Results for "Corée+du+Nord"
About 26,527 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
GR20 en Corse en juillet 2013: refuges, partenaires
Bonjour à tous,
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Itinéraire pour dix-sept jours en Corse
Bonjour,
Mon ami et moi arriverons a Bastia le 23/08 vers midi et repartons de Bastia aussi le 10/08 au matin.
Nous souhaitons voir de beaux paysages/ plages , les villages pittoresques, les réserves naturelles, baignades en piscines naturelles... en voiture (sans y passer toute nos vacances) ou en promenades/randonnées (1/2 journée ou journée), pas de musée ni de bronzette( ou pas trop :p) Pour l'hébergement, pas ou peu de camping(on prévoira la tente en dépannage), pas de grand luxe non plus, plutot du confortable loin des nids à touriste :D
J'avais dans l'idée 3 ou 4 logements a differents endroits? - 1 jour cap corse - 1 jour Calvi + ile rousse + petit village alentours - 2 jours galeria + reserve scandola , piana + vallée du Fango - 1 jour ajaccio, parata et la castagna - 4 jour Corte : Asco , Callacucia + lacs , ghisoni + pozzines - 8 jours corse du sud: 4 pour Propriano Filitosa , Campomoro + menhir + rocapina , Zonza et Sainte-Lucie , Bavella et les ballades entre Aulene et Levie. 2 Bonifacio , calanques, iles Lavezzi, 2 Portovecchio, Pinarellu
Votre avis sur le temps passé a chaque endroit? Comment organiser notre hébergement en conséquence? ( une location a la semaine serait difficile :/ )
Merci d'avance pour votre aide!
Mon ami et moi arriverons a Bastia le 23/08 vers midi et repartons de Bastia aussi le 10/08 au matin.
Nous souhaitons voir de beaux paysages/ plages , les villages pittoresques, les réserves naturelles, baignades en piscines naturelles... en voiture (sans y passer toute nos vacances) ou en promenades/randonnées (1/2 journée ou journée), pas de musée ni de bronzette( ou pas trop :p) Pour l'hébergement, pas ou peu de camping(on prévoira la tente en dépannage), pas de grand luxe non plus, plutot du confortable loin des nids à touriste :D
J'avais dans l'idée 3 ou 4 logements a differents endroits? - 1 jour cap corse - 1 jour Calvi + ile rousse + petit village alentours - 2 jours galeria + reserve scandola , piana + vallée du Fango - 1 jour ajaccio, parata et la castagna - 4 jour Corte : Asco , Callacucia + lacs , ghisoni + pozzines - 8 jours corse du sud: 4 pour Propriano Filitosa , Campomoro + menhir + rocapina , Zonza et Sainte-Lucie , Bavella et les ballades entre Aulene et Levie. 2 Bonifacio , calanques, iles Lavezzi, 2 Portovecchio, Pinarellu
Votre avis sur le temps passé a chaque endroit? Comment organiser notre hébergement en conséquence? ( une location a la semaine serait difficile :/ )
Merci d'avance pour votre aide!
Fabuleux GR 20 (juin-juillet 2014)
Salut tout le monde,
Le récit de mon périple dans les montagnes corses au printemps-été dernier (une étape par message).
Mercredi 18 juin 2014 :
Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.
Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ.
Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.
Jeudi 19 juin 2014 :
Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m
Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30.
Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées.
Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit.
Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil.
Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide.
Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours.
Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit.
Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue.
L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne.
La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses.
Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR.
Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres.
7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu.
Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée.
Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi.
En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert.
En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.
Mercredi 18 juin 2014 :
Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.

Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ.
Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.Jeudi 19 juin 2014 :
Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m
Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30.
Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées.
Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit.
Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil.
Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide.
Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours.
Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit.
Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue.
L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne.
La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses.
Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR.
Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres.
7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu.
Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée.
Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi.
En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert.
En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.Ville où séjourner pour visiter le sud de la Corse?
Bonjour! J ai encore besoin de vous... J aimerais trouver un appartement dans une vile d ou je pourrais visiter le Sud de la Corse. Présentement, j ai trouve a Porto Vecchio mais après vérification avec le proprietaire de l appartement, j ai su que Porto Vecchio a Ajaccio prend environ 2:30hres de voiture, auriez ous une suggestion a me faire???
Merci d avance!
Que vaut Moby Lines Ferries pour aller en Corse?
Je prépare mon premier séjour en Corse pour début Juin 2011 et il apparait, que pour un voyage de nuit, en semaine, arrivée à Bastia, il est préferable de prendre une cabine.
En faisant les simulations de prix de Corsica ferries, Sncm et Moby lines c'est cette dernière qui est la mieux placée en prix.
Que vaut le sèrieux, l'accueil, la qualité du service et surtout le confort des cabines intèrieures pour deux (je pars en couple) de Moby Lines?
Sur les forums on ne parle pas de cette compagnie. Merci de vos commentaires.
Corse et camping-car: bon ménage ou pas?
bonjour a tous notre petite famille partons en corse au moins d aout en camping car recherche info pour que tout se passe bien car je n ai pas lu beaucoup de choses positif a part le paysage mais apparament les camping car en corse ne sont pas les bienvenu besoin de temoingnage et de conseil merci
Visiter la Corse en faisant un 8?
Bonjour à vous tous,
Nous hésitons sur le trajet... un 8 ou un S c'est-à-dire:
Un 8 avec un départ d'Ajaccio vers Bonifacio, Porto-Vecchio, corte, porto, balagne, cap corse, corte et retour à ajaccio
Un 8 avec un départ d'Ajaccio vers Porto, Balagne, Corte, Bonifacio, Porto-Vecchio, Aleria, Cap Corse
En voiture avec 2 enfants et une habitude des autoroutes du Québec... très plat!
Qu'en pensez-vous?
Et pour les nuitées: 3 semaines de 7 jours dans 3 maisons différentes ou 3 semaines de 5 jours dans 3 maisons différentes et 3 fins de semaines à des endroits différents??????
Merci et à +
Nous hésitons sur le trajet... un 8 ou un S c'est-à-dire:
Un 8 avec un départ d'Ajaccio vers Bonifacio, Porto-Vecchio, corte, porto, balagne, cap corse, corte et retour à ajaccio
Un 8 avec un départ d'Ajaccio vers Porto, Balagne, Corte, Bonifacio, Porto-Vecchio, Aleria, Cap Corse
En voiture avec 2 enfants et une habitude des autoroutes du Québec... très plat!
Qu'en pensez-vous?
Et pour les nuitées: 3 semaines de 7 jours dans 3 maisons différentes ou 3 semaines de 5 jours dans 3 maisons différentes et 3 fins de semaines à des endroits différents??????
Merci et à +
Visit ideas around Ajaccio and Porto-Vecchio
Hi everyone,
I’m heading to Corsica for 12 days:
- One week in Ajaccio
- One week in Porto-Vecchio
I’m renting a car at Ajaccio airport.
Any special visit ideas?
Thanks
Septembre 2014 sera Sud-Africain ou ne sera pas...
Bonjour,
nous serons en Afrique du Sud du 4 septembre au 23 septembre 2014 (décollage de Lyon, le 3 et retour à Lyon le 24). J'ai gagné les billets d'avion, forcément ça aide !
Notre programme : - 4 : Arrivée à JoBurg et départ pour le Cap (FlyMango). Arrivée au Cap et direction Stellenbosch. - 5 : Stellenbosch, wine route et le soir direction Hermanus. - 6 : Hermanus et ses baleines + journée calme + direction Fish Hoek (entre le Cap et le Cap de Bonne Espérance). - 7 : Cap de Bonne Espérance et retour à Fish Hoek. - 8 : Cape Town (Table Mountain, quartier malais, Robben Island etc. et nuit à Fish Hoek. - 9 : Cape Town + nuit à Fish Hoek. - 10 : Départ tôt pour Cape Town Airport et vol vers Durban. Récupération de la voiture et route vers le Drakensberg. - 11 : Drakensberg. - 12 : Drakensberg + route vers Hluhluwe. - 13 : Hluhluwe (réserve) + éventuellement Cat Centre + nuit à Hluhluwe. - 14 : Santa Lucia et nuit à Hluhluwe. - 15 : Ismangaliso Wet Park + nuit à Hluluwe. - 16 : route vers le Swaziland + nuit dans le Swaziland. - 17 : Nord ouest du Swaziland + route vers le Parc Kruger (nuit dans le parc). - 18 : Parc Kruger (Sunset et Sunrise excursion). - 19 : Parc Kruger (Afternoon walk). - 20 : Parc Kruger et route vers la route des cascades (nuit au nord de Graskop). - 21 : route des cascades et nuit à Graskop. - 22 : route vers JoBurg avec une étape au milieu. - 23 : arrivée en fin d'aprem à l'aéroport et départ pour la France.
nous serons en Afrique du Sud du 4 septembre au 23 septembre 2014 (décollage de Lyon, le 3 et retour à Lyon le 24). J'ai gagné les billets d'avion, forcément ça aide !
Notre programme : - 4 : Arrivée à JoBurg et départ pour le Cap (FlyMango). Arrivée au Cap et direction Stellenbosch. - 5 : Stellenbosch, wine route et le soir direction Hermanus. - 6 : Hermanus et ses baleines + journée calme + direction Fish Hoek (entre le Cap et le Cap de Bonne Espérance). - 7 : Cap de Bonne Espérance et retour à Fish Hoek. - 8 : Cape Town (Table Mountain, quartier malais, Robben Island etc. et nuit à Fish Hoek. - 9 : Cape Town + nuit à Fish Hoek. - 10 : Départ tôt pour Cape Town Airport et vol vers Durban. Récupération de la voiture et route vers le Drakensberg. - 11 : Drakensberg. - 12 : Drakensberg + route vers Hluhluwe. - 13 : Hluhluwe (réserve) + éventuellement Cat Centre + nuit à Hluhluwe. - 14 : Santa Lucia et nuit à Hluhluwe. - 15 : Ismangaliso Wet Park + nuit à Hluluwe. - 16 : route vers le Swaziland + nuit dans le Swaziland. - 17 : Nord ouest du Swaziland + route vers le Parc Kruger (nuit dans le parc). - 18 : Parc Kruger (Sunset et Sunrise excursion). - 19 : Parc Kruger (Afternoon walk). - 20 : Parc Kruger et route vers la route des cascades (nuit au nord de Graskop). - 21 : route des cascades et nuit à Graskop. - 22 : route vers JoBurg avec une étape au milieu. - 23 : arrivée en fin d'aprem à l'aéroport et départ pour la France.
Des roches rouges de Piana aux... falaises blanches de Bonifacio (Corse)
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................
Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu
Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu
De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru
De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca
L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna
Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi
Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)
Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)
Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes

Bigoodi chez les Corses - fin mai 2013
05/2013 - Petite escapade de printemps : boucle Bastia/Bastia en 8 jours- fin mai 2013
– 4 adultes – Les prix indiqués plus bas sont mentionnés pour 2
Nous étions déjà venus plus longtemps il y a une vingtaine d’année (eh oui…) et avions adoré, cette fois ci nous refaisons un tour « express », histoire de donner un aperçu de l’île à ma sœur et à ma Môôôman : pas de randonnées en vue cette fois-ci.
Hébergement : aucune réservation faite à l’avance
Avion Lyon-Bastia réservé mi février (environ 3 mois plus tôt) sur internet : easyjet 90€ aller/retour par personne sans bagage en soute
Voiture réservée deux gros mois à l’avance via autoescape : 227€ pour 7 jours pleins, assurance tous risques, km illimités, franchise de 800 €. J’avais prévu une 5 portes éco (un peu + cher que le tout 1er prix de base) et nous avons eu de la chance : à l’aéroport Europcar nous a upgradé et nous avons eu un partner peugeot (genre kangoo) avec de la place et un grand coffre à Tip top ! merci Europcar ! Aucun souci, intérêt de passer par autoescape : le prix, et ils prennent les chèques vacances.
20/5 : Bastia – St Florent – Cap Corse ouest – Canari- 133 km. Arrivée à Bastia fin de matinée, sans encombre ni retard, aucun souci pour récupérer la voiture. Nous partons direction Bastia centre en voulant passer par la lagune de l’étang de Biruglia, mais le Prince Albert de Monaco, venu célébrer sainte Dévote nous bloque la route… Tant pis, nous partons par la route principale, direction le centre. C’est férié aujourd’hui (pentecôte) et nous n’avons aucun problème pour nous garer, gratuitement qui plus est à proximité de la gare et du port. Malheureusement il pleut et c’est sous les parapluies que nous faisons un petit tour (place Napoléon, vieux port…). Nous ne nous attardons pas et partons direction le Cap corse… Enfin, à l’origine, j’avais prévu de monter par la route de corniche au nord de Bastia et redescendre sur la côte à hauteur de Erbalunga… Mais, nous nous sommes retrouvés à St Florent… J’ai du rater un croisement… La pluie s’est arrêtée et il est bien agréable de flâner à St Florent jusqu’à la citadelle (jolie vue), nous achetons quelques biscuits corses parfum châtaigne (évidemment)… Un peu étouffe-chrétien mais parfait pour les petits creux ! Cap au nord pour le cap corse, côte ouest : un premier arrêt à Nonza, petit village très mignon avec une tour génoise. La vue sur la mer et la plage de sable gris en contrebas est chouette, le petit magasin à l’intérieur de la tour aussi. Nous tentons une chambre d’hôtes mais c’est malheureusement complet. Nous poursuivons donc vers le nord, j’avais repéré une chambre d’hôtes à Conchigliu au nord est de Canari, mais il n’ont pas de place pour 4, ils nous conseillent de monter un peu plus haut (à l’intérieur) vers Canelle et de demander au couvent. Arrivés là haut, c’est beau aussi et le couvent ‘I Fioretti’ est grand : c’est là que nous resterons, les chambres sont simples mais propres et la vue sur le clocher, le maquis et la mer est jolie (70€ par chambre de 2 avec les 2 petits dej)…. http://www.canarivillage.com/...uvent-saint-fran... Mais attention ! Ils ne prennent pas les cartes et nous disent que les distributeurs les plus proches sont soit à Bastia, soit à St Florent !!! Heureusement, nous avions un chèque de dépannage. à A savoir soyez prévoyants dans les campagnes corses et emportez le chéquier ou du liquide…
Nous avions repéré un resto quelques kilomètres après Nonza (mais là aussi l’hôtel à proximité était fermé), nous y repartons tranquillement (sinon, plus proche du couvent, nous aurions pu aussi aller au chat qui pêche en bord de route en contrebas du village ou a l’hôtel restaurant sur la place de l’église). Le ‘Morganti’ est bien sympa : virée sur la plage, apéro sur la terrasse entre les Enooooooooormes tamaris et repas en salle. Nous sommes plutôt incités à prendre la carte bien qu’il y ait un menu, c’est donc un peu cher mais très bon et le vin excellent. Pour ma part des spaghettis accompagnés d’une monumentale araignée de mer (avec bavette spéciale et rince doigts en prime) je m’en suis sortie ! ravie en plus ! Les moules farcies et le poisson était bon aussi, tout comme le gateau chataigne/brocciu à je recommande ! 204 € à 4 (à la carte avec entrée, plat, dessert et avec le vin). http://morganti.pagesperso-orange.fr/ Retour au couvent et dodo !
21/05 : Cap corse nord et est – Casinca – Moriani- 170 km. Petit dej classique et sympa avec confiture de myrthe. La discrète et timide Sandra nous parle de la région et nous conseille sur les prochaines étapes. Nous repartons tranquillement en direction de Centuri. Centuri port est franchement agréable : c’était trop loin hier soir mais ça ferait aussi une étape bien sympa pour une prochaine fois (sur le Cap corse c’est là que je resterai si je reviens). Un petit port de pêche joliment animé et entouré de beaux paysages… Capitale de la langouste qui plus est !!! Mais bon, ce n’est pas l’heure du repas, nous repartons après avoir flâné un peu, et traversons le cap d’est en ouest (nous ne nous sommes pas arrêté tout en haut du cap à Barcaggio, j’ai encore dû rater un panneau )… Stop à Macinaggio, c’est plus ‘balnéaire / touristique’, nous ne nous attardons pas trop et remettons le cap au sud (côte Est donc, cette fois). Nous voilà un peu plus tard à Erbalunga (ouf, la poste a un distributeur !). C’est un autre petit village agréable où nous nous promenons rapidement (la pluie guette et le tour est vite fait). Nous repassons par Bastia, sans nous arrêter cette fois et finissons enfin par passer par cette fameuse route de lagune (Albert est parti !). Le temps n’est pas franchement au beau fixe, et c’est en fait assez décevant hormis l’église tout au sud. Nous poursuivons donc par la casinca, ses petites routes tortueuses parsemées de jolis villages avec vue sur la cote est, forêts, cimetières et beaux tombeaux. A venzolasca, Nous nous arrêtons à ‘U fragnu’ qui semble réputé mais ils ne font que resto et c’est fermé ce soir. Nous redescendons donc doucement sur la N 198 (la route ‘rapide qui longe la cote est), coté plage et partons en quête d’un logis… le 1er que nous trouvons, fort sympathique à priori, le domaine de Valle à Querciolo est malheureusement complet, mais ils nous indiquent une autre chambre d’hôtes en direction de Moriani plage : le B&B la rivière, à Folleli. http://bb.corsica.free.fr/...mp;id=2&Itemid=7 Nous sommes accueillis par les vraiment très sympathiques Michel et Siggi. Nous avons un petit studio pour 4 (1 salon kitchenette + 1 chambre + 1 salle de bain) à 90€ pour nous 4 avec les petits dej : simple mais propre, c’est parfait ! La chambre d’hôtes est en bordure de rivière, au calme… Nous aurions pu y rester plus longtemps sans problème… Après un petit tour sur la plage (pas très belle), nous allons diner à la ferme auberge La bergerie (en direction de la mer), bon rapport qualité-prix : 120 euros pour 4 avec le vin, cuisine familiale très correcte mais ne vous attendez pas à trouver ici les petits produits corses de derrière les fagots… Une prochaine fois je tenterais surement la ferme auberge la Mandria à Talasani, un peu au sud de Folleli.
22/05 Castagnica - Vale d’Allesani – Orezza – col du Prato – Corte- 185 km. Le petit dej est très copieux et Siggi toujours aussi souriante, nous reprenons donc la route un peu à regret, direction la montagne ! Détours et contours par Valle d’Alessani, (barrage en contrebas, chouette), halte à la source gazeuse d’Orezza vers Piedicroce (accès libre à un petit kiosque qui explique l’histoire du site et le process de fabrication), et nous voila repartis pour Ponte Leccia par le col du Prato. Nous nous arrêtons dans une fabrique/magasin de laine (un peu rêche). La commerçante est très sympa, puis poursuivons notre route par la d39… beau mais un peu long… Nous sommes contents d’arriver à Corte. J’avais repéré une chambre d’hôtes (Osteria di l’orta, la grande maison bleue à la sortie nord de Corte), mais c’est plein… Toutefois, nous pourrons revenir diner, le ‘papi’ nous a mis l’eau à la bouche ! Nous visitons 3 autres chambres d’hôtes sur la route en direction d’Aléria, mais elles sont soit chères, soit complètes, soit la proprio ne revient que plus tard… Nous finissons par tomber sur le motel ‘A vigna’, toujours du coté nord de la ville : le centre est accessible à pied facilement, on peut se garer sans problème et nous trouvons 2 chambres-studio à 70€ la chambre. Le petit dej n’est pas inclus mais il y a un frigo, de la vaisselle, une cafetière et même du café : pile poil ce qu’il nous fallait, une bonne adresse à retenir, bon rapport qualité prix pour Corte. http://www.tripadvisor.fr/...e_Corse_Corsica.html Petit tour en ville jusqu’à la citadelle et il est temps d’aller nous restaurer chez Antoine à l’osteria di l’orta. S’il y a de la place, ils servent aussi des repas à des clients comme nous, qui ne dorment pas sur place. Et nous avons bien fait : ici c’est de la bonne cuisine familiale et Antoine et père ne chôment pas pour vous faire partager leurs histoires et ‘l’esprit corse’. Nous nous sommes régalés pour 120€ apéro et vin compris à 4. Une très bonne adresse à ne pas rater si vous passez par ici ! http://www.osteria-di-l-orta.com/...-en-corse/in...
23/05- Col de Sorba – Venaco – Vivario – Ghisoni - Zicavo – Col de la Vaccia – Aullène – Ste Lucie de Tallano- A Pignata. 146 km Aujourd’hui nous mettons cap au sud par la N 193, puis la D69 et faisons halte dans les petits villages que nous traversons. Nous nous arrêtons boire un coup à Zicavo, et tentons d’appeler la ferme auberge A Pignata que j’avais repérée sur un guide : c’est à coté de Levie, ils ont de la place (2 chambres pour 2) et acceptent gentiment de nous faire une petite remise (formule demie pension). C’est donc booké ! Nous voilà partis par la route vers Aullène et le col de la Vaccia.
Un arrêt dans le joli village de Ste Lucie de Tallano, et il est encore tôt dans l’après midi quand nous arrivons et ça tombe bien : les chambres sont très jolies, design, le site superbe et la piscine intérieure je ne vous dit pas !!! (sans parler du sauna). Voyez vous mêmes : http://www.apignata.com/ Bref, on se la coule douce… Mais c’est déjà l’heure de l’apéro : nous prenons un petit verre de muscat dans les fauteuils club du salon bien cosy et chaleureux. On passe à table, à coté de la cheminée, et là encore c’est le top charcuterie corse (je n’ai jamais mangé de jambon cru aussi bon) : agneau de 7H (cuit à l’étouffée), cannellonis au Brocciu bien sûr, bon choix de fromage et les desserts … Je ne vous dit que ça ! Sans parler du vin (un rouge de Figari avec une tête maure sur l’étiquette, je regrette de ne pas avoir relevé le nom…). Bref : un seul mot, 2 en fait : Allez YYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!! On peut aussi faire des randos à cheval avec leur centre équestre, un très bel endroit pour rester plusieurs jours quand on a des sous ! (Si un jour je suis riche, j’en ferai mon quartier général pour visiter la corse du sud).
