous depose au Seascape Resort (700 PHP). Notre bungalow est simple et cela nous convient. Il donne sur un joli petit jardin à quelques mètres de la plage de sable noir et galets (comme partout a Camiguin). Le personnel du Seascape est gentil et désireux de rendre service. Nous conseillons toutefois de regler la note chaque jour afin d'éviter les surprises
Le lendemain, nous louons une petite moto pour faire le tour de l'île qui n'est pas bien grande. Nous apprécions cette liberte que nous n'avions pas a Davao. Nous voyons le cimetiere immerge de Bonbon. Nous ne pouvons aller aux chutes de Tuwasan car la route est fermée pour cause de travaux. Ensuite, nous visitons les Cold Springs de Santo Nino, puis faisons un stop pour visiter la curieuse eglise de Sagay entierement decoree en bambou. En chemin, nous nous arretons a Benoni pour nous renseigner sur les bateaux qui partent pour Jagna sur l'ile de Bohol. La pluie reprend, nous forcant a un exercice de mise de pèlerines urgent. Nous nous arrêtons aux chutes de Katibawasan qui sont jolies. Camiguin nous plaît bien pour son ambiance conviviale et relax.
Le soir, nous nous rendons à un restaurant nomme Casa Roca qui nous a ete recommandé. Pour un prix tres légèrement supérieur à celui du Seascape, nous avons du poisson bien cuisine, accompagne de légumes aldente, le tout très bien servi. Nous recommandons chaudement. Le Casa Roca se trouve à 3-5 km du Seascape direction Yumbing. Attention, pour les personnes non motorisees, il est facile de se rendre au Casa Roca en motorela en journée et d'en revenir, mais le soir, on peut facilement y aller, mais pas forcément en revenir car peu de tricycles circulent dans ce sens lorsqu'il fait nuit (à partir de 18h) !
Le lendemain nous prenons une motorela pour Mambajao afin de nous renseigner sur le ferry lent qui partirait de Balbagong pour Bohol et ferait le trajet en 4 heures plutôt que les 2 prévues de Benoni. Malheureusement le bateau n'est pas ou plus en activité (nous n'avons pas bien compris les explications)!
Nous quittons Camiguin en empruntant le bateau de la compagnie Oceanjet de Benoni a Jagna sur l'île de Bohol (600 PHP). À Jagna, nous sautons dans un jeepney qui nous mène à Tagbilaran (environ 80 PHP). Un tricycle nous conduit au centre ville pour 30PHP. La route qui va du terminal de bus au centre ville est vraiment en mauvais etat. Nous nous installons à l'hôtel CasaReyfrancis (750 PHP pour une chambre avec ac).
Tagbilaran (ile de Bohol) Après nous être renseignés auprès de notre hotel, nous prenons un jeepney en direction de Corella. Celui ci nous dépose à une bifurcation ou nous prenons une moto (40 PHP pour une distance d'env 4 km) qui nous conduit a l'endroit ou se trouvent les tarsiers (entrée 50 PHP). Les tarsiers sont de petits primates nocturnes mignons comme tout avec de grands yeux. Ils se nourrissent d'insectes. Ils sont en danger, notamment en raison de la disparition de leur milieu naturel. Leur tête tourne presque à 360 degrés, c'est assez rigolo. Dans ce centre, ils ne vivent pas en cage. Ils pourraient s'en aller, mais ils ne le font pas parce ils y sont protégés et à l'abri de leur principal prédateur : le chat. Tous les matins, les gardiens les cherchent pour les montrer aux visiteurs du centre. Nous arrivons assez tôt au centre et avons la chance de les photographier de tout près.
Après les tarsiers, nous nous mettons au bord de la route dans l'espoir de prendre un jeepney pour Loboc pour aller ensuite aux Chocolates Hills. Nous attendons un bon moment. Il semble que tous les véhicules circulent en sens oppose. Ouf, voici un van qui va dans le bon sens et - comble de chance - il va jusqu'à Carmen. Le chauffeur nous arrête au croisement pour les Chocolates Hills et nous allons à pied jusqu'en haut de la colline (entrée 50 PHP). Compter 10-15 minutes de marche. Puis, nous grimpons les env 200 marches qui mènent au sommet. D'après ce que nous avons compris, en saison sèche, l'herbe brunit et lorsque le vent agite les herbes, cela peut faire penser à des collines de chocolat. Nous ne sommes pas en saison sèche et l'herbe est verte. Il reste que ces petites collines sont plutôt amusantes. Au retour, nous trouvons un bus qui nous mène directement à Tagbilaran (env. un passage toutes les demi heures).
