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Aventure à moto sur les pistes islandaises
Bonsoir à toutes et à tous
Un projet me trotte dans la tête depuis fort fort lointain, affronter les pistes et autres routes de la terre de feu! qui m'aime me suive!!!
mes congés sont posés, ça sera du 13 mai au 16 juillet!!
je vais par ailleurs commencer à réserver le ferry, incessement sous peu, ma première question, pour faire Limoges Hirtshals, il y a un peu plus de 1700 bornes, vous compteriez combien de temps pour la liaison?
une fois là bas, selon vous, quels sont les plus beaux coins?
je compte m'équiper en TKC70, à votre avis, ça peut faire combien de km? ah oui, j'ai un R1200 GSA et vu que je compte camper, je pense que je vais être chargé comme un porc, alors quels seraient les pièces qu'il serait intéressant de se garder sous le coude en cas de pépin?
si vous avez des bon plans, un restau exceptionnel, qui sais je encore à partager...
Bien entendu, le geek que je ne suis pas compte bien s'encombrer d'une belle caméra, d'un appareil photo, et probablement une gopro
ça sera mon premier gros trip solo, et j'ai fais une journée de stage de pilotage sur piste avec probablement l'un des meilleurs, et puis bon, j'ai le temps, je compte profiter aussi
Que dire de plus, en terme de bagages, j'ai les valises béhème, je compte acheter un gros sac étanche de selle 140l, un petit casier à outils, je pense m'équiper d'une bonne sacoche réservoir, d'ailleurs, si vous avez des conseils à me donner, ça serait top, ensuite, je vais voir pour des protections de feux et des sondes aussi, peut être un sabot plus large, en terme d'équipement, ça va, je suis paré avec les hivernales, et une mototent de chez lone rider, un matelas gonflable, pour lutter contre le froid, et un gros duvet husky, ensuite, quelques classiques, n'est ce pas, du café, une petite cafetière italienne, un bleuet à gaz, une gourde de secours avec du médicament dedans, je pensais aussi m'équiper de réservoirs style rotopax pour lutter contre les pannes sèches (essence ou flotte pour le pilote), ou autre, si vous connaissez d'autres systèmes, plus sympas (ou plus jolis)
Que dire de plus?? j'attends vos messages de baroudeurs confirmés, et si quelqu'un veut amener ses roues, ça peut être sympa
je vais par ailleurs commencer à réserver le ferry, incessement sous peu, ma première question, pour faire Limoges Hirtshals, il y a un peu plus de 1700 bornes, vous compteriez combien de temps pour la liaison?
une fois là bas, selon vous, quels sont les plus beaux coins?
je compte m'équiper en TKC70, à votre avis, ça peut faire combien de km? ah oui, j'ai un R1200 GSA et vu que je compte camper, je pense que je vais être chargé comme un porc, alors quels seraient les pièces qu'il serait intéressant de se garder sous le coude en cas de pépin?
si vous avez des bon plans, un restau exceptionnel, qui sais je encore à partager...
Bien entendu, le geek que je ne suis pas compte bien s'encombrer d'une belle caméra, d'un appareil photo, et probablement une gopro
ça sera mon premier gros trip solo, et j'ai fais une journée de stage de pilotage sur piste avec probablement l'un des meilleurs, et puis bon, j'ai le temps, je compte profiter aussi
Que dire de plus, en terme de bagages, j'ai les valises béhème, je compte acheter un gros sac étanche de selle 140l, un petit casier à outils, je pense m'équiper d'une bonne sacoche réservoir, d'ailleurs, si vous avez des conseils à me donner, ça serait top, ensuite, je vais voir pour des protections de feux et des sondes aussi, peut être un sabot plus large, en terme d'équipement, ça va, je suis paré avec les hivernales, et une mototent de chez lone rider, un matelas gonflable, pour lutter contre le froid, et un gros duvet husky, ensuite, quelques classiques, n'est ce pas, du café, une petite cafetière italienne, un bleuet à gaz, une gourde de secours avec du médicament dedans, je pensais aussi m'équiper de réservoirs style rotopax pour lutter contre les pannes sèches (essence ou flotte pour le pilote), ou autre, si vous connaissez d'autres systèmes, plus sympas (ou plus jolis)
Que dire de plus?? j'attends vos messages de baroudeurs confirmés, et si quelqu'un veut amener ses roues, ça peut être sympa
Wow Air annule un vol vers l'Islande
Voilà afin d'économiser quelques euros sur un billet de train, j'avais décidé de partir de Lyon (au lieu de CDG) avec Wow Air.
Je réserve donc un vol aller Wow Air le 24 octobre Je réserve aussi un retour par Icelandair le 29 octobre puisque pas de vol Wow Air ce jour.
Seulement une semaine après avoir réservé, Wow Air m'a gentiment annoncé l'ANNULATION du vol du 24 octobre.
Bien sûr on m'a remboursé mon billet mais mon retour ICELANDAIR que j'ai du annulé, j'y ai laissé 120€ de ma poche que Wow Air ne veut pas me rembourser !...
Je n'ai pas pour habitude de prendre les low cost, mais là c'est sûr : PLUS JAMAIS !!!
J'ai donc du me refaire un voyage avec des nouvelles dates, mais tout sur ICELANDAIR avec laquelle j'ai déjà fait 6 A/R, sans AUCUN problème !!!
Je réserve donc un vol aller Wow Air le 24 octobre Je réserve aussi un retour par Icelandair le 29 octobre puisque pas de vol Wow Air ce jour.
Seulement une semaine après avoir réservé, Wow Air m'a gentiment annoncé l'ANNULATION du vol du 24 octobre.
Bien sûr on m'a remboursé mon billet mais mon retour ICELANDAIR que j'ai du annulé, j'y ai laissé 120€ de ma poche que Wow Air ne veut pas me rembourser !...
Je n'ai pas pour habitude de prendre les low cost, mais là c'est sûr : PLUS JAMAIS !!!
J'ai donc du me refaire un voyage avec des nouvelles dates, mais tout sur ICELANDAIR avec laquelle j'ai déjà fait 6 A/R, sans AUCUN problème !!!
On n'a pas aimé l'Islande
Ce qui compte ce n'est pas la destination mais le voyage dit-on et pourtant...
Après quelque pays parcourus, nous voilà en Islande. Pays de glace, soufré, pays de mes rêves.
Un pays rude, c'est vrai. 3 semaines le temps de s'imprégner réellement n'auront pas suffi.
Et puis là, la déception...la première raison, c'est bien sur le tourisme de masse et ses dérives.
Comment échapper à ces foules d'aoutiens venus cliquer sur un appareil dont ils n'utiliseront probablement que très rarement ces instants capturés. Je me pose la question à maintes reprises. En rentrant je tombe sur un reportage intitulé "l'islande destination phare en europe" (http://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/lislande-destination-phare-en-europe_1795406.html). S'échapper, parcourir des chemins inconnus, voila la seule issue, au prix de maintes efforts.
L'accueil des islandais me surprend. J'ai en tête une belle anecdote. Fin d'AM, nous roulons en quête d'une brasserie locale que le LP nous décrit. On arrive harassés, un peu perdus et là une dame sort de l'entrepot, ouvre la porte à toute volée et nous hurle véritablement et simplement "CLOSED" et referme sa porte sans attendre son reste. Surpris, je me dis : quel peuple !! Difficile de généraliser mais quand même...
Et puis que dire des prix exorbitants pratiqués par les gentils islandais. La faute à la crise nous dit-on. Oui sans doute mais on est quand même de belles vaches à lait.
On se reprend car un voyage quoi qu'on en dise c'est toujours bien. Ces paysages grandioses, terre de glaces, pays de mes rêves, plus si sûr. Je retournerai sans doute à Yellowstone ou à Lanzarote car ces payasages lunaires me fascinent mais sans doute plus chez les vikings.
Bien à vous
Arnaud
Côte sud de l'Islande: projet de 10 jours en septembre
Nous serons en Islande du 20 au 30 septembre 2016. Ça y est, les réservations sont toutes faites: vols par WOW, Duster 4 x 4 par Blue Car Rental, Guesthouses par Booking.com (pour la possibilité de modifier).
Sachant que nous sommes des contemplatifs (photographes et vidéastes amateurs) qui prenons notre temps, nous nous cantonnons à la Côte Sud (ouest, centre, est) pour ce premier voyage. Le 4 x 4, ce n'est pas pour faire des exploits mais pour être tranquilles (nous avons l'habitude des pistes pas trop scabreuses dans d'autres pays). Je n'ai mis que les grandes lignes, les points à voir à proximité seront rajoutés.
Si l'un ou l'autre parmi ceux d’entre vous qui sont familiers avec cette Côte Sud pouvaient me faire part de leurs coups de coeur, observations ou suggestions afin que j'affine mon projet, j'en serais très heureuse! Merci par avance!
Je suis bien consciente que ce n'est qu'une trame fragile et qu'il faudra inventer au pied levé des plans B, C ou D si le temps nous est contraire d'une heure à l'autre... Mais enfin, il faut quand même un planning pour se raccrocher à quelque chose!
ISLANDE 2017 Projet sujet à adaptation (maj 12 08 2016) MAR 20 SEPT ROISSY-KEFLAVIK – Arrivée 14 H – Voiture Lac et Parc National de Pingellir Nuit Laugaras Brekkugerdi Guesthouse MER 21 SEPT (Lac et Parc National de Pingvellir) – Geysir – Gulfloss etc. Nuit Laugaras Brekkugerdi Guesthouse Jeu 22 SEPT F208 nord si ouverte- Landmannalaugar – petite rando Nuit Hraunejar Highland Center, Sprengisandur VEN 23 SEPT Landmannalaugar – rando - Hraunejar Nuit Hraunejar Highland Center, Sprengisandur SAM 24 SEPT Landmannalaugar F 208 sud (si praticable sinon retour et Route N°1) Nuit Country Hotel Anna – Holt (près Vic) DIM 25 SEPT Kirkjubaerjarklaustur – Skeidararsandur, Skaftafell - Jökulsarlon Nuit Brunnholl Country Guesthouse, Brunnholskirkja (près Höfn) LUN 26 SEPT Höfn- Lon - Staffafell - Fjords de l'Est – à déterminer Nuit Brunnholl Country Guesthouse, Brunnholskirkja (près Höfn) MAR 27 SEPT - Demi-Tour pour retour Keflavik par Route N°1Retour à Jökulsarlon, Skaftafell etc. Nuit Hörgsland Guesthouse, Hörgsland (près Kirkjubaerjarklaustur) MER 28 SEPT Bout de piste vers Laka? - Vic i Myrdal – Falaises Dyrholaey Nuit Lindartun Guesthouse, Lindartun (ferme avec animaux)près Hvrolsvollür
JEU 29 SEPT Péninsule Reykjanes, lac Kleifarvatn, Blue Lagoon, Keflavik – Retour voiture Nuit Guesthouse Alex by Keflavik Airport VEN 30 SEPT - 6 H – KEFLAVIK-ROISSY
Sachant que nous sommes des contemplatifs (photographes et vidéastes amateurs) qui prenons notre temps, nous nous cantonnons à la Côte Sud (ouest, centre, est) pour ce premier voyage. Le 4 x 4, ce n'est pas pour faire des exploits mais pour être tranquilles (nous avons l'habitude des pistes pas trop scabreuses dans d'autres pays). Je n'ai mis que les grandes lignes, les points à voir à proximité seront rajoutés.
Si l'un ou l'autre parmi ceux d’entre vous qui sont familiers avec cette Côte Sud pouvaient me faire part de leurs coups de coeur, observations ou suggestions afin que j'affine mon projet, j'en serais très heureuse! Merci par avance!
Je suis bien consciente que ce n'est qu'une trame fragile et qu'il faudra inventer au pied levé des plans B, C ou D si le temps nous est contraire d'une heure à l'autre... Mais enfin, il faut quand même un planning pour se raccrocher à quelque chose!
ISLANDE 2017 Projet sujet à adaptation (maj 12 08 2016) MAR 20 SEPT ROISSY-KEFLAVIK – Arrivée 14 H – Voiture Lac et Parc National de Pingellir Nuit Laugaras Brekkugerdi Guesthouse MER 21 SEPT (Lac et Parc National de Pingvellir) – Geysir – Gulfloss etc. Nuit Laugaras Brekkugerdi Guesthouse Jeu 22 SEPT F208 nord si ouverte- Landmannalaugar – petite rando Nuit Hraunejar Highland Center, Sprengisandur VEN 23 SEPT Landmannalaugar – rando - Hraunejar Nuit Hraunejar Highland Center, Sprengisandur SAM 24 SEPT Landmannalaugar F 208 sud (si praticable sinon retour et Route N°1) Nuit Country Hotel Anna – Holt (près Vic) DIM 25 SEPT Kirkjubaerjarklaustur – Skeidararsandur, Skaftafell - Jökulsarlon Nuit Brunnholl Country Guesthouse, Brunnholskirkja (près Höfn) LUN 26 SEPT Höfn- Lon - Staffafell - Fjords de l'Est – à déterminer Nuit Brunnholl Country Guesthouse, Brunnholskirkja (près Höfn) MAR 27 SEPT - Demi-Tour pour retour Keflavik par Route N°1Retour à Jökulsarlon, Skaftafell etc. Nuit Hörgsland Guesthouse, Hörgsland (près Kirkjubaerjarklaustur) MER 28 SEPT Bout de piste vers Laka? - Vic i Myrdal – Falaises Dyrholaey Nuit Lindartun Guesthouse, Lindartun (ferme avec animaux)près Hvrolsvollür
JEU 29 SEPT Péninsule Reykjanes, lac Kleifarvatn, Blue Lagoon, Keflavik – Retour voiture Nuit Guesthouse Alex by Keflavik Airport VEN 30 SEPT - 6 H – KEFLAVIK-ROISSY
Croisière MSC Ecosse - Islande août 2017
Bonjour,
Nous envisageons de faire cette croisière en Août 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, une ado et un plus petit qui aura 6 ans l'été prochain. Pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons réserver cette croisière qu'à partir de Septembre 2016. Selon vos expériences est-ce risqué d'attendre Septembre, risque t'il de ne plus y avoir de cabines familiales ? Nous prenons toujours une cabine intérieure mais nous réservons d'habitude beaucoup plus tard mais cette destination étant moins proposée je me posais la question sur la disponibilité des cabines. D'avance merci de vos réponses
bonne journée
Nous envisageons de faire cette croisière en Août 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, une ado et un plus petit qui aura 6 ans l'été prochain. Pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons réserver cette croisière qu'à partir de Septembre 2016. Selon vos expériences est-ce risqué d'attendre Septembre, risque t'il de ne plus y avoir de cabines familiales ? Nous prenons toujours une cabine intérieure mais nous réservons d'habitude beaucoup plus tard mais cette destination étant moins proposée je me posais la question sur la disponibilité des cabines. D'avance merci de vos réponses
bonne journée
Voyage en Islande du 18 au 25 octobre 2016
Bonjour à tous et merci à l'avance de ce que chacun pourra m'apporter comme infos/expériences partagées !🙂🙂
J'ai décidé d'offrir à mon mari 😊, pour l'anniversaire de ses 35 ans, un voyage en Islande (surprise) dont il me parle depuis quelques années. Je suis à l'étape réflexion, recherches, et autres. Ce pays que je ne connaissais pas et qui ne faisait pas partie de mes coups de coeur d'envie de voyage l'ai vite devenu ... ça a l'air splendide été comme hiver !
Du fait d'obligations de période de vacances mon choix s'oriente vers la mi octobre (du 18 au 25 octobre 2016 pour être précise) et du fait que nous ayons 2 enfants (que nous n’emmènerons pas) je ne me suis fixée que sur 1 semaine d'absence (j'aimerais plus mais ce n'est pas possible, ils vont trop me manquer !)
J’ai donc déjà commencé à faire un petit programme grâce à toutes mes recherches.
Nous partirions en voyage en mode débrouille, sans agence (comme on l'a souvent fait). Nous sommes des habitués des randonnées et nous sommes plutôt sportifs.
Aussi, mon objectif est de faire un road trip. Je pense louer un "4x4 campeur pour région montagneuse" qui nous permettrait d'économiser sur les logements, les repas parfois à improviser et de pouvoir profiter un max de la nature islandaise. Mon choix s'orienterait vers un 4x4 suite à toutes les lectures que j'ai pu faire sur les routes qui peuvent être très changeantes à cette période (comme à une autre) contre un véhicule plus "simple" mais beaucoup moins cher (mais vu que j'ai prévu de rouler) Qu'en pensez vous ?
Aussi, j'ai lu tant de choses sur les températures et temps d'ensoleillement à cette période, (pendant un moment je me suis perdue) mais il semblerait que ce soit "correct" (si l'on peut dire) point de vue température si l'on est équipé chaudement et, pour le temps d'ensoleillement, j'ai retenu lever du jour environ 9h, coucher du soleil environ 18h, ce qui est correct pour pouvoir tenter de voir des aurores boréales (qui compléterait ce voyage merveilleux).
Voici mon ébauche de parcours qui n'est pas défini : J'ai utilisé google maps pour évaluer les temps de trajet (sans considérer les éventuels ralentissements dus au temps évidemment) et j'ai commencé le parcours en partant vers le sud :
Jour 1, jour d’arrivée : nous devrions avoir atterrit + récupéré voiture vers 16h30, aéroport de Keflavik. Je décide de ne pas passer de temps dans la capitale Reykjavik durant ce voyage, ce n'est pas ce qui nous passionne (sauf si on avait plus de temps sur place). Direction le blue lagoon à Grindavik pour la fin d'après midi + soirée (22 min de l'aéroport) Savez vous si proche de là ou bien sur place il y aurait un truc sympa pour y manger et faire des emplettes pour le repas du lendemain midi ?
Jour 2 : Blue lagoon -> gulfoss (2h de route) La cascade Gulfoss et les 2 geysers (le cercle d’or) Plan 1 : Autres choses à voir, propositions aux alentours ? Plan 2 : Sinon après cette journée, cap vers Vik (ou autre selon les conseils, Asolfsskali ?), il parait qu'il y a une plage noire, nuit à Vik, et comme cela on se rapproche de l'objectif du lendemain ... (Gulfoss -> Vik 2h de route)
Jour 3 : partir vers l’est, les glaciers du Vatnajokull Gulfoss -> Skatafell (4h de route), Qui aurait il à ne pas louper sur ce trajet ? Ou bien Vik -> Skatafell (ou Jokulsarlon, 2h15 de route)
Jour 4 : Les fjords de l’est : objectif egilsstaoir, (j'avais l'idée de Borgarfjorour eystri mais je ne sais pas si ce serait réalisable, point de vue état de la route puisque l'on sortirait de la route 1 d'après mon plan) Skatafell -> egilsstaoir 3h45 de route sur la journée
Jour 5 : Les fjords du nord, le volcan krafla, le lac Myvatn Egilsstaoir -> lac myvatn 2h de route
Jour 6 + 7 : destination le glacier snaefellsjokull Le lac Myvatn -> snaefellsnes 6h 2 jours pour y aller et découvrir ce secteur mais je ne sais pas encore où nous arrêter sur ce trajet pour la nuit etc ... Vos conseils ?
Jour 8 : décollage 6h du matin !
Durant ce voyage je pense peut être faire 1 ou 2 haltes la nuit dans une guesthouse histoire de se poser un peu, de découvrir la vie et les petits déjeuners islandais et d'en trouver une qui a une source chaude (le bonheur 🙂). Des propositions / idées ? Étant des passionnés de gastronomie, dans chacun de nos voyages, nous aimons goûter des choses du pays. Si vous avez des petits coins de paradis de restauration à nous conseiller, je suis preneuse !
Merci pour tout les échanges à venir ! A bientôt Sophie
Voici mon ébauche de parcours qui n'est pas défini : J'ai utilisé google maps pour évaluer les temps de trajet (sans considérer les éventuels ralentissements dus au temps évidemment) et j'ai commencé le parcours en partant vers le sud :
Jour 1, jour d’arrivée : nous devrions avoir atterrit + récupéré voiture vers 16h30, aéroport de Keflavik. Je décide de ne pas passer de temps dans la capitale Reykjavik durant ce voyage, ce n'est pas ce qui nous passionne (sauf si on avait plus de temps sur place). Direction le blue lagoon à Grindavik pour la fin d'après midi + soirée (22 min de l'aéroport) Savez vous si proche de là ou bien sur place il y aurait un truc sympa pour y manger et faire des emplettes pour le repas du lendemain midi ?
Jour 2 : Blue lagoon -> gulfoss (2h de route) La cascade Gulfoss et les 2 geysers (le cercle d’or) Plan 1 : Autres choses à voir, propositions aux alentours ? Plan 2 : Sinon après cette journée, cap vers Vik (ou autre selon les conseils, Asolfsskali ?), il parait qu'il y a une plage noire, nuit à Vik, et comme cela on se rapproche de l'objectif du lendemain ... (Gulfoss -> Vik 2h de route)
Jour 3 : partir vers l’est, les glaciers du Vatnajokull Gulfoss -> Skatafell (4h de route), Qui aurait il à ne pas louper sur ce trajet ? Ou bien Vik -> Skatafell (ou Jokulsarlon, 2h15 de route)
Jour 4 : Les fjords de l’est : objectif egilsstaoir, (j'avais l'idée de Borgarfjorour eystri mais je ne sais pas si ce serait réalisable, point de vue état de la route puisque l'on sortirait de la route 1 d'après mon plan) Skatafell -> egilsstaoir 3h45 de route sur la journée
Jour 5 : Les fjords du nord, le volcan krafla, le lac Myvatn Egilsstaoir -> lac myvatn 2h de route
Jour 6 + 7 : destination le glacier snaefellsjokull Le lac Myvatn -> snaefellsnes 6h 2 jours pour y aller et découvrir ce secteur mais je ne sais pas encore où nous arrêter sur ce trajet pour la nuit etc ... Vos conseils ?
Jour 8 : décollage 6h du matin !
Durant ce voyage je pense peut être faire 1 ou 2 haltes la nuit dans une guesthouse histoire de se poser un peu, de découvrir la vie et les petits déjeuners islandais et d'en trouver une qui a une source chaude (le bonheur 🙂). Des propositions / idées ? Étant des passionnés de gastronomie, dans chacun de nos voyages, nous aimons goûter des choses du pays. Si vous avez des petits coins de paradis de restauration à nous conseiller, je suis preneuse !
Merci pour tout les échanges à venir ! A bientôt Sophie
Islande mai 2016
Bonjour à tous,
Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise

Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.
Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!
En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!
Cliquer ici pour le récit illustré.
Bonne lecture!
Marie
Le texte seul:
ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home
Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home
Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home
Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/
Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.
Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…
Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…
Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.
Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels
Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.
Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.
Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.
Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !
Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.
Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !
Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annonc�� à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.
Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…
Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.
Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise

Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.
Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!
En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!
Cliquer ici pour le récit illustré.
Bonne lecture!
Marie
Le texte seul:
ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home
Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home
Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home
Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/
Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.
Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…
Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…
Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.
Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels
Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.
Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.
Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.
Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !
Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.
Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !
Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annonc�� à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.
Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…
Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.
Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
Botswana - Itinéraire de deux enfants gâtés
Bonjour à tous!
Ayant à de nombreuses occasions utilisé le forum pour préparer nos voyages, je vais essayer d'apporter une modeste contribution via un carnet sur une destination peu prisée des français...
Introduction
Sam Lion : Etant donné que tu vas être confronté à pas mal de choses que tu ne connais pas… tu vas faire semblant de les connaître… et le meilleur moyen de faire croire que tu connais tout, c’est de JAMAIS avoir l’air étonné. T’as compris ? Parce que toi, tu as souvent l’air étonné… ton défaut. Tu vois ? Bon, on va faire un petit test… je vais te dire deux trois choses étonnantes comme ça, mais qui devront pas t’étonner...
Quiconque ayant vu ce film se souvient certes de dialogues mythiques comme celui-ci, mais aussi des paysages époustouflants de l'Afrique australe (Zimbabwe) qui donnent envie, comme Sam Lion, de se présenter face au roi de la savane.
L'idée de faire un Safari n'était pourtant pas une priorité nous concernant...mais notre position a doucement évoluée... En 2013, on a la chance de découvrir les Galapagos, et on prend un plaisir fou à contempler la faune et la flore de ces îles merveilleuses. En 2014, en Inde, on a le souffle coupé lorsque l'on a la chance de croiser 2 tigres au parc Ranthambore.
On prend conscience que la rencontre avec la nature nous plaît énormément. En 2016 c'est décidé, ce sera l'Afrique!
Préparation
Novembre 2015: Soyons clairs, le Botswana nous était globalement inconnu avant de commencer à planifier le voyage. On a commencé à regarder pour le Kenya, la Tanzanie...mais en parcourant les forums, un petit pays a commencé à nous faire de l’œil...
Petit souci, ce pays n'est clairement pas donné. Deuxième souci, madame veut toujours une partie plage.
Un célèbre site de bons plans voyage résout nos problèmes avec un Vol Ethiad Paris - Johannesburg / Johannesburg - Mahé / Mahé - Paris pour moins de 650 € / personne. En plus, si certains lodges sont hors de prix, il est possible de louer un 4x4 avec tentes sur le toit, solution "beaucoup moins chère"! Nickel!
On a évidemment beaucoup hésité car:
Jamais conduit de 4x4 / on a pas de voiture - On lit tout et son contraire sur la difficulté des pistes (les retours dépendent certainement de la saison à laquelle les gens sont partis...) Aucune expérience en mécanique Peu d'expérience du camping Aucune expérience du Bush - Les camps étant ouverts, c'est pas forcément hyper rassurant.
Finalement après avoir lu des dizaines et des dizaines de sujets de forum en français et en anglais on s'est lancé, car tout ça avait aussi un côté excitant! Etait-ce raisonnable ? difficile à dire. Nous n'avons eu aucun soucis donc on serait tentés de dire oui...mais chacun se fera sa propre idée, et il y a d'autres solutions dans les mêmes prix. A-t-on trouvé l'expérience géniale ? Clairement!!!
Pour l'organisation sur place, on a fait appel à une agence, Africa Coeur Safaris recommandée par Emma78 du forum. On n'a clairement pas regretté notre choix...tout a été impeccable et Olivier et Cécile ont clairement grandement contribué à rendre ce voyage exceptionnel. Fin décembre, tout est calé!
Programme et itinéraire
On part sur un itinéraire "classique". Ce sera 10 jours, du 16 au 25 mai:
J1: Chobe river cruise - Chobe river cottages J2: Victoria Falls - Chobe river cottages J3: Game Drive Chobe - Chobe river cottages J4: Self Drive - ihaha J5: Self Drive - Savuti J6: Self Drive - Savuti J7: Self Drive - Third bridge J8: Self Drive - Third bridge J9: Self Drive - Thamalakane River lodge J10: Survol Okavango - Thamalakane River lodge
A suivre...
Ayant à de nombreuses occasions utilisé le forum pour préparer nos voyages, je vais essayer d'apporter une modeste contribution via un carnet sur une destination peu prisée des français...
Introduction
Sam Lion : Etant donné que tu vas être confronté à pas mal de choses que tu ne connais pas… tu vas faire semblant de les connaître… et le meilleur moyen de faire croire que tu connais tout, c’est de JAMAIS avoir l’air étonné. T’as compris ? Parce que toi, tu as souvent l’air étonné… ton défaut. Tu vois ? Bon, on va faire un petit test… je vais te dire deux trois choses étonnantes comme ça, mais qui devront pas t’étonner...
Quiconque ayant vu ce film se souvient certes de dialogues mythiques comme celui-ci, mais aussi des paysages époustouflants de l'Afrique australe (Zimbabwe) qui donnent envie, comme Sam Lion, de se présenter face au roi de la savane.
L'idée de faire un Safari n'était pourtant pas une priorité nous concernant...mais notre position a doucement évoluée... En 2013, on a la chance de découvrir les Galapagos, et on prend un plaisir fou à contempler la faune et la flore de ces îles merveilleuses. En 2014, en Inde, on a le souffle coupé lorsque l'on a la chance de croiser 2 tigres au parc Ranthambore.
On prend conscience que la rencontre avec la nature nous plaît énormément. En 2016 c'est décidé, ce sera l'Afrique!
Préparation
Novembre 2015: Soyons clairs, le Botswana nous était globalement inconnu avant de commencer à planifier le voyage. On a commencé à regarder pour le Kenya, la Tanzanie...mais en parcourant les forums, un petit pays a commencé à nous faire de l’œil...
Petit souci, ce pays n'est clairement pas donné. Deuxième souci, madame veut toujours une partie plage.
Un célèbre site de bons plans voyage résout nos problèmes avec un Vol Ethiad Paris - Johannesburg / Johannesburg - Mahé / Mahé - Paris pour moins de 650 € / personne. En plus, si certains lodges sont hors de prix, il est possible de louer un 4x4 avec tentes sur le toit, solution "beaucoup moins chère"! Nickel!
On a évidemment beaucoup hésité car:
Jamais conduit de 4x4 / on a pas de voiture - On lit tout et son contraire sur la difficulté des pistes (les retours dépendent certainement de la saison à laquelle les gens sont partis...) Aucune expérience en mécanique Peu d'expérience du camping Aucune expérience du Bush - Les camps étant ouverts, c'est pas forcément hyper rassurant.
Finalement après avoir lu des dizaines et des dizaines de sujets de forum en français et en anglais on s'est lancé, car tout ça avait aussi un côté excitant! Etait-ce raisonnable ? difficile à dire. Nous n'avons eu aucun soucis donc on serait tentés de dire oui...mais chacun se fera sa propre idée, et il y a d'autres solutions dans les mêmes prix. A-t-on trouvé l'expérience géniale ? Clairement!!!
Pour l'organisation sur place, on a fait appel à une agence, Africa Coeur Safaris recommandée par Emma78 du forum. On n'a clairement pas regretté notre choix...tout a été impeccable et Olivier et Cécile ont clairement grandement contribué à rendre ce voyage exceptionnel. Fin décembre, tout est calé!
Programme et itinéraire
On part sur un itinéraire "classique". Ce sera 10 jours, du 16 au 25 mai:

