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Étudier le russe en Russie
Priviet !
J'ai déjà des bases en russe et j'aimerais les rafraîchir sérieusement, tout en découvrant un peu plus de la culture russe ou celle des anciennes républiques d'ex-Union Soviétique. Je réfléchis donc à la possibilité de m'inscrire dans une université russe, mongole, tadjik ou autre, pour m'y plonger complètement, pour une année (ou plus si affinités).
Je suis pas trop attirée par Moscou et Saint Petersbourg, plus par Novossibirsk ou Irkoustk, ou pourquoi pas Ulan bator, Almaty, Dushanbe, Bishkek, Tashkent... Plutôt vers l'est quoi...
Avez-vous déjà étudié dans une université russe ? Est-ce que vous auriez des conseils à me donner ? Un endroit plus sympa qu'un autre pour étudier ?
Est-ce qu'il est nécessaire de passer par une organisation française (suisse) avant de partir ?
Merci Aurélie
Merci Aurélie
Jeu de photos
Comme on avait dépassé les 500 messages j' ouvre donc un nouveau sujet pour le désormais mythique jeu des photos.
Où se trouve ce beau paysage ?
Où se trouve ce beau paysage ?
Contrôle des passeports à l'aéroport de Moscou
UN conseil lors de votre arrivée à l'aéroport de Moscou.
Les autorités ont une tendance a passer une lame de cutter sous la photo, ce qui rend votre paseport inutilisable selon les pays visités par la suite (US...).
Assurez vous donc que la photo n'est pas legerement décollée au niveau du "RF" en bas a droite de votre visage.. ou optez pour le biométrique !
Assurez vous donc que la photo n'est pas legerement décollée au niveau du "RF" en bas a droite de votre visage.. ou optez pour le biométrique !
Trois jours à Budapest en novembre
bah oui, tout le monde me dira que c'est trop court mais yen a qui bosse !! ;)
bref, comme c'est hyper court est-ce que certains auraient des conseils?
* le top 5 des choses à voir * les meilleurs endroits pour sortir * infos logement (youth hotel surement !)
merki d'avance :)
bref, comme c'est hyper court est-ce que certains auraient des conseils?
* le top 5 des choses à voir * les meilleurs endroits pour sortir * infos logement (youth hotel surement !)
merki d'avance :)
Film: "L'autre finale": quand le foot voyage et ne se prend pas au sérieux
J'aimerais juste partager avec vous le plaisir que j'ai pris à découvrir l'autre finale, sur arte hier soir.
Quand le foot voyage et ne se prend pas au sérieux. Un sacré pied de nez au foot buziness.🙂
Non il ne s'agit pas d'une chronique sportive mais bien d'un film traitant d'un voyage. Sacré voyage que font ces footballeurs loosers de l'ile caraibéene de Montserrat jusqu'au Bouthan ! Belle histoire, beaux sentiments, belles images, admirablement filmé et beaucoup d'humour. Personne d'autre ne l'a vu ?
Le 30 juin 2002 à Osaka se joue la finale de la Coupe du Monde de Football entre deux des meilleures équipes au monde: le Brésil et L’Allemagne. Au même moment, au mystérieux royaume du Bouthan, a lieu un autre match. Celui entre les deux dernières nations au classement officiel de la Fédération Internationale de Football: le Bouthan et la petite île des Caraïbes, Montserrat. L’objectif ? Désigner celui qui occupera la dernière place. L’autre finale est un film sur les valeurs de partage et de fraternité que véhicule le sport quand le jeu prime sur l’enjeu. (source : http://www.lalucarne.ca)
«The Other Final» représentait, depuis le début, bien plus qu'un projet cinématographique. Une idée saugrenue, un événement, une absurdité pleine d'espoir. Lorsque le 30 juin 2002, à Yokohama, l'Allemagne perdit le championnat du monde contre le Brésil, se déroula la finale des nuls (Nieten-Finale selon «Der Spiegel») au fin fond des montagnes de l'Himalaya. Une partie entre les deux équipes classées aux derniers rangs par la FIFA, le Bhoutan (Nr. 202) et Montserrat (Nr. 203), disputée avec fougue et enthousiasme. Un match amical entre deux pays pratiquement inconnus l'un de l'autre. Alors que la finale officielle de la FIFA devenait une bataille financière globale et médiatique, la «partie de l'autre bout de la terre» mise sur pied par des idéalistes rappela que le football peut constituer aussi un lien entre les pays. Le film documentaire de Johan Kramer, plein de trouvailles, tourné en 16 mm, ne traite pas seulement de la planification et de la préparation, de l'entraînement et des dessous de la plus joyeuse finale mondiale de foot, mais aussi des histoires, des souvenirs et des raisons qui ont motivé des hommes, à participer à l'événement Non-Profit, à l'«Anti-Event» de la machine FIFA. Et le film permet de faire connaissance de plus près avec deux pays presque inconnus au public. Le leitmotiv est le ballon, ressemblant au globe terrestre, roulant continuellement dans l'image et venant de n'importe où. Il entraîne les spectateurs vers Montserrat, une petite île volcanique des Antilles qui a été presque détruite en 1997 par l'éruption du volcan et vers Timphu dans le Royaume du Bouthan, le pays du «dragon tonnerre» et des monastères fortifiés. Quand les joueurs du Bhoutan et ceux de Montserrat chantèrent ensemble, le soir, à la veille de la finale «Hot! Hot! Hot!», la chanson à la mode de Montserrat de l'été 2002, le sang des plus réticents au ballon rond, bouilla dans les veines. «The Other Final» montre les préparatifs du jeu dans les deux pays, l'énergie collective, toutes les difficultés surmontées en passant du terrain de football enfoui sous les cendres de Montserrat jusqu'à la taille à la main du gazon du terrain de Timphu. 25'000 personnes ont suivi la partie à Timphu et la presse sportive mondiale a pris note en riant de la partie comme d'une curiosité dans le cadre du Championnat du Monde 2002. Ce film documentaire non dogmatique et particulièrement divertissant du communicateur (publicitaire) professionnel Kramer place ailleurs ses projecteurs et se retient facilement: Hot! Hot! Hot! (source : http://www.semainedelacritique.ch/2003/other_final.html)
Rediffusion le 07/09 à 15:15 sur arte (TNT-cable)
http://www.theotherfinal.com/

