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Carnet de voyage Trekking Shimshal Pakistan
by Zyrtex · 2013-09-28 · 4 replies
Je souhaiterais partager avec les membres de voyageforum un bref compte rendu de voyage d'un trekking réalisé avec Pierre Neyret à Shimshal, dans le Gojal Pakistanais en octobre 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de vanter la beauté des paysages du Karakoram, de l'hospitalité légendaire des pakistanais et de l'ouverture d'esprit exceptionnelle des Ismaéliens, au vu de la tournure géopolitique actuelle. Disons que les évènements du Nanga Parbat ne font qu'empirer la situation médiatique déjà ô combien compliquée.

Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.

Attirance pour les hautes vallées du Pakistan

Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...

Origine du Voyage

Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11.
http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/

Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html

Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/

http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf

Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429

Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/

Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297

Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html

J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.

Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.

Contexte

Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.

Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.

Sécurité

Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.

Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!

Récit d'un voyage incroyable

Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.

Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.

Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.

Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!

La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.

Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.

Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.

Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.

Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.

Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.

Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.

Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.

Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.

Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/

Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/

Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/

N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!

A bientôt !

Jérémie
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest
by Globetrekkie · 2013-09-08 · 128 replies
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.

Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.

Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.

Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.

Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques?
by Jcamericasur · 2013-09-02 · 192 replies
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays. Dans la majorité des cas ils soulèvent des débats passionnels, certes pas tout le temps, fort heureusement, mais trop souvent quand même ...

Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...

Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.

Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.

Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.

Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.

A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.

Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Retour d'expérience - Islande en été avec de jeunes enfants
by Predou · 2013-08-24 · 7 replies
Salut, De retour d'Islande, je vais partager notre expérience pour les futurs voyageurs en famille. Ce sont donc quelques avis & conseils (beaucoup déjà connus) d'un voyage en été avec des enfants en bas âge (7 ans, 4 ans et 10 mois) que je vais regrouper ci-dessous (11j début Aout).

Lieux & Visites : - Les cascades : Souvent facile d'accès. Faire attention aux jeunes enfants car le vide n'est jamais bien loin. Dettifoss, évitez le coté droit (accessible par 35km de route F) car les pierres sont glissantes; préférez le coté accessible via une route goudronnée. Skogafoss est sécurisée car on est en contre bas de la cascade. Seljalandsfoss a beaucoup plu aux enfants car on passe derrière le voile d'eau. - Thingvellir : Chemin facile d'accès pour voir une mini cascade, bien que peu d'intérêt. - Geysir : Zone geothermale très appréciée par nos enfants entre les jets de Strokkur (chaque 6-8 min) et la possibilité de toucher des ruissellements d'eaux chaudes. - Kerlingarfjoll : Génial. Zone volcanique pleine de fumerolles. A faire absolument car il y a très peu de monde, le lieu est magnifique et les enfants ont adoré passer sur les ponts au-dessus des ruisseaux, toucher le sol chaud, passer a coté entre les fumerolles. Notre coup de coeur. Compter 2h de ballade. - Hveravellir : Zone géothermale sympathique avec chemin balisé, se fait en 20-30 min. - Myvatn * Dimmumborgir : Aucun intérêt je trouve. Bardé de touriste, une ballade sur un chemin goudronné pour voir des formations de laves. * Namafjal : Très sympa pour les enfants. Beaucoup d'activités volcaniques visibles : boue qui clapote, fumerolles, cheminée de vapeur (on peut se cacher dans la fumée). Comptez 30min à 1h30 si ballade sur le sommet. * Viti/Krafla : Tour du cratère assez rapide. Faire attention car chemin très boueux et les pentes du crateres sont abruptes en cas de chute. * Il y a plein de ballade possible dans coin là. Nous en aurions fait plus si le temps avait été plus clément. - Jokulsarlon : Lac d'icebergs flottants. Les enfants ont joué au bord du lac avec les bouts de glace échoués sur la plage. - Laki : Mode journée voiture sur des routes F comme il faut. Comptez 4-5h rien que le trajet (aller f206 - boucle 206/207 - retour f206). Quelques moments fun pour les enfants (bosses montagne russe, gués... ) mais ça reste une route épuisante, ça ne les a pas beaucoup intéressés. - Landmannalagaur : Nous avons fait la ballade jusqu'au volcan Brennisteinsalda (fumerolles encore). Le début du parcours pour rejoindre la coulée de lave est un peu difficile pour les enfants (voire dangereux); ça monte sec dans des roches abruptes. Ensuite, le chemin est facile mais assez long jusqu'en haut du mont. Comptez de 2-3h pour cette balade. Les passages dans les gués ont impressionné les enfants. - Kerid : Facile et sympa. On peut descendre dans le cratere près du Lac et faire le tour. - Dirholaey : Promenade sympa au bord des falaises pour voir des macareux de très près puis la plage de sable noire. Attention au vent en haut de la falaise. - Zoo & family park de Reykjavik : Les enfants peuvent carresser cochon, cheveaux et s'approcher des coqs. Il y a plein de jeux pour enfants. A faire avant midi le weekend sinon blindé.

Route & véhicule : - Notre 4x4 type Tucson est un 5 places. Malgré tout, comme les sièges sont légèrement recourbés, difficile d'y placer 3 sièges enfants. - Pour les enfants en dessous de 9 mois, bien demander avant au loueur s'il a bien un siège 0+; sinon emmenez le votre. Notre derniere a passé tout le voyage en position assise, pas cool pour un "bébé ". - Bien que la N1 soit en bon état et roule bien, les trajets sont plus long que prévu, notamment : * F35 (Geysir <-> Blonduos) : 200 km/4-5h (sans arrêt). On l'a fait en une journée, bah c'est long :D Le camping de Kerlingarfjoll dispose de cottage, a privilégier pour couper le trajet. * N1 (Myvatn <-> Hofn) : 360km/5h mini (sans arrêt). Interminable, bien que le trajet soit somptueux. Optez pour une coupure à Egilsstaðir. * N1 (Hofn <-> Vik) : 270km/4h à cause de la circulation. Il y a pas mal de chose à voir sur ce trajet mais peu d'hébergement entre Kirkjubæjarklaustur et Hofn. - La N1 est une route "assez droite", cad avec de grands virages, dans le nord et dans le sud; nos enfants n'ont jamais eu le mal des transports. Prévoyez dessin animé, console portable, livres... pour les occuper sur les longs trajets islandais.

