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Sécurité en Tunisie: témoignages et conseils
by Bibofsky · 2011-05-15 · 121 replies
Bonjour,

Suite à des discussions qui ont fait claquer beaucoup de touches des claviers concernant la situation en Tunisie, j’ai décidé d’écrire ce petit article en espérant apporter des réponses à certaines questions.

Je ne dirais que ce que j’ai constaté personnellement, si d’autres personnes peuvent nous apporter des témoignages en bien ou mal qu’ils le font.

Je suis tunisien résidant en France depuis six ans, depuis la révolution je ne cesse de faire des aller/retour très très fréquents pour voir famille et amis.

Pour mon témoignage, certains pourront me reprocher un manque d’objectivité étant donné que je suis tunisien. Toutefois, je suis humain avant d’être tunisien, je ne jetterai pas du monde dans un environnement hostile et dangereux même s’il s’agit de mon propre pays. Par mes propos qui suivront, je m’engage et jure "de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité" :-).

Tout d'abord je vais faire un petit rappel historique: Comme vous le savez tous, la Tunisie était tenue par une main de fer par l'ancien régime et surtout le président déchus. Le 14 janvier, le peuple tunisien s'est spontanément soulevé pour dire « DEGAGE » à un régime dictatorial et corrompu qui a pillé, appauvri et affamé le pays durant 23 ans. J’y étais et j’y ai participé sur l’avenu Habib Bourguiba (les champs Elysées de Tunis). Le nuits du 14, 15 et 16 janvier, nous avons vécu trois nuits et jours de terreurs dans un climat d’insécurité totale, nous nous sommes organisé en comités de quartiers, de villages et de villes pour irriguer des barrages et défendre nos maisons, nos femmes et nos enfants des pilleurs et de la milice de l’ancien régime qui ont reçu pour ordre de faire régner le chao dans le pays en espérant que le peuple réclame le retour du dictateur et troquer la liberté contre la sécurité.

Pendant ce temps les touristes qui étaient dans les hôtels ont été protégés par les employés et évacués vers les aéroports.

L’absence de sécurité était due au fait que les policiers n’ont reçu aucun ordre, étant donné que leurs supérieurs hiérarchiques (fortement impliqués avec l’ancien régime) ont abandonné leurs postes.

PS : dans cette période d’extrêmes forts troubles, aucun touriste, aucun étranger, n’a été agressé, ni kidnappé, ni pris à parti. (Les militaires se sont particulièrement assuré de leur protection et les ont fait évacuer).

Situation actuelle :

Le processus démocratique est en marche, on dénombre la présence de plus de 60 parties politiques contre le partie politique unique d’avant la révolution. On entend parler de temps en temps de braquages ou de pillages de certains magasins (Surtout ceux de l’électro-ménagé), ou encore de certains actes de vandalismes. Mais pratiquement tous se déroulent dans des quartiers populaires ou « des quartiers sensibles » comme dans tous les pays européens où certains quartiers sont réputés être plus violents que d’autres.

Personnellement, je n’ai jamais vu de mes yeux ne serait-ce qu’une seule agression, ni entendu de la bouche d’aucun de mes amis une histoire d’agression ! C’est toutes des histoires qui circulent de bouche à oreille, sans aucune certitude de leur provenance et leur origine, sans aucune certitude quant au vrai du faux et quant à la distinction entre info ou intox.

Il faut savoir que beaucoup de détenus se sont évadés des prisons, dans les périodes troubles, plus de 60% ont été arrêté et réexpédié à la case prison, plus de 10% ont quitté clandestinement le pays et sont pour la plus part aujourd’hui en Europe.

Il est à noter qu’il y a beaucoup de grèves et de manifestations, dont les 2/3 sont d’ordre socio-économique et le 1/3 d’ordre politique.

Le problème étant que certains anciens proches de l’ancien régime se sont constitués en force contre-révolutionnaires, et font ce qu’ils peuvent pour avorter la révolution et processus démocratique. Leurs outils sont principalement :

1- les rumeurs qui sont une torture psychologique de longue portée puisque reprise à tort par les médias nationaux et étrangers sans aucune vérification significative de l’information.