24/05 - Levie – Zonza – aiguilles de Bavella – Porto Vecchio- Palombaggia – Bonifacio -167 km Le petit déjeuner est copieux et excellent (fromage, laitages, plusieurs choix de gâteaux…) mais il faut bien partir (snif)… D’autant qu’une très belle route nous attend : nous prenons direction Est et nous arrêtons dans les petits villages de Levie et Zonza, puis nous voilà sur la magnifique route des aiguilles de Bavella, il fait un vent à décorner les bœufs mais c’est splendide. Nous nous retrouvons coté est un peu plus haut que Porto Vecchio vers Solenzara : le vent est moins fort et nous prenons un café en bord de plage (à 2€ quand même, mais la mer est turquoise et c’est très chouette). Visite de Porto Vecchio, plutôt sympa, mais ça doit être l’enfer de conduire et se garer ici en été (comme sans doute, dans beaucoup d’endroits en Corse d’ailleurs). Nous continuons vers le sud : plage de Palombaggia (mais toujours beaucoup de vent), et nous nous retrouvons en vue de Bonifacio. On nous avait conseillé un petit hôtel en bord de mer au nord de la ville, l’hotel du golfe. En Effet, c’est sympa, le cadre est chouette sur le golfe de Santa Manza, la mer est juste en face, c’est calme, on peut se garer facilement et c’est à 10-15mn du centre de Bonifacio en voiture. Par contre ils ne proposent qu’une formule ½ pension et nous découvrirons plus tard que le repas est bien moyen, en plus les lits de l’une de nos 2 chambres étaient complètement HS… Je ne conseille donc pas cette adresse sauf si vous négociez la chambre seule et après avoir vérifié le sommier…Nous nous en sommes tirés avec les vins et apéros pour 160€ par chambre de 2. Visite de Bonifacio (parking payant 3.5€ pour 2-3H) , c’est toujours aussi chouette, puis retour à l’hôtel pour le repas (pas extraordinaire mais dans Bonifacio, aucune carte n’avait l’air révolutionnaire non plus dans cette gamme de prix).
25/05 - Pointe de Pertusato – Roccapina – Sartène – Propriano – Porto Pollo- Ajaccio – iles Sanguinaires – 212 km Petit déjeuner ‘continental’ et nous voilà repartis après un petit détour à la pointe de Pertusato vers le phare… pour Voir Bonifacio et ses falaises de loin (ça vaut le coup d’autant plus qu’avec le vent qu’il faisait il n’était pas question de sortie en mer pour nous !). Nous voilà partis direction Sartène après un petit arrêt pour adimer les rochers de roccapina, la ville est sympa mais il pleut assez fort quand nous arrivons. Ca finit par se calmer le temps de quelques achats à l’épicerie U Maggiu : c’est bon mais le saucisson est un peu trop poivré à mon goût, celui qu’on trouve à la maison est au moins aussi bon… Nous repartons et faisons halte à Propriano en bord de mer. Nous y avions passé quelques jours il ya bientôt 20 ans et ça a bien changé ! C’est vraiment très touristique maintenant et animé. Nous faisons le tour du golfe de Valinco pour pique niquer en face de Propriano à Porto Pollo (très sympa) et nous voilà en route pour Ajaccio. Il n’est pas trop tard quand nous arrivons mais ça bouchonne, nous essayons plusieurs complexes hôteliers en repartant sur la route des sanguinaires tous complets : c’est samedi soir et avec le vent, certains départs en bateau semblent avoir été annulés… Nous finissons par trouver un petit appart pour 4 à l’hôtel les Calanques (un salon avec canapé lit une chambre une kitchenette une salle de bain 136€ pour 4 sans petit dej) http://www.residence-lescalanques.fr/. Nous avons une petite terrasse et une jolie vue sur mer, il y a aussi une piscine mais le vent est trop froid pour être tentés par la baignade, nous optons plutôt pour un petit tour aux sanguinaires : ce serait dommage de rater ça surtout un jour de forte houle ! Mais c’est (encore) l’heure de l’apéro !!! Cette fois ci nous faisons quelques provisions à la superette du coin et trinquons face à la mer dans notre petit salon. Nous en avons profité pour réserver au resto Le Beau Rivage un peu plus loin en repartant sur Ajaccio. Il ne restait plus qu’une table et on comprend pourquoi : d’abord la salle est sympa, en bord de mer, on se croirait sur un bateau et le repas est parfait : 3 langoustes grillées (pour info 15€ les 100g, environ 1KG pour 4) et un menu à la carte : Loup au foie gras, et 4 desserts. Bon vin blanc à prix correct c’est cher, mais pas hors de prix vu la qualité de ce que nous avons eu dans les assiettes. Très bon comme ils diraient sur Paris première ! http://www.ajaccio-tourisme.com/Restaurants/BEAU...
26/05 – Golfe de Sagone, Cargèse – Piana – Calanches – Porto – Calvi – Algajola – Ile Rousse – 213 km L’hôtel aurait été parfait si des c… n’avaient pas fait la java à l’étage au dessus pratiquement toute la nuit… Tant pis, Petit déj sur la terrasse et c’est reparti ! Nous ne visitons finalement pas Ajaccio et nous voilà direction Calvi par le golfe de sagone, Cargèse, Piana, puis la route des calanche : c’est splendide et il n’y a pas trop de monde, ce qui fait qu’on peut s’arrêter facilement pour les photos. Nous faisons ensuite un tour à Porto : c’est bien un coin où une petite étape pour la nuit doit être agréable, mais nous nous contenterons d’un café face à la tour… C’est déjà bien ! Pour Calvi nous avons pris l’option ‘bord de mer’ après Galéria, la 81B: la route n’est pas refaite et très sinueuse, c’est beau, mais je pense que cela aurait été plus rapide par les terres par la 81… Le chauffeur commence d’en avoir ras les biscottos ! J’avais repéré un petit hôtel à Algojala, l’hôtel St Joseph http://hotel-algajola.com/ : nous nous arrêtons donc là et 2 chambres sont libres. Elles ont été refaites, les salles de bains sont nickel, nous sommes à 2 pas de la mer, au calme, il y a quelques tables pour prendre l’apéro dehors et c’est 70€ avec un petit dej très correct… Que demander de plus ??? Comme c’est le retour demain et que nous n’aurons pas beaucoup de temps, nous décidons de visiter Calvi ce soir et de diner là bas. Nous trouvons un resto correct mais sans plus U Fuconne 102€ pour 4 (menus à 20€), dommage pour la dernière soirée après avoir si bien mangé en Corse… Nous aurions sans doute dû suivre les conseils de la patronne de l’hôtel et diner au fournil à Algajola (ils ne font pas seulement pizza et ce sont les meilleurs du coin selon elle).
27/05 C’est l’heure du départ. L’avion ne décolle qu’à 11H30 nous avons le temps mais le cœur n’est plus à la visite, nous passons par la 197 via Ponte Lecchia et arrivons environ 1h30 plus tard à l’aéroport. Aucun souci pour rendre rapidement la voiture chez europcar. L’avion Easyjet est beaucoup plus rempli que pour l’aller. Ils tentent bien de me ‘coincer’ en me faisant passer ma valise dans le gabarit… Mais en basculant les roulettes ça passe ! Ouf !!! Ils n’auront pas mes 40 ou 50 euros supplémentaires ! C’est quand même à savoir si vous avez le doute sur vos bagages, il vaut peut être mieux en faire enregistrer un lors de la réservation en ligne, c’est moins cher et vous ne risquez pas de vous faire retoquer au dernier moment….
En résumé, ce fut une semaine bien trop rapide mais c’est toujours aussi beau et j’espère bien avoir l’occasion d’y retourner un jour (toujours hors saison) en prenant davantage le temps. Et n’en déplaisent aux mauvaises langues, les corses sont tops même si, à mon goût, ils conduisent un peu comme des fangios ! Pensez au fait qu'il n'y a pas de réseau ni de distributerus partout dans la campagne, et la plupart des commerces ferment entre 12h et 15h. On mange (et on boit) vraiment très bien. Les fermes auberges sont à retenir et A Pignata est inoubliable. Coté paysages, les routes de Bavella et des Calanches sortent du lot, mais il y a de beaux coins de partout, pas seulement en bord de mer d’ailleurs. Si je reviens, je ferai étape à Centuri au cap corse, à Porto sur la côte ouest, je passerai plus de temps à Corté et dans ses environs et je visiterai le niolo, la restonica, les pozziones, l’ostricani et la Scandola. Et bien sûr, je reviendrai à A Pignataaaa !!!!!!!!!!!!!!! (non, non, je n’ai pas d’actions chez eux !)
Pour info budget total de 740 euros par personne tout compris
– 4 adultes – Les prix indiqués plus bas sont mentionnés pour 2
Nous étions déjà venus plus longtemps il y a une vingtaine d’année (eh oui…) et avions adoré, cette fois ci nous refaisons un tour « express », histoire de donner un aperçu de l’île à ma sœur et à ma Môôôman : pas de randonnées en vue cette fois-ci.
Hébergement : aucune réservation faite à l’avance
Avion Lyon-Bastia réservé mi février (environ 3 mois plus tôt) sur internet : easyjet 90€ aller/retour par personne sans bagage en soute
Voiture réservée deux gros mois à l’avance via autoescape : 227€ pour 7 jours pleins, assurance tous risques, km illimités, franchise de 800 €. J’avais prévu une 5 portes éco (un peu + cher que le tout 1er prix de base) et nous avons eu de la chance : à l’aéroport Europcar nous a upgradé et nous avons eu un partner peugeot (genre kangoo) avec de la place et un grand coffre à Tip top ! merci Europcar ! Aucun souci, intérêt de passer par autoescape : le prix, et ils prennent les chèques vacances.
20/5 : Bastia – St Florent – Cap Corse ouest – Canari- 133 km. Arrivée à Bastia fin de matinée, sans encombre ni retard, aucun souci pour récupérer la voiture. Nous partons direction Bastia centre en voulant passer par la lagune de l’étang de Biruglia, mais le Prince Albert de Monaco, venu célébrer sainte Dévote nous bloque la route… Tant pis, nous partons par la route principale, direction le centre. C’est férié aujourd’hui (pentecôte) et nous n’avons aucun problème pour nous garer, gratuitement qui plus est à proximité de la gare et du port. Malheureusement il pleut et c’est sous les parapluies que nous faisons un petit tour (place Napoléon, vieux port…). Nous ne nous attardons pas et partons direction le Cap corse… Enfin, à l’origine, j’avais prévu de monter par la route de corniche au nord de Bastia et redescendre sur la côte à hauteur de Erbalunga… Mais, nous nous sommes retrouvés à St Florent… J’ai du rater un croisement… La pluie s’est arrêtée et il est bien agréable de flâner à St Florent jusqu’à la citadelle (jolie vue), nous achetons quelques biscuits corses parfum châtaigne (évidemment)… Un peu étouffe-chrétien mais parfait pour les petits creux ! Cap au nord pour le cap corse, côte ouest : un premier arrêt à Nonza, petit village très mignon avec une tour génoise. La vue sur la mer et la plage de sable gris en contrebas est chouette, le petit magasin à l’intérieur de la tour aussi. Nous tentons une chambre d’hôtes mais c’est malheureusement complet. Nous poursuivons donc vers le nord, j’avais repéré une chambre d’hôtes à Conchigliu au nord est de Canari, mais il n’ont pas de place pour 4, ils nous conseillent de monter un peu plus haut (à l’intérieur) vers Canelle et de demander au couvent. Arrivés là haut, c’est beau aussi et le couvent ‘I Fioretti’ est grand : c’est là que nous resterons, les chambres sont simples mais propres et la vue sur le clocher, le maquis et la mer est jolie (70€ par chambre de 2 avec les 2 petits dej)…. http://www.canarivillage.com/...uvent-saint-fran... Mais attention ! Ils ne prennent pas les cartes et nous disent que les distributeurs les plus proches sont soit à Bastia, soit à St Florent !!! Heureusement, nous avions un chèque de dépannage. à A savoir soyez prévoyants dans les campagnes corses et emportez le chéquier ou du liquide…
