Results for "Cap+Vert+déplacer"
About 19,329 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Hébergement en Corse (septembre)
Bonjour,
Nous venons de décider de partir en corse vers le 5 septembre jusqu'au 15-16 septembre. Nos moyens vont être assez limités puisque ce n'était pas prévu au budget (ce sera notre 3ème voyage en 9 mois!).
Nous cherchons donc des conseils concernant des logements pas trop chers (environ 250-300 euros pour 10-12 nuits).
Nous avons 29 et 31 ans donc je pense que les auberges de jeunesse c'est foutu!
Nous aurons une voiture et nous envisageons de passer 1, 2 ou 3 nuits dans chacun de ces coins: bastia, calvi, ajaccio, porto vecchio et corte.
Le camping serait l'idéal mais il y a un problème: mon ami n'aime plus ça. On en fera peut-être 1 ou 2 nuits mais pas plus.
Par contre le mobil-home me paraît une solution intéressante.
Je continue mes recherches sur internet mais si certains d'entre vous peuvent nous donnez des tuyaux, des adresses...nous sommes preneurs!!
Merci beaucoup d'avance.
Nous venons de décider de partir en corse vers le 5 septembre jusqu'au 15-16 septembre. Nos moyens vont être assez limités puisque ce n'était pas prévu au budget (ce sera notre 3ème voyage en 9 mois!).
Nous cherchons donc des conseils concernant des logements pas trop chers (environ 250-300 euros pour 10-12 nuits).
Nous avons 29 et 31 ans donc je pense que les auberges de jeunesse c'est foutu!
Nous aurons une voiture et nous envisageons de passer 1, 2 ou 3 nuits dans chacun de ces coins: bastia, calvi, ajaccio, porto vecchio et corte.
Le camping serait l'idéal mais il y a un problème: mon ami n'aime plus ça. On en fera peut-être 1 ou 2 nuits mais pas plus.
Par contre le mobil-home me paraît une solution intéressante.
Je continue mes recherches sur internet mais si certains d'entre vous peuvent nous donnez des tuyaux, des adresses...nous sommes preneurs!!
Merci beaucoup d'avance.
Que choisir entre La Nouvelle-Zélande et l'Australie?
Salut EveryBody !
Voilà, j'ai un grand problème, je ne peux partir qu'un mois, et souhaitant profiter à fond d'un pays et des régions de celui-ci, je voudrais savoir auprès de vous quel est entre la Nouvelle Zélande et l'Australie le pays le plus attirant, impressionnant... ?
Merci de vos réponses par avance ;-)
Voilà, j'ai un grand problème, je ne peux partir qu'un mois, et souhaitant profiter à fond d'un pays et des régions de celui-ci, je voudrais savoir auprès de vous quel est entre la Nouvelle Zélande et l'Australie le pays le plus attirant, impressionnant... ?
Merci de vos réponses par avance ;-)
Retour de Playa Varadero et El Senador
Bonjour tout le monde
me revoici de retour des mes 2 semaines de vacances (plutot 16 jours). Voici donc le résumé de mes vacances, Il est long mais vaut la peine d'être lu je pense.
Playa Varadero : note assez faible
Départ de Dorval avec 4 hrs de retard, arrivée au playa Varadero notre chambre n'était pas prête même avec nos 4 hrs de retard. J'ai pas trouvé le personnel très souriant et recevant en arrivant.
restaurants: note 4/10
Les heures sont de 7.30-10.00 pour le matin, de 13.00-15.00 pour le diner et de 19.00-22.00 pour le soir.
La bouffe est passable tout au plus, 3 restos à la carte, l'italien l'internationnal et le fruit de mer: rien d'italien pour le resto italien a part les entrées de pate, les plats principaux pour les 3 restos sont sont poulet, poisson et steak. le resto international a la langoute à 18 pesos chaque et nous avons du les retourner car elles n'étaient pas assez cuite et à leur retour nous les avons a peine mangé car elles n'étaient pas mieux. Pour le fruit de mur rien de plus à dire que ordinaire; steak, poulet et poisson encore. Donc en résumé les 3 restos sont similaires. Mais attention de pas arriver en retard à votre réservation car 1 fois nous avions réservés à 19.00hrs et nous sommes arrivés 10 minutes en retard et nous avons été refusé et rien à faire pour être accepté et nous avons du aller au buffet.
Coté buffet, toujours la même chose d'un repas à l'autre. Un soir il y avait des fondues au fromage et le lendemain matin elles étaient dans le buffet du déjeuner mais elles étaient froide. Coté grill, hamburger vraiment pas bon, pleine de croquant. Coté positif la pizza est bonne.
Animation: note 4/10
Coté animation au tour de la piscine, pas vraiment animée, environ 1 hr par jour. J'ai vu des gens jouer aux quilles sur un tapis vert de 2 pieds par 15 pieds environ. J'ai vu 2-3 cubains montrer la salsa environ 1 hr. et une fois 1 hr de bingo.
Sur 7 jours j'ai vu environ 1 hr d'animation sur la plage
Chambre: note 6/10
En général chambre propre, 2 jours les serviettes sont arrivées à 17.00 hrs et 19.00hrs. Une chance que nous avions changé nos serviettes de plages car elles nous ont servis de serviette à la place des blanches.
Plage: note 7/10
Il y avait pas mal de vague car il ventait passablement. la plage est séparée par un cap de roche, qui nous donne une belle vu. La plage coté gauche du cap est mieux que l'autre malgré qu'il y a beaucoup de débris (algues roches et autres) de la mer sur l'extrémité à coté du cap. Le sable est beau mais je trouve qu'il y a beaucoup de petite roche et coquillage juste avant de rentrer dans l'eau et cela n'est pas agréable car sous les pieds. Coté droit du cap, il y avait des bouteilles brisées dans le sable et dans l'eau. Il n'y avait pas beaucoup de personne non plus.
Propreté en générale: 6/10
Le site en général est bien mais quel fut ma surprise lorsque j'ai pris une marche près du terrain de tennis de découvrir par l'odeur la "dompe" bien oui toutes les poubelles sont mises près du court de tennis et l'odeur est insuportable
Pour terminer je dirais que j'avais acheté mon voyage en octobre dernier lorsque l'hotel se nommait le Bahia principe et que je ne recommenderai jamais cet hotel à quelqu'un qui veut y aller 2 semaines car une c'est bien assez étant donner que nous mangeons toujours la même chose. je suis très déçue et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous diriger vers le El Senador pour la deuxiement semaine même si cela m'a couté très cher.
Maintenant le El senador
Je suis vendue à cet endroit, ça fait déjà 4 fois que j'y vais. J'ai toujours eu une suite junior et là cette fois ci j'étais dans une villas......... MERVEILLEUX. Pour tout dire avec les villas il y a le resto VIP gratuit, le déjeuner à la carte au resto Cubain, Champagne à tous les soirs à la réception du Cubain, le frigo rempli à tous les jours sur notre demande. Que dire de mieux que c'était PARFAIT. Ariel Murano m'a même fait parvenir un panier de fruit à ma chambre et m'a offert une bonne bouteille de champagne.
😉 En passant pour ceux qui connaissent Wilber, notre champion jongleur de bouteilles, il arrivera à Montréal en Avril et y sera pour 1 an. Il me contactera à son arrivée et je pourrai vous tenir au courant en temps et lieu. 😉
Voici donc ce que j'avais à dire et si quelqu'un veut plus d'infos juste à me le demander et j'essayerai de vous répondre.
Monique
me revoici de retour des mes 2 semaines de vacances (plutot 16 jours). Voici donc le résumé de mes vacances, Il est long mais vaut la peine d'être lu je pense.
Playa Varadero : note assez faible
Départ de Dorval avec 4 hrs de retard, arrivée au playa Varadero notre chambre n'était pas prête même avec nos 4 hrs de retard. J'ai pas trouvé le personnel très souriant et recevant en arrivant.
restaurants: note 4/10
Les heures sont de 7.30-10.00 pour le matin, de 13.00-15.00 pour le diner et de 19.00-22.00 pour le soir.
La bouffe est passable tout au plus, 3 restos à la carte, l'italien l'internationnal et le fruit de mer: rien d'italien pour le resto italien a part les entrées de pate, les plats principaux pour les 3 restos sont sont poulet, poisson et steak. le resto international a la langoute à 18 pesos chaque et nous avons du les retourner car elles n'étaient pas assez cuite et à leur retour nous les avons a peine mangé car elles n'étaient pas mieux. Pour le fruit de mur rien de plus à dire que ordinaire; steak, poulet et poisson encore. Donc en résumé les 3 restos sont similaires. Mais attention de pas arriver en retard à votre réservation car 1 fois nous avions réservés à 19.00hrs et nous sommes arrivés 10 minutes en retard et nous avons été refusé et rien à faire pour être accepté et nous avons du aller au buffet.
Coté buffet, toujours la même chose d'un repas à l'autre. Un soir il y avait des fondues au fromage et le lendemain matin elles étaient dans le buffet du déjeuner mais elles étaient froide. Coté grill, hamburger vraiment pas bon, pleine de croquant. Coté positif la pizza est bonne.
Animation: note 4/10
Coté animation au tour de la piscine, pas vraiment animée, environ 1 hr par jour. J'ai vu des gens jouer aux quilles sur un tapis vert de 2 pieds par 15 pieds environ. J'ai vu 2-3 cubains montrer la salsa environ 1 hr. et une fois 1 hr de bingo.
Sur 7 jours j'ai vu environ 1 hr d'animation sur la plage
Chambre: note 6/10
En général chambre propre, 2 jours les serviettes sont arrivées à 17.00 hrs et 19.00hrs. Une chance que nous avions changé nos serviettes de plages car elles nous ont servis de serviette à la place des blanches.
Plage: note 7/10
Il y avait pas mal de vague car il ventait passablement. la plage est séparée par un cap de roche, qui nous donne une belle vu. La plage coté gauche du cap est mieux que l'autre malgré qu'il y a beaucoup de débris (algues roches et autres) de la mer sur l'extrémité à coté du cap. Le sable est beau mais je trouve qu'il y a beaucoup de petite roche et coquillage juste avant de rentrer dans l'eau et cela n'est pas agréable car sous les pieds. Coté droit du cap, il y avait des bouteilles brisées dans le sable et dans l'eau. Il n'y avait pas beaucoup de personne non plus.
