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Avril 2018, du sable namibien aux eaux tumultueuses de Victoria
Bonjour à tous ,
24 jours de bonheur , de dépaysement et de découvertes en tout genre ! Voilà ce que nous avons trouvé du 5 au 24 Avril 2018 en Namibie en traçant la "route "de Windhoek jusqu'aux Chutes Victoria .
Avant d'évoquer mes impressions et ressentis sur ce fabuleux voyage namibien je veux dire MERCI! Merci à tous ceux et celles qui par leurs récits, leurs expériences , leurs carnets distillent plein de conseils , d'infos pratiques et donnent tout simplement l'envie de voyager ! C 'est énorme ! Merci à la Nature qui nous a enchanté par la diversité de ses paysages , par son silence , sa beauté tout simplement .
Nous partons à 4 (mon mari et moi , sa soeur et son mari ) et ce 1er voyage en terre africaine a été construit en tenant compte des envies de chacun : - des paysages , des grands espaces en priorité et pour tous . - une envie d'autonomie , "d'exotisme " ... - la rencontre de la faune namibienne et surtout des hippopotames ! l'animal fétiche de mon mari! - et pourquoi pas les Chutes pour ma belle soeur ? - réserver par une agence pour partir" l'esprit tranquille " pour son mari. - éviter la haute saison et l' afflux des touristes .
Au final , ce sera un voyage en 4X4 version camping avec tentes sur le toit qui nous emmènera d'un univers minéral , désertique , rocailleux , sableux à un univers plus aquatique et animalier.
L'itinéraire que nous avons conçu est confié a une agence française qui a scrupuleusement respecté nos choix et assuré la réservation des vols , du véhicule et des campings .
LA PÉRIODE Choisir Avril c'était prendre le choix de la basse saison , donc moins de touristes , plus de tranquillité , de sérénité pour profiter des lieux et sites . Grimper seuls les dunes ce n'est que du bonheur ! Les campings et les lodges n'étaient pas bondés et c'était très appréciable .
Du point de vue météo , Avril est à la fin de la saison des pluies ; les nuits sont très clémentes , les journées très chaudes mais supportables . Nous avons eu quelques orages au loin et 2 gros épisodes de pluie mais en fin de soirée ou pendant la nuit . Et au matin tout est sec , le sol a tout absorbé ! la nature reverdit!
Choisir Avril pour observer et voir la faune , c'était prendre un risque ! Les animaux sont plus dispersés , les points d'eaux sont plus nombreux donc pas besoin pour eux de venir aux points d'eaux "touristiques"des campings ! Et effectivement zéros animaux à ces fameux points d'eaux comme à Etosha!
Si notre périple s'était arrêté à Etosha , il est certain que nous serions reparti bredouille de Namibie mais notre voyage allait au parc de Chobe en passant par la Bande de Caprivi , des régions où nous étions assurés de rencontrer la faune dont les fameux hippopotames !
La végétation en Avril est très présente , assez haute et peut parfois gêner pour la mise au point de nos amis et les rendre ausssi plus discrets .. Mais cette végétation amène de la fraîcheur , de la verdure dans des paysages rocailleux et de d'agréables senteurs .
LA PRÉPARATION ( en bref !) - Carnets, guides (le petit futé) , forums , discussions pour venir à bout d' un itinéraire , dissiper une inquiétude ou un doute , choisir les sites à visiter .... C 'est du plaisir ! - Cartes papier : Tracks 4africa et application Maps me pour se guider .Les 2 sont très bien. - Permis international (obtenu après une longue attente) . - Change en France d'euros pour des rands sud africains pour assurer les 1ères dépenses . - Traitement anti paludeen (générique simplement) suivi car nous allions vers des régions potentiellement infestées . - Réservation des vols , véhicules , hébergements en juillet 217 pour un voyage en Avril 2018.
Vols et Véhicule Aller : Paris / Windhoek avec La compagnie Ethiopian airline escale à Addis Abbeba . Retour : Victoria /Paris avec la même compagnie. Des vols à l'heure , des trajets sans secousse ; des services corrects.
Le véhicule : - Un Toyota hilux avec de bons pneus , 180000km équipé de ses 2 tentes et de tout le nécessaire de camping un peu vieillot mais tout est fonctionnel et rien ne manque à la panoplie : réchaud (dont la bouteille tiendra les 22jours ) , la grille pour le barbecue ( braai pardon!) , glacière fonctionnant à l'arrêt , table , pelle câble etc , etc .... - C 'est l'agence Odyssey Car qui nous briefe et tout y passe , la conduite, les consignes de vitesse de conduite , le montage et démontage des tentes , l'inventaire du véhicule ( le contenu , les éraflures) mais tout cela avec patience , sourire et bienveillance . Mais c'est indispensable ! Et rassurant .
L'itinéraire et les hébergements - Windhoek / Bagatelle Kalahari : - Bagatelle / Namibrand : ( family hide out ) : - Namibrand / Sesriem - 2 nuits - - Sesriem / Rostock - Rostock / Swakopmund ( Namib guest house ) - Swakopmund / Spiztkoppe - Spiztkoppe / Brandberg ( Brandberg white lady ) - Brandberg / Palmwag - Palmwag / Etosha( olifantsrus ) - Etosha ( okaukuejo ) - Etosha ( Namutoni ) - Namutoni / Onguma ( Onguma tented camp ) - Onguma / Rundu ( Hakusembe river lodge)- Rundu / Divundu ( Nunda river lodge) - Divundu / Kongola ( Namushasha river lodge ) - 2 nuits - - Kasane : camping de Senyati - 3 nuits - - Victoria : A'Zambezi river lodge .
Pas de regret sur cet itinéraire ; on peut toujours faire mieux ou plus mais avec nos envies , nos capacités , mais nous sommes ravis de ce que nous avons fait et vus . Il ne manque à ce voyage que la vision de certains animaux comme les rhinocéros , et un peu plus de prédateurs aussi .... Mais c'est la loi de la nature .

NB: c'est la première fois que je m'essaie à l'envoi et l'écriture , merci pour votre attention et indulgence!
WINDHOEK / BAGATELLE Jour 1 , jour où tout commence ; conduite à gauche, premières pistes et 1ER game drive dans la réserve pour découvrir oryx , autruches , springbok et les guépards avant de finir sur la colline pour le coucher de soleil , un verre à la main ! Terminer la journée par un bon repas au lodge dont dépend le camping et rentrer au camping pour monter les tentes de nuit!! ( bien sombres les nuits namibiennes ) . 1ère nuit venteuse , des orages au loin et la pluie qui s'invite. Pas de souci , les tentes tiennent bien .





Avant d'évoquer mes impressions et ressentis sur ce fabuleux voyage namibien je veux dire MERCI! Merci à tous ceux et celles qui par leurs récits, leurs expériences , leurs carnets distillent plein de conseils , d'infos pratiques et donnent tout simplement l'envie de voyager ! C 'est énorme ! Merci à la Nature qui nous a enchanté par la diversité de ses paysages , par son silence , sa beauté tout simplement .
Nous partons à 4 (mon mari et moi , sa soeur et son mari ) et ce 1er voyage en terre africaine a été construit en tenant compte des envies de chacun : - des paysages , des grands espaces en priorité et pour tous . - une envie d'autonomie , "d'exotisme " ... - la rencontre de la faune namibienne et surtout des hippopotames ! l'animal fétiche de mon mari! - et pourquoi pas les Chutes pour ma belle soeur ? - réserver par une agence pour partir" l'esprit tranquille " pour son mari. - éviter la haute saison et l' afflux des touristes .
Au final , ce sera un voyage en 4X4 version camping avec tentes sur le toit qui nous emmènera d'un univers minéral , désertique , rocailleux , sableux à un univers plus aquatique et animalier.
L'itinéraire que nous avons conçu est confié a une agence française qui a scrupuleusement respecté nos choix et assuré la réservation des vols , du véhicule et des campings .
LA PÉRIODE Choisir Avril c'était prendre le choix de la basse saison , donc moins de touristes , plus de tranquillité , de sérénité pour profiter des lieux et sites . Grimper seuls les dunes ce n'est que du bonheur ! Les campings et les lodges n'étaient pas bondés et c'était très appréciable .
Du point de vue météo , Avril est à la fin de la saison des pluies ; les nuits sont très clémentes , les journées très chaudes mais supportables . Nous avons eu quelques orages au loin et 2 gros épisodes de pluie mais en fin de soirée ou pendant la nuit . Et au matin tout est sec , le sol a tout absorbé ! la nature reverdit!
Choisir Avril pour observer et voir la faune , c'était prendre un risque ! Les animaux sont plus dispersés , les points d'eaux sont plus nombreux donc pas besoin pour eux de venir aux points d'eaux "touristiques"des campings ! Et effectivement zéros animaux à ces fameux points d'eaux comme à Etosha!
Si notre périple s'était arrêté à Etosha , il est certain que nous serions reparti bredouille de Namibie mais notre voyage allait au parc de Chobe en passant par la Bande de Caprivi , des régions où nous étions assurés de rencontrer la faune dont les fameux hippopotames !
La végétation en Avril est très présente , assez haute et peut parfois gêner pour la mise au point de nos amis et les rendre ausssi plus discrets .. Mais cette végétation amène de la fraîcheur , de la verdure dans des paysages rocailleux et de d'agréables senteurs .
LA PRÉPARATION ( en bref !) - Carnets, guides (le petit futé) , forums , discussions pour venir à bout d' un itinéraire , dissiper une inquiétude ou un doute , choisir les sites à visiter .... C 'est du plaisir ! - Cartes papier : Tracks 4africa et application Maps me pour se guider .Les 2 sont très bien. - Permis international (obtenu après une longue attente) . - Change en France d'euros pour des rands sud africains pour assurer les 1ères dépenses . - Traitement anti paludeen (générique simplement) suivi car nous allions vers des régions potentiellement infestées . - Réservation des vols , véhicules , hébergements en juillet 217 pour un voyage en Avril 2018.
Vols et Véhicule Aller : Paris / Windhoek avec La compagnie Ethiopian airline escale à Addis Abbeba . Retour : Victoria /Paris avec la même compagnie. Des vols à l'heure , des trajets sans secousse ; des services corrects.
Le véhicule : - Un Toyota hilux avec de bons pneus , 180000km équipé de ses 2 tentes et de tout le nécessaire de camping un peu vieillot mais tout est fonctionnel et rien ne manque à la panoplie : réchaud (dont la bouteille tiendra les 22jours ) , la grille pour le barbecue ( braai pardon!) , glacière fonctionnant à l'arrêt , table , pelle câble etc , etc .... - C 'est l'agence Odyssey Car qui nous briefe et tout y passe , la conduite, les consignes de vitesse de conduite , le montage et démontage des tentes , l'inventaire du véhicule ( le contenu , les éraflures) mais tout cela avec patience , sourire et bienveillance . Mais c'est indispensable ! Et rassurant .
L'itinéraire et les hébergements - Windhoek / Bagatelle Kalahari : - Bagatelle / Namibrand : ( family hide out ) : - Namibrand / Sesriem - 2 nuits - - Sesriem / Rostock - Rostock / Swakopmund ( Namib guest house ) - Swakopmund / Spiztkoppe - Spiztkoppe / Brandberg ( Brandberg white lady ) - Brandberg / Palmwag - Palmwag / Etosha( olifantsrus ) - Etosha ( okaukuejo ) - Etosha ( Namutoni ) - Namutoni / Onguma ( Onguma tented camp ) - Onguma / Rundu ( Hakusembe river lodge)- Rundu / Divundu ( Nunda river lodge) - Divundu / Kongola ( Namushasha river lodge ) - 2 nuits - - Kasane : camping de Senyati - 3 nuits - - Victoria : A'Zambezi river lodge .
Pas de regret sur cet itinéraire ; on peut toujours faire mieux ou plus mais avec nos envies , nos capacités , mais nous sommes ravis de ce que nous avons fait et vus . Il ne manque à ce voyage que la vision de certains animaux comme les rhinocéros , et un peu plus de prédateurs aussi .... Mais c'est la loi de la nature .

NB: c'est la première fois que je m'essaie à l'envoi et l'écriture , merci pour votre attention et indulgence!
WINDHOEK / BAGATELLE Jour 1 , jour où tout commence ; conduite à gauche, premières pistes et 1ER game drive dans la réserve pour découvrir oryx , autruches , springbok et les guépards avant de finir sur la colline pour le coucher de soleil , un verre à la main ! Terminer la journée par un bon repas au lodge dont dépend le camping et rentrer au camping pour monter les tentes de nuit!! ( bien sombres les nuits namibiennes ) . 1ère nuit venteuse , des orages au loin et la pluie qui s'invite. Pas de souci , les tentes tiennent bien .





La Réunion: les trois cirques et le Sud
Une première découverte éblouissante qui appelle un retour

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 18 octobre au 1er novembre 2009 : traversée des trois cirques à pied, visites en voiture ensuite dans le sud.
Participants: couple de 54 et 56 ans
Déplacements : à pied dans les cirques, quelques trajets effectués en voiture avec le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, en voiture de location pour la suite.
Logements : gîtes réservés par notre agence.
Observations :
- Les indications sur les logements datent de 2009 et ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Les trois cirques
- La traversée des cirques est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.
- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.
- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.
- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.
- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.
Piton de la Fournaise :
Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.
Jour 1 : Arrivée à St-Denis de la Réunion – Hell-Bourg a.m. : - arrivée à St-Denis - trajet vers Hell-Bourg. - déjeuner à la Cristophine p.m. : - Visite du village, du cimetière paysager et de la maison Folio. - Nuit à Hell-Bourg.
Arrivée à St-Denis à 9h30. Beau temps. 25°. Le correspondant de notre agence vient nous chercher à l’aéroport pour nous amener à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Rien que le long de la route, les paysages nous impressionnent. Végétation luxuriante, fougères arborescentes, bambous, bananiers et autres arbres tropicaux. Notre chauffeur nous montre les plantes grimpantes qui produisent les chouchous, légumes qu’on prépare à toutes les sauces et dont on mange aussi les feuilles. Ça se développe comme des mauvaises herbes. Arrivée à Hell-Bourg vers 11h15 et installation à notre gîte. Déjeuner très agréable sur la terrasse du restaurant voisin, « La Cristophine ». Il y a beaucoup de petits restos dans le village mais peu de terrasses. Le village est animé avec quelques belles maisons créoles, joyeusement peintes, mais, pour devenir « plus beau village de France » (ce que les habitants souhaitent), il y a encore du boulot.

Plusieurs petits « guetali », pavillons d’angle en bois destinés à guetter les mouvements de la rue sans être vu.

L’après-midi, nous partons visiter le cimetière, sans doute le plus beau qu’on ait jamais vu. Un cimetière paysager avec des petites tombes couvertes et entourées de fleurs. Le tout encadré par des fougères arborescentes, des bambous et autres arbres, et sur fond de « pains de sucre ». Un régal ! On en sort des images plein la tête.

Visite de la maison Folio, jolie maison créole avec un beau jardin. Dommage que ce soit une visite guidée car les commentaires sont interminables et pas d’un grand intérêt.

Petit tour des magasins sans rien acheter encore. On commande les sandwiches pour le lendemain à la boulangerie. Retour à « la Cristophine » pour boire un verre, puis à l’hôtel pour préparer nos affaires pour le lendemain. Il commence à faire noir vers 18h30. Souper à 19h à l’auberge « Chez Alice », repas pantagruélique précédé d’un ponch et suivi d’un rhum arrangé ! Et avec du vin en plus ! Accueil très sympathique de l’aubergiste qui adore faire la cuisine et gaver ses clients. Il nous raconte que les lentilles qu’on mange ici ne sont pas celles, réputées, produites sur l’île à Cilaos, car beaucoup trop chères et destinées à l’exportation, principalement au Japon. Et on en mange à tous les repas ! C’est désolant. Nuit à l’auberge « Chez Alice », chambres rudimentaires couvertes de bois avec sanitaires privés.
Jour 2 : Hell-Bourg – Grand Ilet - 5h de marche, 600 m de dénivelé positif, 400 m de dénivelé négatif - Nuit à Grand Ilet.
Réveil à 6h30 ! On va chercher les sandwichs commandés la veille. Petit-déjeuner à la première heure possible, soit 7h15, aussi pantagruélique que le dîner. On laisse nos gros bagages à l’auberge pour ne prendre que des sacs à dos pour la journée. Le correspondant de l’agence viendra nous les apporter à Grand Ilet. Départ 8h15. Il fait beau et déjà très chaud. Le chemin commence par les anciens thermes, site en ruines mais bien entretenu et très fleuri. Végétation luxuriante.


On traverse plusieurs fois des ruisseaux où poussent des chouchous.
On dépasse des promeneurs en tongs et talons aiguilles ! On franchit une passerelle, hyper moderne, au bout de laquelle se trouve une mini-chapelle.

Beaucoup de petites fermes avec des cultures. La montée est rude et en plein soleil. Il fait torride à 9h du matin ! (30° à l’ombre !). On nous avait prévenus que cette première journée était dure, mine de rien, à cause de la chaleur. On a du mal à s’imaginer dans les mêmes conditions pendant 5h30. On fait une pause de 1/4h à l’ombre en prenant un petit en-cas reconstituant. Il y a de plus en plus de nuages et de vent et il fait beaucoup plus agréable. La pire grimpette est passée aussi. Que de contrastes ! Alternance de végétation luxuriante, de forêt de filaos (sorte de pin) dans des endroits très plats où on se croirait dans les Landes. On traverse une première rivière avec de petites cuves et on arrive à une plus grande, la rivière des fleurs jaunes, avec des cascades et une assez grande cuve où on pourrait se baigner mais il n’y a pas de soleil et il ne fait pas assez chaud. L’endroit est agréable même si la vue est limitée et on y prend notre pique-nique. Il y a des petits oiseaux, l’un au ventre roux, l’autre au dos roux, qui tournent sans cesse autour de nous. Ils viennent manger nos miettes. Ce sont des tecs-tecs, des oiseaux connus pour accompagner les randonneurs.

De l’autre côté de la rivière, on aperçoit des gros blocs de basalte. Et puis le paysage s’adoucit de nouveau. Belles vues sur le cirque de Salazie, cirque assez doux et vert, pas très tourmenté.

On arrive finalement à Grand Ilet en moins de 5h (5h30 prévues). C’est sûrement grâce au ciel couvert qu’on a été si vite. On est à 14h au gîte. On va faire des courses au village pour les deux jours suivants. La boulangerie est derrière une assez belle église recouverte de tuiles de bois.

On y force un peu la porte car elle est encore fermée. Trois épiceries aussi mal fournies les unes que les autres, pas de produits frais mais des boîtes. On finit quand-même par trouver du jambon. C’est beaucoup moins joli et animé que Hell-Bourg, mais aussi beaucoup moins touristique. Repos agréable dans le jardin du gîte. Pas de table d’hôte ici. Nous allons donc dans un restaurant pas très loin. On goûte enfin aux fameux chouchous, en salade. C’est vrai que ça n’a pas beaucoup de goût (entre la courgette et l’eau, nous disait notre chauffeur) mais c’est frais et la consistance est très agréable, en tout cas beaucoup plus digeste qu’un concombre. Rôti de porc et pintade à la vanille, le tout servi avec du riz et une sauce aux haricots blancs, et, bien sûr, un petit bol de rougaille pour pimenter le tout si le cœur vous en dit. Puis tarte coco avec une boule de glace. Tout ça est fort bon. Le patron nous décrit les participants du grand raid, appelé aussi la « Diagonale des Fous », c’est tout dire. Ils sont 2.500 et on va les avoir sur notre chemin dans la descente vers Cilaos ! Il nous raconte beaucoup d’histoires sur la région et les gens qui ont décidé d’y vivre mais son accent ne nous empêche de comprendre tout ce qu’il raconte. Dommage car ces conversations sont bien sympathiques et intéressantes. Retour à notre chambre à 20h30, en plein brouillard. Heureusement qu’on avait les frontales parce que les rues ne sont pas fort éclairées. Nuit au gîte « Arlette Maillot », pavillons sympathiques dans un jardin très fleuri. Plusieurs chambres, correctes, avec sanitaires communs et salle commune pour le petit déjeuner. Boules Quiès utiles avec des voisins de chambre bruyants et pour éviter les chants des coqs et les aboiements des chiens au lever du jour.
Jour 3 : Grand Ilet - Marla - 6h15 de marche – 800 m de dénivelé positif – 600 m de dénivelé négatif - Nuit à Marla
Lever à 6h10. Petit déjeuner à 6h30 (pas très nourrissant) pour prendre le bus de 7h15 près de l’église pour nous mener au « Bélier » (parce qu’il n’y a pas de bus pour le col des Bœufs aujourd’hui). Ensuite, on fait du stop pour aller jusqu’au kiosque, un peu au-dessus du chemin de Haut Mafate qui monte au Col de Fourche. On nous avait annoncé une très belle vue du kiosque, jusqu’au port. On le voit tout juste avant que les nuages arrivent.

On redescend donc un peu la route et on prend le chemin à droite. De ce côté-là, tout disparait dans les nuages. Très dure grimpette dans une forêt tropicale particulièrement luxuriante et magnifique, mais vue inexistante sur le cirque de Salazie à cause du brouillard.


Beaucoup de marches, parfois assez hautes, et de rondins. La préparation et l’entretien des sentiers nous épatent. On voit deux petites bestioles sur le chemin, ressemblant à des bébés taupes, qui semblent être tombées de leur « nid ». Ce sont probablement des tangues, animal typique de l’île mais qui vit principalement la nuit. Arrivée au Col de Fourche où on passe dans le cirque de Mafate. Brouillard opaque, on ne voit rien ! La vue doit être splendide sur les deux cirques, mais surtout impressionnante du côté de Mafate. Quelle frustration ! Surtout après une pareille montée ! La descente est presque aussi dure que la montée, avec marches et rondins. La végétation est magnifique mais c’est tout ce qu’on voit. De temps en temps, une petite trouée dans les nuages nous permet d’apercevoir un piton. Arrivée sur un grand plateau de forêt de « tamarins des Hauts », sorte d’acacia endémique à La Réunion. Les arbres sont très tordus et ont une écorce très claire. C’est superbe.

Il y a beaucoup de monde ici, des promeneurs qui viennent en famille depuis La Nouvelle. Ça fait un peu promenade du dimanche. Beaucoup de locaux visiblement. Comme on se sent en forme et qu’on a bien avancé, on décide de faire une boucle en passant par le village de La Nouvelle. La descente, censée durer 3/4h, nous prend 1h15 et est plus dure que prévu. Ça fait 4h qu’on est parti et on n’a pas encore mangé. La Nouvelle ne présente aucun intérêt et le détour d’environ 2h n’en vaut sans doute pas la peine. Un peu au-delà du village, on s’arrête enfin pour pique-niquer, un peu n’importe où parce qu’on n’en peut plus. Encore une bonne grimpette. Il fait nettement plus clair mais la lumière n’est pas belle. On est en face des falaises (remparts) du cirque de Mafate mais on n’en voit pas le sommet.


Avant de monter vers Marla, on traverse une rivière toute bordée de grosses fleurs blanches, des arums. C’est magnifique.

Arrivée à notre gîte à l’extrémité du village. Il y a quelques magasins où il n’y a quasiment rien et tout est hors de prix. Comme aucune route n’arrive ici, tout doit être amené par hélicoptère. On est fort déçus et frustrés par cette journée où on n’a quasiment rien vu alors que le cirque de Mafate semble grandiose. Dîner au gîte à 19h sur de grandes tables communes : purée de pomme de terre à l’ail, cari poulet et rougaille saucisse (enfin deux plats typiques de l’île !), cake à la banane. Nuit au gîte « Chez César », petits bungalows de deux chambres rudimentaires mais bien et propres, avec sanitaires impeccables, communs aux deux chambres. Il fait vachement froid et on est bien sous la couette.

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 18 octobre au 1er novembre 2009 : traversée des trois cirques à pied, visites en voiture ensuite dans le sud.
Participants: couple de 54 et 56 ans
Déplacements : à pied dans les cirques, quelques trajets effectués en voiture avec le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, en voiture de location pour la suite.
Logements : gîtes réservés par notre agence.
Observations :
- Les indications sur les logements datent de 2009 et ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Les trois cirques
- La traversée des cirques est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.
- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.
- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.
- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.
- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.
Piton de la Fournaise :
Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.
Jour 1 : Arrivée à St-Denis de la Réunion – Hell-Bourg a.m. : - arrivée à St-Denis - trajet vers Hell-Bourg. - déjeuner à la Cristophine p.m. : - Visite du village, du cimetière paysager et de la maison Folio. - Nuit à Hell-Bourg.
Arrivée à St-Denis à 9h30. Beau temps. 25°. Le correspondant de notre agence vient nous chercher à l’aéroport pour nous amener à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Rien que le long de la route, les paysages nous impressionnent. Végétation luxuriante, fougères arborescentes, bambous, bananiers et autres arbres tropicaux. Notre chauffeur nous montre les plantes grimpantes qui produisent les chouchous, légumes qu’on prépare à toutes les sauces et dont on mange aussi les feuilles. Ça se développe comme des mauvaises herbes. Arrivée à Hell-Bourg vers 11h15 et installation à notre gîte. Déjeuner très agréable sur la terrasse du restaurant voisin, « La Cristophine ». Il y a beaucoup de petits restos dans le village mais peu de terrasses. Le village est animé avec quelques belles maisons créoles, joyeusement peintes, mais, pour devenir « plus beau village de France » (ce que les habitants souhaitent), il y a encore du boulot.

Plusieurs petits « guetali », pavillons d’angle en bois destinés à guetter les mouvements de la rue sans être vu.

L’après-midi, nous partons visiter le cimetière, sans doute le plus beau qu’on ait jamais vu. Un cimetière paysager avec des petites tombes couvertes et entourées de fleurs. Le tout encadré par des fougères arborescentes, des bambous et autres arbres, et sur fond de « pains de sucre ». Un régal ! On en sort des images plein la tête.

Visite de la maison Folio, jolie maison créole avec un beau jardin. Dommage que ce soit une visite guidée car les commentaires sont interminables et pas d’un grand intérêt.

Petit tour des magasins sans rien acheter encore. On commande les sandwiches pour le lendemain à la boulangerie. Retour à « la Cristophine » pour boire un verre, puis à l’hôtel pour préparer nos affaires pour le lendemain. Il commence à faire noir vers 18h30. Souper à 19h à l’auberge « Chez Alice », repas pantagruélique précédé d’un ponch et suivi d’un rhum arrangé ! Et avec du vin en plus ! Accueil très sympathique de l’aubergiste qui adore faire la cuisine et gaver ses clients. Il nous raconte que les lentilles qu’on mange ici ne sont pas celles, réputées, produites sur l’île à Cilaos, car beaucoup trop chères et destinées à l’exportation, principalement au Japon. Et on en mange à tous les repas ! C’est désolant. Nuit à l’auberge « Chez Alice », chambres rudimentaires couvertes de bois avec sanitaires privés.
Jour 2 : Hell-Bourg – Grand Ilet - 5h de marche, 600 m de dénivelé positif, 400 m de dénivelé négatif - Nuit à Grand Ilet.
Réveil à 6h30 ! On va chercher les sandwichs commandés la veille. Petit-déjeuner à la première heure possible, soit 7h15, aussi pantagruélique que le dîner. On laisse nos gros bagages à l’auberge pour ne prendre que des sacs à dos pour la journée. Le correspondant de l’agence viendra nous les apporter à Grand Ilet. Départ 8h15. Il fait beau et déjà très chaud. Le chemin commence par les anciens thermes, site en ruines mais bien entretenu et très fleuri. Végétation luxuriante.


On traverse plusieurs fois des ruisseaux où poussent des chouchous.
On dépasse des promeneurs en tongs et talons aiguilles ! On franchit une passerelle, hyper moderne, au bout de laquelle se trouve une mini-chapelle.
Beaucoup de petites fermes avec des cultures. La montée est rude et en plein soleil. Il fait torride à 9h du matin ! (30° à l’ombre !). On nous avait prévenus que cette première journée était dure, mine de rien, à cause de la chaleur. On a du mal à s’imaginer dans les mêmes conditions pendant 5h30. On fait une pause de 1/4h à l’ombre en prenant un petit en-cas reconstituant. Il y a de plus en plus de nuages et de vent et il fait beaucoup plus agréable. La pire grimpette est passée aussi. Que de contrastes ! Alternance de végétation luxuriante, de forêt de filaos (sorte de pin) dans des endroits très plats où on se croirait dans les Landes. On traverse une première rivière avec de petites cuves et on arrive à une plus grande, la rivière des fleurs jaunes, avec des cascades et une assez grande cuve où on pourrait se baigner mais il n’y a pas de soleil et il ne fait pas assez chaud. L’endroit est agréable même si la vue est limitée et on y prend notre pique-nique. Il y a des petits oiseaux, l’un au ventre roux, l’autre au dos roux, qui tournent sans cesse autour de nous. Ils viennent manger nos miettes. Ce sont des tecs-tecs, des oiseaux connus pour accompagner les randonneurs.

De l’autre côté de la rivière, on aperçoit des gros blocs de basalte. Et puis le paysage s’adoucit de nouveau. Belles vues sur le cirque de Salazie, cirque assez doux et vert, pas très tourmenté.

On arrive finalement à Grand Ilet en moins de 5h (5h30 prévues). C’est sûrement grâce au ciel couvert qu’on a été si vite. On est à 14h au gîte. On va faire des courses au village pour les deux jours suivants. La boulangerie est derrière une assez belle église recouverte de tuiles de bois.

On y force un peu la porte car elle est encore fermée. Trois épiceries aussi mal fournies les unes que les autres, pas de produits frais mais des boîtes. On finit quand-même par trouver du jambon. C’est beaucoup moins joli et animé que Hell-Bourg, mais aussi beaucoup moins touristique. Repos agréable dans le jardin du gîte. Pas de table d’hôte ici. Nous allons donc dans un restaurant pas très loin. On goûte enfin aux fameux chouchous, en salade. C’est vrai que ça n’a pas beaucoup de goût (entre la courgette et l’eau, nous disait notre chauffeur) mais c’est frais et la consistance est très agréable, en tout cas beaucoup plus digeste qu’un concombre. Rôti de porc et pintade à la vanille, le tout servi avec du riz et une sauce aux haricots blancs, et, bien sûr, un petit bol de rougaille pour pimenter le tout si le cœur vous en dit. Puis tarte coco avec une boule de glace. Tout ça est fort bon. Le patron nous décrit les participants du grand raid, appelé aussi la « Diagonale des Fous », c’est tout dire. Ils sont 2.500 et on va les avoir sur notre chemin dans la descente vers Cilaos ! Il nous raconte beaucoup d’histoires sur la région et les gens qui ont décidé d’y vivre mais son accent ne nous empêche de comprendre tout ce qu’il raconte. Dommage car ces conversations sont bien sympathiques et intéressantes. Retour à notre chambre à 20h30, en plein brouillard. Heureusement qu’on avait les frontales parce que les rues ne sont pas fort éclairées. Nuit au gîte « Arlette Maillot », pavillons sympathiques dans un jardin très fleuri. Plusieurs chambres, correctes, avec sanitaires communs et salle commune pour le petit déjeuner. Boules Quiès utiles avec des voisins de chambre bruyants et pour éviter les chants des coqs et les aboiements des chiens au lever du jour.
Jour 3 : Grand Ilet - Marla - 6h15 de marche – 800 m de dénivelé positif – 600 m de dénivelé négatif - Nuit à Marla
Lever à 6h10. Petit déjeuner à 6h30 (pas très nourrissant) pour prendre le bus de 7h15 près de l’église pour nous mener au « Bélier » (parce qu’il n’y a pas de bus pour le col des Bœufs aujourd’hui). Ensuite, on fait du stop pour aller jusqu’au kiosque, un peu au-dessus du chemin de Haut Mafate qui monte au Col de Fourche. On nous avait annoncé une très belle vue du kiosque, jusqu’au port. On le voit tout juste avant que les nuages arrivent.