Nous avions repéré un resto quelques kilomètres après Nonza (mais là aussi l’hôtel à proximité était fermé), nous y repartons tranquillement (sinon, plus proche du couvent, nous aurions pu aussi aller au chat qui pêche en bord de route en contrebas du village ou a l’hôtel restaurant sur la place de l’église). Le ‘Morganti’ est bien sympa : virée sur la plage, apéro sur la terrasse entre les Enooooooooormes tamaris et repas en salle. Nous sommes plutôt incités à prendre la carte bien qu’il y ait un menu, c’est donc un peu cher mais très bon et le vin excellent. Pour ma part des spaghettis accompagnés d’une monumentale araignée de mer (avec bavette spéciale et rince doigts en prime) je m’en suis sortie ! ravie en plus ! Les moules farcies et le poisson était bon aussi, tout comme le gateau chataigne/brocciu à je recommande ! 204 € à 4 (à la carte avec entrée, plat, dessert et avec le vin). http://morganti.pagesperso-orange.fr/ Retour au couvent et dodo !
21/05 : Cap corse nord et est – Casinca – Moriani- 170 km. Petit dej classique et sympa avec confiture de myrthe. La discrète et timide Sandra nous parle de la région et nous conseille sur les prochaines étapes. Nous repartons tranquillement en direction de Centuri. Centuri port est franchement agréable : c’était trop loin hier soir mais ça ferait aussi une étape bien sympa pour une prochaine fois (sur le Cap corse c’est là que je resterai si je reviens). Un petit port de pêche joliment animé et entouré de beaux paysages… Capitale de la langouste qui plus est !!! Mais bon, ce n’est pas l’heure du repas, nous repartons après avoir flâné un peu, et traversons le cap d’est en ouest (nous ne nous sommes pas arrêté tout en haut du cap à Barcaggio, j’ai encore dû rater un panneau )… Stop à Macinaggio, c’est plus ‘balnéaire / touristique’, nous ne nous attardons pas trop et remettons le cap au sud (côte Est donc, cette fois). Nous voilà un peu plus tard à Erbalunga (ouf, la poste a un distributeur !). C’est un autre petit village agréable où nous nous promenons rapidement (la pluie guette et le tour est vite fait). Nous repassons par Bastia, sans nous arrêter cette fois et finissons enfin par passer par cette fameuse route de lagune (Albert est parti !). Le temps n’est pas franchement au beau fixe, et c’est en fait assez décevant hormis l’église tout au sud. Nous poursuivons donc par la casinca, ses petites routes tortueuses parsemées de jolis villages avec vue sur la cote est, forêts, cimetières et beaux tombeaux. A venzolasca, Nous nous arrêtons à ‘U fragnu’ qui semble réputé mais ils ne font que resto et c’est fermé ce soir. Nous redescendons donc doucement sur la N 198 (la route ‘rapide qui longe la cote est), coté plage et partons en quête d’un logis… le 1er que nous trouvons, fort sympathique à priori, le domaine de Valle à Querciolo est malheureusement complet, mais ils nous indiquent une autre chambre d’hôtes en direction de Moriani plage : le B&B la rivière, à Folleli. http://bb.corsica.free.fr/...mp;id=2&Itemid=7 Nous sommes accueillis par les vraiment très sympathiques Michel et Siggi. Nous avons un petit studio pour 4 (1 salon kitchenette + 1 chambre + 1 salle de bain) à 90€ pour nous 4 avec les petits dej : simple mais propre, c’est parfait ! La chambre d’hôtes est en bordure de rivière, au calme… Nous aurions pu y rester plus longtemps sans problème… Après un petit tour sur la plage (pas très belle), nous allons diner à la ferme auberge La bergerie (en direction de la mer), bon rapport qualité-prix : 120 euros pour 4 avec le vin, cuisine familiale très correcte mais ne vous attendez pas à trouver ici les petits produits corses de derrière les fagots… Une prochaine fois je tenterais surement la ferme auberge la Mandria à Talasani, un peu au sud de Folleli.
22/05 Castagnica - Vale d’Allesani – Orezza – col du Prato – Corte- 185 km. Le petit dej est très copieux et Siggi toujours aussi souriante, nous reprenons donc la route un peu à regret, direction la montagne ! Détours et contours par Valle d’Alessani, (barrage en contrebas, chouette), halte à la source gazeuse d’Orezza vers Piedicroce (accès libre à un petit kiosque qui explique l’histoire du site et le process de fabrication), et nous voila repartis pour Ponte Leccia par le col du Prato. Nous nous arrêtons dans une fabrique/magasin de laine (un peu rêche). La commerçante est très sympa, puis poursuivons notre route par la d39… beau mais un peu long… Nous sommes contents d’arriver à Corte. J’avais repéré une chambre d’hôtes (Osteria di l’orta, la grande maison bleue à la sortie nord de Corte), mais c’est plein… Toutefois, nous pourrons revenir diner, le ‘papi’ nous a mis l’eau à la bouche ! Nous visitons 3 autres chambres d’hôtes sur la route en direction d’Aléria, mais elles sont soit chères, soit complètes, soit la proprio ne revient que plus tard… Nous finissons par tomber sur le motel ‘A vigna’, toujours du coté nord de la ville : le centre est accessible à pied facilement, on peut se garer sans problème et nous trouvons 2 chambres-studio à 70€ la chambre. Le petit dej n’est pas inclus mais il y a un frigo, de la vaisselle, une cafetière et même du café : pile poil ce qu’il nous fallait, une bonne adresse à retenir, bon rapport qualité prix pour Corte. http://www.tripadvisor.fr/...e_Corse_Corsica.html Petit tour en ville jusqu’à la citadelle et il est temps d’aller nous restaurer chez Antoine à l’osteria di l’orta. S’il y a de la place, ils servent aussi des repas à des clients comme nous, qui ne dorment pas sur place. Et nous avons bien fait : ici c’est de la bonne cuisine familiale et Antoine et père ne chôment pas pour vous faire partager leurs histoires et ‘l’esprit corse’. Nous nous sommes régalés pour 120€ apéro et vin compris à 4. Une très bonne adresse à ne pas rater si vous passez par ici ! http://www.osteria-di-l-orta.com/...-en-corse/in...
23/05- Col de Sorba – Venaco – Vivario – Ghisoni - Zicavo – Col de la Vaccia – Aullène – Ste Lucie de Tallano- A Pignata. 146 km Aujourd’hui nous mettons cap au sud par la N 193, puis la D69 et faisons halte dans les petits villages que nous traversons. Nous nous arrêtons boire un coup à Zicavo, et tentons d’appeler la ferme auberge A Pignata que j’avais repérée sur un guide : c’est à coté de Levie, ils ont de la place (2 chambres pour 2) et acceptent gentiment de nous faire une petite remise (formule demie pension). C’est donc booké ! Nous voilà partis par la route vers Aullène et le col de la Vaccia.
Un arrêt dans le joli village de Ste Lucie de Tallano, et il est encore tôt dans l’après midi quand nous arrivons et ça tombe bien : les chambres sont très jolies, design, le site superbe et la piscine intérieure je ne vous dit pas !!! (sans parler du sauna). Voyez vous mêmes : http://www.apignata.com/ Bref, on se la coule douce… Mais c’est déjà l’heure de l’apéro : nous prenons un petit verre de muscat dans les fauteuils club du salon bien cosy et chaleureux. On passe à table, à coté de la cheminée, et là encore c’est le top charcuterie corse (je n’ai jamais mangé de jambon cru aussi bon) : agneau de 7H (cuit à l’étouffée), cannellonis au Brocciu bien sûr, bon choix de fromage et les desserts … Je ne vous dit que ça ! Sans parler du vin (un rouge de Figari avec une tête maure sur l’étiquette, je regrette de ne pas avoir relevé le nom…). Bref : un seul mot, 2 en fait : Allez YYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!! On peut aussi faire des randos à cheval avec leur centre équestre, un très bel endroit pour rester plusieurs jours quand on a des sous ! (Si un jour je suis riche, j’en ferai mon quartier général pour visiter la corse du sud).
24/05 - Levie – Zonza – aiguilles de Bavella – Porto Vecchio- Palombaggia – Bonifacio -167 km Le petit déjeuner est copieux et excellent (fromage, laitages, plusieurs choix de gâteaux…) mais il faut bien partir (snif)… D’autant qu’une très belle route nous attend : nous prenons direction Est et nous arrêtons dans les petits villages de Levie et Zonza, puis nous voilà sur la magnifique route des aiguilles de Bavella, il fait un vent à décorner les bœufs mais c’est splendide. Nous nous retrouvons coté est un peu plus haut que Porto Vecchio vers Solenzara : le vent est moins fort et nous prenons un café en bord de plage (à 2€ quand même, mais la mer est turquoise et c’est très chouette). Visite de Porto Vecchio, plutôt sympa, mais ça doit être l’enfer de conduire et se garer ici en été (comme sans doute, dans beaucoup d’endroits en Corse d’ailleurs). Nous continuons vers le sud : plage de Palombaggia (mais toujours beaucoup de vent), et nous nous retrouvons en vue de Bonifacio. On nous avait conseillé un petit hôtel en bord de mer au nord de la ville, l’hotel du golfe. En Effet, c’est sympa, le cadre est chouette sur le golfe de Santa Manza, la mer est juste en face, c’est calme, on peut se garer facilement et c’est à 10-15mn du centre de Bonifacio en voiture. Par contre ils ne proposent qu’une formule ½ pension et nous découvrirons plus tard que le repas est bien moyen, en plus les lits de l’une de nos 2 chambres étaient complètement HS… Je ne conseille donc pas cette adresse sauf si vous négociez la chambre seule et après avoir vérifié le sommier…Nous nous en sommes tirés avec les vins et apéros pour 160€ par chambre de 2. Visite de Bonifacio (parking payant 3.5€ pour 2-3H) , c’est toujours aussi chouette, puis retour à l’hôtel pour le repas (pas extraordinaire mais dans Bonifacio, aucune carte n’avait l’air révolutionnaire non plus dans cette gamme de prix).
25/05 - Pointe de Pertusato – Roccapina – Sartène – Propriano – Porto Pollo- Ajaccio – iles Sanguinaires – 212 km Petit déjeuner ‘continental’ et nous voilà repartis après un petit détour à la pointe de Pertusato vers le phare… pour Voir Bonifacio et ses falaises de loin (ça vaut le coup d’autant plus qu’avec le vent qu’il faisait il n’était pas question de sortie en mer pour nous !). Nous voilà partis direction Sartène après un petit arrêt pour adimer les rochers de roccapina, la ville est sympa mais il pleut assez fort quand nous arrivons. Ca finit par se calmer le temps de quelques achats à l’épicerie U Maggiu : c’est bon mais le saucisson est un peu trop poivré à mon goût, celui qu’on trouve à la maison est au moins aussi bon… Nous repartons et faisons halte à Propriano en bord de mer. Nous y avions passé quelques jours il ya bientôt 20 ans et ça a bien changé ! C’est vraiment très touristique maintenant et animé. Nous faisons le tour du golfe de Valinco pour pique niquer en face de Propriano à Porto Pollo (très sympa) et nous voilà en route pour Ajaccio. Il n’est pas trop tard quand nous arrivons mais ça bouchonne, nous essayons plusieurs complexes hôteliers en repartant sur la route des sanguinaires tous complets : c’est samedi soir et avec le vent, certains départs en bateau semblent avoir été annulés… Nous finissons par trouver un petit appart pour 4 à l’hôtel les Calanques (un salon avec canapé lit une chambre une kitchenette une salle de bain 136€ pour 4 sans petit dej) http://www.residence-lescalanques.fr/. Nous avons une petite terrasse et une jolie vue sur mer, il y a aussi une piscine mais le vent est trop froid pour être tentés par la baignade, nous optons plutôt pour un petit tour aux sanguinaires : ce serait dommage de rater ça surtout un jour de forte houle ! Mais c’est (encore) l’heure de l’apéro !!! Cette fois ci nous faisons quelques provisions à la superette du coin et trinquons face à la mer dans notre petit salon. Nous en avons profité pour réserver au resto Le Beau Rivage un peu plus loin en repartant sur Ajaccio. Il ne restait plus qu’une table et on comprend pourquoi : d’abord la salle est sympa, en bord de mer, on se croirait sur un bateau et le repas est parfait : 3 langoustes grillées (pour info 15€ les 100g, environ 1KG pour 4) et un menu à la carte : Loup au foie gras, et 4 desserts. Bon vin blanc à prix correct c’est cher, mais pas hors de prix vu la qualité de ce que nous avons eu dans les assiettes. Très bon comme ils diraient sur Paris première ! http://www.ajaccio-tourisme.com/Restaurants/BEAU...