Nous hésitons à nous rendre à Panglao Island. On ne nous a pas dit du bien d'Alona Beach et le prix des hôtels sur les autres plages dépasse notre budget. Nous décidons de partir.
Nous quittons donc Tagbilaran en empruntant le bateau d'Oceanjet pour Dumaguete sur l'île de Negros. Le passage coûte 700 PHP et on nous oblige à remettre nos bagages a des employés qui les porteront sur le bateau (75 PHP)
Dumaguete (île de Negros) Nous logeons au Coastal Inn (380 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide) a quelques minutes du port. Le personnel est aimable et nous sommes près des quais qui sont très agréables. Le soir, les petits vendeurs, masseurs, pedicures y installent leurs stands. La ville nous plait tout de suite (sauf le centre qui est bruyant en raison d'une circulation effrénée) et nous y passons plusieurs jours. Il est facile et peu coûteux de louer une moto (500 PHP pour 2 jours), ce que nous faisons. Avec la moto, nous dirigeons d'abord vers le sud en direction du lac Balanan (entrée 50 PHP). Pour cela il faut bifurquer juste à la sortie de Siaton et emprunter une route partiellement bétonnée. Le lac est joli, un sentier permet de se promener en bordure. Ce lieu est très fréquente par les Philippins qui sont, comme toujours, amicaux. La route cotiere qui passe de Siaton par Bonbonon pour arriver a Lutuban nous permet de découvrir des plages de sable pas encore envahies de resorts. Sur notre chemin du retour, nous nous arrêtons a Dauin et repérons un sanctuaire de coraux. Nous nous y rendrons 2 jours plus tard en jeepney (25 PHP) pour y faire du snorkeling (entrée 50 PHP pour le snorkeling). Nous profitons aussi de la moto pour nous rendre à Bais et prendre un verre a l'Azalea hotel sur la route des Twin Lakes. Cet hotel est accroché à la montagne, au dessus du vide. La terrasse offre une vue splendide.
Sipalay (île de Negros) Nous prenons un bus pour Sipalay avec changement à Bayawan (120 + 112 PHP) afin d'arriver en journée à Sipalay. La plage est belle. La majorité des touristes qui viennent a Sipalay logent à Sugar Beach, plage ou se trouvent la plupart des Resorts a prix accessible. Nous cherchons à louer une moto pour visiter les environs sans être bloqués dans un Resort, mais on nous dit que cela n'est pas possible. Nous partons pour Bacolog.
Bacolog (île de Negros) Nous choisissons un bus Ceres pour Bacolog (183 PHP - durée env 5h) et y restons quelques jours pour assister aux festivités du Nouvel An chinois. Le soir, nous nous rendons au coin de la San Juan Street / South Capital Road car on peut y acheter son poisson sur le marche et l'apporter dans les petits restaus du coin qui le cuisinent selon le goût du client. Les restaus fournissent le riz et la boisson et facturent un montant forfaitaire pour la cuisine. Enfin, nous pouvons manger du poisson tous les jours, comme nous le désirons. Nous profitons de notre séjour a Bacolog pour faire une excursion à Mambucal ou se trouvent des sources d'eau chaude. Le trajet prend une heure et coûte 70 PHP ar. Le Mountain View Resort (entrée 50 PHP) propose différentes activités comme piscines, marche dans la canopee, location de bateau, ofuro japonais, etc. Le but principal de notre déplacement est la marche dans la canopee. Hélas, c'est fermé. Nous nous rabattons sur le sentier qui mène aux 7 chutes, seule activité gratuite du Resort. Même la location de tables-chaises ou huttes pour le pique-nique sont payants. Samedi est la journée la plus importante des fêtes du nouvel an chinois. Nous avons l'impression que tout Bacolog s'est déplacé pour fêter l'événement. Nous entrons dans l'année chinoise du serpent. Tout d'abord, un groupe de 6 a 8 hommes transporte un python vivant dans la rue. Les spectateurs tentent de toucher le serpent et se faire photographier avec. Puis, des centaines de jeunes Philippins portent un serpent confectionne en papier peint aux couleurs vives et decore de perles. C'est très joli et tout le monde s'amuse bien. Le serpent de papier doit mesurer plusieurs centaines de mètres et occupe une bonne partie de l'avenue qui passe devant le Capitole. Par cette action, la ville de Bacolog voudrait entrer au livre des records. Nous admirons aussi des groupes de danseurs en costumes chinois qui effectuent des chorégraphies sous les yeux d'un jury qui devra départager les meilleures équipes. Une petite pluie fine accompagne leur prestation. Dommage, car les parapluies déployés par les spectateurs bouchent un peu la vue. Clôture de la soiree avec un feu d'artifice. Les Philippins démontrent une fois de plus qu'ils savent faire la fête en toute occasion.
