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Tour de l'Europe
Bonjour !
Je suis une jeune québecoise désireuse de faire de tour de l'Europe. Je fini mes études en travail social en mai 2005 et je quitterais le Québec avec mon sac à dos vers le mois de juin. Quel pays seraient selon vous les plus accueillants 🙂 .
Merci à l'avance
Je suis une jeune québecoise désireuse de faire de tour de l'Europe. Je fini mes études en travail social en mai 2005 et je quitterais le Québec avec mon sac à dos vers le mois de juin. Quel pays seraient selon vous les plus accueillants 🙂 .
Merci à l'avance
Le pass inter-rail en Europe, intérressant?
Salut!🙂
En surfant sur le net a la recherche de bon plan, j'ai découvert le pass inter-rail : c'est un pass pour voyager dans toute l'europe en train a 399 euro. J'aurais voulu savoir si quelqu'un connaisait et avait déja voyager avec ce pass... ou si il y a des pass plus interressant?!
Merci bien!!
En surfant sur le net a la recherche de bon plan, j'ai découvert le pass inter-rail : c'est un pass pour voyager dans toute l'europe en train a 399 euro. J'aurais voulu savoir si quelqu'un connaisait et avait déja voyager avec ce pass... ou si il y a des pass plus interressant?!

Merci bien!!
Partir en Europe
bonjour! je suis quebecoise et j'aimerais partir en europe cet automne (oct. ou nov.) pour un tout premier voyage seule, mais je sais pas trop quel pays choisir...
L'islande m'inspire beaucoup, mais à cette periode de l'année ça me semble plus compliqué (moins de place en héberg., sites fermés aux visiteurs...) et c'est hyper cher.
La Belgique peut-être, ou la France ?? (côté langue ce serait le plus facile, mon anglais est tres moyen...)
alors si vous avez des suggestions à me faire ce serait tres apprécié! Une autre interrogation, si je veux trouver de petits boulots sur place pour réduire les coûts, dans quel pays c'est le plus simple?
merci à l'avance pour vos conseils et suggestions!
ann
La Croatie en camping car
bonjour,
dans un mois je pars en croatie en camping car de location avec mon ami et un couple de copains, ce voyage nous enthousiasme grave mais nous fait grave flipper!!
1ere fois en camping car dans un pays qu'aucun de nous ne connait. j'ai pu lire dans des récits qu'au mois d'août c'était la galère pour stationner de nuit, surtout sur la côte, et que le camping restait l'unique solution. l'embettant c'est que notre budget est un peu ric rac et qu'on a justement choisi le camping car pour eviter de payer l'hébergement.
merci de me donner quelques tuyaux et de me faire partager vos experiences
Céline
dans un mois je pars en croatie en camping car de location avec mon ami et un couple de copains, ce voyage nous enthousiasme grave mais nous fait grave flipper!!
1ere fois en camping car dans un pays qu'aucun de nous ne connait. j'ai pu lire dans des récits qu'au mois d'août c'était la galère pour stationner de nuit, surtout sur la côte, et que le camping restait l'unique solution. l'embettant c'est que notre budget est un peu ric rac et qu'on a justement choisi le camping car pour eviter de payer l'hébergement.
merci de me donner quelques tuyaux et de me faire partager vos experiences
Céline
Algérie avril 2004: morceaux choisis
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exag��rée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. �� Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exag��rée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. �� Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
l'Albanie, ça vaut le coup?
Salut,
On prévoit faire un petit détour par l'Albanie avant d'aller en Grèce cet été. Est-ce que ça vaut le coup?
Ce qui nous intéresse c'est la montagne et la mer.
Pierre
On prévoit faire un petit détour par l'Albanie avant d'aller en Grèce cet été. Est-ce que ça vaut le coup?
Ce qui nous intéresse c'est la montagne et la mer.
