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La Chine "éternelle"
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China
Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine...
A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes.
Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures.
Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres.
Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation.
Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).
Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!
Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.
Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.
Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.
Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte
Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).
Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!
Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cupping
Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus
Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?
Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.
Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !
Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.
Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's
Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espelette
Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.
Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du monde
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cuppingMardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espeletteMardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du mondeRécit USA 2005: Nevada/Wyoming/Utah/Arizona
Samedi 20 Août 2005 ;
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
FIN
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
FIN
Logement et travail à Dublin
😉Bonjour à tous !
Je suis Emilie, 25 ans, lyonnaise. Je m'apprête à partir à Dublin mi janvier (ds la semaine du 16 à priori) jusqu'à mai ou juin...
Je n'ai pr l'instt ni appart ni petit job...je fais appel à vos conseils et bons plans en tout genre...
Je pense chercher une colocation (ça me paraît plus intéressant financièrement) mais je ne connais pas du tt la ville dc je ne sais pas encore trop dans quel quartier chercher... y a t-il des quartiers sympas, peut-être un peu exentrés dc moins chèrs mais tt de même biens desservis ? Pour le job, je ne suis pas exigente, l'important pour le moment pr moi c de partir, vivre de nouvelles expériences ailleurs....alors serveuse ou la plonge dans un resto pourquoi pas...
Mon anglais est correct mais ça fait plusieurs années que je n'ai pas pratiqué... Y a t-il des call centers d'entreprises francophones qui recrutent ?
Je vous remercie d'avance pour tous les petits tuyaux
A bientôt
La jungle en Malaisie
Bonjour !
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
La façon dont nous voyageons ne s'est-elle pas modifiée par notre activité sur les réseaux sociaux?
Bonjour,
Suite aux réflexions posées sur mon premier grand voyage (qui se termine d'ici 15 jours) mais aussi après la lecture d'un article partagé sur fb, je me pose énormément de questions sur la façon dont nous voyageons, dont notre "génération" voyage. Ne voyage-t-elle pas pour faire sensation sur Instagram ?
Je pense qu'il y a du juste là-dedans mais également du faux, car il restera toujours des voyageurs, des aventuriers qui partent à la découverte du monde pour leur propre expérience, leur propre bien-être et non pas pour s'exposer sur Internet.
Le vrai là-dedans est que de plus en plus de jeunes voyageurs voyagent pour faire des photos sensationnelles, montrer une vie "trop cool", parce que le voyage est devenu une mode.
Est-ce que j'en fais partie ? Est-ce que vous en faites partie ?
Je dois vous avouer qu'avant de partir je ne me posais même pas la question, je suis partie pour voyager, pour découvrir le monde, pour trouver des réponses, des questionnements. Puis petit à petit je me suis laissée prendre au jeu des "belles photos instagram" parce que j'ai commencé à suivre de plus en plus de voyageurs sur cette plateforme. Mais désormais je me demande à quoi tout ça rime ?
Cette nouvelle façon de voyager s'empare de bcp personnes et modifie notre rapport au monde, notre façon de le voir et de le vivre.
J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.
Merci ! A bientôt
J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.
Merci ! A bientôt
Incredible India, here we go again!!
Hey there, fellow travelers 😎
We’re back from 15 days in northern India.
For our 6th visit to this country, we traveled between Uttar Pradesh and Madhya Pradesh, and let’s just say it was an emotional rollercoaster!!
So if you’re up for it, we’re taking you to Varanasi, Chitrakoot, Khajuraho, Orchha, and Agra.
Ready for takeoff??
WELCOME TO VARANASI

When you leave your sanitized, rigid Western world behind, there’s nothing like diving back into the Indian chaos. And we nailed it—because when it comes to monumental madness, we couldn’t have picked a better place to start than Varanasi 😉!!
Here’s a little recap of our first day in this insane city.
It all starts with landing at the city’s airport.
As soon as we step out, hundreds of Indians stare at us like they’ve never seen white people before (I’d forgotten how intense that is!). There are lots of women covered in black fabric, only their eyes visible—pretty striking, I must say. Turns out they’re Indians working in the Middle East, heading back to "work" after a month’s vacation.
We hop in a taxi, but after a few kilometers, we’re stopped… by the passage of the "state minister." The roads are freshly paved and spotless for his convoy (you can *totally* tell the difference with the roads he didn’t use 😛). We didn’t manage to spot him in the middle of the 25 cars surrounding him, though!!
Then we arrive in front of the mythical Ganges—a peaceful spot, except for a boat full of Indian pilgrims who, once again, stare at us and take our pictures (the mutual curiosity is hilarious!!).

We board a boat, and almost immediately, we pass a cremation ghat!! Oh crap, I wasn’t expecting that so soon—it hits me hard (like, *really* hard 🤪)!! Huge piles of wood, eight massive fires with families gathered around. It lasts as long as the boat ride, and you think you must’ve imagined it… but no!!
You dock and wander through the tiny alleys.
It’s 36°C (97°F) with 90% humidity—you’re dripping.
Cows block the way sometimes. The air smells like incense, then urine, then a woman’s perfume, then rotten fruit, then amazing street food—all within two meters, and *everywhere*!!

Then you step into the main street where pilgrims arrive (60,000 a day—Varanasi is the country’s holiest city!!). The chaos ramps up as you head toward the main road: nonstop honking, a bike whizzing past on your right, a scooter on your left, people brushing against you from all sides, air thick with dust and smoke (diesel *or* cremation!!), beggars of all kinds (kids, elderly, disabled) lined up to appeal to the pilgrims, the suffocating heat, and noise—*so much* noise…

In some areas, people constantly approach you: "Come see my shop," "Need a taxi?" "Want to exchange money?" And then there’s the woman with her baby in her arms, following you for meters, repeating, "No money, milk; no money, milk…" And you’re *dying* inside, but you can’t stop. If you give in, ten more will come running!! You grit your teeth, keep walking, even talk to yourself out loud!!
After half an hour, it feels like you’ve run a marathon, and you don’t even know where you live anymore!
In the evening, you head to the PUJA (public prayers for all the pilgrims) on a boat in the middle of hundreds of others. Two ghats are competing—who can make the most noise. One side is singing, the other chanting, then they switch. They wave flames, the ghats are packed.

After dinner, you head back to your room around 9 PM and see hundreds of people sleeping on the scorching stones—with cows, dogs, and goats!!!!
A huge thank-you to our parents for giving us the mental balance to handle this, because *India drives you crazy*—and we’re right in the thick of it!!!
It’s an ex.tra.or.di.nary place in the truest sense of the word, with incredible beauty—especially in its human diversity—if you can look past what shocks you.

We stayed for 3 days—3 days of unmatched intensity, where the spectacle is *constant*.

So I *highly* recommend it to all travel lovers, those who embrace difference, and the strange (for us, at least). But definitely *not* for anyone looking for a relaxing vacation!!

More to come soon if you’re interested!!


We’re back from 15 days in northern India.
For our 6th visit to this country, we traveled between Uttar Pradesh and Madhya Pradesh, and let’s just say it was an emotional rollercoaster!!
So if you’re up for it, we’re taking you to Varanasi, Chitrakoot, Khajuraho, Orchha, and Agra.
Ready for takeoff??
WELCOME TO VARANASI

When you leave your sanitized, rigid Western world behind, there’s nothing like diving back into the Indian chaos. And we nailed it—because when it comes to monumental madness, we couldn’t have picked a better place to start than Varanasi 😉!!
Here’s a little recap of our first day in this insane city.
It all starts with landing at the city’s airport.
As soon as we step out, hundreds of Indians stare at us like they’ve never seen white people before (I’d forgotten how intense that is!). There are lots of women covered in black fabric, only their eyes visible—pretty striking, I must say. Turns out they’re Indians working in the Middle East, heading back to "work" after a month’s vacation.
We hop in a taxi, but after a few kilometers, we’re stopped… by the passage of the "state minister." The roads are freshly paved and spotless for his convoy (you can *totally* tell the difference with the roads he didn’t use 😛). We didn’t manage to spot him in the middle of the 25 cars surrounding him, though!!
Then we arrive in front of the mythical Ganges—a peaceful spot, except for a boat full of Indian pilgrims who, once again, stare at us and take our pictures (the mutual curiosity is hilarious!!).

We board a boat, and almost immediately, we pass a cremation ghat!! Oh crap, I wasn’t expecting that so soon—it hits me hard (like, *really* hard 🤪)!! Huge piles of wood, eight massive fires with families gathered around. It lasts as long as the boat ride, and you think you must’ve imagined it… but no!!
You dock and wander through the tiny alleys.
It’s 36°C (97°F) with 90% humidity—you’re dripping.
Cows block the way sometimes. The air smells like incense, then urine, then a woman’s perfume, then rotten fruit, then amazing street food—all within two meters, and *everywhere*!!

Then you step into the main street where pilgrims arrive (60,000 a day—Varanasi is the country’s holiest city!!). The chaos ramps up as you head toward the main road: nonstop honking, a bike whizzing past on your right, a scooter on your left, people brushing against you from all sides, air thick with dust and smoke (diesel *or* cremation!!), beggars of all kinds (kids, elderly, disabled) lined up to appeal to the pilgrims, the suffocating heat, and noise—*so much* noise…

In some areas, people constantly approach you: "Come see my shop," "Need a taxi?" "Want to exchange money?" And then there’s the woman with her baby in her arms, following you for meters, repeating, "No money, milk; no money, milk…" And you’re *dying* inside, but you can’t stop. If you give in, ten more will come running!! You grit your teeth, keep walking, even talk to yourself out loud!!
After half an hour, it feels like you’ve run a marathon, and you don’t even know where you live anymore!
In the evening, you head to the PUJA (public prayers for all the pilgrims) on a boat in the middle of hundreds of others. Two ghats are competing—who can make the most noise. One side is singing, the other chanting, then they switch. They wave flames, the ghats are packed.

After dinner, you head back to your room around 9 PM and see hundreds of people sleeping on the scorching stones—with cows, dogs, and goats!!!!
A huge thank-you to our parents for giving us the mental balance to handle this, because *India drives you crazy*—and we’re right in the thick of it!!!
It’s an ex.tra.or.di.nary place in the truest sense of the word, with incredible beauty—especially in its human diversity—if you can look past what shocks you.

We stayed for 3 days—3 days of unmatched intensity, where the spectacle is *constant*.

So I *highly* recommend it to all travel lovers, those who embrace difference, and the strange (for us, at least). But definitely *not* for anyone looking for a relaxing vacation!!

More to come soon if you’re interested!!


Les équivalents de OpenRunner (création d'itinéraire pour les cyclistes)
Bonjour, comme peut-être certain l'on remarqué, openrunner pour la création d'itinéraire en ligne est devenu payant.
Impossible de créer mes itinéraires avec un fond de plan OpenCycleMap
Connaissez-vous des équivalents aujourd'hui?
Merci d'avance, Maxime
Impossible de créer mes itinéraires avec un fond de plan OpenCycleMap
Connaissez-vous des équivalents aujourd'hui?
Merci d'avance, Maxime
Retour d'un voyage de 3 semaines en Bolivie, octobre 2015
De retour d'un voyage de 23 jours en Bolivie (Octobre 2015) et ayant utilisé, entre autres, ce forum pour le préparer, à mon tour de fournir quelques renseignements utiles et récents.
- Nous étions un groupe d'amis (16) et avons loué 4 véhicules 4x4 chez Imbex à La Paz.
- Ces véhicules (Mitsubishi Montero Sport non importé en France) étaient équipés de pneus piste quasiment neufs, de deux roues de secours neuves, d'un bidon de 60 litres d'essence et étaient en très bon état.

- Imbex, le loueur, est basé à La Paz avec une succursale à Santa Cruz et une antenne à Uyuni. - Nous avons pris possession des 4x4 à Sucre et les avons restitués à La Paz. - Pour 18 jours de location avec le matériel, les assurances maximum, franchise 500 $ par voiture et la mise en place à Sucre nous avons payé 3100 € par voiture. Ce n'est pas donné mais à 4 par véhicule c'est supportable. - Cette agence s'est avérée être une très bonne pioche par la qualité de son matériel, sa réactivité en cas de problème et la gentillesse de son personnel. (Voir le récit du voyage) - Nous avions contacté 3 autres agences (Biz, Barron et Petitat). Ils n'avaient pas la disponibilité des véhicules à nos dates mais les prix étaient similaires. - Contrairement à ce que j'ai pu lire quelques fois dans ce forum, il est assez facile de louer un 4x4 en Bolivie et surtout il n'est pas très compliqué de réaliser soi même le voyage sans passer par une agence. Il est évidemment vivement conseillé de réaliser ce genre de voyage avec un minimum de deux véhicules et une bonne préparation de l'itinéraire. - Les conditions de circulation en Bolivie (Y compris à La Paz . . . quand il n'y a pas de manifestations ) ne sont pas particulièrement compliquées et surtout beaucoup plus faciles qu'au Pérou et en particulier à Lima. Voyage effectué au Pérou en 2014 dans les mêmes conditions en louant des 4x4. - Les routes goudronnées que nous avons utilisées étaient en très bon état et les pistes pas particulièrement difficiles. (En 4x4 ) - Seul petit problème : le carburant Pour remplir le ou les réservoirs des véhicules il n'y a aucun problème, par contre, pour remplir les bidons que nous avions sur la galerie il faut une autorisation. Cette autorisation est fournie par le loueur sous la forme d'un acte notarié que l'on doit présenter à la station service. Autant de copies que de remplissage des bidons. Le loueur nous avait fourni cet acte notarié avec 4 copies par 4x4 et malgré tout il a fallu un peu batailler pour remplir les bidons. A Tupiza, le gérant de la seule station ouverte ne voulait pas nous servir et il a fallu l'intervention téléphonique du loueur, Imbex, pour débloquer la situation. En fait nous étions en règle et le pompiste devait nous servir mais il a tenté de nous extorquer un bakchich que nous avons refusé de lui donner. Finalement nous avons pu faire le plein de nos bidons. A Uyuni, même attitude, mais le problème a été réglé rapidement sans autre intervention. - Ne pas attendre la fin de journée pour faire le plein car les stations sont prises d'assaut par les nombreuses agences qui font le plein pour leurs départs matinaux du lendemain. Tout ceci est évidemment valable dans les stations service et pas pour les achats de carburant chez les particuliers. Dernière chose sur les carburants : Peut être avons nous eu de la chance, mais contrairement a ce que j'avais lu nous avons trouvé du carburant partout dans le Sud Lipez. Nos 4x4 équipés de V6 essence avaient un appétit modéré jusqu'à 3500 mètres d'altitude (autour de 10 litres au 100 ) mais au dessus ils étaient carrément voraces (20 litres) et notre bidon de 60 litres n'était pas suffisant. Nous avons pu acheter de l'essence chez des particuliers à Guadalupe, San Antonio de Lipez, Quetena Chico et Laguna Colorada. Les prix sont évidemment majorés mais nous étions ravis d'en trouver ( 1.20 € maxi ). Nous ne garantissons pas que l'on puisse en trouver tout le temps.
J1 Pour rejoindre La Paz nous avions opté pour le vol Miami / La Paz d'American Airlines. Chacun rejoignant Miami par la compagnie de son choix via Paris, Londres ou Madrid. Décollage de Miami à l'heure (23:54) mais au bout d'une heure de vol retour à Miami pour un problème technique. Nous avons attendu toute la nuit dans l'aérogare de Miami pour un décollage à 09 :00 du matin. Prise en charge plus que légère de la compagnie American Airlines. A noter que l'aéroport de Miami a été un cauchemar (plus que confirmé au retour). Même en transit nous avons du sortir, récupérer nos bagages et les réenregistrer. Tous les personnels (Compagnie, aéroport, douanes, sécurité et police) globalement agressifs et très désagréables.
J2 Arrivés à Sucre à 15:00 notre avion en correspondance pour La Paz à 10:00 était déjà parti depuis longtemps. Impossible de prendre le vol de 16:00, déjà plein, nous avons pris la direction de la gare routière de La Paz en taxi. Pour 20 € par personne nous avons fait le trajet La Paz/Sucre en bus. Compagnie Trans Copacabana 1 MEM Bus cama très confortable et chauffé. Nous avions prévu 1 jour et demi à Sucre, suite à notre retard nous n'y passerons qu'un jour. En dehors du ravitaillement alimentaire standard nous avons pu y trouver tables de camping, réchauds à gaz et cartouches, jerrycans pour l'eau, pelle etc. Prix intéressants. Avec nos bagages nous avions amené : sangles de remorquage, compresseur pour les pneus, kit réparation pneus, petite trousse à outils, lampes etc. Nous avons trouvé Sucre très jolie, très agréable (Altitude et température) mais quand même nettement moins intéressante que Cusco au Pérou. Nuit à l’hôtel Villa Antigua : très bel hôtel, grand confort, personnel aimable pour 70 € la double. Réservation sur Internet depuis la France.
J3 Sucre/Potosi Étape courte, très bonne route goudronnée et beaux paysages. Nous avons passé l'après midi à Potosi et nous avons été agréablement surpris par cette ville. 1 mois avant elle était bloquée par les mineurs et nous aurions certainement eu une autre impression. Nous n'avons pas voulu visiter la mine car gênés par la mise en scène de la misère des mineurs. Nous avons passé la nuit à l’hôtel Santa Teresa en plein centre ville. 50 € la double. Personnel très chaleureux, bon confort. Par contre, le restaurant de l’hôtel, encensé par de nombreux guides nous a beaucoup déçu. Service interminable et maniéré et nourriture pas terrible . Réservation Internet depuis la France.
J4 Potosi/Tupiza. Excellente route goudronnée et très beaux paysages. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à Tupiza et sur les conseils du personnel de l’hôtel nous sommes allés rapidement faire les pleins essence des voitures. Très bonne idée (voir au dessus) Ravitaillement facile dans les nombreuses échoppes de la ville. Le site et la ville sont très agréables avec un climat plus chaud et une altitude relativement basse. Nuit à l’hôtel La Torre 22 € la double. Là aussi, personnel très, très chaleureux. Confort de certaines chambres plus rustique (pas de fenêtre) mais toujours propres. Réservation Internet depuis la France. Nous avons mangé dans une excellente pizzéria (nombreuses à Tupiza) à 50 mètres de l’hôtel
J5 Tupiza/Guadalupe cette étape marque le début de la piste. Pour ne pas partir en même temps que les agences (6 voitures ce matin) nous avions décidé de partir un peu plus tard vers 09:00 du matin. Comme leurs étapes sont beaucoup plus longues que les nôtres et qu'ils vont plus vite que nous, nous ne verrons plus aucun 4x4 de tourisme jusqu'à la Laguna Verde. A partir de cette étape, le paysage sera beau, magnifique, spectaculaire etc.
Je ne le dirai donc pas systématiquement ! Passage au site connu d'El Sillar puis après San Pablo de Lipez nous quitterons la piste principale pour rejoindre plein sud le petit village de Guadalupe. Peu après San Pablo passage le long du site remarquable de Palacio Quemado.
Nous logerons dans un refuge entretenu par les habitants au milieu du village. Pour quelques euros par personne nous aurons droit à 4 petits dortoirs, un local pour la cuisine et des sanitaires rustiques mais propres.
J6 Guadalupe/San Antonio de Lipez. La région au sud de Guadalupe n'est encore pas au programme systématique des agences de voyage mais les splendeurs de cette région ne vont pas tarder à en faire partie. Au moins jusqu'à Ciudad Roma. Plus au sud les pistes et la navigation sont plus compliquées. Cette région restera pour nous une des étapes les plus belles du voyage. Le site de Ciudad Roma en particulier est inoubliable.
Nous n'avons pas pu réaliser le programme prévu dans cette région car certaines pistes, après Rio Seco, étaient impraticables, emportées par l'eau à la fonte des neiges. A condition d'avoir le matériel et l'autonomie nécessaires cette région peut devenir un paradis pour la rando à pied.
Nous avons couché dans un refuge chez l'habitant à San Antonio de Lipez. Mêmes remarques que pour le refuge de Guadalupe.
J7 San Antonio de Lipez/Quetena Chico. Après la laguna Morijon nous avons quitté la piste principale pour rejoindre la laguna Celeste.
Depuis la laguna Celeste, plutot que de revenir à la piste principale nous avons rejoint Quetena Chico en contournant le volcan Uturuncu par le sud. Pistes peu empruntées mais roulantes et surtout très beaux paysages.
Encore une étape où nous ne verrons pas un seul touriste en dehors de notre groupe.
Nuit à Quetena Chico dans un refuge tenu par des particuliers. Ce refuge, au centre du village, a la particularité d’être plus confortable que les 2 précédents car chaque dortoir a ses sanitaires avec douche chaude et le réfectoire recouvert d'une verrière profite le soir de la chaleur accumulée dans la journée.

J8 Quetena Chico/Laguna Verde. A la hauteur de la Laguna Hedionda nous avons encore quitté les pistes principales pour rejoindre (15 kms SE) la laguna Totoral. De retour aux lagunas Hedionda et Kollpa nous avons roulé plein sud, sans passer par le Salar de Chalviri, pour rejoindre la Laguna Verde. A notre arrivée, petite surprise, la Laguna Blanca était vert-turquoise et la Laguna Verde était grise ! Le lendemain matin, la Laguna Verde, gelée sur presque toute sa surface était toujours grise et la Laguna Blanca grise aussi. Petite déception mais le site est quand même superbe avec le Licancabur.
Nous avons dormi au refuge de la Laguna Verde. A part notre groupe il y avait 6 personnes. Bon confort et pour la première foi un bon repas nous a été servi ainsi qu'un petit déjeuner le lendemain. A noter que comme d'habitude, le personnel de l’hôtel était très chaleureux ainsi que les personnes attachées à la réserve Eduardo Avaroa. Par leur intermédiaire nous avons pu, par radio, faire une réservation pour le refuge de la Laguna Colorada pour le lendemain.
J9 Laguna Verde/Laguna Colorada. Comme d'habitude nous sommes partis un peu plus tard que les agences pour être tranquilles par la suite. Bonne idée, car pendant que nous étions au mirador de la Laguna Verde nous avons vu passer une multitude de 4x4 d'agences que nous n'avons pas revus par la suite. Ils venaient de San Pedro de Atacama au Chili. Nous étions donc quasiment seuls aux thermes de Polques et aux geysers Sol de Mañana. Par contre les geysers sont moins actifs en fin de matinée que tôt le matin. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à la Laguna Colarada et y sommes restés jusqu'au surlendemain. Cette lagune est somptueuse et les couleurs sont étonnantes. Les innombrables Flamants Roses qui y séjournent finissent le tableau !!!
Nous n'avons pas regretté d'y rester le lendemain car en plus du plaisir de flâner autour de cette lagune, en fin de journée, un vent violent s'est levé et a exacerbé les couleurs . Nous avons logé dans un des refuge situé dans un petit groupement d'habitations au bord de la lagune, le plus au nord et le plus proche de la petite boutique. Cette boutique est surprenante car on y trouve beaucoup de choses et en particulier de l'essence, vin, bière, un peu de matériel et de l'épicerie générale. Notre réservation depuis la Laguna Verde avait fonctionné mais, comme pour tous les autres refuges, le fait d'arriver vers 15:00 nous a permis de ne jamais avoir de problème de places et souvent de pouvoir choisir les meilleurs chambres ou dortoirs. A la Laguna Colorada nous avions 3 dortoirs avec leurs sanitaires. Comme souvent en Bolivie, électricité et eau chaude quelque peu aléatoires. Nous avons pu "visiter" les autres refuges avant l'arrivée des agences et ils étaient nettement plus rustiques et surtout pas très propres. Malgré les nombreux 4x4 des agences nous n'avons pas du tout eu l'impression d’être nombreux car ils arrivent tard, partent tôt et ne font qu’un court passage au mirador. Dans la journée nous étions seuls.
J10 Laguna Colorada
J11 Laguna Colorada/Ecolodge Los flamencos Laguna Hedionda Nous sommes arrivés à l'Arbol de Piedra au moment du départ des agences et avons croisé une dizaine de personnes pendant l'heure que nous avons passé sur place. Ce site est spectaculaire mais le parking et les nombreuses pancartes à proximité immédiate de l'Arbol de Piedra nuisent beaucoup à la beauté du site. Après l'arbre de pierre nous avons suivi les traces au NE plutôt que la piste directe avec sa grosse tôle ondulée. Nous avons tous beaucoup apprécié ce trajet et toutes les lagunes sont superbes. Lagunas Khara, Cachi, Pastos Grandes, Chullucani puis de nouveau sur la piste principale les lagunas Honda, Chiar Khota et Hedionda. Je ne garanti pas l'orthographe des noms des lagunes et même parfois leurs noms car d'une carte à l'autre c'est toujours différent !!! Nous avons passé la nuit à l'Ecolodge Los Flamencos au bord de la Laguna Hedionda.