Non il ne s'agit pas d'une chronique sportive mais bien d'un film traitant d'un voyage. Sacré voyage que font ces footballeurs loosers de l'ile caraibéene de Montserrat jusqu'au Bouthan ! Belle histoire, beaux sentiments, belles images, admirablement filmé et beaucoup d'humour. Personne d'autre ne l'a vu ?
Le 30 juin 2002 à Osaka se joue la finale de la Coupe du Monde de Football entre deux des meilleures équipes au monde: le Brésil et L’Allemagne. Au même moment, au mystérieux royaume du Bouthan, a lieu un autre match. Celui entre les deux dernières nations au classement officiel de la Fédération Internationale de Football: le Bouthan et la petite île des Caraïbes, Montserrat. L’objectif ? Désigner celui qui occupera la dernière place. L’autre finale est un film sur les valeurs de partage et de fraternité que véhicule le sport quand le jeu prime sur l’enjeu. (source : http://www.lalucarne.ca)
«The Other Final» représentait, depuis le début, bien plus qu'un projet cinématographique. Une idée saugrenue, un événement, une absurdité pleine d'espoir. Lorsque le 30 juin 2002, à Yokohama, l'Allemagne perdit le championnat du monde contre le Brésil, se déroula la finale des nuls (Nieten-Finale selon «Der Spiegel») au fin fond des montagnes de l'Himalaya. Une partie entre les deux équipes classées aux derniers rangs par la FIFA, le Bhoutan (Nr. 202) et Montserrat (Nr. 203), disputée avec fougue et enthousiasme. Un match amical entre deux pays pratiquement inconnus l'un de l'autre. Alors que la finale officielle de la FIFA devenait une bataille financière globale et médiatique, la «partie de l'autre bout de la terre» mise sur pied par des idéalistes rappela que le football peut constituer aussi un lien entre les pays. Le film documentaire de Johan Kramer, plein de trouvailles, tourné en 16 mm, ne traite pas seulement de la planification et de la préparation, de l'entraînement et des dessous de la plus joyeuse finale mondiale de foot, mais aussi des histoires, des souvenirs et des raisons qui ont motivé des hommes, à participer à l'événement Non-Profit, à l'«Anti-Event» de la machine FIFA. Et le film permet de faire connaissance de plus près avec deux pays presque inconnus au public. Le leitmotiv est le ballon, ressemblant au globe terrestre, roulant continuellement dans l'image et venant de n'importe où. Il entraîne les spectateurs vers Montserrat, une petite île volcanique des Antilles qui a été presque détruite en 1997 par l'éruption du volcan et vers Timphu dans le Royaume du Bouthan, le pays du «dragon tonnerre» et des monastères fortifiés. Quand les joueurs du Bhoutan et ceux de Montserrat chantèrent ensemble, le soir, à la veille de la finale «Hot! Hot! Hot!», la chanson à la mode de Montserrat de l'été 2002, le sang des plus réticents au ballon rond, bouilla dans les veines. «The Other Final» montre les préparatifs du jeu dans les deux pays, l'énergie collective, toutes les difficultés surmontées en passant du terrain de football enfoui sous les cendres de Montserrat jusqu'à la taille à la main du gazon du terrain de Timphu. 25'000 personnes ont suivi la partie à Timphu et la presse sportive mondiale a pris note en riant de la partie comme d'une curiosité dans le cadre du Championnat du Monde 2002. Ce film documentaire non dogmatique et particulièrement divertissant du communicateur (publicitaire) professionnel Kramer place ailleurs ses projecteurs et se retient facilement: Hot! Hot! Hot! (source : http://www.semainedelacritique.ch/2003/other_final.html)
Rediffusion le 07/09 à 15:15 sur arte (TNT-cable)
http://www.theotherfinal.com/