Propreté en générale: 6/10
Le site en général est bien mais quel fut ma surprise lorsque j'ai pris une marche près du terrain de tennis de découvrir par l'odeur la "dompe" bien oui toutes les poubelles sont mises près du court de tennis et l'odeur est insuportable
Pour terminer je dirais que j'avais acheté mon voyage en octobre dernier lorsque l'hotel se nommait le Bahia principe et que je ne recommenderai jamais cet hotel à quelqu'un qui veut y aller 2 semaines car une c'est bien assez étant donner que nous mangeons toujours la même chose. je suis très déçue et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous diriger vers le El Senador pour la deuxiement semaine même si cela m'a couté très cher.
Maintenant le El senador
Je suis vendue à cet endroit, ça fait déjà 4 fois que j'y vais. J'ai toujours eu une suite junior et là cette fois ci j'étais dans une villas......... MERVEILLEUX. Pour tout dire avec les villas il y a le resto VIP gratuit, le déjeuner à la carte au resto Cubain, Champagne à tous les soirs à la réception du Cubain, le frigo rempli à tous les jours sur notre demande. Que dire de mieux que c'était PARFAIT. Ariel Murano m'a même fait parvenir un panier de fruit à ma chambre et m'a offert une bonne bouteille de champagne.
😉 En passant pour ceux qui connaissent Wilber, notre champion jongleur de bouteilles, il arrivera à Montréal en Avril et y sera pour 1 an. Il me contactera à son arrivée et je pourrai vous tenir au courant en temps et lieu. 😉
Voici donc ce que j'avais à dire et si quelqu'un veut plus d'infos juste à me le demander et j'essayerai de vous répondre.
Monique
Proust en voyage...
Bonjour,
Vous connaissez sûrement le questionnaire de Proust, mais appliqué aux voyages en changeant quelques questions, ça pourrait le faire, non…Pour mieux se connaître…et vous connaître aussi vu que je suis nouveau sur ce site. (C’est un p’tit jeu sans prétention, et ça mange pas de pain)…(Toutes les questions s’entendent en voyage……)
1/ Les moments de bonheur les plus parfaits. 2/ Votre odeur préférée. 3/ Votre son préféré. 4/ Votre souvenir en avion le plus grisant.. 5/ Le paysage le plus renversant. 6/ Votre plage préférée, et votre montagne… 7/ Le ou les visages qui vous ont le + marqué. 8/ La rencontre la + effrayante. 9/ Votre défaut principal en voyage. 10/ Vos principales peurs 11/ Votre livre de voyage préféré…et votre road movie… 12/ Votre boisson préférée, et votre plaisir gastronomique favori. 13/ Votre souvenir musical le plus émouvant… 14/ Votre ou vos voyages rêvés que vous ne ferez jamais. 15/ et enfin…le premier réflexe quand vous rentrez…. Il pourrait y avoir tant d’autres questions, et chacun peut en rajouter ! ! !
1/ Les moments de bonheur les plus parfaits. 2/ Votre odeur préférée. 3/ Votre son préféré. 4/ Votre souvenir en avion le plus grisant.. 5/ Le paysage le plus renversant. 6/ Votre plage préférée, et votre montagne… 7/ Le ou les visages qui vous ont le + marqué. 8/ La rencontre la + effrayante. 9/ Votre défaut principal en voyage. 10/ Vos principales peurs 11/ Votre livre de voyage préféré…et votre road movie… 12/ Votre boisson préférée, et votre plaisir gastronomique favori. 13/ Votre souvenir musical le plus émouvant… 14/ Votre ou vos voyages rêvés que vous ne ferez jamais. 15/ et enfin…le premier réflexe quand vous rentrez…. Il pourrait y avoir tant d’autres questions, et chacun peut en rajouter ! ! !
Mal d'altitude au Tibet
Bonjour,
Je m'adresse ici aux habitués de la haute montagne: je pars au Tibet en Mai et comme il y a plein de cols (à + de 5000)à passer en faisant la route Kathmandou-Lhassa, j'aimerais connaitre votre vécu concernant le mal de l'altitude.
Mon mèdecin traitant m'a prescrit DIAMOX ( 1/2 la veille de prendre la route) et boire beaucoup en même temps, est-ce que ça sera suffisant?
Il y a aussi le COCA 9CH homéopathique 3 granules 3 fois par jour.
Qu'en pensez-vous?
Laura
Je m'adresse ici aux habitués de la haute montagne: je pars au Tibet en Mai et comme il y a plein de cols (à + de 5000)à passer en faisant la route Kathmandou-Lhassa, j'aimerais connaitre votre vécu concernant le mal de l'altitude.
Mon mèdecin traitant m'a prescrit DIAMOX ( 1/2 la veille de prendre la route) et boire beaucoup en même temps, est-ce que ça sera suffisant?
Il y a aussi le COCA 9CH homéopathique 3 granules 3 fois par jour.
Qu'en pensez-vous?
Laura
Cuisine réunionnaise
Si vous avez été charmé par les carris et les rougails, ou que vous aimeriez tenter l'expérience, rien de plus simple que la cuisine créole!
Un repas créole commence avec un bon riz. La plupart du temps, c'est aliment pas trés appréçié, mais il faut savoir le faire cuire 😏
D'un point de vue qualité, le riz basmati est incontestablement le meilleur. Pour la cuisson, à défaut de posséder un rice cooker, une marmite à fond plutot épais fera l'affaire. Il suffit de doser votre riz, de bien le laver, en le brassant sous l'eau dans la marmite à plusieurs reprises jusqu'à ce que l'eau devienne claire. Une fois le riz lavé, le débarasser de l'eau pour pouvoir doser correctement: pour la cuisson, il faut autant d'eau que de riz. Ajoutez un peu de sel, et surtout laissez à couvert sur feu moyen, le riz cuit à la vapeur! Jetez un coup d'oeil de tps en tps pour verifier que le riz ne brule pas. Il est cuit lorsque toute l'eau a été absorbée par les grains, c'est à dire aprés une vingtaine de minute environ, mais cela dépend de la quantité.
Une fois le riz cuit, on peut s'attaquer à préparer un carri.
Je vous propose le plus simple, le
Carri Poulet
Ingrédients:
Un poulet de bonne qualité pour ne pas qu'il se décharne à la cuisson - 3-4 petites tomates - 2-3 oignons - 7-8 gousses d'ail - 1 petit morceau de gingembre - curcuma - clous de girofle - huile de mais ou de tournesol
1- coupez le poulet en morceaux et les faites revenir dans l'huile à feu vif jusqu'à ce qu'ils soient bien dorées sans trop cuire. Otez du feu, reservez.
2-dans la meme huile, sur feu moyen, faites fondre les oignons émincés, l'ail, le gingembre, et deux clous de goroflele tt mixés mais sans enfaire une purée, il faut que se soit en petits morceaux. Ajoutez un pincée de curcuma et enfin les tomates épépinées et coupés en dés. Salez, poivrez. Laissez mijoter quelques minutes à feu doux.
3-Ajoutez les morceaux de poulet dans la sauce, tjrs sur feu doux, tournez pour qu'ils soient impregnés. Couvrez pour laisser cuire à feu doux afin que tous les parfums s'expriment.
4-Lorsque la sauce est réduite et onctueuse, la viande moelleuse, c'est prêt!
Dressez une belle asiette avec du riz, un morceau ou deux de poulet et sa sauce. On accompagne généralement de haricots rouges ou rosés, communément appelés "grains". On fait revenir un peu d'ail et d'oignon émincé, on ajoute une branche de thym, les haricots, on couvre d'eau, salez et poivrez au gout et on laisse cuire.(Cette préparation s'applique aussi pour les lentilles, et les gros pois)
Faites moi part de vos remarques, et n'hésitez pas à me demandez d'autres recettes ou renseignements, je reponds avec plaisir 😉
Sur ce, bon apétit!
Un repas créole commence avec un bon riz. La plupart du temps, c'est aliment pas trés appréçié, mais il faut savoir le faire cuire 😏
D'un point de vue qualité, le riz basmati est incontestablement le meilleur. Pour la cuisson, à défaut de posséder un rice cooker, une marmite à fond plutot épais fera l'affaire. Il suffit de doser votre riz, de bien le laver, en le brassant sous l'eau dans la marmite à plusieurs reprises jusqu'à ce que l'eau devienne claire. Une fois le riz lavé, le débarasser de l'eau pour pouvoir doser correctement: pour la cuisson, il faut autant d'eau que de riz. Ajoutez un peu de sel, et surtout laissez à couvert sur feu moyen, le riz cuit à la vapeur! Jetez un coup d'oeil de tps en tps pour verifier que le riz ne brule pas. Il est cuit lorsque toute l'eau a été absorbée par les grains, c'est à dire aprés une vingtaine de minute environ, mais cela dépend de la quantité.
Une fois le riz cuit, on peut s'attaquer à préparer un carri.
Je vous propose le plus simple, le
Carri Poulet
Ingrédients:
Un poulet de bonne qualité pour ne pas qu'il se décharne à la cuisson - 3-4 petites tomates - 2-3 oignons - 7-8 gousses d'ail - 1 petit morceau de gingembre - curcuma - clous de girofle - huile de mais ou de tournesol
1- coupez le poulet en morceaux et les faites revenir dans l'huile à feu vif jusqu'à ce qu'ils soient bien dorées sans trop cuire. Otez du feu, reservez.
2-dans la meme huile, sur feu moyen, faites fondre les oignons émincés, l'ail, le gingembre, et deux clous de goroflele tt mixés mais sans enfaire une purée, il faut que se soit en petits morceaux. Ajoutez un pincée de curcuma et enfin les tomates épépinées et coupés en dés. Salez, poivrez. Laissez mijoter quelques minutes à feu doux.
3-Ajoutez les morceaux de poulet dans la sauce, tjrs sur feu doux, tournez pour qu'ils soient impregnés. Couvrez pour laisser cuire à feu doux afin que tous les parfums s'expriment.
4-Lorsque la sauce est réduite et onctueuse, la viande moelleuse, c'est prêt!
Dressez une belle asiette avec du riz, un morceau ou deux de poulet et sa sauce. On accompagne généralement de haricots rouges ou rosés, communément appelés "grains". On fait revenir un peu d'ail et d'oignon émincé, on ajoute une branche de thym, les haricots, on couvre d'eau, salez et poivrez au gout et on laisse cuire.(Cette préparation s'applique aussi pour les lentilles, et les gros pois)
Faites moi part de vos remarques, et n'hésitez pas à me demandez d'autres recettes ou renseignements, je reponds avec plaisir 😉
Sur ce, bon apétit!
One-month road trip in Namibia
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.