Le site est superbe et nous avons beaucoup apprécié l’hôtel. Il est cher (130 € la double) mais il faut prendre en compte l'éloignement, le site superbe, l'altitude (4100 m) et le très bon service rendu. Comme souvent en Bolivie la vue extérieure des bâtiments, toujours en travaux, ne ressemble pas à grand chose mais l'intérieur est très agréable et décoré avec goût. Pour le prix nous avons eu un "tea time" au maté de coca et biscuits, un très bon repas aux chandelles avec un dressage de table superbe, un excellent petit déjeuner et nos chambres, très bien décorées, avaient eau chaude et chauffage, deux énormes couettes par lit et une petite terrasse couverte avec vue sur la lagune. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls.
J12 Laguna Hedionda/Colchani Couleurs magnifiques le matin sur la Laguna Hedionda et quelques kilomètres plus loin à la laguna Canapa. Nous sommes passés au mirador du volcan Ollague mais celui ci étant sur une route internationale allant au Chili nous n'étions pas seuls... Plus intéressante et moins visitée la Laguna Turquiri située sur la gauche de la route d'Uyuni une trentaine de kilomètres avant Alota. Le site est superbe et la lagune est entourée de rochers sculptés par le vent de toutes formes. Toutes les descriptions d'Uyuni que j'avais lues avant de partir étant négatives je ne pouvais pas être déçu. Finalement entre plein d'essence et ravitaillement au marché je ne l'ai pas trouvée trop déplaisante. Par contre, 13 kilomètres avant Uyuni, une des quatre voitures a eu une panne pas fréquente. Le bouchon de remplissage d'huile du carter de pont arrière a décidé de nous quitter et toute l'huile s'est envolée !!! Vraisemblablement mal serré à la dernière révision. Nous avons pu rejoindre Uyuni où heureusement existe une antenne du loueur de voitures Imbex. Le différentiel étant endommagé par le manque d'huile il nous a fallu changer de voiture. N'ayant pas de voiture similaire disponible à Uyuni, le loueur nous a fait parvenir un autre véhicule depuis La Paz . Roulant toute la nuit, pendant que nous dormions à l’hôtel le véhicule était disponible à 09:00 du matin et nous avons pu poursuivre le voyage sans aucun retard. Tout ceci avec le sourire et la grande efficacité de la représentante Imbex à Uyuni. Nous avons dormi à Colchani à l’hôtel de sel Cristal Samaña. Là aussi pas donné (120 € la double) mais un hôtel magnifique, des chambres somptueuses avec chauffage efficace et sanitaires parfaits. Personnel très agréable. Par contre le restaurant malgré sa déco et sa terrasse panoramique sur le Salar ne nous laissera pas un grand souvenir. Prétextant une arrivée tardive (21:00) nous n'avons pu avoir que des hamburgers (pas terribles) et des frites froides. De plus service très lent. Pas digne de l’hôtel.
J13 Colchani/Tambo Coquesa Le Salar d'Uyuni fait parti de ces sites qui ne déçoivent pas quand on les voit "en vrai" après les avoir vus des dizaines de fois dans des reportages.
Nous y avons passé la journée. Le matin entre Colchani et L'Isla Incahuasi et l'après midi entre l'isla Incahuasi, l'Isla del Pescado et Tambo Coquesa. A midi beaucoup de monde à l'Isla Incahuasi mais curieusement personne à l'autre ile et sur les parcours dans le Salar. Les deux iles sont spectaculaires et valent le détour et l'ile Incahuasi malgré le monde, les bâtiments, les boutiques offre un parcours à pied à ne pas manquer. Nous l'avons fait vers 14:00 et nous étions . . . seuls ! L'autre ile, complètement sauvage, a de nombreuses "criques" désertes propices à de superbes pique-niques. La vue sur le volcan Tunupa quand on approche de Tambo Coquesa est magnifique. En fin de journée nous sommes allés faire une ballade vers le site des momies sur les flancs du volcan Tunupa. Ne pas s'attendre à des momies comme dans l'Atacama où d'autres endroits en Amérique du Sud. Ici ce sont plutôt des squelettes qui ont gardé les positions rituelles. La vue sur le Salar est impressionnante. Notre hôtel "Ecolodge Tambo Coquesa" fait partie de la même chaine que celui de la Laguna Hedionda et la satisfaction est identique. 120 € la double mais tout y est agréable. Bon restaurant avec, le matin, vue sur le Salar.
J14 Tambo Coquesa/Pisiga En préparant ce voyage j'avais décidé de rejoindre Sajama depuis le salar D'Uyuni en passant par l'ouest du Salar de Coipasa et en longeant la frontière chilienne. Mon seul soucis était le logement car comme nous avions décidé, pour une foi, de ne pas camper il me fallait trouver un refuge ou hôtel. Je n'ai rien pu réserver sur Internet et arrivé sur place, l’hôtel de Sabaya étant fermé, il ne restait plus que Pisiga, à la frontière chilienne, pour trouver un hôtel. Il y en avait un : Le Residencial Bolivar et ce ne fut pas triste. Pour quelques euros par chambre nous avons eu droit à des sanitaires infréquentables, des fils électriques dénudés courant au bord du lit, des sommiers en . . . carton avec chute au petit matin, des draps sur lesquels nous avons préféré poser nos duvets, des propriétaires charmants et un repas du soir tout à fait convenable. Pour en arriver là nous avion traversé une partie du Salar de Coipasa avant d'atteindre la route goudronnée au pied du volcan Tata Sabaya. Le Salar de Coipasa, moins spectaculaire que celui d'Uyuni, est quand même intéressant et les paysages autour sont très beaux. A noter que contrairement au Salar d'Uyuni, très sec, le salar de Coipasa était encore assez humide et il n'était pas recommandé de sortir des traces.
J15 Pisiga/Sajama Cette étape, considérée au départ comme une étape de liaison a été une bonne surprise. A mi parcours la lagune Sacaba , Sacabaya ou Saquawaya selon les cartes mérite un détour. Entourée de très belles montagnes c'est un mélange de lagune et salar avec une superbe perspactive sur le Sajama. Nombreuses chullpas sur la route. Les dix derniers kilomètres avant de rejoindre le goudron auront été les seuls un peu difficiles de tout le voyage. Nous avons passé la nuit à l'auberge hôtel de Sajama reconnaissable avec ses bungalows aux toits de chaume. J'avais réservé sur Internet avec accusé de réception mais à notre arrivée aucune trace de réservation ! Comme il y avait un autre groupe déjà là avant notre arrivée nous avons pu avoir les chambres et dortoirs nécessaires de justesse. Heureusement que j'avais sur un PC portable l'historique de nos échanges par e mail pour prouver ma réservation. Bon repas le soir au restaurant de l’hôtel. Les environs de Sajama sont eux aussi magnifiques tout en étant complètement différents de ceux du Sud Lipez. En particulier les points de vue sur les volcans Sajama, Parinacota et Pomerape.
Nous avons également fait une petite excursion aux geysers proches de Sajama.
J16 Sajama/Puerto Perez Là aussi nous nous attendions à une étape de liaison et là aussi nous avons rencontré de très beaux paysages en particulier dans la première partie. Par contre après Patacamaya, changement de décor avec une petite portion d'autoroute fraichement livrée et surtout l'inénarrable traversée d'El Alto pour rejoindre le lac Titicaca. Le passage de "l'échangeur Che Guevara " fut un grand moment. L'arrivée à Puerto Perez nous a vite fait oublier les encombrements d'El Alto. L’hôtel Las Balsas où nous avons passé la nuit a les pieds dans l'eau avec vues imprenables sur le lac et la Cordillère Royale. Cet hôtel fut un de nos coups de cœur. Les chambres avec chauffage et sanitaires impeccables, la situation, la salle de restaurant, le repas et le personnel, tout fut parfait. Réservé par Internet depuis la France. 70 € la double.
J17 Puerto Perez/Copacabana Pour rejoindre Copacabana nous ne sommes pas passés par la route directe mais par Ayacachi et Santiago de Huata. Cette route goudronnée en corniche est superbe et offre de nombreux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale : magnifique !!!
Habitué des bacs africains, très folkloriques et rarement en état de fonctionner, grande surprise par l’absence d’attente et l'efficacité des nombreux bacs entre San Pablo et San Pedro de Tiquina. La baie de Copacabana est très belle et les ballades en ville très agréables.
Copacabana a des petits airs du Katmandou des années 70, non par la ville elle même mais par une partie des touristes très nombreux qui la fréquentent. Nous avions volontairement décidé de ne pas aller à l'Isla del Sol par manque de temps et par peur d'y rencontrer un tourisme un peu trop organisé. Le lac Titicaca coté Bolivien est beaucoup plus spectaculaire que le coté péruvien surtout comparé à la région de Puno. Nuit à l’hôtel La Cupula qui offre une vue magnifique sur la ville et la plage. Très bon hôtel constitué de bungalows tous différents et de formes atypiques. Excellent restaurant. Réservé sur Internet depuis la France. Très bon rapport qualité/prix 35 € la double.
J18 Copacabana/La Paz Retour vers El Alto par la route directe qui offre également de très beaux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale. Notre deuxième passage à "l'échangeur Che Guevara" fut plus rapide et la descente sur La Paz sans trop de problèmes de trafic pour rejoindre notre hôtel. La Paz est une ville exceptionnelle par son altitude, son site dominé par l'Ilimani et ses constructions en briques roses. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real situé dans la quartier de Socopachi. Très bon rapport qualité-prix car pour 130 € nous avions 1 appartement pour 4 avec deux chambres doubles, deux salles de bain, 1 grand salon et une grande cuisine, le tout dans un très grand confort. Le restaurant de l’hôtel est également à recommander.
J19 La Paz/Coroico/La Paz Après avoir vu les nombreux reportages télé et lu les non moins nombreux comptes rendus sur ce forum nous nous attendions à une "Route de la mort" plus spectaculaire. Ce fut la déception du voyage car nous avons tout simplement vu une piste normale, assez aménagée, avec de nombreuses glissières de sécurité. Des beaux points de vue et un grand contraste entre le passage à La Cumbre (4700 m) et la descente sur Coroico (1700 m) et le Rio Huarinilla (1100 m et 30°). Nous ne sommes pas parti trop tôt de La Paz pour éviter les nombreux groupes de VTT. Nous nous sommes fait rattraper par un seul groupe entre le début de la Route de la Mort et le bas de Coroico. Comme conseillé sur ce forum, pour éviter de se retrouver en face d'un groupe de VTT à vive allure dans la descente, nous avons parcouru cette route dans le même sens qu'eux. Retour sur La Paz par la route goudronnée. Il est bien évident qu'il y a quelques années cette route était réellement dangereuse et méritait son nom quand elle était empruntée dans les deux sens par des gros camions qui ne pouvait pas se croiser. Sans glissières de sécurité à l'époque pour se protéger des précipices. Les camionneurs doivent apprécier la route goudronnée !!! Sur cette route on roule à gauche. En conclusion ne vous attendez pas à une route difficile que ce soit en voiture ou en VTT. Nous avons emprunté de nombreuses pistes bien plus spectaculaires dans d'autres voyages. Par exemple dans le Haut Atlas Marocain ou à Oman. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.
J20 La Paz Journée libre à La Paz. Pour visiter la ville nous avons utilisé essentiellement nos jambes, le taxi et les télécabines. Le centre historique de La Paz est moins spectaculaire que celui de Lima mais nous l'avons tous apprécié. En dehors des sites plus ou moins touristiques indiqués dans tous les bons guides il ne faut absolument pas manquer la montée à El Alto par la ligne rouge des télécabines. Points de vue spectaculaires depuis la cabine et depuis El Alto. A la sortie de la gare du télécabine prendre à gauche, marcher 600 mètres jusqu'à une passerelle qui donne accès à un superbe point de vue sur tout La Paz. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.
J21 La Paz/Miami Départ très tôt le matin du vol American Airlines pour La Paz. A noter que ce vol fait une escale technique à Santa Cruz de la Sierra avant de poursuivre sur Miami. Même pagaille monstrueuse à Miami qu'à l'aller. Les vols en transit (pourtant nombreux) ne semblent pas faire partie de leurs préoccupations !
J22 Miami/France Vols vers la France par British Airways ou American Airlines via Londres ou Iberia via Madrid.
Pour finir, ce voyage en Bolivie nous a tous enchantés et les cinq zones traversées ont toutes étaient à la hauteur de nos attentes.
-Cordillère Sud Lipez (Guadalupe-Rio Seco) Cette zone aux paysages extraordinaires n'est encore pas très fréquentée par les touristes mais, comme indiqué plus haut, cela ne devrait pas durer. Les hébergements existent, certes rustiques (Guadalupe, San Antonio de Esmoruco) et nous avons pu y acheter du carburant (Guadalupe). Seul problème, le maintien en état de certaines pistes. Nous n'y avons rencontré strictement personne sur les pistes, ni locaux, ni touristes.
-Sud Lipez lagunes et volcans Très, très fréquentée par les agences de voyage cette zone est couverte de nombreuses traces de 4x4 mais la beauté des paysages reste intact. Petite déception à la Laguna Verde qui était grise à cause du gel. Par contre la Laguna Colorada, où nous sommes restés 1 jour et demi a été un des "spots" du voyage. Petite parenthèse, le Nord Ouest Argentin (Atacama Argentin) est au moins aussi spectaculaire et très peu fréquenté. Les lagunes multicolores au nord du volcan Pissis, le Campo de Piedra Pomez vers Antofagasta de la Sierra ou les lagunes au pied du volcan Peinado valent largement les paysages du Sud Lipez. Par contre, pistes difficiles et pas ou peu d'hébergements obligent à être autonome, à camper et avoir un ravitaillement eau, carburant et nourriture important.
-Salar d'Uyuni Le Salar d'Uyuni fait partie de ces lieux vus de nombreuses fois à la télé ou dans les magazines mais qui une foi sur place ne déçoivent pas. A part à L'Isla Incahuasi, nous n'y avons croisé personne ! Le Salar était entièrement sec.
-Parc de Sajama Nous connaissions le coté Chilien que nous avions beaucoup apprécié (Parc de Lauca, Volcans Parinacota et Pomerape) et nous n'avons pas été déçus par le coté Bolivien. Le majestueux Sajama, visible à 100 kilomètres est une mine d'or pour les photographes. Le Parinacota et le Pomerape ont perdu beaucoup de neige et de glace par rapport à ma première visite en 1998. Réchauffement climatique, fin de saison sèche ou les deux ?
-Lac Titicaca Une bonne surprise après notre déception coté Péruvien. Nous avons bénéficié d'une bonne météo avec grande visibilité ce qui à permis d'avoir un panorama magnifique sur la Cordillère Royale.
En vrac : -Nous avons changé nos Euros ou Dollars US sans problème dans les bureaux de change. En faire plusieurs car les taux ne sont pas identiques. Aux distributeurs nous n'avons pas pu changer plus de 200 € par transaction. -A aucun endroit y compris à La Paz nous nous sommes sentis en insécurité. Très grande gentillesse des Boliviens partout. Comme prévu nous avons eu droit à quelques manifestations et blocages de route mais sans conséquence sur notre voyage. A notre arrivée à El Alto en venant du Titicaca la route principale vers La Paz était bloquée cela nous a permis de visiter la banlieue d' El Alto en suivant le flux des taxis qui connaissaient les déviations. -Formatés par nos médias sur le régime d'Hugo Chavez nous nous attendions à voir des policiers et des militaires un peu partout . . . nous n'en avons pratiquement pas vu et ceux rencontrés étaient plutôt serviables !!! Nous n'avons eu aucun problème de corruption à part l'épisode de la station de Tupiza. Avec les voitures de location nous étions immatriculé en Bolivie, peut être qu'avec une voiture immatriculée en France les comportements auraient été différents. -Malgré nos 3200 kilomètres parcourus nous n'avons jamais eu l'impression d'avaler des kilomètres. Nos étapes étaient relativement courtes avec un départ vers 08:30, une halte déjeuner pique nique vers 12:30 (1 heure et demi d'arrêt) et en moyenne une fin d'étape vers 15:30 -Pour nos pique-niques de midi nous avions acheté sur place ou amené par avion un minimum de matériel. Tables, chaises, couverts, saladiers, réchaud et cartouches etc. Menu : salade de tomates, concombres, avocats, oignons charcuterie, fromage et fruits le tout arrosé d'une bière locale, d'eau et d'un café. Nous avons fait le ravitaillement à Sucre, Potosi, Tupiza, Uyuni et Copacabana. Dans les refuges et quelquefois à l’hôtel , le soir, nous avons demandé au cuisinier de nous cuire du riz ou des pâtes pour agrémenter notre salade du lendemain. -Nous avons eu une météo clémente. Grand soleil à part quelques nuages pas très gênants pendant 2 ou 3 jours. Le vent, omniprésent l'après midi dans ces régions, ne nous a pas gêné car nous ne campions pas. Nous avons eu jusqu'à 25° l' après midi en altitude et autour de 0° la nuit y compris dans les refuges. A La Paz, température très agréable pendant la journée. Pas de pluie pendant tout le voyage. -Nous avons rencontré pas mal de cyclistes dans le Sud Lipez, souvent assez fatigués, et nous avons admiré leur courage. Pour nous, un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans il n'en était pas question !!! -Le voyage est revenu, hors avion France-La Paz, à 1950 € par personne absolument tout compris.
Voilà c'est fini ! C'est un peu décousu mais j'espère que cette petite contribution servira à des futurs voyageurs vers la Bolivie.
Pour y avoir voyagé de nombreuses fois (En Camping) je peux fournir des renseignements sur les pays suivants en plus de la Bolivie : Chili, Pérou, Argentine, Oman, Namibie, Botswana, Zambie.

- Imbex, le loueur, est basé à La Paz avec une succursale à Santa Cruz et une antenne à Uyuni. - Nous avons pris possession des 4x4 à Sucre et les avons restitués à La Paz. - Pour 18 jours de location avec le matériel, les assurances maximum, franchise 500 $ par voiture et la mise en place à Sucre nous avons payé 3100 € par voiture. Ce n'est pas donné mais à 4 par véhicule c'est supportable. - Cette agence s'est avérée être une très bonne pioche par la qualité de son matériel, sa réactivité en cas de problème et la gentillesse de son personnel. (Voir le récit du voyage) - Nous avions contacté 3 autres agences (Biz, Barron et Petitat). Ils n'avaient pas la disponibilité des véhicules à nos dates mais les prix étaient similaires. - Contrairement à ce que j'ai pu lire quelques fois dans ce forum, il est assez facile de louer un 4x4 en Bolivie et surtout il n'est pas très compliqué de réaliser soi même le voyage sans passer par une agence. Il est évidemment vivement conseillé de réaliser ce genre de voyage avec un minimum de deux véhicules et une bonne préparation de l'itinéraire. - Les conditions de circulation en Bolivie (Y compris à La Paz . . . quand il n'y a pas de manifestations ) ne sont pas particulièrement compliquées et surtout beaucoup plus faciles qu'au Pérou et en particulier à Lima. Voyage effectué au Pérou en 2014 dans les mêmes conditions en louant des 4x4. - Les routes goudronnées que nous avons utilisées étaient en très bon état et les pistes pas particulièrement difficiles. (En 4x4 ) - Seul petit problème : le carburant Pour remplir le ou les réservoirs des véhicules il n'y a aucun problème, par contre, pour remplir les bidons que nous avions sur la galerie il faut une autorisation. Cette autorisation est fournie par le loueur sous la forme d'un acte notarié que l'on doit présenter à la station service. Autant de copies que de remplissage des bidons. Le loueur nous avait fourni cet acte notarié avec 4 copies par 4x4 et malgré tout il a fallu un peu batailler pour remplir les bidons. A Tupiza, le gérant de la seule station ouverte ne voulait pas nous servir et il a fallu l'intervention téléphonique du loueur, Imbex, pour débloquer la situation. En fait nous étions en règle et le pompiste devait nous servir mais il a tenté de nous extorquer un bakchich que nous avons refusé de lui donner. Finalement nous avons pu faire le plein de nos bidons. A Uyuni, même attitude, mais le problème a été réglé rapidement sans autre intervention. - Ne pas attendre la fin de journée pour faire le plein car les stations sont prises d'assaut par les nombreuses agences qui font le plein pour leurs départs matinaux du lendemain. Tout ceci est évidemment valable dans les stations service et pas pour les achats de carburant chez les particuliers. Dernière chose sur les carburants : Peut être avons nous eu de la chance, mais contrairement a ce que j'avais lu nous avons trouvé du carburant partout dans le Sud Lipez. Nos 4x4 équipés de V6 essence avaient un appétit modéré jusqu'à 3500 mètres d'altitude (autour de 10 litres au 100 ) mais au dessus ils étaient carrément voraces (20 litres) et notre bidon de 60 litres n'était pas suffisant. Nous avons pu acheter de l'essence chez des particuliers à Guadalupe, San Antonio de Lipez, Quetena Chico et Laguna Colorada. Les prix sont évidemment majorés mais nous étions ravis d'en trouver ( 1.20 € maxi ). Nous ne garantissons pas que l'on puisse en trouver tout le temps.
J1 Pour rejoindre La Paz nous avions opté pour le vol Miami / La Paz d'American Airlines. Chacun rejoignant Miami par la compagnie de son choix via Paris, Londres ou Madrid. Décollage de Miami à l'heure (23:54) mais au bout d'une heure de vol retour à Miami pour un problème technique. Nous avons attendu toute la nuit dans l'aérogare de Miami pour un décollage à 09 :00 du matin. Prise en charge plus que légère de la compagnie American Airlines. A noter que l'aéroport de Miami a été un cauchemar (plus que confirmé au retour). Même en transit nous avons du sortir, récupérer nos bagages et les réenregistrer. Tous les personnels (Compagnie, aéroport, douanes, sécurité et police) globalement agressifs et très désagréables.
J2 Arrivés à Sucre à 15:00 notre avion en correspondance pour La Paz à 10:00 était déjà parti depuis longtemps. Impossible de prendre le vol de 16:00, déjà plein, nous avons pris la direction de la gare routière de La Paz en taxi. Pour 20 € par personne nous avons fait le trajet La Paz/Sucre en bus. Compagnie Trans Copacabana 1 MEM Bus cama très confortable et chauffé. Nous avions prévu 1 jour et demi à Sucre, suite à notre retard nous n'y passerons qu'un jour. En dehors du ravitaillement alimentaire standard nous avons pu y trouver tables de camping, réchauds à gaz et cartouches, jerrycans pour l'eau, pelle etc. Prix intéressants. Avec nos bagages nous avions amené : sangles de remorquage, compresseur pour les pneus, kit réparation pneus, petite trousse à outils, lampes etc. Nous avons trouvé Sucre très jolie, très agréable (Altitude et température) mais quand même nettement moins intéressante que Cusco au Pérou. Nuit à l’hôtel Villa Antigua : très bel hôtel, grand confort, personnel aimable pour 70 € la double. Réservation sur Internet depuis la France.
J3 Sucre/Potosi Étape courte, très bonne route goudronnée et beaux paysages. Nous avons passé l'après midi à Potosi et nous avons été agréablement surpris par cette ville. 1 mois avant elle était bloquée par les mineurs et nous aurions certainement eu une autre impression. Nous n'avons pas voulu visiter la mine car gênés par la mise en scène de la misère des mineurs. Nous avons passé la nuit à l’hôtel Santa Teresa en plein centre ville. 50 € la double. Personnel très chaleureux, bon confort. Par contre, le restaurant de l’hôtel, encensé par de nombreux guides nous a beaucoup déçu. Service interminable et maniéré et nourriture pas terrible . Réservation Internet depuis la France.
J4 Potosi/Tupiza. Excellente route goudronnée et très beaux paysages. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à Tupiza et sur les conseils du personnel de l’hôtel nous sommes allés rapidement faire les pleins essence des voitures. Très bonne idée (voir au dessus) Ravitaillement facile dans les nombreuses échoppes de la ville. Le site et la ville sont très agréables avec un climat plus chaud et une altitude relativement basse. Nuit à l’hôtel La Torre 22 € la double. Là aussi, personnel très, très chaleureux. Confort de certaines chambres plus rustique (pas de fenêtre) mais toujours propres. Réservation Internet depuis la France. Nous avons mangé dans une excellente pizzéria (nombreuses à Tupiza) à 50 mètres de l’hôtel
J5 Tupiza/Guadalupe cette étape marque le début de la piste. Pour ne pas partir en même temps que les agences (6 voitures ce matin) nous avions décidé de partir un peu plus tard vers 09:00 du matin. Comme leurs étapes sont beaucoup plus longues que les nôtres et qu'ils vont plus vite que nous, nous ne verrons plus aucun 4x4 de tourisme jusqu'à la Laguna Verde. A partir de cette étape, le paysage sera beau, magnifique, spectaculaire etc.