On redescend donc un peu la route et on prend le chemin à droite. De ce côté-là, tout disparait dans les nuages. Très dure grimpette dans une forêt tropicale particulièrement luxuriante et magnifique, mais vue inexistante sur le cirque de Salazie à cause du brouillard.


Beaucoup de marches, parfois assez hautes, et de rondins. La préparation et l’entretien des sentiers nous épatent. On voit deux petites bestioles sur le chemin, ressemblant à des bébés taupes, qui semblent être tombées de leur « nid ». Ce sont probablement des tangues, animal typique de l’île mais qui vit principalement la nuit. Arrivée au Col de Fourche où on passe dans le cirque de Mafate. Brouillard opaque, on ne voit rien ! La vue doit être splendide sur les deux cirques, mais surtout impressionnante du côté de Mafate. Quelle frustration ! Surtout après une pareille montée ! La descente est presque aussi dure que la montée, avec marches et rondins. La végétation est magnifique mais c’est tout ce qu’on voit. De temps en temps, une petite trouée dans les nuages nous permet d’apercevoir un piton. Arrivée sur un grand plateau de forêt de « tamarins des Hauts », sorte d’acacia endémique à La Réunion. Les arbres sont très tordus et ont une écorce très claire. C’est superbe.

Il y a beaucoup de monde ici, des promeneurs qui viennent en famille depuis La Nouvelle. Ça fait un peu promenade du dimanche. Beaucoup de locaux visiblement. Comme on se sent en forme et qu’on a bien avancé, on décide de faire une boucle en passant par le village de La Nouvelle. La descente, censée durer 3/4h, nous prend 1h15 et est plus dure que prévu. Ça fait 4h qu’on est parti et on n’a pas encore mangé. La Nouvelle ne présente aucun intérêt et le détour d’environ 2h n’en vaut sans doute pas la peine. Un peu au-delà du village, on s’arrête enfin pour pique-niquer, un peu n’importe où parce qu’on n’en peut plus. Encore une bonne grimpette. Il fait nettement plus clair mais la lumière n’est pas belle. On est en face des falaises (remparts) du cirque de Mafate mais on n’en voit pas le sommet.


Avant de monter vers Marla, on traverse une rivière toute bordée de grosses fleurs blanches, des arums. C’est magnifique.

Arrivée à notre gîte à l’extrémité du village. Il y a quelques magasins où il n’y a quasiment rien et tout est hors de prix. Comme aucune route n’arrive ici, tout doit être amené par hélicoptère. On est fort déçus et frustrés par cette journée où on n’a quasiment rien vu alors que le cirque de Mafate semble grandiose. Dîner au gîte à 19h sur de grandes tables communes : purée de pomme de terre à l’ail, cari poulet et rougaille saucisse (enfin deux plats typiques de l’île !), cake à la banane. Nuit au gîte « Chez César », petits bungalows de deux chambres rudimentaires mais bien et propres, avec sanitaires impeccables, communs aux deux chambres. Il fait vachement froid et on est bien sous la couette.
Road trip Croatie
Ça y est !!!
Nous voilà de retour après 3 semaines à arpenter les routes Croates.
Je vais vous proposer notre parcours afin de mieux finaliser votre voyage.
En premier lieu, nous avons décidé de faire la route de notre domicile en Croatie en voiture avec une étape à SIRMIONE au lac de Garde - Italie.
Les paysages parcourus jusque là ne sont pas à la hauteur de mon attente.
Heureusement, SIRMIONE est un village fortifié magnifique...Une belle découverte.
Nous avons séjourné à l'hôtel RIEL.
Après avoir profité de la piscine, nous empruntons les vélos que l'hôtel met à disposition pour nous rendre au village historique distant de 2 à 3 kilomètres seulement en longeant le lac de Garde par une piste cyclable. Très agréable...


Après une nuit recupératrice et un très bon petit déjeuner, nous prenons l'option de rejoindre directement Pula. La Slovénie traversée, nous faisons une halte au village de Roving... Les façades du village historique sont très colorées...Nous découvrons ses nombreuses ruelles étroites pourvues d'escaliers pour accéder à son point culminant l'église d'où la vue est tout simplement sublime...Une belle surprise !


Je vais vous proposer notre parcours afin de mieux finaliser votre voyage.
En premier lieu, nous avons décidé de faire la route de notre domicile en Croatie en voiture avec une étape à SIRMIONE au lac de Garde - Italie.
Les paysages parcourus jusque là ne sont pas à la hauteur de mon attente.
Heureusement, SIRMIONE est un village fortifié magnifique...Une belle découverte.
Nous avons séjourné à l'hôtel RIEL.
Après avoir profité de la piscine, nous empruntons les vélos que l'hôtel met à disposition pour nous rendre au village historique distant de 2 à 3 kilomètres seulement en longeant le lac de Garde par une piste cyclable. Très agréable...


Après une nuit recupératrice et un très bon petit déjeuner, nous prenons l'option de rejoindre directement Pula. La Slovénie traversée, nous faisons une halte au village de Roving... Les façades du village historique sont très colorées...Nous découvrons ses nombreuses ruelles étroites pourvues d'escaliers pour accéder à son point culminant l'église d'où la vue est tout simplement sublime...Une belle surprise !


Partis avec des à-priori mais revenus enchantés du Vietnam
ITINERAIRE
Bonjour, Comme dit dans le titre , c'est un pays que j'appréhendais pas mal , à cause de lectures relatant des déconvenues et arnaques. Mais finalement après avoir voyagé en Thailande , au Laos , au Cambodge et en Birmanie , on s'est décidé pour le Vietnam ...et on est revenus éblouis et ravis .
Voyage effectué du 8 mai au 7 juin dernier , à 2 couples de seniors . itinéraire :
- Vol Nantes- Bangkok via Amsterdam sur KLM ( 1 nuit à BKK) - Vol BKK- Hanoi avec air Asia ( 3 nuits à Hanoi) - Croisière en baie d'Halong ( 1 nuit sur la jonque ) - Tam Coc ( 3 nuits ) - Sapa ( 1 nuit ) - Bac Ha ( 2 nuits ) - Ha Giang ( 1 nuit ) - Dong Van ( 2 n ) - Bao Lac ( 1 n ) - Cao Bang ( 2 n ) - Hanoi ( 1 n ) - vol de Hanoi à Hué ( 2 n ) - Hoi An ( 3 n ) - plage de An Bang ( 4 n ) - Vol de danang à BKK ( 2 n ) Vol BKK- nantes via Amsterdam
Je peux évidemment détailler ce périple si de futurs voyageurs sont intéressés. J'ai tout organisé par moi-même pour l'essentiel . Larsay m'a aidée à trouver un véhicule avec chauffeur anglophone pour la boucle nord de 10 jours en partant de Tam Coc et en finissant à Hanoi . En ce moment , on est dans le tri des photos et des montages vidéos , ce qui nous permet de continuer visuellement ce magnifique voyage . la météo que j'appréhendais a été très favorable ....( très chaude même )
je suis donc prête à mon tour à aider des forumeurs intéressés.
Cordialement
à suivre éventuellement...
Bonjour, Comme dit dans le titre , c'est un pays que j'appréhendais pas mal , à cause de lectures relatant des déconvenues et arnaques. Mais finalement après avoir voyagé en Thailande , au Laos , au Cambodge et en Birmanie , on s'est décidé pour le Vietnam ...et on est revenus éblouis et ravis .
Voyage effectué du 8 mai au 7 juin dernier , à 2 couples de seniors . itinéraire :
- Vol Nantes- Bangkok via Amsterdam sur KLM ( 1 nuit à BKK) - Vol BKK- Hanoi avec air Asia ( 3 nuits à Hanoi) - Croisière en baie d'Halong ( 1 nuit sur la jonque ) - Tam Coc ( 3 nuits ) - Sapa ( 1 nuit ) - Bac Ha ( 2 nuits ) - Ha Giang ( 1 nuit ) - Dong Van ( 2 n ) - Bao Lac ( 1 n ) - Cao Bang ( 2 n ) - Hanoi ( 1 n ) - vol de Hanoi à Hué ( 2 n ) - Hoi An ( 3 n ) - plage de An Bang ( 4 n ) - Vol de danang à BKK ( 2 n ) Vol BKK- nantes via Amsterdam
Je peux évidemment détailler ce périple si de futurs voyageurs sont intéressés. J'ai tout organisé par moi-même pour l'essentiel . Larsay m'a aidée à trouver un véhicule avec chauffeur anglophone pour la boucle nord de 10 jours en partant de Tam Coc et en finissant à Hanoi . En ce moment , on est dans le tri des photos et des montages vidéos , ce qui nous permet de continuer visuellement ce magnifique voyage . la météo que j'appréhendais a été très favorable ....( très chaude même )
je suis donc prête à mon tour à aider des forumeurs intéressés.
Cordialement
à suivre éventuellement...
Why South Africa? A simple example!
Hello everyone...
Well, here I am, back again...
By chance, a bit like Mrs. Attila, my route roughly followed the same paths I took 8 and 6 years ago... I even thought of various travel journal titles like... "Where the grass has grown back!"
And then. People who know me (and some forum members) must be wondering:
"Why come back so often, almost every year since the 2000s, to this part of the world?"
Usually, I answer:
For the people, the landscapes, the animals. Because it’s a big country, a very big one where the horizon feels even farther away.
A country with so much variety—deserts, mountains, oceans, cities...
Because it’s a country that’s quite easy for "average" Europeans to navigate in terms of hygiene, food, driving, and way of life... Because you can plan your entire trip from your living room, all by yourself.
And because there’s still a pioneer spirit in the air.
And most of all, it’s a country that has turned toward the future without forgetting its past, giving the word "forgiveness" its full meaning.
Well, all that... those are just words.
Here comes, little by little, an example of a "classic" itinerary—simple, reliable, efficient, and balanced. Three weeks of discoveries, a first taste of this country!
Hence the final title of this travel journal:
Why South Africa? A simple example!

Well, here I am, back again...
By chance, a bit like Mrs. Attila, my route roughly followed the same paths I took 8 and 6 years ago... I even thought of various travel journal titles like... "Where the grass has grown back!"
And then. People who know me (and some forum members) must be wondering:
"Why come back so often, almost every year since the 2000s, to this part of the world?"
Usually, I answer:
For the people, the landscapes, the animals. Because it’s a big country, a very big one where the horizon feels even farther away.
A country with so much variety—deserts, mountains, oceans, cities...
Because it’s a country that’s quite easy for "average" Europeans to navigate in terms of hygiene, food, driving, and way of life... Because you can plan your entire trip from your living room, all by yourself.
And because there’s still a pioneer spirit in the air.
And most of all, it’s a country that has turned toward the future without forgetting its past, giving the word "forgiveness" its full meaning.
Well, all that... those are just words.
Here comes, little by little, an example of a "classic" itinerary—simple, reliable, efficient, and balanced. Three weeks of discoveries, a first taste of this country!
Hence the final title of this travel journal:
Why South Africa? A simple example!

En Arizona et autour, chez les indiens d'hier et d'aujourd'hui
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201

2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.
Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.
Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matin
Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.
Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.


Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.

Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matinLe soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.

Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.


Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Namibie et Afrique du Sud, paysages à couper le souffle
Bonjour,
Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.
Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.
J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.
Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.
Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !

Namibrand Tok Tokkie Trail
Richtersveld, Richtersberg Camp

Augrabies Falls NP
Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.
Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !
En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.
Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :
24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.
Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.
J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.
Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.
Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !

Namibrand Tok Tokkie Trail
Richtersveld, Richtersberg Camp
Augrabies Falls NP
Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.
Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !
En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.
Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :
24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Kyushu: une splendide boucle pour notre deuxième voyage au Japon
Il y a 5 ans, en quittant Narita, nous savions que nous reviendrions au Japon. Il nous manquait juste la date propice et choisir quelle(s) nouvelle(s) région(s) à découvrir. En somme, choisir la date et le lieu de notre prochain rendez-vous nippon.
Après quelques voyages sur d’autres continents les années qui suivirent notre premier trip au pays du soleil levant, le mois de mai 2018 s’imposa naturellement pour la réalisation de notre projet. Il ne restait plus qu’à préciser notre parcours. Et là, ce ne fut pas si simple. Takayama nous avait enchanté, Tokyo avait encore tant de choses à découvrir, la côte de la mer du Japon me lorgnait du coin de l’œil. Et puis, pourquoi pas le Nord ? Ou le Sud ? Choisir, c’est (une fois de plus) renoncer…
Réflexion faite, la décision fut prise : ce sera Kyushu ! Et plus précisément et dans l'ordre : - visite de la ville de Nagasaki ; - quelques jours à Kagoshima et ses alentours ; - quelques jours dans la province de Kumamoto ; - un passage dans la préfecture d'Oita ; - et finir par la ville de Fukuoka et sa « proche banlieue ». Bref, 15 jours pour faire une loop dans l'île du Sud. L'idée sonnait vachement bien...😎
N.B. : je tenais notamment à remercier Bénédicte, François et Raggamuffin pour leurs conseils quant à l’élaboration de notre itinéraire.
Mardi 8 mai, Jour 1 : un jour sous le signe des transports
Pour un milliard de (bonnes et/ou mauvaises) raisons, nous avons choisi un vol CDG – Fukuoka. Effectué par Korean Air, il n’y a rien à « redire » quant à cette compagnie. Après 15 heures de vol entrecoupées d’une escale à Séoul (Tiens ! une idée de voyage…), nous débarquons sous un ciel (enfin, il fait déjà nuit…) maussade à Fukuoka. « Il a plu toute la journée » nous racontera le gérant de l’AJ où nous séjournons cette nuit. Usés du voyage et en pleine digestion de notre premier bol de ramen, on s’éteint en 2 secondes… Demain est une nouvelle aventure.😛
Après quelques voyages sur d’autres continents les années qui suivirent notre premier trip au pays du soleil levant, le mois de mai 2018 s’imposa naturellement pour la réalisation de notre projet. Il ne restait plus qu’à préciser notre parcours. Et là, ce ne fut pas si simple. Takayama nous avait enchanté, Tokyo avait encore tant de choses à découvrir, la côte de la mer du Japon me lorgnait du coin de l’œil. Et puis, pourquoi pas le Nord ? Ou le Sud ? Choisir, c’est (une fois de plus) renoncer…
Réflexion faite, la décision fut prise : ce sera Kyushu ! Et plus précisément et dans l'ordre : - visite de la ville de Nagasaki ; - quelques jours à Kagoshima et ses alentours ; - quelques jours dans la province de Kumamoto ; - un passage dans la préfecture d'Oita ; - et finir par la ville de Fukuoka et sa « proche banlieue ». Bref, 15 jours pour faire une loop dans l'île du Sud. L'idée sonnait vachement bien...😎
N.B. : je tenais notamment à remercier Bénédicte, François et Raggamuffin pour leurs conseils quant à l’élaboration de notre itinéraire.
Mardi 8 mai, Jour 1 : un jour sous le signe des transports
Pour un milliard de (bonnes et/ou mauvaises) raisons, nous avons choisi un vol CDG – Fukuoka. Effectué par Korean Air, il n’y a rien à « redire » quant à cette compagnie. Après 15 heures de vol entrecoupées d’une escale à Séoul (Tiens ! une idée de voyage…), nous débarquons sous un ciel (enfin, il fait déjà nuit…) maussade à Fukuoka. « Il a plu toute la journée » nous racontera le gérant de l’AJ où nous séjournons cette nuit. Usés du voyage et en pleine digestion de notre premier bol de ramen, on s’éteint en 2 secondes… Demain est une nouvelle aventure.😛
Bords de la Laïta (GR34 et environs)
Bonjour,
Dix kilomètres, tout juste. Et encore...C'est la distance que j'ai parcourue à pied le long d'un bout de GR34 en plusieurs fois sur trois jours.
C'est en lisant la carte topographique de Quimperlé que l'idée m'est venue de parcourir une partie de ce GR, un bien modeste tronçon, celui là même qui longe la Laïta (fleuve) et traverse la forêt domaniale de Carnoët dans le département du Finistère.
Non, je n'étais pas à la recherche d'un druide, ni de sources d'eau, mais plutôt à la recherche de l'inspiration pour quelques essais de photos dans le domaine du vivant.
A la base, ce parcours m'apparaissait suffisant pour quelques essais, l'objectif n'étant pas d'avaler les kilomètres et d'user outre mesure mes souliers ; sans compter que plus on marche, moins on fait des photos... A cet égard, je crois avoir obtenu ce que j'étais venu chercher.
La Laïta coule du nord vers le sud depuis Quimperlé avant de se jeter dans l'anse du Pouldu. La Laïta représente également la limite administrative entre les deux départements du Morbihan (56) et du Finistère (29).
Le GR34 dans la zone géographique considérée, permet d'atteindre Quimperlé depuis le Pont de Saint-Maurice après 16 km de marche. A l'opposé (vers le sud), on prend la direction du Pouldu qu'on atteint après environ 4 km de marche.
Pour être tout à fait honnête, je me suis en partie écarté du strict tracé du GR, véritable autoroute des randonneurs, déjà par curiosité et ensuite pour y trouver une certaine sérénité/sécurité nécessaire avant un déballage de matériel de prise de vue.
- Ballade 1 : sentier parallèle au GR34 depuis le Pont de Saint-Maurice vers le NNE
Le point de départ se trouve au sud du pont où un parking véhicules est aménagé (en bordure de D.162). Cette première ballade emprunte un ensemble de sentiers situés sur la rive gauche de la Laïta (parallèles au GR34) et qui aboutissent au village de Kervardel. Les milieux traversés sont d'une grande diversité, représentés par des espaces forestiers, les rives de la Laïta et des milieux cultivés.
En ce début de mois de mai, il est impossible d'échapper au jaune soufre du colza et à ses nombreux pollinisateurs. Les abeilles en particulier, très courtisées, hyperactives et mobiles, travaillent sans répit.
1 : fougère et colza
Et puis il y a les papillons, mouches et moucherons, bourdons et autres cétoines. La parcelle est étendue et le gisement considérable. Quelle ambiance.
2 : piéride sur colza
3 : cétoine sur colza
Non loin, après avoir honoré le jaune, voici qu'apparaît le pourpre du trèfle lui aussi en pleine floraison.
4 : trèfle cultivé, de jachère ou de fourrage
Ces parcelles cultivées jouxtent une forêt mixte où dominent le pin maritime, le pin de Douglas et le châtaigner. L'ajonc et le houx sont eux aussi en fleurs et très présents à mi pente, sur les bords creusés par le fleuve.
5 : pin de Douglas sur les hauteurs de la Laïta
Dans le sous-bois, on sent ses pieds comprimer un épais tapis constitué par l'accumulation de feuilles mortes, de rameaux, de bogues et de mousses que la fougère épiscopale est parvenue une fois de plus à transpercer verticalement pour accéder au peu de lumière que les grands arbres ont bien voulu lui concéder.
6 : fougère à la lisière d'un bois
En contrebas, la Laïta avec ses berges et ses bancs de sable, apparaît comme un paradis pour les amateurs de sports d'eau (kayak, canoë, voile, paddle, ...)
7 : la Laïta (fleuve)
Le dénivelé n'a rien d'himalayen (50 m) et le parcours, bien que jalonné de cailloux et de racines qui dépassent, est à la portée de tous.
Après le jaune, le pourpre et les verts plus ou moins soutenus, le brun rugueux des troncs de résineux, un bleu surgit : celui d'une printanière typique de sous-bois, la jacinthe sauvage. J'arrive au bon moment pour pouvoir scruter ce bleu indéfinissable situé quelque part entre mauve et indigo.
8 : jacinthes sauvages sous un jeune châtaigner
9 : détail sur jacinthe sauvage
10 : fougère et jacinthes
Le soleil en fonction de sa course, joue avec elles au chat et à la souris, les sortant de l'ombre ici, puis là, sous un pinceau de lumière. Une araignée d'une taille ridicule, y tend un piège et semble bien inspirée car les visiteurs de ce sous-bois et de ces fleurs odorantes, proies potentielles, sont nombreux.
11 : araignée (Thiridiidae) ayant élu domicile dans une station de jacinthes sauvages
12 : arum et gaillet dans le sous-bois humide
Cette demi-journée aura été riche en découvertes, et j'ai pensé que si on emprunte ces sentiers pour la marche pure et dure parfois, on peut aussi le faire avec plus de pondération pour profiter de la vue et des ambiances.
Ballades suivantes à suivre (quand j'aurai le temps de les écrire).
Dix kilomètres, tout juste. Et encore...C'est la distance que j'ai parcourue à pied le long d'un bout de GR34 en plusieurs fois sur trois jours.
C'est en lisant la carte topographique de Quimperlé que l'idée m'est venue de parcourir une partie de ce GR, un bien modeste tronçon, celui là même qui longe la Laïta (fleuve) et traverse la forêt domaniale de Carnoët dans le département du Finistère.
Non, je n'étais pas à la recherche d'un druide, ni de sources d'eau, mais plutôt à la recherche de l'inspiration pour quelques essais de photos dans le domaine du vivant.
A la base, ce parcours m'apparaissait suffisant pour quelques essais, l'objectif n'étant pas d'avaler les kilomètres et d'user outre mesure mes souliers ; sans compter que plus on marche, moins on fait des photos... A cet égard, je crois avoir obtenu ce que j'étais venu chercher.
La Laïta coule du nord vers le sud depuis Quimperlé avant de se jeter dans l'anse du Pouldu. La Laïta représente également la limite administrative entre les deux départements du Morbihan (56) et du Finistère (29).
Le GR34 dans la zone géographique considérée, permet d'atteindre Quimperlé depuis le Pont de Saint-Maurice après 16 km de marche. A l'opposé (vers le sud), on prend la direction du Pouldu qu'on atteint après environ 4 km de marche.
Pour être tout à fait honnête, je me suis en partie écarté du strict tracé du GR, véritable autoroute des randonneurs, déjà par curiosité et ensuite pour y trouver une certaine sérénité/sécurité nécessaire avant un déballage de matériel de prise de vue.
- Ballade 1 : sentier parallèle au GR34 depuis le Pont de Saint-Maurice vers le NNE
Le point de départ se trouve au sud du pont où un parking véhicules est aménagé (en bordure de D.162). Cette première ballade emprunte un ensemble de sentiers situés sur la rive gauche de la Laïta (parallèles au GR34) et qui aboutissent au village de Kervardel. Les milieux traversés sont d'une grande diversité, représentés par des espaces forestiers, les rives de la Laïta et des milieux cultivés.
En ce début de mois de mai, il est impossible d'échapper au jaune soufre du colza et à ses nombreux pollinisateurs. Les abeilles en particulier, très courtisées, hyperactives et mobiles, travaillent sans répit.
1 : fougère et colzaEt puis il y a les papillons, mouches et moucherons, bourdons et autres cétoines. La parcelle est étendue et le gisement considérable. Quelle ambiance.
2 : piéride sur colza
3 : cétoine sur colzaNon loin, après avoir honoré le jaune, voici qu'apparaît le pourpre du trèfle lui aussi en pleine floraison.
4 : trèfle cultivé, de jachère ou de fourrageCes parcelles cultivées jouxtent une forêt mixte où dominent le pin maritime, le pin de Douglas et le châtaigner. L'ajonc et le houx sont eux aussi en fleurs et très présents à mi pente, sur les bords creusés par le fleuve.
5 : pin de Douglas sur les hauteurs de la LaïtaDans le sous-bois, on sent ses pieds comprimer un épais tapis constitué par l'accumulation de feuilles mortes, de rameaux, de bogues et de mousses que la fougère épiscopale est parvenue une fois de plus à transpercer verticalement pour accéder au peu de lumière que les grands arbres ont bien voulu lui concéder.
6 : fougère à la lisière d'un boisEn contrebas, la Laïta avec ses berges et ses bancs de sable, apparaît comme un paradis pour les amateurs de sports d'eau (kayak, canoë, voile, paddle, ...)
7 : la Laïta (fleuve)Le dénivelé n'a rien d'himalayen (50 m) et le parcours, bien que jalonné de cailloux et de racines qui dépassent, est à la portée de tous.
Après le jaune, le pourpre et les verts plus ou moins soutenus, le brun rugueux des troncs de résineux, un bleu surgit : celui d'une printanière typique de sous-bois, la jacinthe sauvage. J'arrive au bon moment pour pouvoir scruter ce bleu indéfinissable situé quelque part entre mauve et indigo.
8 : jacinthes sauvages sous un jeune châtaigner
9 : détail sur jacinthe sauvage
10 : fougère et jacinthesLe soleil en fonction de sa course, joue avec elles au chat et à la souris, les sortant de l'ombre ici, puis là, sous un pinceau de lumière. Une araignée d'une taille ridicule, y tend un piège et semble bien inspirée car les visiteurs de ce sous-bois et de ces fleurs odorantes, proies potentielles, sont nombreux.
11 : araignée (Thiridiidae) ayant élu domicile dans une station de jacinthes sauvages
12 : arum et gaillet dans le sous-bois humideCette demi-journée aura été riche en découvertes, et j'ai pensé que si on emprunte ces sentiers pour la marche pure et dure parfois, on peut aussi le faire avec plus de pondération pour profiter de la vue et des ambiances.
Ballades suivantes à suivre (quand j'aurai le temps de les écrire).
Anti-Atlas durant trois semaines: un super anti-stress...
Tout à une fin , me voilà de retour après trois semaines passées à parcourir les routes et chemins de l'Anti Atlas , à pied , en voiture , mais jamais ä mulet 😉
Pour tout dire j'hésitais sur ma destination , road trip ou non sur une grande partie du Maroc . Arrivee ä Marrakech , prise de la voiture chez Medloc et direction Ouarzazate où je suis descendue à l'hôtel Royal , simple mais propre et proche de la grande place où l'on peut dîner le soir en regardant jouer les enfants . L'hôtel , blindé , je me suis vite rendu compte que toute l'Europe etait en vacances et que je n'avait jamais vu autant de monde . Du coup direction'l'Anti Atlas quî est devenue au fil de mes voyages une de mes régions de prédilection , en espérant qu'il y aurait moins de monde que dans le triangle d'or : Dades, Togdha, Merzouga . Je ne l'ai pas regretté et en prenant quelques point de chutes pour rayonner en étoile avec la voiture j'ai passé de superbes vacances .
un constat
- Toutes les auberges avaient une clientèle bien supérieure en nombre qu'au mois de mai ou octobre date de mes séjours réguliers .
le temps
Trois semaines de soleil , pas une goutte de pluie , et surtout des températures douces entre 20 et 25 maximum quî m'ont permis de marcher , ce qui m'avait manqué en mai dernier vu la vague de chaleur qui s'était abattue durant mon sejour .
les rencontres
- j'ai fait de belles rencontres , couple de MRE venant de Hollande , de France ou d'Allemagne . Groupe de marocain retraités venant faire de la rando , sympa de voir se développer le tourisme chez les marocains . J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des forumeurs de VF qui m'ont reconnus et avec quî j'ai eu plaisir à échanger comme valalbi présente aussi sur le routard et Daguais quî intervient sur VF . De nombreuses autres rencontres sympa , et surtout plusieurs d'entre elles avec des marocains amoureux de leur pays et quî n'ont pas besoin d'être guide officiel pour vous décrire les oiseaux du pays , les chemins à prendre , les bonnes recettes et j'en passe . J'ai loupé Petitailla , dommage .
Les découvertes
Question hébergement j'ai enfin pu tester Espace Rando ä Taliouine que j'avais visité mais où il n'y avait jamais de place lorsque je passais , j'ai eu la dernière chambre libre avec sanitaire extérieur et Je n'ai pas regretté . Je dirais l'excellence , pas d'autres mots . L'accueil , la famille , la connaissance du terrain quî m'a permis de trouver des coins sympas et surtout ....la cuisine 😛😛😛 lä decouverte du Seffa ce vermicelle cuit à la vapeur avec une pointe de canelle et de sucre glace . Bref que du bonheur . J'y ai passé une nuit Apres Ouarzazate et deux nuits pour finir le séjour ... Pour les autres hebergements j'y reviendrais plus tard , j'ai aussi decouvert lä glauquitude , bien vite contre balancé par l'excellent accueil à " l'Ombre de l'Arganier " l'ancienne auberge " on dirait le Sud " ä Amtoudi . Lä aussi moment d'exception .
Bref , vous l'aurez compris je suis ravie , de Taliouine ä Tafraoute , de Tiznit ä Sidi Ifni , en passant par Guelminn, Assa , Icht , Amtoudi , Tata et Tagmoute , j'ai juste un mauvais souvenir d'hébergement . L'Anti Atlas est une region calme ou l'on ne se sent pas agressé par les rabatteurs ou autres , les souks sont tranquilles , les paysages sublimes , lä faune exceptionnelle . Pourvu que ça dure .
Une photo d'Espace Rando pour débuter ce carnet , situé dans l'ancienne Kasbah de Taliouine , bien décorée , c'est un endroit où les enfants peuvent jouer en paix , les adultes se reposer dans le patio en attendant la bonne cuisine du soir .
Super tagine , premiere fois que je mange de la viande avec plaisir au Maroc, ä découper à la petite cuillère , nombreux petit légumes , pain ä lä pierre , Seffa , un vrai délice , attention petit appétit s'abstenir , c'était pour une personne 😎

