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Mais où donc est ce truc là? (5)
by Carassou · 2020-04-28 · 582 replies
Bonjour Où se trouve cette serre ? En premier chercher le pays et ensuite la ville Françoise

Camp de base Nord de l'Annapurna, boucle Thorung/Tilicho
by Citipati · 2020-04-26 · 37 replies
Allez, je me lance aussi dans un petit CR du trek réalisé du 4 au 24 septembre 2019.

2 parties distinctes dans l'itinéraire :

1. Le Camp de base Nord de l'Annapurna

Un projet prévu depuis longtemps, je souhaitais voir de mes yeux l'itinéraire emprunté par l'expédition française de 1950. En ajoutant la difficulté d'une reconnaissance sur un itinéraire imaginé par Pierre Martin via la Kalte Danda, une large crête qui remonte de la Kali Gandaki et qui poursuit sur l'arête SW des Nilgiris).

2. La boucle des 2(3) cols entre Manang et Jomsom

Un itinéraire sur un sentier classique mais qui n'est pas ou peu fait car l'acclimatation est indispensable avant de s'engager directement vers le plus haut-col du secteur. Le Mesokanto La (2e col) est plus sauvage et moins emprunté, mais y étant déjà passé 3 fois, je le connais assez bien. Ce 2e itinéraire me permettait d'allonger un peu mon séjour dans les Annapurnas en établissant une boucle intéressante.

L'itinéraire suivi fut celui-ci :

Première partie (Camp de base N de l'Annapurna)

Jour 1 : Transfert en bus de Pokhara à Tatopani Jour 2 : Tatopani (1250) - Kalte Danda Camp 1 (2500) Jour 3 : Kalte Danda Camp 1 - Kalte Danda Camp 2 (4000) Jour 4 : Kalte Danda Camp 2 - Thulobugin Pass (4450) - Nilgiri BC (4230) Jour 5 : Nilgiri BC - North Annapurna BC (4050) Jour 6 : North Annapurna BC - Miristi Khola Camp (3560) Jour 7 : Miristi Khola Camp - Nilgiri BC (4230) Jour 8 : Nilgiri BC - Thulobugin Pass - Kalopani (2520) Jour 9 : Kalopani - Jomsom (2740)

Séparation avec l'équipe. La première partie dédiée au camp de base N est réalisée, je n'ai donc plus besoin de l'équipe. Je poursuis seul sur des sentiers bien tracés, évidents et "relativement safe".

Deuxième Partie (boucle des 2 cols du Tour des Annapurnas)

Jour 10 : Jomsom - Jharkot (3520) en bus Jour 11 : Jharkot - Thorung La Camp (5000) Jour 12 : Thorung La Camp - Thorung La - Ledar (4220) Jour 13 : Ledar - Manang - Khangsar (3750) Jour 14 : Khangsar - Tilicho BC (4150) Jour 15 : Tilicho BC - Tilicho Lake Teahouse (5000) Jour 16 : Tilicho Lake Teahouse - Eastern Pass - Mesokanto La - Thinigaon (2870) Jour 17 : Thinigaon - Kagbeni (2840) Jour 18 : Kagbeni - Lupra - Kagbeni Jour 19 : Kagbeni - Jomsom Jour 20 : Vol Jomsom - Pokhara

Janvier 1983: mon premier trek au Népal
by Willemspie · 2020-04-15 · 32 replies
J'ai commencé mon tour du monde le 4 janvier a Delhi, puis Agra, Khajuraho, Bénarès et Kathmandu. Maintenant je suis a Pokhara, et je vais tenter le tour des Annapurnas, seul.

25/1 Je quitte l'hôtel Phewa au bord du lac et la civilisation a 8 heures. Directement une dure montée sur un petit sentier vers Sarangkot. J'ai acheté la carte très vague. Sur la crête déjà, j'erre un peu sur des traces le long des rizières entre les hameaux, avant de tomber sur le chemin principal. J'ai emporté un picnic. J'atteinds Naudanda a 1 heure 40 et je poursuis en côté, avec multes escaliers, jusqu'au col de Kahre a 3 heures 30.. Je passe la nuit dans mon premier lodge, grand dortoir dans la paille, je suis le seul étranger, les autres clients sont Népalais. Des musiciens ambulants donnent un concert plus tard. Dal bhat pour tout le monde le soir.

26/1 Pas de petit déjeuner dans les lodges. Thé seulement, et j'achète des biscuits. Après les nuages d'hier après midi, grand beau ce matin et belles vues en atteignant Chandrakot dans la descente. En bas a Birethanti vers 10 heures Je remonte la vallée secondaire et je m'arrête a Hille pour le dal bhat. Ensuite, il faut confronter les 600 mètres d'escaliers quasi ininterrompus vers Ulleri, ou j'arrive a 4 heures. Je ne suis pas rassuré parce que j'ai rencontré un jeune randonneur qui avait fait demi tour après avoir été agressé près d'Ulleri. Cette fois, je suis le seul client du lodge, de nouveau un grand dortoir dans de la paille.

