Results for "Libye"
About 5,543 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Prix d'hébergement en tour du monde
Bonjour à tous,
Afin de préparer un tour du monde, je me renseigne actuellement sur les prix des hébergements un peu partout. C'est là que "j'hallucine". Le prix des hotels (ou assimilés) même sans luxe, est exorbitant au regard du niveau de vie local, dans certains pays. En Malaisie, en Amérique du sud notamment Chili, Argentine, les tarifs paraissent aussi élevés que ceux que l'on peut obtenir au Portugal ou en Espagne (pays où je me suis déjà rendu). Pour un couple, au Chili par exemple, il semble qu'il faille compter entre 28 et 45 euros pour quelque chose de potable. Est-ce une réalité ??? Ou est-ce moi qui ne suis pas dégourdie :)))
Au risque de faire hurler les adeptes du "c'est normal qu'en tant que touriste etc..", je n'ai pas franchement envie d'aller dans un pays qui me prend pour une vache à traire :( Autant un pays dit "développé" (ayant des coûts en impôt/infrastructure important) payer, 30/35 voir 50 euros la nuit me paraisse "logique", autant dans un pays en développement qui ne fournit pas à sa population le même niveau de vie, me parait être de l'abus. Pour le coût j'aurais le sentiment d'engraisser une toute petite partie de la population au détriment de ce que je pourrais dépenser dans tout le reste de l'économie qui profite de facto à plus de monde.
On peut être d'accord avec moi ou pas, peu importe, mais si j'ouvre cette discussion, c'est avant tout pour revoir mon ittinéraire au cas où "cette impression" est une réalité. Plutôt que de voyager en visitant trop de pays, je me limiterais à ceux qui m'attirent vraiment en fonction de mes centres d'intérêts et ceux de mon conjoint (qui sont sensiblement les mêmes lol).
A titre de comparaison quand même, au portugal en chambre d'hôte (avec un appart à dispo) : 30 euros pour deux personnes et ce tarif date de 2008 donc comprenez ma surprise.
Merci à tous ceux qui viendront partager leurs avis, conseils, et commentaires (même contradictoires :) ). Les plus part des discussions sur les tours du monde sont relativement anciennes, il est donc difficile de se faire une idée.
Cordialement, Sylvia
Afin de préparer un tour du monde, je me renseigne actuellement sur les prix des hébergements un peu partout. C'est là que "j'hallucine". Le prix des hotels (ou assimilés) même sans luxe, est exorbitant au regard du niveau de vie local, dans certains pays. En Malaisie, en Amérique du sud notamment Chili, Argentine, les tarifs paraissent aussi élevés que ceux que l'on peut obtenir au Portugal ou en Espagne (pays où je me suis déjà rendu). Pour un couple, au Chili par exemple, il semble qu'il faille compter entre 28 et 45 euros pour quelque chose de potable. Est-ce une réalité ??? Ou est-ce moi qui ne suis pas dégourdie :)))
Au risque de faire hurler les adeptes du "c'est normal qu'en tant que touriste etc..", je n'ai pas franchement envie d'aller dans un pays qui me prend pour une vache à traire :( Autant un pays dit "développé" (ayant des coûts en impôt/infrastructure important) payer, 30/35 voir 50 euros la nuit me paraisse "logique", autant dans un pays en développement qui ne fournit pas à sa population le même niveau de vie, me parait être de l'abus. Pour le coût j'aurais le sentiment d'engraisser une toute petite partie de la population au détriment de ce que je pourrais dépenser dans tout le reste de l'économie qui profite de facto à plus de monde.
On peut être d'accord avec moi ou pas, peu importe, mais si j'ouvre cette discussion, c'est avant tout pour revoir mon ittinéraire au cas où "cette impression" est une réalité. Plutôt que de voyager en visitant trop de pays, je me limiterais à ceux qui m'attirent vraiment en fonction de mes centres d'intérêts et ceux de mon conjoint (qui sont sensiblement les mêmes lol).
A titre de comparaison quand même, au portugal en chambre d'hôte (avec un appart à dispo) : 30 euros pour deux personnes et ce tarif date de 2008 donc comprenez ma surprise.
Merci à tous ceux qui viendront partager leurs avis, conseils, et commentaires (même contradictoires :) ). Les plus part des discussions sur les tours du monde sont relativement anciennes, il est donc difficile de se faire une idée.
Cordialement, Sylvia
Chèque de voyage-espèces pour New York?
Bonjour
Pour tous ceux qui étaient déjà à New York j'aimerais savoir si ce serait préférable d'amener les chèques de voyage (travellers cheque) en plus de l'argent en espèce. Peut-on facilement échanger ces chèques dans une banque? Les hôtels acceptent-ils ce mode de paiement? Merci d'avance pour les conseils.
Importation d'une voiture particulière au Costa Rica
Bonjour, je souhaite importer au Costa Rica ma voiture. Celle ci est spécialement aménagée pour un handicap physique; ce qui explique que je peux pas en acheter une sur place, car a ma connaissance, il n'existe pas d'endroit pour réaliser de tels travaux.
Pourriez vous svp, m'indiquer un tranporteur/transitaire et les formalités à effectuer avant le départ de France et à l'arrivée au Costa rica.
Vifs remerciements
Gérard
Change Euro - Franc CFA interdit en Europe?
Bonjour à tous,
je n'ai pas trouvé d'info récente sur le forum, d'où ma question : je part au Bénin et j'ai une Mastercard (qui apparement ne marche nullepart làbas, même pas pour les retraits)
Du coup, j'aimerai pouvoir changer des Euros en Franc CFA à Paris, avant de partir. J'ai appelé une agence american express qui m'a dit qu'il était "interdit de changer du franc CFA en dehors des pays emetteurs car la sortie des billets est interdite et que toute proposition à Paris était de l'arnaque".
Or certains bureaux de change (comme Africa change à Paris) le proposent.
Est-ce vraiment une arnaque ? Qu'en pensez-vous ? Merci ! Bbn
je n'ai pas trouvé d'info récente sur le forum, d'où ma question : je part au Bénin et j'ai une Mastercard (qui apparement ne marche nullepart làbas, même pas pour les retraits)
Du coup, j'aimerai pouvoir changer des Euros en Franc CFA à Paris, avant de partir. J'ai appelé une agence american express qui m'a dit qu'il était "interdit de changer du franc CFA en dehors des pays emetteurs car la sortie des billets est interdite et que toute proposition à Paris était de l'arnaque".
Or certains bureaux de change (comme Africa change à Paris) le proposent.
Est-ce vraiment une arnaque ? Qu'en pensez-vous ? Merci ! Bbn
La part des anges, film Grande-Bretagne
Dès les premiers mots prononcés, on part en voyage. L'accent écossais c'est quand même dépaysant !
Le film suit le parcours de jeunes paumés, en rupture de famille, en mal de repères... que la violence, les larcins, les récidives, les entorses plus ou moins graves à la loi ont conduits devant un tribunal. Les juges, magnanimes ou désabusés, plutôt que de les envoyer en prison les condamnent à des travaux d'intérêt général. Voilà donc l'improbable petite troupe confiée aux bons soins d'un éducateur épatant qui croit en son métier.
Robbie, le héros, petit loubard violent sur le point d'être père est tiraillé entre l'envie de s'en sortir... et une certaine fatalité : le père de sa copine souhaite mieux pour sa fille, et il est poursuivi par un clan dont la famille est en guerre avec la sienne depuis plusieurs générations.
Heureusement, il y a Harry, l'éducateur épatant... amateur et fin connaisseur de whiskey qui décide de les initier à l'art de la dégustation. Art pour lequel Robbie se révèle plutôt doué !
La suite conduira ces personnages paumés dans l'univers feutré, raffiné et cultivé des amateurs de whiskey. Avec de la chance, du culot et le sens de l'amitié, ils mettront au point une réjouissante arnaque, et...
C'est drôle, émouvant, un peu violent... Et hormis une scène qui donne vraiment envie de gerb......beuarkk, il y a toutes celles, fascinantes, instructives, où l'on voit ces jeunes... que rien ne prédisposait à cela... découvrir, apprendre, sentir, goûter, comparer. Apprivoiser ce monde aux antipodes du leur jusqu'à en maîtriser les codes pour mieux s'en jouer ensuite...
Un film à la saveur un peu âpre, qui donne curieusement envie d'emprunter (sur la pointe des pieds) ce chemin initiatique...
Ouvrir un excellent single malt. Fermer les yeux. Humer les subtils arômes d'orge, de malt, de tourbe. Ouvrir les yeux. Regarder la lumière jouer dans le liquide mordoré... Et peut-être même y goûter...
La Part des Anges. Film de Ken Loach
Le film suit le parcours de jeunes paumés, en rupture de famille, en mal de repères... que la violence, les larcins, les récidives, les entorses plus ou moins graves à la loi ont conduits devant un tribunal. Les juges, magnanimes ou désabusés, plutôt que de les envoyer en prison les condamnent à des travaux d'intérêt général. Voilà donc l'improbable petite troupe confiée aux bons soins d'un éducateur épatant qui croit en son métier.
Robbie, le héros, petit loubard violent sur le point d'être père est tiraillé entre l'envie de s'en sortir... et une certaine fatalité : le père de sa copine souhaite mieux pour sa fille, et il est poursuivi par un clan dont la famille est en guerre avec la sienne depuis plusieurs générations.
Heureusement, il y a Harry, l'éducateur épatant... amateur et fin connaisseur de whiskey qui décide de les initier à l'art de la dégustation. Art pour lequel Robbie se révèle plutôt doué !
La suite conduira ces personnages paumés dans l'univers feutré, raffiné et cultivé des amateurs de whiskey. Avec de la chance, du culot et le sens de l'amitié, ils mettront au point une réjouissante arnaque, et...
C'est drôle, émouvant, un peu violent... Et hormis une scène qui donne vraiment envie de gerb......beuarkk, il y a toutes celles, fascinantes, instructives, où l'on voit ces jeunes... que rien ne prédisposait à cela... découvrir, apprendre, sentir, goûter, comparer. Apprivoiser ce monde aux antipodes du leur jusqu'à en maîtriser les codes pour mieux s'en jouer ensuite...
Un film à la saveur un peu âpre, qui donne curieusement envie d'emprunter (sur la pointe des pieds) ce chemin initiatique...
Ouvrir un excellent single malt. Fermer les yeux. Humer les subtils arômes d'orge, de malt, de tourbe. Ouvrir les yeux. Regarder la lumière jouer dans le liquide mordoré... Et peut-être même y goûter...
La Part des Anges. Film de Ken Loach
Isaan pour un premier voyage en Thaïlande?
Bonjour!
Je pars deux semaines en Thailande du 20 décembre au 5 janvier avec mes parents et mon frère. Je sais qu'il s'agit de la période la plus touristique mais il n'y avait pas moyen de partir à un autre moment...
Nous pensons rester 2-3 jours max à Bangkok avant de parcourir la région de l'Isaan dans le Nord Est. Tenant compte que nous préférons éviter le tourisme de masse (de masse je dis bien, difficile d’éviter les touristes), que nous souhaitons découvrir une ‘atmosphère' sans trop nous presser, un peu de nature, découvertes culinaires etc, l’Isan serait-elle une destination appropriée ?
Je sais que la région de Chiang Mai est plus impressionnante mais que offre l’Isaan ? La région vaut-elle le coup pour une première découverte de la Thailande ? Quels sont les lieux à ne pas manquer ? en 10 jours serait-il préférable de monter vers le Nord de L’Isan (en direction de Vientiane) ou plutôt vers l’Est (frontière cambodge/laos) ?
Merci de partager vos expériences !!
Adrien
Je pars deux semaines en Thailande du 20 décembre au 5 janvier avec mes parents et mon frère. Je sais qu'il s'agit de la période la plus touristique mais il n'y avait pas moyen de partir à un autre moment...
Nous pensons rester 2-3 jours max à Bangkok avant de parcourir la région de l'Isaan dans le Nord Est. Tenant compte que nous préférons éviter le tourisme de masse (de masse je dis bien, difficile d’éviter les touristes), que nous souhaitons découvrir une ‘atmosphère' sans trop nous presser, un peu de nature, découvertes culinaires etc, l’Isan serait-elle une destination appropriée ?
Je sais que la région de Chiang Mai est plus impressionnante mais que offre l’Isaan ? La région vaut-elle le coup pour une première découverte de la Thailande ? Quels sont les lieux à ne pas manquer ? en 10 jours serait-il préférable de monter vers le Nord de L’Isan (en direction de Vientiane) ou plutôt vers l’Est (frontière cambodge/laos) ?
Merci de partager vos expériences !!
Adrien
S'expatrier, oui, mais où?
Bonjour à tous.
Je voudrai partir vivre à l’étranger et j'ai déjà visité pas mal de pays anglo-saxons ainsi que le Japon.
Je ne sais pas pour vous, mais le plus dur pour moi, au delà de trouver un emploi sur place bien sur, c'est de trouver "son petit coin de paradis".
Comment être sur que l'endroit que l'on aura choisi sera le bon et pour un bon moment ?
Ce n'est pas en allant juste visiter que l'on peux se faire une vision objective il me semble.
Avez vous des trucs ou des conseils ?
Pour ma part, je pense que je cherche une mentalité.
Dans certain pays, la lourdeur de la mentalité française, qui me pèse comme une chape de plomb, semble s’évanouir.
J'ai l'impression de m'envoler !
J'ai vecu ça au Quebec et au Japon.
Avez vous eu cette même impression ? Et où ?
C'est le genre d'information qui pourrai m'aider ! 🙂
Troisième voyage en Thaïlande: circuit et île pour finir?
