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Baisse de prix sur les vols vers la Thaïlande (moins de demandes)
Bonjour.
je constate que de nombreuses compagnies aeriennes font des promos à destination de la Thailande.Est que cela voudrait dire que la demande a baissée vers cette destination, ou alors c'est habituel pendant cette période?.
si c'est le cas j'attendrai le dernier moment la prochaine fois pour réserver un vol.
Si par contre la demande est moindre pour cette année, nous serons plus tranquilles mon épouse et moi pour nos 4 semaines dans le nord ouest😎😎😎
Francois.
Frontière Laos-Thaïlande en terrestre, durée du visa?
Bonjour à tous !!!
Nous partons à 2 durant un mois et demi. Début du séjour au Laos par le Nord. Ayant fait le sud l'an dernier, je sais comment fonctionne l'obtention du visa on arrival au Laos à l'aéroport. Nous attendrons la frontière Thaïlandaise le 11 novembre afin d'y rester 29jours. 😏 Nous passerons la frontière à chiang Khong et voilà ma question... Est-on bien exempté de visa pour un séjour de moins de 30j en Thailande ??
Leroutard 2014 me parle de 15j tandis que l'agence visas-en-ligne me dise 30j...🤪
Merci de votre aide et de vos conseils sur cette région.😉
Nous partons à 2 durant un mois et demi. Début du séjour au Laos par le Nord. Ayant fait le sud l'an dernier, je sais comment fonctionne l'obtention du visa on arrival au Laos à l'aéroport. Nous attendrons la frontière Thaïlandaise le 11 novembre afin d'y rester 29jours. 😏 Nous passerons la frontière à chiang Khong et voilà ma question... Est-on bien exempté de visa pour un séjour de moins de 30j en Thailande ??
Leroutard 2014 me parle de 15j tandis que l'agence visas-en-ligne me dise 30j...🤪
Merci de votre aide et de vos conseils sur cette région.😉
Iran: carnet de passage en douane
Bonjour,
Comment avez vous fait pour obtenir le carnet de passage en douane nécessaire pour rentrer un véhicule en Iran? A+
Brigitte
Comment avez vous fait pour obtenir le carnet de passage en douane nécessaire pour rentrer un véhicule en Iran? A+
Brigitte
Endroit pour nager avec les dauphins avec des enfants
Bonjour,
Nous préparons un périple de 3 mois et demi du 5 février au 16 mai 2015, entre la Thaïlande/Cambodge en Février, et le Nouvelle Zélande de fin mars à fin avril. Nous avons 3 filles dont 2 qui rêvent de nager avec les dauphins!!
Pouvez vous me donner des bonnes adresses, des bonnes agences soit en Thaïlande soit en Nouvelle Zélande pour qu'on puisse réaliser ce joli rêve!!!!
Merci d'avance
Estelle
Notre site: http://leschreslutis.wifeo.com/
Estelle
Nous préparons un périple de 3 mois et demi du 5 février au 16 mai 2015, entre la Thaïlande/Cambodge en Février, et le Nouvelle Zélande de fin mars à fin avril. Nous avons 3 filles dont 2 qui rêvent de nager avec les dauphins!!
Pouvez vous me donner des bonnes adresses, des bonnes agences soit en Thaïlande soit en Nouvelle Zélande pour qu'on puisse réaliser ce joli rêve!!!!
Merci d'avance
Estelle
Notre site: http://leschreslutis.wifeo.com/
Estelle
Typhon Rammasun venant des Philippines sur le Vietnam
Bonjour,
Je viens de voir aux infos vietnamiennes et sur CNN qu'un typhon est en train d atteindre les Philippines, et se dirige ensuite sur le Vietnam - d'après la trajectoire supposée, il semblerait arriver dans la région nord vers Hanoi ou Hai Phong - -On parle d'un délai de 72 heures.... - Je prends mon vol vendredi soir pour la France...🙁
Quelqu'un aurait-il des précisions ???? merci.
Bien cordialement - Kimtwo
Je viens de voir aux infos vietnamiennes et sur CNN qu'un typhon est en train d atteindre les Philippines, et se dirige ensuite sur le Vietnam - d'après la trajectoire supposée, il semblerait arriver dans la région nord vers Hanoi ou Hai Phong - -On parle d'un délai de 72 heures.... - Je prends mon vol vendredi soir pour la France...🙁
Quelqu'un aurait-il des précisions ???? merci.
Bien cordialement - Kimtwo
Jeu des mots- 5 ème édition
La suite...
Vélo Surly LHT Deluxe
Bonjour à vous tous,
Je projette d'ici quelques mois (je suis actuellement au Japon) de monter mon propre vélo. L'idée serait d'avoir un vélo solide pour faire des voyages de plusieurs mois mais aussi dans des conditions difficiles (traversée du lac Baikal en mars...) et agréable à rouler.
Depuis quelques semaines, je me renseigne sur ce qui existe... et j'ai craqué sur le surly LHT deluxe (http://www.universalcycles.com/shopping/product_details.php?id=51954&category=4342).
Avez-vous des avis sur ce cadre? Il y a t'il une si grosse différence avec le surly LHT sachant qu'il est quand même deux fois plus cher?
Merci pour vos réponses, Alban
Je projette d'ici quelques mois (je suis actuellement au Japon) de monter mon propre vélo. L'idée serait d'avoir un vélo solide pour faire des voyages de plusieurs mois mais aussi dans des conditions difficiles (traversée du lac Baikal en mars...) et agréable à rouler.
Depuis quelques semaines, je me renseigne sur ce qui existe... et j'ai craqué sur le surly LHT deluxe (http://www.universalcycles.com/shopping/product_details.php?id=51954&category=4342).
Avez-vous des avis sur ce cadre? Il y a t'il une si grosse différence avec le surly LHT sachant qu'il est quand même deux fois plus cher?
Merci pour vos réponses, Alban
Road-trip en Roumanie (6 520 km)
Bonjour
Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir
Bonne lecture
Xav
SAMEDI 31 MAI
C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.
Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.
Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.
Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.
DIMANCHE 1 JUIN
Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.
LUNDI 2 JUIN
Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.

Mardi 3 juin
A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.

MERCREDI 4 JUIN
C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!
JEUDI 5 JUIN
Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.
VENDREDI 6 JUIN
8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.
( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.

SAMEDI 7 JUIN
Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!

DIMANCHE 8 JUIN
Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.
LUNDI 9 JUIN
Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.

MARDI 10 JUIN
J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.


MERCREDI 11 JUIN
Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.
JEUDI 12 JUIN
Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN
Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.
SAMEDI 14 JUIN
7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.

DIMANCHE 15 JUIN
8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.
LUNDI 16 JUIN
Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.
MARDI 17 JUIN
J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.
MERCREDI 18 JUIN
Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.
JEUDI 19 JUIN
Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.
VENDREDI 20 JUIN
Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir
Bonne lecture
Xav
SAMEDI 31 MAI
C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.
Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.
Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.
Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.
DIMANCHE 1 JUIN
Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.
LUNDI 2 JUIN
Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.

Mardi 3 juin
A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.

MERCREDI 4 JUIN
C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!
JEUDI 5 JUIN
Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.
VENDREDI 6 JUIN
8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.
( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.

SAMEDI 7 JUIN
Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!

DIMANCHE 8 JUIN
Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.
LUNDI 9 JUIN
Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.

MARDI 10 JUIN
J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.


MERCREDI 11 JUIN
Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.
JEUDI 12 JUIN
Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN
Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.
SAMEDI 14 JUIN
7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.

DIMANCHE 15 JUIN
8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.
LUNDI 16 JUIN
Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.
MARDI 17 JUIN
J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.
MERCREDI 18 JUIN
Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.
JEUDI 19 JUIN
Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.
VENDREDI 20 JUIN
Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Partage d'informations avec familles sur le départ d'un grand voyage camping-car 2015-2016
Bonjour à tous,
Nous sommes une famille avec 3 jeunes enfants (5, 3 et 1 an)
Nous préparons un voyage de 14 à 16 mois en direction de la Mongolie puis chine, Asie du sud est et retour par l'Inde et l'iran (dans les grandes lignes !) en camping- car.
Le départ est prévu pour le printemps 2015, afin de nous permettre d'arriver sans trop nous presser en Mongolie dans le courant de l'été.
Je me demandais si d'autres familles préparaient un périple similaire, afin d'échanger sur nos préparatifs / doutes / tuyaux respectifs.
Nous rechercherons également des co-équipiers pour traverser la chine de la mongolie au laos, vraisemblablement en septembre 2015. C'est certainement un peu tôt pour s'en préoccuper, et nous posterons un message dans la rubrique qui va bien dans les prochains mois mais on ne sait jamais ;)
Nous avons commencé un blog pour relater nos préparatifs et nous permettre d'évoquer ce projet (un peu tabou dans nos familles respectives, pas encore révélé au boulot, trop lointain et abstrait pour nos amis...) : untouracinq.over-blog.com
Nous espérons avoir quelques réponses ! A bientôt
Nous espérons avoir quelques réponses ! A bientôt
Retour croisière Médina du 11 au 18 mai 2014: à fuir!
Bonsoir, de retour ce jour de la croisière Médina sur l'Horison / CDF du 11 au 18 mai 2014, voici quelques infos.
Nous sommes partis avec le CE de mon mari à 49 personnes - pour nous 4ème croisière dont 3 avec CDF
Départ à 9 h de notre région, arrivée vers 12 h au port de Marseille ... et là BIZARRE pas d'Horizon en vue, on le cherche désespérément.... Une hôtesse CDF rentre dans le bus nous faire une annonce : "L'Horizon est bloqué à Palerme pour cause de mauvais temps et devrait accoster vers 17 h ", stupeur ! on nous propose de rester soit au terminal soit de prendre une navette gratuite pour rejoindre le port de Marseille. des sandwichs + eau arriveront mais ils ne savent pas quand ....
On décide de prendre la navette gratuite et d'aller promener et manger à Marseille mais sur les 1277 passagers près des 3/4 ont choisi la même option ... on commence à faire la queue à l'aller ... et au retour je vous en parle même pas, un vrai embouteillage ! les gens s'impatientent, bousculent, ... bref la pagaille comme on dit dans le midi !
Arrivé au terminal, on nous dit qu'il devrait arriver vers 18 h , pas assez de fauteuils pour tout le monde, quelques sandwichs mais pas d'eau (euh les VIP on leur servait le champagne devant nous !), d'aller au distributeur !
Enfin l'Horizon arrive ... mais l'attente ne fait que commencer !!!! On est tous debout, sans eau dans ce hangar, sans explications. Ils commencent à installer les ordinateurs d'enregistrement ... mais le temps passe et toujours rien, 1h, 2 h, les gens commencent à s'énerver sérieusement.
Enfin 20 h 30 on s'enregistre enfin, direction la photo mais franchement on a même pas envie, ... 21 h enfin dans notre cabine !
Le bâteau partira à 0 h 30 !!!!! départ complètement gâché : ou est l'ambiance croisière ? De plus on nous annoncera la suppression de l'escale à TANGER et le changement d'ordre des escales : 2 ers jours en mer, puis Casablanca, Gibraltar, Alicante et Palamos.
Nous comprenons qu'un incident est toujours possible mais nous regrettons l'impolitesse de CDF envers ses clients : très peu, voire pas d'informations alors qu'un micro marchait dans la salle ! De plus nous apprendrons par la suite que s'était une panne de moteur et non le mauvais temps ! (info donnée par le personnel) et que CDF connaissait le retard depuis la veille !
Journée très difficile et je pense inacceptable pour les jeunes enfants et personnes plus âgées.
Malheureusement la croisière ne faisait que commencer .... j'essaye de vous dire la suite demain
Points positifs : personnel toujours aussi charmant, nourriture excellente propreté des locaux
Points négatifs : les escales : horribles, sans intérets le bâteau vieillissant - trop de problèmes (wc bouchés, eau brulante, four en panne ...) la cabine très très bruyante (4104) le manque de professionnalisme de CDF
Nous sommes partis avec le CE de mon mari à 49 personnes - pour nous 4ème croisière dont 3 avec CDF
Départ à 9 h de notre région, arrivée vers 12 h au port de Marseille ... et là BIZARRE pas d'Horizon en vue, on le cherche désespérément.... Une hôtesse CDF rentre dans le bus nous faire une annonce : "L'Horizon est bloqué à Palerme pour cause de mauvais temps et devrait accoster vers 17 h ", stupeur ! on nous propose de rester soit au terminal soit de prendre une navette gratuite pour rejoindre le port de Marseille. des sandwichs + eau arriveront mais ils ne savent pas quand ....
On décide de prendre la navette gratuite et d'aller promener et manger à Marseille mais sur les 1277 passagers près des 3/4 ont choisi la même option ... on commence à faire la queue à l'aller ... et au retour je vous en parle même pas, un vrai embouteillage ! les gens s'impatientent, bousculent, ... bref la pagaille comme on dit dans le midi !
Arrivé au terminal, on nous dit qu'il devrait arriver vers 18 h , pas assez de fauteuils pour tout le monde, quelques sandwichs mais pas d'eau (euh les VIP on leur servait le champagne devant nous !), d'aller au distributeur !
Enfin l'Horizon arrive ... mais l'attente ne fait que commencer !!!! On est tous debout, sans eau dans ce hangar, sans explications. Ils commencent à installer les ordinateurs d'enregistrement ... mais le temps passe et toujours rien, 1h, 2 h, les gens commencent à s'énerver sérieusement.
Enfin 20 h 30 on s'enregistre enfin, direction la photo mais franchement on a même pas envie, ... 21 h enfin dans notre cabine !
Le bâteau partira à 0 h 30 !!!!! départ complètement gâché : ou est l'ambiance croisière ? De plus on nous annoncera la suppression de l'escale à TANGER et le changement d'ordre des escales : 2 ers jours en mer, puis Casablanca, Gibraltar, Alicante et Palamos.
Nous comprenons qu'un incident est toujours possible mais nous regrettons l'impolitesse de CDF envers ses clients : très peu, voire pas d'informations alors qu'un micro marchait dans la salle ! De plus nous apprendrons par la suite que s'était une panne de moteur et non le mauvais temps ! (info donnée par le personnel) et que CDF connaissait le retard depuis la veille !
Journée très difficile et je pense inacceptable pour les jeunes enfants et personnes plus âgées.
Malheureusement la croisière ne faisait que commencer .... j'essaye de vous dire la suite demain
Points positifs : personnel toujours aussi charmant, nourriture excellente propreté des locaux
Points négatifs : les escales : horribles, sans intérets le bâteau vieillissant - trop de problèmes (wc bouchés, eau brulante, four en panne ...) la cabine très très bruyante (4104) le manque de professionnalisme de CDF
3 semaines en Thaïlande avec deux enfants (4 et 6 ans)
bonjour, nous partons en thailande 3 semaines pleines de mi février à mi Mars 2015. nous comptons deux jours aller et deux jours retour de transport en plus des 3 semaines. J'aimerais avoir vos avis sur ce début d'itinéraire. Nous souhaitons un séjour atractif pour nos deux fils, cette fois ci ce n'est pas en mode 100% routard.
arrivée bankock on file direct vers ko chang et/ ou Kokut pour 1 semaine de repos et pour que les enfant se remette du décalage horaire doucement. (peut être trajet j'usqu'à l'embarcadère en taxi privé pour plus de facilité?) visite de ko wai et autres iles, baignade repos avec nos fils etc... quel hébergment pas trop cher? pour séjourner plus kochang ou kokut?
Ensuite nous retournerons vers bankock pour réceptionner mon frère qui nous rejoint sur le reste du séjour. 1 nuit à banckok et on file vers chang mai pour 3 jours (immertion avec les éléphants, visite village etc..) trajet en avion ou train de nuit quel es le mieux? Quel pension réserver? on cherche du simple / efficace et abordable en coût.
Ensuit départ en avion vers pukhet (1 nuit) et ensuite on file vers les petites iles sur les reste du séjour (ko phephe (est ce que de ko phephe on peut voir d'autre ile en escurtion d'une journée?) , ( ko lantha) si elle vaut le détour, la baie de phan nga.) on ne souhaite pas changer d'ile tous les jours donc on limite. Ensuite retour sur banckok (en avion) pour 2 jours avant de prendre l'avion retour, ce qui nous laissera un peu de temps pour visiter banckok (klhong, 1 temple ou 2) merci pour vos conseils est ce que notre itinéraire est déjà trop chargé, je n'ai pas conscience du temps de trajet. Fautil réserver les billets d'avion intérieur de france? ou directement en thailande? comment faire pour prendre le visa le plus simple? Faut til que j'orchestre tout de france en réservant tous les hotels avant de partir (mais cela ne laisse pas bcp la place au coup de coeur et à l'improvisation!! (Mais je n'ai pas envie d'être embété avec mes enfants et par gaint de temps(en mode routarde je ne fonctionne jamais comme ceci). Nous n'aurons pas de téléphone avec nous, si on veut aller sur internet ou tél on le fait dans des boutiques sur place. Quel ai le plus simple.
merci de vos réponses. cordialement emmanuelle
arrivée bankock on file direct vers ko chang et/ ou Kokut pour 1 semaine de repos et pour que les enfant se remette du décalage horaire doucement. (peut être trajet j'usqu'à l'embarcadère en taxi privé pour plus de facilité?) visite de ko wai et autres iles, baignade repos avec nos fils etc... quel hébergment pas trop cher? pour séjourner plus kochang ou kokut?