27/1 Malgré ma peur, je pars seul dans les forêts denses jusque Ghorepani. La vue est entièrement bouchée, je décide de renoncer a Poon Hill et de gagner un jour sur le programme normal. La descente est interminable, mais j'arrive a Tatopani a 5 heures 20. Un pont suspendu est en piteux état. Je séjourne au Dhaulaghiri Lodge, mon premier lodge comme on les connait actuellement, petite chambre individuelle, menu avec des choix occidentaux comme la crêpe a la banane, et également d'autres jeunes trekkeurs et hippies.

28/1 Il pleut. Je reste un peu, Tatopani est très agréable. Mandarines. Et le bassin d'eau chaude. Quand on se retrouve entre étrangers, on se baigne nus. Le temps ne s'ameliore pas mais je pars quand même a 12 heures 20. Je croise des caravanes de mules, avec des décorations coloriées. C'est un peu loin pour atteindre Ghasa, mais j'ai emporté le matériel de camping pour traverser le Thorong La, donc je campe a un endroit isolé dans la vallée.

29/1 Le temps demeure gris et, comme cela monte en altitude vers Lete, il commence a faire froid. A 11 heures, j'attends que le dal bhat soit prêt dans un lodge a Kalopani. Je marche dans la haute vallée large et plate. Le chemin a flanc de coteau a été coupé par un glissement de terrain et il faut traverser 3 fois la rivière, sur des 'ponts' de fortune. J'arrive a 4 heures 30 a Tukuche, un village impressionnant avec ses vastes demeures en pierre autour d'une cour, d'ailleurs je dors dans l'une d'entre elles, je suis de nouveau seul.

30/1 Parti à 8 heures 30. Étape courte car je ne peux de toutes façons pas atteindre Muktinath aujourd'hui. Du coup, je fais le détour par le chemin secondaire du cote Est de la vallée via Thinigaon. A 12 heures 30, j'arrive à Jomosom et je choisis un lodge dans l'ancien village. Il fait très froid et je reste une bonne partie de l'après midi dans mon sac de couchage. Je fais un tour dans la partie administrative et moderne de Jomosom, vers l'aéroport. C'est le moins beau village depuis le départ.

31/1 Je pars à 8 heures 15 et je monte rapidement jusque Charkot. Le temps s'est mis au beau fixe. Dal bhat à Charkot et courte marche à Muktinath. Puis je vais visiter les temples. Superbe vue ici. Au lodge North Pole, grand dortoir avec des tables pour manger et un poêle. Nous sommes quatre, un couple allemand et un jeune Français. Celui-ci a tenté de traverser le Thorung Là aujourd'hui dans la neige et à fait demi tour. Il avait engagé un guide local mais celui-ci n'était pas très motivé, car il n'avait pas trop envie de retraverser le col tout seul ensuite.

1/2 J'essaye de convaincre les autres de m'accompagner dans ma tentative de traverser le Thorung La, peine perdue. Aujourd'hui acclimatation a l'altitude et reconnaissance. Je prends le sentier et, vers 4100 mètres, j'arrive au pied du col et a la neige. Je monte encore une heure. Au lodge, on mange très bien, il y a un menu, quoi que assez court.

2/2 Je pars dans l'obscurité à 5 heures 45. Je manque de chance, le vent souffle violemment. Du coup, les traces dans la neige ont disparu et je ne progresse que lentement. Je rencontre d'horribles congères, jusqu'à la taille, même jusqu'aux épaules. C'est de la poudreuse ultralegere , mais je perds beaucoup de temps. J'ai aussi dévié par rapport au chemin. Je bénéficie d'un superbe lever de soleil, le vent tombe, il fait superbe, je marche en T shirt. L'altitude me ralentit de plus en plus et vers 10 heures 30, 11 heures, je décide d'abandonner, sans doute proche de 5000 mètres. La descente est facile. Pour changer, je continue jusqu'au lodge moderne à Charkot, très bien, 3 ou 4 autres randonneurs ici.

3/2 Mauvaise nuit en contrecoup de l'altitude. Je fais un détour pour visiter le village médiéval de Kagbeni. Comme je n'ai pas utilise ma bouffe prévue pour le camping après le Thorung La, je cuisine mon déjeuner. L'après midi je dois affronter le violent vent contraire dans la vallée. J'arrive à Marpha à 3 heures, une petite chambre dans un lodge, seul. 2 Suédois ont volé une couverture tissée a la main dans le lodge de Charkot, le propriétaire les a poursuivis jusqu'ici, mais il ne va pas a la police.

4/2 Départ à 7 heures 50. Vues spectaculaires sur le Dhaulaghiri, puis le temps se dégrade. Pendant un moment, je suis sans difficulté une colonne de soldats qui font une marche forcée, une Japonaise et son guide aussi. De nouveau cuisiné mon déjeuner. Arrivée à 3 heures 30 au Mustang Lodge de Ghasa.

5/2 Descente le matin pour Tatopani en 3 heures 30. On m'a recommandé le Kamala Lodge. Repos ! Excellents repas, jardin, fleurs et potagers, bassin d'eau chaude et grande lessive ! Un peu le paradis (quand on voit a quoi Tatopani ressemble aujourd'hui ...).