Pour tout dire j'hésitais sur ma destination , road trip ou non sur une grande partie du Maroc . Arrivee ä Marrakech , prise de la voiture chez Medloc et direction Ouarzazate où je suis descendue à l'hôtel Royal , simple mais propre et proche de la grande place où l'on peut dîner le soir en regardant jouer les enfants . L'hôtel , blindé , je me suis vite rendu compte que toute l'Europe etait en vacances et que je n'avait jamais vu autant de monde . Du coup direction'l'Anti Atlas quî est devenue au fil de mes voyages une de mes régions de prédilection , en espérant qu'il y aurait moins de monde que dans le triangle d'or : Dades, Togdha, Merzouga . Je ne l'ai pas regretté et en prenant quelques point de chutes pour rayonner en étoile avec la voiture j'ai passé de superbes vacances .
un constat
- Toutes les auberges avaient une clientèle bien supérieure en nombre qu'au mois de mai ou octobre date de mes séjours réguliers .
le temps
Trois semaines de soleil , pas une goutte de pluie , et surtout des températures douces entre 20 et 25 maximum quî m'ont permis de marcher , ce qui m'avait manqué en mai dernier vu la vague de chaleur qui s'était abattue durant mon sejour .
les rencontres
- j'ai fait de belles rencontres , couple de MRE venant de Hollande , de France ou d'Allemagne . Groupe de marocain retraités venant faire de la rando , sympa de voir se développer le tourisme chez les marocains . J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des forumeurs de VF qui m'ont reconnus et avec quî j'ai eu plaisir à échanger comme valalbi présente aussi sur le routard et Daguais quî intervient sur VF . De nombreuses autres rencontres sympa , et surtout plusieurs d'entre elles avec des marocains amoureux de leur pays et quî n'ont pas besoin d'être guide officiel pour vous décrire les oiseaux du pays , les chemins à prendre , les bonnes recettes et j'en passe . J'ai loupé Petitailla , dommage .
Les découvertes
Question hébergement j'ai enfin pu tester Espace Rando ä Taliouine que j'avais visité mais où il n'y avait jamais de place lorsque je passais , j'ai eu la dernière chambre libre avec sanitaire extérieur et Je n'ai pas regretté . Je dirais l'excellence , pas d'autres mots . L'accueil , la famille , la connaissance du terrain quî m'a permis de trouver des coins sympas et surtout ....la cuisine 😛😛😛 lä decouverte du Seffa ce vermicelle cuit à la vapeur avec une pointe de canelle et de sucre glace . Bref que du bonheur . J'y ai passé une nuit Apres Ouarzazate et deux nuits pour finir le séjour ... Pour les autres hebergements j'y reviendrais plus tard , j'ai aussi decouvert lä glauquitude , bien vite contre balancé par l'excellent accueil à " l'Ombre de l'Arganier " l'ancienne auberge " on dirait le Sud " ä Amtoudi . Lä aussi moment d'exception .
Bref , vous l'aurez compris je suis ravie , de Taliouine ä Tafraoute , de Tiznit ä Sidi Ifni , en passant par Guelminn, Assa , Icht , Amtoudi , Tata et Tagmoute , j'ai juste un mauvais souvenir d'hébergement . L'Anti Atlas est une region calme ou l'on ne se sent pas agressé par les rabatteurs ou autres , les souks sont tranquilles , les paysages sublimes , lä faune exceptionnelle . Pourvu que ça dure .
Une photo d'Espace Rando pour débuter ce carnet , situé dans l'ancienne Kasbah de Taliouine , bien décorée , c'est un endroit où les enfants peuvent jouer en paix , les adultes se reposer dans le patio en attendant la bonne cuisine du soir .
Super tagine , premiere fois que je mange de la viande avec plaisir au Maroc, ä découper à la petite cuillère , nombreux petit légumes , pain ä lä pierre , Seffa , un vrai délice , attention petit appétit s'abstenir , c'était pour une personne 😎
Un mois solo dans l'hiver russe: Saint-Pétersbourg, Moscou et la Sibérie
La Russie était sur la liste des voyages que je voulais faire en solo. Après l'Argentine et les Etats-Unis, je me suis donc envolée vers l'Est pour passer le mois de février au pays des tsars. Contrairement à mes 2 précédents voyages où j'étais partie en impro totale, j'ai méticuleusement organisé mon séjour en Russie. Je sais lire le cyrillique mais je n'ai que les bases en russe, et j'ai pu constater pendant mon séjour que très peu de Russes parlent anglais. J'ai donc essayé d'éviter tout problème de réservation lié à des incompréhensions linguistiques, et ça passe par une organisation optimale 😉
En août 2017 : Achat d'un billet multi-destinations chez Air France : Paris/St-Pétersbourg - Irkoutsk/Paris
En décembre 2017 : Envoi d'un dossier + passeport à une agence parisienne qui s'est occupée des démarches de visa à ma place. Réception du passeport + visa 15 jours après le début des démarches
En janvier 2018 : réservations hôtels sur booking et hotels.com billet de train Piter/Moscou sur le site de officiel de la RZD vol Moscou/Irkoutsk sur le site d'Aeroflot billet pour un ballet au théâtre Mariinsky sur le site officiel du Mariinsky excursions + visite d'Olkhon island avec une agence russe d'Irkoutsk
L'ancien hôtel Ukrainia, nommé Radisson Royal de Moscou - Broken Boussole ©
Hormis une semaine de battement en Sibérie, mon voyage était calé à 90% quand j'ai atterri à St-Pétersbourg :) La grande inconnue pour moi restait la météo car je n'avais jamais voyagé dans un pays froid. Et comme j'ai cherché beaucoup d'informations sur la tenue à adopter pour passer l'hiver en Russie, je vais vous donner l'exemple d'une tenue que j'ai utilisé pour visiter St-Pétersbourg et Moscou : un legging damart thermolactyl degré 3 + un jean par dessus, un t-shirt et une veste, un manteau "Toboggan" mi-long résistant à -30° (acheté lors d'un voyage au Canada), des gants et des cuissardes plates en cuir avec des chaussettes de ski. Une fois en Russie, j'ai acheté une chapka (outchenka) que j'ai porté quotidiennement. La protection de la tête restant pour moi le plus important : pendant mon séjour à St-Pétersbourg la température est tombée à -14° avec un ressenti de -20° et ce jour-là il y avait énormément de vent ! Sans chapka ça pique 😉
Surtout n'oubliez pas que : 1. Le choix des vêtements est assez subjectif, chacun sait s'il est frileux ou pas. 2. La Sibérie nécessite des vêtements différents, surtout si vous prévoyez des excursions en plein-air.
La maison du livre de style Art Deco sur l'avenue Nevski - Broken Boussole ©
DECOUVERTE DE LA VENISE DU NORD : ST-PETERSBOURG
Après un vol rapide vers Pulkovo, j'ai rejoint le centre-ville. N'ayant qu'un sac de 40L à porter, je n'ai pas pris de taxi, les transports en commun étaient pratiques et peu onéreux. Sachant qu'un billet de bus coûte 40 roubles (0,6€) et que le N°39 vous dépose au pied du métro Moskovskaya. Dans les tunnels du métro, on peut acheter une carte Podoroznhik pour 60 roubles. Des automates (en français) vous permettront de la recharger selon vos besoins : par exemple 10 trajets = 355 roubles (5€).
Quant à l'hôtel réservé, je n'ai pas été déçue ! Le Golden Age est situé dans le "triangle d'or" pétersbourgeois. Pour 22€ la nuit, j'avais une grande chambre avec lit double, bureau, réfrigérateur, et salle de bain privée avec une douche à l'italienne. La proximité avec 3 stations de métro n'a rien gâché.
Pendant mon séjour, j'ai visité de nombreux lieux de culte, notamment des cathédrales orthodoxes. A Piter, ça n'est pas ce qui manque ! J'ai commencé par la cathédrale St-Isaac dont l'entrée coûte 250 roubles (3,6€). Pour la "colonnade" il faut ajouter 250 roubles supplémentaires et pour l'audioguide en français, encore 200 roubles. A mon sens, cette cathédrale ainsi que celle de St Sauveur sur le sang versé, sont les 2 plus belles à visiter ici. La sobriété extérieure de la cathédrale St Isaac, tranche littéralement avec la richesse de sa décoration intérieure ! Tout est superbe ! Couleurs, mosaïques, icônes, marbre, colonnes en malachite et lapis-lazuli, iconostase…
Cathédrale St-Isaac, mosaïques & colonnes en malachite et lapis-lazuli - Broken Boussole ©
La cathédrale de St Sauveur sur le sang versé était la visite que j'attendais avec le plus d'impatience. J'avais hâte de voir les bulbes au bord du canal Griboedov. Malheureusement, l'édifice était en rénovation extérieure.
Cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©
L'entrée coûte également 250 roubles mais l'intérieur est tout aussi somptueux que celui de la cathédrale St Isaac. J’ai été subjugué par l’étendue des mosaïques à l’intérieur ! Il y en a plus que dans la Basilique St Marc à Venise, puisque la cathédrale pétersbourgeoise compte 7000 m² de mosaïques : rien que pour les poser il a fallu 12 ans !
Les murs et le plafond de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©
Il y a également de nombreuses cathédrales dont l'entrée est gratuite, comme celle de Notre-Dame de Kazan, célèbre pour son icône de la vierge de Kazan mais qui est très sombre. La cathédrale de Smolny, plus facilement accessible en bus est également très belle. Ici, la plus haute des 5 coupoles mesure presque 100 mètres de haut, et pour la modique somme de 50 roubles (0,7€) j’ai pu monter dans un des 4 clochers pour admirer la vue sur la ville. Attention, ça fait beaucoup de marches et certains escaliers sont étroits. Si vous avez le vertige ça n’est pas la peine d’essayer 🙂
La cathédrale de Smolny sous la neige - Broken Boussole ©
Pour ceux qui ont envie d’assister à une liturgie orthodoxe, je vous conseille la cathédrale St Nicolas des Marins. Les chants sont sublimes… et vous aurez l’occasion de voir l’iconostase ouverte et le pope couvert de fleurs et cadeaux par les fidèles ! Attention, interdiction de faire des photos ou de filmer ici. Et pour ceux qui ont un peu plus de temps, près de Moskovaskaya, j'ai découvert un lieu de culte très esthétique : la cathédrale de chesmé 😉
La cathédrale de Chesmé, on dirait un gâteau ! - Broken Boussole ©
Il y a bien sûr d'autres églises et cathédrales, ainsi qu'une mosquée et une synagogue mais après ces visites, je me suis concentrée sur 3 musées. Bien entendu, j'ai passé quelques heures à l'Ermitage, ce qui n'est absolument pas assez mais j'avais des impératifs d'emploi du temps pour pouvoir tout visiter ;) L'entrée coûte 700 roubles (9,9€).
L'entrée de l'Ermitage - Broken Boussole ©
Préparez vous à beaucoup marcher et à monter beaucoup de marches ! Il y a de nombreux escaliers qui permettent de vadrouiller entre le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème. Mais je vous conseille de prendre l’escalier du Jourdain pour commencer votre visite. Il est en marbre et son plafond vaut aussi le détour. Je ne vous cache pas qu'un plan du musée est absolument nécessaire pour une première visite, et si possible, essayez de lister les salles que vous voulez absolument voir en priorité.
Personnellement, je me suis concentrée sur les classiques, comme le Pavilion Hall (salle 204, c’est ici que l’horloge du paon s’anime), le St George Hall, l'Armorial Hall ou encore le boudoir
Le boudoir et son code couleur très rouge ;) - Broken Boussole ©
J'ai également adoré la bibliothèque du Tsar Nicolas II, la salle 227, les collections d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, ainsi que la collection italienne et la salle malachite. Il s’agit de la salle 189 au 1er étage, comme son nom l’indique, de nombreux éléments sont composés à partir du minéral vert. J’ai attendu (15 minutes) que les visites de groupe sortent pour pouvoir prendre la salle vide.
La salle malachite vide, l'espace d'un instant - Broken Boussole ©
L'autre musée que j'attendais de visiter avec impatience, c'était le musée Fabergé. J'avais très envie de découvrir "en vrai", des oeufs de Fabergé 🙂 Ici l'entrée sans audioguide coûte 450 roubles (6,4€) mais il y a des guides version papier en russe ou anglais. La mise en scène dans le palais Chouvalov est somptueuse. Outre plusieurs oeufs de Fabergé originaux, le musée contient énormément de richesses : des icônes sublimes, des boites à tabac ou à bijoux, des services à thé, le tout en or, argent, diamant, saphir, améthyste…
L'œuf au muguet - Broken Boussole ©
Enfin, pour m'amuser, j'ai visité ou plutôt joué au musée des jeux d'arcade soviétiques pour la somme de 450 roubles (6,4€). En échange, j'ai récupéré une boite d'allumettes remplie de kopeck de 15 centimes. Cette petite monnaie m'a permis de jouer à des jeux d'arcade disséminés sur 2 étages. Certains sont très sympas et facilement compréhensibles et d'autres... Et bien disons que j'ai gaspillé quelques pièces 😉
Bienvenue aux grands enfants ;) - Broken Boussole ©
A part ces visites, j'ai également découvert l'île de Petrogradskaya, la maisonnette de Pierre le Grand ou encore le croiseur Aurore, ainsi que la forteresse de Pierre le Grand sur l'île aux lièvres. J'ai adoré la vue depuis l'île Vassilievski et arpenter l'avenue Nevski (paradis du shopping et des bonnes pâtisseries, notamment dans l'épicerie fine Elisseïev). Mais ce sont 2 autres visites que je souhaite décrire avec plus de précisions 🙂
Lorsque j'ai acheté mes billets d'avion en août 2017, j'avais regardé avec espoir les programmations au Bolchoï et au théâtre Mariinsky. Je voulais assister à mon premier ballet en Russie dans un lieu grandiose, et j'aurais aimé voir le Lac des cygnes. Malheureusement, ce ballet ne se produisait pas aux dates qui m'intéressaient. (Pas grave, je l'ai vu en France la semaine dernière 😉 ). Du coup, en janvier 2018, j'ai choisi d'aller voir la Bayadère au théâtre Mariinsky. J'ai réservé mon billet sur le site officiel du théâtre. Un peu au hasard, j'ai choisi une place au premier rang dans une loge du Dress Circle (45€ par billet pour 6 personnes par loge). Et bien je n'ai pas regretté mon choix ! En loge, je vous déconseille fortement de prendre une place au 2ème rang, à moins de venir en famille et de placer les enfants devant vous au 1er rang. Les 3 femmes qui étaient au 2ème rang dans notre loge, ont passé 2 heures debout pour voir les danseurs...
Depuis la loge, vue sur la fosse, l'orchestre et la scène - Broken Boussole ©
Tout était sublime : l’orchestre, les danseurs, les chorégraphies, les décors, les costumes, le maquillage… Le lieu était vraiment magique. Il me tarde de voir à quoi ressemble un ballet au Bolchoï maintenant 😉
Après cette pause de quelques heures au Mariinksy, j'ai rejoint le palais Ioussoupov, situé juste à coté. L'entrée coûte 700 roubles (9,9€) soit le même prix qu'un billet pour l'Ermitage, mais l'audioguide en français est inclus dans le prix. Je ne crois pas que ce soit dans le top 10 des choses à visiter ici, mais je voulais y venir car c'est ici que Raspoutine a été assassiné, des visites spécifiques sont d'ailleurs organisées. J'ai visité l'intégralité des pièces ouvertes au public, et certaines sont de vrais bijoux ! Notamment le petit salon mauresque, la salle de billard et le théâtre privé du palais !
Le théâtre du palais Ioussoupov - Broken Boussole ©
Pendant cette visite, je n'ai quasiment croisé personne ! Après une journée aussi remplie, je suis allée dans mon QG personnel pour manger : Ketch'up. A St-Petersbourg j'ai testé plusieurs cantines, j'ai mangé au fast-food mais j'ai adoré ce restaurant là, même s'il ne sert pas de la cuisine typiquement russe. La déco, la musique, l'ambiance et la carte, tout était top. D'ailleurs, presque toute la carte était traduite en anglais, et tous les plats étaient pris en photo.
Un chawarma VIP dans sa poêle - Broken Boussole ©
St-Pétersbourg est vraiment une très belle ville, ou je suis sûre de revenir rapidement ! Mais la prochaine fois ce sera en saison estivale pour pouvoir découvrir le palais de Peterhof et le palais Catherine à Pouchkine.
Vue sur la Neva et l'Ermitage depuis le pont du Palais - Broken Boussole ©
Le prochain billet de ce carnet concernera Moscou 🙂
En août 2017 : Achat d'un billet multi-destinations chez Air France : Paris/St-Pétersbourg - Irkoutsk/Paris
En décembre 2017 : Envoi d'un dossier + passeport à une agence parisienne qui s'est occupée des démarches de visa à ma place. Réception du passeport + visa 15 jours après le début des démarches
En janvier 2018 : réservations hôtels sur booking et hotels.com billet de train Piter/Moscou sur le site de officiel de la RZD vol Moscou/Irkoutsk sur le site d'Aeroflot billet pour un ballet au théâtre Mariinsky sur le site officiel du Mariinsky excursions + visite d'Olkhon island avec une agence russe d'Irkoutsk
L'ancien hôtel Ukrainia, nommé Radisson Royal de Moscou - Broken Boussole ©Hormis une semaine de battement en Sibérie, mon voyage était calé à 90% quand j'ai atterri à St-Pétersbourg :) La grande inconnue pour moi restait la météo car je n'avais jamais voyagé dans un pays froid. Et comme j'ai cherché beaucoup d'informations sur la tenue à adopter pour passer l'hiver en Russie, je vais vous donner l'exemple d'une tenue que j'ai utilisé pour visiter St-Pétersbourg et Moscou : un legging damart thermolactyl degré 3 + un jean par dessus, un t-shirt et une veste, un manteau "Toboggan" mi-long résistant à -30° (acheté lors d'un voyage au Canada), des gants et des cuissardes plates en cuir avec des chaussettes de ski. Une fois en Russie, j'ai acheté une chapka (outchenka) que j'ai porté quotidiennement. La protection de la tête restant pour moi le plus important : pendant mon séjour à St-Pétersbourg la température est tombée à -14° avec un ressenti de -20° et ce jour-là il y avait énormément de vent ! Sans chapka ça pique 😉
Surtout n'oubliez pas que : 1. Le choix des vêtements est assez subjectif, chacun sait s'il est frileux ou pas. 2. La Sibérie nécessite des vêtements différents, surtout si vous prévoyez des excursions en plein-air.
La maison du livre de style Art Deco sur l'avenue Nevski - Broken Boussole ©DECOUVERTE DE LA VENISE DU NORD : ST-PETERSBOURG
Après un vol rapide vers Pulkovo, j'ai rejoint le centre-ville. N'ayant qu'un sac de 40L à porter, je n'ai pas pris de taxi, les transports en commun étaient pratiques et peu onéreux. Sachant qu'un billet de bus coûte 40 roubles (0,6€) et que le N°39 vous dépose au pied du métro Moskovskaya. Dans les tunnels du métro, on peut acheter une carte Podoroznhik pour 60 roubles. Des automates (en français) vous permettront de la recharger selon vos besoins : par exemple 10 trajets = 355 roubles (5€).
Quant à l'hôtel réservé, je n'ai pas été déçue ! Le Golden Age est situé dans le "triangle d'or" pétersbourgeois. Pour 22€ la nuit, j'avais une grande chambre avec lit double, bureau, réfrigérateur, et salle de bain privée avec une douche à l'italienne. La proximité avec 3 stations de métro n'a rien gâché.
Pendant mon séjour, j'ai visité de nombreux lieux de culte, notamment des cathédrales orthodoxes. A Piter, ça n'est pas ce qui manque ! J'ai commencé par la cathédrale St-Isaac dont l'entrée coûte 250 roubles (3,6€). Pour la "colonnade" il faut ajouter 250 roubles supplémentaires et pour l'audioguide en français, encore 200 roubles. A mon sens, cette cathédrale ainsi que celle de St Sauveur sur le sang versé, sont les 2 plus belles à visiter ici. La sobriété extérieure de la cathédrale St Isaac, tranche littéralement avec la richesse de sa décoration intérieure ! Tout est superbe ! Couleurs, mosaïques, icônes, marbre, colonnes en malachite et lapis-lazuli, iconostase…
Cathédrale St-Isaac, mosaïques & colonnes en malachite et lapis-lazuli - Broken Boussole ©La cathédrale de St Sauveur sur le sang versé était la visite que j'attendais avec le plus d'impatience. J'avais hâte de voir les bulbes au bord du canal Griboedov. Malheureusement, l'édifice était en rénovation extérieure.
Cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©L'entrée coûte également 250 roubles mais l'intérieur est tout aussi somptueux que celui de la cathédrale St Isaac. J’ai été subjugué par l’étendue des mosaïques à l’intérieur ! Il y en a plus que dans la Basilique St Marc à Venise, puisque la cathédrale pétersbourgeoise compte 7000 m² de mosaïques : rien que pour les poser il a fallu 12 ans !
Les murs et le plafond de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©Il y a également de nombreuses cathédrales dont l'entrée est gratuite, comme celle de Notre-Dame de Kazan, célèbre pour son icône de la vierge de Kazan mais qui est très sombre. La cathédrale de Smolny, plus facilement accessible en bus est également très belle. Ici, la plus haute des 5 coupoles mesure presque 100 mètres de haut, et pour la modique somme de 50 roubles (0,7€) j’ai pu monter dans un des 4 clochers pour admirer la vue sur la ville. Attention, ça fait beaucoup de marches et certains escaliers sont étroits. Si vous avez le vertige ça n’est pas la peine d’essayer 🙂
La cathédrale de Smolny sous la neige - Broken Boussole ©Pour ceux qui ont envie d’assister à une liturgie orthodoxe, je vous conseille la cathédrale St Nicolas des Marins. Les chants sont sublimes… et vous aurez l’occasion de voir l’iconostase ouverte et le pope couvert de fleurs et cadeaux par les fidèles ! Attention, interdiction de faire des photos ou de filmer ici. Et pour ceux qui ont un peu plus de temps, près de Moskovaskaya, j'ai découvert un lieu de culte très esthétique : la cathédrale de chesmé 😉
La cathédrale de Chesmé, on dirait un gâteau ! - Broken Boussole ©Il y a bien sûr d'autres églises et cathédrales, ainsi qu'une mosquée et une synagogue mais après ces visites, je me suis concentrée sur 3 musées. Bien entendu, j'ai passé quelques heures à l'Ermitage, ce qui n'est absolument pas assez mais j'avais des impératifs d'emploi du temps pour pouvoir tout visiter ;) L'entrée coûte 700 roubles (9,9€).
L'entrée de l'Ermitage - Broken Boussole ©Préparez vous à beaucoup marcher et à monter beaucoup de marches ! Il y a de nombreux escaliers qui permettent de vadrouiller entre le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème. Mais je vous conseille de prendre l’escalier du Jourdain pour commencer votre visite. Il est en marbre et son plafond vaut aussi le détour. Je ne vous cache pas qu'un plan du musée est absolument nécessaire pour une première visite, et si possible, essayez de lister les salles que vous voulez absolument voir en priorité.
Personnellement, je me suis concentrée sur les classiques, comme le Pavilion Hall (salle 204, c’est ici que l’horloge du paon s’anime), le St George Hall, l'Armorial Hall ou encore le boudoir
Le boudoir et son code couleur très rouge ;) - Broken Boussole ©J'ai également adoré la bibliothèque du Tsar Nicolas II, la salle 227, les collections d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, ainsi que la collection italienne et la salle malachite. Il s’agit de la salle 189 au 1er étage, comme son nom l’indique, de nombreux éléments sont composés à partir du minéral vert. J’ai attendu (15 minutes) que les visites de groupe sortent pour pouvoir prendre la salle vide.
La salle malachite vide, l'espace d'un instant - Broken Boussole ©L'autre musée que j'attendais de visiter avec impatience, c'était le musée Fabergé. J'avais très envie de découvrir "en vrai", des oeufs de Fabergé 🙂 Ici l'entrée sans audioguide coûte 450 roubles (6,4€) mais il y a des guides version papier en russe ou anglais. La mise en scène dans le palais Chouvalov est somptueuse. Outre plusieurs oeufs de Fabergé originaux, le musée contient énormément de richesses : des icônes sublimes, des boites à tabac ou à bijoux, des services à thé, le tout en or, argent, diamant, saphir, améthyste…
L'œuf au muguet - Broken Boussole ©Enfin, pour m'amuser, j'ai visité ou plutôt joué au musée des jeux d'arcade soviétiques pour la somme de 450 roubles (6,4€). En échange, j'ai récupéré une boite d'allumettes remplie de kopeck de 15 centimes. Cette petite monnaie m'a permis de jouer à des jeux d'arcade disséminés sur 2 étages. Certains sont très sympas et facilement compréhensibles et d'autres... Et bien disons que j'ai gaspillé quelques pièces 😉
Bienvenue aux grands enfants ;) - Broken Boussole ©A part ces visites, j'ai également découvert l'île de Petrogradskaya, la maisonnette de Pierre le Grand ou encore le croiseur Aurore, ainsi que la forteresse de Pierre le Grand sur l'île aux lièvres. J'ai adoré la vue depuis l'île Vassilievski et arpenter l'avenue Nevski (paradis du shopping et des bonnes pâtisseries, notamment dans l'épicerie fine Elisseïev). Mais ce sont 2 autres visites que je souhaite décrire avec plus de précisions 🙂
Lorsque j'ai acheté mes billets d'avion en août 2017, j'avais regardé avec espoir les programmations au Bolchoï et au théâtre Mariinsky. Je voulais assister à mon premier ballet en Russie dans un lieu grandiose, et j'aurais aimé voir le Lac des cygnes. Malheureusement, ce ballet ne se produisait pas aux dates qui m'intéressaient. (Pas grave, je l'ai vu en France la semaine dernière 😉 ). Du coup, en janvier 2018, j'ai choisi d'aller voir la Bayadère au théâtre Mariinsky. J'ai réservé mon billet sur le site officiel du théâtre. Un peu au hasard, j'ai choisi une place au premier rang dans une loge du Dress Circle (45€ par billet pour 6 personnes par loge). Et bien je n'ai pas regretté mon choix ! En loge, je vous déconseille fortement de prendre une place au 2ème rang, à moins de venir en famille et de placer les enfants devant vous au 1er rang. Les 3 femmes qui étaient au 2ème rang dans notre loge, ont passé 2 heures debout pour voir les danseurs...
Depuis la loge, vue sur la fosse, l'orchestre et la scène - Broken Boussole ©Tout était sublime : l’orchestre, les danseurs, les chorégraphies, les décors, les costumes, le maquillage… Le lieu était vraiment magique. Il me tarde de voir à quoi ressemble un ballet au Bolchoï maintenant 😉
Après cette pause de quelques heures au Mariinksy, j'ai rejoint le palais Ioussoupov, situé juste à coté. L'entrée coûte 700 roubles (9,9€) soit le même prix qu'un billet pour l'Ermitage, mais l'audioguide en français est inclus dans le prix. Je ne crois pas que ce soit dans le top 10 des choses à visiter ici, mais je voulais y venir car c'est ici que Raspoutine a été assassiné, des visites spécifiques sont d'ailleurs organisées. J'ai visité l'intégralité des pièces ouvertes au public, et certaines sont de vrais bijoux ! Notamment le petit salon mauresque, la salle de billard et le théâtre privé du palais !
Le théâtre du palais Ioussoupov - Broken Boussole ©Pendant cette visite, je n'ai quasiment croisé personne ! Après une journée aussi remplie, je suis allée dans mon QG personnel pour manger : Ketch'up. A St-Petersbourg j'ai testé plusieurs cantines, j'ai mangé au fast-food mais j'ai adoré ce restaurant là, même s'il ne sert pas de la cuisine typiquement russe. La déco, la musique, l'ambiance et la carte, tout était top. D'ailleurs, presque toute la carte était traduite en anglais, et tous les plats étaient pris en photo.
Un chawarma VIP dans sa poêle - Broken Boussole ©St-Pétersbourg est vraiment une très belle ville, ou je suis sûre de revenir rapidement ! Mais la prochaine fois ce sera en saison estivale pour pouvoir découvrir le palais de Peterhof et le palais Catherine à Pouchkine.
Vue sur la Neva et l'Ermitage depuis le pont du Palais - Broken Boussole ©Le prochain billet de ce carnet concernera Moscou 🙂
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de Erevan
Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine
Lundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor Virap
On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni
Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à Eghegnazor
Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

Noravank
Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
Arates
Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris
La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant
Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
Transhumance
Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian
Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
Tatev
Vendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan
Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âne
Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Duba�� Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
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Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de ErevanFasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraineLundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor VirapOn se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et AreniEdgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à EghegnazorCes deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

