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Traversée de l'Asie Centrale est-ouest: formalités administratives et budget
bonjour,
je suis actuellement en inde et je me disais que de rentrer en europe par voie terrestre serait beaucoup plus original que de prendre l'avion. depart d'inde prevu vers mi-mai 2008. cependant plus je me renseigne plus les questions se multiplient...
1-quel budget, meme approximatif, faut-il prevoir pour effectuer la traversee depuis le pakistan jusqu'en turquie, en passant par les pays en -stan-. sachant que je me deplace avec les transports locaux, que je mange local, que je dors chez l'habitant ou dans des guest houses pas cheres et que je compte passer une dizaine de jours dans la plupart des pays, mais vraisemblablement environ 3 semaines en ouzbekistan.
2-faut-il toujours une lettre d'invitation pour le tadjikistan et le kazakstan?
3-l'ambassade francaise, notamment celle de delhi, fournit-elle actuellement la lettre de recommandation pour le pakistan?
4-peut-on obtenir l'autorisation de traverser la petite bande afghane qui separe le pakistan et le tadjiskistan a islamabad? ou faut-il se rendre a kaboul? passer par la chine est-il plus simple?
5-etant donne que l'euro est fort en ce moment, je pense plutot prendre des dollars. mais est-il preferable de partir avec beaucoup de liquide ou est-il possible de retirer de l'argent avec une carte bleue visa ou de changer des dollars dans ces differents pays (ATM ou guichet de banque)?
merci d'avance pour vos reponses et profitez intensement de chaque instant, en voyage ou non. yannick
1-quel budget, meme approximatif, faut-il prevoir pour effectuer la traversee depuis le pakistan jusqu'en turquie, en passant par les pays en -stan-. sachant que je me deplace avec les transports locaux, que je mange local, que je dors chez l'habitant ou dans des guest houses pas cheres et que je compte passer une dizaine de jours dans la plupart des pays, mais vraisemblablement environ 3 semaines en ouzbekistan.
2-faut-il toujours une lettre d'invitation pour le tadjikistan et le kazakstan?
3-l'ambassade francaise, notamment celle de delhi, fournit-elle actuellement la lettre de recommandation pour le pakistan?
4-peut-on obtenir l'autorisation de traverser la petite bande afghane qui separe le pakistan et le tadjiskistan a islamabad? ou faut-il se rendre a kaboul? passer par la chine est-il plus simple?
5-etant donne que l'euro est fort en ce moment, je pense plutot prendre des dollars. mais est-il preferable de partir avec beaucoup de liquide ou est-il possible de retirer de l'argent avec une carte bleue visa ou de changer des dollars dans ces differents pays (ATM ou guichet de banque)?
merci d'avance pour vos reponses et profitez intensement de chaque instant, en voyage ou non. yannick
Visa de trois mois pour le Kazakhstan
Salut!
Je prepare un voyage a velo de France vers la Chine et je suis en pleine recherche de visas.
Existe-t-il des agences qui fournissent un visa affaires de 3 mois pour le Kazakhstan? action-visas ne fournissent pas la lettre d'invitation.
Merci pour vos conseils! Arnaud.
Je prepare un voyage a velo de France vers la Chine et je suis en pleine recherche de visas.
Existe-t-il des agences qui fournissent un visa affaires de 3 mois pour le Kazakhstan? action-visas ne fournissent pas la lettre d'invitation.
Merci pour vos conseils! Arnaud.
Rallier la Thaïlande en fourgon aménagé avec un enfant?
Bonjour à tous !
je prépare un tour du monde en sac à dos depuis quelques, et depuis peu je me dirige de plus en plus vers un tour en voiture .
Est ce qu'un fourgon aménagé vous parait être un moyen possible ? Je ne compte pas faire du hors piste, donc puis je éviter d'acheter un 4X4 .
Je compte me rendre en Thailande avec, mais je ne connais pas l'état des routes alors est ce qu'un véhicule qui à 150000 Km au compteur peut tenir le coup ( type Vito Mercedes par Exemple !)