We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.



On the Roads of Costa Rica
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.

It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one. We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.

Here’s the itinerary: Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille. That gives us a solid 9 days in the country.

Budget breakdown: Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up. For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).

Flights: We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included). Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions. That’s 2220 € for the family.

Accommodations: Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day. Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment). Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle). Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights). La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights). Total: 941 €.

Car rental: I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips). I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints. Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).

Activities: To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him). Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them: La Paz Waterfall Gardens ****: 112 € Poas Volcano National Park *: 33 € Manuel Antonio National Park ****: 35 € Nauyaca Waterfall ***: 25 € Santa Elena Reserve **: 45 € El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal) Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 € Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 € Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 € Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 € Arenal Volcano National Park *: 34 € Termalistas del Arenal ****: 20 € Night tour ***: 116 € Total: 1171 €.

Meals: 600 € My favorite restaurants: Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle Santa Elena: HG’s Food Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras Arenal Observatory Lodge restaurant Arenal Oasis Ecolodge restaurant

Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.) Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
https://voyageforum.com/images/posts/small/1772295011-z8mILBEUXHU8Ajz.jpg

It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one. We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.

Here’s the itinerary: Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille. That gives us a solid 9 days in the country.

Budget breakdown: Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up. For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).

Flights: We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included). Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions. That’s 2220 € for the family.

Accommodations: Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day. Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment). Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle). Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights). La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights). Total: 941 €.

Car rental: I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips). I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints. Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).

Activities: To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him). Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them: La Paz Waterfall Gardens ****: 112 € Poas Volcano National Park *: 33 € Manuel Antonio National Park ****: 35 € Nauyaca Waterfall ***: 25 € Santa Elena Reserve **: 45 € El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal) Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 € Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 € Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 € Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 € Arenal Volcano National Park *: 34 € Termalistas del Arenal ****: 20 € Night tour ***: 116 € Total: 1171 €.

Meals: 600 € My favorite restaurants: Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle Santa Elena: HG’s Food Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras Arenal Observatory Lodge restaurant Arenal Oasis Ecolodge restaurant

Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.) Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
https://voyageforum.com/images/posts/small/1772295011-z8mILBEUXHU8Ajz.jpg
Review of a Norway cruise on the Emerald Princess in June 2025 (1)
Hello everyone,
I’ve wanted to take this Norway cruise for a very long time. The first time I booked it was in July 2020 with Azamara. Unfortunately, it was canceled, as everyone remembers. When I tried to book it again, the prices (already a bit high with Azamara) had simply doubled. So, since then, I’ve been keeping an eye out every year for any opportunities...
The last time we sailed with Princess was eleven years ago, and things didn’t go very well. I came back pretty unhappy with their service and quite disappointed. Despite the $600 they gave me as credit for a future cruise, I’d never set foot on one of their ships again.
But this time, the opportunity arose—a fantastic itinerary with lots of stops, a reasonable price for 16 nights (I’ll share the details in the conclusion), and a ship that’s not too big, so to speak, with only 3,000 passengers. I’m not expecting much from the cruise line this time and am boarding the ship with low expectations beyond the itinerary.
Princess has introduced an app to download before the cruise. It’s essential because online check-in is no longer available, and the agency doesn’t send a travel journal. Everything is done through the app. After completing the check-in on the app, we only know that we’ll need to pick up our key, the Medallion, at embarkation by following the blue line in the terminal and presenting our passport.

Up until our departure, the weather forecast for the coming week in Norway is disastrous—rain, rain, and more rain. It was pretty much the same two years ago before our Iceland cruise, and in the end, the weather turned out fine.
If you’re ready to embark on the Emerald Princess to discover this beautiful cruise and the stunning landscapes of Norway, let’s go!
Southampton - Sea day - Bergen - Olden - Åndalsnes - Sea day - Tromsø - Honningsvåg (North Cape) - Alta - Sea day - Molde - Trondheim - Two sea days - Edinburgh - Sea day - Southampton
I’ve wanted to take this Norway cruise for a very long time. The first time I booked it was in July 2020 with Azamara. Unfortunately, it was canceled, as everyone remembers. When I tried to book it again, the prices (already a bit high with Azamara) had simply doubled. So, since then, I’ve been keeping an eye out every year for any opportunities...
The last time we sailed with Princess was eleven years ago, and things didn’t go very well. I came back pretty unhappy with their service and quite disappointed. Despite the $600 they gave me as credit for a future cruise, I’d never set foot on one of their ships again.
But this time, the opportunity arose—a fantastic itinerary with lots of stops, a reasonable price for 16 nights (I’ll share the details in the conclusion), and a ship that’s not too big, so to speak, with only 3,000 passengers. I’m not expecting much from the cruise line this time and am boarding the ship with low expectations beyond the itinerary.
Princess has introduced an app to download before the cruise. It’s essential because online check-in is no longer available, and the agency doesn’t send a travel journal. Everything is done through the app. After completing the check-in on the app, we only know that we’ll need to pick up our key, the Medallion, at embarkation by following the blue line in the terminal and presenting our passport.

Up until our departure, the weather forecast for the coming week in Norway is disastrous—rain, rain, and more rain. It was pretty much the same two years ago before our Iceland cruise, and in the end, the weather turned out fine.
If you’re ready to embark on the Emerald Princess to discover this beautiful cruise and the stunning landscapes of Norway, let’s go!