NoravankIl faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
AratesNous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant GorisLa route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquantLe soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
TranshumanceNous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de SisianLe lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
TatevVendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur KapanIls me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âneAprès m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Duba�� Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
Ça se passe comme ça... in Cambodia!
Coucou les voyageurs !
Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Je vous invite à découvrir les Îles de la Madeleine
Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Bonjour! 🙂
Nous avions accumulé des milles Aeroplan depuis quelques années. Alors, après maintes recherches, nous avons évalué qu'il s'avérerait très avantageux d'utiliser ceux-ci pour acheter un vol afin de nous rendre aux Îles de la Madeleine.
Depuis le temps que mon conjoint me vantait les beautés de cet archipel situé dans le golfe du Saint-Laurent au Québec, j'ai fini par céder à son chantage émotif et me suis décidée à réserver un vol aller-retour en direction de cette destination.
Nous sommes donc partis en septembre 2016 sur les ailes d'Air Canada et avons fait une courte escale à Gaspé avant d'atterrir à l'aéroport de Havre aux Maisons.
Le vol s'est très bien déroulé jusqu'à ce que l'on approche de notre destination. Un orage semblait perturber le ciel et nous avons été passablement secoués par les fortes turbulences occasionnées.
Nous étions évidemment bien contents de fouler le sol après toutes ces émotions vécues du haut des airs.
Après avoir récupéré nos bagages, nous avons pris possession de notre voiture de location, location que nous avons effectuée auprès de la compagnie Ledé Sports Inc., et puis avons pris la direction de Pointe-aux-Loups où nous avions réservé un petit chalet.
Comme il était très tard lorsque nous sommes arrivés, je n'ai pas toute de suite eu l'opportunité de découvrir la région.
Tant pis! J'aurai bien le temps de m'émerveiller devant les sublimes paysages qui m'ont été décrits par mon chum puisque nous passerons 15 jours dans cet archipel.
Saviez-vous que l'on retrouve plus de 300 km de plages aux Îles de la Madeleine? Incroyable, n'est-ce pas?
Vous les découvrirez si vous poursuivez la lecture de ce carnet de voyage.
Pour vous faire découvrir les différents attraits de ces îles qui sont inter-reliées (sauf l'Île d'Entrée), je procéderai donc par région. Et tant qu'à commencer, autant le faire par celle où nous avons séjourné.
Bonjour! 🙂
Nous avions accumulé des milles Aeroplan depuis quelques années. Alors, après maintes recherches, nous avons évalué qu'il s'avérerait très avantageux d'utiliser ceux-ci pour acheter un vol afin de nous rendre aux Îles de la Madeleine.
Depuis le temps que mon conjoint me vantait les beautés de cet archipel situé dans le golfe du Saint-Laurent au Québec, j'ai fini par céder à son chantage émotif et me suis décidée à réserver un vol aller-retour en direction de cette destination.
Nous sommes donc partis en septembre 2016 sur les ailes d'Air Canada et avons fait une courte escale à Gaspé avant d'atterrir à l'aéroport de Havre aux Maisons.
Le vol s'est très bien déroulé jusqu'à ce que l'on approche de notre destination. Un orage semblait perturber le ciel et nous avons été passablement secoués par les fortes turbulences occasionnées.
Nous étions évidemment bien contents de fouler le sol après toutes ces émotions vécues du haut des airs.
Après avoir récupéré nos bagages, nous avons pris possession de notre voiture de location, location que nous avons effectuée auprès de la compagnie Ledé Sports Inc., et puis avons pris la direction de Pointe-aux-Loups où nous avions réservé un petit chalet.
Comme il était très tard lorsque nous sommes arrivés, je n'ai pas toute de suite eu l'opportunité de découvrir la région.
Tant pis! J'aurai bien le temps de m'émerveiller devant les sublimes paysages qui m'ont été décrits par mon chum puisque nous passerons 15 jours dans cet archipel.
Saviez-vous que l'on retrouve plus de 300 km de plages aux Îles de la Madeleine? Incroyable, n'est-ce pas?
Vous les découvrirez si vous poursuivez la lecture de ce carnet de voyage.
Pour vous faire découvrir les différents attraits de ces îles qui sont inter-reliées (sauf l'Île d'Entrée), je procéderai donc par région. Et tant qu'à commencer, autant le faire par celle où nous avons séjourné.
41 jours et 6 500 km dans les deux îles de Nouvelle-Zélande en février 2018
Carnet de voyage de 41 jours et 6500 km parcourus dans les deux îles de Nouvelle-Zélande en février-mars 2018
Introduction Un voyage en NZ se mérite d'une part parce que passer plus de 30h à voyager n'est pas toujours une partie de plaisir et parce que le coût d'un billet d'avion est le double d'une destination classique vers l'Asie comme Bangkok ou Singapour. De plus le coût de la vie en NZ est élevé, à tous points de vue. Mais les deux points les plus gênants dans ce voyage ont été d'une part un climat très changeant avec des jours de pluie quasi continuelle due à des queues de cyclone venues des îles du Pacifique. L'autre point gênant a été la difficulté à se loger dans les endroits touristiques, même en s’y prenant une semaine en avance, du moins quand on n'a pas opté pour le camping ou le camping-car ce qui fut notre cas. Ainsi dans la région de F.J. Glacier, Booking et airbnb n'avaient plus rien dans leur catalogue si ce n'est un appartement à 500$ chez Booking et un canapé pour deux dans un dortoir à 60€. Idem vers Queenstown, Wanaka et les Catlins ! Il est vrai que les Néo-zélandais voyagent beaucoup dans leur pays au moment de leurs vacances d'été à cela s'est rajouté un nombre important de Chinois, venus en groupe ou seuls, passer le nouvel an chinois en NZ, donc galère assurée. Il suffirait donc de tout réserver à l'avance mais ce n'est pas non plus la solution car ça pose d'autres problèmes. Ainsi quand votre programme se trouve fortement perturbé par des routes fermées vous empêchant de rejoindre votre prochain hébergement comme cela a été le cas entre F.J. et Fox Glacier durant plus de 24h ou du côté de l'Abel Tasman park où près de 2000 touristes sont restés bloqués plusieurs jours ! A chacun de faire au mieux sachant qu'il n'y a pas de solution miracle à moins d'opter pour le camping car il reste souvent des emplacements libres. Attention aux distances, les cartes à grande échelle sont trompeuses et les routes sont très sinueuses ce qui augmente considérablement les temps de trajet escomptés ! Des moyennes de 30 à 40 km/h ne sont pas rares, surtout en montagne, ce qui est très souvent le cas en NZ.
Ce qui nous a étonnés en NZ
Même si superficiellement la NZ ressemble beaucoup à notre vieille Europe tant culturellement que géographiquement il y a de nombreux aspects spécifiques qui nous ont étonnés comme : - les nombreux troupeaux de moutons, de vaches, de biches et les innombrables balluchons blancs d'ensilage en paquet ou en rouleaux de centaines de mètres de long ! - le week-end on croise sur les routes de nombreux motards mais aussi de vieilles voitures de collection, – des touristes Chinois partout – les ponts à sens unique de circulation – les nombreuses routes fermées à cause des intempéries dues à la pluie (overflooding ou wash out), les nombreux cadavres d'opossum qui jonchent les routes – l'omniprésence des symboles du kiwi et de la fougère déclinés sous toutes les formes – l'inimitable accent des Néo-zélandais, souvent incompréhensible de prime abord. – le côté « far west » qui se dégage des villages et villes avec leurs bars « vintage », leurs vieux magasins et leurs cottages à un seul étage en bois peint, entourés d'un beau jardin à la pelouse verte impeccablement bien tondue ! – dans toutes maisons, les hôtels ou chez les particuliers la traditionnelle moquette épaisse reste le revêtement de sol privilégié, même dans les bateaux on en a trouvée; – le recours au matelas chauffants dans les hôtels et la bouteille de lait offerte à l'arrivée – le sérieux et le professionnalisme de l'organisation touristique avec une mention spéciale pour les i-sites qui aident les touristes à réserver des hébergements, des sorties, des visites etc. Mention également pour le site internet du D.o.C. (Department of Conservation) avec entre autres les superbes cartes sur lesquelles on peut zoomer pour faire apparaître à une échelle proche du 1/25000e les chemins balisés et les PDF qui les accompagnent. Les visitors center des parcs nationaux ou régionaux avec leurs affichages précis et leurs balisages impeccables. – On trouve partout en NZ des arbres magnifiques et vraiment imposants, sans oublier bien sûr la superbe fougère arborescente. – le fait qu'à 5h PM tout s'arrête, même dans les grandes villes, les magasins ferment, les gens rentrent chez eux, les rues se vident, seuls les bars et restaurants accueillent ceux qui veulent encore un peu profiter de la fin d'après-midi en ville, mais attention après 20h ça devient difficile de dîner.
Les « désagréments » – Hôtellerie chère et quelque fois vieillotte mais globalement propre et confortable. Etonnamment dans les hôtels il y a peu de mitigeurs, on se brûle vite les doigts au robinet d'eau chaude. – haute saison touristique (voir plus haut) – les prestations touristiques sont chères – météo capricieuse – la nourriture néo-zélandaise ne nous a pas convaincus (à l'exception des plats à base de poissons ou de moules), heureusement que l'on peut manger thaï, indien, italien...Prix globalement élevés, idem pour les boissons : un verre de vin ou une bière =5€ mini. De gros effort à faire pour le pain, vraiment pas terrible !!!
Les bonnes surprises – les Néo-zélandais sont avenants, serviables, chaleureux et très sereins. – La NZ dispose d'une superbe nature : arbres, parcs naturels, chemins de randonnée, lacs, volcans, montagnes... – L'organisation touristique top (voir plus haut)
Nos plus beaux sites - Le Parc Abel Tasman : La balade d’Anchorage à Marahau - La plage de Whakariri et le Farewell Spit - La croisière sur le Doubtful Sound - Les Catlins - La péninsule de Banks avec Akaroa - La péninsule de Coromandel - Le Tongariro Alpine Crossing - Rotorua : les vallées volcaniques (Waimangu et Wai o Tapu) et la forêt de séquoias - La forêt de kauris de Waipoua
Du 01/02 au 03/02 de Bâle-Mulhouse à Auckland
Décollage de Bâle Mulhouse pour Francfort durée du vol 45 mn, un peu plus tard nous redécollons dans un Airbus A 380-800 de la Lufthansa pour Singapour. Temps humide et froid qui nécessite 1/2H de dégivrage, décollage avec 45 mn de retard sur l'horaire. Durée du vol 11h45mn, temps orageux avec pluie sur Changi, ce qui nous a obligés à une approche un peu plus longue qu'à la normale. Un délai très raisonnable d'attente nous a permis d'admirer les aménagements naturels à base d'orchidées et de plantes tropicales. Nous repartons dans un autre A380-800 de la Singapour Airlines, bien rempli également. Les hôtesses sont toujours aussi élégantes, leurs tailles minces sanglées dans un superbe sari de style batik. Et c'est reparti pour 9h 30mn de vol en direction de la NZ, le trajet longe la côte sud de Bornéo puis on survole l'Australie au sud de Darwin en diagonale vers Sydney et finalement nous atterrissons à Auckland à 11h50 heure locale. Temps mitigé avec du bleu et des nuages. Les formalités quoique minutieuses se passent rapidement et dans une bonne ambiance. Le seul élément « problématique » signalé sur le long formulaire d'immigration était nos chaussures qui devaient être propres !mais on n’a pas eu à les montrer, les douaniers étaient plus sensibles à l'alimentation importée. Après le change à un ATM, nous sortons et trouvons notre chauffeur de taxi avec son carton à mon nom. Il a une bouille de dessin animé avec sa casquette et un accent néo-zélandais à couper au couteau ! Au moment de rejoindre le taxi il pleut à verse mais il ne fait pas froid (20°). Après avoir un peu tourné il nous laisse à un mauvais endroit et il nous faut un peu de flair pour trouver notre appartement qui est situé dans un bâtiment moderne de plusieurs étages au bord de North road mais sans numéro de rue visible. C'est un appartement avec un grand salon cuisine sur un niveau et deux chambres à coucher avec sdb attenante à l'étage. L'ameublement est de style Ikea, confortable et sobre. Après nous être débarrassés de nos affaires et nous être changés, nous partons à la découverte de notre nouvel environnement. La pluie a cessé et il y a un beau soleil mais les nuages ne sont pas loin. Nous allons faire quelques courses dans de petites supérettes proches puis décidons d'aller au centre ville, long trajet sur un itinéraire pas passionnant, environné de voies rapides, de plus il y a du relief, ça monte et ça descend. Finalement au bout d'une bonne heure nous atteignons l'entrée de la ville. Nous nous arrêtons pour prendre une boisson dans Karangahape road. C'est une rue animée par de nombreux bars « mode » à la décoration kitsch ou pseudo brocante. Atmosphère décontractée, c'est cool, puis nous descendons par St Kevin's arcade, le Myers park et enfin Queen street l'avenue commerçante d'Auckland. Il commence à pleuvoir une petite bruine qui se transforme vite en belle rincée. Notre balade vers le port s'achève sous la pluie, retour en taxi chez nous. Excellent repas indien chez Tiffin juste en face de notre logement. C'est complètement fatigués que nous allons nous coucher après 42h sans vrai sommeil !

Auckland depuis le Mont Eden
4/2 Auckland
Bonne nuit réparatrice. Nous prenons, à 10mn à pied depuis l’appartement, le train à la station Morningside jusqu'à Grafton d'où nous pouvons rejoindre rapidement à pied le musée d'Auckland installé dans un superbe parc qui domine la ville. Très beau musée consacré aux Maoris, leur art et leur histoire. Il recèle des pièces magnifiques comme des portiques d'entrée en bois, des proues de bateaux, une maison des ancêtres complète, des ustensiles de cuisine, des armes etc. Nous assisterons également à une représentation de danses maories dont l’incontournable haka. Le temps est plutôt au beau même si quelques nuages viennent de temps en temps assombrir le ciel. Nous pique niquons dans le superbe parc du Domain à l'ombre d'arbres gigantesques aux systèmes racinaires apparents et très volumineux. Retour en ville en descendant par le nord du parc jusqu'à Grafton street, dans cette rue on peut voir de belles maisons victoriennes. Nous nous arrêtons pour boire un coup dans un bar de Vulcan Lane : ici aussi belle ambiance sympathique dans une rue piétonne où se succèdent bars, restaurants et magasins divers. Nous continuons vers le port que nous allons arpenter de long en large depuis le vieux bâtiment du ferry jusqu'au port de plaisance tout à l'Ouest. Ce quartier de docks réhabilités est très agréable: on y trouve de nombreux restaurants, leurs tables donnant sur les bassins où mouillent les bateaux. Aujourd'hui dimanche il y a affluence, les gens se promènent, boivent un coup ou pique-niquent sur des bancs, c'est très vivant. Dans le port de superbes voiliers sont amarrés, un pont amovible permet aux bateaux de rentrer ou de quitter le port. De vieux silos ont été conservés, des tankers sont peints de couleurs vives. Le pont amovible est en pleine activité. Des passants nombreux se promènent le long des bassins. Des maoris s’amusent à y plonger C'est ici entre autres que l'on peut comprendre la passion des néo-zélandais pour la mer et la voile, d'ailleurs on voit de magnifiques voiliers, de vrais bêtes de courses.

Belle pièce du musée d'Auckland
5/2 d’Auckland à Wellington en avion
Beau soleil et ciel bleu. Vers 9h on part à pied en direction du Mont Eden. Belle approche par un quartier de maisons victoriennes typiques entourées de beaux jardins, puis petite grimpette jusqu'au Mt Eden, un ancien volcan. Superbe vue à 360° sur Auckland. Beau temps, température chaude mais atmosphère humide. C'est vraiment un beau panorama qui s'étend au loin, on voit bien le CBD (centre des affaires), la Skytower, le Harbour bridge, l'Eden Park, les mers de part et d'autres de la ville. Le ciel s'est couvert et nous rebroussons chemin vers l'appartement, quelques gouttes inoffensives et le soleil réapparaît, c'est vraiment un climat océanique où les ondées courtes se succèdent rapidement et où le soleil n'est jamais très loin. A déambuler ainsi dans ces quartiers résidentiels on pourrait se croire en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis ou en Australie. Comme dans tous ces pays on trouve des petits commerces tenus par des Pakistanais, des Indiens ou des Chinois. Souvent en plus de la vente de nourriture, on peut y boire un café ou un coca. La vente d'alcool par contre est réglementée et seul des commerces spécialisés sont autorisés à en vendre. Il y a également beaucoup de restaurants japonais, chinois, thaïs. De toutes façons la population néo-zélandaise est très mélangée : occidentaux, Maoris, asiatiques (Chinois, Indiens, Japonais)
Départ en taxi (shuttle réservé sur le net et avec le même chauffeur qu’à l’aller !) pour l’aéroport et Wellington. En effet il nous a paru plus logique, d’un point de vue climatique de visiter d’abord l’île du Sud avant l’île du Nord. Mais comme les vols sur Auckland étaient moins chers depuis l’Europe et ceux entre Auckland et Wellington bon marché nous avons opté pour cette solution.
Il suffit de 45 mn de vol pour relier Auckland à Wellington. Belle arrivée sur la capitale, on est également bien secoué par des rafales de vent assez violentes, c'est normal car Wellington est connue comme « windyton ». Tout de suite en sortant nous prenons le bus 91 pour le centre ville (les tickets de bus sont chers, 6€ pp), nous descendons à l'arrêt Cuba Street et partons à pied rejoindre notre auberge de jeunesse tout proche, le Set Dixon. Nous y avons réservé un bel appartement pour 4 personnes avec un très grand salon, une terrasse qui donne sur Dixon street, une sdb et deux chambres à coucher. La cuisine est toute équipée (machine à laver la vaisselle, lave-linge, four, micro-ondes…) Nous nous dirigeons vers le port et passons devant une zone mélangeant œuvres d'art, bâtiments modernes et zones de récréation. La masse imposante du musée Te Papa domine tout le secteur avec son architecture originale composée de lignes et de couleurs différentes. Il y a beaucoup de monde qui se promène le long de la mer, des jeunes s'entraînent aux avirons, soit sur l’eau soit en salle sur des simulateurs. Retour dans les rues commerçantes et animées de Dixon street et de Cuba street en dehors de ces quelques rues c’est le silence et le désert ! Même les supermarchés sont désertés après 17h.
Le parlement de Wellington
6/2 de Wellington à Havelock
Départ à pied sous un beau soleil en direction du parlement et du quartier de Thorndon. Au début nous cheminons dans des rues bordées de magasins de luxe, de banques et de sièges d'entreprises. De temps en temps un vieux bâtiment XIXe siècle ou Art déco se coince incongrûment entre des barres de verre et d'acier. Nous voilà devant le parlement en fait il s'agit de trois bâtiments qui se succèdent du Nord au sud et de trois styles et époques différentes ! 1970, 1920, 1870. L'ensemble est assez harmonieux. Visite ensuite de la superbe old St-Paul's church de 1878 tout en bois, c'est surtout l'intérieur qui est magnifique avec les charpentes apparentes de la nef principale et des collatéraux. Retour à l'appartement où nous récupérons nos affaires et commandons un taxi (16$) pour le port, nous mangeons nos sandwiches dans la salle d'attente puis rejoignons notre ferry de la Cie Bluebridge qui lève l'ancre à 13h30. Petite houle, temps gris et couvert, mais paradoxalement la situation se calme en avançant en haute mer. Nous sommes confortablement installés dans des fauteuils face aux fenêtres, le bateau est bien plein. Dehors le vent s'est calmé et c'est de cette position favorisée que nous pénétrons dans les Marlborough Sounds : beau paysage, de petites maisons isolées en bord de plage, un petit bateau amarré, tout est calme, une ambiance nordique. A Picton, un bus nous emmène à la consigne pour récupérer nos bagages mis en soute, puis nous dépose chez les loueurs de voiture. Nous prenons possession chez Thrifty de notre RAV4 blanc presque neuf et nous voilà partis sur les routes néo-zélandaises en direction de Havelock notre première étape dans l'île du Sud. Au bout d'une trentaine de km nous y voilà. Havelock est un petit village qui essaime ces petites maisons en bois le long de la route principale et de la mer. Quelques hôtels et restaurants sont regroupés ensemble de part et d'autre de la route principale. Nous nous installons dans deux petites « cabines » d'un holiday parc kiwi. Les cabines sont très propres et ont tout le confort, les douches et WC sont justes à côté. Nous pensions évidemment déguster les fameuses moules vertes, spécialité de la région, mais, manque de pot, aujourd’hui c’est fête nationale et les ramasseurs de moules ont chômé ! Donc pas de moules ! On se rabattra sur d’excellents seafood chowder (soupe crémeuse de poissons).

Le port de Picton et les Marlborough Sounds
7/2 de Havelock à Motueka
Départ pour Motueka, premier arrêt pour faire la très belle balade de « Pelorus bridge ». Du parking un beau sentier passe dans la forêt et longe la rivière pour aboutir à une cascade pas très grande ni impressionnante mais dans un beau décor. Retour par le même chemin, arrêt baignade pour Patricia dans la rivière puis retour à la voiture. Arrivés à Motueka nous prenons nos quartiers au motel Motueka Garden, dans un très bel appartement avec deux chambres, une cuisine-salon, une terrasse, avec barbecue et piscine. Balade le long de la mer puis dîner de poissons, arrosé par un sauvignon blanc, notre blanc favoris du moment !
8/2 Balade dans le parc Abel Tasman
Départ ce matin, sous un beau soleil pour le parc Abel Tasman : nous prenons la voiture jusqu’à Marahau, point de départ du bateau taxi. Marée basse donc mise à l’eau mouvementée par un tracteur qui pousse le bateau dans l’eau et dont les premiers rouleaux aspergent joyeusement les passagers du fond. Après avoir visité une plage entourée par une falaise et des rochers le bateau nous dépose à Anchorage bay : C’est une superbe plage de sable blanc, la mer est chaude (plus de 23°). Nous pique-niquons sur place puis nous partons faire la randonnée de retour jusqu’à Marahau (durée 4h) : C’est une superbe balade, le chemin suit d’assez près et en hauteur la côte ce qui permet d’avoir de magnifiques point de vue sur la région. Les randonneurs son nombreux, le chemin est un vrai boulevard et en dehors de la grimpette du début c'est pratiquement plat. Ce soir au dîner nous nous dégustons, c’est incontournable en NZ, des côtelettes d'agneau au barbecue !
Dans le parc Abel Tasman
9/2 balade à Whakariri et Farewell Spit
Nous quittons notre confortable motel car il n'y a plus de place pour nous ce soir, mais nous avons pu trouver un chalet pour 4 au Topten Holiday Park : superbe chalet avec grand salon salle à manger avec tout le confort, sdb et 2 chambres à coucher, vraiment le top !!! Compte tenu de la haute saison touristique, nous jugeons plus prudent d’aller faire un tour au I-site (office du tourisme où l’on peut réserver des hébergements ou des tours). C’est pas gagné car nous sommes de plus dans un coin très touristique. La situation est plutôt bloquée, le peu d’hébergements disponibles sont soit hors de prix : 500$ l’appartement ou 60€ un canapé pour deux dans un dortoir ! On verra. Nous partons en voiture en direction de Colingwood. Sur la route nous nous arrêtons voir un beau panorama au Hewkes lookout. Puis 1h45mn de route sinueuse plus tard nous arrivons à la magnifique plage de Whakariri avec ses dunes et ses phoques joueurs. La baignade par contre y est déconseillée à cause de forts courants. Nous continuons notre découverte du secteur en faisant la belle balade du Farewell Spit. C’est une balade en boucle qui passe par les deux plages, d’abord Sud puis Nord en traversant la montagne et des pâturages avec des troupeaux de moutons et de vaches. A cette heure tardive il y a un bel éclairage sur le vert des pâturages et les arbres magnifiques. Retour au parking (environ 1h de marche en boucle). Le trajet de retour en voiture est long mais bon il faudra s’y habituer car malgré de faibles distances la moyenne sur ces routes sinueuses ne dépasse pas les 40km/h.
Plage de Whakariri
10/2 de Motueka à Granity Deuxième passage au I-site pour réserver deux nuit au Topten de Dunedin et la croisière sur Doubtful sound et essayer de réserver des hébergements sur Catlins, mais après plus d'une heure de recherche par une employée souriante et compétente nous ne trouvons pas dans nos prix, les hébergements sont trop chers et il n'y a pas grand choix une fois de plus. Départ pour Westport, belle route et très beau paysage, nous nous arrêtons à un lookout puis continuons jusqu'à Morchison, pique nique devant les Marouia falls, malgré un temps un peu à la pluie mais pas suffisamment pour nous empêcher de casse-croûter devant les chutes. Nous longeons ensuite la Buller river dans un superbe paysage de gorges et de forêts denses et vertes. Nous roulons jusqu’à notre hébergement à Granity (à 20 km au nord de Wesport) dans un vieux lodge- relais dans cette région minière (Ghost lodge), belle balade sur l’immense plage où sont échoués de nombreux bois flottés. Dîner dans une taverne au bord de la mer d'un plat de sea food : moules vertes, crevettes, poisson panné, saumon fumé et sauces diverses : très bon peu cher et dans un beau cadre. 11/2 de Granity à Hokitika
Nous quittons Granity pour Hokitika, route de bord de mer, arrêt au cap Foulwind pour admirer le paysage sous un ciel gris et la bruine et apercevoir la colonie de phoques : belle colonie nombreuse que l'on peu voir d'en haut grâce à un lookout aménagé. C’est ensuite Punakaiki, où la pluie daigne s'arrêter, belle vue sur les pancakes rocks depuis un chemin aménagé. A Hokitika, difficile de trouver un hébergement et nous nous installons dans un hôtel minable avec des chambres petites à 4 lits en hauteur et un petit espace commun avec un coin cuisine aménagé de bric et de broc qui jouxte celle du resto, il pleut on part faire les gorges d'Hokitika à 26 km : pont suspendu, pluie à verse, belle nature verte.
Punakaiki
12/2 de Hokitika à Franz-Josef Glacier et retour Temps gris, il pleut, longue route jusqu'à Franz-Josef Glacier (on a appris que la route était coupée entre F.-J. et Fox Glacier !) Arrivés à F.-J. on fait la balade vers le glacier au début sous un timide soleil puis sous une pluie battante jusqu'à la fin de la balade. Le soleil réapparait au moment de pique-niquer ! Retour à Hopitika (n’ayant pas trouvé d’hébergement vers les glaciers) mais dans un motel nettement plus agréable et sympa que celui de la veille .Dîner barbecue avec agneau et patates rôties. Balade en ville, lèche-vitrine dans les nombreux magasins de jade et sur la belle plage en fin de journée.
Franz-Josef Glacier
13/2 de Hokitika à Wanaka
Il pleut à verse ! Avant de partir nous allons nous renseigner à l’I-site pour savoir si la route était toujours coupée après F.-J. Glacier ? Ouf elle est ouverte ! Départ par la route maintenant bien connue, puis pour Fox glacier où nous faisons le tour du lac Matheson en compagnie de beaucoup de Chinois, heureusement il ne pleut pas même si le temps reste incertain ! Beau look out sur le lac Paringa où nous pique-niquons malgré quelques sand flies énervants !(mouches de sable) !
Le temps s'améliore, belle balade sur le Roaring Billy falls avec une superbe forêt humide avec des fougères de toutes sortes et de grands arbres majestueux couverts d’une grande variété de lichens. Nous empruntons la belle route qui monte vers le Haast pass, impressionnante avec cette large rivière qui occupe tout l’espace. De nombreux lookout nous permettent d’admirer les lacs Wanaka et Hawea. Arrivés à Wanaka, installation au Top Ten puis bon repas thaï de curry vert et rouge.

Lac Wanaka
14/2 de Wanaka à Te Anau Avant de quitter Wanaka nous profitons du beau soleil pour faire l'ascension du Mt Iron d'où la vue sur la ville, le lac et les environs est magnifique. Belle route ensuite avec de nombreux arrêts pour admirer le paysage. Nous nous arrêterons le long du lac Hayes pour pique-niquer dans un endroit idyllique, puis nous roulerons jusqu'à Queenstown puis Te Anau où nous avons dû nous contenter d’une chambre pour 4 au kiwi HP. Le beau temps nous incite à nous promener et à nous baigner dans le lac et à visiter le petit bird sanctuary.
15/02 Doubtful Sound depuis Te Anau
C’est aujourd’hui que nous faisons notre croisière sur le Doubtful sound : le bus nous cherche à 9h et nous emmène en direction du lac Manapouri. Là nous embarquons et traversons le lac d’Est en Ouest. Puis un autre bus nous emmène dans un paysage sauvage et grandiose, la route se fraye un passage entre des falaises verticales et des à-pics impressionnants. De part et d’autres de la route, on peut voir des arbres magnifiques et des chutes d'eau vertigineuses, puis on arrive au débarcadère d’où démarre la croisière sur le Doubtful Sound. Le temps est très changeant, avec beaucoup de brume, de la pluie par intermittence, mais comme le disait l’employée qui nous avait réservé la croisière cela lui rajoute du charme ! On se croirait vraiment dans les fjords norvégiens, entourés par de hautes montagnes tombant à pic dans la mer. Le retour de la croisière se fait en sens inverse et vers 18h nous sommes à Te Anau. Dîner au restaurant Kepler : excellent seefood chowder, et risotto aux fruits de mer et poissons, c’est un peu plus cher que d’habitude mais bon rapport qualité/prix, c'était le seul resto plein (bon signe) et il nous a fallu patienter 45mn avant d’être servis !
Doubtful Sounds
16/02 de Te Anau à Owaka
Nous descendons vers le Sud du Sud, la région des Catlins, Belle route, ciel un peu chargé au départ de Te Anau, avec quelques gouttes de pluie mais ça s'est arrangé en cours de route, bel arrêt pique-nique dans une aire récréative avec table bancs et ombre. La route traverse une région agricole riche avec de l’élevage ovin et bovin, de la culture de betteraves, de céréales les paysages sont vallonnés un peu comme en France dans le Massif Central. Nous arrivons à Owaka tôt dans l'après-midi. Le Thomas Catlins Lodge est un ancien hôpital, transformé en hôtel qui fait colonie de vacances avec toutes ces petites chambres et une grande cuisine commune dans laquelle les voyageurs de tous âges se bousculent pour préparer leur dîner. Nous partons en voiture pour aller découvrir la baie de Jack et le Jack's blowhole : beau paysage, la mer ici brasse et rejette de grosses algues de type laminaire. Le trou du souffleur est une grosse caverne très profonde dans laquelle la mer s'infiltre avec force bruit. Balade à Owaka, village un peu vieillot et visite d'un jardin décoré de milliers de théières, kitch au possible !
Cathedral Caves
17/02 balades dans les Catlins
Le temps change ici très vite, pluie ce matin au départ puis vent, puis soleil puis encore pluie. La température passe de 15° à 25° en moins d'une heure. Belle campagne « bretonne » avec des parterres de petites fleurs jaunes, des moutons bien sûr et même un rallye de 2CV Citroën ! Belle randonnée dans une forêt primaire humide encombrée de fougères et de grands arbres aux troncs horizontaux recouverts de mousse et de lichens. Puis on accède à une très belle plage et on pénètre, but de la balade, dans « Cathedrale caves », grande grotte haute de plafond et étroite qui se rétrécit au fur et à mesure que l'on y pénètre, on peut en ressortir à l’autre bout et revenir par une autre grotte similaire. Nous continuons notre balade en voiture et poussons jusqu'à Curio bay pour y voir une forêt pétrifiée, un beau point de vue, mais pas de pingouins ni de dauphins ni de lions de Dans l'après-midi nous visitons Kaka Point, petite station balnéaire : quelques baigneurs surfeurs et une immense plage battue par les vents, la mer roulant de gros rouleaux. Puis on continue la toute vers Nugget Point : belle balade courte vers un phare construit sur un piton rocheux qui domine la mer. Belle vue sur des rochers pointus éparpillés dans la mer en regardant bien on voit tout en bas des lions de mer, des mouettes bien sûr mais toujours pas de pingouins.

