Results for "Guyane"
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Evolution de la situation politique au Népal?
Bonjour,
Ayant des difficultes a repondre aux divers mesages, je relance une discussion. Comment la situation evolue-t-elle ces derniers jours? Marinette comment ca se passe? Retour a la normale envisageable? Voici mon adresse mail judarnaud@hotmail.com Ce sera plus simple pour moi! KUmari, toi qui est aussi sur place, quelles nouvelles infos as-tu?
Un grand merci a tous! Judith
Ayant des difficultes a repondre aux divers mesages, je relance une discussion. Comment la situation evolue-t-elle ces derniers jours? Marinette comment ca se passe? Retour a la normale envisageable? Voici mon adresse mail judarnaud@hotmail.com Ce sera plus simple pour moi! KUmari, toi qui est aussi sur place, quelles nouvelles infos as-tu?
Un grand merci a tous! Judith
Parc Lauca au Chili
Bonjour,
Je voudrai visiter le Parc Lauca en deux jours par mes propres moyens. L'idée est d'aller à Parinacota en bus, et de là, faire la randonnée à pied qui passe par la lagune de Cotacotani et qui va jusqu'au lac Chungara (j'ai vu cette possibilité sur le site de la CONAF) et de là, reprendre la bus jusqu'à Arica. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette randonnée : est-ce qu'il n'est pas trop difficile de faire près de 10 Km à pied à cette altitude ? Savez-vous s'il est plus facile de la faire dans le sens Parinacota - Chungara ou l'inverse ?
Merci - Caroline
Je voudrai visiter le Parc Lauca en deux jours par mes propres moyens. L'idée est d'aller à Parinacota en bus, et de là, faire la randonnée à pied qui passe par la lagune de Cotacotani et qui va jusqu'au lac Chungara (j'ai vu cette possibilité sur le site de la CONAF) et de là, reprendre la bus jusqu'à Arica. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette randonnée : est-ce qu'il n'est pas trop difficile de faire près de 10 Km à pied à cette altitude ? Savez-vous s'il est plus facile de la faire dans le sens Parinacota - Chungara ou l'inverse ?
Merci - Caroline
Donne recettes de cuisine réunionnaise
si tu veux une recette de cuisine de La Réunion, contacte moi, j'adore cuisiner !
Des chinoiseries
Etrange rencontre que la mienne avec l’empire du milieu. Les jours s’ecoulent et je reste inlassablement stupÈfaite, entre l’admiration et l’incomprÈhension, ne sachant toujours pas si je l’aime, ce pays, ou si la diffÈrence culturelle, Ènorme, tellement Ènorme, m’impose une barriËre insurmontable, a la mesure de la dÈmesure de la Chine.
Par ou commencer pour parler de cette immensitÈ?
En vrac, alors.
Les distances Èlastiques, le dÈfilÈ interminable des poids lourds, la proximitÈ constante, les hordes disciplinÈes dans les sites touristiques, le marchandage a donf, les chantiers de construction, les rÈcipients de thÈ vert, les villes tentaculaires, la pollution, les fumeurs invËtËrÈs, la consommation, le karaoke dans les cars, la manipulation mÈdiatique, les Ècoles a l’allure militaire, le taichi matinal, le messenger indÈchiffrable, les femmes en costumes traditionnels, Jackie Chan, les valses douces des anciens dans les parcs, les dÈfilÈs de commÈmoration, le contraste ville-campagne, le self-service des soupes de nouilles, les rem��des traditionnels, …
J’ai tant d’images sous mes paupiËres, encore une fois, tant d’Ètonnements.
Et,
Les cabinets dentaires qui disposent facilement de 10 chaises a tortures dans une meme piËce.
Les cybercafÈs ou je me suis parfois retrouvÈe entourÈe de plus d’une centaine de pc occupÈs par autant de teenagers enthousiastes et l’ouie ÈcartelÈe par les dÈcibels Èlectroniques des bruitages violents.
Les toilettes pour femmes ou l’intimitÈ et sa pudeur sont exposÈes au-dessus d’une espËce de longue fosse Ètroite a peine compartimentÈe par un muret d’une vingtaine de cm, a l’odeur d’ammoniaque agressive, ou les utilisatrices en entrant retroussent leur pantalon et ou je m’harnache consciencieusement, sac, pantalon, contenu des poches, pq prÈparÈ pour etre sure que rien ne dÈgringolera, et prenant garde, surtout, surtout a ne rien toucher, ni froler.
Les tables de restaurant prÈvues pour installer en cercle au moins une dizaine de personnes et ou il faut me caser, moi, seule, ou a peine accompagnÈe, puisque d’une seule personne et ou les regards d’incomprÈhension devant ma presque solitude me faisait sentir ma toute petite petitesse.