Hébergement : - On a essayé les différents mode d'hébergement sauf le camping sous la tente ;) - Hotel Edda : Notre préférence. Oui, c'est pas design et les douches/wc sont communs. Mais en tant que famille, on vous file une pièce de 35m2 avec des jouets pour enfants ! Et les jeunes étudiants qui assurent le service sont très serviables et sympa. Pas de kitchenette disponible mais un restaurant est présent. Et aussi, le meilleur et le plus complet des petits dej que l'on ait eu. - Hotel classique : Comme partout, du bon et du moins bon. - Guest House : On est pas souvent dans la maison d'hôte à la française car c'est presque de l'hotellerie pro en Islande. Mais vous y êtes bien avec les enfants. WC/douches souvent hors de la chambre. Kitchenette quasi toujours dispo. - Cottage : Sympa au 1er abord mais faire attention à quelques points. * Les coussins et couettes ne sont pas toujours inclus. A préciser lors de la résa. * Je ne recommande pas le cottage de camping où toilettes, douches et lavabo sont communs et "extérieurs". Je vous laisse imaginer d'habiller vos enfants avec leur parka au réveil quand ils sont pressés d'aller au WC...

Nourriture : - On trouve pratiquement tout ce qu'il nous faut pour les bébés et les enfants, même dans les superettes de station services. - Nous n'avons pas trouvé de yaourt à conservation température ambiante, pas grave car... - Il y a le Skyr !!!! Fromage blanc trop bon et ultra diététique (0,5% de MG, 5% de sucre, 15% proteine). Disponible partout (station service, piscine...) en plusieurs parfums. Les enfants ont adoré. - N'ayez pas peur dans les "restaurants"' au niveau culinaire, ce ne sont principalement quz des resto grill/steakhouse. - Rappel d'organisation : Guesthouse et cottage permettent de faire sa cuisine le soir.

Météo & vêtement : - La météo...THE point noir... On a eu quelques rayons de soleil bien sur mais toujours avec du vent. Il est dit que la météo islandaise change très rapidement ? Vrai, mais nous ne l'avons pas constaté dans le bon sens... Nous avons eu un temps d'hiver breton sur Myvatn : 5°, pluie et vent !!! - Amenez des vetements chauds respirants pour les couvrir de la manière suivante : tshirt, polaire, gilet, parka, collant, pantalon; chaque élément en synthétique respirant pour le laver au cas où et que ce soit sec le lendemain matin (merci à "Triathlon" pour du matériel de 0 à 77 ans à des prix très bas ;) 500 € d'équipement dans notre cas). - Prévoir auss kway (quand il pleut trop), bonnets, gants, ras de cou... - Pour les "bébés", comme ils ne marchent pas et subissent le froid à fond, prévoir une combinaison type sport d'hiver pour vos marches. - Prévoir des bottes sur certaines marches en cas de pluie (sauf si vous avez des chaussures en gore tex pour tout le monde ;) ). Je pense notamment au Namafjall et au Kafla qui ne sont pas de longues marches mais le terrain est très boueux quand humide. Je vous laisse imaginer le retour dans la voiture :) - En gros, la météo peut vous fatiguer avec de jeunes enfants. On passe son temps à leur mettre/enlever les chaussures, manteaux, gants...

Piscine & hot pool : - C'est vrai qu'il y a des piscines très regulièrement en Islande, meme dans les villages. A 90%, les bassins ne sont qu'extérieurs. En général, il y a un grand bassin à 29°, une pateaugeoire à 34°, et plusieurs jacuzzis de 34° à 44°. Perso, on jongleait avec la petite entre la pateaugoire et les jacuzzis (un coup on a trop chaud, 5 min apres, un peu froid :p). Meme par temps froid (7-10°), pluie et vent, les enfants ne sont pas tombés malade. En général, on traine pas entre les vestiaires et les bassins ;) Et même, les enfants passaient leur temps dans les toboggans... Ce qui est top, les Islandais pensent aux enfants partout, il y a dans chaque piscine : des plans de change, des sièges BB pour vous laver tranquillement, des brassières dispo, des jeux en mousse... Bref, les enfants nous réclamaient chaque jour la baignade :) - hot spring : * Myvatn nature bath : Top. Meme par 5°, les enfants ont adoré. A faire absolument. * Seljavellir : Piscine extérieure abandonnée mais utilisé par les touristes :) Les anciens vestiaires subsistent pour se changer. Honnetement, expérience difficile avec les enfants car il faisait froid avec beaucoup de vent et l'eau n'est pas suffisament chaude (31-33° ?), trés difficile de se rhabiller dans les vestiaires pleins de boues, la couleur verte sombre qui faisait peur aux enfants, le sol tapissé d'algues glissantes et un fond important sur une moitié du bassin (même un adulte n'a pas pied). * Kerlingjafoll : Petit bassin créé avec un micro barrage de pierre. Comme l'environnement est "argileux", le fond est vaseux. Sympa pour y tremper les pieds. * Hveravellir : Petit bassin en pierre (5mX2m environ) accessible depuis un ponton en bois. ça a l'air sympa mais il était déja plein :( * Landmannalaugar : Rivière d'eau chaude avec ponton d'accès pour déposer ses serviettes. Vous pouvez vous changer aux vestiaires du camping à 50m de là. Petit panneau indiquant en plusieurs langues dont le français que des larves sont présentes dans la source et qu'elles peuvent provoquer des allergies de peau. On a pas pris de risque, bien qu'on ait vu des enfants de 6-7 ans s'y baigner. - Prévoir des tongues pour tout le monde, que ce soit pour les baignades naturelles ou les piscines (on se déchausse à l'entrée). Ce que l'on a (aussi) pas fait : - Askja : Route F trop longue (2h mini aller), planning déjà chargé - Skaftafell : On s'est arreté au parking. Puis finalement, comme on avait vu le glacier Svinafell juste avant, on a repris la route. - Ingolshofdi : Ballade en tracteur de 2h30. on a raté le dernier départ du jour (8 ou 9h, 12h et 15h). 5000 ISK (32€) par personne. - Blue lagoon : Prix assez important. Comme nous avions été à celui de Myvatn, j'ai préféré sur Reykjavik la fameuse piscine Arbaejarlaug.