Bonjour,
Je souhaite partir en Thailande en février prochain pour une quinzaine de jours. J'y suis déjà allé 2 fois, cette fois-ci j'y vais avec mon ami pour qui c'est la première fois. Je souhaite donc faire des choses un peu différentes tout en faisant un voyage première découverte de la Thaïalande pour lui. Lors de mon premier voyage, j'ai visité Bangkok et Phuket, Baie de Phang Gna, Koh Phi Phi, Koh Similan et détente. La deuxième fois, Bangkok, montée par train jusqu'à Chiang Mai, 5 jours à Chiang Mai...Temples, journée avec les éléphants et joie de Songkran ;-) et une petite semaine à Koh Samet.
Cette fois-ci, je pense faire Bangkok, Ayutthaya, Sukhothai puis peux être découvrir l'Isaan et faire quelques jours de plages à Koh Chang ou Koh Tao. Je me demande si c'est réalisable sur 15 jours ou si il ne faudrait pas compter 18 jours. Je me demande si ça vaut le coup de faire Ayutthaya et Sukhothai si je veux aller dans l'Isaan. Peut-être serait-il plus facile de monter seulement à Ayutthaya pour aller ensuite dans l'Isaan. D'un autre coté j'ai envie d'aller à Sukhothai!!! Gros dilemme... J'ai besoin de conseils...
L'Isaan est apparemment beaucoup moins touristique et j'ai envie de découvrir la Thailande plus authentique... Est-ce une bonne idée? Quels sont les endroits à vraiment découvrir?
Pour finir, on voudrait se poser un peu au soleil sur la plage mais pas trop non... Quelle ile est la plus sympa? Koh Tao? Koh Chang?
Si on pouvait nous le permettre je partirais en Thailande 1 mois au moins ;-) mais les jours de congés ne sont pas à rallonge malheureusement...
Voilà, je suis donc à la recherche de conseils ou de bons plans!
Merci d'avance
Dids79
Je souhaite partir en Thailande en février prochain pour une quinzaine de jours. J'y suis déjà allé 2 fois, cette fois-ci j'y vais avec mon ami pour qui c'est la première fois. Je souhaite donc faire des choses un peu différentes tout en faisant un voyage première découverte de la Thaïalande pour lui. Lors de mon premier voyage, j'ai visité Bangkok et Phuket, Baie de Phang Gna, Koh Phi Phi, Koh Similan et détente. La deuxième fois, Bangkok, montée par train jusqu'à Chiang Mai, 5 jours à Chiang Mai...Temples, journée avec les éléphants et joie de Songkran ;-) et une petite semaine à Koh Samet.
Cette fois-ci, je pense faire Bangkok, Ayutthaya, Sukhothai puis peux être découvrir l'Isaan et faire quelques jours de plages à Koh Chang ou Koh Tao. Je me demande si c'est réalisable sur 15 jours ou si il ne faudrait pas compter 18 jours. Je me demande si ça vaut le coup de faire Ayutthaya et Sukhothai si je veux aller dans l'Isaan. Peut-être serait-il plus facile de monter seulement à Ayutthaya pour aller ensuite dans l'Isaan. D'un autre coté j'ai envie d'aller à Sukhothai!!! Gros dilemme... J'ai besoin de conseils...
L'Isaan est apparemment beaucoup moins touristique et j'ai envie de découvrir la Thailande plus authentique... Est-ce une bonne idée? Quels sont les endroits à vraiment découvrir?
Pour finir, on voudrait se poser un peu au soleil sur la plage mais pas trop non... Quelle ile est la plus sympa? Koh Tao? Koh Chang?
Si on pouvait nous le permettre je partirais en Thailande 1 mois au moins ;-) mais les jours de congés ne sont pas à rallonge malheureusement...
Voilà, je suis donc à la recherche de conseils ou de bons plans!
Merci d'avance
Dids79
Erreur de prénom sur billet avion ebrookers vers les États-Unis
Avis aux personnes concernées par ce problème, nous devons partir aux usa et sur le billet d'avion EBOOKERS a mis le 2ème prénom de mon mari au lieu du prénom principal donc ça ne correspond pas au passeport. l'agence de voyage m'a dit au téléphone que le billet ne pouvait pas être modifié et que la seule solution était d'annuler le billet et d'en prendre un autre soit une perte sur le remboursement du 1er billet et un nouveau billet plus cher, coût € 1200.00. c'est vrai leur intérêt c'est de se faire du fric alors qu'après de nombreux coups de fils, aéroport, ambassade, douanes, j'ai fini par la police des douanes qui m'ont informés que lors de l'embarquement il faut leur demander de faire la rectification et qu'il n'y aurait pas de problème puisque les 2 prénoms figurent sur le passeport. Alors bon voyage
Quel itinéraire entre Kanchanaburi et Surat Thani?
Bonjour,
Je me tourne encore vers vous pour glaner quelques infos supplémentaires. Départ pour la Thaïlande le 18 aout et retour le 15 septembre. petite caractéristique nous avons notre puce Mïa de 20 mois dans nos sacs!
Je ne sais pas trop comment organiser notre voyage. Les choses dont je suis sure sont qu'on va passer une semaine dans la région de Kanchanburi et la dernière semaine à Koh Phangan. J'ai besoin de vos conseils pour articulé les deux autre semaines.
Je pensais que cela pourrait être intéressant de partir de Kanchanaburi en direction du sud et en route faire quelques arrêts de 2 nuits. Qu'en pensez vous?Où s’arrêtait? Je truc c'est que je n'ai pas non plus envie que cela soit trop pour notre puce. Peut être l'idéal serait 2 arrêts de 3 nuits. Mais où? Est ce que sur l'itinéraire que je propose c'est intéressant? ou il vaudrait pas mieux descendre plus au sud et peut être remonter vers Surat Thani?
Autre question : nous n'avons pas prévu de rester à Bangkok. Cependant je lis dans certains témoignage que l'on rate peut être quelques choses. Est ce intéressant de faire Bangkok avec notre puce? Combien de temps y rester?
Dans la logistique, si vous nous dites que cela vaut le coup, on pourrez peut être y rester un peu à notre arrivée. Sinon sortir un peu de la ville est visité les alentours? Mais je ne veux pas non plus bouger tous les jours et imposer tous le temps des trajets à Mïa.
Que faire?😕
Julie
Je me tourne encore vers vous pour glaner quelques infos supplémentaires. Départ pour la Thaïlande le 18 aout et retour le 15 septembre. petite caractéristique nous avons notre puce Mïa de 20 mois dans nos sacs!
Je ne sais pas trop comment organiser notre voyage. Les choses dont je suis sure sont qu'on va passer une semaine dans la région de Kanchanburi et la dernière semaine à Koh Phangan. J'ai besoin de vos conseils pour articulé les deux autre semaines.
Je pensais que cela pourrait être intéressant de partir de Kanchanaburi en direction du sud et en route faire quelques arrêts de 2 nuits. Qu'en pensez vous?Où s’arrêtait? Je truc c'est que je n'ai pas non plus envie que cela soit trop pour notre puce. Peut être l'idéal serait 2 arrêts de 3 nuits. Mais où? Est ce que sur l'itinéraire que je propose c'est intéressant? ou il vaudrait pas mieux descendre plus au sud et peut être remonter vers Surat Thani?
Autre question : nous n'avons pas prévu de rester à Bangkok. Cependant je lis dans certains témoignage que l'on rate peut être quelques choses. Est ce intéressant de faire Bangkok avec notre puce? Combien de temps y rester?
Dans la logistique, si vous nous dites que cela vaut le coup, on pourrez peut être y rester un peu à notre arrivée. Sinon sortir un peu de la ville est visité les alentours? Mais je ne veux pas non plus bouger tous les jours et imposer tous le temps des trajets à Mïa.
Que faire?😕
Julie
Lieux à visiter à Surin?
Bonjour,
Suite à un message d'un forumeur parlant de la ville de surin comme étant un lieux à visiter, je me demande si on peut développer ici le sujet.
Avec la fonction de recherche je voie des posts qui date au bas mots de 1 a 2 ans pour savoir ou se loger ou sur les balades en éléphant mais je me demande si il y a que ça à voir?
Comme je compte faire l'issan je voudrais savoir si surin mérite vraiment le détour ou si je prend direct l'avion pour aller à Khon Kaen.
merci de votre attention
Circuit de Bangkok à Ko Lanta via Cha Am, Chumphon, Ko Samui, hébergement?
😎Bonjour,
Je prépare un circuit au départ de Bkk pour rejoindre Koh Lanta en passant par les endroits suivants:
Cha am
Bang Saphan,
Hua Hin,
Chumphon,
Koh Phangan,
Koh Samui,
Krabi,
Koh Lanta.
Quels endroits privilégier pour séjourner ou à éviter, et combien de temps séjourner dans chaque endroit sur une période de 8 semaines?.
D'autre part faut-il faire ce circuit dans ce sens ou à l'inverse?
Si vous avez des adresses hébergements sympas ne dépassant pas les 40 euros/jours pour 2 , je suis preneur
Cordialement.😉
Bhopal: manifestation de victimes de la catastrophe pour demander le retrait des déchets toxiques
Des victimes de l'accident industriel de Bhopal ont demandé cette semaine, au ministre de l'Intérieur indien, que le site de l'usine de pesticides soit enfin définitivement nettoyé des déchets toxiques laissés à ciel ouvert depuis... 28 ans.
Ce n'est qu'en juin 2010 que la justice indienne avait condamné... à deux ans de prison, les anciens dirigeants locaux de l'usine de pesticides américaine implantée à Bhopal - Union Carbide - d'où s'était échappé, en décembre 1984, un nuage de gaz toxique provoquant une catastrophe industrielle sans précédent à l'échelle mondiale et aux conséquences effroyables sur le plan humain.
Plusieurs milliers de personnes moururent par suffocation le jour même et, par la suite, des centaines de milliers de personnes furent victimes de graves pathologies générées par la contamination des sols et des nappes phréatiques avoisinantes : problèmes ophtalmologiques et cécité, troubles et insuffisances respiratoires chroniques, troubles neurologiques, troubles gynécologiques, cancers, enfants souffrant de troubles psychomoteurs quand leur mère était enceinte au moment de la catastrophe, nourrissons contaminés par le lait maternel (vecteur de métaux lourds), enfants souffrant de malformations congénitales et augmentation de 300% des enfants mort-nés.
Ces victimes, très pauvres, avaient afflué autour de l'usine qui constituait alors une réserve d'emplois. En raison de ces problèmes de santé dus à l'exposition aux produits toxiques, des milliers de personnes perdirent leur travail, furent frappées d'ostracisme social (stigmatisation, impossibilité pour les femmes célibataires malades de prétendre au mariage). Presque toutes s'enfoncèrent dans la misère malgré les indemnisations versées par l'entreprise, insuffisantes selon elles, et difficiles à obtenir.
Aussi ces condamnations, honteusement légères voire symboliques en regard de la gravité de l'accident et de ses conséquences, provoquèrent la colère des associations de victimes compte tenu de la négligence manifeste dont avaient fait preuve les responsables de l'usine.
En effet, celle-ci était défectueuse et, en dépit des fuites de gaz détectées avant la tragédie de 1984 qui avaient déjà fait un mort et de nombreux blessés, aucune mesure n'avait été prise pour améliorer le stockage chimique et la maintenance du site ; l'usine avait continué à fonctionner, avec des coûts d'exploitation réduits en raison de ses résultats déficitaires, dans des conditions à haut risque. Les systèmes de sécurité, d'ailleurs, sont restés à l'arrêt la nuit du drame et l'alerte a finalement été donnée trop tard.
Outre une demande de réévaluation à la hausse des peines des 7 dirigeants et d'une condamnation pour homicide volontaire, les autorités indiennes réclament, depuis le procès, l'extradition du PDG d'Union Carbide (qui appartient aujourd'hui à Dow Chemical), l'Américain Warren Anderson, en retraite aujourd'hui dans une banlieue de New York.
Entre-temps, le site n'a pas été nettoyé et sert toujours de décharge à des milliers de tonnes de déchets toxiques, laissant ainsi la population du bidonville alentour (une population délaissée, par voie de conséquence) résider en zone contaminée et les enfants évoluer sur des terrains souillés présentant un danger sanitaire constant.
La Cour Suprême indienne avait déjà interpellé le gouvernement pour son laxisme en la matière et lui a demandé de prendre une décision rapide à ce sujet.
L'Inde est en pourparlers avec un organisme allemand d'aide au développement pour le traitement de... 350 tonnes de déchets.
Sur cette tragédie qui met en perspective éthique, profit et droits de l'homme, un récit poignant paru en 2002 :
Dominique Lapierre, Javier Moro, Il était minuit cinq à Bhopal, éditions Pocket.
Ce n'est qu'en juin 2010 que la justice indienne avait condamné... à deux ans de prison, les anciens dirigeants locaux de l'usine de pesticides américaine implantée à Bhopal - Union Carbide - d'où s'était échappé, en décembre 1984, un nuage de gaz toxique provoquant une catastrophe industrielle sans précédent à l'échelle mondiale et aux conséquences effroyables sur le plan humain.
Plusieurs milliers de personnes moururent par suffocation le jour même et, par la suite, des centaines de milliers de personnes furent victimes de graves pathologies générées par la contamination des sols et des nappes phréatiques avoisinantes : problèmes ophtalmologiques et cécité, troubles et insuffisances respiratoires chroniques, troubles neurologiques, troubles gynécologiques, cancers, enfants souffrant de troubles psychomoteurs quand leur mère était enceinte au moment de la catastrophe, nourrissons contaminés par le lait maternel (vecteur de métaux lourds), enfants souffrant de malformations congénitales et augmentation de 300% des enfants mort-nés.