Nous quittons Bacolog en empruntant un bus Ceres pour Sagay (123 PHP), puis un tricycle (20 PHP) qui nous conduit au départ du bateau pour Bantayan sur l'île du même nom. Nous prenons un banka (bateau équipe de 2 stabilisateurs latéraux en bambou) pour une traversée qui va durer env. 3 h. Le passage coute 250 PHP. Il y a un petit vent et nous sommes parfois un peu secoués, mais rien de grave. Le bateau est equipe de 2 moteurs. Le pilote connait son affaire et ralentit pour éviter de taper dans la vague. Nous arrivons à Bantayan en début d'après-midi
Bantayan Au port de Bantayan, nous trouvons un petit jeepney qui nous amène à Santa Fe (20 PHP). Nous commençons notre recherche d'hotel avec confiance, Denis de VoyageForum nous ayant informés que nous devrions trouver dans nos prix. Nous sommes abordés par plusieurs personnes qui proposent des tricycles, motos, hotel etc... Nous en profitons pour demander un hotel pas cher. Quelqu'un nous amène sur la plage, face à l'entree du Coral Blue Oriental dans une maison privée au toit bleu. 2 chambres dans un bungalow sont a louer (500 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide). Parfait pour nous. On se croirait dans un Resort avec la plage à 15 mètres de notre chambre. Le lendemain, nous louons un scooter negocie 250 PHP la journée. Nous partons en direction de Madridejos en suivant le plus possible la côte. Nous sommes a maree basse et l'on voit bien les racines de la mangrove. Comme toujours, les habitants sont souriants et affables. Nous arrivons jusqu'au fort espagnol en ruines, puis poursuivons en direction de Bantayan. À Bantayan, nous nous rendons a l'Allied Bank qui est le seul établissement de l'île à avoir un ATM utilisable avec une carte étrangère. Nous déjeunons de poisson au marche de Bantayan et visitons l'église Pierre et Paul. Nous observons le travail des pêcheurs sur les quais animes. Certains pêcheurs doivent ravitailler en carburant et boissons les petites îles avoisinantes car ils rapportent des jerrycans et caisses de bières vides pour repartir chargés à bloc. Nous sommes épatés de les voir transporter tant de choses sur leurs petits esquifs. L'apres-midi, nous prenons les chemins en bord de mer en direction de Santa Fe. Les plages sont belles. Nous photographions les fleurs qui poussent aux abords des maisons. L'île est petite et un jour de location de scooter est amplement suffisant. Le soir, nous retournons au Coucou bar car cet établissement, hormis la qualite de ses repas, offre un bon wifi. Nous réservons notre vol Cebu City - Puerto Princesa sur Palawan sur AirPhil Express pour env. 40 EUR tout compris (vol, frais, excédent de bagages car la compagnie n'autorise que 10kg de bagages par personne). Nous passons le reste de notre sejour a Santa Fe a lezarder et profiter de la plage. Un paysage de carte postale. Le sable est blanc, l'eau chaude et peu profonde. Le rêve de tout touriste, quoi...