Dernier point, l'avion. Nous avions des horaires tardifs (22h -> 1h à l'aller, et 1h -> 6h au retour) de vol avec Iceland Air. A l'aller, pas trop de problème. Au retour, cela a été beaucoup plus difficile dans l'aéroport de les "contenir" jusqu'à l'heure de l'embarquement. Dans l'avion, pas de place spécifique pour les bébés. Malgré tout, quelques conseils : - Enregistrez vous en ligne (dispo 36 heures avant, accessible depuis les smartphones), vous n'aurez plus qu'à "déposer" les bagages. - Si vous vous êtes enregistrez en ligne, ne vous embêtez pas à arriver 2 heures avant... Vous allez galérer pour occuper les enfants. Que ce soit côté Reykjavik ou Roissy T1, on passe rapidement les contrôles de sécurité. Perso, je suis arrivé 20 min avant la fin d'enregistrement et on était pas les derniers. - Choisissez la dernière rangée de l'avion, vous aurez plus de chance d'avoir des sièges libres à côté de vous. - Avant que l'embarquement soit ouvert, demandez à passer en 1er si vous avez des bébés.

Globalement, c'est un voyage au sens propre du terme, ce ne sont pas des vacances reposantes ;) Vos enfants peuvent apprécier les piscines et certaines ballades (geyser...). A vous de décider. J'espère avoir pu fournir des infos utiles, n'hésitez pas à partager vos retours personnels de l'Islande en famille ou si vous avez des questions.
Acheter un duvet à Katmandou?
by Pticaillou · 2013-08-16 · 14 replies
bonjour à tous, je me demandais si qq avait acheté un duvet a ktm récemment? si oui, quel prix, et est ce possible de trouver du bon matériel? j ai lu un peu partout qu il s agissait essentiellement de contrefacon mais pouvons nous trouver des duvets - 10C? merci d avance a plus charlotte
Tadjikistan, sur la route du Pamir - infos pratiques
by Aau600 · 2013-08-10 · 1 reply
Bonjour chers voyageurs, Une fille de ce forum m'a récemment demandé un retour sur mon voyage au Pamir. Mon mail était tellement long et détaillé que je me suis dit qu'il serait probablement utile pour d'autres personnes également. Je le poste donc ici, surtout que les derniers récits de voyage et infos pratiques concernant le Tadjikistan ne sont pas des plus récentes. Voici donc ma petite contribution à l'édifice de ce forum. Merci de garder à l'esprit que j'avais écrit ce mail avec de nombreux conseils pour cette personne en particulier. Ce qui explique le nombre de "tu" dans mon texte ;-) Bon voyage à ceux qui veulent aller dans ce pays. Cela en vaut définitivement la peine!! Estelle

Quand tu vas atterrir à l'aéroport, il te faut remplir une petit fiche d'immigration. Fais comme tout le monde, les gens seront un bon exemple. Moi je ne savais pas et j'ai juste suivi la masse, cela a fonctionné. Un petit truc: à part dans le kiosque tout pourri à la sortie de l'aéroport, il n'y a pas de bureau de change. Alors prévois de petites coupures de dollars (genre des billets de 20) pour que le petit kiosque puisse te les changer. Car même à Istanbul, pas moyen de recevoir des somonis! Quelle que soit l'heure de ton arrivée, des taxis seront là pour t'emmener à ton hôtel. Négocie le prix sinon ils vont t'arnaquer.

Dushanbé est une belle ville mais prévois de la crème solaire. Quand j'y suis allée il a fait 38°C à 10h du matin!!! Bon fin août, ce sera peut-être moins chaud. Moi j'y étais début juin. Pour le trajet Dushanbé-Khorog, je te conseille d'aller tôt à la gare routière. Le choix de la jeep importe peu car de toute façon, la route est pourrie et toutes les jeep sont dans la même m*** si elles crèvent. Tu peux faire ce trajet en deux fois en t'arrêtant à Kalai-I-Khoum mais cela peut être difficile de trouver un chauffeur d'accord de ne faire que la moitié du voyage. Il risque de te proposer ce trajet pour le prix du trajet entier. Te laisse pas avoir car c'est max. 300-350 somonis jusqu'à Khorog. Sur ce trajet, si tu le fais en direct, prends ton mal en patience car ils s'arrêtent tout le temps pour manger et avec nos deux crevaisons, nous avons mis 20h porte à porte. Perso c'est un truc que j'ai adoré parce que c'était une belle aventure. Mais j'étais prête à ça psychologiquement. Alors si tu pars du principe que tu vas rester une éternité dans cette voiture coincée sur une minuscule banquette avec des tonnes de tadjiks, tu seras assez prête pour supporter le trajet :-)

Khorog vaut moyennement la peine. Ensuite moi j'avais loué un chauffeur avec d'autre routards français rencontrés sur ce forum. On était 4 et on a pu, grâce à ça, faire la route dans la vallée du Wakhan avec pas mal de pauses touristes pour visiter des lieux particuliers. C'est beau et cela vaut vraiment la peine mais n'y pense même pas si tu veux le faire seule car pour 4 jours Khorog-Murghab, nous avons payé 500 dollars divisé en 4 (heureusement!) juste pour le chauffeur.

L'arrivée sur le plateau du Pamir après le passage des cols est absolument mémorable!!!! Très peu de véhicules circulent sur la Highway, dont surtout des camions chinois et des marschroutkas. Donc si tu veux faire du stop, il faudra attendre longtemps. Si tu prévois de dormir en yourte ou en tente là-haut, prend un sac de couchage de bonne qualité et très chaud, sinon tu vas geler!!! Moi j'avais un sac de couchage confort -12° et c'était juste parfait. Sur la M41 la vue sur la vallée d'Alichour et ses trois lacs est à couper le souffle. Si tu peux, essaye de faire une pause dans le coin pour faire des photos et juste profiter de la vue pendant plus que 5 secondes.

