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Femme solo en Afrique de l'Ouest: se déplacer
by Cambrousse · 2015-06-17 · 35 replies


femme solo en Afrique de l'ouest : les déplacements ne présentent aucun danger.

(les seuls obstacles sont les inquiétudes dues aux évènements politiques dans cette région, mais cela, ça vaut autant pour les hommes que pour les femmes, et c'est une autre discussion)

c'est facile, c'est sans danger, ni pour vous ni pour vos bagages.

je viens de rentrer d'un trip Maroc-Mauritanie-Mali-Burkina Faso - Togo bénin

BUS et TAXIBROUSSES, MOTO TAXIS, MINIBUS

je n'ai voyagé que comme cela, et c'est de cela dont je dirais deux mots, pas des possibilités de location (voiture ou moto), ni de loc de voiture avec chauffeurs ect ..... je n'y connais que ce que je lis ici ou là.

deux maître-mots : l'information et la patience

- se renseigner, multiplier les sources de renseignements et les recouper. s'aider se son guide-papier favori mais toujours vérifier s'y prendre dès que l'on arrive quelque part : demain ou tel jour, je pars vers Z : comment je fais ? à la gare routière d'arrivée, à votre hébergement, chez des commerçants .... d'où part le bus pour X : est-ce vraiment la gare des bus ? pas celles des minibus ou des taxis-brousse, c'est bien sur ? parce que l'on peut très bien vous envoyer à l'une où à l'autre sans avoir bien compris votre demande. recoupez les infos à quelle heure faut-il venir pour acheter les billets ? combien de temps avant le départ faut-il être à la gare routière ? faut-il réserver à l'avance ?

c'est très important car selon les villes, les destinations : il peut y avoir plusieurs gare routières, et dans les villes africaines, le "dernier moment" sera toujours un casse-tête.

dans les bus, emportez toujours avec vous de quoi grignoter (long parcours : il y aura une "arrêt manger" haut en couleur), de l'eau (la plupart des bus long parcours embarquent avec eux une réserve de sachets d'eau potable (stérile) : c'est gratuit) - arrêts "pipi" prévus : ne vous attendez pas aux toilettes de l'A6 : c'est la brousse, et c'est ... rustique : on s'y fait😉)

bus : le système des réservations est très répandu et très fiable. Il est nominal et en général numeroté, votre nom se retrouve écrit à la craie sur l'appuie-coude de votre place réservée.

minibus : on peut vous annoncer un départ à 7 heures le matin et vous ne partez qu'à .... 12h30 taxis-brousses : moins d'attente car les distances parcourues sont plus petites et la voiture se remplit plus vite que le minibus (6 voyageurs se trouvent plus vite que 20 ou 22)

- la patience Nous ne sommes pas en Europe, la notion de temps passé n'est pas la même, l'urgence on ne connait pas, où très peu. Ne vous mettez pas en rogne si vous devez attendre ... personne ne comprendrait.

pas beaucoup ou même pas du tout d'attente pour les bus au départ. par contre, sur les gares intermédiaires : le bus est tributaire de la route et l'heure d'arrivée au terminus connait bien des variations.

ne vous y prenez donc pas le matin même, en pensant qu'en payant vous trouverez toujours une place : non , pas dut tout. on trouve toujours un taxi-brousse ou une moto-taxi, mais un bus : ré-ser-vez ! (ou renseignez vous bien) bus et mini-bus prix fixes, pas de négociations mon bus à la frontière Mali-Burkina

taxi-brousses et moto-taxis "zem" (mototaxi) à Cotonou

la plupart du temps : pas de négociation en taxi-brousse : on vous indique le prix pour une place : renseignez vous avec vos voisins pour savoir si c'est le bon prix (je n'ai jamais été arnaquée : toujours j'ai payé le même prix que les autres) moto-taxis : essayer de payer le "juste prix", renseigner vous avant (hébergement, compagnon de rencontre) : car là, on peut vous donner des prix fantaisistes. à vous de savoir .... au bout de quelques jours, on pige le système. (on paye selon la longueur du trajet, la possibilité du taximan de prendre ou pas un client pour le retour, s'il fait jour ou soir ou nuit ect, campagne ou ville ...)

minibus sur une piste au Togo

taxis-brousse (voiture) encore : seule, il peut être intéressant de payer pour deux places et de se caler à l'avant : plus de confort ! deux personnes : prenez les 4 places arrières, ou bien payer pour 3 places , un voyageur paiera 1 place et vous aurez tous les 3 plus d'aisances derrière. on ne vous fera pas de "cadeau" parce que vous êtes une femme : je vous en prie madame, passez donc ! ... non non non .... faut savoir parfois jouer de la fesse et la cuisse (au sens propre : pousser la jambe d'à coté ou la fesse du monsieur ou de la mama) pour poser vos propres fesses. la politesse est toujours de mise, mais la galanterie à l'occidentale : non 😛 essayer de vous mettre près d'une fenêtre : on y est moins coincée qu'au milieu et y'a de l'air.

minibus SOTRAMAS à Bamako

décliner toute proposition d'aller à deux à l'arrière d'une moto : bonjour le danger ! discuter avec le taximan et dites lui de trouver un acolyte. ne vous inquiétez pas, il trouvera vite.

Il est intéressant (mais de toute manière vous n'y couperez pas) d'avoir dans son portable les n° de quelques moto-taxis. ça dépanne bien quand vous vous retrouvez au milieu de nulle part .... de même : vous allez visiter tel ou tel endroit un peu isolé : négocier que l'on vous attende, ou bien dites "je t'appelle et tu viens me chercher". de toute manière, on vous le proposera souvent ; et ce n'est pas inutile du tout du tout.

c'est beaucoup de mots, mais sur le terrain, c'est plus simple. Au bout de quelques jours, on prend des habitudes ... 🙂

Avis sur itinéraire de vingt-trois jours avec enfants dans l'Ouest américain en août 2014?
by Camalex2 · 2013-03-18 · 6 replies
Bonjour à tous,

Le forum est génial, et grace à vous j'ai réussi a faire mon itinéraire pour l'ouest américain pour 3 semaines pleines sur place, avec 2 enfants (14 et 9 ans). Allez, je me lance ...............j'ai besoin de votre aide pour savoir si mon itinéraire est correct et pas trop chargé.

Jour 1 Paris / Las vegas Jour 2 Route Grand canyon et visite dans l'AP - nuit Grand canyon Jour 3 matinée Grand canyon puis départ pour Page en passant par Horseshoe Bend - Nuit Page Jour 4 matin plage puis à 12h00 visite de l'upper antelop Canyon, AP ballade en bateau - nuit Page Jour 5 matin 8h00 visite de Lower Antelop puis départ pour Monument Valley. Visite puis ballage à cheval - Nuit Monument Valley Jour 6 Depart pour Mesa Verde, visite et nuit à Cortez Jour 7 Depart pour Moab en passant par Montecillo et visite de Dead Horse point - nuit Moab Jour 8 visite d'Arches National Park - nuit Moab Jour 9 Rafting sur le Colorado et l'AP visite d'une partie de Canyonland - nuit Moab Jour 10 Départ à 7 h00 en avion pour Cody - spectacle de rodéo - nuit Cody Jour 11 Visite de Cody et dans l'aprés midi départ pour le Yellowstone - nuit Yellowstone Jour 12 - 13 - 14 visite du parc et nuit Yellowstone Jour 15 départ pour Jackson Hole en passant par le Grand téton - nuit Jackson hole Jour 16 Route pour Salte lake ciy et visite du Temple Square et tour de la ville - nuit Salte lake city Jour 17 visite de Capitol reef et nuit à Torrey Jour 18 départ pour Bryce Canyon, visite l'AP de Bryce à cheval (3 heures) et nuit Bryce Jour 19 visite Bryce le matin et départ pour Zion Parc. AP visite du Parc - Nuit Zion Jour 20 Visite matin du parc de Zion puis départ pour Las Vegas - Nuit Las Vegas Jour 21 et jour 22 nuit Las Vegas Jour 23 Restitution de la voiture et départ pour la France;

VOILA VOILA : le programme est un peu dense, mais j'ai vraiment besoin de vos remarques et commentaires négatifs ou positifs pour mener à bien notre projet.

D'autre part, je ne sais pas si il y a beaucoup d'avion au départ de Moab pour Cody ............

Merci d'avance, pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter.
Avis sur itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain avec enfants?
by Julievh · 2013-01-02 · 41 replies
Bonjour,

Je me lance après plusieurs mois de réflexion pendant lesquels j'ai longuement hésité pour choisir nos possibles étapes.

Mais avant tout cela je vais nous présenter : nous sommes donc un couple avec deux jeunes enfants et nous rêvons (enfin surtout moi ;) ) de visiter l'ouest américain. Je commence donc à réfléchir et planifier un peu ce voyage de rêve que nous aimerions faire l'été 2014 (je sais que je commence tôt mais une fois le projet en place avec le nombre de jours et les étapes, je me dis que cela m'évitera de réserver les vols et hôtels dans la précipitation... et cela me permet aussi de commencer à rêver ) Nos enfants auront respectivement quasi 8 ans et 5 ans et demi au moment du voyage.

Je pars sur l'idée d'une boucle Las Vegas - Las Vegas pour une durée de 3 semaines malheureusement en plein été (pas d'autres possibilités) J'ai longtemps réfléchi à itinéraire sans le yellowstone mais finalement la question du yellowstone revenant sans cesse dans mon esprit j'ai tenté de faire un itinéraire en l'incluant mais je me demande si cet itinéraire n'est pas un peu chargé ou du moins beaucoup trop speed.

