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Retour de croisière Dubaï-Savone sur le Costa Luminosa
De retour de cette très belle croisière je poste un c.r. afin d'offrir des renseignements éventuels à ceux qui projettent de faire cette croisière. Les avis des forumeurs nous ont bien aidé. Merci beaucoup à Léonorg, Alexandre, Cami ...et ts les autres.
Afin d"éviter les inconvénients liés au billet collectif Costa (non-choix de la cie aérienne, places séparées ds l'avion, arrivée tardive à bords : 2hrs & 3hrs du matin pr certains = excursions du matin loupées à Dubai ) ns avions réservé la croisière sans vol. Hôtel Ibis Al Rigga réservé par internet. Idem pour le vol : retenu un vol aller-retour moins cher qu'un aller simple allez comprendre pourquoi ?
Samedi 19 mars
A 7hrs vol Swiss Brux.-Zurich. Changement de terminal avec le petit train automatique qui diffuse chants d'oiseaux & meuglements de vaches!! Un peu de shopping, une petite collation et il est temps de se présenter à l'enregistrement. A 12h45 envol de l'A330 vers Dubaï ou nous arrivons vers 21h45 hre locale. Après le passage au service immigration ns récupérons nos bagages, changeons de l'argent et ns ns dirigeons vers la station des taxis où un "manager" régule le flot des arrivants. Après un court trajet ns arrivons à l'Ibis Al Rigga où ns avons retenu une chambre pour 2 nuits petits-déjeuner inclus pour 820AED ttc soit envir.164€. Malgré l'heure tardive le restaurant est encore ouvert et ns dégustons du poulet grillé massala avec riz + 1 grde bout. d'eau bien fraîche le tout pour 65AED (13€) pr deux. Attention : 2 bières (au bar ) sont facturées 58AED.
Dimanche 20 mars
Après un bon petit-déjeuner ns ns rendons en taxi au City Center Mall où ns achetons au Big Bus Tour 1 pass de 24hrs. Ces bus touristiques (op off/op on) sont très agréables pour visiter la ville. Ns commençons par le circuit rouge (vielle ville) Le billet comprend, entre autres, une ballade sur le creek. Ns embarquons vers 11h30 à bord d'un dhow et profitons de cette belle ballade. L'après-midi ns emprutons la ligne bleue (les plages, Jumeirah, Atlantis, Dubaï Mall etc.. En fin d'après-midi ns descendons au City Ceter et regagnon notre hôtel en taxi.
Lundi 21 mars
Après le petit déjeuner ns déposons nos bagages à la consigne de l'hôtel et après une ballade à pieds ds le quartier ns attrapons un taxi au vol et ns ns rendons au Dubaï Mall au pied des grandes tours. Après la visite de l'aquarium géant ns déjeunons à la terrasse d'un restaurant italien (délicieux) & assistons de notre place à la répétition des jets d'eau musicaux.
Encore une ballade-découverte ds le mall où ns achetons nos cartes postales et ns prenons un taxi afin de ns rendre au golf-club de Djebel Ali (en dehors de la ville) où ns avions réservé chez Seawings le survol de Dubaï en hydravion. Arrivés sur place ils s'aperçoivent que notre réservation avait été oubliée !! Finalement Seawing a affrèté une voiture du club avec chauffeur qui ns a ramenés gratuitement au creek de Dubaï où était amarré notre hydravion. Envol pour un magnifique et spectaculaire survol de la ville. Ns apercevons tout en bs "notre" bateau le Luminosa qui ns attend...Retour à l'hôtel où ns récupérons nos bagages, le portier arrête un taxi qui ns conduit au Cruises Terminal. A 18hrs ns présentons nos billets ns recevons nos cartes Costa et nos cartes rouges pr l'exercice de sauvetage. La photo traditionelle et ns embarquons.
Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde"
Concours photo du mois d’avril 2011 sur le thème: « Ombres et lumières à travers le monde »
Je déclare ouvert le 10ème concours photos VF !
Vous qui avez parcouru le monde, vous avez sans doute apprécié des luminosités différentes, en fonction des moments de la journée, des saisons, mais aussi en fonction des latitudes, des altitudes. Ces différentes lumières révèlent et magnifient les lieux, les personnes, les objets et confèrent au voyage une part de mystère, de magie qui ne manquent pas de nourrir notre imaginaire… Aussi je vous propose pour ce nouveau concours photos de traiter le thème suivant : « Ombres et lumières à travers le monde »
Règlement :
- 1 seule photo par candidat. - On envoie les photos jusqu'au vendredi 22 Avril minuit.
Kistal prend en charge le diaporama. Encore un grand merci à lui pour cet outil très utile pour accéder aux photos. Vous pourrez le consulter, après l’avoir mis dans votre navigateur de façon à ne pas obligatoirement vous connecter sous FV pour consulter les nouvelles photos rapidement. Le diaporama sera mis régulièrement à jour pour le matin suivant dans le pire des cas.
Vous pouvez y accéder par ce lien : http://s.joomeo.fr/4d94a6468ee4e
- On vote sur ce post du 23 au 30 avril pour une seule photo. - Tout le monde, participant ou non, peut voter et expliquer son choix s'il le désire. Chaque votant propose un podium en classant ses trois photos préférées. - Résultat des votes : le dimanche 1er mai . - Le gagnant aura la lourde tache d'organiser le concours suivant ! (En cas d'ex aequo, les vainqueurs s'arrangeront entre eux.) (Petit rappel des thèmes précédents: transports, métiers, bleu, prières, scènes de rue, on vous mène en bateau, musique, regards et expressions, femmes du monde.)
A vous de poster !
Je déclare ouvert le 10ème concours photos VF !
Vous qui avez parcouru le monde, vous avez sans doute apprécié des luminosités différentes, en fonction des moments de la journée, des saisons, mais aussi en fonction des latitudes, des altitudes. Ces différentes lumières révèlent et magnifient les lieux, les personnes, les objets et confèrent au voyage une part de mystère, de magie qui ne manquent pas de nourrir notre imaginaire… Aussi je vous propose pour ce nouveau concours photos de traiter le thème suivant : « Ombres et lumières à travers le monde »
Règlement :
- 1 seule photo par candidat. - On envoie les photos jusqu'au vendredi 22 Avril minuit.
Kistal prend en charge le diaporama. Encore un grand merci à lui pour cet outil très utile pour accéder aux photos. Vous pourrez le consulter, après l’avoir mis dans votre navigateur de façon à ne pas obligatoirement vous connecter sous FV pour consulter les nouvelles photos rapidement. Le diaporama sera mis régulièrement à jour pour le matin suivant dans le pire des cas.
Vous pouvez y accéder par ce lien : http://s.joomeo.fr/4d94a6468ee4e
- On vote sur ce post du 23 au 30 avril pour une seule photo. - Tout le monde, participant ou non, peut voter et expliquer son choix s'il le désire. Chaque votant propose un podium en classant ses trois photos préférées. - Résultat des votes : le dimanche 1er mai . - Le gagnant aura la lourde tache d'organiser le concours suivant ! (En cas d'ex aequo, les vainqueurs s'arrangeront entre eux.) (Petit rappel des thèmes précédents: transports, métiers, bleu, prières, scènes de rue, on vous mène en bateau, musique, regards et expressions, femmes du monde.)
A vous de poster !
Se faire couper les cheveux et se faire raser en Inde?
Bonjour,
j'aimerai savoir si on peut facilement se faire couper les cheveux, à la tondeuse, et pourquoi pas se faire raser ! Je passe la tondeuse tout les 4 ou 5 jours sur ma p'tite tête, et je voudrai éviter de prendre, la tondeuse. Je devrais partir 20 jours.
Il me semble avoir vu, dans un reportage mais pas sûr que c'était l'Inde, qu'il est possible de le faire "dans la rue", et en plus ils faisaient la total, poils de nez, oreilles, cheveux, barbe 😇 !
Visa pour séjour longue durée en Thaïlande?
Bonjour à tous je viens de trouver un travail en Thailande à Koh Samui et je me renseigne désormais pour les visas pour ma petite amie! Elle est Tchèque et n'ayant pas de travail pour le moment et n'étant pas mariés ( pas en projet pas la peine de proposer 😛 ) nous sommes un peu inquiets concernant son visa.
J'ai appellé l'ambassade Française pour me renseigner qui ma dit catégoriquement 60 jours + 30 maximum pas d'autres options... j'ai pourtant parcouru de nombreux sujets ici qui parlent de visa double ou triple entrée et qui arrivent a l'étendre pour 6 mois ( mythe ou réalité ?) Le but serait bien évidement qu'elle trouve un travail mais sachant que je dois faire un a 2 mois de formations a Phuket a mon arrivée ça nous laisserai seulement un mois sur place...
Il est exclu qu'elle reste sans visa et j'aimerai vraiment trouver une solution (si il y en a une)pour qu'elle arrête de stresser 🏴☠️
J'espère vraiment qu'elle trouvera un travail rapidement mais je sais que c'est très difficile en Thailande ( et Koh samui est une petite île..) si vous avez éventuellement un plan B voir C a proposer je vous serai très reconnaissant.
Merci de vos réponses, Vincent
J'ai appellé l'ambassade Française pour me renseigner qui ma dit catégoriquement 60 jours + 30 maximum pas d'autres options... j'ai pourtant parcouru de nombreux sujets ici qui parlent de visa double ou triple entrée et qui arrivent a l'étendre pour 6 mois ( mythe ou réalité ?) Le but serait bien évidement qu'elle trouve un travail mais sachant que je dois faire un a 2 mois de formations a Phuket a mon arrivée ça nous laisserai seulement un mois sur place...
Il est exclu qu'elle reste sans visa et j'aimerai vraiment trouver une solution (si il y en a une)pour qu'elle arrête de stresser 🏴☠️
J'espère vraiment qu'elle trouvera un travail rapidement mais je sais que c'est très difficile en Thailande ( et Koh samui est une petite île..) si vous avez éventuellement un plan B voir C a proposer je vous serai très reconnaissant.
Merci de vos réponses, Vincent
Retour d'Inde du Sud
Bonjour à tous
un petit bilan pour ceux qui sont en preparation et pour renvoyer la balle car beaucoup de personnes m'ont donné pas mal d'infos et de tuyaux ici.
circuit du 10 au 23 février 2011, vol ETIHAD AIRWAYS paris-madras-cochin
très bons vols sauf les horaires d'arrivée et de départ à 4H du matin
location de chauffeur auprès de MOKSHA TOUR (qui possède plusieurs agences dans le Tamil Nadu) : me demander les coordonnées pour ceux qui souhaitent. 15000 roupies pour 10 jours de Madras à Allepey pour une Ambassador avec A/C. Agence qui compte 20 chauffeurs avdec différents véhicules. Samy, chauffeur agréable, conduite prudente ( et c'est peu dire en Inde...!); propose des arrêts photo, shopping, massage, ...on prend ou pas sans incidence et sans "harcèlement"
Programme :
DATE
TRAJET
VILLES
Jeudi 10 février
Paris-Abu Dhabi-Madras
MAHABALIPURAM
Vendredi 11 février
Chennai-Mahabalipuram
MAHABALIPURAM
Samedi 12 février
Mahabalipuram-Pondicherry
PONDICHERRY
Dimanche 13 février
PONDICHERRY
Lundi 14 février
Pondicherry-Chidambaram-Tanjore
CHIDAMBARAM
TANJORE
Mardi 15 février
Tanjore-Trichy-Maduraï
TANJORE
TRICHY
Mercredi 16 février
MADURAI
Jeudi 17 février
Maduraï-Munnar
MUNNAR
Vendredi 18 février
MUNNAR
KOLUKUMALAI
Samedi 19 février
MUNNAR-ALLEPEY
ALLEPEY
Dimanche 20 février
ALLEPEY
Remarques : - visiter Kanchipuram et ses temples au petit matin, une pure merveille...on l'a fait en sortant de l'avion de paris et en déviant légèrement sur la route de Mahabalipuram - bien profiter de Pondicherry une journée entière au moins - visiter absolument le temple de Chibamdaram sur la route entre Pondicherry et Tanjore, sauvage et parfaitement conservé dans un joli écrin de verdure. - visiter 2 fois le temple magnifique de Maduraï, très différents des autres, très grand et fréquenté...assister à la cérémonie quotidienne du coucher de Shiva le soir...horaires variable à se faire confirmer par le chauffeur ou autre ! - ne pas rater au moins 2 jours à Munnar ou Ooty pour les jardins de thé... en passant par Periyar qui n'a aucun intérêt si ce n'est les jardins d'épices...une bonne leçon de botanique et de cuisine...hummm
quelques coups de coeur d'hôtels : - Pondicherry : DUMASGUESTHOUSE...rue Dumas superbe maison coloniale transformée en Chambre d'hôtes par la propriétaire, née dans cette maison...7 chambres aménagées et meublées avec goût...2000 roupies sans PDJ à prendre de l'autre côté de la rue dans le jardin fleuri de l'Alliance française. - John's Cottage à Munnar dans un joli jardin en centre ville, près des plantations de thé...propose repas maison au déjeuner comme au dîner, délicieux....compter 1500 roupies PDJ compris. Attention 5 chambres seulement et pas de website...téléphone only et très couru des francophones. - Marari beach villas à 10 km d'Allepey : dépéchez vous d'aller y séjouner, un paradis sans personne avec des kilomètres de plages et cocotiers...sauvages, justes "occupées" par les pêcheurs et leur filets de pêche... joli cottage qui fait repas délicieux en utilisant subtilement les épices du Kérala...on apprécie enfin les épices sans qu'elles arrachent le palais...curry leaf sur poissons grillés, etc...dommage un peu chère pour les chambres soit 4000 roupies av ec PDJ et A/C...un chambre en bamboue dans cottage sas A/C à 1000 roupies...7 chambres en tout...repas à 300 roupies avec eau minérale. Mais depuis quelques mois la situation de monopole de cet hôtel se termine... 2 ou 3 guesthouses sont en constuction...à surveiller donc...sinon que des hôtels de luxe à 250 euros la nuit.
