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Deux semaines dans le Wyoming (et alentours) avec un enfant
by Petitsachem · 2013-06-02 · 15 replies
Bonjour,

Suite à vos réponses, j'ai affiné notre parcours prévu pour août 2014 (14 à 16 jours avec un enfant de 9 ans).

J1: arrivée à Denver (nuit sur place pour se remettre du voyage)

J2: Denver - Lusk (261 miles, 4 h) visite de Cheyenne? Oregon Trails Ruts + Register Cliff Fort Laramie Nuit à Lusk (si vous avez d'autres idées de logements dans ce coin en direction de Custer Park...)

J3: Lusk - Custer Park- Deadwood (170 miles, 3h45) Hot Springs ? Mammoth Site? Wind Cave? Custer State Park vue sur le Mont Rushmore (pas trop envie d'aller visiter ce monument) je sais qu'il y a aussi les Badlands mais je ne veux pas trop rallonger le voyage Nuit à Deadwood (des idées? j'ai déjà repérer la Powder House ou le Koa de Deadwood)

J4: Deadwood - Sheridan (238 miles, 4h) ou Buffalo (205 miles, 3h30) Broken Boot Gold Mine (pour jouer aux chercheurs d'or!) Devils Tower peut-être un ranch à visiter (une idée?) arrêt au Busy Bee à Buffalo (clin d’œil au bar préféré de Walt Longmire, mon shérif tant adoré!) une idée pour se loger vers Buffalo ou Sheridan (je crois savoir qu'il y a un Koa dans les 2 villes)

J5: Sheridan -Little Big Horn Battlefield - Sheridan (141 miles, 3h30) cette journée peut vous paraître bizarre, mais j'ai prévu de faire un aller-retour jusqu'à Little Big Horn et de repartir de Sheridan vers Cody le lendemain (étape intouchable!) Donc Little Big Horn petit tour dans les environs: Ucross, la Powder River (pèlerinage littéraire oblige 😊) au pire si on est trop fatigués, on peut même supprimer Little Big Horn (du coup pas de Montana, snif...)

J6: Sheridan - Cody (160 miles, 4h) route 14A Medecine Wheel Lovell Cody Nuit à Cody (Koa, autres idées?)

J7: Cody (une pause bien méritée!) Buffalo Bill Historical Center Old Train Town rodéo

J8: Cody -Yellowstone (115 miles, 2h30) par la Beartooth Road (c'est vraiment la partie entre Red Lodge et Cooke City la plus belle?) entrée Nord-Est de Yellowstone

J9 - 10 - 11 - 12: Yellowstone (pas encore en détail, d'ailleurs je m'y perds un peu, quelle idée une route en forme de 8!!!) J13: départ vers Grand Teton (70 miles, 1h30 -2h) parc du Grand Teton: rando la grande question est où loger?🤪 je ne vois rien de très abordable, Colter Bay à l'air terrible. Quelqu'un connaît l'auberge de jeunesse de Teton Village? sinon, il y a le Koa de Jackson mais ça fait s'éloigner du parc pour y revenir le lendemain...

J14: Grand Teton - SLC (300 miles, 5h 🏴‍☠️) suite de la visite de Grand Teton départ pour SLC arrêt en route à Fossil Butte ou faire la route et aller à Antelope Island en arrivant, cela vous paraît possible?

J15-16: retour

Merci de me dire ce que vous en pensez? vos suggestions et vos pistes d'hébergements sont les bienvenus!
Projet d'itinéraire de huit jours en Afrique du Sud
by Boulwai · 2013-05-28 · 190 replies
Bonjour, avec tous ces superbes carnets sur l'Afrique du Sud sans compter les "témoignages insolents" de ceux qui y voyagent encore, ça me donne envie de voir un peu de paysage et retrouver la bonne vieille viandaille sudaf qui commence à me manquer.

Donc, j'envisage avec ma moitié, de passer une semaine du 19 au 26 septembre dans la région du Swaziland et Kwazulu Natal avec comme centre d'intérêt principal de "voir du pays". Donc, pas particulièrement les animaux, ni exclusivement des paysages mais pouvoir traîner un peu sans se focaliser sur un point particulier. De fait, nous excluons le Kruger et nous laissons la partie Lesotho/Drakensberg pour l'année prochaine avec les enfants. Le circuit se fera avec une voiture de location premier prix prise à l'aéroport de Johannesburg, nuits en lodges, B&B et autres backpackers (nous emmènerons même notre tente au cas-où) et le retour se fera en avion à partir de Durban où nous laisserons la voiture. Nous arriverions à JNB à 10h50 et repartirions pour La Réunion à 11h50.

Voici une première ébauche du circuit: J1: JNB- Swaziland (Mlilwane) 370 km J2: Swaziland (Hlane NP) 100 km J3: Kosi Bay 300 km J4: Sainte-Lucie 250 km J5: Sainte-Lucie J6: Durban 215 km J7: Durban J8: Jnb-Réunion

Les questions:

a/ Arrivés à 10h50 à JNB, avec le temps de récupérer les bagages, la voiture de location, cela ne risque-t-il pas d'être un peu juste pour atteindre Mlilwane avant la tombée de la nuit?

b/ Mlilwane vaut-il le coup? On voudrait faire un peu de vélo dans la réserve mais le timing est un peu serré.

c/L'étape Hlane-Kosi Bay fait env 300 km (google maps) et le poste frontière le plus proche reste celui de Golela au sud du Swaziland. Cela nous fait faire un détour pour passer par Jozini. Les routes dans ce coin permettent-elles de faire 300 km sans encombre? D'autre part, je vois sur les cartes qu'il y a une voie qui part au sud de Nisela Nature Reserve mais pas de poste frontière. Cette voie s'appellerait le "Cecil Mack's pass" mais il semblerait qu'elle ne soit pas ouverte aux voitures: qqun est au courant?

d/Qu'y a-t-il au Nisela Nature Reserve? Serait-ce intéressant de supprimer Hlane en J2 et aller à Nisela pour se rapprocher de Kosi Bay?

e/Avez-vous d'autres sujétions pour le Swaziland?

d/Kosi Bay vaut-il le détour? Qu'y a t-il exactement? On y passerait une après-midi et une matinée et on aurait une simple berline, pas de 4x4.

f/ Par ailleurs, on pense réserver l'hébergement au Swaziland et Kosi Bay et pour le reste, voir sur place mais il semblerait que la période coïncide avec qqes jours de vacances solaires dans le Kwazulu Natal. Dès lors, vaut-il mieux tout réserver à l'avance?

g/ Le circuit nécessite-t-il un gps? En fait - (attention à celui qui rigole🏴‍☠️!!!!)- je n'ai jamais utilisé ce bidule de ma courte vie, mais je me rends compte qu'il pourrait être bien utile, ne serait-ce que pour sortir de l'aéroport et de Johannesburg....

Comme dit au début, ce n'est qu'une ébauche et l'idée principale est de prendre son temps, d'où les 2 jours à Ste Lucie (on se laisse la possibilité de visiter Hluhluwe ou les lagunes ou autre....) et 2 jours à Durban pour errer au rythme de la cité. Je vous remercie par avance pour vos commentaires et conseils. Laurent
Retour de quinze jours en Iran
by Grene · 2013-05-26 · 18 replies
Bonsoir, comme promis, voici un compte rendu de notre séjour en Iran. Bons voyages à tous. Chantal

Jeudi 25 avril, départ de Blaye 33, pour Bordeaux prendre le TGV ; connaissant les problèmes de circulation sur la rocade bordelaise, nous quittons la maison à 7 H, pour être sur d’arriver à 9h15 ; Ce fut juste, mais nous avons attrapé le train direction Roissy. Arrivée à 12 H 30, Nous avons réservé un vol avec Turkish Airlines, pour Téhéran via Istanbul.

Vendredi 26 :Pas de problème pour le visa à l’arrivée, un peu long, 120 euro /pour 2. Trouvons le taxi envoyé par l’agence, direction hotel Escan, centre ville, très moderne et impersonnel. Le temps d’une douche et d’un petit déjeuner pas terrible, le guide nous attend pour une journée dans la capitale. Complex Sa’ad, très grand et superbe. C’est notre première visite et on finira par s’habituer. A ma demande musée du verre et de la céramique. Merveilleux, j’y serais bien resté plus longtemps. Déjeuner dans un restaurant très simple mais bon. Balade dans les rues, le nez en l’air. Guide parlant très bien français, grande culture générale et vraiment agréable. On récupère la valise à l’hôtel et direction l’aéroport domestique pour un vol en direction de Shiraz. Vol avec Mahan air à 20H50. Retard d’avion, nous arrivons avec 2 heures de retard. Notre nouvelle guide et chauffeur nous attendent avec un bouquet de roses. Direction l’hôtel « Jaame Jam », hôtel neuf, personnel sympa et proche centre ville. Dodo

Samedi 27 , rendez vous avec Azadeh, notre guide, à 8H30, départ pour visites en voiture Palais Karim Kan, mosquée Nasir-al Molk. Superbe coupole. Mosquée Vakil, à coté du bazar. Repas dans un restaurant tout proche, en sous sol, ambiance avec musiciens, repas en buffet. Bon et sympa. Repartons pour une visite du mausolée Ali-Ebn-e Hamzeh (bof !!)tombeaux de Hafez et Sa’adi, beaux jardins et ambiance d’iraniens déclamant des poèmes. Jardin Delgosha, beaucoup de roses, les fleurs des orangers sont passées, dommage. Retour à l’hôtel vers 16H ; Nous repartons à pied, tous les 2, faire un tour. Belles vieilles maisons, odeurs de rose, jasmin partout. Nous nous perdons un peu mais finissons, avec l’aide d’un ado, par retrouver le quartier de l’hôtel. Il fait nuit, achat de quelques fruits, et petit repas dans la chambre.

Dimanche 28 : Départ pour Persépolis, à 8H. Notre chauffeur est très agréable et prudent !!disons qu’il a l’habitude de conduire. Mon mari, grand râleur, devient fataliste. Inch Allah !!!sens interdit, demi tour, priorité, en dépit du code, mais ca passe. Découverte de Nagsh-é Rostam, magnifiques grands, très grands bas relief. Le vent, le soleil, et peu de monde. Je m’isole pour réaliser que j’y suis dans ce pays que j’espère depuis si longtemps. Puis Persépolis. Désillusions, beau mais sans émotion. Nous n’avons pas « fonctionné » ni l’un ni l’autre. Pourquoi..savons pas. Retour vers Shiraz en début d’après midi. Bazar Vakil. Nous partons tous les 2, trainer car demain nous quittons déjà cette ville. Rentrons à l’hôtel vers 22h sous la pluie.

Lundi 29 : Départ pour Kerman. En cours de trajet (160KM)lac salé Maharlo, pas beaucoup d’eau, lac Bakhtegan, tout rose de sel, vu sous différents angles. Désert, beaucoup de couleurs différentes, d’odeurs minérales chauffées. Arrivée à l’hotel Akhavan Hotel. Très agréable, patron sympa, proche du centre, que nous nous empressons d’aller voir. Beaucoup de circulation, des grandes passerelles enjambent les grandes rues. Un bon jus d’orange et un gâteau nous redonnent de l’énergie pour trainer. « Where you from », nous accompage, jeunes ou moins jeunes nous abordent avec sourire. Nous offre le thé. Moitié en anglais, moitié avec des gestes, nous échangeons. Beaucoup d’éclats de rire, d’incompréhension mais tant d’envies de communiquer de part et d’autre. Et sans intentions mercantiles. Le plaisir de l’échange, de découverte de l’étranger. La nuit tombe nous rentrons.

Je me rends compte en rentrant à l’hôtel, que le foulard ne me gêne plus.

Mardi 30 : Départ pour Bam, à 7H30, nous y allons directement, nous souhaitons être les 1ers visiteurs, pas trouver la foule de Persépolis. Arrivée à 9h, le soleil donne de belles couleurs irisées à la citadelle, et nous sommes bien seul. Pendant 2 heures, nous musardons. En pleine reconstruction, des ouvriers souriants nous emmènent à des endroits fermés pour faire des photos. S’il n’y avait pas eu ce séisme il y a 10 ans, parlerait on autant de Bam ??longue conversation avec Azadeh, notre chauffeur nous attend avec un thermos de thé et une pastèque. Hum que c’est bon !!!nous quittons Bam, content mais mélancolique. Village de mahan, jardin Sahzadeh, et Rayen. Citadelle qui n’a pas subi les dégâts comme Bam, une maquette très explicative, une œuvre d’art en elle-même. Un jardin de roses, superbement paysagé. Quelle merveille dans un pays aussi aride, de voir toute ces fleurs, verdure et eaux. Reposant !! Retour à l’hôtel vers 17H. un petit saut à la boutique où nous avions trouvé des si bon gâteaux secs, un jus d’orange un petit tour en ville et au lit.

Mercredi 1 mai : Visite de Ganjali Khan et bazar et départ pour le caravansérail Zein-o-din. Traversée du désert mais les montagnes ne sont jamais très loin. Il commence à faire chaud. Plusieurs arrêts pour faire des photos. Est-ce que je saurais capter ces couleurs, du rose au vert, du jaune à certains bleus. Je ne sais plus où poser les yeux. C’est magnifique. J’ai admiré les rouges du désert du Wadi Rum en Jordanie. Mais là, c’est toute une palette de couleurs. A l’arrivée au caravansérail, il y a des italiens bruyants, en partance. Je monte sur la terrasse pour être tranquille et c’est encore plus beau. A 360°, pas une habitation. Désert, montagne. Couleurs, silence, odeurs. Après une bonne heure, je redescends et nous prenons possession de notre « chambre ». Dans une aile, des délimitations avec des tapis, tentures. Un petit chez soi. Je repère les sanitaires communs. Petite toilette, repas dans une grande salle, un spectacle nous est présenté par 2 jeunes hommes qui font parti du personnel. Danses Turkmènes. Sympa mais trop de monde. Je vais sur la terrasse regarder les étoiles, mais le ciel est couvert. Mon mari fume sa petite cigarette du soir, heureusement nous avons notre torche pour retrouver notre couchage. Ca chuchotte dans tous les coins. Nous avons l’impression de retomber en enfance, quand on se faisait des cabanes avec des couvertures.

Jeudi 2 : Après un très bon petit déjeuner (c’est dans ce désert que nous avons des fruits frais) départ pour Yazd. Arrêt à Mehriz, nous achetons des grenades. Miam. Juteuses à point. Toujours les déserts de Kavir et de Lut. Lorsqu’on approche de Yazd, on voit les premières tours à vent. Récentes. Ce mode de rafraichissement est conservé. On arrive dans le centre ville et nous continuons de voir le sommet Shirkouh 4000 mètres. Hôtel MEHR, dans une vieille demeure. Chambres en rez de chaussée donne sur une partie centrale très animée en soirée. Hôtel typique, très proche du bazar. Nous posons notre valise, et avec Azadeh nous partons flaner. Visite du musée de l’eau et découvertes de quelque badgirs (tours du vent), très belles vieilles maisons et beaucoup d’enfants jouant au ballon, afghans .Après une partie de foot acharnée, nous quittons ces garnements, épuisés. Nos 60 ans ont les jambes coupées. Un jus d’orange et petit gâteau nous remontent. Au hasard des rues, nous voyons des vieilles portes splendides. Mon appareil photo est en action. La prison d’Alexandre nous laisse assez indifférent ; Mosquée Jameh, grandiose, une autre petite mosquée beaucoup plus chaleureuse. Rentrons avec la nuit, épuisés.