2- ils soudoient des jeunes pour s’immiscer dans les manifestations (toutes pacifiques) pour créer un désordre, jeter des pierres et transformer la manifestation en affrontement avec les forces de l’ordre.

Les revendications sociales et le climat de peur et de terreur qui a été en grande partie faussement créé, sont entrain de faire plonger le pays dans une situation économique lamentable. Beaucoup d’usine ont délocalisé chez nos amis et voisins marocains et le secteur touristique bas de l’aile (principal revenu du pays). Le pays connait aujourd’hui une guerre médiatique indirecte entre anciens du régime et le peuple tunisien. Les premiers voulant véhiculer une image d’une Tunisie dans le chao absolu dans l’objectif d’amputer le pays de son principal revenu, à savoir le tourisme. Le meilleur moyen de parvenir à faire échouer la révolution c’est de lui castrer l’économie (le tourisme pour la Tunisie). Il est à savoir que bon nombre de ses forces contre révolutionnaire a fuit le pays et agit aujourd’hui même depuis l’étranger notamment depuis la France pour faire propager les intox notamment à travers les médias qu’il faut écouter avec beaucoup de réserve.

Un weekend à Sousse (du 13/05 au 15/05):

Aujourd’hui même, je reviens d’un weekend de Sousse. J’y étais avec ma chérie et un couple d’ami français que j’ai invité chez moi à Tunis.

Départ vendredi après-midi. L’autoroute était un peu saturée car beaucoup de familles de Tunis partaient aussi en weekend, d’une part pour éviter le couvre feu de Tunis ville et d’autre pour profiter des tarifs très attractifs pratiqués par les hôtels en ces temps quelque peu difficiles. (Le couvre feu à Tunis a été décrété suite à une grande manifestation qui a tourné aux affrontements avec la police résultant des déclarations de l’ancien ministre de l’intérieur et qui ont suscité une certaine contestation populaire.)

Il n’y a rien à signaler sur la route, ni braquage, ni barrage, ni bandits, ni OVNI !!! Une forte présence policière et de patrouilles en majorité en voitures banalisés (La police essai de se faire toute discrète, mais quant on est tunisien on les reconnait de suite). Ils y a des contrôles et des barrages de polices dans les points stratégiques et qui contrôlent et fouillent les voitures suspectes. Surtout dans les grands rond points et les entrées des villes notamment Hammamet, Sousse et Monastir.

Arrivé à Sousse, l’hôtel était à moitié rempli (Ou à moitié vide si certains préfèrent !), ironie de l’histoire, la plus part était des touristes tchèques et polonais mais aucun français (c’est pourtant avec qui nous avons plus de proximité et d’affinité), tous entrent et sortent de l’hôtel librement, sont ils plus courageux que d’autres ? Ou totalement désinformés ou inconscients de ce qu’il y a eu en Tunisie ? je ne saurais le dire, en tout cas, aucun n’est rentré avec un bleu ou un sac en moins !!! L’ambiance dans la ville est vraiment tout ce qu’il y a de plus normal, et les locaux sont au petit soin des touristes, il s’agit là de leur gagne pain qui est menacé et ils tentent par tous les moyens de redorer l’image du pays quitte à donner des petits cadeaux symboliques. Pratiquement tous vous diront au détour d’une petite discussion « allez dire à vos amis en Europe qu’il n��y a rien à craindre en Tunisie ».

Nous n’avons jamais été dérangé ni sur la route, ni dans l’hôtel, ni dans la rue ! Nous étions même traités en pacha !

Ah vous pourrez voir ou vous faire accoster par des mendiants qui sont un peu partout, repoussez les gentiment mais fermement, ou donnez leur un petit quelque chose (Perso si la personne me parait vraiment dans le besoin je donne max 50 centimes = 1 dinar tunisien) et qui est une petite donation très satisfaisante.

Ps : Ils se comportent pratiquement comme les mendiants en France dans les stations de TGV ou aux feux rouges ou dans les métros. (J’ai revu en eux l’image des mendiants roumains ou bulgares en France).

Conseils pratiques :

1- Partez en Tunisie, vous ne serez qu’agréablement surpris.

2- Si vous voyez une manifestation évitez de vous approcher trop, au mieux quittez les lieux.