Et les trains interminables dont il faut d’abord contenir les nombreux passagers en les entassant dans des salles d’attente obligatoires, que j’ai rencontrÈes de 2 types: option , et alors modernes, rigides, aux couleurs des Ècrans de tÈlÈvision et des panneaux , sous le regard vigilent de charmantes employÈes en uniforme et sifflet qui chassent fermement les mendiants et reprennent les oublieux qui confondraient les siËges avec leur lit ou oseraient allumer une cigarette ou feraient mine d’abandonner au sol un dÈtritus, le tout dans une tempÈrature maitrisÈe glacialement par l’air conditionnÈ. Ou ou cohue rime avec bordel, ou le sol disparait sous les dÈchirures de journaux servant de matelas, invisible a travers un rideau de papiers d’emballage, mÈgots, taches visqueuses, graines de tournesol, feuilles de thÈ macÈrÈes, pelure en tous genres et ou un employÈ au faciËs neutre et peu amene dÈploie un megaphone dans lequel il hurle de temps en temps les coordonnÈes incomprÈhensibles du train en partance, en passant entre les rangs, enjambant les corps, les sacs, dans la fumÈe de cigarettes agressives et la moiteur envoutante que les ventilateurs ont renoncÈe a vaincre.
La gentillesse des villageois, leur insistante mais prudente curiositÈ devant ma petite prÈsence. Et cette question redondante, accompagnÈe d’un geste, un doigt d’abord pointÈ sur moi puis levÈ vers le ciel et qui dans le meilleur des cas, mais la, c’est plus que rare, s’accompagne d’un Juste une? Toute seule. Suivi d’un long ahhh. Combien de fois l’aurais-je entendu, cet Ètonnement vocal persistant? Suffisamment en tout cas pour pouvoir l’identifier les yeux fermÈs, sans gestuelle et y rÈpondre alors par le meme geste et le meme ahhh, mais sourire aux lËvres.
Chine dÈmesurÈe ou il est difficile de concevoir un etre humain vivant seul, voyageant seul et surtout une femme. Alors, pour parer a ma supposÈe solitude, les femmes me prennent en main, exigent de mes voisins improvisÈs qu’ils leur cËdent leur place pour s’installer a cotÈ de moi et tenter de tailler une bavette pendant laquelle mon trop pauvre vocabulaire mandarin, wÓ ho, nÓ ho ma? wÙ hÍn ho, wÙ cÛng f guÛ lทi, nÓ ne? wÙ jio Lula, nÓ jio shÍnme? et quelques autres rÈpliques pour expliquer ou je vais et si je suis mariÈe… finalement, ne fait qu’embrouiller encore plus. Car comment faire comprendre a tous ces gens, le choix du voyage, quand dÈja parfois, je me sens tellement diffÈrente de mes supposÈs frËres blancs sÈdentaires? Et si l’anglais nous permet des Èchanges plus prÈcis, viennent alors de gentils sermons, ou conseils plutot, pour m’expliquer, que je dois trouver un ou une compagnon pour me soutenir, prendre soin de moi, parler, car c’est plus facile quand on est deux. Et quand je rigole en disant que je suis heureuse comme ca, que j’ai choisi cette route en solitaire, que sinon, je ne les aurais pas rencontrÈs, eux, qui ne m’auraient alors pas parlÈ, je sens leur scepticisme, je touche alors a un concept inconnu et un yes qui veut dire no ponctue la conversation. On est en Chine, non, il ne faut pas perdre la face, alors, on dit oui, meme si on n’a pas compris ce que l’ÈtrangÈre veut dire. EtrangËre.
Je n’oublierai pas cette si jolie Ètudiante en droit international de Guyang, rencontrÈe dans un magasin ou je demandais ma route pour le parc… Elle se proposa pour me mettre dans le droit chemin, spontanÈment, puis m’accompagna jusqu a l’entrÈe, se prÈcipita pour payer 2 billets, et me fit faire la plus intÈressante des visites guidÈes, cherchant a tous moments a deviner mes attentes, m’expliquant les visiteurs du parc, les recoins du temple, les puits porte bonheur, la marche a l’aveuglette, une main tendue vers l’avant, pour qu’un voeu se rÈalise, les croyances gadgets qu’elle mÈprisait et sa vie de jeune fille de 20 ans, loin de son village natal, enthousiasmÈe par la modernitÈ. Et aussi des conseils: surtout ne pas manger dans les Èchoppes de la rue… ...Moi qui voulais lui proposer une soupe de nouilles avant de se quitter pour le dÈbut de son cours!
Suite plus tard, bien sur...
Suite plus tard, bien sur...
Site d'identité des avions commerciaux
Je recherche un site qui permet de connaître l'indentité et entécédant des appareils (commerciales). merci.
Besoin d'un visa pour la Chine depuis Hong Kong?
Bonjour à tous,
Je vais bientot partir étudier à Hong Kong pour 6mois, je vais avoir un Visa étudiant pour Hong Kong et je voudrais avoir si avec ce visa je peux voyager dans la Chine continentale où dois-je refaire une demande de visa une fois sur place ? De plus, combien de temps faut-il pour renouveller un Visa à Hong Kong ?
Dernière petite question, quels vaccins dois-je faire obligatoirement avant de partir ?
Merci pour vos réponses !
Je vais bientot partir étudier à Hong Kong pour 6mois, je vais avoir un Visa étudiant pour Hong Kong et je voudrais avoir si avec ce visa je peux voyager dans la Chine continentale où dois-je refaire une demande de visa une fois sur place ? De plus, combien de temps faut-il pour renouveller un Visa à Hong Kong ?
Dernière petite question, quels vaccins dois-je faire obligatoirement avant de partir ?