Remarques sur les houseboat pour les backwaters : j'avais réservé auprès de Moksha Tour..;très bien un bâteau pour 2, service impeccalbe, un pure bonheur pour 24 heures de midi à midi le lendemain mais d'un part un peu cher, compter environ 6500 roupies tout compris pour 2 mais surtout si cela était à refaire, je dormirais à Allepey et parcourerais les canaux en deux fois : avec le bâteau taxi gouvernemental qui vous coûte 20 roupies pour les grandes artères et en pirogue privée pour les petits canaux plein de surprises (et où les gros bâteaux ne peuvent pénétrer).
bon courage à tous Franck
TRAJET
VILLES
Jeudi 10 février
Paris-Abu Dhabi-Madras
MAHABALIPURAM
Vendredi 11 février
Chennai-Mahabalipuram
MAHABALIPURAM
Samedi 12 février
Mahabalipuram-Pondicherry
PONDICHERRY
Dimanche 13 février
PONDICHERRY
Lundi 14 février
Pondicherry-Chidambaram-Tanjore
CHIDAMBARAM
TANJORE
Mardi 15 février
Tanjore-Trichy-Maduraï
TANJORE
TRICHY
Mercredi 16 février
MADURAI
Jeudi 17 février
Maduraï-Munnar
MUNNAR
Vendredi 18 février
MUNNAR
KOLUKUMALAI
Samedi 19 février
MUNNAR-ALLEPEY
ALLEPEY
Dimanche 20 février
ALLEPEY
Remarques : - visiter Kanchipuram et ses temples au petit matin, une pure merveille...on l'a fait en sortant de l'avion de paris et en déviant légèrement sur la route de Mahabalipuram - bien profiter de Pondicherry une journée entière au moins - visiter absolument le temple de Chibamdaram sur la route entre Pondicherry et Tanjore, sauvage et parfaitement conservé dans un joli écrin de verdure. - visiter 2 fois le temple magnifique de Maduraï, très différents des autres, très grand et fréquenté...assister à la cérémonie quotidienne du coucher de Shiva le soir...horaires variable à se faire confirmer par le chauffeur ou autre ! - ne pas rater au moins 2 jours à Munnar ou Ooty pour les jardins de thé... en passant par Periyar qui n'a aucun intérêt si ce n'est les jardins d'épices...une bonne leçon de botanique et de cuisine...hummm
quelques coups de coeur d'hôtels : - Pondicherry : DUMASGUESTHOUSE...rue Dumas superbe maison coloniale transformée en Chambre d'hôtes par la propriétaire, née dans cette maison...7 chambres aménagées et meublées avec goût...2000 roupies sans PDJ à prendre de l'autre côté de la rue dans le jardin fleuri de l'Alliance française. - John's Cottage à Munnar dans un joli jardin en centre ville, près des plantations de thé...propose repas maison au déjeuner comme au dîner, délicieux....compter 1500 roupies PDJ compris. Attention 5 chambres seulement et pas de website...téléphone only et très couru des francophones. - Marari beach villas à 10 km d'Allepey : dépéchez vous d'aller y séjouner, un paradis sans personne avec des kilomètres de plages et cocotiers...sauvages, justes "occupées" par les pêcheurs et leur filets de pêche... joli cottage qui fait repas délicieux en utilisant subtilement les épices du Kérala...on apprécie enfin les épices sans qu'elles arrachent le palais...curry leaf sur poissons grillés, etc...dommage un peu chère pour les chambres soit 4000 roupies av ec PDJ et A/C...un chambre en bamboue dans cottage sas A/C à 1000 roupies...7 chambres en tout...repas à 300 roupies avec eau minérale. Mais depuis quelques mois la situation de monopole de cet hôtel se termine... 2 ou 3 guesthouses sont en constuction...à surveiller donc...sinon que des hôtels de luxe à 250 euros la nuit.
Remarques sur les houseboat pour les backwaters : j'avais réservé auprès de Moksha Tour..;très bien un bâteau pour 2, service impeccalbe, un pure bonheur pour 24 heures de midi à midi le lendemain mais d'un part un peu cher, compter environ 6500 roupies tout compris pour 2 mais surtout si cela était à refaire, je dormirais à Allepey et parcourerais les canaux en deux fois : avec le bâteau taxi gouvernemental qui vous coûte 20 roupies pour les grandes artères et en pirogue privée pour les petits canaux plein de surprises (et où les gros bâteaux ne peuvent pénétrer).
bon courage à tous Franck
Passer un agréable séjour à Dubaï ne connaissant rien en voyage?
Bonjour
Ma mere et moi pendant les grandes vacances voulons partir a Dubai. Le problème c'est qu'on ne s'y connais rien en voyage..
Pour les billet on c'est pas trop vers où s'orienter, pour l'hotêl on a peur de tomber dans les arnaques, la monnaie labas c'est pas l'euro je suppose ?
En gros ont a besoin de tout les info possible pour passé un agréable voyage
Merci
Ma mere et moi pendant les grandes vacances voulons partir a Dubai. Le problème c'est qu'on ne s'y connais rien en voyage..
Pour les billet on c'est pas trop vers où s'orienter, pour l'hotêl on a peur de tomber dans les arnaques, la monnaie labas c'est pas l'euro je suppose ?
En gros ont a besoin de tout les info possible pour passé un agréable voyage
Merci
Obtenir les visas iranien et pakistanais à partir de l'Inde?
Bonjour
Qui a deja pu obtenir recemment ces deux visa la a partir de l'inde, ds pb particuliers ?
Le visa Iran peut il sobtenir de Dubai egalelent ?🙂
MERCI de vos lumieres
MERCI de vos lumieres
Où dormir à Cheraring? (Malaisie)
bonjour,
en malaisie cet été j 'ai l intention de passer quelques jours à cherating
est ce que cela vaut le coup?
quelqu' un aurait il une bonne adresse , sympa typique pas chère etc.. pour passer quelques jours?
merci pour vos infos!
en malaisie cet été j 'ai l intention de passer quelques jours à cherating
est ce que cela vaut le coup?
quelqu' un aurait il une bonne adresse , sympa typique pas chère etc.. pour passer quelques jours?
merci pour vos infos!
Vol Paris - Kathmandu via Delhi: situation actuelle? (fin janvier 2011)
Bonjour,
Je vais au Népal en Avril/Mai, et suis à la recherche d'un vol à un prix acceptable, avec une seule escale.
Les compagnies émiraties ont des prix intéressants, mais je serai interessé par des vols Air France jusqu'à Delhi, puis vol avec JetAirways.
J'ai entendu dire que le stop à Delhi était à éviter (j'ai en effet souvenir d'un aéroport un peu délabré et bruyant).
Mes questions: - quelqu'un a-t-il fait un tel vol récemment ? si oui dans quelles conditions ? - pas besoin de visa je suppose ? ou faut-il changer de terminal ?
Merci !
Voyage à destination de Kathmandoudim. 3 avr. 11 Paris (CDG) Départ 10:40 Terminal 2C avec Delhi (DEL) Arrivée 22:35 Terminal 3Durée : 8h 25min Vol : 226 Classe Economie , Airbus A340lun. 4 avr. 11 Delhi (DEL) Départ 06:30 Terminal 3 avec Kathmandou (KTM) Arrivée 08:25Durée : 1h 43min Vol : 264 Classe Economie , BOEING 737-800 (WINGLETS) PASSENGER Distance totale : * (*le kilométrage n'est pas disponible pour certains vols) Durée totale : 10h 8min (18 h 3 min avec les correspondances)Voyage à destination de Parislun. 25 avr. 11 Kathmandou (KTM) Départ 15:45 avec Delhi (DEL) Arrivée 17:10 Terminal 3Durée : 1h 37min Vol : 261 Classe Economie , BOEING 737-800 (WINGLETS) PASSENGERmar. 26 avr. 11 Delhi (DEL) Départ 00:35 Terminal 3 avec Paris (CDG) Arrivée 06:05 Terminal 2CDurée : 9h 0min Vol : 225 Classe Economie , Airbus A340
Je vais au Népal en Avril/Mai, et suis à la recherche d'un vol à un prix acceptable, avec une seule escale.
Les compagnies émiraties ont des prix intéressants, mais je serai interessé par des vols Air France jusqu'à Delhi, puis vol avec JetAirways.
J'ai entendu dire que le stop à Delhi était à éviter (j'ai en effet souvenir d'un aéroport un peu délabré et bruyant).
Mes questions: - quelqu'un a-t-il fait un tel vol récemment ? si oui dans quelles conditions ? - pas besoin de visa je suppose ? ou faut-il changer de terminal ?
Merci !
Voyage à destination de Kathmandoudim. 3 avr. 11 Paris (CDG) Départ 10:40 Terminal 2C avec Delhi (DEL) Arrivée 22:35 Terminal 3Durée : 8h 25min Vol : 226 Classe Economie , Airbus A340lun. 4 avr. 11 Delhi (DEL) Départ 06:30 Terminal 3 avec Kathmandou (KTM) Arrivée 08:25Durée : 1h 43min Vol : 264 Classe Economie , BOEING 737-800 (WINGLETS) PASSENGER Distance totale : * (*le kilométrage n'est pas disponible pour certains vols) Durée totale : 10h 8min (18 h 3 min avec les correspondances)Voyage à destination de Parislun. 25 avr. 11 Kathmandou (KTM) Départ 15:45 avec Delhi (DEL) Arrivée 17:10 Terminal 3Durée : 1h 37min Vol : 261 Classe Economie , BOEING 737-800 (WINGLETS) PASSENGERmar. 26 avr. 11 Delhi (DEL) Départ 00:35 Terminal 3 avec Paris (CDG) Arrivée 06:05 Terminal 2CDurée : 9h 0min Vol : 225 Classe Economie , Airbus A340
Préparer un projet vélo qui n'aura peut-être jamais lieu: est-ce raisonnable?
Bonjours a tous,
Depuis quelques temps, je fait de petits voyages à vélo. Et comme beaucoup, je rêve d'un GRAND voyage. Pour moi ce n'est pas le tour du monde, mais plutot un tour d'Europe.
Je meurs d'envi de préparer sur papier ce fameux voyage, mais peut etre que je n'en verrai jamais l'aboutissement ( pour des raison diverses : famille, travail, finance ).
Comme j'ai pu lire souvent, " le voyage commence lors de la préparation de celui ci "
Alors je voulais savoir si le faite de préparer un voyage improbable vous a permis de trouver les ressource nécessaire pour franchir le pas. Ou si au contraire ce fut négatif .
Merci
Depuis quelques temps, je fait de petits voyages à vélo. Et comme beaucoup, je rêve d'un GRAND voyage. Pour moi ce n'est pas le tour du monde, mais plutot un tour d'Europe.
Je meurs d'envi de préparer sur papier ce fameux voyage, mais peut etre que je n'en verrai jamais l'aboutissement ( pour des raison diverses : famille, travail, finance ).
Comme j'ai pu lire souvent, " le voyage commence lors de la préparation de celui ci "
Alors je voulais savoir si le faite de préparer un voyage improbable vous a permis de trouver les ressource nécessaire pour franchir le pas. Ou si au contraire ce fut négatif .