Pierre
Ambiance à New York, que visiter en une semaine?
hello,
je pars une semaine a new york (enfin manhattan plus precisement) fin avril.
j'y ai deja ete 15 jours en 2000 et depuis il s'est passe les evenements que l'on connait.
aussi je voulais savoir qu'elle y etait l'ambiance ces temps-ci (specialement peut-etre vis a vis d'un frenchie...), s'il y avait des precautions/attitudes particulieres a avoir et egalement s'il y avait des centres d'interets nouveaux, des choses a faire ou des endroits a ne pas manquer.
merci d'avance pour toute info utile.
yvhanoi.
je pars une semaine a new york (enfin manhattan plus precisement) fin avril.
j'y ai deja ete 15 jours en 2000 et depuis il s'est passe les evenements que l'on connait.
aussi je voulais savoir qu'elle y etait l'ambiance ces temps-ci (specialement peut-etre vis a vis d'un frenchie...), s'il y avait des precautions/attitudes particulieres a avoir et egalement s'il y avait des centres d'interets nouveaux, des choses a faire ou des endroits a ne pas manquer.
merci d'avance pour toute info utile.
yvhanoi.
From France to Mecca by Bike
Assalamu 'alaykum,
Hi everyone,
This thread is to echo some posts I’ve read on this forum while researching a potential bike trip from Annecy to Mecca. I came across several discussions where members mentioned being very interested in cycling to the holy city.
So, God willing, I plan to attempt this journey from January to June next year. The idea is to head to Turkey first, then assess the most reasonable routes based on the geopolitical situation around Palestine and as far as Iraq. Since the Turkish-Syrian border is closed, the only remaining (and I mean *only* remaining) overland option would be to go through Iraqi Kurdistan, Iraq, then Jordan, and finally Saudi Arabia.
That’s the first major challenge of this project. The second is timing. Due to the schedule, I’ll be starting in the middle of winter across Europe and finishing in the peak of summer in Saudi Arabia. If I’d had a choice, I’d have waited a good dozen years—but well, twelve years...
I won’t go into too much detail about the planned route in this post, but here are the broad strokes already set: Annecy to Istanbul. The rest is a bit too far ahead to map out properly. Crossing the Italian border via the Montgenèvre Pass. Straight through northern Italy as quickly as possible (not necessarily very pleasant) to reach Ljubljana. The fastest route through Croatia to spend as much time as possible in Bosnia-Herzegovina. Serbia via the Sandžak region. It crosses the Pešter plateau, which intimidates me at this time of year—its nickname, the "Siberia of the Balkans," says it all... Then Kosovo, North Macedonia, Greece, and Turkey.
I’m open to any advice on this itinerary. The choice was made to pass through as many Muslim-majority regions as possible. In the middle of winter in the Balkans, I don’t feel mentally up to bivouacking alone in that climate. So, I’ll try to find accommodations in mosques or even with locals as much as possible.
That’s the project in a nutshell. The big catch—some of you may have already noticed—is that I’m doing this solo. Yet, this is strongly discouraged by our Prophet—peace and blessings of Allah be upon him. So, I invite anyone interested in joining this project, whether closely or from afar, to reach out and contact me. Any contribution is welcome, whether it’s company for the whole journey (one can always hope!) or just part of it. Advice, contact suggestions, places to stay, and information about Hajj or Umrah are also appreciated.
Thanks for reading this far. I’ll try to check my VoyageForum account from time to time to see if anyone has responded to this thread and will happily reply to your messages and questions.
Take care, Assalamu'alaykum.
Sam

This thread is to echo some posts I’ve read on this forum while researching a potential bike trip from Annecy to Mecca. I came across several discussions where members mentioned being very interested in cycling to the holy city.
So, God willing, I plan to attempt this journey from January to June next year. The idea is to head to Turkey first, then assess the most reasonable routes based on the geopolitical situation around Palestine and as far as Iraq. Since the Turkish-Syrian border is closed, the only remaining (and I mean *only* remaining) overland option would be to go through Iraqi Kurdistan, Iraq, then Jordan, and finally Saudi Arabia.
That’s the first major challenge of this project. The second is timing. Due to the schedule, I’ll be starting in the middle of winter across Europe and finishing in the peak of summer in Saudi Arabia. If I’d had a choice, I’d have waited a good dozen years—but well, twelve years...
I won’t go into too much detail about the planned route in this post, but here are the broad strokes already set: Annecy to Istanbul. The rest is a bit too far ahead to map out properly. Crossing the Italian border via the Montgenèvre Pass. Straight through northern Italy as quickly as possible (not necessarily very pleasant) to reach Ljubljana. The fastest route through Croatia to spend as much time as possible in Bosnia-Herzegovina. Serbia via the Sandžak region. It crosses the Pešter plateau, which intimidates me at this time of year—its nickname, the "Siberia of the Balkans," says it all... Then Kosovo, North Macedonia, Greece, and Turkey.