Je tiens également à préciser que même si nous aimons marcher un peu nous ne sommes pas de grands randonneurs surtout que nos enfants sont encore jeunes et j'ai aussi beaucoup de mal à imaginer de quoi ils seront capables en terme d'effort... d'ici 1 an et demi...

Pour préparer cet itinéraire, je me suis largement inspirée de différents posts notamment le super post "itinéraire de 3 semaines", c'est en effet après la lecture de ce post que j'ai commencé à réintroduire le yellowstone dans notre itinéraire. Bon j'arrête un peu mon bavardage et j'ose enfin vous soumettre mon itinéraire ;) :

1. Vol vers Las Vegas - nuit Las Vegas

2. Las Vegas – départ tôt pour Grand Canyon (475km – 5h) – nuit GC

3. Grand Canyon – départ pour Page en milieu de journée – passage Horseshoe bend (200km – 2h) – nuit Page

4. Page – Antelope Canyon (11h/12h) puis départ vers Monument Valley (200km – 2h15) – piste fin d’après midi – nuit MV

5. MV – départ vers Moab – passage goosenecks SP – Valley of Gods (?) (250km – 3h) – nuit Moab

6. Moab – Arches NP et UT 128 ( ?) – nuit Moab

7. Moab – Dead Horse Point et Canyonland – nuit Moab

8. Moab – route vers vernal (350km – 4h) – Dinosaur NM

9. Vernal – route vers Jackson avec arrêt point de vue Flaming Gorge (500km – 5h) – nuit Jackson

10. Jackson – route vers Yellowstone par Grand Teton avec arrêts photo… (130km – 2h) - nuit yellowstone

11. Yellowstone

12. Yellowstone –route vers cody – nuit Cody

13. Cody – route vers Yellowstone – nuit Yellowstone

14. Yellowstone

15. Yellowstone – route vers Salt Lake City – nuit SLC (570km – 6h30) ou Provo (600km – 7h) ??

16. Salt Lake city/Provo – route vers Bryce ( si SLC : 435km – 4h15) (si Provo : 370km – 3h40) – découverte du parc (points de vue) - nuit Bryce

17. Bryce – marche navajo loop /queen’s garden trail – nuit bryce

18. Bryce – route vers zion (140km – 2h) – canyon overlook – nuit Zion/Springdale

19. Zion – riverside walk – puis départ en milieu / fin d’après midi pour Las Vegas (265km – 2h45) – nuit Las Vegas

20. Las Vegas

21. Retour vers la France

Un arrêt à dinosaur NM représente pas mal de km en plus, est-ce judicieux ?

Sur la route vernal – jackson, les points de vue sur Flaming gorge sont ils facile d’accès d’un point de vue kilométrique ?

Pour la route yellowstone –cody- yellowstone : je ne me suis pas encore renseignée sur les plus belles routes à prendre. J'aurais aimé pouvoir ajouter un jour de plus à Moab mais là ça se complique ;)

Voilà qu'en pensez-vous ? Je tiens à vous remercier pour toutes les infos super utiles que j'ai déjà trouvé grâce à vous et vous remercie d'avance pour l'aide que vous voudrez bien m'apporter.

julievh
Liaison Sana'a - Socotra
by Marcito · 2012-06-27 · 2 replies
Bonjour,

Je voudrais me rendre sur l’ile de Socotra en septembre ou octobre 2012. J’ai du mal à accéder aux informations sur les vols Sana’a – Socotra. Il me semble qu’il y a un vol par semaine le jeudi pour rallier l’ile au continent, mais je ne trouve aucune information.

Donc tout d’abord, il y a-t-il toujours des vols ralliant Sana’a a Socotra ? Le contraire m’étonnerait beaucoup.

Ensuite, est-ce sûr de réserver les vols sur Socotra étant donne la situation politique actuelle un peu précaire du Yémen ?

Finalement, quel hôtel conseillerez-vous aux abords de l’aéroport de Sana’a si je dois passer la nuit dans cette ville en attendant le vol sur Socotra ?

Merci de votre aide. Je cherche surtout l’avis d’un très récent voyage à Socotra.
Séjour de trois mois à Cap Vert, île de Sal en janvier, février et mars 2012
by Arrawak · 2012-04-14 · 32 replies
😉Bonjour à tous, je reviens de Cap vert, de l'ile de Sal, ville de Santa Maria, et je vais vous faire part de mes impressions, de ce vécu durant ces 3 mois d'hiver janvier février mars, c'est parti
Avis sur itinéraire de trois semaines dans l'Ouest canadien?
by GollumNet · 2011-12-06 · 47 replies
Bonjour,

Je prépare pour l'été prochain un voyage de trois semaines dans l'ouest canadien et j'aimerais avoir votre avis sur mon projet d'itinéraire. Ma demande porte surtout sur la faisabilité des trajets par rapport aux distances et aux durées fournies par Google maps. La carte du trajet est disponible ici :
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF&msa=0&msid=211739487574237040983.0004b3731677de2d36daf

Les étapes sont les suivantes : J01 - 27.07.2012 : Paris-Vancouver, récupération voiture, hôtel à Richmond - 0km - 00h00 J02 - 28.07.2012 : Richmond - Osoyoos - 404km - 05h30 J03 - 29.07.2012 : Osoyoos - Nelson - 262km - 04h05 J04 - 30.07.2012 : Nelson - Kootenay Bay - Fernie - 324,7km - 04h53 J05 - 31.07.2012 : Fernie - Waterton Lakes - 176km - 02h22 J06 - 01.08.2012 : Waterton Lakes - Dinosaur Park - 332km - 04h40 J07 - 02.08.2012 : Dinosaur Park - 0km - 00h00 J08 - 03.08.2012 : Dinosaur Park - Drumheller - Edmonton - 452km - 06h23 J09 - 04.08.2012 : Edmonton - 0km - 00h00 J10 - 05.08.2012 : Edmonton - Jasper - 365km - 04h12 J11 - 06.08.2012 : Jasper - 0km - 00h00 J12 - 07.08.2012 : Jasper - Num-Ti-Jah Lodge - 194km - 02h49 J13 - 08.08.2012 : Num-Ti-Jah Lodge - 0km - 00h00 J14 - 09.08.2012 : Num-Ti-Jah Lodge - 0km - 00h00 J15 - 10.08.2012 : Num-Ti-Jah Lodge - Kamloops - 471km - 06h32 J16 - 11.08.2012 : Kamloops - Whistler - Vancouver - 422km - 06h12 J17 - 12.08.2012 : Vancouver - 0km - 00h00 J18 - 13.08.2012 : Vancouver - 0km - 00h00 J19 - 14.08.2012 : Vancouver - North Vancouver - Nanaimo - Port Alberni - Tofino - 303,1km - 07h06 J20 - 15.08.2012 : Tofino - 0km - 00h00 J21 - 16.08.2012 : Tofino - Victoria - 316km - 05h32 J22 - 17.08.2012 : Victoria - 0km - 00h00 J23 - 18.08.2012 : Victoria - Richmond - 102km - 03h05 J24 - 19.08.2012 : Remise voiture, Vancouver - Montréal - 0km - 00h00

L'arrivée et le départ de Vancouver ne sont plus modifiables (billets achetés) et sont un choix assumé. Après les trois semaines dans l'ouest, nous continuerons par une semaine à Montréal et Québec.

Je vous remercie d'avance pour vos remarques sur cet itinéraire, et je me permettrai de vous poser quelques questions complémentaires par rapport à l'organisation de ce voyage.

@+ GollumDotNet
Trucs et Astuces pour La Grèce en famille
by LosPastores · 2011-08-08 · 2 replies
Petite Introduction

Hello,

le texte qui suit a pour objectif de vous faire profiter de notre (petite) expérience après un super voyage familial en Grèce... Il s'agit plutôt d'un "trucs et astuces" que d'un carnet de voyage.... Certains vous paraîtront sans doute bien naïfs mais c'est là que vous voyez qu'on n'est pas des pros : ils apparaisent au moment où on s'est dit : tiens là, ça serait pas con d'avoir ça sous la main 🙂 !!!

Pour info, nous sommes une petite famille de 5 : 2 parents de sexes differents et 3 enfants (fille/fille/gar��on ; 12/10/8 ans)... On aime bien voyager, on a la chance de pouvoir se payer quelques voyages mais on fait gaffe au budget, on n'aime pas la foule, on aime bien la plage, on essaye de traîner les enfants à faire des trucs vaguement culturels mais on n'y arrive pas toujours, on n'est pas des supers pros des voyages ni du camping, on a un peu d'expérience quand même (treck en Algérie, Costa Rica)... bref, on est sans doute dans la moyenne des voyageurs...

Donc pour toutes ces raisons, on s'était dit cette année, pourquoi pas la Grèce.... On a eu la change de pouvoir partir le 17 juillet et de rentrer le 6 août : je dis ça car il y a sans doute moins de monde en juillet, même en Grèce.... Cette année (2011), il a fait un temps pourri en France mais super en Grèce et on a sans doute eu moins chaud que ce qu'on peut avoir d'habitude... Il a fait grand beau et chaud tout le temps, c'était cool....

Coté guides on avait l'incontournable Routard et le GéoGuide : un peu intello mais très bon complémentaire au Routard...