3- Evitez les quartiers populaires et allez plutôt vers les zones touristiques qui sont totalement sures (Sidi Bou Said, Gammarth, Carthage, Cité Ennasr, El Manar, El Menzeh…) Pour Tunis centre ville, si vous voulez faire les Souk, allez y de préférence de bonheur le matin entre 8h et 11h. Pourquoi cette réserve, c’est que tout simplement la majorité des manifestations de Tunis ont lieu à proximité des Souk sur l’avenu principale (avenue Habib Bourguiba, et ca ne commence jamais jamais jamais le matin !!!).

Pour Sousse, et Hammamet, il n’y a absolument rien à signaler, le gouvernement avec l’aide de la police, des militaires, des hôteliers et une forte mobilisation des locaux, ont fait en sorte que la sécurité y soit absolue, en vu en effet de faire redémarrer le tourisme qui nourrit plus de la moitié du pays.

4- Les tunisiens sont très fiers de leur révolution, en abordant ce sujet avec les locaux, faites le positivement ils n’en seront que très ravis.

5- Bon évitez aussi de trop tarder dehors, privilégiez un tourisme de jour, reposez vous la nuit. Si des braqueurs, voleurs, ou agresseurs drogués ou autres devaient agir, ils le feront la nuit tombée !

6- Si vous devez faire de la route, optez pour les autoroutes et les grandes routes plutôt que les sentiers perdus au milieu de nulle part. Et essayez de voyager de jour.

7- En cas de pépin, n’hésitez pas à demander de l’aide aux gens, ils sont très serviables, et extrêmement sociables s’ils voient que vous êtes dans un pétrin (Tradition, éducation et religion obligent). Ils sont même capables de vous héberger et nourrir si besoin en est ou si vous êtes par malchance bloqué quelque part.

PS : Les tunisiens (de toutes couches sociales) ont volontairement et spontanément ouverts leurs portes et hospitalité pour 350 milles réfugiés de Lybie, pour une durée indéterminé. L’Europe frôle la crise diplomatique pour 19 mille réfugiés tunisiens sur le territoire Shengen ! Ca en dit long sur les tunisiens !

8- Surtout, surtout, surtout, amusez vous bien, passez vos vacances normalement et tout ira bien.

La Tunisie a fait sa révolution, une révolution pacifique (ce qui reflète d’ailleurs la nature et le tempérament du peuple tunisien), une révolution de dignité… La Tunisie est aujourd’hui sure et sécurisée. Vous verrez certainement les graffitis sur les murs dénonçant l’ancien régime et criant liberté et dignité. Vous direz plus tard j’y étais, j’y est passé un agréable séjour, et j’y retournerai volontiers.

Vous vous passerez de bonne vacances « Inchallah », et vous contribuerez directement à faire réussir la révolution car par votre voyage vous contribuerez à l’économie du pays directement en améliorant la situation touristique et par ricochet à nourrir des familles entières.

Bon séjour à tous.
La jeunesse et les voyages...
by Registoubkal · 2009-05-06 · 99 replies
Bonjour,

En voyant la jeunesse autour de moi, les adolescents en particulier, je trouve leur mentalité moins intéressée, moins réceptive aux voyages et à la découverte du monde, par rapport à celle qui existait il y a une vingtaine d'années. En général, les jeunes d'aujourd'hui me paraissent comme désabusés, blasés. Manque de curiosité sur les pays lointains, sur les autres cultures, etc...

Je me souviens dans les années 80 (ma "jeunesse"), on rêvait de faire le tour du monde, de s'en aller voir l'orient. En gros, faire des voyages en mode "routard" ! Les pays lointains intriguaient encore. Nous avions du punch pour partir découvrir... C'était peut-être dû à beaucoup moins d'images directes sur "l'extérieur" (pas internet...).