26/05 – Golfe de Sagone, Cargèse – Piana – Calanches – Porto – Calvi – Algajola – Ile Rousse – 213 km L’hôtel aurait été parfait si des c… n’avaient pas fait la java à l’étage au dessus pratiquement toute la nuit… Tant pis, Petit déj sur la terrasse et c’est reparti ! Nous ne visitons finalement pas Ajaccio et nous voilà direction Calvi par le golfe de sagone, Cargèse, Piana, puis la route des calanche : c’est splendide et il n’y a pas trop de monde, ce qui fait qu’on peut s’arrêter facilement pour les photos. Nous faisons ensuite un tour à Porto : c’est bien un coin où une petite étape pour la nuit doit être agréable, mais nous nous contenterons d’un café face à la tour… C’est déjà bien ! Pour Calvi nous avons pris l’option ‘bord de mer’ après Galéria, la 81B: la route n’est pas refaite et très sinueuse, c’est beau, mais je pense que cela aurait été plus rapide par les terres par la 81… Le chauffeur commence d’en avoir ras les biscottos ! J’avais repéré un petit hôtel à Algojala, l’hôtel St Joseph http://hotel-algajola.com/ : nous nous arrêtons donc là et 2 chambres sont libres. Elles ont été refaites, les salles de bains sont nickel, nous sommes à 2 pas de la mer, au calme, il y a quelques tables pour prendre l’apéro dehors et c’est 70€ avec un petit dej très correct… Que demander de plus ??? Comme c’est le retour demain et que nous n’aurons pas beaucoup de temps, nous décidons de visiter Calvi ce soir et de diner là bas. Nous trouvons un resto correct mais sans plus U Fuconne 102€ pour 4 (menus à 20€), dommage pour la dernière soirée après avoir si bien mangé en Corse… Nous aurions sans doute dû suivre les conseils de la patronne de l’hôtel et diner au fournil à Algajola (ils ne font pas seulement pizza et ce sont les meilleurs du coin selon elle).
27/05 C’est l’heure du départ. L’avion ne décolle qu’à 11H30 nous avons le temps mais le cœur n’est plus à la visite, nous passons par la 197 via Ponte Lecchia et arrivons environ 1h30 plus tard à l’aéroport. Aucun souci pour rendre rapidement la voiture chez europcar. L’avion Easyjet est beaucoup plus rempli que pour l’aller. Ils tentent bien de me ‘coincer’ en me faisant passer ma valise dans le gabarit… Mais en basculant les roulettes ça passe ! Ouf !!! Ils n’auront pas mes 40 ou 50 euros supplémentaires ! C’est quand même à savoir si vous avez le doute sur vos bagages, il vaut peut être mieux en faire enregistrer un lors de la réservation en ligne, c’est moins cher et vous ne risquez pas de vous faire retoquer au dernier moment….
En résumé, ce fut une semaine bien trop rapide mais c’est toujours aussi beau et j’espère bien avoir l’occasion d’y retourner un jour (toujours hors saison) en prenant davantage le temps. Et n’en déplaisent aux mauvaises langues, les corses sont tops même si, à mon goût, ils conduisent un peu comme des fangios ! Pensez au fait qu'il n'y a pas de réseau ni de distributerus partout dans la campagne, et la plupart des commerces ferment entre 12h et 15h. On mange (et on boit) vraiment très bien. Les fermes auberges sont à retenir et A Pignata est inoubliable. Coté paysages, les routes de Bavella et des Calanches sortent du lot, mais il y a de beaux coins de partout, pas seulement en bord de mer d’ailleurs. Si je reviens, je ferai étape à Centuri au cap corse, à Porto sur la côte ouest, je passerai plus de temps à Corté et dans ses environs et je visiterai le niolo, la restonica, les pozziones, l’ostricani et la Scandola. Et bien sûr, je reviendrai à A Pignataaaa !!!!!!!!!!!!!!! (non, non, je n’ai pas d’actions chez eux !)
Pour info budget total de 740 euros par personne tout compris
Le GR20 en Corse en avril 2008
bonjour je souhaiterai faire le gr20 avec un pote pour la periode de fin avril a debut mai nous sommes tous les deux de bon sportifs (kayak en rivieres pyrénéennes, footing, velo ...) j'aimerai savoir si le niveau d'enneigement n'est pas trop fort a cette periode qu'elles sont les etapes conseillées pour les doubler car on a que 15 jours de vacances dont 2 pour le trajet et comment peut on rejoindre notre point de depart car on laissera notre voiture au depart
Merci d'avance pour les reponses!!
Merci d'avance pour les reponses!!
Cap Nord à moto en août 2015
Nous souhaitons réaliser un vieux rêve en août 2015 : le Cap Nord à moto.
Ce voyage se fera en famille avec un 1200 GS pour mon mari et un 1200 Inazuma pour moi, notre fille de 13 ans changera de selle un jour sur deux.
Notre projet, sur 4 semaines au départ de Versailles, serait de passer par la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande et de redescendre par la Norvège.
En ce qui concerne l'hébergement, nous envisageons de dormir en auberge de jeunesse pour visiter les capitales (Amsterdam, Copenhague, Stockholm, Helsinki et Oslo), et alterner camping sauvage, camping ou chalet.
Nous avons lu beaucoup de récits de voyage au Cap Nord passionnants mais peu détaillent les hébergements ou les coins sympas ou non pour le camping sauvage.
Merci de nous faire partager vos expériences.
Nous avons lu beaucoup de récits de voyage au Cap Nord passionnants mais peu détaillent les hébergements ou les coins sympas ou non pour le camping sauvage.
Merci de nous faire partager vos expériences.
Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Ascension du mont Ararat en Turquie: autorisation nécessaire?
Bonjour
Savez vous si l'ascension du Mont Ararat et les randos dans le coin sont soumises à autorisation ou librement pratiquées en individuel ? Je cherche aussi des contatcs de personnes s'étant rendues là-bas dans l'année passée merci !
Savez vous si l'ascension du Mont Ararat et les randos dans le coin sont soumises à autorisation ou librement pratiquées en individuel ? Je cherche aussi des contatcs de personnes s'étant rendues là-bas dans l'année passée merci !
Plus beaux lieux de la Thaïlande?
Bonjour à tous,
Parmi ceux qui sont déjà partis en Thailande, pourriez vous me citer un ou plusieurs endroits de rêves dans ce pays qui sera je l'espère mon lieu de villégiature au mois de mai... Merci beaucoup pour vos conseils! Par ailleurs, est il possible de combiner séjour sur la côte et découverte de la Thailande traditionnelle? (rizières etc.)
Evasion59
Parmi ceux qui sont déjà partis en Thailande, pourriez vous me citer un ou plusieurs endroits de rêves dans ce pays qui sera je l'espère mon lieu de villégiature au mois de mai... Merci beaucoup pour vos conseils! Par ailleurs, est il possible de combiner séjour sur la côte et découverte de la Thailande traditionnelle? (rizières etc.)
Evasion59
Des Oryx du Kgalagadi aux Rhinos blancs du Pilanesberg (Afrique du Sud septembre 2006)
On ne va pas faillir aux bonnes & vieilles habitudes, celles de faire un petit (ou grand) écho du dernier trip réalisé.
Inlassable ... Insatiable, cela reste encore et toujours au coeur des espaces sauvages africains, que j'aime tant.😉
AFRIQUE DU SUD 06
Di 03.09.06 (Bxl-Paris-JNB)
Mes parents nous dropent à la gare de Bruxelles midi. On est bien à l’heure et l’entrée par la Rue de France nous indique le comptoir Air France à 25 m ! Quel Bol ! Ce dernier est assez isolé du reste du complexe de la gare et n’ouvre ses guichets qu’à 15h00 ! Une bonne heure à tuer donc …Le temps de vidanger et de casser la croûte (c’est que nous n’avons encore rien avalé aujourd’hui !)
Dimanche, jour de grand marché … Il y a du peuple ! Va falloir avoir l’œil sur l’ensemble de nos bagages. Ce n’est pas le moment de se faire soustraire, ça la foutrait mal ! 🤪
15h00 : Ouverture du comptoir Air France. Une petite quinzaine de passagers au Tchek in ! La jolie dame en uniforme (juste un brin aimable) enregistre déjà nos places train et avion. Aucune pesée des bagages, tout cela se fera à Paris !
Sur le quai N°4 … Encore une heure à tuer ! Le Thalys ne démarre qu’à 16h19. Pagaille généralisée à l’arrivée du TGV … Le préposé bagages tarde à arriver ! 5 min avant le départ, la masse des valises, sacs à dos embarquent enfin ! Quant à nous on laisse passer les « empressés » : derniers bagages mis = 1ers bagages sortis ! 😏
Trajet d’1h20, en wagon 1ère classe réservé Air France (le tout étant compris dans le prix du billet avion). Je n’ai pas vu défiler le paysage, ayant très rapidement sombré dans les bras de morphée.
Arrivée en gare de l’aéroport CDG, on récupère nos bagages sur le quai et c’est au pas de course que l’on rejoint le terminal A. On doit être dans les derniers à se pointer … Enregistrement des bagages en soute et aucune pesée ni prise de dimension des bagages à mains (ce qui nous ravit, vu la quantité de matos photos que l’on transporte !)
Passage au tchek sécurité oblige. On se défait de tout ce qui peut clinquer sous le portique ! JP plaisante avec la préposée : « vous pouvez tout me demander sauf mon slip » … Ayant de la répartie, elle lui rétorque : « Voulez vous bien enlever votre T-Chirt monsieur que j’examine le torse ! »
Même poste de contrôle que les passagers qui partent pour Londres ! Une frêle jeune femme force le passage … Illico : une armada de douaniers s’encourt à ses trousses !
Quelques moments à tuer avant l’embarquement ! (Vol prévu à 19h40) quand une voix se met à crachoter dans le micro : « Y a-t-il 2 candidats volontaires pour postposer leur vol Paris-JNB à demain, une prime de 500 € est offerte). Ce ne sera pas nous, nous avons une correspondance à prendre tôt le lendemain matin et on ne tient pas à perdre un jour (ça fait un an qu’on l’attend ce voyage !). Par contre mauvais signe, c’est que l’avion est bondé à bloc ! 😕
15 min de retard pour l’embarquement … Une fois dans l’avion 25 min de retard sup ! C’est qu’il faut en effet décharger et récupérer les bagages du duo volontaire !
Vol sans encombre et deux premières pour moi : C’est la première fois que je voyage dans un avion avec écran incorporé au dossier du siège ! A un détail près ! C’est que un seul écran dans tout l’avion était démob ! Le mien !!!
Au départ