Southampton - Sea day - Bergen - Olden - Åndalsnes - Sea day - Tromsø - Honningsvåg (North Cape) - Alta - Sea day - Molde - Trondheim - Two sea days - Edinburgh - Sea day - Southampton
What to see in Madagascar in 10 days with kids?
Hello,
A few months ago, I posted a message in the Southern Africa section about a family trip in July/August. In the end, since I had too much trouble deciding on the destination and procrastinated too much with the planning 😎, I changed my mind and we’re going for a completely different trip—to Madagascar, a country we already know a bit since we’ve traveled there several times for 4 to 6 months each time, though our last visit was back in 2012!
The tickets are booked: 19 days on the ground (excluding arrival and departure days in Tana), spanning July and August.
We’re not looking to rack up landscapes (and kilometers). The kids really want to see lots of animals, while we mostly want to show them what daily life is like in Malagasy villages. So ideally, we’d like a trip split into two parts: - For 8/10 days, a hiking portion. The idea isn’t to do a tough trek in very remote areas but rather to walk from one village to another. Let’s say 3-4 hours a day. And when we arrive in each village, we’d have time to explore a bit, chat with the locals, let our kids play with the village children, etc. Stay with locals when possible. Move to a new village every day or every 2-3 days. - A few days visiting 1 or 2 national parks (with lemurs if possible to keep everyone happy!) - With the inevitable travel days, we’ll quickly hit 19 days.
Does this kind of trip sound doable (and fun) to you? Do you know of any villages that would fit our hiking plans?
I don’t have a preferred region yet, except that very dry landscapes appeal to me less. My real love from past trips was the highlands and their bright green rice paddies against red earth, but I’m a bit worried about the cold at this time of year.
After my initial research (thanks to this forum), I get the impression that the Ambalavao/Ambohimahamasina area might meet our criteria. I saw there are "accueil paysan" (farm stays) in that area, which could match what we’re looking for and would let us visit Andringitra National Park and Ranomafana on the way there or back.
But I’m open to all your more original ideas!
For logistical questions (transport, guides, accommodations, etc.), I’ll tackle those later—it’ll depend on the area we choose.
Thanks in advance for your suggestions
A few months ago, I posted a message in the Southern Africa section about a family trip in July/August. In the end, since I had too much trouble deciding on the destination and procrastinated too much with the planning 😎, I changed my mind and we’re going for a completely different trip—to Madagascar, a country we already know a bit since we’ve traveled there several times for 4 to 6 months each time, though our last visit was back in 2012!
The tickets are booked: 19 days on the ground (excluding arrival and departure days in Tana), spanning July and August.
We’re not looking to rack up landscapes (and kilometers). The kids really want to see lots of animals, while we mostly want to show them what daily life is like in Malagasy villages. So ideally, we’d like a trip split into two parts: - For 8/10 days, a hiking portion. The idea isn’t to do a tough trek in very remote areas but rather to walk from one village to another. Let’s say 3-4 hours a day. And when we arrive in each village, we’d have time to explore a bit, chat with the locals, let our kids play with the village children, etc. Stay with locals when possible. Move to a new village every day or every 2-3 days. - A few days visiting 1 or 2 national parks (with lemurs if possible to keep everyone happy!) - With the inevitable travel days, we’ll quickly hit 19 days.
Does this kind of trip sound doable (and fun) to you? Do you know of any villages that would fit our hiking plans?
I don’t have a preferred region yet, except that very dry landscapes appeal to me less. My real love from past trips was the highlands and their bright green rice paddies against red earth, but I’m a bit worried about the cold at this time of year.
After my initial research (thanks to this forum), I get the impression that the Ambalavao/Ambohimahamasina area might meet our criteria. I saw there are "accueil paysan" (farm stays) in that area, which could match what we’re looking for and would let us visit Andringitra National Park and Ranomafana on the way there or back.
But I’m open to all your more original ideas!
For logistical questions (transport, guides, accommodations, etc.), I’ll tackle those later—it’ll depend on the area we choose.
Thanks in advance for your suggestions
CLIFFS OF THE WORLD: January 2025 Photo Contest
It's tough to find a fresh topic since so many themes have already been covered, so this one is intentionally narrow to highlight the photo—inspired by a recent visit ;)
**Participation** Each VF member can submit up to 3 photos, until **Saturday, January 25 at 11:59 PM Paris time**. Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3). Don’t forget to add a little explanation (comment, location, etc.).
**Voting:** Each VF member can vote for the 3 photos they think are the best, based on their own criteria and the theme.
Voting runs from **Sunday, January 26 to Friday, January 31 at 11:59 PM Paris time**.
Photos should be ranked in order of preference: - 1st photo: 3 points - 2nd photo: 2 points - 3rd photo: 1 point
The winner is the photographer whose photo earns the most points.
Results will be announced on **February 1**. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner gets the honor of organizing February’s contest.
For discussion about the contest, check the thread: https://voyageforum.com/forum/discussion-falaises-monde-concours-janvier-2025-d10659248/
(Big thanks to Raga and unamilanese—I just did a copy-paste 😎)
**Participation** Each VF member can submit up to 3 photos, until **Saturday, January 25 at 11:59 PM Paris time**. Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3). Don’t forget to add a little explanation (comment, location, etc.).
**Voting:** Each VF member can vote for the 3 photos they think are the best, based on their own criteria and the theme.
Voting runs from **Sunday, January 26 to Friday, January 31 at 11:59 PM Paris time**.
Photos should be ranked in order of preference: - 1st photo: 3 points - 2nd photo: 2 points - 3rd photo: 1 point
The winner is the photographer whose photo earns the most points.
Results will be announced on **February 1**. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner gets the honor of organizing February’s contest.
For discussion about the contest, check the thread: https://voyageforum.com/forum/discussion-falaises-monde-concours-janvier-2025-d10659248/
(Big thanks to Raga and unamilanese—I just did a copy-paste 😎)
The Island of Pelops
October 7, 2023, is a sunny day in Milan. Since morning, in this light, I’m WhatsApping with Afrooz in Tehran, and I decide to call her. A lively, joyful conversation—French with that Farsi accent becomes a wonderful language. Suddenly, everything feels possible. Isfahan, Shiraz, Damavand, Yazd, Yazd, Yazd—a delicious word savored endlessly—become within reach. Iran, so longed for, is finally here. Pure joy, absolute enthusiasm. Six months to plan and relish a trip before living it.
Then I open *Le Monde*.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Frozen. Empty. No. We decide to wait, not to give up right away, pretending to believe—just a little, just to keep from collapsing—that with this wretched human race, the worst isn’t necessarily certain. It is.
So... meh, Madeira? The Azores? Uzbekistan (a pale substitute)? New Zealand? Greece. Again, always. Nestling into the only European promise we’ve been given. Indulging in illusions, for the pleasure of it.
So, train from Milan to Ancona (9 AM–12 PM), a typically Marchigiano lunch (Italy is paradise for food lovers), a stroll through the city, then at 4 PM boarding the *Olympic Champion*. Arrival in Patras the next afternoon, car rental, and off to Lepanto—Nafpaktos today—to reminisce about glorious victories and pay tribute to Cervantes, who lost a hand there before writing.
That’s the plan, anyway. The train is unusually on time. The ferry, replaced in the meantime by the *Hellenic Spirit* (why not? Even if it’s less suited to the season), is 3 hours late, then 4, no 5, then finally 6—oh wait, 7. And on top of that, it’s pouring rain in Ancona, and the port waiting room closes at 6 PM. Great...
At 11 PM, the ferry’s lights emerge in the pitch-black night. We jostle through the downpour, board, and sleep well in a cozy cabin with the white noise of the engines. Then:
23 hours of rest. Of forgetting.
Then I open *Le Monde*.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Frozen. Empty. No. We decide to wait, not to give up right away, pretending to believe—just a little, just to keep from collapsing—that with this wretched human race, the worst isn’t necessarily certain. It is.
So... meh, Madeira? The Azores? Uzbekistan (a pale substitute)? New Zealand? Greece. Again, always. Nestling into the only European promise we’ve been given. Indulging in illusions, for the pleasure of it.
So, train from Milan to Ancona (9 AM–12 PM), a typically Marchigiano lunch (Italy is paradise for food lovers), a stroll through the city, then at 4 PM boarding the *Olympic Champion*. Arrival in Patras the next afternoon, car rental, and off to Lepanto—Nafpaktos today—to reminisce about glorious victories and pay tribute to Cervantes, who lost a hand there before writing.
That’s the plan, anyway. The train is unusually on time. The ferry, replaced in the meantime by the *Hellenic Spirit* (why not? Even if it’s less suited to the season), is 3 hours late, then 4, no 5, then finally 6—oh wait, 7. And on top of that, it’s pouring rain in Ancona, and the port waiting room closes at 6 PM. Great...
At 11 PM, the ferry’s lights emerge in the pitch-black night. We jostle through the downpour, board, and sleep well in a cozy cabin with the white noise of the engines. Then:
23 hours of rest. Of forgetting.
Majorque, rien que pour vos yeux
Salut à tous,
Dimanche pluvieux, rentrée dans 2 jours, des masques partout, bref ambiance sinistrose à fond😕... alors je me suis dit qu'il est tant de me replonger dans les photos de Majorque et de vous en faire profiter afin d'égayer (je l'espère) les jours à venir 🙂
Majorque... Franchement cette destination ne m'a jamais fait rêver. Les Baléares, dans mon imaginaire personnel, c'était un peu les vacances Fram pas chères, de la bidasse au bord de la plage et train de siroter des mauvais cocktails, et de la jeunesse encannaillée en boite de nuit au son des boum boum boum...
Cet été, on projetait d'aller en Sicile. Nous c'est Papa, Maman, notre p'tit gars de 10 ans, et notre princesse de 6 ans. Et j'étais plus particulièrement motivé par les îles éoliennes, qui est un des must de la plongée méditerranéenne (ah oui, je suis plongeur, alors c'est toujours un critère obligé de nos destinations de vacances 😎) avec des décors volcaniques qui semblaient magiques. Mais pour différentes raisons, celà ne s'est pas fait. Alors quand ma femme, ayant vu le blog d'une instagrameuse, m'a parlé de Majorque à la place des Eoliennes, j'ai plutôt bondi... Elle a insisté, j'ai cédé, on a acheté le Lonely Planet, et j'ai commencé, toujours peu motivé, à le feuilleter... Et là, ce que je lisais n'était pas du tout en phase avec l'image d'Epinal que j'en avais... Majorque était décrit comme un écrin naturel, à base de criques turquoises, montagnes plongeant dans la mer, petits villages, plantations d'agrumes... Et de très beau coin à plongée, notamment pas mal de grottes autour du Cap de Formentor. Destination parfaite pour allier plaisir des enfants et des parents 🙂 Alors j'ai dit banco !
Un chaine montagneuse (Sierra de Tramontana) couvre la cote Ouest de l'île et se termine par le Cap de Formentor, avec nombreuses criques, parfois sauvages, un peu partout. Le Nord est formé de 2 grandes baies (celles de Pollenca et Alcudia). L'Est est très bétonné ; de belles criques mais pas vraiment sauvages. Le Sud c'est essentiellement la baie de Palma où s'entassent les jeunes anglais et allemands venus ce retourner la tête... Pas grand chose à voir au centre.
Alors on a préparé celà gentiment. Etant donné que nous ciblions la découverte du Nord et de l'Ouest de l'île , on a ciblé un logement dans la région de Sa Pobla, proche de la baie de Pollenca. Billets Transavia en poche en février pour un départ en Juillet, réservation d'une villa par Air b'n'b, il n'y avait plus qu'à... Et la Covid est arrivé🏴☠️. On n'a rien annulé, on a a serré les fesses, et finalement on est passé entre les gouttes. Nos vols ont été maintenus aux dates et horaires prévus.
La dernière chose à faire était la réservation de la voiture de location, faite au dernier moment. Oubliez les prestataires institutionnels, il y a une multitude d'agences locales à l'aéroport de Majorque. On est passé par Wiber, RAS
Et ces deux semaines furent incroyables. Un vrai choc, je ne m'attendais pas à une telle beauté à 1h30 de vol de Paris 😛
Je vais vous raconter, et surtout vous montrer tout celà, tranquillement 😉
Dimanche pluvieux, rentrée dans 2 jours, des masques partout, bref ambiance sinistrose à fond😕... alors je me suis dit qu'il est tant de me replonger dans les photos de Majorque et de vous en faire profiter afin d'égayer (je l'espère) les jours à venir 🙂
Majorque... Franchement cette destination ne m'a jamais fait rêver. Les Baléares, dans mon imaginaire personnel, c'était un peu les vacances Fram pas chères, de la bidasse au bord de la plage et train de siroter des mauvais cocktails, et de la jeunesse encannaillée en boite de nuit au son des boum boum boum...
Cet été, on projetait d'aller en Sicile. Nous c'est Papa, Maman, notre p'tit gars de 10 ans, et notre princesse de 6 ans. Et j'étais plus particulièrement motivé par les îles éoliennes, qui est un des must de la plongée méditerranéenne (ah oui, je suis plongeur, alors c'est toujours un critère obligé de nos destinations de vacances 😎) avec des décors volcaniques qui semblaient magiques. Mais pour différentes raisons, celà ne s'est pas fait. Alors quand ma femme, ayant vu le blog d'une instagrameuse, m'a parlé de Majorque à la place des Eoliennes, j'ai plutôt bondi... Elle a insisté, j'ai cédé, on a acheté le Lonely Planet, et j'ai commencé, toujours peu motivé, à le feuilleter... Et là, ce que je lisais n'était pas du tout en phase avec l'image d'Epinal que j'en avais... Majorque était décrit comme un écrin naturel, à base de criques turquoises, montagnes plongeant dans la mer, petits villages, plantations d'agrumes... Et de très beau coin à plongée, notamment pas mal de grottes autour du Cap de Formentor. Destination parfaite pour allier plaisir des enfants et des parents 🙂 Alors j'ai dit banco !
Un chaine montagneuse (Sierra de Tramontana) couvre la cote Ouest de l'île et se termine par le Cap de Formentor, avec nombreuses criques, parfois sauvages, un peu partout. Le Nord est formé de 2 grandes baies (celles de Pollenca et Alcudia). L'Est est très bétonné ; de belles criques mais pas vraiment sauvages. Le Sud c'est essentiellement la baie de Palma où s'entassent les jeunes anglais et allemands venus ce retourner la tête... Pas grand chose à voir au centre.
Alors on a préparé celà gentiment. Etant donné que nous ciblions la découverte du Nord et de l'Ouest de l'île , on a ciblé un logement dans la région de Sa Pobla, proche de la baie de Pollenca. Billets Transavia en poche en février pour un départ en Juillet, réservation d'une villa par Air b'n'b, il n'y avait plus qu'à... Et la Covid est arrivé🏴☠️. On n'a rien annulé, on a a serré les fesses, et finalement on est passé entre les gouttes. Nos vols ont été maintenus aux dates et horaires prévus.
La dernière chose à faire était la réservation de la voiture de location, faite au dernier moment. Oubliez les prestataires institutionnels, il y a une multitude d'agences locales à l'aéroport de Majorque. On est passé par Wiber, RAS
Et ces deux semaines furent incroyables. Un vrai choc, je ne m'attendais pas à une telle beauté à 1h30 de vol de Paris 😛
Je vais vous raconter, et surtout vous montrer tout celà, tranquillement 😉