Ensuite nous retournerons vers bankock pour réceptionner mon frère qui nous rejoint sur le reste du séjour. 1 nuit à banckok et on file vers chang mai pour 3 jours (immertion avec les éléphants, visite village etc..) trajet en avion ou train de nuit quel es le mieux? Quel pension réserver? on cherche du simple / efficace et abordable en coût.
Ensuit départ en avion vers pukhet (1 nuit) et ensuite on file vers les petites iles sur les reste du séjour (ko phephe (est ce que de ko phephe on peut voir d'autre ile en escurtion d'une journée?) , ( ko lantha) si elle vaut le détour, la baie de phan nga.) on ne souhaite pas changer d'ile tous les jours donc on limite. Ensuite retour sur banckok (en avion) pour 2 jours avant de prendre l'avion retour, ce qui nous laissera un peu de temps pour visiter banckok (klhong, 1 temple ou 2) merci pour vos conseils est ce que notre itinéraire est déjà trop chargé, je n'ai pas conscience du temps de trajet. Fautil réserver les billets d'avion intérieur de france? ou directement en thailande? comment faire pour prendre le visa le plus simple? Faut til que j'orchestre tout de france en réservant tous les hotels avant de partir (mais cela ne laisse pas bcp la place au coup de coeur et à l'improvisation!! (Mais je n'ai pas envie d'être embété avec mes enfants et par gaint de temps(en mode routarde je ne fonctionne jamais comme ceci). Nous n'aurons pas de téléphone avec nous, si on veut aller sur internet ou tél on le fait dans des boutiques sur place. Quel ai le plus simple.
merci de vos réponses. cordialement emmanuelle
Projet de circuit au Maroc
Je viens vers vous connaisseurs de la région pour un avis sur ce circuit
Essaouira, Chichaoua via Tizin'test, Talouine, Tafraoute, Sidi Ifni, Taroudant, Agadir retour Marrakech par autoroute
1) Faut il le modifier pour optimiser ce qui vous semble incontournable dans le secteur
2) Nous n'avons pas d'objectif de trek mais sommes à la recherche d'échange avec la population , combien de temps conseillez vous, nous prévoyons déjà 2 jours pour Essaouira
3) Tazenakht vaut elle le détour qui serait en fait un aller et retour à partir de Talouine
Essaouira, Chichaoua via Tizin'test, Talouine, Tafraoute, Sidi Ifni, Taroudant, Agadir retour Marrakech par autoroute
1) Faut il le modifier pour optimiser ce qui vous semble incontournable dans le secteur
2) Nous n'avons pas d'objectif de trek mais sommes à la recherche d'échange avec la population , combien de temps conseillez vous, nous prévoyons déjà 2 jours pour Essaouira
3) Tazenakht vaut elle le détour qui serait en fait un aller et retour à partir de Talouine
En Europe de l'Est en quête des langues
Bonjour à tous, привет всем!
Je suis un jeune homme de 21 passionné par les langues et fasciné par les langues slaves.
Je n'ai pas un sous et j'ai décidé de tout laisser et partir faire un tour dans les quelques pays slaves d'europe ne nécessitant ni passeport ni VISA.
Je partirai le sac sur le dos, seul, sans argent. Je prévois de commencer par la Pologne en Poméranie rencontrer les Cachoubes, en passant par l'Allemagne (escale en Lusace pour voir des Sorabes?), repartir pour la Republique tchèque pour y découvrir ses dialectes, puis Slovaquie et Serbie, Croatie.
Je favoriserai les moyennes villes, ne cherchant pas les beaux edifices où les endroits touristiques classiques, mais l'habitant serein, peut-être inhabitué des visites, rustique, véritable. En effet si je puis decouvrir, apprendre ou aider a la sauvegarde d'un parler, dialecte méconnu ou menacé, cela en ferait mon bonheur.
Auriez-vous conseils, avis ou avertissements à me faire part? Toutes astuces (déplacements, alimentation, lois insolites à connaître... etc) seront bienvenues! Merci!
Je suis un jeune homme de 21 passionné par les langues et fasciné par les langues slaves.
Je n'ai pas un sous et j'ai décidé de tout laisser et partir faire un tour dans les quelques pays slaves d'europe ne nécessitant ni passeport ni VISA.
Je partirai le sac sur le dos, seul, sans argent. Je prévois de commencer par la Pologne en Poméranie rencontrer les Cachoubes, en passant par l'Allemagne (escale en Lusace pour voir des Sorabes?), repartir pour la Republique tchèque pour y découvrir ses dialectes, puis Slovaquie et Serbie, Croatie.
Je favoriserai les moyennes villes, ne cherchant pas les beaux edifices où les endroits touristiques classiques, mais l'habitant serein, peut-être inhabitué des visites, rustique, véritable. En effet si je puis decouvrir, apprendre ou aider a la sauvegarde d'un parler, dialecte méconnu ou menacé, cela en ferait mon bonheur.
Auriez-vous conseils, avis ou avertissements à me faire part? Toutes astuces (déplacements, alimentation, lois insolites à connaître... etc) seront bienvenues! Merci!
Jouons avec les mots - 4e édition
La troisième session du "jeu des mots" a atteint les 1000 messages. Enfin presque. Voici ouverte une nouvelle discussion. Pour l'inaugurer, je vous soumets une petite énigme.
Une célèbre page de la littérature l'a énigmatiquement racontée en jaune. Ceux qui travaillent la terre l'associent plutôt au bleu. Aux amoureux de la peinture, elle rappelle le jaune et le bleu. Quelle est cette ville ?
Une célèbre page de la littérature l'a énigmatiquement racontée en jaune. Ceux qui travaillent la terre l'associent plutôt au bleu. Aux amoureux de la peinture, elle rappelle le jaune et le bleu. Quelle est cette ville ?
Partir à deux en camion en Europe de l'Est
Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes deux jeunes françaises de 20 et 21 ans, et nous rêvons de voyage. Notre projet : acheter un petit camion, et partir sur les routes de l'Europe de l'Est, à la rencontre des gens, découvertes de cultures et modes de vie différents et surtout à l’affût de nouveaux paysages. Nous sommes actuellement en France, où nous essayons de trouver du travail pour commencer à mettre des sous de côté, pour l'achat du camion, l'assurance et autres pour le "budget camion". Nous pensons partir en Janvier 2015 si nous sommes prêtes à ce moment-là.
Autour de nous, les gens sont parfois sceptiques, notre projet paraît "utopique", "impossible à réaliser", mais nous voulons y croire. Nous savons que le voyage apporte son lot de mauvaises surprises, surtout sur une longue durée, mais c'est aussi ce que nous recherchons, après tout c'est comme ça qu'on avance, non ?
Nous essayons d'en parler un maximum autour de nous, pour rencontrer et parler avec le plus de monde possible, nous sommes à la recherche de conseils.
Du coup, en gros, le plan c'est de voyager à bord de notre petit camion, dormir dedans, donc pour nous zéro dépense en hôtel, auberge etc... notre budget sera assez petit, et comme il faut bien faire avancer le camion, nous savons qu'il faudra faire des sacrifices parfois. Nous n'avons pas forcément envie de jouer les touristes occidentales, de dépenser en souvenirs shop et autres... nous connaissons le site HelpX qui permet de rencontrer, d'aider et de partager avec l'habitant.
Nous avons parcourus plusieurs sites de personnes parties en camion, voiture, camping-car, mais si vous avez un conseil, un bon plan, nous prenons, car, parfois, le doute et les peurs prennent le dessus.
Merci beaucoup !
Nous sommes deux jeunes françaises de 20 et 21 ans, et nous rêvons de voyage. Notre projet : acheter un petit camion, et partir sur les routes de l'Europe de l'Est, à la rencontre des gens, découvertes de cultures et modes de vie différents et surtout à l’affût de nouveaux paysages. Nous sommes actuellement en France, où nous essayons de trouver du travail pour commencer à mettre des sous de côté, pour l'achat du camion, l'assurance et autres pour le "budget camion". Nous pensons partir en Janvier 2015 si nous sommes prêtes à ce moment-là.
Autour de nous, les gens sont parfois sceptiques, notre projet paraît "utopique", "impossible à réaliser", mais nous voulons y croire. Nous savons que le voyage apporte son lot de mauvaises surprises, surtout sur une longue durée, mais c'est aussi ce que nous recherchons, après tout c'est comme ça qu'on avance, non ?
Nous essayons d'en parler un maximum autour de nous, pour rencontrer et parler avec le plus de monde possible, nous sommes à la recherche de conseils.
Du coup, en gros, le plan c'est de voyager à bord de notre petit camion, dormir dedans, donc pour nous zéro dépense en hôtel, auberge etc... notre budget sera assez petit, et comme il faut bien faire avancer le camion, nous savons qu'il faudra faire des sacrifices parfois. Nous n'avons pas forcément envie de jouer les touristes occidentales, de dépenser en souvenirs shop et autres... nous connaissons le site HelpX qui permet de rencontrer, d'aider et de partager avec l'habitant.
Nous avons parcourus plusieurs sites de personnes parties en camion, voiture, camping-car, mais si vous avez un conseil, un bon plan, nous prenons, car, parfois, le doute et les peurs prennent le dessus.
Merci beaucoup !
De l'Europe Occidentale à l'Asie du Sud à pied
Bonjour à tous!
je suis étudiant en 3e année et je prépare un ambitieux projet qui est de voyager jusqu'en Asie en partant d'Europe (allemagne). Que ce soit à pied, en bus, en train, en bateau, en pousse-pousse, en pagode, en delta plan en courant ou en sautillant... Je suis très sèrieux, le but est de voyager avec tout sur le dos, de ne pas emprunter les grands axes, bannir les nuits à l'hôtel et refuser de prendre l'avion. Pour cela, j'ai décidé de ne partir qu'avec un budget mince de 2 ooo euros.
Pour me présenter un peu, je suis de nature observatrice, j'aime les grandes plaines, les immenses paysages, l'aventure est loin de me faire peur et si le risque est de dormir dehors.. et bien soit! Néanmoins je sais réfléchir à deux fois avant de prendre mes décisions, pour ne pas se lancer au hasard. Par ailleurs, j'ai reçu le goût du voyage par ma famille. On avait l'habitude de partir un peu partout en voiture, sans réservations, à l'aventure et au hasard. Au final, j'ai 22 ans et j'ai parcouru les 3/4 de l'Europe, j'ai voyagé plusieurs fois en Amérique du Sud surtout et du nord.
J'aimerais faire un appel à ceux qui se reconnaissent dans cette épopée, créer une sorte de foire aux conseils, en somme, tout ce qui pourrait être utile à savoir pour ce genre périple.
Départ prévu: cet été.
J'ai les jetons rien que d'y penser, c'est magnifique.
je suis étudiant en 3e année et je prépare un ambitieux projet qui est de voyager jusqu'en Asie en partant d'Europe (allemagne). Que ce soit à pied, en bus, en train, en bateau, en pousse-pousse, en pagode, en delta plan en courant ou en sautillant... Je suis très sèrieux, le but est de voyager avec tout sur le dos, de ne pas emprunter les grands axes, bannir les nuits à l'hôtel et refuser de prendre l'avion. Pour cela, j'ai décidé de ne partir qu'avec un budget mince de 2 ooo euros.
Pour me présenter un peu, je suis de nature observatrice, j'aime les grandes plaines, les immenses paysages, l'aventure est loin de me faire peur et si le risque est de dormir dehors.. et bien soit! Néanmoins je sais réfléchir à deux fois avant de prendre mes décisions, pour ne pas se lancer au hasard. Par ailleurs, j'ai reçu le goût du voyage par ma famille. On avait l'habitude de partir un peu partout en voiture, sans réservations, à l'aventure et au hasard. Au final, j'ai 22 ans et j'ai parcouru les 3/4 de l'Europe, j'ai voyagé plusieurs fois en Amérique du Sud surtout et du nord.
J'aimerais faire un appel à ceux qui se reconnaissent dans cette épopée, créer une sorte de foire aux conseils, en somme, tout ce qui pourrait être utile à savoir pour ce genre périple.
Départ prévu: cet été.
J'ai les jetons rien que d'y penser, c'est magnifique.
Que voir en... Russie
Que voir en Russie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
On peut diviser la Russie en trois avec la partie "européenne" (à l'ouest de l'Oural), la partie "asiatique" (est de l'Oural) et le Caucase.
1- PARTIE EUROPÉENNE
1.1- Nord (Saint-Pétersbourg)Arkhangelsk : grand port de la Mer Blanche, proche du cercle polaire, avec quelques édifices anciens notamment en bois et un intéressant ethno-musée de plein air (Malye Korely) dans ses environs. C'est de Arkhangelsk que partent, entre autres, les bateaux pour les îles Solovetski.Belozersk : grosse bourgade médiévale construite en bord de lac.Forteresse d'Izborsk : située dans la ville du même nom, à côté de Pskov, c'est une des plus vastes et imposantes forteresses de Russie.Forteresse de Porkhov : une autre forteresse médiévale de la région de Pskov.Ile de Kiy : petite île inhabitée de la Mer Blanche très visitée pour ses plages, ses paysages et son ancien monastère.Iles Solovetski : ce bel archipel de la Mer Blanche est un ancien camp de déportation. Les vestiges et témoignages de celui-ci, de même que l'imposant monastère de Solovetski, sont inscrits au patrimoine de l'UNESCO.Ivangorod : la petite ville face à la ville estonienne de Narva est connue pour sa forteresse médiévale.Kaliningrad : c'est une enclave russe dans l'Union Européenne, entre la Pologne et la Lituanie. Historiquement très liée aux Chevaliers Teutoniques et à l'Allemagne, la région possède quelques témoignages de son passé notamment dans sa capitale éponyme. On peut aussi profiter de ses plages sur la Baltique avec dunes et oiseaux dans l'isthme de Courlande et la station balnéaire de Svetlogorsk.Kem : ville de Carélie avec une superbe cathédrale en bois du XVIIIe siècle. C'est de Kem que partent certains bateaux pour les îles Solovetski.Kizhi : cette île du lac Onega, en Carélie, abrite un très bel ensemble d'églises en bois classé au patrimoine de l'UNESCO. Le site est désormais un des plus importants musées à ciel ouvert de Russie.Kholm : cette localité en partie abandonnée des environs de Novgorod, entourée de forêts et de marécages, porte divers témoignages des combats qui s'y déroulèrent lors de la seconde guerre mondiale. Juste à coté, le monastère de Rdeisky est lui aussi abandonné.Kostomoukcha : une bourgade de villégiature en Carélié très appréciée des finlandais en été pour son ensoleillement, ses lacs, la pêche et la nature.Monastère de Antonievo-Siysky : joli monastère construit en bord de lac dans la région de Arkhangelsk.Monastère de Ferapontov : très beau monastère de la fin du XIVe siècle dans la commune du même nom. Il est inscrit à l'UNESCO.Monastère de Kirillo-Belozersky : c'est un des plus vieux de Russie, pas loin de la ville de Kirillov.Monastère de Valaam : sur une île au nord du lac Ladoga. C'est un des plus imposants du nord de la Russie dans sa catégorie .Murmansk : la base navale donnant sur la Mer de Barentz est la plus grande ville du monde située au nord du cercle polaire. Au delà de sa position Murmansk, contrairement à ses environs, n'offre que très peu d'intérêts touristiques.Nénétsie : cet immense district de taïga, face à l'Océan Arctique, est la patrie des Nenets à la culture et aux traditions encore un peu présentes.Novgorod : c'est une des plus anciennes cités de Russie avec nombre de monuments historiques dans la ville et ses environs, ce qui qui lui vaut d'ailleurs d'être inscrite à l'UNESCO. A une dizaine de kilomètres, le monastère orthodoxe de Khutyn est un des plus importants de la région.Palais de Gachina : dans la ville du même nom, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Saint-Pétersbourg, l'immense château du XVIIIe siècle qui fût la résidence des tsars est inscrit à l'UNESCO dans le cadre des "monuments annexes de Saint-Pétersbourg".Petrozavodsk : la capitale de la Carélie se caractérise par son architecture néo-classique. On peut profiter également de sa proximité avec le lac Onega et ses activités nature, de même que les églises de bois de Kizhi classées à l'UNESCO.Priozersk : la ville en bordure du lac Ladoga est une zone de villégiature pour les habitants de Saint-Pétersbourg. On peut y visiter une imposante forteresse Carélienne médiévale.Pskov : une cité aux origines médiévales, avec nombre d'églises et monastères dans la ville ou ses abords. Plusieurs anciennes forteresses également dans ses environs (Izborsk, Porkhov...).Pushkinskiye Gory : un vaste "ethno-musée de plein air", incluant plusieurs petits villages, de la région de Pskov.Saint-Pétersbourg : seconde ville de Russie et une des plus belles d'Europe. Elle possède un superbe centre historique et nombre de monuments annexes classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est aussi une ville très animée. Dans sa banlieue, les églises, musées et surtout superbes palais impériaux de Peterhof, de Pouchkine et Pavlovsk sont à voir.Shlisselburg : sur les bords du lac Ladoga, pas loin de Saint-Pétersbourg, le centre de la bourgade et son "île-forteresse" sont inscrit à l'UNESCO dans le cadre des "monuments annexes de Saint-Pétersbourg".Staraya Ladoga : village de la région de Saint-Pétersbourg célèbre pour son monastère, ses églises et sa vieille forteresse (reconstruite après guerre).Staraya Russa : c'est la ville de Dostoevsky qui lui a consacré un musée pas mal visité. Egalement plusieurs églises et monastères dans la ville ou ses abordsTikhvin : cette ville moyenne à l'est de Saint-Pétersbourg abrite un joli monastère du XVIe siècle et un quartier historique aux maisons de bois.Valday : la localité au sud-est de Novgorod est une base assez fréquentée pour visiter le parc Valdaysky tout proche. Valday abrite également un joli monastère orthodoxe.Veliky Ustyug : petite ville avec nombre d'édifices religieux et une architecture ancienne bien conservée.Vologda : cette agglomération offre une jolie architecture, bien préservée, avec notamment pas mal d'édifices anciens en bois. Elle accueille également le monastère de Spasso-Priloutsky assez connu au niveau touristique.Vyborg : à la frontière avec la Finlande à qui elle était rattachée jusqu'au milieu du XIXe siècle, la cité est connue pour son imposante forteresse médiévale suédoise. C'est aussi une ville agréable appréciée des visiteurs.Patrimoine naturelChutes de Kivatch : une des principales attractions naturelles de Carélie.Forêts vierges de Komi : cette immense forêts du nord-ouest de la Russie est classée à l'UNESCO en tant que "plus vaste forêt vierge en Europe". Elle englobe deux parcs nationaux (le Yugyd Va et le Pechora-Ilych) dans lesquels on peut faire des treks, du ski, du