I’m open to any advice on this itinerary. The choice was made to pass through as many Muslim-majority regions as possible. In the middle of winter in the Balkans, I don’t feel mentally up to bivouacking alone in that climate. So, I’ll try to find accommodations in mosques or even with locals as much as possible.
That’s the project in a nutshell. The big catch—some of you may have already noticed—is that I’m doing this solo. Yet, this is strongly discouraged by our Prophet—peace and blessings of Allah be upon him. So, I invite anyone interested in joining this project, whether closely or from afar, to reach out and contact me. Any contribution is welcome, whether it’s company for the whole journey (one can always hope!) or just part of it. Advice, contact suggestions, places to stay, and information about Hajj or Umrah are also appreciated.
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Take care, Assalamu'alaykum.
Sam

15-day itinerary from Bangkok to the southern classics
Hi there,
The round trip to Bangkok is almost booked.
Here’s the itinerary I’ve planned for this new trip to Thailand:
Arrival – 2 nights in Bangkok (any hotel recommendations? Very quiet, near Chinatown or by the river)
Train or taxi (which app should I use for Thailand?) to Phetchaburi – 2 nights (any hotel recommendations?)
Daytime train to Surat Thani – 1 night there (any hotel recommendations?)
Pick up the rental car and head to Khao Sok – 1 night there (any hotel recommendations?)
Drive to Ko Kho Khao – 3 nights – relaxation (any hotel recommendations?)
Drive to Phang Nga Bay – 1 night (any base recommendations?)
Excursion in the bay, then drive to Krabi – 2 nights (any hotel recommendations) or any other spot with beautiful, quiet beaches that you might know?
Return to Surat Thani – overnight train to Bangkok, then Ayutthaya (any hotel recommendations?)
Visit the site and transfer to the airport – sniff, time to head back!
If you have other suggestions, keeping in mind the trip’s vibe: beach time without crowds or entertainment, a bit of nature, a bit of culture, no stress... No domestic flights and charming accommodations (not at 150 € per night, even though the budget is reasonable!)
Not sure I’ll follow them all, but all your ideas are welcome! 😉
Thanks. 🙂

The round trip to Bangkok is almost booked.
Here’s the itinerary I’ve planned for this new trip to Thailand:
Arrival – 2 nights in Bangkok (any hotel recommendations? Very quiet, near Chinatown or by the river)
Train or taxi (which app should I use for Thailand?) to Phetchaburi – 2 nights (any hotel recommendations?)
Daytime train to Surat Thani – 1 night there (any hotel recommendations?)
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Drive to Ko Kho Khao – 3 nights – relaxation (any hotel recommendations?)
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If you have other suggestions, keeping in mind the trip’s vibe: beach time without crowds or entertainment, a bit of nature, a bit of culture, no stress... No domestic flights and charming accommodations (not at 150 € per night, even though the budget is reasonable!)
Not sure I’ll follow them all, but all your ideas are welcome! 😉
Thanks. 🙂

Trois jours de randonnée dans le Parc national des Ecrins
Bonjour à tous,
Mon compagnon et moi prévoyons des vacances d'une semaine dans le parc des écrins en septembre. Nous aimerions y faire 3 jours de randonnée en s'arrêtant dans les refuges. Nous sommes des bons marcheurs mais pas des alpinistes (6 h de marche par jour me semble bien).
J'ai trouvé cette boucle là : "Trois jours de randonnée dans le parc national des Ecrins au départ de Bourg d'Arud. Cap vers le lac et le col de la Muzelle, Valsenestre, le lac de Labarre, la cabane de la Selle, le col de la Brèche et le lac de Lauvitel." Qu'en pensez vous ? Avez vous autre chose à proposer ?
Merci beaucoup !
Mon compagnon et moi prévoyons des vacances d'une semaine dans le parc des écrins en septembre. Nous aimerions y faire 3 jours de randonnée en s'arrêtant dans les refuges. Nous sommes des bons marcheurs mais pas des alpinistes (6 h de marche par jour me semble bien).