Merci
Retour de mon dixième voyage en Inde
contrairement à ragamuffin, j'ai beaucoup aimé. pour moi, l'inde a toujours autant de charme.
je ne parlerai pas de tout mon voyage, aucune intérêt pour vous.
mais je suis allée entre autres dans le gujarat. juste un petit bout car c'est grand et les routes sont en très mauvais état surtout vers diu.
j'ai vraiment aimé ahmedabad, même si c'est une grande ville très bruyante. beau temple en bois , bel ensemble, photo, et bien d'autres choses aussi. l'hôtel "good night" est très correct", son restau très bon, mais pour le petit déj ( il n'y a que le service dans les chambres possible et je n'aime pas), je conseille, le buffet de l'hôtel royal highness. 140 rs, très très bien et très gentil serveur, kisshore. celui de l'hôtel "house of MG" où j'ai vu beaucoup de touristes est cher et pas à la hauteur.
j'y étais aussi le 17 décembre, le jour de la fête musulmane. il y avait beaucoup de monde et un côté très sympa, mais aussi un très hard avec des hommes qui se lacèrent le corps.
jamnagar est une très jolie ville très délabrée, dans le style de lucknow. dwarka a une bonne ambiance avec des sadhus. peu de touristes dans ces coins. j'aime beaucoup les tenues des hommes et des femmes de cette région, leurs grosses boucles d'oreilles et leurs tatouages ainsi que leur moyen de locomotion. photo.
diu, c'est pas mal mais j'ai surtout aimé le petit port de pêche à 10 kms. photo. la mer est très bonne et très calme aussi. je parle de nagoa beach. le matin, c'était un vrai paradis, personne, la mer pour nous à perte de vue et puis l'après-midi, des hommes venaient tout gâcher, des fous, des ivrognes, je ne sais pas. mon compagnon de voyage à même du se fâcher et en arriver aux mains. il y a aussi des chiens en meute. donc, ce n'est pas un endroit que je conseille aux femme seules. je suis quand même très contente d'avoir pu me baigner un peu avant mon retour en france.
bikaner: belle vieille ville, le fort a de superbes peintures. trois étoiles pour moi. et puis, j'étais à l'hôtel jaswant bhawan. nous étions leurs seuls clients.grande chambre pour 1000 rs. vraiment un bon coin. mais c'est plus une pension de famille qu'un hôtel. la cuisine est vraiment délicieuse. et le village de kolayat est super, surtout le jour de la fête. mais le temple des rats à deshnok est nul. ça ne vaut pas le déplacement.
une bonne note pour la guest house de bundi, hadee rani. très très bonne cuisinière.
des trucs très sympas, liés aux fêtes, mais il faut tomber aux bons moments, comme jhalawar ou kashavrai patan aux environs de kota.
ça c'était mes coups de coeur.
Chili - La superbe journée entre San Pedro et les geysers Tatio (décembre 2010)
Bonjour à tous,
nous étions il y a peu, au nord Chili pour les vacances de Noel 2010, en famille avec nos filles de 9 et 11 ans. Je ne vais pas vous raconter tout le voyage ici, ce serait trop long et je vous renvoie sur notre site. Mais je voulais vous faire partager une journée, l'une des plus belles, entre San Pedro de Atacama et les geysers d'el Tatio.
- --
Un grand jour, qui commence très tôt ! Réveil à 5h du mat, pour un départ à 5h30 direction les geysers d'El Tatio ! Est-ce que cela va tenir la réputation ? Je doute un peu, mais bon. On décide de partir tôt, mais pas trop, histoire de finir la route à la lueur de jour, vu que la route est réputée dangereuse. On a une trace GPS sûre, donc pas de crainte de se perdre. En fait, la signalisation est bien faite, et à part une ou 2 bifurcations, pas trop de crainte de se louper. Côté piste, elle est assez inégale dans le confort. Le pick up est quand même le véhicule par excellence ici (sauf pour le côté pratique des bagages dans la benne). Nous avons pris la piste de Puritama (et pas celle de Machuca pourtant plus rapide), vu que c'est celle qui est indiquée par les panneaux. Il est possible d'y aller en voiture normale, vu que des mini bus y vont, mais prudence, il y a des rochers, un guet, vraiment pas l'idéal, et on mettra plus de temps. La route a ses pièges : la voiture dérape inévitablement sur le sable/cailloux dans les virages et même sur certaines portions droites, les distances de freinage sont considérablement rallongées en cas d'urgence. Bref prudence et anticipation. On évolue entre 50km/h dans les virages et 90km/h sans problème sur les portions roulantes et avec la lueur du jour. Au final, nous mettrons 1h30. Au départ nuit noire, puis peu à peu les formes du relief apparaissent au fur et à mesure que le jour nait. C'est beau, c'est grand, on se sent vraiment en plein milieu de cette immensité. Au final, nous rattrapperons même quelques véhicules juste sur la fin, des minibus des tours de San Pedro, qui nous feront manger un peu de poussière. Eux passent par Machuca. La portion par Puritama permet au moins d'être tranquille, de ne pas avoir à doubler et être doublé. Au sortir d'un virage nous apercevons les fumées des geysers, et peu de temps après le poste des gardiens. Un gardien chaudement habillé nous accueille (toujours avec le sourire, décidemment), et nous annonce -6°. Ca va, y'a pire dans le coin à d'autres moments. Il y a certes du monde déjà présent (les agences arrivent un peu plus tôt en moyenne), mais pas tant gênant que ça finalement, tellement occupés à aller d'un geyser à un autre. Le spectable est magique. Les filles, même armées de polaires, coupe-vents, bonnets, ont plus de mal à supporter le froid que nous. Heureusement, les premiers rayons du soleil vont vite nous réchauffer.

A 8h30, soit 1h30 après notre arrivée, nous sommes bien et ne souffrons plus du froid. Petit à petit les tours déménagent pour rejoindre à quelques centaines de mètres de là les fameux bassins d'eau chaude. Nous resterons jusqu'à 10h sur le site principal des geysers, alors que 2 ou 3 seulement continuent de bouillonner vraiment. L'endroit le plus joli esthétiquement, c'est finalement quand le soleil commence à apparaitre sur le site. Entre 9h et 10h, certes les geysers ont quasi tous terminé de cracher, mais c'est alors une 2ème période privilégiée que nous vivons : - nous sommes absolument seuls ! En fait, hormis 2 4x4 particulières de chiliens, nous aurons été ce matin là les seuls en voiture particulière. Tous les autres étaient en tours organisés et sont donc déjà partis. Notre petit déjeuner pourtant simple, plus simple que ceux des tours, sera royal. - nous pouvons approcher les trous des geysers qui s'endorment. Les cavités sont souvent bordées de formes et couleurs étonnantes. Superbe !
A 10h, nous voyons que les touristes des tours ont quitté les bassins à 1km de là. Nous arrivons alors que la dernière voiture repart. Impec, timing nickel. Nous nous retrouvons toujours seuls au bord du grand bassin, où il y avait il y a peu des dizaines de touristes barbotant, certainement avec pas mal de bruits et cris. Notre excitation atteint le maximum. Ce sera certainement le moment le plus euphorique du voyage, sans trop savoir pourquoi. Le site est beau, mais pas autant que d'autres vus. C'est ce sentiment d'être à 4300m, seuls, et de s'apprêter à prendre un bain chaud et réparateur à ciel ouvert, sous un soleil radieux.
Le bassin est alimenté par un bouillon naturel tout près, qui déverse une eau bouillante, et par un autre filet d'eau chaud.
Vite en maillots ! Au départ, elle parait trop chaude, mais on s'y fait vite. C'est grand, on peut même attaquer quelques brasses là où on n'a pas pied. Mais on revient vite se poser là où on peut s'asseoir dans l'eau. On découvre qu'en fait, le chaleur vient aussi du sol, par moment, si bien que l'on doit vite bouger sous peine de se brûler les fesses par ces jacusis sous marin brûlant.
On restera presque 3/4 d'h à barboter, sourires constant aux lèvres. 
A 11h, on décide quand même de partir. On a bien profité de nos 4h sur le site, et nous avions repéré à la montée un endroit très beau et propice au casse-croute, que nous sommes impatients de retrouver. Nous ne serons pas déçus. Les couleurs y sont maintenant fantastiques. C'est juste avant la bifurcation Machuca. Un cours d'eau arrive d'on ne sait où, et irrigue une petite dépression pour former un bel oasis, où toutes sortes d'animaux viennent s'abreuver et vivre (foulques, grosses poules d'eau, vigognes, flamands roses, oiseaux). Ici encore, nous déballons popote et casse croute pour un "repas" rêvé, toujours à plus de 4000m, sans trop s'en rendre compte.

1 à 2h plus tard (même pas regardé), on repart comblé, sur la piste de cet immence plateau. Au passage, on aura droit à la vision de 2 nandous (une sorte d'autruche locale) ! Au retour, nous dédaignerons même les termes de Puritama. Les officiels (privés) coutent quand même 10 000 P/pers, et des moins officiels sont trouvables plus bas. Mais après celles de Tatio, on a l'impression que cela nous semblera un peu fâde, alors on trace jusqu'à la vallée aux cactus de Guatin (juste après la jonction des pistes de Puritama et Machuca). Super petit endroit, où des grands cactus gardent l'entrée d'un canyon. Un cours d'eau raffraichissant serpente entre grosses touffes d'herbes vertes ou jaunes, et berges sablonneuses. Autour, on a retrouvé le désert.
Quels contrastes en une seule journée !
A savoir qu'il existe des randos allant de ce coin là à San Pedro.
On terminera par un goûter bien mérité au patio de La Rose, et très satisfaits de cette grandiose journée.
- --
L'intégralité du voyage et des photos est visible sur notre site internet.
nous étions il y a peu, au nord Chili pour les vacances de Noel 2010, en famille avec nos filles de 9 et 11 ans. Je ne vais pas vous raconter tout le voyage ici, ce serait trop long et je vous renvoie sur notre site. Mais je voulais vous faire partager une journée, l'une des plus belles, entre San Pedro de Atacama et les geysers d'el Tatio.
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Un grand jour, qui commence très tôt ! Réveil à 5h du mat, pour un départ à 5h30 direction les geysers d'El Tatio ! Est-ce que cela va tenir la réputation ? Je doute un peu, mais bon. On décide de partir tôt, mais pas trop, histoire de finir la route à la lueur de jour, vu que la route est réputée dangereuse. On a une trace GPS sûre, donc pas de crainte de se perdre. En fait, la signalisation est bien faite, et à part une ou 2 bifurcations, pas trop de crainte de se louper. Côté piste, elle est assez inégale dans le confort. Le pick up est quand même le véhicule par excellence ici (sauf pour le côté pratique des bagages dans la benne). Nous avons pris la piste de Puritama (et pas celle de Machuca pourtant plus rapide), vu que c'est celle qui est indiquée par les panneaux. Il est possible d'y aller en voiture normale, vu que des mini bus y vont, mais prudence, il y a des rochers, un guet, vraiment pas l'idéal, et on mettra plus de temps. La route a ses pièges : la voiture dérape inévitablement sur le sable/cailloux dans les virages et même sur certaines portions droites, les distances de freinage sont considérablement rallongées en cas d'urgence. Bref prudence et anticipation. On évolue entre 50km/h dans les virages et 90km/h sans problème sur les portions roulantes et avec la lueur du jour. Au final, nous mettrons 1h30. Au départ nuit noire, puis peu à peu les formes du relief apparaissent au fur et à mesure que le jour nait. C'est beau, c'est grand, on se sent vraiment en plein milieu de cette immensité. Au final, nous rattrapperons même quelques véhicules juste sur la fin, des minibus des tours de San Pedro, qui nous feront manger un peu de poussière. Eux passent par Machuca. La portion par Puritama permet au moins d'être tranquille, de ne pas avoir à doubler et être doublé. Au sortir d'un virage nous apercevons les fumées des geysers, et peu de temps après le poste des gardiens. Un gardien chaudement habillé nous accueille (toujours avec le sourire, décidemment), et nous annonce -6°. Ca va, y'a pire dans le coin à d'autres moments. Il y a certes du monde déjà présent (les agences arrivent un peu plus tôt en moyenne), mais pas tant gênant que ça finalement, tellement occupés à aller d'un geyser à un autre. Le spectable est magique. Les filles, même armées de polaires, coupe-vents, bonnets, ont plus de mal à supporter le froid que nous. Heureusement, les premiers rayons du soleil vont vite nous réchauffer.

A 8h30, soit 1h30 après notre arrivée, nous sommes bien et ne souffrons plus du froid. Petit à petit les tours déménagent pour rejoindre à quelques centaines de mètres de là les fameux bassins d'eau chaude. Nous resterons jusqu'à 10h sur le site principal des geysers, alors que 2 ou 3 seulement continuent de bouillonner vraiment. L'endroit le plus joli esthétiquement, c'est finalement quand le soleil commence à apparaitre sur le site. Entre 9h et 10h, certes les geysers ont quasi tous terminé de cracher, mais c'est alors une 2ème période privilégiée que nous vivons : - nous sommes absolument seuls ! En fait, hormis 2 4x4 particulières de chiliens, nous aurons été ce matin là les seuls en voiture particulière. Tous les autres étaient en tours organisés et sont donc déjà partis. Notre petit déjeuner pourtant simple, plus simple que ceux des tours, sera royal. - nous pouvons approcher les trous des geysers qui s'endorment. Les cavités sont souvent bordées de formes et couleurs étonnantes. Superbe !
A 10h, nous voyons que les touristes des tours ont quitté les bassins à 1km de là. Nous arrivons alors que la dernière voiture repart. Impec, timing nickel. Nous nous retrouvons toujours seuls au bord du grand bassin, où il y avait il y a peu des dizaines de touristes barbotant, certainement avec pas mal de bruits et cris. Notre excitation atteint le maximum. Ce sera certainement le moment le plus euphorique du voyage, sans trop savoir pourquoi. Le site est beau, mais pas autant que d'autres vus. C'est ce sentiment d'être à 4300m, seuls, et de s'apprêter à prendre un bain chaud et réparateur à ciel ouvert, sous un soleil radieux.