Je ne le dirai donc pas systématiquement ! Passage au site connu d'El Sillar puis après San Pablo de Lipez nous quitterons la piste principale pour rejoindre plein sud le petit village de Guadalupe. Peu après San Pablo passage le long du site remarquable de Palacio Quemado.

Nous logerons dans un refuge entretenu par les habitants au milieu du village. Pour quelques euros par personne nous aurons droit à 4 petits dortoirs, un local pour la cuisine et des sanitaires rustiques mais propres.
J6 Guadalupe/San Antonio de Lipez. La région au sud de Guadalupe n'est encore pas au programme systématique des agences de voyage mais les splendeurs de cette région ne vont pas tarder à en faire partie. Au moins jusqu'à Ciudad Roma. Plus au sud les pistes et la navigation sont plus compliquées. Cette région restera pour nous une des étapes les plus belles du voyage. Le site de Ciudad Roma en particulier est inoubliable.
Nous n'avons pas pu réaliser le programme prévu dans cette région car certaines pistes, après Rio Seco, étaient impraticables, emportées par l'eau à la fonte des neiges. A condition d'avoir le matériel et l'autonomie nécessaires cette région peut devenir un paradis pour la rando à pied.
Nous avons couché dans un refuge chez l'habitant à San Antonio de Lipez. Mêmes remarques que pour le refuge de Guadalupe.J7 San Antonio de Lipez/Quetena Chico. Après la laguna Morijon nous avons quitté la piste principale pour rejoindre la laguna Celeste.
Depuis la laguna Celeste, plutot que de revenir à la piste principale nous avons rejoint Quetena Chico en contournant le volcan Uturuncu par le sud. Pistes peu empruntées mais roulantes et surtout très beaux paysages.
Encore une étape où nous ne verrons pas un seul touriste en dehors de notre groupe.
Nuit à Quetena Chico dans un refuge tenu par des particuliers. Ce refuge, au centre du village, a la particularité d’être plus confortable que les 2 précédents car chaque dortoir a ses sanitaires avec douche chaude et le réfectoire recouvert d'une verrière profite le soir de la chaleur accumulée dans la journée.

J8 Quetena Chico/Laguna Verde. A la hauteur de la Laguna Hedionda nous avons encore quitté les pistes principales pour rejoindre (15 kms SE) la laguna Totoral. De retour aux lagunas Hedionda et Kollpa nous avons roulé plein sud, sans passer par le Salar de Chalviri, pour rejoindre la Laguna Verde. A notre arrivée, petite surprise, la Laguna Blanca était vert-turquoise et la Laguna Verde était grise ! Le lendemain matin, la Laguna Verde, gelée sur presque toute sa surface était toujours grise et la Laguna Blanca grise aussi. Petite déception mais le site est quand même superbe avec le Licancabur.

Nous avons dormi au refuge de la Laguna Verde. A part notre groupe il y avait 6 personnes. Bon confort et pour la première foi un bon repas nous a été servi ainsi qu'un petit déjeuner le lendemain. A noter que comme d'habitude, le personnel de l’hôtel était très chaleureux ainsi que les personnes attachées à la réserve Eduardo Avaroa. Par leur intermédiaire nous avons pu, par radio, faire une réservation pour le refuge de la Laguna Colorada pour le lendemain.
J9 Laguna Verde/Laguna Colorada. Comme d'habitude nous sommes partis un peu plus tard que les agences pour être tranquilles par la suite. Bonne idée, car pendant que nous étions au mirador de la Laguna Verde nous avons vu passer une multitude de 4x4 d'agences que nous n'avons pas revus par la suite. Ils venaient de San Pedro de Atacama au Chili. Nous étions donc quasiment seuls aux thermes de Polques et aux geysers Sol de Mañana. Par contre les geysers sont moins actifs en fin de matinée que tôt le matin. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à la Laguna Colarada et y sommes restés jusqu'au surlendemain. Cette lagune est somptueuse et les couleurs sont étonnantes. Les innombrables Flamants Roses qui y séjournent finissent le tableau !!!

Nous n'avons pas regretté d'y rester le lendemain car en plus du plaisir de flâner autour de cette lagune, en fin de journée, un vent violent s'est levé et a exacerbé les couleurs . Nous avons logé dans un des refuge situé dans un petit groupement d'habitations au bord de la lagune, le plus au nord et le plus proche de la petite boutique. Cette boutique est surprenante car on y trouve beaucoup de choses et en particulier de l'essence, vin, bière, un peu de matériel et de l'épicerie générale. Notre réservation depuis la Laguna Verde avait fonctionné mais, comme pour tous les autres refuges, le fait d'arriver vers 15:00 nous a permis de ne jamais avoir de problème de places et souvent de pouvoir choisir les meilleurs chambres ou dortoirs. A la Laguna Colorada nous avions 3 dortoirs avec leurs sanitaires. Comme souvent en Bolivie, électricité et eau chaude quelque peu aléatoires. Nous avons pu "visiter" les autres refuges avant l'arrivée des agences et ils étaient nettement plus rustiques et surtout pas très propres. Malgré les nombreux 4x4 des agences nous n'avons pas du tout eu l'impression d’être nombreux car ils arrivent tard, partent tôt et ne font qu’un court passage au mirador. Dans la journée nous étions seuls.
J10 Laguna Colorada
J11 Laguna Colorada/Ecolodge Los flamencos Laguna Hedionda Nous sommes arrivés à l'Arbol de Piedra au moment du départ des agences et avons croisé une dizaine de personnes pendant l'heure que nous avons passé sur place. Ce site est spectaculaire mais le parking et les nombreuses pancartes à proximité immédiate de l'Arbol de Piedra nuisent beaucoup à la beauté du site. Après l'arbre de pierre nous avons suivi les traces au NE plutôt que la piste directe avec sa grosse tôle ondulée. Nous avons tous beaucoup apprécié ce trajet et toutes les lagunes sont superbes. Lagunas Khara, Cachi, Pastos Grandes, Chullucani puis de nouveau sur la piste principale les lagunas Honda, Chiar Khota et Hedionda. Je ne garanti pas l'orthographe des noms des lagunes et même parfois leurs noms car d'une carte à l'autre c'est toujours différent !!! Nous avons passé la nuit à l'Ecolodge Los Flamencos au bord de la Laguna Hedionda.


Le site est superbe et nous avons beaucoup apprécié l’hôtel. Il est cher (130 € la double) mais il faut prendre en compte l'éloignement, le site superbe, l'altitude (4100 m) et le très bon service rendu. Comme souvent en Bolivie la vue extérieure des bâtiments, toujours en travaux, ne ressemble pas à grand chose mais l'intérieur est très agréable et décoré avec goût. Pour le prix nous avons eu un "tea time" au maté de coca et biscuits, un très bon repas aux chandelles avec un dressage de table superbe, un excellent petit déjeuner et nos chambres, très bien décorées, avaient eau chaude et chauffage, deux énormes couettes par lit et une petite terrasse couverte avec vue sur la lagune. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls.
J12 Laguna Hedionda/Colchani Couleurs magnifiques le matin sur la Laguna Hedionda et quelques kilomètres plus loin à la laguna Canapa. Nous sommes passés au mirador du volcan Ollague mais celui ci étant sur une route internationale allant au Chili nous n'étions pas seuls... Plus intéressante et moins visitée la Laguna Turquiri située sur la gauche de la route d'Uyuni une trentaine de kilomètres avant Alota. Le site est superbe et la lagune est entourée de rochers sculptés par le vent de toutes formes. Toutes les descriptions d'Uyuni que j'avais lues avant de partir étant négatives je ne pouvais pas être déçu. Finalement entre plein d'essence et ravitaillement au marché je ne l'ai pas trouvée trop déplaisante. Par contre, 13 kilomètres avant Uyuni, une des quatre voitures a eu une panne pas fréquente. Le bouchon de remplissage d'huile du carter de pont arrière a décidé de nous quitter et toute l'huile s'est envolée !!! Vraisemblablement mal serré à la dernière révision. Nous avons pu rejoindre Uyuni où heureusement existe une antenne du loueur de voitures Imbex. Le différentiel étant endommagé par le manque d'huile il nous a fallu changer de voiture. N'ayant pas de voiture similaire disponible à Uyuni, le loueur nous a fait parvenir un autre véhicule depuis La Paz . Roulant toute la nuit, pendant que nous dormions à l’hôtel le véhicule était disponible à 09:00 du matin et nous avons pu poursuivre le voyage sans aucun retard. Tout ceci avec le sourire et la grande efficacité de la représentante Imbex à Uyuni. Nous avons dormi à Colchani à l’hôtel de sel Cristal Samaña. Là aussi pas donné (120 € la double) mais un hôtel magnifique, des chambres somptueuses avec chauffage efficace et sanitaires parfaits. Personnel très agréable. Par contre le restaurant malgré sa déco et sa terrasse panoramique sur le Salar ne nous laissera pas un grand souvenir. Prétextant une arrivée tardive (21:00) nous n'avons pu avoir que des hamburgers (pas terribles) et des frites froides. De plus service très lent. Pas digne de l’hôtel.

J13 Colchani/Tambo Coquesa Le Salar d'Uyuni fait parti de ces sites qui ne déçoivent pas quand on les voit "en vrai" après les avoir vus des dizaines de fois dans des reportages.

Nous y avons passé la journée. Le matin entre Colchani et L'Isla Incahuasi et l'après midi entre l'isla Incahuasi, l'Isla del Pescado et Tambo Coquesa. A midi beaucoup de monde à l'Isla Incahuasi mais curieusement personne à l'autre ile et sur les parcours dans le Salar. Les deux iles sont spectaculaires et valent le détour et l'ile Incahuasi malgré le monde, les bâtiments, les boutiques offre un parcours à pied à ne pas manquer. Nous l'avons fait vers 14:00 et nous étions . . . seuls ! L'autre ile, complètement sauvage, a de nombreuses "criques" désertes propices à de superbes pique-niques. La vue sur le volcan Tunupa quand on approche de Tambo Coquesa est magnifique. En fin de journée nous sommes allés faire une ballade vers le site des momies sur les flancs du volcan Tunupa. Ne pas s'attendre à des momies comme dans l'Atacama où d'autres endroits en Amérique du Sud. Ici ce sont plutôt des squelettes qui ont gardé les positions rituelles. La vue sur le Salar est impressionnante. Notre hôtel "Ecolodge Tambo Coquesa" fait partie de la même chaine que celui de la Laguna Hedionda et la satisfaction est identique. 120 € la double mais tout y est agréable. Bon restaurant avec, le matin, vue sur le Salar.

J14 Tambo Coquesa/Pisiga En préparant ce voyage j'avais décidé de rejoindre Sajama depuis le salar D'Uyuni en passant par l'ouest du Salar de Coipasa et en longeant la frontière chilienne. Mon seul soucis était le logement car comme nous avions décidé, pour une foi, de ne pas camper il me fallait trouver un refuge ou hôtel. Je n'ai rien pu réserver sur Internet et arrivé sur place, l’hôtel de Sabaya étant fermé, il ne restait plus que Pisiga, à la frontière chilienne, pour trouver un hôtel. Il y en avait un : Le Residencial Bolivar et ce ne fut pas triste. Pour quelques euros par chambre nous avons eu droit à des sanitaires infréquentables, des fils électriques dénudés courant au bord du lit, des sommiers en . . . carton avec chute au petit matin, des draps sur lesquels nous avons préféré poser nos duvets, des propriétaires charmants et un repas du soir tout à fait convenable. Pour en arriver là nous avion traversé une partie du Salar de Coipasa avant d'atteindre la route goudronnée au pied du volcan Tata Sabaya. Le Salar de Coipasa, moins spectaculaire que celui d'Uyuni, est quand même intéressant et les paysages autour sont très beaux. A noter que contrairement au Salar d'Uyuni, très sec, le salar de Coipasa était encore assez humide et il n'était pas recommandé de sortir des traces.
J15 Pisiga/Sajama Cette étape, considérée au départ comme une étape de liaison a été une bonne surprise. A mi parcours la lagune Sacaba , Sacabaya ou Saquawaya selon les cartes mérite un détour. Entourée de très belles montagnes c'est un mélange de lagune et salar avec une superbe perspactive sur le Sajama. Nombreuses chullpas sur la route. Les dix derniers kilomètres avant de rejoindre le goudron auront été les seuls un peu difficiles de tout le voyage. Nous avons passé la nuit à l'auberge hôtel de Sajama reconnaissable avec ses bungalows aux toits de chaume. J'avais réservé sur Internet avec accusé de réception mais à notre arrivée aucune trace de réservation ! Comme il y avait un autre groupe déjà là avant notre arrivée nous avons pu avoir les chambres et dortoirs nécessaires de justesse. Heureusement que j'avais sur un PC portable l'historique de nos échanges par e mail pour prouver ma réservation. Bon repas le soir au restaurant de l’hôtel. Les environs de Sajama sont eux aussi magnifiques tout en étant complètement différents de ceux du Sud Lipez. En particulier les points de vue sur les volcans Sajama, Parinacota et Pomerape.
Nous avons également fait une petite excursion aux geysers proches de Sajama.J16 Sajama/Puerto Perez Là aussi nous nous attendions à une étape de liaison et là aussi nous avons rencontré de très beaux paysages en particulier dans la première partie. Par contre après Patacamaya, changement de décor avec une petite portion d'autoroute fraichement livrée et surtout l'inénarrable traversée d'El Alto pour rejoindre le lac Titicaca. Le passage de "l'échangeur Che Guevara " fut un grand moment. L'arrivée à Puerto Perez nous a vite fait oublier les encombrements d'El Alto. L’hôtel Las Balsas où nous avons passé la nuit a les pieds dans l'eau avec vues imprenables sur le lac et la Cordillère Royale. Cet hôtel fut un de nos coups de cœur. Les chambres avec chauffage et sanitaires impeccables, la situation, la salle de restaurant, le repas et le personnel, tout fut parfait. Réservé par Internet depuis la France. 70 € la double.

J17 Puerto Perez/Copacabana Pour rejoindre Copacabana nous ne sommes pas passés par la route directe mais par Ayacachi et Santiago de Huata. Cette route goudronnée en corniche est superbe et offre de nombreux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale : magnifique !!!

Habitué des bacs africains, très folkloriques et rarement en état de fonctionner, grande surprise par l’absence d’attente et l'efficacité des nombreux bacs entre San Pablo et San Pedro de Tiquina. La baie de Copacabana est très belle et les ballades en ville très agréables.

Copacabana a des petits airs du Katmandou des années 70, non par la ville elle même mais par une partie des touristes très nombreux qui la fréquentent. Nous avions volontairement décidé de ne pas aller à l'Isla del Sol par manque de temps et par peur d'y rencontrer un tourisme un peu trop organisé. Le lac Titicaca coté Bolivien est beaucoup plus spectaculaire que le coté péruvien surtout comparé à la région de Puno. Nuit à l’hôtel La Cupula qui offre une vue magnifique sur la ville et la plage. Très bon hôtel constitué de bungalows tous différents et de formes atypiques. Excellent restaurant. Réservé sur Internet depuis la France. Très bon rapport qualité/prix 35 € la double.
J18 Copacabana/La Paz Retour vers El Alto par la route directe qui offre également de très beaux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale. Notre deuxième passage à "l'échangeur Che Guevara" fut plus rapide et la descente sur La Paz sans trop de problèmes de trafic pour rejoindre notre hôtel. La Paz est une ville exceptionnelle par son altitude, son site dominé par l'Ilimani et ses constructions en briques roses. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real situé dans la quartier de Socopachi. Très bon rapport qualité-prix car pour 130 € nous avions 1 appartement pour 4 avec deux chambres doubles, deux salles de bain, 1 grand salon et une grande cuisine, le tout dans un très grand confort. Le restaurant de l’hôtel est également à recommander.
J19 La Paz/Coroico/La Paz Après avoir vu les nombreux reportages télé et lu les non moins nombreux comptes rendus sur ce forum nous nous attendions à une "Route de la mort" plus spectaculaire. Ce fut la déception du voyage car nous avons tout simplement vu une piste normale, assez aménagée, avec de nombreuses glissières de sécurité. Des beaux points de vue et un grand contraste entre le passage à La Cumbre (4700 m) et la descente sur Coroico (1700 m) et le Rio Huarinilla (1100 m et 30°). Nous ne sommes pas parti trop tôt de La Paz pour éviter les nombreux groupes de VTT. Nous nous sommes fait rattraper par un seul groupe entre le début de la Route de la Mort et le bas de Coroico. Comme conseillé sur ce forum, pour éviter de se retrouver en face d'un groupe de VTT à vive allure dans la descente, nous avons parcouru cette route dans le même sens qu'eux. Retour sur La Paz par la route goudronnée. Il est bien évident qu'il y a quelques années cette route était réellement dangereuse et méritait son nom quand elle était empruntée dans les deux sens par des gros camions qui ne pouvait pas se croiser. Sans glissières de sécurité à l'époque pour se protéger des précipices. Les camionneurs doivent apprécier la route goudronnée !!! Sur cette route on roule à gauche. En conclusion ne vous attendez pas à une route difficile que ce soit en voiture ou en VTT. Nous avons emprunté de nombreuses pistes bien plus spectaculaires dans d'autres voyages. Par exemple dans le Haut Atlas Marocain ou à Oman. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J20 La Paz Journée libre à La Paz. Pour visiter la ville nous avons utilisé essentiellement nos jambes, le taxi et les télécabines. Le centre historique de La Paz est moins spectaculaire que celui de Lima mais nous l'avons tous apprécié. En dehors des sites plus ou moins touristiques indiqués dans tous les bons guides il ne faut absolument pas manquer la montée à El Alto par la ligne rouge des télécabines. Points de vue spectaculaires depuis la cabine et depuis El Alto. A la sortie de la gare du télécabine prendre à gauche, marcher 600 mètres jusqu'à une passerelle qui donne accès à un superbe point de vue sur tout La Paz. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J21 La Paz/Miami Départ très tôt le matin du vol American Airlines pour La Paz. A noter que ce vol fait une escale technique à Santa Cruz de la Sierra avant de poursuivre sur Miami. Même pagaille monstrueuse à Miami qu'à l'aller. Les vols en transit (pourtant nombreux) ne semblent pas faire partie de leurs préoccupations !