Ne prenez pas les horaires, distances et autres au pied de la lettre dans ce qui suit.... je fais ça de mémoire au retour....

Mais avant de commencer, petit hommage à ma moitié qui a préparé ce périple avec brio...

La Grande Traversée (dimanche 17 au mardi 19 juillet)

Bien que banlieusards, nous avons eu la chance de pouvoir partir depuis Saint Cyr sur Mer (proche Marseille) : mine de rien ça rapproche un peu... Itinéraire visé : Ancône en Italie (environ 800 km de là) puis bateau jusqu'à Igoumenista (Grèce)...

Le bateau partant vers 17h, il fallait y être, soit disant 3 heures à l'avance + la marge de sécurité que je vous invite à prendre car la circulation peut être assez dense sur l'autorouteiItalienne... bref on a pris l'option de partir le soir vers 22h, de conduire jusqu'à 2/3heures et de dormir sur une aire d'autoroute dans la voiture... Ca paraît un peut être un peu extrème mais plutôt que de trouver un hôtel et, de toutes façon mal dormir dedans... Finalement, c'était pas si mal : les aires d'autoroute en Italie sont assez top, super sandwiches, sanitaires correctes, du monde autour... on a dormi au milieu des camions et on est repartis à l'aube après avoir assez mal dormi mais un peu quand même... Le truc est de prévoir dans l'auto, un oreiller pour chacun qui vous servira pour le camping par la suite et permet de dormir un peu plus confortablement.... La formule est pas mal... si vous avez un break, prévoyer qques couvertures au dessus des valises qui peuvent permettre à un enfant de s'allonger dans le coffre, ça libère de la place pour les autres !!!

Arrivés à Ancône, vous êtes normalement en avance et honnêtement, ça ne vaut pas le coup d'être super en avance sur l'horaire de départ du bateau : on vous fait poireauter sur le parking en plein soleil et les premiers embarqués sont les derniers à sortir... Au sud d'Ancone, il y a un petit quartier résidentiel doté d'une petite plage artificielle à laquelle on accède par un escalier massif.... C'est sympa, clean, safe.... Allez y tuez le temps et prévoyer les maillots et la crème solaire à portée de main... On a laissé la voiture avec les affaires dans une petite rue (en prenant avec nous les trucs précieux....). C'est à 15 min du port.... Après direction le port, vous allez dans un premier temps faire un préenregistrement auprès du bureau de la compagnie qui vous a vendu les billets et vous êtes dirigés vers le bateau sur un parking ou vous attendez d'embarquer....

Quelques petits trucs pour le bateau : - franchement, payez vous une cabine : on peut faire ça très root en dormant sur le pont, dans les salons, dans les escaliers mais c'est assez glauque... Le bateau est bondé, les sanitaires finissent par être dégueu, le reste du bateau aussi.... Les cabines sont super propres, bien équipées, douche et WC, draps et serviettes inclus... On avait une cabine pour 4 et on a installé un enfant par terre (prévoir un petit tapis...). Après une journée de voyage, on apprécie de se doucher.... - prévoyez sandwiches et petit déj : la bouffe servie sur place est vraiment dégueu (quoique la cafet n'est pas mal : on n'avait rien prévu à l'aller et on s'est résolu à y aller....)... - préparez vos sacs avant car le débarquement est assez rapide, on ne vous laisse pas trop le temps de trier vos affaires - au débarquement, seul le conducteur est censé monter dans la voiture... franchement c'est assez galère pour les pietons car le débarquement peut être très long (c'est le cas au retour) et l'attente au soleil est pas marrante.... ceci étant dit, on attend dans la soute et il ne faut pas être trop claustro - si vous avez une auto avec un coffre de toit (franchement conseillé le coffre de toit), ne vous embêtez pas avec la limitation à 2 m de la hauteur du véhicule : tenez compte de la hauteur du véhicule sans le coffre de toit et basta... inutile de payer plus cher car de toutes façon la hauteur sous plafond de la soute est très largement supérieure.... vous ferez des économies - aucun contrôle d'identité : si vous avez oublié les passeports des enfants, pas de stress (prenez les quand même !!!!) - n'oubliez pas vos bouquins, jeux de cartes etc... c'est quand même un peu longuet...

Parga

Pour débuter le séjour nous avons prévu quelques jours à Patras, petite station balnéaire à une heure Igoumenitsa...

Nous découvrons que notre GPS qui a 4 ans ne connaît que très peu de routes et très peu de villes !!!! Heureusement, nous avions une carte routière de Grèce (bien utile) et on a fait le voyage à l'ancienne.... Ceci étant dit, quasiment tous les paneaux sont traduits (heureusement) et les Grecs sont là pour vous indiquer le chemin (il sont souvent pas des super pros des lectures de cartes mais n'hésitez pas à demander votre chemin !!!!!) Ambiance station balnéaire mais en sympa, joli et pas trop bondée !!! On est clair, c'est touristique : promenade sur le port avec restaux, boutiques à touristes etc... mais vraiment c'est sympa et pas mal pour débuter les vacances....

On s'est payé l'hotel Paradise (avec Piscine : pas superflux vu la chaleur)... (voir Routard) : l'avantage d'être 5 c'est que vous squattez dans une seule chambre !!!! On a joué au touristes... Petit truc : il y en a une petite île en face de la plage. A condition de faire 1m80 ou plus, on arrive à traverser à pied avec le sac sur la tête !!!! le reste de la famille traverse à la nage... ensuite, vous passez devant la petite chapelle blanche et vous tournez à droite... vous avez 15 metres de rochers à franchir pour regagner la berge et vous êtes.... tous seuls.... prévoir masques et tubas !!!! Petit conseil à ce propos : on a tout acheté sur place mais pas sur que la qualité soit top (sur du contraire même), à prévoir dans les bagages... Prévoyez aussi des chaussures type "méduses" pour marcher sur les rochers : il y a qques oursins et dans la bobologie du voyage, ce sont les blessures aux pieds qui arrivent en top de liste.... Pour le reste, on a tout fait en tongs (y compris les Météores !)...

N'aimant pas le monde (vous l'aurez compris !), on est allé à la plage un peu plus au sud à Ligia : plage sympa avec peu de monde... Dommage que le parking soit aussi crade (comme partout en Grèce)... Petit conseil : prévoyer un dispostif pour faire de l'ombre... OK, ça s'appelle un parasol mais comme on n'y avait pas pensé avant (ou plutôt on s'était dit que bon, un parasol, quand même....), on a bricolé un truc avec les "piquets" et le double toit de notre tente igloo : avec quelques bâtons on arrive à bricoler un truc qui ressemble à un cerf volant... Franchement, le soleil tape et passer la journée à la plage en plein cagnard ça craint... Prévoyez aussi des chapeaux (et bien sur la crème solaire etc....) !!!

Coté Pique-nique : le truc est de trouver un "super marché" assez grand pour avoir quand même un peu de choix. Les petits "super marché" n'ont de super que le nom et vous avez peu de choses.... Le choix est quand même assez limité : le jambon est super dégueu... on a bcp tourné sur tomate, boites de thon et maïs, fromage... La encore, le petit truc est d'avoir une glacière de type Picard et de mettre une ou deux bouteilles d'eau à congeler à l'hôtel...ça tient longtemps et ça vous évite d'avoir le fromage tout liquide....

Coté culture, nous sommes allés au Necromantheion (pas mal du tout : c'est tout petit donc à voir en début de voyage car après les sites majeurs, c'est sans doute assez décevant....) et Nicopolis (ça en revanche c'est moyen).... Nous sommes allés dans la foulée passer une soirée à Preveza (autre station balnéaire sans bcp de charme) et sommes tombés par hasard sur le meilleur restau qu'on du séjour....

Les Météores

L'Autoroute est top, il n'y a personne, c'est pas du tout cher (enfin, tant que le FMI n'oblige pas les Grecs à augmenter les prix) et presque terminée.... Je ne sais plus trop combien de temps on a mis, mais bon, on a décolé le matin et on est arrivés en fin d'am... On s'est arrêté visiter le site de Dodone : proche de l'autoroute, vite fait bien fait, super theâtre, peu de monde... sympa.... Ca peut être une bonne halte pour le pique nique...

Bref, on a creché au camping Vrachos (nos critères de selection des campings : une piscine + l'aide du Routard....)... Pas mal... Sanitaires super clean, belle piscine, emplacement moyen...

Vu qu'on n'est pas des pros du camping on découvre un peu ce que c'est et les trucs qu'il est bien d'avoir (ou qu'on avait oubliés 😎). Si vous êtes des pros du campings vous pouvez passer à la suite sauf si vous voulez rigoler un peu.... Si vous êtes comme nous, béotiens, j'espère que ce qui suit vous sera utile...