Première tentative de photographies d’un coucher de soleil au dessus des nuages. (un rêve de gosse !)


Tiens le survol de la Zambie.

Lu 04.09.06 (JNB – Upington)
Atterrissage vers 6h40 – 5°C au dehors ! (Brrr) On connaît bien le parcours maintenant : le papier douane à remplir, le bus et la zone d’émigration ! Mince ! C’est le guichetier (lambin de l’année passée) qui est encore de fonction !
Sueurs froides ! C’est pas le moment de perdre du temps : déjà que le vol pris du retard, que nous devons récupérer nos bagages avant d’attraper la correspondance !
A notre grande surprise, il s’est boosté et l’affaire est rapidement expédiée.
La course au changement de terminal ne se fait pas sans un tapissage alimentaire de la rigole par mon lou … Un touristil, une petite gorgée et hop c’est reparti mon kiki ! 😛
Nouvel enregistrement : Pas de problème pour le poids des bagages cabine – Nouveau passage contrôle avec là : ouverture et fouille des sacs photos !
9h05, nous voilà dans un petit coucou de South African qui nous emmène vers Upington … Nos sacs sur les genoux (c’est qu’ils ne rentrent pas dans les emplacements cabine au dessus des sièges !)
Arrivée à Upington et virage impressionnant de l’avion au dessus de la rivière orange … J’ai cru que j’allais avoir droit à un plongeon vertigineux et même à une gorgée !
Petit aéroport mais qui possède une des pistes les plus longues d’AFS !