C'est juste mon impression...
Les Américains
by Williama · 2009-03-04 · 200 replies
...en tant que voyageur individuel depuis pas mal d'années, j'en ai finalement assez peu croisé sur ma route. Sans doute leur espace de voyage est plus restreint que le notre pour des raisons politiques?? Tantôt ils sont détestés à cause de Bush, puis mis sur un piédestal avec Obama. On les annonce en déclin et moribonds, pourtant ils sont à l'origine de la plus formidable révolution technologique et culturelle de ces 50 dernières années. Révolution qui aura eu en plus le mérite de n'envoyer personne dans un camp. Alors pourquoi détestez-vous autant les américains?
Le pays qui vous a le plus déçu
by Alexp79 · 2009-02-09 · 211 replies
Tout est dans le titre et le pourquoi off course.

Perso j'ai bien aimé mes voyages; ma grande déception est récente; le Cameroun pour l'accueil très décevant d'une majorité de la population et un cout relativement élevé du voyage.

Mes destinations qui m'ont le plus plues; madagascar et le burkina faso. Et bien d'autres ultérieurement je l'espère😉

A vous tous?🙂
Étudier et travailler en Ukraine
by Laprivoisier · 2008-11-16 · 14 replies
slt à vous, moi c'est guy et je suis etudiant en comptabilté et finance à l'université de Douala au Cameroun, j'ai fais la demande de visa pour l'Ukraine ou je compte bien y poursuivre mes etudes, mais le problème qui se pose est que j'y suis jamais partir et je voudrais que vous m'en dite un peu plus sur les etudes, la race, les gens, le niveau de vie, bref sur tout l'ukraine en general
Albanie: nostalgie
by Lucbertrand · 2007-11-17 · 49 replies
Albanie impressions et nostalgie

Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?

Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.

Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.

L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.

L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.

L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.

L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.

Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.

L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.

L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.

S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Hôtel Grand Makadi du 9 au 20 août 2007
by Sebasti13 · 2007-07-06 · 22 replies
Bonjour à tous,

Ma compagne et moi partons du 09/08/07 au 20/08/07 au Grand Makadi, ça sera notre premier voyage en Egypte et j'aurais aimer savoir si d'autres personnes y vont en cette période afin que l'on se rencontrent, j'ai 22 ans et elle 18 donc nous sommes dans un âge ont nous aimons nous amuser (raisonnablement bien sur). Ceux qui y ont été peyvent me dire ce qu'ils pensent de l'endroit ça fera aussi plaisir ;)

Merci et j'espère à très bientôt !
Retour d'Iran....pas facile!
by Opai · 2005-08-21 · 30 replies
J'ai passé 2 mois passionnant sur la route entre l'Alsace et l'Iran....Je suis rentré voici 2 jours et le contraste est frappant

Dès mon arrivée à l'aéroport de Strasbourg, j'ai été remis dans l'ambiance lepeno-sarkosiste si en vogue dans notre beau pays. Pour la douane, c'était jour de fête: un journaliste et un photographe s'étaient déplacés pour écrire un bel article de propagande dans le journal local....Leur minute de gloire donc! Pour faire de belles photos, ils ont donc fouillé systématiquement les bagages....enfin presque, et c'est bien le problême! Après avoir attendu une bonne heure que mon sac apparaisse sur le tapis roulant, je suis allé me placer à l'arrière de la file dans le but de me faire poliment (il y avait la presse) vider mes bagages....La personne devant moi me dit de passer: "C'est bon, vous pouvez passer vous!". Je ne comprends pas tout de suite....Puis d'autre me pressent de passer le contrôle....Je vais donc demander au beau douanier où je dois faire la queue. Il me réponds simplement: "Ah, mais VOUS, c'est bon, pas besoin de vous controler, VOUS pouvez passer"....Je comprends enfin: Je suis blond aux yeux bleu.Dans l'avion venant d'Istambul, la plupart des gens sont turcs ou surtout d'origine turc. Et cela semble les destiner à la contrebande plus que moi, bon français pure souche. Quel choc de voir l'humiliation dont sont victimes toutes ces personnes. Mais quelle bêtise de ces petits douaniers: mon sac était rempli de tabac, de tapis et de caviar.....je me marre!

Vous rajoutez à cela les questions du genre: Mais CES GENS LA (iraniens, turcs...), Ils vont à l'écoles??Ah bon, il y a des bus LA-BAS ???Et ta barbe, c' est un souvenir d'Iran etc....