Merci pour vos réponses !
Où passer Noël au Costa Rica?
nous passons 15 jours au costa rica, su 16 au 30 décembre. Nous sommes en train de prévoir un itinéraire mais on aimerait bien passer noel dans un coin sympa. Est ce que quelqu'un connaît une ville ou un village sympa ou passer noel?
Itinéraire pour un mois en Afrique du Sud en camping-car
Bonjour à tous,
Je pars 1 mois début novembre en Afrique du sud avec ma femme mon fils de 2 ans et un ami.
J’ai déjà réserve un camping car à Joburg et j’aimerais faire un voyage tourné vers la nature, animaux et paysages.
J’aurais voulu savoir si le périple que je projette de faire est réalisable en 1 mois ?
De joburg direction Le Kruger puis descente de toute la cote jusqu'à captown.
Remontée sur la cote West, visite de la pointe du Kalahari et retour sur Joburg.
Pourriez-vous me conseiller les plus beaux sites sur cet itinéraire, en sachant que nous ne pourrons pas faire trop de marche ou de trekking avec notre bambin.
De plus, quel sont les conseilles que vous pourriez me donner sur le voyage en Camping car ?
Merci Jean.
Pourriez-vous me conseiller les plus beaux sites sur cet itinéraire, en sachant que nous ne pourrons pas faire trop de marche ou de trekking avec notre bambin.
De plus, quel sont les conseilles que vous pourriez me donner sur le voyage en Camping car ?
Merci Jean.
Voyage à moto en Amérique du Sud
salut a toutes et a tous,
j' aimerais visiter l' amerique du sud a moto qq'un a-t-il des informations sur la possibilité de mettre une moto dans un container et quels pays visiter? merci d'avance
j' aimerais visiter l' amerique du sud a moto qq'un a-t-il des informations sur la possibilité de mettre une moto dans un container et quels pays visiter? merci d'avance
Les p'tits "je t'aime"...
Quand on aime voyager, renconter du monde... on aime plus particulièrement la paix, l'amour... 😇😇
Je rigole, bien sûr... 😉😉
Je voulais proposer un petit sujet : vous qui parlez des tas de langues, comment dit-on "je t'aime" à l'étranger??
On m'avait parlé de quelque chose comme "Maya Lou" pour le népalais... Je trouvais d'ailleurs que ça faisait un très joli prénom... 😊😊😊😊
Merci de vos réponses!!
Je rigole, bien sûr... 😉😉
Je voulais proposer un petit sujet : vous qui parlez des tas de langues, comment dit-on "je t'aime" à l'étranger??
On m'avait parlé de quelque chose comme "Maya Lou" pour le népalais... Je trouvais d'ailleurs que ça faisait un très joli prénom... 😊😊😊😊
Merci de vos réponses!!
Situation en Bolivie ( Part V Rodriguez ) 11 juin
Bonjour RapheFlo ! et tous les autres !
Aleluiaaaaaaa ou ne crions peut etre pas trop vite victoire, mais ca se calme et ca se debloque en effet !
A La Paz : le combustible refait surface, en effet les syndicats les plus virulents ( Federación de Juntas Vecinales ) ont laisser passer 30 camions ce matin remplis de bombones de gaz du centre de Senkata qui est au mains des syndicats. L autoroute reliant la Paz a el Alto donc a l aeroport est de nouveau praticable. Les stations services sont peu a peu reapprovisionnees et les voitures se bousculent pour faire la queue. On annonce aussi pour aujourd'hui la reouverture des liaisons routiere par bus a partir de la Terminal de omnibus. Apres avoir annoncer les vacances d hiver jeudi dernier, le ministere de l education vient de faire machine arriere et declare l ouverture des ecoles et college pour lundi prochain. Les seuls points de blocage encore en place ( a 13h h. bolivienne 19h.Paris ) sont quelques barrages autour de la Paz qui restent infranchissables ( sur chaque point de blocage autour de la capitale, il y a a peu pres 500 piqueteros par blocage ), par contre dans les departements de Santa Cruz, Cochabamba, Chuquisaca, Potosí et Oruro ils sont presques tous leves.
Dans le reste du pays : Les 119 blocages dans l ensemble du pays se levent un a un ( temporairement annoncent les syndicats ! )... Les uniques points de blocages en province qui restent se trouvent sur les routes : La Paz-Desaguadero, La Paz-Copacabana et La Paz-Oruro. On commence a faire les comptes ! la perte des trois dernieres semaines ....en bolivar, en dollar et aussi en perte d emplois ! Par exemple a Cochabamba, les 56 hotels presents en ville ont licencie 200 personnes ces derniers jours par manque de tourisme ( sur 410 emplois directs et 1000 emplois indirects ) . De meme dans les villes comme Villa Tunari, Chimoré ou Shinahota, 50 % des familles vivent directement ou indirectement du tourisme, Pour les vacances d hiver ( normalement juillet ), les reservations etaient proche de 40 % pour cette epoque avant ce dernier mois..hors la majorite des touristes ont annule. Pour vous donner une idee dans la region de Cochabamba dans le Chapare, au Salar de Uyuni, a Rurrenabaque ou a Tihuanacu, 23% des entrees touristiques vont directement a l activite hoteliere et restauration alors que 73 % de cet argent des touristes vont au transport, a l alimentation, artisanat et agences.