J1: Chobe river cruise - Chobe river cottages J2: Victoria Falls - Chobe river cottages J3: Game Drive Chobe - Chobe river cottages J4: Self Drive - ihaha J5: Self Drive - Savuti J6: Self Drive - Savuti J7: Self Drive - Third bridge J8: Self Drive - Third bridge J9: Self Drive - Thamalakane River lodge J10: Survol Okavango - Thamalakane River lodge
A suivre...
Combien d'excursions planifier pour une semaine à Reykjavik?
Bonjour,
ma copine et moi allons en Islande à la mi-juillet pour notre lune de miel. Nous avons réservé notre hôtel pour la semaine à Reykjavik.
Ma copine n'a pas envie de louer une voiture et nous prévoyons donc réserver des excursions d'une journée à partir de Reykjavik. Selon vous, combien d'excursions devrions nous réserver? Nous serons sans les enfants alors nous voulons en profiter pour visiter l'Islande au maximum, mais sans se sentir pressé, ni stressé.
Nous arrivons très (très) tôt (4h50 du mat) en Islande le lundi et quittons le dimanche en fin d'après-midi. Nous prévoyons donc un arrêt en matinée au Blue Lagoon en arrivant avant de se rendre à notre hôtel en après-midi.
Nous prévoyons utiliser Reykjavik excursions pour les visites. Nous avons pensé à :
Le traditionel Golden Circle The wonders of Snæfellsnes Skaftafell National Park
Ce qui nous laisse plus ou moins 3 1/2 jours pour visiter Reykjavik.
Qu'en pensez-vous?
ma copine et moi allons en Islande à la mi-juillet pour notre lune de miel. Nous avons réservé notre hôtel pour la semaine à Reykjavik.
Ma copine n'a pas envie de louer une voiture et nous prévoyons donc réserver des excursions d'une journée à partir de Reykjavik. Selon vous, combien d'excursions devrions nous réserver? Nous serons sans les enfants alors nous voulons en profiter pour visiter l'Islande au maximum, mais sans se sentir pressé, ni stressé.
Nous arrivons très (très) tôt (4h50 du mat) en Islande le lundi et quittons le dimanche en fin d'après-midi. Nous prévoyons donc un arrêt en matinée au Blue Lagoon en arrivant avant de se rendre à notre hôtel en après-midi.
Nous prévoyons utiliser Reykjavik excursions pour les visites. Nous avons pensé à :
Le traditionel Golden Circle The wonders of Snæfellsnes Skaftafell National Park
Ce qui nous laisse plus ou moins 3 1/2 jours pour visiter Reykjavik.
Qu'en pensez-vous?
Quelques informations sur l'Islande
Bonjour,
Nous avons fait en août dernier (8 au 23 août) le tour de l'Islande en voiture de tourisme avec une petite incursion de 3 jours dans les fjords de l'Ouest.
Comme vous vous en doutez c'est un pays fabuleux à découvrir absolument!
Comme nous partions durant la haute saison, nous avons préféré tout réserver à l'avance. Nous n'avons pas vraiment cette habitude car je trouve que cela apporte beaucoup de contraintes. Mais comme j'avais lu à droite à gauche que c'était préférable, nous n'avons pas voulu nous retrouver coincé sur place. Et franchement, nous avons eu raison car déjà 6 mois avant, il y avait des lieux où tout était déjà complet!
Nous avons tout réservé, les hébergements mais aussi le Whale watching à Husavik ainsi que le ferry Baldur.
Le problème, lorsque l’on réserve tout à l’avance, c’est que bien sûr, il faut réfléchir à ses étapes et à la possibilité de caser sa durée de vacances avec ce que l’on souhaite visiter. La difficulté est d’autant plus grande qu’en Islande il n’y a qu’une seule route (N1) qui fait le tour de l’Ile. Si vous louez une voiture de tourisme, à aucun moment vous n’aurez la possibilité de couper par une route transversale. En 4X4, c’est différent. Mais je ne peux pas en parler n’ayant pas loué ce type de véhicule.
Nous avions donc 16 jours de vacances et nous souhaitions faire le tour de l’Ile. Et c’est là que franchement, j’ai commencé à m’arracher les cheveux ! Bien évidemment, lorsque l’on visite un pays pour la première fois, on n’a aucune idée de ce qui nous attend sur pleins de points et c’est aussi l’intérêt de la découverte. Sauf qu’en Islande, si vous réservez tout à l’avance et que vous avez d��cidé de faire le tour, il vaut mieux savoir à peu près, les points intéressants à découvrir, le temps que vous mettez d’un point à un autre, les infrastructures hôtelières possibles à chaque étape etc etc…
Je vous donne donc quelques informations pratiques et les "outils" que j'ai utilisés pour organiser ce périple.
Compagnie aérienne : Wow Air Durée du vol : 3h30 Coût du billet d’avion A/R : 315 euros Wow air est une compagnie Low cost qui propose des vols directs. En ce qui nous concerne, nous sommes partis de Paris CDG mais il existe également des départs de Lyon et de Nice.
Nous avons choisi cette compagnie non pas à cause de son coût qui était plus bas que celui de Iceland Air mais parce-que les horaires nous convenaient mieux. En effet, nous devions arriver vers 14h00. Ce qui nous permettait de profiter de la journée. Et pour le retour, le départ était prévu vers 16h00.
Mais, au départ de Paris, l’avion est parti avec 4h00 de retard. L’après-midi était donc foutu. Par ailleurs, lorsque j’ai pris les billets sur Internet, nunuche que j’ai été, je n’ai pas fait attention qu’il fallait enregistrer notre valise. Du coup, nous avons du le faire à l’aéroport, ce qui nous a valu un surcoût de 43 euros (à l’aller comme au retour) au lieu de 20 ou 30 euros semble t-il, si nous l’avions fait directement du Internet. Il faut savoir également que tout, je dis bien tout, sur cette compagnie est payant (les repas et les boissons entre autre).
Location de voiture : Autoescape pour une voiture de tourisme chez Sixt. Nous avions réservé une voiture de catégorie A (petit modèle de base) et nous avons eu la surprise d’être surclassé avec une voiture plus grande et automatique. J’ai adoré conduire cette voiture ! Attention, si jamais vous réservez avec Sixt, sachez que l’agence n’est pas directement dans l’aéroport mais à 10 mn à pied. Le problème est que lorsque l’on arrive, on ne voit pas forcément le bâtiment tout de suite. Il existe toutefois une navette qui vous y emmène. Elle non plus n’est pas facile à trouver. En fait, lorsque vous sortez de l’aéroport, traversez la rue et attendez dans le parking en face. Elle met plusieurs minutes à arriver mais ne désespérez pas, vous finirez par la voir venir. Tarif pour 16 jours : 1 040 euros
Je fais régulièrement appel à Autoescape car leurs prix sont assez attractifs et surtout, ils ont plusieurs formules d’assurance dont une, tout compris qui est intéressante. Je trouve que leur site est clair ainsi que toutes les explications que l’on peut avoir sur le contrat de location. Notamment, en ce qui concerne les assurances car on sait clairement ce qu’elles recouvrent. On ne vous parle pas de cdw ou dw ou cdd ou je ne sais quoi de ce genre qui, en général ne m’évoque absolument rien ! J’ai eu, une fois un problème avec eux, sur une location en Corse où sur place, j’ai du payer un surcoût. Mais après plusieurs mois de relances au service après-vente, j’ai fini par être remboursée. Je ne dis pas que cela a été simple mais j’ai quand même obtenu gain de cause.
Hébergements : Booking.com C’est la première fois que je passais par eux et franchement, je ne l’ai pas regretté. Cela m’a été d’un grand secours pour l’organisation de ce voyage. En effet, grâce à ce site, j’ai pu réserver tous mes hébergements à l’avance sans débourser un centime et parfois à des prix forts intéressants. En plus, j’ai pu faire plusieurs annulations et modifications, sans frais. Par contre, on a eu à 2 ou 3 reprises, la mauvaise surprise de devoir payer 20 ou 30 euros de plus que le tarif annoncé.
Il faut savoir également que les hébergements en Islande sont beaucoup plus chers qu’en France pour une catégorie moindre. Grosso modo, vous allez payer le prix d’un 3 étoiles, pour vous retrouver dans l’��quivalent d’un 2 étoiles.
Restauration : La restauration est également assez onéreuse. Une petite astuce que nous avons trouvée, même si ce n’est pas très glamour, est de déjeuner dans les restaurants des stations services qui offrent en général une soupe avec un buffet à volonté. Ce n’est pas très cher et c’est délicieux. Il n’y a pas que les restaurants de station service qui proposent cette formule mais il faut chercher un peu.
Visites : Pratiquement tous les sites sont gratuits et possèdent un parking gratuit souvent avec des toilettes pas toujours gratuites mais propres et avec du papier. La plupart des sites sont très bien aménagés avec des petits pontons de bois, voir même des chemins goudronnés.
Stations service : Elles possèdent bien souvent un restaurant, des toilettes et un espace gratuit où l’on peut laver sa voiture. Vous verrez que cela est fort utile car si vous prenez les routes secondaires, celles-ci ne sont pas toujours goudronnées et la voiture devient vite très sale. Pour prendre de l’essence, il faut impérativement avoir une CB. Je n’ai pas trouvé de station service où l’on pouvait payer en cash. Leur système pour prendre de l’essence est assez surprenant. Il faut introduire la carte dans la machine et proposer un montant. Honnêtement, c’est toujours compliqué de savoir quel montant il faut pour faire un plein avec une voiture qui n’est pas la notre. Du coup, n’ayez pas peur d’indiquer un montant important, de toute façon, vous ne paierez que ce que vous consommez. Ca fait peur au début mais vous verrez, il n’y a pas de soucis.
Réseau routier : La route N1 et les routes principales (celles qui mènent aux différents sites) sont en très bon état et pratiquement toutes goudronnées. Lorsque nous y étions, on les voyait régulièrement travailler sur ces routes.
Par conséquent, à moins de vouloir visiter le Landmannalaugar ou traverser par l’intérieur du pays, une voiture de tourisme est largement suffisante.
Autres outils : Ce forum bien sûre qui est une mine d'information. Nous avions pris pour guide, le Lonely planet que je trouve toujours bien fait et attractif dans sa présentation. Nous nous sommes également beaucoup servis de Google map et google earth pour les itinéraires. Nous faisions en général des étapes très courtes de 60 à 250 km maximum. Sauf 1 fois où nous avons fait une étape de 450 km de Kirkjubaerjarklautur à Reyoarfjorour.
Il faut savoir qu'il y a énormément de choses à voir et que le pays est très photogénique. On a donc tendance à s'arrêter très souvent pour prendre une photo, admirer le paysage, laisser passer les moutons...
Voilà, j'espère que cela pourra un peu vous aider.
Si jamais, vous vous intéressez à notre itinéraire et que vous souhaitez connaitre les distances que nous avons parcourues par jours ainsi que les visites que nous avons faites, le temps que ça nous a pris ainsi que d'autres détails, n'hésitez pas à aller consulter mon carnet de voyage : leboutdelalorgnette.blogspot.com
Comme nous partions durant la haute saison, nous avons préféré tout réserver à l'avance. Nous n'avons pas vraiment cette habitude car je trouve que cela apporte beaucoup de contraintes. Mais comme j'avais lu à droite à gauche que c'était préférable, nous n'avons pas voulu nous retrouver coincé sur place. Et franchement, nous avons eu raison car déjà 6 mois avant, il y avait des lieux où tout était déjà complet!
Nous avons tout réservé, les hébergements mais aussi le Whale watching à Husavik ainsi que le ferry Baldur.
Le problème, lorsque l’on réserve tout à l’avance, c’est que bien sûr, il faut réfléchir à ses étapes et à la possibilité de caser sa durée de vacances avec ce que l’on souhaite visiter. La difficulté est d’autant plus grande qu’en Islande il n’y a qu’une seule route (N1) qui fait le tour de l’Ile. Si vous louez une voiture de tourisme, à aucun moment vous n’aurez la possibilité de couper par une route transversale. En 4X4, c’est différent. Mais je ne peux pas en parler n’ayant pas loué ce type de véhicule.
Nous avions donc 16 jours de vacances et nous souhaitions faire le tour de l’Ile. Et c’est là que franchement, j’ai commencé à m’arracher les cheveux ! Bien évidemment, lorsque l’on visite un pays pour la première fois, on n’a aucune idée de ce qui nous attend sur pleins de points et c’est aussi l’intérêt de la découverte. Sauf qu’en Islande, si vous réservez tout à l’avance et que vous avez d��cidé de faire le tour, il vaut mieux savoir à peu près, les points intéressants à découvrir, le temps que vous mettez d’un point à un autre, les infrastructures hôtelières possibles à chaque étape etc etc…
Je vous donne donc quelques informations pratiques et les "outils" que j'ai utilisés pour organiser ce périple.
Compagnie aérienne : Wow Air Durée du vol : 3h30 Coût du billet d’avion A/R : 315 euros Wow air est une compagnie Low cost qui propose des vols directs. En ce qui nous concerne, nous sommes partis de Paris CDG mais il existe également des départs de Lyon et de Nice.
Nous avons choisi cette compagnie non pas à cause de son coût qui était plus bas que celui de Iceland Air mais parce-que les horaires nous convenaient mieux. En effet, nous devions arriver vers 14h00. Ce qui nous permettait de profiter de la journée. Et pour le retour, le départ était prévu vers 16h00.
Mais, au départ de Paris, l’avion est parti avec 4h00 de retard. L’après-midi était donc foutu. Par ailleurs, lorsque j’ai pris les billets sur Internet, nunuche que j’ai été, je n’ai pas fait attention qu’il fallait enregistrer notre valise. Du coup, nous avons du le faire à l’aéroport, ce qui nous a valu un surcoût de 43 euros (à l’aller comme au retour) au lieu de 20 ou 30 euros semble t-il, si nous l’avions fait directement du Internet. Il faut savoir également que tout, je dis bien tout, sur cette compagnie est payant (les repas et les boissons entre autre).
Location de voiture : Autoescape pour une voiture de tourisme chez Sixt. Nous avions réservé une voiture de catégorie A (petit modèle de base) et nous avons eu la surprise d’être surclassé avec une voiture plus grande et automatique. J’ai adoré conduire cette voiture ! Attention, si jamais vous réservez avec Sixt, sachez que l’agence n’est pas directement dans l’aéroport mais à 10 mn à pied. Le problème est que lorsque l’on arrive, on ne voit pas forcément le bâtiment tout de suite. Il existe toutefois une navette qui vous y emmène. Elle non plus n’est pas facile à trouver. En fait, lorsque vous sortez de l’aéroport, traversez la rue et attendez dans le parking en face. Elle met plusieurs minutes à arriver mais ne désespérez pas, vous finirez par la voir venir. Tarif pour 16 jours : 1 040 euros
Je fais régulièrement appel à Autoescape car leurs prix sont assez attractifs et surtout, ils ont plusieurs formules d’assurance dont une, tout compris qui est intéressante. Je trouve que leur site est clair ainsi que toutes les explications que l’on peut avoir sur le contrat de location. Notamment, en ce qui concerne les assurances car on sait clairement ce qu’elles recouvrent. On ne vous parle pas de cdw ou dw ou cdd ou je ne sais quoi de ce genre qui, en général ne m’évoque absolument rien ! J’ai eu, une fois un problème avec eux, sur une location en Corse où sur place, j’ai du payer un surcoût. Mais après plusieurs mois de relances au service après-vente, j’ai fini par être remboursée. Je ne dis pas que cela a été simple mais j’ai quand même obtenu gain de cause.
Hébergements : Booking.com C’est la première fois que je passais par eux et franchement, je ne l’ai pas regretté. Cela m’a été d’un grand secours pour l’organisation de ce voyage. En effet, grâce à ce site, j’ai pu réserver tous mes hébergements à l’avance sans débourser un centime et parfois à des prix forts intéressants. En plus, j’ai pu faire plusieurs annulations et modifications, sans frais. Par contre, on a eu à 2 ou 3 reprises, la mauvaise surprise de devoir payer 20 ou 30 euros de plus que le tarif annoncé.
Il faut savoir également que les hébergements en Islande sont beaucoup plus chers qu’en France pour une catégorie moindre. Grosso modo, vous allez payer le prix d’un 3 étoiles, pour vous retrouver dans l’��quivalent d’un 2 étoiles.
Restauration : La restauration est également assez onéreuse. Une petite astuce que nous avons trouvée, même si ce n’est pas très glamour, est de déjeuner dans les restaurants des stations services qui offrent en général une soupe avec un buffet à volonté. Ce n’est pas très cher et c’est délicieux. Il n’y a pas que les restaurants de station service qui proposent cette formule mais il faut chercher un peu.
Visites : Pratiquement tous les sites sont gratuits et possèdent un parking gratuit souvent avec des toilettes pas toujours gratuites mais propres et avec du papier. La plupart des sites sont très bien aménagés avec des petits pontons de bois, voir même des chemins goudronnés.
Stations service : Elles possèdent bien souvent un restaurant, des toilettes et un espace gratuit où l’on peut laver sa voiture. Vous verrez que cela est fort utile car si vous prenez les routes secondaires, celles-ci ne sont pas toujours goudronnées et la voiture devient vite très sale. Pour prendre de l’essence, il faut impérativement avoir une CB. Je n’ai pas trouvé de station service où l’on pouvait payer en cash. Leur système pour prendre de l’essence est assez surprenant. Il faut introduire la carte dans la machine et proposer un montant. Honnêtement, c’est toujours compliqué de savoir quel montant il faut pour faire un plein avec une voiture qui n’est pas la notre. Du coup, n’ayez pas peur d’indiquer un montant important, de toute façon, vous ne paierez que ce que vous consommez. Ca fait peur au début mais vous verrez, il n’y a pas de soucis.
Réseau routier : La route N1 et les routes principales (celles qui mènent aux différents sites) sont en très bon état et pratiquement toutes goudronnées. Lorsque nous y étions, on les voyait régulièrement travailler sur ces routes.
Par conséquent, à moins de vouloir visiter le Landmannalaugar ou traverser par l’intérieur du pays, une voiture de tourisme est largement suffisante.
Autres outils : Ce forum bien sûre qui est une mine d'information. Nous avions pris pour guide, le Lonely planet que je trouve toujours bien fait et attractif dans sa présentation. Nous nous sommes également beaucoup servis de Google map et google earth pour les itinéraires. Nous faisions en général des étapes très courtes de 60 à 250 km maximum. Sauf 1 fois où nous avons fait une étape de 450 km de Kirkjubaerjarklautur à Reyoarfjorour.
Il faut savoir qu'il y a énormément de choses à voir et que le pays est très photogénique. On a donc tendance à s'arrêter très souvent pour prendre une photo, admirer le paysage, laisser passer les moutons...
Voilà, j'espère que cela pourra un peu vous aider.
Si jamais, vous vous intéressez à notre itinéraire et que vous souhaitez connaitre les distances que nous avons parcourues par jours ainsi que les visites que nous avons faites, le temps que ça nous a pris ainsi que d'autres détails, n'hésitez pas à aller consulter mon carnet de voyage : leboutdelalorgnette.blogspot.com
Excursion au Landmannalaugar
Bonjour,
J'aimerais faire une excursion au Landmannalaugar, mais je trouve que le prix des bus pour l'aller retour dans la journée est excessivement cher. Alors avez-vous des bons plans? Peut etre y a t'il des locaux qui feraient des aller retours moins cher? Sinon je pense meme louer un 4x4 pour un ou deux jours, ce qui reviendrait moins cher.
Merci
Circuit de 14 jours en Islande avec enfants
voilà notre projet de circuit. il y a un jour qui manque mais je ne sais pas encore ou le placer. avez vous des idées, suggestions ? qc qui manque ou peu intéressant ? merci pour vos avis.
nous partons à 4 (2 enfants de 8 et 10 ans)
1er jour : dim 3 juillet - vol Keflavik – Reykjavik (50km-41min) Prise en charge de la voiture de location 2e jour : lun 4 juillet - Reykjavik – Selfoss (182km-2h36) nuit Tryggvagata Visitez le parc national de Thingvellir, la chute de Gullfoss, Haukadalur, Strokkur, et les geysers. 3e jour : mar 5 juillet - Selfoss – Skaftafell (269km-3h14) En route vers Vik, arrêt conseillé aux cascades Seljalandsfoss (derrière) et Skogafoss (près). Possibilité de découvrir la montagne de Reynisfajall ainsi que Dyrholaey. Via les plaines de sable de Myrdal et le champ de lave Eldhraun, arrivée à Skaftafell. 4e jour : mer 6 juillet - Skaftafell – Höfn (136km-1h41) Les points forts de la journée sont le Vatnajokull et le lagon du glacier Jokulsarlon. Excursion en bateau au milieu des Icebergs. Repas de homard a Hofn 5e jour : jeu 7 juillet - Höfn - Egilsstadir (327km-4h13) Visite du fjord de Borgarfjordur et du village de Bakkagerdi. 6e jour : ven 8 juillet - Egilsstardir – Lac Myvatn (238km-2h53) En traversant la région de la Modrudalsoraefi semblable à un désert, arrivée dans la région de Myvatn. Sur le chemin visite de Dettifoss, Selfoss, Hafragilfoss et Hverarond (zone volcanique ocre). Bains de souffre locaux 7e jour : sam 9 juillet - Lac Myvatn – Husavik (56km-40min) Excursion à Husavik (50km) pour voir les baleines. Et visite de la région du lac (viti, krafla) 8e jour : dim 10 juillet - Husavik – Skagafjordur (217km-2h43) Découvrez la chute de Godafoss puis passage près du Skagafjord. Visite d’Akureyri. 9e jour : lun 11 juillet - Skagafjordur – Hvammstangi (…km-.h..) Visite de Glaumbaer et Varmahlid et route pour Hvammstangi 10e jour : mar 12 juillet – Hvammstangi – Grundarjordu (…km-.h..) Promenade pour voir les otaries à Illugastadir (25km de Hvammstangi) ou excursion en bateau de pêche départ de Hvammstangi) avant d’atteindre Grundarjordur. 10e jour : mer 13 juillet - Grundarjordur – Borgarfjordur (200km-1h48) Visite de la péninsule de Snaefellsnes, l’Islande miniature avant de rejoindre Borgarfjordur. 11e jour : jeu 14 juillet - Borgarfjord – Reykjavik (186km-2h29) Visite des cascades de Hraunfossar, Barnafoss, Reykholt ainsi que d’Hvalfjord et des sources d’eau chaude avant de retourner à Reykjavik. 13e jour : jeu 16 juillet - Reykjavik – Keflavik (74km-1h08) Visite de la ville, bains au blue lagoon et restitution de la voiture 14e jour : dim 17 juillet - Keflavik – vol retour
1er jour : dim 3 juillet - vol Keflavik – Reykjavik (50km-41min) Prise en charge de la voiture de location 2e jour : lun 4 juillet - Reykjavik – Selfoss (182km-2h36) nuit Tryggvagata Visitez le parc national de Thingvellir, la chute de Gullfoss, Haukadalur, Strokkur, et les geysers. 3e jour : mar 5 juillet - Selfoss – Skaftafell (269km-3h14) En route vers Vik, arrêt conseillé aux cascades Seljalandsfoss (derrière) et Skogafoss (près). Possibilité de découvrir la montagne de Reynisfajall ainsi que Dyrholaey. Via les plaines de sable de Myrdal et le champ de lave Eldhraun, arrivée à Skaftafell. 4e jour : mer 6 juillet - Skaftafell – Höfn (136km-1h41) Les points forts de la journée sont le Vatnajokull et le lagon du glacier Jokulsarlon. Excursion en bateau au milieu des Icebergs. Repas de homard a Hofn 5e jour : jeu 7 juillet - Höfn - Egilsstadir (327km-4h13) Visite du fjord de Borgarfjordur et du village de Bakkagerdi. 6e jour : ven 8 juillet - Egilsstardir – Lac Myvatn (238km-2h53) En traversant la région de la Modrudalsoraefi semblable à un désert, arrivée dans la région de Myvatn. Sur le chemin visite de Dettifoss, Selfoss, Hafragilfoss et Hverarond (zone volcanique ocre). Bains de souffre locaux 7e jour : sam 9 juillet - Lac Myvatn – Husavik (56km-40min) Excursion à Husavik (50km) pour voir les baleines. Et visite de la région du lac (viti, krafla) 8e jour : dim 10 juillet - Husavik – Skagafjordur (217km-2h43) Découvrez la chute de Godafoss puis passage près du Skagafjord. Visite d’Akureyri. 9e jour : lun 11 juillet - Skagafjordur – Hvammstangi (…km-.h..) Visite de Glaumbaer et Varmahlid et route pour Hvammstangi 10e jour : mar 12 juillet – Hvammstangi – Grundarjordu (…km-.h..) Promenade pour voir les otaries à Illugastadir (25km de Hvammstangi) ou excursion en bateau de pêche départ de Hvammstangi) avant d’atteindre Grundarjordur. 10e jour : mer 13 juillet - Grundarjordur – Borgarfjordur (200km-1h48) Visite de la péninsule de Snaefellsnes, l’Islande miniature avant de rejoindre Borgarfjordur. 11e jour : jeu 14 juillet - Borgarfjord – Reykjavik (186km-2h29) Visite des cascades de Hraunfossar, Barnafoss, Reykholt ainsi que d’Hvalfjord et des sources d’eau chaude avant de retourner à Reykjavik. 13e jour : jeu 16 juillet - Reykjavik – Keflavik (74km-1h08) Visite de la ville, bains au blue lagoon et restitution de la voiture 14e jour : dim 17 juillet - Keflavik – vol retour
Récit d'une semaine en Islande, décembre 2015
Bonjour à toutes et à tous,
Suite à notre petit voyage en Islande du 14 au 22 décembre 2015, nous vous faisons un petit compte-rendu, qui nous l'espérons, répondra à certaines questions et donnera envie à d'autres de partir...
A la fin vous trouverez tous les détails pratiques!
Lundi 14 : départ vers Paris puis Orly pour prendre l'avion direction Oslo, 11h40 d'escale.
Mardi 15 : départ d'Oslo et arrivée à Keflavik vers 13h.
Nous avons récupéré la voiture auprès de l'agence, Blue Car Rental, située à 200m de l'aéroport. Il s'agissait d'un Nissan Qashqaï, très bon état, propre. L'ordinateur de bord était capricieux, j'entends par là qu'il était impossible de rentrer certaines destinations. Heureusement, le réseau routier d'Islande n'est pas le plus compliqué au monde... De Keflavik à Reykjavik, comptez entre 30 et 40min selon la circulation et les conditions météos. Nous sommes directement allés dans notre guest house, "Guesthouse Vikingur", situé juste à côté du centre ville. La propriétaire est très accueillante, la maison est propre, il y a un coin cuisine dans une petite salle à manger. Nous sommes ensuite allés faire nos courses, réserver une excursion à Skaftafell (nous en reparlerons plus loin), et enfin se promener dans cette petite capitale. Nous n'avons pas eu trop le temps de visiter la ville donc je ne pourrai pas m'étendre dessus.
Mercredi 16 : au programme : le Cercle d'Or
Avant le départ, nous sommes allés retirer de l'argent, attention aux amendes de stationnement! Ils ne rigolent pas la dessus, et même pour 5 minutes... nous avons du payer l'équivalent de 8 euros, possibilité de payer dans les banques. Nous partons donc avec un peu de retard vers 10h30, le jour commence à se lever!! Direction le parc du Pingvellir, à 23km de Reykjavik, cependant, vu notre peu d'heures de lumières par jour (voir à la fin pour les détails pratiques), nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour faire des photos sans nous attarder car nous privilégions Geysir et Gullfoss. Nous voilà donc à Geysir, environ 30 minutes de route, toujours selon les conditions, pour admirer les geysers s'élevant entre 15 et 20m pour Strokkur environ toutes les 10 minutes, et à environ 80m pour Geysir, deux à trois fois par jour...nous n'avons pas eu la chance de le voir jaillir! C'est un phénomène naturel absolument époustouflant, aussi je vous conseil de bien prendre le temps de vous y arrêter et d'en profiter à fond, sans modération. Attention à la glisse en hiver, tout le tour est gelé... Vous ne pouvez pas louper le site, il est indiqué longtemps avant, et se situe juste au bord de la route 35. Nous reprenons la voiture, direction les chutes de Gullfoss, qui se situent à moins de 30min de Geysir et que vous ne pouvez pas louper non plus. Magnifiques cascades, impressionnantes, environ 30mètres de haut, le spectacle vaut le détour, et l'Islande commence à nous faire sentir que nous ne sommes que de petits êtres insignifiants... Il est 15h, la luminosité s'estompe peu à peu, et nous décidons de retourner à Geysir pour le coucher de soleil. C'est la seule journée ou nous verrons un vrai ciel bleu. Photos et vidéos prises, nous prenons la route de Laugarvatn, sur la route 35 entre Geysir et Pingvellir, pour nous rendre à notre hôtel du jour. Il s'agit du "Heradsskolinn Boutique Hostel", une ancienne école réhabilité en hôtel mais ayant gardé tout le charme de celle-ci (photos de classe, carte, mobilier...). Le personnel est très accueillant, le cuisto parle français (ca peut aider...). L'endroit est très confortable, tout le confort et là, ainsi qu'une cuisine et une salle à manger. Nous sortons le soir pour essayer de voir des aurores boréales, mais les conditions ne sont pas réunies... tant pis et bonne nuit!
Jeudi 17 : au programme : Seljalandsfoss et Skogafoss
Réveil matinal et départ pour la journée, nous rattrapons la route circulaire, la numéro 1, la route principale... Comptez environ 1h30, sans les arrêts photos, pour vous rendre à la première cascade, visible de loin sur la route. Il y a un petit parking pour stationner. Si le sol est glacé, ou l'est partiellement, attention à la glisse... il y a deux escaliers de chaque côtés qui permettent, pour celui de gauche, d'admirer la cascade d'un peu plus haut et de plus près, pour celui de droite il vous permettra de passer derrière, dans un renfoncement. Attention à la douche, notamment s'il y a du vent. Nous reprenons la route pendant 25min environ pour nous rendre au pied de la magnifique Skogafoss, qui s'élève à presque 70m sur 30m de large. Autant à côté de Seljalandsfoss nous nous sentions petits, autant là nous nous sentons vraiment minuscule...!! WTF!! Là encore il y a un escalier à droite qui permet de la surplomber et même d'avancer sur un petit sentier de randonnée qui fera vous enfoncer dans le massif du puissant Eyjafjallajökull. La nuit tombe sur ce lieu qui irradie la puissance de Mère Nature, et nous filons à Vik, à 30min de là.
Nous arrivons à notre hôtel, au "Welcome Puffin Hostel". Petites précisions sur celui-ci. Il faut réserver sur internet, il n'y a personne pour vous accueillir sur place, la clé de votre chambre se trouve dans une "keybox" à côté de votre porte de chambre. Votre code et numéro de chambre se trouve dans le mail de confirmation de la réservation. Nous avions réservé sur Booking, et n'avions vu que des avis négatifs, vraiment négatifs, nous déconseillant d'y aller, comme quoi il n'y a pas d'eau chaude, que c'est sale, insalubre, et j'en passe des meilleures... Au final, agréable surprise. Certes, ce n'est pas un 5 étoiles, mais, c'est propre, les chambres sont chauffées, confortables même si elles sont un peu petites, l'insonorisation n'est pas géniale (ancienne maison), il y a de l'eau chaude, c'est une histoire de dosage...et de patience! C'est le moins cher du coin, donc, on vous le conseil, si vous êtes aventurier, ce sera le grand luxe!
Vendredi 18 :
Réveil très matinal cette fois pour partir vers Skaftafell, 1h45 de route, où nous avons rendez-vous pour notre petite sortie sur le magnifique du Vatnajokull. Rendez à 10h15 avec notre guide, de l'agence Arctic Adventures. A la base nous voulions faire les caves de glace, mais il n'y avait plus de place, nous nous sommes rabattu sur le glacier, et nous ne l'avons pas regretté un instant. Nous sommes 5, plus le guide, pour environ 5 heures. On nous fournit piolet, crampons, et affaires chaudes et imperméables pour ceux qui n'en n'ont pas. On embarque dans un mini-bus et roulons 10min pour aller au départ de la rando. Elle est indiquée comme étant de difficulté modérée, nous l'avons trouvé relativement facile, même pour des gens qui n'ont pas l'habitude. Le guide nous donne des explications, en anglais, tout le long de la rando, nous apprenons plein de choses sur la formation des massifs, sur les éruptions, la glace...au passage, nous nous trouvons sur un des sites de tournage du film Interstellar!! La rando se termine, et nous rentrons à la base. Le guide était vraiment très sympas, parlait lentement pour nous, mais on sent qu'il fait son boulot, et fin de chantier. Nous avons payé environ 100 euros, par personne, nous trouvons que c'est cher pour ce que c'est, mais que c'est incontournable. Le tourisme fait vivre cette île magnifique qu'est l'Islande, et on le sent bien...le porte monnaie surtout!
Il fait encore jour et nous partons vers Hali, après Jokulsarlon, à une petite heure de route de Skaftafell. Et là, sur la route, nous voyons une jolie plage... On s'arrête donc, pour aller voir cette jolie plage, qui nous paraissait être à 15min de marche.... GROSSE erreur, c'est un trompe l'oeil, le terrain est plat, et les distances sont bien plus grandes qu'elles y paraissent... nous arrivons au bout d'une heure de marche. Mais la nuit tombe, on s'est fait avoir comme des bleus, les frontales sont dans la voiture... Nous avons pu profiter des dernières lueurs du jour, 16h, pour arriver à retrouver la voiture qui était garée derrière un talus... Moral de l'histoire, attention aux distances, si ca vous semble près, détrompez vous! Nous nous sommes fait avoir une autre fois le lendemain, ou nous n'avons même pas pu atteindre notre objectif... Nous reprenons la voiture, soulagé, et arrivons à Hali quelques dizaines de minutes après. Notre hôtel se nomme le "Skyrhüsid Guesthouse". Encore une fois tout le confort y est, mais nous rencontrons beaucoup plus de monde ici, au contraire de Vik où nous étions les seuls. Il y a une petite cuisine assez rudimentaire, et puisque c'est blindé, nous décidons de nous offrir un vrai repas dans le restaurant qui se situe de l'autre côté de la rue. Un vrai délice, je vous le conseil vivement!!
Samedi 19 : Jokulsarlon
Jokulsarlon se situe à 15min d'Hali en direction de Skaftafell. Malheureusement pour nous, nous entamons le retour, mais le meilleur reste à venir. Là encore il y a de quoi se garer, et nous ne sommes pas les seuls. D'un côté vous trouverez la lagunes de glace, véritable aquarium rempli d'iceberg, et de phoques, de l'autre vous trouverez une plage de sable noir où sont refoulés les icebergs qui viennent de la lagune en dérivant. Moment vraiment exceptionnel, c'est absolument magnifique. Nous en prenons plein les yeux et y passons la journée, enfin nos 5h de lumière. C'est incroyable de voir cette glace translucide, transbahutée par les vagues et s'échouant sur le sable noir. Il s'agit, à notre goût, d'un passage obligatoire si vous partez en Islande. Nous quittons Jokulsarlon à grand regret et reprenons la route de Vik, dans le même hôtel que la première fois, pour la nuit.
Le temps ne se dégage toujours pas, donc nos chances de voir des aurores boréales sont de plus en plus minces...mais bon, l'espoir fait vivre.
Dimanche 20 : Dyrholaey et le DC 3
On se lève avec la même pluie que la veille, direction Dyrholaey, magnifique arche au-dessus de l'Atlantique Nord. Nous adorons les tempêtes, et ce jour là nous allons être servi. Sur la côte se déchainent le vent et les vague. Le spectacle est impressionnant à voir, des vagues mesurant entre 5 et 8m s'abattent sur la roche avec une force incroyable (des petits morceaux de cailloux volaient partout). Il pleut, il fait froid, mais nous restons à regarder les éléments se déchainer. Une petite route permet de monter au phare d'où on peut voir la falaise de Dyrholaey. C'est magnifique. Nous en prenons une fois de plus plein les yeux. Et là, les enfants qui sommeillent en nous se sont réveillés... Nous avons donc trouver drôles d'aller de mettre à des endroits afin de se prendre d'énormes paquets d'eau bien froide... Nous nous sommes approchés relativement près du bord, tout en faisant attention, mais sur ce coup nous n'avons pas été très prudent. Attention aux rafales de vent! Le spectacle en valait la peine...
Après nous être changé, et réchauffé dans la voiture, avec un bon petit thé, nous partons à la recherche du DC3, la carcasse de l'avion de l'US Navy qui s'est posé en urgence sur une plage en 1973. Pour le trouver, c'est très simple : dans le sens Skaftafell - Jokulsarlon, vous allez trouver sur votre gauche la route 221, qui mène à Solheimajokull, vous continuez tout droit, et ce sera la première à droite, à environ 1km après. Il s'agit d'un chemin, avec un tout petit panneau qui indique le DC3. Attention, il est plus que préférable d'avoir une 4X4 car c'est un chemin un peu chaotique. Encore une fois, ca vaut le détour!
Nous quittons la plage et partons en direction de Selfoss où nous passerons la nuit, et ferons sécher toutes nos affaires. Nous avons dormi au "Selfoss Hostel", il s'agit d'une auberge de jeunesse. Rien à dire, tout le confort était là. Nous avons rencontré deux voyageurs, avec qui nous avons mangé, et qui nous ont conseillé un changement de programme...
Pour ceux qui se posent la question, oui nous avons été malade après l'épisode de Dyrholaey.
Lundi 21 : initialement Reykjanes, mais changement de plan à cause de la météo.
Sur les conseils de nos deux voyageurs, nous abandonnons la péninsule de Reykjanes (qui est sous la neige en plus), pour la Hot River. Prendre la direction de Hvergerdi, à 15min de Selfoss, et c'est toujours tout droit, vous allez trouver un petit parking. Depuis la voiture, prendre à pieds, la direction de Reykjadalur, vallée géothermique. Il y a 3km de marche avant de trouver le site, comptez environ 1h pour vous y rendre, selon la météo. En hiver il vous faudra de bonnes chaussures de rando, ou des crampons. Ou les deux.
Petit récit de ce moment particulier. Une heure de marche dans le mauvais temps, vraiment mauvais, vent modéré avec fortes rafales, agrémenté de neige... Température ressentie : entre 0 et -5°C. Nous arrivons enfin au bord de la Hot River, nous devinons que le site de "baignade" se trouve ici grâce aux pares-vent qui sont là. Malgré le temps, nous décidons de quand même profiter de ces sources, nous entamons donc la difficile phase de déshabillage et mise en maillot de bain. Dans la neige, et le vent. Nous sommes absolument seuls. Inutile de vous dire que nous n'avons pas trainer à nous mettre dans l'eau...pour très vite en ressortir tellement elle était chaude!! Il nous a fallu de longues minutes pour pouvoir s'immerger complètement. S'en est suivi ensuite, une longue phase désagréable, proche du malaise, à cause de la différence de température, la source étant à environ 45°C. Je vous laisse calculer ce que nous avons fait encaisser à nos corps...Au bout de 20 bonnes minutes on a commencé à enfin se sentir bien, même s'il fallait régulièrement sortir de l'eau et prendre le vent et la neige en pleine face pour se rafraîchir. Incroyable sensation que d'être en maillot de bain, et en bonnet (en laine je précise), au milieu des montagnes, seuls au monde, et entourés de neige... On vous le conseil très très fortement! ATTENTION : problèmes cardio-vasculaires, diabétiques et malaises vagaux, s'abstenir!! Et/ou rentrez doucement pour éviter une hydrocution. Rhabillage dans la neige en prenant notre temps, tellement nos corps avaient emmagasiné de chaleur... Pour vous dire à quelle point l'eau est chaude, nous nous sommes brûlés les jambes.
Après une heure de descente, petit casse croûte et départ pour Keflavik à environ 1h de route, et le fameux Blue Lagoon. Alors le Blue Lagoon... comptez 35 euros par personne pour l'entrée de base en réservant sur internet, sinon c'est 40 euros. Le site est excentré de la ville, à environ 20min, indiqué, vous ne pouvez pas le rater. Nous l'avons fait de nuit, mais nous avons pu deviner la couleur irréelle de l'eau, un bleu turquoise laiteux. L'eau est beaucoup moins chaude que la Hot River, environ 37 degrés, avec des courants plus ou moins chauds. Beaucoup de monde. Nous avons passé un moment très agréable, mais quand nous repartirons en Islande, nous ne le referons pas. Mais c'est à faire une fois! La fin est proche et nous nous dirigeons vers notre dernier hôtel, le "Start Keflavik Airport", situé en bordure de la ville, à 10min de l'aéroport. Très bon hôtel encore une fois, avec coin cuisine et tout ce dont on peut avoir besoin. Nous avons lavé la voiture, non sans peine car trouver une station de lavage en hiver (elles sont fermées à cause de l'eau qui gèle dans les tuyaux) n'a pas été simple...
Mardi 22 : the end...
Nous déposons la voiture à l'agence, le responsable fait le tour et tout est bon, nous ramassons nos sacs et allons attendre à l'aéroport notre avion...en nous disant que même si nous n'avons pas vu d'aurores boréales, nous en avons pris plein les yeux!!
Détails pratiques : en hiver (décembre : il fait jour de 10h30 environ à 16h)
-louer un 4X4 (testé et approuvé) est préférable mêmes si toutes les voitures sont équipées de pneus cloutés. -attention au stationnement dans les grandes villes, c'est payant -un thermos de thé bien chaud qui vous suit toute la journée sera plus que bienvenu - réservez vos excursions bien à l'avance si vous voulez être sur d'avoir de la place (Skaftafell dans notre cas) - vêtements bien chauds, et imperméables - attention à l'ensoleillement, ne pas s'aventurer trop tard dans des ballades, la nuit tombe tôt et vite - bien anticiper l'éphéméride pour profiter au maximum de votre journée - emmener une raclette pour les pare-brises gelés - le coup de la vie est très cher en Islande! - pour les courses nous vous conseillons l'enseigne "Bonus", le petit cochon rose, on trouve tout ce dont on peut avoir besoin sans être difficile - prenez des lampes frontales ou de poche, et gardez les avec vous et/ou à portée de main si vous avez un doute pour la nuit - enlevez vos chaussures quand vous entrez dans un hôtel ou restaurant - bien regarder le fonctionnement des stations essences, on choisit le montant que l'on veut mettre dans le réservoir, puis on se sert. Le surplus n'est pas remboursé (ou on a pas trouvé). - retirez de l'argent dans les grandes villes si vous ne payez pas par carte bancaire. - pour les aurores boréales, consulter la météo tous les jours (le site : en.vedur.is), et ne pas hésiter à demander dans les hôtels
N'hésitez pas à poser vos questions, on essaiera d'y répondre le plus possible!! Et bonne année à toutes et à tous, qu'elle soit faite de voyage et rien d'autre!