J'ai trouvé cette boucle là : "Trois jours de randonnée dans le parc national des Ecrins au départ de Bourg d'Arud. Cap vers le lac et le col de la Muzelle, Valsenestre, le lac de Labarre, la cabane de la Selle, le col de la Brèche et le lac de Lauvitel." Qu'en pensez vous ? Avez vous autre chose à proposer ?
Merci beaucoup !
Conseils voyage d'un mois avec 3 enfants en bas âge (Islande ou Québec)
Bonjour,
Nous venons rechercher des conseils avisés pour une escapade familiale avec nos 3 enfants (en bas âge, ils auront 11 mois, 3.5 ans et 5 ans à cette période).
Mon conjoint et moi avons pu dégager du temps sur la période de mi-mai à mi-juillet (environ 1.5 mois)
Nous recherchons un endroit facile d'accès (pas trop d'heures d'avion), nature, dépaysant, avec des choses ludiques pour les enfants.
Nous avons pensé à l'Islande ou le Quebec.
Auriez-vous des suggestions, recommandations sur une autre destination ou même sur celles pré-citées?
Un grand merci par avance pour votre temps.
Bien cordialement,
Sigolène
Mon conjoint et moi avons pu dégager du temps sur la période de mi-mai à mi-juillet (environ 1.5 mois)
Nous recherchons un endroit facile d'accès (pas trop d'heures d'avion), nature, dépaysant, avec des choses ludiques pour les enfants.
Nous avons pensé à l'Islande ou le Quebec.
Auriez-vous des suggestions, recommandations sur une autre destination ou même sur celles pré-citées?
Un grand merci par avance pour votre temps.
Bien cordialement,
Sigolène
EuroVelo 6: Passau - Budapest or Vienna - Belgrade?
Hi there,
We're planning to ride the EuroVelo 6 by tandem this summer for two weeks (16 days).
We're torn between two routes: Passau-Budapest or Vienna-Belgrade. A third option could also be to go from Prague to Vienna and then continue to Budapest.
Which route would you recommend? Is the EuroVelo really crowded in the summer?
Thanks so much,
Camille
We're planning to ride the EuroVelo 6 by tandem this summer for two weeks (16 days).
We're torn between two routes: Passau-Budapest or Vienna-Belgrade. A third option could also be to go from Prague to Vienna and then continue to Budapest.
Which route would you recommend? Is the EuroVelo really crowded in the summer?
Thanks so much,
Camille
Treks en refuge avec étapes d’environ 4 heures de marche: où?
Je viens de terminer le tour des Annapurnas en décembre et je me demandes s’il existe des treks dans le monde où l’on peut voyager de village en village sans avoir besoin de transporter son matériel de camping et sa nourriture tout en marchant environ 4 heures par jour environ.
Merci de votre attention
Grande traversée des Alpes 2018
Bonjour,
Voici ma randonnée de l'été.
pour la 9ème fois : Grande Traversée des Alpes.
en 20 étapes du Lac Léman à Nice
du 11 au 30 juillet 2018
Description de chaque étape, et photos…
randoalp.com/gta2018/gta2018.html
@+ Jean-Claude
randoalp.com/gta2018/gta2018.html
@+ Jean-Claude
Booking: taxe de séjour sur les réservations?
Bonjour.
Avez-vous une idée sur cette nouvelle taxe de séjour apparue sur le site bien connu de réservation en ligne ? Je pensais que la taxe de séjour été une spécificité française. Justifié ou encore arnaque pour soutirer un peu plus de commissions ?
Avez-vous une idée sur cette nouvelle taxe de séjour apparue sur le site bien connu de réservation en ligne ? Je pensais que la taxe de séjour été une spécificité française. Justifié ou encore arnaque pour soutirer un peu plus de commissions ?
Que faire pour 2 ou 3 semaines à vélo vers / en Allemagne?
Salut
J'envisage, cette année, un petit voyage en Allemagne ou vers l'Allemagne. 2 - 3 semaines de préf. en mai ou juin. en solo.
un Eurovélo ? Lequel ? Ou bien suivre un ou des cours d'eau ?
J'aime la mer alors je songe aussi éventuellement peut être à suivre la côte française du nord, puis pays bas, puis allemande.