Trek de la Rota Vicentina en solo, des conseils? (Portugal)
Bonjour,
Ca y est c'est décidé. Je vais faire la Rota Vincentina en solo en Août. Je prendrais le sentier des pêcheurs. La côte au bord de l'Océan me tente plus. Ca sera mon 1er trek. Je me pose quelques questions:
- J'ai vu que nous pouvions trouver des hébergements sur la route mais je ne souhaite pas être dans un parcours trop "cadré". Est-ce qu'il faut réserver en avance? Est-ce que certains d'entre vous ont tenté "chez l'habitant" en demandant aux gens dans les petits villages de pêcheurs ou est-ce que je me fais une idée idyllique que les gens peuvent nous accueillir chez eux en leur demandant simplement? - Je n'ai jamais fais de trek, est-ce que c'est un niveau "intense" pour un débutant? - Mon appréhension est de ne pas arriver à un village quand la nuit tombe ou si je suis épuisée. Comment prévoir que je ferais assez de kilomètres pour trouver un hébergement entre chaque étape? - Enfin, quels matériels essentiels et basique faut-il apporter avec soi?
Merci beaucoup pour vos conseils!!
Leïla
Ca y est c'est décidé. Je vais faire la Rota Vincentina en solo en Août. Je prendrais le sentier des pêcheurs. La côte au bord de l'Océan me tente plus. Ca sera mon 1er trek. Je me pose quelques questions:
- J'ai vu que nous pouvions trouver des hébergements sur la route mais je ne souhaite pas être dans un parcours trop "cadré". Est-ce qu'il faut réserver en avance? Est-ce que certains d'entre vous ont tenté "chez l'habitant" en demandant aux gens dans les petits villages de pêcheurs ou est-ce que je me fais une idée idyllique que les gens peuvent nous accueillir chez eux en leur demandant simplement? - Je n'ai jamais fais de trek, est-ce que c'est un niveau "intense" pour un débutant? - Mon appréhension est de ne pas arriver à un village quand la nuit tombe ou si je suis épuisée. Comment prévoir que je ferais assez de kilomètres pour trouver un hébergement entre chaque étape? - Enfin, quels matériels essentiels et basique faut-il apporter avec soi?
Merci beaucoup pour vos conseils!!
Leïla
Caraïbes: escales aux Îles Vierges
Place au rêve, à l'évasion et au dépaysement … ce sont trois escales dans les Îles des Caraïbes que je vous propose de découvrir avec ce récit de voyage.
Des îles éparpillées dans le nord de l'arc antillais qui finalement ne sont pas totalement vierges, elles possèdent toutes un charme fou.
Des îles diverses, par leurs paysages mais aussi par leur histoire ou leur nationalités.
A « Grand Turk », nous serons en territoire britannique au milieu d'un camaïeu de bleu. Quant à « Saint Thomas », la seconde escale, l'île à tout d'un petit paradis … des USA ! après avoir été à une époque, terre d'un royaume scandinave . Et enfin, nous terminerons le périple à « Virgin Gorda », un île de la Grande Bretagne d'outremer dont on ne peut oublier les plages de rêve parsemées d'impressionnants rochers. Que d'agréables souvenirs !
--__
Grand Turk, entre bleu lagon et or blanc

Voilà la vision tant attendue lorsqu'on débarque sur une île des Caraïbes ... A Grand Turk, ce décor de rêve est bien au rendez-vous : des plages de sable blanc et un horizon marin aux fascinantes nuances de bleu, et il y en a tout autour de l'île. Certes, la photo est un peu cliché mais avouons que contempler un tel paysage fait du bien, surtout en cette période où la moindre idée de voyage à l'étranger est à oublier … du moins pour un certain temps ! Sur votre écran, vous avez l'image, à vous de la compléter en imaginant l'environnement sonore. Entendez-vous maintenant le doux bruit des vaguelettes venant lécher ce rivage ?
Comme lors de tout voyage, il y a un temps pour des moments de contemplation et d'autres consacrés à la découverte … à nous à présent, la balade sur Grand Turk.
L'archipel de Grand Turk et Caïcos est situé au nord des Antilles, c'est un chapelet d'îles et d'îlots dans le prolongement des Bahamas et séparé de quelques 160 kilomètres, à vol d'oiseau (marin), du nord de Haïti.