Cebu City Nous prenons le bateau de 7h30 pour Hagnayan sur l'île de Cebu (170 PHP). La traversée dure un peu plus d'une heure, puis nous sautons dans un bus pour Cebu City (150 PHP avec aircon). Le bus nous dépose au North Bus Terminal. Nous attrapons un jeepney pour Colon (centre ville) et demandons l'hôtel de Mercedes que tout le monde connait. Notre hotel, le McSherry Pension se trouve juste derrière (500 PHP avec ventilateur et eau froide). Les vieux quartiers historiques de Cebu sont jolis a voir. On y voit notamment la croix de Magellan. Nous faisons quelques achats au centre commercial Ayala, puis partons pour Lapu Lapu sur l'île de Mactan en empruntant le ferry du pier 3 (départ toutes les 15 minutes pour 14 PHP). Nous nous installons au GV hotel réserve via leur site internet (725 PHP avec ac). L'objectif de notre arrêt a Mactan Island est la visite d'une fabrique de guitares, ce que nous faisons a Maribago (12 ou 13PHP en jeepney). Un responsable de la fabrique Susing's guitar nous fait visiter l'atelier de fabrication et nous explique en détail comment se fabriquent les guitares ou ukuleles. Tout est fait a la main par des artisans tres habiles qui utilisent des outils très simples. C'est passionnant.
Le lendemain, nous nous envolons pour Puerto Princesa avec AirPhilExpress. Nous avons acheté 5kg de bagages supplémentaires (total 15kg), mais nous payons encore un petit excédent (150 PHP par kg) + la taxe de 200 PHP. À l'atterrissage à Puerto Princesa, nous bénéficions d'une vue splendide sur la mangrove.
Puerto Princesa (île de Palawan) Nous nous installons au Duchess Pension recommande par notre guide de voyage (750 PHP), puis nous rendons a Honda Bay en jeepney en prenant la direction de SA Lourdes (25 PHP). Si le chauffeur du jeepney ne va pas a Honda Bay, il faut descendre a la station d'essence et prendre la route perpendiculaire sur env. 500 mètres. Sur le quai d'Honda Bay se trouve un bureau auxquel on indique sa destination. Le cout de location des bankas va de 700 a 1500 PHP selon la taille du moteur du bateau, la destination et le nombre d'iles visitees. Ce a quoi il faut ajouter une taxe de 40 PHP et aussi une taxe d'entree sur chaque ile (50 - 125 PHP). Nous nous inscrivons pour une excursion à Pambato reef car nous voulons voir des coraux et des petits poissons. Pambato n'est pas une île, mais un récif. Nous espérons pouvoir nous joindre à quelques personnes pour réduire le coût du bateau (800 PHP pour une banka pouvant contenir au maximum 20 personnes + une taxe environnementale de 40 PHP + 50 PHP de frais d'entrée), mais il y a peu de touristes et ceux qui sont la vont sur d'autres îles. Le bureau qui répartit les bankas ne nous laisse pas le choix et nous loue le bateau pour nous 2. La prochaine fois, nous nous organiserons différemment. Pambato reef est bien délimité par des bouées. Le corail nous déçoit, car il est brun. À un seul endroit, nous voyons du corail d'un bleu éclatant. Les poissons en revanche nous ravissent. Ils sont nombreux et curieux. Leurs couleurs sont vives. Nous observons egalement quelques poissons de taille moyenne.
Nous avons décidé de ne pas prolonger nos visas philippins pour des raisons de coût. En effet une prolongation nous serait facturée 6500 PHP pp et nous n'avons pas besoin de 59 jours supplémentaires. Nous reviendrons une autre fois aux Philippines pour visiter l'île de Luzon. Nous réservons nos billets d'avion Puerto Princesa - Manille - Kuala Lumpur qui nous reviennent a 150 EUR pp (incluant 15 kg de bagages et les divers frais et taxes pour le 9 mars. Au départ, nous ne paierons qu'une taxe d'aéroport de 40 PHP nous affirme l'employée de l'agence. Ceci s'est avere inexact; nous avons du payer une taxe de 550 PHP par personne lorsque nous avons quitté Manille pour Kuala Lumpur ! De bon matin, nous prenons un jeepney (multicab) pour New Market (14 PHP) ou nous montons dans le jeepney qui se rend quotidiennement a Port Barton (250 PHP). Il est normal pour un jeepney d'être chargé, mais celui ci deborde en tous sens et surprend même les Philippins qui le regardent passer d'un air dubitatif. D'ailleurs, plusieurs touristes qui ne souhaitent pas voyager sur le toit louent un van pour Port Barton. Il paraît que nous sommes en période de vacances et ceci explique probablement cela.