Comme on ne peut rentrer en Chine avec, est ce que le vendre en Thaîlande ou un pays voisin peut être une solution et continuer ensuite à pieds ? Ou le confier à quelqu'un ?
Dernière question : quelqu'un a t'il déjà fait ce type de voyage avec un enfant de 14 ans ?
Ca fait beaucoup de question, mais autant partir seul à l'aventure ne m'inquiète pas du tout, autant partir avec mon fils m'enchante et en même temps me fait un peu peur !
Merci d'avance pour vos avis et vos experiences !
1000 bravo à ce site et à ses adhérents sans qui je ne serai pas en train de préparer ce tour du monde !
Zoran.
je prépare un tour du monde en sac à dos depuis quelques, et depuis peu je me dirige de plus en plus vers un tour en voiture .
Est ce qu'un fourgon aménagé vous parait être un moyen possible ? Je ne compte pas faire du hors piste, donc puis je éviter d'acheter un 4X4 .
Je compte me rendre en Thailande avec, mais je ne connais pas l'état des routes alors est ce qu'un véhicule qui à 150000 Km au compteur peut tenir le coup ( type Vito Mercedes par Exemple !)
Comme on ne peut rentrer en Chine avec, est ce que le vendre en Thaîlande ou un pays voisin peut être une solution et continuer ensuite à pieds ? Ou le confier à quelqu'un ?
Dernière question : quelqu'un a t'il déjà fait ce type de voyage avec un enfant de 14 ans ?
Ca fait beaucoup de question, mais autant partir seul à l'aventure ne m'inquiète pas du tout, autant partir avec mon fils m'enchante et en même temps me fait un peu peur !
Merci d'avance pour vos avis et vos experiences !
1000 bravo à ce site et à ses adhérents sans qui je ne serai pas en train de préparer ce tour du monde !
Zoran.
Route de la soie en véhicule J5: papiers pour passer les frontières?
Bonjour a tous
Nous partons jusqu'au Kyrgysztan en camion depart debut mars de grenoble (Italie-Grèce-Turquie-Géorgie-azerdadjan-kazakhstan-ouzbekistan Kyrgysztan) et avons entendu qu'il y avait besoin d'un papier spécial pour passer les différentes frontières. si celui est effectivement nécessaire? De plus, nous comptons vendre notre véhicule (un J5) diesel 1988 au Kyrgysztan ou ouzbekistan: si cela est effectivement possible? je vous remercie d'avance pour ces infos.ou tout autres conseils 😉
Nous partons jusqu'au Kyrgysztan en camion depart debut mars de grenoble (Italie-Grèce-Turquie-Géorgie-azerdadjan-kazakhstan-ouzbekistan Kyrgysztan) et avons entendu qu'il y avait besoin d'un papier spécial pour passer les différentes frontières. si celui est effectivement nécessaire? De plus, nous comptons vendre notre véhicule (un J5) diesel 1988 au Kyrgysztan ou ouzbekistan: si cela est effectivement possible? je vous remercie d'avance pour ces infos.ou tout autres conseils 😉
Nuits sous yourte en Ouzbékistan
Nous projetons de partir 12 jours en Ouzbekistan avec un T.O, 2 nuits sont prévues sous yourtes au bord d' un lac.
Quelqu'un peut-il me donner ses impressions, est ce que ça vaut la peine?
Au mois de juin ou au mois de septembre quelle est le meilleur mois?
Merci.
Qu'est ce que l'OVIR?
salut a vous
je vois qu en commencant de faire mes visa je vais en mongolie en camion plusieur organismes parlent de l OVIR ? quelqu un peut m expliquer ce que c est je sais un espece de service d enregistrement a faire dans le pays en l occurence pour moi ce serait la russie, l ouzbekistan peut etre meme mongolie et kazakhstan est ce obligatoire ? Gazoline
France-Chine en camping-car!