On a pris, une tente igloo de 3 pour les parents (bcp bcp mieux qu'une tente pour 2 !!!) et une tente "3 secondes" de 4 pour les 3 enfants... (la tente qu'on met 3 secondes à monter et 30 minutes à ranger...) Deux tentes et des tentes avec une place de plus que les campeurs, ça c'est très bien... On avait des matelas autogonflants pour les parents (c'est top) et des "mousses" pour les enfants (ils sont jeunes)... Des draps pour mettre dessous et une couverture polaire chacun pour dessus... Les duvets sont franchement inutiles et la couverture c'est top : vous la mettez sur les jambes en début de nuit et vous finissez dessous le matin.... Franchement c'est très bien... Il faut dire qu'on avait ça à la maison suite à quelques passages chez Ikea donc pas besoin d'investir... Les draps, ça fait luxe mais c'est confort, ça vaut le coup.... Pas la peine de monter le double toit sur la tente, ça tient chaud pour rien.... On n'a pas eu trop de moustiques mais prévoir les répulsifs.... (prévoir aussi une pommage corticoïde pour les moustiques et autres piqûres (méduses, vives....) (on n'en n'a pas eu mais on sait jamais)... Des copains nous avait prété une table pliante avec 4 sièges... On trouvait que ça faisait vraiment beauf (comme le parasol 😉) mais franchement c'est (presque) necessaire.... On n'avait pas de bâche pour mettre par terre mais c'est sans doute valable d'en avoir une... On s'est débrouillés pour asseoir le 5ème sur des trucs récupérés à droite et à gauche mais un petit pliant aurait sans douté été utile.... Coté éclairage, la nuit tombe tôt (vers 9 heures) donc prévoir des lampes : des frontales c'est bien pour pouvoir bouquiner sous la tente (une par personne) et sans doute une petite lampe d'ambiance (qu'on n'avait pas....). Petit détail : les Grecs ne connaissent pas encore les piles rechargeables, donc si vous êtes comme moi allergiques aux piles jetables, anticipez... On s'était dit qu'on n'investissait pas dans un butagaz et tout le bazard donc on n'avait que qques gamelles individuelles et couverts pour préparer le repas... En fait, dans tous les campings (sauf un) il y avait un butagaz : il nous a manqué une gamelle pour faire cuire des pâtes ou du riz... Il paraît que l'idéal c'est d'avoir une cocote minute car en camping, on arrive même à faire manger des légumes vapeur aux enfants qui trouvent tout super au camping (même aller se brosser les dents😏 ) !!!!

Si vous avez prévu de faire des lessives (pas trop de machines à laver sur place), vous aurez pensé à prendre de la lessive à la main (prendre un flacon avec un bouchon et pas une boite avec de la poudre qui va se verser partout) mais vous penserez aussi à prendre une bassine car dans les campings, il n'y a pas de bouchon pour les éviers car tout le monde les pique !!!! (On n'avait pas ça et on a fait la première lessive dans la glacière !!!). Et puis bien sûr il faut une corde à linge.... Heureusement on avait plein de sangles de toit dans la voiture : très utiles pour le linge... Ceci étant dit, du linge, même essoré à la main, ça sêche en 2 heures en Grèce donc c'est cool....

Voilà pour le camping en Grèce pour les nuls (comme nous).... Place à la kultur....

Bon les Météores, je vais pas vous refaire ce que vous trouvez dans les guides... Le site est magnifique et à la hauteur de la réputation.... Ce qu'on voit pas sur les photos ni dans les films tournés sur place, c'est que route arrive quand même très près des monastères et que c'est blindé de touristes... Mais franchement, ça vaut le coup quand même... Le truc comme pour tout le voyage, c'est de se lever tôt pour être les premiers sur place.... Dur dur de sortir les enfants du "lit" mais vu le monde ça vaut le coup de passer avant la foule...

On a passé 2 nuits au camping... En fin d'après midi, on est allé faire une petite rando à pied sur un des sentiers pedestres qui part de Kalambaka et qui monte sur Agia Triada.... Il faut viser une petite église en haut du village avec un parking juste en contrebas et monter vers la droite au travers des ruelles ; on finit par tomber sur un petit sentier aménagé et qui monte jusqu'au pied du Monastère (c'est celui où a été tourné le James Bond)... Arrivé en haut du chemin, on tombe sur.... un parking.... ça fait chier.... C'est sans doute sympa de faire le plutôt celui qui est décrit dans le routard et qui est à l'ouest : le soir au coucher du soleil, les météores sont desert et magnifiques sous la lumière (le soleil se couche à 20h30...) On a même croisé une tortue qui se baladait.... Je me répète mais on a fait le tout en tongs donc c'est quand même pas l'Everest 😛

Le lendemain, lever tôt pour aller visiter Megalo Météoron : très beau mais blindé même le matin !!!! Puis on a visité Agios Nikolaos, soit disant avec une montée éprouvante bof bof... (ça vaut sans doute plutôt le coup d'aller à Varlaam à pied depuis Mégalo) et après on a pris la route qui fait le tour en remontant : super point de vue au bord de la route, assez vertigineux.... et on a fini par Agia Triada qui vaut le coup pour l'escalier (on a compté 147 marches) et en hommage à James....

Après il y a plein de petits chemins de rando à faire... On aime bien ça la rando et on avait prévu les pompes mais il fait une chaleur de dingue et les enfants n'étaient pas super fanas donc on a fini la journée à la piscine du camping.... Deuxième avantage à se lever tôt : vous êtes seul dans la piscine pendant que tout le monde commence à visiter les monastères en pleine chaleur.... Il faut juste préparer psychologiquement les enfants 2 ou 3 mois à l'avance....

Le Pelion

Je vous renvoie aux guides pour plus de détails : il s'agit d'une peninsule au nord d'Athènes, super sauvage et peu touristique... Ca vaut vraiment le coup à condition d'accepter de se taper une route sinueuse et un peu longuette sur la fin... Quand vous traversez Volos vous vous demandez ce que vous êtes venus faire là mais il faut pousser loin pour trouver des côtes superbes.... On est allés à Platania : toute petite station balnéaire avec petite plage sympa.... On a loué un appartement studio dans une petite résidence avec une petite piscine et on y a passé 2 nuits...

Le truc : aller au bout de la plage, passer à pied l'éperon de rochers et vous vous retrouver tous seuls dans une petite crique.... On a passé la journée à la plage, c'était cool....

Delphes

Bon là, c'est vraiment top : le site est magnifique tant par les ruines que par la vue.... Le musée est vraiment sympa, comme tous les musées accolés aux sites : peu de choses mais très bien mises en valeur et très belles... Là encore il faut y être à l'ouverture (8h), ça permet d'être seuls sur le site un petit moment et quand vous voyez la foule qui arrive après et la chaleur qui monte, vous ne regrettez rien !!!!

Le village est sans intérêts, on est allé au camping Delphi (super vue sur la mer d'oliviers et piscine vraiment sympa)... Petit dej servi à 4 € : ne vous en privez pas, ça donne du courage... On s'est installé tout en haut du camping, loin de la vue mais pas de voisins (et ça, c'est bien !)... Vous remarquerez qu'en camping, les gens aiment bien être à coté des sanitaires et/ou des poubelles : c'est plus pratique sans doute et ça a l'avantage de libérer les fonds de camping pour les agoraphobes comme nous.... Avant de planter la tente, prenez le temps de faire un tour du camping pour repérer l'emplacement qui vous va bien... Ce qu'on a trouvé super c'est que les campings n'étaient même pas au tiers plein donc on n'a pas trop cohabité... d'après le gérant, il y avait cette année un peu moins de monde que d'habitude sans doute en raison des "grèves"....

Le deuxième soir on est allés dîner à Galaxidi : c'est mignon mais sans plus... A noter qu'il y a un supermarché à Itéa (à Delphes il n'y a que 2 micro supermarché avec rien dedans...).

En route vers Athènes, nous faisons un petit détour vers le Monastère Saint Luc (Ossios Loukas) : très chouette, peu de monde et super terrasse ombragée et ventée parfaite pour casser la croûte (prévoir les sandwiches ou les acheter sur place (on n'a pas essayé)).... Ca vaut le détour si on aime le style : construction en brique, super panorama, magnifique église avec des mosaiques encore intactes (ok, c'est pas Saint Marc à Venise mais c'est pas mal....)....

Athènes

On n'avait pas initialement prévu d'y aller mais la visite de Delphes nous a donné envie de voir l'Acropole... Vu qu'il ne faisait pas trop chaud, on a mis Athènes à l'agenda et franchement, ça valait le coup...

Petit coup de fil à l'hôtel Tony pour réserver un studio sur 2 nuits : entièrement refait à neuf avec des supers matériaux (mais très kitch hélas pour le look), assez proche de l'Acropole (au sud), nickel....

Première soirée : visite du musée d'Art Cycladique : pas mal du tout, tout petit musée sympa puis coucher de soleil en haut du Mont Lycabette (super : on est très betement montés par le funiculaire alors que vraiment c'est pas haut !)

Le lendemain, lever 6h30 !!! pour être à l'Acropole à l'ouverture : c'est dur dur mais ça vaut le coup... on a eu le site pour nous pendant 10 minutes et c'est super émouvant... On assiste même au lever des couleurs par les militaires.... Après, visite du nouveau musée de l'Acropole : à voir absolument.... Petit truc possible : il y a une cafet sympa et pas trop chère avec vue imprenable sur l'Acropole ; à combiner avec une pause déjeuner....

Puis petit tour dans le quartier "historique" et tour de l'Acropole par la promenade aménagée pour les JO (chaleur de diiiingue, la seule du voyage) et on est partis se réfugier faire la sieste sous la clim de l'hôtel....

Passé la sieste, on a essayer d'aller visiter le Musée Archéologique National mais on a trouvé porte close, les horaires ne corespondant pas avec ceux du guide (conseil : appeler avant d'y aller, c'est assez exentré et le quartier est assez glauque). Les boules.... On reprend le bus vers la place du parlement.... A ce propos, on vous donne à l'hôtel, un magasine gratuit plein de pubs pour touristes mais avec à la fin un plan détaillé d'Athènes avec le nom de toutes les rues et les lignes de bus.... très utile... n'hésitez pas à prendre le bus, même si vous n'êtes pas certain de l'arrêt où il faut descendre, les Grecs vous aideront à vous orienter...