Port Barton Ivan (de VF) et Shirley nous accueillent a l'arrivée. Nous sommes heureux de faire leur connaissance. Ils ont retenu une chambre pour nous au Ausan Cottages (800 PHP) qui est très joli et ou nous nous avons la chance d'avoir une terrasse abritée (utile, car la pluie va s'inviter). Le patron tient une épicerie ou l'on peut acheter des sachets de café type Nestle (6 PHP) et un thermos d'eau chaude (30 PHP). Pour le pain, il y a un bakeshop tout près. Une tornade passe en ce moment sur Général Santos. Ivan pense que nous ne devrions avoir que de la pluie résiduelle. Il a raison, rien de sérieux n'arrive. En attendant, nous marchons jusqu'à White Beach en empruntant un petit radeau a un endroit ou le pont a été detruit par les intempéries precedentes. Nous faisons un projet de sortie en bateau avec un boatman de leur connaissance. En attendant, nous allons voir une chute d'eau à une heure et demie de marche. Le temps se gâte pendant la balade. Lorsque nous arrivons a la chute d'eau, il pleut a verse. Sur le chemin du retour, le chemin de terre est devenu glissant. Nous sommes trempés. Quelques petites sangsues se collent à nos jambes et bras. Comme conseille par Ivan, nous les enlevons immédiatement et c'est très facile (Même si quelques une font de la résistance). La pluie dure encore tout l'apres-midi. Cela ne va pas faciliter notre recherche de candidats pour une sortie en bateau. Le lendemain, nous trouvons un accord avec un pêcheur (1000 PHP pour le bateau sans nourriture) pour qu'il nous emmène faire du snorkeling. Il nous dépose a quelques mètres des coraux. Le soleil est enfin au rendez-vous et nous pouvons nager sur le récif et admirer ses petits poissons colorés. A midi, il nous conduit a une plage de sable blanc pour pique-niquer. Une dizaine de bankas sont delà la. Après le repas, il nous arrête a nouveau sur un autre récif. Ici, aucun autre bateau n'a ancré et les poissons se cachent en nous voyant. Le soleil éclaire bien la scène et cela nous réjouit.
Pendant notre sejour a Port Barton, nous n'avons jamais pu avoir de connection wifi (électricité de la tombée de la nuit a minuit, temps couvert, pas de signal etc...). Nous espérons avoir du wifi a el Nido. Nous quittons Port Barton un beau matin en prenant le jeepney pour Roxas (150 PHP, prix pour touristes), puis un autre jeepney pour El Nido (250 PHP, idem). La route n'est pas betonnee jusqu'a el Nido, la derniere partie (apres Taytay) est en travaux.
El Nido El Nido est une station touristique en plein boom ou chacun semble avoir ouvert qui un resort, un petit hotel, une agence proposant des tours en bateau ou encore une location de motos. Cela change du calme de Port Barton !! Nous logeons tout d'abord au Cliffside Cottages (800 PHP), mais n'y restons pas car nos voisins sont bruyants et il y a des moustiques dans la chambre. Nous nous installons au Bunakidz Lodge, juste a cote (600 PHP -sans doute l'un des hotels les plus economiques d'el Nido) avec l'avantage de la moustiquaire. Nous sommes venus a El Nido pour voir l'archipel des Bacuit et nous inscrivons a une excursion. Nous arrivons enfin a avoir une connection wifi dans un café et relevons nos messages. Ici l'électricité est présente entre 18h env jusqu'au petit matin. Nous avons choisi le tour C (900 PHP). Les îles visitées sont Hélicopter Island, Inambuyod Island, Tapiutan Island ou nous avons déjeune et Matinloc. Il vaut prévoir palmes, masques et tuba pour bien profiter des coraux et petits poissons bigarrés. À midi nous déjeunons sur une plage d'un excellent poisson grillé, riz et petite salade prépare par les 3 marins qui s'occupent de notre bateau. Le dessert est composé d'ananas et pastèque frais. Seule, la boisson n'est pas fournie (eau indispensable). Nous nous arrêtons a un endroit qui ne semble pas particulier, si ce n'est qu'il y a un passage dans la roche qui mène a une plage de sable blanc. Je crois que c'est Hidden Beach. Le dernier stop est a Matinloc Shrine, ancien couvent et lieu religieux catholique. Malheureusement, le mauvais temps (peut-être des tornades) ont endommagé le bâtiment et le lieu a été évacué. Nous sommes très satisfaits de notre journée et recommandons cette excursion. Comme toujours les Philippins nous impressionnent par leur serviabilité. Personne n'est oublié. Ils aident tous ceux qui ont de la peine a descendre du bateau ou marcher vers les plages ou il y a des coraux. Ils tirent dans l'eau