Bonjour à tous et toutes,
Nous prevoyons de partir, aux alentours de Aout à Novembre, pour la Chine en camping-car.
Notre trajet: France - Allemagne - Pologne - Ukraine - Russie - Kazakhstan - Chine
Nous sommes actuellement en préparation et donc recherchons tout types d'infos pratiques: visas, coût du carburant, documentation intéressante, cartes routières, etc...
Voili Voilou donc merci beaucoup !!!
Stations de GPL en Asie Centrale?
Bonjour, je suis neuf du voyageforum.com et j'ai juste commence à connaitre ce cite qu'il me semble très interessant, surtout parce que certain réponse arrive directement de la part du monde qui habite sur le lieu. J'aimerais bien organiser un voyage en Asie centrale siuvant pour ce qu'il sera possible la rue de la soie, donc Turquie, Georgia, Azerbaijan, traversée de la mer Caspioen et arriver en Turkmenistan, Usbekistan et Kazakistan
J'ai un voiture toyota 4x4 qui marche à GPL et je sarais bien interessé de connaitre la possibilité de refournissement de ce carburant dans les pays que j'attraverserai.
Je connaisse déjà la situation jusqu'à la Turquie où je suis déjà allé et où il y en a partout sourtout dans la partie europeenne et la partie sud jusqu'à Marmaris mais la partie envers la mer Noir je ne la connaisse pas encore.
Je vous remercie en avance en m'excusant si mon français ce n'est pas trop bon (je suis italien et surtout sur mon keyboard je n'ai pas tous le ciffres avec les accents😊). Ciao bergio
Je vous remercie en avance en m'excusant si mon français ce n'est pas trop bon (je suis italien et surtout sur mon keyboard je n'ai pas tous le ciffres avec les accents😊). Ciao bergio
Blasés de voyager?
Bonjour a tous, dites moi, vous est il deja arrivé d'etre blasé de voyager. Moi je suis inquiet parce j ai besoin de voir des choses de plus en plus extraordinaire pour etre emerveillé. Et cela m inquietes. Merci a ceux qui repondent
Voyage en Mongolie
bonsoir à tous voyageurs,
j'envisage de partir l'an prochain en mongolie.Je souhaiterais avoir des renseignements sur les organismes sérieux de rando, la meilleure période pour partir, les endroits à ne pas manquer ( photos bienvenues) et quelques conseils pratiques pour profiter pleinement du pays . merci bcp a bientot
15émeraudes
j'envisage de partir l'an prochain en mongolie.Je souhaiterais avoir des renseignements sur les organismes sérieux de rando, la meilleure période pour partir, les endroits à ne pas manquer ( photos bienvenues) et quelques conseils pratiques pour profiter pleinement du pays . merci bcp a bientot
15émeraudes
Impressions au retour d'Ouzbékistan (août 2007)
Impressions d'un voyage en août 2007
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Comment s'habiller pour une fille en Asie Centrale?
Bonjour,
je pars dans 3 jours en Asie Centrale...Khirgizstan, Khazakstan, Chine de l'ouest et Ouzbékistan. J'ai regardé la météo et la température est dans les 30° un peu partout. Donc ma question est: est-ce qu'en tant que fille, je peux porter des manches courtes? Y a-t-il des codes à savoir pour ne pas choquer (raz-du-coup, foulard...)...
Merci de votre aide !
Muriel
je pars dans 3 jours en Asie Centrale...Khirgizstan, Khazakstan, Chine de l'ouest et Ouzbékistan. J'ai regardé la météo et la température est dans les 30° un peu partout. Donc ma question est: est-ce qu'en tant que fille, je peux porter des manches courtes? Y a-t-il des codes à savoir pour ne pas choquer (raz-du-coup, foulard...)...
Merci de votre aide !
Muriel
Chine: le fameux billet d'avion retour!