Le bassin est alimenté par un bouillon naturel tout près, qui déverse une eau bouillante, et par un autre filet d'eau chaud.
Vite en maillots ! Au départ, elle parait trop chaude, mais on s'y fait vite. C'est grand, on peut même attaquer quelques brasses là où on n'a pas pied. Mais on revient vite se poser là où on peut s'asseoir dans l'eau. On découvre qu'en fait, le chaleur vient aussi du sol, par moment, si bien que l'on doit vite bouger sous peine de se brûler les fesses par ces jacusis sous marin brûlant.
On restera presque 3/4 d'h à barboter, sourires constant aux lèvres. 
A 11h, on décide quand même de partir. On a bien profité de nos 4h sur le site, et nous avions repéré à la montée un endroit très beau et propice au casse-croute, que nous sommes impatients de retrouver. Nous ne serons pas déçus. Les couleurs y sont maintenant fantastiques. C'est juste avant la bifurcation Machuca. Un cours d'eau arrive d'on ne sait où, et irrigue une petite dépression pour former un bel oasis, où toutes sortes d'animaux viennent s'abreuver et vivre (foulques, grosses poules d'eau, vigognes, flamands roses, oiseaux). Ici encore, nous déballons popote et casse croute pour un "repas" rêvé, toujours à plus de 4000m, sans trop s'en rendre compte.

1 à 2h plus tard (même pas regardé), on repart comblé, sur la piste de cet immence plateau. Au passage, on aura droit à la vision de 2 nandous (une sorte d'autruche locale) ! Au retour, nous dédaignerons même les termes de Puritama. Les officiels (privés) coutent quand même 10 000 P/pers, et des moins officiels sont trouvables plus bas. Mais après celles de Tatio, on a l'impression que cela nous semblera un peu fâde, alors on trace jusqu'à la vallée aux cactus de Guatin (juste après la jonction des pistes de Puritama et Machuca). Super petit endroit, où des grands cactus gardent l'entrée d'un canyon. Un cours d'eau raffraichissant serpente entre grosses touffes d'herbes vertes ou jaunes, et berges sablonneuses. Autour, on a retrouvé le désert.
Quels contrastes en une seule journée !
A savoir qu'il existe des randos allant de ce coin là à San Pedro.
On terminera par un goûter bien mérité au patio de La Rose, et très satisfaits de cette grandiose journée.- --
L'intégralité du voyage et des photos est visible sur notre site internet.
Trois semaines en Thaïlande à quatre avec deux enfants de 6 et 14 ans
Bonjour et bonne année à tous,
Depuis plusieurs jours je me ballade sur le forum, lis vos commentaires et voyage dans ma tête alors merci pour tous ces récits !
Nous voulons partir début juillet en Thaïlande pour 3 semaines avec notre fille de 6 ans et notre fils de 14. Nous ne connaissons pas du tout la Thaïlande et c'est la 1 ère fois que nous allons partir loin avec les enfants. Nous ne sommes pas du tout adeptes des voyages organisés, des visites minutées et des foules de touristes, du coup j'aimerai organiser moi même notre séjour, mais j'avoue être un peu perdue ( et paniquée) ne connaissant ni le pays ni les activités que nous pourrions partager ET apprécier avec un ado et une petite fille... Ce qui me fait commencer mon organisation un peu tôt et me laisse quelques mois pour tout fignoler.
Lors de mes différentes recherches, et lecture de blogs de certains membres un parcours commence à se former, l'idée étant de louer une voiture et de nous balader 2 semaines dans le nord puis de nous "poser" pour 1 semaine de farniente dans le sud, mais en évitant les iles a touristes.En vrac et sans savoir si c'est réalisable j'aimerais faire Bangkok, Chang Mai, Pai, Ayutthaya, Sukhothai, Kanchanaburi, Nan, Nakhom Pathom, Lobpuri, Surin , Koh Chang et Koh Tao.
Ce que j'aimerais savoir c'est :
1) Un circuit pareil est il réalisable en 3 semaines et avec des enfants? je n'ai pas non plus envie que nous passions notre temps à courir ou à être enfermés dans la voiture. Toutes ces villes valent-elles la visite, et certaines méritent- elles un plus long séjour que d'autres? Il y en a -t-il certaines que je devrais sacrifier pour d'autres destinations?
2) Faut il que je m'occupe des réservations (hôtels ou guest house) avant le départ ou pouvons nous prendre le risque de partir à l'aventure et de nous arrêter à l'envie sans risquer la nuit a la pleine lune?
3) Une idée du budget à prévoir pour le logement, la nourriture, les déplacements etc ( hors billets d'avion)sachant que sans être une folle des 5 étoiles , plutot une nette preference pour les guest house typiques , j'ai quand même besoin d'un confort minimum ( Eau chaude et clim ou ventilo) et suis un peu maniaque sur la propreté.
4) Je suis sur le point d'acheter nos billets d'avion et là choix cornélien, vol avec escale (22 h)ou vol direct mais a peu prés 1000 euros de plus a 4. L'un de vous aurait il tenté le vol avec escale avec des enfants? Est ce trop long/fatiguant pour eux? Parceque sincèrement à choisir je préfère avoir 1000 euros à dépenser pendant les vacances que de les mettre dans un billet d'avion.
Voila, je vous remercie à l'avance pour vos réponses que j'attends comme si je partais demain :-)
Et en attendant je me replonge dans vos récits de vacances.
Ramla
Photo-reportage d'un voyage à Fès (Maroc)
Voici quelques images du MAROC avec une petite ballade passant par : Fès - Chefchaouen - Moulay Idriss - Volubilis
TOUTES les PHOTOS et mes COMMENTAIRS ICI :
http://regardailleurs.morkitu.org/voyages/maroc/index.html
TOUTES les PHOTOS et mes COMMENTAIRS ICI :
http://regardailleurs.morkitu.org/voyages/maroc/index.html
Retour de la croisière "Mille et une nuits" sur le Costa Luminosa du 6 au 13 décembre 2010
Bonjour,
Dur retour à la réalité, il fait trop froid 🙁
Je ne vais pas vous faire un CR très détaillé, juste vous communiqer quelques éléments.
20è croisiere dont 18 chez COSTA - Carte GOLD PEARL.
Un seul point négatif nuancé : vol PARIS/ ABU DHABI et non DUBAI donc 150 kms de car à effectuer à notre arrivée à 22 h 30 - départ pour le bateau à minuit , arrivée sur le bateau à 2 h du matin. Par contre, nous avons eu dans le car un guide qui nous a commenté tout le trajet en bénéficiant d'une rapide visite de DUBAI la nuit, c'est très joli.
Tout le reste sera positif même très positif. Accueil tout à fait correct de la part de COSTA au port de DUBAI malgrè l'heure très tardive. Buffet ouvert toute la nuit. Les bagages sont arrivés très rapidement en cabine.
Temps magnifique toute la semaine, entre 24 et 30 degrès. Bateau très joli, plus sobre que certains. Très beau pays, mais trop rapide.
Prestations d'un niveau supérieur aux dernières croisières effectuées en méditerranée (dernière en date mai 2010) par rapport surtout à la nourriture (foie gras poelé, gambas à plusieurs reprises, de nouveaux plats très bons... absolument rien à dire de négatif et une présentation très soignée). Un buffet de minuit sous les étloiles superbe, avec comme surprise la confection d'un gateau représentant le LUMINOSA et pesant 250 kgs. Le lendemain midi, nouveau buffet sur le pont piscine représentant des plats de toutes les natonalités, c'est la 1ère fois que nous voyons ce genre de buffet un midi aussi important.
Personnel très agréable, comme toujours. Hotesse francophone Caroline, agréable. Spectacles superbes, très très colorés et relativement originaux, j'ai beaucoup aimé. Petit déjeuner en cabine à la minute près. Buffet le midi tout à fait correct
Prestations GOLD PEARL respectées sans rien à avoir à réclamer (ce qui ne fut pas du tout le cas lors de la précédente croisière), mais cela tient à l'hotesse COSTA CLUB qui là, était une personne très professionnelle et très agréable. Pour information, pour certains de vous qui vous posiez les questions suivantes : nous avons eu 2 cartons d'invitations au restaurant Club pour 2 personnes, débarquement prioritaire pour les excursions (convocation 1/4 h avant les autres croisièristes et accompagnement par l'hotesse jusqu'à la porte de sortie. Vraiment rien à dire tout à été parfait.
Pays très joli, à revoir, que je conseille à tous. Et moi qui m'aime pas la mer qui bouge, je n'ai pas eu l'impression d'avoir été sur un bateau pendant 7 jours.
Il reste maintenant à prévoir la prochaine, où ? je ne sais pas.....
Je me tiens à votre disposition su vous avez des questions complémentaires.
Cordialement
Dur retour à la réalité, il fait trop froid 🙁
Je ne vais pas vous faire un CR très détaillé, juste vous communiqer quelques éléments.
20è croisiere dont 18 chez COSTA - Carte GOLD PEARL.
Un seul point négatif nuancé : vol PARIS/ ABU DHABI et non DUBAI donc 150 kms de car à effectuer à notre arrivée à 22 h 30 - départ pour le bateau à minuit , arrivée sur le bateau à 2 h du matin. Par contre, nous avons eu dans le car un guide qui nous a commenté tout le trajet en bénéficiant d'une rapide visite de DUBAI la nuit, c'est très joli.
Tout le reste sera positif même très positif. Accueil tout à fait correct de la part de COSTA au port de DUBAI malgrè l'heure très tardive. Buffet ouvert toute la nuit. Les bagages sont arrivés très rapidement en cabine.
Temps magnifique toute la semaine, entre 24 et 30 degrès. Bateau très joli, plus sobre que certains. Très beau pays, mais trop rapide.
Prestations d'un niveau supérieur aux dernières croisières effectuées en méditerranée (dernière en date mai 2010) par rapport surtout à la nourriture (foie gras poelé, gambas à plusieurs reprises, de nouveaux plats très bons... absolument rien à dire de négatif et une présentation très soignée). Un buffet de minuit sous les étloiles superbe, avec comme surprise la confection d'un gateau représentant le LUMINOSA et pesant 250 kgs. Le lendemain midi, nouveau buffet sur le pont piscine représentant des plats de toutes les natonalités, c'est la 1ère fois que nous voyons ce genre de buffet un midi aussi important.
Personnel très agréable, comme toujours. Hotesse francophone Caroline, agréable. Spectacles superbes, très très colorés et relativement originaux, j'ai beaucoup aimé. Petit déjeuner en cabine à la minute près. Buffet le midi tout à fait correct
Prestations GOLD PEARL respectées sans rien à avoir à réclamer (ce qui ne fut pas du tout le cas lors de la précédente croisière), mais cela tient à l'hotesse COSTA CLUB qui là, était une personne très professionnelle et très agréable. Pour information, pour certains de vous qui vous posiez les questions suivantes : nous avons eu 2 cartons d'invitations au restaurant Club pour 2 personnes, débarquement prioritaire pour les excursions (convocation 1/4 h avant les autres croisièristes et accompagnement par l'hotesse jusqu'à la porte de sortie. Vraiment rien à dire tout à été parfait.
Pays très joli, à revoir, que je conseille à tous. Et moi qui m'aime pas la mer qui bouge, je n'ai pas eu l'impression d'avoir été sur un bateau pendant 7 jours.
Il reste maintenant à prévoir la prochaine, où ? je ne sais pas.....
Je me tiens à votre disposition su vous avez des questions complémentaires.
Cordialement
Air France: ouvertures de Freetown (FNA) en Sierra Léone et Monrovia (ROB) au Liberia
en continuation des vols vers Conakry voici les plans de vols et horaires :
- Du 27 mars au 5 juin 2011 : 4 vols par semaine ( 2 vers FNA et 2 vers ROB), opérés en A330-200
- CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche AF 774 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 16:40 FNA AF 775 FNA 19:55 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
- CDG - CKY - ROB : Mercredi - Vendredi AF 772 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 17:10 ROB AF 771 ROB 19:30 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
Du 6 juin au 28 octobre 2011 : 5 vols par semaine (2 vers FNA et 3 vers ROB), opérés en A330-200 - CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche - CDG - CKY - ROB : Lundi - Mercredi - Vendredi
source : AF
- Du 27 mars au 5 juin 2011 : 4 vols par semaine ( 2 vers FNA et 2 vers ROB), opérés en A330-200
- CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche AF 774 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 16:40 FNA AF 775 FNA 19:55 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
- CDG - CKY - ROB : Mercredi - Vendredi AF 772 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 17:10 ROB AF 771 ROB 19:30 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
Du 6 juin au 28 octobre 2011 : 5 vols par semaine (2 vers FNA et 3 vers ROB), opérés en A330-200 - CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche - CDG - CKY - ROB : Lundi - Mercredi - Vendredi
source : AF
L'Éthiopie, monde à part
En Mai-Juin 2010 je me suis rendu en Éthiopie et au Somaliland (je posterais le carnet du Somaliland dans un message à part). L'Éthiopie c'était un peu ma destination rêvée. Un endroit où je me devais d'aller. Pourquoi? Parce que pour moi l'Éthiopie ne se résume pas aux famines, à la pauvreté, aux guerres, non. L'Éthiopie c'est le pays de l'une des plus ancienne civilisation au monde, le pays africain qui n'a jamais été colonisé, le pays où l'on écrit en amahrique... Certains rêvent d'aller en Italie, en Grèce, en Chine etc pour visiter ce qui concerne les civilisation anciennes, moi mon rêve c'était l'Éthiopie.
Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.
First time in Ethiopia ?
A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels : « Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ». Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser. Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.
Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales). Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.
Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie. « Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »
Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.
J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba. Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne. Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.
[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.
[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.
[3] Ebène, aventures africaine, éditions Pocket, p.248
Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.
First time in Ethiopia ?
A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels : « Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ». Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser. Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.
Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales). Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.
Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie. « Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »
Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.
J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba. Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne. Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.
[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.
[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.
[3] Ebène, aventures africaine, éditions Pocket, p.248
Lyngen - Les Alpes de l'Arctique

La traversée des Alpes de Lyngen à pied en juillet 2010 www.lyngen.dubuis.net
La péninsule de Lyngen est située au-delà du cercle Arctique sur le parallèle 70° de latitude Nord. Elle renferme des montagnes, des glaciers et des fjords. Spectaculaire et périlleuse, cette chaîne ne se laisse pas dompter facilement. Bordée de villages sur ses cotes, son centre est quant à lui occupé par des montagnes abruptes et des glaciers impressionnants. Un massif qui réserve bien des surprises...
Notre traversée des Alpes de Lyngen a été une traversée que nous avons entièrement élaborée. Il n'existe pas de grand sentier de randonnée dans ce massif au relief abrupt, uniquement des balades sur un ou deux jours.
Après avoir étudié les cartes, les images satellites, ainsi que des sites de randonneurs Norvégiens, nous avons tracé notre itinéraire au plus prés possible du cœur des Alpes, à travers ses plus belles vallées. Un périple passant aussi bien en hors sentier que sur des chemins de randonnée, qui nous a réservé biens des obstacles mais sans manquer de nous surprendre et de nous éblouir.
Jour 1 - 05/07/10 : De Russelv au lac Pepparvatnet Départ : 18h00 - Arrivée : 21h50 | +595/-205m - 8km - 3h25
C’est en bus, qui devait être normalement direct, que nous quittons Tromsø pour rejoindre le massif de Lyngen. Après trois changements et un passage en ferry pour traverser le fjord Ullsfjorden, nous arrivons à Russelv, au bout du bout de la route du hameau le plus septentrional de la péninsule de Lyngen. Après il n’y a plus qu’une petite piste qui continue en direction d’une maison isolée, à un peu plus de deux kilomètres au Nord.
Notre marche débute à 18 heures sur les rives de la péninsule, nous longeons le fjord Ullsfjorden jusqu’à cette maison. La météo est clémente pour nos premiers pas et nous permet d’admirer le fjord dans toute sa perspective. Nous bifurquons pour grimper sur les hauteurs des Alpes de Lyngen, jusqu'à un petit col à 258 mètres d’altitude. Ce col marque la limite de la zone « paysage protégé ». Les Alpes de Lyngen sont l’une des deux principales régions naturelles protégées du Troms du Nord.
Nous passons devant un petit lac au pied du Russelvjellet et débouchons sur le versant opposé du massif, dominé le fjord Ivgovuotna. Ce lac marque notre passage le plus au Nord que nous irons, sur la latitude 69°57’ Nord. La pointe Nord de la péninsule se trouve à moins de deux kilomètres, mais nous n’irons pas plus haut.
La mer est toute autour de nous, un paysage de fjords nous encercle. Nous avons beau être en montagne, ca sent la mer ici…
Nous poursuivons, en contournant le Russelvjellet pour rejoindre son versant Est, et ainsi prendre la direction du Sud, notre trajectoire pour les dix prochains jours. Il n’y a pas de sentier, c’est à nous de trouver le meilleur passage pour rejoindre le Lille Peppartiden, sommet au pied duquel nous comptons poser la tente. Nous marchons sur la ligne des 300 mètres d’altitude qui nous semble être le meilleur itinéraire. Mais au fur et à mesure de notre avancement, la ligne des 400 mètres semble finalement être plus directe, elle nous aurait fait faire moins de détours.
Quelques gouttes et des moustiques nous tombent dessus. Heureusement nous avons prévu une lotion et une moustiquaire de tête pour nous protéger. Si ces insectes sont réputés dans les régions du Grand Nord, je ne pensais pas en trouver sur les hauteurs, surtout en étant aussi proche de la mer.
Après avoir franchi quelques dénivelés, une rivière, un petit marécage et deux ou trois névés, nous arrivons vers les 22 heures au lac Pepparvatnet, dominé par le Lille Peppartiden culminant à 660 mètres d’altitude.
Nous installons notre bivouac à proximité du lac. Pendant que Célia déballe nos matelas et sac-de-couchages dans la tente, je m’occupe de trouver du combustible pour notre réchaud à bois. Mais les petites gouttes de pluie qui tombaient depuis en moment se transforment en déluge, nous finissons la soirée dans la tente.
Il est 0h20 lorsque nous allons nous coucher. Dehors, il fait jour, c’est la magie du Grand Nord !
Jour 2 - 06/07/10 : Du lac Pepparvatnet à la rivière Botnelva Départ : 10h20 - Arrivée : 19h00 | +990/-1275m - 15km - 7h00
Notre lever est un peu tardif ce matin, du coup nous ne ferons pas l’ascension du Lille Peppartiden que nous avions éventuellement prévue. En plus le ciel étant partiellement nuageux, il n’est pas certain que nous pourrions profiter du panorama une fois en haut. De toute façon, je préfère mettre la priorité sur le passage du col qui nous attend.
Nous contournons les lacs Lomvatnan. Une tente y est installée, mais nous n’apercevons personne. Nous n’étions pas les seuls à camper par ici cette nuit !
Notre itinéraire remonte la rivière Kalddalen pour rejoindre le lac Kalddaisvatnet qui se trouve au pied du col. C’est un petit lac bleu ciel issu des névés qui descendent des pentes du Storgalten. Il est encore sur une grande partie recouvert de glace. D’ici, nous pouvons contempler le col de près. Malheureusement, nous avons la confirmation de ce que je craignais hier en l’observant depuis le bivouac, il n’est pas franchissable ! Il est beaucoup trop enneigé dans une pente raide pour tenter de le gravir. De plus, il semble que son sommet soit recouvert de séracs. Il serait beaucoup trop dangereux de tenter son ascension.
Il y a bien un autre col juste à côté, mais je ne sais pas s’il est possible d’en descendre sur son autre versant. Contrairement à celui-ci que j’avais observé lors de notre passage en bus pour rejoindre Russelv. Non seulement il peut se franchir, mais je sais qu’il n’est pas enneigé sur son versant Ouest.
Nous décidons donc de monter entre les deux cols, sur le Lille Galten Sud culminant à 833 mètres d’altitude. Qui, contrairement aux deux cols, n’est pas du tout recouvert par la neige. De son sommet, nous devrions pouvoir atteindre notre col.
La montée s’effectue dans de gros éboulis, qui ont une tendance à dégringoler lorsque nous y posons le pied. Alors que moi je m’éclate, Célia ne fait pas amie-amie avec les pierres. De ce fait, elle n’apprécie pas vraiment le passage qui lui demande une certaine concentration et effort physique supplémentaire. A partir des 750 mètres d’altitude, nous arrêtons la grimpette en direction du sommet qui ne nous intéresse pas afin de poursuive en dévers en direction du col. Cela nous prend un certain temps, car le passage demande une attention particulière, le petit lac glacier se trouvant 270 mètres en dessous de nous.
Nous prenons notre pause déjeuner au col qui culmine à 731 mètres d’altitude. Comme il fait beau, je laisse Célia s’y reposer pour continuer vers le Storgalten. Pendant la montée, j’ai un beau point de vue sur l’itinéraire que nous avons emprunté pour rejoindre le col. Le passage en devers est bien plus impressionnant vu d’ici, c’était finalement une sacrée traversée !
Il me faut 1h35 de grimpette dans les éboulis pour atteindre le sommet qui culminant à 1219 mètres d’altitude, le plus haut point de notre parcours. Le panorama depuis le sommet est magnifique à 360 degrés. D’un côté, je domine le fjord Nordlenangen et de l’autre, le glacier Gammvikblåisen dans une cuvette entourée de hauts sommets.
De retour au col, nous descendons sur l’autre versant pour rejoindre la mer. De là, nous longeons le fjord Nordlenangen où se trouvent quelques cabanes de pécheurs sur ses rives. Puis la rivière Botnelva jusqu’à ce que nous trouvions un coin non marécageux pour installer notre bivouac.
Nous passons la soirée autour du feu, que j’ai pu allumer ce soir. Heureusement car la fumée nous protège des moustiques et des midges qui ne se gênent pas pour venir nous déranger.
Jour 3 - 07/07/10 : De la rivière Botnelva au lac Lakselvatnet Départ : 10h00 - Arrivée : 19h40 | +750/-730m - 20km - 7h25
Nous nous levons en compagnie de moustiques et de midges. Je ne compte même plus le nombre de piqures que j’ai eues en seulement deux jours. Ma cheville en est toute gonflée de se voir piquer.
Nous continuons de remonter la Botnelva que nous cherchons à franchir. Comme il n’y a pas de pont, nous allons devoir la traverser à gué. Pour cela, il nous faut trouver un passage qui s’y prête. Nous en trouvons un où la rivière s’élargi, ce qui permet d’avoir une eau moins profonde, avec un petit îlot au milieu permettant de la franchir en deux fois. L’eau est ici bien évidement glaciale, je me mets comme à chaque fois à crier des injures… Si au premier passage l’eau nous arrive qu’à mi-mollet, au deuxième, Célia s’enfonce jusqu’aux hanches… Il est notre premier gué, mais loin d’être le dernier dans cette traversée improvisée. Nous en avons d’ailleurs un nouveau dix minutes plus tard.
Nous poursuivons notre chemin en direction d’un nouveau col. Nous remontons une petite vallée, qui si sur les cartes et les images satellites ne semblait pas terrible, est en réalité toute autre. Cette vallée partiellement enneigée est magnifique. Aussi bien en terme de couleur, que de panorama sur les sommets aux alentours et sur les lacs Mellavatnet et Vassdalsvatnan qu’elle abrite. En plus, elle se laisse parcourir facilement malgré la neige.
De l’autre coté du col qui culmine à 623 mètres d’altitude, nous apercevons nos premiers rennes, deux adultes et deux petits. Nous poursuivons en descendant vers le fjord Sørlenangen. De là le tronçon qui suit est certainement le moins plaisant de notre périple, 6 kilomètres de bitume. Nous n’avons malheureusement pas eu le choix, je n’ai trouvé aucun autre chemin possible pour rejoindre la prochaine vallée que nous souhaitions absolument traverser. Heureusement sur le bord de la route se trouvent des maisons typiques de la région, souvent rouges, parfois blanches ou vertes. Quelques unes, des granges plus généralement, ont encore un toit recouvert d’herbe.
Ce soir nous avons le plaisir d’avoir un beau bivouac sous le soleil avec une vue sur le glacier Lenangsbreen, sans moustique !
Jour 4 - 08/07/10 : Du lac Lakselvatnet à la gorge Strupen Départ : 9h20 - Arrivée : 22h00 | +1010/-1030m - 16km - 10h40
Ce matin nous prenons le départ avec le beau temps, puis même un grand soleil. C’est une chance car aujourd’hui est une étape clé de notre voyage, une journée qui devrait être de toute beauté.
Nous pénétrons dans la vallée Strupskardet qui doit nous faire traverser la péninsule dans sa largeur, afin de déboucher sur sa rive Est. Nous atteignons le premier lac d’une longue série, le Blavanet. D’un bleu foncé brillant, avec le glacier Lenangsbreen qui vient s’y jeter, il nous offre un avant goût de cette journée très prometteuse.
Toute la vallée n’est qu’un énorme éboulis, un énorme champ rocailleux. Il n’y a pas de sentier, nous marchons sur un véritable champ de pierres.
Nous poursuivons sur les quatre lacs de Strupskardvatnan, tout aussi beaux les uns que les autres. Nous nous arrêtons à l’un d’eux pour manger. Le soleil cogne fort, mon thermomètre affiche 26 degrés. Le lac est partiellement recouvert de plaques de glace, le paysage rocailleux qui nous entoure est celui de la haute montagne. Pourtant nous ne sommes qu’à 500 mètres d’altitude. Tout est minéral ici, il n’y a quasi pas la moindre trace de végétation.