Vendredi 3 et Samedi 4 : Visite ce matin des sites Zoroastriens. Grandiose. Mon mari grimpe avec Azadeh, moi le foot m’a épuisé. Je visite ce qui est à ma portée et rencontre un couple de 2 jeunes français, sac à dos, qui visitent l’Iran depuis 1 mois. En début d’après midi nous partons pour Ispahan 300 km. En route Nain et ses citernes, et des jardins. Setareh Hotel. Propre, personnel très sympa, petit déjeuner, l’un des meilleurs. Un petit tour de découverte vers la place Midan-e-Iman. SUPERBE. Sous la pluie, mais superbe. Nous avons le souffle coupé par la beauté des proportions de cette place. Et toujours « where you from », des étudiants nous mènent vers une maison de thé, avec les mêmes questions. Chance, plusieurs parlent français. Après 2 heures de discussions, nous accompagnent à l’hotel. Espadana store coffee, et Roozegar cafe, dans le bazar. 2 endroits pour se poser, fréquentés par des étudiants. Et du vrai café, très appréciable. En soirée, visite des ponts, sur le pont Chubi orage de grêle, nous nous abritons sous les arcades et buvons du thé offert par un couple charmant. La femme s’exprime très bien en français, nous restons un bon moment après la pluie et nous donnons rendez – vous le lendemain soir à la madraseh –ye Chahar Bagh. Ce qui fut fait, et nous avons visité avec eux. Je suis heureusement surprise de la facilité avec laquelle nous pouvons entrer en contact. Il est vraiment très agréable de pouvoir parler de tout et de futilités.

Dimanche 5 : Départ à 8h pour Abyaneh. Cette visite du village, c’est plus particulièrement pour moi. Avec des arrêts photos, visites, nous arrivons vers 11h. Trop de touristes !!!nous nous écartons et sommes un peu sceptique sur la survie de ce village. De rares habitants vieux, et des touristes. Des maisons sont rénovées et les beaux balcons en bois sont admirés. Un village triste. Mais très typique. Au retour cathédrale de Vank et quartier arménien. Superbes décorations de la cathédrale. Un peu étouffant !! le quartier est agréable, espaces verts et des portes de maison superbes.

Lundi 6 : quelques tombeaux de soufi et quartier libre après le repas. Nous trainons dans les rues en attendant le départ pour l’aéroport, avion; vers Mashad à 21H ; Un grand moment l’attente à l’aéroport avec tous ces croyants qui vont à Mashhad. Et toujours « where you from », les jeunes femmes tout en noir sont beaucoup plus discrètes dans leurs sourires. Les plus agées sont fermées. Bizarre après toute cette ouverture. C’est un peu oppressant. Le chauffeur nous quitte, et nous remercie d’avoir visité son pays. Un dernier thé ensemble, et l’avion. Là c’est de la folie, lorsque l’avion décolle, les explosions de prières ou je ne sais quoi. Notre guide nous explique « ce ne sont pas des Iraniens mais des Arabes », racisme ????arrivée à l’hotel vers 1h. Miami hotel !!! dantesque, du Miami de série B à Masshad. Un réceptionniste, jeune avec une coupe de cheveux….on se demande si nous sommes bien à Masshad, ville religieuse.

Par la suite, on va découvrir qu’il y a une vie en dehors de la religion, et que les jeunes sont jeunes occidentaux dans leurs vêtements et allures.

Mardi 7 et Mercredi 8 : visites extérieures à Mashhad pour commencer, Neishaboor et Toos, des jardins proche du désert. Cela nous épate toujours. Mosquées, tombeaux. Mercredi nous allons voir le site où il y a le tombeau de l’Imam Rezza. Des bâtiments encore plus grands, encore plus décorés !!!et toutes ce femmes en noir. Je dois mettre un voile pour rentrer . Pas de problème. Mais ces femmes en pleur et en extase devant un tombeau, c’est vraiment très interpellant. Je me fais rappeler à l’ordre, car mon voile a glissé et des cheveux apparaissent. Je demande à Azadeh de sortir. Je ne suis pas à l’aise avec ces démonstrations religieuses. Dans la cour, un Imam nous offre un verre d’eau. Turban noir, descendant du prophète. Nous sortons de cet endroit dédié à Allah et rentrons à l’hotel à pied, dernières photos. Je suis contente d’être venu à Mashhad, mais heureusement que nous finissons par cette ville. Une petite douceur pour redonner de l’énergie, un jus de grenade et rentrons faire la valise. Demain départ de l’hôtel 6h, pour prendre le train qui nous ramène à Téhéran. Nous avons fini le programme et Azadeh nous propose, un tour dans le métro pour aller prendre l’air dans un superbe parc où il y a beaucoup d’étudiants. Métro très propre, voitures homme, femme et mixte. Je suis contente de prendre le vert dans ce parc, la visite religieuse m’a laissé un grand malaise. Des hommes courent à petites foulées, des jeunes sont sur les pelouses à discuter ou jouent au foot ou handball. Des enfants font du vélo, se courent après, nous offrent des douceurs. Une maman avec son bébé dans la poussette se fait photographier avec nous. Un bon moment de détente. Retour à l’hotel.

Jeudi 9 : train qui traverse le désert, sommes les seuls touristes. « where you from » and « why Mashhad » Azadeh sert de traductrice. Arrivée à Téhéran vers 15 h, taxi pour l’hôtel. Nous retrouvons l’hôtel Escan, où nous posons la valise et allons faire un tour, j’aimerais bien revoir le musée du verre et de la céramique. Trop tard. Nous faisons une petite dinette avec nos derniers fruits, douche, faire sonner le portable à 1h et dodo.

Vendredi 10 : départ pour l’aéroport, dernier arrêt quand nous passons à coté d’un stade où il y a une partie de foot. Mon mari s’époumone sur la touche, les gens rient. Encore un bon moment mais il faut partir pour l’aéroport. Il est 2h et ca commence à être la folie sur la route. Arrivée, Azadeh nous quitte, elle regagne Shiraz pour d’autres touristes anglais. Nous avons eu une bonne guide, très professionnelle et agréable. Nous voici en attente, c’est la fin. Merci l’Iran !!!un bien beau pays et des habitants chaleureux, courtois et fier de leur pays. Bien sur ce n’est pas en 15 jours, que nous avons tout compris, nous n’y allions pas pour vérifier nos informations journalistiques. Le gouvernement c’est une chose, nous avons vu des Iraniens. C’est ce que nous souhaitions.

A tout ceux qui hésitent, vérifiez quand même que ce n’est pas une période de crise, mais allez y. La chose à craindre, c’est leur mode de conduite, la circulation.

Je n’ai pas indiqué de prix, car étant passé par une agence, je ne peux donner que le prix de l’agence 1 380 euros, qui comprend voiture avec chauffeur, guide, 2 vols intérieurs et train. Hotels, petit déjeuner et repas du midi. Visites mentionnées et d’autres oubiées.

Nous aurions du demander des hotels moins selects, mais ne connaissions pas les correspondances. C’est la 1ère fois que nous voyageons dans ces conditions « luxe », ce n’est pas la crainte du pays, mais mes problèmes de santé ont décidés mon mari à choisir d’être « encadrés »
Deux filles à vélo de la Turquie à la France!
by Vagabondel · 2013-05-18 · 20 replies
Bonjours! alors voila j'ai 21 ans et ma sœur de 28 ans fait actuellement un tour du monde depuis maintenant... 3 ans! On a décider de se rejoindre en Turquie (ce sera un grand moment d'émotion après 3 ans de dure séparation!) le 5 août 2013 et de rentrer à Vélo jusqu'en France. Il y a tellement de chose à organiser que je sais pas trop par quoi commencer et j'aurais quelques questions à poser avec quelques prix, car je dois voir de combien sera environ mon budget mais je me doute que j'aurais pas réponse à toutes mes questions mais ce n'est pas grave!

- Je vais prendre l'avion à paris avec deux vélos pour aller jusqu’à Istanbul, c'est possible de prendre les vélos avec moi? j'ai peur de galérer toute seule avec deux vélos... et de combien serai le supplément pour prendre les vélos dans l'avion? - Sinon combien est le prix d'un VTT en Turquie? J'ai beau chercher je trouve pas le prix! - c'est possible d'acheter des casques de vélos à Istanbul? à quel prix? - y a t-il un bus ou un train pas cher qui vas de Istanbul jusqu'en Géorgie? A quel prix environ? - Est-ce facile de faire du stop et du camping sauvage en Turquie, Géorgie, Bulgarie, Grèce Macédoine, Albanie, Monténégro, Bosnie, Croatie et Slovénie? Oui rien que ça! :) - C'est pas trop dangereux d’être juste deux filles? - c'est possible de demander à des habitants de dormir chez eux ou de planter notre tante dans leur jardin ? - Le prix de la nourriture est t-il le même qu'en France ou moins cher? - A l'est de la Turquie, il y a des endroits qu'il faut absolument voir? - pensez vous qu'en faisant la Turquie jusqu’à la France en passant par tout les pays que j'ai citée plus haut c'est possible de boucler le voyage en 2 mois? sachant que de temps en temps on prendra le bus? Et sachant qu'on est pas non plus super sportive! - Connaissez vous un site ou bien un livre qui répertorie du vocabulaire afin de pouvoir se faire un minimum comprendre par les locaux, comme par exemple des phrases ou des mots souvent utiliser comme : ou est l’arrêt de bus? ou sont les toilettes? peut-on prendre les vélos dans le bus ect...

Merci d'avance pour ceux qui auront pris le temps de répondre à mes questions ! Si vous avez d'autre petites infos suite à vos expériences à me faire partager ce sera avec grand plaisir ! Laetitia.
Petit mais costaud compte rendu de quatorze jours en Égypte en famille (mai 2013)
by Bonjourciao · 2013-05-16 · 13 replies
Qu'est-ce que c'est ? : un petit-mais-pas-si-petit-que-ça retour de mon séjour de 14 jours en Egypte.

Quand ? : du 27 avril au 10 mai 2013 (vacances scolaires oblige).

Qui ? : une vraie tribu : moi et mes 2 enfants (13 et 9 ans), ma sœur et ses 3 enfants (17, 11 et 6 ans).

Où ? : Caire (3 nuits), Aswan (2 nuits), Abu Simbel (1 nuit), dahabaya Naëma (3 nuits), Louxor (3 nuits), Caire (1 nuit).

Pour qui ? : ceux qui auront le courage de me lire jusqu'au bout, ou ceux qui veulent des infos fraîches et brutes de décoffrage.

- Sécurité / insécurité : là un petit bémol à formuler 😠. Je retiens surtout du bon dans ce voyage, mais je vais commencer par raconter le moins bon. J’ai lu, tout comme vous je suppose, tout un tas de gué-guerres sur ce forum concernant les uns qui disent que c’est sécurisé, d’autres non, que les uns racontent n’importe quoi, que les autres n’y sont pas, et patati, et patata. Voici ce que nous nous avons vécu, à titre perso, et ce il y a quelques jours à peine. Les seuls réels soucis, nous les avons eu à Louxor. Mais commençons par Le Caire.

Sécurité au Caire : dans l’ensemble, on a été tranquille. Sauf qu’on a eu droit d’office à un garde du corps armé ! Je raconte.

On était avec un guide touristique et on avait décidé d’aller faire un tour au Souk Khan El Khallili. Donc on est déposés juste à côté pour aller visiter juste entre nous, la guide nous attendant à un point de RDV. Dès qu’on est descendus de la voiture, un policier est venu nous voir et s’est entretenu avec la guide. Il ne se connaissait pas ni nous ni la guide, et j’ai vu la surprise s’inscrire sur le visage de cette dernière. Elle nous a expliqué que le policier nous attribuait d’office un policier en civil armé 😮, et qu’elle s’excusait parce qu’elle n’avait jamais vu ça. Apparemment, c’était pour nous « sécuriser ». Il a été très discret et souriant à notre égard, nous suivant partout où nous allions, à 2 mètres derrière nous. Il ne parlait pas vraiment anglais, et ne nous a devancé nulle part. Une seule fois il nous a demandé de ne pas continuer plus avant sur la direction que nous prenions, et nous a invité à tourner dans une autre rue perpendiculaire. Il ne nous a quasiment pas parlé (j’ai essayé de discuter avec lui mais il semblait ne pas parler anglais).

J’avoue que c’était très classe d’avoir un super bodyguard (beau garçon en plus 😎 !) en costume et arme de poing visible, on l’aurait bien gardé avec nous plus longtemps !

Mais plaisanteries mises à part, je considère que cela prouve bien qu’il doit bien y avoir des problèmes de sécurité, il n’y a pas de fumée sans feu. C’est mon point de vue, et ce n’est pas pour créer du débat.

Sécurité à Louxor. Franchement, c’est la ville que j’ai le moins aimée, et ma sœur partage mon avis. Les gens sont ULTRA agressifs, tous les « khlass », les non, les ça suffit, dans toutes les langues ne suffisent pas à ce qu’on vous laisse tranquille. Et l’arabe de ma mère m’a pourtant bien servi à ce que je sois claire.

En outre, à Louxor, on a eu 2 problèmes majeurs à nos yeux : un après-midi, vers 16h, on a voulu aller au souk à pied de notre hôtel (Iberotel), mais on avait d’abord besoin d’aller faire du change ou retirer de l’argent. Manque de chance, les guichets étaient tous soit fermés (c’était jour de fête) soit hors service. On a du aller jusqu’après le temple de Louxor pour trouver un grand carrefour où il y avait un bureau de change. On a été suivis sur tout le long par un jeune homme qui se prétendait être un cuisinier du Palace Winter qui s’en allait acheter des épices et qui tenait absolument à faire un bout de route avec nous, puisque c’était soit disant sur son chemin. Il prétendait être honnête et que du coup il nous aidait à dire aux caléchiers qu’on avait pas besoin d’eux. 5 mn, ça va. Au bout de 10, il devenait lourd à nous dire qu’il fallait absolument aller à un autre souk qui n’était pas touristique, qu’il ne fallait rater parce qu’il ne se tenait qu’une fois pas semaine, et que c’était beaucoup mieux.

Au bout d’un moment, je deviens plus ferme en lui disant merci, mais qu’on voulait continuer seuls et que de toutes façons, on voulait aller au souk touristique et pas un autre. Il ne nous a pas lâchées jusqu’au bureau de change. A l’intérieur, je dis à ma sœur que vraiment je n’arrive pas à m’en défaire et on se met d’accord sur... devinez quoi ?? allez j'arrête de vous faire languir : on se met d'accord sur le fait que pour une fois qu’on veut se faire arnaquer consciemment et consciencieusement, ce sera au souk touristique et pas un autre 😏😄😏 !

On ressort, et je re-dis clairement et fermement au type que définitivement non, on irait pas plus loin avec lui, mais il s’en ai pris à nous en insistant comme un malade, et j’ai vraiment dû me prendre la tête avec lui pour qu’enfin il nous lâche enfin !