J22 Miami/France Vols vers la France par British Airways ou American Airlines via Londres ou Iberia via Madrid.
Pour finir, ce voyage en Bolivie nous a tous enchantés et les cinq zones traversées ont toutes étaient à la hauteur de nos attentes.
-Cordillère Sud Lipez (Guadalupe-Rio Seco) Cette zone aux paysages extraordinaires n'est encore pas très fréquentée par les touristes mais, comme indiqué plus haut, cela ne devrait pas durer. Les hébergements existent, certes rustiques (Guadalupe, San Antonio de Esmoruco) et nous avons pu y acheter du carburant (Guadalupe). Seul problème, le maintien en état de certaines pistes. Nous n'y avons rencontré strictement personne sur les pistes, ni locaux, ni touristes.
-Sud Lipez lagunes et volcans Très, très fréquentée par les agences de voyage cette zone est couverte de nombreuses traces de 4x4 mais la beauté des paysages reste intact. Petite déception à la Laguna Verde qui était grise à cause du gel. Par contre la Laguna Colorada, où nous sommes restés 1 jour et demi a été un des "spots" du voyage. Petite parenthèse, le Nord Ouest Argentin (Atacama Argentin) est au moins aussi spectaculaire et très peu fréquenté. Les lagunes multicolores au nord du volcan Pissis, le Campo de Piedra Pomez vers Antofagasta de la Sierra ou les lagunes au pied du volcan Peinado valent largement les paysages du Sud Lipez. Par contre, pistes difficiles et pas ou peu d'hébergements obligent à être autonome, à camper et avoir un ravitaillement eau, carburant et nourriture important.
-Salar d'Uyuni Le Salar d'Uyuni fait partie de ces lieux vus de nombreuses fois à la télé ou dans les magazines mais qui une foi sur place ne déçoivent pas. A part à L'Isla Incahuasi, nous n'y avons croisé personne ! Le Salar était entièrement sec.
-Parc de Sajama Nous connaissions le coté Chilien que nous avions beaucoup apprécié (Parc de Lauca, Volcans Parinacota et Pomerape) et nous n'avons pas été déçus par le coté Bolivien. Le majestueux Sajama, visible à 100 kilomètres est une mine d'or pour les photographes. Le Parinacota et le Pomerape ont perdu beaucoup de neige et de glace par rapport à ma première visite en 1998. Réchauffement climatique, fin de saison sèche ou les deux ?
-Lac Titicaca Une bonne surprise après notre déception coté Péruvien. Nous avons bénéficié d'une bonne météo avec grande visibilité ce qui à permis d'avoir un panorama magnifique sur la Cordillère Royale.
En vrac : -Nous avons changé nos Euros ou Dollars US sans problème dans les bureaux de change. En faire plusieurs car les taux ne sont pas identiques. Aux distributeurs nous n'avons pas pu changer plus de 200 € par transaction. -A aucun endroit y compris à La Paz nous nous sommes sentis en insécurité. Très grande gentillesse des Boliviens partout. Comme prévu nous avons eu droit à quelques manifestations et blocages de route mais sans conséquence sur notre voyage. A notre arrivée à El Alto en venant du Titicaca la route principale vers La Paz était bloquée cela nous a permis de visiter la banlieue d' El Alto en suivant le flux des taxis qui connaissaient les déviations. -Formatés par nos médias sur le régime d'Hugo Chavez nous nous attendions à voir des policiers et des militaires un peu partout . . . nous n'en avons pratiquement pas vu et ceux rencontrés étaient plutôt serviables !!! Nous n'avons eu aucun problème de corruption à part l'épisode de la station de Tupiza. Avec les voitures de location nous étions immatriculé en Bolivie, peut être qu'avec une voiture immatriculée en France les comportements auraient été différents. -Malgré nos 3200 kilomètres parcourus nous n'avons jamais eu l'impression d'avaler des kilomètres. Nos étapes étaient relativement courtes avec un départ vers 08:30, une halte déjeuner pique nique vers 12:30 (1 heure et demi d'arrêt) et en moyenne une fin d'étape vers 15:30 -Pour nos pique-niques de midi nous avions acheté sur place ou amené par avion un minimum de matériel. Tables, chaises, couverts, saladiers, réchaud et cartouches etc. Menu : salade de tomates, concombres, avocats, oignons charcuterie, fromage et fruits le tout arrosé d'une bière locale, d'eau et d'un café. Nous avons fait le ravitaillement à Sucre, Potosi, Tupiza, Uyuni et Copacabana. Dans les refuges et quelquefois à l’hôtel , le soir, nous avons demandé au cuisinier de nous cuire du riz ou des pâtes pour agrémenter notre salade du lendemain. -Nous avons eu une météo clémente. Grand soleil à part quelques nuages pas très gênants pendant 2 ou 3 jours. Le vent, omniprésent l'après midi dans ces régions, ne nous a pas gêné car nous ne campions pas. Nous avons eu jusqu'à 25° l' après midi en altitude et autour de 0° la nuit y compris dans les refuges. A La Paz, température très agréable pendant la journée. Pas de pluie pendant tout le voyage. -Nous avons rencontré pas mal de cyclistes dans le Sud Lipez, souvent assez fatigués, et nous avons admiré leur courage. Pour nous, un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans il n'en était pas question !!! -Le voyage est revenu, hors avion France-La Paz, à 1950 € par personne absolument tout compris.
Voilà c'est fini ! C'est un peu décousu mais j'espère que cette petite contribution servira à des futurs voyageurs vers la Bolivie.
Pour y avoir voyagé de nombreuses fois (En Camping) je peux fournir des renseignements sur les pays suivants en plus de la Bolivie : Chili, Pérou, Argentine, Oman, Namibie, Botswana, Zambie.
Un mois dans l'Ouest et le Nord-Ouest américain en famille
Bonjour à tous !
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Cycling trips—how old is too old?
It's all in the title—I'm 70, and I've been traveling by bike (tent and camp stove) for five years now. Statistically, how many more years do I have left to plan my destinations and see (almost) everything?
Question is half realistic, half humorous.
To keep it simple: how old are you, fellow senior cyclists still on the road? And what are your biggest challenges?
Personally, I'm in good physical shape, though my cruising speed has dropped from 3–4 km/h over the past five years.
But arthritis (hip) is starting to make it tricky to swing my leg over the frame.
Nos plus belles photos 2014
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
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On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Trois mois dans l'Ouest départ de Las Vegas
Bonjour
Voici mon projet pour avril 2014, un grand tour dans l'ouest en VTT avec remorque.Au menu, routes, pistes, randonnées à pied.
Départ de Las Végas et boucle en huit. Je suis preneur de toutes infos sur les endroits à ne pas louper, de traces GPS de vos randos à pied, des bonnes adresses ou manger et dormir. Je vais camper la plupart du temps, mais je vais aussi prendre quelques nuitées en motel quand le besoin s'en fera ressentir. Mon VTT ne sera pas équipé "rando" afin de pouvoir faire des visites locales une fois la tente plantée. Je vais consulter les températures aux endroits ou je vais passer. Quel type de duvet dois je acheter?
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.
Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter?
Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?
Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires?
Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.Pérou: pays enchanteur aux mille couleurs (trois semaines en août 2012)
Avant de commencer, je voudrais faire mes remerciements à Lalo, Amario, Alainb6, Tokala, Dervoyage, Cmtm pour leur carnets qui m’ont aidé à préparer mon voyage
Les prix que je donne sont en Soles : en gros il faut diviser par 3 pour avoir le prix en euros
ITINERAIRE : LIMA - PARACAS - NAZCA - AREQUIPA - PUNO - LAC TITICACA - CUZCO - MACHU PICCHU - VALLEE SACREE
LIMA - BARRANCO dans la grisaille
Vendredi 03 Août : Vol à 7h15 avec Iberia, on part 10mn en retard pour Madrid où l’on arrive à l’heure à 9h05. Je prends mon temps car j’ai 2h40 de transit ! Je prends la navette et je m’installe dans un café. Décollage à 12H40, arrivée à Lima à 17H35 heure locale. A la récupération des bagages, il y avait des chiens qui passaient entre les gens et les bagages tout en les sentant. J’y ai droit aussi, ça fait tout drôle ! A la sortie, j’ai bien le chauffeur de l’Hôtel qui m’attend. La nuit commence à tomber et il y a une bruine. Il y a aussi du trafic. Je suis très bien accueillie à l’hôtel 3B Barranco, j’ai une chambre au Rdc très bien, spacieuse, avec produits d’accueil, pas de chauffage mais bonnes couvertures. Je ne fais rien de spécial le soir.
Sa 04 août : levé à 7h. Après le petit déjeuner, je marche jusqu’au centre de Barranco, ça fait 10mn. Photo d’un beau jardin, puis je tombe sur le pont des soupirs où plein de gens sont en train de laver à grandes eaux. Je descends vers l’océan pacifique. Il y a peu de monde. Je vois bien une blonde, étrangère, mais elle a l’air occupée avec son appareil et avec les mouettes. Moi, je remonte doucement et profite de la vue. J’ai les jumelles et je vois les surfeurs. La fille remonte à mon niveau et là je décide de lui parler en lui demandant si elle était allée au beau jardin du dessus. Elle me répond que non, qu’elle vient de la côte et là on entame la discussion. Elle s’appelle Fiona et est anglaise. Et bien voilà c’est parti pour une journée à deux ! En remontant on arrive à la place ou il y a la Bibliothèque et faisons un arrêt à Starbuck où je prends un jus d’orange. On discute de la suite de la journée et elle me dit qu’elle veut aller dans le centre de Lima. Je lui dis ok mais que je voudrais juste récupérer mon guide à l’hôtel. De là, on prend un taxi.
On se fait déposer au début de la Plaza de Armas et on commence la visite par la Cathédrale qui ferme à 13h (10S/). Impressionnante ! Puis Couvent de San francisco. Après on va déjeuner. C’est notre premier repas, je prends un bœuf sauté (lomo saltado), c’est servi avec du riz + sauce + coriandre. C’est trop bon pour 12S/ et on a bu de la bière péruvienne. On discute avec un vieux couple qui a une boisson marron. C’est de la hierba luisa et la dame nous dit qu’ici c’est servi gratuit. Elle demande au serveur qu’il nous en donne. Il y a aussi une grande table avec une famille avec qui nous discuterons plus tard.
Apres le déjeuner on retourne vers la Plaza de armas avec le Palacio de Gobierno où il y a le changement de garde au même moment. Derrière nous, s’est mise la fameuse famille et le petit voulait me faire un bisou, c’était trop mignon et on a ainsi commencé à discuter. La dame m’explique qu’elle était française, qu’elle s’était mariée à un péruvien et qu’ils sont en vacances dans la famille. On marche un peu avec eux jusqu’à une galerie couverte que l’on traverse tranquillement tout en discutant. A la sortie de la galerie on continue avec Fiona notre chemin vers l’Eglise De la Merced.(entrée libre) mais j’ai plus de batterie pour les photos aie aie aie ! On va ensuite à la Plaza san Martin. De là, un monsieur de la sécurité nous parle en anglais, très sympa et nous raconte même une blague ! On lui demande au sujet des taxis pour rentrer, surtout savoir de quel coin on doit repartir par rapport à la Place. Il nous montre et s’occupe lui-même de négocier le taxi. Il nous dit que ça fera 12 S/ pour les 2 (et il nous précise que c’est grand maxi 15S/). Faut compter 20mn pour Barranco et on arrive à l’hôtel de Fiona à 18H. On se donne RV pour 20h car à 18H30 elle doit rencontrer son groupe de randonnée. Je rentre à pied à l’hôtel, c’est seulement à 5mn. Il fait nuit et je trace. Apres une bonne douche bien chaude, je commence à traiter les photos et retourne donc à l’Hôtel de Fiona pour 20H. Elle m’attend à la réception et me fait connaitre son groupe. On part manger là où il y a les restos sous le Pont des soupirs (puente de los suspiros). On est 13, ça fait une bonne tablée. Le resto s’appelle Javier, c’est cher car touristique. Pour finir la soirée, on monte au Mirador avec vue de nuit sur la côte pacifique et de là on se sépare.
Di 05 août : Matin, je prends le bus Metropolitano depuis l’arrêt Balta jusque Colmena pour arriver à la Plaza San Martin, le bus met 20mn. De là, je marche jusqu’à l’Eglise Merced pour faire les photos que je n’ai pas pu faire hier. Je vais au centre commercial d’en face puis fais un peu une zone piétonne où ya pas mal de commerces d’ouverts pour un dimanche. Je marche jusque Plaza de Armas reprendre quelques photos avec une meilleure luminosité et tombe sur un défilé sur le parvis du Palacio del gobierno ! Je suis en hauteur et parle un bon moment avec un vieux monsieur gentil comme tout. En repartant, je tombe cette fois sur une procession ! J’hallucine, c’est trop bien ! Il y a des danseuses avec des costumes traditionnels aux couleurs roses ou encore violettes, des messieurs costumés, menés par la musique de la fanfare et les pitreries d’un homme qui porte un costume de singe. Tout est inattendu et d’autant plus magique ! Plus tard, j’essaye de trouver un endroit où changer de l’argent et comme je m’étais pas rendu compte qu’on était dimanche et bien les banques sont pas ouvertes alors je cherche ça et là si par miracle j’arriverai à changer de l’argent. Du coup, je dévie vers un immense boulevard et demande à des dames policières où je pouvais changer de l’argent. Elle me montre des gens avec un tablier vert et me disent que je pouvais changer par eux d’une manière légale mais bon moi ça me gène vraiment de sortir mes sous devant tout le monde et je laisse tomber l’affaire. Du coup je continue à marcher et fini par tomber dans un quartier non touristique avec beaucoup de monde, des marchands dans la rue. Je me dirige vers un parc pour souffler un peu.
Dans le parc universitaire, sans être mal à l’aise, je ne suis pas super à l’aise non plus ! Il y a pas mal d’hommes assis là, à me regarder. Je dois être l’attraction du moment car la seule touriste à cet endroit, c’est moi ! Je ne m’éternise donc pas et cherche à rejoindre la Place San Martin que je retrouve sans trop de complication. Je reprends le Métropolitano et descends à Bulevar, au centre de Barranco.
Je vais pour rentrer à l’hôtel mais quand j’arrive sur une place où l’on voit bien la mer je me dirige vers elle et me balade sur un très joli sentier qui surplombe les falaises. Je rentre à l’hôtel pour laisser mon sac à dos et repars légère avec l’envie de continuer ce sentier. C’est très chouette, ça doit être la balade du dimanche car il y a du monde et quand on va direction Miraflores on voit les parapentes qui jouent avec le vent. Très agréable moment avant de passer à autre chose !
Les prix que je donne sont en Soles : en gros il faut diviser par 3 pour avoir le prix en euros
ITINERAIRE : LIMA - PARACAS - NAZCA - AREQUIPA - PUNO - LAC TITICACA - CUZCO - MACHU PICCHU - VALLEE SACREE
LIMA - BARRANCO dans la grisaille
Vendredi 03 Août : Vol à 7h15 avec Iberia, on part 10mn en retard pour Madrid où l’on arrive à l’heure à 9h05. Je prends mon temps car j’ai 2h40 de transit ! Je prends la navette et je m’installe dans un café. Décollage à 12H40, arrivée à Lima à 17H35 heure locale. A la récupération des bagages, il y avait des chiens qui passaient entre les gens et les bagages tout en les sentant. J’y ai droit aussi, ça fait tout drôle ! A la sortie, j’ai bien le chauffeur de l’Hôtel qui m’attend. La nuit commence à tomber et il y a une bruine. Il y a aussi du trafic. Je suis très bien accueillie à l’hôtel 3B Barranco, j’ai une chambre au Rdc très bien, spacieuse, avec produits d’accueil, pas de chauffage mais bonnes couvertures. Je ne fais rien de spécial le soir.
Sa 04 août : levé à 7h. Après le petit déjeuner, je marche jusqu’au centre de Barranco, ça fait 10mn. Photo d’un beau jardin, puis je tombe sur le pont des soupirs où plein de gens sont en train de laver à grandes eaux. Je descends vers l’océan pacifique. Il y a peu de monde. Je vois bien une blonde, étrangère, mais elle a l’air occupée avec son appareil et avec les mouettes. Moi, je remonte doucement et profite de la vue. J’ai les jumelles et je vois les surfeurs. La fille remonte à mon niveau et là je décide de lui parler en lui demandant si elle était allée au beau jardin du dessus. Elle me répond que non, qu’elle vient de la côte et là on entame la discussion. Elle s’appelle Fiona et est anglaise. Et bien voilà c’est parti pour une journée à deux ! En remontant on arrive à la place ou il y a la Bibliothèque et faisons un arrêt à Starbuck où je prends un jus d’orange. On discute de la suite de la journée et elle me dit qu’elle veut aller dans le centre de Lima. Je lui dis ok mais que je voudrais juste récupérer mon guide à l’hôtel. De là, on prend un taxi.
On se fait déposer au début de la Plaza de Armas et on commence la visite par la Cathédrale qui ferme à 13h (10S/). Impressionnante ! Puis Couvent de San francisco. Après on va déjeuner. C’est notre premier repas, je prends un bœuf sauté (lomo saltado), c’est servi avec du riz + sauce + coriandre. C’est trop bon pour 12S/ et on a bu de la bière péruvienne. On discute avec un vieux couple qui a une boisson marron. C’est de la hierba luisa et la dame nous dit qu’ici c’est servi gratuit. Elle demande au serveur qu’il nous en donne. Il y a aussi une grande table avec une famille avec qui nous discuterons plus tard.
Apres le déjeuner on retourne vers la Plaza de armas avec le Palacio de Gobierno où il y a le changement de garde au même moment. Derrière nous, s’est mise la fameuse famille et le petit voulait me faire un bisou, c’était trop mignon et on a ainsi commencé à discuter. La dame m’explique qu’elle était française, qu’elle s’était mariée à un péruvien et qu’ils sont en vacances dans la famille. On marche un peu avec eux jusqu’à une galerie couverte que l’on traverse tranquillement tout en discutant. A la sortie de la galerie on continue avec Fiona notre chemin vers l’Eglise De la Merced.(entrée libre) mais j’ai plus de batterie pour les photos aie aie aie ! On va ensuite à la Plaza san Martin. De là, un monsieur de la sécurité nous parle en anglais, très sympa et nous raconte même une blague ! On lui demande au sujet des taxis pour rentrer, surtout savoir de quel coin on doit repartir par rapport à la Place. Il nous montre et s’occupe lui-même de négocier le taxi. Il nous dit que ça fera 12 S/ pour les 2 (et il nous précise que c’est grand maxi 15S/). Faut compter 20mn pour Barranco et on arrive à l’hôtel de Fiona à 18H. On se donne RV pour 20h car à 18H30 elle doit rencontrer son groupe de randonnée. Je rentre à pied à l’hôtel, c’est seulement à 5mn. Il fait nuit et je trace. Apres une bonne douche bien chaude, je commence à traiter les photos et retourne donc à l’Hôtel de Fiona pour 20H. Elle m’attend à la réception et me fait connaitre son groupe. On part manger là où il y a les restos sous le Pont des soupirs (puente de los suspiros). On est 13, ça fait une bonne tablée. Le resto s’appelle Javier, c’est cher car touristique. Pour finir la soirée, on monte au Mirador avec vue de nuit sur la côte pacifique et de là on se sépare.
Di 05 août : Matin, je prends le bus Metropolitano depuis l’arrêt Balta jusque Colmena pour arriver à la Plaza San Martin, le bus met 20mn. De là, je marche jusqu’à l’Eglise Merced pour faire les photos que je n’ai pas pu faire hier. Je vais au centre commercial d’en face puis fais un peu une zone piétonne où ya pas mal de commerces d’ouverts pour un dimanche. Je marche jusque Plaza de Armas reprendre quelques photos avec une meilleure luminosité et tombe sur un défilé sur le parvis du Palacio del gobierno ! Je suis en hauteur et parle un bon moment avec un vieux monsieur gentil comme tout. En repartant, je tombe cette fois sur une procession ! J’hallucine, c’est trop bien ! Il y a des danseuses avec des costumes traditionnels aux couleurs roses ou encore violettes, des messieurs costumés, menés par la musique de la fanfare et les pitreries d’un homme qui porte un costume de singe. Tout est inattendu et d’autant plus magique ! Plus tard, j’essaye de trouver un endroit où changer de l’argent et comme je m’étais pas rendu compte qu’on était dimanche et bien les banques sont pas ouvertes alors je cherche ça et là si par miracle j’arriverai à changer de l’argent. Du coup, je dévie vers un immense boulevard et demande à des dames policières où je pouvais changer de l’argent. Elle me montre des gens avec un tablier vert et me disent que je pouvais changer par eux d’une manière légale mais bon moi ça me gène vraiment de sortir mes sous devant tout le monde et je laisse tomber l’affaire. Du coup je continue à marcher et fini par tomber dans un quartier non touristique avec beaucoup de monde, des marchands dans la rue. Je me dirige vers un parc pour souffler un peu.
Dans le parc universitaire, sans être mal à l’aise, je ne suis pas super à l’aise non plus ! Il y a pas mal d’hommes assis là, à me regarder. Je dois être l’attraction du moment car la seule touriste à cet endroit, c’est moi ! Je ne m’éternise donc pas et cherche à rejoindre la Place San Martin que je retrouve sans trop de complication. Je reprends le Métropolitano et descends à Bulevar, au centre de Barranco.
Je vais pour rentrer à l’hôtel mais quand j’arrive sur une place où l’on voit bien la mer je me dirige vers elle et me balade sur un très joli sentier qui surplombe les falaises. Je rentre à l’hôtel pour laisser mon sac à dos et repars légère avec l’envie de continuer ce sentier. C’est très chouette, ça doit être la balade du dimanche car il y a du monde et quand on va direction Miraflores on voit les parapentes qui jouent avec le vent. Très agréable moment avant de passer à autre chose !
Avis sur circuit d'un mois en Namibie-Botswana cet été?
bonjour,
nous avons prévu pour cet été un mois en namibie-botswana (4x4 avec tente)
voici notre proposition de circuit :
j1 dakar -escale j2 escale-windhoek j3 windhoek - ghanzi j4 ghanzi - maun j5 maun - nxai j6 moremi xakanaxa j7 idem j8 moremi north gate j9 moremi - savute j10 savute j11 savute - kasane j12 kasane - victoria falls j13 victoria - kasane j14 kasane - kongola j15 secteur kongola j16 kongola - secteur mahangu j17 mahangu - grootfontein j18 grootfontein - etosha j19 etosha j20 west etosha j21 estosha - epupa j22 epupa j23 epupa - khowareb j24 khowareb - palmwag j25 palmwag - twyfelfontein j26 twyfelfontein - swakopmund j27 swakopmund j28 swakopmund - sesriem j29 sesriem j30 sesriem -windhoek j31 le retour sur 2 jours encore
hé oui, ce n'est pas parce qu'on habite déjà en Afrique que la route est plus courte. Au contraire, et bien sûr c'est aussi plus cher et plus compliqué !!! Tourmaline me propose ce circuit et aussi des activités annexes. Lesquelles sont à privilégier, car nous sommes 4 avec 2 grands ados ? donc budget pas extensible indéfiniment ! j'ai vu que bcp faisaient la sortie en mer pour voir dauphins et pélicans. les survols avions, mongolfières et hélicos sont très très chers. Faut-il intégrer Purros dans le circuit ? est ce ça rallonge de bcp ?
merci beaucoup pour vos réponses. vos carnets de voyage sont super, merci à tous ceux qui se donnent la peine de les écrire.
j1 dakar -escale j2 escale-windhoek j3 windhoek - ghanzi j4 ghanzi - maun j5 maun - nxai j6 moremi xakanaxa j7 idem j8 moremi north gate j9 moremi - savute j10 savute j11 savute - kasane j12 kasane - victoria falls j13 victoria - kasane j14 kasane - kongola j15 secteur kongola j16 kongola - secteur mahangu j17 mahangu - grootfontein j18 grootfontein - etosha j19 etosha j20 west etosha j21 estosha - epupa j22 epupa j23 epupa - khowareb j24 khowareb - palmwag j25 palmwag - twyfelfontein j26 twyfelfontein - swakopmund j27 swakopmund j28 swakopmund - sesriem j29 sesriem j30 sesriem -windhoek j31 le retour sur 2 jours encore
hé oui, ce n'est pas parce qu'on habite déjà en Afrique que la route est plus courte. Au contraire, et bien sûr c'est aussi plus cher et plus compliqué !!! Tourmaline me propose ce circuit et aussi des activités annexes. Lesquelles sont à privilégier, car nous sommes 4 avec 2 grands ados ? donc budget pas extensible indéfiniment ! j'ai vu que bcp faisaient la sortie en mer pour voir dauphins et pélicans. les survols avions, mongolfières et hélicos sont très très chers. Faut-il intégrer Purros dans le circuit ? est ce ça rallonge de bcp ?
merci beaucoup pour vos réponses. vos carnets de voyage sont super, merci à tous ceux qui se donnent la peine de les écrire.
Sécurité à Alger?
Bonjour,
on m'a proposé de peut-être aller former des gestionnaires à Alger durant quelques semaines. J'espère que ça va marcher :)
Par contre, quand j'ai dit à mon mari que j'irais peut-être à Alger, il m'a dit que c'était peut-être dangereux pour une femme seule. Il a mentionné qu'il y a quelques années il y a eu beaucoup de violence.
Comment se situe le niveau de sécurité pour une femme seule ? Quels sont vos conseils pour profiter du séjour une fois sur place ?
Merci !
on m'a proposé de peut-être aller former des gestionnaires à Alger durant quelques semaines. J'espère que ça va marcher :)
Par contre, quand j'ai dit à mon mari que j'irais peut-être à Alger, il m'a dit que c'était peut-être dangereux pour une femme seule. Il a mentionné qu'il y a quelques années il y a eu beaucoup de violence.
Comment se situe le niveau de sécurité pour une femme seule ? Quels sont vos conseils pour profiter du séjour une fois sur place ?
Merci !
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 1)
Vous pouvez retrouver ce carnet sur mon site, avec les photos "relookées", https://sites.google.com/site/louestamericainsouslatente/
Merci à Marie (mlefèvre sur VF ) qui a effectué son voyage au même moment, avec ses trois enfants, tout comme nous, et à tous les autres, nombreux et toujours disponibles, qui ont guidé notre voyage dans sa préparation.
La préparation :
Ce voyage a été un grand pari. itinérant, presque tous les jours, sous la tente, les enfants (6 – 10 et 11 ans) allaient-ils supporter ? J’ai misé sur « oui », je leur ai fait confiance, et je n’ai pas eu tort ! Ils étaient prévenus : les miles, la chaleur, pas de piscine dans les campings (la plupart du temps dans les parcs, en pleine nature). Au préalable, entraînement intensif à la maison : on regarde des westerns, on boit du coca et on mange des hamburgers….. En fait, ils ne se sont jamais plaints, ni des 9300km, ni de sauter un repas ou de manger à 4 heures de l’après-midi, ni de rien ! On a bien entendu « y’en a marre des points de vue », mais légèrement !!! Plus de 9 mois de préparation. J’ai découvert le site de VF assez tard, mon itinéraire et ma réservation d’avion étaient déjà bouclés, ainsi que les quelques nuits à l’hotel. J’aurais peut-être fait ça un peu différemment, mais ceci dit, tout a fonctionné comme prévu, et si c’était à refaire, on referait le même (pour un premier voyage) !
Nos choix :
- Camping pour minimiser le budget et rester plus longtemps sur place, soit 37 jours. Ils ont tous (sauf 3) été réservés au préalable, par internet. Aucun problème ! Il nous est arrivé de nombreuses fois d’arriver de nuit, et on avait la sécurité d’avoir un emplacement réservé. - 10 nuits à l’hotel : en ville (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) et dans les endroits très chauds (Death Valley et Palm Springs) - Réservation avion, hôtels et certains « extras » : passage par une agence - USACONSEIL de JETSET, celle-ci nous a paru la moins chère. Deux raisons pour ce choix : o en cas de problème entrainant une annulation, il nous devenait possible d’annuler toute cette partie d’un coup. L’assurance était très intéressante : 90 € pour toute la famille pour une couverture totale o je me disais qu’ils avaient des tarifs préférentiels !?
L’itinéraire
C’est un melting pot d’itinéraires proposés par différentes agences, car nous avons parcouru une grande partie de l’ouest, sur un temps assez long, et je tenais absolument à aller à Yellowstone. Il fallait qu’il y en ait pour tous les goûts, petits et grands : des randonnées, des paysages grandioses, des animaux et puis du « fun » à San Diego et Los Angeles, du bateau, du 4X4… ET ne pas tomber le week end à Las Vegas !
Départ : mercredi 12 juillet de Lyon M12 San Francisco J13 San Francisco V14 San Francisco S15 San Francisco – Yosémite Lower Pines CampgroundD16 Yosémite – Bodie – Mammoth lake New Shady rest campgroundL17 Mammoth lake – Death valley Furnace creek ranch M18 Death valley – Las Vegas Hotel Excalibur M19 Las Vegas J20 Las Vegas – Zion Watchman Campground V21 Zion – Bryce Canyon NorthCampground S22 Bryce Canyon – Capitol Reef par la scenic drive Thousand lakes RV campground D23 Capitol Reef – Salt Lake City Cherry Hills Campground L24 Salt Lake City – Jackson Hole Camping teton village KOAM25 Jackson Hole – Grand teton Sud Yellowstone Grant village Campground M26 Sud Yellowstone Grant village CampgroundJ27 Sud Yellowstone - Norris V28 Nord Yellowstone NorrisS29 Nord Yellowstone Norris D30 Nord Yellowstone – Cody Gateway CampgroundL31 Cody –Flaming gorge Firehole canyon campground M1 Flaming gorge – Vernal DinokoaM2 Vernal – Moab Archview campgroundJ3 Parcs nationaux de Arches Archview campgroundV4 et Canyonlands Archview campground S5 Moab – Gouldings (monument valley) Gouldings Campground D6 Monument Valley Gouldings Campground L7 Monument Valley - Lake Powell Wahweap Campground M8 Lake Powell M9 Lake Powell – Grand Canyon Mather Campground J10 Grand Canyon Mather CampgroundV11 Grand Canyon – Lake Havasu S12 Lake Havasu – Palm Springs Joshua Tree Hotel Best Western D13 Palm springs – San Diego Campland on the bay L14 San Diego Campland on the bayM15 San Diego – Los Angeles M16 Los Angeles J 17 Los Angeles
V18 Départ Los Angeles pour Lyon
Carte réalisée par Vazyvite
Le road Book : TRES IMPORTANT
J’ai acheté une carte, puis commandé sur internet le « Rand Mc Nally ». Certes, il a mis 8 semaines à arriver, et les frais de port étaient assez élevés, mais il m’a été indispensable dans la construction du voyage ! Sur place, le road book s’est quasiment suffit à lui-même, et nous n’avons pour ainsi dire pas consulté d’autres cartes (sauf quand nous nous sommes parfois perdus !)
Choix des activités :
Nous avons décidé de nous faire plaisir (dans la mesure du possible), on ne sait pas si on reviendra ?? Certaines activités ont été subventionnées, par des ventes sur Ebay (beaucoup d’énergie de ma part !, et pour être honnête, je n’ai pas subventionné grand-chose !)
- le grand Canyon en hélico nous aurait bien tenté, mais pour le même ordre de prix, nous avons opté pour la location d’un hors bord pour visiter le Lake Powell - On voulait faire du 4X4 à Canyonlands, finalement l’agence nous a recommandé celui de Monument Valley (1/2 journée, car c’est cher). Ça c’est le truc que j’ai vraiment regretté : cher, et on voit à peine plus que la piste que l’on fait en voiture. (On aurait aimé faire une balade à cheval, mais le dernier était trop petit, il faut avoir 7 ans) - Raft à Canyonlands (1/2 journée). Très sympa mais gentillet, il ne faut pas s’attendre à de grandes sensations en ce qui concerne la demi-journée. On passe plus de temps à flotter dans le Colorado (boueux), que sur le raft, mais on a tous pris plaisir !!! - Sea World et Universal Studio - Nous avons rajouté Antelope Canyon, que l’on peut considérer comme un extra, car franchement, c’est pas donné !
Nous sommes passés par l’agence pour réserver Sea World et Universal Studios, car ils proposaient un billet groupé, illimité, qui semblait intéressant, le Lake Powell et Monument Valley. Pour le lake Powell, il est indispensable de réserver à l’avance, car tout était complet jusqu’à nouvel ordre. Par contre, il faut venir remplir les papiers la veille pour gagner un temps plus que certain !
La voiture
Notre choix s’est porté sur un style »espace », pour que les enfants aient chacun une fenêtre et un espace bien à eux (cela a été extrêmement important dans la réussite du voyage : qui veut voyager loin ménage sa monture !). Au dire du loueur, il vaut mieux préférer des voitures japonaises qui consomment franchement moins que les américaines … Par l’agence, nous avons réservé chez Alamo, en prenant l’assurance totale (gold). C’est cher, mais cela nous a été vivement recommandé. Sur Alamo, rien à dire, tout était parfait !: Voiture neuve ou presque, service de navettes pour les bagages à l’arrivée, très peu de temps pour rendre la voiture et en plus : 1°) nous avons crevé (dans un de nos nombreux demi-tours), 2°) on a fait faire la vidange, car un voyant d’alerte s’allumait, et nous ne voulions pas prendre de risque au cas où ! Tout a été remboursé sans difficulté aucune. Le seul inconvénient fut d’aller porter le pneu comme preuve du changement dans une agence Alamo. Mais bon, c’est presque un détail ! A notre arrivée à San Francisco, notre interlocuteur, jaugeant notre volume de bagages nous proposa une voiture plus grande. « Non » avons-nous répondu de concert estimant que ce qui était prévu était bien suffisant (et suffisamment cher). Une demi-heure plus tard, ayant essayé toutes les combinaisons possibles de rangement, il fallait se rendre à l’évidence : soit nous voyagions bagages aux pieds, soit nous mettions notre fierté au panier pour demander une voiture plus grande. Nous avons bien entendu opté pour la deuxième solution pour un supplément de 400 € ! Conclusion : notre loueur fut de bon conseil et nous n’avons pas eu à le regretter. La voiture était une Toyota Sienna. Ce fut le top. On a goûté au luxe, il a été très difficile de retrouver notre « Berlingo », qui pourtant nous a toujours parue très grande !
Les bagages
Impressionnants une fois empilés ! On a souvent été aidés, même parfois les douaniers américains. Nous avions emmené notre glacière (remplie de matériel jusqu’à ras-bord), mais en lisant les carnets de voyage de mlefèvre, elle a opté pour un frigo, ça leur est sûrement revenu moins cher au final que tous les glaçons que nous devions acheter chaque jour (cours du sac environ 2 dollars + ou -), et elle n’a pas eu à s’embêter avec ça ! Nous avions emmené un réhausseur (en suivant les conseils de marie31, toujours de bons conseils les Marie, finalement !), que nous avons laissé sur place.
- Nos 2 tentes : 2 et 3 secondes Décathlon.
Avantages : Elles sont solides, presque aussi rapides à monter qu’à démonter et les temps indiqués par leur nom est approximativement exact. Ceci dit, pour les adultes, la 2 secondes (2 places) est un peu étriquée. Préférer la 3 secondes (3 places). Lorsque vous dépliez votre tente en la jetant en l’air, succès assuré ! Inconvénient : pas très épais mais le diamètre est conséquent. Résultat, le coffre de la voiture à intérêt à être profond pour ne pas engager la visibilité arrière. Elles nous ont bien accompagné pendant ce périple, et nous les remercions vivement de leur participation ! Elles résistent aux tempêtes et sont parfaitement étanches, nous avons considérablement testé !