Du coup on se rapatrie vers le Musée Byzantin et Chrétien : super musée construit en sous sol (très bien climatisé !!) et tout en pénombre... Si on aime les icônes, c'est top... Les enfants ont trouvé moyen "le musée de Jésus"....

Enfin, un petit truc à faire rigolo qui va marquer les esprits : la relève de la garde devant le parlement... Ca à lieu toutes les heures fixes et c'est très rigolo... Je ne sais pas qui est le génial designer de ce magnifique uniforme avec des ponpons attaché à des Sebago mais c'est sans doute le cousin de l'innénarrable chrorégraphe qui a inventé cet incroyable pas de canard qui prévaut à la cérémonie.... C'est vraiment très rigolo.... Comme dit ma fille : "Papa, si tu faisais ce travail là, je n'en parlerais pas à mes copines".... Je me demande ce qu'en pensent les Grecs....

On est tombé par hasard sur un restaurant de type américains (le "TGI Friday") (derrière le parlement) : dîner dans ce type d'ambiance a fait passer la pilule de tous ces musées visité et donné, pour les enfants, un intérêt supplémentaire à Athènes... Ca change un peu aussi de la salade Grècque (ceci étant dit, c'est pas de la grande cuisine !)

Mycènes

Sortie d'Athènes et passage du canal de Corinthe (cherchez pas il est entéressé à cet endroit) sans problème...

On crèche pour 2 nuit au camping Atreus : belle piscine et peu de monde... Pas mal...

Bon alors Mycène, qu'on soit clair, c'est fait pour les mordus : on est dans l'antiquité de l'antiquité... Donc il faut être sensible au fait que vous êtes sur les lieux qui étaient déjà de l'histoire ancienne pour les grecs anciens... En clair, il ne reste pas grand chose et il faut beaucoup d'imagination... Les enfants trouvent ça très naze et ralent de s'être levés tôt...

On tente Epidaure le soir mais on tombe sur la représentation de Richard III avec Kevin Spacey : 12 000 spectateurs sur chacun des 3 jours à guichet fermé... Dommage d'avoir raté le fameux théâtre : mon principal regret du voyage. Renseignez vous avant d'aller à Epidaure... A mon avis le bon plan c'est d'aller tôt le matin à Epidaure et Mycènes en fin de journée pour les plus mordus....

On passe la soirée à Nauplie : petite ville assez touristique mais très sympa avec belle forteresse construite au dessus... On a dîné sur la place principale, très touristes de bases mais pas mal....

Le Magne

Le Magne c'est la deuxième péninsule au sud du Peloponèse... Objectif : farniente... C'est un peu comme le Pelion, ça commence par le passage d'une ville pas terrible (Kalamata) et ça se poursuit par une route qui tortille sur une côte superbe... L'autouroute qui mène à Kalamata était encore en chantier mais, si le FMI ne demande pas l'arrêt des travaux, vous devriez pouvoir gagner du temps sur le trajet et être plus ambitieux que nous sur la descente dans le Magne.... Nous nous arrêtons à Kardamili où nous avions réservé un appartement studio chez Anniska... Petit balcon avec vue sur la mer, accès à la mer depuis les rochers, possibilité d'aller à la piscine de l'hotel voisin.... sympa... Grace à l'équipement mis à disposition (nickel), on se fait le meilleur repas du séjour d'après les enfants : des pates (quand je vous disais qu'il fallait prendre une gamelle)

Deuxième soirée sympa à Limeni où on retrouvent des amis : dîner sur le port chez Takis... on choisit son poisson et on vous le cuit (super bien) au BBQ. Très cool et pas si cher que ça (208 € pour 4 adultes et 8 enfants (on a bu de l'eau et pas pris de dessert)....

En résumé, le Magne, c'est très beau, assez sauvage, peu touristique. Attention, on n'a pas vu de plage de sable, c'est plutôt roches ou galets.... A vous de voir en fonction de ce que vous aimez.... 2 nuits, c'est bien, plus, c'est peut être un peu trop....

Olympie

Dernière étape du voyage....

Un peu par hasard, on s'arrête à la plage entre Tholo et Kalafas... Honnêtement, je sais pas trop où c'était... A un moment, la route longe la mer et les plages avaient l'air sympa... On a pris une petite route et on s'est retrouvé sur un petit parking avec une paillote sympa et une plage de sable qui s'étend sur des kilomètres.... Vous faites 200 mètres à pied sur la plage et vous vous retrouvez à peu près tout seul (comme on aime)... L'eau était turquoise et les enfant trouvaient que c'était enfin la Grèce comme ils l'imaginaient (c'est à dire au travers des photos de Santorin 😕). On passe là quelques heures vraiment sympa....

Arrivée au camping Alphios pour 2 nuits.... Je ne serais pas aussi dythirambique que le routard sachant qu'il y a pas mal de monde, surtout des français et pour la première fois du séjour, nous nous retrouvons sur un emplacement certes assez grand mais avec du monde sur les 2 emplacements de part et d'autres... Comme il n'y a que des français, on a pu bien profiter de la discussion de nos voisins pas super discrets... Le bon plan c'est sans doute de trouver une solution d'hébergement un peu plus loin d'Olympie qui est vraiment une trappe à touristes... à étudier....

Vu la promiscuité au camping, on renonce à tirer les enfants du lit tôt le matin et du coup on est sur le site vers les 10 heures... Beaucoup de monde mais ce n'est pas trop génant car le site est très grand.... C'est vraiment top : sans doute ce que j'ai préféré de tout le séjour.... Le musée est lui aussi super : à voir absolument.... On s'est cantonné et on a refilé à la plage pour échapper au camping et à tous ses français....

Dîner à Krestena : tentative d'échapper aux trucs touristiques d'Olympie.... On est super mal tombés : dîner horriblement dégueulasse pour un prix, heureusement super bas (32 € pour les 5 !)....

La Grande Traversée (bis) (vendredi 5 et samedi 6 août)

On repart de Patras : le bateau fait ensuite une escale à Corfou et il y a assez peu de monde qui embarque à Patras. Donc inutile d'être des plombes en avance.... Cette fois ci, vous savez à quoi vous attendre et vous avez prévu le pique nique, les bouquins et tout et tout... (départ 17h) Contrôle douanier qui semble focalisé sur le fait que vous n'avez pas de voyageur clandestin caché dans la valise (on vous fait ouvrir le coffre de toit)... pour le reste toujours pas de contrôle d'identité (enfin, même après le séjour on est tous bien blancs dans la famille....)....

Vous pouvez profiter un peu mieux du bateau qui est à peu près désert entre les 2 escale : pique nique sympa sur le pont et après on se réfugie dans la cabine... Le lendemain matin, la foule est montée à bord, le bateau est crade.... Attendez vous à passer quelques heures sur le point en attendant l'arrivée (vers 15h). Le débarquement est super long car ça bouchonne pour sortir du port donc je vous conseille vraiment pour le coup de tous monter dans la voiture et de ne pas attendre sur le port en pleine chaleur... Ne vous précipitez pas pour rejoindre la voiture, l'attende dans la soute est longue et un peu oppressante....

Après c'est le retour vers la France, nous avons la chance de pouvoir faire escale à Antibes et mettons un peu plus de 7 heures pour faire Ancone-Antibes sur une route assez peu chargé dans notre sens mais blindée dans le sens inverse....

Les questions que vous vous posez peut être....

Route, bateau ou avion ? Zatiz ze Question.... Faire tout en auto, ça paraît un peu délirant... La traversée en bateau n'est pas si idylique que ça mais c'est assez original et ça met un peu dans l'ambiance... Ensuite l'équation est avant tout financière : il faut une voiture sur place donc à 5, c'est vite vu....

Hotel ou camping ? Zatiz ze ozeur question.... Les enfants adorent le camping : ils ont un sentiment de liberté, ils se font des copains, ils trouvent ça rigolo etc... Les parents préfèrent l'hôtel (enfin nous on préfère les bons lits....) Au delà du différentiel de prix camping vs hôtel, on fait aussi des économies sur la bouffe vu qu'on cuisine au camping... Donc clairement c'est un choix qui pèse dans le budget.... Ceci étant dit, on a eu la chance d'avoir des camping aux 2/3 vides donc c'était sympa... Le fait d'alterner était finalement une assez bonne solution....

Faut-il tout réserver avant ?

A mon avis, ce n'est pas la peine.... vous trouverez toujours quelque chose sauf si vous avez des contraintes budgétaires très strictes et encore... Et c'est bien de pouvoir ajuster le planning en fonction du monde, de vos envies etc.... Ce qui est top en Grèce c'est qu'il y a du wifi partout.... L'idéal est donc d'avoir un smartphone pour pouvoir surfer un peu et pouvoir téléphoner (pas la peine de prendre le 3G à l'étranger qui risque de vous coûter cher, vous vous débrouilerez avec le wifi).... Préparez votre itinéaire, sélectionner les hôtels... Dans pas mal d'hôtel, vous pouvez préréserver sans rien payer et êtes libres de décommander ou modifier vos dates.... ça vaut le coup de mettre quelques jalons surtout si comme nous vous squattez à 5 dans une chambre mais n'incrivez rien dans le dur (à part peut être les 2 ou 3 première nuits histoire d'être tranquilles à l'arrivée....).