Nous sommes enfin tranquilles. Mais... pour 3 minutes seulement, vous allez comprendre. C'est que des fois, on est pas très douées, hein 😊 ! Le guichetier du bureau de change m’avait bien dit dans quelle direction était le souk touristique. Donc on revient sur nos pas, et on se fait harponner par quelqu’un que je crois être au début un chauffeur de taxi. Je lui dis qu’on n’a besoin de rien ni de personne, et qu’on veut juste aller au souk touristique. Il nous dit qu’il est honnête (tiens, lui aussi !) et nous dit qu’au souk touristique on devra négocier sans arrêt, mais qu’il existe un centre commercial sur 3 étages qui est gouvernemental et où les prix sont fixes, etc…. bref, idiotes que nous sommes, au bout d’un certain temps on décide qu’ok, on va y jeter juste un petit un coup d’œil rapide. On dit vouloir y aller seules et à pied, il nous dit pas de problème c’est à 5 mn. Pffff…. Bizarre c’était dans la direction que le « cuisinier » voulait que nous prenions… Au bout de 5 mn de marche à pied, je constate qu’on est comme sur un grand terrain vague, et je ne vois rien au bout (toute vie est semble-t-il derrière nous). Pas de magasin, pas de boutiques, rien. Je surveille qu’il ne nous ait pas suivi, et je le vois qui se prend la tête avec d’autres gens plus loin. On en profite et on décide de bifurquer vite fait bien fait à gauche, pour reprendre une autre route en sens inverse sans repasser par là où il était.

Une calèche arrive, on saute dessus pour nous extirper de ce qui à l’air plus d’être un guet-apens qu’autre chose, et on dit bien au caléchier qu’il nous emmène au souk touristique et pas un autre. Il s’apprête à démarrer quand tout à coup, surgit de nulle part, il y a le 2ème homme qui lui saute dessus et qui lui crie en arabe qu’il doit nous emmener là où il avait dit lui, et pas là où on a dit nous !!! Honnêtement, je suis bien contente d’avoir des notions d’arabe, parce que franchement c’était incroyable ! On a du se prendre la tête avec le caléchier pour qu’il n’écoute pas ce monsieur. Je vous passe d’autres détails, mais franchement, cela aura été l’un de nos deux pires après-midi/soirée de ce voyage, parce que cela a l'air vite raconté, mais tout cela a duré bien longtemps (trop).

L’autre pire soirée a eu lieu également à Louxor. Décidément. On sort de l’Iberotel à 19h30 pour prendre le ferry public pour dîner sur l’autre rive. Sur ce court trajet menant au ferry, on croise un groupe de jeunes (entre 15 et 20 ans maxi) qui, ne trouvant peut-être pas le trottoir assez large, nous croise en nous frôlant et en disant des obscénités. On garde notre calme en faisant mine de ne pas comprendre, mais lorsque l’un deux, celui qui doit avoir 15-16 ans, passe près de ma nièce de 17 ans et pose sa main sur son bras, on voit rouge, et on se fait copieusement agresser verbalement, en arabe et en anglais, avec toute une série de joyeux « F--k the tourists » et autres ! je lui dit en arabe qu’il devrait avoir honte, et ils continuent à nous insulter de plus belle ! Les ayant menacés d’aller voir la police qu’on avait vu plus loin, l’espèce de chef de bande de 15 ans (qui n’avait pas l’air dans son état normal) répondit qu’on pouvait y aller qu’ils n’en avaient rien à foutre. Franchement, on a eu peur. Tout simplement mais vraiment. On est allés voir les policiers qu’on avait vu plus loin, près de l’hôtel, garés à un carrefour. Je leur ai raconté, je leur ai dit qu’ils avaient un très beau pays, mais qu’on les respectaient, qu’on s’habillaient avec des tenues décentes et couvrantes, que les Egyptiens étaient les Rois en leur pays, mais qu’on ne pouvait pas être traitées comme ça, que le respect était une base sacrée. Ils n’ont rien dit et n’ont pas bougé. Par contre, un homme qui avait tout vu s’est approché et a pris la parole à la place des policiers, en disant que tout cela c’était à cause de la révolution, que les Egyptiens n’étaient pas tous comme ça, que leur attitude était condamnable, et qu’il en était désolé. C’était tellement violent ce qu’on a vécu que j’en avais des larmes aux yeux. Tout ça devant nos enfants. Il a décidé de nous suivre un peu au cas où il les croiserait pour qu’on aille passer une soirée tranquille comme prévu au départ. Il a vu le groupe de jeunes qui se re-dirigeait vers nous, et je peux vous dire qu’il a attrapé le jeune de 15 ans par le col et l’a plaqué contre le mur en lui criant dessus. On a pas demandé notre reste et on a continué notre chemin rapidement sans s’arrêter.

Plus tard, sur le chemin du retour, j’ai reconnu de loin cet ado allongé par terre, comme un junkie, endormi ou shooté. On a vite changé de trottoir en silence pour ne pas éveiller son attention.

Voilà 😕😕😕.

BACKCHICHES, POURBOIRES OU… TAXES ? : ce qui m’a été pénible aussi a été de négocier (plus ou moins longtemps), qu’on se mette d’accord sur un prix, qu’on ajoute à la fin un pourboire, et qu’on s’entende dire que ce n’est pas assez ?!!! Exemple : on se met d’accord avec un chauffeur de taxi pour 155 EGP un trajet simple, d’un point A à un point B. A l’arrivée, je donne les 155 EGP + 10 %, soit 170 EGP. Bah non, il a fallu que le chauffeur revienne pour me dire que ce n’est pas assez, qu’il est perdant ! Mais dans ce cas, ils n’ont qu’à dire que c’est une taxe, pas un pourboire ! Et annoncer la couleur dès le départ ! Voilà le genre de situation qui m’énerve.

NEGOCIATIONS : on en a marre de négocier des fois, mais faites-le, parce qu’il paraît qu’en moyenne le prix annoncé est au moins 3 x plus cher, mais il m’est arrivé d’obtenir 5 x moins le prix de départ annoncé.

Fréquentation touristique : c’est affolant pour les uns (les Egyptiens, et je compatis parce que certains d’entre eux m’on dit que la situation était catastrophique), mais réjouissant pour les autres (nous !) : quasiment pas de touristes. Exemples :

- Une seule autre famille de touristes croisée au souk de Khan El Khallili.

- On était les seuls à l’intérieur de la pyramide de Khéops, mais on a croisé quelques touristes en re-descendant. Et pas besoin de faire la queue pour avoir les billets (on les a eu à 14h30 sans problème).

- On avait le temple d’Abu Simbel pour nous tous seuls au lever du jour, puis on a vu 2 cars de touristes japonais. Personne d’autre.

- Malheureusement, certains grands hôtels deviennent comme des fantômes : j’ai discuté avec un réceptionniste du Pyramisa Isis Island, il m’a dit que sur plus de 400 chambres, seules 24 chambres étaient occupées… par 41 touristes…. La cata…

Hôtels :

Le Caire : on a adoré l’hôtel Mercure au Caire, près des Pyramides. C’est vrai que c’est loin de l’aéroport, mais c’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 2 adultes que nous étions !).

Aswan : Pyramisa Isis Island : géniale d’être sur une île ! Très grand hôtel impersonnel mais avec 2 très belles piscines et un hall majestueux. Cool le bateau gratuit à peu près toutes les 15 mn pour relier l’embarcadère à l’hôtel ! C’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 5 enfants qu’ils étaient !).

Abu Simbel : Eskaleh (Mohamed Fikri). Franchement : à fuir 😠 ! C’était le pire de ce que nous avons eu. OK, d’accord, tout est subjectif, mais j’ai entendu tellement que de bonnes choses que franchement j’ai été très déçue. On n’est pourtant pas si difficiles que ça, croyez-moi ! Je ne sais pas où j’ai lu qu’on y mangeait bio avec les légumes du potager ??? Le repas de 90 EGP par personne et 60 EGP pour les enfants de 6 et 9 ans était infect : le poulet tellement cuit qu’il était ultra sec, le poisson tellement cuit qu’il avait changé de texture et de goût, les 2 malheureuses tranches d’aubergine frites en entrée étaient extra-froides, le dessert (laissez-moi rire) : c’était les flans en poudre qu’ils on dû mélanger avec du lait coupé avec de l'eau, à l’ancienne…. La cerise sur le gâteau, c’était le cafard qui s’est invité à notre table !!!!!

Et la cerise sur la cerise du gâteau (si je puis dire) : franchement, on est en vacances, alors venir à tour de rôle toutes les 2 mn pour nous demander si on fini pour ramener la suite et débarrasser, faut pas abuser ! C’était tellement abusé que j’ai dû leur dire à plusieurs reprises, dommage que c'était en vain, que cool, relax, on est en vacances, doucement, etc…. ! Bon point : j'ai quand même demandé s'ils n'avaient pas des oranges pour qu'on se mette quelque chose de bon sous la langue... ils ont bien voulu nous en apporter (il y avait en effet une tranche d'orange pour décorer une assiette, cela avait été la meilleure partie du repas 🤪).

Autre chose : attention, pas de frigo dans les chambres, sauf dans la chambre n° 1 qui est la quadruple (et encore, M. Fikri m’a dit qu’il venait d’y être installé). Quand il fait plus de 40°C à l’ombre, franchement, et vu le prix des chambres, le frigo n’est pas une option….

J’aurais préféré payer plus cher, et aller au Sethi ou autre hôtel d’Abu Simbel (qui soit dit-en passant ont en plus une piscine…).

Louxor : Iberotel. Très bon hôtel, piscine sur un ponton posé sur le Nil, de forme rectangulaire classique. Très bon petit déjeuner !! A noter : apparemment, tous les mardi il y a un spectacle qui est donné sur la terrasse entre le bar et la piscine. Un soir on a eu un groupe de musiciens qui est venu jouer une heure, avec une danseuse orientale : c’était vraiment une soirée agréable !

Les visites : ahhhh… vraiment il FAUT se lever tôt à cause de la chaleur, quand on partait à 8h30 de l’hôtel, c’était bien souvent déjà trop tard. Si j’y avais été sans enfant, je crois que je serais sortie pour 7h.

Vraiment dommage de ne pas pouvoir photographié les plus belles merveilles que nous ayons eu l’occasion de voir. Le tombeau de Ramsès III à la Vallée des Rois a été l’une des plus belles choses qui m’ait été données de voir 🙂🙂🙂 ! Je n’imaginais pas autant de couleurs, autant de blanc, de bleu ciel, de fraîcheur, de beauté… 😇 On a aussi vu le tombeau de Ramsès IV, celle de Taousert et Horemheb. Vallée des Artisans : mon coup de cœur a été pour la tombe de Sennefer qui cache dans sa salle principale un plafond magnifique orné de grappes de raisins et de vignes qui prennent racine derrière sa femme 😮😇.

Musée du Caire : au départ cela ne me disait rien d’y aller et cela inquiétait ma sœur du fait qu’il soit prêt de la Place Tahrir. On a finit par y aller et franchement on s’est dit après que cela aurait été bien dommage de rater cela ! Certes, on a ciblé (on ne voulait pas lasser trop tôt les enfants des visites), et on visé le trésor de Toutankhamon, et la partie « momies » payante avec un supplément.

Le trésor est juste FA-BU-LEUX, et la salle des momies royales est à ne pas manquer, voir des momies « en vrai » est saisissant ! En plus, nous n’avons pas vu d’autres momies d’humains autre part au cours de notre voyage (sauf une au musée de la Momification de Louxor, une momie bien joufflue d’ailleurs ! le reste, c’était des momies d’animaux dans ce musée de Louxor).

Contrairement à ce que j’ai pu lire par-ci par-là, le musée était très propre, tout était très bien rangé et rien n’était poussiéreux. Du moins là où on a été, hein !

Quant à la pyramide de Kheops, c’est la blagounette du voyage : je connais la « vraie » raison pour laquelle on n’a pas le droit de photographier l’intérieur : pour ne pas pouvoir apporter la preuve aux autres qu’il n’y a justement RIEN à voir !!!!! ça sent le pipi, c’est renfermé, humide et très chaud, c’est étroit, et il n’y a ni hiéroglyphe, ni dessin, ni monument, ni couleur, absolument rien à voir !!! on monte une longue échelle pliés en deux, puis on re-descend. L’arnaque absolue. Et claustrophobes s’abstenir. Sauf à pouvoir se dire : « j’y suis allé », franchement… L’un des enfants ayant « oublié » de déposer son appareil photo à l’entrée, j’ose ici poster une photo volée…



LES PRIX DES VISITES : Si j’ai un conseil à donner, c’est celui-là : pensez à vous faire faire la carte étudiant internationale ISIC si vous le pouvez, ou la carte enseignant ITIC ! Pour les enfants de – de 12 ans, ils appliquent d’office la réduction de -50 %. Pour tous les autres à partir de 12 ans, la réduction de -50 % est appliquée sur présentation de la carte ISIC. Je les ai fait faire avant de partir, c’est très rapide sur le site internet d’ISIC, il faut juste scanner une photo et un justificatif (genre certificat de scolarité, attestation de n’importe quelle école, etc…). Apparemment ce n’est pas vérifié par ISIC, on paie en CB sur le site (13 € la carte étudiant, 18 € la carte enseignant), la carte est envoyée le jour même par courrier postal simple, elle arrive sous 3 jours.

Et je peux dire qu’on les a vite amorties vu le prix et le nombre de visites !! Sacrées économies réalisées.

Les visites sont gratuites pour les – de 6 ans d’après ce que j’ai compris.

Quelques tarifs de visite en vrac, en fonction des tickets d’entrée que j’ai gardé : Musée du Caire : 60 EGP par adulte (30 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC. Salle des momies royales : 120 EGP par adulte (60 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Le prix sur le Routard 2013 n’est donc pas à jour pour cette visite. Kheops : 100 EGP par adulte (50 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Musée de la momification de Louxor : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Temple de Karnak : 70 EGP par adulte (35 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Vallée des Rois : 80 EGP par adulte (40 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Temple de Philae : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Kom Ombo, Deir al-Madina Habu Temple Olwet Abdel Qurna Temple d’Horemheb, Al-Kab Monuments : pour chacun de ces sites c’est 30 EGP par adulte (15 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Pour les autres, je ne retrouve plus les tickets d’entrée. Précision pour le sons & lumières d’Abu Simbel : les cartes ISIC et ITIC ne fonctionnent pas.

Abu Simbel :



SONS ET LUMIERES : on a été uniquement voir le sons & lumières d’Abu Simbel. C’était juste bien pour ceux qui n’ont pas eu le courage de se lever tôt pour le lever du soleil sur ce site, sinon on a trouvé ça bof.

Guides : j’avais conclu de passer 2 jours au Caire avec la guide égyptologue Zienab, dont j’avais eu les coordonnées sur les forums. Mauvaise surprise arrivés au Caire : elle m’appelle pour me dire qu’elle ne pourra pas venir, et que j’aurais 2 guides différents les 2 jours. Si c’est pour avoir 2 guides différents, et si j’avais su cela avant, j’aurais préféré avoir le choix de décider autre chose plutôt que d’être mise devant le fait accompli.

La guide qu’elle nous a attribué le 1er jour était formidable : elle s’appelait Nevine, et a déjà travaillé pour Thomas Cook. Elle connaissait plein de choses, elle parlait très bien le français, était gentille, érudite et agréable.