6/2 Repos toute la journée, d'ailleurs je me sens fatigué. Au bain chaud. L'après midi je vais aussi à d'autres sources chaudes non développées au bord de la rivière.

7/2 Beau temps frais. J'ai décidé de varier, un autre itinéraire hors des chemins battus pour retourner à Pokhara. Pas en grande forme le matin, mais je marche sans problème sur le chemin rapide et facile dans la vallée tranquille. J'arrive à Béni à 13 heures 45. Béni est misérable et sale. J'ai emporte des pommes depuis Marpha, et quand j'en pèle une pour la manger, plusieurs enfants mendient les épluchures !

8/2 Beau temps. Je continue sur un chemin majeur, plat et rapide dans la vallée, dans l'agréable campagne tropicale. Je ne fais que de courts arrêts et à 13 heures 45, j'arrive au Friendly Hôtel à Kusma, un lodge bien plus agréable qu'a Béni.

9/2 Dernier jour ! Départ à 7 heures et montée du petit col de Karkaneta. Je marche maintenant sur un chemin majeur, avec des centaines de porteurs qui ravitaillent par ici une région très étendue dont la ville de Baglung. Les porteurs transportent du ciment (3 sacs de 20 kilos en général) ou même des canalisations de 10 mètres de long. Comme ils reviennent à vide, l'un d'entre eux veut que je l'engage comme porteur. Mais je suis en grande forme, je marche aussi vite qu'eux, on fait quasiment la course. Belle région fertile. Au sommet du col, il y a des lodges et je m'arrête pour le déjeuner, devant le panorama des Himalayas. Le dal bhat coute 15 roupies, environ 1 dollar, le the se paye en paisas. La descente est rapide mais très longue, et le chemin devient moins agréable vers Seti Dablan. Courte remontée, à 3 heures je rejoins la route Butwal Pokhara au petit bazar de Naudanda et j'attends le bus. Évidemment, il est bourré et, autre première pour moi, je voyage sur le toit jusque Pokhara. A 5 heures 30 je suis arrive a l'hôtel.

10/2 Repos, lessive, restaurants ... J'écris plusieurs cartes postales, j'ai même reçu une lettre de mes parents. Le téléphone, il ne faut pas trop y songer, un appel coûte aussi cher qu'une semaine de trek, et encore faut-il qu'on ait la ligne !
Ladakh, deux sexagénaires à l'assaut d'un 6000. Récit d'un voyage en totale autonomie.
by Sarana · 2020-04-06 · 35 replies
L'ascension d'un 6000 m, et le plus haut col du monde à VTT ! Ce genre de défi, c'est plutôt réservé aux jeunes, mais nous, retraités sexagénaires plutôt physiquement en forme, nous nous sentons la capacité de le faire, sans passer par une agence de voyage, uniquement par nos propres moyens. Christian est plutôt vélo, moi plutôt montagne, mais comme nous sommes polyvalents et bien entraînés pour ces deux activités, c'est décidé, on y va !

Eté 2016 Après recherches, ce sera le Stok Kangri, 6154m, pour la montagne, et le Kardhung La, 5600m, pour le VTT, revendiqué comme le plus haut col carrossable du monde. Ces deux objectifs ont l'avantage d'être facilement accessibles depuis Leh, la capitale du Ladakh. Et puis il y a aussi la célèbre route impossible Manali - Leh et ses cols mythiques, dont le fameux Keylong pass, les paysages du Ladakh, sa population, ses temples et mosquées, et bien sûr la situation politique de la région, souvent tendue et bouillonnante. Serons-nous à la hauteur de notre projet ?

MENU

1- Bordeaux - Delhi - Manali: rapide prise de contact 2- Manali - Old Manali : bus de nuit et courte rando 3- Manali - Ghosol - Vashit : la vie de village 4- Manali - Jispa : la route de l'impossible, 1° jour 5- Jispa – Leh : la route de l'impossible, 2° jour. Mes amis anglais 6- Leh : cartes postales 7- Leh - Lamayuru : en route pour un premier trek d'acclimatation 8- Lamayuru – Wanla : 1° jour. Le trek pour nous seuls 9- Wanla - Phonjila - Hinju : 2° jour. Dur dur quand on est malade 10- Hinju - Sumda : 3° jour. Le point haut 12- Sumda - Ezas - Leh : 4° jour. La bonne affaire 13- Leh, vallée de l'Indus : road trip en Royal Enfield 14- Camp 2 du Stok Kangri : 1° jour, une promenade de santé 15- Camp 2 - sommet - camp 1 : 2° jour. Un 6000, c'est pas les Pyrénées ! 16- Camp 1 - Leh : 3° jour 17- Leh : et maintenant, le VTT 18- Kardhung La à VTT : une demi réussite 19 - Leh, vallée de l'Indus : carte postale en Royal Enfield 20- Leh - Delhi - Agra : en serrant les fesses 21- Agra : carte postale 22- Fatephur Sikri : carte postale 22- Agra – Delhi : Laurel et Hardi sur le quai
Les mythes touristiques
by GeorgesOZ · 2020-04-04 · 213 replies
Les Mythes Touristiques

Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :

« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »

Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).

Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?

Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.

Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Concours photo du mois d'avril 2020: "En famille"
by Pierre · 2020-04-01 · 178 replies
Le monde traverse une crise éprouvante pour chacun, je vous propose donc un thème universel et optimiste: la famille. Si une multitude de définitions peuvent s'appliquer au thème, je souhaite cependant que vous nous montriez des enfants et leurs parents (au moins un enfant, un parent). Plusieurs génération doivent-être représentées (minimum deux, vous l'aurez compris). Ces photos peuvent être des plans larges ou serrés, prises lors de promenades, de scènes de la vie quotidienne, de voyages...

Quelques exemples:

A Bali



En Roumanie



Au Cambodge



Au Maroc



A Hong Kong



Evidemment, il ne vous sera pas demandé d'attestation sur l'honneur sur la véracité des relations familiales qui unissent les différents sujets de la photo 😉. Cette relation doit être supposée, suggérée.

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au mercredi 22/04 à 20h00, heure de Paris. Chaque photo sera présentée dans un seul message, en indiquant son numéro (1, 2 ou 3). Pensez à ajouter une petite explication, commentaire ou localisation.

Chaque membre VF peut voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères et en tenant compte du thème. Les votes se feront du jeudi 23/04 au mercredi 29/04 à 20h00, heure de Paris. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1ère photo : 3 points - la 2ème: 2 points - la 3ème: 1 point

Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/04. En cas d'égalité, le nombre de premières places prévaudra. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de mai. Le diaporama est ici. La discussion est là.

Une pensée à tous dans ces moments troubles et prenez soin de votre famille 🙂 C'est parti ! 🙂
Scanner et mettre en ligne ses vieux clichés de voyages, de population, etc...
by Doumechris · 2020-03-26 · 28 replies
Allez chercher un peu dans vos malles ou autres. Prenez un scanner et mettez sur ordinateur, sur carte, sur disque dur externe, tous vos vieux souvenirs de vacances disponibles sur diapos, etc.... Les meilleurs mettez les sur VF afin que tout le monde puisse en profiter. Cela existait il y a quelques années sur Panoramio où des centaines de millions de photos du monde entier étaient disponibles jusqu'à ce que cela soit repris par Google: ce sont les photos de Google Earth actuelles. Voilà un moyen de s'occuper en cette triste période de confinement. Et je commence.......



Sur le marché de Saadah (Yémen-1985), la vente du café et des écorces des grains qui servent à faire une boisson locale: le KAWA.
Mais où qu'il est ce truc là? (3)
by Eleni13 · 2020-03-26 · 983 replies
Bonjour!

Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.

Où est-ce?



Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....

À vous de jouer!
L'Uruguay, pourquoi pas?
by Yemen · 2020-03-20 · 36 replies
Si vous cherchez l’aventure, le dépaysement total, les paysages extraordinaires, la rando, ce n’est pas en Uruguay qu’il faut aller. Je le savais avant de partir. Simplement l’envie de découvrir un autre pays, un autre mode de vie. Trouver de la chaleur et du soleil pour les vacances de Noël, passer des vacances cool !

Côté paysage c’est un paysage de campagne comme on peut en trouver en France. Le pays est plat, vraiment plat ! Et pas de dépaysement avec la population : c’est un peuple issu de l’��migration européenne. Dans les faciès et les tenues, aucun étonnement, on pourrait se croire en Europe. (Sauf pour le maillot de bain string, c’est comme au Brésil !)

Dans un premier temps, je dois avouer, j’ai eu un peu peur. Où trouver mon contentement dans un environnement qui ne semblait pas vraiment différent de mon quotidien. Mais si je fais maintenant le bilan, je suis très contente d’y être allée.

Voyage de 12 nuits sur place, location de voiture, et c’est parti….

Un petit récit, quelques photos pour illustrer et quelques infos pratiques pour ceux qui décideraient d'y aller ! Au fait, ce n’est pas une destination économique, à peu près les mêmes prix qu’en France !

COLONIA DEL SACRAMENTO (2 nuits)

Petite déception en arrivant en fin de journée : peu d’animation dans la vielle ville, la population ne semble plus vivre dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de restaurants et d’hôtels et pourtant, vraiment peu de monde dans les rues. Une grosse surprise pour moi qui m’attendait (en fonction de ce que j’avais lu) à y voir beaucoup de touristes. Et pourtant, nous étions en période de fêtes. D’un côté, je suis super contente d’éviter la foule de touristes, mais en même temps, pas de population locale, cela fait un peu triste. Par contre, le soir, avec les éclairages, la vielle ville est superbe. zut, je n'ai pas de photos 😠

Le lendemain, belle découverte sous le soleil. Nous avons été charmés par toutes ces rues bordées de magnifiques platanes, par les rues pavées avec ses vieilles maisons, vieilles voitures, tags. C’est calme, pas de circulation.