Murghab ne vaut pas vraiment la peine non plus mais c'est un bon endroit pour faire une halte. Après moi je suis partie direction le Kirghizstan en jeep russe. Avant ça on avait fait une petite excursion vers Rang-Kul. Paysage dépaysant et magnifique mais pas grand chose à y faire. En plus sur le coup, je suis tombée malade (je ne sais toujours pas de quoi, soit un MAM soit une intoxication alimentaire) donc j'ai moyennement profité. Pour la bouffe, fais gaffe à la viande. Ils servent même le gras comme "pièce" de viande et tu ne manges quasi que du mouton. Comme nos estomac européens ne sont pas habitués, cela peut éventuellement t'appporter des troubles digestifs. Par contre le truc trop trop trop bon, c'est leur Iron frais (joghurt, prononcé irrrrran avec le r roulé). A essayer absolument!!

Pour partir direction Osh depuis Murghab il y a un truc à absolument savoir. Il faut que tu te pointes à la gare routière la veille de ton départ tôt le matin pour réserver ton voyage auprès d'un chauffeur particulier pour le jour d'après. Genre tu te pointes le 30 au matin vers 9h pour partir le 31 au matin. Là tu choisis ton chauffeur et il va prendre ton numéro de portable pour qu'il puisse t'appeler s'il y a un changement de programme entre temps. En parlant téléphone, les tadjiks en sont accros. C'est quasi leur seul moyen de communication entre eux et donc ils en usent et en abusent. Si tu n'as pas de carte SIM tadjike tu seras assez largée car TOUS les chauffeurs prennent ton numéros à partir du moment où tu pars avec eux pour qu'ils puissent te joindre au cas où. Et ils l'utilisent aussi vraiment. Certains t'appellent tout le temps pour des broutilles mais au moins tu es tenue au courant des nouveautés. Du moins c'était comme cela pour moi, mais comme je parle russe, ils ont peut-être eu plus de facilité à m'appeler. Au niveau des opérateurs, chez Beeline tu n'as pas besoin d'un passeport tadjik pour recevoir une carte SIM au magasin. Moi j'avais choisi MegaFon (on m'avait dit que c'était ce qui capte le mieux dans le Pamir) et pour eux, il te faut un passeport tadjik pour acheter une carte SIM. Trouve un tadjik sympa qui te prête son passeport et c'est dans la poche. Par contre niveau réseau, quel que soit l'opérateur, tu n'as du réseau de toute façon que dans les villes du Pamir. Au milieu du plateau, tu peux juste oublier passer des appels!! Et à Murghab, j'avais trouvé un autre touriste qui arrivait du Kirghizstan et qui allait voyager au Tadjikistan et donc on s'est juste échangé nos carte SIM puisque j'allais au Kirghizstan. C'était un bon plan et si tu as l'opportunité je te conseille de faire un échange.

Si tu pars direction Osh depuis Murghab, le départ se fait en général à l'aube (genre 6h) et il faut compter 14h de route avec les pauses et le passage des douanes comprises. ATTENTION, à la sortie du pays tu vas absolument avoir besoin de ta carte d'immigration que tu auras remplie à l'aéroport à ton arrivée, donc surtout conserve la précieusement tout le temps de ton voyage!!!!! Surtout que tu devras aussi la montrer à chaque contrôle de police. Autre truc concernant les papiers et en particulier le permis GBAO: si tu ne veux pas avoir de problème avec la police, ne vas pas dans des villes qui ne figurent pas expressément sur ton permis. Un de mes co-voyageurs l'a fait et ça lui a coûté une chère amende! Sinon prépare-toi à être contrôlée tous les 100 kilomètres entre Dushanbé et Khorog mais si ton passeport est en règle et que tu as ta carte d'immigration avec, tu n'auras aucun problème.

Sinon niveau sécurité en général il n'y a rien à craindre. Les gens sont super sympa et prêts à t'aider. Comme dans tous les pays pas très riches, évite juste de montrer combien tu as sur toi et d'exhiber partout ton appareil photo si tu en a un gros. Concernant l'argent, moi je planquais mes grosses sommes dans mon gros sac et je mettais dans mon porte-monnaie ce qui me suffisait pour une journée. Comme cela, si tu sors ton argent, ils ne voient que ce qu'eux-mêmes ont déjà. Le désavantage de cette technique c'est que si tu pers ton gros sac, tu es dans une m**** indescriptible. Mais je n'ai heureusement pas eu ce problème :-)

Si tu voyage seule en tant que femme, prépare toi à te faire draguer par les locaux. Ils ne se gênent absolument pas sur ce point. Ma technique était de porter une bague et de faire croire que j'étais mariée mais cela ne les arrête pas énormément non plus. Et puis si tu veux utiliser cette technique, sache que la bague de mariage se porte à l'annulaire de la main DROITE là-bas. Sinon, il suffit de répéter sans cesse un non très clair et cela les dissuade.

Voilà pour les conseils les plus importants qui me viennent en tête sur ce pays... Bon voyage!
Thaïlande ou Cambodge le moins cher?
by Wiwid · 2013-08-07 · 51 replies
Je dois partir en Thailande 3 mois cet hivers, j'irai bien faire un tour au Cambodge une 1 ou 2 semaines ... le Cambodge est il plus avantageux ? 😇
En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
by Anacrouse · 2013-06-17 · 291 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Permis de conduire pour scooter en Thaïlande?
by Eyestoeyes · 2013-06-16 · 196 replies
Bonjour, Je souhaiterais savoir s'il faut obligatoirement le permis international pour conduire un scooter style "Dream" ou si le permis de conduire français est simplement suffisant? Merci d'avance pour vos réponses
Achat d'un trépied photo
by Hitorogoshi · 2013-06-14 · 23 replies
Bonsoir à tous,

Lors du retour de mon dernier voyage en Thaïlande, je me suis fait voler mon trépied. Je cherche actuellement à le remplacer par un trépied de qualité, très stable et résistant tout en alliant le plus de légèreté possible, le plus compact possible replié, pour des photos de nuit, de paysages, d'animaux, mais aussi de macro (photos ras du sol, insectes, etc). Pourriez-vous me conseiller, marques, modèles, Si la rotule n'est pas présente, pourriez-vous aussi me conseiller sur ce point ?

Je cherche à y investir environ 300 euros, pour un objet qui dure.

Merci à tous.
Conseils moto et périple en Inde cet été!
by Benjzen · 2013-06-07 · 19 replies
bonjour à tous,

Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!

Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l'Ouest américain
by Clarikette · 2013-04-27 · 228 replies
Bonjour, Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest ! Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets. Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.

Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.

Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.

Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…

Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !

Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
Trek au Népal (Dolpo) en été
by Flowlad · 2013-04-21 · 14 replies
Namaste à tous,

après avoir fait plusieurs trek au Népal (everest base camp deux fois sans guide et sans porteur depuis Jiri, ABC et autres sans guide), l'envie d'aller au Dolpo et dans le haut Dolpo est toujours présente. Je ne peux aller au Népal qu'en été maintenant et donc faire ce trek qu'en juillet août.

Qui est allé récemment au Dolpo l'été? Etes-vous parti avec un guide? En autonomie?

Je sais que c'est compliqué pour le haut Dolpo de partir seule. Et oui, car malgré ma bonne volonté, je suis quand même limitée physiquement par rapport à un gars (j'ai porté un gros sac autour de l'Everest) donc si on est seul, est-il facile de se ravitailler facilement en sachant que je ne suis pas difficile, c'est -à dire que je peux manger tous les jours de la tsampa s'il le faut! LOL😎

Ayant vécu au Népal il y a 3 ans, j'ai pas mal d'infos mais on en a jamais assez! Je sais que j'ai du renoncer en juillet août au Dolpo il y a 3 ans pour cause de mauvaise météo (trop trop trop de pluie...) et tout ce qui va avec.

Si je ne peux aller au Dolpo, j'irais sûrement m'aventurer en Upper Mustang...

merci pour vos futures infos!!

🙂

ff
Pattaya ou Koh Samui?
by Calagan · 2013-04-13 · 40 replies
bonjour.pour un séjour de 14 nuits en Thailande , fin mai 2013 , on hesite pour notre destination , entre Pattaya 8 nuits, ou l'ile de Kho Samui 8 nuits .Quel est la meilleure option, pour nous..(couple retraités 71 et 72 ans)
Travellers chèques ou carte bancaire en Thaïlande: la réponse
by Vagabond · 2013-03-13 · 61 replies
Bonjour,

je me posais la question suivante avant de partir : Retirer de l'argent sur place avec ma CB ou emporter des Travellers ou des espèces. La réponse De loin les Travellers ; en effet pas de risque si ils sont perdus ou volés ils seront remboursés, taux de change supérieur aux espèces Commission de moins de 40 bht / chèque J'ai acheter mes Travellers a la caisse d'épargne avec une commission de 1,5 % Soit pour 1000€ en chèque de 200 € 15€ de commission et 200 bht ( 5€ ) de commission en Thailande Total des frais 20 € . Inconvénients trouver un bureau qui change les Travellers , mais ils y en a plein. Si j'avais comme me l'a conseiller ma banque, et je comprend pourquoi, retirer la même somme dans un distributeur cela m'aurais coûté 2.8 % de la somme soit 28 € plus 3,5 € par retrait ( 5 retraits ): Total 17,5€ + 28€ = 45,5 € En prenant des Travellers j'ai économisé 25,5 € soit une nuit d'hôtel en plus si on perd la carte ou si elle reste bloquée bonjour la galère Reste les espèces qui restent les plus intéressants mais avec le risque de les perdre ou de ce les faire voler. Même si on m'a traiter de dinosaure avec mes Travellers cela reste pour moi le plus intéressant financièrement et sécuritaire Voila j'ai apporté ma pierre a l'édifice
Retour mitigé du Costa Pacifica du 10 au 17 février
by Laurencewill · 2013-02-17 · 125 replies
Bonsoir a tous,

Je ne vais pas faire un compte rendu detaillé jour par jour mais plutot vous donner mon ressenti au retour de cette semaine sur la pacifica

Tout d'abord le bateau : deco de chez costa, on la connait, on aime ou on aime pas, cela dit des efforts de gout ont ete fait dans certain salon notamment a la chocolaterie que j'ai trouvé très joli. Beaucoup de ressemblance avec le magica que nous connaissions deja. Ce bateau a été inauguré en 2009, je trouve qu'il vieillit mal. Nombreuses taches sur les moquettes et sur les banquettes, des plaques ascenseurs cassé en milieu de semaine etc....

Le personnel : Alors c'est la que ca commence a se dégrader Nous étions 625 francais a bord, avec 2 hotes francophone qui ont été totalement inexistants, pas un mot gentil, rien !!!!! Le gars a meme fait une excursions avec nous, il n'a adresser la parole a personne, s'est posé au fond du bus et a fait sa balade, j'ai trouvé ca affligeant, d'autres personnes ce sont fait la meme reflexions dailleurs !!! Rien a voir avec l'hote du magica, cedric, qui avait été super sympa toute la semaine. Très très peu de personnel qui nous comprennent en francais, et c'est a nous de faire l'effort de s'exprimer en anglais, bref ... Au niveau des serveurs, correct, un brave gars mais super long, on etait les derniers sortis du resto tous les soirs Je trouve qu'il y a un certain laissé aller, exemple, a savone, ascenseurs hors d'usage car réserve au services bagages, ok, allez on monte les 6 etages a pieds, et la au beau milieu un bagagiste qui attendait sa livraison, totalement couché dans les escaliers, j'ai du l'enjamber, et encore j'ai eu droit a un regard qui en disait long... Autre exemple : au buffet, rosbeef coupé a la demande, arrive mon tour et il restait une tranche toute séché je lui demande de m'en couper une autre, il me regarde étonné et me file la tranche desséché encore une fois, bref ..... Par contre un grand coup de chapeau au personnel du squock club qui a été d'une gentillesse remarquable, et très pro avec les enfants Les guides d'excusions etaient bien sympa mais s'exprimait dans un francais difficilement comprehensible, dommage....

La nourriture : Grosse baisse de qualité !!! Un buffet qui laisse clairement a désiré, peu de choix du pain super sec, il faut aimé la pizza et les pâtes, cela nous rappelle que costa est belle et bien italien !!! Menu du resto correct mais attention, gros mangeur n'hesiter pas a commander TOUS les plats, portions très petites !!!

Le MSC splendida nous a suivi presque toute la semaine, et au niveau des escales, j'ai trouvé le personnel bien plus présent que chez costa, cela s'est ressenti dès l'embarquement a marseille dailleurs !!!!