J'aime : - paysages/nature - camping - pas envie de parcours trop escarpés, montagne. manque d’entraînement. je vais reprendre le vélo avant ce voyage bien sûr. Si jamais le printemps arrive un jour. On l'attends avec impatience cette année 2018 il se fait désiré :-)
Ne suis pas fan : - villes - voitures - bruit
Merci pour vos avis, expériences
On m'a dit que l'Allemagne était un beau pays, en plus d'avoir des tas de voies vertes J'essaie de ne PAS TROP ME PLANTER en demandant conseil, car l'année dernière, fin août, au lieu de prendre des "voies vertes" sympa en Bretagne, j'ai bêtement suivi le canal Brest->Nantes. Bof : pas aimé (faux plat pendant la moitié + sol trop abîmé). J'aurais été mieux avisé de suivre des voix vertes, à l'instar de certains britanniques croisé qui avaient un chouette guide "Brittany green ways"
merci !
J'aime la mer alors je songe aussi éventuellement peut être à suivre la côte française du nord, puis pays bas, puis allemande.
J'aime : - paysages/nature - camping - pas envie de parcours trop escarpés, montagne. manque d’entraînement. je vais reprendre le vélo avant ce voyage bien sûr. Si jamais le printemps arrive un jour. On l'attends avec impatience cette année 2018 il se fait désiré :-)
Ne suis pas fan : - villes - voitures - bruit
Merci pour vos avis, expériences
On m'a dit que l'Allemagne était un beau pays, en plus d'avoir des tas de voies vertes J'essaie de ne PAS TROP ME PLANTER en demandant conseil, car l'année dernière, fin août, au lieu de prendre des "voies vertes" sympa en Bretagne, j'ai bêtement suivi le canal Brest->Nantes. Bof : pas aimé (faux plat pendant la moitié + sol trop abîmé). J'aurais été mieux avisé de suivre des voix vertes, à l'instar de certains britanniques croisé qui avaient un chouette guide "Brittany green ways"
merci !
Lac Leman ou lac de Constance en août prochain?
Bonjour
Nous partons en couple avec un bébé au mois d'aout
Nous cherchons de beaux paysages et petites balades à faire
Nous hésitons entre lac léman ou lac de constance Lequel est le plus beau selon vous ?
Dans celui que vous préférez, ou pensez que l'on peut se baser pour rayonner autour du lac ?
Merci de vos avis !
Fanny
Nous hésitons entre lac léman ou lac de constance Lequel est le plus beau selon vous ?
Dans celui que vous préférez, ou pensez que l'on peut se baser pour rayonner autour du lac ?
Merci de vos avis !
Fanny
Quelle île pour 3 jours en Dalmatie?
Bonjour,
Nous partons avec nos deux enfants (15 et 17 ans) en Dalmatie pour 11 jours, la deuxième quinzaine d'août 2018. Après avoir posés nos valises 5/6 jours du côté de Split, et avant d'aller passer 1 ou 2 jours à Dubrovnik, nous souhaitons passer 3 jours pleins sur une Ile. Nous serons véhiculés. Nous hésitons entre Brac, Hvar, Korcula et Mijet. Je sais que la période est très touristique et nous voulons éviter au maximum la cohue. Nous aimerions une ile où nous pourrions visiter quelques villes/villages typiques, ou nous pourrions nous baigner (plages ?), faire su snorkeling, et aussi faire deux ou trois randonnées. Je souhaite également effectuer une demie journée Plongée. Il faut donc un club de plongée et des sites intéressants. J'ai consultés quelques sites internet et un guide, mais je n'arrive pas à me décider.
Quelqu'un aurait-il assez de connaissances sur ces 4 îles pour m'orienter dans mon choix, ou du moins me permettre d’éliminer une ou deux îles ?
Merci Jeff
Nous partons avec nos deux enfants (15 et 17 ans) en Dalmatie pour 11 jours, la deuxième quinzaine d'août 2018. Après avoir posés nos valises 5/6 jours du côté de Split, et avant d'aller passer 1 ou 2 jours à Dubrovnik, nous souhaitons passer 3 jours pleins sur une Ile. Nous serons véhiculés. Nous hésitons entre Brac, Hvar, Korcula et Mijet. Je sais que la période est très touristique et nous voulons éviter au maximum la cohue. Nous aimerions une ile où nous pourrions visiter quelques villes/villages typiques, ou nous pourrions nous baigner (plages ?), faire su snorkeling, et aussi faire deux ou trois randonnées. Je souhaite également effectuer une demie journée Plongée. Il faut donc un club de plongée et des sites intéressants. J'ai consultés quelques sites internet et un guide, mais je n'arrive pas à me décider.