Passer l'hiver en camping-car en Espagne
bonjour
j'envisage passer cet hiver en espagne en camping car.
quelqu'un pourrait'il me dire:
quel température fait'il l'hiver en espagne?
quel endroit vers les plages le plus intéressant?
faut'il un visa?
la vie y est'elle chère?
voici quelques questions qui me viennent à l'esprit.merci de vos réponses et n'hésiter pas à compléter avec d'autres précisions et meme des liens je suis preneur de toutes informations.
merci à toutes et à tous😉
max24
Achat de porte-bagages (urgent)
bonjour a tous, cet été je pars pour 10jours a vélo, je dois équiper mon vélo et je ne sais pas quoi acheter, quel porte bagage arrière, quels sacoches????tous vos conseils sont les bienvenus, dois-je prendre mon vélo de route ou le vtt sachant que je vais partir du nord de la france pour la normandie et rentrer par les terres!environs 1000km j'éspère.merci d'avance a tous
a bientot sur les routes, vivez vos reves et je vois que vous le faites tous!
a bientot sur les routes, vivez vos reves et je vois que vous le faites tous!
Couples Franco-Thaï et comportement en Thaïlande
Bonjour à tous,
Depuis mon voyage en septembre dernier en Thaïlande, j’ai gardé de très bons contacts avec l’amie d’une amie Thaïlandaise rencontrée lors d’un voyage en Espagne. Au bout d’un an de nombreuses discussions et d’appels téléphoniques, nous avons décidé de nous revoir en août prochain pour penser à approfondir notre relation.
Je sais que certaine personne sur ce forum sont ou ont été dans le même cas que moi, à savoir se questionner quant à la façon de se comporter si celle-ci dans un couple Franco-Thaï diffère grandement ou non de celle d’un couple purement Européen, si oui dans quelle sens ? Savoir également si certaines choses sont à bannir, pour une simple question de respect des coutumes, de la tradition, des habitants, et de la compagne en question serait pour moi tout aussi intéressant. Il est plus simple pour moi d’aborder le sujet avec mon amie en ayant un minimum de repères sur ces questions,
Prévoyant de rencontrer également la famille certain comportements sont ils a bannir ou tout simplement a conseiller ?
Ce post étant destiné à m’informer et à informer toute personne soucieuse de respecter les coutumes du pays dans ce contexte bien précis,
Je vous remercie par avance de l’attention que vous me porterez
Louis.
Coupe du monde de football: ambiances à travers le monde?
Ami(e)s voyageurs, correspondants de tous les pays et amateurs de foot,
A l'occasion de cet évènement planétaire, pouvez-vous nous donner vos impressions et décrire l'ambiance depuis les différents endroits où vous vous trouvez actuellement sur la planète. Par exemple comment sont les rues de Buenos Aires ou à Trinidad et Tobago ce soir après la bonne performance de ces 2 équipes? Comment vit-on les matchs à Berlin, à Barcelone, en Dalmatie, dans les cafés d'Istanbul ou sous une yourte en Mongolie? Par avance merci de vos interventions et descriptions, de vos joies, pleurs et colères contre ce "foutu pénaltie sifflé à la 90è minute"!! du vécu dans votre coin, des fiestas actuelles et les plus belles à venir... Voilà à+, et pour ma part "Allez les bleus!!!"
A l'occasion de cet évènement planétaire, pouvez-vous nous donner vos impressions et décrire l'ambiance depuis les différents endroits où vous vous trouvez actuellement sur la planète. Par exemple comment sont les rues de Buenos Aires ou à Trinidad et Tobago ce soir après la bonne performance de ces 2 équipes? Comment vit-on les matchs à Berlin, à Barcelone, en Dalmatie, dans les cafés d'Istanbul ou sous une yourte en Mongolie? Par avance merci de vos interventions et descriptions, de vos joies, pleurs et colères contre ce "foutu pénaltie sifflé à la 90è minute"!! du vécu dans votre coin, des fiestas actuelles et les plus belles à venir... Voilà à+, et pour ma part "Allez les bleus!!!"
Financements-sponsoring pour randonnée à vélo
Bonjour tout le monde!
Cet été, un but: une nouvelle randonnée! (c'est qu'on y prendrait goût!...)
Malheureusement, cette année, les moyens nous manquent...
Nous avons donc pensé à faire financer cette rando par du sponsoring, etc...( un p'tit coup de pouce tout du moins...)
Nous crééons donc ce poste dans l'espoir que quelqu'un s'y connaisse et sache nous guider et nous conseiller (cela vaut-il le coup?, où trouver des aides?, etc...)
D'avance merci!!!
Vos expériences à vélo en Allemagne et en Autriche?
Bonjour, j ai 18 ans et je voudrais partir en allemagne faire les tour de l allemagne .
Partir de Ieper en belgique passer par bruges apres Pays bas puis, Allemagne nord est et descendre jusque en baviere et enfin Autriche pour rentrer par Italie Pyrenné...
Voila, j aimerai parler à des gens qui ont deja roulé en Allemagne et de me parler de leur experience et me montrer des fotos...
En velo de course je fais du 250 km à la journée en combien de temps pourrais je faire ce periple .
Je n ai pas encore personne qui veut se lancer dans ce genre de voyage lol, on nous prend pour des fous lol, il y a des gens de mon age ici ?
Je donne mon msn : sepieter@msn.com, et s il vous plait ecrivez egalement votre experience pour ceux qui l aurait fais
Encore merci
Où est ce train?
Où est ce train ?
Des photos, des photos, encore des photos!
Et hop c'est reparti pour un tour ! 😉
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Des photos, des photos...
comme j'y ai ete invite avec autant de gentillesse!..🙁
je me lance hors de mon cocotier et pourquoi pas ds cette eau turquoise!..😉
Que survole-t-on de Paris en Nouvelle-Zélande?
Bonjour à tous, je part en New-zelande en juillet et je me pose la question depuis quelques jours : En partant de Paris pour aller à Singapour quels pays survole-t-on? Et de Singapour à ChristChurch, survole-t-on l'Australie?
Merci, pour ceux qui l'ont fait de me renseigner.
Merci, pour ceux qui l'ont fait de me renseigner.
Barentsburg: un petit morceau d'URSS oublié dans l'Arctique
23 juillet 2004 - Nous sommes au Spitzberg, par 78° Nord, archipel à la marge du monde, dernières îles avant le pôle, au Nord-Est du Groenland. Après un voyage d’approche en avion via la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.