Cette carte apposée sur un mur du port de débarquement permet de mieux localiser l'archipel au milieu d'une myriade d'îles caribéennes. Donc nous voici « Here », facile à repérer notre situation avec ce cercle et cette patine bistre : que de doigts de visiteurs ont du pointer l'archipel ! Une trentaine d'îles dont huit seulement sont habitées constitue Grand Turk & Caïcos. Quant à Grand Turk, l'île n'a de grand que le nom. L'île ne mesure qu'une dizaine de kilomètres pour à peine deux/trois de large, mais c'est sur son territoire qu'est située la capitale du petit État : Cockburn Town.
En bonne place sur cette carte ainsi que sur les drapeaux flottants au vent, on le constate, le cactus est mis en avant. Cette plante a été choisie comme emblème de l'archipel.

Avec toutes ses épines, on ne peut pas dire que l'aspect de ce cactus local soit particulièrement accueillant ... mais si ! il a quand même belle allure avec son drôle de pompon rouge.

Nommé melocactus, ça fait savant, ou plus simplement Turk 's head in english, cette « Tête de Turc » végétale serait à l'origine du nom de l'archipel des Turks & Caïcos, enfin paraît-il ! Au sujet du drapeau, bien sûr on retrouve l'Union Jack, mère patrie oblige mais à côté figure aussi des armoiries aux couleurs plus locales : une conque, une langouste ainsi que l'incontournable cactus.
Quitté les environs du port, c'est à dire le sud de l'île, la route nous fait passer près de l'aéroport international de Grand Turk, il relie le territoire au reste du monde. Un aéroport à la taille modeste, on pouvait s'en douter, dont la piste est tracée sur une des seules parties parfaitement planes de l'île.

Mc Cartney Airport ? Non, ce n'est pas un hommage au célèbre Paul … des Beatles. JJAGS Mc Carney était un homme politique qui a marqué les T&C. Élu à la tête du territoire insulaire à l'âge de 31 ans, il a enthousiasmé les habitants par son charisme et son souhait d'autonomie pour l’administration de ses îles … mais le destin en a voulu autrement. En 1981 et à seulement 34 ans, l'homme trouva la mort lors d'un crash aérien.
Restons dans le domaine aérien et même bien au-delà … Au carrefour de l'aéroport, trône une ancienne capsule spatiale.

Sur l'île, on est très fier d'évoquer ce souvenir des débuts de la conquête spatiale. En 1962, c'est au large de Grand Turk que l'astronaute John Glenn a effectué son «splashdown », c'est à dire son amerrissage. A bord de Mercury, il venait de faire trois révolutions autour de la terre devenant ainsi le premier américain a effectué un vol en orbite. A l'époque, sur Grand Turk, il y avait une base militaire transformée pour l'occasion en mini NASA. Ainsi les Américains avec cette première avaient rattrapé les Russes dans la course à l'espace … des Russes qui avec Youri Gagarine les avaient devancé dans l'espace dix mois plutôt.
Bienvenue à Cockburn Town, la capitale officielle depuis 1766 des Turks & Caïcos Une capitale de poche avec seulement 3700 habitants sur les quelques 5000 que compte l'ensemble de l'île. Dans la ville, qui s'étire le long du littoral, on y trouve bien entendu quelques bâtiments administratifs. Celui-ci, sur la photo ci-dessous, regroupe dans une même construction la plupart des services administratifs : financiers, juridiques et sans doute encore quelques autres ...

Dans cette capitale-bourgade, on voit surtout des résidences individuelles, un peu dans le style d'un lotissement balnéaire. De simples maisons toutes parées de couleurs aux infinies nuances, les tonalités vont du rose au bleu en passant par le vert …

Sur le front de mer, quelques coquettes villas coloniales semblent particulièrement accueillantes. Leur style architectural est le plus souvent inspiré des maisons bahaméennes.

Si plusieurs ont été rénovées et sont ornées d'une profusion de bougainvilliers d'autres semblent presque à l'abandon, celle-ci par exemple.

Cette ancienne bâtisse Miramar, autrefois le siège de bureaux est proposée à la vente. A bon entendeur, sachez qu'elle est idéalement située en face de la plage cependant, côté remise en état, bon courage pour le budget des travaux à prévoir !
A « Grand Turk », nous serons en territoire britannique au milieu d'un camaïeu de bleu. Quant à « Saint Thomas », la seconde escale, l'île à tout d'un petit paradis … des USA ! après avoir été à une époque, terre d'un royaume scandinave . Et enfin, nous terminerons le périple à « Virgin Gorda », un île de la Grande Bretagne d'outremer dont on ne peut oublier les plages de rêve parsemées d'impressionnants rochers. Que d'agréables souvenirs !
--__
Grand Turk, entre bleu lagon et or blanc

Voilà la vision tant attendue lorsqu'on débarque sur une île des Caraïbes ... A Grand Turk, ce décor de rêve est bien au rendez-vous : des plages de sable blanc et un horizon marin aux fascinantes nuances de bleu, et il y en a tout autour de l'île. Certes, la photo est un peu cliché mais avouons que contempler un tel paysage fait du bien, surtout en cette période où la moindre idée de voyage à l'étranger est à oublier … du moins pour un certain temps ! Sur votre écran, vous avez l'image, à vous de la compléter en imaginant l'environnement sonore. Entendez-vous maintenant le doux bruit des vaguelettes venant lécher ce rivage ?
Comme lors de tout voyage, il y a un temps pour des moments de contemplation et d'autres consacrés à la découverte … à nous à présent, la balade sur Grand Turk.
L'archipel de Grand Turk et Caïcos est situé au nord des Antilles, c'est un chapelet d'îles et d'îlots dans le prolongement des Bahamas et séparé de quelques 160 kilomètres, à vol d'oiseau (marin), du nord de Haïti.

Cette carte apposée sur un mur du port de débarquement permet de mieux localiser l'archipel au milieu d'une myriade d'îles caribéennes. Donc nous voici « Here », facile à repérer notre situation avec ce cercle et cette patine bistre : que de doigts de visiteurs ont du pointer l'archipel ! Une trentaine d'îles dont huit seulement sont habitées constitue Grand Turk & Caïcos. Quant à Grand Turk, l'île n'a de grand que le nom. L'île ne mesure qu'une dizaine de kilomètres pour à peine deux/trois de large, mais c'est sur son territoire qu'est située la capitale du petit État : Cockburn Town.
En bonne place sur cette carte ainsi que sur les drapeaux flottants au vent, on le constate, le cactus est mis en avant. Cette plante a été choisie comme emblème de l'archipel.

Avec toutes ses épines, on ne peut pas dire que l'aspect de ce cactus local soit particulièrement accueillant ... mais si ! il a quand même belle allure avec son drôle de pompon rouge.

Nommé melocactus, ça fait savant, ou plus simplement Turk 's head in english, cette « Tête de Turc » végétale serait à l'origine du nom de l'archipel des Turks & Caïcos, enfin paraît-il ! Au sujet du drapeau, bien sûr on retrouve l'Union Jack, mère patrie oblige mais à côté figure aussi des armoiries aux couleurs plus locales : une conque, une langouste ainsi que l'incontournable cactus.
Quitté les environs du port, c'est à dire le sud de l'île, la route nous fait passer près de l'aéroport international de Grand Turk, il relie le territoire au reste du monde. Un aéroport à la taille modeste, on pouvait s'en douter, dont la piste est tracée sur une des seules parties parfaitement planes de l'île.

Mc Cartney Airport ? Non, ce n'est pas un hommage au célèbre Paul … des Beatles. JJAGS Mc Carney était un homme politique qui a marqué les T&C. Élu à la tête du territoire insulaire à l'âge de 31 ans, il a enthousiasmé les habitants par son charisme et son souhait d'autonomie pour l’administration de ses îles … mais le destin en a voulu autrement. En 1981 et à seulement 34 ans, l'homme trouva la mort lors d'un crash aérien.
Restons dans le domaine aérien et même bien au-delà … Au carrefour de l'aéroport, trône une ancienne capsule spatiale.

Sur l'île, on est très fier d'évoquer ce souvenir des débuts de la conquête spatiale. En 1962, c'est au large de Grand Turk que l'astronaute John Glenn a effectué son «splashdown », c'est à dire son amerrissage. A bord de Mercury, il venait de faire trois révolutions autour de la terre devenant ainsi le premier américain a effectué un vol en orbite. A l'époque, sur Grand Turk, il y avait une base militaire transformée pour l'occasion en mini NASA. Ainsi les Américains avec cette première avaient rattrapé les Russes dans la course à l'espace … des Russes qui avec Youri Gagarine les avaient devancé dans l'espace dix mois plutôt.
Bienvenue à Cockburn Town, la capitale officielle depuis 1766 des Turks & Caïcos Une capitale de poche avec seulement 3700 habitants sur les quelques 5000 que compte l'ensemble de l'île. Dans la ville, qui s'étire le long du littoral, on y trouve bien entendu quelques bâtiments administratifs. Celui-ci, sur la photo ci-dessous, regroupe dans une même construction la plupart des services administratifs : financiers, juridiques et sans doute encore quelques autres ...