Je pars jeudi pour Pekin avec un aller simple pour un long voyage en Asie du sud est. Vu que Air China risque de m'obliger à acheter un billet retour à Roissy, je vais leur dire que, après mon séjour de 3 mois en Chine, je veux revenir en Europe avec le transsiberien Pekin - Moscou et que j'acherai ce billet à Pekin, donc rien ne justifie l'achat d'un billet retour. Je n'ai bien sur aucun justificatif, si ce n'est un LP bidon. Croyez vous que cette argumentation est valable ? En avez vous une meilleure ? Merci pour vos commentaires ...
Moyeu solide et réparable
Les seuls problèmes réellement pénibles que j'ai constaté depuis quelques années de vélo sont essentiellement au niveau des roues. Un pote vient d'exploser ses roues (700), axe tordu, rayons cassés... Et j'ai régulièrement des problèmes avec les cônes qui s'usent très vite, dont le cache poussière ne tien pas etc... Et ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile a réparer sur le bord de la route.
Bref, quel moyeu est solide et réparable ? Est-ce que les moyeux LX sont réellement mieux que les moyeux d'entrée de gamme ? J'entend parler des moyeux avec roulements anulaires, mais sont-ils réparables si on se trouve loin d'une grande ville ? Car avec le système à cône, malgrès tout, j'ai toujours pu réparer avec des roues de récupérations ou des fonds de tiroirs de vélocistes...
Bref, quel moyeu est solide et réparable ? Est-ce que les moyeux LX sont réellement mieux que les moyeux d'entrée de gamme ? J'entend parler des moyeux avec roulements anulaires, mais sont-ils réparables si on se trouve loin d'une grande ville ? Car avec le système à cône, malgrès tout, j'ai toujours pu réparer avec des roues de récupérations ou des fonds de tiroirs de vélocistes...
Tibet: altitude et matériel photo numérique, avis sur tour operator
bonjour a tous,
j'ai parcouru differents forums, et Google ne m'a pas aidé, je cherche donc des retours d'experience.
Nous partons au Tibet en novembre 2007 pour presque 3 semaines, le TO est Népal Trekking & Expedition Nous y arrivons par Chengdu en avion, le programme est grosso modo Lhassa, Namtso, Ganden, Samyé, Yamdrok, Tashilumpo ...
Nous aimons la photo, nous sommes equipés en boitiers reflex numerique, nous shootons en Raw et donc un videur de cartes est necessaire Nous avons un videur de cartes de 60Go (disque dur de 2.5") et un pc portable de 12" avec un DD de 160Go, seulement voila...Les caracteristiques des fabriquants de DD indiquent que le materiel est testé pour fonctionner jusqu'a une altitude de 3000 m.... Les altitudes les plus basses sont de 3600 m apparemment dans notre parcours (Lhassa, Tsedang)... Avez vous utilisé des disques durs a ces altitudes, avez vous eu des pbs ? Dois-je me "gaver" de cartes CF non soumises a ces resctrictions ?
Question subsidiaire : avez vous des feedbacks sur Népal Trekking et expedition car apparemment nous avons retenu ce TO car les prix sont tres competitifs.
Merci à vous.
Nous partons au Tibet en novembre 2007 pour presque 3 semaines, le TO est Népal Trekking & Expedition Nous y arrivons par Chengdu en avion, le programme est grosso modo Lhassa, Namtso, Ganden, Samyé, Yamdrok, Tashilumpo ...
Nous aimons la photo, nous sommes equipés en boitiers reflex numerique, nous shootons en Raw et donc un videur de cartes est necessaire Nous avons un videur de cartes de 60Go (disque dur de 2.5") et un pc portable de 12" avec un DD de 160Go, seulement voila...Les caracteristiques des fabriquants de DD indiquent que le materiel est testé pour fonctionner jusqu'a une altitude de 3000 m.... Les altitudes les plus basses sont de 3600 m apparemment dans notre parcours (Lhassa, Tsedang)... Avez vous utilisé des disques durs a ces altitudes, avez vous eu des pbs ? Dois-je me "gaver" de cartes CF non soumises a ces resctrictions ?