Réveil un peu vaseux dans nos couchettes ce matin … Nous avons navigué toute la "nuit" (il n'y a pas de nuit ici en cette saison ...) au large de l’avant-terre du Prince Karl pour redescendre vers Longyearbyen. Sur le premier sommeil, de puissantes ondulations de houle ont quelque peu retourné nos estomacs mais une fois « allégés » de ce côté-là, on s’est rendormis. A présent, l’horizontalité est revenue, mais c’est un bruit familier qui nous réveille : de grands coups sourds dans la coque nous indiquent que nous venons d’entrer dans une zone de banquise dérivante.
Nous sommes à l’entrée de l’Isfjord dont les eaux sont envahies par de vastes plaques de banquise venues de Sibérie et qui ont contourné le Spitzberg par le Sud. C’est exceptionnel ici en juillet, mais finalement ça montre que le réchauffement de l’arctique a parfois des ratées …
Nous voici à la passerelle. Les deux hommes de quart sont concentrés sur leur travail. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la barre, et Sergeï est aux commandes moteur. Sergeï nous explique que ce que nous traversons laborieusement, c’est de la « vieille banquise », comme il dit … De grandes plaques (des « floes ») qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisées, ressoudées en hiver, re-cassées, basculées, prises dans des crêtes de compression, se sont montées les unes sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur importante. Georgy essaye de louvoyer entre les plaques pour limiter les chocs, mais lorsqu’un grand « floe » barre la route, il se brise sous la poussée des 2000 tonnes du bateau et bascule sous la coque. Parfois on voit sa tranche bleutée, épaisse de plus d’un mètre, passer sur le côté !
Au bout d’une demi-heure de cette progression lente, on entre dans le Grönfjord, quasiment libre de glaces. Le bateau glisse maintenant en silence sur cette eau calme, et nous voici devant la station russe de Barentsburg, une des trois communautés humaines permanentes du Spitzberg.
Barentsburg, ainsi nommée en souvenir du hollandais Willem Barents, découvreur du Spitzberg en 1596, est une station minière. Elle a été implantée en 1932 par la compagnie soviétique Arktikugol ("Charbon Arctique"). De nos jours, l'exploitation du charbon dans ces lieux est bien entendu une aberration économique, mais c'est pour des raisons stratégiques que les Russes maintiennent cette grosse base permanente au Spitzberg.
Que font donc les russes ici, sur ces terres extrêmes administrées par la Norvège mais dont le statut est international ?
Il faut remonter à la fin de la première guerre mondiale et au traité de Versailles (1919), pour comprendre les origines de cette cohabitation russo-norvégienne au Spitzberg. En 1919 la Russie des Soviets, trop occupée par sa jeune révolution, avait laissé le champ libre à la Norvège qui avait obtenu sans peine la souveraineté sur le "Svalbard" (comme elle l'appelle). Les Soviets n'avaient cependant pas tardé à réagir et à réaffirmer leur revendication sur ces terres polaires. Ils avaient invoqué bien sûr la proximité territoriale, mais aussi l'histoire, leur histoire où, dès le 17ème siècle, les "Pomores", un peuple de trappeurs de la région d'Arkhangelsk, venaient chercher ici des fourrures et de l'ivoire (de morses), pour le compte des monastères orthodoxes de la Grande Russie, sous l'impulsion du Tsar Pierre Le Grand.
C'était trop tard … et les absents ont toujours tort : juste après Versailles, le traité du Svalbard en 1920, avait "internationalisé" l'archipel, tout en le plaçant sous administration norvégienne. L'ensemble des 39 Etats signataires (dont la France … et la Russie) avait dû reconnaître ce statut, mais avait en contrepartie acquis le droit d'y établir des concessions minières ou scientifiques (à l'exclusion de toute activité militaire). C'est sur ce principe subsidiaire que dès 1926, l’URSS de Staline a implanté des bases minières au Spitzberg. A Pyramiden d'abord, au fond d'un fjord abrité situé au Nord-Ouest de Longyearbyen, puis à Barentsburg en 1932. La mine de Pyramiden a fermé en 2000, Barentsburg reste désormais l'unique base russe au Spitzberg, et tout laisse à penser que la Russie la maintiendra coûte que coûte.
Vue depuis le bateau, la station russe de Barentsburg est peu engageante ! La couleur noire du charbon domine un paysage dans lequel s'alignent à flanc de colline de sinistres bâtiments du plus pur style soviétique, de grandes barres de béton, et des installations industrielles et minières semblant dater d'un autre âge !

Pour ce qui nous concerne, ce passage à Barentsburg n’a rien à voir avec nos centres d’intérêt (écologie arctique, faune et flore) au Spitzberg. Mais le bateau bat pavillon russe, Youriy et son équipage sont russes, et c’est donc dans leur langue maternelle qu'ils entrent en contact radio avec les autorités locales pour demander l'autorisation de débarquer. Accord obtenu : nous serons attendus au débarcadère, nous dit-on … mais nous n’avons pas l’autorisation d’amener le navire à quai … Ce n’est pourtant pas la place qui manque : le grand quai minéralier est désert.
Qu’à cela ne tienne : nous mettons donc à l'eau le Zodiac pour parcourir les quelques centaines de mètres qui nous séparent du débarcadère. Un débarcadère encombré d'énormes morceaux d'icebergs (growlers) entre lesquels nous nous faufilons pour amarrer notre grand pneumatique au ponton.

Sur le quai, nous sommes effectivement attendus : deux jeunes gens, Oleg et Kristina, nous souhaitent la bienvenue dans leur monde. La charmante Kristina, qui va nous accompagner, est ukrainienne. Elle est étudiante en langue anglaise à Kiev, mais elle est venue travailler ici d'avril à octobre comme "hôtesse et postière", nous dit-elle en souriant, dans un anglais parfait, avec des sonorités inattendues et chantantes.
La colline est abrupte. A partir du débarcadère, on monte un interminable escalier de bois qui mène à la cité proprement dite, construite sur un replat à mi-pente. Montée laborieuse par ces marches aux planches disjointes, parfois cassées. A plusieurs reprises, on croise des canalisations complètement délabrées. Rien n'est enterré ici, en raison du sous-sol gelé en permanence et aussi sans doute pour faciliter les réparations. D'incroyables faisceaux de cables et des tuyaux de toutes tailles courent partout au dessus du sol, à nu ou dans des coffrages de planches hors d'âge.

Au niveau de certains paliers de ce grand escalier se greffent des chemins de planches à moitié effondrés qui partent à flanc de colline vers des hangars noirs qui semblent presque en ruines. La mine est au dessus de la cité, à flanc de montagne. Le charbon est transporté par des wagonnets suspendus à des cables jusqu'aux installations de tri, de lavage et de stockage en bas de pente, à proximité du quai où les navires sont censés venir le charger en été …
D'après Kristina, ce sont 300 000 tonnes de charbon qui sont produites ici chaque année par l'entreprise russe "Trust Arktikugol". En bas, à proximité du quai, la centrale thermique qui produit l'électricité de la station minière crache une fumée noirâtre.
😕 Ce n'est pas vraiment un club de vacances, Barentsburg ! Dans ce décor sinistre, tout est noir, sale, rouillé, lugubre, délabré … et glacé !
Nous arrivons enfin au niveau de la cité proprement dite, et là c’est le choc ! C'est la machine à remonter le temps : nous voici d’un coup transportés en URSS pendant les années soixante !
Une grande place centrale où trône un buste de Lénine, de grands bâtiments en briques du plus pur style stalinien, d’immenses fresques sur les façades à la gloire de la classe ouvrière triomphante, une cantine, un gymnase orné des anneaux olympiques … Le temps s’est arrêté à Barentsburg … Voyage au pays des oubliés de l’histoire !