Ca coûte combien ? La traversée : environ 700 € A/R. Les hotels : autour de 100/120 € pour les 5. On a choisit plutôt du milieu de gamme avec necessairement une piscine.... Vu la chaleur, c'est vraiment valable... et les prestations sont bonnes : tout était toujours super clean. Les camping : autour de 40 € pour les 5 La bouffe : entre 40 et 60 € en général... en faisant un peu gaffe... bière pour les parents et de temps en temps boisson pour les enfants... Entrée à partager et pas de dessert... C'est assez copieux donc pas la peine de prendre de miliards de plats....

Est ce qu'on mange bien ?

Ma chère fille, qui n'a pas la langue dans sa poche, me dit à l'instant que les Grecs, "c'est pas les rois de la bouffe"... Il faut dire qu'on n'a pas passé notre vie à chercher le bon restau et qu'on a fait tjrs un peu au hasard et au feeling avec plus ou moins de bonheur... On doit pouvoir manger mieux que ce qu'on a fait en y consacrant un peu plus de temps et de budget.... Ceci étant dit, c'était pas mal quand même... Le soucis était plutôt dans les repas qu'on préparait nous : faute de matériel et d'ingrédient, on a beaucoup tourné sur concombre, maïs, tomate, thon et fromage.... Un peu lassant au bout de 3 semaines... Je vous conseille d'embarquer quelques boites de taboulet ou des trucs comme ça....

Petit truc si vous aimez le poisson, vous pouvez demander sans soucis si les produits sont congelés ou pas. Ca n'a pas l'air du tout tabou et on vous répond franchement (un des trucs sympas avec la Grèce : vous n'avez jamais l'impression qu'on vous arnaque). Il est assez rassurant de voir que toute la carte n'est pas en cuisine à vous attendre... Bien souvent, dans le frais, vous n'avez que peu de choix mais c'est pas grace. Les prixsont souvent indiqué au kg (ne paniquez pas quand vous voyez des trucs à plus de 30 € !) et ça revient autour de 10 € à l'assiette.... Offrez vous ça de temps en temps, la même chose en France coûte bien plus cher !!!!

Plage ou visite ?

Ce qui rassure, c'est d'entendre les discussions dans les autres familles entre les enfants qui râlent et les parents qui raisonnent... L'avantage de la Grece c'est qu'on peut faire les 2 et vu les distances, adapter le planning en fonction de la tournure que ça prend....

Pour moi les incontournables sont Olympie/Athènes/Delphes/Les Météores (et sans doute Epidaure qu'on a raté) : faites au moins ça...

Fait il vraiment chaud ?

2011 était peut être une année spéciale sur le plan météo, mais finalement, on n'a eu pas si chaud que ça... Munissez vous de chapeaux, d'un parasol ou autre pour la plage et buvez (attention aux enfants qui peuvent se déshydrater....)

Bobologie Il y a des pharmacies partout donc pas la peine de déménager la vôtre....

Pas mal de plaie au pied faute de chaussures adaptées pour l'eau : prévoir des épingles et pinces à épiler pour les aiguilles d'oursins et des pansements adaptés (compeed ou pansement en spray)

Moustiques : prévoir répulsifs et pommade apaisante.

On n'a pas eu plus mais un aspi venin est sans doute une bonne idée

Coculine contre le mal de mer et voiture : c'est de l'homéopatie, c'est sans doute très psychologique mais ça permet de faire patienter les enfants quand la route tourne un peu trop....

C'est bien la Grèce ?

Tout est une question de point de vue mais, dans le style, c'est vraiment top... Il y a peu de monde, c'est très beau, les gens sont sympa, c'est pas cher, c'est pas trop loin, c'est varié, c'est pas trop grand et l'aspect culturel est vraiment fascinant : même l'Acropole dont on se dit qu'on l'a vue et revue en photo, c'est top....

Liste des trucs bien utiles auxquels vous ne penserez pas nécessairement et que vous n'aurez plus à acheter sur place !!! - Une carte routière de la Grèce et de l'Italie - Chapeau à bord large - Chaussures pour marcher les rochers - Parasol ou assimilé - Glacière portable et légère (type Picard pour faire les course) - Coffre de toit - Assaisonnement (huile vinaîgre sel) - Antimoustique, pommade corticoïde - Aspi vennin, aiguille, pince à épiler

Si vous campez : - Gamelle ou mieux cocote minute (même si vous ne prenez pas de butagaz) - Couvertures et pas duvet - Drap pour dessous - Lampes Frontales - Table et pliants - Bâche
Red Rocks Tour 2010: de retour du paradis (Ouest américain)
by Legibus · 2011-07-15 · 6 replies
Voici (enfin 😛 ) le récit de nos 5 semaines de road-trip dans l'Ouest Américain en septembre-octobre 2010

5 semaines de pur plaisir, avec un temps magnifique et chaud (voire très chaud, on a eu entre 30 et 45° sur pendant 4 semaines sur 5 !) sur tout le parcours hormis 1 jour couvert et frais à LA,1 à SF et 1 à Yosemite, plus de 8000km sur des routes où on roule peinards et sans stress sans avoir peur de se prendre une voiture de plein fouet à chaque virage (mais une biche ou une vache parfois oui ! 😏 ), des randonnées exceptionnelles qui permettent de prendre vraiment la mesure de ces immensités incroyables, des locaux presque toujours sympas, cools et gentiment familiers 🙂 , des bleds paumés hallucinants avec quelques maisons, deux motels, un General Store et une station-service, de vrais décors de films en cinémascope..., des motels aux chambres vastes, bien équipées et toujours très propres... , bref que du bonheur... 🙂

Tout s'est déroulé comme sur des roulettes, même la location de la voiture dont j'appréhendais la tentative d'arnaque désormais habituelle des loueurs ! 😠 Je ne regrette pas mes longues heures de préparation (même si cela peut faire doucement rire certains, y compris dans mon entourage 😄 !), avoir tout ses documents (notamment les cartes et descriptions précises des parcs, randos etc... fait gagner beaucoup de temps à mon avis. Après, les arrêts dans les visitors centers ne sont pas désagréables non plus !

Notre véhicule choisi sur le parking de l'aéroport de LAX : un Ford Escape XLT 2 roues motrices seulement (du moins c'est ce qu'on croyait !) avec une bonne garde au sol par rapport aux autres modèles présents sur le parking. Il nous a traîné partout sans souci, y compris sur des pistes assez cassantes notamment Potash Road, très défoncée lors de notre passage, et sur la piste qui mène au parking du Devil's Bridge Trail à Sedona, étonnamment la plus compliquée rencontrée pendant notre séjour ! Il nous a paru étonnamment confortable sur route également, on était plutôt bien charriés, avec des suspensions ni trop dures ni trop molles... 😉

Nous avons pris le temps de le choisir sur le parking entre une dizaine de véhicules dans la rangée des mid-sizes (5-6 ford escape, 1 Jeep Compass, 1 Jeep Liberty...), de bien vérifier l'usure des pneus (pour le même modèle l'état variait sensiblement), la présence d'une vraie roue de secours, du manuel et d'une 2e clé de contact (les deux attendaient gentiment dans la boîte à gants, une bonne surprise !), et surtout la taille du coffre, pour nous qui allions commencer le périple à deux mais le finir à 4...Ce fut ric-rac mais 4 grosses valises de 65cm pplus une plus petite plus une glacière de 27l, plus quelques sacs à dos de 25-30l et du bazar à droite à gauche, il a fallu optimiser mais tout est rentré !

En vrac, nos coups de coeur (qui ne sont pas forcément là ou on les attend 😉 )

- L'ensemble du périple parce-que c'est un pays tellement incroyable, dépaysant et agréable à parcourir...Il n'y a rien à jeter !

- Les patelins paumés de l'Arizona, de l'Utah ou de la Californie... l'Amérique de notre imaginaire nourri de films et séries américains...j'en ai adoré l'ambiance le soir et au petit matin...Joshua Tree (la « ville »), Torrey, Escalante, Tropic, Lee Vining...

- Les lignes droites à perte de vue ! même si cela peut-être un peu soporifique pour le conducteur !

- Les petits parcs ou sites moins « incontournables » a priori mais qu'on a visité parfois seuls ou presque : Joshua Tree, Jerome, Sedona, Lee's Ferry, la La Sal Mountain Loop Road, les pistes de Shafer Trail et Potash Road à Canyonlands Island In the Sky (malgré le stress de la descente !), Snow Canyon, Bodie et Mono Lake, Muir Woods... (mais celui-là avec la foule des grands jours car en WE, tous les San Franciscains étaient de sortie !)

- Le Grand Canyon, parce-que on a beau l'avoir vu mille fois en photo, quand on arrive au bord pour de vrai, c'est quand même une grand claque... (et je m'y attendais pas !)

- La Death Valley, parce-que c'est unique et impressionnant !

- La région de Moab, même si hélàs un peu trop fréquentée à notre goût (surtout Arches), particulièrement Canyonlands Needles et Island In The sky, Devil's Garden à Arches, la Scenic Byway 128 le long du Colorado et les Fisher Towers...

- Les randonnées, extraordinaires pour beaucoup, à Sedona (personne sur les merveillles Devil's Bridge ou Doe Mountain alors que je m'attendais à la foule des grands jours !), à Page (Wire Pass et Busckskin Gulch), à Moab (Chesler Park et, beaucoup plus facile !, Cave Spring dans the Needles, Devil's garden avec retour OBLIGATOIRE via Primitive Trail, un must), à Bryce (Peekaboo Loop , la plus belle même si difficile, une grosse défaillance dûe à une hypoglycémie m'a hélàs gâché cette journée au coeur de Bryce, un calvaire pour remonter Wall Street ! 🏴‍☠️ ), à Snow Canyon (Hidden Pynion Trail), à Yosemite (dans le secteur de Tuolumne Meadows...)