Un debarquement sans meme un au revoir, dans le cafouillage d'un exercice de securité du personnel sur le meme pont, on nous a posé a terre, mission accomplie pour costa et basta .....

Nous avons eu le sentiment que costa faisait effectivement du remplissage massif a bas prix , et cela se ressent clairement. On est plus sur de la clientele de VVF que de croisière a mon avis !!!

On a eu l'impression aussi que tout etait bon pour vous faire consommer et dépenser Les photos de départs au resto, avec l'espagnole, avec le pirate etc ...... Tout est bon !!! Sans compter les boissons, a 8euros le pichet de sangria le jour de la paella, la culbute est interressante !!! Idem soirée de gala, le trou normand a 3 euros la coupe, j'estime qu'il pourrait en faire cadeau

Les navettes pour sortir des ports, lorsqu'elles sont payantes sont une véritable arnaque, les taxis vous coûteront moins cher !!!! Testé !!!

Ensuite nous avons eu la pluie a palma, avec grele et tout et tout !! Petites gouttes également a cagliari et déluge a palerme !!!! Heureusement soleil a barcelone et a rome !!! Mais ca c'est pas de la faute a costa 😎

Bilan donc mitigé, et je pense que la prochaine croisière se ferra sur MSC !!

Voila ce qui me vient ce soir, si vous avez des questions pas de soucis j'essaierais d'y repondre !

Où aller en vacances avec enfants: Maroc ou Europe de l'Est?
by Dav88 · 2013-02-10 · 61 replies
Bonjour,

Nous avons deux enfants (4 et 10 ans) et nous hésitons quant à notre destination... Maroc: risqué avec le conflit au Mali? Croatie, Albanie, Bulgarie, Monténégro Turquie

Nous recherchons dans notre destination - la mer nous voudrions pouvoir faire des visites découvrir le pays (je ne veux pas rentrer chez moi et ne rien savoir du pays où j'étais..) Sinon pas d'attente spécifique...

Pour ceux qui ont déjà visité tous ces pays, pouvez-vous partagé votre expérience et donné des conseils...

Merci
Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes
by Glacerine · 2013-02-04 · 157 replies
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.

Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.

Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau

Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !

L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).

Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.

Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.

Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…

Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.

Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.

Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.

Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.

En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.

À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.

En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.

Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.

Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.

À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.

Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.

Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.

Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.

Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.

Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.

Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.

L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.

Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…

Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.

Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).

La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.

Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.

En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.

Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.

Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...

Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).

Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...

Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Voyager à 18 ans seul
by Akhetos · 2013-01-28 · 11 replies
Salut a tous,

j'ai 18 ans je suis en premiere année de fac et a cause de certaines soucis personnels je ne vais plus en cour.

Il me reste 7 mois avant septembre et j'aimerais en profiter afin de revivre.

Je suis a la recherche d'abord d'une experience de vie, qui me permettra de rencontrer de nouvelles personne et pourquois pas de nouvelles cultures. L'argent n'est pas un problème.

Le voyages devra être long d'au moins 2 mois (dans l'ideal plus long). Au debut je pensais aller dans un pays qui me plait (pas encore reflechis mais le canada ou bresil me plaisent bien, ainsi que l'asie) et me laisser porter.. Mais bon c'est plus un rêve que quleques chose de réalisable.

Je voudrais donc savoir si vous avez des idées de comment organiser un voyage en solo a mon ages, si des personnes ayant vecus la même chose sont dispo pour en discuter.

Desol ce n'est ppas très clair j'ai du mal a m'exprimer a l'ecrit, en gros voici ce que je recherhce: partir au moin deux mois, partir de chez moi (dans l'ideal partir de france afin de decouvrir de nouvelle culture), avoir un job ou non (dans l'ideal oui afin de me rappeller la rigeur), l'argent n'est pas un problème, je veux être sur de ne pas me retrouver alone dans ce nouveaux lieux et prefere savoir comment rencontrer des gens avant de partir ^^'.
Compte rendu: croisière Costa Luminosa le 19 janvier 2013
by Philoustrat · 2013-01-28 · 44 replies
Salut amis forumeurs et voyageurs

C est grâce à vous que notre croisière sur le Costa luminosa dans les caraïbes a été une complète réussite, je viens donc apporter ma pierre à cet édifice collectif qui permet à beaucoup de réussir leurs vacances.

Je vais donc vous conter par le menu notre voyage en insistant sur les excursions que nous avons faites afin de vous donner toutes les clés pour vous organiser facilement.

Nous sommes donc partis le samedi 19 janvier d Orly sur Corsair Fly et sous la neige. Voyage sans histoire et agréable quoique long , 8 heures 30 de vol, mais sur un Airbus A330 flambant neuf avec écrans individuels .

Des l arrivée à Pointe à Pitre , nous sommes pris en charge par Costa qui s occupe ce nos bagages que l on retrouvera donc plus tard devant la porte de notre cabine. Nous accédons directement à notre cabine , de taille tout à fait correcte et avec un fenêtre. Ensuite direction le quartier près du port et là, grosse déception. Nous sommes samedi apres midi et tout est fermé . Du coup, toute notre attention est attirée par les façades défraichies , le coté lugubre d’une ville déserte, et notre première vision des Caraïbes n’est donc pas une réussite. (on reverra Pointe à Pitre dans de bien meilleures conditions le dernier jour , jour de marché)

Heureusement, nous repartons le soir même, direction Saint Martin. La bateau, donc le Costa Luminosa, est un tres grand et beau bateau, construit en 2009, et on y passera un tres agréable séjour. Sa grande taille lui donne une remarquable stabilité et bien souvent on ne réalise même pas que nous voguons. Coté organisation, Costa c’est du rodé, du professionnel, et tout tourne comme une horloge. Le personnel est très sympathique, notamment ceux qui font nos chambre, ou nous servent à table. La nourriture est abondante à défaut d’être raffinée, ne vous attendez pas à de la nourriture locale, il n’y en aura pas, vous serez plus proches de l’Italie que des Caraïbes question culinaire. Contrairement à ce que j’ai pu lire sur des forums, cela ne sent pas le tabac partout, bien au contraire, les zones non fumeurs sont très largement majoritaires, et si vous êtes non fumeurs comme nous, vous ne serez incommodés en rien.