Kristina nous explique que ce sont près de 800 personnes qui vivent ici, été comme hiver, dont 400 environ sont employées directement ou indirectement à l’exploitation du charbon. Les mineurs sont russes et ukrainiens, ils viennent ici généralement pour deux ans, attirés par la promesse de salaires plus importants que dans la mère patrie.
Ici, l’organisation sociale est restée de type soviétique : l’hébergement et les différents aspects de la vie sociale sont entièrement pris en charge par Trust Arktikugol. Les familles sont logées dans les grandes barres de briques et de béton que nous avons vues depuis la mer. On met à leur disposition des appartements avec des services communs, et les célibataires sont hébergés dans des foyers collectifs.
A Barentsburg, il n’y a pas d’argent en circulation : toutes les prestations (logement, repas, culture, sports, etc …) sont précomptées sur la paye et les salaires sont versés dans le pays d’origine. Les enfants (une quarantaine) sont scolarisés sur place.
Il paraît que jusqu'aux années soixante, la cité minière soviétique de Barentsburg bénéficiait de conditions de vie bien meilleures que les stations minières norvégiennes du Spitzberg. La situation a commencé à s'inverser dans les années 80 et, à partir de 1991, les travailleurs de Barentsburg et leurs familles ont subi de plein fouet la chute de l'URSS. La Russie et l'Ukraine en pleine restructuration ont détourné leur intérêt (et leurs crédits ...) de leur station minière arctique.
La marche du temps s'est arrêtée à Barentsburg. Sous le dur climat polaire, les installations se sont rapidement dégradées pour aboutir à ce que nous voyons aujourd'hui.
Tout en parlant, Kristina nous fait parcourir la rue principale de Barentsburg, dallée d'énormes plaques de béton de 5 m sur 5 … Sur la gauche, là-bas, elle nous montre des hangars qui sont, dit-elle, les bâtiments de la ferme qui produit des légumes frais dans une serre chauffée au charbon et entretient un troupeau de vaches en stabulation artificielle, pour fournir du lait à la communauté. Nous demandons à aller voir les vaches mais … « ce n'est pas possible aujourd'hui », nous dit-elle avec un sourire contrit. Bon … et bien comme on ne peut pas repasser demain, on ne verra pas les vaches … !
En remontant la rue, nous arrivons devant un bâtiment en meilleur état que les autres : ce sont les bureaux de la direction locale de Trust Arktikugol. Un peu plus loin, devant "l'Hôtel-Bar-Restaurant-Poste", notre jeune accompagnatrice nous explique qu'elle travaille également ici comme postière (quelques minutes par jour doivent suffire !) Elle nous fait entrer dans son domaine (totalement désert mais chauffé à 28 degrés !) et s'asseoit très officiellement derrière son comptoir en bois verni pour nous proposer des cartes postales, des timbres et des oblitérations … Sans grand succès, car les deux seuls modèles de cartes postales dont elle dispose sont pitoyables et, pour ce qui concerne les timbres, nous ne sommes pas particulièrement philatélistes ...
Un peu dépitée, elle nous dit que nous trouverons certainement des souvenirs qui nous plairont … « à la boutique » !
Kristina nous laisse donc devant "sa" poste lugubre et nous voici partis seuls en balade à travers la station minière. L'immense gymnase attire notre attention, sa façade est ornée d'une grande fresque à la gloire du sport. Nous entrons jeter un coup d'œil à la piscine dont le grand bassin est décoré d'un mélange de coulées de rouille et de moisissures vertes ! Pas très engageant !
On revient faire un tour sur la place centrale que nous avons traversée tout à l’heure, pour saluer le buste de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine, qui veille impassible sur ce reliquat de son empire.
Puis on va voir la petite chapelle orthodoxe, toute en bois sculpté, sans doute le seul bâtiment à posséder un peu de charme ici. A l'intérieur, des bougies et des offrandes, des morceaux de gâteau dans de petites assiettes, des petits paquets liés par un ruban, des petits mots manuscrits sur des bouts de papier pliés ... témoignent de la ferveur de quelques fidèles.

Depuis la place voisine, Lénine doit faire la gueule : la religion est encore l'opium du peuple !
Notre "tour de ville" se termine par un passage à la boutique, exclusivement destinée aux voyageurs de passage. Il n’y a aucun problème de change ici : à l’entrée, un panneau indique que - hormis le Rouble - toutes les devises sont acceptées !
On y trouve un étonnant bric-à-brac, mélange de souvenirs de la Russie éternelle et de l’URSS des Soviets : des matriochkas de toutes tailles, alignées par centaines sur les étagères, des œufs peints et des bibelots en tous genres qui se disputent le premier prix de kistch, des chapkas de fourrure, des écharpes de grosse laine, d'énormes pulls et chaussettes de médiocre qualité, des T-shirts ornés du marteau et de la faucille ou du sigle « CCCP » en grosses lettres, des pins et des médailles à l’étoile rouge … il y a même des maquettes de Soyouz et de Vostok, et des cendriers à l’effigie de Gagarine qui complètent ce capharnaüm anachronique !