Et le temps pourri aussi, et l'humeur grise de mes compatriotes (et oui, la croissance ne repart pas, c'est la crise!)...Mais qu'est-ce que je rigole, en Iran, les filles crèvent de chaud car elles sont obligées par les mollahs de porter le Tchador.....et ici elles crèvent de froid car elles sont obligées par les médias (plus insidieusement) de ne porter presque rien!!!

Heureusement, je retrouve mon piano.......
Questions légales: mariage avec un Cubain
by Fleurbleu · 2004-03-27 · 250 replies
😕j'ai un problème et j'espère que quelqu'un peu m'aider! Celè fait un ans que j'ai rencontrer mon ami de coeur, c'est un cubain et il vit à cuba maintenant nous prochetons de nous marié mais je ne sais pas ou m'adresser ici pour avoir les info dont j'ai besoin! Par où je commence ???? J'ai entendue parler d'une lettre d'invitation mais je ne sais qu'est-ce que sais! Qu'est-ce que j'ai comme papier pour le mariage les cout? Je suis totalement perdus!
Europe de l'Est en mai juin 2009: quel transport?
by Gkegken · 2008-10-12 · 2 replies
j'envisage de partir 2-3mois en europe de l'est avec une amie en train bus...de fin avril a fin juin, debut juillet. notre trajet consiste Danemark-berlin- pologne pays baltes st petersbourg moscou, hongrie républiqie tchèque autriche. est- ce avantageux de prendre une carte interrail pr le transport ou faut il mieux voir sur place au fur et a mesure? pr ts conseils autres egalement ns sommes prenantes. Merci Ségo
Randonnée Européenne
by Titirando · 2007-03-20 · 2 replies
Bonjour,

J'essaie de préparer une randonnée à pied de 4 à 5000 kms en Europe Centrale. J'envisage de parcourir les Sentiers Européens n° 3 et 4 partant de France et parcourant la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Répulique Tchèque et retour par l'Autriche et la Suisse. Pour l'Allemagne, le Tchéquie et l'Autriche, je recherche les guides et/ou cartes topos correspondantes afin de planifier cette marche. Je suis allé voir certains sites mais la barrière de la langue, allemande, ne me permet pas d'abourtir dans mes recherches.

Alors peut-être que certains d'entres vous auront des renseignements à me donner à ce sujet?

Merci de me tenir informé.

Thierry.
Se déplacer en Europe
by Yagau · 2007-03-17 · 5 replies
Salut tous, Avec des potes (on est 4) on a prévu de bouger un peu dans divers pays d'Europe cet été (Nord de l'Italie, Slovénie, Croatie, Hongrie, Autriche et Rébublique Tchèque). J'aimerais savoir quelle est la meilleure solution pour se déplacer (compte tenu des prix, de l'état des routes, des distances etc.) ? Merci de vos conseils. 🙂
Vols en Europe à bas prix: où chercher?
by Anniebou · 2014-03-22 · 7 replies
Bonjour !

Vers quelles compagnies me tourner pour des vols à l'Intérieur de l'Europe à bas prix ? Destinations: Paris-Varsovie-Budapest-Croatie. J'ai regardé Ryan Air qui a vraiment de bons pris. Avez-vous des enseignements à ce sujet ? Merci de votre aide !
Demande de visa Schengen au consulat d'Espagne à Alger
by Kimimouche · 2013-04-24 · 10 replies
j'ai déposé ma demande de visa shenguen auprès de consulat général d'espagne à alger la semaine passé après une semaine exacte ils m'ont contacté pour récupérer mon passeport est ce que c'est signe de bon ou de refus ! sachez vous que j'ai déjà eu un visa shenguen par consulat d'espagne l'année passé
Circuit en voiture Paris-Turquie (août-novembre 2012)
by Elevai · 2012-07-03 · 3 replies
Bonjour,