Lundi 14 : départ vers Paris puis Orly pour prendre l'avion direction Oslo, 11h40 d'escale.
Mardi 15 : départ d'Oslo et arrivée à Keflavik vers 13h.
Nous avons récupéré la voiture auprès de l'agence, Blue Car Rental, située à 200m de l'aéroport. Il s'agissait d'un Nissan Qashqaï, très bon état, propre. L'ordinateur de bord était capricieux, j'entends par là qu'il était impossible de rentrer certaines destinations. Heureusement, le réseau routier d'Islande n'est pas le plus compliqué au monde... De Keflavik à Reykjavik, comptez entre 30 et 40min selon la circulation et les conditions météos. Nous sommes directement allés dans notre guest house, "Guesthouse Vikingur", situé juste à côté du centre ville. La propriétaire est très accueillante, la maison est propre, il y a un coin cuisine dans une petite salle à manger. Nous sommes ensuite allés faire nos courses, réserver une excursion à Skaftafell (nous en reparlerons plus loin), et enfin se promener dans cette petite capitale. Nous n'avons pas eu trop le temps de visiter la ville donc je ne pourrai pas m'étendre dessus.
Mercredi 16 : au programme : le Cercle d'Or
Avant le départ, nous sommes allés retirer de l'argent, attention aux amendes de stationnement! Ils ne rigolent pas la dessus, et même pour 5 minutes... nous avons du payer l'équivalent de 8 euros, possibilité de payer dans les banques. Nous partons donc avec un peu de retard vers 10h30, le jour commence à se lever!! Direction le parc du Pingvellir, à 23km de Reykjavik, cependant, vu notre peu d'heures de lumières par jour (voir à la fin pour les détails pratiques), nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour faire des photos sans nous attarder car nous privilégions Geysir et Gullfoss. Nous voilà donc à Geysir, environ 30 minutes de route, toujours selon les conditions, pour admirer les geysers s'élevant entre 15 et 20m pour Strokkur environ toutes les 10 minutes, et à environ 80m pour Geysir, deux à trois fois par jour...nous n'avons pas eu la chance de le voir jaillir! C'est un phénomène naturel absolument époustouflant, aussi je vous conseil de bien prendre le temps de vous y arrêter et d'en profiter à fond, sans modération. Attention à la glisse en hiver, tout le tour est gelé... Vous ne pouvez pas louper le site, il est indiqué longtemps avant, et se situe juste au bord de la route 35. Nous reprenons la voiture, direction les chutes de Gullfoss, qui se situent à moins de 30min de Geysir et que vous ne pouvez pas louper non plus. Magnifiques cascades, impressionnantes, environ 30mètres de haut, le spectacle vaut le détour, et l'Islande commence à nous faire sentir que nous ne sommes que de petits êtres insignifiants... Il est 15h, la luminosité s'estompe peu à peu, et nous décidons de retourner à Geysir pour le coucher de soleil. C'est la seule journée ou nous verrons un vrai ciel bleu. Photos et vidéos prises, nous prenons la route de Laugarvatn, sur la route 35 entre Geysir et Pingvellir, pour nous rendre à notre hôtel du jour. Il s'agit du "Heradsskolinn Boutique Hostel", une ancienne école réhabilité en hôtel mais ayant gardé tout le charme de celle-ci (photos de classe, carte, mobilier...). Le personnel est très accueillant, le cuisto parle français (ca peut aider...). L'endroit est très confortable, tout le confort et là, ainsi qu'une cuisine et une salle à manger. Nous sortons le soir pour essayer de voir des aurores boréales, mais les conditions ne sont pas réunies... tant pis et bonne nuit!
Jeudi 17 : au programme : Seljalandsfoss et Skogafoss
Réveil matinal et départ pour la journée, nous rattrapons la route circulaire, la numéro 1, la route principale... Comptez environ 1h30, sans les arrêts photos, pour vous rendre à la première cascade, visible de loin sur la route. Il y a un petit parking pour stationner. Si le sol est glacé, ou l'est partiellement, attention à la glisse... il y a deux escaliers de chaque côtés qui permettent, pour celui de gauche, d'admirer la cascade d'un peu plus haut et de plus près, pour celui de droite il vous permettra de passer derrière, dans un renfoncement. Attention à la douche, notamment s'il y a du vent. Nous reprenons la route pendant 25min environ pour nous rendre au pied de la magnifique Skogafoss, qui s'élève à presque 70m sur 30m de large. Autant à côté de Seljalandsfoss nous nous sentions petits, autant là nous nous sentons vraiment minuscule...!! WTF!! Là encore il y a un escalier à droite qui permet de la surplomber et même d'avancer sur un petit sentier de randonnée qui fera vous enfoncer dans le massif du puissant Eyjafjallajökull. La nuit tombe sur ce lieu qui irradie la puissance de Mère Nature, et nous filons à Vik, à 30min de là.
Nous arrivons à notre hôtel, au "Welcome Puffin Hostel". Petites précisions sur celui-ci. Il faut réserver sur internet, il n'y a personne pour vous accueillir sur place, la clé de votre chambre se trouve dans une "keybox" à côté de votre porte de chambre. Votre code et numéro de chambre se trouve dans le mail de confirmation de la réservation. Nous avions réservé sur Booking, et n'avions vu que des avis négatifs, vraiment négatifs, nous déconseillant d'y aller, comme quoi il n'y a pas d'eau chaude, que c'est sale, insalubre, et j'en passe des meilleures... Au final, agréable surprise. Certes, ce n'est pas un 5 étoiles, mais, c'est propre, les chambres sont chauffées, confortables même si elles sont un peu petites, l'insonorisation n'est pas géniale (ancienne maison), il y a de l'eau chaude, c'est une histoire de dosage...et de patience! C'est le moins cher du coin, donc, on vous le conseil, si vous êtes aventurier, ce sera le grand luxe!
Vendredi 18 :
Réveil très matinal cette fois pour partir vers Skaftafell, 1h45 de route, où nous avons rendez-vous pour notre petite sortie sur le magnifique du Vatnajokull. Rendez à 10h15 avec notre guide, de l'agence Arctic Adventures. A la base nous voulions faire les caves de glace, mais il n'y avait plus de place, nous nous sommes rabattu sur le glacier, et nous ne l'avons pas regretté un instant. Nous sommes 5, plus le guide, pour environ 5 heures. On nous fournit piolet, crampons, et affaires chaudes et imperméables pour ceux qui n'en n'ont pas. On embarque dans un mini-bus et roulons 10min pour aller au départ de la rando. Elle est indiquée comme étant de difficulté modérée, nous l'avons trouvé relativement facile, même pour des gens qui n'ont pas l'habitude. Le guide nous donne des explications, en anglais, tout le long de la rando, nous apprenons plein de choses sur la formation des massifs, sur les éruptions, la glace...au passage, nous nous trouvons sur un des sites de tournage du film Interstellar!! La rando se termine, et nous rentrons à la base. Le guide était vraiment très sympas, parlait lentement pour nous, mais on sent qu'il fait son boulot, et fin de chantier. Nous avons payé environ 100 euros, par personne, nous trouvons que c'est cher pour ce que c'est, mais que c'est incontournable. Le tourisme fait vivre cette île magnifique qu'est l'Islande, et on le sent bien...le porte monnaie surtout!
Il fait encore jour et nous partons vers Hali, après Jokulsarlon, à une petite heure de route de Skaftafell. Et là, sur la route, nous voyons une jolie plage... On s'arrête donc, pour aller voir cette jolie plage, qui nous paraissait être à 15min de marche.... GROSSE erreur, c'est un trompe l'oeil, le terrain est plat, et les distances sont bien plus grandes qu'elles y paraissent... nous arrivons au bout d'une heure de marche. Mais la nuit tombe, on s'est fait avoir comme des bleus, les frontales sont dans la voiture... Nous avons pu profiter des dernières lueurs du jour, 16h, pour arriver à retrouver la voiture qui était garée derrière un talus... Moral de l'histoire, attention aux distances, si ca vous semble près, détrompez vous! Nous nous sommes fait avoir une autre fois le lendemain, ou nous n'avons même pas pu atteindre notre objectif... Nous reprenons la voiture, soulagé, et arrivons à Hali quelques dizaines de minutes après. Notre hôtel se nomme le "Skyrhüsid Guesthouse". Encore une fois tout le confort y est, mais nous rencontrons beaucoup plus de monde ici, au contraire de Vik où nous étions les seuls. Il y a une petite cuisine assez rudimentaire, et puisque c'est blindé, nous décidons de nous offrir un vrai repas dans le restaurant qui se situe de l'autre côté de la rue. Un vrai délice, je vous le conseil vivement!!
Samedi 19 : Jokulsarlon
Jokulsarlon se situe à 15min d'Hali en direction de Skaftafell. Malheureusement pour nous, nous entamons le retour, mais le meilleur reste à venir. Là encore il y a de quoi se garer, et nous ne sommes pas les seuls. D'un côté vous trouverez la lagunes de glace, véritable aquarium rempli d'iceberg, et de phoques, de l'autre vous trouverez une plage de sable noir où sont refoulés les icebergs qui viennent de la lagune en dérivant. Moment vraiment exceptionnel, c'est absolument magnifique. Nous en prenons plein les yeux et y passons la journée, enfin nos 5h de lumière. C'est incroyable de voir cette glace translucide, transbahutée par les vagues et s'échouant sur le sable noir. Il s'agit, à notre goût, d'un passage obligatoire si vous partez en Islande. Nous quittons Jokulsarlon à grand regret et reprenons la route de Vik, dans le même hôtel que la première fois, pour la nuit.
Le temps ne se dégage toujours pas, donc nos chances de voir des aurores boréales sont de plus en plus minces...mais bon, l'espoir fait vivre.
Dimanche 20 : Dyrholaey et le DC 3
On se lève avec la même pluie que la veille, direction Dyrholaey, magnifique arche au-dessus de l'Atlantique Nord. Nous adorons les tempêtes, et ce jour là nous allons être servi. Sur la côte se déchainent le vent et les vague. Le spectacle est impressionnant à voir, des vagues mesurant entre 5 et 8m s'abattent sur la roche avec une force incroyable (des petits morceaux de cailloux volaient partout). Il pleut, il fait froid, mais nous restons à regarder les éléments se déchainer. Une petite route permet de monter au phare d'où on peut voir la falaise de Dyrholaey. C'est magnifique. Nous en prenons une fois de plus plein les yeux. Et là, les enfants qui sommeillent en nous se sont réveillés... Nous avons donc trouver drôles d'aller de mettre à des endroits afin de se prendre d'énormes paquets d'eau bien froide... Nous nous sommes approchés relativement près du bord, tout en faisant attention, mais sur ce coup nous n'avons pas été très prudent. Attention aux rafales de vent! Le spectacle en valait la peine...
Après nous être changé, et réchauffé dans la voiture, avec un bon petit thé, nous partons à la recherche du DC3, la carcasse de l'avion de l'US Navy qui s'est posé en urgence sur une plage en 1973. Pour le trouver, c'est très simple : dans le sens Skaftafell - Jokulsarlon, vous allez trouver sur votre gauche la route 221, qui mène à Solheimajokull, vous continuez tout droit, et ce sera la première à droite, à environ 1km après. Il s'agit d'un chemin, avec un tout petit panneau qui indique le DC3. Attention, il est plus que préférable d'avoir une 4X4 car c'est un chemin un peu chaotique. Encore une fois, ca vaut le détour!
Nous quittons la plage et partons en direction de Selfoss où nous passerons la nuit, et ferons sécher toutes nos affaires. Nous avons dormi au "Selfoss Hostel", il s'agit d'une auberge de jeunesse. Rien à dire, tout le confort était là. Nous avons rencontré deux voyageurs, avec qui nous avons mangé, et qui nous ont conseillé un changement de programme...
Pour ceux qui se posent la question, oui nous avons été malade après l'épisode de Dyrholaey.
Lundi 21 : initialement Reykjanes, mais changement de plan à cause de la météo.
Sur les conseils de nos deux voyageurs, nous abandonnons la péninsule de Reykjanes (qui est sous la neige en plus), pour la Hot River. Prendre la direction de Hvergerdi, à 15min de Selfoss, et c'est toujours tout droit, vous allez trouver un petit parking. Depuis la voiture, prendre à pieds, la direction de Reykjadalur, vallée géothermique. Il y a 3km de marche avant de trouver le site, comptez environ 1h pour vous y rendre, selon la météo. En hiver il vous faudra de bonnes chaussures de rando, ou des crampons. Ou les deux.
Petit récit de ce moment particulier. Une heure de marche dans le mauvais temps, vraiment mauvais, vent modéré avec fortes rafales, agrémenté de neige... Température ressentie : entre 0 et -5°C. Nous arrivons enfin au bord de la Hot River, nous devinons que le site de "baignade" se trouve ici grâce aux pares-vent qui sont là. Malgré le temps, nous décidons de quand même profiter de ces sources, nous entamons donc la difficile phase de déshabillage et mise en maillot de bain. Dans la neige, et le vent. Nous sommes absolument seuls. Inutile de vous dire que nous n'avons pas trainer à nous mettre dans l'eau...pour très vite en ressortir tellement elle était chaude!! Il nous a fallu de longues minutes pour pouvoir s'immerger complètement. S'en est suivi ensuite, une longue phase désagréable, proche du malaise, à cause de la différence de température, la source étant à environ 45°C. Je vous laisse calculer ce que nous avons fait encaisser à nos corps...Au bout de 20 bonnes minutes on a commencé à enfin se sentir bien, même s'il fallait régulièrement sortir de l'eau et prendre le vent et la neige en pleine face pour se rafraîchir. Incroyable sensation que d'être en maillot de bain, et en bonnet (en laine je précise), au milieu des montagnes, seuls au monde, et entourés de neige... On vous le conseil très très fortement! ATTENTION : problèmes cardio-vasculaires, diabétiques et malaises vagaux, s'abstenir!! Et/ou rentrez doucement pour éviter une hydrocution. Rhabillage dans la neige en prenant notre temps, tellement nos corps avaient emmagasiné de chaleur... Pour vous dire à quelle point l'eau est chaude, nous nous sommes brûlés les jambes.
Après une heure de descente, petit casse croûte et départ pour Keflavik à environ 1h de route, et le fameux Blue Lagoon. Alors le Blue Lagoon... comptez 35 euros par personne pour l'entrée de base en réservant sur internet, sinon c'est 40 euros. Le site est excentré de la ville, à environ 20min, indiqué, vous ne pouvez pas le rater. Nous l'avons fait de nuit, mais nous avons pu deviner la couleur irréelle de l'eau, un bleu turquoise laiteux. L'eau est beaucoup moins chaude que la Hot River, environ 37 degrés, avec des courants plus ou moins chauds. Beaucoup de monde. Nous avons passé un moment très agréable, mais quand nous repartirons en Islande, nous ne le referons pas. Mais c'est à faire une fois! La fin est proche et nous nous dirigeons vers notre dernier hôtel, le "Start Keflavik Airport", situé en bordure de la ville, à 10min de l'aéroport. Très bon hôtel encore une fois, avec coin cuisine et tout ce dont on peut avoir besoin. Nous avons lavé la voiture, non sans peine car trouver une station de lavage en hiver (elles sont fermées à cause de l'eau qui gèle dans les tuyaux) n'a pas été simple...
Mardi 22 : the end...
Nous déposons la voiture à l'agence, le responsable fait le tour et tout est bon, nous ramassons nos sacs et allons attendre à l'aéroport notre avion...en nous disant que même si nous n'avons pas vu d'aurores boréales, nous en avons pris plein les yeux!!
Détails pratiques : en hiver (décembre : il fait jour de 10h30 environ à 16h)
-louer un 4X4 (testé et approuvé) est préférable mêmes si toutes les voitures sont équipées de pneus cloutés. -attention au stationnement dans les grandes villes, c'est payant -un thermos de thé bien chaud qui vous suit toute la journée sera plus que bienvenu - réservez vos excursions bien à l'avance si vous voulez être sur d'avoir de la place (Skaftafell dans notre cas) - vêtements bien chauds, et imperméables - attention à l'ensoleillement, ne pas s'aventurer trop tard dans des ballades, la nuit tombe tôt et vite - bien anticiper l'éphéméride pour profiter au maximum de votre journée - emmener une raclette pour les pare-brises gelés - le coup de la vie est très cher en Islande! - pour les courses nous vous conseillons l'enseigne "Bonus", le petit cochon rose, on trouve tout ce dont on peut avoir besoin sans être difficile - prenez des lampes frontales ou de poche, et gardez les avec vous et/ou à portée de main si vous avez un doute pour la nuit - enlevez vos chaussures quand vous entrez dans un hôtel ou restaurant - bien regarder le fonctionnement des stations essences, on choisit le montant que l'on veut mettre dans le réservoir, puis on se sert. Le surplus n'est pas remboursé (ou on a pas trouvé). - retirez de l'argent dans les grandes villes si vous ne payez pas par carte bancaire. - pour les aurores boréales, consulter la météo tous les jours (le site : en.vedur.is), et ne pas hésiter à demander dans les hôtels
N'hésitez pas à poser vos questions, on essaiera d'y répondre le plus possible!! Et bonne année à toutes et à tous, qu'elle soit faite de voyage et rien d'autre!