Ces victimes, très pauvres, avaient afflué autour de l'usine qui constituait alors une réserve d'emplois. En raison de ces problèmes de santé dus à l'exposition aux produits toxiques, des milliers de personnes perdirent leur travail, furent frappées d'ostracisme social (stigmatisation, impossibilité pour les femmes célibataires malades de prétendre au mariage). Presque toutes s'enfoncèrent dans la misère malgré les indemnisations versées par l'entreprise, insuffisantes selon elles, et difficiles à obtenir.
Aussi ces condamnations, honteusement légères voire symboliques en regard de la gravité de l'accident et de ses conséquences, provoquèrent la colère des associations de victimes compte tenu de la négligence manifeste dont avaient fait preuve les responsables de l'usine.
En effet, celle-ci était défectueuse et, en dépit des fuites de gaz détectées avant la tragédie de 1984 qui avaient déjà fait un mort et de nombreux blessés, aucune mesure n'avait été prise pour améliorer le stockage chimique et la maintenance du site ; l'usine avait continué à fonctionner, avec des coûts d'exploitation réduits en raison de ses résultats déficitaires, dans des conditions à haut risque. Les systèmes de sécurité, d'ailleurs, sont restés à l'arrêt la nuit du drame et l'alerte a finalement été donnée trop tard.
Outre une demande de réévaluation à la hausse des peines des 7 dirigeants et d'une condamnation pour homicide volontaire, les autorités indiennes réclament, depuis le procès, l'extradition du PDG d'Union Carbide (qui appartient aujourd'hui à Dow Chemical), l'Américain Warren Anderson, en retraite aujourd'hui dans une banlieue de New York.
Entre-temps, le site n'a pas été nettoyé et sert toujours de décharge à des milliers de tonnes de déchets toxiques, laissant ainsi la population du bidonville alentour (une population délaissée, par voie de conséquence) résider en zone contaminée et les enfants évoluer sur des terrains souillés présentant un danger sanitaire constant.
La Cour Suprême indienne avait déjà interpellé le gouvernement pour son laxisme en la matière et lui a demandé de prendre une décision rapide à ce sujet.
L'Inde est en pourparlers avec un organisme allemand d'aide au développement pour le traitement de... 350 tonnes de déchets.
Sur cette tragédie qui met en perspective éthique, profit et droits de l'homme, un récit poignant paru en 2002 :
Dominique Lapierre, Javier Moro, Il était minuit cinq à Bhopal, éditions Pocket.
La Bourgogne: quel circuit et que voir en une semaine?
Bonjour à tous,
Comme chaque année, arrivée la fin de l'été, nous partons ma compagne et moi sur les routes européennes ! Après avoir visité l'Italie, la Normandie, l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande, nous hésitons cette année entre les châteaux de la Loire et la Bourgogne. Et comme chaque année, je viens ici à la pêche aux idées ! (j'ai déjà fais un sujet pour les Châteaux)
Voici notre profil : - passionnés d'Histoire, de visite, de découvertes - le farniente est à proscrire - déplacement en voiture (on a pas peur de faire une journée en voiture, on aime ça) - logement en hôtel ou chambre d'hôte
Pour le moment, voici ce qu'on a "validé" : - séjour de 7 et 10 jours max - faire une boucle (avec peut-être un "détour" à Lyon pour voir la famille) avec comme point de départ le Nord de la région (vu qu'on vient de Lille) - logement en majorité via Chambre d'Hôte ou "qui sort de l’ordinaire" - s'imprégner de la région - pas du tout intéressé par le vin, les vignobles, ...
Merci d'avance pour vos réponses et vos idées, on a besoin de vous 😉
Comme chaque année, arrivée la fin de l'été, nous partons ma compagne et moi sur les routes européennes ! Après avoir visité l'Italie, la Normandie, l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande, nous hésitons cette année entre les châteaux de la Loire et la Bourgogne. Et comme chaque année, je viens ici à la pêche aux idées ! (j'ai déjà fais un sujet pour les Châteaux)
Voici notre profil : - passionnés d'Histoire, de visite, de découvertes - le farniente est à proscrire - déplacement en voiture (on a pas peur de faire une journée en voiture, on aime ça) - logement en hôtel ou chambre d'hôte
Pour le moment, voici ce qu'on a "validé" : - séjour de 7 et 10 jours max - faire une boucle (avec peut-être un "détour" à Lyon pour voir la famille) avec comme point de départ le Nord de la région (vu qu'on vient de Lille) - logement en majorité via Chambre d'Hôte ou "qui sort de l’ordinaire" - s'imprégner de la région - pas du tout intéressé par le vin, les vignobles, ...
Merci d'avance pour vos réponses et vos idées, on a besoin de vous 😉
Voyage à Montréal du 9 au 27 août 2012
Bonjour à tous ,
Je serais à Montreal avec mes amis du 9 au 27 aout , mais je suis un peu inquiet vu l'actualité ( manifestations , vandalisme , violences ) et de la meteo ( des precipitation au dessus de la normal prevues pour l'été ) , Qu'en pensez vous ? Avez vous des indiquations supplementaires ?
Merci d'avance
Ghali
Visa touristique indonésien sur place, spots préservés, hôtel à Jakarta?
Slt à tous,
Je parts pour 2 mois en Indonésie cet été avec ma copine de mi juillet à début septembre.
J'ai déjà une question par apport au visa, on est obligé d'aller à l'ambassade à Paris ou on peut les choper sur place à Jakarta, je pose cette question car j'ai appelé l'ambassade ce matin et la personne que j'ai eu m'a dit que pour plus de 30 jours il fallait se déplacer ce qui ne m'arrange pas vraiment car j’habite sur Toulouse.
Ensuite question plus large je me doutes qu'il va y avoir beaucoup de touriste et on fait parti mais si vous avez des spots encore plus ou moins préservés de l’affût trop touristique on est preneur, on devrait faire Java, Bali et les Iles de la Sonde, on a pas vraiment de programme.
Et pour finir si quelqu'un connaît un hôtel sur Jakarta dans un quartier pas trop loin de la gare, on aura un budget par extraordinaire, environ 800€ par mois.
Merci pour vos réponse.
Peace !!!!
Je parts pour 2 mois en Indonésie cet été avec ma copine de mi juillet à début septembre.
J'ai déjà une question par apport au visa, on est obligé d'aller à l'ambassade à Paris ou on peut les choper sur place à Jakarta, je pose cette question car j'ai appelé l'ambassade ce matin et la personne que j'ai eu m'a dit que pour plus de 30 jours il fallait se déplacer ce qui ne m'arrange pas vraiment car j’habite sur Toulouse.
Ensuite question plus large je me doutes qu'il va y avoir beaucoup de touriste et on fait parti mais si vous avez des spots encore plus ou moins préservés de l’affût trop touristique on est preneur, on devrait faire Java, Bali et les Iles de la Sonde, on a pas vraiment de programme.
Et pour finir si quelqu'un connaît un hôtel sur Jakarta dans un quartier pas trop loin de la gare, on aura un budget par extraordinaire, environ 800€ par mois.
Merci pour vos réponse.
Peace !!!!
Thaïlande: séjour dépassant de deux jours le visa
Bonjour à tous,
Je pars en Indonésie début juillet puis j'arrive à Bangkok le 19 juillet pour repartir le 21 août, j'aurai aimé savoir comment faire pour le visa car je dépasse de 2 jours le visa d'entrée qui permet de rester 30 jours sur le territoire...Existe-t-il un moins de le faire prolonger de deux jours?
Voilà si quelqu'un peut me renseigner!! Je vous remercie
Je pars en Indonésie début juillet puis j'arrive à Bangkok le 19 juillet pour repartir le 21 août, j'aurai aimé savoir comment faire pour le visa car je dépasse de 2 jours le visa d'entrée qui permet de rester 30 jours sur le territoire...Existe-t-il un moins de le faire prolonger de deux jours?
Voilà si quelqu'un peut me renseigner!! Je vous remercie
Film "7 jours à La Havane"
Ce mercredi est sorti dans les salles le film "7 jours à La Havane", dans lequel 7 réalisateurs nous offre leur vision de la capitale cubaine.
"Lundi", dans "El Yuma" de Benicio del Toro, un jeune touriste américain découvre La Havane, ville visuelle et viscérale, au côté de son chauffeur de taxi, Angelito. "Mardi", dans "Jam Session" de Pablo Tropero, c'est au tour du cinéaste Emir Kusturica de se rendre dans la capitale cubaine pour y recevoir un prix et découvrir les nuits cubaines d'un taxi trompettiste. Mercredi, "La tentation de Cecilia" de Julio Medem raconte les difficultés et dilemmes des Cubains qui rêvent d'immigrer à l'étranger, tandis que "Jeudi", Elia Suleiman flâne dans les rues cubaines dans "Diary of a Beginner". "Vendredi", "Ritual" de Gaspar Noé se penche sur l'homosexualité et l'exorcisme, suivi "Samedi" par "Dulce Amargo" de Juan Carlos Tabio, hommage aux telenovelas. Enfin la semaine se termine par une cérémonie de santeria "Dimanche", avec "La Fuente", une histoire vraie signée Laurent Cantet.
Les films sur Cuba étant assez rares, il serait dommage que celui-ci passe inaperçu. La presse semble assez mitigée, pour ma part j'ai beaucoup apprécié, malgré un ou deux segments un peu décevants.
En tout cas il serait intéressant de parler du film ici pour ceux qui auront l'occasion de le voir, et plus largement d'autres films sur Cuba (je suis preneur de toute suggestion !). 🙂
"Lundi", dans "El Yuma" de Benicio del Toro, un jeune touriste américain découvre La Havane, ville visuelle et viscérale, au côté de son chauffeur de taxi, Angelito. "Mardi", dans "Jam Session" de Pablo Tropero, c'est au tour du cinéaste Emir Kusturica de se rendre dans la capitale cubaine pour y recevoir un prix et découvrir les nuits cubaines d'un taxi trompettiste. Mercredi, "La tentation de Cecilia" de Julio Medem raconte les difficultés et dilemmes des Cubains qui rêvent d'immigrer à l'étranger, tandis que "Jeudi", Elia Suleiman flâne dans les rues cubaines dans "Diary of a Beginner". "Vendredi", "Ritual" de Gaspar Noé se penche sur l'homosexualité et l'exorcisme, suivi "Samedi" par "Dulce Amargo" de Juan Carlos Tabio, hommage aux telenovelas. Enfin la semaine se termine par une cérémonie de santeria "Dimanche", avec "La Fuente", une histoire vraie signée Laurent Cantet.
Les films sur Cuba étant assez rares, il serait dommage que celui-ci passe inaperçu. La presse semble assez mitigée, pour ma part j'ai beaucoup apprécié, malgré un ou deux segments un peu décevants.
En tout cas il serait intéressant de parler du film ici pour ceux qui auront l'occasion de le voir, et plus largement d'autres films sur Cuba (je suis preneur de toute suggestion !). 🙂
Neuf jours sur le Zambèze en canoë
Bonjour à tous,
Découvrez le récit d'une belle virée sur le Zambèze : 9 jours en canoë du Lac Kariba à la frontière du Mozambique. 260 km de belle nature sauvage, portés par un fleuve puissant, à slalommer entre hippos et crocos!
Le récit en image est là :

Bonne lecture! Marie
Texte seul:
RECIT ZAMBEZE
Préparatifs... Après plusieurs voyages en Afrique Australe, tous motorisés, nous avions envie de nous plonger réellement au cœur de la nature pour vivre simplement au rythme de celle-ci. La descente d'une partie du Zambèze en canoë s'imposa rapidement comme une solution idéale. En 15 jours de vacances, il nous fallait cependant être moins ambitieux que Livingstone en son temps, et nous contenter de la portion du fleuve (qui fait en tout 3500 km de long) située entre le Lac Kariba et la frontière du Mozambique. Nous allions donc naviguer sur la frontière entre la Zambie au Nord et le Zimbabwe au sud. En affinant mes recherches, j'optais pour un parcours côté zimbabwéen car la navigation en canot à moteur y est le plus souvent interdite, ce qui n'est pas le cas côté zambien. Ce parcours, réalisé en 9 jours à un rythme tranquille représente 260 km d'une nature variée : après les gorges du départ, le fleuve s'étale dans une vaste pleine alluviale puis se resserre dans des gorges sauvages avant d'entrer au Mozambique. Nous allons passer dans plusieurs réserves ou parcs nationaux dont les célèbres Mana Pools NP au Zimbabwe et Lower Zambezi NP en Zambie. Merci à Thien An et François de nous avoir accompagnés avec enthousiasme dans cette belle aventure ! C'est parti !