Question subsidiaire : avez vous des feedbacks sur Népal Trekking et expedition car apparemment nous avons retenu ce TO car les prix sont tres competitifs.
Merci à vous.
Obtention du visa iranien à Bishkek ou Tashkent?
Bonjour,
Je prepare actuellement la suite de mon voyage du Xinjiang vers la Turquie, via le Kyrgyzstan, l'Ouzbekistan, le Turkmenistan et l'Iran - sous reserve de visas biensur.
Quelqu'un a-t-il deja obtenu un visa iranien a Bishkek (Kyrgyzstan) ou a Tashkent (Ouzbekistan) ? visa de tourisme : une invitation ou un referent sont-ils necessaires ? quels sont les delais d'obtention? visa de transit : un visa pour un pays voisin est-il absolument necessaire? (je compte me rendre en Turquie ensuite et les francais sont dispenses de visa). Les points d'entree et de sortie sont-ils precises et doivent-ils etre respectes? des espoirs de prolongation? quelqu'un a teste recemment le site http://iranianvisa.com ?
Merci d'avance pour vos reponses
Je prepare actuellement la suite de mon voyage du Xinjiang vers la Turquie, via le Kyrgyzstan, l'Ouzbekistan, le Turkmenistan et l'Iran - sous reserve de visas biensur.
Quelqu'un a-t-il deja obtenu un visa iranien a Bishkek (Kyrgyzstan) ou a Tashkent (Ouzbekistan) ? visa de tourisme : une invitation ou un referent sont-ils necessaires ? quels sont les delais d'obtention? visa de transit : un visa pour un pays voisin est-il absolument necessaire? (je compte me rendre en Turquie ensuite et les francais sont dispenses de visa). Les points d'entree et de sortie sont-ils precises et doivent-ils etre respectes? des espoirs de prolongation? quelqu'un a teste recemment le site http://iranianvisa.com ?
Merci d'avance pour vos reponses
Tibet à moto
Bonjour,
Je prévois partir prochainement pour la Chine et aimerais bien savoir s'il y a encore des check-point au Tibet. Je prévois acheter une moto (125 cc) en Chine et me rendre au Tibet par ce moyen de locomotion.
Est-ce quelqu'un a déjà vécu l'expérience?
Merci à vous, voyageurs...!!
Anne
Je prévois partir prochainement pour la Chine et aimerais bien savoir s'il y a encore des check-point au Tibet. Je prévois acheter une moto (125 cc) en Chine et me rendre au Tibet par ce moyen de locomotion.
Est-ce quelqu'un a déjà vécu l'expérience?
Merci à vous, voyageurs...!!
Anne
Préparation pour deux en Ouzbékistan
Bonjour à tous,
je pars fin avril pour deux semaines en Ouzbékistan; je compte me consacrer prioritairement à Khiva, Boukhara et Samarcande mais j'aurai sans doute le temps d'en faire un peu plus; je me posais les questions suivantes :
1- est-il nécessaire de réserver les B&B au préalable pour cette période? je cherche des endroits propres et sympas (budget : disons entre 5 et 20$ pour une single); les bonnes adresses ne manquent apparemment pas sur VF mais risquent-elles d'être full?
2- je voudrais booker un vol intérieur tashkent-khiva de Belgique : quel moyen me conseillez-vous?
3- qqn est-il déjà descendu jusque Termez : est-ce possible et conseillé?
Merci d'avance,
Christophe
je pars fin avril pour deux semaines en Ouzbékistan; je compte me consacrer prioritairement à Khiva, Boukhara et Samarcande mais j'aurai sans doute le temps d'en faire un peu plus; je me posais les questions suivantes :
1- est-il nécessaire de réserver les B&B au préalable pour cette période? je cherche des endroits propres et sympas (budget : disons entre 5 et 20$ pour une single); les bonnes adresses ne manquent apparemment pas sur VF mais risquent-elles d'être full?