sur la bouée de sauvetage du bateau ceux qui ne sont pas équipés de palmes ou de chaussures pour les coraux. Nous nous inscrivons aussi au tour À qui est le tour le plus populaire. Le 1er arrêt, c'est Seven Commandos Beach. Nous nageons jusqu'au récif mais ne voyons pas grand chose car le corail a vraiment été endommage. Ensuite, nous stoppons a Secret Lagoon qui est invisible de l'extérieur. Pour le déjeuner, nous rejoignons un groupe de bankas sur une plage ou le repas est aussi bon que le jour précédent. L'apres-midi, nous visitons Big Lagoon sur l'ile de Miniloc ou le banka peut pénétrer car nous sommes a marée haute. En faisant du snorkeling, nous voyons de beaux coraux, quelques poissons et des oursins avec des piquants de la taille de grosses aiguilles a tricoter !!! il ne faut surtout pas marcher dessus, ni meme les effleurer. Enfin, nous stoppons a Small Lagoon, toujours sur Miniloc, ou les marins nous impressionnent par leur connaissance des lieux car, a un moment donne, ils passent deux roches entre le bateau et le stabilisateur. Le banka ancre et nous pouvons presque marcher jusqu'au lagon, tant l'eau est peu profonde. Il paraît qu'il y a une grotte au fond du lagon. Nous nous arrêtons avant, sur une formation rocheuse. Cette excursion est différente que le tour C en ce sens qu'elle s'adresse plus a ceux qui cherchent de la plage et des lagons. Mais elle est intéressante. Pour ce tour, il vaut mieux porter des chaussures pour les coraux pour éviter les coupures. Il faut aussi prendre garde aux petites méduses blanches.
Nous avons prévu un peu trop de temps a Palawan et devons attendre quelques jours avant de prendre notre vol de Puerto Princesa pour Manille et Kuala Lumpur. Nous restons encore un peu a El Nido et profitons de la plage de Corong Corong. La vue sur l'archipel des Bacuit des magnifique. Nous l'immortalisons par quelques photos.
Roxas Nous prenons le RORO ( compagnie aux bus verts) air conditionne de 10h00 pour Roxas (163 PHP, prix pour tous) et arrivons a Roxas sans souci aux environs de 13h30. Nous trouvons une chambre au Rover Hotel pas loin du terminal de bus (450 PHP). Il nous semble que les gens qui s'arrêtent a Roxas sont ceux qui n'ont pas trouve de moyen de transport pour poursuivre leur route vers leur destination finale. Roxas est une ville plutôt aérée. Elle est située au bord de la mer, mais il n'y a pas de plage. Nous dinons dans un restaurant directement sur le front de mer et sommes gratifiés d'un splendide coucher de soleil. Nous constatons que notre dernière sauvegarde de fichiers a El Nido a avorté et que nous avons perdu plus de 2 semaines de notre journal de bord. Ce sont les aléas du voyage. Il va falloir ré-écrire cette partie.
Puerto Princesa Nous prenons a nouveau le RORO le matin pour Puerto Princesa (158 PHP, bus ordinaire), puis un multicab de New Market au centre ville (15 PHP). Nous retournons au Duchess Pension ou nous avions retenu une chambre (750 PHP). Apres avoir consulte les avis sur VF, nous avons réserve une chambre sur le site Internet du Tune Hotel a Kuala Lumpur et paye par Paypal. En l'absence de confirmation de Tune Hotel, nous leur téléphonons et une demoiselle nous soutient mordicus que Paypal a annulé notre réservation, que nous devons la refaire et payer de préférence par carte de crédit !! Après un autre telephone et quelques échanges de mails, Tune Hotel finit par confirmer notre réservation. Ici, il vaut mieux rester zen. Il nous reste quelques pesos a dépenser avant notre départ des Philippines. Nous réservons une table au Kalui restaurant repute être le meilleur restaurant philippin de l'endroit. En effet, cette réputation est amplement meritee. La nourriture est délicieuse, bien présentée et les prix pas plus élevés que dans d'autres restaurants pour touristes. Nous faisons nos bagages et préparons notre arrivée a Kuala Lumpur (terminal low cost LCCT), puis bus jusqu'à KL Sentral, puis monorail jusqu'à la station Medan Tunkun a 5mn de marche du Tune Hotel
L'appareil de Cebu Pacific qui part de Puerto Princesa a une défaillance technique. Nous devons attendre un autre appareil qui vient de Manille. Nous sommes inquiets pour notre vol de connection car nous ne souhaitons pas arriver dans une ville inconnue (Kuala Lumpur) à plus de minuit. Heureusement, après négociation avec les employées de Cebu Pacific et une course a travers l'aéroport de Manille, nous arrivons a attraper le vol prévu.