Au niveau politique : En fait la situation s est debloqué du fait de l annonce par le president Rodriguez de vouloir rencontrer les representants de la Fejuve ( Federación de Juntas Vecinales ) ainsi que les autres comme la COB (Central Obrera Boliviana ). Normalement la rencontre doit s'effectuer cet apres midi. La Fejuve a repondu par ce geste de la Presidence en montrant de bonne dispositions a la discussion en reouvrant l autoroute et le centre de Sendaka. Pour ce qui est du referendum d autonomie pour les provinces de l est pour le mois d'aout ( je repond a Williama ), il est pour le moment encore maintenu, mais tout depend de ce que va pouvoir negocier le nouveau pouvoir et aussi la date des elections presidentielle. Si un rapporchement et une normalisation se fait entre le pouvoir, les syndicats et les interets des cruzeños, le referendum passera certainement a la trappe, car tous se concentreront sur les presidentielles.
Photos : Cycliste achetant ses premieres bombonne de gaz ce matin devant le centre de Sendaka : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402947.jpg A Sucre, une femme donne des oranges a des mineurs qui retournent chez eux hier apres midi : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402938.jpg a une pompe a essence : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402940.jpg
C est donc le moment de partir du pays, et peut etre d'attendre encore quelques jours pour pouvoir programmer un nouveau voyage sur la Bolivie, mais avec un peu de chance la situation va revenir a la normale ( les boliviens sont fatigués et le pays a perdu enormement d'argent dans cette affaire, alors les esprits reviennent a la realite ! )
A Bientot !
Herge !
Aleluiaaaaaaa ou ne crions peut etre pas trop vite victoire, mais ca se calme et ca se debloque en effet !
A La Paz : le combustible refait surface, en effet les syndicats les plus virulents ( Federación de Juntas Vecinales ) ont laisser passer 30 camions ce matin remplis de bombones de gaz du centre de Senkata qui est au mains des syndicats. L autoroute reliant la Paz a el Alto donc a l aeroport est de nouveau praticable. Les stations services sont peu a peu reapprovisionnees et les voitures se bousculent pour faire la queue. On annonce aussi pour aujourd'hui la reouverture des liaisons routiere par bus a partir de la Terminal de omnibus. Apres avoir annoncer les vacances d hiver jeudi dernier, le ministere de l education vient de faire machine arriere et declare l ouverture des ecoles et college pour lundi prochain. Les seuls points de blocage encore en place ( a 13h h. bolivienne 19h.Paris ) sont quelques barrages autour de la Paz qui restent infranchissables ( sur chaque point de blocage autour de la capitale, il y a a peu pres 500 piqueteros par blocage ), par contre dans les departements de Santa Cruz, Cochabamba, Chuquisaca, Potosí et Oruro ils sont presques tous leves.
Dans le reste du pays : Les 119 blocages dans l ensemble du pays se levent un a un ( temporairement annoncent les syndicats ! )... Les uniques points de blocages en province qui restent se trouvent sur les routes : La Paz-Desaguadero, La Paz-Copacabana et La Paz-Oruro. On commence a faire les comptes ! la perte des trois dernieres semaines ....en bolivar, en dollar et aussi en perte d emplois ! Par exemple a Cochabamba, les 56 hotels presents en ville ont licencie 200 personnes ces derniers jours par manque de tourisme ( sur 410 emplois directs et 1000 emplois indirects ) . De meme dans les villes comme Villa Tunari, Chimoré ou Shinahota, 50 % des familles vivent directement ou indirectement du tourisme, Pour les vacances d hiver ( normalement juillet ), les reservations etaient proche de 40 % pour cette epoque avant ce dernier mois..hors la majorite des touristes ont annule. Pour vous donner une idee dans la region de Cochabamba dans le Chapare, au Salar de Uyuni, a Rurrenabaque ou a Tihuanacu, 23% des entrees touristiques vont directement a l activite hoteliere et restauration alors que 73 % de cet argent des touristes vont au transport, a l alimentation, artisanat et agences.
Au niveau politique : En fait la situation s est debloqué du fait de l annonce par le president Rodriguez de vouloir rencontrer les representants de la Fejuve ( Federación de Juntas Vecinales ) ainsi que les autres comme la COB (Central Obrera Boliviana ). Normalement la rencontre doit s'effectuer cet apres midi. La Fejuve a repondu par ce geste de la Presidence en montrant de bonne dispositions a la discussion en reouvrant l autoroute et le centre de Sendaka. Pour ce qui est du referendum d autonomie pour les provinces de l est pour le mois d'aout ( je repond a Williama ), il est pour le moment encore maintenu, mais tout depend de ce que va pouvoir negocier le nouveau pouvoir et aussi la date des elections presidentielle. Si un rapporchement et une normalisation se fait entre le pouvoir, les syndicats et les interets des cruzeños, le referendum passera certainement a la trappe, car tous se concentreront sur les presidentielles.