La visite de Barentsburg ne mérite pas qu'on s'y attarde exagérément. Deux heures après notre débarquement, nous voici donc de retour à l'embarcadère, prêts à … revenir au 21ème siècle ! Kristina est là pour nous dire au revoir. Elle a sorti un carnet sur lequel elle fait une petite moisson d'adresses « C’est pour avoir des contacts en France », nous dit-elle. On lui demande : « Est-ce que vous viendrez en France ? ».. « Peut-être, oui, un jour ... C'est au cas où … »
Nous embarquons dans le Zodiac, au milieu des blocs de glace. Il fait un sale temps … une sale mer, noire et hachée, qui va bien avec le décor sinistre de la station minière. Il n'y a que quelques centaines de mètres à parcourir pour rejoindre le Grigoriy Mikheev dans le fjord, mais la moitié d'entre nous vont arriver trempés par les paquets de mer …
Pas nous … ( 😉 hé ! hé ! hé ! ! !) … car ces derniers jours nous avons développé une compétence particulière : savoir observer la mer par rapport au trajet envisagé, et en déduire sans se tromper « le-bon-côté-du-Zodiac-où-il-faut-s'asseoir ! ! ! » Je vous assure qu’on ne boude pas son plaisir lorsque, bien installé sur le "bon" boudin, bien calfeutré dans sa veste de quart, on peut regarder d'un air narquois le (ou la) collègue assis(e) en face qui s'efforce de sourire (jaune) tout en recevant des douches d'eau glacée dans le dos !

Réveil un peu vaseux dans nos couchettes ce matin … Nous avons navigué toute la "nuit" (il n'y a pas de nuit ici en cette saison ...) au large de l’avant-terre du Prince Karl pour redescendre vers Longyearbyen. Sur le premier sommeil, de puissantes ondulations de houle ont quelque peu retourné nos estomacs mais une fois « allégés » de ce côté-là, on s’est rendormis. A présent, l’horizontalité est revenue, mais c’est un bruit familier qui nous réveille : de grands coups sourds dans la coque nous indiquent que nous venons d’entrer dans une zone de banquise dérivante.
Nous sommes à l’entrée de l’Isfjord dont les eaux sont envahies par de vastes plaques de banquise venues de Sibérie et qui ont contourné le Spitzberg par le Sud. C’est exceptionnel ici en juillet, mais finalement ça montre que le réchauffement de l’arctique a parfois des ratées …
Nous voici à la passerelle. Les deux hommes de quart sont concentrés sur leur travail. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la barre, et Sergeï est aux commandes moteur. Sergeï nous explique que ce que nous traversons laborieusement, c’est de la « vieille banquise », comme il dit … De grandes plaques (des « floes ») qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisées, ressoudées en hiver, re-cassées, basculées, prises dans des crêtes de compression, se sont montées les unes sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur importante. Georgy essaye de louvoyer entre les plaques pour limiter les chocs, mais lorsqu’un grand « floe » barre la route, il se brise sous la poussée des 2000 tonnes du bateau et bascule sous la coque. Parfois on voit sa tranche bleutée, épaisse de plus d’un mètre, passer sur le côté !
Au bout d’une demi-heure de cette progression lente, on entre dans le Grönfjord, quasiment libre de glaces. Le bateau glisse maintenant en silence sur cette eau calme, et nous voici devant la station russe de Barentsburg, une des trois communautés humaines permanentes du Spitzberg.
Barentsburg, ainsi nommée en souvenir du hollandais Willem Barents, découvreur du Spitzberg en 1596, est une station minière. Elle a été implantée en 1932 par la compagnie soviétique Arktikugol ("Charbon Arctique"). De nos jours, l'exploitation du charbon dans ces lieux est bien entendu une aberration économique, mais c'est pour des raisons stratégiques que les Russes maintiennent cette grosse base permanente au Spitzberg.
Que font donc les russes ici, sur ces terres extrêmes administrées par la Norvège mais dont le statut est international ?
Il faut remonter à la fin de la première guerre mondiale et au traité de Versailles (1919), pour comprendre les origines de cette cohabitation russo-norvégienne au Spitzberg. En 1919 la Russie des Soviets, trop occupée par sa jeune révolution, avait laissé le champ libre à la Norvège qui avait obtenu sans peine la souveraineté sur le "Svalbard" (comme elle l'appelle). Les Soviets n'avaient cependant pas tardé à réagir et à réaffirmer leur revendication sur ces terres polaires. Ils avaient invoqué bien sûr la proximité territoriale, mais aussi l'histoire, leur histoire où, dès le 17ème siècle, les "Pomores", un peuple de trappeurs de la région d'Arkhangelsk, venaient chercher ici des fourrures et de l'ivoire (de morses), pour le compte des monastères orthodoxes de la Grande Russie, sous l'impulsion du Tsar Pierre Le Grand.
C'était trop tard … et les absents ont toujours tort : juste après Versailles, le traité du Svalbard en 1920, avait "internationalisé" l'archipel, tout en le plaçant sous administration norvégienne. L'ensemble des 39 Etats signataires (dont la France … et la Russie) avait dû reconnaître ce statut, mais avait en contrepartie acquis le droit d'y établir des concessions minières ou scientifiques (à l'exclusion de toute activité militaire). C'est sur ce principe subsidiaire que dès 1926, l’URSS de Staline a implanté des bases minières au Spitzberg. A Pyramiden d'abord, au fond d'un fjord abrité situé au Nord-Ouest de Longyearbyen, puis à Barentsburg en 1932. La mine de Pyramiden a fermé en 2000, Barentsburg reste désormais l'unique base russe au Spitzberg, et tout laisse à penser que la Russie la maintiendra coûte que coûte.
Vue depuis le bateau, la station russe de Barentsburg est peu engageante ! La couleur noire du charbon domine un paysage dans lequel s'alignent à flanc de colline de sinistres bâtiments du plus pur style soviétique, de grandes barres de béton, et des installations industrielles et minières semblant dater d'un autre âge !