Nugget point
18/02 d’Owaka à Dunedin
Départ aujourd’hui pour Dunedin, belle campagne verte et agricole à souhait. Nous avons réservé Un appartement auTopten à quelques km du centre ville. Visite rapide du centre de Dunedin et de la vieille gare au style très british, de la place centrale l’Octagon et des rues commerçantes alentour. Détour par le I-site pour constater qu’il y a toujours autant de touristes et que les chambres d’hôtels sont toutes bien pleines, hélas.
19/02 Visite de la péninsule de Dunedin
Pluie au réveil mais ça se calme à partir de10h : nous allons découvrir la péninsule de Dunedin, nous alternons route de la côte et de la montagne pour avoir 2 points de vue différents, balade à pied jusqu'à Sandfly beach par un chemin en pente raide et bien sablonneux. Sur la plage 2 à 3 lions de mer se laissent approcher durant leur sieste. Belle plage, il fait néanmoins frais (14°). Nous continuons jusqu'au bout de la péninsule pour aller visiter le centre d'interprétation de l'albatros puis retour par Allan beach où nous voyons d'autres lions de mer d’assez près. Retour à Dunedin et balade en centre ville, ville agréable et animée avec un centre resserré autour de vieux bâtiments réhabilités de la fin du XIXe siècle.
Maisons victoriennes de Dunedin
20:02 de Dunedin à Kurow
Départ de nos amis pour l’aéroport, quant à nous nous allons en direction des fameuses boules de Moeraki. Nous ne sommes pas seuls malgré le temps pluvieux, des dizaines de chinois se prennent en photo juchés sur les boules avec leurs parapluies et leurs pèlerines. Difficile dans ces conditions de faire des photos des boules sans Chinois ! Elles sont effectivement curieuses ces boules de pierre parfaitement moulées et éparpillées sur la plage. La pluie va nous accompagner jusqu'à notre arrivée à Kurow où nous logeons dans un motel standard correct mais au prix assez élevé (80€) : D'après le patron ce mauvais temps est dû à un cyclone parti des îles Salomon et Fidji qui vient d’atteindre la NZ et qui devrait s’atténuer dans deux jours. Ca n’arrange pas nos projets de nous approcher du Mont Cook demain, car le plafond va rester très bas et la vue complètement bouchée.
21 de Kurow à Geraldine Il pleut toujours jusqu’à Twizel et le lac Tekapo, A Tekapo une légère échappée brumeuse nous laissera entrevoir la base de quelques montagnes enneigées, il fait 7° et en dehors de quelques Chinois en train de se prendre en photo il n'y a personne dans les rues ! Les rivières débordent de leurs lits et les avertissements wash out ou flooding sont nombreux, d'ailleurs à plusieurs endroits il m'a fallu rouler dans une grosse flaque d'eau qui débordait sur la route. De plus la route qui mène à Geraldine est coupée ce qui nous a obligés à un détour de 40 km.
A Géraldine nous logeons dans un vrai bed and breakfast avec un couple de chinois chez une assistante d'éducation aux handicapés, elle partage avec nous : cuisine, salon et jardin. La pluie a cessé, balade le long de la rivière en crue et dans la petite ville typique avec tous ses commerces fermés à 5 PM, ses bars et ses take away indien ou chinois, ses 5 églises, quelques vieilles bâtisses du début XX éme et ses rues aux cordeaux avec les maisons en bois entourées d'un jardin bien entretenu.
22:02 de Geraldine à Lyttelton
C’est sous un beau soleil, enfin, que nous quittons Geraldine pour Christchurch ces dernières pluies ont entraîné des dommages et il y a encore des routes coupées, ce qui nous oblige à des détours par des petites routes mais finalement on arrive à destination vers midi à Lyttelton. En réalité nous sommes à Diamond harbour, sur la rive juste en face du port de Lyttelton. Il s’agit d’un petit chalet tout le confort avec une belle terrasse qui domine tous les environs et dont on a une superbe vue sur la mer et Lyttelton. Plutôt que de s’embarraser de notre voiture et de faire de nombreux km pour rejoindre Christchurch, nous descendons en voiture au petit port tout proche où nous prenons le ferry (sans la voiture) pour Lyttelton. De là le bus 28 nous conduit directement au centre de Christchurch. . Qu’en dire ? Sensation bizarre ! Comme tout visiteur nous avons en mémoire le tremblement de terre meurtrier qui a abattu les immeubles du centre-ville et notre regard est obnubilé par ce fait : un immeuble ancien debout veut dire qu'il a résisté au tremblement alors que les immeubles neufs sont la preuve d'une reconstruction. La cathédrale très abîmée est toujours entourée d'une palissade et de contreforts pour l'empêcher de tomber. D'autres immeubles sont également en travaux de réhabilitation et il y a beaucoup d'immeubles modernes et futuristes qui ont définitivement remplacé les maisons détruites. Le jardin botanique est magnifique et d'une très grande superficie ce qui nous étonne à première vue, mais ici l'espace n'est pas rare donc même dans une grande ville on peut « gaspiller » des ha pour un jardin. Les arbres en particulier sont magnifiques : leur taille impressionne ainsi que la beauté de leurs ramures. A 17h les rues se vident et cela fait une drôle d'impression. Seuls les bars et les restaurants accueillent des clients et donnent un semblant d'animation à la ville qui s'endort alors qu'il fait encore plein soleil ! En prenant le bus 28 pour retourner au ferry nous nous sommes trompés de direction et sommes partis à Papanui. Nous avons dû attendre 15 mn au terminus de Papanui avant de reprendre le même bus avec le même chauffeur pour le centre ville et ensuite continuer vers le ferry soit en tout plus d'une heure de trajet. Heureusement nous avons pu reprendre le ferry de 20h30 pour rejoindre notre chalet !
Christchurch : Les dégâts du tremblement de terre sont encore visibles
23/02 visite de la péninsule de Banks La température est fraiche ce matin : 13° : aujourd’hui nous partons découvrir la fameuse péninsule de Banks en empruntant de petites route en direction de Port Levy puis de Pigeon bay : c’est une belle route sinueuse avec de superbes points de vue sur la mer et les plages, un peu plus loin le goudron laisse la place à des gravillons et la piste à voie unique grimpe par une forte montée avant de redescendre vers Pigeon bay : le croisement est problématique mais n'ayant croisé qu'un agriculteur local qui savait, en faisant une marche arrière de 30m où se garer, ça n'a pas posé de pb. La summit road pour arriver à Akaora est également très belle mais beaucoup plus chargée que celle que nous venions de faire : beaux points de vue sur la montagne et la mer. Akaora est une petite ville très touristique où on cultive les restes d’une présence française très ancienne : vieilles maisons, nombreuses enseignes en français. Plusieurs balades partent du village vers la montagne d’où on a un panorama sur la ville et la mer. Déjeuner au restaurant Bach d'une honnête chowder sea food arrosée de pinot gris et de sauvignon blanc. Retour par la route de la côte Ouest jusqu'à Diamond harbour, super coucher de soleil sur le port de Lyttelton.
Péninsule de Banks
24/02 de Lyttelton à Hanmer Springs
Bonne nuit fraîche avec le coassement des grenouilles en bruit de fond ! Nous quittons Diamond Harbour dans l’intention de faire la summit road au-dessus de Christchurch : impossible car coupée temporairement à la circulation pour raison d' « event » : à savoir une course de voitures de sport.
Finalement nous empruntons la 1 pour Hanmer Springs, pas mal de circulation, on est le W.-E. et c'est l'été. Il fait toujours beau ! Arrivés à Hanmer Springs vers 12h30 nous nous installons dans un motel classique type box avec parking devant. Hanmer Springs est surtout connu pour son établissement thermal d’eau chaude et sulfureuse : En fait il s’agit d’une succession de piscines de tailles différentes en plein air avec de l’eau à différents degrés (de 30° à 41°). Ces eaux naturelles chaudes sont riches en sulfures, calcium, potassium, magnésium, etc. nous y resterons 2 heures à barboter avec les locaux très nombreux, on est samedi.
25/02 de Hanmer Springs à St-Arnaud
Temps un peu gris et avec beaucoup de vent, nous quittons Hanmer Springs et son rallye de vieilles bagnoles, pour refaire des routes de montagne sous un climat « on/off » comme ils disent ici. Nous avions envisagé de nous arrêter pour pique-niquer au bord du lac Rotorua mais les sand flies en ont décidé autrement. À peine sortie de voiture c'est l'attaque en règle de dizaines de ces maudits moucherons pas plus grand qu'une drosophile mais hargneux à souhait et laissant des traces saignantes et douloureuses qui enflent rapidement : le temps n'étant pas non plus vraiment de la partie nous plions bagages. Nous reprenons la route pour St-Arnaud et allons nous garer au bord du lac Rotoiti où par chance il n'y a pas de « sand flies ». Pique-nique sur un banc au bord du lac, par chance le soleil revient par intermittence. Puis je pars faire le tour de la petite péninsule où un beau chemin longe le lac par la forêt. Retour à l'embarcadère et au parking où on peut voir des bancs d'anguilles noires de belles tailles spécifiques de la NZ. Nous reprenons la voiture pour rejoindre notre habitation pour la nuit à quelque km de St-Arnaud. Il s'agit d'une maison historique construite vers 1887 et en partie originale. Nous logeons quant à nous dans des cottages neufs construits à côté de la ferme. Les cottages sont très bien avec une belle vue sur la campagne environnante. Le temps frais ne nous permettra pas de profiter de la terrasse.
26/02 de St-Arnaud à Blenheim
Il a plu une partie de la nuit et ce matin tout est bouché, encore une queue de cyclone ! Nous aurons de la pluie tout au long de la route jusqu'à Blenheim. Les vignobles de Marlborough sont apparus une 30aine de km avant Blenheim. Les vignes ne portent pas de fruits dans la moitié inférieure des ceps et on ne voit pas bien le raisin, le feuillage étant encore très dense. Nous prenons nos quartiers dans un Topten correct. Le soleil revient dans l'après-midi. Le reste de l’après-midi sera consacré à la préparation du voyage dans l’île du Nord et aux réservations des hébergements sur internet : heureusement la situation est moins critique que dans l’île du Sud.
27/02 de Blenheim à Picton et Wellington
Temps gris 13°, nous quittons Blenheim en direction de Picton distant de 27km, nous y laissons notre voiture de location puis nous allons nous balader en ville le long de la plage, puis pour nous réchauffer et attendre le départ du ferry nous prenons un café latte dans un tea-room cosy Attente du ferry qui a du retard à cause de problèmes de chargement ou de déchargement. Traversée sans histoire sur une mer calme de bout en bout et un ciel gris. Arrivée à Wellington vers 18h15, nous penons un taxi pour le Cambridge hôtel situé dans le quartier des backpakers et de la vie nocturne. L'hôtel est vieillot et sent le temps des colonies. Chambre moquettée correcte. Par contre le bruit est incommodant : bruit de l'ascenseur antédiluvien, bruit d’une alarme de voiture qui se met en marche de façon intempestive, bruit des fêtards qui rient et discutent…
28/02 de Wellington à Napier
Comme nous avons réservé une voiture de location à l’aéroport de Wellington (moins cher qu’en ville) je prends le bus 91 pour la récupérer chez ACE. Nous quittons Wellington sous la pluie en direction de Napier le temps va progressivement s'améliorer et c'est sous un beau soleil que nous arrivons à Napier vers 16h, il fait 25° et le ciel est bleu. Nous nous installons au motel, belle chambre standard avec cuisine collective au rez-de-chaussée. Nous allons au centre-ville distant de 5 km : c’est une belle ville avec beaucoup de bâtiments construits après le tremblement de terre de 1931 qui avait tout dévasté : c’est pourquoi la reconstruction s’est faite dans le style art déco, le mouvement à la mode à l'époque. Bel éclairage de fin d'après-midi. Mais ici aussi la ville à 17h30 est morte : tous les magasins sont fermés et seuls les touristes arpentent les rues. Quelques bars ouverts accueillent les assoiffés.
Maison art déco à Napier
1/3 visite de Napier et sa région Nous allons à l’I-site pour réserver la navette qui permet de faire la randonnée du Tongariro Alpine crossing, nous en profitons pour obtenir d’autres informations. Petit tour en ville pour photographier les maisons art déco puis route vers le cap Kidnappers pour marcher sur la plage entourée d'une imposante falaise. Trop tard pour faire la randonnée complète vers les fous de Bassans car il faut 4-5h avec la marée basse ce qui n’est pas le cas quand je démarre la balade. Déjeuner de poissons à Havelock North dans un bon restaurant, le Diva, puis balade à Hastings, nettement moins riche en bâtiments art déco.
2/3 de Napier à Ohakune
Temps un peu couvert mais il ne fait pas froid 19°, départ pour Ohakune par une bonne route quoique sinueuse : 180 km en 3h environ : belle campagne avec d'abord de la vigne et des vergers puis de l’élevage et des pâturages. Nous logeons dans un chalet en duplex pour 6 personnes, avec tout le confort. Après le déjeuner nous partons faire la balade de Mangawhero : c’est une balade d'une heure dans une superbe forêt aux arbres magnifiques et aux fougères arborescentes. Je continue ensuite faire le Ohakune old coach road vers le viaduc (1h30 AR) beau paysage de pâturages et de forêt avec des fougères puis bien sûr le fameux viaduc construit en 1903.
Balade vers Cape Kidnappers
3/3 : Tongariro alpine crossing (19,4km, (+765m et -1165m)
Départ depuis l’hôtel avec la navette à 7h. Le minibus est plein (19 personnes), il faut près de 45 mn pour rejoindre le parking de départ de la randonnée à Whakapapa. Sur place des dizaines de bus lâchent où ont lâché une bonne centaine de randonneurs : nous sommes samedi, il fait beau donc ça craint ! On se croirait à un pèlerinage populaire, à voir cette file ininterrompue de randonneurs à la queue leu-leu empruntant tous le même chemin, on y parle anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol...mais paradoxalement pas le moindre Chinois !!! On y voit des jeunes de 10 ans et des plus de 80 ans, et tout le monde sue sang et eau sur cet itinéraire très pentu ! Le beau temps ne durera pas et on est bientôt dans la brume et les nuages, la température chute il faut remettre l'anorak. L'environnement est typiquement celui que l'on trouve à Ténérife quand on se balade dans la caldera du Teide : fumerolles qui sourdent de terre, odeur de soufre, sol composé de pierres volcaniques noires ou de couleurs vives suivant les oxydes qui les ont altérées. Une première descente assez casse-gueule sur des éboulis très en pente mène aux différents lacs bien cachés par les nuages puis heureusement bien visibles un peu plus tard. Toujours cette odeur d'œufs pourris par moment, puis on entame la descente et on voit bien le lac Rototupunu et plus loin le lac Taupo. Au bout de 7h pile sans avoir « chaumé » je me retrouve au parking à attendre avec des dizaines de randonneurs la navette pour rentrer La plupart sont avachis ou couchés sur la pelouse, les pieds nus au frais. Retour en 1h à Ohakune.
Tongariro Alpine Crossing : Emerald lake
4/3 De Ohakune à Taupo Ciel bleu et soleil, nous quittons Ohakune par la route de National Park, la desert road étant fermée depuis plusieurs jours pour travaux. Belle route avec de beaux points de vue sur les volcans environnants comme le Tongariro ou le Ruapehu. Arrêt balade autour du lac Rotopounamu, c’est une belle randonnée de 2h presque plate tout autour du lac. Arrivée à Taupo vers 14h20 nous déjeunons sur la petite terrasse sympa de notre chambre au motel Acapulco. Un peu plus tard, je me balade autour du lac depuis Acacia Bay jusqu'à la pointe Rangatira Point. Rien de bien spécial, peu de vue sur le lac et le reste du temps le chemin est dans le bush.
5/3Dde Taupo à Rotorua
Une autre balade incontournable à Taupo consiste à aller voir les chutes de la rivière Huka tout proche de la ville : spectacle magnifique depuis plusieurs points de vue bien placés. On peut se promener sur des chemins tout autour de la rivière. 80 km plus loin nous voilà à Rotorua. Belle route avec de beaux paysages et des mamelons tout verts. Agréable motel Fern à Rotorua près du centre ville et qui dispose même de sa propre piscine d'eau sulfureuse chaude à 38°. Balade agréable le long du lac.
6/3 Rotorua : Waimangu volcanic valley
Très beau parcours le long d'une vallée volcanique où l'on peut voir des geysers, des rivières sulfureuses, des lacs avec des eaux multicolores... de plus nous y étions à l'ouverture vers 8h30 et il y avait très peu de monde on avait le site pour nous. Au bout du parcours on peut revenir avec la navette ce que nous avons fait. Retour à Rotorua, en fin d'après-midi nous allons faire un tour du côté de la forêt de Redwood (séquoias). Un « visitor center » très pro comme d'habitude. Il y a toute une série de balades de durées différentes dans une magnifique forêt de séquoias plantés il y a plus d'un siècle et qui comptes de magnifiques exemplaires. Un peu de pluie et un peu de soleil ! Pas de quoi perturber cette superbe balade !
Waimangu Volcanic Valley
7/3 Rotorua : Wai O Tapu et Blue Lake
Temps couvert et gris et 18° de température. Nous faisons nos bagages car nous devons déménager ailleurs mais toujours à Rotorua. Direction Wai o Patu : autre balade volcanique mais sous un ciel plus menaçant ! Effectivement la pluie accompagnera une partie de nos déambulations parmi les lacs colorés, les cratères éructant force vapeurs de soufre ! Vers 10h comme beaucoup d'autres touristes nous allons un peu plus loin assister à l'amorçage du geyser lady Knox : attraction digne de Disneyland avec son amphithéâtre bondé de touristes du monde entier venus applaudir, ou le geyser ou l'employé chargé de l'allumer, je ne sais ! Ça a un côté artificiel et showbiz. Il y a beaucoup plus de monde ici qu'à Waimangu valley et c'est nettement moins photogénique surtout sous la pluie. Dans l’après-midi nous repartons en direction du « blue lake » (Tikitapu) : un chemin en fait le tour depuis le camping situé au nord du lac belle balade en partie en sous-bois et à la fin au bord de la route car le niveau du lac est au maximum et a inondé la dernière partie du sentier (1H pour le tour complet).

Wai O Tapu
8/3 de Rotorua à la péninsule de Coromandel
Beau temps, ciel bleu et quelques nuages au loin : Nous partons pour la péninsule de Coromandel, belle route au début assez chargée puis plus calme mais plus on approche de la péninsule plus ça tourne. La NZ est vraiment le pays des routes sinueuses, ça monte et descend sans arrêt heureusement qu’il y a leurs panneaux de signalisation bien pratiques qui indiquent la vitesse conseillée pour chaque virage sans visibilité. Les camions par contre roulent aussi vite que les voitures quel que soit leur taille ou leur poids ! Il nous faudra bien 4h pour faire les quelques 250 km qui nous séparent de Kuaotunu. Arrivée au Peeble cottage vers 14h30, accueil sympathique de Jane la logeuse qui nous fait visiter les lieux communs ainsi que notre petit cottage. Endroit sympathique et complètement isolé dans la montagne près de Kuaotunu village. Temps mitigé avec alternance de pluie et soleil et ce depuis le milieu de la matinée. Nous déjeunons dans le « garage » de la propriété qui a été aménagé avec un coin cuisine et quelques ustensiles. C’est pas top pour faire vraiment de la cuisine mais pour réchauffer la quiche achetée ce matin ça va très bien. Le temps ne va pas s'améliorer et en fin de journée il pleut.
9/3 de Kuaotunu vers Cathedrale cove Beau temps, ciel bleu, nous en profitons pour aller visiter Cathedrale Cove. Premier arrêt photo sur la plage de Kuaotunu , et un peu plus loin sur la très belle plage de Wharekaho dans la Mercury bay. Nous rejoignons ensuite Hahei beach d'où partent les chemins mais aussi la route qui accèdent à Cathedral cove. Il y a du monde et les parkings sont bien pleins. Nous prenons le chemin depuis la plage de Hahei, il faut environ 40mn pour faire le trajet jusqu’à la grotte : Il y a une belle montée en escalier mais quelle superbe vue sur la mer et les îlots rocheux qui la parsèment. Nous sommes vendredi, début de W-E et à Cathedral cove, ça se bouscule d’autant plus que la plage est petite et qu’il y a peu de monde dans l’eau. C'est néanmoins un bel endroit, dommage qu'il soit si fréquenté ! Retour à Whitianga, déjeuner de poissons chez un grec au resto Enigma à Whitianga.
10/3 Découverte de Coromandel et ses environs Ciel bleu, pas un nuage, nous partons vers Coromandel, balade dans ce village typique aux maisons anciennes un peu dans le style d'Akaora. Le village est super tranquille, comme on est samedi il y a un peu plus de monde dans les rues et dans les bars, les motos et vieilles voitures sont de sortie ! Nous allons à pied sur le chemin qui mène au lookout qui domine Coromandel et la mer : c’est un magnifique paysage avec cette côte très découpée et ses nombreux ilots. Nous reprenons la voiture en direction du lookout de Tokatea sur Driving creek : Un sentier en forte pente avec de nombreuses marches mène en 10mn au mirador qui dispense une autre belle vue sur la baie de Coromandel et de l'autre côté vers Kuotunu et Matarangi. Retour à Coromandel puis direction le restaurant « Mussels kitchen » où nous déjeunons chacun d’un plein pot de moules à la thaïlandaise avec lait de coco, citronnelle et lime : délicieux et super copieux. En revenant vers Kuaotunu nous nous arrêtons sur la belle plage de New chums à Whangapoua, la mer n'est pas froide mais les rouleaux sont assez toniques ! 2me arrêt photo sur la superbe et longue plage de sable blanc de Matarangi, bordée de belles maisons. Retour au cottage et dîner de snappers (vivaneau) gentiment offerts par notre logeur qui les a pêchés ce matin.
11/3 de Kuaotunu à Silverdale Nous quittons Kuaotunu sous un ciel un peu couvert, nous aurons une belle route sinueuse jusqu'à Thames la porte d'entrée de la péninsule de Coromandel puis la route va être de plus en plus roulante en approchant d'Auckland, à part quelques bouchons dus à des travaux puis la traversée de la ville et du pont se font à 80km/h sans ralentissement, nous arrivons à destination à Silverdale, point de chute pour équilibrer nos futurs et dernières étapes. Installation dans un beau studio attenant à la maison des logeurs. Très beau jardin paysagé avec un bel étang où se baladent des canards. Après le déjeuner nous allons visiter le parc régional Shakespeare situé au bout de la péninsule de Whangaparaoa. Temps gris et petite pluie fine ne nous permettront pas d'apprécier ce beau parc qui offre de beaux points de vue sur Auckland au loin et l'île Rangitoto.
12/03De Silverdale à Whangarei La queue du cyclone Hola est bien là, ciel uniformément gris, nuages bas mais il ne pleut pas. Au moment de partir les premières gouttes tombent et cela ne va pas s'arrêter tout du long du trajet, comme une averse tropicale ininterrompue et 16° de température. Notre détour par Mangawhai heads « tombe à l'eau » même les « lookout » le long de la route n'ont aucun intérêt vu le plafond bas qui ne permet pas de voir à plus de 300 m ! Nous arrivons au topten de Whangarei vers midi, toujours sous une pluie battante, heureusement le studio est prêt et nous pouvons nous y installer en attendant que ça se calme. Finalement la pluie va durer jusqu'au soir et elle ne cessera que vers 20h !
13/03 De Whangarei à la forêt de Waipoua Ciel nettement moins chargé ce matin, il y a même du soleil. Nous partons en voiture en direction de Whangarei heads. Nous nous arrêtons dans une rue d'où part un chemin en forte montée (470 marches) vers le Mount Aubrey : belle vue sur la côte et sur une grosse raffinerie ! Retour à Whangarei puis route en direction de Russel et Pahia, mais comme la route est coupée on doit faire un détour de plusieurs km, de plus on ne peut atteindre Russell que par le ferry depuis Opua. Russell est un village touristique qui se résume à quelques magasins, restaurants et motels, tous situés le long du rivage et dans une rue parallèle au rivage. Endroit agréable et calme, on s'arrête pour déjeuner dans un petit restaurant pour y manger des pâtes aux fruits de mer et un fisch & chips avec 2 verres de vin (58$), bon. Retour en ferry puis longue route vers la forêt de Waipoua par une NZ très campagnarde et peu peuplée à part les bovins et les ovins. Temps correct mais un peu couvert en fin d'après-midi. Arrivée au Topten de Kaihu vers 18h, c'est un très beau camping au bord de deux rivières en pleine nature et loin de toute habitation.
14/03 de Kaihu à Auckland Départ pour la forêt de kauris de Waipoua distante de 20 km. Au « visitors center » hélas on nous annonce que tous les chemins qui en partent sont fermés au public à cause de la maladie (dieback) qui frappe les kauris. Par contre 11km plus au nord on peut accéder à plusieurs sentiers qui desservent quelques exemplaires exceptionnels. Aussitôt dit aussitôt fait nous repartons vers le Nord et là effectivement nous pouvons admirer, les four sisters et le 2me plus large kauri du monde, vraiment très impressionnant. En prenant le chemin Yuaka track on peut encore en voir plusieurs au lieu-dit « cathedrale grove » et le 7me plus large kauri. De plus en se promenant dans cette forêt on voit d’autres kauris « normaux » mais impressionnants quand même. Vers midi nous repartons vers le Sud en direction de Dargaville puis d'Auckland. Temps assez dégagé, pique-nique au bord d'un bras de mer au sud de Dargaville puis Whangarei et enfin le harbour bridge d'où la vue sur Auckland est magnifique. Nous arrivons à notre B&B peu après 17h à Kohimarama beach. C'est une très belle maison sur 3 niveaux qui domine le parc qui borde Baddeley avenue, entre les quartiers de Mission et St-Heliers. L'hôtesse Margie est charmante et distinguée, elle nous fait visiter sa maison et nous invite à occuper tous les lieux mis à notre disposition : deux terrasses, un salon, la salle à manger. Un peu plus tard nous allons nous promener à pied dans ce quartier agréable et cossu et allons dîner chez l'italien «Mamma Rosa » situé au bord du parc.
15/03 Auckland – Singapour – Francfort - Bâle-Mulhouse Décollage à 13h50 dans un airbus A380-800 de la Singapour Airlines pour 9h 55mn de vol. Service attentionné, repas et boissons à volonté ! 4h d'attente à Changi airport avant de redécoller dans un airbus A380-800 de la Lufthansa pour 12 h50 mn de vol. Service et nourriture médiocres, vol sans histoire, petite attente à Francfort puis nous reprenons un Embraer 195 pour 30 mn de vol jusqu’à Bâle. Enfin arrivés…
Budget total pour 2 personnes et 41 jours sur place : 8900 €
Avion Bâle-Auckland AR : 2252 € Transports sur place : 1612 € Hôtels : (+/80€ par nuit) 3256 € Nourriture : 1152 € Visites : 458 € Cadeaux, divers 170 €
NB : L’album de photos est visible en cliquant sur le lien suivant : photos.app.goo.gl/6qCUMTZLtga72jcT2
Les légendes sont lisibles en mode lecture mais pas en mode diaporama.
Introduction Un voyage en NZ se mérite d'une part parce que passer plus de 30h à voyager n'est pas toujours une partie de plaisir et parce que le coût d'un billet d'avion est le double d'une destination classique vers l'Asie comme Bangkok ou Singapour. De plus le coût de la vie en NZ est élevé, à tous points de vue. Mais les deux points les plus gênants dans ce voyage ont été d'une part un climat très changeant avec des jours de pluie quasi continuelle due à des queues de cyclone venues des îles du Pacifique. L'autre point gênant a été la difficulté à se loger dans les endroits touristiques, même en s’y prenant une semaine en avance, du moins quand on n'a pas opté pour le camping ou le camping-car ce qui fut notre cas. Ainsi dans la région de F.J. Glacier, Booking et airbnb n'avaient plus rien dans leur catalogue si ce n'est un appartement à 500$ chez Booking et un canapé pour deux dans un dortoir à 60€. Idem vers Queenstown, Wanaka et les Catlins ! Il est vrai que les Néo-zélandais voyagent beaucoup dans leur pays au moment de leurs vacances d'été à cela s'est rajouté un nombre important de Chinois, venus en groupe ou seuls, passer le nouvel an chinois en NZ, donc galère assurée. Il suffirait donc de tout réserver à l'avance mais ce n'est pas non plus la solution car ça pose d'autres problèmes. Ainsi quand votre programme se trouve fortement perturbé par des routes fermées vous empêchant de rejoindre votre prochain hébergement comme cela a été le cas entre F.J. et Fox Glacier durant plus de 24h ou du côté de l'Abel Tasman park où près de 2000 touristes sont restés bloqués plusieurs jours ! A chacun de faire au mieux sachant qu'il n'y a pas de solution miracle à moins d'opter pour le camping car il reste souvent des emplacements libres. Attention aux distances, les cartes à grande échelle sont trompeuses et les routes sont très sinueuses ce qui augmente considérablement les temps de trajet escomptés ! Des moyennes de 30 à 40 km/h ne sont pas rares, surtout en montagne, ce qui est très souvent le cas en NZ.
Ce qui nous a étonnés en NZ
Même si superficiellement la NZ ressemble beaucoup à notre vieille Europe tant culturellement que géographiquement il y a de nombreux aspects spécifiques qui nous ont étonnés comme : - les nombreux troupeaux de moutons, de vaches, de biches et les innombrables balluchons blancs d'ensilage en paquet ou en rouleaux de centaines de mètres de long ! - le week-end on croise sur les routes de nombreux motards mais aussi de vieilles voitures de collection, – des touristes Chinois partout – les ponts à sens unique de circulation – les nombreuses routes fermées à cause des intempéries dues à la pluie (overflooding ou wash out), les nombreux cadavres d'opossum qui jonchent les routes – l'omniprésence des symboles du kiwi et de la fougère déclinés sous toutes les formes – l'inimitable accent des Néo-zélandais, souvent incompréhensible de prime abord. – le côté « far west » qui se dégage des villages et villes avec leurs bars « vintage », leurs vieux magasins et leurs cottages à un seul étage en bois peint, entourés d'un beau jardin à la pelouse verte impeccablement bien tondue ! – dans toutes maisons, les hôtels ou chez les particuliers la traditionnelle moquette épaisse reste le revêtement de sol privilégié, même dans les bateaux on en a trouvée; – le recours au matelas chauffants dans les hôtels et la bouteille de lait offerte à l'arrivée – le sérieux et le professionnalisme de l'organisation touristique avec une mention spéciale pour les i-sites qui aident les touristes à réserver des hébergements, des sorties, des visites etc. Mention également pour le site internet du D.o.C. (Department of Conservation) avec entre autres les superbes cartes sur lesquelles on peut zoomer pour faire apparaître à une échelle proche du 1/25000e les chemins balisés et les PDF qui les accompagnent. Les visitors center des parcs nationaux ou régionaux avec leurs affichages précis et leurs balisages impeccables. – On trouve partout en NZ des arbres magnifiques et vraiment imposants, sans oublier bien sûr la superbe fougère arborescente. – le fait qu'à 5h PM tout s'arrête, même dans les grandes villes, les magasins ferment, les gens rentrent chez eux, les rues se vident, seuls les bars et restaurants accueillent ceux qui veulent encore un peu profiter de la fin d'après-midi en ville, mais attention après 20h ça devient difficile de dîner.
Les « désagréments » – Hôtellerie chère et quelque fois vieillotte mais globalement propre et confortable. Etonnamment dans les hôtels il y a peu de mitigeurs, on se brûle vite les doigts au robinet d'eau chaude. – haute saison touristique (voir plus haut) – les prestations touristiques sont chères – météo capricieuse – la nourriture néo-zélandaise ne nous a pas convaincus (à l'exception des plats à base de poissons ou de moules), heureusement que l'on peut manger thaï, indien, italien...Prix globalement élevés, idem pour les boissons : un verre de vin ou une bière =5€ mini. De gros effort à faire pour le pain, vraiment pas terrible !!!
Les bonnes surprises – les Néo-zélandais sont avenants, serviables, chaleureux et très sereins. – La NZ dispose d'une superbe nature : arbres, parcs naturels, chemins de randonnée, lacs, volcans, montagnes... – L'organisation touristique top (voir plus haut)
Nos plus beaux sites - Le Parc Abel Tasman : La balade d’Anchorage à Marahau - La plage de Whakariri et le Farewell Spit - La croisière sur le Doubtful Sound - Les Catlins - La péninsule de Banks avec Akaroa - La péninsule de Coromandel - Le Tongariro Alpine Crossing - Rotorua : les vallées volcaniques (Waimangu et Wai o Tapu) et la forêt de séquoias - La forêt de kauris de Waipoua
Du 01/02 au 03/02 de Bâle-Mulhouse à Auckland
Décollage de Bâle Mulhouse pour Francfort durée du vol 45 mn, un peu plus tard nous redécollons dans un Airbus A 380-800 de la Lufthansa pour Singapour. Temps humide et froid qui nécessite 1/2H de dégivrage, décollage avec 45 mn de retard sur l'horaire. Durée du vol 11h45mn, temps orageux avec pluie sur Changi, ce qui nous a obligés à une approche un peu plus longue qu'à la normale. Un délai très raisonnable d'attente nous a permis d'admirer les aménagements naturels à base d'orchidées et de plantes tropicales. Nous repartons dans un autre A380-800 de la Singapour Airlines, bien rempli également. Les hôtesses sont toujours aussi élégantes, leurs tailles minces sanglées dans un superbe sari de style batik. Et c'est reparti pour 9h 30mn de vol en direction de la NZ, le trajet longe la côte sud de Bornéo puis on survole l'Australie au sud de Darwin en diagonale vers Sydney et finalement nous atterrissons à Auckland à 11h50 heure locale. Temps mitigé avec du bleu et des nuages. Les formalités quoique minutieuses se passent rapidement et dans une bonne ambiance. Le seul élément « problématique » signalé sur le long formulaire d'immigration était nos chaussures qui devaient être propres !mais on n’a pas eu à les montrer, les douaniers étaient plus sensibles à l'alimentation importée. Après le change à un ATM, nous sortons et trouvons notre chauffeur de taxi avec son carton à mon nom. Il a une bouille de dessin animé avec sa casquette et un accent néo-zélandais à couper au couteau ! Au moment de rejoindre le taxi il pleut à verse mais il ne fait pas froid (20°). Après avoir un peu tourné il nous laisse à un mauvais endroit et il nous faut un peu de flair pour trouver notre appartement qui est situé dans un bâtiment moderne de plusieurs étages au bord de North road mais sans numéro de rue visible. C'est un appartement avec un grand salon cuisine sur un niveau et deux chambres à coucher avec sdb attenante à l'étage. L'ameublement est de style Ikea, confortable et sobre. Après nous être débarrassés de nos affaires et nous être changés, nous partons à la découverte de notre nouvel environnement. La pluie a cessé et il y a un beau soleil mais les nuages ne sont pas loin. Nous allons faire quelques courses dans de petites supérettes proches puis décidons d'aller au centre ville, long trajet sur un itinéraire pas passionnant, environné de voies rapides, de plus il y a du relief, ça monte et ça descend. Finalement au bout d'une bonne heure nous atteignons l'entrée de la ville. Nous nous arrêtons pour prendre une boisson dans Karangahape road. C'est une rue animée par de nombreux bars « mode » à la décoration kitsch ou pseudo brocante. Atmosphère décontractée, c'est cool, puis nous descendons par St Kevin's arcade, le Myers park et enfin Queen street l'avenue commerçante d'Auckland. Il commence à pleuvoir une petite bruine qui se transforme vite en belle rincée. Notre balade vers le port s'achève sous la pluie, retour en taxi chez nous. Excellent repas indien chez Tiffin juste en face de notre logement. C'est complètement fatigués que nous allons nous coucher après 42h sans vrai sommeil !