Photos : Cycliste achetant ses premieres bombonne de gaz ce matin devant le centre de Sendaka : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402947.jpg A Sucre, une femme donne des oranges a des mineurs qui retournent chez eux hier apres midi : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402938.jpg a une pompe a essence : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/402940.jpg
C est donc le moment de partir du pays, et peut etre d'attendre encore quelques jours pour pouvoir programmer un nouveau voyage sur la Bolivie, mais avec un peu de chance la situation va revenir a la normale ( les boliviens sont fatigués et le pays a perdu enormement d'argent dans cette affaire, alors les esprits reviennent a la realite ! )
A Bientot !
Herge !
Situation au Népal
Bonjour a tous,
je n ai malheureusement plus eu le temps de me tenir au courant de la situation actuelle au Népal. Cependant, j ai entendu parlé d un attentat qui a sévi ces derniers jours ... quelqu un aurait il des informations sur la region concernée ? et plus général, la situation actuelle a Katmandou et sa vallée ?
J envisage de m y rendre du 30 septembre au 5 novembre mais cela semble un petit peu compromis ... enfin j ai quelques appréhensions. Si des personnes sont suceptibles d envisager un séjour pendant cette période, je souhaiterai avoir un contact.
Si les tensions semblent importantes, il n est pas impossible que j aille directement a Delhi via tribhuvan. Qu en pensez vous ?
Merci de me contacter
A bientot
je n ai malheureusement plus eu le temps de me tenir au courant de la situation actuelle au Népal. Cependant, j ai entendu parlé d un attentat qui a sévi ces derniers jours ... quelqu un aurait il des informations sur la region concernée ? et plus général, la situation actuelle a Katmandou et sa vallée ?
J envisage de m y rendre du 30 septembre au 5 novembre mais cela semble un petit peu compromis ... enfin j ai quelques appréhensions. Si des personnes sont suceptibles d envisager un séjour pendant cette période, je souhaiterai avoir un contact.
Si les tensions semblent importantes, il n est pas impossible que j aille directement a Delhi via tribhuvan. Qu en pensez vous ?
Merci de me contacter
A bientot
Se rendre à Laetitia de la Colombie ou Vénézuela
bonjour
je souhaiterais savoir si il est possible de se rendre à laetitia (amazonie) autrement qu'en avion (terre ou amazone) en venant de colombie ou du venezuela
et ce qu'il est possible de faire de là-bas pour pas des mille et des cents.... merci d'avance
et ce qu'il est possible de faire de là-bas pour pas des mille et des cents.... merci d'avance
Le 1er mai en Argentine
ahhhh dans la serie il se passe toujours quelque chose a Bsas...
Voila une note d humour apres la fermeture lundi 2 mai d un college sur avenida Cordoba puisque des rats se balladaient en classe !
Habemus Papa a Rome, Habemus Ratas a Bsas . Et puis ce week end, encore un petit coup de cacerole du cote de Recoleta, car les artisans n ont pas le droit de vendre leur "artisanat " en dehors de samedi et dimanche ......Mais bon a force le week end commencait le lundi et se finissait le dimanche soir ....apres plusieurs protestations, voila qui ils ont gain de cause et Ibarra leur file 90 jours de droit a la vente depuis le 1er mai ! Youpi ...... les postes et autres planche sur tretauts vont envahir les trottoirs jusqu a fin juillet !
Rigolus a cacerole ! Pour ce qui est du 1er mai a Bsas, c etait ben mou tout ca ..................Il faut dire que depuis que Kirchner est a la tete du gouvernement le pays remonte et affiche une progression du PIB a la chinoise, alors un peu moins de chomage, des usines se remontent et le peso si bas permet aux autres de venir investir en Argentine .....bientot la Renault Logan ! Bref le Smic passe de 330 pesos a 450 pesos, on attend 600 pesos a la fin de l annee ..........en essayant de freiner l inflation ( sinon a quoi bon l augmentation des salaires ! )...donc les syndicats ( totalement corrompus et a la botte du parti Justicialiste ) ne sait pas trop comment agir .... bah ils demandent maintenant un Smic a 1700 pesos !
Syndicat rigolus Le dernier episode sur les Malouines ! : Voila que le gouvernement argentin vient de lire la nouvelle constitution de l Union europeenne ..(et pourtant ils ne votent pas eux ! ) et ils ont trouvé dedans la liste des pays faisant partie de l union europeenne avec bien entendu les dependances ....comme la Guyanne francaise, la Martinique, le Groenland danois etc...et ...............les Malouines anglaises ..ahhggggg .... ben oui, ils viennent de s'appercevoir que les Malouines font partie de l Europe et que si les pays europeens ratifient la constitution du coup ils ratifient aussi l appartenance des Malouines a la couronne anglaise...hay voila que 24 pays reconnaissent les Malouines anglaises ! Ben oui, mais bon ce que l Argentine ne sait pas c'est que voila depuis bien longtemps que tous les pays au monde marque sur leur mappe monde : Iles Malouines ( R. U ) et non pas Islas Malvinas ( arg.)..il n y a que les cartes editees en Argentine qui nous englobent les iles Malouines ainsi que la moitiee du continent antarticque ( sans complexe ) au sein de la republique argentine !...............Donc le gouvernement argentin a officielement protesté !
Rigolus a casquette qui protestent officielement ! A Bientot ! Herge !
Voila une note d humour apres la fermeture lundi 2 mai d un college sur avenida Cordoba puisque des rats se balladaient en classe !