Pour ce qui nous concerne, ce passage à Barentsburg n’a rien à voir avec nos centres d’intérêt (écologie arctique, faune et flore) au Spitzberg. Mais le bateau bat pavillon russe, Youriy et son équipage sont russes, et c’est donc dans leur langue maternelle qu'ils entrent en contact radio avec les autorités locales pour demander l'autorisation de débarquer. Accord obtenu : nous serons attendus au débarcadère, nous dit-on … mais nous n’avons pas l’autorisation d’amener le navire à quai … Ce n’est pourtant pas la place qui manque : le grand quai minéralier est désert.
Qu’à cela ne tienne : nous mettons donc à l'eau le Zodiac pour parcourir les quelques centaines de mètres qui nous séparent du débarcadère. Un débarcadère encombré d'énormes morceaux d'icebergs (growlers) entre lesquels nous nous faufilons pour amarrer notre grand pneumatique au ponton.

Sur le quai, nous sommes effectivement attendus : deux jeunes gens, Oleg et Kristina, nous souhaitent la bienvenue dans leur monde. La charmante Kristina, qui va nous accompagner, est ukrainienne. Elle est étudiante en langue anglaise à Kiev, mais elle est venue travailler ici d'avril à octobre comme "hôtesse et postière", nous dit-elle en souriant, dans un anglais parfait, avec des sonorités inattendues et chantantes.
La colline est abrupte. A partir du débarcadère, on monte un interminable escalier de bois qui mène à la cité proprement dite, construite sur un replat à mi-pente. Montée laborieuse par ces marches aux planches disjointes, parfois cassées. A plusieurs reprises, on croise des canalisations complètement délabrées. Rien n'est enterré ici, en raison du sous-sol gelé en permanence et aussi sans doute pour faciliter les réparations. D'incroyables faisceaux de cables et des tuyaux de toutes tailles courent partout au dessus du sol, à nu ou dans des coffrages de planches hors d'âge.

Au niveau de certains paliers de ce grand escalier se greffent des chemins de planches à moitié effondrés qui partent à flanc de colline vers des hangars noirs qui semblent presque en ruines. La mine est au dessus de la cité, à flanc de montagne. Le charbon est transporté par des wagonnets suspendus à des cables jusqu'aux installations de tri, de lavage et de stockage en bas de pente, à proximité du quai où les navires sont censés venir le charger en été …
D'après Kristina, ce sont 300 000 tonnes de charbon qui sont produites ici chaque année par l'entreprise russe "Trust Arktikugol". En bas, à proximité du quai, la centrale thermique qui produit l'électricité de la station minière crache une fumée noirâtre.
😕 Ce n'est pas vraiment un club de vacances, Barentsburg ! Dans ce décor sinistre, tout est noir, sale, rouillé, lugubre, délabré … et glacé !
Nous arrivons enfin au niveau de la cité proprement dite, et là c’est le choc ! C'est la machine à remonter le temps : nous voici d’un coup transportés en URSS pendant les années soixante !
Une grande place centrale où trône un buste de Lénine, de grands bâtiments en briques du plus pur style stalinien, d’immenses fresques sur les façades à la gloire de la classe ouvrière triomphante, une cantine, un gymnase orné des anneaux olympiques … Le temps s’est arrêté à Barentsburg … Voyage au pays des oubliés de l’histoire !

Kristina nous explique que ce sont près de 800 personnes qui vivent ici, été comme hiver, dont 400 environ sont employées directement ou indirectement à l’exploitation du charbon. Les mineurs sont russes et ukrainiens, ils viennent ici généralement pour deux ans, attirés par la promesse de salaires plus importants que dans la mère patrie.
Ici, l’organisation sociale est restée de type soviétique : l’hébergement et les différents aspects de la vie sociale sont entièrement pris en charge par Trust Arktikugol. Les familles sont logées dans les grandes barres de briques et de béton que nous avons vues depuis la mer. On met à leur disposition des appartements avec des services communs, et les célibataires sont hébergés dans des foyers collectifs.
A Barentsburg, il n’y a pas d’argent en circulation : toutes les prestations (logement, repas, culture, sports, etc …) sont précomptées sur la paye et les salaires sont versés dans le pays d’origine. Les enfants (une quarantaine) sont scolarisés sur place.
Il paraît que jusqu'aux années soixante, la cité minière soviétique de Barentsburg bénéficiait de conditions de vie bien meilleures que les stations minières norvégiennes du Spitzberg. La situation a commencé à s'inverser dans les années 80 et, à partir de 1991, les travailleurs de Barentsburg et leurs familles ont subi de plein fouet la chute de l'URSS. La Russie et l'Ukraine en pleine restructuration ont détourné leur intérêt (et leurs crédits ...) de leur station minière arctique.
La marche du temps s'est arrêtée à Barentsburg. Sous le dur climat polaire, les installations se sont rapidement dégradées pour aboutir à ce que nous voyons aujourd'hui.
Tout en parlant, Kristina nous fait parcourir la rue principale de Barentsburg, dallée d'énormes plaques de béton de 5 m sur 5 … Sur la gauche, là-bas, elle nous montre des hangars qui sont, dit-elle, les bâtiments de la ferme qui produit des légumes frais dans une serre chauffée au charbon et entretient un troupeau de vaches en stabulation artificielle, pour fournir du lait à la communauté. Nous demandons à aller voir les vaches mais … « ce n'est pas possible aujourd'hui », nous dit-elle avec un sourire contrit. Bon … et bien comme on ne peut pas repasser demain, on ne verra pas les vaches … !
En remontant la rue, nous arrivons devant un bâtiment en meilleur état que les autres : ce sont les bureaux de la direction locale de Trust Arktikugol. Un peu plus loin, devant "l'Hôtel-Bar-Restaurant-Poste", notre jeune accompagnatrice nous explique qu'elle travaille également ici comme postière (quelques minutes par jour doivent suffire !) Elle nous fait entrer dans son domaine (totalement désert mais chauffé à 28 degrés !) et s'asseoit très officiellement derrière son comptoir en bois verni pour nous proposer des cartes postales, des timbres et des oblitérations … Sans grand succès, car les deux seuls modèles de cartes postales dont elle dispose sont pitoyables et, pour ce qui concerne les timbres, nous ne sommes pas particulièrement philatélistes ...
Un peu dépitée, elle nous dit que nous trouverons certainement des souvenirs qui nous plairont … « à la boutique » !
Kristina nous laisse donc devant "sa" poste lugubre et nous voici partis seuls en balade à travers la station minière. L'immense gymnase attire notre attention, sa façade est ornée d'une grande fresque à la gloire du sport. Nous entrons jeter un coup d'œil à la piscine dont le grand bassin est décoré d'un mélange de coulées de rouille et de moisissures vertes ! Pas très engageant !
On revient faire un tour sur la place centrale que nous avons traversée tout à l’heure, pour saluer le buste de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine, qui veille impassible sur ce reliquat de son empire.
Puis on va voir la petite chapelle orthodoxe, toute en bois sculpté, sans doute le seul bâtiment à posséder un peu de charme ici. A l'intérieur, des bougies et des offrandes, des morceaux de gâteau dans de petites assiettes, des petits paquets liés par un ruban, des petits mots manuscrits sur des bouts de papier pliés ... témoignent de la ferveur de quelques fidèles.