Islande: faire les fjords de l'Ouest ou pas?
Bonjour à tous,
je suis en train de finaliser notre parcours (2 adultes avec 2 ados) pour l'été prochain: 18 jours en road-trip partant par le sud et revenant par le nord.
Pour le moment nous arrivons à Hvammstangi en 11 nuits, et avons la fin de réservée : 2 nuits dans le Snaefellsnes et 2 nuits à Reykjavik pour finir (avion à 6h du matin, donc il faut être prêt 😉).
Du coup nous hésitons à faire ou pas les fjords de l'ouest. En théorie nous avons 2 nuitées à notre disposition, mais encore faut-il trouver un hébergement. J'ai peur que cela se transforme en un long , joli mais ennuyeux périble avec des heures de routes et peu de choses "tangibles" à voir (les oiseaux à la pointe et une cascade). L'autre alternative serait de rajouter une nuit dans le Snaefellsnes et une dans le nord, pour avoir un peu plus de temps sur place, mais cela au prix de ne pas aller à Látrabjarg.
Quelqu'un aurait-il un avis ?
Merci de votre aide Jean-Luc
je suis en train de finaliser notre parcours (2 adultes avec 2 ados) pour l'été prochain: 18 jours en road-trip partant par le sud et revenant par le nord.
Pour le moment nous arrivons à Hvammstangi en 11 nuits, et avons la fin de réservée : 2 nuits dans le Snaefellsnes et 2 nuits à Reykjavik pour finir (avion à 6h du matin, donc il faut être prêt 😉).
Du coup nous hésitons à faire ou pas les fjords de l'ouest. En théorie nous avons 2 nuitées à notre disposition, mais encore faut-il trouver un hébergement. J'ai peur que cela se transforme en un long , joli mais ennuyeux périble avec des heures de routes et peu de choses "tangibles" à voir (les oiseaux à la pointe et une cascade). L'autre alternative serait de rajouter une nuit dans le Snaefellsnes et une dans le nord, pour avoir un peu plus de temps sur place, mais cela au prix de ne pas aller à Látrabjarg.
Quelqu'un aurait-il un avis ?
Merci de votre aide Jean-Luc
Accès au site Landmannalaugar
Bonjour,
Je prépare un séjour en Islande du 2 au 18 juillet 2016 pour 6 adultes. Nous nous déplacerons en 4X4 mais nous ne sommes pas non plus des "pro" de ce genre de véhicule et ne recherchons surtout pas nous provoquer des frayeurs ... C'est pourquoi , je viens vers vous tous pour demander conseil. Dans les tous premiers jours de notre voyage, en partant de Selfoss, nous voudrions atteindre le Landmannalaugar par la 32 puis la F26 et enfin la F208. Pour le retour, après une petite randonnée , nous aurions bien aimé poursuivre la F208 pour atteindre Vik en passant par Eldgja et la route 1. Mais il me semble avoir lu au début de mes recherches que la F208 était une piste difficile vers Eldgja. Ai-je bien lu ? Si c'est le cas, ne faudrait-il pas mieux redescendre vers Hella en empruntant la F225 puis la F26 ? Que pensez-vous de mes choix en terme de sécurité , en terme de paysages ?
Au plaisir de vous lire ! Bien cordialement, Lorraine78
Je prépare un séjour en Islande du 2 au 18 juillet 2016 pour 6 adultes. Nous nous déplacerons en 4X4 mais nous ne sommes pas non plus des "pro" de ce genre de véhicule et ne recherchons surtout pas nous provoquer des frayeurs ... C'est pourquoi , je viens vers vous tous pour demander conseil. Dans les tous premiers jours de notre voyage, en partant de Selfoss, nous voudrions atteindre le Landmannalaugar par la 32 puis la F26 et enfin la F208. Pour le retour, après une petite randonnée , nous aurions bien aimé poursuivre la F208 pour atteindre Vik en passant par Eldgja et la route 1. Mais il me semble avoir lu au début de mes recherches que la F208 était une piste difficile vers Eldgja. Ai-je bien lu ? Si c'est le cas, ne faudrait-il pas mieux redescendre vers Hella en empruntant la F225 puis la F26 ? Que pensez-vous de mes choix en terme de sécurité , en terme de paysages ?
Au plaisir de vous lire ! Bien cordialement, Lorraine78
Questions itinéraires, pourboires, cadeaux - Namibie
A 2 mois du départ, j'ai encore pas mal de questions que je vous soumets ci-dessous :
1) Entre Mariental (Bagatelle Kalahari game ranch) et Sesriem (Hoodia desert lodge), Google propose 2 itinéraires :
a) par la C19, 300km, 4h32 b) par la D1254 + D860 + C14 + D854, 302km, 4h52
Quel est selon vous l'itinéraire présentant le plus d'intérêt (paysages, état de la route ou piste, endroits où s'arrêter pour visiter ou pique-niquer) ?
2) On avait prévu faire la balade en montgolfière au matin en partant de Sesriem mais, plus de place !
En dehors de l'arrêt traditionnel à Solitaire "Apefstrudelland" Y a t-il quelque chose à faire ou à visiter entre Sesriem et Rostock Ritz, sachant que l'on peut se lever tôt, qu'il y a 2h de route et l'on doit être impérativement au lodge avant 15h (game drive réservé) ?
3) Après Rostock Ritz, pour rejoindre Swakopmund, je ne sais pas encore si l'on fera :
a) Rostock Ritz Desert Lodge > Swakopmund en passant par la D1998 + 1985 pour rejoindre la C28 en visitant Bloetkoppje : - C'est surtout pour éviter la C14 et visiter Bloetkoppje . - Est-ce que l'on est couvert par l'assurance du loueur sur cette piste ? - Cela fait arriver plus tard à Swakop. Est-ce que la ville est sympa a visiter en soirée ?
b) Rostock Ritz Desert Lodge > Swakopmund par la route classique (C14 M36) via Walvis Bay. - C'est surtout pour voir les flamands roses à Walvis. le lendemain lors de la balade en mer Mola Mola, je ne sais pas on a l'occasion d'en voir ? Quelqu'un peut m'éclairer ?
c) Rostock Ritz Desert Lodge > Swakopmund direct via Walvis bay MAIS avec un détour par la D1998 et D1982. - Est-ce que ces deux routes méritent un détour (environ 30' de plus) ?
4) Arbres à Carquois : - Est-ce que l'on peut en voir sur la route entre Mariental et Sesriem ou entre Sesriem et Walvis bay ? - Est-ce qu'il y a des endroits pour s'arrêter ?
5) Pourboires : J'ai lu dans les post que l'on donnait 1/2 NAD pour garder une auto, servir de l'essence ... - Mais quid des pourboires des serveurs ? - Quid des pourboires aux chauffeurs des game drive ? - Des guides dans les lodges ? - Pour les porteurs de valises ?
6) Est-ce que cela se fait de donner des cadeaux aux enfants, aux familles ? - et si oui quoi ? - Vêtements (plutôt Tee shirt ou polaires ?), accessoires, jouets ? - Aux Himbas ? aux San ? aux autres personnes croisées sur les chemins ?
7) Un truc tout bête que je n'ai pas vérifié, j'aurais peut-être du : - Est-ce que certains Hillux ont des toits ouvrants (sans les tentes au dessus bien sur ! 🤪 ) ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés
1) Entre Mariental (Bagatelle Kalahari game ranch) et Sesriem (Hoodia desert lodge), Google propose 2 itinéraires :
a) par la C19, 300km, 4h32 b) par la D1254 + D860 + C14 + D854, 302km, 4h52
Quel est selon vous l'itinéraire présentant le plus d'intérêt (paysages, état de la route ou piste, endroits où s'arrêter pour visiter ou pique-niquer) ?
2) On avait prévu faire la balade en montgolfière au matin en partant de Sesriem mais, plus de place !
En dehors de l'arrêt traditionnel à Solitaire "Apefstrudelland" Y a t-il quelque chose à faire ou à visiter entre Sesriem et Rostock Ritz, sachant que l'on peut se lever tôt, qu'il y a 2h de route et l'on doit être impérativement au lodge avant 15h (game drive réservé) ?
3) Après Rostock Ritz, pour rejoindre Swakopmund, je ne sais pas encore si l'on fera :
a) Rostock Ritz Desert Lodge > Swakopmund en passant par la D1998 + 1985 pour rejoindre la C28 en visitant Bloetkoppje : - C'est surtout pour éviter la C14 et visiter Bloetkoppje . - Est-ce que l'on est couvert par l'assurance du loueur sur cette piste ? - Cela fait arriver plus tard à Swakop. Est-ce que la ville est sympa a visiter en soirée ?
b) Rostock Ritz Desert Lodge > Swakopmund par la route classique (C14 M36) via Walvis Bay. - C'est surtout pour voir les flamands roses à Walvis. le lendemain lors de la balade en mer Mola Mola, je ne sais pas on a l'occasion d'en voir ? Quelqu'un peut m'éclairer ?
c) Rostock Ritz Desert Lodge > Swakopmund direct via Walvis bay MAIS avec un détour par la D1998 et D1982. - Est-ce que ces deux routes méritent un détour (environ 30' de plus) ?
4) Arbres à Carquois : - Est-ce que l'on peut en voir sur la route entre Mariental et Sesriem ou entre Sesriem et Walvis bay ? - Est-ce qu'il y a des endroits pour s'arrêter ?
5) Pourboires : J'ai lu dans les post que l'on donnait 1/2 NAD pour garder une auto, servir de l'essence ... - Mais quid des pourboires des serveurs ? - Quid des pourboires aux chauffeurs des game drive ? - Des guides dans les lodges ? - Pour les porteurs de valises ?
6) Est-ce que cela se fait de donner des cadeaux aux enfants, aux familles ? - et si oui quoi ? - Vêtements (plutôt Tee shirt ou polaires ?), accessoires, jouets ? - Aux Himbas ? aux San ? aux autres personnes croisées sur les chemins ?
7) Un truc tout bête que je n'ai pas vérifié, j'aurais peut-être du : - Est-ce que certains Hillux ont des toits ouvrants (sans les tentes au dessus bien sur ! 🤪 ) ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés
Et découvrir Reykjavik en hiver...
Bonjour,
J'ai eu la chance de découvrir Reykjavik durant quatre jours fin novembre/début décembre 2014, et je voulais partager avec vous ici le récit de ce séjour inoubliable... en espérant que cela décide certains à sauter le pas et à partir à la découverte de l'Islande en hiver. Certes, il fait (souvent) nuit et il fait froid, mais c'est trop bien quand même...;-) J'ai inséré quelques photos dans le texte histoire de vous donner un aperçu des endroits et des paysages traversés, si vous voulez en voir plus c'est par ici : http://smilingaroundtheworld.com/category/islande/
=== J1 - Départ pour Reykjavik
Je ne sais plus exactement comment nous en sommes arrivés à cette idée. Certainement un mélange subtil entre les newsletters Icelandair que nous recevons depuis un moment, associées à notre rêve conjoint d’aurores boréales et de beau voyage pour la fin 2014… De fil en aiguille l’idée a fait son chemin, et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés installés dans un avion - décoré de branches de sapin et passant de la musique islandaise ! - en direction de Reykjavik, puis NYC grâce aux billets combinés d'Icelandair (ces billets permettent, sans augmentation du tarif, de s'arrêter entre 1 et 7 nuits en Islande lors d'un vol transatlantique).
Dès notre arrivée à Reykjavik nous sommes saisis par le froid, on a bien fait de s’équiper ! Une petite heure de bus plus tard, nous déposons nos bagages dans le studio que nous avons loué dans le centre-ville. Il est petit mais bien agencé et très cosy, il nous fait penser à une maison troglodyte avec ses murs biscornus blanchis à la chaux.
Nous ne nous attardons pas à l’intérieur et nous partons rapidement à la découverte de Reykjavik. La capitale la plus septentrionale du monde nous plaît tout de suite. On a d’ailleurs du mal à croire que nous sommes au cœur d’une capitale, tant Reykjavik dégage un charme paisible… La plupart des gens (en tout cas dans le centre où nous nous trouvons) semblent habiter dans des maisons individuelles, en tôle et/ou en bois peint. Il y a très peu d’immeubles, en revanche le nombre de boutiques et de restos est impressionnant. Nous attaquons immédiatement le lèche-vitrines… Pulls en laine, déco de Noël, chants islandais, tout cela nous met dans l’ambiance !
Nous nous installons pour dîner au Svarta Kaffi, dans un café-restaurant dont la spécialité est la soupe. Ils cuisinent chaque soir deux grandes marmites de soupe, l’une végétarienne et l’autre à la viande, et les servent dans des miches de pain creusées. C’est exactement ce dont nous avions besoin pour nous réchauffer !
Nous terminons cette première soirée islandaise par une petite balade digestive jusqu’au front de mer, à la recherche des aurores boréales. C’est bien trop couvert pour que nous puissions voir quelque chose, dommage ! Par contre nous découvrons le Solfar (ou Voyageur du Soleil), une grande sculpture métallique en forme de drakkar.
J2 - Reykjavik
Nous passons une bonne nuit dans l’appartement, qui s’avère effectivement très douillet. Lorsque nous nous réveillons le lendemain matin il pleut, mais ce n’est pas cela qui va nous arrêter ! Il est près de 10H et le jour se lève à peine, bienvenue en Islande… Nous poursuivons notre découverte du centre-ville, et nous flânons dans les petites rues. Nous tombons sur LA boutique de tricots islandais, remplie de pulls, d’écharpes et de gants en laine du sol au plafond… chaque pièce ou presque étant tricotée par une mamie différente, dont le nom est indiqué sur l’étiquette. C’est absolument hors de prix (autour de 100 euros pour un pull), et en plus ça a l’air de bien gratter, bref, on résiste sans mal.
Nous nous baladons jusqu’à l’hôtel de ville, construit au bord d’un lac où des canards s’en donnent à cœur joie malgré les trombes d’eau qui tombent du ciel. Un chemin en fait le tour et permet de rejoindre le musée national où nous nous abritons un moment histoire de nous réchauffer, entre le vent et la pluie on commence à être gelés. Nous avons pourtant fait la techniques de l’oignon, mon conjoint a 5 couches et moi 4, dont un double manteau ^^. Dans le même coin de Reykjavik se trouve l’ancien cimetière, très paisible avec ses tombes anciennes bordées d’arbre, et la maison nordique qui regroupe des salles d’expo, un resto et une bibliothèque contenant des livres scandinaves dans les diverses langues de la région. Nous sommes séduits par ce principe, c’est juste dommage qu’il n’y ait rien de rien en anglais !
Nous déjeunons au Hamborgarabulla Tomasar, un petit resto de burgers à côté du port. Ce resto, comme celui des soupes d’hier soir, fait partie de nos bonnes découvertes culinaires à Reykjavik… L’ambiance est à la bonne franquette, on commande au bar avant de s’installer sur l’un des comptoirs ou des tables pour se régaler de burgers et de frites. Végé ou viande, il y en a pour tous les goûts, et la déco tout comme la musique sont très sympas.
Nous filons ensuite au supermarché, où nous faisons quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain. Nous faisons le plein de Skyr, un yaourt islandais archi-consistant dont nous nous régalerons tout le long du séjour. C’est drôle car ce n’est pas comme en France où il n’y a que les vitrines qui sont réfrigérées, là c’est la pièce entière avec les yaourts etc qui est en fait une chambre froide !