canoë, du raft et observer une faune assez riche (oiseaux, ours, loups, élans...). Le sommet de l'Oural (Mont Narodnaya) est aussi dans la région.Isthme de Courlande : cet étroit cordon littoral d'une centaine de kilomètres longe la Baltique à cheval sur la Lituanie et l'enclave de Kaliningrad. Inscrit à l'UNESCO c'est un haut lieu touristique pour ses superbes paysages dunaires et l'observation des oiseaux.Lac Ladoga : le plus grand lac d'Europe. Situé à côté de Saint-Pétersbourg c'est une zone touristique où se côtoient nature et histoire (Priozersk, Shlisselburg, Valaam...). Lac Onega : ce grand lac de Carélie aux nombreuses îles offre de bonnes opportunités nautiques. C'est aussi sur une de ses îles qu'est situé l'ensemble des églises de bois de Kizhi classé à l'UNESCO.Neva : ce très court fleuve de moins de 100 km coule du lac Ladoga à la Baltique, arrosant au passage Saint-Pétersbourg. On y fait des croisières en bateau.Parc national Kenozorski : une réserve de la région de Arkhangelsk appréciée des trekkeurs. On peut y voir également des églises en bois.Parc national de Russky Sever : vaste parc de lacs et de forêts de la région de Vologda. Les monastères de Ferapontov et de Kirillo-Belozersky sont à proximité.Parc national de Valdaysky : la région de lacs et de forêts est une des plus touristiques de cette partie de la Russie. On y voit nombre d'oiseaux, ainsi que des élans, des loups et des ours.Parc national de Vodlozersky : à côté du lac Onega, ce parc permet la randonnée et l'observation des oiseaux.Péninsule de Kola : l'immense péninsule couverte de taïga autour Murmansk est une terre de nature et d'aventure. C'est aussi dans un autre genre une zone très" nucléarisée"...Réserve naturelle de Nizhnesvirsky : cette zone de lacs et forêts, à l'est du lac Ladoga, est le milieu naturel de nombre d'oiseaux, de lynx, d'élans et d'ours.Réserve naturelle de Pinezhsky : assez reculé, ce vaste parc est connu pour ses nombreuses grottes et ses forêts qui accueillent toute la faune traditionnelle du grand nord (loups, ours, élans...).1.2- Centre (Moscou)Anneau d'or de Russie : sous cette dénomination sont regroupées une douzaines de villes médiévales du nord-est de Moscou. Toutes sont remarquables par leur architecture et leurs monuments, notamment religieux, qui rappellent une riche période l'histoire de la Russie.Belgorod : ville proche de l'Ukraine. Elle abrite plusieurs monuments et musées consacrés à la seconde guerre mondiale et aux batailles qui se déroulèrent dans ses environs comme celle de Prokhorovka (mémoriaux) qui est considérée comme la plus importante entre blindés de toute l'histoire.Borodino : c'est dans ce village à l'ouest de Moscou que se déroula en 1812 une des plus importantes batailles napoléoniennes de la campagne de Russie. Un "site historique" et un musée témoignent de l'engagement.Divnogorye : ce village sur le Don de la région de Voronezh abrite dans un joli cadre un monastère souterrain de même que les vestiges d'une ancienne forteresse.Église de Kolomenskoye : dans ce bourg, à une dizaine de kilomètres de Moscou, on peut découvrir la belle église de l'Ascension classée au patrimoine de l'UNESCO.Galitch : gros village sur la route du Transsibérien avec divers édifices datant de la Russie impériale et le monastère de Paisiev.Gorki Leninskie : la localité au sud de Moscou abrite un manoir-musée consacré à Lénine qui y passa les dernières années de sa vie.Kazan : capitale des Tatars et centre religieux musulman important, Kazan offre un centre ancien avec un superbe kremlin (citadelle) inscrit à l'UNESCO. La ville abrite également nombre de mosquées, églises et monastères.Kostroma : cette ville-étape sur l'Anneau d'or offre un très beau patrimoine architectural notamment au niveau de ses édifices religieux.Koubinka : la commune, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, possède le plus important musée au monde consacré aux blindés.Koursk : quelques musées (notamment sur la bataille de Koursk de 1943), des bâtiments de type stalinien et des édifices religieux pour cette grande ville pas loin de la frontière ukrainienne.Kulikovo : le lieu d'une des principales batailles de l'histoire de la Russie qui se déroula en 1380. Plusieurs musées et monuments commémoratifs sur place ou dans les environs.Lobnya : ville moyenne au nord de Moscou avec ses églises anciennes et son petit palais néo-gothique.Monastère Laure de la Trinité-Saint-Serge : situé à Serguiev Possad au nord de Moscou, c'est un des monastères orthodoxes parmi les plus connus et importants de Russie. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.Monastère de Makaryev : bel ensemble du XVe siècle en bord de Volga pas très loin de Nizhny Novgorod.Monastère de la Nouvelle Jérusalem : un monastère-musée des environs de Moscou dans la commune d'Istra.Monastère d'Optima : un important site orthodoxe du centre de la Russie.Monastère Saint-Boris et Saint-Gleb : cet édifice orthodoxe date du XIVe siècle et est un des plus fameux monastères de Russie.Monastère de Savvino-Storozhevsky : un des nombreux (et joli) monastères orthodoxes des environs de Moscou.Monastère de Troitse-Scanov : un édifice du XVIIe siècle associé à un ensemble de "grottes monastiques".Moscou : la capitale russe est un incontournable avec ses musées, ses monuments, le Kremlin et la Place Rouge classés à l'UNESCO, et son animation.Murom : une ville "historique et culturelle" avec nombre de beaux bâtiments religieux.Mychkine : ce gros village sur les bords de la Volga est une étape pour les bateaux de croisières pour sa belle architecture caractéristique du XIXe siècle.Nizhny Novgorod : quatrième plus grande ville du pays, au coeur de la région de la Volga. Un centre historique, quelques musées et pas mal d'églises.Ostashkov : jolie localité construite en bord de lac, entre Moscou et Novgorod. Sa belle architecture, ses édifices religieux (dont le monastère de Nilov sur l'île de Stolobny) et son environnement attirent pas mal de touristes locaux.Pereslavl Zalessky : de belles églises, des monastères et une cathédrale pour cette localité qui fait partie du circuit de l'Anneau d'or de Russie.Rostov Veliky : la vieille citée est une des plus visité de l'Anneau d'or pour sa remarquable architecture et ses monuments.Smolensk : surtout connue pour la bataille qui s'y déroula en 1941 (un musée dédié), la ville comporte un centre "ancien" et une belle cathédrale en partie reconstruits après guerre. Le mémorial de Katyn est à une vingtaine de kilomètres.Suzdal : avec sa voisine Vladimir, la ville est classée à l'UNESCO pour son patrimoine.Tcheboksary : la ville sur la Volga est une halte pour nombre de bateaux de croisières. Plusieurs parcs proposant des activités "d'éco-tourisme" dans les environs.Transsibérien : c'est de Moscou que part la célèbre ligne qui traverse tout le pays, jusqu'à Vladivostok (9 288 km et 6 jours de voyage).Uglich : petite ville en bord de Volga reconnue pour son ensemble architectural caractéristique de l'Anneau d'or de Russie.Ulyanovsk : la ville natale de Lénine avec le mémorial-musée qui va avec.Vladimir : avec ses beaux monuments et édifices dont certains inscrits à l'UNESCO, plus son architecture médiévale bien préservée, c'est une des villes les plus visitées de l'Anneau d'or de Russie. A quelques kilomètres, la bourgade de Suzdal (et le village de Bogolyubovo) sont aussi référencés à l'UNESCO pour leur riche patrimoine.Voronezh : grande ville du centre-ouest avec quelques monuments intéressants et une des plus hautes cathédrales au monde.Vyazma : petite ville des environs de Smolensk avec pas mal de jolis édifices religieux, notamment de style baroque. Yaroslavl : cette vieille ville est une des plus belles et visitées de l'Anneau d'or. Tout son centre historique est classé au patrimoine de l'Humanité.Yasnaya Polyana : la maison, le musée et la tombe de l'écrivain Léon Tolstoy.Zaraïsk : une ville au sud de Moscou avec une petite citadelle et plusieurs ensembles religieux intéressants.Patrimoine naturelParc national de Mariy Chodra : des lacs et des forêts au centre du pays et des possibilités de pêche, de chasse, de treks et de raft.Parc national Orlovskoye Polesye : des lacs, de la forêt et des bisons d'Europe dans ce parc du centre-ouest de la RussieParc national de Samarskaya Luka : une jolie zone de petites montagnes, forêts, lacs et rivières dans la région de la Volga. Parc national d'Ugra : une réserve naturelle de forêts du centre du pays avec plusieurs petits villages et monastères sur son territoire.Volga : avec ses 3 700 km c'est un des principaux fleuves de Russie. On peut le découvrir avec les très nombreuses croisières d'une dizaine de jours qui y sont proposées de mai à septembre entre la région de Moscou et son embouchure du côté d'Astrakan.1.3- SudAnapa : station balnéaire assez fréquentée du sud-ouest, sur la Mer Noire.Astrakhan : située à l'embouchure de la Volga sur la Mer Caspienne, l'intérêt premier de la ville est de proposer un large choix de croisières sur la Volga. La réserve naturelle d'Astrakhansky et le delta de la Volga à côté de la ville abritent nombre d'oiseaux.Azov : en bordure de la mer du même nom, proche de Rostov, la ville a conservé les vestiges de sa forteresse. Le site antique de la cité grecque de Tanais est à côté.Elista : c'est la capitale de la république de Kalmoukie, seule région d'Europe officiellement bouddhiste. La ville est un mélange de sites et monuments en rapport avec cette religion et d'autres de style soviétique.Gelendzhik : station balnéaire à quelques kilomètres du port de Novorossiysk très appréciée des touristes russes.Georgievsk : ville "historique" avec un centre ancien.Krasnaya Polyana : station de sport d'hiver du Caucase assez chic et très prisée de la clientèle russe. Elle est proche de Sochi.Labinsk : cette localité thermale du sud est une base pour découvrir les lacs, cascades, grottes et forêts qui l'entourent.Novocherkessk : c'est la capitale de la culture cosaque avec divers sites et monuments en rapport avec celle-ci.Rostov-sur-le-Don : la principale agglomération du sud est assez peu touristique même si elle est au centre de la culture cosaque telle qu'on peut la découvrir dans des localités des environs comme Aksaï, Starocherkessk ou Novocherkessk.Sochi : désormais mondialement connue grâce aux JO d'hiver de 2014 (prévus en partie aussi dans la station de Krasnaïa Poliana), la station balnéaire est une des plus fréquentées de la Mer Noire. Pas mal d'activités sport-nature aux alentours dans le "Caucase de l'Ouest" inscrit à l'UNESCO.Starocherkessk : une autre bourgade de la région de Rostov où la culture cosaque est encore présente.Stravropol : la ville construite dans une région montagneuse possède un des plus grands et plus beaux parcs de Russie.Taganrog : grande cité de bord de mer à la frontière de l'Ukraine. C'est aussi la ville natale d'Anton Tchekhov dont on peut visiter la maison-musée.Volgograd : anciennement Stalingrad. Plusieurs musées, monuments et surtout l'imposant mémorial du Kourgane Mamaïev témoignent de ce qui fut une des pires batailles de la seconde guerre mondiale. Patrimoine naturelCaucase de l'Ouest : c'est sous ce nom qu'est inscrit à l'UNESCO cette immense et superbe région montagneuse au nord de Sochi. Elle englobe plusieurs parcs et réserves naturelles dans lesquels randonner et observer une flore et une faune assez riches avec notamment des ours et des bisons d'Europe.Lacs Sarpa : un ensemble de petits lacs appréciés pour leur cadre qui tranche avec la steppe de Kalmoukie toute proche.Volga : avec ses 3 700 km c'est un des principaux fleuves de Russie. On peut le découvrir avec les très nombreuses croisières d'une dizaine de jours qui y sont proposées de mai à septembre entre la région de Moscou et son embouchure du côté d'Astrakan.2- CAUCASE
2.1- RépubliquesDagestan : bordée par la Mer Caspienne, cette zone montagneuse aux traditions vivaces est toujours sujette à un conflit interne qui interdit toute visite de la république hormis à la limite la ville de Derbent.Ingouchie : cette petite république montagneuse qui abrite nombre d'anciennes forteresses médiévales compte parmi les régions les plus pauvres de Russie. Comme ses voisines, elle est plus que déconseillée aux visiteurs pour cause d'insécurité.Kabardino-Balkarie : la république autonome souffre elle aussi d'une relative insécurité même si elle est moins concernée par les conflits tchetchènes et autres. Largement montagneuse, elle accueille le point culminant de l'Europe avec l'Elbrouz et ses 5 642 m.Karatchaevo-Tcherkéssie : cette république de l'ouest du Caucase est moins risquée que ses voisines, même si des précautions s'imposent. C'est une région de belles montagnes, de lacs et de rivières avec des possibilités de randonnées, de ski et d'alpinisme notamment du côté de Dombaï.Ossétie du Nord-Alanie : au coeur du Caucase, la région naturellement propices aux activités outdoor souffre toujours du conflit avec l'Ossétie du Sud de même que celui de Tchètchènie. La république n'est pas conseillée aux visiteurs.Tchétchénie : cette république de la Fédération de Russie, limitrophe de la Georgie, est toujours considérée comme zone de conflit et est déconseillée, y compris sa capitale Grozny désormais entièrement reconstruite.2.1- VillesDerbent : située en bord de mer, la vieille cité du Dagestan a sa citadelle, sa vieille ville et sa forteresse classées à l'UNESCO. C'est un des rares endroits de la région qu'on peut visiter avec cependant certaines précautions en matière de sécurité.Dombai : c'est depuis toujours la principales stations de sports d'hiver du nord Caucase. On peut également y randonner ou y pratiquer l'alpinisme.2.3- Patrimoine naturelElbrouz : le point culminant du Caucase et de l'Europe avec 5 642 m. Selon la situation en Kabardino-Balkarie où il est situé, il est possible d'en effectuer l'ascension (ou des treks) tout comme les pics voisins.3- PARTIE ASIATIQUE
3.1- OuralIekaterinbourg : quatrième ville russe et "capitale" de l'Oural. C'est une ville culturelle et universitaire.Koungour : cette ville moyenne des environs de Perm possède encore un beau patrimoine urbain des XVIIIe et XIXe siècles. A sa périphérie on peut visiter un important réseau de grottes calcaires.Miass : ville minière avec un joli centre ancien datant du XIXe siècle où on peut voir nombre d'édifices en bois.Orenbourg : la ville est à la frontière de l'Europe et l'Asie comme en témoigne le mélange architectural des styles (mosquées, églises, caranvanserail, grandes maisons moscovites...). Des possibilités d'activités outdoor dans les montagnes et rivières des alentours.Perm : importante agglomération industrielle désormais aussi à vocation culturelle avec ses musées et festivals. C'est une halte du Transsibérien.Tioumen : grâce au pétrole, Tioumen est une des villes les plus riches de Russie. On y découvre encore quelques bâtisses anciennes en bois et plusieurs beaux édifices religieux.Tobolsk : c'est la capitale historique de Sibérie avec une jolie architecture et un des plus beaux kremlin du pays. Pas mal de petits sanctuaires et tumulus anciens dans ses environs.Ufa : grande et assez agréable ville de l'Oural où se croisent Islam et religion orthodoxe.Patrimoine naturelParc national de Bachkirie : au sud-ouest de l'Oural une belle zone de forêts, lacs, rivières et grottes où on peut pratiquer des activités nature. Le parc abrite une faune assez variée avec nombre d'oiseaux, des ours, loups, élans, etc.Parc national Prirodniy Olenji Ruchji : à 150 km à l'ouest de Iekaterinbourg, l'endroit est apprécié pour ses paysages de forêts, falaises et rivières. On peut notamment y randonner.3.2- SibérieAltai : à la fois région et république, l'Altai est une zone d'aventure et d'activités outdoor dans de superbes paysages de lacs, de rivières et de montagnes (dont celles du même nom).BAM : moins connue que le Transsibérien, cette ligne de train relie la région d'Irkurst à la Mer du Japon, via le nord du Baïkal, dans de très beaux paysages.Irkutsk : c'est une des plus grandes agglomérations de l'Est de la Russie et un stop du Transsibérien. La ville possède plusieurs musées, pas mal d'églises et un certain patrimoine architectural. Irkutsk est reliée au lac Baïkal par le "Circum-Baikal Express" qui est un train à vocation touristique.Khakassie : au delà de sa culture et ses traditions spécifiques, cette "petite" république autonome est connue pour ses menhirs, pétroglyphes, tumulus, vestiges de forteresses et autres anciennes citées datant pour certains de plusieurs millénaires. On peut également y faire des randonnées.Krasnoyarsk : c'est une des rares grandes agglomérations de Sibérie avec quelques beaux bâtiments dont certains un peu anciens. A sa périphérie la vaste réserve naturelle de Stolby est appréciées des grimpeurs et des marcheurs.Kyzyl : la capitale de Tuva est, comme l'indique un monument, le centre géographique de l'Asie. Avec ses musées et son "centre du chamanisme" la culture locale y est bien présentée.Novosibirsk : la plus grande ville de Sibérie et une halte sur la ligne du Transsibérien.Olkhon : la plus grande île du lac Baïkal avec ses beaux paysages variés est devenue une zone de villégiature appréciée pour les gens de la région d'Irkutsk.Omsk : située sur la route du Transsibérien, pas loin du Kazakhstan, Omsk offre un centre "ancien" datant du XIXe siècle. Sheregesh : c'est une des stations de sports d'hiver parmi les plus populaires de cette partie de la Russie.Tomsk : plus de quatre siècles d'existence pour cette ville qui a gardé sa culture et surtout son centre ancien avec notamment ses belles demeures en bois.Tuva : cette petite république limitrophe de la Mongolie offre de très beaux paysages de lacs et de montagnes, nombre d'activités nature et la possibilité de découvrir les cultures locales toujours présentes.Ulan Ude : la capitale de la Bouriatie (et de la culture bouriate) offre un mélange d'Asie et d'Europe avec ses vieilles maisons de marchands, sa cathédrale, ses églises et ses temples bouddhistes. C'est aussi là que se rejoignent le Transsibérien et le Transmongolien.Yeniseysk : la plus ancienne ville de Sibérie est à ce titre régulièrement proposée à un classement par l'UNESCO.Patrimoine naturelLac Baïkal : le plus ancien