2- je voudrais booker un vol intérieur tashkent-khiva de Belgique : quel moyen me conseillez-vous?
3- qqn est-il déjà descendu jusque Termez : est-ce possible et conseillé?
Merci d'avance,
Christophe
Inde-France par voie terrestre: passage par le Moyen-Orient
Donc, comme je le disais dans une autre rubrique, je m'apprete (dans 6 mois, c'est long! 😕) a rentrer en France par voie terrestre, au depart du Cambodge! (meme si on vient de me dire que Birmanie/ Thailande seulement faisable en avion!).
Bref, passons!
Donc, une fois que je suis en Inde, je souhaiterais aller au Pakistan. quel est le passage frontiere le plus facile?par quel moyen? le Pakistan est il un pays difficile pour une femme seule? est il possible de voyager de nuit? comment entrer en Afgha du Pakistan?
La suite du voyage est donc l'Afgha est ce facile d'obtenir un visa pour l'Afgha du Pakistan? combien de temps d'attente? la situation securitaire (si les visas sont a nouveau emis, n'est ce pas!) est elle dangereuse pour une femme? quels sont les modes de transport envisageables?
Et puis, l'Iran: est il possible d'obtenir un visa depuis l'Agha, ou mieux faut il s'en preocupper au Pakistan ou en Inde? quel est le mode de transport le plus pratique pour une femme seule? est il possible de voyager de nuit?
Puis de l'Iran, je vais en Turquie, l'Europe deja 😕!! quel est le passage frontiere le plus facile? y a t il des formalites administratives? quel est le mode de transport le plus pratique pour une femme seule? est il possible de voyager de nuit?
Merci pour toutes vos reponses et pour tous vos recits de voyage, qui me font languir de me mettre en route! Laure
La suite du voyage est donc l'Afgha est ce facile d'obtenir un visa pour l'Afgha du Pakistan? combien de temps d'attente? la situation securitaire (si les visas sont a nouveau emis, n'est ce pas!) est elle dangereuse pour une femme? quels sont les modes de transport envisageables?
Et puis, l'Iran: est il possible d'obtenir un visa depuis l'Agha, ou mieux faut il s'en preocupper au Pakistan ou en Inde? quel est le mode de transport le plus pratique pour une femme seule? est il possible de voyager de nuit?
Puis de l'Iran, je vais en Turquie, l'Europe deja 😕!! quel est le passage frontiere le plus facile? y a t il des formalites administratives? quel est le mode de transport le plus pratique pour une femme seule? est il possible de voyager de nuit?
Merci pour toutes vos reponses et pour tous vos recits de voyage, qui me font languir de me mettre en route! Laure
Recherche agence de trek au Tadjikistan
Bonjour ....
J'envisage de visiter l'Ouzbekistan en août prochain et de poursuivre mon voyage par un trek au Tadjikistan ... Je compte entrer au Tadjikistan par la route depuis Samarcande ....
J'aimerais savoir si l'Ambassade du Tadjikistan à Bruxelles fournit facilement le visa, ou si il y a d'autres moyens de se le procurer en France...
Je suis également à la recherche d'une agence locale de trek .....
Si quelqu'un a des infos, des conseils, des contacts à me donner .... je suis preneur .....
Merci.
Eric.
J'envisage de visiter l'Ouzbekistan en août prochain et de poursuivre mon voyage par un trek au Tadjikistan ... Je compte entrer au Tadjikistan par la route depuis Samarcande ....
J'aimerais savoir si l'Ambassade du Tadjikistan à Bruxelles fournit facilement le visa, ou si il y a d'autres moyens de se le procurer en France...
Je suis également à la recherche d'une agence locale de trek .....
Si quelqu'un a des infos, des conseils, des contacts à me donner .... je suis preneur .....
Merci.
Eric.