La guide que nous avons eu le 2ème jour s’appelait Yasmine. Elle était l’anti-thèse de Nevine : gentille certes, mais pas très classe, et surtout elle préférait répondre à côté de la plaque plutôt que de dire qu’elle ne savait pas (j’en ai eu la preuve grâce au Routard 2013). Disons qu’avec Nevine la veille, le contraste était saisissant.

Prix payé : 50 € la journée (de 8h30 à 14h30/15h) comprenant le guide, la voiture pour 7 climatisée (genre mini-bus) et le chauffeur de la voiture.

Tarif négocié pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel situé à Guizeh : 15 € le trajet (en véhicule type minibus confortable et climatisé).

LE MEILLEUR POUR LA FIN :

Et enfin, je laisse le meilleur pour la fin : nos 3 nuits et 3 jours pleins sur la dahabaya Naëma – avec les Grééments du Nil. Mais tout d’abord, je tiens à vous dire ce que j’ai pensé, et ce que je pense, en toute sincérité, sans vouloir polémiquer s’il vous plaît.

Tout d’abord, j’ai constaté que Grééments du Nil était connu comme le loup blanc un peu partout sur les forums, que ce soit celui de VF ou d’autres. Au départ, cela m’a étonnée de voir qu’on en parlait qu’en bien systématiquement, que décidément, il n’y avait jamais un bémol. Ensuite, cela a finit par m’agacer, j’ai même sans les contacter regarder s’il n’y avait pas d’autres alternatives. Je me suis dit que vraiment, « ils avaient tous l’air d’avoir été achetés ou quoi ???! » ces supers commentaires... Jamais rien à redire par qui que ce soit ? Trop bizarre… et quelque peu agaçant.

Ça, c’était avant.

Jusqu'à aujourd'hui, je n’ai jamais rencontré Sara, j’ai juste communiqué avec elle par email et par téléphone. Une phrase qu’elle m’a dite lors de notre dernière conversation téléphonique (à la fin de la mini-croisière) a été : « Vous voyez, maintenant que vous l’avez fait, vous pouvez comprendre ». Pour moi, cette seule phrase résume le tout.

Alors oui, ces 3 jours ont été un joyau. Pas assez de superlatifs. Que ce soit au niveau du personnel (bon sang quelle gentillesse !), la cuisine, des repas de rois, des rafraîchissements à dès qu’on revenait de sortie, des goûters à l’heure du thé, et j’en passe (bon sang ce canard farçiiiiiiiiiii !!!!!), les chambres (quelle classe, et avec salle de bains pour chaque chambre, et des moustiquaires !) !

On aurait cru voir surgir Agatha Christie sur le pont à l’heure du thé…



Et le guide, Mohamed : une perle (gentil, doux, excellent français, prévenant, discret, plein de choses à raconter, qui s’adapte à toutes les situations, qui peut vous parler de l’Egypte ancienne pendant des heures). Tellement bien qu’on s’est mis d’accord pour qu’il soit notre guide à Louxor (Vallée des Rois, des Artisans et Karnak).

Alors oui, c’est cher, et nous qui ne sommes pas riches, c’est un vrai « gouffre-à-économies » : 1800 € du vendredi matin au lundi matin… bon, après on peut le partager en 2 si on est 2 familles (c’est ce qu’on a fait, il y a 4 cabines).

Si on est qu’entre adultes, à 4 couples, je crois que c’est 2800 € pour 5 jours dans l’autre sens, cela ferait 700 € par couple, ce qui est plus que raisonnable. Mon sentiment à la fin : cela les vaut vraiment. On avait même pas envie de sortir du bateau tellement on y était bien !

Et les paysages des rives du Nil….. waouwwwwwww…. Et chaque jour, ils nous ont trouvé des endroits paradisiaques avec une eau cristalline pour pouvoir se baigner dans le Nil !!! Rien que ça, c’était magique ! J’avais un gros roman passionnant à lire, qui portait sur la vie de Belzoni : impossible, je n’arrivais pas à lire tellement je voulais profiter de tout ce qui m’entourait ! A ces paysages qui défilent doucement…

Au cours d’une conversation avec Mohamed, je lui avais dit que le dernier jour était l’anniversaire de ma sœur : alors la veille, le chef cuisinier a fait un super gâteau digne d’une très bonne pâtisserie française, et tout l’équipage est venu avec une bougie dessus et des tamtams en chantant joyeux anniversaire !

Je vais vous dire une chose : j’espère de tout cœur qu’un jour (inch’allah dans 2 ans ?) on retournera en Egypte, uniquement pour une croisière d’une semaine sur la Naëma, et AVEC Mohamed !!! Je suis bien heureuse d’avoir « bataillé » un peu avec Sara pour ne pas avoir un autre bateau !!!!

Ce sera notre meilleur et merveilleux souvenir à tous, petits et grands.

PS : si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout, je vous présente mes excuses pour mon franc-parler. Et il y a bien sûr plein de SUPER choses que je n'ai pas raconté ici, comme le déjeuner improvisé chez une famille nubienne après avoir visité le temple de Philae, ou encore d'autres choses. 🙂
Turquie à moto en juillet 2013
by Pytintin · 2013-05-14 · 49 replies
Bonjour,

J’ai pour projet de réaliser un vieux rêve, la Turquie à moto, du 30 juin au 28 juillet 2013. Le but : faire une boucle en Turquie, un peu de bord de mer, la Cappadoce, mais pas trop attiré par les grandes villes. Hébergement en camping prioritairement, mais cuisine locale privilégiée ! J’envisage de descendre prendre un ferry à Anconne, vers la Grèce, et de passer en Turquie soit par le nord de la Grèce, soit en reprenant un ferry au Pirée. Circuit et itinéraire retour à définir, mais j’aime bien garder une part d’improvisation ! Je suis preneur de bonnes adresses et de sites sympas, si possible en dehors des circuits trop touristiques. J’hésite à partir seul, donc si un ou des motard(e)s sont interessé(e)s par le projet, en gardant la possibilité de reprendre son autonomie au besoin, n’hésitez pas à me répondre.

Au plaisir de vous lire.
Escapade à Las Vegas!
by Couack · 2013-05-11 · 10 replies
Voilà déjà plusieurs mois que je suis rentrée d'une petite escapade entre filles à Las Vegas. Il s'agissait de mon premier séjour dans cette ville démesurée. Pour le plaisir, et pour me changer les idées en cette journée grise, je me suis amusée à rédiger un petit texte relatant notre séjour. Bonne lecture! 😉

Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!

Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…

Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?

Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.

Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…

Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…

Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!

Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…

Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.

La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…

Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.

Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…

Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.

L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.

Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!

Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.

L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!

Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?

Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.

Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?

Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?

C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.

Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.

Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!

Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.

« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.

Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!

Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!

La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.

Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.

Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.

Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…

N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.

Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.

Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?

De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!

La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.

Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Itinéraire de 22 jours dans l'ouest des Etats Unis
by LeTigre · 2013-05-08 · 471 replies
Voila, j'ai (bien) utilisé les (quelques) jours fériés de ce début mai pour prendre en considération (ou en tous cas lire / relire avec attention) tous vos conseils et recommandations ... Je n'ai pas pu tous les prendre en compte mais a chaque fois j'ai pesé le pour et le contre en fonction de nos priorités "à nous" ...

Oui c'est un itinéraire avec beaucoup de miles parce que je vais finalement jeter un oeil à Yellowstone et que ... c'est loin vers le Nord par rapport au reste du trip. Evidemment si j'enlève la boucle vers YSTone ça me redonnerait plein de temps sur le reste du circuit mais ... on irait pas à YSTone !

Oui c'est un round trip LA / LA ce qui va rajoute des miles mais c'est sur ce vol que j'ai trouvé le meilleur rapport prix / confort d'un vol direct et ... ca me fera une occasion pour passer à Joshua Tree NP ...

Donc LE voila :

1 - CDG - LAX 2 - LA 3 - LA - DV 4 - DV - RACETRACK PLAYA 5 - DV - VOF - OVERTON 6 - VOF - SLC 7 - SLC - YSTONE 8 - YSTONE 9 - YSTONE 10 - YSTONE - VERNAL 11 - VERNAL - BRYCE 12 - BRYCE - PAGE 13 - PAGE - CBS 14 - PAGE - CBN 15 - PAGE (Antelope) - MV 16 - MV - GC 17 - GC - VEGAS 18 - VEGAS 19 - VEGAS 20 - VEGAS - JOSHUA NP - LA 21 - LAX- CdG 22 - PARIS

Des remarques ?
Une journée à Washington
by Karibou77 · 2013-05-08 · 105 replies
Bonjour à tous !

Je suis amenée à partir à Washington pour mon boulot Samedi prochain. Je vais avoir la journée libre Dimanche, je voulais savoir si mon planning était réaliste et si vous aviez des idées (Sachant que le même trip pourrait se refaire en Juin donc s'il y a des choses qui peuvent attendre la prochaine fois parce que pas essentielles... 🙂).

Arrivée à Washington Dulles Samedi à 12h55. Je compte à peu près deux heures pour sortir de l'aéroport (Sachant que je n'ai pas de bagages en soute). Donc, vers 15h00 j'espère, je quitte l'aéroport en shuttle ou par la ligne Metrobus express 5A. Petite question : combien de temps faut-il à peu près pour se rendre en centre ville par cette ligne ? Est-ce pratique ? Je suis logée au Residence Inn Arlington Pentagon City, donc j'arrive, je jette les bagages dans la chambre et je file au Fashion Centre Pentagon City, comme ça les achats seront faits 😛 Je crois que c'est le mall dont parlait Caussat dans un autre post ? Le lendemain Dimanche, sachant que je serai réveillée tôt, visite de la ville : Métro jusqu'à Farragut West puis tour du pâté de Maison Blanche 🙂 Ensuite le coin des mémoriaux : World War II, Lincoln, Vietnam... puis je prends Constitution Avenue et je rejoins Pennsylvania Venue juste parce que j'ai envie de passer devant le building du FBI, même s'il est moche ! 😉 Mais bon c'est mythique, la maison de Mulder et Scully quoi ! 😄 Je redescends Constitution ou Madison Avenue pour me rendre au Capitol. Peut-on entrer juste pour voir le hall ? Après ça je souhaiterais faire un tour dans Capitol Hill, j'aime bien les quartiers résidentiels avec les maisons typiquement Américaines 🙂 Cependant y'a t-il quelque chose de spécial à voir dans le coin ?

Ensuite je pensais prendre le métro pour rejoindre Dupont Circle et de là partir me balader vers Georgetown par la P Avenue par exemple. Elle a l'air assez longue donc je me pose la question de savoir si c'est possible après tout ce que j'aurais déjà marché ! 😉 A voir ! En plus j'ai cru voir que depuis Georgetown il fallait encore cavaler un peu pour trouver la première bouche de métro pour le retour ! Donc sur ce coup là je ne sais pas trop, peut-être garder Georgetown pour le prochain séjour ?

Donc si tout au long de ce parcours vous avez des adresses de trucs sympas où manger (mais assez rapidement 😛) le midi et au goûter, je suis preneuse ! 😉

Voilà, merci à tous ceux qui pourront m'aider 😎
Pushkar il y a quelques années... Nostalgie...
by Migu · 2013-04-11 · 13 replies
Un reour sur les années 70/80

C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.

Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.

De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.

La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.

C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.

Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.

Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.

Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.

Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.

Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.

Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.

Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.

L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.

Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.

Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.

Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.

Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.

Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.

De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.

Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.

Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.

Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.

Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Whale Watching en République Dominicaine
by LeTigre · 2013-04-07 · 36 replies
Voici mon carnet de vacances sur mon séjour de whale watching en Rep' Dom' . Sur VF il n'y a que quelques photos afin que les pages ne mettent pas trop longtemps à charger. Pour voir la version avec toutes les photos, rendez vous sur mon site (en signature)

Novembre 2012. Après une saison professionnelle compliquée, je suis sur les rotules et comme il me reste trois semaines de congés à prendre avant le redémarrage de la nouvelle saison, en mars je commence à réfléchir sérieusement à un eventuel voyage. Krys, pour cause de nouveau travail commencé quelques semaines plus tôt n'aura de toutes façons pas de congés avant de longs mois Quelques hésitations, et une nouvelle fois on opte pour le choix qui, s'il n'est pas le plus raisonnable (mais qui peut dire ce qui, à long terme, est raisonnable ou pas ?) est sans aucun doutes le plus agréable (surtout pour moi !!) puisque je vais partir deux semaines enfévrier 2013. La première semaine sera en République Dominicaine, et pas pour me faire bronzer dans un camp pour touriste "all inclusive" mais pour aller admirer les baleines à bosses, une des plus grosses baleines existante et qui, tous les ans, entre mi janvier et mi mars, se regroupe dans les eaux de la Rep Dom ... Pour la seconde semaine, même si la formulation que je vais employer va peut être en faire sourire certains, je me « contenterai » de passer une semaine en Floride. C'est « sur la route » entre la France et la Rep Dom' et j'ai de bonnes chances d'avoir une belle météo, ce qui, à cette époque n'est pas gagné à des latitudes plus élevées…

Pour les baleines, la préparation est super simple : quelques échanges d'email avec mon ami Pierre Gallego qui me parle depuis des années de la baie de Samana en République Dom' et qui justement, y travaille cette année encore pour une compagnie de Whale Watching ( www.whalesamana.com )

Pour la semaine en Floride, quelques semaines à discuter sur les forums de voyage afin d'établir le meilleur programme … pour moi ! Sachant que par rapport à la plupart des voyages qui se font en Floride, je n'ai pas l'intention de mettre un pied à Orlando, la capitale mondiale des parcs d'attraction. Après avoir - un peu – avalé le choc ces prix de la Floride , nettement plus élevé que dans l'Ouest US et modifié mon planning initial pour ne pas me retrouver à Miami lors du plus grand salon nautique de la planète (parce qu'a cette occasion les prix des hôtels explosent littéralement ! ) je réserve une voiture (cabriolet, forcément cabriolet !) chez Hertz puisque que ce sont eux qui ont les meilleurs tarifs sur ma période et que mes potes m'ont assurés que c'était une super-bonne-compagnie-mieux-que-les-autres, je procède aux réservations d'hôtels parce que je ne veux pas perdre quotidiennement du temps à chercher une chambre et le voyage est presque prêt, il ne reste qu'a surveiller les tarifs des vols Paris – Miami – Saint Domingue pour acheter son billet au bon moment ...