Je prévois avec ma copine de partir dans un mois pour faire un road trip en voiture de Paris jusqu'à la Turquie en passant par les balkans et le nord de la mer noire. Je ne sais pas encore quel type de voiture louer/acheter pour faire ce voyage, sachant que les routes ne seront pas toujours en très bon état et que je cherche une voiture qui ne soit pas trop récente pour éviter d'attirer l'attention voire de me la faire voler. J'ai un budget de 3000 € environ et je me demande si c'est suffisant pour trouver une voiture en bon état qui puisse tenir 10000 km. Je réfléchis aussi à louer un van aménagé type Westfalia, mais je ne sais pas si c'est la meilleure option. Nous partirons de Toulon puis le nord de l'Italie, jusqu'au grands lacs, puis Allemagne, Républiuqe Tchèque, Slovaquie, Autriche, Hongrie, Slovénie, Croatie, Albanie, Monténégro, Serbie, Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie, Géorgie, Arménie puis Turquie. Pensez-vous que ce soit faisable en 3 mois sans pour autant passer son temps sur la route ? Est-il possible de traverser la Russie vers la Géorgie sans passer par l'Abkhazie et l'Ossétie du Nord ?

Bref, voilà les questions qu'on se pose. Merci de votre aide.

Elie
Tallin, Vilnius, Budapest ou Cracovie?
by DidierM · 2007-09-27 · 10 replies
🙂Bonjour à tous,

Voilà, me voici en train d'hésiter entre plusieurs destinations pour un projet de voyage de 5 nuits entre le 28 décembe prochain et le 2 janvier.

Mon dilemne, je cherche une ville sympa, avec des places d'intérêt (architecture, musées, shopping, théatres, ballets, opéra, et bons restaurants), une ville avec une histoire, des pierres qui parlent, mais aussi une vie et pas un endroit où passer 5 nuits entre Noël et le jour de l'an devient vite lassant car tout ou presque est fermé.

Mon épouse et moi-même avons eu beaucoup de chance de voyager pas mal, tant en Europe (Italie, Hollande, Autriche, Angleterre, Suisse, Belgique, Espagne, Répubblique Tchèque etc....) qu'en Asie (Thaïalnde, Indonésie, Chine), en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie etc...) ou en amérique (USA, Canada, Mexique )et bien sur plus loin les Caraïbes avec Cuba entre autre, l'hiver nous aimons plus spécialement les endroits où la magie de Noël opère encore un peu, et où l'on peut trouver encore parfois de la neige.

Nous avons été en Chine l'an dernier (Pékin et la grande muraille de chine sous la neige par moins 10° c'était quelque chose), et l'année précèdente nous avions passé une semaine à New york (hélas sans neige), en 2005 nous avons eu la chance de découvri Saint Petersbourg et les environs avec un tout petit peu plus de chance, la neige était aux portes de la belle ville et nous avons visité des endroits magnifiques comme Tsarkoï tselo.

Cette fois, nous avons envie de découvrir autre chose Vilnius et Tallin ont l'air d'être des villes attachantes même si elles sont à priori petites. Notre fils a visité Budapest un week-en en février et il a beaucoup aimé, quand à Cracovie en polagine, il semble que la ville et les alentours soient beaux et dotés de beaucoup d'intérêt.

L'un d'entre vous, chers voyageurs acharnés et passionnés aurait-il des infos et des avis sur ces destinations compte-tenu de nos souhaits ??

Pour les hôtels, j'ai fait déjà pas mal de recherches sur un site, à Tallin et Vilnius, il y a aps mal de petits hôtels pas excessivement chers mais de grande qualité (petites structures souvent), avec beaucoup de charme associé aux dernières technologies pour des prix qui bien sur sont chers pour là-bas, mais me paraissent très décents par rapport à d'autres pays (dont la France). Pour Budapest, pas de problème non plus, il y a de nombreux hôtels de toutes les catégories même les plus hautes qui offrent des prix vraiment attractifs. Cracovie, semble offrir un choix intéressant mais plus limié et surtout qui me paraît plus cher.

Bon, vous avez compris, je cherhce un endroit cool, avec du charme, de la neige, une histoire, de bons restaurants et lein de belles choses à découvrir.

A vos claviers s'il vous plait, soyez cool et partagez vos expériences.