En route pour le Zimbabwe ! 21 et 22/04/12 Après un vol de nuit sans histoire depuis Francfort, où nous avons retrouvé Thien An et François mais aussi Pierre77N de voyage forum et sa petite famille (coucou!), nous nous posons au petit matin sur le mignon petit aéroport de Windhoek. Après 2h d'attente glaciale, nous embarquons pour Lusaka, survolons la rivière Kafue, puis le sud de la capitale zambienne, enfin le nord-est plus cossu, quelques toits colorés, et c'est vers midi que nous foulons la Zambie pour la 1ère fois. Tous les bagages ont suivi, les visas se font assez vite, le chauffeur de Richbel nous attend. Les 200 km de route plein sud vers le Zimbabwe sont très beaux, ponctués de petits villages de huttes et nous nous promettons de prendre le temps au retour de faire qq arrêts photos. Nous voulons arriver avant la nuit au Warthogs Bush Camp et sous les tropiques, elle tombe d'un coup vers 17h45. A ma demande, le chauffeur nous dépose au poste frontière zambien car je souhaite passer le barrage qui marque la frontière et se situe dans une sorte de no man's land, à pied afin d'avoir le temps d'admirer le paysage. Erreur ! Arrivés sur le barrage, nous réalisons que le poste frontière zambien se situe bien au-dessus et je n'ai déjà plus qu'une roulette à mon sac... Heureusement Thien An sympathise avec une famille de Zim venus visiter le barrage et ils nous proposent gentiment de nous accompagner tout là-haut avec leur camionnette. Ouf ! Le 1er contact avec ces Zim est vraiment super chaleureux ! Une fois laborieusement réalisées les formalités douanières, il nous reste une dizaine de km jusqu'au Warthogs Bush Camp. Pas de bus ni de taxi à l'horizon. Un homme s'avance et nous propose de nous conduire pour 20$...un peu cher mais on n'a pas le choix ! Il les aura bien mérités ! 1ère panne au bout de 2 km : « il faut que je répare le bruit » en qq coups de clés, il refixe le pot d'échappement 2ème panne 5 minutes après : cette fois il démonte l'arrivée d'essence, l'aspire « goulûment », bricole le réservoir et c'est reparti. Remarquez la tête de François qui travaille à longueur d'année à la pointe de la technologie ! Il faut dire que la route serpente à flanc de montagne au-dessus du lac Kariba : les freins ont l'air de fonctionner, c'est déjà ça. On arrive enfin au Warthogs : nos 2 « Ensuite Cabin » sont prêtes. De jolies cabanes de Robinson au toit de chaume avec SDB privée sans toit sous les arbres. Le lac est à qq dizaines de mètres. On adore ! Après un dîner simple mais bon, moins de 24h après avoir quitté Francfort, nous sombrons dans les bras de Morphée au son des grognements d'hippopotames, des croassements de grenouilles et du vent dans les arbres. Cool !
Glandouille au Warthogs 23/04/12 Sans nous être concertés, nous nous retrouvons tous les 4 au bord du lac pour le lever du soleil, impatients de découvrir cet environnement. Le soleil se lève vers 6h. Nous avons à peine 12h de jour, il s'agit d'en profiter! La lumière est superbe... Libellules, aigrettes, vanneaux (je crois), ibis sacré, cormoran et héron, martin pêcheur, pintades, hippos... Tout ce petit monde à 2 pas du lodge dont le chien nous accompagne. Par habitude je m'apprête à lui lancer un bâton dans l'eau et me ravise juste à temps en apercevant cette charmante bestiole. Voilà le chien qui arrive tenant du bout des dents un petit varan (ça a l'air très mauvais!) Non ce n'est pas un hippo mais le chien qui infuse un peu après avoir bien joué ! Ce pêcheur à pied capture à l'aide d'une poignée de sel jetée dans l'eau de petits poissons qui lui serviront à appâter le tigerfish. Gare aux crocos !
Un peu plus tard, nous allons faire un tour « en ville » à Kariba située à qq km (10$ A/R pour le taxi qui nous attendra patiemment pendant nos emplettes) : il y a un supermarché et un marché de rue avec fruits et légumes en abondance. Les gens sont très souriants et discrets. Pas la moindre sollicitation, c'est cool ! Depuis 2009, la monnaie officielle du Zimbabwe est le dollar américain, ce qui a résolu le problème de l'inflation galopante qui handicapait tant l'économie du pays. Nous sommes étonnés des prix, quasiment à un niveau européen alors que selon les explications que nos guides nous donneront par la suite, le salaire d'un employé non qualifié tourne aux environs de 250$, 1000 à 3000$ pour les professions intellectuelles supérieures. Pas de photos, je n'ai pas osé sorti pour gros boîtier sous le nez de ces gens si sereins et naturels... Retour au Warthogs, il fait soif ! Paul, un des 2 néozélandais qui va nous accompagner pour le canoë nous fait signe de regarder derrière nos cabanes.... 1er éléphant ! Quasiment dans le jardin ! Il faut dire que Kariba et le lodge se situe sur leur route ancestrale et qu'ils s'y sentent comme chez eux. On en trouve régulièrement « en ville » dans les jardins ou faisant les poubelles... Fin de journée au bord du lac Kariba où un dernier rayon éclaire ce bateau : peut-être s'agit-il du ferry qui en 22 h de traversée parcourt les 290 km du lac Kariba jusqu'à son extrémité ouest.
C'est parti pour le canoë ! 24/04/12 J1 canoë jusqu'à Nyamomba 16,4 km A 8h30 pétantes arrive le gros 4X4 de Natureways : Cloud le guide « en chef » nous fait un topo rapide et nous embarquons après avoir confié nos affaire inutiles à une autre partie de l'équipe dans la « bétaillière » Après qq km d'une très mauvaise piste, c'est le terminus : après c'est à pied et en 10 mn nous découvrons nos canoës, fin prêts au bord du Zambèze, qui n'attendent plus que nos sacs. L'endroit est superbe, le courant file à vive allure. Mon œil pas encore exercé ne remarque pas immédiatement que ces rochers « bougent » ! Le chargement est soigneux : tout doit être bien arrimé et bien équilibré. Nous allons à tour de rôle partager un canoé avec Cloud ou Kibo le 2ème guide. Fred et moi pensons bien faire en nous proposant pour le 1er tour si bien que Paul et Rachelle, 2 jeunes néozélandais qui bourlinguent depuis 2 mois en Afrique Australe se retrouvent de suite dans le vif du sujet alors que visiblement ils n'ont jamais touché une pagaie de leur vie : ils serrent les dents et au prix de qq zig-zags supplémentaires suivent le rythme sans problème. Nous sommes donc 6 avec 2 guides qui assurent l'orientation, la sécurité (Cloud porte à la ceinture un 357 magnum), les démarches administratives pour les parcs et...la popote ! Dans l'hémisphère sud, c'est l'automne et le début de la saison sèche : la forêt prend des couleurs magnifiques. Quel contraste avec le bleu du ciel et les roches rouge sombre de cette jolie gorge ! Très vite nos guides nous épatent : quel œil pour débusquer les animaux ! Après 16 km de navigation tranquille (le courant est au minimum de 4 km/h parfois 8 voire 10) nous arrivons à la fin des gorges, et posons notre 1er bivouac. Nous sommes enchantés de cette première journée : le groupe est homogène et fonctionne bien, les paysages à la hauteur de nos espérances et le repas du soir très bon ! Un frêle mokoro profite des contre-courants pour remonter le fleuve, pas très prudent avec la nuit qui tombe : les crocos deviennent plus entreprenants... Il fait nuit à 18h, on a tout le temps de profiter du ciel !
J2 canoë jusqu'à Twin Logs 25/04/12 36,6 km Tout le monde a acquis un peu d'assurance à la pagaie et ça vaut mieux car il faut parfois slalomer entre souches et hippos. On a encore des progrès à faire par rapport à certains ! Les rives sont maintenant bordées de roseaux au détour desquelles les surprises ne manquent pas : lavandières colorées, envol majestueux, ou acrobate cueillant les fruits d'un énorme baobab. Il y a de plus en plus d'hippos, parfois alignés comme à la parade ! Un rythme tranquille s'installe : lever 5h30, thé ou café+qq biscuits et départ vers 6h30 2h de navigation dans les belles lumières du matin puis english breakfast puis c'est reparti jusqu'à trouver un coin propice à la baignade (ç'est-à-dire avec assez peu d'eau pour voir arriver d'éventuels crocodiles) dans une eau à 24-26°C Lunch vers 12h puis sieste pour laisser passer les heures chaudes (nous avons eu au maximum 33°C en milieu de journée, ce qui est très supportable sur l'eau) Après 1H30 à 2h de pagaie (soit 5 à 6h/jour en tout) on pose le camp vers 16h30 ou 17h00, bien avant la nuit et la reprise d'activité des crocodiles. Au fil des méandres, nous apprenons à gérer les hippos : ce sont de gros herbivores craintifs et pas très malins, qui fuient l'homme en se réfugiant coûte que coûte dans leur trou favori d'eau profonde. La stratégie consiste donc à ne pas se trouver sur leur chemin quand ils s'y précipitent car ces gros bébés peuvent peser jusqu'à 2,5 tonnes. J'ai ainsi une une (très) grosse frayeur quand passer à une distance que je jugeais respectable d'un hippo, j'ai vu celui-ci arc-bouter sur ses postérieurs, sortir les épaules de l'eau et foncer vers notre canoë. Voyant cela, les guides ont amplifié notre trouille en nous criant : « Quick paddle ! Close to the bank ! » (pagayez à toute vitesse vers la rive!) Debriefing le soir où ils nous ont expliqué qu'en fait il ne chargeait pas mais se précipitait dans son trou d'eau. Mouais...facile à dire après coup, pensé-je ! Toujours est-il qu'après cet épisode toute la troupe a bien pagayé « very close to the bank », dérangeant une nuée d'élégantes aigrettes, aussi belles que bornées puisqu'elles s'obstinaient à aller comme nous vers l'aval et que nous les avons obligées à décoller et atterrir au moins une dizaine de fois, pour notre plus grand plaisir. Il y a un peu de vent et tout là-haut les vautours s'en donnent à cœur joie, loin des enquiquineurs ! Nouveau problème à l'horizon : tout un troupeau d'hippos sur la berge : nous ralentissons au maximum, poussés par le puissant courant du Zambèze pour laisser le temps aux mastodontes de rejoindre l'eau profonde. Ça déménage ! On passe au ras de la berge, surveillés attentivement par un gros mâle qui roule des mécaniques, en avant du reste de la troupe... On profite d'une petite pause/radeau pour admirer un Nième vol d'aigrettes puis on arrive tranquillement à notre 2ème lieu de bivouac. Au loin apparaissent les montagnes.
J3 canoë jusqu'à Long Island via Chirundu, 26/04/12 34,7 km Nuit moins fraîche que les précédentes (les tentes, matelas et duvets sont fournis et nous regrettons de ne pas avoir pris nos propres sacs car ils sont trop fins. Ça doit vraiment cailler en plein hiver austral), le ciel est un peu couvert... Je suis enchantée car lassée par les ciels d'un bleu immuable rencontrés en Namibie en juillet, je rêvais de ciels plus tourmentés. Nous avons quelques heures de belle lumière orageuse, puis parvenus à Chirundu (la route qui va du Cap au Caire y passe) le beau temps revient. C'est aujourd'hui que je vais avoir la confirmation que les explications des guides concernant « la charge de l'hippo » étaient vraies. Il y a pas mal de vent, dans le nez bien sûr, qui lève un clapot assez désagréable et fait chanter les roseaux. Alors que nous longeons la rive pour éviter les vagues, je vois soudain un énorme (ben wouih, vu de tout près!) hippo presque sauter depuis la rive dans notre canoë ! Avec le bruit du vent, broutant tranquillement sur la rive entre 2 rideaux de roseaux, il ne nous a vus qu'au dernier moment (et réciproquement!) et sans un regard vers notre canoë (ce qui m'a immédiatement rassurée) a plongé à toute vitesse vers son trou d'eau. Quelle émotion ! Que du plaisir en fait ! Les crocodiles aussi sont timides et seuls sont qui sont profondément endormis se laissent approcher. Les guides nous obligent toutefois à toujours garder une bonne distance avec ces bestioles. Après une bonne petite sieste, nous rencontrons un éléphant solitaire. On est loin des grands troupeaux des parcs d'Afrique du sud, du Botswana ou de la Namibie, mais la rencontre « hors cocon protecteur d'une voiture » a un charme particulier. Pour les gens d'ici, c'est la routine... De même que les crocos... 3ème bivouac, toujours sur une île pour diminuer le risque d'une rencontre avec un gros carnivore, dans une savane joliment arborée.
J4 canoë, jusqu'à Vundu (Acacia Point près de Mana Pools), 27/04/12, 34,7 km Petit matin à contre-jour, belle atmosphère mais pas idéal pour voir des animaux... Pause baignade ou François fait le croco ou l'hippo, on sait pas trop ! Kibo a toujours un savon à portée de main : le fleuve est sa salle de bain mais il faut savoir qu'ici les gens boivent tous les jours l'eau du fleuve. Nous n'avons pas essayé mais avons sans problème encaissé la vaisselle et les légumes lavés à l'eau du fleuve. Qui est à l'envers ? Kibo dans le canoë de tête rythme sa progression de sonores coups de pagaie contre la coque afin de prévenir les hippos de notre passage. Ceux-ci aiment se poster juste en aval des îles pour se reposer, protégés du courant. Méfiance donc au détour de chaque îlot... Aigrettes flemmardes ou stoïques qui ne daigneront pas décoller. Nous longeons pendant un bon moment la rive zambienne et c'est l'occasion de découvrir un peu de la vie du fleuve. Ici, la barrière anti-crocos fait aussi office de séchoir à linge. Là, les gens attendent, cachés derrière une palissade, munis de grandes « épuisettes » le passage d'oiseaux qu'ils attirent en sifflant bruyamment. Nous avons croisé 3 ou 4 rangs de cueilleurs d'oiseaux. Nous n'avons pas ce genre de préoccupation pour améliorer l'ordinaire : Cloud et Kibo se débrouillent comme des chefs pour nous concocter des menus variés, bons et équilibrés ! Chapeau ! Un ravitaillement est d'ailleurs prévu demain à Mana Pools et il nous faut utiliser le téléphone satellite (bien pratique pour rester en contact avec les enfants, restés en France) pour le confirmer car nulle part (en particulier à Chirundu) Cloud n'a pu trouver de réseau avec son portable. Nous profitons d'une pause lunch pour faire une petite balade le long du fleuve et rencontrons encore un éléphant et quelques antilopes. Dans le fleuve hippos et crocos sont toujours au RDV. 4ème bivouac sur une île partagée avec un troupeau de Cobs à croissant.