et le plus profond lac au monde est classé à l'UNESCO. Englobant plusieurs parcs et réserves naturelles (dont celui de la Tounka) sur son pourtour, cette immense étendue d'eau offre de très beaux paysages, des petits villages à découvrir et nombre de possibilités d'activités nature.Lac Uvs : ce grand lac de Mongolie a une de ses extrémités dans la république autonome de de Tuva. Il est classé à l'UNESCO pour la steppe qui l'entoure et les oiseaux qui y nichent. Le lac Uvs possède le record d'Asie d'amplitude thermique entre l'été (+ 47 C) et l'hiver (jusqu'à - 58 C).Montagnes de l'Altaï : ce superbe massif, dans la région du même nom, est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est une terre d'aventure et d'activités sport-nature (trek, raft, canoë, pêche, chasse, alpinisme...).Monts Kodar : belle région isolée au nord de la localité de Tchara qui en est en quelque sorte sa porte d'entrée. Les belles dunes de Tchara sont à quelques kilomètres du village.Monts Saïan : couvrant une partie de la Bouriatie et de Tuva, cette très belle chaîne de montagnes qui englobe plusieurs parcs et réserves est constituée de lacs, de rivières, de sources chaudes, de forêts et de volcans. On peut y randonner à pied ou à cheval, faire du raft et du canoë, ainsi qu'y pêcher et chasser.Parc national de la Chorie : ce parc du sud-ouest de la Sibérie est très apprécié pour la randonnée, le ski, le cheval, l'alpinisme et la spéléologie.3.3- Extrême-OrientBirobidjan : appelé aussi "l'Oblast autonome juif". Cette petite région limitrophe de la Chine a été créée par Staline dans le but d'y fixer la population juive de Russie, sans trop de réussite d'ailleurs. Quelques édifices et autres témoignages rappellent cette "expérience" notamment dans la capitale éponyme.Blagoveshchensk : construite à la frontière chinoise, la ville est une des plus anciennes de cette partie de la Russie. On peut y voir encore nombre de bâtiments du XIXe siècle. Iles Kouriles : long archipel volcanique qui s'étire sur plus de 1000 km entre le Kamchatka et le Japon qui le revendique. On y trouve de beaux paysages.Khabarovsk : seconde agglomération de l'Extrême-Orient russe, Khabarovsk est une ville agréable et animée avec des musées et quelques belles constructions "historiques". Sa plage en bordure du fleuve Amour est aussi appréciée en été.Magadan : ce port isolé est la capitale de la province du même nom. Elle est aussi au coeur de la région de la Kolyma qui à l'époque stalinienne a abrité de nombreux goulags comme le rappellent le musée et les tours organisés au départ de la ville.Petropavlovsk-Kamchatsky : l'unique ville du Kamchatka n'est accessible que par avion ou bateau. C'est généralement de là que s'organisent les tours dans la péninsule.Sakhaline : une île immense dans le prolongement du Japon qui la revendique. Très peu touristique, elle offre néanmoins de très beaux paysages avec la mer, des montagnes et des lacs. On peut y randonner aussi bien qu'y faire de la plongée, du raft ou du ski.Tchoukotka : cet immense district est à l'extrémité nord-est du pays, face à l'Alaska dont il est séparé par le détroit de Bering. C'est une terre de toundra où vivent les populations Tchouktches à la culture encore bien présente. On peut y pratiquer nombre d'activités sport-nature.Vladivostok : la ville terminus du Transsibérien et le port de départ des ferries vers le Japon et la Corée du Sud. Avec ses musées, son architecture, son port et les possibilités d'activités nature de ses environs c'est une ville plutôt agréable.Yakutsk : la capitale de la Iakoutie a la réputation d'être la ville la plus froide au monde avec des températures hivernales souvent en dessous de -40 C. Elle possède plusieurs musées et quelques édifices anciens du XIXe siècle. C'est aussi le point de départ pour des croisières fluviales sur la Lena.Patrimoine naturelIle Wrangel : cette île arctique est classée au patrimoine de l'UNESCO. Elle offre de beaux paysages et une faune très riche avec notamment des baleines, morses et surtout des ours blancs. Peu à peu l'île s'ouvre doucement à un éco-tourisme très réglementé.Kamchatka : cette immense péninsule de plus de 1 200 km de long est un endroit unique pour ses magnifiques paysages, ses volcans qui lui valent d'être inscrit à l'UNESCO, ses geysers, sa faune très riche (avec de nombreux ours), plus ses nombreux parcs et réserves parmi lesquels on peut randonner. Sa population y a aussi gardé ses traditions.Lena : ce fleuve sibérien qui arrose Yakutsk permet de belles croisières fluviales notamment jusqu'au parc naturel des colonnes de la Lena.Parc naturel des colonnes de la Lena : classée à l'UNESCO depuis 2012, cette partie du fleuve Lena abrite de spectaculaires colonnes de pierre hautes de plus de 100 m qu'on peut voir lors de croisières.Sikhote-Alin : inscrite au patrimoine de l'UNESCO, cette zone de moyenne montagne en bord de mer offre dans de superbes paysages une faune extraordinaire avec des oiseaux, des rennes, des ours, des panthères et surtout les fameux tigres de Sibérie. On peut y randonner avec comme base le village de Terney.Vallée des geysers : même s'il a été "abîmé" par une coulée de boue en 2007, c'est un des sites les plus connus du Kamchatka : un vaste champ de geysers sur fond de volcans dans une des vallées de la réserve naturelle de Kronotsky. L'accès se fait uniquement en hélicoptère. 4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Partie européenne... Nord : Iles Solovetski; Isthme de Courlande; Kizhi; Neva; Novgorod; Palais de Gachina; Saint-Pétersbourg; Shlisselburg. Centre : Anneau d'or de Russie; Kazan; Monastère Laure de la Trinité-Saint-Serge; Moscou; Transsibérien; Vladimir; Volga; Yaroslavl. Sud : Caucase de l'Ouest; Sochi; Volga.
- Partie asiatique... Oural : Tobolsk. Sibérie : Altai et montagnes de l'Altaï; Lac Baïkal; Lac Uvs; Monts Saïan; Olkhon; Tomsk; Tuva. Extrême-Orient : Kamchatka; Lena; Sikhote-Alin; Vallée des geysers; Vladivostok.
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On peut diviser la Russie en trois avec la partie "européenne" (à l'ouest de l'Oural), la partie "asiatique" (est de l'Oural) et le Caucase.
1- PARTIE EUROPÉENNE
1.1- Nord (Saint-Pétersbourg)Arkhangelsk : grand port de la Mer Blanche, proche du cercle polaire, avec quelques édifices anciens notamment en bois et un intéressant ethno-musée de plein air (Malye Korely) dans ses environs. C'est de Arkhangelsk que partent, entre autres, les bateaux pour les îles Solovetski.Belozersk : grosse bourgade médiévale construite en bord de lac.Forteresse d'Izborsk : située dans la ville du même nom, à côté de Pskov, c'est une des plus vastes et imposantes forteresses de Russie.Forteresse de Porkhov : une autre forteresse médiévale de la région de Pskov.Ile de Kiy : petite île inhabitée de la Mer Blanche très visitée pour ses plages, ses paysages et son ancien monastère.Iles Solovetski : ce bel archipel de la Mer Blanche est un ancien camp de déportation. Les vestiges et témoignages de celui-ci, de même que l'imposant monastère de Solovetski, sont inscrits au patrimoine de l'UNESCO.Ivangorod : la petite ville face à la ville estonienne de Narva est connue pour sa forteresse médiévale.Kaliningrad : c'est une enclave russe dans l'Union Européenne, entre la Pologne et la Lituanie. Historiquement très liée aux Chevaliers Teutoniques et à l'Allemagne, la région possède quelques témoignages de son passé notamment dans sa capitale éponyme. On peut aussi profiter de ses plages sur la Baltique avec dunes et oiseaux dans l'isthme de Courlande et la station balnéaire de Svetlogorsk.Kem : ville de Carélie avec une superbe cathédrale en bois du XVIIIe siècle. C'est de Kem que partent certains bateaux pour les îles Solovetski.Kizhi : cette île du lac Onega, en Carélie, abrite un très bel ensemble d'églises en bois classé au patrimoine de l'UNESCO. Le site est désormais un des plus importants musées à ciel ouvert de Russie.Kholm : cette localité en partie abandonnée des environs de Novgorod, entourée de forêts et de marécages, porte divers témoignages des combats qui s'y déroulèrent lors de la seconde guerre mondiale. Juste à coté, le monastère de Rdeisky est lui aussi abandonné.Kostomoukcha : une bourgade de villégiature en Carélié très appréciée des finlandais en été pour son ensoleillement, ses lacs, la pêche et la nature.Monastère de Antonievo-Siysky : joli monastère construit en bord de lac dans la région de Arkhangelsk.Monastère de Ferapontov : très beau monastère de la fin du XIVe siècle dans la commune du même nom. Il est inscrit à l'UNESCO.Monastère de Kirillo-Belozersky : c'est un des plus vieux de Russie, pas loin de la ville de Kirillov.Monastère de Valaam : sur une île au nord du lac Ladoga. C'est un des plus imposants du nord de la Russie dans sa catégorie .Murmansk : la base navale donnant sur la Mer de Barentz est la plus grande ville du monde située au nord du cercle polaire. Au delà de sa position Murmansk, contrairement à ses environs, n'offre que très peu d'intérêts touristiques.Nénétsie : cet immense district de taïga, face à l'Océan Arctique, est la patrie des Nenets à la culture et aux traditions encore un peu présentes.Novgorod : c'est une des plus anciennes cités de Russie avec nombre de monuments historiques dans la ville et ses environs, ce qui qui lui vaut d'ailleurs d'être inscrite à l'UNESCO. A une dizaine de kilomètres, le monastère orthodoxe de Khutyn est un des plus importants de la région.Palais de Gachina : dans la ville du même nom, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Saint-Pétersbourg, l'immense château du XVIIIe siècle qui fût la résidence des tsars est inscrit à l'UNESCO dans le cadre des "monuments annexes de Saint-Pétersbourg".Petrozavodsk : la capitale de la Carélie se caractérise par son architecture néo-classique. On peut profiter également de sa proximité avec le lac Onega et ses activités nature, de même que les églises de bois de Kizhi classées à l'UNESCO.Priozersk : la ville en bordure du lac Ladoga est une zone de villégiature pour les habitants de Saint-Pétersbourg. On peut y visiter une imposante forteresse Carélienne médiévale.Pskov : une cité aux origines médiévales, avec nombre d'églises et monastères dans la ville ou ses abords. Plusieurs anciennes forteresses également dans ses environs (Izborsk, Porkhov...).Pushkinskiye Gory : un vaste "ethno-musée de plein air", incluant plusieurs petits villages, de la région de Pskov.Saint-Pétersbourg : seconde ville de Russie et une des plus belles d'Europe. Elle possède un superbe centre historique et nombre de monuments annexes classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est aussi une ville très animée. Dans sa banlieue, les églises, musées et surtout superbes palais impériaux de Peterhof, de Pouchkine et Pavlovsk sont à voir.Shlisselburg : sur les bords du lac Ladoga, pas loin de Saint-Pétersbourg, le centre de la bourgade et son "île-forteresse" sont inscrit à l'UNESCO dans le cadre des "monuments annexes de Saint-Pétersbourg".Staraya Ladoga : village de la région de Saint-Pétersbourg célèbre pour son monastère, ses églises et sa vieille forteresse (reconstruite après guerre).Staraya Russa : c'est la ville de Dostoevsky qui lui a consacré un musée pas mal visité. Egalement plusieurs églises et monastères dans la ville ou ses abordsTikhvin : cette ville moyenne à l'est de Saint-Pétersbourg abrite un joli monastère du XVIe siècle et un quartier historique aux maisons de bois.Valday : la localité au sud-est de Novgorod est une base assez fréquentée pour visiter le parc Valdaysky tout proche. Valday abrite également un joli monastère orthodoxe.Veliky Ustyug : petite ville avec nombre d'édifices religieux et une architecture ancienne bien conservée.Vologda : cette agglomération offre une jolie architecture, bien préservée, avec notamment pas mal d'édifices anciens en bois. Elle accueille également le monastère de Spasso-Priloutsky assez connu au niveau touristique.Vyborg : à la frontière avec la Finlande à qui elle était rattachée jusqu'au milieu du XIXe siècle, la cité est connue pour son imposante forteresse médiévale suédoise. C'est aussi une ville agréable appréciée des visiteurs.Patrimoine naturelChutes de Kivatch : une des principales attractions naturelles de Carélie.Forêts vierges de Komi : cette immense forêts du nord-ouest de la Russie est classée à l'UNESCO en tant que "plus vaste forêt vierge en Europe". Elle englobe deux parcs nationaux (le Yugyd Va et le Pechora-Ilych) dans lesquels on peut faire des treks, du ski, du canoë, du raft et observer une faune assez riche (oiseaux, ours, loups, élans...). Le sommet de l'Oural (Mont Narodnaya) est aussi dans la région.Isthme de Courlande : cet étroit cordon littoral d'une centaine de kilomètres longe la Baltique à cheval sur la Lituanie et l'enclave de Kaliningrad. Inscrit à l'UNESCO c'est un haut lieu touristique pour ses superbes paysages dunaires et l'observation des oiseaux.Lac Ladoga : le plus grand lac d'Europe. Situé à côté de Saint-Pétersbourg c'est une zone touristique où se côtoient nature et histoire (Priozersk, Shlisselburg, Valaam...). Lac Onega : ce grand lac de Carélie aux nombreuses îles offre de bonnes opportunités nautiques. C'est aussi sur une de ses îles qu'est situé l'ensemble des églises de bois de Kizhi classé à l'UNESCO.Neva : ce très court fleuve de moins de 100 km coule du lac Ladoga à la Baltique, arrosant au passage Saint-Pétersbourg. On y fait des croisières en bateau.Parc national Kenozorski : une réserve de la région de Arkhangelsk appréciée des trekkeurs. On peut y voir également des églises en bois.Parc national de Russky Sever : vaste parc de lacs et de forêts de la région de Vologda. Les monastères de Ferapontov et de Kirillo-Belozersky sont à proximité.Parc national de Valdaysky : la région de lacs et de forêts est une des plus touristiques de cette partie de la Russie. On y voit nombre d'oiseaux, ainsi que des élans, des loups et des ours.Parc national de Vodlozersky : à côté du lac Onega, ce parc permet la randonnée et l'observation des oiseaux.Péninsule de Kola : l'immense péninsule couverte de taïga autour Murmansk est une terre de nature et d'aventure. C'est aussi dans un autre genre une zone très" nucléarisée"...Réserve naturelle de Nizhnesvirsky : cette zone de lacs et forêts, à l'est du lac Ladoga, est le milieu naturel de nombre d'oiseaux, de lynx, d'élans et d'ours.Réserve naturelle de Pinezhsky : assez reculé, ce vaste parc est connu pour ses nombreuses grottes et ses forêts qui accueillent toute la faune traditionnelle du grand nord (loups, ours, élans...).1.2- Centre (Moscou)Anneau d'or de Russie : sous cette dénomination sont regroupées une douzaines de villes médiévales du nord-est de Moscou. Toutes sont remarquables par leur architecture et leurs monuments, notamment religieux, qui rappellent une riche période l'histoire de la Russie.Belgorod : ville proche de l'Ukraine. Elle abrite plusieurs monuments et musées consacrés à la seconde guerre mondiale et aux batailles qui se déroulèrent dans ses environs comme celle de Prokhorovka (mémoriaux) qui est considérée comme la plus importante entre blindés de toute l'histoire.Borodino : c'est dans ce village à l'ouest de Moscou que se déroula en 1812 une des plus importantes batailles napoléoniennes de la campagne de Russie. Un "site historique" et un musée témoignent de l'engagement.Divnogorye : ce village sur le Don de la région de Voronezh abrite dans un joli cadre un monastère souterrain de même que les vestiges d'une ancienne forteresse.Église de Kolomenskoye : dans ce bourg, à une dizaine de kilomètres de Moscou, on peut découvrir la belle église de l'Ascension classée au patrimoine de l'UNESCO.Galitch : gros village sur la route du Transsibérien avec divers édifices datant de la Russie impériale et le monastère de Paisiev.Gorki Leninskie : la localité au sud de Moscou abrite un manoir-musée consacré à Lénine qui y passa les dernières années de sa vie.Kazan : capitale des Tatars et centre religieux musulman important, Kazan offre un centre ancien avec un superbe kremlin (citadelle) inscrit à l'UNESCO. La ville abrite également nombre de mosquées, églises et monastères.Kostroma : cette ville-étape sur l'Anneau d'or offre un très beau patrimoine architectural notamment au niveau de ses édifices religieux.Koubinka : la commune, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, possède le plus important musée au monde consacré aux blindés.Koursk : quelques musées (notamment sur la bataille de Koursk de 1943), des bâtiments de type stalinien et des édifices religieux pour cette grande ville pas loin de la frontière ukrainienne.Kulikovo : le lieu d'une des principales batailles de l'histoire de la Russie qui se déroula en 1380. Plusieurs musées et monuments commémoratifs sur place ou dans les environs.Lobnya : ville moyenne au nord de Moscou avec ses églises anciennes et son petit palais néo-gothique.Monastère Laure de la Trinité-Saint-Serge : situé à Serguiev Possad au nord de Moscou, c'est un des monastères orthodoxes parmi les plus connus et importants de Russie. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.Monastère de Makaryev : bel ensemble du XVe siècle en bord de Volga pas très loin de Nizhny Novgorod.Monastère de la Nouvelle Jérusalem : un monastère-musée des environs de Moscou dans la commune d'Istra.Monastère d'Optima : un important site orthodoxe du centre de la Russie.Monastère Saint-Boris et Saint-Gleb : cet édifice orthodoxe date du XIVe siècle et est un des plus fameux monastères de Russie.Monastère de Savvino-Storozhevsky : un des nombreux (et joli) monastères orthodoxes des environs de Moscou.Monastère de Troitse-Scanov : un édifice du XVIIe siècle associé à un ensemble de "grottes monastiques".Moscou : la capitale russe est un incontournable avec ses musées, ses monuments, le Kremlin et la Place Rouge classés à l'UNESCO, et son animation.Murom : une ville "historique et culturelle" avec nombre de beaux bâtiments religieux.Mychkine : ce gros village sur les bords de la Volga est une étape pour les bateaux de croisières pour sa belle architecture caractéristique du XIXe siècle.Nizhny Novgorod : quatrième plus grande ville du pays, au coeur de la région de la Volga. Un centre historique, quelques musées et pas mal d'églises.Ostashkov : jolie localité construite en bord de lac, entre Moscou et Novgorod. Sa belle architecture, ses édifices religieux (dont le monastère de Nilov sur l'île de Stolobny) et son environnement attirent pas mal de touristes locaux.Pereslavl Zalessky : de belles églises, des monastères et une cathédrale pour cette localité qui fait partie du circuit de l'Anneau d'or de Russie.Rostov Veliky : la vieille citée est une des plus visité de l'Anneau d'or pour sa remarquable architecture et ses monuments.Smolensk : surtout connue pour la bataille qui s'y déroula en 1941 (un musée dédié), la ville comporte un centre "ancien" et une belle cathédrale en partie reconstruits après guerre. Le mémorial de Katyn est à une vingtaine de kilomètres.Suzdal : avec sa voisine Vladimir, la ville est classée à l'UNESCO pour son patrimoine.Tcheboksary : la ville sur la Volga est une halte pour nombre de bateaux de croisières. Plusieurs parcs proposant des activités "d'éco-tourisme" dans les environs.Transsibérien : c'est de Moscou que part la célèbre ligne qui traverse tout le pays, jusqu'à Vladivostok (9 288 km et 6 jours de voyage).Uglich : petite ville en bord de Volga reconnue pour son ensemble architectural caractéristique de l'Anneau d'or de Russie.Ulyanovsk : la ville natale de Lénine avec le mémorial-musée qui va avec.Vladimir : avec ses beaux monuments et édifices dont certains inscrits à l'UNESCO, plus son architecture médiévale bien préservée, c'est une des villes les plus visitées de l'Anneau d'or de Russie. A quelques kilomètres, la bourgade de Suzdal (et le village de Bogolyubovo) sont aussi référencés à l'UNESCO pour leur riche patrimoine.Voronezh : grande ville du centre-ouest avec quelques monuments intéressants et une des plus hautes cathédrales au monde.Vyazma : petite ville des environs de Smolensk avec pas mal de jolis édifices religieux, notamment de style baroque. Yaroslavl : cette vieille ville est une des plus belles et visitées de l'Anneau d'or. Tout son centre historique est classé au patrimoine de l'Humanité.Yasnaya Polyana : la maison, le musée et la tombe de l'écrivain Léon Tolstoy.Zaraïsk : une ville au sud de Moscou avec une petite citadelle et plusieurs ensembles religieux intéressants.Patrimoine naturelParc national de Mariy Chodra : des lacs et des forêts au centre du pays et des possibilités de pêche, de chasse, de treks et de raft.Parc national Orlovskoye Polesye : des lacs, de la forêt et des bisons d'Europe dans ce parc du centre-ouest de la RussieParc national de Samarskaya Luka : une jolie zone de petites montagnes, forêts, lacs et rivières dans la région de la Volga. Parc national d'Ugra : une réserve naturelle de forêts du centre du pays avec plusieurs petits villages et monastères sur son territoire.Volga : avec ses 3 700 km c'est un des principaux fleuves de Russie. On peut le découvrir avec les très nombreuses croisières d'une dizaine de jours qui y sont proposées de mai à septembre entre la région de Moscou et son embouchure du côté d'Astrakan.1.3- SudAnapa : station balnéaire assez fréquentée du sud-ouest, sur la Mer Noire.Astrakhan : située à l'embouchure de la Volga sur la Mer Caspienne, l'intérêt premier de la ville est de proposer un large choix de croisières sur la Volga. La réserve naturelle d'Astrakhansky et le delta de la Volga à côté de la ville abritent nombre d'oiseaux.Azov : en bordure de la mer du même nom, proche de Rostov, la ville a conservé les vestiges de sa forteresse. Le site antique de la cité grecque de Tanais est à côté.Elista : c'est la capitale de la république de Kalmoukie, seule région d'Europe officiellement bouddhiste. La ville est un mélange de sites et monuments en rapport avec cette religion et d'autres de style soviétique.Gelendzhik : station balnéaire à quelques kilomètres du port de Novorossiysk très appréciée des touristes russes.Georgievsk : ville "historique" avec un centre ancien.Krasnaya Polyana : station de sport d'hiver du Caucase assez chic et très prisée de la clientèle russe. Elle est proche de Sochi.Labinsk : cette localité thermale du sud est une base pour découvrir les lacs, cascades, grottes et forêts qui l'entourent.Novocherkessk : c'est la capitale de la culture cosaque avec divers sites et monuments en rapport avec celle-ci.Rostov-sur-le-Don : la principale agglomération du sud est assez peu touristique même si elle est au centre de la culture cosaque telle qu'on peut la découvrir dans des localités des environs comme Aksaï, Starocherkessk ou Novocherkessk.Sochi : désormais mondialement connue grâce aux JO d'hiver de 2014 (prévus en partie aussi dans la station de Krasnaïa Poliana), la station balnéaire est une des plus fréquentées de la Mer Noire. Pas mal d'activités sport-nature aux alentours dans le "Caucase de l'Ouest" inscrit à l'UNESCO.Starocherkessk : une autre bourgade de la région de Rostov où la culture cosaque est encore présente.Stravropol : la ville construite dans une région montagneuse possède un des plus grands et plus beaux parcs de Russie.Taganrog : grande cité de bord de mer à la frontière de l'Ukraine. C'est aussi la ville natale d'Anton Tchekhov dont on peut visiter la maison-musée.Volgograd : anciennement Stalingrad. Plusieurs musées, monuments et surtout l'imposant mémorial du Kourgane Mamaïev témoignent de ce qui fut une des pires batailles de la seconde guerre mondiale. Patrimoine naturelCaucase de l'Ouest : c'est sous ce nom qu'est inscrit à l'UNESCO cette immense et superbe région montagneuse au nord de Sochi. Elle englobe plusieurs parcs et réserves naturelles dans lesquels randonner et observer une flore et une faune assez riches avec notamment des ours et des bisons d'Europe.Lacs Sarpa : un ensemble de petits lacs appréciés pour leur cadre qui tranche avec la steppe de Kalmoukie toute proche.Volga : avec ses 3 700 km c'est un des principaux fleuves de Russie. On peut le découvrir avec les très nombreuses croisières d'une dizaine de jours qui y sont proposées de mai à septembre entre la région de Moscou et son embouchure du côté d'Astrakan.2- CAUCASE
2.1- RépubliquesDagestan : bordée par la Mer Caspienne, cette zone montagneuse aux traditions vivaces est toujours sujette à un conflit interne qui interdit toute visite de la république hormis à la limite la ville de Derbent.Ingouchie : cette petite république montagneuse qui abrite nombre d'anciennes forteresses médiévales compte parmi les régions les plus pauvres de Russie. Comme ses voisines, elle est plus que déconseillée aux visiteurs pour cause d'insécurité.Kabardino-Balkarie : la république autonome souffre elle aussi d'une relative insécurité même si elle est moins concernée par les conflits tchetchènes et autres. Largement montagneuse, elle accueille le point culminant de l'Europe avec l'Elbrouz et ses 5 642 m.Karatchaevo-Tcherkéssie : cette république de l'ouest du Caucase est moins risquée que ses voisines, même si des précautions s'imposent. C'est une région de belles montagnes, de lacs et de rivières avec des possibilités de randonnées, de ski et d'alpinisme notamment du côté de Dombaï.Ossétie du Nord-Alanie : au coeur du Caucase, la région naturellement propices aux activités outdoor souffre toujours du conflit avec l'Ossétie du Sud de même que celui de Tchètchènie. La république n'est pas conseillée aux visiteurs.Tchétchénie : cette république de la Fédération de Russie, limitrophe de la Georgie, est toujours considérée comme zone de conflit et est déconseillée, y compris sa capitale Grozny désormais entièrement reconstruite.2.1- VillesDerbent : située en bord de mer, la vieille cité du Dagestan a sa citadelle, sa vieille ville et sa forteresse classées à l'UNESCO. C'est un des rares endroits de la région qu'on peut visiter avec cependant certaines précautions en matière de sécurité.Dombai : c'est depuis toujours la principales stations de sports d'hiver du nord Caucase. On peut également y randonner ou y pratiquer l'alpinisme.2.3- Patrimoine naturelElbrouz : le point culminant du Caucase et de l'Europe avec 5 642 m. Selon la situation en Kabardino-Balkarie où il est situé, il est possible d'en effectuer l'ascension (ou des treks) tout comme les pics voisins.3- PARTIE ASIATIQUE
3.1- OuralIekaterinbourg : quatrième ville russe et "capitale" de l'Oural. C'est une ville culturelle et universitaire.Koungour : cette ville moyenne des environs de Perm possède encore un beau patrimoine urbain des XVIIIe et XIXe siècles. A sa périphérie on peut visiter un important réseau de grottes calcaires.Miass : ville minière avec un joli centre ancien datant du XIXe siècle où on peut voir nombre d'édifices en bois.Orenbourg : la ville est à la frontière de l'Europe et l'Asie comme en témoigne le mélange architectural des styles (mosquées, églises, caranvanserail, grandes maisons moscovites...). Des possibilités d'activités outdoor dans les montagnes et rivières des alentours.Perm : importante agglomération industrielle désormais aussi à vocation culturelle avec ses musées et festivals. C'est une halte du Transsibérien.Tioumen : grâce au pétrole, Tioumen est une des villes les plus riches de Russie. On y découvre encore quelques bâtisses anciennes en bois et plusieurs beaux édifices religieux.Tobolsk : c'est la capitale historique de Sibérie avec une jolie architecture et un des plus beaux kremlin du pays. Pas mal de petits sanctuaires et tumulus anciens dans ses environs.Ufa : grande et assez agréable ville de l'Oural où se croisent Islam et religion orthodoxe.Patrimoine naturelParc national de Bachkirie : au sud-ouest de l'Oural une belle zone de forêts, lacs, rivières et grottes où on peut pratiquer des activités nature. Le parc abrite une faune assez variée avec nombre d'oiseaux, des ours, loups, élans, etc.Parc national Prirodniy Olenji Ruchji : à 150 km à l'ouest de Iekaterinbourg, l'endroit est apprécié pour ses paysages de forêts, falaises et rivières. On peut notamment y randonner.3.2- SibérieAltai : à la fois région et république, l'Altai est une zone d'aventure et d'activités outdoor dans de superbes paysages de lacs, de rivières et de montagnes (dont celles du même nom).BAM : moins connue que le Transsibérien, cette ligne de train relie la région d'Irkurst à la Mer du Japon, via le nord du Baïkal, dans de très beaux paysages.Irkutsk : c'est une des plus grandes agglomérations de l'Est de la Russie et un stop du Transsibérien. La ville possède plusieurs musées, pas mal d'églises et un certain patrimoine architectural. Irkutsk est reliée au lac Baïkal par le "Circum-Baikal Express" qui est un train à vocation touristique.Khakassie : au delà de sa culture et ses traditions spécifiques, cette "petite" république autonome est connue pour ses menhirs, pétroglyphes, tumulus, vestiges de forteresses et autres anciennes citées datant pour certains de plusieurs millénaires. On peut également y faire des randonnées.Krasnoyarsk : c'est une des rares grandes agglomérations de Sibérie avec quelques beaux bâtiments dont certains un peu anciens. A sa périphérie la vaste réserve naturelle de Stolby est appréciées des grimpeurs et des marcheurs.Kyzyl : la capitale de Tuva est, comme l'indique un monument, le centre géographique de l'Asie. Avec ses musées et son "centre du chamanisme" la culture locale y est bien présentée.Novosibirsk : la plus grande ville de Sibérie et une halte sur la ligne du Transsibérien.Olkhon : la plus grande île du lac Baïkal avec ses beaux paysages variés est devenue une zone de villégiature appréciée pour les gens de la région d'Irkutsk.Omsk : située sur la route du Transsibérien, pas loin du Kazakhstan, Omsk offre un centre "ancien" datant du XIXe siècle. Sheregesh : c'est une des stations de sports d'hiver parmi les plus populaires de cette partie de la Russie.Tomsk : plus de quatre siècles d'existence pour cette ville qui a gardé sa culture et surtout son centre ancien avec notamment ses belles demeures en bois.Tuva : cette petite république limitrophe de la Mongolie offre de très beaux paysages de lacs et de montagnes, nombre d'activités nature et la possibilité de découvrir les cultures locales toujours présentes.Ulan Ude : la capitale de la Bouriatie (et de la culture bouriate) offre un mélange d'Asie et d'Europe avec ses vieilles maisons de marchands, sa cathédrale, ses églises et ses temples bouddhistes. C'est aussi là que se rejoignent le Transsibérien et le Transmongolien.Yeniseysk : la plus ancienne ville de Sibérie est à ce titre régulièrement proposée à un classement par l'UNESCO.Patrimoine naturelLac Baïkal : le plus ancien et le plus profond lac au monde est classé à l'UNESCO. Englobant plusieurs parcs et réserves naturelles (dont celui de la Tounka) sur son pourtour, cette immense étendue d'eau offre de très beaux paysages, des petits villages à découvrir et nombre de possibilités d'activités nature.Lac Uvs : ce grand lac de Mongolie a une de ses extrémités dans la république autonome de de Tuva. Il est classé à l'UNESCO pour la steppe qui l'entoure et les oiseaux qui y nichent. Le lac Uvs possède le record d'Asie d'amplitude thermique entre l'été (+ 47 C) et l'hiver (jusqu'à - 58 C).Montagnes de l'Altaï : ce superbe massif, dans la région du même nom, est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est une terre d'aventure et d'activités sport-nature (trek, raft, canoë, pêche, chasse, alpinisme...).Monts Kodar : belle région isolée au nord de la localité de Tchara qui en est en quelque sorte sa porte d'entrée. Les belles dunes de Tchara sont à quelques kilomètres du village.Monts Saïan : couvrant une partie de la Bouriatie et de Tuva, cette très belle chaîne de montagnes qui englobe plusieurs parcs et réserves est constituée de lacs, de rivières, de sources chaudes, de forêts et de volcans. On peut y randonner à pied ou à cheval, faire du raft et du canoë, ainsi qu'y pêcher et chasser.Parc national de la Chorie : ce parc du sud-ouest de la Sibérie est très apprécié pour la randonnée, le ski, le cheval, l'alpinisme et la spéléologie.3.3- Extrême-OrientBirobidjan : appelé aussi "l'Oblast autonome juif". Cette petite région limitrophe de la Chine a été créée par Staline dans le but d'y fixer la population juive de Russie, sans trop de réussite d'ailleurs. Quelques édifices et autres témoignages rappellent cette "expérience" notamment dans la capitale éponyme.Blagoveshchensk : construite à la frontière chinoise, la ville est une des plus anciennes de cette partie de la Russie. On peut y voir encore nombre de bâtiments du XIXe siècle. Iles Kouriles : long archipel volcanique qui s'étire sur plus de 1000 km entre le Kamchatka et le Japon qui le revendique. On y trouve de beaux paysages.Khabarovsk : seconde agglomération de l'Extrême-Orient russe, Khabarovsk est une ville agréable et animée avec des musées et quelques belles constructions "historiques". Sa plage en bordure du fleuve Amour est aussi appréciée en été.Magadan : ce port isolé est la capitale de la province du même nom. Elle est aussi au coeur de la région de la Kolyma qui à l'époque stalinienne a abrité de nombreux goulags comme le rappellent le musée et les tours organisés au départ de la ville.Petropavlovsk-Kamchatsky : l'unique ville du Kamchatka n'est accessible que par avion ou bateau. C'est généralement de là que s'organisent les tours dans la péninsule.Sakhaline : une île immense dans le prolongement du Japon qui la revendique. Très peu touristique, elle offre néanmoins de très beaux paysages avec la mer, des montagnes et des lacs. On peut y randonner aussi bien qu'y faire de la plongée, du raft ou du ski.Tchoukotka : cet immense district est à l'extrémité nord-est du pays, face à l'Alaska dont il est séparé par le détroit de Bering. C'est une terre de toundra où vivent les populations Tchouktches à la culture encore bien présente. On peut y pratiquer nombre d'activités sport-nature.Vladivostok : la ville terminus du Transsibérien et le port de départ des ferries vers le Japon et la Corée du Sud. Avec ses musées, son architecture, son port et les possibilités d'activités nature de ses environs c'est une ville plutôt agréable.Yakutsk : la capitale de la Iakoutie a la réputation d'être la ville la plus froide au monde avec des températures hivernales souvent en dessous de -40 C. Elle possède plusieurs musées et quelques édifices anciens du XIXe siècle. C'est aussi le point de départ pour des croisières fluviales sur la Lena.Patrimoine naturelIle Wrangel : cette île arctique est classée au patrimoine de l'UNESCO. Elle offre de beaux paysages et une faune très riche avec notamment des baleines, morses et surtout des ours blancs. Peu à peu l'île s'ouvre doucement à un éco-tourisme très réglementé.Kamchatka : cette immense péninsule de plus de 1 200 km de long est un endroit unique pour ses magnifiques paysages, ses volcans qui lui valent d'être inscrit à l'UNESCO, ses geysers, sa faune très riche (avec de nombreux ours), plus ses nombreux parcs et réserves parmi lesquels on peut randonner. Sa population y a aussi gardé ses traditions.Lena : ce fleuve sibérien qui arrose Yakutsk permet de belles croisières fluviales notamment jusqu'au parc naturel des colonnes de la Lena.Parc naturel des colonnes de la Lena : classée à l'UNESCO depuis 2012, cette partie du fleuve Lena abrite de spectaculaires colonnes de pierre hautes de plus de 100 m qu'on peut voir lors de croisières.Sikhote-Alin : inscrite au patrimoine de l'UNESCO, cette zone de moyenne montagne en bord de mer offre dans de superbes paysages une faune extraordinaire avec des oiseaux, des rennes, des ours, des panthères et surtout les fameux tigres de Sibérie. On peut y randonner avec comme base le village de Terney.Vallée des geysers : même s'il a été "abîmé" par une coulée de boue en 2007, c'est un des sites les plus connus du Kamchatka : un vaste champ de geysers sur fond de volcans dans une des vallées de la réserve naturelle de Kronotsky. L'accès se fait uniquement en hélicoptère. 4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Partie européenne... Nord : Iles Solovetski; Isthme de Courlande; Kizhi; Neva; Novgorod; Palais de Gachina; Saint-Pétersbourg; Shlisselburg. Centre : Anneau d'or de Russie; Kazan; Monastère Laure de la Trinité-Saint-Serge; Moscou; Transsibérien; Vladimir; Volga; Yaroslavl. Sud : Caucase de l'Ouest; Sochi; Volga.