Nous continuons en passant un col culminant à 588 mètres d’altitude pour arriver sur le lac Strupvatnet. De là, nous commençons à apercevoir le glacier Strupbreen. Il est impressionnant ! Je commence à me poser quelques questions : « Mais par où allons nous passer ! » « Est-ce que le passage que j’avais repéré est bien franchissable ? »
J’ai passé beaucoup de temps à étudier le passage qui nous attend, cartes, images satellites en 3D, photos… Tout y est passé ! Mais l’incertitude demeure.
Nous sommes arrivés quasiment au bout de la vallée, il ne reste plus que trois kilomètres à vol d’oiseau. Mais c’est ici que vient s’échouer le glacier Strupbreen dans un petit lagon glacé qui s’écoule en cascade jusqu’à la mer 500 mètres plus bas. C’est là que se trouve la gorge Strupen que nous souhaitons atteindre.
Théoriquement, il n’y a que deux possibilités pour rejoindre la gorge Strupen. Toutes les deux en provenance du hameau Koppangen. Soit en bateau par la mer, soit en traversant les glaciers Koppangsbreen et Strupbreen. J’espère trouver un troisième passage sans à avoir à franchir le glacier Strupbreen…
Un petit belvédère domine le petit lagon et nous offre un point de vue sur le glacier. Le panorama est grandiose, mais toute l’ampleur de la difficulté de trouver un passage se dévoile ! Il est 17 heures et je me demande sérieusement si nous allons pouvoir franchir tout cela pour rejoindre de l’autre côté le belvédère de Strupen. Où de là, je sais qu’un sentier descend en direction de la crique.
Le stress commence à monter pour moi, comment vais-je nous faire passer ces obstacles… Glacier, lagon glacé, torrent, névé, éboulis…
Nous nous rapprochons au plus prés du glacier, sur la rive du petit lagon glacé. C’est impressionnant d’être aussi proche du front du Strupbreen ! Nous allons jusqu'à l’embouchure du lagon, d’où l’eau s’écoule jusqu'à la mer. C’est là que j’espère pouvoir passer, en enjambant le cours d’eau. Mais c’est un véritable torrent qui se fracasse contre la roche dans un brouhaha assourdissant, sur une largeur bien trop grande pour l’enjamber ! Quant à la solution de le passer à gué, ca ne serait qu’une pure folie d’essayer ! Nous nous ferions emporter par le torrent dès le premier pas dans l’eau, pour nous voir finir chuter dans la cascade toute proche.
Nous n’avons pas d’autre choix que celui de longer ce cours d’eau en espérant trouver un passage plus loin. Le souci, c’est qu’il s’écoule en cascade, il n’est pas des plus facile à suivre et il n’y a aucun autre passage possible, la vallée étant très étroite. Nous avançons avec prudence en examinant chaque passage susceptible d’être traversé… Malheureusement, c’est sans espoir, l’eau étant vraiment déchaînée. Quand j’aperçois, environ 200 mètres plus bas, un replat suffisamment long, pour calmer les turbulences du courant et ainsi espérer pouvoir tenter une traversée à gué. Il nous faut aller voir, il est peut être notre seule solution pour atteindre Strupen.
Le tout maintenant est de pouvoir l’atteindre. Alors sans le savoir, c’est un véritable parcours du combattant que nous entamons ! En plus la météo se met à changer, le ciel se couvre, le brouillard fait son apparition et la pluie arrive petit à petit…
Nous commençons la descente, collés au plus prés de la paroi de la montagne, sur un passage large d’environ 60 à 80 centimètres, avec le torrent qui se trouve en contre bas. Puis nous nous retrouvons bloqués, face à notre première épreuve de la descente. Le passage ne fait plus que quelques centimètres de large sur les trois prochains mètres, ne laissant la possibilité de n’y poser que la pointe des pieds, en dessous, c’est un vide de quatre mètres. Je sors alors ma cordelette de 10 mètres pour descendre nos sacs sur le replat quatre mètres plus bas. Puis j’attache Célia par les hanches afin de l’assurer un minimum pour cette traversée. La roche étant en plus rendue glissante par la pluie. Elle passe doucement, mais sûrement, sans problème. Mon tour suit et nous poursuivons la descente après avoir récupérés nos sacs.
Nous n’allons guère plus loin avant de nous retrouver face à un nouvel obstacle. Cette fois-ci, nous avons huit mètres de parois à descendre ! J’assure à nouveau Célia qui descend jusqu’à un petit perchoir à 2,50 mètres plus bas. La paroi n’étant pas verticale, cela ne pose pas trop de souci, il nous faut juste être prudent et éviter de glisser sur la roche mouillée. Après lui avoir descendu les sacs à la corde, je la rejoins, sur ce petit bout de rocher où nous sommes à l’étroit. Puis je fais descendre les sacs jusqu’au pied de la paroi. Lorsqu’ils touchent le sol, j’arrive au bout de ma corde de 10 mètres, ce qui veut dire qu’il y a encore cinq mètres de vide sous nos pieds !
Je fais passer une nouvelle fois Célia en premier afin de pouvoir l’assurer. Elle descend de quelques mètres, mais elle reste bloquée à environ 2,50 mètres du sol… A partir de là, la paroi devient concave, donc impossible à descendre ! Elle tente de trouver un autre passage, mais en appui sur la pointe des pieds, son champ d’investigation est limité, elle n’a pas d’autre choix que de sauter. Sauter sur un rocher d’un mètre carré qui se trouve en contre bas, afin de gagner 80 centimètres de chute en moins…
Je la vois hésitante, cherchant encore à droite à gauche une autre solution, soufflant un gros soupir, puis crier : « J’y vais ! ». Là, elle s’élance dans le vide, je donne alors du mou à la corde. Elle atteint le rocher, je resserre la corde pour la freiner dans son élan, elle rebondit sur le rocher, puis touche terre ! Yahouuuuu ! Elle a réussi !
Oh putain… C’est à mon tour maintenant ! J’essai de descendre le plus bas possible comme Célia, mais sans assurage, ce n’est pas évident… La chute signifierait la fin du voyage ! Puis je me retrouve moi aussi, dos à la paroi, prêt à sauter sur ce rocher. La vache, que c’est haut ! J’en ai des sueurs froides. Je prends une bonne inspiration… Puis je fais le grand saut à mon tour… Je rebondis sur le rocher et touche terre. Yahouuuuuuuuuuu victoire !
Nous sommes passés, quel soulagement ! Mais cela signifie surtout que nous ne pouvons plus qu’aller de l’avant, impossible dès à présent pour nous de faire demi-tour.
Plus loin, dans un passage étroit, c’est une grande plaque de roche bien lisse, pentue et glissante comme une patinoire avec l’eau qui ruissèle dessus qui nous fait barrage. Pour ma part, je n’ai pas d’hésitation sur comment passer cette nouvelle épreuve. En luge ! La plaque fait environ trois mètres de long, je me laisse glisser dessus, atterris pieds devant dans la caillasse sur laquelle je continue de glisser avec ma vitesse pour aller m’écraser sous un névé…
Célia luge à son tour, je la rattrape comme je peux pour la freiner, mais elle part faire un strike dans nos sacs-à-dos que j’avais posés non loin de là.
Nous finissons par arriver au replat que j’avais aperçu du haut. La météo s’est depuis bien dégradée, pluie, vent et brouillard nous refroidissent alors que nous devons nous mettre à l’eau. Le plateau fait environ 250 mètres de long. En amont, une cascade, en aval, une autre cascade de 350 mètres ! Et nous devons traverser au milieu des deux ! Nous avons environ huit mètres de gué à passer. Il y a un peu de courant, mais l’eau est calme, sans remous. Par contre, elle est blanche comme du lait, nous n’avons du coup aucune idée de la profondeur, cinquante centimètres, un mètre, un mètre cinquante ? Nous essayons de trouver le meilleur passage, mais il n’y en a pas des masses. En plus, nous ne pouvons pas trop tarder, avec ce qu’il flotte, nous commençons à être frigorifiés à rester là sans marcher. Je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas trop de profondeur…
Nous décidons de traverser le gué tout habillé, il fait trop froid pour retirer le bas de nos vêtements. Nous garderons notre sur-pantalon et nos chaussures. N’ayant aucun idée de la profondeur et de ce qui se trouve au fond de l’eau, il nous faut assurer un bon maintient au sol, nous n’avons pas le droit de tomber à l’eau ! De plus nous sommes déjà bien trempés, cela ne changera pas grand-chose. J’utilise également la cordelette pour nous encorder, à une distance de quatre mètres, ce qui me permet de la doubler.
Goooo ! Nous passons rapidement, sans nous arrêter, légèrement en diagonal pour suivre le courant, l’eau est heureusement peu profonde, juste au-dessus des genoux. Arrivés de l’autre côté, l’eau accumulée dans les chaussures me glace bien évidement les pieds. Mais le plus important c’est que nous sommes passés ! En plus j’aperçois un petit cairn un peu plus haut. Nous sommes sauvés ! Cela signifie que des personnes ont pu arriver jusqu’ici depuis Strupen, nous devrions donc ne plus avoir de surprise.
Nous finissons par arriver au belvédère de Strupen vers 21 heures, après trois heures de descente infernale depuis celui du petit lagon glacé qui se trouve seulement 150 mètres plus haut ! Le panorama sur la crique est de toute beauté, l’eau blanche du glacier qui s’écoule par la cascade va se jeter dans la mer bleue, eau douce et eau salée se rejoignent dans un mélange de couleur. En plus un renne solitaire passe non loin de nous, le spectacle est digne des difficultés que nous venons de rencontrer.
Il nous faut encore une heure de descente dans un éboulis recouvert de verdure, rendu glissante par la pluie, pour rejoindre le bord de mer. Heureusement, l’un des avantages de randonnée l’été à une latitude au-dessus de celle du cercle Arctique, c’est qu’il fait jour en permanence ! Nous ne sommes du coup pas pressés par le temps pour arriver avant la nuit.
Nous passons la soirée au calme, au bord de l’eau, épuisés… La journée a vraiment été difficile, mais si nous sommes passés sans encombre, je sais que cela n’a pas été qu’une question de chance. Malgré les conditions météo, le stress, nous n’avons à aucun moment cédé à la panique. Nous avons toujours pris chaque obstacle au cas par cas, analysant la situation. Célia m’a fait en plus confiance jusqu’au bout sur les choix de l’itinéraire malgré les difficultés et surtout elle a assuré, une vraie warrior.
Jour 5 - 09/07/10 : De la gorge Strupen au refuge Fastdalsytta Départ : 9h00 - Arrivée : 11h25 | +215/-65m - 4km - 1h15
Le seul moyen d’arriver dans la gorge Stupen, en dehors d’une traversée glacière, est le bateau. Nous avions donc organisé un rendez-vous pour qu’un petit bateau vienne nous chercher ce matin afin de poursuivre notre marche. Pour 500 NOK (environ 65€), il va nous amener au hameau Koppangen situé cinq kilomètres plus au Sud.
Neuf heures, le bateau est pile à l’heure, par contre moi, je suis à poil en train de me laver dans un cours d’eau… Branlebas de combat pour me rincer, sécher et rhabiller en moins de deux minutes.
Nous arrivons à Koppangen après une balade maritime d’une vingtaine de minutes. C’est un petit hameau de pécheurs fort joli, avec une très belle lodge en bois rouge sur pilotis juste en bord de mer.
Nous profitons du soleil et des galets chauds de la petite plage pour prendre notre petit déjeuner ainsi que laver et sécher nos affaires avant de poursuivre la route.
A la sortie de Koppangen, nous empruntons un sentier, ce qui n’a pas été souvent le cas depuis notre départ, qui nous amène jusqu’au refuge Fastdalsytta.
Nous décidons finalement après avoir pris notre déjeuner et examiné notre stock de nourriture restant, de nous y installer pour le reste de la journée. Nous n’avons fait certes que quatre kilomètres, mais nous avons besoin de repos après la journée d’hier, aussi bien physiquement que mentalement. Nous ne manquons pas d’occupation, entre la sieste où je trouverai le moyen pour me réveiller avec un œil gonflé suite à une piqure de moustique et le récit de cette fameuse journée à écrire (un récit qui va me demander un bon moment vu tout ce qu’il y a à raconter). En plus si nous poursuivons, nous avons peur d’arriver trop tard au village Lyngseidet, notre point de ravitaillement pendant cette traversée. Les magasins risqueraient d’être fermés et nous ne souhaitons pas non plus y passer la nuit.
Le refuge qui est non gardé coûte 50 NOK (environ 6,50€) par personne et il est très confortable. Il dispose d’un vrai séjour et de canapés bien moelleux pour la sieste…
Jour 6 - 10/07/10 : Du refuge Fastdalsytta au refuge Sjollihytta Départ : 7h30 - Arrivée : 15h40 | +910/-780m - 20km - 6h20
Je me sens un peu patraque ce matin, peut-être est ce dû aux piqures de moustiques que je compte maintenant par dizaines. Je dois en avoir quatre, peut être cinq !
Nous commençons la journée en empruntant un sentier sur un plateau qui domine le carrefour de trois fjords, le Ivgovuotna, le Storfjorden et le Kåfjorden. Ce grand plateau abrite des pâturages pour les moutons, des blancs surtout et quelques noirs.