- Mobilier de camping : dans tous les campings il y a de grandes tables avec des bancs donc inutile de s’encombrer avec cela.
- Fringues : il faut un pull ou une fourrure polaire pour les sites d’altitude et San Francisco. Idem pour les pantalons. Il n’y a que le soir que le froid s’installe.
- Le réchaud a été acheté sur place pour un prix modique (car pas de recharges camping gaz là-bas, et pas de bonbonnes dans l’avion !). Très bien ! (Coleman) (attention tout de même, il est facile en le rangeant d’ouvrir par inadvertance le gaz, cela nous est arrivé, il n’y a pas de sécurité, ce qui a entamé la notre).
- Sacs de couchage : assez chaud et nous n’avons pas eu à le regretter certains soirs à Yellowstone ou au Grand Canyon, tant le froid était pénétrant … sinon en pleine chaleur des paréos suffisent.

- Matelas : nous avons opté pour des petits matelas auto gonflables. Je n’y croyais pas, mais c’est suffisamment confortable pour pouvoir dormir 1 mois sans se casser le dos. En plus, cela ne prend pas beaucoup de place et n’est pas lourd.
- Prévoir de bonnes lampes torche car la plupart des campings sont éclairés par la lune et les étoiles. Il est très facile de s’y perdre le soir !!!!
- Nous avons aussi acheté des brochettes dont les américains se servaient beaucoup dans les campings : super sympa pour faire griller les marshmallows, et les saucisses.
Enfin bref, (certainement entre 80 et 100 kgs de bagages. Toute une gestion et organisation, mais au bout d’un petit temps d’adaptation, pas de problèmes !
Les campings
Nous avons toujours choisi des campings où il y avait au minimum de l’eau (froide naturellement).
J’ai adoré :
Tous les campings dans les parcs ou les State Parcs (sauf celui de Yosémite) : Grands emplacements, toujours une table (pour 10 voire 12 personnes), 1 barbecue ou un feu de bois. C’est magnifique, en pleine nature et la plupart du temps dans des sites extraordinaires ! (Zion, Bryce…)
Parfois pas de douche, ou alors loin (et payante), ça c’est un peu dur car il n’y a pas d’endroit non plus pour s’isoler, afin d’avoir un peu d’intimité dans sa toilette !!!!(après, c’est système D, à chacun son truc !)
Dans certains, rares heureusement, la vaisselle se fait accroupi, j’ai eu du mal, mes articulations ne sont plus ce qu’elles étaient !
Tous sont propres, ou relativement, il y a toujours du papier aux toilettes et parfois même du savon pour les mains.
En plus de ceux-là, j’ajoute celui de Gouldings, en face de Monument Valley, super, et quelle vue !!! Capitol Reef, petits emplacements, mais ultrapropre, sympa et très belle vue Lake Powell : Wahweap Campground, superbe. Attention, il y fait très chaud! Le KOA de Vernal(Dinosaurland). Sympa, propre et mignon.
Je n’ai pas aimé :
Cherry Hills à Salt Lake, grand impersonnel, bondé ! (En plus, on y était le dimanche et tout le complexe nautique était fermé : cela dit en passant : ultra cher, le complexe nautique !)
San Diego : Grand camping ENORME. On est les uns sur les autres (on n’avait plus l’habitude !!!!). Plage privée, oui, mais on nous signale à l’accueil que pour cause de bactéries, il faut ensuite se laver à l’eau chaude !!!! du coup, nous on ne s’y baigne pas…… 1 heure d’attente (montre en main) pour avoir notre emplacement qui était déjà réservé et payé ! Cela dit, il est à côté de Sea World et de plages très sympas, pas trop loin du centre. Et puis, à San Diego, on n’a pas beaucoup de choix !!!
J’ai détesté :
Yosémite : Lower Pines - pas de chances, c’était le premier ! Bruyant, les uns sur les autres, et surtout les sanitaires, innommables !
Jackson Hole : KOA - Hyper, hyper cher ! On est arrivés de nuit, on a profité de rien et on a payé 57$! (certes on avait pris électricité). 3 fois le prix des autres, et peut-être plus cher qu’un motel ! (il parait que tout est cher à Jackson Hole, alors il vaut mieux camper directement à Grand Teton !)
Les bonnes surprises :
- De voir que mon itinéraire tenait la route, et que tout a été super - Tout comme Marie le disait aussi, de pouvoir tout réserver par Internet, et avec beaucoup de facilités, sans jamais aucun problème, même en arrivant de nuit (réserver avec des enfants, c’est quand même une sécurité, surtout quand il y a beaucoup d’endroits complets à cette période) - La route 66, qu’on a suivie un petit peu, et qu’on a beaucoup aimée malgré les violents orages - Les programmes « Junior Parks Rangers », découverts tard malheureusement, mais très bien étudiés, et que les enfants ont adorés ! - Avoir survécu à Death Valley, parce que c’est quand même très dur (l’été en tous cas) !
Les déceptions
Il y en a eu quand même un peu ! - Le temps. Des orages nous ont suivi une grande majorité du temps, ou alors temps couvert ! Les couleurs ne sont pas au rendez-vous, et ça, quand on aime la photo, ça énerve ! Bon, on a aussi eu des orages spectaculaires, et des arcs en ciel fabuleux ! (mais j’aurais préféré voir Horseshoe Bend sans KWay !!!!!). On a certainement eu moins chaud sous la tente ! - Ne pas avoir été au fond du grand canyon, because chaleur et enfants, mais il est vrai que la descente que nous avons parcourue (jusqu’à Cedar Ridge, même un peu plus loin…), ça a déjà été très très dur (c’est le seul truc que le petit dernier ne veut pas refaire dans un prochain voyage, il l’a pourtant fait sans broncher !)
Si c’était à refaire
On ne changerait rien pour 1 premier voyage (sauf le 4x4 à Monument Valley, qu’on aurait mis à Canyonlands). A peu près partout on se serait bien attardés beaucoup plus, car malgré tout on a toujours une petite frustration, mais ce sera pour un prochain voyage ! Pour une deuxième, on affinera selon nos préférences et on restera un peu plus longtemps dans quelques endroits propices aux randonnées. (+ the wave, la côte californienne, l’arizona, ….encore beaucoup d’envies !)
Ce qui a été difficile :
Arriver parfois de nuit dans les campings pour s’installer, et toujours faire la cuisine (et le feu de bois ) dans le noir. La nuit tombe vite, et souvent très tôt ! Evidemment qui veut faire des photos au coucher du soleil…..mange dans le noir !!! (nouveau proverbe !) Budget pour 5 semaines 1/2 à 5 :
Billets avion : 4457 euros Assurance famille : 90 euros Bateau Lake Powell : 338 euros + assurance 17, 08$ + essence et huile : 117$ (93, 33€)+ skis nautiques 30$ + bouée 26, 70$ Lower Antelope Canyon : 74$ (réglé sur place) Rafting ½ journée : 136, 29€ (171, 33$) (réglé sur place) Rodéo Cody : 48$ (réglé sur place) Monument Valley 4X4 : 236€ Pass Universal Studios - Sea world : 501€ (2 adultes – 3 enfants)
Voiture : 2311€ (37 jours) avec assurance Gold Rajout voiture classe supérieure : 400 $ soit 320 €
Total Voiture : 2631€ + Essence : 609€
Hotels : - Embassy à San Francisco : 282€ (94€/nuit) - Furnace creek ranch à Death Valley : 120€/nuit - Excalibur à Las Vegas : 192€ (96€/nuit) - Best Western Inn à Palm Springs : 52€ (moitié prix : family plan) - Hacienda à Los Angeles : 210€ (70€/nuit) - Motel 6 à Kingman : 38, 07€ (47, 19$) Total hotels : 894€
Total campings : 558€
Rajouter les restaurants éventuels et achats personnels.
Bon, je passe le clavier à mon mari, Gilles, désormais narrateur de notre aventure !
La Plançon’s family au far west !
Après un an de préparation, nous sommes fins prêts lorsque nous entrons dans l’aéroport. Destination : San Francisco comme porte d’entrée vers l’eldorado de nos vacances. Tout a été pensé, imaginé et repensé durant de longs mois, affiné en grande partie par la contribution des membres très actifs du forum, au point que toute la famille vit à l’heure des nouvelles de chacun d’eux sur internet. Pourquoi l’ouest américain ? Certainement parce que notre jeunesse a été bercée par ces paysages mythiques (ce qui n’est absolument pas le cas de nos enfants, les temps changent …).
Que cherchions-nous ? : des vacances « aventure » tous les 5, pour découvrir tous les aspects de l’ouest américain : quelques villes et surtout les parcs, les vastes espaces et une faune abondante et diversifiée. C’est notre 1ère grande aventure à cinq
Cartes d’identité : Sylvie : le cerveau de l’affaire. Une fine traqueuse, implacable de toute information relative au voyage pour que l’aventure ne rime pas avec galère. Pro d’internet, c’est le membre actif de notre famille sur le forum (mais comme je l’ai dis plus haut, je vous connais tous !). C’est elle qui a décidé du voyage et qui a du convaincre l’autre partie d’engloutir des sommes abyssales dans ce voyage.
Gilles : celui qui a entièrement sous traité la préparation mais qui l’a apprécié. Le rédacteur du carnet, quand même !
Thibaud : 11ans ½ Spécialité, mettre de l’ambiance en taquinant ces frères. Se débrouille toujours pour être sur les photos. Cela porte maintenant un nom « Thibaud was here ! ». Peluche : un loup de Yellowstone
Lucas dit « Marmoton » (pour sa capacité à dormir de très longues heures) : 10 ans. L’intellectuel du voyage. Celui qui retient tous les détails et qui est toujours au cœur de l’action. Peluche : un ours du Yosémite
Robin dit « mon lapin »: 6 ans. Spécialité : chasseur de petits teigneux (les petits écureuils présents partout sur le trajet). Peluche : un nounours, un puma, un aigle, un raven (corbeau) etc … de toutes provenances.
Le parcours Nous survolons le Groenland sur le trajet . Une merveille!

1er étape San Francisco
Oui, tout le monde connaît les courses de voitures dans les rues pentues et qui font des étincelles à chaque pallier lorsque le pare choc touche la pente. Et bien c’est en effet comme cela mais en plus impressionnant car on est dedans. La ville est attachante pour son architecture assez européenne, en étages, sa fraicheur plutôt agréable bien que quelques degrés en plus seraient les bienvenus, ses ponts magnifiques et son brouillard qui modèle la vue à sa guise en quelques minutes, transformant le tout en nuage ou en ville moderne, ses maisons Victoriennes, ses fils électriques dans les rues où on se demande comment ils ont pu régler une facture à un électricien après un boulot pareil.
Un inconvénient : la ville est horriblement chère. Ne pas prendre de l’essence, ne pas acheter à manger, le cours de la pomme vous fait avaler la votre.
Mieux vaut manger au restau, ou au mac do, cela revient presque au même prix. Le cauchemar, c’est pour se garer, et quand on voit le prix des parkings, on réfléchit à 2 fois avant de se dégourdir les jambes. Nous garderons un souvenir impérissable de Twin peaks que nous avons mis 1 heure 30 à trouver de nuit et qui nous a offert une vue imprenable sur … le brouillard.
Ne cherchez pas votre route à pied. Il suffit de s’arrêter avec une carte et vous êtes certain qu’un passant vous aidera à trouver votre chemin.
Quelques points qui nous ont marqué :
- A l’aéroport, prenant possession du véhicule, les 1ère minutes au volant furent un grand moment de solitude, avec 2 pédales et un levier de vitesse à plusieurs crans et pour seule aide les inscriptions P, R, D, 4, 3, 2. Dans l’œil du loueur qui m’a lâché quelques explications, j’ai ressenti comme de la compassion pour la vieille Europe. Un peu comme s’il expliquait à un Cro-Magnon comment faire du vélo. Finalement, après quelques minutes d’utilisation c’est simple et intuitif. Donc, pour les novices, pas de panique. - Pier 39 et sa galerie touristique fort agréable. On y trouve la caverne d’Ali baba du bonbon et une ambiance balnéaire. - Le Golden Gate, rouge vif et dont la silhouette parfois fantomatique joue avec le brouillard. A ses pieds ont peut voir des planches à voiles en pleine vitesse raser les moustaches de pétroliers géants - Lombard street, la rue tellement pentue qu’elle zigzague au milieu des hortensias.

- La Filbert street en haut de laquelle on pourrait avoir le vertige. - Les « soeurettes victoriennes », groupe de maisons identiques au style victorien sur fond de financial district.
- Le quartier des affaires, planté solidement sur une belle architecture haute et travaillée. Ceci contraste avec la majorité des autres villes visitées comme Los Angeles, ou le cube prédomine avec un habillage de façade.
- Chinatown et ses lampions colorés.
En clair, on a aimé et on y retournerait bien.


2ème étape (pour ceux qui ont lu jusque là) Yosémite
Le contraste entre la fraîcheur de San Francisco et la zone assez désertique qui suit est étonnant. Attention à l’émail des dents. Quelques éoliennes décorent les crêtes monotones de collines lisses brulées par le soleil, avant de faire place à des vergers .

Yosémite c’est d’abord des vallons de forêts, puis des monts. Une belle grande forêt essentiellement de résineux qui joue entre ombre et lumière sur la route. Pour les séquoias nous sommes arrivés tard (vers 14h00) et en l’absence de place de parking il a fallu descendre à un autre parking pour remonter en navette. Résultat, beaucoup de temps de perdu pour rien et l’obligation de raccourcir la visite des grands pères tout d’écorces vêtus (les séquoias millénaires). Exit le grizzly géant de 2700 ans. Nous n’avons côtoyés que des jeunots d’un petit millénaire (d’un tour de hanche conséquent quand même). Un vrai plaisir que de fouler cette forêt où les pins eux mêmes font la course au sommet avec les séquoias. Dans ce gigantisme on se sent petit comme Gulliver au sein d’une forêt d’une autre échelle.

