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Passeport français nécessaire pour entrer au Maroc ou en Tunisie?
Bonjour à tous,
Faut-il un passeport pour se rendre en vacances de la France à la Tunisie ou au Maroc ou la carte d'identité suffit?
Je vous remercie du renseignement.
Faut-il un passeport pour se rendre en vacances de la France à la Tunisie ou au Maroc ou la carte d'identité suffit?
Je vous remercie du renseignement.
Marrakech en septembre 2008 pendant le ramadan
Bonjour,
Nous avons réservé une semaine (23 au 30) dans un riad à Marrakech. Est-ce que la période RAMADAN est-elle vraiment gênante ? Nous souhaiterions faire une surprise à nos amis en les emmenant déjeuner ou diner dans un super restaurant ainsi qu'en leur offrant des soins (style "les bains de marrakech). En allant sur les forums, le DAR MOHA ressort du lot. Qu'en pensez-vs ? Je ne voudrais pas payer une somme exhorbitante uniquement par réputation, mais parce que cela vaut le coup.
Si vous connaissez de bonnes adresses, aussi bien pour les restos que pour les soins, je suis preneuse.
De plus, je souhaiterais aussi connaitre de bons petits plans pour déjeuner le midi.
Merci d'avance de vos réponses. A bientôt.
Nous avons réservé une semaine (23 au 30) dans un riad à Marrakech. Est-ce que la période RAMADAN est-elle vraiment gênante ? Nous souhaiterions faire une surprise à nos amis en les emmenant déjeuner ou diner dans un super restaurant ainsi qu'en leur offrant des soins (style "les bains de marrakech). En allant sur les forums, le DAR MOHA ressort du lot. Qu'en pensez-vs ? Je ne voudrais pas payer une somme exhorbitante uniquement par réputation, mais parce que cela vaut le coup.
Si vous connaissez de bonnes adresses, aussi bien pour les restos que pour les soins, je suis preneuse.
De plus, je souhaiterais aussi connaitre de bons petits plans pour déjeuner le midi.
Merci d'avance de vos réponses. A bientôt.
Riad ou petit hôtel de charme à Casablanca?
Bonjour tout le monde,
nous partons au Maroc fin septembre et sommes à la recherches de bons plans hébergements sur Casa : hôtel sympa avec du charme ou petit riad abordable. Le GDR est certe une référence mais rien de tel que des reco piochées sur ce forum car je vous sais plus objectif.
Merci d'avance pour toutes vos bonnes adresses.
Si en plus de celà vous pouvez nous conseiller de petites virées dans le coin ce serait super. Nous partons 7 jours et comptons passer maxi 3 ou 4 jours sur Casa.
A très bientôt !
Maroc: où se trouve la vallée des roses?
bonjour à vous tous..
Quelqu'un peut nous renseigner ou se trouve " la vallée des roses" ?
Sur des carnets de routes que nos avons feuilletés, des CC, tout le monde dit qu'il n'y à aucun panneau, un petite route sinueuse...etc...
Et en plus, nous n'avons rien trouvé sur le guide... peut-etre avons nous loupé une page...un paragraphe
qui en parle ?
merci de votre aide.😉La frénésie monte un peu chaque jour...et aussi la fin du mois... le grand saut du voyage !
Partir vivre en France pour un marocain?
Bonjour à tous,
Quelle sont les démarches à effectuer par un marocain pour venir vivre en france ? Merci de votre aide.
Quelle sont les démarches à effectuer par un marocain pour venir vivre en france ? Merci de votre aide.
Jean-Michel Jarre à Merzouga? (Maroc)
Salut à tous (et toutes) !!
Je sors de derriere mon poste de télé et j'aprend que JM Jarre etait hier à Merzouga (Maroc) pour un son et lummière sur les dunes le l'erg Chebbi !! merci a tous de ne pas avoir passé cette info !! Un déplacement comme ça ?? ne passe pas inaperçu ?? les Hotels et auberges de Merzouga doivent déborder de clients pour avoir cacher cette info !! PAPY (qui a les boulles d'avoir manqué ça )
Je sors de derriere mon poste de télé et j'aprend que JM Jarre etait hier à Merzouga (Maroc) pour un son et lummière sur les dunes le l'erg Chebbi !! merci a tous de ne pas avoir passé cette info !! Un déplacement comme ça ?? ne passe pas inaperçu ?? les Hotels et auberges de Merzouga doivent déborder de clients pour avoir cacher cette info !! PAPY (qui a les boulles d'avoir manqué ça )
Vivre au Maroc
Bonjour à tous!
Voilà ma maman vit seule et souhaite partir s'installer au Maroc, ce pays est magnifique mais ce qu'elle recherche c'est une vie plus simple qu'en France pourquoi pas dans un village par exemple. Elle a passé sa petite enfance en Afrique du Nord et aimerait y retourner, voudrait vivre de la même façon que les marocains, aprrendre leur culture... et peut vivre de manière "rustique" .Malheureusement, dans mes recherches sur Internet pour l'aider, je ne trouve que des locations pour touristes et même pour plusieurs mois les prix sont beaucoup trop élévés pour elle... Est-ce que des marocains ou des français connaissant bien le pays pourraient me renseigner? Elle n'a pas un lieu ou une ville précise, ce sera selon les occasions... Quelle est le prix moyen des locations (bien sur cela dépend de l'endroit mais pour avoir une idée) pour un habitant marocain? Est-ce que c'est possible pour une française de s'integrer dans la vie marocaine?
Toute aide serait vraiment appréciée....On désépère un peu ;-) Est- ce encore possible de vivre simplement la-bas avec l'explosion du tourisme?