Rigolus a cacerole ! Pour ce qui est du 1er mai a Bsas, c etait ben mou tout ca ..................Il faut dire que depuis que Kirchner est a la tete du gouvernement le pays remonte et affiche une progression du PIB a la chinoise, alors un peu moins de chomage, des usines se remontent et le peso si bas permet aux autres de venir investir en Argentine .....bientot la Renault Logan ! Bref le Smic passe de 330 pesos a 450 pesos, on attend 600 pesos a la fin de l annee ..........en essayant de freiner l inflation ( sinon a quoi bon l augmentation des salaires ! )...donc les syndicats ( totalement corrompus et a la botte du parti Justicialiste ) ne sait pas trop comment agir .... bah ils demandent maintenant un Smic a 1700 pesos ! La pression suisse fait plier le roi du Népal
😉La pression suisse fait plier le roi du Népal Emmenés par la Suisse, les pays donateurs ont convaincu le Népal d’accepter la présence d’observateurs des Nations Unies sur son territoire. Katmandou a passé un accord en ce sens avec le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, qui surveillera aussi bien les forces gouvernementales que les rebelles maoïstes.
«Nous sommes heureux qu'un accord ait été conclu», a affirmé lors d'une conférence de presse l'ambassadeur de Suisse auprès de l'ONU Blaise Godet. En conséquence, la Suisse retire la résolution qu’elle avait menacé de déposer auprès de la Commission des droits de l’homme et qui aurait condamné la proclamation de l'état d'urgence au Népal
En lieu et place, elle présentera un texte consensuel appelant au renforcement de la coopération technique avec le royaume himalayen.
«Nous avions clairement indiqué aux représentants de Katmandou que sans réponse satisfaisante de leur part, nous maintiendrons notre projet de résolution», a fait savoir Blaise Godet. L'accord signé pendant le week-end entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays pour observer le respect des droits de l'homme par les deux parties, le gouvernement et les rebelles maoïstes.
«Rompre le cycle des violations graves et systématiques sera la première étape essentielle vers la paix et la réconciliation au Népal», a commenté Louise Arbour, citée dans un communiqué. 11'000 morts en neuf ans Au nom des pays donateurs, la Suisse avait entamé depuis le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars, des discussions sur le texte d'une résolution. «Nous avons adopté une approche pragmatique. C'est un pas en avant, même si nous n'avons pas de garanties», a expliqué Blaise Godet. L'ambassadeur a indiqué que la Suisse apportera son assistance, notamment financière, au Haut Commissariat pour le déploiement d'observateurs au Népal. Il n'a pas cité de chiffres.
Les observateurs du Haut Commissariat feront rapport sur les violations à la prochaine session de la Commission. «En l'absence d'amélioration, d'autres remèdes seront préconisés l'année prochaine», a averti l'ambassadeur suisse.
L'annonce de l'accord survient à un moment où le roi Gyanendra, qui a pris directement le pouvoir le 1er février, a prolongé de six mois les mesures d'urgence donnant aux forces de l'ordre des pouvoirs accrus en matière d'arrestation et de détention.
Les affrontements meurtriers se poursuivent au Népal, notamment dans l'ouest où les corps de 113 guérilleros maoïstes ont été découverts à la suite de violents combats dans la nuit de jeudi à vendredi entre la guérilla et l'armée. Lundi, une personne est morte et sept autres ont été blessées lorsqu'une bombe a explosé dans un marché de Pokhara, à 225 km à l'ouest de Katmandou, a indiqué la police. Pokhara est une ville étudiante et touristique, située aux pieds du massif himalayen de l'Annapurna, point de départ de nombreux itinéraires de trekking. Il n'y a eu aucune revendication, a ajouté la police.
Un jeune était mort et deux autres avaient été grièvement blessés lorsqu'une bombe avait explosé au même endroit dans cette même ville le 3 avril. Depuis neuf ans, l'insurrection a fait plus de 11’000 morts.
swissinfo et les agences
«Nous sommes heureux qu'un accord ait été conclu», a affirmé lors d'une conférence de presse l'ambassadeur de Suisse auprès de l'ONU Blaise Godet. En conséquence, la Suisse retire la résolution qu’elle avait menacé de déposer auprès de la Commission des droits de l’homme et qui aurait condamné la proclamation de l'état d'urgence au Népal
En lieu et place, elle présentera un texte consensuel appelant au renforcement de la coopération technique avec le royaume himalayen.
«Nous avions clairement indiqué aux représentants de Katmandou que sans réponse satisfaisante de leur part, nous maintiendrons notre projet de résolution», a fait savoir Blaise Godet. L'accord signé pendant le week-end entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays pour observer le respect des droits de l'homme par les deux parties, le gouvernement et les rebelles maoïstes.
«Rompre le cycle des violations graves et systématiques sera la première étape essentielle vers la paix et la réconciliation au Népal», a commenté Louise Arbour, citée dans un communiqué. 11'000 morts en neuf ans Au nom des pays donateurs, la Suisse avait entamé depuis le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars, des discussions sur le texte d'une résolution. «Nous avons adopté une approche pragmatique. C'est un pas en avant, même si nous n'avons pas de garanties», a expliqué Blaise Godet. L'ambassadeur a indiqué que la Suisse apportera son assistance, notamment financière, au Haut Commissariat pour le déploiement d'observateurs au Népal. Il n'a pas cité de chiffres.