Comparé à Paraty au Brésil près de Rio, rien à voir avec le tourisme de masse et toutes ces conséquences. Nous avons arpenté plusieurs fois la vieille ville et à chaque fois de nouvelles surprises. L’après-midi, nous avons marché sur les plages aux alentours. Rien d’exceptionnel car on est dans le delta du rio de la Plata et l’eau est marron. Mais de la belle végétation par endroit. Ce n’est pas désagréable. Bilan : je pensais trouver une ville remplie de touristes : non, il y en a un peu mais aucune gêne. Bonne entrée en matière dans le pays et nous avons beaucoup apprécié cette première étape.

MERCEDES (1 nuit)

Je ne voulais pas me contenter de la côte sud et je voulais faire une incursion au centre du pays. Nous remontons donc le long du rio Negro.

Quelques arrêts sur la route à Réal de San Carlos, avec les restes d’un complexe touristique du début du XXième siècle. Des bâtiments encore en très bon état avec arène, hôtel, casino… On y trouve une plage plus grande que celles de Colonia. Arrêt à CONCHILLAS, petit village construit par les anglais avec des maisons typiques de l’époque et quelques bâtiments. Bon, on passait à côté. Pas désagréable.

Carmello : 3 étoiles dans le petit futé. Ben…. Je ne sais pas mais pour moi, rien à voir.

Plage de la agraciada : aucun intérêt

Mercedes : je dirais bof bof. Je pense que le problème vient du fait que c’était le jour de Noël, personne dans la ville, tout était fermé donc difficile d’apprécier une ville dans ces conditions.

Départ 10 h, arrivée 16 h, avec tous les arrêts. Journée sans intérêt. Paysage de campagne, monotone et rien de typique.

Bon, j’ai bien peur que vous ne continuiez pas à lire mon carnet de voyage. Pas eu l’envie de prendre des photos ce jour-là. Mais si si, accrochez-vous !

SAN GREGORIO DE PALANCO (1 nuit)

Départ 11 h, arrivée 16 h. on se dirige vers le centre du pays. Pluie torrentielle toute la route. Difficile d’apprécier un paysage ! En résumé : c’est plat, soit des plantations d’arbres, soit des champs céréaliers. De la piste, quelques haciendas. Mais on a vu personne, peu de voiture. A priori, ce n’est pas le moment du travail aux champs. Je pensais voir des troupeaux d’animaux, des gauchos. Rien. Mais nous sommes le surlendemain de Noël, c’est peut-être la raison ?







Arrivée à San Gregorio à 16 h, heure où tout est fermé et personnes dans les rues.

On s’est pris au jeu du principal centre d’intérêt de cette ville : LE STREET ART. Nous partons à la recherche des peintures murales éparpillées dans la ville. Un plan très bien fait permet de déambuler et les retrouver. L’occasion de marcher à travers les habitations et se retrouver dans un monde rural. Très diffèrent de notre approche à Colonia del Sacramento. Le niveau de vie semble ici très bas.











Notre déambulation nous amène en fin de journée à la belle plage de San Grégorio. Il est 18 H 30 et comme partout en Uruguay, c’est l’heure où tout le monde sort pour terminer la journée. Les couleurs sont belles. Grand malecom pour se promener, agréable.



A suivre....
Oman, le pays des Mille moins Une Merveilles
by Muriel18 · 2020-03-04 · 163 replies
Bonjour à tous,

Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.

Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!