Après nos petites courses nous nous rentrons tout doux vers la maison, en profitant encore du charme des petites rues et des boutiques de Reykjavik… Nous découvrons notamment une adorable boutique de décorations de Noël, dur dur de résister mais c’est hors de prix. Nous voulions ensuite faire un saut à la piscine municipale, avec ses bains chauds d’eau thermale, mais elle est sur le point de fermer. Tant pis, ce sera pour une autre fois ! Le soir nous retentons notre chance pour les aurores boréales, mais c'est peine perdue.
J3 - Entre Cercle d’Or et Blue Lagoon
Aujourd’hui est un grand jour, puisque nous avons réservé une voiture afin de partir à la découverte du Cercle d’Or, un itinéraire d’environ 300km incluant plusieurs des nombreuses merveilles naturelles que compte l’Islande.
C'est de nuit et sous la neige que nous prenons la route. Passées les premières minutes toujours un peu stressantes où l’on doit s’habituer à la voiture - et sortir de Reykjavik, ce qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser (je vous épargne le récit de notre demi-tour dans une entrée de ferme sous le regard ahuri des chevaux…) - on profite à fond de notre petit road-trip, et on attaque la route avec la radio à fond, c’est top !! Les routes sont étonnamment peu déneigées et nous sommes bien contents d’avoir des pneus neige. Globalement ici tout le monde en est équipé, et certains 4x4 ressemblent à des mastodontes avec leurs énoooormes pneus.