Nous arrivons au lac Rotenvikvatnet où nous poursuivons toujours vers le Sud, pour rejoindre le village Lyngseidet en contrebas. C’est ici que se trouve la séparation entre les Alpes de Lyngen Nord et Sud, une séparation naturelle marquée par le fjord Kjosen.
Nous faisons une halte au supermarché afin de faire le plein de provisions pour la suite de notre périple. Nous y trouvons de tout, y compris du matériel de randonnée comme des cartouches de gaz. Un produit habituellement banal, mais souvent indispensable et difficile à trouver lors de randonnée. Mais cette fois-ci nous n’en avons nullement besoin, notre réchaud fonctionnant au bois.
Nos profitons de la sandwicherie pour prendre un déjeuner à table et au chaud. Si les Scandinaves sont connus pour tous parler correctement anglais, ici au fin fond de nulle part, ce n’est pas le cas. Nous devons jouer des mains pour passer notre commande.
Nous sortons de Lyngseidet en empruntant un sentier en forêt, avec notre premier véritable balisage depuis nos débuts. Enfin si le fait d’accrocher des bouts de sac-plastiques aux arbres peut s’appeler du balisage…
Après être passés au niveau du petit abri Stelen, très sommaire, nous quittons la côte pour pénétrer dans la vallée Kvalvikdalen. Il se met à pleuvoir lorsque nous arrivons au niveau du refuge Sjollihytta. Nous décidons du coup d’y rester pour le reste de l’après-midi. Il est tout autant confortable que celui d’hier pour un tarif un peu plus cher, 100 NOK (environ 13€).
Quatre randonneurs y font une halte pendant leur descente. Mais nous serons les seuls à passer la nuit dans ce refuge non-gardé.
Jour 7 - 11/07/10 : Du refuge Sjollihytta au glacier Sydbreen Départ : 8h50 - Arrivée : 20h00 | +1230/-1110m - 20km - 9h35
Aujourd’hui, nous nous levons sous un ciel gris mais non pluvieux. La météo n’est guère optimiste.
Il nous faut deux heures de montée pour atteindre le lac Dalvatnet par un sentier broussailleux, dans lequel il faut souvent chercher son chemin. Puis au niveau du lac, nous passons sur l’autre versant de la vallée Kvalvidalen. Nous changeons de rive pour continuer à flanc de montagne en direction d’un belvédère indiqué par un petit cairn. Il offre une magnifique vue sur le fjord Storfjorden. Le ciel se dégage.
Nous poursuivons sur les hauteurs pour rejoindre le lac Onkevatnet. Nous avançons un peu au hasard en direction du Sud, en suivant des yeux le Pollfjellet qui se dresse devant nous dans un panorama superbe. Après avoir passé un petit col, nous apercevons une tente sur la rive du Onkevatnet en contre bas. En s’approchant d’un peu plus près, nous voyons qu’elle est occupée par deux gamins ! Par où sont-ils passés pour venir jusqu’ici seuls ? C’est fou !
Nous rejoignons un peu plus loin le col qui débouche sur la vallée Lyngsdalen, la prochaine que nous souhaitons gagner. Deux possibilités s’offrent à nous. Soit nous effectuons l’ascension du Pollfjellet culminant à 1213 mètres d’altitude, ce que nous avions éventuellement prévu de faire, soit nous essayons de descendre de suite dans la vallée, par un itinéraire qui n’en est pas un, pour tenter de rejoindre les glaciers, ce soir.
Je sais que les deux sont faisables car j’avais pu lire lors de nos préparatifs un récit d’un groupe de Norvégiens qui était passé par ici. Cela dit, le sommet qui est encore une fois tout en éboulis, nous prendrait pas mal de temps pour en faire l’aller-retour. Cela risque de faire juste pour aujourd’hui. Nous préférons également profiter du soleil pour entreprendre la descente dans la vallée et rejoindre les glaciers ce soir afin d’y bivouaquer à leurs pieds. Nous renonçons donc au sommet.
Nous entamons cette descente bien raide de 700 mètres de dénivelé. Le début se passe sans encombre, nous suivons un cours d’eau. Le tout est de bien anticiper la suite afin de ne pas se retrouver dans des pentes trop raides, ou pire, en surplomb d’une barre rocheuse. Nous poursuivons dans le lit de la rivière, les rives étant maintenant inaccessibles, jusqu’à ce que nous nous retrouvions bloqués par une petite cascade. Un deuxième cours d’eau non loin de là, vient rejoindre celui-ci. Il semble plus fréquentable. Après un peu de désescalade à travers une végétation dense, nous le rejoignons. Nous le suivons également dans son lit, c’est encore la façon la plus simple de continuer notre chemin et ainsi de perdre de l’altitude, jusqu’à des terrains moins pentus. De là, nous poursuivons en forêt dans le fond de vallée à la recherche du sentier en provenance du village de Furuflaten sur la côte Est.
Le sentier qui parcourt la vallée Lyngsdalen, du village de Furuflaten aux glaciers Bálggesváhjiehkki, Sydbreen et Vestbreen, est certainement la balade la plus courue des Alpes de Lyngen. Car elle est l’une des plus accessibles tout en ayant un panorama spectaculaire. Cela dit, nous ne croiserons personne, ce massif est vraiment peu fréquenté...
Nous remontons la vallée en passant devant le chalet Lyngsdalshytta qui semble être neuf. Celui-ci, contrairement aux autres que nous avons passés, est fermé. La clé se récupérant à Furuflaten pour 100 NOK (environ 13€).
Après avoir traversé un bout d’une forêt luxuriante, nous débouchons sur les glaciers.
Nous laissons le glacier Vestbreen, qui se trouve un peu à l’écart, de côté. Il ne reste que très peu de temps avec que le soleil ne se cache derrière les montagnes, nous préférons rejoindre les deux autres pour profiter des dernières rayons.
Nous déposons nos sacs-à-dos un peu en aval et nous nous approchons au plus prés des glaciers Bálggesváhjiehkki et Sydbreen. Deux superbes mastodontes qui descendent jusqu’à 500 mètres d’altitude. Derrière eux se cache le Jiehkkevarri culminant à 1834 mètres d’altitude. Il est le plus haut sommet des Alpes de Lyngen.
Notre deuxième bivouac tant attendu, après celui dans la gorge Strupen et celui-ci. Nous comptons planter notre tente face au glacier Bálggesváhjiehkki. Pour cela, nous avons à franchir les deux torrents qui s’écoulent des glaciers. Si ce n’est ce soir, ce sera demain matin, afin de poursuivre notre itinéraire.
Le premier gué se traverse sans soucis malgré quelques remous. L’eau bien évidement glaciale, nous monte à peine au dessus des genoux. Quant au deuxième, il est beaucoup plus tumultueux, mais nous n’avons pas trop le choix, à moins de redescendre beaucoup plus bas en aval. Célia n’étant pas très rassurée, nous passons donc en même temps.
Elle est à ma droite, légèrement devant moi et en amont de la rivière, je la tiens fermement par la bretelle du sac-à-dos. Nous mettons pied à l’eau qui ne nous arrive pas plus haut que le premier, et nous faisons quelques pas. Je sens que Célia a du mal à garder son équilibre et à avancer. Elle glisse et tombe à l’eau. Emportée par le courant, elle passe de ma droite à ma gauche. La tenant fermement, je me retrouve à pivoter sur moi-même, me faisant ainsi perdre l’équilibre et chuter à l’eau à mon tour.
Nous voilà emportés par le courant, Célia sur le dos, moi à moitié de coté sur la droite. Mon genou droit raclant la caillasse au fond du torrent afin de garder mon équilibre, la jambe gauche tendue avec le pied poussant sur le sol pour nous freiner. Tout en même temps je tire le sac-à-dos de Célia, que je n’ai pas lâchée, pour la ralentir.
Je vois deux objet s’enfuirent loin devant nous, emportés eux aussi par le courant, je croise les doigts pour que ca ne soit pas nos chaussures accrochées sur le dessus de nos sacs… Tout se passe très vite en quelques dizaines de secondes, nous glissons sur quatre ou cinq mètres avant que je n’arrive à nous stopper à mi-parcours du gué, dans une eau plus calme et peu profonde. Je me lève et sors Célia de l’eau.
Elle reste là, figée, sans bouger, complètement tétanisée. Je lui cris alors : « Vite, avances, ca caille ! ». Arrivés sur l’autre rive, nous sommes bien entendu trempés et frigorifiés. Il nous faut vite nous déshabiller pour nous sécher. Il est 19 heures passées.
Nos affaires étant bien protégées, tout ce qui était à l’intérieur des sacs-à-dos est resté au sec. Nous avons ce qu’il faut en change, une paire de chaussettes, un sous-vêtement et un t-shirt. Comme nous avons traversé le gué jambes nues, nos pantalons et sur-pantalons sont restés au sec. Célia qui avait sa veste au moment de traverser, a du coup gardé sa polaire sèche. Par contre pour moi, c’est la polaire que je portais. Elle est trempée, il ne me reste que ma veste… Nos chaussures, quant à elles, sont inondées. Mais heureusement, nous ne les avons pas perdues, contrairement à nos tongs…
Mes pieds sont violets et complètement frigorifiés. Il faudra les frictionner avec délicatesse pendant un bon moment pour qu’ils retrouvent leur couleur d’origine… Enfin blanc, ça ne sera déjà pas si mal…
Nous sortons de là avec deux égratignures, une belle frayeur pour Célia qui en tremble encore et un genou bien cabossé pour moi. J’hériterai évidemment de beaux hématomes qui mettront plus de six semaines à disparaitre.
Après ce petit bain du soir, nous profitons de notre bivouac de rêve aux pieds de ces majestueux glaciers. Une soirée frisquette mais de toute beauté.
Jour 8 - 12/07/10 : Du glacier Sydbreen au lac Andervatnet Départ : 10h10 - Arrivée : 21h15 | +590/-885m - 18km - 10h50
Le ciel est un peu gris, dommage pour la vue sur les glaciers au petit matin. En tout cas, il ne fait pas chaud, nous ne tardons pas à replier le camp une fois levé.
Heureusement nos affaires principales sont sèches, nous n’aurons pas à les transporter mouillées.
Une fois que nous avons tourné le dos au Bálggesváhjiehkki et au Sydbreen, nous pénétrons dans la vallée Bálggesvággi. Une longue vallée en serpentin qui va nous faire rejoindre la côte Ouest de la péninsule. Le premier lac que nous longeons, le Forstevatnet, est paisible et reposant. D’une eau transparente et calme sans remous, entouré de verdure où des oiseaux viennent s’y poser. Cela nous change de la bousculade d’hier au pied des glaciers.
Mais la vallée est très étroite et nous nous retrouvons vite dans les éboulis issus des sommets voisins hauts perchés. J’ai l’impression de remonter une longue gorge, dans laquelle nous alternons entre les champs de pierres et les névés. La neige est bien présente et des petits glaciers sur les pentes de la vallée commencent à faire leur apparition. Nous sommes de plus en plus pessimistes sur la météo des prochaines heures, nous préférons donc ne pas nous arrêter pour manger et ainsi tenter de passer le col avant que le ciel ne se dégrade d’avantage. Nous contournons les lacs Bálggesvátnet et Veidalsvatnet où a chaque fois l’espace entre l’eau et les parois de la gorge se rétrécit.
Une fois passé un petit pas culminant à 790 mètres d’altitude dans des conditions météo qui deviennent hivernales, nous débouchons face au lac Nàllangavatnet. A l’instant même où je pose les yeux dessus, je sens qu’il va devenir notre nouveau cauchemar !
Je m’assois sur un rocher, accablé par ce panorama à la fois magnifique et angoissant, afin de souffler un coup avant d’évoquer un possible demi-tour à Célia. Mais nous venons de si loin… Il nous faudrait retourner jusqu’au village de Furuflaten à l’entrée de la vallée Lyngsdalen pour contourner ce massif.
Le lac a un peu l’apparence d’une tête vue de profil, avec un nez de sorcière où nous serions situés sur son bout. Plongé dans un ciel bien gris, le décor est parfaitement planté. Sur sa rive Sud, son cou, un glacier infranchissable vient se jeter à l’eau. Sur sa rive Nord, son crâne, c’est un dévers bien raide de 500 mètres de long qu’il nous faudrait traverser. Un dévers tout en éboulis sur le quel se trouvent des névés et une petite cascade ! Quant au col que nous devions rejoindre, il se trouverait au niveau de la nuque.
Observer un passage au loin peut être souvent trompeur en montagne. Il peut tout aussi bien apparaitre comme plus difficile, comme plus facile. Nous décidons donc d’y aller étape par étape et de commencer par s’approcher du devers pour voir ce qu’il en est.