Merci d'avance de vos réponses
Et a bientôt
Quelles sont les belles plages du Maroc?
salut tout le monde....
je pense de plus en plus a aller au maroc ou en tunisie et j'aurais besoin de quelques conseils... premierement les plus belles plages elle sont au maroc ou en tunisie?
et deuxiement esque vous pourriez me décrire les plages? j'ai été a cuba, en république et au mexique... esqu'elles ressemblent a celles-ci?? 😐
merci pour votre aide!!! 😎
je pense de plus en plus a aller au maroc ou en tunisie et j'aurais besoin de quelques conseils... premierement les plus belles plages elle sont au maroc ou en tunisie?
et deuxiement esque vous pourriez me décrire les plages? j'ai été a cuba, en république et au mexique... esqu'elles ressemblent a celles-ci?? 😐
merci pour votre aide!!! 😎
Maroc: accueil lamentable
Je voudrais vous faire part de la mésaventure qui nous est arrivé à Casablanca le 19 février 2005.
Moi-même et ma femme avions décidé de passer quelques jours de vacances au Maroc. Elle devait venir de Dakar, moi de Paris et devions nous retrouver à l'hotel que nous avions réservé.
Mon épouse est donc arrivé par avion à l'aéroport de Casablanca tôt le matin du 19, quelques heures avant moi. Lorsque je suis arrivé à mon tour, j'ai appris qu'elle avait été arrêtée par la police des frontières et qu'elle était placée en centre de rétention.
Le motif de l'arrestation a été très vague. Soit-disant un manque de devises, alors qu'elle en possédait, et que de surcroît, elle détenait également une carte bleue internationale. Avec un tel motif, il faudrait donc arrêter les milliers de touristes qui viennent chaque année au Maroc.
Sur place, je n'ai pas pu voir mon épouse et j'ai même du verser un bakchich pour obtenir des informations. C'est pitoyable !
Finalement, elle a été expulsée vers Dakar le soir même, encadrée par deux policiers, sans un mot d'explication ou d'excuse.
Vous comprendrez aisément qu'avec un tel accueil, nous ne risquons pas de retourner au Maroc un jour. Outre cette rétention complètement arbitraire, nous avons dépensé beaucoup d'argent pour rien, entre les billets d'avion, l'hôtel, le bakchich ...
La qualité de l'accueil au Maroc n'étant pas digne d'un pays qui se veut touristique, je ne peux qu'inciter mes compatriotes à se tourner vers d'autres destinations.
Moi-même et ma femme avions décidé de passer quelques jours de vacances au Maroc. Elle devait venir de Dakar, moi de Paris et devions nous retrouver à l'hotel que nous avions réservé.
Mon épouse est donc arrivé par avion à l'aéroport de Casablanca tôt le matin du 19, quelques heures avant moi. Lorsque je suis arrivé à mon tour, j'ai appris qu'elle avait été arrêtée par la police des frontières et qu'elle était placée en centre de rétention.
Le motif de l'arrestation a été très vague. Soit-disant un manque de devises, alors qu'elle en possédait, et que de surcroît, elle détenait également une carte bleue internationale. Avec un tel motif, il faudrait donc arrêter les milliers de touristes qui viennent chaque année au Maroc.
Sur place, je n'ai pas pu voir mon épouse et j'ai même du verser un bakchich pour obtenir des informations. C'est pitoyable !
Finalement, elle a été expulsée vers Dakar le soir même, encadrée par deux policiers, sans un mot d'explication ou d'excuse.
Vous comprendrez aisément qu'avec un tel accueil, nous ne risquons pas de retourner au Maroc un jour. Outre cette rétention complètement arbitraire, nous avons dépensé beaucoup d'argent pour rien, entre les billets d'avion, l'hôtel, le bakchich ...
La qualité de l'accueil au Maroc n'étant pas digne d'un pays qui se veut touristique, je ne peux qu'inciter mes compatriotes à se tourner vers d'autres destinations.
Une journée singulière dans les falaises d'Arachanne (Maroc)
Me revoilà à Anergui, sur la terrasse du gîte, dans le délice de mes printemps berbères et ses plaisants laisser-aller à la contemplation.
Face à moi, les pentes du cirque de Mourik, Cheffart et Tagoujimt n’Ouzdoud -la queue du pigeon- sont encore à contre jour. Le soleil vient de franchir leurs crêtes, et l’ombre matinale qui maintient ce versant dans une gamme délicate de gris vaporeux, sait que son règne sera de courte durée et qu’elle a déjà cause perdue… A mesure que l’astre avance dans sa course, la douce et chatoyante lumière gagne son engagement quotidien.
Peu à peu se déchire la subtile opacité du filigrane, se dévoile le relief de la pente. Ravins, corniches, pierriers et vires, silhouettes de thuyas centenaires, genévriers noueux, chênes verts rachitiques suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, traces de troupeaux et d’éboulis, se précisent graduellement, renaissent à mes yeux toujours émerveillés.
J’aime ces minutes d’abandon, l’apaisement et le bonheur immédiat qu’elles procurent. Elles sont parfois propices au retour à l’orée de la mémoire d’autres moments privilégiés, tel celui de la rencontre, voici deux jours, avec un rassemblement de troupeaux pour la cérémonie de la tonte dans les falaises d’Arachanne.
Nous sommes partis à l’aube.
Une omelette baignant dans l’huile d’olive et trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, la digestion se fera au pas du mulet. Il prend de l’âge, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Et il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D’entrée une demi-heure de montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalanne. A cinq heures du matin on ne souffre pas de la chaleur mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets à l’approche de celles d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot ; mais j’apprécie moins ces toutous de bergers depuis je me suis fait déchirer le bas du pantalon par un perfide qui m’a laissé passer, sans même trop montrer les crocs, avant me prendre en traître sans que je l’entende venir.
Il faut poursuivre l’effort pendant une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohammed, le récent gardien du gîte et nouveau compagnon de route, me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide puisque Rantanplan était de la partie. C’est à une demi-heure d’ici à mi pente vers l’ouest que se trouve la petite résurgence sur laquelle je comptais. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais ne sachant pas trop ou Mohammed m’embarquait, je n’aurais pas hésité à remplir la gourde. C’est que, en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique du genre « dans moins d’une heure », Mohammed part à la fois direction de l’ouest et dans une longue et incompréhensible tirade. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et que, pour finir, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler. J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris dix mètres d’avance !
Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et un litre de sueur déversé dans le dos du tee-short, nous arrivons en vue de deux bergeries. Je devrais plutôt dire deux misérables abris sous roche, fermés sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohammed s’en approche malgré la présence agressive du chien-gardien de l’endroit, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la vacuité de l’endroit. Je pense que nous n’aurons pas droit au thé brûlant ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur. Mais qui dit bergerie dit assurément…source dans les environs. Je fais donc part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O, en espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin ; le voilà qui retourne vers l’abri et, comme s’il était chez lui, sort une clé d’entre les pierres sèches, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohammed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Arachanne comme berger pour son grand frère ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, Grâce à Dieu, lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui Zimba semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté ; qu’après que Ali ai souhaité quitter le gîte pour aller travailler en ville c’est lui qui a pris le relais. Mais là non plus je n’ai pas compris dans quelles circonstances. Peu importe, de toutes façons il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contre bas l’assif melloul, la rivière blanche charrie ses flots ocres de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage.
C’est l’ouie qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois.
Je crois rêver. Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par les falaises de quinze à vingt mètres dominées par les immenses pentes rocailleuses, terre de pacage des Ayt Khoya et Ayt Boulmane de la vallée d’Anergui. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et … des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères.
A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de poutres grossièrement taillées dans des grosses branches de genévriers, couvertures et bâches de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile. A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en palmiers nains, tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes à l’attitude et regard témoignant d’une condition… supérieure. Non loin, un autre homme officie - « Le maître de thé »- . C’est que dans ces montagnes, préparer le thé est une affaire d’homme. Je le connais aussi ; c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Il me semble percevoir que nous étions attendus car dans la réponse que Mohammed adresse au berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots tels que tassarout, zit, atey, aman, me faisant penser qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier notre léger retard.
« Salam! Koulchi Labess ? Shibes makein ? » La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes ; seules les femmes croisées ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif des deux plats de la main. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, où encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ca discute, allaite, plaisante et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes, les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégé tout l’hiver. Les gestes et les outils sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à leurs cotés. Mohammed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes, aussitôt qu’un fquih en a émise l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi, sourire, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
C’est l’heure de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à une petite théière personnelle en fer blanc et nous à quelques œufs brouillées dans leur pesant d’huile d’olive et d’épices. Le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée craquante à en séquestrer la boulangère, le thé est aromatisé au thym citronné sauvage et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons hospices !
Merci Mohammed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, de louanges au Tout Puissant pour cette année exceptionnelle, et le sacrifice d’un bouc et d’un mouton. Un deuxième, mortellement blessé dans une chute, viendra peu après enrichir la potée. Ensuite la laine est partagée, empaquetée. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque tout est mélangé ? C’est leur affaire, et celle-ci ne pose aucun problème apparent : la constitution de ces tas inégaux semble emprunte de justice et de sérieux. Tout le monde semble satisfait. Que l’événement se reproduise … Inch Allah !
Et l’après midi s’est poursuivi au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices. A l’heure du goûter est venu le siksou trempé de petit lait, suivi des quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante -bon, sauf pour le roumi à qui revient bien sûr le morceau choisi-. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Mezzéranne -ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « Celle des rochers » ou « La mère des rochers » des pierres ou des cailloux, enfin quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu -. Il est dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grottes ou bergeries avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohammed où se trouve leur abri. « Pas loin… » me répond-il laconiquement en sirotant son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : Leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche dans la pénombre. .En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles. Ces pentes, ces falaises, ces entailles dans la montagne, chaque cime, combe, arête ou ravin leur est connu. Elles les ont courus, explorés, franchis, parcourus en tous sens, sillonnés, par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés « chaussures ». Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. La mère à peine remise des couches reprendra ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos, il sera ses cotés dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à "quatre pattes". Les vieillards ne rejoignent la vallée ou le hameau que pour finir leurs jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent –encore- du thé. Quelques cailloux tombent du haut des falaises. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la nuit noire. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. J’ai compté le lendemain plus de deux cent cinquante têtes pour ce seul troupeau installé pour la nuit à quelques mètres de la petite terrasse perso que deux jeunes se sont empressés de tailler à notre arrivée. Ils l’ont nivelé, nettoyé de ses quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit inconfortable et m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête ; là, derrière le petit muret qu’ils ont dressé en refuge à la brise fraîche de la nuit. La terre me servira de lit et mon sac d’oreiller.
Ca fait du bruit quand chèvres et brebis appellent leurs petits. Ca fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ca fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ca fait du bruit quand les roulements de tambourins deviennent profond appel aux voix sauvages des femmes .
Rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés, les bendirs bondissent, roulent, dansent, saluent l’arrivée d’Ayur -la lune ronde- sur Mezzéranne. Les youyous sauvages des femmes passent dans le sang tels une ardente réponse (ou défi ?) aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et violent roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, les cabris sont branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude, bercé par une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes qui répète, répète jusqu’aux portes du sommeil de son enfant, la litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que le « maître de thé », un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. La deuxième devient Mohammed s’approchant de mes « appartements » que j’avais gagnés en fin d’après midi dans une esquive polie au vingt septième verre de thé. Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent. Iminchli -le souper- est prêt, le thé apéritif servi. Mohammed vient me l’annoncer. Il est bientôt vingt-deux heures.
En ce samedi 22 mai 2002 la lune rend hommage à Mezzéranne.
Face à moi, les pentes du cirque de Mourik, Cheffart et Tagoujimt n’Ouzdoud -la queue du pigeon- sont encore à contre jour. Le soleil vient de franchir leurs crêtes, et l’ombre matinale qui maintient ce versant dans une gamme délicate de gris vaporeux, sait que son règne sera de courte durée et qu’elle a déjà cause perdue… A mesure que l’astre avance dans sa course, la douce et chatoyante lumière gagne son engagement quotidien.
Peu à peu se déchire la subtile opacité du filigrane, se dévoile le relief de la pente. Ravins, corniches, pierriers et vires, silhouettes de thuyas centenaires, genévriers noueux, chênes verts rachitiques suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, traces de troupeaux et d’éboulis, se précisent graduellement, renaissent à mes yeux toujours émerveillés.
J’aime ces minutes d’abandon, l’apaisement et le bonheur immédiat qu’elles procurent. Elles sont parfois propices au retour à l’orée de la mémoire d’autres moments privilégiés, tel celui de la rencontre, voici deux jours, avec un rassemblement de troupeaux pour la cérémonie de la tonte dans les falaises d’Arachanne.
Nous sommes partis à l’aube.
Une omelette baignant dans l’huile d’olive et trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, la digestion se fera au pas du mulet. Il prend de l’âge, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Et il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D’entrée une demi-heure de montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalanne. A cinq heures du matin on ne souffre pas de la chaleur mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets à l’approche de celles d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot ; mais j’apprécie moins ces toutous de bergers depuis je me suis fait déchirer le bas du pantalon par un perfide qui m’a laissé passer, sans même trop montrer les crocs, avant me prendre en traître sans que je l’entende venir.
Il faut poursuivre l’effort pendant une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de belles vues sur le cirque de Mourik.
A la sortie du chemin des vires, Mohammed, le récent gardien du gîte et nouveau compagnon de route, me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide puisque Rantanplan était de la partie. C’est à une demi-heure d’ici à mi pente vers l’ouest que se trouve la petite résurgence sur laquelle je comptais. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais ne sachant pas trop ou Mohammed m’embarquait, je n’aurais pas hésité à remplir la gourde. C’est que, en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune compère.
Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique du genre « dans moins d’une heure », Mohammed part à la fois direction de l’ouest et dans une longue et incompréhensible tirade. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et que, pour finir, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler. J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris dix mètres d’avance !
Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.
Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et un litre de sueur déversé dans le dos du tee-short, nous arrivons en vue de deux bergeries. Je devrais plutôt dire deux misérables abris sous roche, fermés sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohammed s’en approche malgré la présence agressive du chien-gardien de l’endroit, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la vacuité de l’endroit. Je pense que nous n’aurons pas droit au thé brûlant ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur. Mais qui dit bergerie dit assurément…source dans les environs. Je fais donc part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O, en espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin ; le voilà qui retourne vers l’abri et, comme s’il était chez lui, sort une clé d’entre les pierres sèches, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.
C’est autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohammed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Arachanne comme berger pour son grand frère ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, Grâce à Dieu, lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui Zimba semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté ; qu’après que Ali ai souhaité quitter le gîte pour aller travailler en ville c’est lui qui a pris le relais. Mais là non plus je n’ai pas compris dans quelles circonstances. Peu importe, de toutes façons il est temps d’y aller.
Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contre bas l’assif melloul, la rivière blanche charrie ses flots ocres de printemps.
Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage.
C’est l’ouie qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.
J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois.
Je crois rêver. Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par les falaises de quinze à vingt mètres dominées par les immenses pentes rocailleuses, terre de pacage des Ayt Khoya et Ayt Boulmane de la vallée d’Anergui. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et … des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.
Entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères.
A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de poutres grossièrement taillées dans des grosses branches de genévriers, couvertures et bâches de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile. A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en palmiers nains, tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes à l’attitude et regard témoignant d’une condition… supérieure. Non loin, un autre homme officie - « Le maître de thé »- . C’est que dans ces montagnes, préparer le thé est une affaire d’homme. Je le connais aussi ; c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.
Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Il me semble percevoir que nous étions attendus car dans la réponse que Mohammed adresse au berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots tels que tassarout, zit, atey, aman, me faisant penser qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier notre léger retard.
« Salam! Koulchi Labess ? Shibes makein ? » La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes ; seules les femmes croisées ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif des deux plats de la main. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, où encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ca discute, allaite, plaisante et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.
A peine en contrebas des deux groupes, les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégé tout l’hiver. Les gestes et les outils sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.
Un des deux hommes de belle allure nous invite à leurs cotés. Mohammed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes, aussitôt qu’un fquih en a émise l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi, sourire, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.
C’est l’heure de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à une petite théière personnelle en fer blanc et nous à quelques œufs brouillées dans leur pesant d’huile d’olive et d’épices. Le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée craquante à en séquestrer la boulangère, le thé est aromatisé au thym citronné sauvage et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons hospices !
Merci Mohammed.
La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, de louanges au Tout Puissant pour cette année exceptionnelle, et le sacrifice d’un bouc et d’un mouton. Un deuxième, mortellement blessé dans une chute, viendra peu après enrichir la potée. Ensuite la laine est partagée, empaquetée. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque tout est mélangé ? C’est leur affaire, et celle-ci ne pose aucun problème apparent : la constitution de ces tas inégaux semble emprunte de justice et de sérieux. Tout le monde semble satisfait. Que l’événement se reproduise … Inch Allah !
Et l’après midi s’est poursuivi au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices. A l’heure du goûter est venu le siksou trempé de petit lait, suivi des quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante -bon, sauf pour le roumi à qui revient bien sûr le morceau choisi-. Vous reprendrez bien un peu de thé ?
La lumière décroît sur Mezzéranne -ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « Celle des rochers » ou « La mère des rochers » des pierres ou des cailloux, enfin quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu -. Il est dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grottes ou bergeries avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohammed où se trouve leur abri. « Pas loin… » me répond-il laconiquement en sirotant son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : Leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche dans la pénombre. .En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles. Ces pentes, ces falaises, ces entailles dans la montagne, chaque cime, combe, arête ou ravin leur est connu. Elles les ont courus, explorés, franchis, parcourus en tous sens, sillonnés, par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés « chaussures ». Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. La mère à peine remise des couches reprendra ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos, il sera ses cotés dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à "quatre pattes". Les vieillards ne rejoignent la vallée ou le hameau que pour finir leurs jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.
Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent –encore- du thé. Quelques cailloux tombent du haut des falaises. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la nuit noire. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. J’ai compté le lendemain plus de deux cent cinquante têtes pour ce seul troupeau installé pour la nuit à quelques mètres de la petite terrasse perso que deux jeunes se sont empressés de tailler à notre arrivée. Ils l’ont nivelé, nettoyé de ses quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit inconfortable et m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête ; là, derrière le petit muret qu’ils ont dressé en refuge à la brise fraîche de la nuit. La terre me servira de lit et mon sac d’oreiller.
Ca fait du bruit quand chèvres et brebis appellent leurs petits. Ca fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ca fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ca fait du bruit quand les roulements de tambourins deviennent profond appel aux voix sauvages des femmes .
Rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés, les bendirs bondissent, roulent, dansent, saluent l’arrivée d’Ayur -la lune ronde- sur Mezzéranne. Les youyous sauvages des femmes passent dans le sang tels une ardente réponse (ou défi ?) aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et violent roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.
Chèvres et brebis se sont tues, les cabris sont branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude, bercé par une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes qui répète, répète jusqu’aux portes du sommeil de son enfant, la litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que le « maître de thé », un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. La deuxième devient Mohammed s’approchant de mes « appartements » que j’avais gagnés en fin d’après midi dans une esquive polie au vingt septième verre de thé. Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent. Iminchli -le souper- est prêt, le thé apéritif servi. Mohammed vient me l’annoncer. Il est bientôt vingt-deux heures.
En ce samedi 22 mai 2002 la lune rend hommage à Mezzéranne.
Voyage d'une ou deux semaines en famille au Maroc au mois d'août
Bonjour,
Avec mes enfants (4 personnes en tout), nous projetons l'éventualité d'un voyage au Maroc de 1 ou 2 semaines. Je ne vais pas passer par une agence de voyages, c'est trop cher, même si je reconnais qu'ils ont eux aussi besoin de vivre...
Mais bon, je vais tracer un itinéraire, réserver probablement des vols pour Casablanca (ce que j'ai trouvé de moins cher au départ de Toulouse). Ensuite, hôtels pas chers que je vais chercher sur booking.com. Mais bon, comme j'y connais quedal au pays, j'aimerais savoir si vous pourriez me recommander un itinéraire sur 1 semaine et un itinéraire sur 2 semaines.
Sachant que je ne connais pas du tout le pays, je suis en train de faire des recherches. Aussi, y a t'il des difficultés particulières à connaitre? Je souhaiterais savoir aussi si il y a des attrapes touristes, je souhaite y échapper.
Bon, voili voilou, je cherche un peu partout pour faire un beau voyage, en éspérant avec la situation actuelle, que les frontières seront de nouveau ouvertes en août pour les touristes. J'ai vu une info disant qu'ils allaient en principe réouvrir les frontières en août. Merci de vos conseils.
Nico :)
Avec mes enfants (4 personnes en tout), nous projetons l'éventualité d'un voyage au Maroc de 1 ou 2 semaines. Je ne vais pas passer par une agence de voyages, c'est trop cher, même si je reconnais qu'ils ont eux aussi besoin de vivre...
Mais bon, je vais tracer un itinéraire, réserver probablement des vols pour Casablanca (ce que j'ai trouvé de moins cher au départ de Toulouse). Ensuite, hôtels pas chers que je vais chercher sur booking.com. Mais bon, comme j'y connais quedal au pays, j'aimerais savoir si vous pourriez me recommander un itinéraire sur 1 semaine et un itinéraire sur 2 semaines.
Sachant que je ne connais pas du tout le pays, je suis en train de faire des recherches. Aussi, y a t'il des difficultés particulières à connaitre? Je souhaiterais savoir aussi si il y a des attrapes touristes, je souhaite y échapper.
Bon, voili voilou, je cherche un peu partout pour faire un beau voyage, en éspérant avec la situation actuelle, que les frontières seront de nouveau ouvertes en août pour les touristes. J'ai vu une info disant qu'ils allaient en principe réouvrir les frontières en août. Merci de vos conseils.
Nico :)
Beautiful stops and sites discovered in Morocco in March
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!

A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!


We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!


A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!


We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
Les routes de l'humanitaires en 4x4 au Maroc
Les routes de l'humanitaire recherche des personnes intéressées pour un voyage au Maroc avec leurs 4X4 pour distribué dans les villages isolé des fournitures d'école, des vêtements de sport et autres ,
l'association sera à Bergerac sur le parking décathlon le samedi 14 septembre 2019 de 9H à 19 h
merci de venir nombreux




Deux randonneurs (femmes) assassinées au mont Toubkal
Repris par toute la presse.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/maroc-deux-touristes-scandinaves-tuees-dans-le-haut-atlas-17-12-2018-7970958.php
Voila qui va complètement changer la donne pour le tourisme et la randonnée dans cette région d'Imlil !
Le coin est temporairement ferme aux touristes.
Voila qui va complètement changer la donne pour le tourisme et la randonnée dans cette région d'Imlil !
Le coin est temporairement ferme aux touristes.
Retour du Maroc du Sud après un mois
Bonjour,
De retour d'un voyage d'un mois au Maroc, je vais vous faire part de mes impressions dans la mesure où j'ai construit mon itinéraire suite à mes lectures sur ce forum et j'avais publié un article ici le 4 octobre avec mon itinéraire "dilemme mer ou montagne".
Tout ce qui se dit ici s'est confirmé en très grande majorité. Le Maroc du sud est formidable à tous points de vue.
Je ne vais cependant pas republier les mêmes photos vues ici des dizaines de fois, d'autant plus que les sensibilités de chacun sont différentes. Je vais plutôt insister sur mes émotions ressenties.
Je suis plutôt routard mais mon épouse ne voyage jamais et a des critères de confort bien établis, il a fallu composer. Nous sommes tous les deux retraités, nous aimons plutôt le calme, nous fuyons la foule et le bruit, et surtout les coins trop touristiques.
Nous avons voyagé exclusivement avec les transports locaux, et c'est vraiment super.
Les Berbères et les Sarahouis nous ont vraiment plu. Que de belles rencontres.
Nous avons hélàs, à la plage de Legzira, vu des camionnettes de transport touristique débarquer du touriste genre bonde plus du premier âge avec une robe rose fushia trop courte et baskets assortis et des jeunes femmes qui ont confondu Cannes et Legzira. Et, ce qui est drôle, ce ne sont pas des hommes mais bien des femmes locales qui viennent vers elles les provoquer, les intimider, mais sans violence bien sûr. C'est de bonne guerre.
Mon épouse, en guise de protection solaire, avait plutôt mis son écharpe en foulard et elle a eu de nombreuses marques de sympathie des femmes et de la population en général. C'est pas grand chose mais ça leur fait un énorme plaisir, pourquoi s'en priver.
Nous avons été surpris par le fait que tout le monde, jeunes et vieux, y compris au milieu de nulle part aient un smartphone greffé dans la main et s'en servent beaucoup. Nous avons voyagé avec les bus LUX verts locaux, avec les poulets et le toutim, mais la cacophonie venait des conversations au téléphone de la plupart des occupants du bus.
Je me dois de vous faire part de ces anecdotes magnifiques : en pleine "campagne", on voit arriver un bus et nous sommes à 300 m dans une voie transversale. On fait des grands signes. Nous ayant aperçus, non seulement il s'arrête un peu plus loin mais il fait carrément une marche arrière pour venir nous attendre, sans que personne ne proteste, c'est hallucinant ! C'est arrivé à l'Oasis de Tighmert en dessous de Guelmim.
Nous sommes aussi montés une fois à l'arrière du bus, vers Tafraoute, et au bout de quelques minutes 2 tickets nous sont arrivés du chauffeur via chaque passager. Nous avons donné la pièce de 10 dirhams qui est passée de mains en mains jusqu'au chauffeur. C'est juste magnifique.
J'ai trop de coups de coeur pour les citer ici. Le seul point négatif, c'est vraiment que nous n'avons pas aimé Tiznit. Il y a une tension particulière, c'est difficile à décrire, on y est pas restés.
Concernant Sidi Ifni, je confirme qu'il faut vraiment avoir séjourné à l'hôtel Suerte Loca, c'est intemporel, mais il ne faut pas selon nous y manger. Par contre, le resto LE NOMAD un peu plus loin, c'est du 10/10.
Plutôt que de mettre tout en vrac, voici les étapes que j'ai effectuées, je donnerai mes infos hébergement et transport à ceux qui m'en demanderont : Via Inezgane et Tiznit : Aglou, Mirleft, Sidi Ifni, Oasis de Tighmert, Tafraout et Taroudant.
Pour finir cet article, je vais quand mettre une photo que j'ai prise dans les Gorges d'Aït Mansour, mais elle ne s'adresse qu'aux retraités comme moi qui comprendront (j'espère).
Une astuce extraordinaire que j'ai du lire ici : une semaine avant de partir et pendant un mois, faites une cure de PRO-BIOTIQUES, c'est hyper efficace, nous avons totalement évité la tourista (sans toutefois pour celà négliger les recommandations habituelles concernant la nourriture et la boisson au Maroc).
Attention aussi, pour les plus fragiles, au choc thermique lors du retour. De 20 à 24°, à Nantes il faisait un temps de chien et forte pluie, résultat 2 gros rhumes cinq étoiles.
Bon voyage à ceux qui partent.
Visa à l'arrivée au Caire pour ressortissante marocaine?
Bonjour,
pouvez vous me renseigner SVP? je suis une marocaine mariée a Un Francais et je ne savais pas qu'il fallait que je demande un Visa avant de parti en Egypte,
notre voyage est prévu pour le 27 Avril dans 4 jours et je voudrais savoir si je pourrais partir et le demander sur place avec mon maro ou pas ?
MERCI POUR VOTRE REPONSE !!
pouvez vous me renseigner SVP? je suis une marocaine mariée a Un Francais et je ne savais pas qu'il fallait que je demande un Visa avant de parti en Egypte,
notre voyage est prévu pour le 27 Avril dans 4 jours et je voudrais savoir si je pourrais partir et le demander sur place avec mon maro ou pas ?
MERCI POUR VOTRE REPONSE !!
Circuit de 2 semaines dans le nord du Maroc
Bonjour, nous envisageons 2 semaines de ballades autour des villes impériales et environs, la 1ère quinzaine de mars. Quel est selon vous la meilleure méthode? avion Marseille : Casablanca? Fez? Tanger (vaut-elle le détour)? on pense louer une voiture et flâner, est-ce possible côté sécurité? c'est notre 4ème fois au Maroc, mais on n'a jamais circulé plus haut que Marrakech/ Essaouira. Merci de vos infos !
Bordeaux - Marrakech: avec quelle compagnie aérienne à prix intéressant?
Bonjour à tous,
On voudrait aller au mois de mai 2018 à Marrakech. 2 adultes pour une semaine.
J'aimerais savoir quelle compagnie aérienne est la plus intéressant départ de bordeaux vol direct A/R.
Que coûte en moyenne un billet A/R , et pour un départ au mois de mai2018 à partir de quel moment je dois prendre le billet?
Est-ce que c'est plus rentable de prendre des séjours (vol+hôtel+ petit déjeuner) ? ou tout séparé les billets + location
En attente de vos réponses je vous remercie d'avance.
Cordialement Moune.
On voudrait aller au mois de mai 2018 à Marrakech. 2 adultes pour une semaine.
J'aimerais savoir quelle compagnie aérienne est la plus intéressant départ de bordeaux vol direct A/R.
Que coûte en moyenne un billet A/R , et pour un départ au mois de mai2018 à partir de quel moment je dois prendre le billet?
Est-ce que c'est plus rentable de prendre des séjours (vol+hôtel+ petit déjeuner) ? ou tout séparé les billets + location
En attente de vos réponses je vous remercie d'avance.
Cordialement Moune.
Maroc en camping-car: camping sauvage autorisé?
je souhaite aller au Maroc cet hiver en camping car et je voudrai savoir si le camping sauvage est autorisé.
quelqu'un en a t'il fait l’expérience
merci
Léopauline
Deuxième fois à Marrakech: c'est le souk bis, mais excellent séjour!
Salut à toutes/tous :
Me voici rentrée d'un mini séjour à Marrakech dont voici mon mini report :
J'ai acheté mes billets via le site web de la Royal Air Maroc au mois de janvier : 154 eur AR pour un vol direct.
Personnellement, à l'achat, je n'ai pas trouvé le prix trop excessifs pour un vol direct Marseille-Marrakech. La cie nationale semble elle aussi devoir s'aligner sur les tarifs pratiqués par Ryanair qui effectue des vols sur plusieurs villes marocaines via sa plate forme Marseillaise.
Le jour du départ, il y avait une grêve en France des aiguilleurs du ciel, nous sommes donc partis avec 1h de retard.
J'ai trouvé le service à bord correct, c'était surtout du personnel d'origine sénégalaise, hôtesses sympas, j'ai pu avoir 2 plateaux repas, peut-être que cela a été possible car il y avait quelques places de libres et nous n'étions plus en période de vacances de printemps de l'Académie de Marseille.
Venons-en à présent sur mon ressenti vis-à-vis de Marrakech :
Météo : excellente, j'ai eu durant les 4 jours, du soleil et des températures entre 28 et 34° le jour de mon retour.
Dés mon organisation du séjour, je ne tenais pas à séjourner dans un hôtel car je voulais expérimenter un séjour en Riad. J'ai bien fait, car j'ai beaucoup apprécié le personnel et le confort du riad.
Lors de mes diverses sorties et visites dans la ville, à aucun moment je me suis sentie en insécurité. Bien au contraire, je dirais même que je me suis sentie plus en sécurité au Maroc qu'en France... Je dis cela au cas où certaines personnes hésiteraient à se rendre au Maroc parce qu'ils-elles auraient des craintes. Allez-y !!
Concernant l'entrée dans les aéroports, depuis plusieurs jours, il est interdit à tout accompagnant de pénétrer à l'intérieur des aéroports marocains, seuls les voyageurs munis d'un titre de transport sont autorisés à rentrer dans l'aéroport.
Dans la ville, bien sûr, j'y ai vu beaucoup de mendicité, mais ceux qui connaissent Marrakech savent qu'à Marrakech, la mendicité est un "sport national", on vous tend souvent la main pour vous demander une pièce, j'ai toujours refuser. La seule fois où j'ai donné une pièce, c'est à une personne qui m'a accompagné jusqu'à mon riad car je ne m'y retrouvais plus parmi toutes ces ruelles, sinon, par principe, je refuse.
Concernant les souks, comme il a été dit dans un précédent post, j'ai trouvé pénible toutes ces mobylettes et ces vélos qui vont et viennent devant et derrière vous. C'est la seule chose que j'ai trouvé pénible à Marrakech. Après, pour tout le reste, je dirais que c'est aussi "çà" le charme de Marrakech...
Quant aux sollicitations de vous demander sans cesse de bien vouloir rentrer dans les échoppes pour voir ce qu'il y a à vendre, je répondais par un "non" si cela ne m'intéressais pas, voire si je me décidais à y rentrer, je prévenais le vendeur d'entrée de jeu, que je ne lui achèterais rien et je n'ai rencontrer aucun souci à ce sujet. Car il faut bien reconnaître que certains insistent à tout prix afin que vous rentriez dans leur boutique.
Plusieurs fois, près de lieux touristiques ou du moins là où il y avait quelque chose à voir, les gens m'arrêtaient pour me dire que par là il y avait le Mellah et la Synagogue, par là Les Jardins Majorelles... sans pour autant me demander quelque chose en retour. D'ailleurs, ces mêmes personnes m'indiquaient le chemin tout en marchant dans le sens inverse du mien. J'ai trouvé çà comme une forme de politesse afin d'encourager les touristes à ne plus bouder le Maroc.
J'ai entamé plusieurs fois la discussion avec des marocains sur le tourisme, ils sont conscients qu'il y a eu une baisse des touristes français et ils sont contents d'en rencontrer. D'ailleurs, je leur ai dit qu'à mon retour, je prônerai du positif à ceux qui hésitent encore de se rendre au Maroc.
J'ai vu que les espagnols et anglais étaient nombreux, bien que j'ai croisé beaucoup de français aussi, je n'ai pas entendu parler italien, par contre, j'ai vu tout un groupe d'asiatiques qui pour certains d'entre eux portaient un masque sur la bouche. Peut-être des japonais ?
Pour tous celles et ceux qui connaissent ce pays, je ne vous fais pas les louanges de l'excellente cuisine marocaine, je me suis fait un mini séjour gastronomique à vouloir manger, tajines, crêpes marocaines, pain, jus d'oranges, pâtisseries et thé à la menthe.
Je dois dire que sur place, on apprécie encore plus ses succulents mets, le décor, l'ambiance aidant. Quant à tous les petits détails de la vaisselle marocaine, j'ai adoré.
Donc, vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ce court séjour de 4 jours à Marrakech et j'espère bien pouvoir y retourner à la demi-saison.
Me voici rentrée d'un mini séjour à Marrakech dont voici mon mini report :
J'ai acheté mes billets via le site web de la Royal Air Maroc au mois de janvier : 154 eur AR pour un vol direct.
Personnellement, à l'achat, je n'ai pas trouvé le prix trop excessifs pour un vol direct Marseille-Marrakech. La cie nationale semble elle aussi devoir s'aligner sur les tarifs pratiqués par Ryanair qui effectue des vols sur plusieurs villes marocaines via sa plate forme Marseillaise.
Le jour du départ, il y avait une grêve en France des aiguilleurs du ciel, nous sommes donc partis avec 1h de retard.
J'ai trouvé le service à bord correct, c'était surtout du personnel d'origine sénégalaise, hôtesses sympas, j'ai pu avoir 2 plateaux repas, peut-être que cela a été possible car il y avait quelques places de libres et nous n'étions plus en période de vacances de printemps de l'Académie de Marseille.
Venons-en à présent sur mon ressenti vis-à-vis de Marrakech :
Météo : excellente, j'ai eu durant les 4 jours, du soleil et des températures entre 28 et 34° le jour de mon retour.
Dés mon organisation du séjour, je ne tenais pas à séjourner dans un hôtel car je voulais expérimenter un séjour en Riad. J'ai bien fait, car j'ai beaucoup apprécié le personnel et le confort du riad.
Lors de mes diverses sorties et visites dans la ville, à aucun moment je me suis sentie en insécurité. Bien au contraire, je dirais même que je me suis sentie plus en sécurité au Maroc qu'en France... Je dis cela au cas où certaines personnes hésiteraient à se rendre au Maroc parce qu'ils-elles auraient des craintes. Allez-y !!
Concernant l'entrée dans les aéroports, depuis plusieurs jours, il est interdit à tout accompagnant de pénétrer à l'intérieur des aéroports marocains, seuls les voyageurs munis d'un titre de transport sont autorisés à rentrer dans l'aéroport.
Dans la ville, bien sûr, j'y ai vu beaucoup de mendicité, mais ceux qui connaissent Marrakech savent qu'à Marrakech, la mendicité est un "sport national", on vous tend souvent la main pour vous demander une pièce, j'ai toujours refuser. La seule fois où j'ai donné une pièce, c'est à une personne qui m'a accompagné jusqu'à mon riad car je ne m'y retrouvais plus parmi toutes ces ruelles, sinon, par principe, je refuse.
Concernant les souks, comme il a été dit dans un précédent post, j'ai trouvé pénible toutes ces mobylettes et ces vélos qui vont et viennent devant et derrière vous. C'est la seule chose que j'ai trouvé pénible à Marrakech. Après, pour tout le reste, je dirais que c'est aussi "çà" le charme de Marrakech...
Quant aux sollicitations de vous demander sans cesse de bien vouloir rentrer dans les échoppes pour voir ce qu'il y a à vendre, je répondais par un "non" si cela ne m'intéressais pas, voire si je me décidais à y rentrer, je prévenais le vendeur d'entrée de jeu, que je ne lui achèterais rien et je n'ai rencontrer aucun souci à ce sujet. Car il faut bien reconnaître que certains insistent à tout prix afin que vous rentriez dans leur boutique.
Plusieurs fois, près de lieux touristiques ou du moins là où il y avait quelque chose à voir, les gens m'arrêtaient pour me dire que par là il y avait le Mellah et la Synagogue, par là Les Jardins Majorelles... sans pour autant me demander quelque chose en retour. D'ailleurs, ces mêmes personnes m'indiquaient le chemin tout en marchant dans le sens inverse du mien. J'ai trouvé çà comme une forme de politesse afin d'encourager les touristes à ne plus bouder le Maroc.
J'ai entamé plusieurs fois la discussion avec des marocains sur le tourisme, ils sont conscients qu'il y a eu une baisse des touristes français et ils sont contents d'en rencontrer. D'ailleurs, je leur ai dit qu'à mon retour, je prônerai du positif à ceux qui hésitent encore de se rendre au Maroc.
J'ai vu que les espagnols et anglais étaient nombreux, bien que j'ai croisé beaucoup de français aussi, je n'ai pas entendu parler italien, par contre, j'ai vu tout un groupe d'asiatiques qui pour certains d'entre eux portaient un masque sur la bouche. Peut-être des japonais ?
Pour tous celles et ceux qui connaissent ce pays, je ne vous fais pas les louanges de l'excellente cuisine marocaine, je me suis fait un mini séjour gastronomique à vouloir manger, tajines, crêpes marocaines, pain, jus d'oranges, pâtisseries et thé à la menthe.
Je dois dire que sur place, on apprécie encore plus ses succulents mets, le décor, l'ambiance aidant. Quant à tous les petits détails de la vaisselle marocaine, j'ai adoré.
Donc, vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ce court séjour de 4 jours à Marrakech et j'espère bien pouvoir y retourner à la demi-saison.