Auckland depuis le Mont Eden
4/2 Auckland
Bonne nuit réparatrice. Nous prenons, à 10mn à pied depuis l’appartement, le train à la station Morningside jusqu'à Grafton d'où nous pouvons rejoindre rapidement à pied le musée d'Auckland installé dans un superbe parc qui domine la ville. Très beau musée consacré aux Maoris, leur art et leur histoire. Il recèle des pièces magnifiques comme des portiques d'entrée en bois, des proues de bateaux, une maison des ancêtres complète, des ustensiles de cuisine, des armes etc. Nous assisterons également à une représentation de danses maories dont l’incontournable haka. Le temps est plutôt au beau même si quelques nuages viennent de temps en temps assombrir le ciel. Nous pique niquons dans le superbe parc du Domain à l'ombre d'arbres gigantesques aux systèmes racinaires apparents et très volumineux. Retour en ville en descendant par le nord du parc jusqu'à Grafton street, dans cette rue on peut voir de belles maisons victoriennes. Nous nous arrêtons pour boire un coup dans un bar de Vulcan Lane : ici aussi belle ambiance sympathique dans une rue piétonne où se succèdent bars, restaurants et magasins divers. Nous continuons vers le port que nous allons arpenter de long en large depuis le vieux bâtiment du ferry jusqu'au port de plaisance tout à l'Ouest. Ce quartier de docks réhabilités est très agréable: on y trouve de nombreux restaurants, leurs tables donnant sur les bassins où mouillent les bateaux. Aujourd'hui dimanche il y a affluence, les gens se promènent, boivent un coup ou pique-niquent sur des bancs, c'est très vivant. Dans le port de superbes voiliers sont amarrés, un pont amovible permet aux bateaux de rentrer ou de quitter le port. De vieux silos ont été conservés, des tankers sont peints de couleurs vives. Le pont amovible est en pleine activité. Des passants nombreux se promènent le long des bassins. Des maoris s’amusent à y plonger C'est ici entre autres que l'on peut comprendre la passion des néo-zélandais pour la mer et la voile, d'ailleurs on voit de magnifiques voiliers, de vrais bêtes de courses.

Belle pièce du musée d'Auckland
5/2 d’Auckland à Wellington en avion
Beau soleil et ciel bleu. Vers 9h on part à pied en direction du Mont Eden. Belle approche par un quartier de maisons victoriennes typiques entourées de beaux jardins, puis petite grimpette jusqu'au Mt Eden, un ancien volcan. Superbe vue à 360° sur Auckland. Beau temps, température chaude mais atmosphère humide. C'est vraiment un beau panorama qui s'étend au loin, on voit bien le CBD (centre des affaires), la Skytower, le Harbour bridge, l'Eden Park, les mers de part et d'autres de la ville. Le ciel s'est couvert et nous rebroussons chemin vers l'appartement, quelques gouttes inoffensives et le soleil réapparaît, c'est vraiment un climat océanique où les ondées courtes se succèdent rapidement et où le soleil n'est jamais très loin. A déambuler ainsi dans ces quartiers résidentiels on pourrait se croire en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis ou en Australie. Comme dans tous ces pays on trouve des petits commerces tenus par des Pakistanais, des Indiens ou des Chinois. Souvent en plus de la vente de nourriture, on peut y boire un café ou un coca. La vente d'alcool par contre est réglementée et seul des commerces spécialisés sont autorisés à en vendre. Il y a également beaucoup de restaurants japonais, chinois, thaïs. De toutes façons la population néo-zélandaise est très mélangée : occidentaux, Maoris, asiatiques (Chinois, Indiens, Japonais)
Départ en taxi (shuttle réservé sur le net et avec le même chauffeur qu’à l’aller !) pour l’aéroport et Wellington. En effet il nous a paru plus logique, d’un point de vue climatique de visiter d’abord l’île du Sud avant l’île du Nord. Mais comme les vols sur Auckland étaient moins chers depuis l’Europe et ceux entre Auckland et Wellington bon marché nous avons opté pour cette solution.
Il suffit de 45 mn de vol pour relier Auckland à Wellington. Belle arrivée sur la capitale, on est également bien secoué par des rafales de vent assez violentes, c'est normal car Wellington est connue comme « windyton ». Tout de suite en sortant nous prenons le bus 91 pour le centre ville (les tickets de bus sont chers, 6€ pp), nous descendons à l'arrêt Cuba Street et partons à pied rejoindre notre auberge de jeunesse tout proche, le Set Dixon. Nous y avons réservé un bel appartement pour 4 personnes avec un très grand salon, une terrasse qui donne sur Dixon street, une sdb et deux chambres à coucher. La cuisine est toute équipée (machine à laver la vaisselle, lave-linge, four, micro-ondes…) Nous nous dirigeons vers le port et passons devant une zone mélangeant œuvres d'art, bâtiments modernes et zones de récréation. La masse imposante du musée Te Papa domine tout le secteur avec son architecture originale composée de lignes et de couleurs différentes. Il y a beaucoup de monde qui se promène le long de la mer, des jeunes s'entraînent aux avirons, soit sur l’eau soit en salle sur des simulateurs. Retour dans les rues commerçantes et animées de Dixon street et de Cuba street en dehors de ces quelques rues c’est le silence et le désert ! Même les supermarchés sont désertés après 17h.
Le parlement de Wellington6/2 de Wellington à Havelock
Départ à pied sous un beau soleil en direction du parlement et du quartier de Thorndon. Au début nous cheminons dans des rues bordées de magasins de luxe, de banques et de sièges d'entreprises. De temps en temps un vieux bâtiment XIXe siècle ou Art déco se coince incongrûment entre des barres de verre et d'acier. Nous voilà devant le parlement en fait il s'agit de trois bâtiments qui se succèdent du Nord au sud et de trois styles et époques différentes ! 1970, 1920, 1870. L'ensemble est assez harmonieux. Visite ensuite de la superbe old St-Paul's church de 1878 tout en bois, c'est surtout l'intérieur qui est magnifique avec les charpentes apparentes de la nef principale et des collatéraux. Retour à l'appartement où nous récupérons nos affaires et commandons un taxi (16$) pour le port, nous mangeons nos sandwiches dans la salle d'attente puis rejoignons notre ferry de la Cie Bluebridge qui lève l'ancre à 13h30. Petite houle, temps gris et couvert, mais paradoxalement la situation se calme en avançant en haute mer. Nous sommes confortablement installés dans des fauteuils face aux fenêtres, le bateau est bien plein. Dehors le vent s'est calmé et c'est de cette position favorisée que nous pénétrons dans les Marlborough Sounds : beau paysage, de petites maisons isolées en bord de plage, un petit bateau amarré, tout est calme, une ambiance nordique. A Picton, un bus nous emmène à la consigne pour récupérer nos bagages mis en soute, puis nous dépose chez les loueurs de voiture. Nous prenons possession chez Thrifty de notre RAV4 blanc presque neuf et nous voilà partis sur les routes néo-zélandaises en direction de Havelock notre première étape dans l'île du Sud. Au bout d'une trentaine de km nous y voilà. Havelock est un petit village qui essaime ces petites maisons en bois le long de la route principale et de la mer. Quelques hôtels et restaurants sont regroupés ensemble de part et d'autre de la route principale. Nous nous installons dans deux petites « cabines » d'un holiday parc kiwi. Les cabines sont très propres et ont tout le confort, les douches et WC sont justes à côté. Nous pensions évidemment déguster les fameuses moules vertes, spécialité de la région, mais, manque de pot, aujourd’hui c’est fête nationale et les ramasseurs de moules ont chômé ! Donc pas de moules ! On se rabattra sur d’excellents seafood chowder (soupe crémeuse de poissons).

Le port de Picton et les Marlborough Sounds
7/2 de Havelock à Motueka
Départ pour Motueka, premier arrêt pour faire la très belle balade de « Pelorus bridge ». Du parking un beau sentier passe dans la forêt et longe la rivière pour aboutir à une cascade pas très grande ni impressionnante mais dans un beau décor. Retour par le même chemin, arrêt baignade pour Patricia dans la rivière puis retour à la voiture. Arrivés à Motueka nous prenons nos quartiers au motel Motueka Garden, dans un très bel appartement avec deux chambres, une cuisine-salon, une terrasse, avec barbecue et piscine. Balade le long de la mer puis dîner de poissons, arrosé par un sauvignon blanc, notre blanc favoris du moment !
8/2 Balade dans le parc Abel Tasman
Départ ce matin, sous un beau soleil pour le parc Abel Tasman : nous prenons la voiture jusqu’à Marahau, point de départ du bateau taxi. Marée basse donc mise à l’eau mouvementée par un tracteur qui pousse le bateau dans l’eau et dont les premiers rouleaux aspergent joyeusement les passagers du fond. Après avoir visité une plage entourée par une falaise et des rochers le bateau nous dépose à Anchorage bay : C’est une superbe plage de sable blanc, la mer est chaude (plus de 23°). Nous pique-niquons sur place puis nous partons faire la randonnée de retour jusqu’à Marahau (durée 4h) : C’est une superbe balade, le chemin suit d’assez près et en hauteur la côte ce qui permet d’avoir de magnifiques point de vue sur la région. Les randonneurs son nombreux, le chemin est un vrai boulevard et en dehors de la grimpette du début c'est pratiquement plat. Ce soir au dîner nous nous dégustons, c’est incontournable en NZ, des côtelettes d'agneau au barbecue !
Dans le parc Abel Tasman9/2 balade à Whakariri et Farewell Spit
Nous quittons notre confortable motel car il n'y a plus de place pour nous ce soir, mais nous avons pu trouver un chalet pour 4 au Topten Holiday Park : superbe chalet avec grand salon salle à manger avec tout le confort, sdb et 2 chambres à coucher, vraiment le top !!! Compte tenu de la haute saison touristique, nous jugeons plus prudent d’aller faire un tour au I-site (office du tourisme où l’on peut réserver des hébergements ou des tours). C’est pas gagné car nous sommes de plus dans un coin très touristique. La situation est plutôt bloquée, le peu d’hébergements disponibles sont soit hors de prix : 500$ l’appartement ou 60€ un canapé pour deux dans un dortoir ! On verra. Nous partons en voiture en direction de Colingwood. Sur la route nous nous arrêtons voir un beau panorama au Hewkes lookout. Puis 1h45mn de route sinueuse plus tard nous arrivons à la magnifique plage de Whakariri avec ses dunes et ses phoques joueurs. La baignade par contre y est déconseillée à cause de forts courants. Nous continuons notre découverte du secteur en faisant la belle balade du Farewell Spit. C’est une balade en boucle qui passe par les deux plages, d’abord Sud puis Nord en traversant la montagne et des pâturages avec des troupeaux de moutons et de vaches. A cette heure tardive il y a un bel éclairage sur le vert des pâturages et les arbres magnifiques. Retour au parking (environ 1h de marche en boucle). Le trajet de retour en voiture est long mais bon il faudra s’y habituer car malgré de faibles distances la moyenne sur ces routes sinueuses ne dépasse pas les 40km/h.
Plage de Whakariri10/2 de Motueka à Granity Deuxième passage au I-site pour réserver deux nuit au Topten de Dunedin et la croisière sur Doubtful sound et essayer de réserver des hébergements sur Catlins, mais après plus d'une heure de recherche par une employée souriante et compétente nous ne trouvons pas dans nos prix, les hébergements sont trop chers et il n'y a pas grand choix une fois de plus. Départ pour Westport, belle route et très beau paysage, nous nous arrêtons à un lookout puis continuons jusqu'à Morchison, pique nique devant les Marouia falls, malgré un temps un peu à la pluie mais pas suffisamment pour nous empêcher de casse-croûter devant les chutes. Nous longeons ensuite la Buller river dans un superbe paysage de gorges et de forêts denses et vertes. Nous roulons jusqu’à notre hébergement à Granity (à 20 km au nord de Wesport) dans un vieux lodge- relais dans cette région minière (Ghost lodge), belle balade sur l’immense plage où sont échoués de nombreux bois flottés. Dîner dans une taverne au bord de la mer d'un plat de sea food : moules vertes, crevettes, poisson panné, saumon fumé et sauces diverses : très bon peu cher et dans un beau cadre. 11/2 de Granity à Hokitika
Nous quittons Granity pour Hokitika, route de bord de mer, arrêt au cap Foulwind pour admirer le paysage sous un ciel gris et la bruine et apercevoir la colonie de phoques : belle colonie nombreuse que l'on peu voir d'en haut grâce à un lookout aménagé. C’est ensuite Punakaiki, où la pluie daigne s'arrêter, belle vue sur les pancakes rocks depuis un chemin aménagé. A Hokitika, difficile de trouver un hébergement et nous nous installons dans un hôtel minable avec des chambres petites à 4 lits en hauteur et un petit espace commun avec un coin cuisine aménagé de bric et de broc qui jouxte celle du resto, il pleut on part faire les gorges d'Hokitika à 26 km : pont suspendu, pluie à verse, belle nature verte.
Punakaiki12/2 de Hokitika à Franz-Josef Glacier et retour Temps gris, il pleut, longue route jusqu'à Franz-Josef Glacier (on a appris que la route était coupée entre F.-J. et Fox Glacier !) Arrivés à F.-J. on fait la balade vers le glacier au début sous un timide soleil puis sous une pluie battante jusqu'à la fin de la balade. Le soleil réapparait au moment de pique-niquer ! Retour à Hopitika (n’ayant pas trouvé d’hébergement vers les glaciers) mais dans un motel nettement plus agréable et sympa que celui de la veille .Dîner barbecue avec agneau et patates rôties. Balade en ville, lèche-vitrine dans les nombreux magasins de jade et sur la belle plage en fin de journée.
Franz-Josef Glacier13/2 de Hokitika à Wanaka
Il pleut à verse ! Avant de partir nous allons nous renseigner à l’I-site pour savoir si la route était toujours coupée après F.-J. Glacier ? Ouf elle est ouverte ! Départ par la route maintenant bien connue, puis pour Fox glacier où nous faisons le tour du lac Matheson en compagnie de beaucoup de Chinois, heureusement il ne pleut pas même si le temps reste incertain ! Beau look out sur le lac Paringa où nous pique-niquons malgré quelques sand flies énervants !(mouches de sable) !
Le temps s'améliore, belle balade sur le Roaring Billy falls avec une superbe forêt humide avec des fougères de toutes sortes et de grands arbres majestueux couverts d’une grande variété de lichens. Nous empruntons la belle route qui monte vers le Haast pass, impressionnante avec cette large rivière qui occupe tout l’espace. De nombreux lookout nous permettent d’admirer les lacs Wanaka et Hawea. Arrivés à Wanaka, installation au Top Ten puis bon repas thaï de curry vert et rouge.

Lac Wanaka
14/2 de Wanaka à Te Anau Avant de quitter Wanaka nous profitons du beau soleil pour faire l'ascension du Mt Iron d'où la vue sur la ville, le lac et les environs est magnifique. Belle route ensuite avec de nombreux arrêts pour admirer le paysage. Nous nous arrêterons le long du lac Hayes pour pique-niquer dans un endroit idyllique, puis nous roulerons jusqu'à Queenstown puis Te Anau où nous avons dû nous contenter d’une chambre pour 4 au kiwi HP. Le beau temps nous incite à nous promener et à nous baigner dans le lac et à visiter le petit bird sanctuary.
15/02 Doubtful Sound depuis Te Anau
C’est aujourd’hui que nous faisons notre croisière sur le Doubtful sound : le bus nous cherche à 9h et nous emmène en direction du lac Manapouri. Là nous embarquons et traversons le lac d’Est en Ouest. Puis un autre bus nous emmène dans un paysage sauvage et grandiose, la route se fraye un passage entre des falaises verticales et des à-pics impressionnants. De part et d’autres de la route, on peut voir des arbres magnifiques et des chutes d'eau vertigineuses, puis on arrive au débarcadère d’où démarre la croisière sur le Doubtful Sound. Le temps est très changeant, avec beaucoup de brume, de la pluie par intermittence, mais comme le disait l’employée qui nous avait réservé la croisière cela lui rajoute du charme ! On se croirait vraiment dans les fjords norvégiens, entourés par de hautes montagnes tombant à pic dans la mer. Le retour de la croisière se fait en sens inverse et vers 18h nous sommes à Te Anau. Dîner au restaurant Kepler : excellent seefood chowder, et risotto aux fruits de mer et poissons, c’est un peu plus cher que d’habitude mais bon rapport qualité/prix, c'était le seul resto plein (bon signe) et il nous a fallu patienter 45mn avant d’être servis !
Doubtful Sounds16/02 de Te Anau à Owaka
Nous descendons vers le Sud du Sud, la région des Catlins, Belle route, ciel un peu chargé au départ de Te Anau, avec quelques gouttes de pluie mais ça s'est arrangé en cours de route, bel arrêt pique-nique dans une aire récréative avec table bancs et ombre. La route traverse une région agricole riche avec de l’élevage ovin et bovin, de la culture de betteraves, de céréales les paysages sont vallonnés un peu comme en France dans le Massif Central. Nous arrivons à Owaka tôt dans l'après-midi. Le Thomas Catlins Lodge est un ancien hôpital, transformé en hôtel qui fait colonie de vacances avec toutes ces petites chambres et une grande cuisine commune dans laquelle les voyageurs de tous âges se bousculent pour préparer leur dîner. Nous partons en voiture pour aller découvrir la baie de Jack et le Jack's blowhole : beau paysage, la mer ici brasse et rejette de grosses algues de type laminaire. Le trou du souffleur est une grosse caverne très profonde dans laquelle la mer s'infiltre avec force bruit. Balade à Owaka, village un peu vieillot et visite d'un jardin décoré de milliers de théières, kitch au possible !
Cathedral Caves17/02 balades dans les Catlins
Le temps change ici très vite, pluie ce matin au départ puis vent, puis soleil puis encore pluie. La température passe de 15° à 25° en moins d'une heure. Belle campagne « bretonne » avec des parterres de petites fleurs jaunes, des moutons bien sûr et même un rallye de 2CV Citroën ! Belle randonnée dans une forêt primaire humide encombrée de fougères et de grands arbres aux troncs horizontaux recouverts de mousse et de lichens. Puis on accède à une très belle plage et on pénètre, but de la balade, dans « Cathedrale caves », grande grotte haute de plafond et étroite qui se rétrécit au fur et à mesure que l'on y pénètre, on peut en ressortir à l’autre bout et revenir par une autre grotte similaire. Nous continuons notre balade en voiture et poussons jusqu'à Curio bay pour y voir une forêt pétrifiée, un beau point de vue, mais pas de pingouins ni de dauphins ni de lions de Dans l'après-midi nous visitons Kaka Point, petite station balnéaire : quelques baigneurs surfeurs et une immense plage battue par les vents, la mer roulant de gros rouleaux. Puis on continue la toute vers Nugget Point : belle balade courte vers un phare construit sur un piton rocheux qui domine la mer. Belle vue sur des rochers pointus éparpillés dans la mer en regardant bien on voit tout en bas des lions de mer, des mouettes bien sûr mais toujours pas de pingouins.

Nugget point
18/02 d’Owaka à Dunedin
Départ aujourd’hui pour Dunedin, belle campagne verte et agricole à souhait. Nous avons réservé Un appartement auTopten à quelques km du centre ville. Visite rapide du centre de Dunedin et de la vieille gare au style très british, de la place centrale l’Octagon et des rues commerçantes alentour. Détour par le I-site pour constater qu’il y a toujours autant de touristes et que les chambres d’hôtels sont toutes bien pleines, hélas.
19/02 Visite de la péninsule de Dunedin
Pluie au réveil mais ça se calme à partir de10h : nous allons découvrir la péninsule de Dunedin, nous alternons route de la côte et de la montagne pour avoir 2 points de vue différents, balade à pied jusqu'à Sandfly beach par un chemin en pente raide et bien sablonneux. Sur la plage 2 à 3 lions de mer se laissent approcher durant leur sieste. Belle plage, il fait néanmoins frais (14°). Nous continuons jusqu'au bout de la péninsule pour aller visiter le centre d'interprétation de l'albatros puis retour par Allan beach où nous voyons d'autres lions de mer d’assez près. Retour à Dunedin et balade en centre ville, ville agréable et animée avec un centre resserré autour de vieux bâtiments réhabilités de la fin du XIXe siècle.
Maisons victoriennes de Dunedin20:02 de Dunedin à Kurow
Départ de nos amis pour l’aéroport, quant à nous nous allons en direction des fameuses boules de Moeraki. Nous ne sommes pas seuls malgré le temps pluvieux, des dizaines de chinois se prennent en photo juchés sur les boules avec leurs parapluies et leurs pèlerines. Difficile dans ces conditions de faire des photos des boules sans Chinois ! Elles sont effectivement curieuses ces boules de pierre parfaitement moulées et éparpillées sur la plage. La pluie va nous accompagner jusqu'à notre arrivée à Kurow où nous logeons dans un motel standard correct mais au prix assez élevé (80€) : D'après le patron ce mauvais temps est dû à un cyclone parti des îles Salomon et Fidji qui vient d’atteindre la NZ et qui devrait s’atténuer dans deux jours. Ca n’arrange pas nos projets de nous approcher du Mont Cook demain, car le plafond va rester très bas et la vue complètement bouchée.
21 de Kurow à Geraldine Il pleut toujours jusqu’à Twizel et le lac Tekapo, A Tekapo une légère échappée brumeuse nous laissera entrevoir la base de quelques montagnes enneigées, il fait 7° et en dehors de quelques Chinois en train de se prendre en photo il n'y a personne dans les rues ! Les rivières débordent de leurs lits et les avertissements wash out ou flooding sont nombreux, d'ailleurs à plusieurs endroits il m'a fallu rouler dans une grosse flaque d'eau qui débordait sur la route. De plus la route qui mène à Geraldine est coupée ce qui nous a obligés à un détour de 40 km.
A Géraldine nous logeons dans un vrai bed and breakfast avec un couple de chinois chez une assistante d'éducation aux handicapés, elle partage avec nous : cuisine, salon et jardin. La pluie a cessé, balade le long de la rivière en crue et dans la petite ville typique avec tous ses commerces fermés à 5 PM, ses bars et ses take away indien ou chinois, ses 5 églises, quelques vieilles bâtisses du début XX éme et ses rues aux cordeaux avec les maisons en bois entourées d'un jardin bien entretenu.
22:02 de Geraldine à Lyttelton
C’est sous un beau soleil, enfin, que nous quittons Geraldine pour Christchurch ces dernières pluies ont entraîné des dommages et il y a encore des routes coupées, ce qui nous oblige à des détours par des petites routes mais finalement on arrive à destination vers midi à Lyttelton. En réalité nous sommes à Diamond harbour, sur la rive juste en face du port de Lyttelton. Il s’agit d’un petit chalet tout le confort avec une belle terrasse qui domine tous les environs et dont on a une superbe vue sur la mer et Lyttelton. Plutôt que de s’embarraser de notre voiture et de faire de nombreux km pour rejoindre Christchurch, nous descendons en voiture au petit port tout proche où nous prenons le ferry (sans la voiture) pour Lyttelton. De là le bus 28 nous conduit directement au centre de Christchurch. . Qu’en dire ? Sensation bizarre ! Comme tout visiteur nous avons en mémoire le tremblement de terre meurtrier qui a abattu les immeubles du centre-ville et notre regard est obnubilé par ce fait : un immeuble ancien debout veut dire qu'il a résisté au tremblement alors que les immeubles neufs sont la preuve d'une reconstruction. La cathédrale très abîmée est toujours entourée d'une palissade et de contreforts pour l'empêcher de tomber. D'autres immeubles sont également en travaux de réhabilitation et il y a beaucoup d'immeubles modernes et futuristes qui ont définitivement remplacé les maisons détruites. Le jardin botanique est magnifique et d'une très grande superficie ce qui nous étonne à première vue, mais ici l'espace n'est pas rare donc même dans une grande ville on peut « gaspiller » des ha pour un jardin. Les arbres en particulier sont magnifiques : leur taille impressionne ainsi que la beauté de leurs ramures. A 17h les rues se vident et cela fait une drôle d'impression. Seuls les bars et les restaurants accueillent des clients et donnent un semblant d'animation à la ville qui s'endort alors qu'il fait encore plein soleil ! En prenant le bus 28 pour retourner au ferry nous nous sommes trompés de direction et sommes partis à Papanui. Nous avons dû attendre 15 mn au terminus de Papanui avant de reprendre le même bus avec le même chauffeur pour le centre ville et ensuite continuer vers le ferry soit en tout plus d'une heure de trajet. Heureusement nous avons pu reprendre le ferry de 20h30 pour rejoindre notre chalet !
Christchurch : Les dégâts du tremblement de terre sont encore visibles23/02 visite de la péninsule de Banks La température est fraiche ce matin : 13° : aujourd’hui nous partons découvrir la fameuse péninsule de Banks en empruntant de petites route en direction de Port Levy puis de Pigeon bay : c’est une belle route sinueuse avec de superbes points de vue sur la mer et les plages, un peu plus loin le goudron laisse la place à des gravillons et la piste à voie unique grimpe par une forte montée avant de redescendre vers Pigeon bay : le croisement est problématique mais n'ayant croisé qu'un agriculteur local qui savait, en faisant une marche arrière de 30m où se garer, ça n'a pas posé de pb. La summit road pour arriver à Akaora est également très belle mais beaucoup plus chargée que celle que nous venions de faire : beaux points de vue sur la montagne et la mer. Akaora est une petite ville très touristique où on cultive les restes d’une présence française très ancienne : vieilles maisons, nombreuses enseignes en français. Plusieurs balades partent du village vers la montagne d’où on a un panorama sur la ville et la mer. Déjeuner au restaurant Bach d'une honnête chowder sea food arrosée de pinot gris et de sauvignon blanc. Retour par la route de la côte Ouest jusqu'à Diamond harbour, super coucher de soleil sur le port de Lyttelton.
Péninsule de Banks24/02 de Lyttelton à Hanmer Springs
Bonne nuit fraîche avec le coassement des grenouilles en bruit de fond ! Nous quittons Diamond Harbour dans l’intention de faire la summit road au-dessus de Christchurch : impossible car coupée temporairement à la circulation pour raison d' « event » : à savoir une course de voitures de sport.
Finalement nous empruntons la 1 pour Hanmer Springs, pas mal de circulation, on est le W.-E. et c'est l'été. Il fait toujours beau ! Arrivés à Hanmer Springs vers 12h30 nous nous installons dans un motel classique type box avec parking devant. Hanmer Springs est surtout connu pour son établissement thermal d’eau chaude et sulfureuse : En fait il s’agit d’une succession de piscines de tailles différentes en plein air avec de l’eau à différents degrés (de 30° à 41°). Ces eaux naturelles chaudes sont riches en sulfures, calcium, potassium, magnésium, etc. nous y resterons 2 heures à barboter avec les locaux très nombreux, on est samedi.
25/02 de Hanmer Springs à St-Arnaud
Temps un peu gris et avec beaucoup de vent, nous quittons Hanmer Springs et son rallye de vieilles bagnoles, pour refaire des routes de montagne sous un climat « on/off » comme ils disent ici. Nous avions envisagé de nous arrêter pour pique-niquer au bord du lac Rotorua mais les sand flies en ont décidé autrement. À peine sortie de voiture c'est l'attaque en règle de dizaines de ces maudits moucherons pas plus grand qu'une drosophile mais hargneux à souhait et laissant des traces saignantes et douloureuses qui enflent rapidement : le temps n'étant pas non plus vraiment de la partie nous plions bagages. Nous reprenons la route pour St-Arnaud et allons nous garer au bord du lac Rotoiti où par chance il n'y a pas de « sand flies ». Pique-nique sur un banc au bord du lac, par chance le soleil revient par intermittence. Puis je pars faire le tour de la petite péninsule où un beau chemin longe le lac par la forêt. Retour à l'embarcadère et au parking où on peut voir des bancs d'anguilles noires de belles tailles spécifiques de la NZ. Nous reprenons la voiture pour rejoindre notre habitation pour la nuit à quelque km de St-Arnaud. Il s'agit d'une maison historique construite vers 1887 et en partie originale. Nous logeons quant à nous dans des cottages neufs construits à côté de la ferme. Les cottages sont très bien avec une belle vue sur la campagne environnante. Le temps frais ne nous permettra pas de profiter de la terrasse.
26/02 de St-Arnaud à Blenheim
Il a plu une partie de la nuit et ce matin tout est bouché, encore une queue de cyclone ! Nous aurons de la pluie tout au long de la route jusqu'à Blenheim. Les vignobles de Marlborough sont apparus une 30aine de km avant Blenheim. Les vignes ne portent pas de fruits dans la moitié inférieure des ceps et on ne voit pas bien le raisin, le feuillage étant encore très dense. Nous prenons nos quartiers dans un Topten correct. Le soleil revient dans l'après-midi. Le reste de l’après-midi sera consacré à la préparation du voyage dans l’île du Nord et aux réservations des hébergements sur internet : heureusement la situation est moins critique que dans l’île du Sud.
27/02 de Blenheim à Picton et Wellington
Temps gris 13°, nous quittons Blenheim en direction de Picton distant de 27km, nous y laissons notre voiture de location puis nous allons nous balader en ville le long de la plage, puis pour nous réchauffer et attendre le départ du ferry nous prenons un café latte dans un tea-room cosy Attente du ferry qui a du retard à cause de problèmes de chargement ou de déchargement. Traversée sans histoire sur une mer calme de bout en bout et un ciel gris. Arrivée à Wellington vers 18h15, nous penons un taxi pour le Cambridge hôtel situé dans le quartier des backpakers et de la vie nocturne. L'hôtel est vieillot et sent le temps des colonies. Chambre moquettée correcte. Par contre le bruit est incommodant : bruit de l'ascenseur antédiluvien, bruit d’une alarme de voiture qui se met en marche de façon intempestive, bruit des fêtards qui rient et discutent…
28/02 de Wellington à Napier
Comme nous avons réservé une voiture de location à l’aéroport de Wellington (moins cher qu’en ville) je prends le bus 91 pour la récupérer chez ACE. Nous quittons Wellington sous la pluie en direction de Napier le temps va progressivement s'améliorer et c'est sous un beau soleil que nous arrivons à Napier vers 16h, il fait 25° et le ciel est bleu. Nous nous installons au motel, belle chambre standard avec cuisine collective au rez-de-chaussée. Nous allons au centre-ville distant de 5 km : c’est une belle ville avec beaucoup de bâtiments construits après le tremblement de terre de 1931 qui avait tout dévasté : c’est pourquoi la reconstruction s’est faite dans le style art déco, le mouvement à la mode à l'époque. Bel éclairage de fin d'après-midi. Mais ici aussi la ville à 17h30 est morte : tous les magasins sont fermés et seuls les touristes arpentent les rues. Quelques bars ouverts accueillent les assoiffés.
Maison art déco à Napier1/3 visite de Napier et sa région Nous allons à l’I-site pour réserver la navette qui permet de faire la randonnée du Tongariro Alpine crossing, nous en profitons pour obtenir d’autres informations. Petit tour en ville pour photographier les maisons art déco puis route vers le cap Kidnappers pour marcher sur la plage entourée d'une imposante falaise. Trop tard pour faire la randonnée complète vers les fous de Bassans car il faut 4-5h avec la marée basse ce qui n’est pas le cas quand je démarre la balade. Déjeuner de poissons à Havelock North dans un bon restaurant, le Diva, puis balade à Hastings, nettement moins riche en bâtiments art déco.
2/3 de Napier à Ohakune
Temps un peu couvert mais il ne fait pas froid 19°, départ pour Ohakune par une bonne route quoique sinueuse : 180 km en 3h environ : belle campagne avec d'abord de la vigne et des vergers puis de l’élevage et des pâturages. Nous logeons dans un chalet en duplex pour 6 personnes, avec tout le confort. Après le déjeuner nous partons faire la balade de Mangawhero : c’est une balade d'une heure dans une superbe forêt aux arbres magnifiques et aux fougères arborescentes. Je continue ensuite faire le Ohakune old coach road vers le viaduc (1h30 AR) beau paysage de pâturages et de forêt avec des fougères puis bien sûr le fameux viaduc construit en 1903.
Balade vers Cape Kidnappers3/3 : Tongariro alpine crossing (19,4km, (+765m et -1165m)
Départ depuis l’hôtel avec la navette à 7h. Le minibus est plein (19 personnes), il faut près de 45 mn pour rejoindre le parking de départ de la randonnée à Whakapapa. Sur place des dizaines de bus lâchent où ont lâché une bonne centaine de randonneurs : nous sommes samedi, il fait beau donc ça craint ! On se croirait à un pèlerinage populaire, à voir cette file ininterrompue de randonneurs à la queue leu-leu empruntant tous le même chemin, on y parle anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol...mais paradoxalement pas le moindre Chinois !!! On y voit des jeunes de 10 ans et des plus de 80 ans, et tout le monde sue sang et eau sur cet itinéraire très pentu ! Le beau temps ne durera pas et on est bientôt dans la brume et les nuages, la température chute il faut remettre l'anorak. L'environnement est typiquement celui que l'on trouve à Ténérife quand on se balade dans la caldera du Teide : fumerolles qui sourdent de terre, odeur de soufre, sol composé de pierres volcaniques noires ou de couleurs vives suivant les oxydes qui les ont altérées. Une première descente assez casse-gueule sur des éboulis très en pente mène aux différents lacs bien cachés par les nuages puis heureusement bien visibles un peu plus tard. Toujours cette odeur d'œufs pourris par moment, puis on entame la descente et on voit bien le lac Rototupunu et plus loin le lac Taupo. Au bout de 7h pile sans avoir « chaumé » je me retrouve au parking à attendre avec des dizaines de randonneurs la navette pour rentrer La plupart sont avachis ou couchés sur la pelouse, les pieds nus au frais. Retour en 1h à Ohakune.
Tongariro Alpine Crossing : Emerald lake4/3 De Ohakune à Taupo Ciel bleu et soleil, nous quittons Ohakune par la route de National Park, la desert road étant fermée depuis plusieurs jours pour travaux. Belle route avec de beaux points de vue sur les volcans environnants comme le Tongariro ou le Ruapehu. Arrêt balade autour du lac Rotopounamu, c’est une belle randonnée de 2h presque plate tout autour du lac. Arrivée à Taupo vers 14h20 nous déjeunons sur la petite terrasse sympa de notre chambre au motel Acapulco. Un peu plus tard, je me balade autour du lac depuis Acacia Bay jusqu'à la pointe Rangatira Point. Rien de bien spécial, peu de vue sur le lac et le reste du temps le chemin est dans le bush.
5/3Dde Taupo à Rotorua
Une autre balade incontournable à Taupo consiste à aller voir les chutes de la rivière Huka tout proche de la ville : spectacle magnifique depuis plusieurs points de vue bien placés. On peut se promener sur des chemins tout autour de la rivière. 80 km plus loin nous voilà à Rotorua. Belle route avec de beaux paysages et des mamelons tout verts. Agréable motel Fern à Rotorua près du centre ville et qui dispose même de sa propre piscine d'eau sulfureuse chaude à 38°. Balade agréable le long du lac.
6/3 Rotorua : Waimangu volcanic valley
Très beau parcours le long d'une vallée volcanique où l'on peut voir des geysers, des rivières sulfureuses, des lacs avec des eaux multicolores... de plus nous y étions à l'ouverture vers 8h30 et il y avait très peu de monde on avait le site pour nous. Au bout du parcours on peut revenir avec la navette ce que nous avons fait. Retour à Rotorua, en fin d'après-midi nous allons faire un tour du côté de la forêt de Redwood (séquoias). Un « visitor center » très pro comme d'habitude. Il y a toute une série de balades de durées différentes dans une magnifique forêt de séquoias plantés il y a plus d'un siècle et qui comptes de magnifiques exemplaires. Un peu de pluie et un peu de soleil ! Pas de quoi perturber cette superbe balade !
Waimangu Volcanic Valley7/3 Rotorua : Wai O Tapu et Blue Lake
Temps couvert et gris et 18° de température. Nous faisons nos bagages car nous devons déménager ailleurs mais toujours à Rotorua. Direction Wai o Patu : autre balade volcanique mais sous un ciel plus menaçant ! Effectivement la pluie accompagnera une partie de nos déambulations parmi les lacs colorés, les cratères éructant force vapeurs de soufre ! Vers 10h comme beaucoup d'autres touristes nous allons un peu plus loin assister à l'amorçage du geyser lady Knox : attraction digne de Disneyland avec son amphithéâtre bondé de touristes du monde entier venus applaudir, ou le geyser ou l'employé chargé de l'allumer, je ne sais ! Ça a un côté artificiel et showbiz. Il y a beaucoup plus de monde ici qu'à Waimangu valley et c'est nettement moins photogénique surtout sous la pluie. Dans l’après-midi nous repartons en direction du « blue lake » (Tikitapu) : un chemin en fait le tour depuis le camping situé au nord du lac belle balade en partie en sous-bois et à la fin au bord de la route car le niveau du lac est au maximum et a inondé la dernière partie du sentier (1H pour le tour complet).