Les observateurs du Haut Commissariat feront rapport sur les violations à la prochaine session de la Commission. «En l'absence d'amélioration, d'autres remèdes seront préconisés l'année prochaine», a averti l'ambassadeur suisse.
L'annonce de l'accord survient à un moment où le roi Gyanendra, qui a pris directement le pouvoir le 1er février, a prolongé de six mois les mesures d'urgence donnant aux forces de l'ordre des pouvoirs accrus en matière d'arrestation et de détention.
Les affrontements meurtriers se poursuivent au Népal, notamment dans l'ouest où les corps de 113 guérilleros maoïstes ont été découverts à la suite de violents combats dans la nuit de jeudi à vendredi entre la guérilla et l'armée. Lundi, une personne est morte et sept autres ont été blessées lorsqu'une bombe a explosé dans un marché de Pokhara, à 225 km à l'ouest de Katmandou, a indiqué la police. Pokhara est une ville étudiante et touristique, située aux pieds du massif himalayen de l'Annapurna, point de départ de nombreux itinéraires de trekking. Il n'y a eu aucune revendication, a ajouté la police.
Un jeune était mort et deux autres avaient été grièvement blessés lorsqu'une bombe avait explosé au même endroit dans cette même ville le 3 avril. Depuis neuf ans, l'insurrection a fait plus de 11’000 morts.
swissinfo et les agences
palu en Amérique Centrale, traitement or not???
L'institut pasteur signal tout les pays d'amériques central en zone 1 et l'est du panama en 3 et conseil la prise d'un médicament farfelu terminant en -ine, qui je le pense n'est pas des meilleurs pour la santé surtout quand on y reste un certains temps.
D'où ma question, faut il vraiment se traiter contre ces petit moustiques?
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Endroits sublimes
quels sont les endroits qui vous ont franchement éclatés ?....
Dépêche sur la situation au Népal (AFP suite 1)
vendredi 3 septembre 2004, 17h20 Népal: critiqué pour les otages tués, le gouvernement va punir les émeutiers
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Le Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, qui s'est rendu vendredi à la principale mosquée de Katmandou, incendiée lors des émeutes, a promis aux dignitaires musulmans de punir les incendiaires. "Nous menons l'enquête et punirons ceux qui sont impliqués dans ce crime", a-t-il dit.Dans la foulée, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité chargé d'enquêter "sur les causes des attaques", a indiqué le ministre de l'Information, Mohammed Mohsin. Ce comité devra rendre ses conclusions d'ici un mois, a-t-il ajouté.
Mercredi, quelque 5.000 manifestants avaient attaqué des cibles musulmanes à Katmandou, incendiant la mosquée Jama Masjid, saccageant les bureaux de la Qatar Airways et marchant vers l'ambassade d'Egypte, qui représente les intérêts irakiens au Népal. Deux personnes sont mortes et une cinquantaine ont été blessées dans des affrontements avec les policiers. A Birtamod (sud-est), une petite mosquée et une école coranique ont également été incendiées ce jour-là.
Le gouvernement a aussi annoncé avoir pris des dispositions pour rapatrier un millier de Népalais en Irak ou sur le point d'y aller.
Si la vague de protestation a cessé, le sentiment d'abandon ressenti à l'annonce de la mort des 12 Népalais s'est accentué lorsque le Népal a appris la libération de trois otages indiens mercredi.
Et après la rue, c'est l'opposition népalaise qui a accusé vendredi le Premier ministre de n'avoir pas tout fait pour sauver la vie de ses concitoyens.
"Au lieu d'envoyer le ministre des Sports aux JO d'Athènes pour encourager un athlète de taekwondo, le gouvernement aurait dû dépêcher en Irak le ministre des Affaires étrangères ou le ministre de l'Information, seul ministre musulman du gouvernement", a déclaré un responsable du principal parti démocratique d'opposition, le Congrès népalais.
"Le gouvernement s'est reposé sur des ambassadeurs incompétents au Qatar ou en Arabie saoudite au lieu d'envoyer des ministres expliquer aux militants irakiens que les jeunes Népalais n'étaient pas employés par l'armée américaine", a poursuivi Ravindra Bahadur Thapa.
L'enlèvement avait été revendiqué le 20 août au nom d'un groupe inconnu, le "commandement militaire de l'Arméee d'Ansar al-Sunna", qui accusait les otages népalais d'aider "les forces croisées américaines à combattre l'islam". Le gouvernement népalais n'a cessé de répéter depuis que le Népal ne fait pas partie de la coalition internationale en Irak dirigée par les Etats-Unis.
Un représentant de la communauté musulmane, Mohammed Habibulah, avait déjà estimé jeudi que si le gouvernement avait "envoyé une délégation en Irak" pour prendre des contacts avec des dirigeants islamistes reconnus, "les militants irakiens auraient épargné la vie (des otages) comme ils l'ont fait avec les Indiens".