- La faune et la flore ! On ne s'attendait pas du tout à voir tant de fleurs au mois de septembre, pensant que tout serait cramé par l'été et avons été surpris de voir les champs, les bords de chemins de randos ou de routes couverts de fleurs un peu partout tout au long de notre périple (beaucoup de fleurs jaunes magnifiques) 🙂 Et on était comme des gosses devant tous ces animaux peu farouches profitant tranquillement de leur liberté (Mule Deers, Bighorns, Tamias, Squirrels, phoques ou tarentules !)

- Los Angeles, si si !, contre-toute attente. Disons plutôt le bord de mer Santa Monica, Manhattan Beach, dont nous avons aimé l'ambiance cool et paisible, nous avons regretté de n'y passer que 2 jours ! Nous aurions bien flâné un jour ou deux dans le coin en fin de séjour pour récupérer ! 🙂😎

Nos (toutes petites) déceptions 😉

Très très peu à dire de ce côté là !

- San Francisco (je fais peut-être en faire hurler certains) pas pour la ville elle-même qui est superbe mais pour son ambiance, beaucoup moins cool qu'ailleurs dans l'Ouest. Nous avons été étonnés de trouver en face de nous des gens faisant une tête de six pieds de long dans beaucoup d'endroits, bus et Cable-cars, restos, supermarchés, magasins... et de la conduite beaucoup moins respectueuse et plus nerveuse, un concert de klaxons à chaque carrefour, des coups de freins, des queues de poissons, ça nous a fait un choc après la coolitude du reste du parcours, y compris à LA...! . Il m'a semblé récemment voir dans son post qu'Itat avait eu un peu la même impression sur SF...ouf, nous ne sommes pas seuls 😛 C'est dommage mais cela nous a un peu gâché la ville. J'avais lu « San Francisco, la ville la plus européenne des USA », mais je ne pensais pas sur ce terrain là ! L'accueil nous a semblé très « parisien », bon peut-être la fatigue de notre fin de parcours y est-elle aussi pour quelque chose ?!

- Las Vegas, mais là ce n'est pas vraiment une surprise, ce n'est pas du tout notre tasse de thé, nous ne sommes ni joueur ni fêtards ni fans de shoppings... et le premier « Wahou » de notre arrivée au Sunset avec les néons qui s'illuminent partout a vite laissé place au « Beurk » d'écoeurement à la première visite de Casinos (se coltiner des kilomètres de casinos pour arriver devant des magasins de luxe d'une galerie kitchissime, OK et après ?!). Nous n'avons été impressionnés ni par l' architecture pompeuse des Casinos, ni par le luxe clinquant et vide de sens de tout ça... ceci dit chacun ses goûts et je comprends tout à fait que l'on puisse aimer. Nous n'avons finalement visité que très peu de Casinos, préférant nous concentrer sur la seule chose que l'on a aimé à Vegas, le Roller Coaster du NY NY, il ne paie pas de mine vu d'en bas mais il envoie sec ! 😉

- Palm Springs, bon, oui, de belles avenues et de beaux palmiers ! Pas vraiment une déception, on y faisait juste un passage sur la route de Joshua Tree, le plus intéressant devait être de monter par le téléphérique au sommet du Mount Jacinto mais nous ne l'avons pas fait faute de temps...

- Universal Studios, à part The Simpsons Ride et Mummy the Revenge, on est un peu restés sur notre faim, y compris lors de la « visite » des studios...Le ciel gris peut-être ?! Un comble à LA !

- La "pression touristique" à Arches et Bryce, les deux endroits où elle nous a gênée (peut-être parce-que ces parcs sont petits et donc tout le monde se retrouve au même moment au même endroit)mais c'est tellement beau 🙂

- Ne pas avoir eu la chance de pouvoir faire The Wave... (bad luck au tirage internet et pas mieux sur place) 😕

Nos regrets sur le parcours

Pour moi, je referais quasiment la même chose si c'était à refaire, avec peut-être cependant plus de phases « détente », 5 semaines à ce rythme c'est quand même assez fatigant !

J'aurais bien passé 2 jours tranquillou à Santa Monica en fin de séjour pour récupérer, passer plus de temps à Sedona aussi pour profiter de la région, absolument magnifique, 1 jour de plus aussi pour faire Yosemite et la côte entre SF et LA qu'on a eu le sentiment de faire au pas de course (1 étape en plus vers San Simeon aurait été bienvenue)

Pour mon homme, peut-être un peu de trop de roches rouges à son goût (pour lui elles se ressemblent toutes... hérésie mais passons 😇 ), il aime plus la verdure que moi, donc un peu plus de variétés de paysages lui aurait plus convenu, même s'il a beaucoup aimé l'ensemble des lieux traversés ! C'est vrai que du coup Sedona avec son mélange de roches rouges et de verdure est un must, et pour nous deux !

Après cette longue introduction, en route amis Forumeurs 😎😎😎
Quel passage de frontière entre le Kirghizistan et la Chine?
by Phil · 2010-09-28 · 40 replies
En aout 2011 je compte poursuivre ma route de la soie à vélo. Je me pose la question de savoir pourquoi le passage de la frontière entre le Kirghisistan et la Chine se fait le plus souvent par le col de Torugart et non par Irkeshtam? Pourtant on évite bien des tracas administratifs en choisissant l'option 2.
Australie: faire du snorkeling à la grande barrière de corail ou Ningaloo Reef?
by Lapinous · 2010-02-25 · 20 replies
Nous allons passer un mois et demi à deux mois en Australie en Juillet et Août prochains, et on hésite, on hésite... Grande Barrière ou Ningaloo Reef ? Queensland ou Western Australia ?

On est mordus de plongée, que ce soit avec bouteilles ou en simple snorkeling. Et au départ on se disait qu'aller en Australie sans plonger sur la Grande Barrière, c'était une hérésie. Donc plutôt partis pour le Queensland. Mais plus on en parle autour de nous, plus on nous avertit qu'on risque d'être déçus par la Grande Barrière, surtout en ayant déjà vu à quoi ressemblaient les récifs des îles du Pacifique auparavant (Nouvelle-Calédonie, îles Cook...). Beaucoup de bateaux usines, très cher, récif abimé et pas si extraordinaire... ces critiques reviennent souvent. Alors que penser ?

D'autant que le récif de Ningaloo sur la côte Ouest nous fait de plus en plus de l'oeil, ses requins-baleines aussi je crois qu'on y serait à la bonne période, mais on a assez peu de retours sur ce coin-là, fréquentation, coût des plongées, fonds marins, pratique du snorkeling et facilité d'accès...

En fait on aimerait assez le point de vue de plongeurs, ou voyageurs adeptes du palmes-masque-tuba, ayant déjà vu les deux pour nous orienter un peu dans notre choix 🤪 Sachant aussi qu'en dehors de la plongée, on est nettement plus attirés par les étendues sauvages et tranquilles que les stations balnéaires animées...
Est-il possible de louer une auto à Douala?
by Edensoft · 2010-02-04 · 56 replies
bonjour à tous ,

je vais sur douala fin avril 2010 et je desir connaitre les possibilités de location automobile sur douala , ainsi que les piege à eviter ,

Merci d'avance Emmanuel
Trois semaines dans l'Ouest américain pour un budget de 1,500 euros?
by Autechre · 2009-11-01 · 231 replies
Le projet se met progressivement en place. Avec quelques amis (nous serons sans doute 8), nous aimerions parcourir l'Ouest des Etats-Unis en août 2010.

J'y suis déjà allé en 2004 pour un périple qui se voudra à peu près identique (SF, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Las Vegas, Lake Tahoe, SF)

Je commence à regarder de plus près le budget.

Avion : 750€ environ (pour un A/R Paris/San Francisco mais je compte large car il semblerait que l'on puisse trouver à 600€ max) Voiture : 100€ (par personne pour la location d'un van, après avoir cherché à gauche à droite) Essence : 50€ (par personne, en ayant fait des projections) Bouffe : 400€ (20€ par personne et par jour, sachant que le matin c'est un café et une cochonnerie, le midi un fast-food et le soir un pique-nique barbecue, seulement quelques rares extras) Hébergement : 200€ (10€ par personne et par jour, sachant que ce sera camping à 95% sauf motel à Las Vegas car il fait trop chaud la nuit) Loisirs : 300€ (ça comprend les extras comme les clopes, la bière et quelques sorties par-ci par-là mais se résumant surtout à SF, plus le pass pour les parcs nationaux par exemple)

Cela nous fait un total de 1800€.

Zut, j'aurais aimé tomber à 1500. Je suis sur que cela est possible.

Ma question est donc : peut-on survivre 3 semaines aux Etats-Unis avec 1500 euros de budget (tout compris, il va de soi) ?