Dimanche 3 février : Départ de Roissy pour Saint Domingue, Republique Dominicaine via Miami sur American Airlines. Les différents vols sur les avions d'American Airlines ont tous eut un point commun : un inconfort certain et plus important que sur les autres compagnies avec lesquelles j'ai volé jusqu'à présent ! On comprends pourquoi AA offre les prix les plus bas sur la Floride et les Caraïbes … Le passage par Miami est à l'image de ce qui ce passe à chaque fois qu'on arrive aux USA : plutôt long et pas forcément super fun puisque malgré l'informatique, malgré les enregistrements de chaque passagers avant de monter dans l'avion, malgré l'ESTA, malgré que ce ne soit qu'un transit de quelques heures il faut remplir une fiche papier avec nos noms, prénoms, adresse, numéro de passeport […] pour les douanes afin d'attester des choses du genre « qu'on a pas été trainer dans un élevage de bovins malade juste avant d'embarquer dans l'avion » ou « qu'on n'amène pas d'escargots » … Il faut passer par les guichets de l'immigration, récupérer ses bagages, les porter pour rejoindre l'embarquement du vol suivant, les remettre aux préposés pour qu'ils soient embarqués sur l'autre avion, passer les contrôles et enfin embarquer sur le vol pour SDQ !!! A l'arrivée a Saint Domingue, bien sur il y a également des fiches papier à remplir et la « carte de tourisme » à acheter (10$ ou 10€) AVANT de passer à l'immigration. Pierre m'avait prévenu ce qui m'a évité la mésaventure de beaucoup de gens : attendre dans la file de l'immigration et une fois au guichet … se faire renvoyer pour acheter la carte de tourisme ! Et enfin, en sortant de l'aéroport on peut dire « j'y suis » ! Alors que j'ai quitté Paris une petite vingtaine d'heure plus tôt avec une température autour de 0°, les 25° moites de Saint Domingue me tombe dessus dés la porte de l'aéroport franchie. Pourtant les copains (locaux) qui accompagnent Pierre, venu me récupérer, trouvent qu'il fait un peu frais ! Nous faisons la route pour rallier directement Samana. Rouler de nuit oblige à être extrêmement prudent étant donné ce qui peut traverser la route – animaux plus ou moins gros ou humains plus ou moins éméchés - ou ce qui peut être sur la route – trou énorme dans la chaussée, travaux non signalés, véhicule arrêté voire roulant sans lumière … mais cela m'évite une nuit d'hôtel à Saint Domingue et me permet de ne pas louper la sortie de Whale Watching du lendemain matin…

Du lundi 4 février au samedi 9 février : Il s'installe naturellement un rythme assez simple : réveil suivi d'un petit déjà varié pris dans les rocking chair placés sur le balcon face à la mer … la vie est très très dure là-bas … Pierre part ensuite pour « préparer le bateau en y installant tout ce qui rendra plus instructif la sortie pour les touristes, notamment une série de livres sur les baleines. Je le rejoins un peu plus tard, juste avant le départ du trip de Whale Watching avec Sarah, la photographe (bénévole !).



Les gens embarquent, l'équipage remonte l'ancre et on se dirige vers le large. Je suis rapidement frappé par le bon niveau du bateau de whale watching de Whale Samana, le Pura Mia, car sans dire que je suis un pro, j'ai déjà fait plusieurs sorties pour voir les cétacés : à Ténérife, à Tarifa, à San Francisco et il arrive malheureusement trop souvent que ces sorties ne soient que des moyens de prendre de l'argent aux touristes… Avec Kim Bedall la propriétaire de Whale Samana, on est dans un autre univers : le bateau est confortable, les nombreuses explications sur ce que sont et comment vivent les baleines sont faites en Anglais mais aussi (suivant les nationalités présentes) en Espagnol, Français, Allemand voir Luxembourgeois (merci à Pierre de parler parfaitement toutes ses langues !) mais surtout l'équipage du Pura Mia se débrouille toujours pour que le bateau soit placé du bon coté des baleines par rapport au soleil et pour que les gens restent disciplinés et permettent à tout le monde de voir les baleines (ce qui est loin d'être une généralité dans le Whale Watching ) quand à la qualité des explications … mon vieux pote Pierre est docteur en médecine vétérinaire, spécialisé en mammifères marins et Kim consacre sa vie aux baleines c'est dire que ces gens savent de quoi ils parlent ! D'ailleurs on peut dire que c'est en bonne partie grâce à Kim si Samana est aujourd'hui considéré comme une des 10 meilleure destination mondiale pour l'observation des baleines … bref tout ça pour dire que les sorties avec Kim ne sont pas des « promène touristes » mais de vraies expériences naturalistes !















Je suis sorti en mer tous les jours et certains jours deux fois, certains trips se sont déroulés sous un soleil radieux, d'autres sous un ciel gris, d'autres encore ont commencé sous des averses tropicales pour se terminer sous le soleil. Des fois la mer a été plate comme sur un lac tandis que d'autre fois il y avait une belle houle qui rendait la photographie sportive (les 2 mains prises pour photographier … il manque une main pour se tenir !). Certaines fois les baleines nous ont fait un véritable show alors que d'autres fois elles sont restés timides… Kim dit que « Each trip is different » (chaque sortie est différente) et c'est vrai mais de toutes façons, à Samana, on voit plus de baleines (en nombre) et plus de baleine (en surface de baleine ) qu'ailleurs et si, dans ces autres lieux, on s'extasie lorsqu'on voit un souffle, une nageoire dorsale ou une nageoire caudale, ici c'est le Grand Jeu car les baleines à bosses sont là pour s'accoupler et l'année suivante mettre au monde le jeune baleineau, du coup, et sans qu'on sache vraiment pourquoi, elles ont un comportement assez impressionnant puisqu'ils peuvent aller jusqu'à des séries de sauts complets de la baleine hors de l'eau !!! Il faut savoir que la totalité des baleines à bosse de l'Atlantique nord se regroupe entre mi janvier et mi mars dans les eaux Dominicaine, au large de l'ile, dans la zone nommée Silver Banks et déclaré Sanctuaire pour les Mammifère Marin par la Republique Dominicaine pour la majeure partie et dans la baie de Samana pour une petite partie des baleines Si ces comportement sont époustouflants, tenter des les photographier correctement est un exercice extrêmement difficile car la plupart du temps on ne sait pas ou la baleine va se montrer et malgré la taille de l'animal tout va extrêmement vite. Si je décompose l'action, on est sur un bateau qui bouge au gré des vagues en train de scruter la mer à 360 degré autour du bateau. D'un coup, quelqu'un repère quelque chose et crie. Au mieux il annonce correctement la position de ce qu'il voit mais le plus souvent c'est « LA BAS ! » Il faut alors repérer ce qui est montré, viser avec l'appareil photo, cadrer, faire le point et déclencher … Et pour réussir à avoir autre chose qu'une queue qui s'enfonce dans l'eau au milieu d'une gerbe d'eau il faut être sacrément rapide et avoir un appareil photo encore plus rapide !!! Je peux vous assurer que les cétacés sont beaucoup plus durs à photographier que les animaux terrestre ou même que les oiseaux qu'eux, au moins, on voit arriver !!! D'ailleurs, si je n'avais pas eu un appareil photo reflex plutôt bon (EOS 7D) et un zoom télé qui va bien (100-400) j'aurais souvent posé le matériel pour simplement apprécier le spectacle sans frustration et j'aurais acheté le CD avec les photos des baleines vues qui est réalisé en temps réel par Sarah parce qu'a moins d'avoir une chance monstrueuse, il faut que les choses soient claires, ce n'est pas QUE le matériel qui permettra de ramener de bonnes photos mais le matériel PLUS l'expérience !! Mis à part les sorties de whale watching, le reste des journées et des soirées se déroule entre des courses alimentaires, des ballades en canoë sur la baie, une visite à un ami de Kim qui a réalisé un superbe jardin tropical et des repas dans les différents restos de la ville, plus particulièrement l'excellent Restaurant Mata Rosada que je recommande chaudement et l'incontournable Café de Paris.

Bilan de la semaine à Samana : Du coté du whale watching c'est tout simplement éblouissant, impressionnant, époustouflant et out un tas de qualificatifs en " ant " !! Coté vie au quotidien à Samana, les coupures d'eau sont plus que fréquentes car le réseau hydraulique est comme il est dans un pays à peine sorti de l'extrême pauvreté : fragile ! Ce qui veut dire que les tuyaux cassent souvent, que lorsque ça arrive les services coupent l'eau, mettent plusieurs jours à réparer puis remettent l'eau avec une pression de dingue ce qui fait qu'après quelques heure … les tuyaux cassent à nouveau !!! Le problème est tellement fréquent qu'en haut du bâtiment il y a une réserve d'eau, un tinaco, qui donne un petit filet d'eau coulant par gravité lorsque l'eau de ville ne fonctionne pas… C'est pas le Pérou mais ça permet une petite douche à l'eau froide ! (Enfin il faut relativiser, l'eau est à température ambiante donc de l'eau froide en Rep Dom ce n'est pas de l'eau froide en France !) Et il y a aussi quelques coupures d'électricité … En une semaine là-bas, je n'ai jamais réussi à avoir eau courante ET électricité en même temps mais ... entre ces petit désagréments et passer une semaine dans un club ... je prends l'eau froide ! :)

Suite du carnet de voyage dans Flaneries en Floride
Mon séjour californien au jour le jour
by Elyzabeth · 2013-04-03 · 207 replies
Bonjour,

Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.

JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013

Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.

Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.

Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.

Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.

A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.

L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.

A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.

Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.

Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....

A suivre ...
Retour de croisière aux Caraïbes sur le Freedom of the Seas
by Yael5 · 2013-04-02 · 119 replies
Bonjour tout le monde ! Et me voilà de retour en France, après une fantastique et dépaysante croisière aux Caraîbes sur le Freedom of th Seas de la Royal Caribbean. J'ai bien prévu de faire un petit compte-rendu, mais je dois d'abord défaire les valises (ce qui est nettement moins agréable que de les faire...) Comme il n'y a pas beaucoup de discussions ou messages concernant les croisières de Royal Caribbean, par rapport à d'autres compagnies, j'espère que mon compte rendu trouvera quelques lecteurs ...😉 et sinon, ce n'est pas grave, cela me permettra de revivre une nouvelle fois ces bons moments ! Je sais que plusieurs membres canadiens du Forum se préparent à partir en avril sur le Freedom, donc si vous avez des questions ou des renseignements à me demander avant la mise en ligne de mon petit résumé, je suis dispo ! Voici (tout de même) les grandes lignes de notre périple caribbéen : Départ le 17 mars 2013 de Port Canaveral en Floride Escales à Labadee en Haïti, à Falmouth en Jamaïque, à Georgetown /Grand Cayman, et à Cozumel au Mexique. Retour le dimanche 24 mars au matin à Port Canaveral. A bientôt pour la suite, ou pour vos questions... Yael
Partir en couple deux semaines à New York
by AnaJerem · 2013-04-01 · 50 replies
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple de 19ans souhaitant découvrir la grande pomme. J'aimerai avoir quelques réponses sur des questions pratiques telles que: -2 semaines de séjour = trop long ou convenable ? -budget visites/transports/shopping/divertissements (en sachant que nous sommes logés chez de la famille à Manhattan) ? -intérêt de faire un saut dans les villes alentours (Boston, WDC) ?

Merci pour votre aide, Ana et Jeremy
Sur les routes de Nouvelle-Zélande, voyage au fil du camping-car
by Beregond · 2013-03-30 · 18 replies
Bonjour,

Je me suis enfin décidé à écrire un vieux carnet de voyage concernant notre voyage en Nouvelle Zélande en 2009.

Cette idée a surgi lorsque je suis tombé sur un prix d'appel qui me paru attirant, en tout cas dans nos moyens, sur le site de l'agence Nouvelle Zélande autrement/Australie autrement, agence spécialisée Australie/NZ/îles du pacifique, dont je vous met le lien :
http://www.nzvoyages.com/ Après demande de différents devis selon les dates, c'est décidé, on opte pour octobre pour raisons financières (empiéter sur le mois de novembre augmente les tarifs...), ce qui correspond au mois d'avril chez nous, début du printemps, on croisera les doigts pour la météo !

Vol aller/retour Paris-Auckland-Christchurch-Paris + location camping car 26 jours km illimités + ferry île du nord-île du sud + tour en bateau sur le Milford Sound, 2200 euros par personne.

Allez hop on embarque !

(Beaucoup de photos, désolé pour chargement assez long à prévoir...)

Vendredi 2 octobre :

Vol Paris-Singapour, Singapore Airlines vient de mettre depuis trois semaines un A380 sur cette ligne, on est ravis ! 12 heures d'A380 qui sent encore le neuf, c'est spacieux y'a pas à dire. Singapore Airlines n'a pas usurpé sa réputation, le personnel est aux petits oignons et passe régulièrement avec de l'eau, des fruits, on ne se désseche pas le gosier comme cela arrive bien souvent.



4 heures d'escale à Singapour, on se ballade un peu dans l'aéroport top moderne, sièges auto-massants gratuits, internet libre accès, un espace fumeur (primordial pour moi qui suis fumeur...) dans un "bocal en verre" à ciel ouvert rempli de plantes vertes (une espèce de serre vu la moiteur du climat !) , un autre monde comparé à notre vieux Roissy !

Samedi 3 octobre :

Vol Singapour-Auckland, c'est reparti pour 12 heures, ce n'est pas un A380, sniff... C'est un vol de jour, on survole l'Indonésie puis on atteint l'Australie que l'on traverse dans le sens de la largeur, c'est long... Arrivée à Auckland à 22 heures, le minibus du petit hôtel que l'on a réservé embarque les 7-8 clients, direction dodo, même si on ne sait plus trop bien dans quel état on erre...

Dimanche 4 octobre :

On se réveille sur le coup des 2-3 heures du matin, on a du mal à retrouver le sommeil, on est bien décalés, voir décalqués ! ON se rendort finalement pour se réveiller en catastrophe vers 9h30, il était temps pour ne pas rater le petit dèj de l'hôtel... Taxi pour l'agence de location, United Campervans, paperasse, on nous présente la bête, un CC pour trois personnes tout de même assez imposant, plus long qu'un Renault Traffic ou camionnette de ce genre. Bon ben quand faut y aller faut y aller, je n'ai jamais conduit autre chose qu'une voiture "normale", ajoutez à cela qu'en Nouvelle Zélande, on roule à gauche, bref...je suis pas fier ! Par contre le volant est resté à gauche, la boite manuelle côté main droite, c'est toujours ça qui ne change pas. Direction le supermarché non loin que l'on nous a indiqué pour le ravitaillement, puis direction le centre ville d'Auckland. Les 3 ou 4 premiers ronds points sont un peu ratés de ma part, je n'arrondis pas assez mes trajectoires et ma roue arrière située à l'intérieur du virage grimpe allègrement sur les trottoirs en sortie de rond point... heureusement que je ne roule pas vite, on est dimanche, peu de circulation, ca pourrait être pire. On trouve une grande place pour se garer, pas de créneau à la con, ouf !

Visite du centre ville d'Auckland, temps gris limite crachin normand, on n'est pas dépaysés !

ville très cosmopolite

La Sky Tower, le plus haut édifice de l'hémisphère sud

Un espèce de centre commercio-culturel au design intérieur coloré et moderne :





Descente jusqu'à la mer

la capitainerie

dans le port, deux vieux voiliers d'une America's Cup des années 80 ou 90, aujourd'hui recyclés pour ballader les touristes

Voilà pour le centre ville d'Auckland, nous ne sommes pas très "ville", on quitte Auckland en longeant la côte, direction l'est.

la baie d'Auckland, surnommée City of Sails (la cité des voiles)

les quartiers résidentiels ont l'air assez "huppés" dans ce coin

On se perd dans la banlieue résidentielle, assez étendue, et un peu plus loin sur la côte, on demande à un couple où on est et comment on rejoint les grands axes car on est bien paumés et on tourne en rond dans des dédales de petites rues... On en profite pour leur demander si ils connaissent un coin pour passer la nuit, ils nous conseillent un coin situé à une trentaine de km, en bord de mer, et nous disent de les suivre quelques kilomètres pour qu'ils nous remettent sur la bonne route. Bien sympas, ce qui ne sera jamais démenti lors de tous nos contacts avec les habitants durant ces 4 semaines.