J5 canoë, jusqu'à Buffalo Thorn (Mana Pools), 28/04/12 20,7 km Un ravitaillement est donc prévu aujourd'hui en milieu de journée. Nous sommes un peu en avance et allons en profiter pour faire un Game Walk (Safari à pied) avec un ranger armé. Nous croisons qq buffles qui nous offrent un beau spectacle en traversant un bras du fleuve juste devant nous et arrivons à Nyamepi Camp à Mana Pools. 2 éléphants assurent le spectacle alors que nous étendons notre lessive (désormais les nuits sont plus humides et ça ne sèche pas complètement) et de quoi préparer le breakfast. Le ventre plein, nous partons pour 2h de marche commando (il fait 33°C et il est midi) sur les pas d'un ranger qui s'est mis en tête en 2h de temps de nous emmener jusqu'à Long Pool et retour. Quelle frustration que de marcher à toute vitesse sans avoir le temps d'observer tranquillement... Dommage ! Vu un éléphant, des singes et antilopes, oiseaux variés et surtout une belle forêt très aérée qui rend (heureusement!) la marche facile. A notre retour, la voiture de Natureways est là avec le ravitaillement et même la remorque pour les canoës. Il est prévu qu'ils ne retournent pas à Kariba mais filent directement au terme de notre périple, à Kanyemba, nous y attendre pendant 4 jours (ils sont 2, cela donne une idée du coût de la main d'oeuvre par rapport à l'essence) C'est l'heure du lunch (je crois bien que pour une fois nous n'avons pas maigri pendant les vacances!) que nous prenons en compagnie de mignons singes vervet, bien moins entrepenants que des babouins, heureusement. 5ème bivouac, ciel de braise comme tous les soirs...
J6 canoë, jusqu'à G.Channels, 29/04/12 30,6 km Comme souvent, les hippos et leurs borborygmes nous ont tenu compagnie toute la nuit et nous les retrouvons au petit matin, l'oeil vif au saut du lit dans la douce lumière de l'aube! Après qq km de pagaie, pause baignade... Thien An infuse... Cloud aime bien se faufiler dans de petits chenaux...parfois ça manque un peu d'eau ! Encore un bel endroit pour le lunch... Kibo le plus jeune des 2 guides fait 15 à 18 descentes/an (parfois plus courtes que la nôtre) depuis 7 ans : nos guides connaissent donc le fleuve sur le bout des doigts (même si le lit de celui-ci change en fonction des pluies) et ont leurs « bons coins » Malgré cette relative fréquentation nous avons été épatés par la propreté quasi parfaite du fleuve et de ses rives. Pas le moindre déchet, quasi pas de traces de campement (quelques vestiges de feux allumés par des pêcheurs), une nature vierge et intacte. Impensable en Europe où les rivières drainent toutes les cochonneries véhiculées par les eaux de ruissellement. Il faut dire qu'ici les berges sont quasi désertes : tout au plus quelques villages paumés où les gens vivent quasiment en autarcie (donc pas de déchets de la société de consommation, tout se recycle) et quelques camps de pêche ou de chasse, de grand luxe, à la pelouse impeccablement tondue par un personnel attentif. Nos guides ne laissent pas le moindre déchet (épluchures comprises) à tel point que je me suis sentie honteuse d'avoir jeté un trognon de pomme dans le fleuve. Autant dire qu'il était temps, arrivés à Mana Pools, de pouvoir nous débarrasser de notre gros sac poubelle. Ils poussent la philosophie du « leave no trace » (ne pas laisser de traces) jusqu'à effacer les traces causées par les canoës quand nous les hissons sur la berge ! En effet, les crocodiles attaquant à la nuit tombée, il ne faut pas y mettre les pieds surtout si la berge est abrupte et l'eau profonde. Nous sortons donc entièrement les canoës chaque soir, c'est d'ailleurs le plus gros effort de la journée car chargés ils doivent peser au bas mot 150 kg pièce.
Après le lunch côté Zim, nous apercevons un éléphant côté Zam : tout schuss pour la traversée de plusieurs centaines de mètres avec le courant par le travers ! Pas de chance, la bête est timide et disparaît dans les roseaux, pfff ! Débarquement pour le 6ème bivouac. On évite de poser la tente sur le chemin des éléphants. Fred fait du 43... Observation réciproque.
J7 canoë, jusqu'à Highsand Bank (Chewore), 30/04/12 24,5 km Nous quittons Mana Pools qui m'aura finalement un peu déçue. Il n'y a pas plus d'animaux qu'ailleurs me semble-t-il...Faut dire qu'il y en a partout ! Cependant leur observation n'est pas aussi aisée que depuis une voiture dans un parc national classique : on est au ras de l'eau, tributaire du courant, du vent, des souches, des roches et des hippos. Mais quel plaisir d'avancer lentement au fil du fleuve, de voir évoluer les paysages, magnifiques (j'y suis en fait plus sensible qu'à l'observation animalière), de profiter de toutes les lumières de l'aube au couchant, d'écouter les bruits de la nuit et de découvrir un ciel étoilé magnifique sans la moindre pollution lumineuse, de frisonner un peu à l'aube, de se rafraîchir avec l'eau du fleuve sous le soleil brûlant de midi et de se réjouir de la fraîcheur qui tombe le soir. Quels sourires aussi, échangés le long du fleuve, avec ces qq villageois qui doivent nous trouver bien étranges, nous qui avons « tout », de vouloir partager un peu de leur vie le long du fleuve.
Cela fait 7 jours que nous naviguons et qq batteries donnent des signes de fatigue : Fred est tout content de son cadeau d'anniversaire ! Ça marche du tonnerre sous le soleil des tropiques ! Enfin j'arrive à photographier un pygargue (fish eagle) pas trop flou : c'est l'emblème du Zambèze mais pas facile d'en « attraper » un avec mon 24-105. Impossible d'utiliser le téléobjectif en navigation, ça bouge trop ! J'adore ces petits nids qui ressemble à des boules de Noël ! Traversée express pour ces antilopes, gare aux crocos ! Navigation dans les champs ! Etrange dallage d'allure +/- volcanique... Pause lunch dans une crique bordée de belles roches polies par les flots. Le paysage reprend du relief, on approche des gorges qui marquent la fin du parcours. Un grand kudu mâle et sa cour qui ne sait par où s'échapper de la rive. Nous approchons de notre 7ème bivouac, le préféré de Cloud et nous sommes bien d'accord avec lui ! Une belle dune s'est formée en aval d'une île formée de roches rouges. L'endroit est magique ! Cerise sur le gâteau, nous observons sur la rive (trop loin pour de bonnes photos) quelques zèbres, éléphants et impalas. Les hippos du coin nous observent nous installer puis une fois la nuit tombée regagnent la rive. Nous les éclairons avec une lampe de poche et il leur faut bien 5 secondes avant que ça ne monte au cerveau et qu'ils se précipitent à l'eau. Il faut dire qu'il ont un cerveau de la taille d'une orange... On aime bien faire les malins à terre... sur l'eau c'est une autre histoire et il nous faudra rester vigilants jusqu'à la fin car nous auront eu des hippos du 1er au dernier km, soit sans aucun doute quelques milliers !
J8 canoë, jusqu'à Golf course (Gorge), 01/05/12 36,6 km Collation au soleil levant et départ vers 6h30 comme d'habitude. Les sentiers d'hippos sont parfaitement mis en valeur par la lumière rasante. Passage rapide chez les rangers de Kapirinhungu pour payer un droit d'entrée quelconque (j'ai renoncé à comprendre où et pourquoi il fallait payer. Parfois les postes de ranger sont vides, parfois j'ai l'impression qu'ils ne nous font pas payer. On aura payé au total 65 $/personne de droit d'entrée dans les différents et parcs et de droits de navigation sur la rivière alors que théoriquement cela aurait du être le double. Bonne surprise!) Preuve des changements de lit du fleuve. Cette partie du fleuve est ma préférée, son lit se creuse, il est ponctué d'une alternance de roches rouges et de petites dunes blondes, la forêt est multicolore. Les hippos sont toujours parfaitement assortis à leur environnement. Amusants ces singes équidistants, très calme, qui grignotent paisiblement leur verdure. Etranges arbres « blancs » Tiens, encore un éléphant ! Comme par hasard il est encore sur la rive opposée ! Traversée tout schuss pour compenser le courant traversier, ouf ! Celui-ci est né sans défenses... Nous nous échouons pour ne pas être entraînés par le courant et bien qu'à une distance raisonnable l'éléphant finit par nous charger ! Marche arrière toute ! Il ne s'agissait que d'une charge d'intimidation, qui théoriquement précède toujours la vraie de vraie. Mouais... encore faut-il qu'il connaisse les règles hein ! Donc grosse trouille et pas de photos, j'ai choisi la pagaie plutôt que le déclencheur ! Le cours du fleuve se resserre, nous sommes vraiment dans les gorges, 8 km/h sans donner un coup de pagaie et moins d'hippos car le fleuve est trop profond. Coool ! Cette partie est très sauvage, sans doute la plus sauvage du parcours. Fred et moi l'avons adorée ! Jeu de lumière qui se faufile dans les gorges. 8ème et dernier bivouac sauvage
J9 dernier jour en canoë, jusqu'à Kanyemba, 02/05/12, 23,9 km Départ de bonne heure comme d'habitude, les guides semblent pressés de décoller. Il faut dire que le vent a soufflé toute la nuit et que celui-ci a pour habitude de se renforcer au fil de la journée, ce qui peut lever un clapot très court et assez gênant, surtout dans les gorges. Seuls les sommets des collines sont éclairés quand nous partons. Où le fleuve va-t-il passer dans ces montagnes ? Tiens, un humain ! Le fleuve dépose une quantité incroyable de sable joliment érodé. La fin des gorges se profile à l'horizon, elle se situe au pied de cette montagne bifide. 32 km au total. Cloud s'amuse à nous faire passer dans un bras très étroit. Quelques huttes apparaissent, puis qq lodges et c'est l'arrivée à Kanyemba vers midi. La voiture, la remorque, Papa Mike et son jeune collègue sont au RDV. Débarquement et chargement ! Retour à la civilisation ! On fait le plein à la pompe ! C'est parti pour 3h30 d'une très mauvaise piste. Après 70 pénibles km, nous posons les tentes sur le terrain de foot d'une école. Ça manque carrément de charme après nos 8 bivouacs de rêve sur le fleuve. L'endroit a sans doute été choisi en raison de la présence d'un puits et de toilettes mais pas de chance la pompe ne fonctionne pas. Les gens du village (d'une certaine importance : école, épicerie, « clinique » et même « nite club » dont la musique cessera sagement à 20h30!) doivent aller à 2 km pour avoir de l'eau...
Retour sur Kariba, 03/05/12 lever 5h, départ 6h ! Le fond de l'air matinal est frais à l'arrière du 4X4, ouvert à tous les vents. « Heureusement » on ne va pas vite car la piste reste mauvaise pendant un moment. Enfin on rejoint le bitume, on avale qq sandwiches amoureusement préparés par l'équipe et on arrive vers 14h à Kariba. Et qui voit-on à la sortie du village, juste avant le Warthogs Bush Camp : 7 éléphants qui batifolent sous les lignes à haute-tension issues du barrage tout proche ! Les gens du lodge s'empressent de nous allumer nos « cumulus » : bonne douche chaude avec vue sur un écureuil qui batifole au-dessus de la cabane. Grosse lessive chez Thien An et François ! Dîner de bonne heure dans le jardin avec vue sur le lac. La nuit tombe vite. Soudain, le petit chien du lodge se met à grogner puis à aboyer, sans effrayer le moins du monde un placide hippo blasé qui lui aussi vient dîner dans le jardin. Nous n'en croyons pas nos yeux ! Il est à 10m de notre table et c'est comme si nous n'existions pas ! Il va ainsi se promener toute la soirée dans le jardin/camping. En fait ici il n'y a pas de tondeuse et on sait pourquoi !
Départ pour Lusaka, 04/05/12 Nous avons très bien dormi dans nos lits moelleux, chaperonnés par cette drôle de grenouille juchée au sommet de la moustiquaire. Petit déjeuner avec vue sur le lac. Tiens...encore un hippo... Ne semble pas bien réveillé... Nous avons RDV à 10h côté zambien avec le chauffeur de Richbel. Renseignements pris, le taxi zimbabwéen peut nous amener jusqu'à celle-ci (20$, voiture impeccable celle-ci...), franchissant le barrage qui est en zone internationale. Il arrive avec 20 mn de retard (crevaison impromptue mais arrivée imminente confirmée par téléphone) mais le passage des 2 douanes se fait vite (plus de visa à établir) et nous sommes dans les temps. Comme prévu à l'aller nous faisons qq arrêts photos rapides en cours de route. Gros bouchon en arrivant à Lusaka si bien que nous arrivons au Pioneer Camp vers 15h. Personnel et chiens (3 titittes et un boxer) très accueillants, jardin magnifique, petit bémol sur la partie hébergement (cf carnet pratique), très bonne restauration. Nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu avant l'avion. Online check in impossible du fait de la mauvaise connexion internet, ce qui n'empêche pas Fred et Thien An et François, en geek assumés de faire joujou avec leurs smartphones.