La guérilla maoïste, qui accuse, elle, le gouvernement d'avoir commis "une lourde faute", a ajouté à la pression en déclinant la dernière proposition de M. Deuba de reprendre des pourparlers de paix.
M. Deuba avait été limogé en octobre 2002 par le roi Gyanendra qui l'accusait d'"incompétence" face à la guérilla, avant d'être rappelé en juin dernier pour entamer des négociations.
agrandir la photoLe Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, qui s'est rendu vendredi à la principale mosquée de Katmandou, incendiée lors des émeutes, a promis aux dignitaires musulmans de punir les incendiaires. "Nous menons l'enquête et punirons ceux qui sont impliqués dans ce crime", a-t-il dit.Dans la foulée, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité chargé d'enquêter "sur les causes des attaques", a indiqué le ministre de l'Information, Mohammed Mohsin. Ce comité devra rendre ses conclusions d'ici un mois, a-t-il ajouté.
Mercredi, quelque 5.000 manifestants avaient attaqué des cibles musulmanes à Katmandou, incendiant la mosquée Jama Masjid, saccageant les bureaux de la Qatar Airways et marchant vers l'ambassade d'Egypte, qui représente les intérêts irakiens au Népal. Deux personnes sont mortes et une cinquantaine ont été blessées dans des affrontements avec les policiers. A Birtamod (sud-est), une petite mosquée et une école coranique ont également été incendiées ce jour-là.
Le gouvernement a aussi annoncé avoir pris des dispositions pour rapatrier un millier de Népalais en Irak ou sur le point d'y aller.
Si la vague de protestation a cessé, le sentiment d'abandon ressenti à l'annonce de la mort des 12 Népalais s'est accentué lorsque le Népal a appris la libération de trois otages indiens mercredi.
Et après la rue, c'est l'opposition népalaise qui a accusé vendredi le Premier ministre de n'avoir pas tout fait pour sauver la vie de ses concitoyens.
"Au lieu d'envoyer le ministre des Sports aux JO d'Athènes pour encourager un athlète de taekwondo, le gouvernement aurait dû dépêcher en Irak le ministre des Affaires étrangères ou le ministre de l'Information, seul ministre musulman du gouvernement", a déclaré un responsable du principal parti démocratique d'opposition, le Congrès népalais.
"Le gouvernement s'est reposé sur des ambassadeurs incompétents au Qatar ou en Arabie saoudite au lieu d'envoyer des ministres expliquer aux militants irakiens que les jeunes Népalais n'étaient pas employés par l'armée américaine", a poursuivi Ravindra Bahadur Thapa.
L'enlèvement avait été revendiqué le 20 août au nom d'un groupe inconnu, le "commandement militaire de l'Arméee d'Ansar al-Sunna", qui accusait les otages népalais d'aider "les forces croisées américaines à combattre l'islam". Le gouvernement népalais n'a cessé de répéter depuis que le Népal ne fait pas partie de la coalition internationale en Irak dirigée par les Etats-Unis.
Un représentant de la communauté musulmane, Mohammed Habibulah, avait déjà estimé jeudi que si le gouvernement avait "envoyé une délégation en Irak" pour prendre des contacts avec des dirigeants islamistes reconnus, "les militants irakiens auraient épargné la vie (des otages) comme ils l'ont fait avec les Indiens".
La guérilla maoïste, qui accuse, elle, le gouvernement d'avoir commis "une lourde faute", a ajouté à la pression en déclinant la dernière proposition de M. Deuba de reprendre des pourparlers de paix.
M. Deuba avait été limogé en octobre 2002 par le roi Gyanendra qui l'accusait d'"incompétence" face à la guérilla, avant d'être rappelé en juin dernier pour entamer des négociations.
Article de fond sur la situation au Népal
Bonjour,
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Quelles langues pour un tour du monde?
Bonjour,
Je découvre avec bonheur ce forum ! J'ai déjà passé une partie de la soirée à lire avec curoisité les différents sujets abordés...
Bref. J'ai mille questions, beaucoup d'idées pour un tel projet. Je commencerai par quelquechose de tout bête. Quelles langues conseilleriez-vous pour entreprendre un tour du monde ? Vous allez me dire "ça dépend des pays traversés😛" ! C'est juste pour mettre le premier pied dans l'aventure, et commencer à prendre quelques cours éventuellement, pour que ça devienne concret (c'est bien le plus dur non, de se dire "allez j'y vais !"). Je me débrouille en anglais, mais je pense que l'espagnol par exemple est une langue intéressante à connaître non ?
Merci pour vos conseils.
Je découvre avec bonheur ce forum ! J'ai déjà passé une partie de la soirée à lire avec curoisité les différents sujets abordés...
Bref. J'ai mille questions, beaucoup d'idées pour un tel projet. Je commencerai par quelquechose de tout bête. Quelles langues conseilleriez-vous pour entreprendre un tour du monde ? Vous allez me dire "ça dépend des pays traversés😛" ! C'est juste pour mettre le premier pied dans l'aventure, et commencer à prendre quelques cours éventuellement, pour que ça devienne concret (c'est bien le plus dur non, de se dire "allez j'y vais !"). Je me débrouille en anglais, mais je pense que l'espagnol par exemple est une langue intéressante à connaître non ?
Merci pour vos conseils.