De près, il est toujours aussi pentu que de loin, mais il semble traversable, notamment sur la partie en éboulis. Nous allons donc avancer au moins jusqu’au premier névé. Si la marche en dévers sur un éboulis ne me pose aucun souci, même avec un lac en contre bas, ce n’est pas trop le cas de Célia. Les pierres qui roulent sous ses pieds ne la rassurent pas trop. Nous marchons l’un à côté de l’autre pour que je puisse l’assurer en la tenant par le sac-à-dos, lentement, un pied à la fois afin de bien l’ancrer. Arrivés au premier névé, nous avons deux langues de neiges à passer de cinq et dix mètres. Heureusement la neige est bonne, il n’y a pas de plaque de glace. Nous creusons des marches à chacun de nos pas, les bâtons sont bien plantés à chaque fois afin de prévenir d’un éventuel faux pas.
Car j’ai toujours cette image en tête d’un incident survenu lorsque j’étais petit. Pendant d’une randonnée en famille dans les Alpes, nous avions eu un névé à traverser. Un ami qui nous accompagnait a glissé et s’est retrouvé à luger jusqu’en bas du névé pour finir sa course sous un énorme rocher. Une glissade sans gravité.
Ici, il n’y a pas de rocher pour nous stopper en contre bas, c’est un lac qui nous attend. Un lac recouvert d’une plaque de glace sur ses bords qui nous ferait continuer notre glissage jusqu’en son milieu avant de nous couler !
Les deux langues passées, nous continuons dans les éboulis jusqu’au prochain obstacle, la petite cascade. Heureusement, celle là était plus impressionnante de loin que de prés, ce n’est qu’un petit cours d’eau à enjamber.
Nous poursuivons notre traversée périlleuse sur une bonne longueur d’éboulis, nous arrêtant de temps en temps afin d’admirer le panorama. Car en dehors de la difficulté, il faut avouer que nous sommes dans un cadre splendide. Encore une fois le paysage est à la hauteur de la difficulté. Ces petites pauses nous permettent également de souffler un peu, car toute cette longueur nous demande une concentration épuisante à chacun de nos pas.
Maintenant, il nous reste plus qu’à franchir un long névé qui nous mènera jusqu’au col. Nous prenons une nouvelle fois toutes les précautions pour avancer prudemment et ainsi atteindre l’autre extrémité. Nous débouchons après de deux heures de prudence, sur le col culminant à 810 mètres d’altitude dans un brouillard gris. Il n’est pas celui que j’avais repéré depuis l’autre rive, mais il nous évite d’avoir à continuer à longer d’avantage le lac. J’espère juste qu’il ne nous réservera pas de nouvelle surprise.
Sur l’autre versant, nous avons à présent 330 mètres de dénivelé à descendre dans un pierrier pour rejoindre les lacs Rundvatnet. Deux beaux lacs, un turquoise et un bleu foncé, qui marquent la fin des épreuves. Car de là, nous apercevons le fjord Moskavuotna qui se trouve au fond de la vallée Goverdalen que nous venons de rejoindre. Mais ce n’est pas pour tout de suite, nous ne sommes pas encore arrivés.
Une longue route lente à parcourir. Après les nombreux éboulis de pierres que nous avons traversés dans ce massif, c’est maintenant dans un éboulis de blocs rocheux pouvant atteindre les quatre mètres de haut, que nous devons slalomer. Où il parfois plus facile de passer sous les rochers que de les contourner.
Après dix heures de marche, dont une bonne majorité dans les éboulis et à tailler des marches dans la neige, mon genou commence à me faire souffrir à cause des hématomes qu’il s’est pris hier. Un anti-douleur me permettra de tenir le coup afin de terminer notre dernière longueur. La traversée d’une forêt dense et parfois marécageuse pour rejoindre le lac Andervatnet où de là nous retrouvons un sentier.
Nous installons près du lac notre campement du soir, offrant un panorama sur le fjord Moskavuotna, après une longue étape qui nous a pris deux à trois fois plus de temps que ce que nous avions estimé…
Jour 9 - 13/07/10 : Du lac Andervatnet à la rivière Ellenelva Départ : 10h50 - Arrivée : 17h15 | +180/-310m - 18km - 4h10
Le vent a bien soufflé cette nuit, la tente a été un peu secouée. Nous levons le camp une fois seulement que la pluie a cessé.
Nous rejoignons rapidement le bout de la vallée Goverdalen en suivant un sentier, cette fois-ci. Arrivés sur la rive du fjord Moskavuotna, nous poursuivons les quelques kilomètres suivants sur du bitume jusqu’au village Laksekvnes. A notre grande surprise, nous trouvons une épicerie qui nous permet d’offrir un petit bonus à notre stock de nourriture. Ainsi que de faire un repas avec des produits frais.
Nous profitons également pour déjeuner juste devant l’établissement, tout en observant le va-et-vient des locaux. Nous sommes au-fin fond de la Norvège ici…
Nous continuons encore un bout sur le bitume, avant de quitter le bord du fjord pour suivre une piste en direction du village Djupen. Et à dire vrai, je ne suis pas trop mécontent de cette journée de plat sur un chemin facile. Cela permet à mon genou de récupérer des dernières étapes. Il n’aurait pas pu enchaîner sur une journée comme celle d’hier.
Sur la piste, nous apercevons un renardeau peu farouche. Il nous précède sur le sentier, se glissant de temps en temps dans les buissons pour chercher une proie, puis revenant sur le sentier comme si de rien n’était, faisant ainsi semblant de ne pas nous voir.
Nous installons notre tente de bonne heure, aujourd’hui. Nous profitons d’un coin sympa sur la rive de la rivière Ellenelva. Après un brin de toilette dans le torrent, nous allumons un gros feu afin de passer une soirée bien au chaud.
Notre carte dépliée, nous étudions les différentes possibilités qui s’offrent à nous pour la suite de la traversée. Soit nous continuons vers le Sud en traversant la rivière Ellenelva, pour suivre une piste, puis une route jusqu'au village Heimdal. De là, nous nous engagerons à nouveau dans les montagnes. Soit nous entrons dans la vallée Ellendalen qui est juste devant nous, pour poursuivre au travers de montagnes avec un risque que demain ou après-demain nous nous retrouvions face à un nouvel obstacle.
La nuit portant conseil, nous ferons notre choix demain.
Jour 10 - 14/07/10 : De rivière Ellenelva à la rivière Storelva Départ : 15h05 - Arrivée : 20h35 | +550/-315m - 15km - 6h00
Nous sommes bloqués sous la tente ce matin, il pleut des cordes ! Nous nous occupons avec le seul jeu que nous ayons, le jeu des cochons, une sorte de jeu de dés.
A 14 heures nous pouvons enfin pointer le nez dehors. Mais nous sommes plongés dans un gros brouillard, nous ne voyons rien du tout. Dans ces conditions, nous ne pouvons suivre l’itinéraire par la vallée Ellendalen…
Il nous faut passer de l’autre côté de la rivière Ellenelva pour continuer notre chemin vers le Sud. Le courant étant beaucoup trop important pour un passage à gué, nous devons la remonter afin de prendre une succession de deux ponts et de quelques marécages pour la traverser. Au bout d’une heure de marche, nous nous retrouvons face à notre bivouac, mais sur l’autre rive de la Ellenelva.
Il fait froid, gris et humide. Nous marchons sur du bitume. Ce n’est pas vraiment une bonne journée, il n’y a rien d’enthousiasmant là-dedans. J’aurais aimé pouvoir passer par les montagnes plutôt que cette route.
Quand d’un coup, nous apercevons une harde de rennes, de plus d’une centaine de têtes derrière une maison. Nous pouvons ainsi nous en approcher discrètement. Ils sont juste là, devant nous, à portée de main. Un spectacle qui fait oublier la morosité de la journée. Nous reprenons du coup la route grise gaiement, il nous en faut peu…
Arrivés au niveau du village Heimdal, une piste, puis un sentier nous fait entrer dans une zone d’élevage de rennes. A partir de là nous en croisons de partout ! Il en sort de tous les côtés ! Je les sens même avant de les voir, ce qui permet de les approcher discrètement. Ils sont faciles à reconnaitre, ils ont la même odeur que notre saucisson. Par contre, Célia avec sa veste orange vif a tendance à les faire fuir.
La météo est toujours grise, mais avec une lumière qui offre de très belles couleurs sur la vallée Piggtindsvatnet où nous installons notre bivouac.
Jour 11 - 15/07/10 : De la rivière Storelva à Nordjosbotn Départ : 9h20 - Arrivée : 17h00 | +410/-725m - 15km - 6h10
Nous poursuivons la douce montée dans la vallée Piggtindsvatnet, toujours sous un ciel gris aux nuages bas, afin de rejoindre le col culminant à 638 mètres d’altitude. Nous passons le petit lac Piggtindsvatnet au milieu d’éboulis, nous avons maintenant compris qu’il ne peut en être autrement dans ce massif. Mais celui-ci est tout petit comparé à ceux que nous avons eu l’occasion de traverser. Célia a maintenant bien attrapé le coup et maîtrise les pierres qui roulent.
Une longue descente dans la vallée Lysvassdalen nous amène, après avoir quelque peu erré dans une forêt, au lac Storvatnet. Le ciel commence à se lever et nous faisons une pause au soleil à l’une des cabanes de pêcheur qui bordent la rive. Ce lac marque pour nous la dernière étape de notre périple. Il nous ne reste plus qu’une descente de 300 mètres de dénivelé pour boucler notre marche.
Nous atteignons le point méridional de la péninsule, le village Nordjosbotn, après une magnifique traversée des Alpes de Lyngen. Une chaîne montagneuse spectaculaire et périlleuse qui ne se laisse pas dompter facilement.
Au village, nous trouvons tout ce qu’il faut pour nous ressourcer avant de poursuivre notre séjour dans le Parc National de Øvre Dividal situé à 80 kilomètres de là.
Pour la suite, le récit, les photos, l'itinéraire... C'est sur www.lyngen.dubuis.net 🙂
Bonne lecture, Simon
Air Asia: Kuala Lumpur - Paris: 111 Euros
Je reçois un email d'air asia annonçant l' ouverture en février d' une liaison KL>>PARIS ORLY au prix de 1.347.000 roupies indonésiennes, mais il faut réserver du 22 au 24 novembre 2010!
A toutes fins utiles....
Leur site : http://www.airasia.com/ph/en/
A toutes fins utiles....
Leur site : http://www.airasia.com/ph/en/
Visa Thaïlande de 30 jours en rentrant par la terre?
Bonjour,
Malgré mes recherché sur le forum, je ne trouve pas la réponse a mes questions au sujet du Visa Thai.
Actuellement au Japon, je me rends en Malaisie mi décembre par avion pour rejoindre ensuite la Thailande par la terre avent de revenir mi-janvier a Kuala Lumpur pour reprendre mon vol pour Paris. Je voyage avec ma copine qui est marocaine. Nous avons entendu dire que lorsque l’on rentrait par la terre en Thailande , on ne nous donnerait qu’un visa de 15jours. Or nous souhaiterions rester plus (3semaines environ) sans avoir besoin de ressortir du pays.
1) Etant français et exempté de visa, est-il possible de faire quand même un visa de 30jours avant de partir ( A Tokyo ou Kuala Lumpur) et de le montrer au passage de la frontiere ? (j’ai essayer de contacter l’ambassade Thai a Paris et Tokyo mais personne ne sait me renseigner)ou y a-t-il une autre solution pour rester plus longtemps sans avoir besoin de ressortir ?
2) Quelqu’un a-t-il fait ces demarches recemment a Kuala Lumpur et connait il l delais d’obtention du visa ?
3) Enfin, un billet d’avion Japon-Malaisie, Malaisie-France est-il suffisant pour justifier que l’on va quitter la Thailande ou faut il fournir des pièces justificatives d’un retour Thailande-Malaisie (pour un français comme pour une marocaine , non exempté de Visa) ?
Desolé pour autant de questions mais j’ai vraiment du mal a trouver les infos auprès des ambassades.
Merci d’avance,
Julien
Actuellement au Japon, je me rends en Malaisie mi décembre par avion pour rejoindre ensuite la Thailande par la terre avent de revenir mi-janvier a Kuala Lumpur pour reprendre mon vol pour Paris. Je voyage avec ma copine qui est marocaine. Nous avons entendu dire que lorsque l’on rentrait par la terre en Thailande , on ne nous donnerait qu’un visa de 15jours. Or nous souhaiterions rester plus (3semaines environ) sans avoir besoin de ressortir du pays.
1) Etant français et exempté de visa, est-il possible de faire quand même un visa de 30jours avant de partir ( A Tokyo ou Kuala Lumpur) et de le montrer au passage de la frontiere ? (j’ai essayer de contacter l’ambassade Thai a Paris et Tokyo mais personne ne sait me renseigner)ou y a-t-il une autre solution pour rester plus longtemps sans avoir besoin de ressortir ?
2) Quelqu’un a-t-il fait ces demarches recemment a Kuala Lumpur et connait il l delais d’obtention du visa ?
3) Enfin, un billet d’avion Japon-Malaisie, Malaisie-France est-il suffisant pour justifier que l’on va quitter la Thailande ou faut il fournir des pièces justificatives d’un retour Thailande-Malaisie (pour un français comme pour une marocaine , non exempté de Visa) ?
Desolé pour autant de questions mais j’ai vraiment du mal a trouver les infos auprès des ambassades.
Merci d’avance,
Julien