Sachant que : 1 - on s'en fout des hotels 2 - on s'en fout des restos 3 - on veut juste profiter des paysages et des soirées barbecues entre potes

Merci.
Nouvelle-Calédonie / Nouvelle-Zélande à vélo: coût de la vie?
by GlobeVelo · 2009-10-30 · 31 replies
Bonjour, dans le cadre de notre tour du monde à vélo, nous hesitons entre la Nouvelle Caledonie et la Nouvelle Zelande pour notre étape en Océanie. Nous n'aurons hélas pas le temps de faire les 2 pays alors il nous faut choisir: entre les plongées paradisiaques en NC et la nature authentique en NZ avec un tourisme type routard, notre coeru balence Par contre par rapport à notre budget, quelle est la différence entre ces 2 pays? Est-ce que les 2 se valent ou est-ce que l' un est plus cher que l'autre? (hébergement type camping ou chambre simple, repas etc) Nous serons à vélo avec nos tentes. D'avance merci pour vos precieux conseils qui nous guideront dans notre choix!
Expérience touristique dans l'Ouest américain
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
10 jours en Algérie début juillet: climat, location de voiture, sécurité et logement
by Marjo007 · 2006-03-13 · 36 replies
Bonjour, Mon mari et moi avons 10 jours de congers en commun début juillet.

Est-ce une bonne idée de découvrir l'Algérie à cette période (/températures...) ?

Nous attéririons à Alger.

Quel est le prix/jour d'une voiture de location, pour dix jours ?

Est-il facile de se loger pas cher ?

Dix jours : pas trop court ?

Avez-vous déja voyager en Algérie de cette façon ? Des amis m'assurent qu'il est facile de voyager en Algérie, sans souci, ...(ce sont eux mêmes des algériens)... Qu'en pensez-vous ?

Mille mercis pour vos témoignages et avis.
infos sur la Namibie
by Vmoio · 2005-02-28 · 73 replies
Bonjour

Je suis à la recherche d'infos sur la Namibie. Je compte y aller au mois d'aout avec une amie. Est ce que le voyage se fait bien à deux en autotour ? les routes sont elles sûres ? Un 4x4 est il nécessaire ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez m'envoyer (notamment sur le parc d'Etosha et le désert). Valérie
Phuket-Singapour avec la Belle des Oceans, le nouveau bateau de Croisieurope
by Hyerois83 · 2019-11-23 · 98 replies
Bonjour à tous, Dès la mise en vente par Croisieurope de cette croisière de neuf jours entre Phuket et Singapour, nous avons été intéressés par l'itinéraire qu'on voit ci dessus , qui comportait une escale par jour le long de la cote Malaise, alors que la plupart des bateaux soit font Phuket – Singapour avec une seule escale intermédiaire et plusieurs jours en mer, soit effectuent des voyages plus longs, avec aussi des jours en mer. La taille du bateau nous convenait aussi mieux et nous avions de bonnes expériences avec la Belle de l'Adriatique en Croatie et sur la côte Amalfitaine . La Belle des Oceans vient de rejoindre la flotte de Croisieurope. Il était exploité jusqu'en juillet 2018 par Silversea sous le nom de Silver Discoverer. Je reparlerai plus loin des avantages et des inconvénients de ce bateau. Initialement, nous devions partir le 25 octobre, mais le chantier naval restaurant le bateau ayant pris du retard, Croisieurope avait annulé notre croisière . Ce qui nous avait obligé à annuler les vols pris par nos soins, ainsi que les hôtels réservés à Bangkok avant le départ et à Singapour après la croisière . Une vraie galère pour annuler et retrouver l'équivalent à la nouvelle date. Après des discussions assez difficiles avec Croisieurope, nous avons obtenu le remboursement des dépenses effectuées, mais nous y avons néanmoins perdu près de 500 €, les nouveaux vols, pris au dernier moment, étant beaucoup plus chers. Nous avons prévu de passer trois jours au préalable à Bangkok et de rester deux jours supplémentaires à Singapour pour visiter plus à fond ces deux villes intéressantes et. profiter pleinement d'un voyage de cette longueur. Je vais essayer de vous faire partager les moments intéressants de ce voyage, en commençant par Bangkok, qui n'était pas compris dans la croisière, mais offre de nombreux centres d'intérêt. A demain.
Encore un carnet sur le Sud-ouest mais sans 4x4 ni SUV (août-septembre 2019 )
by Gens62 · 2019-09-26 · 45 replies
Bonjour,

moi aussi je me décide à faire un carnet sur votre voyage dans le Sud-Ouest. Le point de départ a été une promotion Paris - L.A. à moins de 350 euros en février 2019. A partir de là nous avons tenté d'établir un circuit à peu près cohérent grâce à ce forum et des sites comme ouestusa, arizona-dream, sunset bld et roadtrippin. Merci à eux d'exister.
Traversée à vélo de la côte est du continent africain
by Clotaire38 · 2019-01-18 · 66 replies
Hello à tous !

Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.

Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.

Introduction :

J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.

Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.

Le trajet :

Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket

Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.

Les premiers jours :

On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.

De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.

On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.

Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.

Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.

Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.

Noël :

Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.

Cairo - Louxor :

Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.

Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.

Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.

Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.

Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.

Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.

Louxor - Aswan :

La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.

Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.

Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.

Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.

Aswan - frontière Soudanaise :

On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.

Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.

On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..

De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.

Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.

Visa :

Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.

La frontière :

Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.

Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.

Généralités sur prix/négociations :

Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.

Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."

Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.

J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.

Conclusion :

Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.

Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !

De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.

Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.

Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.

Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan

Salutations du Soudan. Clo
Définir un itinéraire de 3 semaines seul dans le Nord-Ouest argentin
by PierreVF · 2018-07-08 · 39 replies
Bonjour,

Cela fait quelques années passées que je lis avec intéret les différents carnets et débats du forum afin de m'en inspirer pour mes voyages (Chine, Ladakh, Japon, Île Maurice, Corée du Sud etc.), mais aujourd'hui ça ne suffit plus, j'ai trop de questions sur le prochain :p

J'ai donc l'intention d'aller "explorer" l'Argentine, mais sans avoir la prétention de tous couvrir ni même de parcourir l'intégralité d'une région en particulier. Mon but est simple, voir plein de jolies choses en prenant le temps d'en profiter et de prendre quelques photos, que ce soient des villes, des monuments, ou surtout, ici, des paysages !

Mes critères sont assez simples, il ne me reste plus qu'à trouver l'itinéraire qui correspond :

Cap sur le nord-ouest argentin (et si le temps, l'argent et l'énergie le permettent Buenos Air, Iguazu ou autres), Voyage de 3 semaines, fin septembre ou octobre, Ne pas courir, je l'ai fait par le passé et au final on n'arrive jamais à faire un pays entier en 3 semaines, et on gâche ce que l'on fait trop rapidement, Mon second voyage seul (le premier étant la Corée du Sud, donc plutôt simple), donc avec un peu d’appréhension face aux "dangers" (mal des montagnes, crevaison, kidnapping, guerre nucléaire etc.), Possibilité de conduire, mais pas de 4x4, je ne suis pas un pilote de rally et je ne sais pas bricoler une voiture (je peux à la limite changer une roue et passer un coup sur le pare-brise).

Après lecture attentive de plusieurs carnets et blogs, des différentes discussions sur le forum, j'ai établi un début de programme :

Buenos Air, Salta : location de voiture Boucle Nord (Salta, Pumamarca, Tilcara, Humahuaca, Hornocal, Salinas Grande (4x4 nécessaire ?), San Antonio de los Cobres), je peux l'étendre si faisable en "petite" voiture et à cette période, Tolar Grande (en excursion en 4x4), Boucle Sud (Salta, Cachi, Molinos, Angastaco, Cafayate), pouvant être étendue, Iguazu (s'il reste du temps après Salta), Buenos Air (idem).

Etant principalement attiré par la région nord-ouest, Iguazu et Buenos Air sont là pour faire tampon s'il me reste du temps, et s'il m'en reste trop je peux faire autre chose sur vos conseils avisés :) Par exemple d'autres excursions du type Tolar Grande, voir faisable en "petite" voiture etc.

Voilà à peu près, et maintenant le type de question que je me pose :

Pour Tolar Grande, 3 jours en 4x4 depuis Salta mais... ne serait-ce pas plus intéressant en partant de San Antonio de los Cobres, pour éviter de faire un aller-retour vers Salta ? Cela voudrait dire payer et laisser la voiture de location 2 jours sans "surveillance" à San Antonio, mais ça m'évite de rentrer à Salta (je pourrais peut-être m'y retrouver financièrement et gagner du temps) ? Je ne me rends pas compte si cela craint de garer un jour ou deux la voiture de location avec ma valise dans une des villes des boucles autour de Salta le temps d'une excursion/randonnée (niveau "insécurité" etc.) ? Si je me cantonne à ce qui est faisable avec une "petite" voiture de location, est-ce qu'en 10 jours j'ai fait les 2 boucles ? Il est probable que je m'arrête passer deux nuits ou plus sur certaines étapes (visite de la ville, balades environnantes pédestres ou en "petite" voiture etc.), pour l'instant je n'ai pas encore d'avis précis sur chacune de ces étapes, surtout que certaines ne sont séparées que par 1h ou 2 de trajet (d'après les carnets de voyage, pas google maps ;)), lesquelles valent le coût ? Cela ne dérange personne de se balader avec sur soit 3000€ en cash (ou l'équivalent en pesos) ? :D J'ai lu des avis contradictoire concernant le permis international (et certains délais d'optention annoncés mettent à mal mes projets s'il est requis :(), qu'en est-il en 2018 dans le désert argentin ?

Voilà voilà, vous savez tout :)

Merci d'avoir pris le temps de lire mon message, et merci d'avance si vous avez des éléments de réponse, d'ici là je poursuis mes recherches/lectures !!

Pierre

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