On atteint l'endroit conseillé qui s'avère idéal pour la première nuit : une vaste aire de pique nique en surplomb de la mer. On prend nos repères dans le CC, on fait le lit, au fond du CC, il ne gène aucunement l'accès à la cuisine où au coin toilettes/douche/lavabo. On le laissera du coup à demeure durant tout le voyage, c'est nickel ! (en fait mauvaise idée, quand on remettra tout en ordre le dernier jour, on s’aperçoit que ça commençait à "pourrir" sous le matelas... humidité et manque d'aération oblige !).

première popote, notre premier voyage en CC, c'est plus confortable que le camping rustique tente-réchaud

Lundi 5 octobre :

L'arrière du CC s'ouvre en grand et il me prend l'idée de prendre une photo de chacun des endroits où l'on dormira, depuis l'intérieur du CC, façon "fenêtre sur la NZ"

Première photo "vue du lit", y'a pire pour une première nuit !

La Nouvelle Zélande est assez étendue, il a fallu faire des choix, j'ai décidé de zapper la région du Northland, au nord d'Auckland, au profit de la péninsule de Coromandel à l'est.

On est très vite frappé par le vert intense des champs, terrain de pique nique idéal pour les 35 millions de moutons, à comparer aux 4 millions et quelques habitants !



On croise notre première boite aux lettres décorée, première photo d'une très longue série que je vous épargnerai, je ne vous montrerais que les plus fun.



Les paysages de la péninsule de Coromandel s'ouvrent à nous, verdoyants, zigzagant entre mer parsemée de petits ilots et collines paisibles.









Petite ballade dans le village de Coromandel, sous un ciel oscillant entre gris clair et gris crachin, puis on rejoint la côte est de la péninsule.

On part pour une ballade via un petit chemin plus ou moins escarpé qui descend sur une plage, au lieu nommé Cathedral Cove, chouette plage de sable, quelques rochers façon baie d'Halong (miniature !), une grande arche, une petite cascade, le tout sous un fin crachin malheureusement.









On poursuit un peu vers le sud, en longeant la côte, puis on se pose en bord de mer dans un mini village.

Mardi 6 octobre :

Le décalage horaire est oublié, ça y est, on est calés sur le soleil comme à notre habitude, coucher tôt et lever tôt...

le lever de soleil depuis le lit !

On quitte la péninsule de Coromandel pour l'intérieur des terres, direction Matamata. Ce petit village paisible est devenu aujourd'hui un "haut lieu" du tourisme (toutes proportions gardées...), un lieu de pèlerinage obligatoire pour les "Tolkienistes". C'est en effet ici que Peter Jackson a reconstitué la Comté pour le tournage du Seigneur des Anneaux. Belle aubaine pour ce village qui ne devait pas croiser grand touriste avant !

la statue érigée à l'effigie de Gollum, ils lui doivent bien cela !

On s'inscrit pour la visite (terrains privés, obligation de passer par la visite organisée, belle manne financière pour les propriétaires des terrains), un petit café en terrasse sous un franc soleil en attendant l'heure du départ. Départ en bus, pas trop de monde pour ce premier départ, une 15aine de personnes. On rejoint les terrains privés situés à une douzaine de kilomètres.



Paysage bucolique de petites collines verdoyantes parsemées de moutons, vraiment charmant !









l'arbre de la fête de Bilbon, majestueux





On repart ravis, et on reprend la route direction Rotorua. Petite ville très touristique, pas mal d'attractions dans la ville et alentours. On se tâte pour le Rainbow Springs, espèce de mini parc/zoo à l'entrée nord de la ville, allez ce sera oui !

Quelques volières, des piscines à poissons, des reptiles, des petits champs avec des cochons, lapins, de la verdure...







un kiwi...empaillé ! Le parc en élève des vrais, mais les horaires de visite sont restreints, on nous donne un ticket pour pouvoir revenir en fin d'après midi pour assister à leur nourrissage. Mais nous ne sommes pas particulièrement ornithophiles, on ne reviendra pas...

Bref, rien d'exceptionnel dans ce Rainbow Springs, plaisant mais sans plus...

Direction Hell's Gate, un petit parc géothermique.

Quelques plans d'eau plus ou moins fumants, quelques marmites de boues bouillonnantes.









Vraiment rien de folichon, si vous y allez, commencez par là, car après les autres sites géothermiques situés en ville ou quelques kilomètres au sud de la ville (Waimangu Volcanic Valley et Wai-O-Tapu), cet Hell's Gate vous paraitra bien terne !

Direction le centre ville. Rotorua est posée au bord d'un lac, l'architecture de la ville est vraiment quelconque (mis à part le superbe bâtiment qui fait aujourd'hui office de musée, anciennement établissement thermal, ci dessous). Mais on s'y sent bien dans cette petite ville, taille humaine, tranquille, aérée. On pose le camping car en bordure de lac, en centre ville, pas d'interdiction, à l'image du pays : tranquille !







Le superbe musée, entouré de jardins fleuris, terrains de croquet, so british !

On se fait un petit resto sympa en ville, et on va au Polynesian Spa en nocturne, l' un des deux établissements thermaux de la ville.

En bordure de lac, différentes petites piscines à différentes températures, que du bonheur !





Retour au camping car, deux ou trois autres CC se sont installés sur ce long parking qui longe le lac, et quelques voitures Juicy Rentals (des espèces de "break" aménagés en lit). On préfère habituellement se trouver des endroits isolés rien qu'à nous, mais pour un centre ville c'est pas mal, on va pas se plaindre.

Mercredi 7 octobre :

La photo "vue du lit" :



Grand bleu, trop cool !

Petit dèj, petite ballade le long du lac, parsemé d'hydravions.



Direction Whakarewarewa - Te Puia, un mixte avec un petit musée des traditions maoris et un parcours nature à travers un site géothermique. C'est tout proche du centre ville, on y est 5 minutes avant l'ouverture, notre côté lève tôt ! Le musée est assez limité, la nature est autrement plus sympa que l'Hells Gate de la veille par contre.





La star locale, le geyser Pohutu se met en branle rien que pour nous









Vraiment chouette ballade au final !

Direction l'office de tourisme de Rotorua, je voudrais réserver la navette pour faire le Tongariro Crossing dans trois jours. Et là tout s'écroule, on nous annonce qu'il a pas mal neigé ces jours derniers et que le Tongariro Crossing est fermé. Ca devait être un des grands moments de notre voyage, cette longue rando à la journée à travers les volcans du parc national de Tongariro est réputée pour être la plus belle rando à la journée de Nouvelle Zélande, je suis dégouté ! On calcule approximativement la suite de notre voyage et on demande s'il est possible d'avancer d'une journée notre traversée en ferry vers l'ile du sud. On avait donné une date approximative lors de notre réservation à l'agence NZ autrement, qui nous avait dit que la date était modulable sans problème à condition que le ferry ne soit pas complet. Pas de soucis, il y a de la place. On tache d'oublier ce coup du sort en se promettant de revenir en NZ pour notre Tongariro Crossing raté !

On n'en a pas fini avec Rotorua, mais on décide de profiter du beau temps pour aller à Waimangu Volcanic Valley, à une vingtaine de kilomètres au sud, car ce site nous semble être celui qui présente le plus d’intérêt (à la lecture de nos guides), et on aimerait le visiter sous le soleil. Différentes options : descente et remontée à pied, avec ou sans tour de bateau, descente à pied retour en bus... on opte pour la descente à pied, le tour en bateau, la remontée en bus.

On part d'en hauteur et un chemin pédestre descend dans une petite vallée. Rapidement, première vue du grand "lac fumant", que l'on atteint un petit peu plus tard.





Non loin, une autre marmite, nettement plus petite, chouette couleur





Le chemin se poursuit en longeant des petits ruisseaux chauds, des fumerolles de çi de là.





On arrive finalement à ce grand lac de cratère, on attend le bateau qui embarque un second couple pour une petite heure de promenade, pas grand monde, c'est cool.





La principale curiosité, une paroi fumante :





Descente du bateau, attente du minibus qui nous remonte au point de départ. Au final, enchantés par ce site, sous le soleil, températures douces (on a même tombé les pulls/polaires pour se mettre en T-shirt, ce qui ne sera pas très fréquent durant ce voyage !). Ca change des autres sites géothermiques par le côté "végétation", cela se rapproche plus d'une ballade dans une forêt luxuriante parsemée de géothermie.

On remonte sur Rotorua, on va se balader vers deux petits lacs en périphérie de la ville, zone résidentielle assez huppée où l'on se trouve une petite aire de pique nique qui semble assez sympathique pour se poser pour la nuit, bien qu'à proximité de maisons.



Jeudi 8 octobre :



La nuit sera calme, aucune "visite", aucuns désagréments, bon choix ! On se fait réveiller par un bruit de moteur au petit matin : deux maoris sur le parking avec une embarcation sur le toit de leur voiture. Je discute un peu avec eux, ils viennent s'entrainer tous les matins pour une heure d'aviron, avant d'aller au boulot.

Petit dèj' pendant que nos voisins se réveillent dans leur cadre de vie enchanteur.



Retour dans Rotorua, direction le Whakarewarewa Thermal Village, un petit village maori au coeur même des fumerolles. Je n'ai pas trop apprécié, 4 ou 5 bicoques où quelques familles vivent, le linge qui sèche dehors, une femme qui sort en robe de chambre sur son pallier... Un petit côté voyeuriste, vivent ils ici par choix ou par obligation...?

l'église

le cimetière

pas de Marylin

On quitte Rotorua pour de bon et on reprend la route vers le sud, direction un autre site géothermique : Wai O Tapu Thermal Wonderland. On y arrive sur le coup de 10 heures, juste à temps pour aller voir le geyser Lady Knox...ou pas ! C'est un "faux" geyser qu'un ranger met en branle en jetant des morceaux de savon dedans. Ce pseudo geyser est situé sur un site à part que l'on rejoint en voiture, et on décide de le zapper, pas trop envie de suivre la masse, on préfère profiter du reste du site sans la foule.

Deux photos que je viens de chercher sur internet, qui ne me font vraiment pas regretter notre "zapping" ! :





On parcoure le parc, le temps est passé au gris triste, des plans d'eau fumants, des concrétions soufrées, des fumerolles, des boues...













Au final, impression mitigée, à nos yeux y'a pas photo, on a nettement préféré Waimangu Volcanic Valley, quasi désert hier, alors qu'il y avait pas mal de monde ici.

On reprend la route vers le sud, arrêt aux Huka Falls, grosse chute d'eau tumultueuse et bruyante (la photo ne reflète vraiment pas la puissance de cette chute, il y a un sacré débit) :



On poursuit avec Craters of the Moon, un site où l'on déambule dans la bruyère sur de petits chemins en bois, parsemé de petits cratères +/- fumants.





Rien de folichon mais un petit côté Jurassic Park assez sympa tout de même.

On arrive en vue du lac Taupo.



Petite comparaison marrante !





de la verdure avant d'arriver sur le terrain volcanique

On poursuit vers le Tongariro National Park qui n'est plus très loin, arrêt au camping pour réserver un emplacement pour la nuit, pas de problème il y a de la place. A l'extrémité de la route, qui se termine en cul de sac, il y a une station de ski, on y monte pour voir à quoi ca ressemble, on voit bien un ou deux remontes pentes, un skieur, mais très peu de logements, une espèce de station fantôme un peu bizarre.



Redescente au camping pour la nuit, niché dans une végétation luxuriante.

Vendredi 9 octobre :

Le temps ne s'y prête pas mais on ouvre qd même pour la photo !



Aujourd'hui assez longue route vers le mont Taranaki, cette superbe "pustule" façon Fujiyama. Mais avant de partir pour de bon, on pousse quand même au départ du Tongariro Crossing pour voir à quoi ça ressemble :

sur la piste qui mène au départ de la rando



Allez on reprend la route, par une petite route de campagne, quelques photos de route !











On arrive au pied du mont Taranaki et on attaque la grimpette par la route qui monte sur les flancs, sous des trombes d'eau et la fonte de la neige.



En haut rien de bien folichon sous ce temps de merde...on redescend



Direction la ville de New Plymouth, qui ne nous a pas paru très avenante, mais le temps n'aide pas non plus... Une bière et un en-cas dans un pub, et direction le stade de rugby ! En bon amateur de rugby que je suis, j'avais noté les dates et lieux de matchs qui pourraient éventuellement coïncider avec notre passage, et on tombe pile poil, ce soir il y a un match à New Plymouth ! Ce n'est pas le Super 15 avec les équipes australiennes et sud-africaines, mais le NPC, le championnat des provinces néozélandaises, et Taranaki affronte ce soir Auckland...sous un déluge !

heureusement la tribune est couverte !

le score final, qui vous laisse imaginer le déluge !

Triste match forcément, mais cela laisse tout de même un souvenir !

On va se trouver un petit parking en ville en bord de mer pour la nuit.

Samedi 10 octobre :

Réveil, pluie et vent fort, la photo se fera exceptionnellement par une vire latérale :



On descend vers Wellington en longeant la côte, de plus ou moins près.











On quitte la côte vers l'intérieur, pour le Kaitoke regional park, un coin de verdure.



Nuit au camping du parc, quasi désert.

Dimanche 11 octobre :

Grand bleu au réveil, chouette !



Ballade à pied dans ce parc qui servit de lieu de tournage pour recréer Rinvendell (chez l'elfe Elrond...).













Direction Wellington, une quarantaine de km au sud, en bord de mer, ballade en centre ville, quelques rues et places piétonnes, soleil, impression assez agréable.















On reprend le véhicule pour parcourir la péninsule au sud de la ville, petites plages/criques qui se succèdent.





Wellington est surnommée "windy city", et sur la côte orientée plein sud, on comprend pourquoi, très fort vent, énormes vagues, les surfeurs s'en donnent à coeur joie ! On se ballade le long de la côte, multiples arrêts pour profiter du spectacle des éléments qui se déchainent !















Aucun soucis pour trouver un endroit pour la nuit, cette trentaine de kilomètres de côtes est assez sauvage.

Lundi 12 octobre :

Réveil matinal bord de mer, ce matin on prend le ferry pour l'ile du sud.



Notre bateau est là :



Bye bye l'ile du nord, c'est parti pour 4 heures de traversée :



La carte, on va s'engouffrer dans les Marlborough Sounds :



Après un peu de navigation "au large", on s'enfonce dans les fjords, où l'eau prend une belle couleur sous ce chouette soleil







Arrivée à Picton, petite ville qui nous a paru bien agréable





On prend la direction de l'ouest. ON parcoure cette région des Marlborough sounds, parsemée de petites plages, de belles vues...









Sortie des sounds et première vue sur les Alpes du sud enneigées :



Dans l'après midi, petite visite de la ville de Nelson, pas moche mais pas mémorable non plus. Puis poursuite de la route côtière et on se pose en bord de mer un peu avant l'Abel Tasman National Park.

Mardi 13 octobre :

Je troque la vue arrière contre la fenêtre latérale, car c'est plus joli !



Direction une plage située quelques kilomètres plus au nord pour tenter une petite ballade en bateau.



Comme indiqué dans notre guide, il y a bien un petit kiosque et on embarque un petit peu plus tard pour environ deux heures de promenade en mer le long des côtes.