Merci à toutes celles et à tout ceux qui prendront le temps de me réponde même en quelques mots (à charge de revanche, j'ai aussi quelques infos sympa sur certaines destinations)

Didier
Dilemme pour l'Irlande en raison des midges
by Dietipac · 2007-02-28 · 6 replies
Je me permets de solliciter les personnes vivant en Irlande ou celles qui connaissent ce pays. Voici notre problème : nous sommes une famille de 4, dont 2 enfants de 8 et 10 ans. Nous envisageons de partir 3 semaines en aout pour l'Irlande, que nous ne connaissons pas encore (nous avons fait londres, angleterre et pays de galles l'an dernier). Nous aimons beaucoup la nature sauvage et les randonnées, nous logeons toujours en backpackers ou en AJ. Je suis inquiet car tout le monde parle des midges à cette époque en Irlande (Dingle, Connemarra, Donegal, Wicklow mountains ...). J'aimerais avoir votre avis sur ce point, c'est très important pour nous car mon épouse fait très souvent de grosses allergies aux piqures d'insectes en tous genres, susceptibles de gâcher totalement un voyage, aussi beau soit le pays ! Si par exemple nous nous cantonnons aux 2 grandes villes que nous souhaitons vivister (Dublin, Galway), et à tous les littoraux, Dingle, kenmare, Clifen, Chaussée des géants, Antrim, iles skelling, burren, avons nous quand même une chance de tomber sur les midges ? C'est histoire de pouvoir tout de même s'impregner de ce pays et de son ambiance. Nous avons déja fait une croix sur les randonnées dans le connemara, le donegal, les Wicklow mountains, etc...tout endroit susceptible d'héberger ces moustiques. Si le risque est tout de même trop important, même en bord de littoral, nous envisageons, à contre coeur, de changer d'idée et de visiter allemagne, pologne et république thèque. Merci d'avance si vous pouvez me répondre. Bien cordialement. Emmanuel.
Circuit camping-car en Europe
by Chikpur · 2015-03-16 · 11 replies
Bonjour tout le monde Moi et mes 4 amis comptons partir le mois d’aout, pour un circuit en Europe, départ de Marseille (arrivé par bateau), avec des visas Schengen, pour ensuit rejoindre l’Italie, Genova, Milan et Venise, après c’est le tour de Zagreb, Belgrade, Budapest, Bratislava, vienne, Prague, Frankfurt, Dortmund, Amsterdam, Bruxelles, paris, Lyon et enfin le retour à Marseille. C’est un parcoure de presque 5000 Km, pour 15 jours qui fais une moyenne de 334Km jour. Notre moyen de transport est un fourgon Renault trafic. Nous comptons passer les nuits dans des parkings gardés, des stations de services, ou bien des campings. Mes questions : Es qu’on peut y accédé à tous ces pays avec notre visa Schengen ? Es que vous pensez que c réalisable ? Roulez la nuit, es que c’est risquer ? Vos conseilles ! Merci.
Sur la route de Bucarest pour sept à douze jours
by Iznogoud2010 · 2011-01-24 · 7 replies
Bonjour, Je vous ecris car je recherche des informations sur les trajets suivants. Si vous avez une experience ou tout aide serait vraiment la bienvenue. Je dois me rendre a bucarest. J'ai a peu pres 7 à 12 jours pour y aller. J'aimerais savoir pour chaque troncon : 1/ Si le train ou bus a prendre ? combien de temps ? a peu pres combien ca coute ? + infos supplementaires. 2/ Si le trajet vous semble sympa ou si vraiment y-a des coins a cote a voir ? Si vous connaissez un meilleur trajet car plus simple ou moins couteux ...ect... j'hesites encore entre les deux. merci pour le 'ptit bon plan ;) 3/ Votre avis general ;) Ce qui vaut le coup, ce qui peut etre zappé... ect. Nous sommes 2 potes 30 ans. Ambiance decouverte, rencontres et bonne rigolade. :)

Ce trajet se fera debut juin ! :)

Trajet A : Paris - Prague (avion) Prague - Brno Brno - Cracovie Cracovie - Bratislava Bratislava - Budapest Budapest - Bucarest Trajet B : Paris - Ljubljana (avion) Ljubljana - Zagreb Zagreb - Split Split - Sarajevo Sarajevo - Belgrade Belgrade - Sofia Sofia - Bucarest
Les photos, c'est r'parti pour un tour!
by Kelessuf · 2009-10-20 · 586 replies
Bonjour,

on continue...

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