Wai O Tapu
8/3 de Rotorua à la péninsule de Coromandel
Beau temps, ciel bleu et quelques nuages au loin : Nous partons pour la péninsule de Coromandel, belle route au début assez chargée puis plus calme mais plus on approche de la péninsule plus ça tourne. La NZ est vraiment le pays des routes sinueuses, ça monte et descend sans arrêt heureusement qu’il y a leurs panneaux de signalisation bien pratiques qui indiquent la vitesse conseillée pour chaque virage sans visibilité. Les camions par contre roulent aussi vite que les voitures quel que soit leur taille ou leur poids ! Il nous faudra bien 4h pour faire les quelques 250 km qui nous séparent de Kuaotunu. Arrivée au Peeble cottage vers 14h30, accueil sympathique de Jane la logeuse qui nous fait visiter les lieux communs ainsi que notre petit cottage. Endroit sympathique et complètement isolé dans la montagne près de Kuaotunu village. Temps mitigé avec alternance de pluie et soleil et ce depuis le milieu de la matinée. Nous déjeunons dans le « garage » de la propriété qui a été aménagé avec un coin cuisine et quelques ustensiles. C’est pas top pour faire vraiment de la cuisine mais pour réchauffer la quiche achetée ce matin ça va très bien. Le temps ne va pas s'améliorer et en fin de journée il pleut.
9/3 de Kuaotunu vers Cathedrale cove Beau temps, ciel bleu, nous en profitons pour aller visiter Cathedrale Cove. Premier arrêt photo sur la plage de Kuaotunu , et un peu plus loin sur la très belle plage de Wharekaho dans la Mercury bay. Nous rejoignons ensuite Hahei beach d'où partent les chemins mais aussi la route qui accèdent à Cathedral cove. Il y a du monde et les parkings sont bien pleins. Nous prenons le chemin depuis la plage de Hahei, il faut environ 40mn pour faire le trajet jusqu’à la grotte : Il y a une belle montée en escalier mais quelle superbe vue sur la mer et les îlots rocheux qui la parsèment. Nous sommes vendredi, début de W-E et à Cathedral cove, ça se bouscule d’autant plus que la plage est petite et qu’il y a peu de monde dans l’eau. C'est néanmoins un bel endroit, dommage qu'il soit si fréquenté ! Retour à Whitianga, déjeuner de poissons chez un grec au resto Enigma à Whitianga.
10/3 Découverte de Coromandel et ses environs Ciel bleu, pas un nuage, nous partons vers Coromandel, balade dans ce village typique aux maisons anciennes un peu dans le style d'Akaora. Le village est super tranquille, comme on est samedi il y a un peu plus de monde dans les rues et dans les bars, les motos et vieilles voitures sont de sortie ! Nous allons à pied sur le chemin qui mène au lookout qui domine Coromandel et la mer : c’est un magnifique paysage avec cette côte très découpée et ses nombreux ilots. Nous reprenons la voiture en direction du lookout de Tokatea sur Driving creek : Un sentier en forte pente avec de nombreuses marches mène en 10mn au mirador qui dispense une autre belle vue sur la baie de Coromandel et de l'autre côté vers Kuotunu et Matarangi. Retour à Coromandel puis direction le restaurant « Mussels kitchen » où nous déjeunons chacun d’un plein pot de moules à la thaïlandaise avec lait de coco, citronnelle et lime : délicieux et super copieux. En revenant vers Kuaotunu nous nous arrêtons sur la belle plage de New chums à Whangapoua, la mer n'est pas froide mais les rouleaux sont assez toniques ! 2me arrêt photo sur la superbe et longue plage de sable blanc de Matarangi, bordée de belles maisons. Retour au cottage et dîner de snappers (vivaneau) gentiment offerts par notre logeur qui les a pêchés ce matin.
11/3 de Kuaotunu à Silverdale Nous quittons Kuaotunu sous un ciel un peu couvert, nous aurons une belle route sinueuse jusqu'à Thames la porte d'entrée de la péninsule de Coromandel puis la route va être de plus en plus roulante en approchant d'Auckland, à part quelques bouchons dus à des travaux puis la traversée de la ville et du pont se font à 80km/h sans ralentissement, nous arrivons à destination à Silverdale, point de chute pour équilibrer nos futurs et dernières étapes. Installation dans un beau studio attenant à la maison des logeurs. Très beau jardin paysagé avec un bel étang où se baladent des canards. Après le déjeuner nous allons visiter le parc régional Shakespeare situé au bout de la péninsule de Whangaparaoa. Temps gris et petite pluie fine ne nous permettront pas d'apprécier ce beau parc qui offre de beaux points de vue sur Auckland au loin et l'île Rangitoto.
12/03De Silverdale à Whangarei La queue du cyclone Hola est bien là, ciel uniformément gris, nuages bas mais il ne pleut pas. Au moment de partir les premières gouttes tombent et cela ne va pas s'arrêter tout du long du trajet, comme une averse tropicale ininterrompue et 16° de température. Notre détour par Mangawhai heads « tombe à l'eau » même les « lookout » le long de la route n'ont aucun intérêt vu le plafond bas qui ne permet pas de voir à plus de 300 m ! Nous arrivons au topten de Whangarei vers midi, toujours sous une pluie battante, heureusement le studio est prêt et nous pouvons nous y installer en attendant que ça se calme. Finalement la pluie va durer jusqu'au soir et elle ne cessera que vers 20h !
13/03 De Whangarei à la forêt de Waipoua Ciel nettement moins chargé ce matin, il y a même du soleil. Nous partons en voiture en direction de Whangarei heads. Nous nous arrêtons dans une rue d'où part un chemin en forte montée (470 marches) vers le Mount Aubrey : belle vue sur la côte et sur une grosse raffinerie ! Retour à Whangarei puis route en direction de Russel et Pahia, mais comme la route est coupée on doit faire un détour de plusieurs km, de plus on ne peut atteindre Russell que par le ferry depuis Opua. Russell est un village touristique qui se résume à quelques magasins, restaurants et motels, tous situés le long du rivage et dans une rue parallèle au rivage. Endroit agréable et calme, on s'arrête pour déjeuner dans un petit restaurant pour y manger des pâtes aux fruits de mer et un fisch & chips avec 2 verres de vin (58$), bon. Retour en ferry puis longue route vers la forêt de Waipoua par une NZ très campagnarde et peu peuplée à part les bovins et les ovins. Temps correct mais un peu couvert en fin d'après-midi. Arrivée au Topten de Kaihu vers 18h, c'est un très beau camping au bord de deux rivières en pleine nature et loin de toute habitation.
14/03 de Kaihu à Auckland Départ pour la forêt de kauris de Waipoua distante de 20 km. Au « visitors center » hélas on nous annonce que tous les chemins qui en partent sont fermés au public à cause de la maladie (dieback) qui frappe les kauris. Par contre 11km plus au nord on peut accéder à plusieurs sentiers qui desservent quelques exemplaires exceptionnels. Aussitôt dit aussitôt fait nous repartons vers le Nord et là effectivement nous pouvons admirer, les four sisters et le 2me plus large kauri du monde, vraiment très impressionnant. En prenant le chemin Yuaka track on peut encore en voir plusieurs au lieu-dit « cathedrale grove » et le 7me plus large kauri. De plus en se promenant dans cette forêt on voit d’autres kauris « normaux » mais impressionnants quand même. Vers midi nous repartons vers le Sud en direction de Dargaville puis d'Auckland. Temps assez dégagé, pique-nique au bord d'un bras de mer au sud de Dargaville puis Whangarei et enfin le harbour bridge d'où la vue sur Auckland est magnifique. Nous arrivons à notre B&B peu après 17h à Kohimarama beach. C'est une très belle maison sur 3 niveaux qui domine le parc qui borde Baddeley avenue, entre les quartiers de Mission et St-Heliers. L'hôtesse Margie est charmante et distinguée, elle nous fait visiter sa maison et nous invite à occuper tous les lieux mis à notre disposition : deux terrasses, un salon, la salle à manger. Un peu plus tard nous allons nous promener à pied dans ce quartier agréable et cossu et allons dîner chez l'italien «Mamma Rosa » situé au bord du parc.
15/03 Auckland – Singapour – Francfort - Bâle-Mulhouse Décollage à 13h50 dans un airbus A380-800 de la Singapour Airlines pour 9h 55mn de vol. Service attentionné, repas et boissons à volonté ! 4h d'attente à Changi airport avant de redécoller dans un airbus A380-800 de la Lufthansa pour 12 h50 mn de vol. Service et nourriture médiocres, vol sans histoire, petite attente à Francfort puis nous reprenons un Embraer 195 pour 30 mn de vol jusqu’à Bâle. Enfin arrivés…
Budget total pour 2 personnes et 41 jours sur place : 8900 €
Avion Bâle-Auckland AR : 2252 € Transports sur place : 1612 € Hôtels : (+/80€ par nuit) 3256 € Nourriture : 1152 € Visites : 458 € Cadeaux, divers 170 €
NB : L’album de photos est visible en cliquant sur le lien suivant : photos.app.goo.gl/6qCUMTZLtga72jcT2
Les légendes sont lisibles en mode lecture mais pas en mode diaporama.
15 jours pour découvrir la Réunion
Du 26 septembre au 12 octobre 2017
Aujourd'hui, ça y est ! Nous partons enfin pour l'île de La Réunion !
Nous étions curieux de découvrir cette île dont plusieurs de nos amis avaient déjà foulé le sol, certains même à plusieurs reprises. Cela faisait quelques années déjà que nous voulions, nous aussi, nous faire notre propre opinion, à notre rythme : je ne marche que très peu et, aux dires de nos amis, c'étaient surtout les randonnées pédestres qui étaient intéressantes à faire…
Nous avons préparé notre voyage dans un autre but : celui de visiter l'île juste en touristes, pour une première fois, avec 3 hébergements différents pour profiter au mieux de notre séjour.
"... Mes chers amis, j'm'envole,
Je n'm'enfuis pas, j'm'envole,
Je quitte la métropole, j'm'envole, j'm'envole..."
Nous voulions partir, dans un premier temps, vers l'est de l'île pour éviter la route du littoral, à l'ouest, trop souvent encombrée ou même fermée (d'après différents renseignements pris ici et là), l'aéroport Roland-Garros se situant, de toute façon, à l'est de St DENIS. Du reste, depuis les fenêtres de l'avion, nous remarquerons, lors de l'atterrissage, qu'il y avait effectivement, déjà de bon matin, une belle et longue file de voitures pratiquement à l'arrêt, sur cette fameuse route en perpétuels travaux !
-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
Nous avons donc privilégié un premier hébergement vers St BENOÎT et, dès la réception de notre voiture de location, nous sommes partis dans cette direction, par la N2, pour débuter notre périple...
27/9
Premier hébergement : vers St BENOÎT, exactement à ABONDANCE sur la D53, route qui mène à Takamaka. Nous avons toute la journée devant nous pour ce trajet, pas très long, en prenant la N2.
Nous sommes un peu « raplapla » suite à notre nuit dans l'avion mais nous décidons quand même de profiter de notre journée et nous quittons la nationale pour nous arrêter à l'entrée de la petite ville de STE SUZANNE dans un premier temps. A l'office du tourisme, tout près du phare de Bel-Air que nous ne pouvons pas visiter (premier phare et je crois le seul, construit à La Réunion, classé monument historique en 2012 et dont l'ancienne loge du gardien a été transformée en salles d'expositions), nous récupérons un plan (promenade patrimoine) avec quelques renseignements pour faire une petite balade : la personne à l'accueil est très sympathique et nous informe au mieux. Il y a plusieurs choses intéressantes à découvrir aux alentours, signalées au dos du plan mais nous sommes trop fatigués et nous nous contenterons d'une courte balade le long du sentier du littoral, au niveau de la Pointe de la Ravine des Chèvres. Il commence à faire très chaud et la petite brise marine est bien appréciée! Ce sentier du littoral, si j'ai bien tout compris, est une ancienne voie ferrée nous ne marcherons que quelques centaines de mètres (jusqu'au tunnel) car nous ne voulons pas laisser la voiture trop longtemps sans surveillance, nos bagages étant trop visibles de l'extérieur et on nous avait prévenu d'y faire attention. Nous allons voir ensuite la cascade Niagara par une petite route qui passe carrément dans les champs de canne à sucre en cours de récolte d'ailleurs, après MARANCOURT. Bon ! Ce ne sont pas des chutes impressionnantes mais c'est un endroit très agréable et certainement prisé lorsqu'il fait très chaud.
La cascade Niagara et la petite route pour y parvenir

A voir également autour de Ste SUZANNE : l'église du Bon Secours, l'ancien quartier français, le domaine du grand Hazier (protégé au titre des monuments historiques depuis 1991), les « kalbanons » du grand Hazier, le domaine de Bagatelle…
Nous revenons sur Ste SUZANNE pour récupérer la N2002 puis la D47 pour aller faire une pause au bord de la mer, sous les vacoas (variété de yuccas géants) qui offrent une ombre très appréciable.
Les vacoas
Nous sommes au CHAMP BORNE où nous irons voir, ensuite, le temple tamoul « le Colosse » que nous avons remarqué en passant (à ne pas confondre avec le parc de loisirs du Colosse qui se trouve un peu plus loin). Ce temple se trouve le long de la D47, sur la droite, dans LE CHAMP BORNE. Il est clôturé mais une porte est entrouverte et nous pénétrons dans le parc. Il faut quitter ses chaussures avant d'aller marcher sur les pelouses et faire le tour du temple. On ne peut pas entrer à l'intérieur de celui-ci mais le lieu est propice au repos et à la méditation : doux moment de totale quiétude, pieds nus sur cette pelouse agréable au contact de nos pieds.
Le temple du Colosse
Nous récupérons la N2 à St ANDRE et poursuivons jusqu'à St BENOÎT où nous sommes sensés trouver le bon chemin pour nous rendre à ABONDANCE sur la route de TAKAMAKA…
Après bien des tours, des détours, des demi-tours au milieu d'un champ de canne à sucre notamment, des parcours bizarres et des contours divers et variés autour de l'endroit recherché et, surtout après de bons renseignements pris dans une boulangerie des environs, nous arrivons enfin à notre premier hébergement. Il était temps, il commence à faire nuit et il pleut ! L'hébergement n'est tout de même pas facile à trouver même avec le GPS (2 noms de rues quasi identiques qui l'affolent et nous aussi par la même occasion ! ) et un téléphone qui n'a pas toujours de réseau pour pouvoir joindre le prestataire. L'hébergement n'est pas terrible mais propre et au calme. La personne qui nous reçoit (et qui remplace le propriétaire des lieux absent) est très sympathique et prend le temps de nous donner quelques indications utiles et des idées de balades et de visites aux alentours.
Deux adresses de restaurant notamment : pour le soir même, « le Phil d'Or » à OLYMPE, 334 chemin de l'Abondance (sur la droite, à environ 600m de l'entrée du village. Très bon accueil, jolie salle avec piscine intérieure. Produits locaux et bons. Tarifs corrects : pour 2 personnes :38euros pour 2 rougails de saucisse, 2 curry de poulet et 2 thés gourmands (accompagnés de 5 mini pâtisseries).
Le restaurant "le Phil'd'Or"
Pour les petits- déjeuners : « chez Rocco », à ABONDANCE, sur la route de TAKAMAKA. Camion snack au niveau de l'école. Correct et accueil sympathique et musical. Autre très bonne adresse à ne pas manquer : la ferme auberge de Eva ANNIBAL à BRAS-PANON pour sa table très conviviale, son ambiance familiale et, surtout, son fameux canard à la vanille. (Tarifs : 50euros avec apéritifs à volonté : les bouteilles de rhums divers sont sur la table, vin et digestifs. Pour réserver : 02.62.51.53.76). Aucun problème pour trouver l'endroit avec le GPS !
28/9 Ce matin, nous ne pouvons pas aller, hélas comme prévu, jusqu'à TAKAMAKA : la route (D53) est coupée au niveau de l'Ancienne Cité du P.K.12 pour raison d'éboulements… Alors nous revenons sur St BENOÎT, un peu déçus, pour remonter en direction de St ANDRE et nous rendre dans le Cirque de Salazie.
Sur la route de Salazie
SALAZIE est une jolie petite ville mais nous poursuivons notre route sans nous y arrêter, jusqu'à HELL BOURG. A la sortie de SALAZIE, arrêt quand même « obligatoire » pour la belle cascade du voile de la mariée : la végétation est très dense et magnifique et cache une bonne partie de la cascade mais ça coule de partout, c'est très beau et rafraîchissant.
La cascade du voile de la Mariée

Arrivés à HELL BOURG, nous descendons à pied la rue principale où se trouvent de jolies cases créoles, mais les plus intéressantes, à notre avis, se trouvent dans les petites rues adjacentes. Tout au bout de cette grande rue, nous décidons d'aller voir les vestiges des anciens thermes. Le repère pour s'y rendre (ce n'est pas vraiment bien indiqué!) c'est de passer d'abord devant la bibliothèque, puis devant la gendarmerie. Descendre ensuite la route, passer sur un pont et partir sur la droite. Il y a pas mal de marches à descendre mais la belle vue sur le Piton d'Anchaing est sympathique et me fait oublier qu'il faudra bien remonter !!! Arrivés en bas, pas grand-chose à voir sinon quelques vestiges d'anciens bâtiments et « appareils » certainement utilisés à l'époque. Bizarre tout de même la localisation de ces thermes !!! Ils avaient le moral les curistes de l'époque pour venir jusqu'ici !!!
Le piton d'Anchaing
Une partie des restes des thermes
La bibliothèque de Hellbourg
Un joli jardin dans Hellbourg
Finalement, la remontée n'est pas trop difficile : il faut juste faire attention à certains endroits car les marches peuvent être glissantes. La Maison Folio vient juste de fermer lorsque nous remontons dans HELL BOURG. Nous ne pouvons donc pas la visiter, c'est dommage ! Il paraît qu'il y a un beau jardin ! Nous reprenons la voiture et nous dirigeons ensuite sur GRAND ILET (prendre sur la gauche avant d'arriver à la cascade du voile de la mariée) où nous achetons de quoi « casser la croûte ». C'est un joli tout petit village bien calme mais nous voulons aller plus loin, sur la route du Bélier, d'où nous devrions avoir une jolie vue sur l'ensemble du Cirque de Salazie et, peut-être, de l'autre côté, un aperçu sur celui de Mafate ! Mais nous n'irons pas plus loin que le Bord Martin car la météo a changé et, même si nous avons un beau panorama côté SALAZIE, on ne peut rien voir côté MAFATE.
Le cirque de Salazie
Nous pique-niquons sur une aire aménagée à cet effet (très bien d'ailleurs avec une vue superbe !) où un joli petit cardinal (petit oiseau rouge) viendra chercher quelques miettes. Comme le ciel s'est bien couvert, il ne fait pas très chaud et nous repartons sur GRAND ILET où nous ferons, cette fois-ci une longue pause-café et où nous marcherons un peu. L'église est classée. Elle a subit les outrages de plusieurs cyclones et a été notamment détruite quasi totalement en 1994 et reconstruite 2 ans plus tard tout en bois. Originalité : son petitclocher, comme posé juste à côté.

Retour par SALAZIE où nous prenons le temps de stationner et de marcher dans le centre : un flamboyant commence déjà à rougir sur la place de l'hôtel de ville. Tout est joliment fleuri un peu partout, c'est très agréable.