C'est parsemé de petites plages de sable blond, l'eau est magnifique, c'est très chouette ! on peut se faire déposer pour aller camper, ou encore faire l'aller en bateau et le retour à pied mais on opte pour la facilitée...





Quelques otaries siestant sur rochers :





On accoste sur une plage pour récupérer/déposer des campeurs







Retour à la case départ et on reprend la route vers la pointe nord ouest de l'ile du sud. Arrêt aux Pupu Springs, résurgences d'eau douce souterraine formant de grands bassins limpides :





Puis on arrive à la base du Farewell Spit, longue bande de sable qui s'enfonce vers la mer

(notre CC garé en bas !)

On part à pied le long du Spit, côté "lagune", paradis ornithologique





Puis on rejoint le côté mer de Tasman, vaste plage parsemée de dunes







Retour au CC pour rejoindre à proximité le départ du chemin qui mène à Wharariki Beach. J'ai adoré cette plage, gros coup de cœur, nature intacte, malheureusement (et heureusement !) non accessible en voiture, on ne pourra pas y dormir.

le long du chemin piéton qui permet d'y accéder









Un regret : on n'attendra pas le coucher de soleil, on a du sable plein les cheveux, on a envie d'une vraie douche, et on a besoin d'électricité pour recharger les batteries de l'appareil photo (je n'avais pas encore investi dans un transformateur à brancher sur allume cigare !) Retour sur la route et direction donc le camping du petit village de Cottonwood, une trentaine de kilomètres plus à l'est.





Mercredi 14 octobre :

Petit camping simple et propre, accueil chaleureux, pas de touristes mais des locaux retraités qui viennent dans leur cabanon pour des parties de pêche endiablées.

La photo "de nuit", pas très glamour !



Le temps est calamiteux ce matin, on avait prévu de rejoindre le Nelson Lakes National Park mais ça nous botte moyen...



On décide de poursuivre et de tracer la route pour rejoindre la côte ouest. Peu avant Punakaiki, petite plage, puis le site de Punakaiki, étranges formations géologiques élimées par l'océan.











On poursuit jusqu'à Greymouth, petite ville qui m'a parue déprimante à souhait ! On se trouve tout de même un vieux pub pour le coup assez authentique, disons rustique, pour se jeter une bière, histoire de se remonter le moral ! Puis on va s'échouer sur un petit parking en bord de mer à la sortie de la ville, face à l'aéroport (un aéroport de campagne calme à souhait, on ne verra pas la queue d'un avion !)

Jeudi 15 octobre :

Chouette, réveil assez ensoleillé !







Direction le sud, mais on bifurque rapidement vers l'intérieur pour monter vers Arthur's Pass, col qui permet de traverser les Alpes du Sud pour rejoindre Christchurch, la province du Canterbury et la côte est.

On fait connaissance avec nos premiers kéas, espèces de perroquets de montagne très présents par içi. J'en attrape un tout flouté au vol, puis plus tard lors d'un arrêt, un autre vient carrément se poser sur le rétro, pas farouche !





Un petit coup d'oeil sur les paysages alpestres, puis demi tour pour redescendre sur la côte ouest.





On atteint les villages de Franz Joseph Glacier puis Fox Glacier, face aux glaciers éponymes. A Fox Glacier, une petite route permet d'atteindre le lac Matheson, célèbre pour offrir de belles réflections par temps calme. On est partis pour un tour du lac à pied en fin d'après midi.









On poursuit la route, qui se transforme rapidement en piste de terre, tout de même très praticable, pour finir en cul de sac à Gillespies Beach. Petit parking où 4 à 5 CC/minivans sont déjà présents. On ne voit pas directement la plage, qui est juste derrière la végétation. Coucher de soleil sur la plage, on dinera après !

Un coup de grand angle pour rapprocher les Alpes à droite, de la mer à gauche !











Vendredi 16 octobre :



On remonte à Franz Joseph où on a réservé hier une marche sur le glacier avec guide. Il y a foule, une vraie usine, c'est vraiment ce qui fait vivre ces deux petits villages. On nous équipe de la tête aux pieds : chaussettes, chaussures, pantalon, anorak, gants, et crampons ! On part en bus pour le cul de sac de la route, puis on rejoint le front du glacier à pied...le tout sous la pluie !





Grimpette dans les escaliers aménagés, on est trempés, comme l'appareil photo !









Le glacier continue...sans nous !



Pas trop de beaux endroits à crevasses bleutées



Retour à la maison des guides, on se change, café/chocolat chaud offert, puis retour au camping car où on se rechange (ouais, on est trempés jusqu'en profondeur !) ! Le soleil refait son apparition, on se pose en terrasse pour s'en jeter une, terrasse petit à petit envahie par les guides qui finissent leur journée. Un coup de pizza au resto/bar d'à côté puis direction les piscines chaudes de Franz Joseph en nocturne, toujours aussi plaisant ! On se pose sur un petit chemin au milieu des champs pour la nuit.



Samedi 17 octobre :

Une dernière plage avant de rentrer dans les terres, direction Haast Pass.







Le lac Wanaka en ligne de mire :





Avant de poursuivre vers Queenstown, on s'enfonce vers des coins paumés direction un lieu de tournage extérieur du seigneur des anneaux.

On tombe par hasard sur un petit panneau indiquant une vieille mine, on persévère !





Petits chemins qui serpentent entre quelques vieilles ruines, mignon.







On poursuit dans la campagne profonde, un village plus ou moins en voie de désertification.





Nous sommes dans la campagne, quelques fermes de çi de là au gré de petits chemins de terre. Nous trouvons ce que nous cherchions : un petit chemin de terre qui grimpe une huitaine de kilomètres dans les landes pour se terminer en cul de sac en haut d'une colline, avec vue sur un petit lac. Je n'ai pas d'images mais plus on monte, plus le chemin se transforme en boue profonde et collante, on arrive en haut sur notre lancée mais on est vraiment à deux doigts de s'embourber... C'est ici que fut reconstitué le petit village du Rohan pillé par les troupes de Saroumane.



Paysage de landes, quelques maisons éparpillées (des résidences secondaires où les néoZ aiment à venir pécher).









Mais le temps est plus qu'humide et ma femme a peur qu'on ne réussisse pas à sortir de notre bourbier si la pluie continue, et insiste pour qu'on redescende sur la terre ferme pour la nuit...

On se pose aux abords d'une rivière pour la nuit.



Dimanche 18 octobre :

Après cet intermède campagnard, on reprend notre route "normale" vers Queenstown.

Non loin de notre rivière de la nuit, un vieux pont du début du siècle :





Avant d'arriver à Queenstown, le petit village de Arrowtown, touristique mais sympathique, malgré la pluie...





Petite grimpette vers la station de ski de Coronet Peak, où il neigote du mouillé.



Puis descente sur Queenstown, là bas au fond, où il a l'air de faire un peu plus clair :



Plus on descend, plus le temps s'embellit, on va prendre le funiculaire qui permet d'aller surplomber Queenstown.





Un petit parc, une piste de luge (sur bitume) qui permet de redescendre jusqu'en bas du funiculaire, et une belle vue sur le lac et les montagnes environnantes.



On redescend puis on poursuit la route qui longe le lac Wakatipu, tout en longueur.





Ballade le long du lac.





Retour à Queenstown pour une ballade en ville de fin d'après midi, agréable, posée au bord du lac, joyeusement touristique, bière en terrasse comme on aime !

On sort de la ville pour aller se poser pour la nuit, toujours au bord du lac, plus au sud.

Soirée ensoleillée...matinée grisâtre !





Lundi 19 octobre :

Direction le parc national de Fjordland dans le coin sud ouest de l'ile.

Campagne contre la vitesse routière très percutante, personnellement j'adore !



Arrivée à la petite ville de Te Anau, sur le lac du même nom.



On va à l'office du tourisme pour savoir comment cela se passe avec notre mini-croisière sur le Milford Sound incluse dans le forfait de l'agence de voyage, pas de réservation nécessaire, on se pointe à l'embarcadère quand on le souhaite, ce sera donc pour demain !

On s'engage sur la Milford Road, l'unique route qui s'enfonce dans le parc vers le nord, en longeant dans un premier temps le lac Te Anau, puis s'en écarte ensuite. Première ballade sur un petit chemin qui s'enfonce dans une portion de forêt, forêt tempérée (trèèèès) humide !











Ces photos reflètent bien le climat local, le Fjordland est la région la plus arrosée de Nouvelle Zélande, il y pleut environ deux jours sur trois, et aujourd'hui, on est tombé sur l'un des deux jours de pluie !

On poursuit la route vers le nord, puis seconde ballade nettement plus sportive vers le lake Marian. une bonne heure et demie de grimpette sur un petit chemin de terre bien glissant pour atteindre cette petite vallée glaciaire, où les nuages montent et descendent à grande vitesse.





La pluie cesse plus ou moins quand on arrive à destination, mais on va dire que c'est instable...







On rejoint notre camping du soir, sur la petite route Hollyford, point de départ du Hollyford Track, trek de 4 jours qui rejoint l'océan au nord ouest. Même si vous n'y dormez pas, je vous conseille tout de même d'aller jeter un oeil à ce Gunn's campground étonnant, mélange de bric et de broc. On est accueilli par une bombe H, mais l'accueil humain sera nettement plus chaleureux !



Bon j'ai foiré ma photo qui est floue...il y est inscrit "propriété du gouvernement américain, désactivée par le premier ministre néozélandais" Et toc ! La femme qui nous accueille nous laisse nous installer où on le souhaite, et nous invite à visiter le "musée" local, fouillis hétéroclite de vieux objets, vieilles photos...un bond en arrière de plusieurs dizaines d'années.

Mardi 20 octobre :

Réveil sous le soleil !



Je profite du beau temps pour immortaliser les lieux





Le camping propose quelques cabanes en bois, chacune équipée d'un poêle à bois pour se chauffer, rustique mais charmant non ? Idem pour les douches, le ballon d'eau est suspendu au dessus d'un feu de bois, que le monsieur alimente régulièrement. Je discute un petit peu avec lui, lui et sa femme sont heureux dans ce bout du monde, où il est possible d'observer des "northern lights" (même si on est au sud !).





Allez on est reparti, on espère que le beau temps se maintiendra pour notre tour en bateau !

Un petit arret pour aller observer les Humboldt Falls, pour une belle photo de merde !





Passé le tunnel de Homer, on descend jusqu'au bord du fjord, dominé par le Mitre Peak, qui culmine mine de rien à 1692 mètres !



On va retirer notre ticket au guichet de notre compagnie, pas encore trop de monde en ce milieu de matinée. Il y a plusieurs compagnies, un quai où somnolent 6 à 7 bateaux assez gros, en pleine saison ça doit être un sacré traffic !

Ma trogne en poireautant avant l'heure de départ :



Allez hop on embarque !



Pas mal de chutes d'eau de ci de là le long des parois du fjord



Au bout du fjord, vue de l'entrée du fjord depuis la mer de Tasman :



Des otaries qui paressent sur leur rocher :





Le pilote nous fait une marche arrière au plus prêt d'une chute d'eau, ça n'y parait pas mais ça mouille assez fort !



Une dernière chute avant l'arrivée au port



Voilà, une heure et demie de ballade, enchanteresse sous ce beau soleil, on a vraiment eu du bol !

On va se balader à pied le long de la côte





Retour au camping car, on va profiter du beau temps pour une petite rando vers Key Summit

Le tunnel de Homer qui "fait la bascule" entre le côté intérieur et la descente vers le fjord



Grimpette d'une heure et demie environ vers Key Summit, ce chemin est aussi le début du Routeburn Track, un chemin de rando qui traverse les montagnes pour rejoindre Glenorchy et le lac Wakatipu (le lac de Queenstown), en plusieurs jours.

On arrive sur un espèce de promontoir, magnifique point de vue tout autour, un de mes gros coups de coeur !

Deux photos "contiguës" qui n'en feront plus qu'une (+ coup de flash...)!









Un petit chemin circulaire serpente sur le plateau vers de drôles d'arbres





J'avais une petite idée dans la tête : attendre le coucher de soleil, mais on est arrivés un peu trop tôt, puis le vent commence doucement à se lever et à rider la surface de l'eau, les nuages s'accumulent... et madame s'impatiente alors que la température commence franchement à fraichir, on redescend de notre perchoir !





On va s'installer dans l'un des petits campings sauvages qui s'égrennent le long de la Milford Road, équipés d'une petite boite aux lettres pour y glisser les quelques dollars de droit de camping.

On se met les fesses dans l'eau au plus prêt de la rivière :



Bien belle journée, bien heureux d'avoir pu profiter de ce petit paradis sous le soleil !

Mercredi 21 octobre :

On reprend la route vers le sud et on quitte le Fjordland, direction Dunedin via la région des Catlins, en longeant plus ou moins la côte sud.

Un dernier coup d'oeil sur le lac Te Anau, avant de retrouver des paysages de campagne.







Le vieux Clifden Bridge, pont suspendu de 1899 :



Dans le village de Tuatapere, ce vieux café nous attire, pause café !



La vieille dame nous accueille avec bienveillance, nous autorise à prendre des photos et nous sert le café dans de vieilles tasses sur un plateau en porcelaine, ce qui ajoute encore à l'ambiance "petite maison dans la prairie" du lieu.





On arrive un peu plus au sud en bord de mer, visiblement le coin a l'air venteux...



Petite ballade sur la plage :





Puis un mini hameau de pécheurs :



Arrivée à Colac Bay, avec son abribus à l'envers (anti-vent je suppose...) :





Encore quelques dizaines de kilomètres et on arrive à Invercargill, la grosse ville du sud, ballade à pied en centre ville. Avis extrêmement tranché : j'ai détesté cette ville, centrée sur une grosse artère principale circulante. Je n'y ai pas ressenti la même douceur de vivre, le même bien être que nous avons aussitôt ressenti à Rotorua par exemple. Bon ok, on n'a pas passé suffisamment de temps ni exploré assez la ville pour que mon jugement soit crédible mais voilà quel fut notre sentiment.

On pousse au sud et la ville de Bluff, bout du monde de l'ile du sud.



Le plafond gris ajoute à l'impression des lieux : vieille ville tristounette qui vit de son port industriel.







On se sauve avant de déprimer totalement !

On s'engage sur la petite route qui mène à la région des Catlins, coin bien paumé, quasiment aucun village.

On se pose sur un petit parking qui fait office de panorama en bordure de route, vu la circulation ca devrait tout de même être calme.



Réveil grisâtre avec espoirs d'éclaircies :



Jeudi 22 octobre :

Aujourd'hui, poursuite de la route vers Dunedin, en longeant la côte.



Petite marche dans la forêt vers les Purakaunui Falls



Puis on pousse à la pointe de Nugget Point, quelques rayons de soleil appréciés !







Dernière baie avant de rentrer dans les terres, mini hameau de pécheurs encore







Arrivée à Dunedin, capitale de la province d'Otago, seconde ville de l'ile du sud après Christchurch. Ballade en centre ville, pas désagréable mais temps franchement frisquet.