Ca sent bon la brousse ici … L’herbe arbore une couleur jaune pâle extraordinaire, mélangée de touches grisâtres … L’essence naturelle du désert du Kalahari enivre déjà
C’est sous un vent à décrocher les cornes … que nous prenons possession de notre voiture de location. Direction la GH La Fugue.
Un petit havre de paix au cœur d’un jardin tropical, tenu par une Suisse expatriée (poigne de fer dans un gant de velours !) L’occasion d’échanger en français (encore un peu) et une délicieuse rencontre avec un couple d’allemands (que l’on reverra quelques fois au début de notre séjour)
Le temps, de débarquer le nécessaire et de filer en ville pour retirer du cash et faire quelques achats …C’est qu’il faudra cuisiner à certains endroits du parc. On embarque le charbon de bois, un bac frigo (le tt facilement trouvable sur place ! au Pick and Pay) Upington (ville principale de la Province du Cap Nord) est très safe …
A la terrasse de la GH … déjà de nos premières rencontres volatiles. Un Coucal de Burchell fait un remue-ménage dans un palmier, un Rock Pigeon trône fièrement sur le tronc d’un arbre, un couple de Bulbul aux yeux rouges et les piaillements des petits moineaux viennent bercer notre fin de journée.

La luminosité bleutée du ciel drape son voile pour une couleur jaune orangée et la lune imposante prend place dans l’horizon.
La tête déjà pleine de rêves pour l’aventure qui commencera réellement, dès demain.
Di 03.09.06 (Bxl-Paris-JNB)
Mes parents nous dropent à la gare de Bruxelles midi. On est bien à l’heure et l’entrée par la Rue de France nous indique le comptoir Air France à 25 m ! Quel Bol ! Ce dernier est assez isolé du reste du complexe de la gare et n’ouvre ses guichets qu’à 15h00 ! Une bonne heure à tuer donc …Le temps de vidanger et de casser la croûte (c’est que nous n’avons encore rien avalé aujourd’hui !)
Dimanche, jour de grand marché … Il y a du peuple ! Va falloir avoir l’œil sur l’ensemble de nos bagages. Ce n’est pas le moment de se faire soustraire, ça la foutrait mal ! 🤪
15h00 : Ouverture du comptoir Air France. Une petite quinzaine de passagers au Tchek in ! La jolie dame en uniforme (juste un brin aimable) enregistre déjà nos places train et avion. Aucune pesée des bagages, tout cela se fera à Paris !
Sur le quai N°4 … Encore une heure à tuer ! Le Thalys ne démarre qu’à 16h19. Pagaille généralisée à l’arrivée du TGV … Le préposé bagages tarde à arriver ! 5 min avant le départ, la masse des valises, sacs à dos embarquent enfin ! Quant à nous on laisse passer les « empressés » : derniers bagages mis = 1ers bagages sortis ! 😏
Trajet d’1h20, en wagon 1ère classe réservé Air France (le tout étant compris dans le prix du billet avion). Je n’ai pas vu défiler le paysage, ayant très rapidement sombré dans les bras de morphée.
Arrivée en gare de l’aéroport CDG, on récupère nos bagages sur le quai et c’est au pas de course que l’on rejoint le terminal A. On doit être dans les derniers à se pointer … Enregistrement des bagages en soute et aucune pesée ni prise de dimension des bagages à mains (ce qui nous ravit, vu la quantité de matos photos que l’on transporte !)
Passage au tchek sécurité oblige. On se défait de tout ce qui peut clinquer sous le portique ! JP plaisante avec la préposée : « vous pouvez tout me demander sauf mon slip » … Ayant de la répartie, elle lui rétorque : « Voulez vous bien enlever votre T-Chirt monsieur que j’examine le torse ! »
Même poste de contrôle que les passagers qui partent pour Londres ! Une frêle jeune femme force le passage … Illico : une armada de douaniers s’encourt à ses trousses !
Quelques moments à tuer avant l’embarquement ! (Vol prévu à 19h40) quand une voix se met à crachoter dans le micro : « Y a-t-il 2 candidats volontaires pour postposer leur vol Paris-JNB à demain, une prime de 500 € est offerte). Ce ne sera pas nous, nous avons une correspondance à prendre tôt le lendemain matin et on ne tient pas à perdre un jour (ça fait un an qu’on l’attend ce voyage !). Par contre mauvais signe, c’est que l’avion est bondé à bloc ! 😕
15 min de retard pour l’embarquement … Une fois dans l’avion 25 min de retard sup ! C’est qu’il faut en effet décharger et récupérer les bagages du duo volontaire !
Vol sans encombre et deux premières pour moi : C’est la première fois que je voyage dans un avion avec écran incorporé au dossier du siège ! A un détail près ! C’est que un seul écran dans tout l’avion était démob ! Le mien !!!
Au départ