Nous avons découvert nos premiers « petits teigneux » (pourtant ils sont gentils comme tout), ces écureuils plus petits qu’une main, et d’une rapidité de mouvement qui rappelle les déplacements quasi instantanés de Matrix, les lunettes et le téléphone portable en moins.

Yosémite, pour nous c’est aussi : - Au sommet de la visite, un point de vue à laisser tomber son menton d’extase sur les forts connus monts granitiques tout en rondeur sculptés, agencés dans une belle harmonie

- son camping surchargé et assez crade dans la vallée (ce fut le seul) - ses magnifiques chutes d’eau que l’on peut approcher de très près et qui vous enveloppent d’une bruine pénétrante et plus si vous insistez

- son ambiance de randonnée montagnarde accentuée par les magasins de souvenirs remplis d’ours en peluche, de tee shirts style baroudeur ou trappeur et ses maisons ou cheminées à grosses pierres rondes caractéristiques de la région(déjà vues à Disneyland, les copieurs) - la découverte des premières boîtes à ours qui rappellent à chacun que la vie sauvage est à la porte de nos tentes ce qui engendre quelques contraintes. C’est avec une certaine anxiété que les troupes se sont couchées ce soir-là, recroquevillant leurs orteils, se demandant si elles ne sentaient pas un peu trop le dentifrice ou le shampoing. Par la suite, on s’y fait très bien ! A noter, au détour d’un virage vers la sortie du parc : au beau milieu de la route, un grizzli traversait, dandinant nonchalamment son derrière comme un roi des forêts qui ne craint rien ni personne. Le temps pour moi de m’exclamer calmement pour n’affoler personne : « tiens tiens tiens ! mais qui voilà ? », et mes passagers redressant la tête n’ont eu le temps que de voir l’arrière train de la bête à la fois tant redoutée au camping et tant convoitée à observer. Inutile de vous dire que j’ai été prié pour la suite du voyage d’être plus direct dans mes propos sur les animaux furtifs rencontrés. Après l’homme, nous sommes donc une famille qui a vu l’ours (ou presque pour certains). Bref, on a aimé et on y retournerait bien et plus longtemps pour faire des randonnées.

3ème étape : Death valley – la beauté venimeuse
Rien que le nom fait trembler, même en anglais, avec dans un coin de notre imaginaire un crane de bœuf décoloré par le soleil sur fond de désert. Rassurez-vous, c’est pire que ça ! Dans notre innocence du futur, avant d’atteindre l’endroit mythique, une bonne journée et demie de transition a été nécessaire avec comme étapes : - Mono lake, le lac salé comme la mer morte aux concrétions calcaires blanches habitées de centaines de volatiles (qui ont peut être contribués à ces franges blanches de la pierre),

- un détour vers Bodie la ville fantôme, remplie de touristes qui dégainent leurs appareils photos plus vite que leurs ombres (je la trouve un peu décevante dans la mesure où les habitations restantes sont assez dispersées),

- Mammoth lake dont nous avons visité le MacDo et le camping de nuit. Il y avait mieux à voir parait-il : les orgues basaltiques les plus grandes du monde. Le timing serré aura eu raison de la géologie. Dommage, la petite ville était vraiment avenante.


L’entrée de la vallée de la mort s’effectue d’abord sur les hauteurs. De là, on voit une 1er vallée aride et écrasée par la chaleur. C’est très beau, mais rien qui fâche. La descente puis la traversée de cette vallée fait prendre conscience que ça va chauffer pour notre matricule. Mais là encore, on doit pouvoir survivre. Puis nous passons dans la 2ème vallée. Au fur et à mesure que nous descendons, la pression atmosphérique augmentant, la chaleur devient écrasante.

Pas trop adepte de la clim que nous évitons autant que faire se peut, elle devient indispensable et finit par tout juste être satisfaisante même à fond !. Il est midi au soleil environ, à peu près au niveau de la mer, lorsque nous décidons de sortir de la voiture pour aller prélever du sable « souvenir » sur les dunes non loin de la route (il faut vraiment être un touriste pour qu’une telle idée puisse germer dans une cervelle). Mettre la tête dans le four ou dans un sauna fait le même effet. On sent tout de de suite qu’il faut faire vite et que sinon, en quelques dizaines de minutes on doit être cuit, à peine moins vite qu’un œuf dur ! La sortie a paradoxalement « refroidie » tout le monde de l’envie de recommencer tant elle a été éprouvante. L’installation à l’hôtel en bas de la vallée (sous le niveau de la mer) a été suivie d’une sieste pour récupérer et laisser passer les heures les plus chaudes. Même avec la climatisation au plus fort, la chambre devait facilement atteindre les 37°. Dehors le thermomètre affichait 51°C à l’ombre ce jour là au zénith (je ne vous le dis pas en degrés kelvin car c’est renversant). Bon, si je vous ai fait peur sur le sujet, c’est fait exprès tant la chaleur impressionne, mais pour le reste, c’est MA-GNI-FI-QUE de couleurs, de formes, de dégradés. D’organisées et régulières à chaotiques façon lunaire, toutes les nuances des roches s’entremêlent pour un festin visuel hors du commun.


Même après le coucher du soleil, c'est encore extrêmement éprouvant!
Ce qui nous a plu particulièrement : Zabriskie point pour ces formes et ses couleurs



- Le canyon des 20 mules avec sa piste style Paris Dakar - Dante’s view -> incroyable point de vue surplombant sur toute la vallée – A ne pas manquer !

- la piscine de l’hôtel, qui nous rafraichissait à peine à 23h00 - le terrain de golf du diable pour ceux d’entre nous qui se sont levés aux aurores pour la lumière, qui fut malheureusement tamisée par les nuages


- la palette des artistes qui porte bien son nom !
Oui, je l’ai déjà dit, on a aimé, vraiment beaucoup … mais on était aussi contents de la quitter cette vallée pour revenir à un niveau de mercure acceptable pour nos organismes.
4ème étape : Las Vegas – hors du temps et de l’espace
Difficile d’imaginer un contraste plus grand entre la vallée de la mort 100 % nature hostile et flamboyante et Las Vegas le royaume de l’artificiel. Mais on s’y fait ! La route entre les deux passe par des zones désertiques où on trouve, au milieu de nulle part, quelques « Bagdad cafés » où il doit s’arrêter un touriste toutes les décennies.
Panneau de signalisation hors du commun! Puis le désert est habillé de pancartes de pub le long de la route, annonçant, 70 km avant l’échéance, le Disneyland pour adulte qu’est Las Vegas. Une chose est sûre, c’est facile à trouver.
Que dire de Las Vegas … ça n’a absolument aucun sens, c’est certainement une monstruosité humaine, mais d’un autre côté c’est à voir et il fallait probablement l’inventer pour appréhender l’insondable imagination de l’humanité. C’est un endroit où il vaut mieux laisser sa cervelle au vestiaire pour ne pas trop penser sous peine de se répéter en boucle « Au secours, ils sont complètement cinglés ». Ceci dit, une fois déposée (la cervelle), c’est très confortable. Le tout se vit bien, dans l’insouciance générale, baigné dans un faste rarement rencontré, des décors hollywoodiens, un soucis permanent du détail et une imagination sans borne pour nous amener au plaisir viscéral de glisser dans la fente notre bien le plus précieux et actionner le manche sensé nous propulser au septième ciel …. si on a de la chance. Ces machines à sous, que j’espère vous aurez reconnu au travers de mon envolée lyrique, ne nous ont pas fait l’effet escompté. 5 $ dépensés en pièces de 5 cents n’ont pas été suffisants pour entrer dans l’état de transe attendu. Une autre fois peut être… En revanche, la partie casino enfant de l’Excalibur a transformé en quelques secondes nos 3 pitchouns en joueurs invertébrés. C’est bien fait, adapté à leur vision du jeu et cela à fait mouche à des kilomètres.
Ce qui nous a plu : - bon sang que les décors sont beaux ! Le Venezian est magique, le Mirage dispose d’un aquarium de toute beauté à la réception, le Caesar palace offre une galerie marchande à ciel ouvert (plafond peint). Et ça change tout. Les boutiques ne peuvent pas laisser indifférentes. Paris est remarquablement restitué. - Les serveuses près des machines à sous – c’est la silicone vallée - Les outlets, sur la route du strip, où on trouve tout à des prix très attractifs - La piscine de notre hôtel, l’Excalibur, hôtel plutôt bien adapté lorsque l’on a des enfants - L’ambiance festive où que l’on soit - Les parkings gratuits dans tous les hôtels

Ce qui nous à moins plu - la circulation sur le strip. C’est Paris aux heures de pointe mais en 24/24. Pour aller plus vite, il suffit de prendre une rue parallèle ! - La vue stratosphérique : c’est beau, mais plutôt loin des autres hôtels et c’est absolument hors de prix (en tout cas pour 5 – on n’ a pas fait gaffe à la caisse).

Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais comme Pinocchio, il y a un moment où il faut savoir s’extraire pour ne pas voir pousser des oreilles d’ânes. Ce que nous fîmes discrètement. Aller, faut le dire sans honte, on y retournerait bien quand même !
5ème Etape : Zion, la force tranquille

Il n’a l’air de rien ce parc de prime abord. Certes, c’est grand, c’est beau et les falaises impressionnent par leur puissance et leur couleur. Mais sous un ciel couvert et une pluie mollassonne, les troupes n’étaient pas motivées. Pourtant il nous a réservé de très bonnes surprises. Après un trajet sans histoire à partir de Las Vegas, les choses sérieuses ont commencé par un arrêt à une station service à une cinquantaine de miles du parc. Le ciel était couleur plomb et un vent puissant balayait la poussière (comme dans les films). De là, un homme passe, visiblement pressé et inquiet, le regard porté vers la masse sombre de l’horizon. « hurricane, a bad one ! » nous lâche t’il en démarrant nerveusement. Hurricane ? cela me dit quelque chose, voyons, voyons … La réponse à ce « voyons » n’a pas été longue à trouver. En effet, l’orage fut sur nous rapidement déversant avec des bourrasques violentes, des quantités impressionnantes d’eau accompagnées d’un son et lumières de toute beauté. Ne connaissant pas vraiment les coutumes météorologiques locales, nous étions plutôt prudents mais téméraires en progressant sur notre route. Finalement, rien de si méchant que cela même si ça porte un autre nom, le résultat est le même que chez nous. Au moins, cela aura permis de laver la voiture de la poussière. La fin d’après midi qui suivie notre arrivée au parc fut consacrée à une randonnée sur le chemin « emerald pools ». Ce fut un régal de part son tracé en hauteur sur un sol ocre - orange, bordé d’arbres tordus par les ans. Mais sous la pluie la piétaille n’y était plus et nous sommes retournés au camping avant l’atteinte de l’objectif, monter les tentes en pleine nuit et manger nos steaks poêlés pour cause de bois humide et récalcitrant à la flambée, dans une ambiance morose sous un ciel toujours menaçant. Suivant un schéma que nous retrouverons régulièrement tout au long du voyage, le lendemain matin fut lumineux avec un ciel d’un bleu profond, qui au cours de la journée se parera de gros cumulus ronds bien nourris, qui eux même dégénéreront en cumulo nimbus, les fameux « hurricanes » ou « storm » du début de l’étape… Nous reprenons le car obligatoire pour progresser dans ce parc et en descendons au dernier arrêt : le chemin des écureuils. Il est TRES touristique, aménagé et sans surprise, ce qui me fait pester dans mon fort intérieur. Heureusement, la fin du trajet est bien plus attrayante par la traversée à pied de la rivière pour avancer dans le canyon. C’est un test d’équilibre et d’entre aide tout à fait intéressant avec des sanctions immédiates en cas d’échec, un plouf ! (sans danger !)

Ce qui nous a plu : - la beauté du site et particulièrement des falaises par leur couleur rouge - orange . - La possibilité de faire des randonnées inoubliables mais souvent longues avec pas mal de dénivelée - La suite du trajet pour sortir du parc qui est éblouissante de beauté avec cette roche en strates qui ressemble à des bouchées à la reine parsemées de conifères aux formes tourmentées. Les cartes mémoires des appareils photos ont surchauffé ! - Un regret me concernant, ne pas être allé à Angel trail, qui semble bien porter son nom. Nous le gardons pour la prochaine fois.

Oui, c’était vraiment à voir. On y retournerait bien en prenant cette fois le temps de savourer et de découvrir. Pour le qualifier, je dirais que ce n’est pas un parc que l’on peut juste traverser en quelques heures sans éprouver une certaine frustration (sauf pour la route de sortie). Pour le plaisir immédiat, pas loin, il faut aller à Brice Canyon, la prochaine étape…
6ème Etape : Bryce canyon, l’assemblée des silhouettes pétrifiées

A mon sens, autant Zion se mérite par l’effort, c’est plutôt un lieu de trekking, autant Bryce a été conçu pour la contemplation immédiate. Ici, nul besoin de faire des kilomètres pour voir un joyau terrestre. Tout est là. Cette roche orange qui semble parfois presque transparente dans la lumière, est ciselée finement avec des découpes si particulières qui font penser à une assemblée ordonnée de figurines. En ce lieu presque spirituel, à ne pas douter, l’imagination humaine a du travailler à plein régime …


Arrivés vers 17h00, suivant le cycle habituel, de gigantesques patatoïdes blanches se sont formées au dessus de nos têtes, ce qui ternit les jeux de lumière et annonce une soirée mouvementée. Le camping (sunset campground) est superbe dans une pinède, à quelques secondes des falaises du site (gare, pas de douche dans les parcs).
La soirée fut comme prévue agitée avec un festival d’éclairs gigantesques dans la vallée surplombée. « Encore 10 éclairs et on part se coucher » ; tous réunis près de la falaise, toute la petite famille est restée un long moment à regarder le ciel se déchirer de toutes parts à l’horizon sous les grondements sourds du tonnerre . Par précaution, ce soir là, tous les piquets furent plantés pour éviter toutes mauvaises surprises avec les bourrasques orageuses. Les duvets furent les bienvenus également. Comme par magie, le lendemain fut lumineux. Nous en profitons pour descendre par les chemins tracés entre les roches. La pente est abrupte et la remontée éprouvante, mais c’est un grand plaisir que de se perdre au milieu de ces draperies minérales.
Bye bye Bryce, en route pour Yellowstone et de nouvelles aventures.
Les écureuils chapardeurs au camping! 
7ème étape : la route de Yellowstone, via Salt Lake city et Grand Teton
Vues les distances, ont peut se dire que les 3 journées consacrées à la route pour arriver à Grand Teton vont être pénibles. Il n’en est rien. Bon sang mais quel plaisir de parcourir ces paysages grandioses aux dimensions si exceptionnelles (pour nous européens), sur des routes larges et globalement assez peu fréquentées. La musique nous accompagne et met une ambiance que seules les distances et le confinement dans un espace restreint peuvent créer. Ce fut un régal ! Qui pense que les zones désertiques sont monotones n’est jamais allé à l’une d’elle. La route entre Bryce et Capitol Reef – (site que nous avons séché) est une merveille de la nature à ne pas manquer. Un rapide passage à Kodachrome basin donne envie de revenir pour une randonnée. Sur la scénic drive, il fut difficile de ne pas s’arrêter tous les kilomètres pour une photo …

Le camping de Capitol Reef fut le théâtre de 2 événements familiaux uniques. Le premier est que Robin a réussi à nager tout seul pour la première fois dans la petite piscine du camping. Il a eu le déclic et c’est maintenant pour la vie (quelle fierté chez ce petit bonhomme). Le deuxième fut la découverte des chamallows grillés dont la technique certainement séculaire nous fut expliquée par notre sympathique voisin de tente. Avant lui, nous n’étions que des amateurs.

On the road again pour rejoindre Salt Lake City. Enfin des paysages beaux mais plus communs. C’est rassurant car à force de voir des merveilles il y a accoutumance … Les zones arides font progressivement place aux prairies grasses des grands espaces pour les cowboys et les élevages. Et toujours cet immense plaisir de conduire.

Salt Lake est une ville qui semble de prime abord agréable avec ces maisons de plein pieds et peu étagées et son financial district qui pointe vers le ciel. Le camping peut être qualifié d’urbain, donc pas trop à notre gout, mais plutôt agréable quand même, avec un grand respect de la vie en communauté, comme quasiment partout depuis notre départ (le silence le soir par exemple). Chose remarquable que nous avions déjà vue mais qui fut si présente à ce camping : les camping-cars monstrueux. Certains sont des cars aménagés en espace de vie, avec moins de fenêtres. Comme un car entier ne suffit pas pour une famille, en plus, la majorité de ces véhicules comportent des sortes de soufflets qui se déplient pour agrandir l’espace en repoussant les parois latérales à l’arrêt. Ainsi, une salle de séjour d’une vingtaine de m² devient possible. Comme l’ensemble est gigantesque et pataud, un « petit » 4x4 (petit par rapport au car uniquement), est souvent tiré derrière le car, pour les petits déplacements certainement. Il est préférable de ne pas savoir combien de galons une monstruosité comme celle là peut engloutir à chaque déplacement … C’est une autre culture !
Le lendemain de notre arrivée nous consacrons la demie journée à la visite du parc central de Salt Lake dans lequel il devait y avoir un « Pow wow » : concours inter tribus de danses typiques indiennes en costume. Ce jour-là était aussi celui du « pioneer day », jour de fête mormon pour lequel une grande parade de chars était donnée. Pas de doute possible, même si en France nous avons de tels défilés, l’ambiance est ici toute différente. Plus familiale et décontractée, beaucoup plus patriotique (le défilé de véhicules militaires a soulevé des tonnerres d’applaudissements), il y a en tout cela un coté simple et bon enfant que nous ne connaissons pas en France.


Après avoir cherché longtemps le Pow wow tant le parc était vaste et notre accent mauvais (personne sur place ne comprenait dans notre bouche les mots de pow wow : c’est très vexant d’ailleurs, d’entendre au bout d’un moment votre interlocuteur vous dire le même mot avec une différence imperceptible pour nos oreilles de gaulois. Encore certainement un bougre de * % ! # d’accent tonique mal placé !). Ici, ce rassemblement n’a pas un caractère de démonstration ni de parade. C’est un concours entre indiens, pour les indiens. Impressionnants ces costumes par la richesse et la diversité des couleurs et des formes : plumes, cuir, colliers et bracelets de toutes sortes : du grand art. Ce qui fait sourire de prime abord ce sont les indiens à lunettes. C’est là que l’on voit tout de suite que ce n’est pas une démonstration mais bel et bien de vrais indiens. Cela casse un peu l’image romanesque de notre enfance quand même. Ensuite, les chants aigus et un peu lancinant sur fond de tam tam marquent par la force qu’ils dégagent, surtout lorsqu’ils sont donnés par des musiciens présents et non une bande sonore. Il y a une telle conviction dans les coups de tambour sourds et les « chants » tantôt guerriers tantôt plaintifs, qu’il est bien difficile de rester indifférent. Les danses pour finir sont complexes et visiblement relèvent de codes internes pour lesquels nous n’avons pas les clés. Elles sont néanmoins très esthétiques. Le tout nous captiva deux bonnes heures avant que nous ne décrochions, émoussés quelque peu de part l’apparente répétition des chants et danses. Il faut avouer que pour des profanes, tout cela se ressemble un peu au bout d’un moment (les subtilités de toute cette culture qui nous est fortement étrangère, restent difficiles à saisir).






Installés dans notre confortable voiture, nous repartons vers de nouveaux horizons, direction Grand Teton. Même si tout ceci ne s’inscrivait pas particulièrement dans les temps supposés forts du voyage, Salt Lake et ses indiens sont restés imprimés dans notre mémoire comme quelque chose que nous avons bien fait de ne pas manquer.

8ème étape : Grand Teton
L’arrivée à Jackson Hole, au pied de Grand Teton fut saluée par nos pitchouns comme la fin d’un long voyage vers l’eldorado (Yellowstone). Pour fêter cela, nous sommes allés prendre un mousse dans un « vrai » saloon (interdit aux enfants) : le Million Dollar Cowboy. Du vrai, de l’authentique, avec des chanteurs de country, un bar géant et des selles de cheval en guise de tabourets de bar. Bon, le tout serait un peu touristique que cela ne nous étonnerait pas, mais on y croit quand même parce que c’est bien fait, et que l’on en a envie ! La camping KOA en revanche était cher (il faut dire que nous avions l’électricité) et pas très accueillant de nuit.

Le lendemain nous décampons pour la visite de Jackson Hole (très western), puis des pics de Grand Téton. Quelle imagination ces Français (à l’origine du nom). A mon avis, ce devait être des pionniers qui ne devaient pas en avoir vu depuis fort longtemps pour une telle évocation. De glace et vraiment pointus, tel sont les sommets du massif de Grand Teton.

Sous un soleil radieux nous sommes partis en randonnée le long de Jenny Lake pour Cascade Canyon Trail …. L’eau azur sur fond de forêt de conifères était du meilleur goût. Le pique nique près de l’eau fut mouvementé entre les « pro-ours » qui n’acceptaient pas que l’on jette un os de poulet susceptible d’attirer les bêtes, et les pros « c’est pas grave » qui pensèrent que « m’enfin, il ne faut pas exagérer ! ». Ce qui est sûr c’est que point d’ours nous avons vu, mais qu’un bel orage a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il fallait accélérer le pas vers le retour pour ne pas être transformés en sapins de noël par les éclairs ou trempés par de grosses gouttes bien nourries. Grand téton c’est aussi une vallée verdoyante ou paissent des bisons (nos premiers spécimens) et autres bovidés aux cornes déloyales par rapport à nos vaches hexagonales. Sous un ciel de plomb et une pluie par rideaux nous traversons le parc pour nous rendre au très attendu Yellowstone. A noter, la vue d’un coyote, craintif, à l’orée d’une forêt, et d’une mère élan et son petit, se régalant visiblement de verdures aquatiques, les pieds dans l’eau près d’une rivière, nullement impressionnés par le crépitement des flashs de tous les spectateurs agglutinés pour l’événement. On aurait bien aimé voir aussi les cornes du papa !!!