Nous commençons par nous arrêter brièvement à l’entrée du parc national du Þingvellir, histoire d’admirer plus tranquillement qu’en conduisant le paysage d’une spectaculaire aridité qui s’étale devant nous. Aussi loin que nos yeux puissent porter, tout n’est que neige, pierre et eau glacée, et le sol se confond avec l’horizon. C’est superbe… Par contre il fait froid, froid, froid, on frôle les -10°C !
Nous traversons le parc (on y reviendra ce soir) et poursuivons notre route jusqu’à Gulfoss, les chutes d’eau réputées être les plus spectaculaires d’Islande. Toute une histoire est liée à ces chutes, qui faillirent bien être totalement modifiées afin de servir de source d’énergie à une centrale électrique. Sigridur Tomasdottir, la fille du fermier propriétaire des terres, lutta sans relâche pour obtenir l’annulation du contrat –allant jusqu’à menacer de se jeter dans les chutes ! -, et finit par obtenir grain de cause. C’est une bonne chose, car cela aurait été vraiment dommage que ces magnifiques chutes soient abîmées… Sur deux niveaux, des dizaines de petites chutes se rejoignent en une énorme chute, le tout dans un paysage glacé digne de Frozen… En effet, il fait tellement froid que les embruns dégagés par les chutes se sont solidifiés en glace sur les barrières et les branches des arbres, c’est impressionnant. En tout cas, c’est la première fois de ma vie qu’après 3-4 photos je dois remettre mes gants en urgence tellement le froid et le vent sont mordants. Nous passons près d’une heure à admirer les chutes depuis les différents chemins et points de vue, on se gèle mais on adore !!
Nous reprenons ensuite rapidement la route – la durée du jour étant ce qu’elle est, il ne faut pas trop traîner si on veut voir les autres sites. Notre arrêt suivant est pour le geyser Strokkur, qui jaillit toutes les 5 minutes à près de 30m de haut. Contrairement au geyser que nous avions vu en Nouvelle- Zélande, ici nous pouvons nous approcher très près… Tellement près que je fais un bond en arrière lorsque sans crier gare le geyser explose sous notre nez ! Avec le recul je réalise qu’on ne risquait rien (nous étions bien sûr restés derrière les barrières de sécurité), mais sur le coup je dois dire que mon cœur a raté un battement tellement j’ai été surprise ! Ce geyser fait partie d’un grand champ géothermal où l’on peut se balader entre petits cours d’eau brûlante et mares bouillonnantes. Un peu plus loin se trouve le geyser Geysir, qui a donné son nom au phénomène… Celui-ci ne pulse que deux fois par jour, à près de 80m de haut. Nous n’aurons hélas pas la chance de le voir, mais le Strokkur est déjà très impressionnant.
Nous continuons la route sous la neige, qui s’est remise à tomber dans l’intervalle. Notre dernier arrêt de ce petit road-trip dans le cercle d’or est pour le parc national du Þingvellir, rapidement traversé ce matin à l’aller. Ce site est important à plusieurs titres c’est tout d’abord un lieu historique important, puisque c’est à cet endroit qu’a été créé le premier parlement au monde, en 930 après JC. Ensuite, nous sommes à cet endroit entre les plaques tectoniques américaine et eurasienne, et l’on peut voir distinctement la faille qui les sépare… voire plonger dedans en été, car elle traverse aussi le lac du parc. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour aller voir la faille, et faire quelques pas dedans… C’est hallucinant, nous n’avions jamais vu quelque chose comme cela ! Il y a très peu de monde et cela renforce l’impression de bout du monde et de désolation que nous avons ici. On se sent vraiment petits face à la nature… Il y a des tas de belles balades à faire en été dans ce parc, il faudra revenir !
C’est de nuit que nous reprenons la route pour Reykjavik. Le trajet nous semble plus rapide qu’à l’aller, et c’est une bonne chose car notre vadrouille du jour ne s’arrête pas dans la capitale islandaise… Nous traversons Reykjavik et continuons – non sans quelques grosses barrées difficultés liées au fléchage nullissime – en direction du Blue Lagoon. Ce grand complexe géothermal en plein air faisait partie de nos objectifs islandais, et nous nous décomposons lorsqu’à cinq kilomètres de notre destination nous nous retrouvons pris dans une tempête de grêle… Heureusement cela ne dure pas et nous pouvons barboter durant près de deux heures dans ce grand bassin fumant aux eaux laiteuses… La partie la plus difficile de l’opération, ce sont les dix mètres qui séparent la porte des vestiaires du bassin, il doit faire -10°C et il y a de la neige par terre ! Entre deux barbotages nous testons le hammam et le sauna, et je me tartine de silice en libre-service… Le bonheur :-)
C’est totalement détendus (mais crevés !) que nous reprenons la route pour Reykjavik… Voilà une journée bien remplie et riche en découvertes, j’aime !
J4 - Reykjavik et départ
Le temps passe vite en bonne compagnie (et dans de beaux endroits ;-)), et aujourd'hui est déjà notre dernière journée à Reykjavik ! L'air s'est (un peu) réchauffé, et toute la neige a fondu dans la nuit, pour un peu on croirait avoir rêvé...
Nous commençons par aller voir de plus près l'originale cathédrale, qui se dresse telle une fusée prête à décoller dans le ciel de Reykjavik. L’intérieur est très lumineux et nous tombons au beau milieu de la répétition de l'organiste. C'est très joli, nous passons un bon moment à l'écouter. Nous prenons ensuite l'ascenseur jusqu'au sommet de la tour, d'où nous avons une vue à 360°C sur Reykjavik. Côté mer nous reconnaissons bien les lieux avec le petit lac et les rues aux maisons colorées descendant jusqu'au port, de l'autre côté c'est le quartier plus "excentré" que nous n'avons pas eu le temps de parcourir cette fois, ce sera pour notre prochain voyage en Islande !


Nous passons nos dernières heures à flâner dans le centre-ville, entrant de-ci de-là dans quelques boutiques qui nous font de l’œil, nous posant dans un café le temps de partager une gaufre... Il y a beaucoup de street art à Reykjavik et nous prenons plaisir à admirer plusieurs façades vraiment originales.

De retour à l’appartement nous n'arrivons pas à remettre la clé dans la boîte sécurisée de la propriétaire, le code a changé, du coup on se contente de cacher la clé et de la prévenir par texto ! Nous attrapons de justesse le bus pour l'aéroport. C'est drôle car nous reprenons exactement le même chemin que celui que nous avions pris hier voir en voiture pour aller au Blue Lagoon, et nous reconnaissons bien les lieux. Nous quittons l’Islande sans avoir vu d’aurores boréales… nous sommes un peu déçus, mais bon, c’est le jeu, et ça nous fera une bonne excuse – si tant est que nous ayons besoin d’une excuse ! – pour retourner dans le coin -) Nous sommes en tout cas très emballés par tout ce que nous avons découvert lors de ce bref séjour... Il y a plein de choses à faire à Reykjavik et dans ses environs, et en été comme en hiver vous trouverez facilement de quoi vous occuper ! Nous avons notamment repéré à partir du printemps des sorties en bateau pour observer les baleines et les macareux, nous gardons ça dans un coin de tête...
J'ai eu la chance de découvrir Reykjavik durant quatre jours fin novembre/début décembre 2014, et je voulais partager avec vous ici le récit de ce séjour inoubliable... en espérant que cela décide certains à sauter le pas et à partir à la découverte de l'Islande en hiver. Certes, il fait (souvent) nuit et il fait froid, mais c'est trop bien quand même...;-) J'ai inséré quelques photos dans le texte histoire de vous donner un aperçu des endroits et des paysages traversés, si vous voulez en voir plus c'est par ici : http://smilingaroundtheworld.com/category/islande/
=== J1 - Départ pour Reykjavik
Je ne sais plus exactement comment nous en sommes arrivés à cette idée. Certainement un mélange subtil entre les newsletters Icelandair que nous recevons depuis un moment, associées à notre rêve conjoint d’aurores boréales et de beau voyage pour la fin 2014… De fil en aiguille l’idée a fait son chemin, et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés installés dans un avion - décoré de branches de sapin et passant de la musique islandaise ! - en direction de Reykjavik, puis NYC grâce aux billets combinés d'Icelandair (ces billets permettent, sans augmentation du tarif, de s'arrêter entre 1 et 7 nuits en Islande lors d'un vol transatlantique).
Dès notre arrivée à Reykjavik nous sommes saisis par le froid, on a bien fait de s’équiper ! Une petite heure de bus plus tard, nous déposons nos bagages dans le studio que nous avons loué dans le centre-ville. Il est petit mais bien agencé et très cosy, il nous fait penser à une maison troglodyte avec ses murs biscornus blanchis à la chaux.
Nous ne nous attardons pas à l’intérieur et nous partons rapidement à la découverte de Reykjavik. La capitale la plus septentrionale du monde nous plaît tout de suite. On a d’ailleurs du mal à croire que nous sommes au cœur d’une capitale, tant Reykjavik dégage un charme paisible… La plupart des gens (en tout cas dans le centre où nous nous trouvons) semblent habiter dans des maisons individuelles, en tôle et/ou en bois peint. Il y a très peu d’immeubles, en revanche le nombre de boutiques et de restos est impressionnant. Nous attaquons immédiatement le lèche-vitrines… Pulls en laine, déco de Noël, chants islandais, tout cela nous met dans l’ambiance !

Nous nous installons pour dîner au Svarta Kaffi, dans un café-restaurant dont la spécialité est la soupe. Ils cuisinent chaque soir deux grandes marmites de soupe, l’une végétarienne et l’autre à la viande, et les servent dans des miches de pain creusées. C’est exactement ce dont nous avions besoin pour nous réchauffer !
Nous terminons cette première soirée islandaise par une petite balade digestive jusqu’au front de mer, à la recherche des aurores boréales. C’est bien trop couvert pour que nous puissions voir quelque chose, dommage ! Par contre nous découvrons le Solfar (ou Voyageur du Soleil), une grande sculpture métallique en forme de drakkar.

J2 - Reykjavik
Nous passons une bonne nuit dans l’appartement, qui s’avère effectivement très douillet. Lorsque nous nous réveillons le lendemain matin il pleut, mais ce n’est pas cela qui va nous arrêter ! Il est près de 10H et le jour se lève à peine, bienvenue en Islande… Nous poursuivons notre découverte du centre-ville, et nous flânons dans les petites rues. Nous tombons sur LA boutique de tricots islandais, remplie de pulls, d’écharpes et de gants en laine du sol au plafond… chaque pièce ou presque étant tricotée par une mamie différente, dont le nom est indiqué sur l’étiquette. C’est absolument hors de prix (autour de 100 euros pour un pull), et en plus ça a l’air de bien gratter, bref, on résiste sans mal.
Nous nous baladons jusqu’à l’hôtel de ville, construit au bord d’un lac où des canards s’en donnent à cœur joie malgré les trombes d’eau qui tombent du ciel. Un chemin en fait le tour et permet de rejoindre le musée national où nous nous abritons un moment histoire de nous réchauffer, entre le vent et la pluie on commence à être gelés. Nous avons pourtant fait la techniques de l’oignon, mon conjoint a 5 couches et moi 4, dont un double manteau ^^. Dans le même coin de Reykjavik se trouve l’ancien cimetière, très paisible avec ses tombes anciennes bordées d’arbre, et la maison nordique qui regroupe des salles d’expo, un resto et une bibliothèque contenant des livres scandinaves dans les diverses langues de la région. Nous sommes séduits par ce principe, c’est juste dommage qu’il n’y ait rien de rien en anglais !
Nous déjeunons au Hamborgarabulla Tomasar, un petit resto de burgers à côté du port. Ce resto, comme celui des soupes d’hier soir, fait partie de nos bonnes découvertes culinaires à Reykjavik… L’ambiance est à la bonne franquette, on commande au bar avant de s’installer sur l’un des comptoirs ou des tables pour se régaler de burgers et de frites. Végé ou viande, il y en a pour tous les goûts, et la déco tout comme la musique sont très sympas.
Nous filons ensuite au supermarché, où nous faisons quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain. Nous faisons le plein de Skyr, un yaourt islandais archi-consistant dont nous nous régalerons tout le long du séjour. C’est drôle car ce n’est pas comme en France où il n’y a que les vitrines qui sont réfrigérées, là c’est la pièce entière avec les yaourts etc qui est en fait une chambre froide !

Après nos petites courses nous nous rentrons tout doux vers la maison, en profitant encore du charme des petites rues et des boutiques de Reykjavik… Nous découvrons notamment une adorable boutique de décorations de Noël, dur dur de résister mais c’est hors de prix. Nous voulions ensuite faire un saut à la piscine municipale, avec ses bains chauds d’eau thermale, mais elle est sur le point de fermer. Tant pis, ce sera pour une autre fois ! Le soir nous retentons notre chance pour les aurores boréales, mais c'est peine perdue.
J3 - Entre Cercle d’Or et Blue Lagoon
Aujourd’hui est un grand jour, puisque nous avons réservé une voiture afin de partir à la découverte du Cercle d’Or, un itinéraire d’environ 300km incluant plusieurs des nombreuses merveilles naturelles que compte l’Islande.
C'est de nuit et sous la neige que nous prenons la route. Passées les premières minutes toujours un peu stressantes où l’on doit s’habituer à la voiture - et sortir de Reykjavik, ce qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser (je vous épargne le récit de notre demi-tour dans une entrée de ferme sous le regard ahuri des chevaux…) - on profite à fond de notre petit road-trip, et on attaque la route avec la radio à fond, c’est top !! Les routes sont étonnamment peu déneigées et nous sommes bien contents d’avoir des pneus neige. Globalement ici tout le monde en est équipé, et certains 4x4 ressemblent à des mastodontes avec leurs énoooormes pneus.

Nous commençons par nous arrêter brièvement à l’entrée du parc national du Þingvellir, histoire d’admirer plus tranquillement qu’en conduisant le paysage d’une spectaculaire aridité qui s’étale devant nous. Aussi loin que nos yeux puissent porter, tout n’est que neige, pierre et eau glacée, et le sol se confond avec l’horizon. C’est superbe… Par contre il fait froid, froid, froid, on frôle les -10°C !
Nous traversons le parc (on y reviendra ce soir) et poursuivons notre route jusqu’à Gulfoss, les chutes d’eau réputées être les plus spectaculaires d’Islande. Toute une histoire est liée à ces chutes, qui faillirent bien être totalement modifiées afin de servir de source d’énergie à une centrale électrique. Sigridur Tomasdottir, la fille du fermier propriétaire des terres, lutta sans relâche pour obtenir l’annulation du contrat –allant jusqu’à menacer de se jeter dans les chutes ! -, et finit par obtenir grain de cause. C’est une bonne chose, car cela aurait été vraiment dommage que ces magnifiques chutes soient abîmées… Sur deux niveaux, des dizaines de petites chutes se rejoignent en une énorme chute, le tout dans un paysage glacé digne de Frozen… En effet, il fait tellement froid que les embruns dégagés par les chutes se sont solidifiés en glace sur les barrières et les branches des arbres, c’est impressionnant. En tout cas, c’est la première fois de ma vie qu’après 3-4 photos je dois remettre mes gants en urgence tellement le froid et le vent sont mordants. Nous passons près d’une heure à admirer les chutes depuis les différents chemins et points de vue, on se gèle mais on adore !!

Nous reprenons ensuite rapidement la route – la durée du jour étant ce qu’elle est, il ne faut pas trop traîner si on veut voir les autres sites. Notre arrêt suivant est pour le geyser Strokkur, qui jaillit toutes les 5 minutes à près de 30m de haut. Contrairement au geyser que nous avions vu en Nouvelle- Zélande, ici nous pouvons nous approcher très près… Tellement près que je fais un bond en arrière lorsque sans crier gare le geyser explose sous notre nez ! Avec le recul je réalise qu’on ne risquait rien (nous étions bien sûr restés derrière les barrières de sécurité), mais sur le coup je dois dire que mon cœur a raté un battement tellement j’ai été surprise ! Ce geyser fait partie d’un grand champ géothermal où l’on peut se balader entre petits cours d’eau brûlante et mares bouillonnantes. Un peu plus loin se trouve le geyser Geysir, qui a donné son nom au phénomène… Celui-ci ne pulse que deux fois par jour, à près de 80m de haut. Nous n’aurons hélas pas la chance de le voir, mais le Strokkur est déjà très impressionnant.

Nous continuons la route sous la neige, qui s’est remise à tomber dans l’intervalle. Notre dernier arrêt de ce petit road-trip dans le cercle d’or est pour le parc national du Þingvellir, rapidement traversé ce matin à l’aller. Ce site est important à plusieurs titres c’est tout d’abord un lieu historique important, puisque c’est à cet endroit qu’a été créé le premier parlement au monde, en 930 après JC. Ensuite, nous sommes à cet endroit entre les plaques tectoniques américaine et eurasienne, et l’on peut voir distinctement la faille qui les sépare… voire plonger dedans en été, car elle traverse aussi le lac du parc. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour aller voir la faille, et faire quelques pas dedans… C’est hallucinant, nous n’avions jamais vu quelque chose comme cela ! Il y a très peu de monde et cela renforce l’impression de bout du monde et de désolation que nous avons ici. On se sent vraiment petits face à la nature… Il y a des tas de belles balades à faire en été dans ce parc, il faudra revenir !
C’est de nuit que nous reprenons la route pour Reykjavik. Le trajet nous semble plus rapide qu’à l’aller, et c’est une bonne chose car notre vadrouille du jour ne s’arrête pas dans la capitale islandaise… Nous traversons Reykjavik et continuons – non sans quelques grosses barrées difficultés liées au fléchage nullissime – en direction du Blue Lagoon. Ce grand complexe géothermal en plein air faisait partie de nos objectifs islandais, et nous nous décomposons lorsqu’à cinq kilomètres de notre destination nous nous retrouvons pris dans une tempête de grêle… Heureusement cela ne dure pas et nous pouvons barboter durant près de deux heures dans ce grand bassin fumant aux eaux laiteuses… La partie la plus difficile de l’opération, ce sont les dix mètres qui séparent la porte des vestiaires du bassin, il doit faire -10°C et il y a de la neige par terre ! Entre deux barbotages nous testons le hammam et le sauna, et je me tartine de silice en libre-service… Le bonheur :-)
C’est totalement détendus (mais crevés !) que nous reprenons la route pour Reykjavik… Voilà une journée bien remplie et riche en découvertes, j’aime !
J4 - Reykjavik et départ
Le temps passe vite en bonne compagnie (et dans de beaux endroits ;-)), et aujourd'hui est déjà notre dernière journée à Reykjavik ! L'air s'est (un peu) réchauffé, et toute la neige a fondu dans la nuit, pour un peu on croirait avoir rêvé...
Nous commençons par aller voir de plus près l'originale cathédrale, qui se dresse telle une fusée prête à décoller dans le ciel de Reykjavik. L’intérieur est très lumineux et nous tombons au beau milieu de la répétition de l'organiste. C'est très joli, nous passons un bon moment à l'écouter. Nous prenons ensuite l'ascenseur jusqu'au sommet de la tour, d'où nous avons une vue à 360°C sur Reykjavik. Côté mer nous reconnaissons bien les lieux avec le petit lac et les rues aux maisons colorées descendant jusqu'au port, de l'autre côté c'est le quartier plus "excentré" que nous n'avons pas eu le temps de parcourir cette fois, ce sera pour notre prochain voyage en Islande !


Nous passons nos dernières heures à flâner dans le centre-ville, entrant de-ci de-là dans quelques boutiques qui nous font de l’œil, nous posant dans un café le temps de partager une gaufre... Il y a beaucoup de street art à Reykjavik et nous prenons plaisir à admirer plusieurs façades vraiment originales.

De retour à l’appartement nous n'arrivons pas à remettre la clé dans la boîte sécurisée de la propriétaire, le code a changé, du coup on se contente de cacher la clé et de la prévenir par texto ! Nous attrapons de justesse le bus pour l'aéroport. C'est drôle car nous reprenons exactement le même chemin que celui que nous avions pris hier voir en voiture pour aller au Blue Lagoon, et nous reconnaissons bien les lieux. Nous quittons l’Islande sans avoir vu d’aurores boréales… nous sommes un peu déçus, mais bon, c’est le jeu, et ça nous fera une bonne excuse – si tant est que nous ayons besoin d’une excuse ! – pour retourner dans le coin -) Nous sommes en tout cas très emballés par tout ce que nous avons découvert lors de ce bref séjour... Il y a plein de choses à faire à Reykjavik et dans ses environs, et en été comme en hiver vous trouverez facilement de quoi vous occuper ! Nous avons notamment repéré à partir du printemps des sorties en bateau pour observer les baleines et les macareux, nous gardons ça dans un coin de tête...
7 jours en Islande en février
Bonjour,
Nous décollons début février pour l'Islande pour un petit périple de 7 jours. Objectif : les aurores boréales, si le temps le permet bien sûr ! Nous allons réserver nos hébergements, mais ne nous inquiétons pas trop pour la disponibilité, cette période semble être peu chargée en touristes. Nous avons néanmoins quelques questions :
- nous sommes conscients des difficultés qui pourraient être liées aux conditions climatiques, et sommes plutôt partisan de "mieux visité" que "vite visité". 7 jours passant vite, est-il plus sage, à votre avis, de partir vers le nord (Myvatn) ou vers le sud ? Nous cherchons de beaux paysages plus que des baignades et des geysers...
- Existe-t-il de belles randonnées / balades / treks à effectuer à cette période ?
- les terminaux CB et distributeurs sont-ils courants dans le pays ? (je suppose que oui)
- nous nous intéressons à quelques activités, type chiens de traineaux ou motoneige. Connaissez vous des lieux particulièrement intéressants pour ce genre d'activités ? Les sorties motoneige sur les glaciers permettent-ils de voir des grottes de glace, etc. ?
- Certains d'entre vous ont certainement vécu la même chose : notre vol de retour s'effectue à 6h du matin. Comment s'organiser ? Dormir sur Reykjavik et rendre la voiture tôt le matin (est-ce seulement possible ?) ? Rendre la voiture la veille et rejoindre (par quel moyen ?) un hôtel/une auberge près de l'aéroport à Keflavik ?
En vous remerciant par avance !
Jonathan Notre blog : http://lamachineavoyages.nephele.fr/
Nous décollons début février pour l'Islande pour un petit périple de 7 jours. Objectif : les aurores boréales, si le temps le permet bien sûr ! Nous allons réserver nos hébergements, mais ne nous inquiétons pas trop pour la disponibilité, cette période semble être peu chargée en touristes. Nous avons néanmoins quelques questions :
- nous sommes conscients des difficultés qui pourraient être liées aux conditions climatiques, et sommes plutôt partisan de "mieux visité" que "vite visité". 7 jours passant vite, est-il plus sage, à votre avis, de partir vers le nord (Myvatn) ou vers le sud ? Nous cherchons de beaux paysages plus que des baignades et des geysers...
- Existe-t-il de belles randonnées / balades / treks à effectuer à cette période ?
- les terminaux CB et distributeurs sont-ils courants dans le pays ? (je suppose que oui)
- nous nous intéressons à quelques activités, type chiens de traineaux ou motoneige. Connaissez vous des lieux particulièrement intéressants pour ce genre d'activités ? Les sorties motoneige sur les glaciers permettent-ils de voir des grottes de glace, etc. ?
- Certains d'entre vous ont certainement vécu la même chose : notre vol de retour s'effectue à 6h du matin. Comment s'organiser ? Dormir sur Reykjavik et rendre la voiture tôt le matin (est-ce seulement possible ?) ? Rendre la voiture la veille et rejoindre (par quel moyen ?) un hôtel/une auberge près de l'aéroport à Keflavik ?
En vous remerciant par avance !
Jonathan Notre blog : http://lamachineavoyages.nephele.fr/
Ferry Danemark-Islande
Bonjour à tous,
Nous projetons de partir trois semaines en Islande en juillet 2015. Comme nous sommes équipés d'un camping-car nous aimerions effectuer la traversée Hirtshals (Danemark)-Seydisfjordur (Islande) par ferry.Durée du voyage 45 heures je crois avec un stop de 21 heures aux îles Féroé (Torshavn). Nous aimerions savoir si durant cette escale de 21 heures nous pourrions descendre du ferry pour visiter l'île ou si nous y serions obligatoirement confinés? Par ailleurs qu'elle sont les horaires et jours habituels de départ et d'arrivé (Hirtshals et Seydisfjordun). Ya t-il un site internet sur lequel j'aurais accès à ces informations? Quel est le prix d'un aller-retour pour deux personnes et un Camping-car (L=5 m et L= 2 m)? Est-ce posssible de réserver en ligne? Merci de vos réponses
Nous projetons de partir trois semaines en Islande en juillet 2015. Comme nous sommes équipés d'un camping-car nous aimerions effectuer la traversée Hirtshals (Danemark)-Seydisfjordur (Islande) par ferry.Durée du voyage 45 heures je crois avec un stop de 21 heures aux îles Féroé (Torshavn). Nous aimerions savoir si durant cette escale de 21 heures nous pourrions descendre du ferry pour visiter l'île ou si nous y serions obligatoirement confinés? Par ailleurs qu'elle sont les horaires et jours habituels de départ et d'arrivé (Hirtshals et Seydisfjordun). Ya t-il un site internet sur lequel j'aurais accès à ces informations? Quel est le prix d'un aller-retour pour deux personnes et un Camping-car (L=5 m et L= 2 m)? Est-ce posssible de réserver en ligne? Merci de vos réponses
Croisière Spitzberg - Groenland Est - Islande
Bonjour
La destination nous plait bien, elle englobe le Groenland de l'Est que nous avions envie de faire un jour et un peu du Spitzberg ou nous devions aller en juillet dernier, mais que j'ai du annuler. C'est Grands Espaces qui propose ce voyage sur l'Ortélius. Si vous avez navigué avec eux et/ou sur ce bateau pouvez vous me donner vos impressions ainsi que celles concernant les pays mentionnés. Merci Liliane
La destination nous plait bien, elle englobe le Groenland de l'Est que nous avions envie de faire un jour et un peu du Spitzberg ou nous devions aller en juillet dernier, mais que j'ai du annuler. C'est Grands Espaces qui propose ce voyage sur l'Ortélius. Si vous avez navigué avec eux et/ou sur ce bateau pouvez vous me donner vos impressions ainsi que celles concernant les pays mentionnés. Merci Liliane