Dans cette capitale-bourgade, on voit surtout des résidences individuelles, un peu dans le style d'un lotissement balnéaire. De simples maisons toutes parées de couleurs aux infinies nuances, les tonalités vont du rose au bleu en passant par le vert …

Sur le front de mer, quelques coquettes villas coloniales semblent particulièrement accueillantes. Leur style architectural est le plus souvent inspiré des maisons bahaméennes.

Si plusieurs ont été rénovées et sont ornées d'une profusion de bougainvilliers d'autres semblent presque à l'abandon, celle-ci par exemple.

Cette ancienne bâtisse Miramar, autrefois le siège de bureaux est proposée à la vente. A bon entendeur, sachez qu'elle est idéalement située en face de la plage cependant, côté remise en état, bon courage pour le budget des travaux à prévoir !
Vos photos du Maroc
bonjour
merci de partager si vous le voulez , vos photos et adresses sympa !
en premier évidemment mon village préféré !
AÏt Benhaddou , découvert en 202015 ...2 ou 3 auberges à l'époque ! j'étais à la Baraka ! à l'entrée du village ! c'était tellement cool à cette époque ! je faisais la cuisine avec Mohamed le cuisinier , dans la cuisine de l'auberge !

l'équipe de l'auberge " la baraka "
A gauche , Brahim Bolkaid qui est le patron de l'auberge actuelle " maison d'hôtes panoramic "
en bas à droite le cuisinier !
j'en ai passer des heures dans la cuisine !
à cette période , il y avait des énormes bus d'Allemands , qui arrivaient avec toute leur nourriture !
ils consommaient très peu !
mais on leur servaient surtout des salades fraiches , des boisons ...
ils restaient 3 heures : boissons , pipi , visite du ksar et hop ils repartaient !

la fresque chez Brahim !
AÏt Benhaddou , découvert en 202015 ...2 ou 3 auberges à l'époque ! j'étais à la Baraka ! à l'entrée du village ! c'était tellement cool à cette époque ! je faisais la cuisine avec Mohamed le cuisinier , dans la cuisine de l'auberge !


l'équipe de l'auberge " la baraka "
A gauche , Brahim Bolkaid qui est le patron de l'auberge actuelle " maison d'hôtes panoramic "
en bas à droite le cuisinier !
j'en ai passer des heures dans la cuisine !
à cette période , il y avait des énormes bus d'Allemands , qui arrivaient avec toute leur nourriture !
ils consommaient très peu !
mais on leur servaient surtout des salades fraiches , des boisons ...
ils restaient 3 heures : boissons , pipi , visite du ksar et hop ils repartaient !
la fresque chez Brahim !
Nord Sardaigne en septembre
Bonjour à tous les connaisseurs de la Sardaigne !
J'ai beaucoup écumé Internet et les forums pour préparer mon voyage en Sardaigne mais j'ai encore beaucoup de questions.
Nous prévoyons de partir 3 semaines en septembre, avec nos 3 jeunes enfants (le plus grand aura 5 ans), notre voiture, et nos vélos (vélo bricolé maison : électrifié et rallongé pour pouvoir transporter la brochette d'enfants). Arrivée en ferry à Golfo Aranci, départ de Porto Torres.
L'idée est de découvrir la Sardaigne et sa culture, mais avec un rythme adapté aux enfants et en prenant le temps de profiter de la mer, de traîner sur les petites places... En gros, j'imagine des journées de ce type : visite le matin, sieste, puis balade ou plage proche de notre logement l'après-midi. On peut bien sûr envisager certains jours des excursions à la journée, et d'autres jours, repos total.
Donc j'en suis venue à l'idée de 3 points de chute pour environ une semaine chacun, en bord de mer, mais d'où il y a des balades ou visites sympa à faire dans un rayon d'environ 1h de route. Je pensais aux 3 endroits suivants 1. vers Santa Teresa Gallura (ou Palau?) --> possibilité de visiter les îles de La Maddalena, l'intérieur des terres comme Tempio Pausiana, Valle della Luna, j'ai vu qu'il y avait plusieurs sites archéologiques dans ce coin..., et pourquoi pas Castelsardo.
2. Vers Cala Gonone --> la fameuse excursion en bateau + des rando pour trouver des petites criques. Puis des 1/2 journées ou journées dans la montagne, voir les villages sardes, visiter des sites nurraghe, Orgosolo, peut-être le Gola di Gorrupo... J'ai vu aussi que Septembre était le début de Automne à Bargargia, ce serait super de pouvoir y participer.
3. La côte ouest, et là j'hésite entre 3 endroits : la péninsule de Sinis, Bosa, ou Alghero ...
J'ai beaucoup de questions ! - Pour notre 3ème point de chute, que choisiriez-vous parmi la péninsule de Sinis, Bosa, Alghero ? Qu'est-ce qui serait le plus différent des 2 régions précédentes ? ou, autre critère de choix, qu'est-ce qui permettrait le plus de petites balades à vélo (donc sur des routes peu fréquentées) ?
- Puis-je me fier aux temps de voiture donnés par Maps ?
- Je crains un peu le vent sur les parties ouest et nord ... A tort ou à raison en septembre ? Gênant pour la baignade ? pour se balader ?
- L'idée de visiter l'île de la Maddalena + la Caprera en vélo électrique vous paraît-elle sympa ? Y a-t-il beaucoup de circulation ?
- N'est-ce pas dommage de ne pas avoir un des 3 points de chute plutôt dans l'intérieur des terres ?
- Le trenino verde ça a l'air sympa pour les enfants... sera-t-il ouvert en septembre ? Y a-t-il une portion plus jolie que l'autre parmi Palau--> Tempio et Bosa--> Macomer ?
- si vous deviez ne garder que deux points de chute, lequel supprimeriez vous ? (mon homme est plutôt chaud pour 2 logements seulement, ça évite de refaire les valises de toute la troupe à chaque fois...)
- connaissez-vous des gens qui louent des ânes pour une rando sur 1 jour ou 2 ? Nous avons l'habitude de faire ça en France et on se dit que ça pourrait être sympa.
Un immense merci à celui ou celle qui prendra le temps de répondre à l'une ou l'autre de ces questions...
Nous prévoyons de partir 3 semaines en septembre, avec nos 3 jeunes enfants (le plus grand aura 5 ans), notre voiture, et nos vélos (vélo bricolé maison : électrifié et rallongé pour pouvoir transporter la brochette d'enfants). Arrivée en ferry à Golfo Aranci, départ de Porto Torres.
L'idée est de découvrir la Sardaigne et sa culture, mais avec un rythme adapté aux enfants et en prenant le temps de profiter de la mer, de traîner sur les petites places... En gros, j'imagine des journées de ce type : visite le matin, sieste, puis balade ou plage proche de notre logement l'après-midi. On peut bien sûr envisager certains jours des excursions à la journée, et d'autres jours, repos total.
Donc j'en suis venue à l'idée de 3 points de chute pour environ une semaine chacun, en bord de mer, mais d'où il y a des balades ou visites sympa à faire dans un rayon d'environ 1h de route. Je pensais aux 3 endroits suivants 1. vers Santa Teresa Gallura (ou Palau?) --> possibilité de visiter les îles de La Maddalena, l'intérieur des terres comme Tempio Pausiana, Valle della Luna, j'ai vu qu'il y avait plusieurs sites archéologiques dans ce coin..., et pourquoi pas Castelsardo.
2. Vers Cala Gonone --> la fameuse excursion en bateau + des rando pour trouver des petites criques. Puis des 1/2 journées ou journées dans la montagne, voir les villages sardes, visiter des sites nurraghe, Orgosolo, peut-être le Gola di Gorrupo... J'ai vu aussi que Septembre était le début de Automne à Bargargia, ce serait super de pouvoir y participer.
3. La côte ouest, et là j'hésite entre 3 endroits : la péninsule de Sinis, Bosa, ou Alghero ...
J'ai beaucoup de questions ! - Pour notre 3ème point de chute, que choisiriez-vous parmi la péninsule de Sinis, Bosa, Alghero ? Qu'est-ce qui serait le plus différent des 2 régions précédentes ? ou, autre critère de choix, qu'est-ce qui permettrait le plus de petites balades à vélo (donc sur des routes peu fréquentées) ?
- Puis-je me fier aux temps de voiture donnés par Maps ?
- Je crains un peu le vent sur les parties ouest et nord ... A tort ou à raison en septembre ? Gênant pour la baignade ? pour se balader ?
- L'idée de visiter l'île de la Maddalena + la Caprera en vélo électrique vous paraît-elle sympa ? Y a-t-il beaucoup de circulation ?
- N'est-ce pas dommage de ne pas avoir un des 3 points de chute plutôt dans l'intérieur des terres ?
- Le trenino verde ça a l'air sympa pour les enfants... sera-t-il ouvert en septembre ? Y a-t-il une portion plus jolie que l'autre parmi Palau--> Tempio et Bosa--> Macomer ?
- si vous deviez ne garder que deux points de chute, lequel supprimeriez vous ? (mon homme est plutôt chaud pour 2 logements seulement, ça évite de refaire les valises de toute la troupe à chaque fois...)
- connaissez-vous des gens qui louent des ânes pour une rando sur 1 jour ou 2 ? Nous avons l'habitude de faire ça en France et on se dit que ça pourrait être sympa.
Un immense merci à celui ou celle qui prendra le temps de répondre à l'une ou l'autre de ces questions...
Crète... un parcours en zigzags dans l'ouest de l'île
Joli mois de mai en Crète entre plages et lagons, gorges et arrière-pays mais aussi chapelles et monastères, sites antiques, villages typiques, routes panoramiques et partout à cette saison... des fleurs ! Circuit en voiture + randonnées quotidiennes.
Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