Retour en Europe, 05 et 06/05/12 A 8h30 pétantes le chauffeur de Richbel est là pour nous conduire à l'aéroport (compter 35 mn) Décollage vers midi, 2h30 de vol jusqu'à Windhoek puis longue attente de 6h avant le vol pour Francfort qui décolle à 20h00 et arrivée le lendemain à 7h00. Nous faisons nos adieux à Thien An et François, récupérons la voiture et à 11h30 retrouvons enfants, chien et chats à Nancy. Il fait 13°C et il pleut. Demain, on reprend le boulot !
Carnet pratique : Contrairement à nos habitudes, nous avons choisis de passer par une agence locale : nous ne nous sentions pas capables de gérer nous même la rencontre avec les animaux (hippos et crocos en particulier), le matériel, le ravitaillement, les entrées de parc (pas faciles de trouver les endroits où s'enregistrer et payer côté fleuve) et le retour avec tout le matériel depuis le terminus à Kanyemba, au NE du Zimbabwe. J'ai donc réservé (après avoir facilement « recruté » Thien An et François -qui nous avaient déjà accompagnés lors d'une virée hivernale en Norvège- car il faut un minimum de 4 participants) auprès de zambezi.co. uk. (qui sous-traite avec Natureways, agence zimbabwéenne) le Zambezi Long Classic canoe trip pour une somme qui m'a d'abord semblé exorbitante (voir budget page suivante) Impossible de faire autrement : il y a peu voire pas de concurrence. Au fil des jours, nous réaliserons finalement que cet argent est bien mérité, compte-tenu des contraintes matérielles d'organisation et du dévouement des guides !
Le départ de la rando se situe à Kariba au Zimbabwe, à 230 km au sud de Lusaka où nous atterrirons. J'ai choisis d'organiser moi-même les transferts et hébergements avant et après le canoë, les tarifs proposés par zambezi.co.uk étant vraiment prohibitifs...
Les communications avec le Zimbabwe sont très difficiles (peu ou pas de réponses aux mails) si bien que j'ai préféré atterrir à Lusaka en Zambie : après sondage de différentes agences par email, j'ai finalement retenu Richbel Car Hire pour le transfert aller et retour de Lusaka à la frontière du Zim : aucun problème (environ 25 mails tout de même pour finaliser tout ça!!)
Nous avons filé directement à la descente de l'avion vers Kariba et logé 2 nuits (avec résa internet) au Warthogs Bush Camp, petite structure idéalement située sur un trajet régulièrement emprunté par les éléphants pour aller s'abreuver au lac. Attention à leur site internet : les tarifs indiqués sont faux (et inférieurs à la réalité of course) mais ça reste raisonnable et on y mange correctement pour pas bien cher.
A la fin de notre rando en canoë, nous y avons logé une nouvelle fois puis après le transfert à Lusaka avons logé au Pionner Lodge Camp, réservé facilement par internet. Jardin magnifique (mais pas de lac!), nourriture très bonne, personnel très sympathique et serviable mais Family Chalets un peu décatis et poussiéreux et SDB partagée ce qui ne me semble pas indiqué sur leur site. Quasi personne en cette saison.
VISAS : Nous avons pris des visas double entrée pour la Zambie (sur place 80 $) et avons réalisé après coup que nous aurions pu nous contenter de visas de transit, ce qui nous aurait coûté 2 fois moins cher. 30 $ pour le visa zimbabwéen (aussi sur place)
SANTE Paludisme : très peu de moustiques, bien qu'au tout début de la saison sèche. Nous avons pris de la Malarone. Fièvre jaune : le Zim exige que les voyageurs en provenance de Zambie soient vaccinés. A faire au CHU. Vaccinations recommandées : DT polio, typhoïde, hépatite A. Bilharziose : théoriquement absente des eaux « courantes ». Courant de 4 à 10 km/h sur le Zambèze donc a priori pas de risque. Hippo et croco : très mauvais pour la santé ! On apprend sur place à les gérer. Bien contents d'avoir des guides !
BUDGET/personne/2 semaines
Visa Zambie double entrée80$ Navette de Lusaka à Kariba (border) A/R 50$ Taxi border to Warthogs bush campA/R10$ Visa Zimbabwe30$ Entrée Mana Pools+ marche avec ranger +River Fee 65$ 3 nuits Wartogs bush camp 60$ 1 nuit Pioneer camp Lusaka Family Chalet pour 2 70$35$ Taxi du Pioneer camp à Lusaka airport20$ Restos 2j avant et 2j après canoé trip145$
Canoe trip 10jours/9 nuits970$
AvionFrancfort-Windhoek-Lusaka A/R780€
TOTAL1904 € sans les pourboires
Découvrez le récit d'une belle virée sur le Zambèze : 9 jours en canoë du Lac Kariba à la frontière du Mozambique. 260 km de belle nature sauvage, portés par un fleuve puissant, à slalommer entre hippos et crocos!
Le récit en image est là :

Bonne lecture! Marie
Texte seul:
RECIT ZAMBEZE
Préparatifs... Après plusieurs voyages en Afrique Australe, tous motorisés, nous avions envie de nous plonger réellement au cœur de la nature pour vivre simplement au rythme de celle-ci. La descente d'une partie du Zambèze en canoë s'imposa rapidement comme une solution idéale. En 15 jours de vacances, il nous fallait cependant être moins ambitieux que Livingstone en son temps, et nous contenter de la portion du fleuve (qui fait en tout 3500 km de long) située entre le Lac Kariba et la frontière du Mozambique. Nous allions donc naviguer sur la frontière entre la Zambie au Nord et le Zimbabwe au sud. En affinant mes recherches, j'optais pour un parcours côté zimbabwéen car la navigation en canot à moteur y est le plus souvent interdite, ce qui n'est pas le cas côté zambien. Ce parcours, réalisé en 9 jours à un rythme tranquille représente 260 km d'une nature variée : après les gorges du départ, le fleuve s'étale dans une vaste pleine alluviale puis se resserre dans des gorges sauvages avant d'entrer au Mozambique. Nous allons passer dans plusieurs réserves ou parcs nationaux dont les célèbres Mana Pools NP au Zimbabwe et Lower Zambezi NP en Zambie. Merci à Thien An et François de nous avoir accompagnés avec enthousiasme dans cette belle aventure ! C'est parti !
En route pour le Zimbabwe ! 21 et 22/04/12 Après un vol de nuit sans histoire depuis Francfort, où nous avons retrouvé Thien An et François mais aussi Pierre77N de voyage forum et sa petite famille (coucou!), nous nous posons au petit matin sur le mignon petit aéroport de Windhoek. Après 2h d'attente glaciale, nous embarquons pour Lusaka, survolons la rivière Kafue, puis le sud de la capitale zambienne, enfin le nord-est plus cossu, quelques toits colorés, et c'est vers midi que nous foulons la Zambie pour la 1ère fois. Tous les bagages ont suivi, les visas se font assez vite, le chauffeur de Richbel nous attend. Les 200 km de route plein sud vers le Zimbabwe sont très beaux, ponctués de petits villages de huttes et nous nous promettons de prendre le temps au retour de faire qq arrêts photos. Nous voulons arriver avant la nuit au Warthogs Bush Camp et sous les tropiques, elle tombe d'un coup vers 17h45. A ma demande, le chauffeur nous dépose au poste frontière zambien car je souhaite passer le barrage qui marque la frontière et se situe dans une sorte de no man's land, à pied afin d'avoir le temps d'admirer le paysage. Erreur ! Arrivés sur le barrage, nous réalisons que le poste frontière zambien se situe bien au-dessus et je n'ai déjà plus qu'une roulette à mon sac... Heureusement Thien An sympathise avec une famille de Zim venus visiter le barrage et ils nous proposent gentiment de nous accompagner tout là-haut avec leur camionnette. Ouf ! Le 1er contact avec ces Zim est vraiment super chaleureux ! Une fois laborieusement réalisées les formalités douanières, il nous reste une dizaine de km jusqu'au Warthogs Bush Camp. Pas de bus ni de taxi à l'horizon. Un homme s'avance et nous propose de nous conduire pour 20$...un peu cher mais on n'a pas le choix ! Il les aura bien mérités ! 1ère panne au bout de 2 km : « il faut que je répare le bruit » en qq coups de clés, il refixe le pot d'échappement 2ème panne 5 minutes après : cette fois il démonte l'arrivée d'essence, l'aspire « goulûment », bricole le réservoir et c'est reparti. Remarquez la tête de François qui travaille à longueur d'année à la pointe de la technologie ! Il faut dire que la route serpente à flanc de montagne au-dessus du lac Kariba : les freins ont l'air de fonctionner, c'est déjà ça. On arrive enfin au Warthogs : nos 2 « Ensuite Cabin » sont prêtes. De jolies cabanes de Robinson au toit de chaume avec SDB privée sans toit sous les arbres. Le lac est à qq dizaines de mètres. On adore ! Après un dîner simple mais bon, moins de 24h après avoir quitté Francfort, nous sombrons dans les bras de Morphée au son des grognements d'hippopotames, des croassements de grenouilles et du vent dans les arbres. Cool !
Glandouille au Warthogs 23/04/12 Sans nous être concertés, nous nous retrouvons tous les 4 au bord du lac pour le lever du soleil, impatients de découvrir cet environnement. Le soleil se lève vers 6h. Nous avons à peine 12h de jour, il s'agit d'en profiter! La lumière est superbe... Libellules, aigrettes, vanneaux (je crois), ibis sacré, cormoran et héron, martin pêcheur, pintades, hippos... Tout ce petit monde à 2 pas du lodge dont le chien nous accompagne. Par habitude je m'apprête à lui lancer un bâton dans l'eau et me ravise juste à temps en apercevant cette charmante bestiole. Voilà le chien qui arrive tenant du bout des dents un petit varan (ça a l'air très mauvais!) Non ce n'est pas un hippo mais le chien qui infuse un peu après avoir bien joué ! Ce pêcheur à pied capture à l'aide d'une poignée de sel jetée dans l'eau de petits poissons qui lui serviront à appâter le tigerfish. Gare aux crocos !
Un peu plus tard, nous allons faire un tour « en ville » à Kariba située à qq km (10$ A/R pour le taxi qui nous attendra patiemment pendant nos emplettes) : il y a un supermarché et un marché de rue avec fruits et légumes en abondance. Les gens sont très souriants et discrets. Pas la moindre sollicitation, c'est cool ! Depuis 2009, la monnaie officielle du Zimbabwe est le dollar américain, ce qui a résolu le problème de l'inflation galopante qui handicapait tant l'économie du pays. Nous sommes étonnés des prix, quasiment à un niveau européen alors que selon les explications que nos guides nous donneront par la suite, le salaire d'un employé non qualifié tourne aux environs de 250$, 1000 à 3000$ pour les professions intellectuelles supérieures. Pas de photos, je n'ai pas osé sorti pour gros boîtier sous le nez de ces gens si sereins et naturels... Retour au Warthogs, il fait soif ! Paul, un des 2 néozélandais qui va nous accompagner pour le canoë nous fait signe de regarder derrière nos cabanes.... 1er éléphant ! Quasiment dans le jardin ! Il faut dire que Kariba et le lodge se situe sur leur route ancestrale et qu'ils s'y sentent comme chez eux. On en trouve régulièrement « en ville » dans les jardins ou faisant les poubelles... Fin de journée au bord du lac Kariba où un dernier rayon éclaire ce bateau : peut-être s'agit-il du ferry qui en 22 h de traversée parcourt les 290 km du lac Kariba jusqu'à son extrémité ouest.
C'est parti pour le canoë ! 24/04/12 J1 canoë jusqu'à Nyamomba 16,4 km A 8h30 pétantes arrive le gros 4X4 de Natureways : Cloud le guide « en chef » nous fait un topo rapide et nous embarquons après avoir confié nos affaire inutiles à une autre partie de l'équipe dans la « bétaillière » Après qq km d'une très mauvaise piste, c'est le terminus : après c'est à pied et en 10 mn nous découvrons nos canoës, fin prêts au bord du Zambèze, qui n'attendent plus que nos sacs. L'endroit est superbe, le courant file à vive allure. Mon œil pas encore exercé ne remarque pas immédiatement que ces rochers « bougent » ! Le chargement est soigneux : tout doit être bien arrimé et bien équilibré. Nous allons à tour de rôle partager un canoé avec Cloud ou Kibo le 2ème guide. Fred et moi pensons bien faire en nous proposant pour le 1er tour si bien que Paul et Rachelle, 2 jeunes néozélandais qui bourlinguent depuis 2 mois en Afrique Australe se retrouvent de suite dans le vif du sujet alors que visiblement ils n'ont jamais touché une pagaie de leur vie : ils serrent les dents et au prix de qq zig-zags supplémentaires suivent le rythme sans problème. Nous sommes donc 6 avec 2 guides qui assurent l'orientation, la sécurité (Cloud porte à la ceinture un 357 magnum), les démarches administratives pour les parcs et...la popote ! Dans l'hémisphère sud, c'est l'automne et le début de la saison sèche : la forêt prend des couleurs magnifiques. Quel contraste avec le bleu du ciel et les roches rouge sombre de cette jolie gorge ! Très vite nos guides nous épatent : quel œil pour débusquer les animaux ! Après 16 km de navigation tranquille (le courant est au minimum de 4 km/h parfois 8 voire 10) nous arrivons à la fin des gorges, et posons notre 1er bivouac. Nous sommes enchantés de cette première journée : le groupe est homogène et fonctionne bien, les paysages à la hauteur de nos espérances et le repas du soir très bon ! Un frêle mokoro profite des contre-courants pour remonter le fleuve, pas très prudent avec la nuit qui tombe : les crocos deviennent plus entreprenants... Il fait nuit à 18h, on a tout le temps de profiter du ciel !