Notre voyage aux Philippines est termine. Nous reviendrons, c'est sur, pour visiter l'île de Luzon et aussi parce que nulle part ailleurs, nous n'avons rencontre une population aussi aimable et accueillante. Les paysages sont magnifiques et les petits animaux (papillons, chauve souris) nous ont surpris.
En bref
+++ sans hésitation : l'amabilité et la serviabilité des Philippins ++ dans leur grande majorité, les Philippins parlent anglais ce qui facilite les échanges ++ les paysages, la flore, les petits animaux + en général, il est facile de se déplacer en bus ou en bateau, mais les transports prennent du temps
Nos endroits préférés :
Davao pour son ambiance Dumaguete (Negros) pour ses quais en bord de mer très animés en soirée Santa Fe (Bantayan) pour sa plage Archipel des Bacuit (el Nido) pour ses paysages époustouflants
Petit bémol quant au prix des guesthouses qui sont plus élevés qu'au Laos et Cambodge par exemple
Ce que nous aurions fait différemment : Rétrospectivement, nous aurions préfere consacrer moins de temps a Palawan et visiter plus en détail l'île de Cebu que nous avons traversée trop rapidement.
Sur Palawan, nous conseillons d'utiliser de préférence la compagnie de bus "Ro-Ro" (bus verts) quand cela est possible , car il n'y a pas de surcharge pour touristes.
Les voyageurs n'existent (presque) plus
Il part le temps des bohémiens
Qui traçaient libres leur chemin
De ceux qui méritaient leur route
Car le monde part en déroute
Tu achètes tes vols directs Autoroutes aériennes abjectes Et pour aller du Caire au zen Tu déverses leur kérosene
Planète sillonnées de rails Reliant ces villes qui déraillent Surpeuplement et pollution Aveuglement sans solution
Rares sont les vrais voyageurs L'heure est aux sombres âges voyeurs Laissant la vie au numérique Tu pilles la nature pour du fric
Blogs, fastfood, sexe, mépris et zappe Tu brules le pétrole sur la mappe Mais tu n'es ni juste ni libre Tu suis ce vieux déséquilibre
Mouton des sociétés urbaines Tu te crois maitre de ta vie Mais conditionnements et chaines Sont ton lot pour payer ce prix
Systèmes sans amour ni âme L'argent, le dieu que tu venères Pour de vulgaires murs et rames Qui détruisent toujours plus la terre
Ni voyageur, ni découvreur Tu es lambda consommateur Et ton égo en veut encore Tu t'arretes quand, avant la mort ?
Tu achètes tes vols directs Autoroutes aériennes abjectes Et pour aller du Caire au zen Tu déverses leur kérosene
Planète sillonnées de rails Reliant ces villes qui déraillent Surpeuplement et pollution Aveuglement sans solution
Rares sont les vrais voyageurs L'heure est aux sombres âges voyeurs Laissant la vie au numérique Tu pilles la nature pour du fric
Blogs, fastfood, sexe, mépris et zappe Tu brules le pétrole sur la mappe Mais tu n'es ni juste ni libre Tu suis ce vieux déséquilibre
Mouton des sociétés urbaines Tu te crois maitre de ta vie Mais conditionnements et chaines Sont ton lot pour payer ce prix
Systèmes sans amour ni âme L'argent, le dieu que tu venères Pour de vulgaires murs et rames Qui détruisent toujours plus la terre
Ni voyageur, ni découvreur Tu es lambda consommateur Et ton égo en veut encore Tu t'arretes quand, avant la mort ?
Pourquoi nous devrions tous parler anglais
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.