Quelqu'un aurait-il assez de connaissances sur ces 4 îles pour m'orienter dans mon choix, ou du moins me permettre d’éliminer une ou deux îles ?
Merci Jeff
J'ai peur d'être déçue par le Québec après avoir fait l'Ouest canadien
Bonjour,
Et grand merci d'avance à ceux qui pourront me renseigner.
J'aimerai avoir l'avis de personnes ayant fait les parcs nationaux de l'ouest canadien (et de l'ouest américain) puis l'est du Canada et la Nouvelle Angleterre Canada (par la suite).
Je vous explique pourquoi. Nous avons visité (et "adoré") l'ouest canadien, les parcs nationaux de l'ouest américain, New York. Cette année (en juillet 2018) nous voudrions partir 4 petites semaines: arriver à Boston, remonter la côte de la Nouvelle Anglettere, le Québec, l'Acadie, Québec, Montéal. Mais j'ai très peur d'être décue. J'ai peur que l'est ne supporte pas la comparaison avec l'ouest.
Y en a-t-il parmi vous qui avez fait cette region (le Québec) le l'ouest Canadien? Qu'en pensez-vous? Auriez-vous été décu? Ou au contraire, avez-vous été ravis?
Merci beaucoup pour vos impressions personnelles.
Sonia
Et grand merci d'avance à ceux qui pourront me renseigner.
J'aimerai avoir l'avis de personnes ayant fait les parcs nationaux de l'ouest canadien (et de l'ouest américain) puis l'est du Canada et la Nouvelle Angleterre Canada (par la suite).
Je vous explique pourquoi. Nous avons visité (et "adoré") l'ouest canadien, les parcs nationaux de l'ouest américain, New York. Cette année (en juillet 2018) nous voudrions partir 4 petites semaines: arriver à Boston, remonter la côte de la Nouvelle Anglettere, le Québec, l'Acadie, Québec, Montéal. Mais j'ai très peur d'être décue. J'ai peur que l'est ne supporte pas la comparaison avec l'ouest.
Y en a-t-il parmi vous qui avez fait cette region (le Québec) le l'ouest Canadien? Qu'en pensez-vous? Auriez-vous été décu? Ou au contraire, avez-vous été ravis?
Merci beaucoup pour vos impressions personnelles.
Sonia
Destination européenne à vélo
Bonjour
Je projette de faire un voyage à vélo d'ici peu, pour une durée d'un mois. Etant cycliste rôdé par 10 ans de pratique du VTT, le relief important ne me fait pas du tout peur. Mais je cherche encore une destination européenne pouvant convenir à ce dernier critère (sauf la Suisse). J'aimerais également que le pays ne soit pas trop touristique pour éviter la foule des 2 mois d'été (Juillet + août)
J'ai deux options : - Soit utiliser le système des Euroutes à vélo. Mais je suis obligé de faire 150 km supplémentaires pour en prendre une à Bruxelles et descendre ensuite
- Soit y aller en avion et acheter un vélo sur place (quitte à le revendre après..)
Laquelle pensez vous comme étant la mieux ? Et je voudrais savoir si l'un de ces 3 pays pouvait convenir à ces critères ?
Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur. N'hésitez pas à me donner des conseils ou idées de parcours;
Je projette de faire un voyage à vélo d'ici peu, pour une durée d'un mois. Etant cycliste rôdé par 10 ans de pratique du VTT, le relief important ne me fait pas du tout peur. Mais je cherche encore une destination européenne pouvant convenir à ce dernier critère (sauf la Suisse). J'aimerais également que le pays ne soit pas trop touristique pour éviter la foule des 2 mois d'été (Juillet + août)
J'ai deux options : - Soit utiliser le système des Euroutes à vélo. Mais je suis obligé de faire 150 km supplémentaires pour en prendre une à Bruxelles et descendre ensuite
- Soit y aller en avion et acheter un vélo sur place (quitte à le revendre après..)
Laquelle pensez vous comme étant la mieux ? Et je voudrais savoir si l'un de ces 3 pays pouvait convenir à ces critères ?
Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur. N'hésitez pas à me donner des conseils ou idées de parcours;