J2 canoë jusqu'à Twin Logs 25/04/12 36,6 km Tout le monde a acquis un peu d'assurance à la pagaie et ça vaut mieux car il faut parfois slalomer entre souches et hippos. On a encore des progrès à faire par rapport à certains ! Les rives sont maintenant bordées de roseaux au détour desquelles les surprises ne manquent pas : lavandières colorées, envol majestueux, ou acrobate cueillant les fruits d'un énorme baobab. Il y a de plus en plus d'hippos, parfois alignés comme à la parade ! Un rythme tranquille s'installe : lever 5h30, thé ou café+qq biscuits et départ vers 6h30 2h de navigation dans les belles lumières du matin puis english breakfast puis c'est reparti jusqu'à trouver un coin propice à la baignade (ç'est-à-dire avec assez peu d'eau pour voir arriver d'éventuels crocodiles) dans une eau à 24-26°C Lunch vers 12h puis sieste pour laisser passer les heures chaudes (nous avons eu au maximum 33°C en milieu de journée, ce qui est très supportable sur l'eau) Après 1H30 à 2h de pagaie (soit 5 à 6h/jour en tout) on pose le camp vers 16h30 ou 17h00, bien avant la nuit et la reprise d'activité des crocodiles. Au fil des méandres, nous apprenons à gérer les hippos : ce sont de gros herbivores craintifs et pas très malins, qui fuient l'homme en se réfugiant coûte que coûte dans leur trou favori d'eau profonde. La stratégie consiste donc à ne pas se trouver sur leur chemin quand ils s'y précipitent car ces gros bébés peuvent peser jusqu'à 2,5 tonnes. J'ai ainsi une une (très) grosse frayeur quand passer à une distance que je jugeais respectable d'un hippo, j'ai vu celui-ci arc-bouter sur ses postérieurs, sortir les épaules de l'eau et foncer vers notre canoë. Voyant cela, les guides ont amplifié notre trouille en nous criant : « Quick paddle ! Close to the bank ! » (pagayez à toute vitesse vers la rive!) Debriefing le soir où ils nous ont expliqué qu'en fait il ne chargeait pas mais se précipitait dans son trou d'eau. Mouais...facile à dire après coup, pensé-je ! Toujours est-il qu'après cet épisode toute la troupe a bien pagayé « very close to the bank », dérangeant une nuée d'élégantes aigrettes, aussi belles que bornées puisqu'elles s'obstinaient à aller comme nous vers l'aval et que nous les avons obligées à décoller et atterrir au moins une dizaine de fois, pour notre plus grand plaisir. Il y a un peu de vent et tout là-haut les vautours s'en donnent à cœur joie, loin des enquiquineurs ! Nouveau problème à l'horizon : tout un troupeau d'hippos sur la berge : nous ralentissons au maximum, poussés par le puissant courant du Zambèze pour laisser le temps aux mastodontes de rejoindre l'eau profonde. Ça déménage ! On passe au ras de la berge, surveillés attentivement par un gros mâle qui roule des mécaniques, en avant du reste de la troupe... On profite d'une petite pause/radeau pour admirer un Nième vol d'aigrettes puis on arrive tranquillement à notre 2ème lieu de bivouac. Au loin apparaissent les montagnes.
J3 canoë jusqu'à Long Island via Chirundu, 26/04/12 34,7 km Nuit moins fraîche que les précédentes (les tentes, matelas et duvets sont fournis et nous regrettons de ne pas avoir pris nos propres sacs car ils sont trop fins. Ça doit vraiment cailler en plein hiver austral), le ciel est un peu couvert... Je suis enchantée car lassée par les ciels d'un bleu immuable rencontrés en Namibie en juillet, je rêvais de ciels plus tourmentés. Nous avons quelques heures de belle lumière orageuse, puis parvenus à Chirundu (la route qui va du Cap au Caire y passe) le beau temps revient. C'est aujourd'hui que je vais avoir la confirmation que les explications des guides concernant « la charge de l'hippo » étaient vraies. Il y a pas mal de vent, dans le nez bien sûr, qui lève un clapot assez désagréable et fait chanter les roseaux. Alors que nous longeons la rive pour éviter les vagues, je vois soudain un énorme (ben wouih, vu de tout près!) hippo presque sauter depuis la rive dans notre canoë ! Avec le bruit du vent, broutant tranquillement sur la rive entre 2 rideaux de roseaux, il ne nous a vus qu'au dernier moment (et réciproquement!) et sans un regard vers notre canoë (ce qui m'a immédiatement rassurée) a plongé à toute vitesse vers son trou d'eau. Quelle émotion ! Que du plaisir en fait ! Les crocodiles aussi sont timides et seuls sont qui sont profondément endormis se laissent approcher. Les guides nous obligent toutefois à toujours garder une bonne distance avec ces bestioles. Après une bonne petite sieste, nous rencontrons un éléphant solitaire. On est loin des grands troupeaux des parcs d'Afrique du sud, du Botswana ou de la Namibie, mais la rencontre « hors cocon protecteur d'une voiture » a un charme particulier. Pour les gens d'ici, c'est la routine... De même que les crocos... 3ème bivouac, toujours sur une île pour diminuer le risque d'une rencontre avec un gros carnivore, dans une savane joliment arborée.
J4 canoë, jusqu'à Vundu (Acacia Point près de Mana Pools), 27/04/12, 34,7 km Petit matin à contre-jour, belle atmosphère mais pas idéal pour voir des animaux... Pause baignade ou François fait le croco ou l'hippo, on sait pas trop ! Kibo a toujours un savon à portée de main : le fleuve est sa salle de bain mais il faut savoir qu'ici les gens boivent tous les jours l'eau du fleuve. Nous n'avons pas essayé mais avons sans problème encaissé la vaisselle et les légumes lavés à l'eau du fleuve. Qui est à l'envers ? Kibo dans le canoë de tête rythme sa progression de sonores coups de pagaie contre la coque afin de prévenir les hippos de notre passage. Ceux-ci aiment se poster juste en aval des îles pour se reposer, protégés du courant. Méfiance donc au détour de chaque îlot... Aigrettes flemmardes ou stoïques qui ne daigneront pas décoller. Nous longeons pendant un bon moment la rive zambienne et c'est l'occasion de découvrir un peu de la vie du fleuve. Ici, la barrière anti-crocos fait aussi office de séchoir à linge. Là, les gens attendent, cachés derrière une palissade, munis de grandes « épuisettes » le passage d'oiseaux qu'ils attirent en sifflant bruyamment. Nous avons croisé 3 ou 4 rangs de cueilleurs d'oiseaux. Nous n'avons pas ce genre de préoccupation pour améliorer l'ordinaire : Cloud et Kibo se débrouillent comme des chefs pour nous concocter des menus variés, bons et équilibrés ! Chapeau ! Un ravitaillement est d'ailleurs prévu demain à Mana Pools et il nous faut utiliser le téléphone satellite (bien pratique pour rester en contact avec les enfants, restés en France) pour le confirmer car nulle part (en particulier à Chirundu) Cloud n'a pu trouver de réseau avec son portable. Nous profitons d'une pause lunch pour faire une petite balade le long du fleuve et rencontrons encore un éléphant et quelques antilopes. Dans le fleuve hippos et crocos sont toujours au RDV. 4ème bivouac sur une île partagée avec un troupeau de Cobs à croissant.
J5 canoë, jusqu'à Buffalo Thorn (Mana Pools), 28/04/12 20,7 km Un ravitaillement est donc prévu aujourd'hui en milieu de journée. Nous sommes un peu en avance et allons en profiter pour faire un Game Walk (Safari à pied) avec un ranger armé. Nous croisons qq buffles qui nous offrent un beau spectacle en traversant un bras du fleuve juste devant nous et arrivons à Nyamepi Camp à Mana Pools. 2 éléphants assurent le spectacle alors que nous étendons notre lessive (désormais les nuits sont plus humides et ça ne sèche pas complètement) et de quoi préparer le breakfast. Le ventre plein, nous partons pour 2h de marche commando (il fait 33°C et il est midi) sur les pas d'un ranger qui s'est mis en tête en 2h de temps de nous emmener jusqu'à Long Pool et retour. Quelle frustration que de marcher à toute vitesse sans avoir le temps d'observer tranquillement... Dommage ! Vu un éléphant, des singes et antilopes, oiseaux variés et surtout une belle forêt très aérée qui rend (heureusement!) la marche facile. A notre retour, la voiture de Natureways est là avec le ravitaillement et même la remorque pour les canoës. Il est prévu qu'ils ne retournent pas à Kariba mais filent directement au terme de notre périple, à Kanyemba, nous y attendre pendant 4 jours (ils sont 2, cela donne une idée du coût de la main d'oeuvre par rapport à l'essence) C'est l'heure du lunch (je crois bien que pour une fois nous n'avons pas maigri pendant les vacances!) que nous prenons en compagnie de mignons singes vervet, bien moins entrepenants que des babouins, heureusement. 5ème bivouac, ciel de braise comme tous les soirs...
J6 canoë, jusqu'à G.Channels, 29/04/12 30,6 km Comme souvent, les hippos et leurs borborygmes nous ont tenu compagnie toute la nuit et nous les retrouvons au petit matin, l'oeil vif au saut du lit dans la douce lumière de l'aube! Après qq km de pagaie, pause baignade... Thien An infuse... Cloud aime bien se faufiler dans de petits chenaux...parfois ça manque un peu d'eau ! Encore un bel endroit pour le lunch... Kibo le plus jeune des 2 guides fait 15 à 18 descentes/an (parfois plus courtes que la nôtre) depuis 7 ans : nos guides connaissent donc le fleuve sur le bout des doigts (même si le lit de celui-ci change en fonction des pluies) et ont leurs « bons coins » Malgré cette relative fréquentation nous avons été épatés par la propreté quasi parfaite du fleuve et de ses rives. Pas le moindre déchet, quasi pas de traces de campement (quelques vestiges de feux allumés par des pêcheurs), une nature vierge et intacte. Impensable en Europe où les rivières drainent toutes les cochonneries véhiculées par les eaux de ruissellement. Il faut dire qu'ici les berges sont quasi désertes : tout au plus quelques villages paumés où les gens vivent quasiment en autarcie (donc pas de déchets de la société de consommation, tout se recycle) et quelques camps de pêche ou de chasse, de grand luxe, à la pelouse impeccablement tondue par un personnel attentif. Nos guides ne laissent pas le moindre déchet (épluchures comprises) à tel point que je me suis sentie honteuse d'avoir jeté un trognon de pomme dans le fleuve. Autant dire qu'il était temps, arrivés à Mana Pools, de pouvoir nous débarrasser de notre gros sac poubelle. Ils poussent la philosophie du « leave no trace » (ne pas laisser de traces) jusqu'à effacer les traces causées par les canoës quand nous les hissons sur la berge ! En effet, les crocodiles attaquant à la nuit tombée, il ne faut pas y mettre les pieds surtout si la berge est abrupte et l'eau profonde. Nous sortons donc entièrement les canoës chaque soir, c'est d'ailleurs le plus gros effort de la journée car chargés ils doivent peser au bas mot 150 kg pièce.
Après le lunch côté Zim, nous apercevons un éléphant côté Zam : tout schuss pour la traversée de plusieurs centaines de mètres avec le courant par le travers ! Pas de chance, la bête est timide et disparaît dans les roseaux, pfff ! Débarquement pour le 6ème bivouac. On évite de poser la tente sur le chemin des éléphants. Fred fait du 43... Observation réciproque.
J7 canoë, jusqu'à Highsand Bank (Chewore), 30/04/12 24,5 km Nous quittons Mana Pools qui m'aura finalement un peu déçue. Il n'y a pas plus d'animaux qu'ailleurs me semble-t-il...Faut dire qu'il y en a partout ! Cependant leur observation n'est pas aussi aisée que depuis une voiture dans un parc national classique : on est au ras de l'eau, tributaire du courant, du vent, des souches, des roches et des hippos. Mais quel plaisir d'avancer lentement au fil du fleuve, de voir évoluer les paysages, magnifiques (j'y suis en fait plus sensible qu'à l'observation animalière), de profiter de toutes les lumières de l'aube au couchant, d'écouter les bruits de la nuit et de découvrir un ciel étoilé magnifique sans la moindre pollution lumineuse, de frisonner un peu à l'aube, de se rafraîchir avec l'eau du fleuve sous le soleil brûlant de midi et de se réjouir de la fraîcheur qui tombe le soir. Quels sourires aussi, échangés le long du fleuve, avec ces qq villageois qui doivent nous trouver bien étranges, nous qui avons « tout », de vouloir partager un peu de leur vie le long du fleuve.