Présentation
De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.
Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.
J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !
C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.
Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.
Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?
C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !
M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon
Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.
Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉
Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.
Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.
Lauriers roses
Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019
Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.
Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.
A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.
Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.
Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.
Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.
Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?
Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.
Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".
Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !
L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.
Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.
En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.
Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !
Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres
Petit oratoire
Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019
Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.
Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.
Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.
Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.
Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".
Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.
Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?
Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.
L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.
Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.
Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.
Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.
Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.
Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.
C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.
Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !
Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.
Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.
Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.
Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.
Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres
Elafonissi
Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019
Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.
En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.
La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.
Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.
Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.
Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.
Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.
Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.
Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.
11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.
Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.
Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.
Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.
Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.
Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.
Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.
Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.
En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.
Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.
Lagon de Balos
Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019
En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.
Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".
Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.
Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.
Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !
A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.
Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.
Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.
Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.
Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.
Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.
A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route
Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.
Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.
Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.
Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.
Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.
Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.
Demain nous partons vers d'autres horizons !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Vue depuis l'acropole de Polyrinia
Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019
Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.
Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.
Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.
Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.
Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !
Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !
En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.
Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.
Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.
C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.
Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.
Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.
Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.
Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.
Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.
Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !
Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !
En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.
Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres
Le lendemain…
Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.
Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !
L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.
Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.
Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.
8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.
Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.
A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.
C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.
Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.
Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.
Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.
En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !
Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.
Vers Lissos
Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019
Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).
Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.
Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.
Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.
Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.
Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.
C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.
Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.
Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.
Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.
La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.
Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !
Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.
Gorges de Figou
Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019
Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.
Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.
Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.
On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).
Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.
Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.
C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.
La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.
Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.
Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.
Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.
C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !
Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.
Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.
Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.
Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.
Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.
Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.
Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.
En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !
Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.
Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.
Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.
Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.
Portes de Fer
La suite se trouve dans le post 2 !
Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

Présentation
De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.
Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.
J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !
C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.
Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.
Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?
C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !
M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon
Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.
Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉
Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.
Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.
Lauriers roses

Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019
Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.
Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.
A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.
Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.
Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.
Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.
Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?
Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.
Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".
Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !
L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.
Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.
En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.
Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !
Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres
Petit oratoire

Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019
Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.
Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.
Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.
Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.
Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".
Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.
Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?
Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.
L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.
Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.
Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.
Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.
Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.
Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.
C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.
Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !
Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.
Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.
Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.
Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.
Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres
Elafonissi

Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019
Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.
En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.
La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.
Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.
Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.
Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.
Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.
Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.
Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.
11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.
Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.
Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.
Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.
Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.
Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.
Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.
Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.
En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.
Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.
Lagon de Balos

Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019
En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.
Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".
Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.
Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.
Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !
A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.
Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.
Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.
Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.
Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.
Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.
A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route
Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.
Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.
Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.
Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.
Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.
Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.
Demain nous partons vers d'autres horizons !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Vue depuis l'acropole de Polyrinia

Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019
Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.
Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.
Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.
Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.
Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !
Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !
En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.
Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.
Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.
C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.
Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.
Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.
Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.
Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.
Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.
Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !
Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !
En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.
Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres
Le lendemain…
Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.
Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !
L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.
Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.
Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.
8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.
Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.
A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.
C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.
Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.
Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.
Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.
En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !
Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.
Vers Lissos

Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019
Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).
Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.
Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.
Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.
Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.
Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.
C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.
Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.
Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.
Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.
La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.
Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !
Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.
Gorges de Figou

Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019
Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.
Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.
Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.
On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).
Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.
Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.
C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.
La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.
Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.
Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.
Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.
C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !
Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.
Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.
Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.
Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.
Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.
Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.
Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.
En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !
Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.
Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.
Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.
Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.
Portes de Fer

La suite se trouve dans le post 2 !
Retour d’une croisière Azamara en Méditerranée en octobre 2019
Itinéraire : Monte-Carlo – Porto Vecchio, Corse – Olbia, Sardaigne – Mahon, Minorque – Palma, Majorque – Valence - Tarragone – Barcelone.
Bonjour à tous,
C’est à mon tour de partager avec vous le récit de cette croisière très agréable que nous avons faite sur l’Azamara Pursuit du 12 au 19 octobre en Méditerranée. L’itinéraire comme d’habitude a guidé notre choix en plus de l’attrait d’une première expérience avec cette compagnie.
C’est une croisière achetée en promotion à environ 1600€ par personne, en cabine extérieure vue obstruée, de Monaco à Barcelone. Il y a plusieurs mois que j’avais envie d’essayer cette compagnie, plus précisément depuis notre dernière expérience décevante avec Holland America Line.
J’ai demandé deux devis l’un à Croisiland et l’autre à Vacation to go. Le prix était identique avec les mêmes pourboires offerts, internet illimité et forfait boisson compris. La seule différence était que Vacation to go m’offrait en plus un crédit de bord de 650$. C’est donc sans hésitation que j’ai réservé auprès de ma correspondante Satou (poste 7129) qui est charmante, très rapide et très efficace. Un service comme l’on n’en trouve plus en France depuis longtemps.
Nous partons tranquillement la veille du départ de la croisière pour Monte-Carlo, ce n’est pas très loin. Le beau souvenir que j’avais de cette ville s’est trouvé bien terni : la circulation et le stationnement y sont très difficiles et pénibles. Au milieu de tous ces gaz d’échappement la ville est très polluée, l’air y est irrespirable à donner des maux de tête. Et les baskets à 500€ dans les vitrines, pour les moins chères, n’arrangent rien (aux maux de tête) 😉.
Depuis notre hôtel à Beausoleil quelques marches nous permettent de descendre vers le centre.


Les très belles voitures et les très beaux jardins autour du casino sont eux, immuables. Ici, pas de sécheresse, la végétation est abondamment arrosée, les pelouses sont d’un vert éclatant, et les plantes épanouies.


A demain pour l'embarquement.
Bonjour à tous,
C’est à mon tour de partager avec vous le récit de cette croisière très agréable que nous avons faite sur l’Azamara Pursuit du 12 au 19 octobre en Méditerranée. L’itinéraire comme d’habitude a guidé notre choix en plus de l’attrait d’une première expérience avec cette compagnie.
C’est une croisière achetée en promotion à environ 1600€ par personne, en cabine extérieure vue obstruée, de Monaco à Barcelone. Il y a plusieurs mois que j’avais envie d’essayer cette compagnie, plus précisément depuis notre dernière expérience décevante avec Holland America Line.
J’ai demandé deux devis l’un à Croisiland et l’autre à Vacation to go. Le prix était identique avec les mêmes pourboires offerts, internet illimité et forfait boisson compris. La seule différence était que Vacation to go m’offrait en plus un crédit de bord de 650$. C’est donc sans hésitation que j’ai réservé auprès de ma correspondante Satou (poste 7129) qui est charmante, très rapide et très efficace. Un service comme l’on n’en trouve plus en France depuis longtemps.
Nous partons tranquillement la veille du départ de la croisière pour Monte-Carlo, ce n’est pas très loin. Le beau souvenir que j’avais de cette ville s’est trouvé bien terni : la circulation et le stationnement y sont très difficiles et pénibles. Au milieu de tous ces gaz d’échappement la ville est très polluée, l’air y est irrespirable à donner des maux de tête. Et les baskets à 500€ dans les vitrines, pour les moins chères, n’arrangent rien (aux maux de tête) 😉.
Depuis notre hôtel à Beausoleil quelques marches nous permettent de descendre vers le centre.


Les très belles voitures et les très beaux jardins autour du casino sont eux, immuables. Ici, pas de sécheresse, la végétation est abondamment arrosée, les pelouses sont d’un vert éclatant, et les plantes épanouies.


A demain pour l'embarquement.
Il fallait que je revienne à Vienne (voyage en train et visites à vélo)
Mes deux premiers séjours à Vienne (Autriche) remontent aux années 80'. De l'eau bleue a depuis coulé sous les ponts du canal du Danube et de la Wien et ma mémoire ne conserve plus guère de souvenirs et mes tiroirs aucunes photos. Il s'agissait à l'époque d'une voyage d'études urbaines avec rencontres d'architectes (Rob Krier entre autres) et d'urbanistes.
C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.
Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.
Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.
Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.

A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...



- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.
La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur

Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud


Vues intérieures


Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.

Aimez-vous Klimt ?



D'autres artistes sont également présents :
Egon Schiele




Oskar Kokoschka
O.K. (oublié d'en photographier 🤪)
Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

et même un Van Gogh

C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.
Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.
Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.
Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.

A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...



- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur

Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud


Vues intérieures


Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.

Aimez-vous Klimt ?



D'autres artistes sont également présents :
Egon Schiele




Oskar Kokoschka
O.K. (oublié d'en photographier 🤪)
Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

et même un Van Gogh