Parlons maintenant des excursions. Nous n’avons fait aucune excursion Costa, trop chères et trop rigides à nos yeux, on a écouté les commentaires de ceux qui en ont fait, certaines leur ont plu, d’autres non, mais n’en ayant pas fait, je n’en parlerai pas.

Je vais par contre largement parler des excursions «maison», que nous avons pu faire grâce à vous.

Nous arrivons donc à Saint Martin vers 13h , et si vous avez suivi, vu qu’hier , on était samedi , le lendemain on est dimanche. Et donc le dimanche, tout est fermé à Saint Martin à part les boutiques de Duty Free. Cela ne nous intéressait pas, on avait donc le projet d’aller à Marigot dans la partie française de l’Ile. Un taxi nous en a dissuadé , nous expliquant que tout serait fermé. On avait déjà vu une ville fantôme la veille , on n’a donc pas voulu rééditer l’ expérience. Et nous avons donc pris un taxi collectif (un mini bus) pour aller à Orient Bay, qui comme son nom l’indique est une plage qui se trouve dans l’est de l’ile. Cela nous a couté 10 euros (5 euros pour l’aller et 5 pour le retour) par personne, tout à fait correct. La plage était jolie, (on en verra de bien plus belles), il y avait beaucoup de monde, (on était dimanche), mais on a bien apprécié de se balader tranquillement au bord de la mer, les vacances commençaient vraiment. Retour vers 16h , car le bateau repart vers 18h et le « tous à bord » est à 17h30. (mieux vaut ne pas rater le bateau, car il ne nous attendra pas).

Longue navigation ensuite vers la Republique Dominiquaine, où nous arrivons le lendemain à 13h. Nous occupons notre matinée à nous faire dorer la pilule sur le pont du navire, il y a tout ce qu’il faut en transats accueillants, et nous commençons à prendre des couleurs.

Arrivée donc à la Romana à 13h. Certains ont voulu visiter la ville par eux même, ils ne sont pas sentis du tout en sécurité, ils étaient constamment importunés, donc méfiance . Nous, on avait réservé une excursion depuis la France, pour aller passer l’après midi sur l’Ile de Saona. Grand bien nous en a pris car ce fut vraiment magique !!!

A 13h donc, nous rejoignons un groupe de 22 jeunes alsaciens qui feront l’excursion avec nous , et en sortant du bateau, nous nous dirigeons vers le parking des bus, où nous retrouvons le chauffeur qui va nous conduire à Bayahibe, point de départ de l’ excursion. Il y a une demi heure de route environ pour s’y rendre. Bayahibe est une très jolie petite ville balnéaire, et le petit port de plaisance à l’eau si cristalline ne pourra que vous plaire. C’est là, face au port que se trouve l’agence fondée par une jeune et sympathique française , Cathy, qui nous organise l’excursion. Nous commençons par nous acquitter de notre dû, 70 euros par personne, qui comprennent donc l’aller retour en bus, puis l’aller retour en bateau rapide pour aller jusqu’à l’Ile, et surtout un repas avec une langouste entière grillée presque devant nous, arrosé de vin rosé, et de rhum coca, mais on en reparlera.

Nous embarquons donc dans un bateau rapide, équipés de deux puissants moteurs, qui va faire route vers l’Ile de Saona. Si vous n’aimez pas être secoués, placez vous à l’arriere du bateau, car devant , le bateau s’étant cabré, ça bouscule pas mal. Un conseil , placez vous sur la gauche du bateau, du coté donc de la cote dominicaine, car ce sera une suite ininterrompue de plages de carte postale, eau transparente, sable blanc et cocotiers à foison.

Nous rejoignons l’ile de Saona, et après 45 minutes de navigation environ, nous abordons une plage de rêve, quasi déserte, en tout cas de touristes, bien qu’on soit dans un petit village, Mano Juan. Il est 15h et donc on va directement manger notre fameux repas avec la langouste grillée. Puis 1 heure de baignade dans les eaux transparentes, et on réembarque pour rentrer, non sans faire une longue pause prés de la mangrove, dans des eaux peu profondes où l’on va pouvoir assister au coucher du soleil, en se baignant et en sirotant du rhum coca ou orange , et croyez moi le rhum a coulé à flot . Puis retour à la case départ au même rythme qu’à l’aller , malgré le rhum J.

Idéalement, il faudrait la journée complète pour profiter pleinement de cette excursion, mais Costa ne passant qu’une demi journée à La Romana, il n’y a pas d’autre solution. L’excursion est à un prix proche de l’excursion Costa (74 euros), mais elle présente deux grands avantages, elle vous amène sur une plage quasi déserte et somptueuse, et on y mange en plus un repas avec une langouste entière grillée . Cela nous parait donc un excellent choix qu’on ne regrette absolument pas et qu’on ne peut que vous conseiller !

Le soir, le bateau quitte la Romana pour aller juste en face, sur l’Ile Catalina, l’ile Costa J . Le paquebot mouille en face de cette ile, et le lendemain matin, vers 9heures, un ballet de chaloupes, (celle qui servent à évacuer le navire ), va amener des centaires de personnes vers une superbe plage où l’on va passer la journée. Des transats et des parasols nous y attendent, et quel bonheur de pouvoir se prélasser en regardant la beau paquebot sur une mer limpide. Le repas de midi est assuré par Costa sur la plage , et malgré le nombre que l’on est , le service reste rapide. Une superbe journée qu’il ne faut pas rater, donc ne prévoyez pas d’excursion ce jour là, c’est l’occasion de vous reposer dans un cadre magnifique et sans payer quoi que ce soit !

Le lendemain, on fait route vers Tortola. On ne verra rien de Tortola car on va aller visiter une ile en face , Virgin Gorda et ses fameuses plages parsemées d’énormes rochers granitiques. Pour cela , il faut en sortant du bateau, aller à gauche, marcher un petit kilomètre, pour rejoindre un petit port où vous trouverez des bateaux qui font la navette vers cette ile. La compagnie la plus connue est Speedys, mais il en existe d’autres, au même prix à savoir 38 dollars AR bateaux+ taxi à l’arrivée car la plage n’est pas près du port. Il vous restera encore 3 dollars à débourser pour accéder aux plages , il n’y a pas de petit profit !