Cela fait 7 jours que nous naviguons et qq batteries donnent des signes de fatigue : Fred est tout content de son cadeau d'anniversaire ! Ça marche du tonnerre sous le soleil des tropiques ! Enfin j'arrive à photographier un pygargue (fish eagle) pas trop flou : c'est l'emblème du Zambèze mais pas facile d'en « attraper » un avec mon 24-105. Impossible d'utiliser le téléobjectif en navigation, ça bouge trop ! J'adore ces petits nids qui ressemble à des boules de Noël ! Traversée express pour ces antilopes, gare aux crocos ! Navigation dans les champs ! Etrange dallage d'allure +/- volcanique... Pause lunch dans une crique bordée de belles roches polies par les flots. Le paysage reprend du relief, on approche des gorges qui marquent la fin du parcours. Un grand kudu mâle et sa cour qui ne sait par où s'échapper de la rive. Nous approchons de notre 7ème bivouac, le préféré de Cloud et nous sommes bien d'accord avec lui ! Une belle dune s'est formée en aval d'une île formée de roches rouges. L'endroit est magique ! Cerise sur le gâteau, nous observons sur la rive (trop loin pour de bonnes photos) quelques zèbres, éléphants et impalas. Les hippos du coin nous observent nous installer puis une fois la nuit tombée regagnent la rive. Nous les éclairons avec une lampe de poche et il leur faut bien 5 secondes avant que ça ne monte au cerveau et qu'ils se précipitent à l'eau. Il faut dire qu'il ont un cerveau de la taille d'une orange... On aime bien faire les malins à terre... sur l'eau c'est une autre histoire et il nous faudra rester vigilants jusqu'à la fin car nous auront eu des hippos du 1er au dernier km, soit sans aucun doute quelques milliers !
J8 canoë, jusqu'à Golf course (Gorge), 01/05/12 36,6 km Collation au soleil levant et départ vers 6h30 comme d'habitude. Les sentiers d'hippos sont parfaitement mis en valeur par la lumière rasante. Passage rapide chez les rangers de Kapirinhungu pour payer un droit d'entrée quelconque (j'ai renoncé à comprendre où et pourquoi il fallait payer. Parfois les postes de ranger sont vides, parfois j'ai l'impression qu'ils ne nous font pas payer. On aura payé au total 65 $/personne de droit d'entrée dans les différents et parcs et de droits de navigation sur la rivière alors que théoriquement cela aurait du être le double. Bonne surprise!) Preuve des changements de lit du fleuve. Cette partie du fleuve est ma préférée, son lit se creuse, il est ponctué d'une alternance de roches rouges et de petites dunes blondes, la forêt est multicolore. Les hippos sont toujours parfaitement assortis à leur environnement. Amusants ces singes équidistants, très calme, qui grignotent paisiblement leur verdure. Etranges arbres « blancs » Tiens, encore un éléphant ! Comme par hasard il est encore sur la rive opposée ! Traversée tout schuss pour compenser le courant traversier, ouf ! Celui-ci est né sans défenses... Nous nous échouons pour ne pas être entraînés par le courant et bien qu'à une distance raisonnable l'éléphant finit par nous charger ! Marche arrière toute ! Il ne s'agissait que d'une charge d'intimidation, qui théoriquement précède toujours la vraie de vraie. Mouais... encore faut-il qu'il connaisse les règles hein ! Donc grosse trouille et pas de photos, j'ai choisi la pagaie plutôt que le déclencheur ! Le cours du fleuve se resserre, nous sommes vraiment dans les gorges, 8 km/h sans donner un coup de pagaie et moins d'hippos car le fleuve est trop profond. Coool ! Cette partie est très sauvage, sans doute la plus sauvage du parcours. Fred et moi l'avons adorée ! Jeu de lumière qui se faufile dans les gorges. 8ème et dernier bivouac sauvage
J9 dernier jour en canoë, jusqu'à Kanyemba, 02/05/12, 23,9 km Départ de bonne heure comme d'habitude, les guides semblent pressés de décoller. Il faut dire que le vent a soufflé toute la nuit et que celui-ci a pour habitude de se renforcer au fil de la journée, ce qui peut lever un clapot très court et assez gênant, surtout dans les gorges. Seuls les sommets des collines sont éclairés quand nous partons. Où le fleuve va-t-il passer dans ces montagnes ? Tiens, un humain ! Le fleuve dépose une quantité incroyable de sable joliment érodé. La fin des gorges se profile à l'horizon, elle se situe au pied de cette montagne bifide. 32 km au total. Cloud s'amuse à nous faire passer dans un bras très étroit. Quelques huttes apparaissent, puis qq lodges et c'est l'arrivée à Kanyemba vers midi. La voiture, la remorque, Papa Mike et son jeune collègue sont au RDV. Débarquement et chargement ! Retour à la civilisation ! On fait le plein à la pompe ! C'est parti pour 3h30 d'une très mauvaise piste. Après 70 pénibles km, nous posons les tentes sur le terrain de foot d'une école. Ça manque carrément de charme après nos 8 bivouacs de rêve sur le fleuve. L'endroit a sans doute été choisi en raison de la présence d'un puits et de toilettes mais pas de chance la pompe ne fonctionne pas. Les gens du village (d'une certaine importance : école, épicerie, « clinique » et même « nite club » dont la musique cessera sagement à 20h30!) doivent aller à 2 km pour avoir de l'eau...
Retour sur Kariba, 03/05/12 lever 5h, départ 6h ! Le fond de l'air matinal est frais à l'arrière du 4X4, ouvert à tous les vents. « Heureusement » on ne va pas vite car la piste reste mauvaise pendant un moment. Enfin on rejoint le bitume, on avale qq sandwiches amoureusement préparés par l'équipe et on arrive vers 14h à Kariba. Et qui voit-on à la sortie du village, juste avant le Warthogs Bush Camp : 7 éléphants qui batifolent sous les lignes à haute-tension issues du barrage tout proche ! Les gens du lodge s'empressent de nous allumer nos « cumulus » : bonne douche chaude avec vue sur un écureuil qui batifole au-dessus de la cabane. Grosse lessive chez Thien An et François ! Dîner de bonne heure dans le jardin avec vue sur le lac. La nuit tombe vite. Soudain, le petit chien du lodge se met à grogner puis à aboyer, sans effrayer le moins du monde un placide hippo blasé qui lui aussi vient dîner dans le jardin. Nous n'en croyons pas nos yeux ! Il est à 10m de notre table et c'est comme si nous n'existions pas ! Il va ainsi se promener toute la soirée dans le jardin/camping. En fait ici il n'y a pas de tondeuse et on sait pourquoi !
Départ pour Lusaka, 04/05/12 Nous avons très bien dormi dans nos lits moelleux, chaperonnés par cette drôle de grenouille juchée au sommet de la moustiquaire. Petit déjeuner avec vue sur le lac. Tiens...encore un hippo... Ne semble pas bien réveillé... Nous avons RDV à 10h côté zambien avec le chauffeur de Richbel. Renseignements pris, le taxi zimbabwéen peut nous amener jusqu'à celle-ci (20$, voiture impeccable celle-ci...), franchissant le barrage qui est en zone internationale. Il arrive avec 20 mn de retard (crevaison impromptue mais arrivée imminente confirmée par téléphone) mais le passage des 2 douanes se fait vite (plus de visa à établir) et nous sommes dans les temps. Comme prévu à l'aller nous faisons qq arrêts photos rapides en cours de route. Gros bouchon en arrivant à Lusaka si bien que nous arrivons au Pioneer Camp vers 15h. Personnel et chiens (3 titittes et un boxer) très accueillants, jardin magnifique, petit bémol sur la partie hébergement (cf carnet pratique), très bonne restauration. Nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu avant l'avion. Online check in impossible du fait de la mauvaise connexion internet, ce qui n'empêche pas Fred et Thien An et François, en geek assumés de faire joujou avec leurs smartphones.
Retour en Europe, 05 et 06/05/12 A 8h30 pétantes le chauffeur de Richbel est là pour nous conduire à l'aéroport (compter 35 mn) Décollage vers midi, 2h30 de vol jusqu'à Windhoek puis longue attente de 6h avant le vol pour Francfort qui décolle à 20h00 et arrivée le lendemain à 7h00. Nous faisons nos adieux à Thien An et François, récupérons la voiture et à 11h30 retrouvons enfants, chien et chats à Nancy. Il fait 13°C et il pleut. Demain, on reprend le boulot !
Carnet pratique : Contrairement à nos habitudes, nous avons choisis de passer par une agence locale : nous ne nous sentions pas capables de gérer nous même la rencontre avec les animaux (hippos et crocos en particulier), le matériel, le ravitaillement, les entrées de parc (pas faciles de trouver les endroits où s'enregistrer et payer côté fleuve) et le retour avec tout le matériel depuis le terminus à Kanyemba, au NE du Zimbabwe. J'ai donc réservé (après avoir facilement « recruté » Thien An et François -qui nous avaient déjà accompagnés lors d'une virée hivernale en Norvège- car il faut un minimum de 4 participants) auprès de zambezi.co. uk. (qui sous-traite avec Natureways, agence zimbabwéenne) le Zambezi Long Classic canoe trip pour une somme qui m'a d'abord semblé exorbitante (voir budget page suivante) Impossible de faire autrement : il y a peu voire pas de concurrence. Au fil des jours, nous réaliserons finalement que cet argent est bien mérité, compte-tenu des contraintes matérielles d'organisation et du dévouement des guides !
Le départ de la rando se situe à Kariba au Zimbabwe, à 230 km au sud de Lusaka où nous atterrirons. J'ai choisis d'organiser moi-même les transferts et hébergements avant et après le canoë, les tarifs proposés par zambezi.co.uk étant vraiment prohibitifs...
Les communications avec le Zimbabwe sont très difficiles (peu ou pas de réponses aux mails) si bien que j'ai préféré atterrir à Lusaka en Zambie : après sondage de différentes agences par email, j'ai finalement retenu Richbel Car Hire pour le transfert aller et retour de Lusaka à la frontière du Zim : aucun problème (environ 25 mails tout de même pour finaliser tout ça!!)
Nous avons filé directement à la descente de l'avion vers Kariba et logé 2 nuits (avec résa internet) au Warthogs Bush Camp, petite structure idéalement située sur un trajet régulièrement emprunté par les éléphants pour aller s'abreuver au lac. Attention à leur site internet : les tarifs indiqués sont faux (et inférieurs à la réalité of course) mais ça reste raisonnable et on y mange correctement pour pas bien cher.
A la fin de notre rando en canoë, nous y avons logé une nouvelle fois puis après le transfert à Lusaka avons logé au Pionner Lodge Camp, réservé facilement par internet. Jardin magnifique (mais pas de lac!), nourriture très bonne, personnel très sympathique et serviable mais Family Chalets un peu décatis et poussiéreux et SDB partagée ce qui ne me semble pas indiqué sur leur site. Quasi personne en cette saison.
VISAS : Nous avons pris des visas double entrée pour la Zambie (sur place 80 $) et avons réalisé après coup que nous aurions pu nous contenter de visas de transit, ce qui nous aurait coûté 2 fois moins cher. 30 $ pour le visa zimbabwéen (aussi sur place)
SANTE Paludisme : très peu de moustiques, bien qu'au tout début de la saison sèche. Nous avons pris de la Malarone. Fièvre jaune : le Zim exige que les voyageurs en provenance de Zambie soient vaccinés. A faire au CHU. Vaccinations recommandées : DT polio, typhoïde, hépatite A. Bilharziose : théoriquement absente des eaux « courantes ». Courant de 4 à 10 km/h sur le Zambèze donc a priori pas de risque. Hippo et croco : très mauvais pour la santé ! On apprend sur place à les gérer. Bien contents d'avoir des guides !
BUDGET/personne/2 semaines
Visa Zambie double entrée80$ Navette de Lusaka à Kariba (border) A/R 50$ Taxi border to Warthogs bush campA/R10$ Visa Zimbabwe30$ Entrée Mana Pools+ marche avec ranger +River Fee 65$ 3 nuits Wartogs bush camp 60$ 1 nuit Pioneer camp Lusaka Family Chalet pour 2 70$35$ Taxi du Pioneer camp à Lusaka airport20$ Restos 2j avant et 2j après canoé trip145$
Canoe trip 10jours/9 nuits970$
AvionFrancfort-Windhoek-Lusaka A/R780€
TOTAL1904 € sans les pourboires
Recherche emploi à Sao Paulo
Bonjour,
Je me présente Julien ingénieur d'étude et développement et pour des raisons personnelles, je vais devoir m'installer au Brésil.
En quelques mots, je suis un ingénieur, dynamique et plein d'ambition. Je possède un large panel de compétences aussi bien en informatique (notamment les technologies Microsoft), en électronique et en management de petite équipe. J'ai déjà une solide expérience à l’étranger dont un an au Brésil en VIE.
Cela fait bientôt 3mois que je recherche un travail au brésil. Je me suis inscrit sur divers sites de recrutement (Vagas, CathoOnline). Et candidaté sur les sites web de plusieurs multinationales. Malheureusement, je n'ai reçu de concluant. Je reçois pourtant des propositions d'embauche sérieuses à travers le monde mais je peine au Brésil.
J'aurai aimé savoir si vous pouviez m'aider dans ma démarche.
En vous remerciant par avance. :)
Je me présente Julien ingénieur d'étude et développement et pour des raisons personnelles, je vais devoir m'installer au Brésil.
En quelques mots, je suis un ingénieur, dynamique et plein d'ambition. Je possède un large panel de compétences aussi bien en informatique (notamment les technologies Microsoft), en électronique et en management de petite équipe. J'ai déjà une solide expérience à l’étranger dont un an au Brésil en VIE.
Cela fait bientôt 3mois que je recherche un travail au brésil. Je me suis inscrit sur divers sites de recrutement (Vagas, CathoOnline). Et candidaté sur les sites web de plusieurs multinationales. Malheureusement, je n'ai reçu de concluant. Je reçois pourtant des propositions d'embauche sérieuses à travers le monde mais je peine au Brésil.
J'aurai aimé savoir si vous pouviez m'aider dans ma démarche.
En vous remerciant par avance. :)