Grand Téton fut une étape sympathique mais qui aurait méritée certainement un peu plus de temps pour découvrir le côté montagne que nous n’avons qu’effleuré et surtout la faune paraît il abondante. On ne peut pas tout faire …
La suite dans très peu de temps avec Yellowstone et .......
Pour aller à la partie 2: http://voyageforum.com/v.f?post=832898;
Merci à Marie (mlefèvre sur VF ) qui a effectué son voyage au même moment, avec ses trois enfants, tout comme nous, et à tous les autres, nombreux et toujours disponibles, qui ont guidé notre voyage dans sa préparation.
La préparation :
Ce voyage a été un grand pari. itinérant, presque tous les jours, sous la tente, les enfants (6 – 10 et 11 ans) allaient-ils supporter ? J’ai misé sur « oui », je leur ai fait confiance, et je n’ai pas eu tort ! Ils étaient prévenus : les miles, la chaleur, pas de piscine dans les campings (la plupart du temps dans les parcs, en pleine nature). Au préalable, entraînement intensif à la maison : on regarde des westerns, on boit du coca et on mange des hamburgers….. En fait, ils ne se sont jamais plaints, ni des 9300km, ni de sauter un repas ou de manger à 4 heures de l’après-midi, ni de rien ! On a bien entendu « y’en a marre des points de vue », mais légèrement !!! Plus de 9 mois de préparation. J’ai découvert le site de VF assez tard, mon itinéraire et ma réservation d’avion étaient déjà bouclés, ainsi que les quelques nuits à l’hotel. J’aurais peut-être fait ça un peu différemment, mais ceci dit, tout a fonctionné comme prévu, et si c’était à refaire, on referait le même (pour un premier voyage) !
Nos choix :
- Camping pour minimiser le budget et rester plus longtemps sur place, soit 37 jours. Ils ont tous (sauf 3) été réservés au préalable, par internet. Aucun problème ! Il nous est arrivé de nombreuses fois d’arriver de nuit, et on avait la sécurité d’avoir un emplacement réservé. - 10 nuits à l’hotel : en ville (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) et dans les endroits très chauds (Death Valley et Palm Springs) - Réservation avion, hôtels et certains « extras » : passage par une agence - USACONSEIL de JETSET, celle-ci nous a paru la moins chère. Deux raisons pour ce choix : o en cas de problème entrainant une annulation, il nous devenait possible d’annuler toute cette partie d’un coup. L’assurance était très intéressante : 90 € pour toute la famille pour une couverture totale o je me disais qu’ils avaient des tarifs préférentiels !?
L’itinéraire
C’est un melting pot d’itinéraires proposés par différentes agences, car nous avons parcouru une grande partie de l’ouest, sur un temps assez long, et je tenais absolument à aller à Yellowstone. Il fallait qu’il y en ait pour tous les goûts, petits et grands : des randonnées, des paysages grandioses, des animaux et puis du « fun » à San Diego et Los Angeles, du bateau, du 4X4… ET ne pas tomber le week end à Las Vegas !
Départ : mercredi 12 juillet de Lyon M12 San Francisco J13 San Francisco V14 San Francisco S15 San Francisco – Yosémite Lower Pines CampgroundD16 Yosémite – Bodie – Mammoth lake New Shady rest campgroundL17 Mammoth lake – Death valley Furnace creek ranch M18 Death valley – Las Vegas Hotel Excalibur M19 Las Vegas J20 Las Vegas – Zion Watchman Campground V21 Zion – Bryce Canyon NorthCampground S22 Bryce Canyon – Capitol Reef par la scenic drive Thousand lakes RV campground D23 Capitol Reef – Salt Lake City Cherry Hills Campground L24 Salt Lake City – Jackson Hole Camping teton village KOAM25 Jackson Hole – Grand teton Sud Yellowstone Grant village Campground M26 Sud Yellowstone Grant village CampgroundJ27 Sud Yellowstone - Norris V28 Nord Yellowstone NorrisS29 Nord Yellowstone Norris D30 Nord Yellowstone – Cody Gateway CampgroundL31 Cody –Flaming gorge Firehole canyon campground M1 Flaming gorge – Vernal DinokoaM2 Vernal – Moab Archview campgroundJ3 Parcs nationaux de Arches Archview campgroundV4 et Canyonlands Archview campground S5 Moab – Gouldings (monument valley) Gouldings Campground D6 Monument Valley Gouldings Campground L7 Monument Valley - Lake Powell Wahweap Campground M8 Lake Powell M9 Lake Powell – Grand Canyon Mather Campground J10 Grand Canyon Mather CampgroundV11 Grand Canyon – Lake Havasu S12 Lake Havasu – Palm Springs Joshua Tree Hotel Best Western D13 Palm springs – San Diego Campland on the bay L14 San Diego Campland on the bayM15 San Diego – Los Angeles M16 Los Angeles J 17 Los Angeles
V18 Départ Los Angeles pour Lyon
Carte réalisée par Vazyvite
Le road Book : TRES IMPORTANTJ’ai acheté une carte, puis commandé sur internet le « Rand Mc Nally ». Certes, il a mis 8 semaines à arriver, et les frais de port étaient assez élevés, mais il m’a été indispensable dans la construction du voyage ! Sur place, le road book s’est quasiment suffit à lui-même, et nous n’avons pour ainsi dire pas consulté d’autres cartes (sauf quand nous nous sommes parfois perdus !)
Choix des activités :
Nous avons décidé de nous faire plaisir (dans la mesure du possible), on ne sait pas si on reviendra ?? Certaines activités ont été subventionnées, par des ventes sur Ebay (beaucoup d’énergie de ma part !, et pour être honnête, je n’ai pas subventionné grand-chose !)
- le grand Canyon en hélico nous aurait bien tenté, mais pour le même ordre de prix, nous avons opté pour la location d’un hors bord pour visiter le Lake Powell - On voulait faire du 4X4 à Canyonlands, finalement l’agence nous a recommandé celui de Monument Valley (1/2 journée, car c’est cher). Ça c’est le truc que j’ai vraiment regretté : cher, et on voit à peine plus que la piste que l’on fait en voiture. (On aurait aimé faire une balade à cheval, mais le dernier était trop petit, il faut avoir 7 ans) - Raft à Canyonlands (1/2 journée). Très sympa mais gentillet, il ne faut pas s’attendre à de grandes sensations en ce qui concerne la demi-journée. On passe plus de temps à flotter dans le Colorado (boueux), que sur le raft, mais on a tous pris plaisir !!! - Sea World et Universal Studio - Nous avons rajouté Antelope Canyon, que l’on peut considérer comme un extra, car franchement, c’est pas donné !
Nous sommes passés par l’agence pour réserver Sea World et Universal Studios, car ils proposaient un billet groupé, illimité, qui semblait intéressant, le Lake Powell et Monument Valley. Pour le lake Powell, il est indispensable de réserver à l’avance, car tout était complet jusqu’à nouvel ordre. Par contre, il faut venir remplir les papiers la veille pour gagner un temps plus que certain !
La voiture
Notre choix s’est porté sur un style »espace », pour que les enfants aient chacun une fenêtre et un espace bien à eux (cela a été extrêmement important dans la réussite du voyage : qui veut voyager loin ménage sa monture !). Au dire du loueur, il vaut mieux préférer des voitures japonaises qui consomment franchement moins que les américaines … Par l’agence, nous avons réservé chez Alamo, en prenant l’assurance totale (gold). C’est cher, mais cela nous a été vivement recommandé. Sur Alamo, rien à dire, tout était parfait !: Voiture neuve ou presque, service de navettes pour les bagages à l’arrivée, très peu de temps pour rendre la voiture et en plus : 1°) nous avons crevé (dans un de nos nombreux demi-tours), 2°) on a fait faire la vidange, car un voyant d’alerte s’allumait, et nous ne voulions pas prendre de risque au cas où ! Tout a été remboursé sans difficulté aucune. Le seul inconvénient fut d’aller porter le pneu comme preuve du changement dans une agence Alamo. Mais bon, c’est presque un détail ! A notre arrivée à San Francisco, notre interlocuteur, jaugeant notre volume de bagages nous proposa une voiture plus grande. « Non » avons-nous répondu de concert estimant que ce qui était prévu était bien suffisant (et suffisamment cher). Une demi-heure plus tard, ayant essayé toutes les combinaisons possibles de rangement, il fallait se rendre à l’évidence : soit nous voyagions bagages aux pieds, soit nous mettions notre fierté au panier pour demander une voiture plus grande. Nous avons bien entendu opté pour la deuxième solution pour un supplément de 400 € ! Conclusion : notre loueur fut de bon conseil et nous n’avons pas eu à le regretter. La voiture était une Toyota Sienna. Ce fut le top. On a goûté au luxe, il a été très difficile de retrouver notre « Berlingo », qui pourtant nous a toujours parue très grande !

Les bagages
Impressionnants une fois empilés ! On a souvent été aidés, même parfois les douaniers américains. Nous avions emmené notre glacière (remplie de matériel jusqu’à ras-bord), mais en lisant les carnets de voyage de mlefèvre, elle a opté pour un frigo, ça leur est sûrement revenu moins cher au final que tous les glaçons que nous devions acheter chaque jour (cours du sac environ 2 dollars + ou -), et elle n’a pas eu à s’embêter avec ça ! Nous avions emmené un réhausseur (en suivant les conseils de marie31, toujours de bons conseils les Marie, finalement !), que nous avons laissé sur place.
- Nos 2 tentes : 2 et 3 secondes Décathlon.
Avantages : Elles sont solides, presque aussi rapides à monter qu’à démonter et les temps indiqués par leur nom est approximativement exact. Ceci dit, pour les adultes, la 2 secondes (2 places) est un peu étriquée. Préférer la 3 secondes (3 places). Lorsque vous dépliez votre tente en la jetant en l’air, succès assuré ! Inconvénient : pas très épais mais le diamètre est conséquent. Résultat, le coffre de la voiture à intérêt à être profond pour ne pas engager la visibilité arrière. Elles nous ont bien accompagné pendant ce périple, et nous les remercions vivement de leur participation ! Elles résistent aux tempêtes et sont parfaitement étanches, nous avons considérablement testé !

- Mobilier de camping : dans tous les campings il y a de grandes tables avec des bancs donc inutile de s’encombrer avec cela.
- Fringues : il faut un pull ou une fourrure polaire pour les sites d’altitude et San Francisco. Idem pour les pantalons. Il n’y a que le soir que le froid s’installe.
- Le réchaud a été acheté sur place pour un prix modique (car pas de recharges camping gaz là-bas, et pas de bonbonnes dans l’avion !). Très bien ! (Coleman) (attention tout de même, il est facile en le rangeant d’ouvrir par inadvertance le gaz, cela nous est arrivé, il n’y a pas de sécurité, ce qui a entamé la notre).
- Sacs de couchage : assez chaud et nous n’avons pas eu à le regretter certains soirs à Yellowstone ou au Grand Canyon, tant le froid était pénétrant … sinon en pleine chaleur des paréos suffisent.

- Matelas : nous avons opté pour des petits matelas auto gonflables. Je n’y croyais pas, mais c’est suffisamment confortable pour pouvoir dormir 1 mois sans se casser le dos. En plus, cela ne prend pas beaucoup de place et n’est pas lourd.
- Prévoir de bonnes lampes torche car la plupart des campings sont éclairés par la lune et les étoiles. Il est très facile de s’y perdre le soir !!!!
- Nous avons aussi acheté des brochettes dont les américains se servaient beaucoup dans les campings : super sympa pour faire griller les marshmallows, et les saucisses.

Enfin bref, (certainement entre 80 et 100 kgs de bagages. Toute une gestion et organisation, mais au bout d’un petit temps d’adaptation, pas de problèmes !
Les campings
Nous avons toujours choisi des campings où il y avait au minimum de l’eau (froide naturellement).
J’ai adoré :
Tous les campings dans les parcs ou les State Parcs (sauf celui de Yosémite) : Grands emplacements, toujours une table (pour 10 voire 12 personnes), 1 barbecue ou un feu de bois. C’est magnifique, en pleine nature et la plupart du temps dans des sites extraordinaires ! (Zion, Bryce…)
Parfois pas de douche, ou alors loin (et payante), ça c’est un peu dur car il n’y a pas d’endroit non plus pour s’isoler, afin d’avoir un peu d’intimité dans sa toilette !!!!(après, c’est système D, à chacun son truc !)
Dans certains, rares heureusement, la vaisselle se fait accroupi, j’ai eu du mal, mes articulations ne sont plus ce qu’elles étaient !
Tous sont propres, ou relativement, il y a toujours du papier aux toilettes et parfois même du savon pour les mains.
En plus de ceux-là, j’ajoute celui de Gouldings, en face de Monument Valley, super, et quelle vue !!! Capitol Reef, petits emplacements, mais ultrapropre, sympa et très belle vue Lake Powell : Wahweap Campground, superbe. Attention, il y fait très chaud! Le KOA de Vernal(Dinosaurland). Sympa, propre et mignon.
Je n’ai pas aimé :
Cherry Hills à Salt Lake, grand impersonnel, bondé ! (En plus, on y était le dimanche et tout le complexe nautique était fermé : cela dit en passant : ultra cher, le complexe nautique !)
San Diego : Grand camping ENORME. On est les uns sur les autres (on n’avait plus l’habitude !!!!). Plage privée, oui, mais on nous signale à l’accueil que pour cause de bactéries, il faut ensuite se laver à l’eau chaude !!!! du coup, nous on ne s’y baigne pas…… 1 heure d’attente (montre en main) pour avoir notre emplacement qui était déjà réservé et payé ! Cela dit, il est à côté de Sea World et de plages très sympas, pas trop loin du centre. Et puis, à San Diego, on n’a pas beaucoup de choix !!!
J’ai détesté :
Yosémite : Lower Pines - pas de chances, c’était le premier ! Bruyant, les uns sur les autres, et surtout les sanitaires, innommables !
Jackson Hole : KOA - Hyper, hyper cher ! On est arrivés de nuit, on a profité de rien et on a payé 57$! (certes on avait pris électricité). 3 fois le prix des autres, et peut-être plus cher qu’un motel ! (il parait que tout est cher à Jackson Hole, alors il vaut mieux camper directement à Grand Teton !)
Les bonnes surprises :
- De voir que mon itinéraire tenait la route, et que tout a été super - Tout comme Marie le disait aussi, de pouvoir tout réserver par Internet, et avec beaucoup de facilités, sans jamais aucun problème, même en arrivant de nuit (réserver avec des enfants, c’est quand même une sécurité, surtout quand il y a beaucoup d’endroits complets à cette période) - La route 66, qu’on a suivie un petit peu, et qu’on a beaucoup aimée malgré les violents orages - Les programmes « Junior Parks Rangers », découverts tard malheureusement, mais très bien étudiés, et que les enfants ont adorés ! - Avoir survécu à Death Valley, parce que c’est quand même très dur (l’été en tous cas) !
Les déceptions
Il y en a eu quand même un peu ! - Le temps. Des orages nous ont suivi une grande majorité du temps, ou alors temps couvert ! Les couleurs ne sont pas au rendez-vous, et ça, quand on aime la photo, ça énerve ! Bon, on a aussi eu des orages spectaculaires, et des arcs en ciel fabuleux ! (mais j’aurais préféré voir Horseshoe Bend sans KWay !!!!!). On a certainement eu moins chaud sous la tente ! - Ne pas avoir été au fond du grand canyon, because chaleur et enfants, mais il est vrai que la descente que nous avons parcourue (jusqu’à Cedar Ridge, même un peu plus loin…), ça a déjà été très très dur (c’est le seul truc que le petit dernier ne veut pas refaire dans un prochain voyage, il l’a pourtant fait sans broncher !)
Si c’était à refaire
On ne changerait rien pour 1 premier voyage (sauf le 4x4 à Monument Valley, qu’on aurait mis à Canyonlands). A peu près partout on se serait bien attardés beaucoup plus, car malgré tout on a toujours une petite frustration, mais ce sera pour un prochain voyage ! Pour une deuxième, on affinera selon nos préférences et on restera un peu plus longtemps dans quelques endroits propices aux randonnées. (+ the wave, la côte californienne, l’arizona, ….encore beaucoup d’envies !)
Ce qui a été difficile :
Arriver parfois de nuit dans les campings pour s’installer, et toujours faire la cuisine (et le feu de bois ) dans le noir. La nuit tombe vite, et souvent très tôt ! Evidemment qui veut faire des photos au coucher du soleil…..mange dans le noir !!! (nouveau proverbe !) Budget pour 5 semaines 1/2 à 5 :
Billets avion : 4457 euros Assurance famille : 90 euros Bateau Lake Powell : 338 euros + assurance 17, 08$ + essence et huile : 117$ (93, 33€)+ skis nautiques 30$ + bouée 26, 70$ Lower Antelope Canyon : 74$ (réglé sur place) Rafting ½ journée : 136, 29€ (171, 33$) (réglé sur place) Rodéo Cody : 48$ (réglé sur place) Monument Valley 4X4 : 236€ Pass Universal Studios - Sea world : 501€ (2 adultes – 3 enfants)
Voiture : 2311€ (37 jours) avec assurance Gold Rajout voiture classe supérieure : 400 $ soit 320 €
Total Voiture : 2631€ + Essence : 609€
Hotels : - Embassy à San Francisco : 282€ (94€/nuit) - Furnace creek ranch à Death Valley : 120€/nuit - Excalibur à Las Vegas : 192€ (96€/nuit) - Best Western Inn à Palm Springs : 52€ (moitié prix : family plan) - Hacienda à Los Angeles : 210€ (70€/nuit) - Motel 6 à Kingman : 38, 07€ (47, 19$) Total hotels : 894€
Total campings : 558€
Rajouter les restaurants éventuels et achats personnels.
Bon, je passe le clavier à mon mari, Gilles, désormais narrateur de notre aventure !
La Plançon’s family au far west !
Après un an de préparation, nous sommes fins prêts lorsque nous entrons dans l’aéroport. Destination : San Francisco comme porte d’entrée vers l’eldorado de nos vacances. Tout a été pensé, imaginé et repensé durant de longs mois, affiné en grande partie par la contribution des membres très actifs du forum, au point que toute la famille vit à l’heure des nouvelles de chacun d’eux sur internet. Pourquoi l’ouest américain ? Certainement parce que notre jeunesse a été bercée par ces paysages mythiques (ce qui n’est absolument pas le cas de nos enfants, les temps changent …).
Que cherchions-nous ? : des vacances « aventure » tous les 5, pour découvrir tous les aspects de l’ouest américain : quelques villes et surtout les parcs, les vastes espaces et une faune abondante et diversifiée. C’est notre 1ère grande aventure à cinq
Cartes d’identité : Sylvie : le cerveau de l’affaire. Une fine traqueuse, implacable de toute information relative au voyage pour que l’aventure ne rime pas avec galère. Pro d’internet, c’est le membre actif de notre famille sur le forum (mais comme je l’ai dis plus haut, je vous connais tous !). C’est elle qui a décidé du voyage et qui a du convaincre l’autre partie d’engloutir des sommes abyssales dans ce voyage.
Gilles : celui qui a entièrement sous traité la préparation mais qui l’a apprécié. Le rédacteur du carnet, quand même !
Thibaud : 11ans ½ Spécialité, mettre de l’ambiance en taquinant ces frères. Se débrouille toujours pour être sur les photos. Cela porte maintenant un nom « Thibaud was here ! ». Peluche : un loup de Yellowstone
Lucas dit « Marmoton » (pour sa capacité à dormir de très longues heures) : 10 ans. L’intellectuel du voyage. Celui qui retient tous les détails et qui est toujours au cœur de l’action. Peluche : un ours du Yosémite
Robin dit « mon lapin »: 6 ans. Spécialité : chasseur de petits teigneux (les petits écureuils présents partout sur le trajet). Peluche : un nounours, un puma, un aigle, un raven (corbeau) etc … de toutes provenances.
Le parcours Nous survolons le Groenland sur le trajet . Une merveille!

1er étape San Francisco
Oui, tout le monde connaît les courses de voitures dans les rues pentues et qui font des étincelles à chaque pallier lorsque le pare choc touche la pente. Et bien c’est en effet comme cela mais en plus impressionnant car on est dedans. La ville est attachante pour son architecture assez européenne, en étages, sa fraicheur plutôt agréable bien que quelques degrés en plus seraient les bienvenus, ses ponts magnifiques et son brouillard qui modèle la vue à sa guise en quelques minutes, transformant le tout en nuage ou en ville moderne, ses maisons Victoriennes, ses fils électriques dans les rues où on se demande comment ils ont pu régler une facture à un électricien après un boulot pareil.
Un inconvénient : la ville est horriblement chère. Ne pas prendre de l’essence, ne pas acheter à manger, le cours de la pomme vous fait avaler la votre.
Mieux vaut manger au restau, ou au mac do, cela revient presque au même prix. Le cauchemar, c’est pour se garer, et quand on voit le prix des parkings, on réfléchit à 2 fois avant de se dégourdir les jambes. Nous garderons un souvenir impérissable de Twin peaks que nous avons mis 1 heure 30 à trouver de nuit et qui nous a offert une vue imprenable sur … le brouillard.
Ne cherchez pas votre route à pied. Il suffit de s’arrêter avec une carte et vous êtes certain qu’un passant vous aidera à trouver votre chemin.
Quelques points qui nous ont marqué :- A l’aéroport, prenant possession du véhicule, les 1ère minutes au volant furent un grand moment de solitude, avec 2 pédales et un levier de vitesse à plusieurs crans et pour seule aide les inscriptions P, R, D, 4, 3, 2. Dans l’œil du loueur qui m’a lâché quelques explications, j’ai ressenti comme de la compassion pour la vieille Europe. Un peu comme s’il expliquait à un Cro-Magnon comment faire du vélo. Finalement, après quelques minutes d’utilisation c’est simple et intuitif. Donc, pour les novices, pas de panique. - Pier 39 et sa galerie touristique fort agréable. On y trouve la caverne d’Ali baba du bonbon et une ambiance balnéaire. - Le Golden Gate, rouge vif et dont la silhouette parfois fantomatique joue avec le brouillard. A ses pieds ont peut voir des planches à voiles en pleine vitesse raser les moustaches de pétroliers géants - Lombard street, la rue tellement pentue qu’elle zigzague au milieu des hortensias.

- La Filbert street en haut de laquelle on pourrait avoir le vertige. - Les « soeurettes victoriennes », groupe de maisons identiques au style victorien sur fond de financial district.
- Le quartier des affaires, planté solidement sur une belle architecture haute et travaillée. Ceci contraste avec la majorité des autres villes visitées comme Los Angeles, ou le cube prédomine avec un habillage de façade.
- Chinatown et ses lampions colorés.
En clair, on a aimé et on y retournerait bien.

2ème étape (pour ceux qui ont lu jusque là) Yosémite
Le contraste entre la fraîcheur de San Francisco et la zone assez désertique qui suit est étonnant. Attention à l’émail des dents. Quelques éoliennes décorent les crêtes monotones de collines lisses brulées par le soleil, avant de faire place à des vergers .

Yosémite c’est d’abord des vallons de forêts, puis des monts. Une belle grande forêt essentiellement de résineux qui joue entre ombre et lumière sur la route. Pour les séquoias nous sommes arrivés tard (vers 14h00) et en l’absence de place de parking il a fallu descendre à un autre parking pour remonter en navette. Résultat, beaucoup de temps de perdu pour rien et l’obligation de raccourcir la visite des grands pères tout d’écorces vêtus (les séquoias millénaires). Exit le grizzly géant de 2700 ans. Nous n’avons côtoyés que des jeunots d’un petit millénaire (d’un tour de hanche conséquent quand même). Un vrai plaisir que de fouler cette forêt où les pins eux mêmes font la course au sommet avec les séquoias. Dans ce gigantisme on se sent petit comme Gulliver au sein d’une forêt d’une autre échelle.


Nous avons découvert nos premiers « petits teigneux » (pourtant ils sont gentils comme tout), ces écureuils plus petits qu’une main, et d’une rapidité de mouvement qui rappelle les déplacements quasi instantanés de Matrix, les lunettes et le téléphone portable en moins.

Yosémite, pour nous c’est aussi : - Au sommet de la visite, un point de vue à laisser tomber son menton d’extase sur les forts connus monts granitiques tout en rondeur sculptés, agencés dans une belle harmonie

- son camping surchargé et assez crade dans la vallée (ce fut le seul) - ses magnifiques chutes d’eau que l’on peut approcher de très près et qui vous enveloppent d’une bruine pénétrante et plus si vous insistez

- son ambiance de randonnée montagnarde accentuée par les magasins de souvenirs remplis d’ours en peluche, de tee shirts style baroudeur ou trappeur et ses maisons ou cheminées à grosses pierres rondes caractéristiques de la région(déjà vues à Disneyland, les copieurs) - la découverte des premières boîtes à ours qui rappellent à chacun que la vie sauvage est à la porte de nos tentes ce qui engendre quelques contraintes. C’est avec une certaine anxiété que les troupes se sont couchées ce soir-là, recroquevillant leurs orteils, se demandant si elles ne sentaient pas un peu trop le dentifrice ou le shampoing. Par la suite, on s’y fait très bien ! A noter, au détour d’un virage vers la sortie du parc : au beau milieu de la route, un grizzli traversait, dandinant nonchalamment son derrière comme un roi des forêts qui ne craint rien ni personne. Le temps pour moi de m’exclamer calmement pour n’affoler personne : « tiens tiens tiens ! mais qui voilà ? », et mes passagers redressant la tête n’ont eu le temps que de voir l’arrière train de la bête à la fois tant redoutée au camping et tant convoitée à observer. Inutile de vous dire que j’ai été prié pour la suite du voyage d’être plus direct dans mes propos sur les animaux furtifs rencontrés. Après l’homme, nous sommes donc une famille qui a vu l’ours (ou presque pour certains). Bref, on a aimé et on y retournerait bien et plus longtemps pour faire des randonnées.