C'est parti.... Muriel
Compte rendu 10 jours nord Oman en indépendants arabophones
by Dracriri · 2020-02-18 · 7 replies
Nous avons passé une dizaine de jours dans le Nord d'Oman en couple , mi-février. Nous avions globalement prévu notre parcours à l'avance, car oui, il faudra faire des choix si vous voulez parcourir le nord d'Oman: et malgré cela, vous allez en manger , des kilomètres de route ! Notre but était de parcourir le nord par nos propres moyens en choisissant nos spots. Nous avons réservé les hôtels en avance sur booking. Les hôtels étaient de classe moyenne à haute (le moyen tourne autour de 35 euros petit dej inclus et les hautes classes de 60 à 140 euros la nuit petit dej inclus). Il est toujours possible de trouver des hôtels petits budgets à Oman. Mais nous voulions aussi du confort. Un choix personnel que nous avons assumé et auquel nous avons pallié en mangeant dans des restos petits prix. Le pays complet est un grand chantier. Depuis les années 70 le défunt Sultan Qaboos s'est donné les moyens de faire progresser vitesse grand V son pays et ses habitants. Contrairement à ses voisins du Golfe, le sultan a redistribué les bénéfices du pétrole à son peuple, leur mettant à disposition une sécurité sociale à 1 rial par habitant par mois, un terrain pour construire une maison et 100 000 euros. Pour le reste, un omanais contracte un crédit à taux zéro dont la somme est annuellement révisée à la baisse en fonction du bénéfice du pays. Si Oman a beaucoup gagné, le gain est utilisé pour réduire la dette de ses habitants. Magique. Ne vous étonnez donc pas des châteaux qui leur servent de maison. Un véritable régal pour les yeux. Petite précision, nous sommes arabophones , ce qui nous a permis d'obtenir certaines infos très agréables concernant les spots à voir, ceux à éviter, et cela nous a aidé à mieux comprendre et connaître les us et coutumes omanaises. Cela nous a grandement aidés et ravis. Ces gens sont extrêmement tolérants tout en aimant leurs coutumes, ils sont pacifiques et serviables (oui, le sens du service a un aspect religieux, mais nous pouvons vous assurer qu'en Oman, vous rendre service va bien au-delà du fait d'obtenir des hassanat) . Concernant les 4x4 versus voiture classique. Oui, le 4x4 est bien plus onéreux à la location mais croyez-nous, il vous évitera bien des sueurs froides et frais de dépannage. Les routes des jebel, la piste vers les camps du désert, certains accès à des wadi (le tiwi notamment) sont quasi impraticables en voiture berline ou citadine. Au meilleur des cas vous auriez une peur bleue de faire le chemin inverse, au pire des cas vous casseriez la voiture. Sans compter la frustration extrême de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout d'un chemin par peur de finir avec un pneu crevé. Donc oui, le 4x4 est un excellent choix pour un road trip à Oman. Et le prix de l'essence (environ 40 centimes le litre) ne vous fera pas mourir en payant votre plein. Pas plus que les routes : tout est gratuit, pas de péage. Ne prenez surtout pas une voiture à kilométrage limité. Les indications de maps sont très aléatoires et souvent données à vol d'oiseau. Vous vous en tireriez pour des sommes folles en dépassement de kilomètres. Le pays est extrêmement montagneux. Les reliefs sont présents jusqu'au bord du désert et entre les quartiers de la capitale, qui sont d'ailleurs souvent divisés par ces reliefs. Ainsi, malgré les accès rapides flambant neufs, les villes s'étalent sur plusieurs kilomètres. Si vous n'avez pas le permis, oubliez Mascate , oubliez Oman tout court en fait. Ou venez en circuit organisé. Il est tout simplement impossible de circuler à pied dans certaines parties de la ville, où serpentent les voies rapides. Hormis certains endroits sauvages, les routes sont magnifiquement bien entretenues et neuves. Vous croiserez peu voire pas de policiers mais d'innombrables radars dernier cri (de la petite boîte blanche à la tourelle grise, il y en a toute une collection). Les limitations de vitesse sont strictes et ne pensez pas vous défiler: à la sortie du pays on vous présentera directement la facture à payer immédiatement. Prudence donc, roulez avec vigilance. Quant aux accidents, les assurances n'ont ici quasiment aucun pouvoir. Les conflits se règlent en général à l'amiable. Mais étant donné que vous n'avez probablement pas les mêmes moyens qu'un omanais , nous vous conseillerons d'éviter le plus possible les accidents. Les arrangements à l'amiable se chiffrent en plusieurs centaines de rials...

Pour s'orienter, Google Maps est vraiment l'application qui nous a le plus servi. Nous avions téléchargé Maps.me mais avions vite constaté que son GPS perdait régulièrement la boule. Facile de trouver le lieu recherché sur l'application, mais pour trouver le chemin comme un gps, autre histoire. La flèche partait dans tous les sens. Privilégiez Google.

Côté vêtements, Oman reçoit encore peu de touristes (prions pour que cela reste ainsi), et malgré le peu de touristes nous avons déjà été outrés par leur façon de s'habiller. En Oman, personne ne vous regardera mal ou ne vous fera de remontrances sur votre façon de vous habiller. Mais sachez que vous n'êtes pas en Europe, que vous avez choisi d'aller chez eux (et ils ne vous attendent pas, ils vivent très bien sans tourisme et le plus petit agriculteur est bien souvent plus riche que vous). Donc par pitié, respectez-les et mettez au moins un pantalon et des manches courtes... le débardeur et le short sont une véritable insulte à leur façon de vivre, et cela vaut aussi pour les hommes. Voir des groupes de français se trimbaler en short jean et débardeur nous a mis dans un embarras considérable ("nan nan nous ne sommes pas français nous, nan nan). Le soir dans le désert et surtout dans la montagne (jebel shams pour nous) il fait vite frais. Une bonne polaire est un minimum. Et si comme moi vous êtes un véritable aimant à moustiques, prenez des antihistaminiques et un bon répulsif : ces sales petites bêtes ne sont pas effrayées par le désert ni par la montagne pendant la nuit. J'ai littéralement été dévorée par les moustiques pendant ma nuit dans le désert (visage bouffi au matin, recherche urgente d'Aerius en pharmacie et tout et tout). Je vous aurez prévenu ! A part ça, il fait vite chaud en février.Des pantalons légers style yoga amples ou en lin sont l'idéal, avec des t-shirt manches longues ou courtes + deux trois cardigans longs manches longues pour pouvoir se balader dans certaines villes sans avoir une étiquette "touriste" placardée sur le visage ( à Sur notamment, dans le quartier du souk majoritairement wahhabite, même si personne ne vous embêtera, vous vous sentirez tout nu au milieu des niqab) . Un foulard toujours dans le sac pour visiter les lieux saints ou à mettre sur la tête "à l'iranienne" lorsque votre bon sens vous indique que cela serait mieux. Messieurs, uniquement des t shirts chemises à manches longues ou courtes et des pantalons légers. Abandonnez les shorts et débardeurs. Pour la baignade , short type boardshort et t-shirt anti UV pour les femmes, et short long pour les hommes c'est ok pour les wadis. Bien sûr vous y trouverez la panoplie complète des Martine en bikini, mais souvenez-vous que ce n'est pas parce que des gens sont mal éduqués que vous devez faire pareil. Sauf si votre but est de mettre mal à l'aise les locaux et qu'ils finissent avec les années par devenir méchants. Mais ça c'est une autre histoire. Si vous vous retrouvez un jour avec une grosse quantité de linge à laver (j'ai constaté que le linge sèche mal en intérieur, et même sur le balcon au bord de la mer à Sifah, les vêtements ont pris 14 bonnes heures à être à peu près secs) donnez tout à un pressing. Il y en a absolument partout en Oman. Leurs dishdashas immaculées et sans un seul pli, ce n'est pas Madame, mais le pressing indien du coin. Ils déposent des sacs de vêtements sur place en coup de vent avec un numéro, toujours avec une confiance aveugle, sans compter les vêtements ni rien, et se font appeler au téléphone quand c'est prêt. Cela coûte une misère. A la fin de notre séjour nous avons fait un gros sac de vêtements sales et hop, pressing. Nous avons récupéré les affaires propres le soir même. Cela fait ça de moins à faire au retour. Pour les chaussures, si vous faites comme nous un tourisme sans gros trekk, une bonne paire de baskets, des pieds nus confortables type birkenstock et des chaussures fermées de baignade seront la panoplie parfaite. Nous avons escaladé les rochers de tous les wadis avec des baskets de nage achetées sur Amazon à quinze euros et elles n'ont pas pris une ride.