Il y a pas mal de monde, notamment aux Baths , la première plage que l’on atteint, mais la vue bien sur est superbe ! Apres quelques photos indispensables , direction une autre plage où l’on passera la journée, Devil’s Bay, superbe aussi, mais pour l’atteindre, il faut marcher au milieu des énormes rochers de granit, prendre d’étroits couloirs surpeuplés, et notre progression est lente et un peu pénible. Ce sera vite oublié quand nous serons arrivés à la plage de Devils Bay, et qu’ayant chaussé nos masques et tubas nous pourrons contempler les poissons multicolores qui vivent en ces lieux . Vous verrez peut être aussi comme nous dans les buissons qui bordent la plage, de beaux et gros lézards friands de pomme, ou des bernard l’hermite, friands de tout !!

Encore donc une excursion à ne pas rater et pour un cout plus de deux fois moins cher que l’excursion Costa correspondante, même si évidemment il n’ya pas de repas compris. Mais rien ne vous empêche de vous faire des sandwichs pendant le petit déjeuner , et de les emporter avec vous , c’est ce qu’on a fait à chaque fois et c’est la solution la plus économique.

Le soir on repart direction Antigua que l’on atteint vers 9 heures. A la sortie du bateau, les taxis sont innombrables et prêts à négocier pour pouvoir vous emmener visiter l’ile , ou plutôt sa partie la plus connue, à savoir le parc national Nelson's Dockyard, et la colline de Shirley Heights, d’où vous aurez une vue absolument sublime sur la cote atlantique ou sur le port . Nous recrutons donc quelques clients supplémentaires pour remplir un taxi et nous obtenons un prix de 25 dollars ou 20 euros pour la journée par personne, auquel il faut rajouter 8 dollars pour visiter le parc national Nelson's Dockyard. Un budget donc plus que raisonnable. Apres avoir quitté Shirley Heights, on descend au niveau du port pour visiter Nelson's Dockyard, une ancienne base navale avec de beaux et vieux batiments. On y restera une petite demi heure avec de rejoindre une plage Turners Beach, sur la cote ouest, sur laquelle nous allons nous restaurer et nous baigner avant de reprendre le chemin du retour à 16H. Encore une bien belle journée, d’autant que le temps comme les autres jours a été splendide !!

Prochaine étape la Martinique que nous atteignons le lendemain à 9heures. Notre excursion consiste à visiter la moitié Nord de l’Ile, la plus luxuriante, et pour cela nous avons reservé une voiture de location aupres d’un loueur recommandé sur le forum à savoir Luxiane Car, qui présentait le gros avantage de nous attendre à l’arrivée du bateau avec la voiture, et de nous permettre de rendre le véhicule au même endroit jusqu’à 19h48, alors que bien des loueurs imposent de le rendre pour 18h. Nous l’avions donc réservé depuis la métropole, en payant par virement bancaire , je dis cela pour ceux qui craignent de donner leur numéro de carte bleue à des gens qu’ils ne connaissent pas.

Nous sommes donc accueillis à la sortie du bateau, par un jeune homme Georges , portant un panneau à notre nom, l’incarnation même de la gentillesse Martiniquaise , qui nous a expliqué tout ce qu’il était nécessaire de savoir concernant la voiture et notre excursion, nous offrant en plus un plan et un guide de l’ile , chapeau !! Notre voiture était petite mais confortable, une 206+. Comme s’était joint à nous un couple de jeunes fort sympathiques rencontrés sur le bateau, nous avons divisé les frais de location et de carburant en deux, ce qui nous est donc revenu à 30 euros par couple , ce qui pour une journée entière me parait très bien.

Nous avons quitté le port pour traverser Fort de France, qu’on nous avait prédit difficile, à cause des nombreux embouteillages, mais il y en a eu que tres peu et on a atteint très rapidement la route de la trace, N3, en direction du Nord , une route faite de lacets , que l’on va parcourir à allure réduite évidemment. Nous faisons une pause sur la route pour voir la réplique miniature du sacré cœur, puis nous continuons jusqu’à le Morne Rouge, face à la Montagne Pelée, avant de faire un détour pour visiter rapidement Saint Pierre, pas transcendant, et de reprendre la route vers la cote atlantique, en passant par Ajoupa Bouillon, et en traversant des bananeraies à perte de vue. Ayant rejoint la côte à le Lorrain , nous la longeons, contemplant aux passages des points de vue superbes et nous étant restaurés à Sainte Marie face à la mer, nous poussons jusqu’à la Trinité , nous visitons la presque ile de la caravelle puis nous nous dirigeons vers le François où nous faisons une halte dans la distillerie de Rhum la plus connue de l‘Ile, l’Habitation Clement où nous faisons quelques emplettes « à haut degrés » pour ramener en Metropole. Puis retour à Fort de France vers 18 heures où la encore nous échappons aux embouteillages, (ils sont nombreux dans l’autre sens par contre), et où nous retrouvons l’ami Georges qui nous attend pour récupérer la voiture avec la même cordialité qu’au départ. Une adresse donc à recommander chaudement, et si nous revenons visiter la Martinique , nous ne chercherons pas ailleurs notre loueur de voiture ! (et il ne m’a pas payé pour que je vous dise cela J)

Apres cette belle journée, départ pour la Guadeloupe que nous atteignons à 11heures . Entre temps, il a fallu le soir précédent déposer nos valises devant la porte de la chambre, nous ne les reverrons plus avant d’arriver à Orly. Avantage : on ne s’occupe de rien, Inconvenient, il faut des sacs assez grands pour avoir des vetements de rechange avec soi, en plus de nos effets personnels de valeur.

Dans le peu de temps qu’il nous reste avant de partir à 15h30 à l’aéroport, on ne peut faire d’excursion, et on en profite donc pour faire le marché exotique et coloré de Pointe à Pitre, expérience tres agréable de par le festival de senteurs et de couleurs que constitue ce marché. Tous les magasins sont aussi ouverts, et c’est l’occasion d’acheter quelques menus souvenirs , qui nous rappelleront dans les mois qui viennent la beauté et la douceur de vivre des Caraïbes.

Voila j’espère de quoi vous aider dans l’organisation de vos futures vacances, j’ai conscience d’avoir été long, mais si l’enfer se cache dans les détails, le paradis peut s’y trouver aussi !! a bientôt et si vous avez des questions , n’hésitez pas !!

Philippe

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