Première tentative de photographies d’un coucher de soleil au dessus des nuages. (un rêve de gosse !)


Tiens le survol de la Zambie.

Lu 04.09.06 (JNB – Upington)
Atterrissage vers 6h40 – 5°C au dehors ! (Brrr) On connaît bien le parcours maintenant : le papier douane à remplir, le bus et la zone d’émigration ! Mince ! C’est le guichetier (lambin de l’année passée) qui est encore de fonction !
Sueurs froides ! C’est pas le moment de perdre du temps : déjà que le vol pris du retard, que nous devons récupérer nos bagages avant d’attraper la correspondance !
A notre grande surprise, il s’est boosté et l’affaire est rapidement expédiée.La course au changement de terminal ne se fait pas sans un tapissage alimentaire de la rigole par mon lou … Un touristil, une petite gorgée et hop c’est reparti mon kiki ! 😛
Nouvel enregistrement : Pas de problème pour le poids des bagages cabine – Nouveau passage contrôle avec là : ouverture et fouille des sacs photos !
9h05, nous voilà dans un petit coucou de South African qui nous emmène vers Upington … Nos sacs sur les genoux (c’est qu’ils ne rentrent pas dans les emplacements cabine au dessus des sièges !)
Arrivée à Upington et virage impressionnant de l’avion au dessus de la rivière orange … J’ai cru que j’allais avoir droit à un plongeon vertigineux et même à une gorgée !
Petit aéroport mais qui possède une des pistes les plus longues d’AFS !

Ca sent bon la brousse ici … L’herbe arbore une couleur jaune pâle extraordinaire, mélangée de touches grisâtres … L’essence naturelle du désert du Kalahari enivre déjà

C’est sous un vent à décrocher les cornes … que nous prenons possession de notre voiture de location. Direction la GH La Fugue.
Un petit havre de paix au cœur d’un jardin tropical, tenu par une Suisse expatriée (poigne de fer dans un gant de velours !) L’occasion d’échanger en français (encore un peu) et une délicieuse rencontre avec un couple d’allemands (que l’on reverra quelques fois au début de notre séjour)
Le temps, de débarquer le nécessaire et de filer en ville pour retirer du cash et faire quelques achats …C’est qu’il faudra cuisiner à certains endroits du parc. On embarque le charbon de bois, un bac frigo (le tt facilement trouvable sur place ! au Pick and Pay) Upington (ville principale de la Province du Cap Nord) est très safe …
A la terrasse de la GH … déjà de nos premières rencontres volatiles. Un Coucal de Burchell fait un remue-ménage dans un palmier, un Rock Pigeon trône fièrement sur le tronc d’un arbre, un couple de Bulbul aux yeux rouges et les piaillements des petits moineaux viennent bercer notre fin de journée.

La luminosité bleutée du ciel drape son voile pour une couleur jaune orangée et la lune imposante prend place dans l’horizon.
La tête déjà pleine de rêves pour l’aventure qui commencera réellement, dès demain.
Australia 2025: Discovering the 5th Continent
Hi everyone.
Because that’s also what sparks the desire in every traveler (well, at least for me) to set foot on Australian soil: discovering a new continent.
Right now, I’ve got some time on my hands—those who follow me know that. A nasty muscle tear (which really doesn’t want to heal) is keeping me grounded for another week, so I’ve decided to open a new travel journal, recounting my recent trip from December 14, 2024, to January 12, 2025, in Australia.
The origins of this trip started last May in Crete, an island I chose for a 10-day break. It’s really lovely, by the way, but that’s not the point… It’s around this time every year that we decide on our next winter destination, and Argentina was at the top of the list—Sydney wasn’t even on the radar… I’d been looking at flights to Buenos Aires for a while, and the prices were shocking… But by the pool one lazy afternoon, scrolling on my iPhone, a promo from Geneva to Sydney caught my eye. The deal ticked two boxes on my traveler’s bucket list: a flight to Australia and a flight with Singapore Airlines, often ranked as the world’s best airline. A quick chat with the missus (well, of course!) and the decision was made: off to the land of kangaroos! Now, once you add luggage and Economy Plus, it still comes to 1600 € per person, but that’s a reasonable price. Either way, we already know what we’re in for—Australia is a budget commitment!

Thanks to 123rf for the image loan 😛
Right now, I’ve got some time on my hands—those who follow me know that. A nasty muscle tear (which really doesn’t want to heal) is keeping me grounded for another week, so I’ve decided to open a new travel journal, recounting my recent trip from December 14, 2024, to January 12, 2025, in Australia.
The origins of this trip started last May in Crete, an island I chose for a 10-day break. It’s really lovely, by the way, but that’s not the point… It’s around this time every year that we decide on our next winter destination, and Argentina was at the top of the list—Sydney wasn’t even on the radar… I’d been looking at flights to Buenos Aires for a while, and the prices were shocking… But by the pool one lazy afternoon, scrolling on my iPhone, a promo from Geneva to Sydney caught my eye. The deal ticked two boxes on my traveler’s bucket list: a flight to Australia and a flight with Singapore Airlines, often ranked as the world’s best airline. A quick chat with the missus (well, of course!) and the decision was made: off to the land of kangaroos! Now, once you add luggage and Economy Plus, it still comes to 1600 € per person, but that’s a reasonable price. Either way, we already know what we’re in for—Australia is a budget commitment!

Thanks to 123rf for the image loan 😛
Des cimes du Lesotho aux abysses d'Aliwal Shoal, un voyage au Sud de l'Afrique
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt !
Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien.
Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses.
Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent.
Joburg Joburg Joburg : nous voici !
Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers
Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule.
Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique.
Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable.
La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie.
Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés.
L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs...
Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget.
Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit.
Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas !
Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit
Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret.
Mais le Lesotho nous attend.
Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances.
Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune.
Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho.
Les enfants le mangent dans la rue.
Paysages de plateaux,
nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A.
A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée.
Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' !
Des bergers partout.
Et des villages
Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent.
Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés...
Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale !
Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir.
Et je l'ai vu.
Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique.
Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale.
Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha!
Bon, OK , j'arrête.
Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!!
J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes.
C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha.
Boudha est né là au Lesotho ?
C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte !
Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus !
Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille.
Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part...
Ah! Roma à gauche, je tourne.
De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4.
Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.


Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur.
En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais.
Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas.
Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique.
Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire.
Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons.
Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...).
Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même...
Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde !
Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.

Voyager au Congo malgré la guerre?
bonjour je suis un homme de 28 ans qui reve d'aller au congo mais je me demande si ceci est toujour possible malgrer la guerre merci a l'avance