Pour la nourriture , vous allez clairement finir par détester le riz. Oman dispose d'une cuisine mélangeant la cuisine syrienne, libanaise, indienne et yéménite. Mais surtout indienne en fait. En revenant en France, vous aurez la nausée rien qu'en voyant un bol de basmati. Donc prenez TripAdvisor et consultez les resto alentours afin de ne pas tomber uniquement sur des resto fast India. Variez les plaisirs. Surtout qu'en Oman mème les brochettes sur le bord de la route sont mangeables les yeux fermés. Ici le lavage des mains est sacré ! Ne soyez pas étonnés de voir dans des restaurants des petites cabines fermées où vont des omanais. Ils n'ont culturellement pas l'habitude de se mélanger pour manger , et par respect préféreront s'isoler, encore plus s'ils ont leur famille avec eux. Beaucoup de restos disposent d'ailleurs de family rooms où mangent uniquement les familles (si vous voyagez avec vos enfants, vous pouvez aussi en profiter !). Certaines de ces cabines sont aussi faites pour les personnes qui souhaitent manger à terre à la omanaise: on met par terre un plastique et on mange à la main sans couverts. Vous pourrez tester! Les resto proposent rarement des desserts. Pour en manger il faut aller dans des restos spécialisés qui ne font que les desserts . Les plus connus sont les kunefe et autres gâteaux au fromage et sirop ater (sirop de sucre et eau de rose). Un véritable délice à partager (à Mascate, le Ravenna Konafa propose ces desserts à tomber par terre). Lors de vos sorties culinaires vous verrez énormément d'Omanais arriver dans les restos et repartir les bras chargés de sacs. Ils sont totalement accros à une appli, Talabat, une sorte de Uber Eats mais sans la livraison à domicile. Ils commandent et viennent chercher sur place leur repas. Certains passent commande a longueur de journée, pour tous les repas. Magie du rial.. et de la femme à tout faire thaïlandaise qui devient très souvent la meilleure amie de la citadine omanaise aisée, femme au foyer, qui partage son temps entre les malls et les commandes talabat devant la télé. On ne peut pas tout faire. Mais contrairement à leurs voisins Emiratis et Saoudiens , les Omanais ont généralement un profond respect pour leur personnel et s'entendent très bien avec les immigrés indo-banglado-pakistanais. Il est même courant de voir les dames omanaises se promener avec leur employée thai sans leurs enfants, partageant de la street food ensemble et bavardant comme deux copines. Les employés indiens, bangladais et pakistanais sont dans 90% des cas adorables et se plieront en dix pour vous satisfaire. Le pourboire n'est pas du tout dans les habitudes omanaises (pas plus que le bakchich, donc pas la peine d'essayer de leur brandir un billet avec insistance s'ils refusent -nous avons vu la scène-) mais laissez un petit quelque chose lors de vos repas, cela leur fera plaisir. La plupart des employés immigrés ne parlent pas un mot d'arabe. Révisez vos bases d'anglais pour vous faire comprendre des employés dans les magasins et restos. Ils ne parlent pas français non plus sauf les Tunisiens, généralement employés dans la restauration et les services de guide. Dans les malls, la propreté est incroyable, jusque dans les toilettes. Vous aurez à peine le temps de faire pipi qu'une employée passera derrière vous pour nettoyer. Au musée national, elle est passée juste derrière moi pour effacer les éventuelles traces de mes doigts sur les parois. Limite gênant mais au moins, c'est nickel partout.