- Partie asiatique... Oural : Tobolsk. Sibérie : Altai et montagnes de l'Altaï; Lac Baïkal; Lac Uvs; Monts Saïan; Olkhon; Tomsk; Tuva. Extrême-Orient : Kamchatka; Lena; Sikhote-Alin; Vallée des geysers; Vladivostok.
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90,3 millions de passagers en 2013 pour Aéroports de Paris
Roissy et Orly ont enregistré 1,7% de passagers en plus en 2013, avec 62 millions pour le premier (+ 0,7%) et 28,3 millions pour le second (+3,8%).
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Que voir en... Pologne
Que voir en Pologne ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans ce pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser la Pologne en trois zones : la côte (Mazurie, Pomeranie), le centre (Grande-Pologne, Mazovie, Podlachie) et le Sud (Petite-Pologne, Silésie).
1- LA COTE Château de Bytow : c'est une des nombreuses forteresses Teutoniques de Pologne datant du Moyen Age.Château de Malbork : connu également sous le nom de forteresse Teutonique de Marienbourg, l'édifice fait partie du patrimoine UNESCO. C'est un superbe château médiéval qui fut en son temps le palais de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques.Château de Sztynort : un château caractéristique des grandes demeures d'autrefois de la Prusse-Orientale.Elblag : port fluvial proche de la Baltique avec une vieille ville (reconstruite après guerre) dominée par la cathédrale St Nicholas.Frombork : la ville de Copernic, à la frontière avec Kaliningrad, possède divers édifices et "vieux" monuments... reconstruits après-guerre.Gdansk : l'ancienne Danzig est la capitale de la Poméranie. Son joli centre historique fut entièrement reconstruit après-guerre avec pour résultat d'en fait une des plus belles cités de la Baltique. Plusieurs plages autour de la ville, notamment au niveau de Sopot ou Puck qui sont les stations balnéaires de Gdansk.Gdynia : un des principaux ports de la Baltique avec aussi plusieurs plages agréables. Il fait partie de l'agglomération de Gdansk.Gizycko : c'est la principale station touristique de la région des lacs de Mazurie avec entre autres pas mal de possibilités d'activités nautiques.Ketrzyn : la ville proche de l'enclave russe de Kaliningrad est connue pour avoir abrité un des principaux QG d'Hitler, le "Wolfsschanze", qui est désormais une attraction touristique.Kolobrzeg : grande station balnéaire et thermale de la Baltique avec quelques vieux édifices et de longues plages prisées des polonais et allemands.Mielno : station balnéaire réputée pour son animation et ses night clubs.Olsztyn : grande agglomération du nord-est, "capitale" régionale, avec un centre ancien et un château de style gothique.Péninsule de Hel : longue et mince presqu'île au nord de Gdansk réputée pour son aspect sauvage, ses superbes plages, mais aussi le windsurf et le kitesurf. Plusieurs stations balnéaires populaires comme Jastrzebia Gora, Chalupy, Hel ou Jastarnia.Presqu'île de la Vistule : ce fin cordon littoral que se partagent Russes et Polonais abrite plusieurs petites zones balnéaires regroupées sur la commune de Krynica Morska.Szczecin : grosse agglomération portuaire à la frontière allemande assez peu touristique avec juste une zone ancienne reconstruite après guerre. Quelques plages dans ses environs comme à Trzebiez, ainsi que les marais du parc de la Vallée de la Basse-Oder.Stutthof : ce village de la côte, à quelques kilomètres à l'est de Gdansk, a abrité de 1939 à 1945 le camp de concentration du Stutthof. Il peut se visiter.Usedom : assez touristique et très ensoleillée, cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires côté allemand, de beaux paysages et nombre de plages. La partie polonaise accueille le port de Swinoujscie d'où partent des ferries vers le Danemark et la Suède.Ustka : ce port de pêche est aussi une station balnéaire populaire.Wdzydze Kiszewskie : un village de Poméranie avec un éco-musée présentant l'habitat traditionnel rural de la région aux siècles passés.Wolin : la grande île touristique à la frontière allemande est en partie un parc national connu pour ses falaises, ses forêts et son élevage de bisons. Miedzyzdroje est la station balnéaire la plus touristique de l'île. On peut y randonner à pied ou à vélo.Patrimoine naturelLacs de Mazurie : la Mazurie, province du nord-est, est riche en lacs, canaux, rivières et forêts. Ses 3 500 lacs (dont le plus grand, le Sniardwy) sont appréciés des visiteurs pour leurs possibilités de baignades et d'activités nature (trek, vélo, canoë, pêche...).Parc national de Bory Tucholskie : des lacs, des forêts et des possibilités de marches, de canoë, de kayak, et de balades à vélo.Parc national de Slowinski : cette jolie partie littorale de la Baltique, entre les bourgades balnéaires de Leba et Rowy, est constituée d'un des plus importants espaces dunaires d'Europe. On peut y randonner ou s'y balader en vélo.Parc national de la Vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise, proche de Szczecin, avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.2- LE CENTREBialystok : le chef-lieu de la Podlachie est la plus grande ville du Nord-est de la Pologne. Son principal attrait touristique demeure le vaste palais Branickis construit au début du XVIIIe siècle. Plusieurs parcs nationaux (dont le Bialowieza) et les lacs de Mazurie sont accessibles depuis Bialystok.Biskupin : site archéologique d'une ancienne cité de l'Age de fer. On peut visiter une reconstitution.Bydgoszcz : une très belle et agréable ville à l'architecture notamment Art Nouveau et Baroque.Château de Golub-Dobrzyn : une forteresse Teutonique du XIVe siècle dans la commune du même nom.Chelmo : une grosse bourgade qui a bien préservé son centre médiéval et ses églises gothiques.Dziekanowice : ce village pas loin de Poznan abrite un des plus importants musées à ciel ouvert d'Europe. Celui-ci présente un ensemble de maisons rurales et bâtiments traditionnels datant des XVIII-XIXe siècles.Gniezno : une ville moyenne "historique" de la Grande-Pologne avec une partie ancienne et pas mal d'édifices religieux.Lodz : importante ville industrielle et troisième de Pologne, Lodz n'est pas des plus touristiques malgré plusieurs musées et quelques belles demeures bourgeoises de l'époque du textile.Monastère de Suprasl : joli monastère orthodoxe du XVIe siècle dans la ville de Suprasl proche de Bialystok.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne (commune de Bad Muskau) et la Pologne (Leknica). Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'ensemble est appelé Parc Muzakowski côté polonais.Ostrow Lednicki : cette île du lac Lednica renferme les vestiges archéologiques d'une cité slave du Moyen Age.Palais de Rogalin : un bel édifice baroque du XVIIIe siècle, avec un vaste parc, dans la commune du même nom.Poznan : grande agglomération agréable et animée avec une vieille ville et pas mal d'édifices historiques ou religieux. Plusieurs lacs et forêts dans ses environsRadom : au sud de Varsovie, la ville compte quelques beaux bâtiments anciens et un musée de plein air consacré à l'habitat traditionnel de la région.Torun : superbe ville médiévale sur la Vistule. L'ensemble de ses édifices historiques gothiques lui vaut d'ailleurs de faire partie du patrimoine de l'UNESCO.Tykocin : une ville de l'Est de style Baroque.Varsovie : la capitale polonaise est une des villes les plus "historiques" d'Europe. Avec ses différents styles architecturaux, son centre-ville (largement reconstruit après-guerre) lui vaut d'ailleurs d'être inscrite à l'UNESCO.Wloclawek : quelques monuments ou édifices historiques et des musées pour cette ville entre Varsovie et Torun.Zelazowa Wola : à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Varsovie, le village a vu naître Chopin. On peut visiter sa maison natale transformée en musée.Patrimoine naturelForêt de Bialowieza : ce vaste parc forestier qui se prolonge en Biélorussie est classé à l'UNESCO. Il abrite des populations de chevaux, de loups, d'oiseaux et surtout de bisons d'Europe.Parc national de la Biebrza : le plus grand parc de Pologne et un des plus vastes d'Europe est une région de marais réputée pour l'ornithologie. On peut également y rencontrer des élans.Parc national Bory Tucholskie : une zone forestière avec des chemins de randonnées, des pistes cyclables et des possibilités de kayak.Parc national de Kampinos : cette forêt à la périphérie de Varsovie est appréciée pour ses sentiers de randonnées à pied, à ski, à vélo ou à cheval. Le parc abrite également une population d'élans et de lynx.Parc national Ujscie Warty : une zone de marécages avec beaucoup d'oiseaux.Parc national Wielkopolska : des forêts et des lacs pour cet endroit de villégiature reconnu également des marcheurs.Parc national de Wigry : ce parc du nord-est est très apprécié en été pour la marche, la pêche et les balades nautiques sur ses nombreux petits lacs.3- LE SUDAbbaye de Tyniec : juste à côté de Cracovie, c'est un des plus anciens édifices religieux du pays perché sur son rocher au dessus de la Vistule dans le village de Tyniec.Auschwitz-Birkenau : à quelques kilomètres à l'ouest de Cracovie, Auschwitz fut le plus important camp de concentration nazi. Classé à l'UNESCO c'est aujourd'hui un lieu de mémoire.Bielsko-Biala : cette ville à l'architecture intéressante est avant tout une base pour découvrir l'ouest du massif des Beskides avec ses églises en bois et ses activités outdoor dont le ski.Château Fürstenstein : le plus grand château du sud-ouest de la Pologne. Son joli mélange gothique, baroque, rococo fait qu'avec son parc ils sont pas mal visités.Château de Moszna : c'est un des édifices parmi les plus connus de Silésie avec son aspect un peu britannique et ses beaux jardins. Il date du XVIIe siècle.Cieszyn : petite ville aux origines médiévales à la frontière polono-tchèque. Elle offre une assez jolie architecture.Cracovie : une des villes les plus touristiques de Pologne avec ses musées et son superbe centre ancien classé au patrimoine de l'UNESCO.Czestochowa : cette grande ville de Silésie est connue dans le monde entier pour son monastère des Pères Paulins qui demeure un des principaux lieux de pèlerinage chrétien avec aux alentours de 5 millions de visiteurs/an.Églises en bois du sud de la Petite Pologne : un ensemble de 6 églises en bois (parmi d'autres) du sud du pays classé à l'UNESCO. Ces églises sont un peu plus anciennes (et différentes) que les Tserkvas de cette même région elles aussi classées.Églises en bois (Tserkvas) de la région des Carpates : sous cette dénomination sont regroupées 8 petites églises orthodoxes traditionnelles du sud/sud-est de la Pologne (plus autant en Ukraine). L'ensemble fait partie du Patrimoine de l'humanité en "complément" des églises en bois du sud de la Petite Pologne elles aussi inscrites à l'UNESCO.Églises de la Paix de Jawor et Swidnica : Jawor et Swidnica sont des villages de la région de Wroclaw qui abritent deux églises du XVIIe siècles inscrites à l'UNESCO.Jaroslaw : une ville moyenne avec un centre ancien et plusieurs beaux édifices religieux.Jelenia Gora : grande ville thermale et touristique assez agréable du sud-ouest avec des stations de ski dans ses environs (Karpacz, Szklarska Poreba), ainsi que des possibilités de randonnées ou de kayak.Kalwaria Zebrzydowska : la bourgade abrite un sanctuaire composé d'une basilique, d'un couvent et de chapelles dont l'ensemble est classé à l'UNESCO.Karpacz : assez touristique, ce gros village des Sudètes est une des nombreuses stations thermales de la région. C'est aussi une importante station de sports d'hiver et de randonnées.Katowice : grande ville industrielle et commerciale du sud. Sans être des plus touristique Katowice possède quelques beaux édifices anciens aussi bien que modernes, plus nombre de musées et de parcs. D'ailleurs l'agglomération abrite le "Parc régional de culture et de loisirs de Silésie" qui est un des plus vastes parcs urbains d'Europe.Kazimierz Dolny : gros village plutôt touristique pour son style Renaissance et sa vocation artistiques avec de nombreuses galeries.Kielce : grande ville du sud avec plusieurs musées et de beaux bâtiments religieux comme sa cathédrale baroque et le Palais des Évêques.Klodzko : ville moyenne à la frontière tchèque avec une forteresse, un vieux centre, quelques beaux édifices et d'anciens tunnels creusés sous la ville qui se visitent.Lublin : grande agglomération de l'est avec son château royal, ses musées et son joli centre ancien.Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia : situées dans deux bourgades proches, ces mines de sel, symboles de cette partie du pays, sont inscrites à l'UNESCO. Celles de Wieliczka sont les plus touristiques avec leur centre culturel souterrain et leur église souterraine creusée dans le sel.Nowy Sacz : une ville du sud avec nombre d'édifices religieux, les vestiges d'un château médiéval et un éco-musée sur l'architecture rurale traditionnelle de la région. Pas mal de belles églises en bois, de lieux de randonnées et de stations de ski dans les environs.Nysa : construite en bordure de la rivière du même nom, Nysa possède quelques jolis bâtiments notamment religieux.Opatow : grosse bourgade aux origines médiévales, assez jolie, dans une région de lacs et de forêts.Paczkow : une petite ville médiévale fortifiée d'ailleurs appelée la "Carcassonne de Pologne".Przemysl : un joli centre ancien, de beaux édifices religieux et plusieurs petits musées pour cette commune à la frontière ukrainienne."Projet Riese" : c'est le nom de code d'un projet nazi de construction de 7 complexes militaires souterrains en Basse-Silésie qu'on peut toujours visiter.Rzeszow : grande ville du sud-est avec un vieux centre urbain et quelques petits châteaux.Route des "Nids d'aigles" : cette route touristique à travers le Jura polonais, entre Cracovie et Czestochowa, permet de découvrir une bonne cinquantaine de forteresses et tours médiévales plus ou moins en état. La plupart des châteaux (Mirow, Olsztyn, Ogrodzieniec, Pieskowa Skala, etc) furent construits au XIVe siècle par le roi Casimir le Grand afin de protéger son royaume.Sandomierz : petite ville du sud-ouest avec un centre ancien et nombre de bâtis de la fin du Moyen Age ou d'après.Sanok : la commune est connue en Pologne pour son musée ethnographique de plein air qui présente l'habitat traditionnel de cette partie du pays au XIXe siècle.Wadowice : c'est la ville natale de Jean-Paul II avec un musée qui lui est dédié.Wroclaw : reconstruite après guerre, la ville offre cependant un joli mélange d'architecture gothique et baroque.Zakopane : dans les Tatra, Zakopane est la principale et la plus réputée station de ski polonaise parmi la vingtaine que compte le pays. On y pratique également l'alpinisme, la spéléo et la randonnée.Zamosk : c'est une des plus belles villes de style Renaissance (et Baroque) d'Europe. Son centre ancien est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Patrimoine naturelDésert de Bledow : un (petit) désert de sable au coeur de la Silésie.Gorges de la Dunajec : communes à la Slovaquie et à la Pologne ces gorges où coule la rivière Dunajec attirent un tourisme local pour ses possibilités de canoë ou de raft et les paysages du massif des Piénines.Grottes de Jaskinia Raj : de petites grottes ouvertes à la visite.Massif des Beskides : une zone montagneuse des Carpates à cheval sur plusieurs pays entre la République Tchèque et l'Ukraine. Côté polonais on y découvre de belles églises traditionnelles en bois et de multiples possibilités d'activités nature comme le ski (en premier lieu à Zakopane) ou la randonnée.Massif des Sudètes : cette petite chaîne de montagnes à la frontière tchèque attire pas mal de monde avec ses jolis paysages, ses stations thermales (Duszniki, Karpacz, Swieradow..), ses possibilités de ski et d'activités nature comme la randonnée.Monts des Géants : une région montagneuse (incluant le parc national de Karkonosze) partagée avec la République Tchèque. De beaux paysages et des possibilités de ski ou de marche.Parc national de Babia Gora : une zone forestière de moyenne montagne appréciée des marcheurs. L'endroit sert d'habitat à des populations de lynx, de loups et d'ours.Parc national de Bieszczady : de petites montagnes et des forêts qui abritent une faune assez riche (lynx, loups, ours...), plus des possibilités de randonnées.Parc national des Monts tabulaires : très belle zone de montagnes, frontalière de la République Tchèque. L'érosion y a créé des formes rocheuses particulières parmi lesquelles randonner.Parc national de Polesie : ce petit parc de la région de Lublin fait partie du plus vaste marais d'Europe qui s'étend au delà des frontières en Ukraine et surtout Belarus. Le lieu est réputé au niveau ornithologique.Parc national de Swietokrzyskie : dans l'ancien massif montagneux du même nom, une zone de rocailles, de fossiles et de grottes avec quelques églises et monastères ça et là. On peut y randonner.Parc national des Tatras : ce superbe parc transfrontalier avec la Slovaquie englobe une large partie de la chaîne des Tatras. C'est une zone de montagnes et de lacs avec une flore et une faune (ours, loups, lynx...) assez importantes. Très touristique, on y vient pour la randonnée, le vélo, la pêche, l'alpinisme, le ski, ou encore le raft et le canoë.4- LE PLUS APPRECIÉ...
La côte : Château de Malbork; Gdansk; Lacs de Mazurie; Péninsule de Hel; Usedom; Wolin.
Le centre : Forêt de Bialowieza; Muskau; Torun; Varsovie.
Le sud : Auschwitz-Birkenau; Château Fürstenstein; Cracovie; Églises en bois du sud de la Petite Pologne et tserkvas de la région des Carpates; Massif des Beskides; Massif des Sudètes; Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia; Monts des Géants; Parc national des Monts tabulaires; Parc national des Tatras; Route des "Nids d'aigles"; Zamosk.
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Au niveau touristique, on peut diviser la Pologne en trois zones : la côte (Mazurie, Pomeranie), le centre (Grande-Pologne, Mazovie, Podlachie) et le Sud (Petite-Pologne, Silésie).
1- LA COTE Château de Bytow : c'est une des nombreuses forteresses Teutoniques de Pologne datant du Moyen Age.Château de Malbork : connu également sous le nom de forteresse Teutonique de Marienbourg, l'édifice fait partie du patrimoine UNESCO. C'est un superbe château médiéval qui fut en son temps le palais de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques.Château de Sztynort : un château caractéristique des grandes demeures d'autrefois de la Prusse-Orientale.Elblag : port fluvial proche de la Baltique avec une vieille ville (reconstruite après guerre) dominée par la cathédrale St Nicholas.Frombork : la ville de Copernic, à la frontière avec Kaliningrad, possède divers édifices et "vieux" monuments... reconstruits après-guerre.Gdansk : l'ancienne Danzig est la capitale de la Poméranie. Son joli centre historique fut entièrement reconstruit après-guerre avec pour résultat d'en fait une des plus belles cités de la Baltique. Plusieurs plages autour de la ville, notamment au niveau de Sopot ou Puck qui sont les stations balnéaires de Gdansk.Gdynia : un des principaux ports de la Baltique avec aussi plusieurs plages agréables. Il fait partie de l'agglomération de Gdansk.Gizycko : c'est la principale station touristique de la région des lacs de Mazurie avec entre autres pas mal de possibilités d'activités nautiques.Ketrzyn : la ville proche de l'enclave russe de Kaliningrad est connue pour avoir abrité un des principaux QG d'Hitler, le "Wolfsschanze", qui est désormais une attraction touristique.Kolobrzeg : grande station balnéaire et thermale de la Baltique avec quelques vieux édifices et de longues plages prisées des polonais et allemands.Mielno : station balnéaire réputée pour son animation et ses night clubs.Olsztyn : grande agglomération du nord-est, "capitale" régionale, avec un centre ancien et un château de style gothique.Péninsule de Hel : longue et mince presqu'île au nord de Gdansk réputée pour son aspect sauvage, ses superbes plages, mais aussi le windsurf et le kitesurf. Plusieurs stations balnéaires populaires comme Jastrzebia Gora, Chalupy, Hel ou Jastarnia.Presqu'île de la Vistule : ce fin cordon littoral que se partagent Russes et Polonais abrite plusieurs petites zones balnéaires regroupées sur la commune de Krynica Morska.Szczecin : grosse agglomération portuaire à la frontière allemande assez peu touristique avec juste une zone ancienne reconstruite après guerre. Quelques plages dans ses environs comme à Trzebiez, ainsi que les marais du parc de la Vallée de la Basse-Oder.Stutthof : ce village de la côte, à quelques kilomètres à l'est de Gdansk, a abrité de 1939 à 1945 le camp de concentration du Stutthof. Il peut se visiter.Usedom : assez touristique et très ensoleillée, cette île mi-allemande et mi-polonaise offre plusieurs stations balnéaires côté allemand, de beaux paysages et nombre de plages. La partie polonaise accueille le port de Swinoujscie d'où partent des ferries vers le Danemark et la Suède.Ustka : ce port de pêche est aussi une station balnéaire populaire.Wdzydze Kiszewskie : un village de Poméranie avec un éco-musée présentant l'habitat traditionnel rural de la région aux siècles passés.Wolin : la grande île touristique à la frontière allemande est en partie un parc national connu pour ses falaises, ses forêts et son élevage de bisons. Miedzyzdroje est la station balnéaire la plus touristique de l'île. On peut y randonner à pied ou à vélo.Patrimoine naturelLacs de Mazurie : la Mazurie, province du nord-est, est riche en lacs, canaux, rivières et forêts. Ses 3 500 lacs (dont le plus grand, le Sniardwy) sont appréciés des visiteurs pour leurs possibilités de baignades et d'activités nature (trek, vélo, canoë, pêche...).Parc national de Bory Tucholskie : des lacs, des forêts et des possibilités de marches, de canoë, de kayak, et de balades à vélo.Parc national de Slowinski : cette jolie partie littorale de la Baltique, entre les bourgades balnéaires de Leba et Rowy, est constituée d'un des plus importants espaces dunaires d'Europe. On peut y randonner ou s'y balader en vélo.Parc national de la Vallée de la Basse-Oder : une zone naturelle de polders germano-polonaise, proche de Szczecin, avec nombre d'espèces d'oiseaux qui y nichent.2- LE CENTREBialystok : le chef-lieu de la Podlachie est la plus grande ville du Nord-est de la Pologne. Son principal attrait touristique demeure le vaste palais Branickis construit au début du XVIIIe siècle. Plusieurs parcs nationaux (dont le Bialowieza) et les lacs de Mazurie sont accessibles depuis Bialystok.Biskupin : site archéologique d'une ancienne cité de l'Age de fer. On peut visiter une reconstitution.Bydgoszcz : une très belle et agréable ville à l'architecture notamment Art Nouveau et Baroque.Château de Golub-Dobrzyn : une forteresse Teutonique du XIVe siècle dans la commune du même nom.Chelmo : une grosse bourgade qui a bien préservé son centre médiéval et ses églises gothiques.Dziekanowice : ce village pas loin de Poznan abrite un des plus importants musées à ciel ouvert d'Europe. Celui-ci présente un ensemble de maisons rurales et bâtiments traditionnels datant des XVIII-XIXe siècles.Gniezno : une ville moyenne "historique" de la Grande-Pologne avec une partie ancienne et pas mal d'édifices religieux.Lodz : importante ville industrielle et troisième de Pologne, Lodz n'est pas des plus touristiques malgré plusieurs musées et quelques belles demeures bourgeoises de l'époque du textile.Monastère de Suprasl : joli monastère orthodoxe du XVIe siècle dans la ville de Suprasl proche de Bialystok.Muskau : il s'agit d'un parc paysager à cheval entre l'Allemagne (commune de Bad Muskau) et la Pologne (Leknica). Avec son château il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'ensemble est appelé Parc Muzakowski côté polonais.Ostrow Lednicki : cette île du lac Lednica renferme les vestiges archéologiques d'une cité slave du Moyen Age.Palais de Rogalin : un bel édifice baroque du XVIIIe siècle, avec un vaste parc, dans la commune du même nom.Poznan : grande agglomération agréable et animée avec une vieille ville et pas mal d'édifices historiques ou religieux. Plusieurs lacs et forêts dans ses environsRadom : au sud de Varsovie, la ville compte quelques beaux bâtiments anciens et un musée de plein air consacré à l'habitat traditionnel de la région.Torun : superbe ville médiévale sur la Vistule. L'ensemble de ses édifices historiques gothiques lui vaut d'ailleurs de faire partie du patrimoine de l'UNESCO.Tykocin : une ville de l'Est de style Baroque.Varsovie : la capitale polonaise est une des villes les plus "historiques" d'Europe. Avec ses différents styles architecturaux, son centre-ville (largement reconstruit après-guerre) lui vaut d'ailleurs d'être inscrite à l'UNESCO.Wloclawek : quelques monuments ou édifices historiques et des musées pour cette ville entre Varsovie et Torun.Zelazowa Wola : à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Varsovie, le village a vu naître Chopin. On peut visiter sa maison natale transformée en musée.Patrimoine naturelForêt de Bialowieza : ce vaste parc forestier qui se prolonge en Biélorussie est classé à l'UNESCO. Il abrite des populations de chevaux, de loups, d'oiseaux et surtout de bisons d'Europe.Parc national de la Biebrza : le plus grand parc de Pologne et un des plus vastes d'Europe est une région de marais réputée pour l'ornithologie. On peut également y rencontrer des élans.Parc national Bory Tucholskie : une zone forestière avec des chemins de randonnées, des pistes cyclables et des possibilités de kayak.Parc national de Kampinos : cette forêt à la périphérie de Varsovie est appréciée pour ses sentiers de randonnées à pied, à ski, à vélo ou à cheval. Le parc abrite également une population d'élans et de lynx.Parc national Ujscie Warty : une zone de marécages avec beaucoup d'oiseaux.Parc national Wielkopolska : des forêts et des lacs pour cet endroit de villégiature reconnu également des marcheurs.Parc national de Wigry : ce parc du nord-est est très apprécié en été pour la marche, la pêche et les balades nautiques sur ses nombreux petits lacs.3- LE SUDAbbaye de Tyniec : juste à côté de Cracovie, c'est un des plus anciens édifices religieux du pays perché sur son rocher au dessus de la Vistule dans le village de Tyniec.Auschwitz-Birkenau : à quelques kilomètres à l'ouest de Cracovie, Auschwitz fut le plus important camp de concentration nazi. Classé à l'UNESCO c'est aujourd'hui un lieu de mémoire.Bielsko-Biala : cette ville à l'architecture intéressante est avant tout une base pour découvrir l'ouest du massif des Beskides avec ses églises en bois et ses activités outdoor dont le ski.Château Fürstenstein : le plus grand château du sud-ouest de la Pologne. Son joli mélange gothique, baroque, rococo fait qu'avec son parc ils sont pas mal visités.Château de Moszna : c'est un des édifices parmi les plus connus de Silésie avec son aspect un peu britannique et ses beaux jardins. Il date du XVIIe siècle.Cieszyn : petite ville aux origines médiévales à la frontière polono-tchèque. Elle offre une assez jolie architecture.Cracovie : une des villes les plus touristiques de Pologne avec ses musées et son superbe centre ancien classé au patrimoine de l'UNESCO.Czestochowa : cette grande ville de Silésie est connue dans le monde entier pour son monastère des Pères Paulins qui demeure un des principaux lieux de pèlerinage chrétien avec aux alentours de 5 millions de visiteurs/an.Églises en bois du sud de la Petite Pologne : un ensemble de 6 églises en bois (parmi d'autres) du sud du pays classé à l'UNESCO. Ces églises sont un peu plus anciennes (et différentes) que les Tserkvas de cette même région elles aussi classées.Églises en bois (Tserkvas) de la région des Carpates : sous cette dénomination sont regroupées 8 petites églises orthodoxes traditionnelles du sud/sud-est de la Pologne (plus autant en Ukraine). L'ensemble fait partie du Patrimoine de l'humanité en "complément" des églises en bois du sud de la Petite Pologne elles aussi inscrites à l'UNESCO.Églises de la Paix de Jawor et Swidnica : Jawor et Swidnica sont des villages de la région de Wroclaw qui abritent deux églises du XVIIe siècles inscrites à l'UNESCO.Jaroslaw : une ville moyenne avec un centre ancien et plusieurs beaux édifices religieux.Jelenia Gora : grande ville thermale et touristique assez agréable du sud-ouest avec des stations de ski dans ses environs (Karpacz, Szklarska Poreba), ainsi que des possibilités de randonnées ou de kayak.Kalwaria Zebrzydowska : la bourgade abrite un sanctuaire composé d'une basilique, d'un couvent et de chapelles dont l'ensemble est classé à l'UNESCO.Karpacz : assez touristique, ce gros village des Sudètes est une des nombreuses stations thermales de la région. C'est aussi une importante station de sports d'hiver et de randonnées.Katowice : grande ville industrielle et commerciale du sud. Sans être des plus touristique Katowice possède quelques beaux édifices anciens aussi bien que modernes, plus nombre de musées et de parcs. D'ailleurs l'agglomération abrite le "Parc régional de culture et de loisirs de Silésie" qui est un des plus vastes parcs urbains d'Europe.Kazimierz Dolny : gros village plutôt touristique pour son style Renaissance et sa vocation artistiques avec de nombreuses galeries.Kielce : grande ville du sud avec plusieurs musées et de beaux bâtiments religieux comme sa cathédrale baroque et le Palais des Évêques.Klodzko : ville moyenne à la frontière tchèque avec une forteresse, un vieux centre, quelques beaux édifices et d'anciens tunnels creusés sous la ville qui se visitent.Lublin : grande agglomération de l'est avec son château royal, ses musées et son joli centre ancien.Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia : situées dans deux bourgades proches, ces mines de sel, symboles de cette partie du pays, sont inscrites à l'UNESCO. Celles de Wieliczka sont les plus touristiques avec leur centre culturel souterrain et leur église souterraine creusée dans le sel.Nowy Sacz : une ville du sud avec nombre d'édifices religieux, les vestiges d'un château médiéval et un éco-musée sur l'architecture rurale traditionnelle de la région. Pas mal de belles églises en bois, de lieux de randonnées et de stations de ski dans les environs.Nysa : construite en bordure de la rivière du même nom, Nysa possède quelques jolis bâtiments notamment religieux.Opatow : grosse bourgade aux origines médiévales, assez jolie, dans une région de lacs et de forêts.Paczkow : une petite ville médiévale fortifiée d'ailleurs appelée la "Carcassonne de Pologne".Przemysl : un joli centre ancien, de beaux édifices religieux et plusieurs petits musées pour cette commune à la frontière ukrainienne."Projet Riese" : c'est le nom de code d'un projet nazi de construction de 7 complexes militaires souterrains en Basse-Silésie qu'on peut toujours visiter.Rzeszow : grande ville du sud-est avec un vieux centre urbain et quelques petits châteaux.Route des "Nids d'aigles" : cette route touristique à travers le Jura polonais, entre Cracovie et Czestochowa, permet de découvrir une bonne cinquantaine de forteresses et tours médiévales plus ou moins en état. La plupart des châteaux (Mirow, Olsztyn, Ogrodzieniec, Pieskowa Skala, etc) furent construits au XIVe siècle par le roi Casimir le Grand afin de protéger son royaume.Sandomierz : petite ville du sud-ouest avec un centre ancien et nombre de bâtis de la fin du Moyen Age ou d'après.Sanok : la commune est connue en Pologne pour son musée ethnographique de plein air qui présente l'habitat traditionnel de cette partie du pays au XIXe siècle.Wadowice : c'est la ville natale de Jean-Paul II avec un musée qui lui est dédié.Wroclaw : reconstruite après guerre, la ville offre cependant un joli mélange d'architecture gothique et baroque.Zakopane : dans les Tatra, Zakopane est la principale et la plus réputée station de ski polonaise parmi la vingtaine que compte le pays. On y pratique également l'alpinisme, la spéléo et la randonnée.Zamosk : c'est une des plus belles villes de style Renaissance (et Baroque) d'Europe. Son centre ancien est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Patrimoine naturelDésert de Bledow : un (petit) désert de sable au coeur de la Silésie.Gorges de la Dunajec : communes à la Slovaquie et à la Pologne ces gorges où coule la rivière Dunajec attirent un tourisme local pour ses possibilités de canoë ou de raft et les paysages du massif des Piénines.Grottes de Jaskinia Raj : de petites grottes ouvertes à la visite.Massif des Beskides : une zone montagneuse des Carpates à cheval sur plusieurs pays entre la République Tchèque et l'Ukraine. Côté polonais on y découvre de belles églises traditionnelles en bois et de multiples possibilités d'activités nature comme le ski (en premier lieu à Zakopane) ou la randonnée.Massif des Sudètes : cette petite chaîne de montagnes à la frontière tchèque attire pas mal de monde avec ses jolis paysages, ses stations thermales (Duszniki, Karpacz, Swieradow..), ses possibilités de ski et d'activités nature comme la randonnée.Monts des Géants : une région montagneuse (incluant le parc national de Karkonosze) partagée avec la République Tchèque. De beaux paysages et des possibilités de ski ou de marche.Parc national de Babia Gora : une zone forestière de moyenne montagne appréciée des marcheurs. L'endroit sert d'habitat à des populations de lynx, de loups et d'ours.Parc national de Bieszczady : de petites montagnes et des forêts qui abritent une faune assez riche (lynx, loups, ours...), plus des possibilités de randonnées.Parc national des Monts tabulaires : très belle zone de montagnes, frontalière de la République Tchèque. L'érosion y a créé des formes rocheuses particulières parmi lesquelles randonner.Parc national de Polesie : ce petit parc de la région de Lublin fait partie du plus vaste marais d'Europe qui s'étend au delà des frontières en Ukraine et surtout Belarus. Le lieu est réputé au niveau ornithologique.Parc national de Swietokrzyskie : dans l'ancien massif montagneux du même nom, une zone de rocailles, de fossiles et de grottes avec quelques églises et monastères ça et là. On peut y randonner.Parc national des Tatras : ce superbe parc transfrontalier avec la Slovaquie englobe une large partie de la chaîne des Tatras. C'est une zone de montagnes et de lacs avec une flore et une faune (ours, loups, lynx...) assez importantes. Très touristique, on y vient pour la randonnée, le vélo, la pêche, l'alpinisme, le ski, ou encore le raft et le canoë.4- LE PLUS APPRECIÉ...