3ème étape : Death valley – la beauté venimeuse
Rien que le nom fait trembler, même en anglais, avec dans un coin de notre imaginaire un crane de bœuf décoloré par le soleil sur fond de désert. Rassurez-vous, c’est pire que ça ! Dans notre innocence du futur, avant d’atteindre l’endroit mythique, une bonne journée et demie de transition a été nécessaire avec comme étapes : - Mono lake, le lac salé comme la mer morte aux concrétions calcaires blanches habitées de centaines de volatiles (qui ont peut être contribués à ces franges blanches de la pierre),

- un détour vers Bodie la ville fantôme, remplie de touristes qui dégainent leurs appareils photos plus vite que leurs ombres (je la trouve un peu décevante dans la mesure où les habitations restantes sont assez dispersées),

- Mammoth lake dont nous avons visité le MacDo et le camping de nuit. Il y avait mieux à voir parait-il : les orgues basaltiques les plus grandes du monde. Le timing serré aura eu raison de la géologie. Dommage, la petite ville était vraiment avenante.


L’entrée de la vallée de la mort s’effectue d’abord sur les hauteurs. De là, on voit une 1er vallée aride et écrasée par la chaleur. C’est très beau, mais rien qui fâche. La descente puis la traversée de cette vallée fait prendre conscience que ça va chauffer pour notre matricule. Mais là encore, on doit pouvoir survivre. Puis nous passons dans la 2ème vallée. Au fur et à mesure que nous descendons, la pression atmosphérique augmentant, la chaleur devient écrasante.

Pas trop adepte de la clim que nous évitons autant que faire se peut, elle devient indispensable et finit par tout juste être satisfaisante même à fond !. Il est midi au soleil environ, à peu près au niveau de la mer, lorsque nous décidons de sortir de la voiture pour aller prélever du sable « souvenir » sur les dunes non loin de la route (il faut vraiment être un touriste pour qu’une telle idée puisse germer dans une cervelle). Mettre la tête dans le four ou dans un sauna fait le même effet. On sent tout de de suite qu’il faut faire vite et que sinon, en quelques dizaines de minutes on doit être cuit, à peine moins vite qu’un œuf dur ! La sortie a paradoxalement « refroidie » tout le monde de l’envie de recommencer tant elle a été éprouvante. L’installation à l’hôtel en bas de la vallée (sous le niveau de la mer) a été suivie d’une sieste pour récupérer et laisser passer les heures les plus chaudes. Même avec la climatisation au plus fort, la chambre devait facilement atteindre les 37°. Dehors le thermomètre affichait 51°C à l’ombre ce jour là au zénith (je ne vous le dis pas en degrés kelvin car c’est renversant). Bon, si je vous ai fait peur sur le sujet, c’est fait exprès tant la chaleur impressionne, mais pour le reste, c’est MA-GNI-FI-QUE de couleurs, de formes, de dégradés. D’organisées et régulières à chaotiques façon lunaire, toutes les nuances des roches s’entremêlent pour un festin visuel hors du commun.


Même après le coucher du soleil, c'est encore extrêmement éprouvant!Ce qui nous a plu particulièrement : Zabriskie point pour ces formes et ses couleurs



- Le canyon des 20 mules avec sa piste style Paris Dakar - Dante’s view -> incroyable point de vue surplombant sur toute la vallée – A ne pas manquer !

- la piscine de l’hôtel, qui nous rafraichissait à peine à 23h00 - le terrain de golf du diable pour ceux d’entre nous qui se sont levés aux aurores pour la lumière, qui fut malheureusement tamisée par les nuages


- la palette des artistes qui porte bien son nom !
Oui, je l’ai déjà dit, on a aimé, vraiment beaucoup … mais on était aussi contents de la quitter cette vallée pour revenir à un niveau de mercure acceptable pour nos organismes.
4ème étape : Las Vegas – hors du temps et de l’espace
Difficile d’imaginer un contraste plus grand entre la vallée de la mort 100 % nature hostile et flamboyante et Las Vegas le royaume de l’artificiel. Mais on s’y fait ! La route entre les deux passe par des zones désertiques où on trouve, au milieu de nulle part, quelques « Bagdad cafés » où il doit s’arrêter un touriste toutes les décennies.
Panneau de signalisation hors du commun! Puis le désert est habillé de pancartes de pub le long de la route, annonçant, 70 km avant l’échéance, le Disneyland pour adulte qu’est Las Vegas. Une chose est sûre, c’est facile à trouver.Que dire de Las Vegas … ça n’a absolument aucun sens, c’est certainement une monstruosité humaine, mais d’un autre côté c’est à voir et il fallait probablement l’inventer pour appréhender l’insondable imagination de l’humanité. C’est un endroit où il vaut mieux laisser sa cervelle au vestiaire pour ne pas trop penser sous peine de se répéter en boucle « Au secours, ils sont complètement cinglés ». Ceci dit, une fois déposée (la cervelle), c’est très confortable. Le tout se vit bien, dans l’insouciance générale, baigné dans un faste rarement rencontré, des décors hollywoodiens, un soucis permanent du détail et une imagination sans borne pour nous amener au plaisir viscéral de glisser dans la fente notre bien le plus précieux et actionner le manche sensé nous propulser au septième ciel …. si on a de la chance. Ces machines à sous, que j’espère vous aurez reconnu au travers de mon envolée lyrique, ne nous ont pas fait l’effet escompté. 5 $ dépensés en pièces de 5 cents n’ont pas été suffisants pour entrer dans l’état de transe attendu. Une autre fois peut être… En revanche, la partie casino enfant de l’Excalibur a transformé en quelques secondes nos 3 pitchouns en joueurs invertébrés. C’est bien fait, adapté à leur vision du jeu et cela à fait mouche à des kilomètres.
Ce qui nous a plu : - bon sang que les décors sont beaux ! Le Venezian est magique, le Mirage dispose d’un aquarium de toute beauté à la réception, le Caesar palace offre une galerie marchande à ciel ouvert (plafond peint). Et ça change tout. Les boutiques ne peuvent pas laisser indifférentes. Paris est remarquablement restitué. - Les serveuses près des machines à sous – c’est la silicone vallée - Les outlets, sur la route du strip, où on trouve tout à des prix très attractifs - La piscine de notre hôtel, l’Excalibur, hôtel plutôt bien adapté lorsque l’on a des enfants - L’ambiance festive où que l’on soit - Les parkings gratuits dans tous les hôtels

Ce qui nous à moins plu - la circulation sur le strip. C’est Paris aux heures de pointe mais en 24/24. Pour aller plus vite, il suffit de prendre une rue parallèle ! - La vue stratosphérique : c’est beau, mais plutôt loin des autres hôtels et c’est absolument hors de prix (en tout cas pour 5 – on n’ a pas fait gaffe à la caisse).

Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais comme Pinocchio, il y a un moment où il faut savoir s’extraire pour ne pas voir pousser des oreilles d’ânes. Ce que nous fîmes discrètement. Aller, faut le dire sans honte, on y retournerait bien quand même !
5ème Etape : Zion, la force tranquille

Il n’a l’air de rien ce parc de prime abord. Certes, c’est grand, c’est beau et les falaises impressionnent par leur puissance et leur couleur. Mais sous un ciel couvert et une pluie mollassonne, les troupes n’étaient pas motivées. Pourtant il nous a réservé de très bonnes surprises. Après un trajet sans histoire à partir de Las Vegas, les choses sérieuses ont commencé par un arrêt à une station service à une cinquantaine de miles du parc. Le ciel était couleur plomb et un vent puissant balayait la poussière (comme dans les films). De là, un homme passe, visiblement pressé et inquiet, le regard porté vers la masse sombre de l’horizon. « hurricane, a bad one ! » nous lâche t’il en démarrant nerveusement. Hurricane ? cela me dit quelque chose, voyons, voyons … La réponse à ce « voyons » n’a pas été longue à trouver. En effet, l’orage fut sur nous rapidement déversant avec des bourrasques violentes, des quantités impressionnantes d’eau accompagnées d’un son et lumières de toute beauté. Ne connaissant pas vraiment les coutumes météorologiques locales, nous étions plutôt prudents mais téméraires en progressant sur notre route. Finalement, rien de si méchant que cela même si ça porte un autre nom, le résultat est le même que chez nous. Au moins, cela aura permis de laver la voiture de la poussière. La fin d’après midi qui suivie notre arrivée au parc fut consacrée à une randonnée sur le chemin « emerald pools ». Ce fut un régal de part son tracé en hauteur sur un sol ocre - orange, bordé d’arbres tordus par les ans. Mais sous la pluie la piétaille n’y était plus et nous sommes retournés au camping avant l’atteinte de l’objectif, monter les tentes en pleine nuit et manger nos steaks poêlés pour cause de bois humide et récalcitrant à la flambée, dans une ambiance morose sous un ciel toujours menaçant. Suivant un schéma que nous retrouverons régulièrement tout au long du voyage, le lendemain matin fut lumineux avec un ciel d’un bleu profond, qui au cours de la journée se parera de gros cumulus ronds bien nourris, qui eux même dégénéreront en cumulo nimbus, les fameux « hurricanes » ou « storm » du début de l’étape… Nous reprenons le car obligatoire pour progresser dans ce parc et en descendons au dernier arrêt : le chemin des écureuils. Il est TRES touristique, aménagé et sans surprise, ce qui me fait pester dans mon fort intérieur. Heureusement, la fin du trajet est bien plus attrayante par la traversée à pied de la rivière pour avancer dans le canyon. C’est un test d’équilibre et d’entre aide tout à fait intéressant avec des sanctions immédiates en cas d’échec, un plouf ! (sans danger !)

Ce qui nous a plu : - la beauté du site et particulièrement des falaises par leur couleur rouge - orange . - La possibilité de faire des randonnées inoubliables mais souvent longues avec pas mal de dénivelée - La suite du trajet pour sortir du parc qui est éblouissante de beauté avec cette roche en strates qui ressemble à des bouchées à la reine parsemées de conifères aux formes tourmentées. Les cartes mémoires des appareils photos ont surchauffé ! - Un regret me concernant, ne pas être allé à Angel trail, qui semble bien porter son nom. Nous le gardons pour la prochaine fois.

Oui, c’était vraiment à voir. On y retournerait bien en prenant cette fois le temps de savourer et de découvrir. Pour le qualifier, je dirais que ce n’est pas un parc que l’on peut juste traverser en quelques heures sans éprouver une certaine frustration (sauf pour la route de sortie). Pour le plaisir immédiat, pas loin, il faut aller à Brice Canyon, la prochaine étape…
6ème Etape : Bryce canyon, l’assemblée des silhouettes pétrifiées

A mon sens, autant Zion se mérite par l’effort, c’est plutôt un lieu de trekking, autant Bryce a été conçu pour la contemplation immédiate. Ici, nul besoin de faire des kilomètres pour voir un joyau terrestre. Tout est là. Cette roche orange qui semble parfois presque transparente dans la lumière, est ciselée finement avec des découpes si particulières qui font penser à une assemblée ordonnée de figurines. En ce lieu presque spirituel, à ne pas douter, l’imagination humaine a du travailler à plein régime …


Arrivés vers 17h00, suivant le cycle habituel, de gigantesques patatoïdes blanches se sont formées au dessus de nos têtes, ce qui ternit les jeux de lumière et annonce une soirée mouvementée. Le camping (sunset campground) est superbe dans une pinède, à quelques secondes des falaises du site (gare, pas de douche dans les parcs).
La soirée fut comme prévue agitée avec un festival d’éclairs gigantesques dans la vallée surplombée. « Encore 10 éclairs et on part se coucher » ; tous réunis près de la falaise, toute la petite famille est restée un long moment à regarder le ciel se déchirer de toutes parts à l’horizon sous les grondements sourds du tonnerre . Par précaution, ce soir là, tous les piquets furent plantés pour éviter toutes mauvaises surprises avec les bourrasques orageuses. Les duvets furent les bienvenus également. Comme par magie, le lendemain fut lumineux. Nous en profitons pour descendre par les chemins tracés entre les roches. La pente est abrupte et la remontée éprouvante, mais c’est un grand plaisir que de se perdre au milieu de ces draperies minérales.
Bye bye Bryce, en route pour Yellowstone et de nouvelles aventures.
Les écureuils chapardeurs au camping! 
7ème étape : la route de Yellowstone, via Salt Lake city et Grand Teton
Vues les distances, ont peut se dire que les 3 journées consacrées à la route pour arriver à Grand Teton vont être pénibles. Il n’en est rien. Bon sang mais quel plaisir de parcourir ces paysages grandioses aux dimensions si exceptionnelles (pour nous européens), sur des routes larges et globalement assez peu fréquentées. La musique nous accompagne et met une ambiance que seules les distances et le confinement dans un espace restreint peuvent créer. Ce fut un régal ! Qui pense que les zones désertiques sont monotones n’est jamais allé à l’une d’elle. La route entre Bryce et Capitol Reef – (site que nous avons séché) est une merveille de la nature à ne pas manquer. Un rapide passage à Kodachrome basin donne envie de revenir pour une randonnée. Sur la scénic drive, il fut difficile de ne pas s’arrêter tous les kilomètres pour une photo …

Le camping de Capitol Reef fut le théâtre de 2 événements familiaux uniques. Le premier est que Robin a réussi à nager tout seul pour la première fois dans la petite piscine du camping. Il a eu le déclic et c’est maintenant pour la vie (quelle fierté chez ce petit bonhomme). Le deuxième fut la découverte des chamallows grillés dont la technique certainement séculaire nous fut expliquée par notre sympathique voisin de tente. Avant lui, nous n’étions que des amateurs.

On the road again pour rejoindre Salt Lake City. Enfin des paysages beaux mais plus communs. C’est rassurant car à force de voir des merveilles il y a accoutumance … Les zones arides font progressivement place aux prairies grasses des grands espaces pour les cowboys et les élevages. Et toujours cet immense plaisir de conduire.


Salt Lake est une ville qui semble de prime abord agréable avec ces maisons de plein pieds et peu étagées et son financial district qui pointe vers le ciel. Le camping peut être qualifié d’urbain, donc pas trop à notre gout, mais plutôt agréable quand même, avec un grand respect de la vie en communauté, comme quasiment partout depuis notre départ (le silence le soir par exemple). Chose remarquable que nous avions déjà vue mais qui fut si présente à ce camping : les camping-cars monstrueux. Certains sont des cars aménagés en espace de vie, avec moins de fenêtres. Comme un car entier ne suffit pas pour une famille, en plus, la majorité de ces véhicules comportent des sortes de soufflets qui se déplient pour agrandir l’espace en repoussant les parois latérales à l’arrêt. Ainsi, une salle de séjour d’une vingtaine de m² devient possible. Comme l’ensemble est gigantesque et pataud, un « petit » 4x4 (petit par rapport au car uniquement), est souvent tiré derrière le car, pour les petits déplacements certainement. Il est préférable de ne pas savoir combien de galons une monstruosité comme celle là peut engloutir à chaque déplacement … C’est une autre culture !Le lendemain de notre arrivée nous consacrons la demie journée à la visite du parc central de Salt Lake dans lequel il devait y avoir un « Pow wow » : concours inter tribus de danses typiques indiennes en costume. Ce jour-là était aussi celui du « pioneer day », jour de fête mormon pour lequel une grande parade de chars était donnée. Pas de doute possible, même si en France nous avons de tels défilés, l’ambiance est ici toute différente. Plus familiale et décontractée, beaucoup plus patriotique (le défilé de véhicules militaires a soulevé des tonnerres d’applaudissements), il y a en tout cela un coté simple et bon enfant que nous ne connaissons pas en France.


Après avoir cherché longtemps le Pow wow tant le parc était vaste et notre accent mauvais (personne sur place ne comprenait dans notre bouche les mots de pow wow : c’est très vexant d’ailleurs, d’entendre au bout d’un moment votre interlocuteur vous dire le même mot avec une différence imperceptible pour nos oreilles de gaulois. Encore certainement un bougre de * % ! # d’accent tonique mal placé !). Ici, ce rassemblement n’a pas un caractère de démonstration ni de parade. C’est un concours entre indiens, pour les indiens. Impressionnants ces costumes par la richesse et la diversité des couleurs et des formes : plumes, cuir, colliers et bracelets de toutes sortes : du grand art. Ce qui fait sourire de prime abord ce sont les indiens à lunettes. C’est là que l’on voit tout de suite que ce n’est pas une démonstration mais bel et bien de vrais indiens. Cela casse un peu l’image romanesque de notre enfance quand même. Ensuite, les chants aigus et un peu lancinant sur fond de tam tam marquent par la force qu’ils dégagent, surtout lorsqu’ils sont donnés par des musiciens présents et non une bande sonore. Il y a une telle conviction dans les coups de tambour sourds et les « chants » tantôt guerriers tantôt plaintifs, qu’il est bien difficile de rester indifférent. Les danses pour finir sont complexes et visiblement relèvent de codes internes pour lesquels nous n’avons pas les clés. Elles sont néanmoins très esthétiques. Le tout nous captiva deux bonnes heures avant que nous ne décrochions, émoussés quelque peu de part l’apparente répétition des chants et danses. Il faut avouer que pour des profanes, tout cela se ressemble un peu au bout d’un moment (les subtilités de toute cette culture qui nous est fortement étrangère, restent difficiles à saisir).






Installés dans notre confortable voiture, nous repartons vers de nouveaux horizons, direction Grand Teton. Même si tout ceci ne s’inscrivait pas particulièrement dans les temps supposés forts du voyage, Salt Lake et ses indiens sont restés imprimés dans notre mémoire comme quelque chose que nous avons bien fait de ne pas manquer.

8ème étape : Grand Teton
L’arrivée à Jackson Hole, au pied de Grand Teton fut saluée par nos pitchouns comme la fin d’un long voyage vers l’eldorado (Yellowstone). Pour fêter cela, nous sommes allés prendre un mousse dans un « vrai » saloon (interdit aux enfants) : le Million Dollar Cowboy. Du vrai, de l’authentique, avec des chanteurs de country, un bar géant et des selles de cheval en guise de tabourets de bar. Bon, le tout serait un peu touristique que cela ne nous étonnerait pas, mais on y croit quand même parce que c’est bien fait, et que l’on en a envie ! La camping KOA en revanche était cher (il faut dire que nous avions l’électricité) et pas très accueillant de nuit.

Le lendemain nous décampons pour la visite de Jackson Hole (très western), puis des pics de Grand Téton. Quelle imagination ces Français (à l’origine du nom). A mon avis, ce devait être des pionniers qui ne devaient pas en avoir vu depuis fort longtemps pour une telle évocation. De glace et vraiment pointus, tel sont les sommets du massif de Grand Teton.

Sous un soleil radieux nous sommes partis en randonnée le long de Jenny Lake pour Cascade Canyon Trail …. L’eau azur sur fond de forêt de conifères était du meilleur goût. Le pique nique près de l’eau fut mouvementé entre les « pro-ours » qui n’acceptaient pas que l’on jette un os de poulet susceptible d’attirer les bêtes, et les pros « c’est pas grave » qui pensèrent que « m’enfin, il ne faut pas exagérer ! ». Ce qui est sûr c’est que point d’ours nous avons vu, mais qu’un bel orage a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il fallait accélérer le pas vers le retour pour ne pas être transformés en sapins de noël par les éclairs ou trempés par de grosses gouttes bien nourries. Grand téton c’est aussi une vallée verdoyante ou paissent des bisons (nos premiers spécimens) et autres bovidés aux cornes déloyales par rapport à nos vaches hexagonales. Sous un ciel de plomb et une pluie par rideaux nous traversons le parc pour nous rendre au très attendu Yellowstone. A noter, la vue d’un coyote, craintif, à l’orée d’une forêt, et d’une mère élan et son petit, se régalant visiblement de verdures aquatiques, les pieds dans l’eau près d’une rivière, nullement impressionnés par le crépitement des flashs de tous les spectateurs agglutinés pour l’événement. On aurait bien aimé voir aussi les cornes du papa !!!


Grand Téton fut une étape sympathique mais qui aurait méritée certainement un peu plus de temps pour découvrir le côté montagne que nous n’avons qu’effleuré et surtout la faune paraît il abondante. On ne peut pas tout faire …
La suite dans très peu de temps avec Yellowstone et .......
Pour aller à la partie 2: http://voyageforum.com/v.f?post=832898;
Pérou: récits de treks en photos
De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite
.

Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.

Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.

Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite
.
Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.

Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.

Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Mexique et Amérique Centrale à vélo
Bonjour,
J 'ai entamé un voyage il y a quatre mois au nord est du Canada, et suis maintenant au sud des US. Donc arrivent le Mexique et l'Amérique centrale, avec leurs doutes quant à la sécurité. DEs cyclistes sont-ils passés récemment ? (moins d'un an on va dire), Par où ? Ressentis ? Est ce utopique ou trompe la mort ou est ce faisable ? Quels sont les pays à privilégier et ceux à éviter ? Merci d'avance pour toute réponse. Je serai bien sur à vélo et la plupart du temps accompagnée d'un homme.
Nathalie Courtet
J 'ai entamé un voyage il y a quatre mois au nord est du Canada, et suis maintenant au sud des US. Donc arrivent le Mexique et l'Amérique centrale, avec leurs doutes quant à la sécurité. DEs cyclistes sont-ils passés récemment ? (moins d'un an on va dire), Par où ? Ressentis ? Est ce utopique ou trompe la mort ou est ce faisable ? Quels sont les pays à privilégier et ceux à éviter ? Merci d'avance pour toute réponse. Je serai bien sur à vélo et la plupart du temps accompagnée d'un homme.
Nathalie Courtet
Quels cadeaux offrir à des Guatémaltèques?
Bonjour
Je pars au Guatemala dans un mois.
Je serai hébergée par une famille guatémaltèque avec 3 enfants qui ont entre 7 et 11 ans.
Quels cadeaux puis-je apporter pour leur faire plaisir?
De quoi peuvent-ils avoir besoin?
J'ai pensé à quelques jeux simples (dominos, puissance 4, mikado...) pour pouvoir communiquer et jouer avec les enfants même si on a du mal à se parler car je ne parle pas espagnol... Leur maman est bilingue.
Aidez-moi s'il vous plait, j'aimerai tellement faire plaisir à ces gens si gentils et si souriants!
Merci d'avance!
Hôtel au Nicaragua, monter à cheval, excursions?
bonjour
je me rends en amerique centrale cette année pour la premiere fois j'ai pas mal lu le forum et je crois que je vais allée au nicaragua si qu'elqu'un pouvait me donnée quelque plan d'hotel pas chere mis à part le barcelo et la siesta
si l'on peut monter à cheval si il y a de belles excursions à faire
et pour la mer je suis plus plongée que surf
merci