Comme la journée est loin d'être terminée, nous avons le temps de revenir sur St ANDRE pour une visite incontournable de la vanilleraie Roulof. C'est une vanilleraie artisanale et familiale très intéressante. La maîtresse des lieux nous fait découvrir sa plantation et tout le travail que nécessite cette « pépite ».
La belle façade de la vanilleraie Roulof
Plantation de vanille
Séchage de la vanille
Sur le chemin du retour, nous bifurquons sur la droite à la sortie de BRAS-PANON pour nous rendre au Bassin La Paix par une toute petite route à travers les champs de canne à sucre, route qui se termine d'ailleurs au niveau de ce bassin. L'endroit est sympathique. L'eau a formé quelques bassines et on peut se promener à pied sur le chemin au bout de la route mais il commence à se faire tard et sombre, nous n'avons donc pas le temps de poursuivre un peu plus loin jusqu'à Bassin La Mer.
Bassin La Paix
Demain, changement de lieu...
Aujourd'hui, ça y est ! Nous partons enfin pour l'île de La Réunion !
Nous étions curieux de découvrir cette île dont plusieurs de nos amis avaient déjà foulé le sol, certains même à plusieurs reprises. Cela faisait quelques années déjà que nous voulions, nous aussi, nous faire notre propre opinion, à notre rythme : je ne marche que très peu et, aux dires de nos amis, c'étaient surtout les randonnées pédestres qui étaient intéressantes à faire…
Nous avons préparé notre voyage dans un autre but : celui de visiter l'île juste en touristes, pour une première fois, avec 3 hébergements différents pour profiter au mieux de notre séjour.
"... Mes chers amis, j'm'envole,
Je n'm'enfuis pas, j'm'envole,
Je quitte la métropole, j'm'envole, j'm'envole..."Nous voulions partir, dans un premier temps, vers l'est de l'île pour éviter la route du littoral, à l'ouest, trop souvent encombrée ou même fermée (d'après différents renseignements pris ici et là), l'aéroport Roland-Garros se situant, de toute façon, à l'est de St DENIS. Du reste, depuis les fenêtres de l'avion, nous remarquerons, lors de l'atterrissage, qu'il y avait effectivement, déjà de bon matin, une belle et longue file de voitures pratiquement à l'arrêt, sur cette fameuse route en perpétuels travaux !
-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
Nous avons donc privilégié un premier hébergement vers St BENOÎT et, dès la réception de notre voiture de location, nous sommes partis dans cette direction, par la N2, pour débuter notre périple...
27/9
Premier hébergement : vers St BENOÎT, exactement à ABONDANCE sur la D53, route qui mène à Takamaka. Nous avons toute la journée devant nous pour ce trajet, pas très long, en prenant la N2.
Nous sommes un peu « raplapla » suite à notre nuit dans l'avion mais nous décidons quand même de profiter de notre journée et nous quittons la nationale pour nous arrêter à l'entrée de la petite ville de STE SUZANNE dans un premier temps. A l'office du tourisme, tout près du phare de Bel-Air que nous ne pouvons pas visiter (premier phare et je crois le seul, construit à La Réunion, classé monument historique en 2012 et dont l'ancienne loge du gardien a été transformée en salles d'expositions), nous récupérons un plan (promenade patrimoine) avec quelques renseignements pour faire une petite balade : la personne à l'accueil est très sympathique et nous informe au mieux. Il y a plusieurs choses intéressantes à découvrir aux alentours, signalées au dos du plan mais nous sommes trop fatigués et nous nous contenterons d'une courte balade le long du sentier du littoral, au niveau de la Pointe de la Ravine des Chèvres. Il commence à faire très chaud et la petite brise marine est bien appréciée! Ce sentier du littoral, si j'ai bien tout compris, est une ancienne voie ferrée nous ne marcherons que quelques centaines de mètres (jusqu'au tunnel) car nous ne voulons pas laisser la voiture trop longtemps sans surveillance, nos bagages étant trop visibles de l'extérieur et on nous avait prévenu d'y faire attention. Nous allons voir ensuite la cascade Niagara par une petite route qui passe carrément dans les champs de canne à sucre en cours de récolte d'ailleurs, après MARANCOURT. Bon ! Ce ne sont pas des chutes impressionnantes mais c'est un endroit très agréable et certainement prisé lorsqu'il fait très chaud.
La cascade Niagara et la petite route pour y parvenir

A voir également autour de Ste SUZANNE : l'église du Bon Secours, l'ancien quartier français, le domaine du grand Hazier (protégé au titre des monuments historiques depuis 1991), les « kalbanons » du grand Hazier, le domaine de Bagatelle…
Nous revenons sur Ste SUZANNE pour récupérer la N2002 puis la D47 pour aller faire une pause au bord de la mer, sous les vacoas (variété de yuccas géants) qui offrent une ombre très appréciable.
Les vacoasNous sommes au CHAMP BORNE où nous irons voir, ensuite, le temple tamoul « le Colosse » que nous avons remarqué en passant (à ne pas confondre avec le parc de loisirs du Colosse qui se trouve un peu plus loin). Ce temple se trouve le long de la D47, sur la droite, dans LE CHAMP BORNE. Il est clôturé mais une porte est entrouverte et nous pénétrons dans le parc. Il faut quitter ses chaussures avant d'aller marcher sur les pelouses et faire le tour du temple. On ne peut pas entrer à l'intérieur de celui-ci mais le lieu est propice au repos et à la méditation : doux moment de totale quiétude, pieds nus sur cette pelouse agréable au contact de nos pieds.
Le temple du ColosseNous récupérons la N2 à St ANDRE et poursuivons jusqu'à St BENOÎT où nous sommes sensés trouver le bon chemin pour nous rendre à ABONDANCE sur la route de TAKAMAKA…
Après bien des tours, des détours, des demi-tours au milieu d'un champ de canne à sucre notamment, des parcours bizarres et des contours divers et variés autour de l'endroit recherché et, surtout après de bons renseignements pris dans une boulangerie des environs, nous arrivons enfin à notre premier hébergement. Il était temps, il commence à faire nuit et il pleut ! L'hébergement n'est tout de même pas facile à trouver même avec le GPS (2 noms de rues quasi identiques qui l'affolent et nous aussi par la même occasion ! ) et un téléphone qui n'a pas toujours de réseau pour pouvoir joindre le prestataire. L'hébergement n'est pas terrible mais propre et au calme. La personne qui nous reçoit (et qui remplace le propriétaire des lieux absent) est très sympathique et prend le temps de nous donner quelques indications utiles et des idées de balades et de visites aux alentours.
Deux adresses de restaurant notamment : pour le soir même, « le Phil d'Or » à OLYMPE, 334 chemin de l'Abondance (sur la droite, à environ 600m de l'entrée du village. Très bon accueil, jolie salle avec piscine intérieure. Produits locaux et bons. Tarifs corrects : pour 2 personnes :38euros pour 2 rougails de saucisse, 2 curry de poulet et 2 thés gourmands (accompagnés de 5 mini pâtisseries).
Le restaurant "le Phil'd'Or"Pour les petits- déjeuners : « chez Rocco », à ABONDANCE, sur la route de TAKAMAKA. Camion snack au niveau de l'école. Correct et accueil sympathique et musical. Autre très bonne adresse à ne pas manquer : la ferme auberge de Eva ANNIBAL à BRAS-PANON pour sa table très conviviale, son ambiance familiale et, surtout, son fameux canard à la vanille. (Tarifs : 50euros avec apéritifs à volonté : les bouteilles de rhums divers sont sur la table, vin et digestifs. Pour réserver : 02.62.51.53.76). Aucun problème pour trouver l'endroit avec le GPS !
28/9 Ce matin, nous ne pouvons pas aller, hélas comme prévu, jusqu'à TAKAMAKA : la route (D53) est coupée au niveau de l'Ancienne Cité du P.K.12 pour raison d'éboulements… Alors nous revenons sur St BENOÎT, un peu déçus, pour remonter en direction de St ANDRE et nous rendre dans le Cirque de Salazie.
Sur la route de SalazieSALAZIE est une jolie petite ville mais nous poursuivons notre route sans nous y arrêter, jusqu'à HELL BOURG. A la sortie de SALAZIE, arrêt quand même « obligatoire » pour la belle cascade du voile de la mariée : la végétation est très dense et magnifique et cache une bonne partie de la cascade mais ça coule de partout, c'est très beau et rafraîchissant.
La cascade du voile de la Mariée
Arrivés à HELL BOURG, nous descendons à pied la rue principale où se trouvent de jolies cases créoles, mais les plus intéressantes, à notre avis, se trouvent dans les petites rues adjacentes. Tout au bout de cette grande rue, nous décidons d'aller voir les vestiges des anciens thermes. Le repère pour s'y rendre (ce n'est pas vraiment bien indiqué!) c'est de passer d'abord devant la bibliothèque, puis devant la gendarmerie. Descendre ensuite la route, passer sur un pont et partir sur la droite. Il y a pas mal de marches à descendre mais la belle vue sur le Piton d'Anchaing est sympathique et me fait oublier qu'il faudra bien remonter !!! Arrivés en bas, pas grand-chose à voir sinon quelques vestiges d'anciens bâtiments et « appareils » certainement utilisés à l'époque. Bizarre tout de même la localisation de ces thermes !!! Ils avaient le moral les curistes de l'époque pour venir jusqu'ici !!!
Le piton d'Anchaing
Une partie des restes des thermes
La bibliothèque de Hellbourg
Un joli jardin dans HellbourgFinalement, la remontée n'est pas trop difficile : il faut juste faire attention à certains endroits car les marches peuvent être glissantes. La Maison Folio vient juste de fermer lorsque nous remontons dans HELL BOURG. Nous ne pouvons donc pas la visiter, c'est dommage ! Il paraît qu'il y a un beau jardin ! Nous reprenons la voiture et nous dirigeons ensuite sur GRAND ILET (prendre sur la gauche avant d'arriver à la cascade du voile de la mariée) où nous achetons de quoi « casser la croûte ». C'est un joli tout petit village bien calme mais nous voulons aller plus loin, sur la route du Bélier, d'où nous devrions avoir une jolie vue sur l'ensemble du Cirque de Salazie et, peut-être, de l'autre côté, un aperçu sur celui de Mafate ! Mais nous n'irons pas plus loin que le Bord Martin car la météo a changé et, même si nous avons un beau panorama côté SALAZIE, on ne peut rien voir côté MAFATE.
Le cirque de SalazieNous pique-niquons sur une aire aménagée à cet effet (très bien d'ailleurs avec une vue superbe !) où un joli petit cardinal (petit oiseau rouge) viendra chercher quelques miettes. Comme le ciel s'est bien couvert, il ne fait pas très chaud et nous repartons sur GRAND ILET où nous ferons, cette fois-ci une longue pause-café et où nous marcherons un peu. L'église est classée. Elle a subit les outrages de plusieurs cyclones et a été notamment détruite quasi totalement en 1994 et reconstruite 2 ans plus tard tout en bois. Originalité : son petitclocher, comme posé juste à côté.

Retour par SALAZIE où nous prenons le temps de stationner et de marcher dans le centre : un flamboyant commence déjà à rougir sur la place de l'hôtel de ville. Tout est joliment fleuri un peu partout, c'est très agréable.

Comme la journée est loin d'être terminée, nous avons le temps de revenir sur St ANDRE pour une visite incontournable de la vanilleraie Roulof. C'est une vanilleraie artisanale et familiale très intéressante. La maîtresse des lieux nous fait découvrir sa plantation et tout le travail que nécessite cette « pépite ».
La belle façade de la vanilleraie Roulof
Plantation de vanille
Séchage de la vanilleSur le chemin du retour, nous bifurquons sur la droite à la sortie de BRAS-PANON pour nous rendre au Bassin La Paix par une toute petite route à travers les champs de canne à sucre, route qui se termine d'ailleurs au niveau de ce bassin. L'endroit est sympathique. L'eau a formé quelques bassines et on peut se promener à pied sur le chemin au bout de la route mais il commence à se faire tard et sombre, nous n'avons donc pas le temps de poursuivre un peu plus loin jusqu'à Bassin La Mer.
Bassin La PaixDemain, changement de lieu...
Three weeks in Japan with the family
Hi everyone,
Actually, we ended up going to Japan almost by chance. I’d caught glimpses of the country during business trips, and it had been on my “wish list” for a while, but I thought we’d go “when the kids were grown up.”
But this summer (2016), the kids couldn’t agree on a destination—their wishes were completely opposite. Then, realizing that flight tickets weren’t outrageously priced—and having read that Japan wasn’t as expensive as people think—we, the parents, suggested Japan… while warning that it would be scorching hot and humid and that no one should complain. Our eldest (18) was immediately thrilled: “Oh! Mom! I’ve always dreamed of going to Japan!” She convinced her brother (16) that it was the perfect destination. Deal sealed: we’re going to Japan, but no one complains about the heat.
After some forum discussions and family brainstorming, I settled on the following itinerary. One non-negotiable shaped part of our choices: being in Hiroshima on August 6th to attend the lantern floating ceremony. To avoid overloading the trip with extra transport, we skipped Nara, Nikko, and Kamakura.
Day 1 - Arrival at 8:30 AM in Osaka – Kyoto - around the station Day 2 - Kyoto - East - night: Kyoto Day 3 - Kyoto - North and center - night: Kyoto Day 4 - Osaka (stroll with Osaka Safari) - Fushimi Inari -night : Kyoto Day 5 - Train - Naoshima - night: Uno Day 6 - Teshima -night: Uno Day 7 - Naoshima – Hiroshima - night: Hiroshima Day 8 - Hiroshima – Commemorations - night: Hiroshima Day 10 - Miyajima- night: Miyajima Day 10 - Miyajima - Himeji Castle - night: Osaka Day 11 - Osaka - night: Osaka Day 12 - Kyoto - West -night: Osaka Day 13 - Kanazawa to Ainokura - night: Ainokura Day 14 - Shirakawa-go - Takayama - night: Takayama Day 15 - Kamikochi night: Takayama Day 16 - Takayama - return to Kanazawa night: Kanazawa Day 17 - Kanazawa -night: Kanazawa Day 18 - Travel to Tokyo (Shibuya) -night: Tokyo Day 19 - Tokyo (visit with Tokyo Free Guide – Yoyogi Park - Meiji Shrine - Harajuku - Takeshita-dori - Omote Sando - Odaiba) - night: Tokyo Day 20 - Tokyo (with Tokyo Safari) - night: Tokyo Day 21 - Tokyo (Tsukiji, Hama-Rikyu Onshi Teien, Asakusa and Senso-ji, Kappabashi, Ameyoko, and Ueno) - night: Tokyo Day 22 - Tokyo (Shibuya-Yoyogi Park again - Ikebukuro - Shinjuku (Tokyo Metropolitan Government Building, Omoide-yokocho, Golden Gai) - night: Tokyo Day 23 - Tokyo (Yanaka – Ueno – Edo-Tokyo Museum - Takashita-Dori again - back to Shibuya) - departure at 10:50 PM for Paris
(You can access the published days directly by clicking on them).
The itinerary perfectly matched our expectations: a good pace, a wide variety of visits, the must-sees, but also a first taste of rural Japan. If we were to do it again, I’d do exactly the same (except for the back-and-forth between Kyoto and Osaka on Days 4 and 12, which were due to my desire to explore Osaka with Osaka Safari). Of course, we had to skip some sights, especially in Kyoto where we missed a few “highlights,” but that was a deliberate choice—I’d limited our time in the city, which is known for being stifling in summer.
For accommodations, we mixed Airbnb apartments and quadruple rooms in guesthouses and ryokan. It worked out perfectly. The apartments gave us more space and the chance to dine in some evenings, while the guesthouses and ryokan helped us experience Japanese customs.
First, a quick recap: all four of us were enchanted by our trip. Japan is a constant source of wonder, just like the preface of *Tokyo Sanpo* by Florent Chavouet describes—I’ll take this opportunity to plug the book, which I read with great pleasure after our vacation. That’s exactly it: everything is a reason for amazement. Everything is so different from home. I wanted to photograph everything around me constantly. I promise, I won’t say “photograph like a Japanese” anymore—during this trip, *I* was the Japanese. And I better understand the culture shock Japanese travelers experience in Europe.
As a friend of mine put it: “It’s simple—they have ten fingers, so they count in base 10. Otherwise, they do everything differently from us.” Well summarized.
Another thing: everything is easy. Everything seems to have its place and be exactly where it should be. The smallest detail seems to have been thought out to make life easier. Things that come to mind: the incredibly well-designed signage in train stations and the subway, the ubiquitous public toilets, designated smoking areas, those hyper-detailed maps with all the useful information available at every place we visited… These maps are so well done that we got into the habit of picking them up systematically. It’s that simple: I came back to Paris with a complete collection. And when we arrived in Takayama by car, our first stop was at the train station to get THE map. But this order goes beyond all these practical elements. There’s a certain *je ne sais quoi* that makes you feel like everything is exactly where it should be. Even during rush hour, in the crowds, people manage to avoid each other in a smooth, collision-free flow—the opposite of the Paris metro. Anyone who’s experienced certain transfers in Paris at certain times will understand.
The exquisite politeness of the Japanese and their desire to be helpful are another highlight of the trip. Every person we met tried to help us and make our lives easier. It was really great.
Oh! I almost forgot: Japan’s hyper-safe side. I’ve rarely felt as safe as I did in Japan. No need to keep an eye on your belongings—they’re not going anywhere. One example among many: in Tokyo, Japanese women leave their bags open with their smartphones casually placed on top. Even I could’ve taken them without them noticing, let alone a pickpocket… No wonder France is seen as dangerous.
That said, I’m not claiming Japanese society is flawless. The role of women and gender relations are downright shocking and archaic from our European perspective. I also don’t think I could live in such a codified society, where the individual is so dissolved into the collective. But for a vacation, it’s simply delightful. On that note, I recommend *Nââânde?!* by Eriko Nakamura, which I discovered after our trip on the recommendation of our eldest’s friend. It’s the story of a Japanese woman married to a Frenchman living in Paris, recounting her astonishment at French habits and customs. Even though I tried to be careful, I’m sure I made quite a few blunders.
As for the climate, it didn’t stop us from enjoying our trip. Sure, we were hot—*really* hot—but by protecting ourselves from the sun (hat for me, caps for the others, plus umbrellas—Japanese-style parasols) and drinking liters and liters of water, it was manageable and didn’t bother us too much, even if we probably had a slower pace than we would’ve with milder weather. That said, with small children, we would’ve struggled more.
Last point before diving into the trip details: the cost. Despite what I’d read, traveling in Japan is still expensive. I’m not talking about our specific trip, where—using our daughter’s 18th birthday and our 20th wedding anniversary as an excuse—I splurged on a few extras that drove up the cost. I was particularly surprised by the price of quadruple rooms, which is roughly the same as two double rooms. So for a family, that’s a significant extra cost. The various paid sites in Kyoto also add up. As for food, it’s generally cheap, but it would be a shame not to budget for a few extras to try some less affordable specialties—like Hida beef in our case.
Actually, we ended up going to Japan almost by chance. I’d caught glimpses of the country during business trips, and it had been on my “wish list” for a while, but I thought we’d go “when the kids were grown up.”
But this summer (2016), the kids couldn’t agree on a destination—their wishes were completely opposite. Then, realizing that flight tickets weren’t outrageously priced—and having read that Japan wasn’t as expensive as people think—we, the parents, suggested Japan… while warning that it would be scorching hot and humid and that no one should complain. Our eldest (18) was immediately thrilled: “Oh! Mom! I’ve always dreamed of going to Japan!” She convinced her brother (16) that it was the perfect destination. Deal sealed: we’re going to Japan, but no one complains about the heat.
After some forum discussions and family brainstorming, I settled on the following itinerary. One non-negotiable shaped part of our choices: being in Hiroshima on August 6th to attend the lantern floating ceremony. To avoid overloading the trip with extra transport, we skipped Nara, Nikko, and Kamakura.
Day 1 - Arrival at 8:30 AM in Osaka – Kyoto - around the station Day 2 - Kyoto - East - night: Kyoto Day 3 - Kyoto - North and center - night: Kyoto Day 4 - Osaka (stroll with Osaka Safari) - Fushimi Inari -night : Kyoto Day 5 - Train - Naoshima - night: Uno Day 6 - Teshima -night: Uno Day 7 - Naoshima – Hiroshima - night: Hiroshima Day 8 - Hiroshima – Commemorations - night: Hiroshima Day 10 - Miyajima- night: Miyajima Day 10 - Miyajima - Himeji Castle - night: Osaka Day 11 - Osaka - night: Osaka Day 12 - Kyoto - West -night: Osaka Day 13 - Kanazawa to Ainokura - night: Ainokura Day 14 - Shirakawa-go - Takayama - night: Takayama Day 15 - Kamikochi night: Takayama Day 16 - Takayama - return to Kanazawa night: Kanazawa Day 17 - Kanazawa -night: Kanazawa Day 18 - Travel to Tokyo (Shibuya) -night: Tokyo Day 19 - Tokyo (visit with Tokyo Free Guide – Yoyogi Park - Meiji Shrine - Harajuku - Takeshita-dori - Omote Sando - Odaiba) - night: Tokyo Day 20 - Tokyo (with Tokyo Safari) - night: Tokyo Day 21 - Tokyo (Tsukiji, Hama-Rikyu Onshi Teien, Asakusa and Senso-ji, Kappabashi, Ameyoko, and Ueno) - night: Tokyo Day 22 - Tokyo (Shibuya-Yoyogi Park again - Ikebukuro - Shinjuku (Tokyo Metropolitan Government Building, Omoide-yokocho, Golden Gai) - night: Tokyo Day 23 - Tokyo (Yanaka – Ueno – Edo-Tokyo Museum - Takashita-Dori again - back to Shibuya) - departure at 10:50 PM for Paris
(You can access the published days directly by clicking on them).
The itinerary perfectly matched our expectations: a good pace, a wide variety of visits, the must-sees, but also a first taste of rural Japan. If we were to do it again, I’d do exactly the same (except for the back-and-forth between Kyoto and Osaka on Days 4 and 12, which were due to my desire to explore Osaka with Osaka Safari). Of course, we had to skip some sights, especially in Kyoto where we missed a few “highlights,” but that was a deliberate choice—I’d limited our time in the city, which is known for being stifling in summer.
For accommodations, we mixed Airbnb apartments and quadruple rooms in guesthouses and ryokan. It worked out perfectly. The apartments gave us more space and the chance to dine in some evenings, while the guesthouses and ryokan helped us experience Japanese customs.
First, a quick recap: all four of us were enchanted by our trip. Japan is a constant source of wonder, just like the preface of *Tokyo Sanpo* by Florent Chavouet describes—I’ll take this opportunity to plug the book, which I read with great pleasure after our vacation. That’s exactly it: everything is a reason for amazement. Everything is so different from home. I wanted to photograph everything around me constantly. I promise, I won’t say “photograph like a Japanese” anymore—during this trip, *I* was the Japanese. And I better understand the culture shock Japanese travelers experience in Europe.
As a friend of mine put it: “It’s simple—they have ten fingers, so they count in base 10. Otherwise, they do everything differently from us.” Well summarized.
Another thing: everything is easy. Everything seems to have its place and be exactly where it should be. The smallest detail seems to have been thought out to make life easier. Things that come to mind: the incredibly well-designed signage in train stations and the subway, the ubiquitous public toilets, designated smoking areas, those hyper-detailed maps with all the useful information available at every place we visited… These maps are so well done that we got into the habit of picking them up systematically. It’s that simple: I came back to Paris with a complete collection. And when we arrived in Takayama by car, our first stop was at the train station to get THE map. But this order goes beyond all these practical elements. There’s a certain *je ne sais quoi* that makes you feel like everything is exactly where it should be. Even during rush hour, in the crowds, people manage to avoid each other in a smooth, collision-free flow—the opposite of the Paris metro. Anyone who’s experienced certain transfers in Paris at certain times will understand.
The exquisite politeness of the Japanese and their desire to be helpful are another highlight of the trip. Every person we met tried to help us and make our lives easier. It was really great.
Oh! I almost forgot: Japan’s hyper-safe side. I’ve rarely felt as safe as I did in Japan. No need to keep an eye on your belongings—they’re not going anywhere. One example among many: in Tokyo, Japanese women leave their bags open with their smartphones casually placed on top. Even I could’ve taken them without them noticing, let alone a pickpocket… No wonder France is seen as dangerous.
That said, I’m not claiming Japanese society is flawless. The role of women and gender relations are downright shocking and archaic from our European perspective. I also don’t think I could live in such a codified society, where the individual is so dissolved into the collective. But for a vacation, it’s simply delightful. On that note, I recommend *Nââânde?!* by Eriko Nakamura, which I discovered after our trip on the recommendation of our eldest’s friend. It’s the story of a Japanese woman married to a Frenchman living in Paris, recounting her astonishment at French habits and customs. Even though I tried to be careful, I’m sure I made quite a few blunders.
As for the climate, it didn’t stop us from enjoying our trip. Sure, we were hot—*really* hot—but by protecting ourselves from the sun (hat for me, caps for the others, plus umbrellas—Japanese-style parasols) and drinking liters and liters of water, it was manageable and didn’t bother us too much, even if we probably had a slower pace than we would’ve with milder weather. That said, with small children, we would’ve struggled more.
Last point before diving into the trip details: the cost. Despite what I’d read, traveling in Japan is still expensive. I’m not talking about our specific trip, where—using our daughter’s 18th birthday and our 20th wedding anniversary as an excuse—I splurged on a few extras that drove up the cost. I was particularly surprised by the price of quadruple rooms, which is roughly the same as two double rooms. So for a family, that’s a significant extra cost. The various paid sites in Kyoto also add up. As for food, it’s generally cheap, but it would be a shame not to budget for a few extras to try some less affordable specialties—like Hida beef in our case.
Organisation voyage Afrique du Sud à la dernière minute
Hello à tous,
Je viens vous demander quelques conseils aujourd'hui car je n'ai pas de connexion internet en ce moment alors c'est compliqué de passer du temps à chercher des infos juste sur le téléphone!
Nous sommes partis en Namibie il y a quelques mois et avons tellement aimé que nous avons envie de repartir dans ce coin là du monde! Nous projetons de partir deux semaines en Afrique du Sud au mois de mai, donc dans un mois, si possible en 4x4 avec tente sur le toit, et toujours avec un petit budget. Je serai enceinte de 4 mois à ce moment là..ce qui nous empêche donc la visite du Kruger et l'est du pays à cause du palu.
Auriez-vous une idée d'itinéraire que nous pourrions réaliser? évidemment, l'idée n'est pas de faire 10h de voiture par jour. Nous arriverions et repartirions de Johannesbourg...
En regardant assez rapidement, j'avais pensé au parc national de Mokala, puis au KTP mais évidemment il n'y a quasiment plus de place: la seule possibilité que nous aurions serait de faire une nuit à Twee Rivieren, une nuit à Nossob, et re une nuit à Twee Rivieren. Je n'ai pas regardé les camps côté Bostwanais car je crois qu'on ne peut pas voir les dispos en ligne?
Si on ne va pas au KTP, vers quelle région se tourner? Côte Sud? plage?
Si quelqu'un peut m'aiguiller un peu sur un itinéraire facile et agréable...cela m'aiderait beaucoup à orienter mes recherches!
Merciii!
Je viens vous demander quelques conseils aujourd'hui car je n'ai pas de connexion internet en ce moment alors c'est compliqué de passer du temps à chercher des infos juste sur le téléphone!
Nous sommes partis en Namibie il y a quelques mois et avons tellement aimé que nous avons envie de repartir dans ce coin là du monde! Nous projetons de partir deux semaines en Afrique du Sud au mois de mai, donc dans un mois, si possible en 4x4 avec tente sur le toit, et toujours avec un petit budget. Je serai enceinte de 4 mois à ce moment là..ce qui nous empêche donc la visite du Kruger et l'est du pays à cause du palu.
Auriez-vous une idée d'itinéraire que nous pourrions réaliser? évidemment, l'idée n'est pas de faire 10h de voiture par jour. Nous arriverions et repartirions de Johannesbourg...
En regardant assez rapidement, j'avais pensé au parc national de Mokala, puis au KTP mais évidemment il n'y a quasiment plus de place: la seule possibilité que nous aurions serait de faire une nuit à Twee Rivieren, une nuit à Nossob, et re une nuit à Twee Rivieren. Je n'ai pas regardé les camps côté Bostwanais car je crois qu'on ne peut pas voir les dispos en ligne?
Si on ne va pas au KTP, vers quelle région se tourner? Côte Sud? plage?
Si quelqu'un peut m'aiguiller un peu sur un itinéraire facile et agréable...cela m'aiderait beaucoup à orienter mes recherches!
Merciii!
Ouest Addict #3.1: Chroniques d’une folie solitaire
Ouest Addict #3.1 : Chroniques d’une folie solitaire
L’Ouest me rend-t-il fou ? Voilà la seule question qui me vient à l’esprit… dans un instant de lucide concentration au moment de commencer la rédaction de ce journal. C’est que je viens de relire mon roadbook – inachevé faute de temps.
Je dois me rendre à l’évidence, ce Ouest Addict #3.1 est une pure folie.
Car c’est bien sur un coup de tête que j’ai décidé d’allonger d’une semaine complète mon déplacement professionnel à Palm Springs. Une folie, car j’ai à peine consulté l’avis de ma famille pour prendre ma décision – l’addiction de l’Ouest prend toujours le dessus… « je resterai quelques jours tout seul pour faire des photos… » leur ai-je dit. Une folie, car l’itinéraire n’a cessé d’évoluer en préparant ce mini-trip en solitaire… de Palm Springs j’ai 6 jours pour rejoindre Las Vegas pour mon vol retour. Entre les deux : l’Ouest ! et toutes ses tentations. Mais 6 jours c’est court… et si l’objectif principal de ce trip était clair depuis le départ, une 2ème cible est venue se rajouter… …Sur un coup de folie il y a à peine plus d’un mois. En l’espace de 24 heures, j’ai chamboulé toute la première partie ; annulé 2 nuits d’hôtels et le photo tour à Upper Antelope Canyon déjà réservés… Devrais-je aussi changer la 3ème nuit pour couper la route ? non, ça va aller.
Mais non ! c’est de la folie… mais qu’est-ce que j’ai fait là ?? Sur le forum, on conseille toujours d’être raisonnable, de bien tenir compte des distances et des temps de trajet, de réduire la charrette… J’ai fait tout l’inverse. J’ai chargé la mule sans réfléchir. Je suis fou ; la mule vient de poser le diagnostic. Trop tard pour me retourner… Je n’ai pas d’autre option que de me lancer tête baissée dans cette aventure.
Cette petite folie solitaire je vais la partager avec vous ; au travers de ces chroniques. Parce que c'est un véritable plaisir de relater mes journées d’Ouest-immersion en presque live, parce-que prendre la plume me donnera l’impression d’être moins seul… d’être moins fou ? Je ne crois pas… mais vous êtes toutes et tous les bienvenu-e-s pour m’accompagner sur les sinueux chemins de l’Ouest-aliénation.
Olivier
PS: Habitué-e-s de VF, vous vous demandez peut-être "qui est ce fou? 😉" - et c'est vrai que je suis un membre très passif ici... Ces chroniques sont pour moi aussi l'occasion de faire connaissance avec la grande communauté de VF (et vice-versa) 🙂
Liens vers mes symptômes précédents :
Ouest Addict #1 : 2014 la Californie Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip !
Car c’est bien sur un coup de tête que j’ai décidé d’allonger d’une semaine complète mon déplacement professionnel à Palm Springs. Une folie, car j’ai à peine consulté l’avis de ma famille pour prendre ma décision – l’addiction de l’Ouest prend toujours le dessus… « je resterai quelques jours tout seul pour faire des photos… » leur ai-je dit. Une folie, car l’itinéraire n’a cessé d’évoluer en préparant ce mini-trip en solitaire… de Palm Springs j’ai 6 jours pour rejoindre Las Vegas pour mon vol retour. Entre les deux : l’Ouest ! et toutes ses tentations. Mais 6 jours c’est court… et si l’objectif principal de ce trip était clair depuis le départ, une 2ème cible est venue se rajouter… …Sur un coup de folie il y a à peine plus d’un mois. En l’espace de 24 heures, j’ai chamboulé toute la première partie ; annulé 2 nuits d’hôtels et le photo tour à Upper Antelope Canyon déjà réservés… Devrais-je aussi changer la 3ème nuit pour couper la route ? non, ça va aller.
Mais non ! c’est de la folie… mais qu’est-ce que j’ai fait là ?? Sur le forum, on conseille toujours d’être raisonnable, de bien tenir compte des distances et des temps de trajet, de réduire la charrette… J’ai fait tout l’inverse. J’ai chargé la mule sans réfléchir. Je suis fou ; la mule vient de poser le diagnostic. Trop tard pour me retourner… Je n’ai pas d’autre option que de me lancer tête baissée dans cette aventure.
Cette petite folie solitaire je vais la partager avec vous ; au travers de ces chroniques. Parce que c'est un véritable plaisir de relater mes journées d’Ouest-immersion en presque live, parce-que prendre la plume me donnera l’impression d’être moins seul… d’être moins fou ? Je ne crois pas… mais vous êtes toutes et tous les bienvenu-e-s pour m’accompagner sur les sinueux chemins de l’Ouest-aliénation.
Olivier
PS: Habitué-e-s de VF, vous vous demandez peut-être "qui est ce fou? 😉" - et c'est vrai que je suis un membre très passif ici... Ces chroniques sont pour moi aussi l'occasion de faire connaissance avec la grande communauté de VF (et vice-versa) 🙂
Liens vers mes symptômes précédents :
Ouest Addict #1 : 2014 la Californie Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip !











