Results for "Égypte"
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Achat de costumes orientaux en Egypte?
Bonjour,
Petite question pour les connaisseurs! Je vais en egypte dans 15 jours et je compte ramener des costumes. Evidemment je me doute qu'a Khan el Khalili il doit y en avoir plein mais je cherche LA bonne adresse, pas trop chere et ou on y trouve des petits bijoux de costumes....car ceux exposés aux touristes ne sont pas ceux que je cherche, beaucoup trop "simples"....
Et connaissez vous une bonne adresse pour faire un stage? Au Caire ou ailleurs?
Je vous remercie beaucoup,
nancy
Acheter du materiel de plongée à Dahab? (Egypte)
Bonjour,
Je pars demain en mer rouge. Apres verification du materiel j'aurai qq bricoles à changer (piles pour aladin, palmes, masques....)
Y a t il des magasins de materiel de plongée à Dahab.
Merci
Je pars demain en mer rouge. Apres verification du materiel j'aurai qq bricoles à changer (piles pour aladin, palmes, masques....)
Y a t il des magasins de materiel de plongée à Dahab.
Merci
Traversée de l'oasis de Siwa à Louxor: bus, taxi?
Bonjour,
J'ai lu quelques posts sur le sujet et chercher des infos sur # guides, mais j'Ai besoin d'une confirmation... Voilà a priori je peux gérer en partant d'Alexandrie, allez sur Marsan puis Prendre un autre bus pour Siwa.. Là où cela semble se compliquer c'est pour assurer la liaison Siwa- Bawiti - Pas de bus de ce que j'ai pu lire - Pouvez-vous confirmer? Quelle est la solution pour le faire en transport local - bus ou taxi ? Certains disent de remonter sur le Caire ou de partir directement du Caire? Ensuite pour la liaison Bawiti-Farafra / puis Farafra-Kharga je peux à nouveau utiliser le bus. Autre difficulté Kharda-Louxor - existe t-il un bus? ou mini-bus? ou encore taxi collectif? sinon quelle solution?
D'autre part peut-on partir en excursion depuis chacune de ses oasis? Enfin avez vous des bons plans logement sur ce trajet?
Merci d'avance... @
J'ai lu quelques posts sur le sujet et chercher des infos sur # guides, mais j'Ai besoin d'une confirmation... Voilà a priori je peux gérer en partant d'Alexandrie, allez sur Marsan puis Prendre un autre bus pour Siwa.. Là où cela semble se compliquer c'est pour assurer la liaison Siwa- Bawiti - Pas de bus de ce que j'ai pu lire - Pouvez-vous confirmer? Quelle est la solution pour le faire en transport local - bus ou taxi ? Certains disent de remonter sur le Caire ou de partir directement du Caire? Ensuite pour la liaison Bawiti-Farafra / puis Farafra-Kharga je peux à nouveau utiliser le bus. Autre difficulté Kharda-Louxor - existe t-il un bus? ou mini-bus? ou encore taxi collectif? sinon quelle solution?
D'autre part peut-on partir en excursion depuis chacune de ses oasis? Enfin avez vous des bons plans logement sur ce trajet?
Merci d'avance... @
Voyage organisé et pas cher pour l'Égypte au départ du Maroc?
Bonjour,
Je souhaiterai trouver un voyage organisé en egypte, je suis marocaine, on est deux, et pour la periode de mi juin en fin de juin pendant 4ou 6 jours, je veux savoir un peu pres le prix et la disponibilité
Egypt Air: vol Paris-Louxor avec escale au Caire
Bonjour,
je dois bientôt prendre le vol Paris-Louxor avec une escale au Caire, avec la compagnie Egyptair. l'agence ne peut pas me renseigner sur 2 questions pratiques : si j'enregistre ma valise en soute, suivra-t-elle automatiquement à Louxor ou dois-je la récupérer au Caire et la réenregistrer pour Louxor ? En effet, si ce n'est pas automatique, je préfère garder ma "petite" valise avec moi en cabine pour gagner du temps ! par contre, si je garde ma valise avec moi en cabine, risque-t-on de me confisquer un briquet que j'emporte avec moi comme cadeau ?
je sais que ce sont des questions très pratico pratiques mais si quelqu'un peut me répondre, d'avance merci !
Ketty
je dois bientôt prendre le vol Paris-Louxor avec une escale au Caire, avec la compagnie Egyptair. l'agence ne peut pas me renseigner sur 2 questions pratiques : si j'enregistre ma valise en soute, suivra-t-elle automatiquement à Louxor ou dois-je la récupérer au Caire et la réenregistrer pour Louxor ? En effet, si ce n'est pas automatique, je préfère garder ma "petite" valise avec moi en cabine pour gagner du temps ! par contre, si je garde ma valise avec moi en cabine, risque-t-on de me confisquer un briquet que j'emporte avec moi comme cadeau ?
je sais que ce sont des questions très pratico pratiques mais si quelqu'un peut me répondre, d'avance merci !
Ketty
Hôtel Crown Plaza Oasis Sahara
Bonjour,
Je cherche quelqu'un aui aurait séjourné dans cet hotel, peu d'avis car récent .
Merci.
Je cherche quelqu'un aui aurait séjourné dans cet hotel, peu d'avis car récent .
Merci.
Hôtel Three Corners Rihana Resort à El Gouna: tarifs des excursions?
J'aimerais savoir à combien s'élèvent les tarifs pour les excursions en 4x4 dans le désert qui sont proposées ainsi que pour la journée a Louxor?
Quel hôtel choisir et quelle destination?
Bonjour à tous,
Je cherche une destination avec un départ aux alentours du 6 Juin et je me penche vers l'Egypte, mais voilà je suis un peu perdue, quel hôtel ? Sharm-el sheik ou Hurgada ? Ns avons l'habitude des hôtels Iberostar mais ne sommes pas figés à cette enseigne. Ns recherchons (comme tout le monde je pense !)belle piscine, hôtel les pieds ds l'eau et personnel sympa ! et bien sur bon rapport qualité prix ! avons une ado de 15 ans.
Merci pour votre aide !
Delphine
Je cherche une destination avec un départ aux alentours du 6 Juin et je me penche vers l'Egypte, mais voilà je suis un peu perdue, quel hôtel ? Sharm-el sheik ou Hurgada ? Ns avons l'habitude des hôtels Iberostar mais ne sommes pas figés à cette enseigne. Ns recherchons (comme tout le monde je pense !)belle piscine, hôtel les pieds ds l'eau et personnel sympa ! et bien sur bon rapport qualité prix ! avons une ado de 15 ans.
Merci pour votre aide !
Delphine
Type de prises électriques sur les bateaux de croisières en Égypte?
Bonjour, j'aimerai savoir s'il faut un adapteur electrique sur les bateaux de croisières en égypte, je sais que c'est du 220v mais je connais pas la configuration des prises electriques.
Merci
Merci
Hôtel tout-inclus pour un premier voyage en Égypte?
Bonjour,
Je prépare notre 1er voyage en égypte. Départ pour fin Juin.
Nous recherchons un all-inclusive de préférence dans un hotel de charme avec une petite capacité d'accueil, de quoi faire un peu de plongée.
Nous attachons de l'importance au site ainsi qu'à une cuisine plutot locale qu'occidentale.
Je suis preneur de site d'agence de voyage, de conseils ... bref tout ce qui pourra m'aider
Merci !!😏
Je prépare notre 1er voyage en égypte. Départ pour fin Juin.
Nous recherchons un all-inclusive de préférence dans un hotel de charme avec une petite capacité d'accueil, de quoi faire un peu de plongée.
Nous attachons de l'importance au site ainsi qu'à une cuisine plutot locale qu'occidentale.
Je suis preneur de site d'agence de voyage, de conseils ... bref tout ce qui pourra m'aider
Merci !!😏
Ramener des souvenirs d'Egypte: valeurs à ne pas dépasser?
Afin de ne pas "bloquer" a l'aeroport au retour, j'aimerais savoir s'il y a une quantité, des valeurs à ne pas depasser concernant ce qu'on achete en egypte et qu'on emporte dans nos bagages... dans ce cas, est ce que c'est par personne? si oui, les enfants comptent ils?
Est-ce qu'il vaut mieux les mettre dans les valises ou dans les bagages cabine?
Est-ce qu'il vaut mieux les mettre dans les valises ou dans les bagages cabine?
Vol Dakhla (Egypte) - le Caire et Louxor?
Bonjour,
on voit dans le routard et dans le guide bleu qu'il y aurait une liaison aérienne entre Dakhla ( Mout) et Le Caire (et Louxor) certains jours. Je ne trouve nulle part si c'est avéré, et avec quelle compagnie. L'idée est de s'épargner 6-7 heures de voiture pas trop passionnantes pour rejoindre Louxor.
Est-ce que c'est une info bidon ou cette liaison existe t-elle ?
Change euro/livre égyptienne en France ou sur place?
Quelqu'un pourrait il me dire s'il est lieux de changer l'argent avant notre depart en banque de france afin de reduire les commissions ou de changer directement sur place? et dans ce cas, où? aeroport, hotel, ....?
Egypte: cadeaux et prix des papyrus?
bonjour, comment savoir le prix d'un vrai papyrus? comment savoir si c'est du vrai papyrus...
connaissez vous le souk egyptien de LOUXOR? que pensez vous des prix?
nous avons achete un sphinx de 20 CM a 170 LE ET deux papyrus pour 250 LE (le premier : 80 CM DE l x 60 cm de L) le second; 40 CM DE l X 20 CM DE L)
merci d'avance..
Retour d'Egypte: récits de nos aventures (avril 2009)
bonjour, apres avoir demande de nombreux conseils sur ce site, nous nous sommes envolés pour le caire le 12 AVRIL 2009 POUR UNE SEMAIne de voyage que nous avons organisé seuls.
avion à l'heure (500 EUROS aller le caire, retour louxor paris) avec egyptair mais c'est cher car nous n'avions reservé que 10 jours à l'avance!
arrivée au caire 24 °, et là première surprise, nous rencontrons dans l'avion une femme franco-égyptienne qui nous dit de la suivre à l'aéroport car nous irons plus vite avec elle: en effet, son beau père était général dans l'armée égyptienne et nous sommes donc passés devant tous les gens qui attendaient leur visa et bagages! belle arrivée!
cette femme si gentille nous a ensuite invités à venir manger chez elle (il était déjà MInuit) et nous a raccompagnés dans notre hôtel.
hôtel : HaPPy CITY dans le quartier sharia mohammed à 10 min du musee egyptien et de l'office de tourisme . hôtel bien placé, accueil correct, chambre tres simple(un peu trop par rapport au prix), petit dejeuner copieux. 25 EUROS LA NUIT PAR PERSONNE . il y a moyen e trouver beaucoup moins cher je pense et aussi bien placé.
1 er jour: lundi 13 avril depart SAKARRAH PYRAMIDE +guizeh PYRAMIDES 1 ere etape: trouver un taxi: nous negocions 130 LE pour la journee on demarre mais rapidement nous constatons que le taxi ne sait où il va...il demanda sa route une bonne dizaine de fois, alors que nous mêmes avions repére les panneaux d'indication...en effet au bout d'une heure de route, nous n'etions toujours pas arrives..le chauffeur ne savait lire ni en anglais ni en arabe....nous lui avons donc demandé de nous emmener aux pyramides de Guizeh; Arrivés là-bas, le chauffeur nous demande la somme prevue pour la journee entiere: nous refusons, car nous ne sommes rester qu'une heure trente dans son taxi, sans meme voir les pyramides de SAKARAH
pyramides de GUIZEH tres tranquilles: peu de monde(il etait midi)! très agréable! et descendre les escaliers pour aller au sein d'une pyramide fut une très bonne expérience. attention seulement aux chameliers qui tentent de vous soutirer quelques euros. mais c'est le jeu lol
nous restâmes Trois heures puis retour à l'hôtel se reposer . ensuite visite de la ville ( la circulation est extraordinaire!! très stressant mais unique!) taxi pris pour 5LE (le prix pour un égyptien est de 3le) visite du quartier KHAN EL KHALILI c'est magnifique, les deux mosquees rayonnent et imposent leur beauté, le souk est immense et coloré. nous sommes restés trois heures au moins à marcher tranquillement sans être harcelés. il était tard (21h ..) et il n'y avait que tres peu d etouristes! à faire à cette heure! au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le restaurant 'KHAN EL KHALILI" au centre de ce quartier; restaurant tres chic, tres tres bon! ce fut notre meilleur repas mais évidemment le plus cher mais sans regret! (170LE)
2 eme jour
ON retente SAKARAH: mais ce 2 eme chauffeur ne connaissait pas non plus bien qu'il ait accepté de nous y amener. au bout de quelques kilometres, il commença à demander sa route et revint sur le prix decide au depart: en effet en egypte, avant de monter dans un taxi, toujours bien se mettre d'accord sur le prix et ensuite ne plus y revenir ) la police tranche toujours en faveur du prix dit avant le depart. il ne savait pas que c'etait si loin et nous non plus environ 35 km dU CAIRE.
tres beau site, pyramides plus anciennes et toujours très peu de monde! tant mieux ! par contre soleil tres chaud (35 °°
APRES midi LE MUSEE EGYPTIEN (70 LE) tres joli et interessant nous n'y sommes restes que 2 h car nous etions fatigues. peu de monde et à faire l'apres midi car il fait trop chaud dehors.
le soir retour dans le quartier KHAN EL KHALILI pour déambuler et 3H plus tard nous etions dans les quartiers du vieux caire: seuls touristes à cette heure (22H) et avons adore: nous avons vu la "vraie" vie des égyptiens: le coiffeur, le boucher, les petites rues, la pauvrete la salete A aucun moment nous nous sommes sentis en insecurite;: au contraire: le caire est une ville respectueuse, dans laquelle les taxis laissent les cles sur leur voiture et partent boire un thé!
3 eme jour: depart à 7H POUR LE DESERT AVEC EDEN GARDEN TOURS un van est venu nous chercher à l'hotel et direction oasis de baraya e le camp d'eden garden tours 4H30 DE route et arrivee la bas! cest magnifique tres propre (cher 65 EUROS PAR JOUR PAR PERSONN) il y a moins cher mais pas facile de savoir à l'avance) mais en aucun cas nous regrettons. repas le midi et puis depart en 4X4 pour le desert nois, blans la montagne de cristal. nous partons à deux 4X4, avec un couple de belge tres gentils! le desert d'agabat est le plus beau: quel calme! mais dejà des difficultes a trouver un coin pour dormir tranquillment dans le desert (beaucouop de touristes)(ce qui est un comble lol) alors direction le western desert! nuit parfaite autour du feu et du repas prepare par nos chauffeur, qui nous ont emmenés dans les coins du desert pas touristiques et qui ont même voulu nous faire quelques frayeurs en faisant "voler" le 4X4! c'etait genial! nuit sur des couvertures et avec le ciel etoile au dessus de nous! pas froid du tout le matin, retour en empruntant un autre chemin! tres dynamliqye! arrivee au caire à 19H puis aeroport pour l'avion le caire ASSOUAN arrivee assouan à 22H30 là premier probleme : a l'aeroport nous trouvons un taxi avec qui on negocie l'aller aeroport/assouan centre ville pour DIX LE a Le taxi accEpte...Et à l'arrivée au MEMNON HOTEL (centre ville, propre, petit dejeuner leger pas cher, 180 LE POUR DEUX POUR DEUX NUIT) le chauffeur nous annonce 50 LE au lieu des 10 ! Même si ce prix etait largement sous estimé, (nous n'en savions rien), le chauffeur avait pris la responsabilité d'accepter....
vendredi 17 VISITE DASSOUAN TRES TRES jolie ville calme, tres belle eglise orthodoxe, et mosquee dans le souk musee d'assouan a voir absolument! deux heures de felouques sur le nil pour visiter le jardin botanique et l'ile elephanitne à 30 LE par personne tres reposant et agreable, chaleur tres dure!
le soir promenade et diner dans un des nombreux resto sur la corniche et son et lumiere de philae( trop cher ..75 LE ENTREE ET 50 LE BATEAU)!!
SAMEDI 18 depart pour louxor en voiture prive tres chere(250 LE°) car au depart nous voulions prendre le train mais le premier depart etait a 5H du matin...et nous etions trop fatigues.pas de ligne de bus existante arrivee a 13H apres 3H30 de route: hotel HORUS EN FACE DU TEMPLE DE LOUXOR VUE MAGNIFIQUE mais hôtel peu propre..chambre tres simple et prix tres peu cher! la vue a compenser le reste!
visite du temple de karnak a 14H peu de monde encore quelle chance! TEMPLE MAGNIFIQUE ET nous sommes rentres à pied 35 MIN DE marche jusqu'au temple de louxor que nous avons decidé de visiter de nuit! Grand bien nous pris car ce fut notre plus belle visite! magnifique photo et personne dans le temple!
aller à l'office de tourisme qui renseigne tre sbien sur les resto et monuments à voir.( bon resto pas cher dans la rue en face de la gare, à droite "ABO MAHROU..)
dimanche 19
VISITE VALLEE DES ROIS TEMPS HASCHESPUT COLOSSES ET TEMPLES DE RAMSES TAXI pour 5h au prix de 70 LE visite magnifique tres chaud par contre (13H LOL) pau de monde attention dans la vallee des rois, le pass de 70 LE vaut pour la visite de TROIS TOMBES AU CHOIX celle de RAMSES 6 en extra (50LE) est la plus belle
soiree à faire le shopping dans le souk egyptien où cest vraiment difficile de savoir si on se fait avoir ou pas ..nous avons achete deux papyrus (1M SUR 60cm ) et lautre ( 40 CM sur 20 cm) au prix de 250 LE PLUS UN SPHINX AU PRIX DE 170 LE
retour louxor paris tres bien passe mais cohue à l'aeroport du caire. nous ne sommes pas tombes malades et vraiment enchantés du voyage que nous avons fait sans aucun guide papier...mais au gré de nos rencontres avec des gens tres sympthiques, nous avons decide de faire telle ou telle chose..nous avons surement pas tout fait mais en une semaine c'etait vraiment difficile: la prochaine fois: abu simbel!
1 er jour: lundi 13 avril depart SAKARRAH PYRAMIDE +guizeh PYRAMIDES 1 ere etape: trouver un taxi: nous negocions 130 LE pour la journee on demarre mais rapidement nous constatons que le taxi ne sait où il va...il demanda sa route une bonne dizaine de fois, alors que nous mêmes avions repére les panneaux d'indication...en effet au bout d'une heure de route, nous n'etions toujours pas arrives..le chauffeur ne savait lire ni en anglais ni en arabe....nous lui avons donc demandé de nous emmener aux pyramides de Guizeh; Arrivés là-bas, le chauffeur nous demande la somme prevue pour la journee entiere: nous refusons, car nous ne sommes rester qu'une heure trente dans son taxi, sans meme voir les pyramides de SAKARAH
pyramides de GUIZEH tres tranquilles: peu de monde(il etait midi)! très agréable! et descendre les escaliers pour aller au sein d'une pyramide fut une très bonne expérience. attention seulement aux chameliers qui tentent de vous soutirer quelques euros. mais c'est le jeu lol
nous restâmes Trois heures puis retour à l'hôtel se reposer . ensuite visite de la ville ( la circulation est extraordinaire!! très stressant mais unique!) taxi pris pour 5LE (le prix pour un égyptien est de 3le) visite du quartier KHAN EL KHALILI c'est magnifique, les deux mosquees rayonnent et imposent leur beauté, le souk est immense et coloré. nous sommes restés trois heures au moins à marcher tranquillement sans être harcelés. il était tard (21h ..) et il n'y avait que tres peu d etouristes! à faire à cette heure! au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le restaurant 'KHAN EL KHALILI" au centre de ce quartier; restaurant tres chic, tres tres bon! ce fut notre meilleur repas mais évidemment le plus cher mais sans regret! (170LE)
2 eme jour
ON retente SAKARAH: mais ce 2 eme chauffeur ne connaissait pas non plus bien qu'il ait accepté de nous y amener. au bout de quelques kilometres, il commença à demander sa route et revint sur le prix decide au depart: en effet en egypte, avant de monter dans un taxi, toujours bien se mettre d'accord sur le prix et ensuite ne plus y revenir ) la police tranche toujours en faveur du prix dit avant le depart. il ne savait pas que c'etait si loin et nous non plus environ 35 km dU CAIRE.
tres beau site, pyramides plus anciennes et toujours très peu de monde! tant mieux ! par contre soleil tres chaud (35 °°
APRES midi LE MUSEE EGYPTIEN (70 LE) tres joli et interessant nous n'y sommes restes que 2 h car nous etions fatigues. peu de monde et à faire l'apres midi car il fait trop chaud dehors.
le soir retour dans le quartier KHAN EL KHALILI pour déambuler et 3H plus tard nous etions dans les quartiers du vieux caire: seuls touristes à cette heure (22H) et avons adore: nous avons vu la "vraie" vie des égyptiens: le coiffeur, le boucher, les petites rues, la pauvrete la salete A aucun moment nous nous sommes sentis en insecurite;: au contraire: le caire est une ville respectueuse, dans laquelle les taxis laissent les cles sur leur voiture et partent boire un thé!
3 eme jour: depart à 7H POUR LE DESERT AVEC EDEN GARDEN TOURS un van est venu nous chercher à l'hotel et direction oasis de baraya e le camp d'eden garden tours 4H30 DE route et arrivee la bas! cest magnifique tres propre (cher 65 EUROS PAR JOUR PAR PERSONN) il y a moins cher mais pas facile de savoir à l'avance) mais en aucun cas nous regrettons. repas le midi et puis depart en 4X4 pour le desert nois, blans la montagne de cristal. nous partons à deux 4X4, avec un couple de belge tres gentils! le desert d'agabat est le plus beau: quel calme! mais dejà des difficultes a trouver un coin pour dormir tranquillment dans le desert (beaucouop de touristes)(ce qui est un comble lol) alors direction le western desert! nuit parfaite autour du feu et du repas prepare par nos chauffeur, qui nous ont emmenés dans les coins du desert pas touristiques et qui ont même voulu nous faire quelques frayeurs en faisant "voler" le 4X4! c'etait genial! nuit sur des couvertures et avec le ciel etoile au dessus de nous! pas froid du tout le matin, retour en empruntant un autre chemin! tres dynamliqye! arrivee au caire à 19H puis aeroport pour l'avion le caire ASSOUAN arrivee assouan à 22H30 là premier probleme : a l'aeroport nous trouvons un taxi avec qui on negocie l'aller aeroport/assouan centre ville pour DIX LE a Le taxi accEpte...Et à l'arrivée au MEMNON HOTEL (centre ville, propre, petit dejeuner leger pas cher, 180 LE POUR DEUX POUR DEUX NUIT) le chauffeur nous annonce 50 LE au lieu des 10 ! Même si ce prix etait largement sous estimé, (nous n'en savions rien), le chauffeur avait pris la responsabilité d'accepter....
vendredi 17 VISITE DASSOUAN TRES TRES jolie ville calme, tres belle eglise orthodoxe, et mosquee dans le souk musee d'assouan a voir absolument! deux heures de felouques sur le nil pour visiter le jardin botanique et l'ile elephanitne à 30 LE par personne tres reposant et agreable, chaleur tres dure!
le soir promenade et diner dans un des nombreux resto sur la corniche et son et lumiere de philae( trop cher ..75 LE ENTREE ET 50 LE BATEAU)!!
SAMEDI 18 depart pour louxor en voiture prive tres chere(250 LE°) car au depart nous voulions prendre le train mais le premier depart etait a 5H du matin...et nous etions trop fatigues.pas de ligne de bus existante arrivee a 13H apres 3H30 de route: hotel HORUS EN FACE DU TEMPLE DE LOUXOR VUE MAGNIFIQUE mais hôtel peu propre..chambre tres simple et prix tres peu cher! la vue a compenser le reste!
visite du temple de karnak a 14H peu de monde encore quelle chance! TEMPLE MAGNIFIQUE ET nous sommes rentres à pied 35 MIN DE marche jusqu'au temple de louxor que nous avons decidé de visiter de nuit! Grand bien nous pris car ce fut notre plus belle visite! magnifique photo et personne dans le temple!
aller à l'office de tourisme qui renseigne tre sbien sur les resto et monuments à voir.( bon resto pas cher dans la rue en face de la gare, à droite "ABO MAHROU..)
dimanche 19
VISITE VALLEE DES ROIS TEMPS HASCHESPUT COLOSSES ET TEMPLES DE RAMSES TAXI pour 5h au prix de 70 LE visite magnifique tres chaud par contre (13H LOL) pau de monde attention dans la vallee des rois, le pass de 70 LE vaut pour la visite de TROIS TOMBES AU CHOIX celle de RAMSES 6 en extra (50LE) est la plus belle
soiree à faire le shopping dans le souk egyptien où cest vraiment difficile de savoir si on se fait avoir ou pas ..nous avons achete deux papyrus (1M SUR 60cm ) et lautre ( 40 CM sur 20 cm) au prix de 250 LE PLUS UN SPHINX AU PRIX DE 170 LE
retour louxor paris tres bien passe mais cohue à l'aeroport du caire. nous ne sommes pas tombes malades et vraiment enchantés du voyage que nous avons fait sans aucun guide papier...mais au gré de nos rencontres avec des gens tres sympthiques, nous avons decide de faire telle ou telle chose..nous avons surement pas tout fait mais en une semaine c'etait vraiment difficile: la prochaine fois: abu simbel!
Siwa en Egypte (Oasis, Oasis, c'est bon c'est bon!)
Je deviens un spécialiste des transports routiers et ferrovières.
C'est un long apprentissage...
D'ailleurs, j'en apprends encore un peu plus chaque jour...
Comme je vous le disais précédemment, aller à Siwa, c'est pas une sinécure d'où qu'on parte. Siwa est quasiment à la frontière libyenne, perdue au nord-est de cette fantastique étendue qu'on appelle communément le Sahara et au nord-ouest de l'Egypte. D'ailleurs chose étonnante, sahara en arabe signifie désert, donc si on parle la langue du prophète, on peut désigner l'Antarctique comme étant un sahara. Ils sont fous ces arabes... Fin de la parenthèse.
Nous, avec Dominica, on est à Louxor. Il est 17h30 quand on monte dans le train qui devrait arriver si tout roule à Alexandrie en tout début de matinée. En Egypte, le train est un petit peu la Rolls des transports en commun. On sait quand ils partent, on sait quand ils arrivent, quand tu es dedans, tu n'es pas obligé de manger tes genous par manque de place, tu n'es pas arrêter tous les 20km par un barrage de police, etc. Dans notre rame, nous sommes les seuls au moment du départ. Toute la place du monde! Toutes les rangées de sièges pivotent sur elles-mêmes pour pouvoir se faire face si on voyage à plus que deux ou si on a envie de poser ses pieds déchaussés sur la banquette d'en face. C'est une chouette innovation et la nuit n'en sera que plus confortablement douce. J'aimerais dire qu'elle n'en sera que plus longue mais à 6h, nous voilà arrivé à Alexandrie, 600km plus au nord de notre point de départ au bord de la Méditerranée. A descendre sur le quai depuis notre wagon, seulement trois personnes. Trois misérables personnes pour un wagon entier!! Espérons que la SNCF n'entende pas ça, sinon ils seraient bien fichus de réclamer par réflexe à la SNCF égyptienne de fermer la ligne pour cause de non-rentabilité!! Seule chose à déclarer sur Alexandrie un 24 novembre à 6h du matin, il fait super froid pour nous qui sommes honteusements habitués à ne pas voir la grenouille baromètre enfiler un tricot de peau thermolactile pour lutter contre les frimas de l'hiver qui approche à grands pas... Je grelote, mes dents jouent des claquettes sur un rythme stromboscopique. Sympa comme réveil... Vivement que le soleil se lève, et ne fasse de cet épisode qu'un lointain souvenir.
Rendez-vous ensuite à la gare routière. Non contents des douze heures de bus qui viennent de s'écouler, on est encore qu'à la moitié du chemin. Le bus ne part finalement qu'à 8h, juste assez longtemps pour attraper une pneumonie. Heureusement pour moi, un p'tit gars s'est donné pour mission d'abreuver toute la gare routière de thé brulant. Je lui laisse un bakshish équivalent à une caraffe, il n'en revient pas, moi si, il me sauve la vie ou presque...
On grimpe dans le bus, bien conscient que ça va pas être une partie de plaisir. Celui-ci part à l'heure, c'est déjà ça de pris, espérons maintenant que le soleil vient de se lever qu'on arrive à destination avant son coucher!!!! On a quand même du bol dans notre exode, on est assis au premier rang et on va pouvoir regarder la route défiler sous nos yeux quand on ne trouvera pas le sommeil. Les 4 premières heures de route, on longe la méditerranée qui nous fait des clins d'oeil tintés de bleu et de vert. L'eau a l'air magnifique mais t'imagines pas qu'on va prendre le temps d'aller faire trempette! Ensuite, on la laisse derrière nous pour s'enfoncer plus au sud. Le bus roule en permanence soit au milieu de la route soit sur la voie des voitures qui devraient un moment ou à un autre arriver en face. Seulement il n'y a personne. Sur les 250km entre la mer et Siwa, en plus de croiser le bus qui fait le chemin inverse, en 5 heures de temps on doit ne croiser que 3 autres voitures ou camions. La route ne va qu'à Siwa mais quand même, c'est vraiment que c'est reculé comme coin!!! Sur cette portion de 250km, le paysage est d'une monotonie affligeante à la longue, c'est rocailleux comme la voix de Gérard Darmon et plus plat qu'un discours prononcé par Ségolène R. (polémique!!!!!!) En plus, pas la moindre végétation, pas un oiseau, pas un chameau, pas un choiseau, rien. Je m'impatiente, il est 16h, voilà 23 heures qu'on est parti, ça commence à faire!
A 16h04, miracle des miracles, une cahute! Une minute plus tard, une deuxième cahute avec un arbre autour, c'est plus un miracle, c'est l'immaculée conception!!!! Et dans les kilomètres qui suivent, au détour d'une colline, la verdure fait son retour et pas en catimini! Les palmiers luttent avec les oliviers pour savoir lesquels ont ma préférence. On est arrivé! C'est pas dommage!! Enfin!!!! Le bus nous lache en lisière de village, charge à nous de retrouver le centre-ville. Des gamins sont postés là avec des ânes tirant des carioles sur lesquels il est écrit "taxi 4x4" et comme Dominica est une feignasse, c'est donc le carrosse qui l'emporte!
On décide de partager une chambre double chez Youssef hotel qui ne peut pas être plus central en terme d'emplacement, il donne sur la place du marché, laquelle est précisemment au centre de l'oasis. Qui plus est, encore une fois, l'étage supérieur de l'hotel est une terrasse où il fait bon se prélasser avec sous ses yeux, le spectacle de tout le village qui s'agite, de la citadelle détruite qui ne s'agite plus, avec partout au delà, une mer de palmiers avant un océan de sable.
Nouvelle parenthèse cocasse et instructive pour te parler de la citadelle médiévale. Elle a été construite en un amalgame de terre sèchée et a résisté aux envahisseurs pendant de nombreux siècles. Et bien, il a fallu qu'il pleuve 3 jours consécutifs autour de 1820 pour que la forteresse s'écroule sur elle-même. Si quelqu'un avait dit aux barbares qui voulaient prendre la ville qu'il suffirait qu'ils s'équipent d'un canadair ou d'un arrosoir géant pour qu'ils parviennent à leurs fins, je suis sûr qu'ils l'auraient montré du doigt et auraient ri de lui!
Dans l'oasis, l'Egypte semble bien loin. Tous les habitants semblent se désintéresser de nous, personne ne poursuit personne pour vendre une écharpe ou un tapis. Seule une personne sur dix nous dit "bonjour", ça fait du bien de faire un break. Il est impossible ou presque de trouver à acheter un paquet de cigarettes. Sur la quinzaine de supérettes que compte le village, seule une a pris son parti de les vendre. Les autres jugent qu'ils sont de trop bons musulmans pour se compromettre à les vendre et se fiche bien de l'argent que ça pourrait leur rapporter. Bien joué les gars, sauf que j'ai mis deux jours pour faire le plein!! Je savais pas!! Dans l'oasis, il y a plus de carioles tirés par des ânes que de voitures polluantes. Plus ça va, plus je préfère l'odeur du purin à l'odeur des pots d'échappement, je me demande à quoi va ressembler ma tête en débarquant au Caire...
A Siwa, Il n'y a que peu à faire, quelques sources chaudes gisent à quelques kilomètres, après c'est le désert. Pas un Mc Do, pas un cinéma, pas une galerie marchande, pas un bowling... Je vais donc insérer au milieu des 5 jours où je profite des lieux, 24 heures d'immersion au milieu des dunes et m'occuper le reste du temps à pédaler dans le coin pour faire l'inventaire des sources.
L'équipée dans la grande mer de sable se passe en catimini avec seulement Dominica et Ahmed, notre guide, chauffeur, cuisinier, pourvoyeur de délices en tous genres. La première journée nous fait slalomer entre les dunes en s'arrêtant pour plonger avec délice d'abord dans un petit lac à l'eau fraiche. Un petit lac au milieu des dunes? Je veux mon n'veu; 20 mètres de long pas plus avec des joncs qui poussent sur le pourtour. Féerique comme emplacement pour une baignade dans une eau limpide à 18°. C'est le seul bémol, 18° d'habitude, je n'y plante que les chevilles mais ici c'est plaisir d'autant que le soir même, Ahmed nous promet qu'on s'arrêtera dans une source à 38°. C'est mieux au niveau du choc thermique!!!
La suite des évènements nous conduit en haut d'une dune (pouet-pouet) plus haute que les autres. Le simple fait de se garer à mi-hauteur et de rejoindre le sommet est éreintant, le sable est fin et léger, et chaque fois qu'on fait un pas, on a l'impression de reculer d'autant. Ahmed en profite pour sortir la planche de snowboard qu'il gardait bien au chaud dans le coffre, c'est la minute sportive. Dominica me laisse passer le premier. Ahmed a beau me dire qu'assis sur la planche, c'est bien plus aisé, je n'écoute que mon inconscience et m'attache les pieds. La descente se fera debout ou ne se fera pas. Après 10 mètres, la descente s'accélère. Dans le sable, pas de possibilité de tourner ou de freiner. La seule option, c'est d'aller tout droit et de rester debout le plus longtemps possible. Pour ma pomme, le plus longtemps, c'est environ 15 mètres, je tombe sur les fesses et devrais envisager la pose d'un nouveau cocsis (cokcisse? Coque 6?). La douleur est violente pour du sable fin, je ravale ma fierté et finis assis sur la planche comme indiqué plus tôt par Ahmed. Effectivement, il avait raison, c'est beaucoup plus stable et je ne tomberais plus de la journée... Seulement, j'en ai pas fini avec la douleur. C'est bien beau de dévaler les dunes à 1000 à l'heure (minimum!!), le plus dur est encore de remonter. Moins d'une minute pour arriver en bas, près de quinze dans l'autre sens!! Ni tire-fesses ni télésièges, la prochaine fois, il faudra que je pense à dresser un chameau!
Dominica descend à son tour, assise comme il se doit, et file comme une flèche. Pareil pour elle, en revenant au point de départ, elle suffoque de l'effort fourni et la transpiration est en mode Karcher.
On refera l'expérience une petite fois seulement, ça a beau être un bon entrainement pour le Népal, je ne suis pas une mule ni ne suis équipé de pieds palmés, bien utiles j'imagine pour ne pas s'enfoncer dans le sable lors de l'ascension.
Après l'effort, le réconfort; au coucher du soleil, un bain dans la source chaude, on touche au nirvana. Elle est "construite" en cercle, et à la manière d'un jacuzzi, les bulles remontant du centre de la terre nous massent de la voute plantaire à la tête en passant par mes fesses meurtries d'avoir fait le kakou. Partout autour, c'est le sable qui nous jauge du haut des dunes, avec une mention spéciale pour le retour des moustiques pour qui aussi, c'est une oasis dans le désert...
A la nuit tombée, un camp de fortune est dressé, le dîner est englouti, et les étoiles par milliers... Je demande à Ahmed de me réveiller pour le lever du soleil, tout le monde s'endort autour du feu de camp, emmitoufflé dans un sac de couchage. La température tombe tout comme Dominica et Ahmed qui vont se coucher, je m'équipe de mon MP3 pour un hommage dansant à cette journée et à cette nuit étoilée. Seules les étoiles filantes viendront m'interrompre dans ondulements de bassin. A minuit, extinction des feux et endormissement sans problèmes.
Il est 5h45 quand Ahmed me sort du sommeil (27 novembre). Il n'est plus question de danser : j'ai le cerveau dans le formol et la goutte au nez. Il ne fait qu'une dizaine de degrés, la faute à un petit vent qui aurait pû s'abstenir. Mais il en faudrait bien plus pour me détourner du bonheur, j'aggripe mon duvet et grimpe la dune la plus haute à proximité. Dominica et Ahmed choisissent de se recoucher, chacun son camp. Il fait super froid, il fait presque nuit, je suis seul à affronter le vent mais le spectacle est enchanteur. 30 minutes avant que le soleil se dresse de ton son rond dans le ciel. Une demi-heure pour que le mercure reprenne le chemin de la turgescence. Bien qu'on soit dans le désert, la rosée est bien là comme l'indique mon nez qui coule... Au retour d'expédition solitaire, je réveille mes accolytes le sourire aux lèvres de l'expérience vécue. Un thé chaud tonifiant plus tard, on est sur le chemin du retour. A 10 heures, on est à Siwa.
Dominica est partie ce soir-là rejoindre sa potesse au Caire car un avion l'emporte vers l'Allemagne pour la suite de son odyssée. La mienne fait un break, l'oasis en général y est pour beaucoup et une source en particulier.
A l'ouest du village s'étire un grand lac. Au milieu de celui-ci émerge une île que l'on peut rejoindre par un chemin qui traverse le lac et fait que l'on peut faire la demi-traversée jusqu'à l'île en vélo en ce qui me concerne. Sur cette île se tient donc une source où il fait bon vivre et se baigner mais également un petit bar qui se tient sur l'extrémité ouest de l'île. Si tu es familier avec le cycle du soleil, tu en déduiras que c'est l'endroit idéal pour vivre le plus beau coucher de soleil d'Egypte. Sous mes pieds, du sable. Au dessus de ma tête, les palmiers d'où pendent des dattes fraîches. Au premier plan, le lac a l'eau calme réfléchissant le ciel. Au deuxième plan, de petites montagnes aux flancs à pics. Au troisième et dernier plan, du sable, du sable et encore du sable sur des milliers de kilomètres.
Avant de rejoindre Le Caire et sa frénésie, rien de tel que ce hâvre de paix n'aillant rien à voir avec Le Havre tout court dont j'attends vos commentaires si vous y avez vu le coucher de soleil!
Poser mes valises à Siwa le temps d'une semaine n'aura été en rien une erreur même si pour y aller et en revenir, la semaine se retrouve circoncise de 2 jours de transport. Je quitte ce paradis du palmier le samedi 29 au soir avec dans un coin de la tête le fait que 3 jours après, c'est le retour temporaire et pas tempéré à Paris. Je me réjouis de ce qui vient, mais là tout de suite c'est 9h de car et 2 jours au Caire.
Et si t'as encore des forces, tu peux aller voir les photos directement sur le blog voire t'inscrire à la newsletter afleurdeterre.overblog.com J'en suis pas peu fier...
Comme je vous le disais précédemment, aller à Siwa, c'est pas une sinécure d'où qu'on parte. Siwa est quasiment à la frontière libyenne, perdue au nord-est de cette fantastique étendue qu'on appelle communément le Sahara et au nord-ouest de l'Egypte. D'ailleurs chose étonnante, sahara en arabe signifie désert, donc si on parle la langue du prophète, on peut désigner l'Antarctique comme étant un sahara. Ils sont fous ces arabes... Fin de la parenthèse.
Nous, avec Dominica, on est à Louxor. Il est 17h30 quand on monte dans le train qui devrait arriver si tout roule à Alexandrie en tout début de matinée. En Egypte, le train est un petit peu la Rolls des transports en commun. On sait quand ils partent, on sait quand ils arrivent, quand tu es dedans, tu n'es pas obligé de manger tes genous par manque de place, tu n'es pas arrêter tous les 20km par un barrage de police, etc. Dans notre rame, nous sommes les seuls au moment du départ. Toute la place du monde! Toutes les rangées de sièges pivotent sur elles-mêmes pour pouvoir se faire face si on voyage à plus que deux ou si on a envie de poser ses pieds déchaussés sur la banquette d'en face. C'est une chouette innovation et la nuit n'en sera que plus confortablement douce. J'aimerais dire qu'elle n'en sera que plus longue mais à 6h, nous voilà arrivé à Alexandrie, 600km plus au nord de notre point de départ au bord de la Méditerranée. A descendre sur le quai depuis notre wagon, seulement trois personnes. Trois misérables personnes pour un wagon entier!! Espérons que la SNCF n'entende pas ça, sinon ils seraient bien fichus de réclamer par réflexe à la SNCF égyptienne de fermer la ligne pour cause de non-rentabilité!! Seule chose à déclarer sur Alexandrie un 24 novembre à 6h du matin, il fait super froid pour nous qui sommes honteusements habitués à ne pas voir la grenouille baromètre enfiler un tricot de peau thermolactile pour lutter contre les frimas de l'hiver qui approche à grands pas... Je grelote, mes dents jouent des claquettes sur un rythme stromboscopique. Sympa comme réveil... Vivement que le soleil se lève, et ne fasse de cet épisode qu'un lointain souvenir.
Rendez-vous ensuite à la gare routière. Non contents des douze heures de bus qui viennent de s'écouler, on est encore qu'à la moitié du chemin. Le bus ne part finalement qu'à 8h, juste assez longtemps pour attraper une pneumonie. Heureusement pour moi, un p'tit gars s'est donné pour mission d'abreuver toute la gare routière de thé brulant. Je lui laisse un bakshish équivalent à une caraffe, il n'en revient pas, moi si, il me sauve la vie ou presque...
On grimpe dans le bus, bien conscient que ça va pas être une partie de plaisir. Celui-ci part à l'heure, c'est déjà ça de pris, espérons maintenant que le soleil vient de se lever qu'on arrive à destination avant son coucher!!!! On a quand même du bol dans notre exode, on est assis au premier rang et on va pouvoir regarder la route défiler sous nos yeux quand on ne trouvera pas le sommeil. Les 4 premières heures de route, on longe la méditerranée qui nous fait des clins d'oeil tintés de bleu et de vert. L'eau a l'air magnifique mais t'imagines pas qu'on va prendre le temps d'aller faire trempette! Ensuite, on la laisse derrière nous pour s'enfoncer plus au sud. Le bus roule en permanence soit au milieu de la route soit sur la voie des voitures qui devraient un moment ou à un autre arriver en face. Seulement il n'y a personne. Sur les 250km entre la mer et Siwa, en plus de croiser le bus qui fait le chemin inverse, en 5 heures de temps on doit ne croiser que 3 autres voitures ou camions. La route ne va qu'à Siwa mais quand même, c'est vraiment que c'est reculé comme coin!!! Sur cette portion de 250km, le paysage est d'une monotonie affligeante à la longue, c'est rocailleux comme la voix de Gérard Darmon et plus plat qu'un discours prononcé par Ségolène R. (polémique!!!!!!) En plus, pas la moindre végétation, pas un oiseau, pas un chameau, pas un choiseau, rien. Je m'impatiente, il est 16h, voilà 23 heures qu'on est parti, ça commence à faire!
A 16h04, miracle des miracles, une cahute! Une minute plus tard, une deuxième cahute avec un arbre autour, c'est plus un miracle, c'est l'immaculée conception!!!! Et dans les kilomètres qui suivent, au détour d'une colline, la verdure fait son retour et pas en catimini! Les palmiers luttent avec les oliviers pour savoir lesquels ont ma préférence. On est arrivé! C'est pas dommage!! Enfin!!!! Le bus nous lache en lisière de village, charge à nous de retrouver le centre-ville. Des gamins sont postés là avec des ânes tirant des carioles sur lesquels il est écrit "taxi 4x4" et comme Dominica est une feignasse, c'est donc le carrosse qui l'emporte!
On décide de partager une chambre double chez Youssef hotel qui ne peut pas être plus central en terme d'emplacement, il donne sur la place du marché, laquelle est précisemment au centre de l'oasis. Qui plus est, encore une fois, l'étage supérieur de l'hotel est une terrasse où il fait bon se prélasser avec sous ses yeux, le spectacle de tout le village qui s'agite, de la citadelle détruite qui ne s'agite plus, avec partout au delà, une mer de palmiers avant un océan de sable.
Nouvelle parenthèse cocasse et instructive pour te parler de la citadelle médiévale. Elle a été construite en un amalgame de terre sèchée et a résisté aux envahisseurs pendant de nombreux siècles. Et bien, il a fallu qu'il pleuve 3 jours consécutifs autour de 1820 pour que la forteresse s'écroule sur elle-même. Si quelqu'un avait dit aux barbares qui voulaient prendre la ville qu'il suffirait qu'ils s'équipent d'un canadair ou d'un arrosoir géant pour qu'ils parviennent à leurs fins, je suis sûr qu'ils l'auraient montré du doigt et auraient ri de lui!
Dans l'oasis, l'Egypte semble bien loin. Tous les habitants semblent se désintéresser de nous, personne ne poursuit personne pour vendre une écharpe ou un tapis. Seule une personne sur dix nous dit "bonjour", ça fait du bien de faire un break. Il est impossible ou presque de trouver à acheter un paquet de cigarettes. Sur la quinzaine de supérettes que compte le village, seule une a pris son parti de les vendre. Les autres jugent qu'ils sont de trop bons musulmans pour se compromettre à les vendre et se fiche bien de l'argent que ça pourrait leur rapporter. Bien joué les gars, sauf que j'ai mis deux jours pour faire le plein!! Je savais pas!! Dans l'oasis, il y a plus de carioles tirés par des ânes que de voitures polluantes. Plus ça va, plus je préfère l'odeur du purin à l'odeur des pots d'échappement, je me demande à quoi va ressembler ma tête en débarquant au Caire...
A Siwa, Il n'y a que peu à faire, quelques sources chaudes gisent à quelques kilomètres, après c'est le désert. Pas un Mc Do, pas un cinéma, pas une galerie marchande, pas un bowling... Je vais donc insérer au milieu des 5 jours où je profite des lieux, 24 heures d'immersion au milieu des dunes et m'occuper le reste du temps à pédaler dans le coin pour faire l'inventaire des sources.
L'équipée dans la grande mer de sable se passe en catimini avec seulement Dominica et Ahmed, notre guide, chauffeur, cuisinier, pourvoyeur de délices en tous genres. La première journée nous fait slalomer entre les dunes en s'arrêtant pour plonger avec délice d'abord dans un petit lac à l'eau fraiche. Un petit lac au milieu des dunes? Je veux mon n'veu; 20 mètres de long pas plus avec des joncs qui poussent sur le pourtour. Féerique comme emplacement pour une baignade dans une eau limpide à 18°. C'est le seul bémol, 18° d'habitude, je n'y plante que les chevilles mais ici c'est plaisir d'autant que le soir même, Ahmed nous promet qu'on s'arrêtera dans une source à 38°. C'est mieux au niveau du choc thermique!!!
La suite des évènements nous conduit en haut d'une dune (pouet-pouet) plus haute que les autres. Le simple fait de se garer à mi-hauteur et de rejoindre le sommet est éreintant, le sable est fin et léger, et chaque fois qu'on fait un pas, on a l'impression de reculer d'autant. Ahmed en profite pour sortir la planche de snowboard qu'il gardait bien au chaud dans le coffre, c'est la minute sportive. Dominica me laisse passer le premier. Ahmed a beau me dire qu'assis sur la planche, c'est bien plus aisé, je n'écoute que mon inconscience et m'attache les pieds. La descente se fera debout ou ne se fera pas. Après 10 mètres, la descente s'accélère. Dans le sable, pas de possibilité de tourner ou de freiner. La seule option, c'est d'aller tout droit et de rester debout le plus longtemps possible. Pour ma pomme, le plus longtemps, c'est environ 15 mètres, je tombe sur les fesses et devrais envisager la pose d'un nouveau cocsis (cokcisse? Coque 6?). La douleur est violente pour du sable fin, je ravale ma fierté et finis assis sur la planche comme indiqué plus tôt par Ahmed. Effectivement, il avait raison, c'est beaucoup plus stable et je ne tomberais plus de la journée... Seulement, j'en ai pas fini avec la douleur. C'est bien beau de dévaler les dunes à 1000 à l'heure (minimum!!), le plus dur est encore de remonter. Moins d'une minute pour arriver en bas, près de quinze dans l'autre sens!! Ni tire-fesses ni télésièges, la prochaine fois, il faudra que je pense à dresser un chameau!
Dominica descend à son tour, assise comme il se doit, et file comme une flèche. Pareil pour elle, en revenant au point de départ, elle suffoque de l'effort fourni et la transpiration est en mode Karcher.
On refera l'expérience une petite fois seulement, ça a beau être un bon entrainement pour le Népal, je ne suis pas une mule ni ne suis équipé de pieds palmés, bien utiles j'imagine pour ne pas s'enfoncer dans le sable lors de l'ascension.
Après l'effort, le réconfort; au coucher du soleil, un bain dans la source chaude, on touche au nirvana. Elle est "construite" en cercle, et à la manière d'un jacuzzi, les bulles remontant du centre de la terre nous massent de la voute plantaire à la tête en passant par mes fesses meurtries d'avoir fait le kakou. Partout autour, c'est le sable qui nous jauge du haut des dunes, avec une mention spéciale pour le retour des moustiques pour qui aussi, c'est une oasis dans le désert...
A la nuit tombée, un camp de fortune est dressé, le dîner est englouti, et les étoiles par milliers... Je demande à Ahmed de me réveiller pour le lever du soleil, tout le monde s'endort autour du feu de camp, emmitoufflé dans un sac de couchage. La température tombe tout comme Dominica et Ahmed qui vont se coucher, je m'équipe de mon MP3 pour un hommage dansant à cette journée et à cette nuit étoilée. Seules les étoiles filantes viendront m'interrompre dans ondulements de bassin. A minuit, extinction des feux et endormissement sans problèmes.
Il est 5h45 quand Ahmed me sort du sommeil (27 novembre). Il n'est plus question de danser : j'ai le cerveau dans le formol et la goutte au nez. Il ne fait qu'une dizaine de degrés, la faute à un petit vent qui aurait pû s'abstenir. Mais il en faudrait bien plus pour me détourner du bonheur, j'aggripe mon duvet et grimpe la dune la plus haute à proximité. Dominica et Ahmed choisissent de se recoucher, chacun son camp. Il fait super froid, il fait presque nuit, je suis seul à affronter le vent mais le spectacle est enchanteur. 30 minutes avant que le soleil se dresse de ton son rond dans le ciel. Une demi-heure pour que le mercure reprenne le chemin de la turgescence. Bien qu'on soit dans le désert, la rosée est bien là comme l'indique mon nez qui coule... Au retour d'expédition solitaire, je réveille mes accolytes le sourire aux lèvres de l'expérience vécue. Un thé chaud tonifiant plus tard, on est sur le chemin du retour. A 10 heures, on est à Siwa.
Dominica est partie ce soir-là rejoindre sa potesse au Caire car un avion l'emporte vers l'Allemagne pour la suite de son odyssée. La mienne fait un break, l'oasis en général y est pour beaucoup et une source en particulier.
A l'ouest du village s'étire un grand lac. Au milieu de celui-ci émerge une île que l'on peut rejoindre par un chemin qui traverse le lac et fait que l'on peut faire la demi-traversée jusqu'à l'île en vélo en ce qui me concerne. Sur cette île se tient donc une source où il fait bon vivre et se baigner mais également un petit bar qui se tient sur l'extrémité ouest de l'île. Si tu es familier avec le cycle du soleil, tu en déduiras que c'est l'endroit idéal pour vivre le plus beau coucher de soleil d'Egypte. Sous mes pieds, du sable. Au dessus de ma tête, les palmiers d'où pendent des dattes fraîches. Au premier plan, le lac a l'eau calme réfléchissant le ciel. Au deuxième plan, de petites montagnes aux flancs à pics. Au troisième et dernier plan, du sable, du sable et encore du sable sur des milliers de kilomètres.
Avant de rejoindre Le Caire et sa frénésie, rien de tel que ce hâvre de paix n'aillant rien à voir avec Le Havre tout court dont j'attends vos commentaires si vous y avez vu le coucher de soleil!
Poser mes valises à Siwa le temps d'une semaine n'aura été en rien une erreur même si pour y aller et en revenir, la semaine se retrouve circoncise de 2 jours de transport. Je quitte ce paradis du palmier le samedi 29 au soir avec dans un coin de la tête le fait que 3 jours après, c'est le retour temporaire et pas tempéré à Paris. Je me réjouis de ce qui vient, mais là tout de suite c'est 9h de car et 2 jours au Caire.
Et si t'as encore des forces, tu peux aller voir les photos directement sur le blog voire t'inscrire à la newsletter afleurdeterre.overblog.com J'en suis pas peu fier...
Restrictions sur les bagages en cabine en vol pour l'Égypte?
Nous partons dans une semaine pour une semaine en egypte, et j'aimerais savoir si quelqu'un connait les dimensions des bagages à main que l'on emporte avec soi a l'intérieur de l'avion?
De plus, tout ce qui est déodorant, spray cheveux est autorisé? on m'a dit qu'il ne fallait pas que cela depasse 100ml pour la bouteille de laque... c'est vrai?
Hôtel Elysées 4* à Hurghada
Bonjour à tous,
J'aimerai savoir si quelqu'un s'est déjà rendu à l'Hôtel Elysées 4* à Hurghada ? Comment est cet hôtel svp ? Par avance, merci !
J'aimerai savoir si quelqu'un s'est déjà rendu à l'Hôtel Elysées 4* à Hurghada ? Comment est cet hôtel svp ? Par avance, merci !
Hôtel "Les villas du Sheraton" à Sharm el-Sheikh: où se renseigner pour les excursions?
nous partons a l'hotel les villas du sheraton asharm .j'ai lu beaucoup de critiques negatives.qui peut me donner des points positifs.nous avons 2 gars de 15 et 12 ans .la plongée est elle dangereuse pour eux
J'adoooooooooore traîner mes guêtres à Louxoooooor
Voilà près de 2 mois que j'ai quitté le territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur j'imagine.
Déjà les souvenirs se bousculent, les prénoms appris se multiplient, tout comme le nombre de fois où j'ai écrit les mots bus ou gare routière dans mon récit.
Et comme rien ne ressemble plus à une gare routière qu'une autre gare routière, j'ai déjà oublié ce à quoi ressemble celle de Louxor.
Pour dire la vérité, j'ai même oublié à quelle heure je m'y suis rendu en chemin depuis Assouan. La seule chose que je sais, c'est que c'était le vendredi 21 et c'est déjà pas mal!!
Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.
(retour au texte)
Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.
J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.
On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!
Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?
C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...
Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.
Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.
J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.
2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...
Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.
En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...
15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...
Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.
Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!
Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.
(retour au texte)
Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.
J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.
On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!
Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?
C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...
Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.
Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.
J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.
2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...
Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.
En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...
15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...
Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.
Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!
Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...