La côte : Château de Malbork; Gdansk; Lacs de Mazurie; Péninsule de Hel; Usedom; Wolin.
Le centre : Forêt de Bialowieza; Muskau; Torun; Varsovie.
Le sud : Auschwitz-Birkenau; Château Fürstenstein; Cracovie; Églises en bois du sud de la Petite Pologne et tserkvas de la région des Carpates; Massif des Beskides; Massif des Sudètes; Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia; Monts des Géants; Parc national des Monts tabulaires; Parc national des Tatras; Route des "Nids d'aigles"; Zamosk.
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Que voir en... Slovaquie
Que voir en Slovaquie?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans ce pays pas très connu au niveau touristique (carte).
1- Villes et patrimoine culturel Banska Bystrica : l'ancienne cité minière, au centre du pays, est une ville assez agréable avec son château, ses monuments et ses églises. Mais c'est aussi et surtout une base pour découvrir les montagnes et parcs des environs.Banska Stiavnica : belle ville médiévale à vocation minière située dans le sud du pays. Elle est classée à l'UNESCO pour sa valeur historique et les monuments miniers de ses environs.Bardejov : très belle cité médiévale fortifiée du nord-est de la Slovaquie, près de la Pologne. Elle fait d'ailleurs partie du patrimoine de l'UNESCO.Bratislava : la capitale slovaque est située à la frontière autrichienne. Très agréable et animée, elle offre un superbe centre ancien où se mélangent Gothique, Baroque et Renaissance. Bratislava est aussi une étape pour les croisières sur le Danube notamment entre Vienne et Budapest.Brhlovce : vieux village troglodythique du sud-ouest du pays.Château de Bojnice : un joli édifice datant à l'origine du XIIe siècle dans la ville thermale du même nom.Château de Cachtice : un château perché, ancienne prison, de l'ouest du pays.Château de Cerveny Kamen : un château-musée du XVIe siècle des environs de Bratislava.Château de Devin : les vestiges d'une vieille forteresse perchée dominant le Danube, face à l'Autriche, à quelques kilomètres de la capitale.Château de Levice : les vestiges d'une forteresse du Moyen-Age transformée en musée régional.Château d'Orava : joli château du XIIIe siècle surplombant la rivière Orava dans le nord de la Slovaquie.Cicmany : un village à l'architecture traditionnelle en bois des environs de Zilina. On peut randonner dans les forêts avoisinantes.Eglises en bois de la région des Carpates : ces églises traditionnelles des XV-XVIIIe siècle sont inscrites à l'UNESCO. Elles sont au nombre de huit dans les villages de Bodruzal, Hervartov, Hronsek, Kezmarok, Ladomirova, Lestiny, Ruska Bystra et Tvrdosín.Kezmarok : autrefois peuplée d'une forte minorité allemande, la grosse bourgade présente un château, une belle église en bois (inscrite à l'UNESCO) et un centre historique.Kremnica : une bourgade médiévale au coeur de la Slovaquie.Kosice : seconde agglomération slovaque avec un centre ancien et une imposante cathédrale.Levoca, Spissky Hrad et les monuments associés : c'est un ensemble de sites classés UNESCO situés à l'est. On y trouve ainsi l'ancien monastère de Spisska Kapitula et son environnement urbain, l'église du village de Zehra, les vieilles demeures de la bourgade de Spisské Podhradie, et surtout le château de Spissky Hrad et la cité médiévale fortifiée de Levoca.Levoca : grosse bourgade médiévale fortifiée dans le prolongement du château de Spissky Hrad. Elle représente le site le plus intéressant d'un ensemble classé au patrimoine de l'UNESCO.Liptovsky Mikulas : la ville est un centre touristique grâce à sa proximité avec les Tatras (et ses grottes) et la principale station de sport d'hiver du pays (Jasna).Nitra : une des plus anciennes cités de Slovaquie, parmi les plus belles, avec son château et son centre ancien.Piest'any : principale station thermale du pays et une des plus importantes d'Europe Centrale.Poprad : la ville du nord est reconnue pour son centre-ville historique ainsi que comme point d'accès à la région des Tatras toute proche.Presov : cette grande ville de l'Est propose une assez belle architecture ancienne où se côtoient le Baroque, le Gothique et le style Renaissance.Trencin : une des plus belles villes du pays avec son château qui domine la vieille ville et la rivière Vah.Trnava : très ancienne ville avec nombre d'églises, un centre ancien et une architecture baroque.Vlkolínec : superbe village traditionnel en bois fondé au XIVe siècle. C'est un des plus typiques et mieux conservés d'Europe Centrale; il est d'ailleurs à ce titre inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Zilina : grande agglomération du nord avec un joli centre ancien restauré.Zvolen : ville moyenne du centre avec un château datant du XIVe siècle.2- Patrimoine naturelGorges de la Dunajec : communes à la Slovaquie et à la Pologne ces gorges où coule la rivière Dunajec attirent un tourisme local pour ses possibilités de canoë ou de raft et les paysages du massif des Piénines.Grotte de glace de Dobsina : c'est la plus grande grotte remplie de glace du pays. Elle est inscrite à l'UNESCO au titre des "Grottes du karst d'Aggtelek ".Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie : un ensemble grottes de l'Ouest (karst d'Aggtelek) et du Sud-est (karst de Slovaquie) classées à l'UNESCO.Parc national du karst de Slovaquie : ce parc limitrophe de la Hongrie abrite d'innombrables grottes dont l'ensemble est classé à l'UNESCO. On peut y randonner et surtout pratiquer la spéléologie.Parc national Mala Fatra : zone montagneuse du nord-ouest où randonner dans de jolis paysages. On peut aussi y skier comme à la station de Vratna Dolina.Parc national du Paradis slovaque : ce parc montagneux au coeur du pays est réputé pour ses sentiers de randonnées pédestres ou VTT, ses possibilités d'escalades, et ses centaines de grottes dont celle de glace de Dobsina qui est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parc national des Poloniny : aux frontières avec la Pologne et l'Ukraine, l'endroit est connu pour ses forêts primaires de hêtres inscrites à l'UNESCO et une faune assez riche avec des ours, des lynx et des bisons d'Europe. On y pratique la randonnée et le ski.Parc national des Tatras : ce superbe parc transfrontalier avec la Pologne englobe une large partie de la chaîne des Tatras. C'est une zone de montagnes et de lacs avec une flore et une faune (ours, loups, lynx...) assez importantes. Très touristique, on y vient pour la randonnée, le vélo, la pêche, l'alpinisme, le ski, ou encore le raft et le canoë pour ce qui est de la rivière Bela. On peut aussi accéder à un de ses plus hauts sommets (le Lomnicky) en téléphérique.Petites Carpates : chaîne montagneuse de l'ouest de la Slovaquie assez touristique, notamment auprès des habitants de la capitale, pour ses activités nature (randonnée, vélo, ski...). C'est aussi une région viticole avec plusieurs "routes des vins".Vallée de la Demänovska : cette vallée des Tatras abrite deux grottes assez touristiques que sont la Grotte de la liberté et la Grotte de glace de Demanovska.3- Le plus apprécié...
Banska Stiavnica; Bardejov; Bratislava; Grotte de glace de Dobsina; Levoca; Nitra; Parc national du Paradis slovaque; Parc national des Tatras; Petites Carpates; Trencin; Trnava; Vlkolínec.
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1- Villes et patrimoine culturel Banska Bystrica : l'ancienne cité minière, au centre du pays, est une ville assez agréable avec son château, ses monuments et ses églises. Mais c'est aussi et surtout une base pour découvrir les montagnes et parcs des environs.Banska Stiavnica : belle ville médiévale à vocation minière située dans le sud du pays. Elle est classée à l'UNESCO pour sa valeur historique et les monuments miniers de ses environs.Bardejov : très belle cité médiévale fortifiée du nord-est de la Slovaquie, près de la Pologne. Elle fait d'ailleurs partie du patrimoine de l'UNESCO.Bratislava : la capitale slovaque est située à la frontière autrichienne. Très agréable et animée, elle offre un superbe centre ancien où se mélangent Gothique, Baroque et Renaissance. Bratislava est aussi une étape pour les croisières sur le Danube notamment entre Vienne et Budapest.Brhlovce : vieux village troglodythique du sud-ouest du pays.Château de Bojnice : un joli édifice datant à l'origine du XIIe siècle dans la ville thermale du même nom.Château de Cachtice : un château perché, ancienne prison, de l'ouest du pays.Château de Cerveny Kamen : un château-musée du XVIe siècle des environs de Bratislava.Château de Devin : les vestiges d'une vieille forteresse perchée dominant le Danube, face à l'Autriche, à quelques kilomètres de la capitale.Château de Levice : les vestiges d'une forteresse du Moyen-Age transformée en musée régional.Château d'Orava : joli château du XIIIe siècle surplombant la rivière Orava dans le nord de la Slovaquie.Cicmany : un village à l'architecture traditionnelle en bois des environs de Zilina. On peut randonner dans les forêts avoisinantes.Eglises en bois de la région des Carpates : ces églises traditionnelles des XV-XVIIIe siècle sont inscrites à l'UNESCO. Elles sont au nombre de huit dans les villages de Bodruzal, Hervartov, Hronsek, Kezmarok, Ladomirova, Lestiny, Ruska Bystra et Tvrdosín.Kezmarok : autrefois peuplée d'une forte minorité allemande, la grosse bourgade présente un château, une belle église en bois (inscrite à l'UNESCO) et un centre historique.Kremnica : une bourgade médiévale au coeur de la Slovaquie.Kosice : seconde agglomération slovaque avec un centre ancien et une imposante cathédrale.Levoca, Spissky Hrad et les monuments associés : c'est un ensemble de sites classés UNESCO situés à l'est. On y trouve ainsi l'ancien monastère de Spisska Kapitula et son environnement urbain, l'église du village de Zehra, les vieilles demeures de la bourgade de Spisské Podhradie, et surtout le château de Spissky Hrad et la cité médiévale fortifiée de Levoca.Levoca : grosse bourgade médiévale fortifiée dans le prolongement du château de Spissky Hrad. Elle représente le site le plus intéressant d'un ensemble classé au patrimoine de l'UNESCO.Liptovsky Mikulas : la ville est un centre touristique grâce à sa proximité avec les Tatras (et ses grottes) et la principale station de sport d'hiver du pays (Jasna).Nitra : une des plus anciennes cités de Slovaquie, parmi les plus belles, avec son château et son centre ancien.Piest'any : principale station thermale du pays et une des plus importantes d'Europe Centrale.Poprad : la ville du nord est reconnue pour son centre-ville historique ainsi que comme point d'accès à la région des Tatras toute proche.Presov : cette grande ville de l'Est propose une assez belle architecture ancienne où se côtoient le Baroque, le Gothique et le style Renaissance.Trencin : une des plus belles villes du pays avec son château qui domine la vieille ville et la rivière Vah.Trnava : très ancienne ville avec nombre d'églises, un centre ancien et une architecture baroque.Vlkolínec : superbe village traditionnel en bois fondé au XIVe siècle. C'est un des plus typiques et mieux conservés d'Europe Centrale; il est d'ailleurs à ce titre inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Zilina : grande agglomération du nord avec un joli centre ancien restauré.Zvolen : ville moyenne du centre avec un château datant du XIVe siècle.2- Patrimoine naturelGorges de la Dunajec : communes à la Slovaquie et à la Pologne ces gorges où coule la rivière Dunajec attirent un tourisme local pour ses possibilités de canoë ou de raft et les paysages du massif des Piénines.Grotte de glace de Dobsina : c'est la plus grande grotte remplie de glace du pays. Elle est inscrite à l'UNESCO au titre des "Grottes du karst d'Aggtelek ".Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie : un ensemble grottes de l'Ouest (karst d'Aggtelek) et du Sud-est (karst de Slovaquie) classées à l'UNESCO.Parc national du karst de Slovaquie : ce parc limitrophe de la Hongrie abrite d'innombrables grottes dont l'ensemble est classé à l'UNESCO. On peut y randonner et surtout pratiquer la spéléologie.Parc national Mala Fatra : zone montagneuse du nord-ouest où randonner dans de jolis paysages. On peut aussi y skier comme à la station de Vratna Dolina.Parc national du Paradis slovaque : ce parc montagneux au coeur du pays est réputé pour ses sentiers de randonnées pédestres ou VTT, ses possibilités d'escalades, et ses centaines de grottes dont celle de glace de Dobsina qui est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parc national des Poloniny : aux frontières avec la Pologne et l'Ukraine, l'endroit est connu pour ses forêts primaires de hêtres inscrites à l'UNESCO et une faune assez riche avec des ours, des lynx et des bisons d'Europe. On y pratique la randonnée et le ski.Parc national des Tatras : ce superbe parc transfrontalier avec la Pologne englobe une large partie de la chaîne des Tatras. C'est une zone de montagnes et de lacs avec une flore et une faune (ours, loups, lynx...) assez importantes. Très touristique, on y vient pour la randonnée, le vélo, la pêche, l'alpinisme, le ski, ou encore le raft et le canoë pour ce qui est de la rivière Bela. On peut aussi accéder à un de ses plus hauts sommets (le Lomnicky) en téléphérique.Petites Carpates : chaîne montagneuse de l'ouest de la Slovaquie assez touristique, notamment auprès des habitants de la capitale, pour ses activités nature (randonnée, vélo, ski...). C'est aussi une région viticole avec plusieurs "routes des vins".Vallée de la Demänovska : cette vallée des Tatras abrite deux grottes assez touristiques que sont la Grotte de la liberté et la Grotte de glace de Demanovska.3- Le plus apprécié...
Banska Stiavnica; Bardejov; Bratislava; Grotte de glace de Dobsina; Levoca; Nitra; Parc national du Paradis slovaque; Parc national des Tatras; Petites Carpates; Trencin; Trnava; Vlkolínec.
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