Depuis la place voisine, Lénine doit faire la gueule : la religion est encore l'opium du peuple !
Notre "tour de ville" se termine par un passage à la boutique, exclusivement destinée aux voyageurs de passage. Il n’y a aucun problème de change ici : à l’entrée, un panneau indique que - hormis le Rouble - toutes les devises sont acceptées !
On y trouve un étonnant bric-à-brac, mélange de souvenirs de la Russie éternelle et de l’URSS des Soviets : des matriochkas de toutes tailles, alignées par centaines sur les étagères, des œufs peints et des bibelots en tous genres qui se disputent le premier prix de kistch, des chapkas de fourrure, des écharpes de grosse laine, d'énormes pulls et chaussettes de médiocre qualité, des T-shirts ornés du marteau et de la faucille ou du sigle « CCCP » en grosses lettres, des pins et des médailles à l’étoile rouge … il y a même des maquettes de Soyouz et de Vostok, et des cendriers à l’effigie de Gagarine qui complètent ce capharnaüm anachronique !

La visite de Barentsburg ne mérite pas qu'on s'y attarde exagérément. Deux heures après notre débarquement, nous voici donc de retour à l'embarcadère, prêts à … revenir au 21ème siècle ! Kristina est là pour nous dire au revoir. Elle a sorti un carnet sur lequel elle fait une petite moisson d'adresses « C’est pour avoir des contacts en France », nous dit-elle. On lui demande : « Est-ce que vous viendrez en France ? ».. « Peut-être, oui, un jour ... C'est au cas où … »
Nous embarquons dans le Zodiac, au milieu des blocs de glace. Il fait un sale temps … une sale mer, noire et hachée, qui va bien avec le décor sinistre de la station minière. Il n'y a que quelques centaines de mètres à parcourir pour rejoindre le Grigoriy Mikheev dans le fjord, mais la moitié d'entre nous vont arriver trempés par les paquets de mer …
Pas nous … ( 😉 hé ! hé ! hé ! ! !) … car ces derniers jours nous avons développé une compétence particulière : savoir observer la mer par rapport au trajet envisagé, et en déduire sans se tromper « le-bon-côté-du-Zodiac-où-il-faut-s'asseoir ! ! ! » Je vous assure qu’on ne boude pas son plaisir lorsque, bien installé sur le "bon" boudin, bien calfeutré dans sa veste de quart, on peut regarder d'un air narquois le (ou la) collègue assis(e) en face qui s'efforce de sourire (jaune) tout en recevant des douches d'eau glacée dans le dos !
Compagnie Pulkovo Airlines
Bonjour,
Je compte aller au Kyrgyzstan le mois prochain. J'ai fais un tour des tarifs des compagnies aériennes et j ai trouvé une que je connaissais pas : PULKOVO AIRLINES. Si quelqu un pouvait m apporter des precisions sur cette compagnie, voir son experience, sur la qualité, la ponctualité et le service de cette compagnie, cela m 'aiderais dans mon choix.
( Le vol paris -st peters est effectué par un boeing 735 celui de st peters -bishkek par un Tupolev.)
Merci,
Je compte aller au Kyrgyzstan le mois prochain. J'ai fais un tour des tarifs des compagnies aériennes et j ai trouvé une que je connaissais pas : PULKOVO AIRLINES. Si quelqu un pouvait m apporter des precisions sur cette compagnie, voir son experience, sur la qualité, la ponctualité et le service de cette compagnie, cela m 'aiderais dans mon choix.
( Le vol paris -st peters est effectué par un boeing 735 celui de st peters -bishkek par un Tupolev.)
Merci,
Tourisme et Ostalgie? (Pays de l'Est)
Bonjour à tous...
Je reviens vers vous pour savoir qui peut m'aider dans la rédaction de mon mémoire. J'ai choisis pour sujet l'Ostalgie, à savoir la nostalgie de la R.D.A et autres pays de l'est mais je ne trouve que peu d'informations sur le sujet mis à part quelques articles de journaux.
Ma problématique est la suivante : le tourisme et l'ostalgie? typologie touristique d'avenir ou éphemère?
J'ai déjà pas mal d'exemple pour l'allemagne de l'est et la hongrie mais rien sur les autres pays de l ex bloc sovietique. Et je voudrai tenter de comparer des phénomènes du même genre tel la nostalgie de régimes dictatoriaux dans d'autres pays.
Quelqu'un peut il m'aider?
D'avance merci...
Do you adopt customs from your travels when you're back home?
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Maroc à moto
😊bonjour, voilà au mois d'aout nous voulons partir à Marrakech en moto. (africa twin)
nous disposons de 3 semaines mais nous voudrions faire une partie en train/auto.
qu'en pensez-vous?
Avez vous déjà eu cette experience?
combien de jour pour faire ceuta-marrakech?
connaissez-vous des bonnes adresses de riad à marrakech?