L'emblématique gare de Dunedin suivie d'une rue en pente + architecture victorienne :





Direction la péninsule d'Otago en fin d'après midi, où l'on pense trouver un endroit pour la nuit. Le long de la côte nord, pas mal de circulation, beaucoup plus d'habitations que ce que l'on imaginait, des petites routes étroites sans possibilité de se garer. Ca nous plait moyen et on trouve pas de bon coin, on décide de quitter la péninsule et de tracer au nord. On roule une heure sur la nationale et on se pose sur un grand parking à poids lourds légèrement à l'écart de la nationale, en bord de mer, 4 ou 5 km avant les Moeraki boulders.



Il est pas mal question de la péninsule d'Otago dans les guides touristiques, sanctuaire de la vie sauvage, notamment pour certaines espèces de manchots. On ne l'a certainement pas abordée comme il le fallait, il aurait certainement fallu persévérer un peu plus pour l'apprécier à sa juste valeur... Ce sera pour la prochaine fois !

Vendredi 23 octobre :

Direction la plage des Moeraki boulders non loin de notre parking : gros rochers sphériques en voie de disparition pour cause d'éclatement.







Route vers le nord, passé la petite ville d'Oamaru, on quitte la côte pour s'enfoncer dans les terres et la superbe région du Mackenzie Country, espèce de plateau parcouru de landes et de vastes lacs, certains nés de barrages, hydroélectricité oblige.

On longe le lac Aviemore puis le lac Benmore, petite disgression vers le lac Ohau avant d'arriver à l'extrémité du lac Pukaki, aux couleurs irréelles.

un bout du lac Aviemore

un champ de moutons

vers le lac Ohau, isolé et tranquille

au pied du lac Pukaki

On longe le lac Pukaki vers le nord pour rejoindre le parc national du Mont Cook/Aoraki.



Petite rando dans le parc pour atteindre un lac glaciaire au pied du mont Cook, toit de la Nouvelle Zélande avec ses 3754 mètres.









On va se poser au camping, on profite des machines à laver pour une petite lessive !

Samedi 24 octobre :

Réveil avec vue sur le mont Cook, toujours sous le soleil :



Redescente vers le sud et le lac Pukaki, puis route vers le lac Tekapo du même bleu "lessivé"







Grimpette à l'observatoire astronomique qui surplombe le lac, puis ballade dans le petit village de Tekapo, terrasse-bière-soleil. On s'inscrit à une sortie astronomique nocturne.





En fin d'après midi, petit tour à "l'église du bon berger", the church of the good shepherd en VO, juste à la sortie du village.









La sortie astronomie est à 23 heures, direction les piscines chaudes du village, idéal pour tuer une heure ou deux ! Départ en minibus à l'observatoire, du blabla en anglais pour un groupe très cosmopolite (écossais, allemands, italiens, australiens, américains, et nous deux seuls francais). Pas facile de s'accrocher aux explications malgré mon niveau d'anglais que je qualifierais tout de même de moyen-bon...on zieute dans les différentes lunettes, on papote un peu avec les autres touristes.





Retour au village en mini-bus, on va se poser à un endroit repéré dans l'après midi, le long du lac, hors du village, sur une route paumée au pied de ce qu'on surnommera une "barrière à vaches" (une entrée de champ en gros...)

Dimanche 25 octobre :

Pas habitués à se coucher si tard, le réveil est tardif, mais ensoleillé !



On reprend la route vers l'est (villages de Fairlie, Geraldine) puis le nord (vers Methven et le mont Hutt), soit grosso modo vers Christchurch par une route secondaire.

Deux de ces fameux panneaux "sécurité routière", puis une boite aux lettres :







Campagne, église, moutons...







Un peu avant le mini village de Methven, on s'engage sur une petite piste en gravier pour rejoindre un autre "lieu de pélerinage" du seigneur des anneaux, l'endroit où a été reconstitué Edoras, la capitale du Rohan. Au bout d'une dizaine de kilomètres, on atteint deux lacs, le Lake Camp à gauche, le Clearwater lake à droite, et entre les deux un espèce de "camp de vacances". Un minivillage très hétéroclite, caravanes, mobiles homes, cabanons en bois (on nous dit qu'il est interdit de construire "en dur" içi) où les néozélandais viennent passer le week end ou leurs vacances. Pêche, baignade, nature : cet endroit est vraiment caractéristique de l'état d'esprit et du mode de vie des néozélandais, très tournés vers la nature et la simplicité.

Petite montée et la vue bascule sur le vallée de la Rangitata, multiples filets de rivière au pied des montagnes, où l'on se pose 10 kilomètres plus loin au pied du rocher d'Edoras, le long d'une barrière à vaches.

Les photos qui résument cette vingtaine de kilomètres :











Repos ensoleillé, petite ballade dans l'espèce de champ, derniers rayons de soleil, nuit.







Bref, un bien bel endroit isolé et sauvage, qui plus est sous le soleil !

Lundi 26 octobre :

Réveil le long de notre barrière à vaches, Edoras sous un filet de brume :





Retour sur l'asphalte via les 20 km de gravel road de la veille, un groupe de vaches cheveux longs idées courtes :





On franchit les gorges de la rivière Rakaia :



Arrivée à proximité de Christchurch, on a de l'avance sur ce qui était plus ou moins prévu, on se tate, est ce qu'on pousse vers Hanmer Springs au nord ? Allez oui, direction Hanmer Springs. Route nationale, paysages assez quelconques, arrivée à Hanmer Springs, ballade en ville, rien de folichon là non plus, apéro-terrasse sous un ciel gris, resto, bains chauds au crépuscule : les plus sympas qu'on ait eu, une douzaine de bassins à toutes les températures, à ne pas rater ! Par contre on n'a pas repéré de bons coins pour dormir l'après midi, pas mal d'endroits qui auraient fait l'affaire mais panneaux d'interdiction, le côté très touristique du coin se ressent. On se pose le long d'un champ du côté de l'aéroport (mini aérodrome...pas de nuisance sonore !).



Bof, pas mal de kilomètres pour pas grand chose, si ce n'était les bains chauds, on aurait regretté notre crochet au nord...

Mardi 27 octobre :

Ce coup çi on redescend sur Christchurch pour de bon !

On arrive à New Brighton, grande banlieue de Christchurch en bord de mer. New Brighton sous la grisaille, sa jetée, son pêcheur, ses mouettes...









On prolonge vers le bout de terre vallonné et sauvage qui fait face à la péninsule d'Akaroa.









Ballade dans la petite ville de Lytteltown, puis on pousse un peu le long de la côte jusqu'à Governor's Bay, avant de rebrousser chemin. On s'installe sur les hauteurs au dessus de Lytteltown sur un coin repéré dans la journée, en surplomb de la baie.







Mercredi 28 octobre :

Arrêt à la Lytteltown Timeball Station, malheureusement détruite par le tremblement de terre, puis route vers la péninsule de Banks.



Ca redevient très nature, on longe un moment un grand lac, avec les montagnes en toile de fond, puis un bout de campagne, puis la première vue sur l'espèce de fjord qu'est l'Akaroa Harbour.







La petite baie de French Farm, où l'on se posera ce soir pour la nuit.







On arrive finalement au petit village d'Akaroa, où s'installa une petite colonie francaise au 19eme siècle.



Il fait plus ou moins beau, doux, pas de vent, on craque pour ce petit resto au jardin bien agréable.



Ballade dans le village où subsistent çà et là quelques vestiges du passé francophone du village.











On reprend le véhicule pour prendre un peu d'altitude et s'aventurer sur les petites routes de campagne qui redescendent vers de petites baies.





En fin d'après midi, on se trouve un vieux pub/resto (au hameau de Little River je pense, sur la route principale), pas mal de locaux sympas, qui nous disent qu'il va neiger cette nuit et que du coup, ils ne travailleront pas dans leurs champs/élevages demain ! On a un peu de mal à les croire mais l'avenir leur donnera raison !

On va se poser en nocturne dans la baie de French Farm repérée cet après midi. On a adoré cette péninsule de Banks ! Chouettes paysages, village d'Akaroa agréable, une dernière étape bien sympa avant de rejoindre Christchurch pour la fin des vacances.

Jeudi 29 octobre :

Reveil à marée basse :



En effet, sur les hauteurs, une mince couche de poudreuse !



On rejoint Christchurch où l'on va s'installer dans un camping en ville pour la dernière nuit avant de rendre le véhicule le lendemain. On commence par les corvées : lavage du camping car extérieur/intérieur, on commence à faire les sacs à dos. Puis petit coup de bus pour rejoindre le centre ville, différentes visites : musée, parc, vieux batiments... Je découvre avec bonheur que demain soir, c'est la demie finale du championnat des provinces, Christchurch reçoit Hawke's Bay, il reste des places, la veille de notre avion, c'est parfait !













On a bien apprécié Christchurch, notre préférée des 4 grosses villes que nous avons traversé (Auckland, Wellington, Dunedin et Christchurch).

Vendredi 30 octobre :

Ce matin, on quitte notre camping car, direction les bureaux de United Campervan non loin de l'aéroport. Aucun dommage à signaler, en 5 minutes la remise des clefs est bouclée. On se paume un peu avant de tomber sur un arrêt de bus qui doit nous rapprocher du petit hôtel réservé pour ce soir. On finit par le trouver, espèce de motel dans un quartier résidentiel, accueil charmant, la femme nous demande à quelle heure est notre avion demain, et on se met d'accord pour l'horaire du transfert, on pose nos bagages dans la chambre et on repart à l'arrêt de bus pour rejoindre le centre ville de Christchurch, sans le sac photo, j'ai la flemme de le trainer... Je fais du stop à l'arrêt de bus, et ca marche, un jeune maori nous embarque et nous dépose à deux pas du centre ville. Après midi ballade de nouveau, puis direction le stade en début de soirée, l'AMI Stadium, qui aurait dû accueillir plusieurs matchs de la coupe du monde 2011 mais qui sera malheureusement endommagé par le tremblement de terre... Je papote rugby avec une stadière sympa, qui me demande des nouvelles de Byron Kelleher, célèbre demi de melée néozélandais qui jouait à Toulouse à l'époque. Christchurch s'impose facilement, et remportera ce championnat des provinces la semaine suivante, logique respectée, la province de Canterbury est la meilleure équipe néozélandaise depuis une dizaine d'années. On rejoint le centre ville, puis taxi pour l'hôtel, nuit !

Samedi 31 octobre :

Départ pour l'aéroport, enregistrement des bagages, et paf ! on nous annonce 4 heures de retard... Survol du red center australien, tantôt plat, tantôt tourmenté :





Vol Singapour-Paris, A380 moitié plein, on se prend chacun une rangée de trois sièges, on dormira comme des bébés, le pied !

Bilan : on a adoré ce pays ! Des paysages certes moins étonnants que ceux que l'on verra les années suivantes en Islande, Namibie et Bolivie, à dominante "verte", comme dans notre Normandie, mais très variés d'une région à l'autre. Malgré notre côté "extérieur", on ressent le bon-vivre qu'il ressort du pays, la "coolitude" des habitants, sympas, en phase avec leur environnement. Première en camping car, on a vraiment apprécié ce mode de vacances "maison roulante", confortable et pratique, mais il faut dire que le pays s'y prête à merveille, quasiment pas d'interdictions, densité de population très faible, facilité de trouver de jolis endroits pour la nuit. On y retournera à coup sur ! Du coup cela m'a aussi donné envie d'aller en Tasmanie, que j'imagine assez facilement comme une Nouvelle Zélande miniature.

Le mot de la fin en images !







Kuta et Seminyak des pestiférés? (Bali)
by Greatpacific · 2013-03-24 · 19 replies
je n'ouvre pas un sujet à polémique, je souhaite uniquement donner mon point de vue, suite à la lecture de nombreux posts sans concession, relatifs à kuta et seminyak.

Je comprend totalement que certaines personnes revenues de Bali considèrent seminyak et kuta comme des endroits peu fréquentables, et en rupture totale avec l'esprit balinais, et de la douceur d'y vivre...

Je comprend également ceux qui déjà allés à bali font tout ce qu'il convient pour éviter ces deux endroits ...

Mais ce que je comprends beaucoup moins, c'est le fait de déconseiller formellement aux personnes organisant leur vacances de passer du temps à kuta et seminyak, et je comprends encore moins, que des personnes ne s'étant jamais rendues à bali, fassent tout pour éviter un endroit qu'ils n'ont jamais vu.

Etre incollable sur l'histoire de bali, sur ces temples, et ne pas connaitre le temps de quelques heures le pôle économique et touristique de l'île, me semble une lacune ... Oui kuta et seminyak sous un certain angle sont des temples de débauches, mais ils font partis de bali. De plus il est très agréable de voir les surfeurs débutants ou confirmés à kuta beach, ou de boire un verre à séminyak devant le doublesix au couché du soleil .... ne pas voir cela, c'est ne pas voir TOUT bali. sachez que les couchés de soleil à séminyak et kuta sont les plus beaux de l'île, top pour le photos.

Maintenant chacun fait ce qu'il lui plait, je voulais seulement mettre en alerte, les gens qui étant jamais allés à bali, suivent aveuglement les reproches faits sur ces deux endroits, attention je ne dis pas que ces deux endroits sont de bons endroits, je dis simplement qu'ils sont à voir pour pouvoir faire sont propre point de vue.
http://love-in-bali.com

Selamat datang di indonesia
Retour de croisière MSC Preziosa
by Berne44 · 2013-03-23 · 86 replies
Nous rentrons de la pré inaugurale. 4 croisières en 1 an=c est la moins bonne. Pagaille au buffet, pagaille au débarquement, pagaille partout ! Nous avions une cabine balcon mais avec une tole au lieu d une vitre : génant et au méme prix qu' une cabine normale Navettes payantes et chères pour sortir du port000 Cabines mal insonorisées et bruyantes Les repas sont corrects sans plus. La soirée de gala très leger, Nous avons fait Dubai en décembre avec Costa et c était tres tres superieur au niveau animation qui sont inexistantes sur le Presioza En conclusion : a déconseiller aux amateurs de croisières.
Sur la route de l'Inde en camping-car
by Hipoanatole · 2013-03-17 · 105 replies
Bonjour,

Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Complément d'enquête Air France / Emirates
by Macaron95 · 2013-03-16 · 160 replies
bonjour

avez vous regardé jeudi ?

qu'en avez vous pensez ?

j'ai trouvé la réaction de De Juniac un peu risible, avec son sens du déni...

dire que le lit plat existe chez AF sur la première alors qu'on lui pose la question du lit déjà présent en Affaires chez la concurrence ou dire que S4 est l'un des meilleurs salons au monde... il doit pas souvent voyager sur sa propre compagnie lui 😇

pareil quand il dit qu'AF-KLM offrira les meilleurs avions d'ici 2 ans 😄
Maroc - Tanger, de la porte de l'Afrique aux portes des médinas (en poussette double sous la pluie)
by Pierre · 2013-03-16 · 73 replies
Tanger: 14 kilomètres des côtes espagnoles, le détroit de Gibraltar, un lieu de passage, de trafic, Matisse, Kerouac... Je ne parvenais pas à mettre des images sur ces mots et ces noms qui sont associés à cette cité située à l'extrême nord du Maroc. Nous y atterrissons avec Emile (9 mois) et Gaspard (2 ans 1/2) afin de découvrir Tanger et sa région, arpenter les ruelles des médinas et parcourir les routes du nord. Tanger, Asilah, Tetouan, Chefchaouen, à pied, en taxi, en train, en poussette double... Récit en mots et en image d'un périple marocain en famille, sous la pluie nord-africaine....

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