Le prix de la nourriture est bon marché si vous vous adaptez à la nourriture locale. Les mezzes libanais tournent autour de 1 rial la portion et c'est une portion pour deux ou trois personnes ! Les plats sont très bien servis en Oman. N'ayez donc pas les yeux plus gros que le ventre lors de la commande. Il y aura toujours moyen d'ajouter quelque chose à la fin s'il vous reste de la place. A savoir, comme un peu partout dans les pays arabes, le Nescafé est roi. Rares sont les coffee shops basiques qui proposent de l'expresso. Vous en trouverez dans les malls et certains cafés d'hôtels ( le Zaki Hotel à Sur a su rassasier mon manque de latte expresso). Quant au café au lait il est souvent fait avec du lait concentré sucré. Moi qui déteste le café sucré, je ne vous raconte pas la galère pour leur expliquer que le lait concentré sucré ne nécessite pas de rajouter EN PLUS du sucre. Épique. J'ai fini par prendre mes latte directement au mcdo ou dans les stations service où c'était une machine.

Concernant notre trajet, nous avons choisi d'emprunter le chemin inverse de celui des circuits organisés, afin de ne pas nous retrouver englués dans les groupes lors des visites que nous aurions forcément eues en commun. Nous avons donc commencé directement par Nizwa au lieu de rester à Mascate 1 ou 2 jours et de continuer vers Sur. Les circuits organisés commencent généralement le dimanche et effectuent une boucle de Mascate à Sur en passant par les wadis , puis Ras al Jinz, le camp dans le désert, le marché d'Ibra, Jebel Shams, Nizwa et Birkat el Mauz. Nous avons fait le contraire et ajouté des choses car nos jours supplémentaires nous le permettaient. Nous avons aussi enlevé Raz el Jinz pour une question éthique (les 20 groupes de 15 personnes par jour pour regarder les tortues pondre, non merci. Laissons ces précieuses petites bêtes en paix) Finir par 3 jours dans la région de Mascate fut une bonne idée. Nous avons fait nos petites emplettes en fonction de l'argent restant et avons pu comparer les prix avec ce que nous avions trouvé dans les souks plus au sud. En plus, les trois jours dans le bel hôtel Murooj Grand Hotel nous ont aussi permis de nous reposer de notre périple. Cela n'aurait pas été possible dans l'autre sens.

Entre 11h et 16h30, la plupart des villes omanaises sont en mode off. Les boutiques des souks sont fermées ainsi que les magasins des rues. Profitez du matin et de la fin de journée pour les emplettes, sauf dans les malls où se réfugient beaucoup d'omanais dans ces heures chaudes. Cette mi journée est l'idéal pour une pause sur une plage ou un wadi.

J'allais oublier : certains endroits touristiques ne se payent qu'en carte (Jabrin, Bahla, ...). Vérifiez donc bien votre solde et votre plafond de carte bleue avant de partir. Autant notre carte visa premier débit nous a empêché de prendre la voiture de location à l'aéroport, autant elle a très très bien fonctionné pour payer les hôtels et les visites. Les Omanais ont plusieurs habitudes qu'il faut comprendre. La première, ils vous inviteront spontanément chez eux, même après un échange de 3 ou 4 mots. MAIS ne prenez pas cette invitation pour une réelle invitation! C'est ce qu'on appelle une invitation de politesse. Elle n'a pas vocation à se réaliser. Évitez donc de faire les boulets et de suivre tous les Omanais qui vous proposent de les suivre chez eux. Par-contre, s'ils sont en train de boire un café, posés sur un bout de trottoir, et qu'ils vous en offrent un, acceptez avec plaisir. Une fois, un Omanais nous a offert nos sodas à un coffee shop sans raison, juste comme ça, après un simple échange de bonjour. Dans ce cas, acceptez juste et remerciez. Pas la peine d'en faire des tonnes. Les Omanais partagent rarement leur table avec des non Omanais, encore plus quand une femme est présente. Cela tend à changer avec les nouvelles générations mais est encore bien ancré chez les anciens. Vous trouverez aussi des Omanais faisant du stop au bord de la route. Si vous n'êtes qu'entre hommes, vous pouvez les prendre. Si une femme est dans la voiture, la plupart refusera poliment de monter donc passez votre chemin. D'ailleurs les Omanais sont très timides avec les femmes. Ne prenez pas cela pour du dédain ou de la misogynie. Dans les malls, beaucoup fréquentent des non omanaises en tant que collègues, et rougissent au moindre petit contact physique. Doucement donc avec les éclats d'affection.

Nous avons pris un vol Turkish airlines avec escale à Istanbul, les vols directs de Paris par Oman Air dépassant largement notre budget. Nous sommes partis pendant les vacances scolaires , ce qui n'a pas aidé à obtenir les meilleurs tarifs.

Notre arrivée a 2h30 du matin ne fut pas des plus plaisantes. Nous avions réservé une voiture via Rentalcars, déjà payée. Mais l'agence Thrifty à l'aéroport n'a pas voulu nous donner la voiture car notre carte était une carte de débit et non de crédit (alors que c'était une Premium, donc pas la moins chère). A l'heure où j'écris ces lignes nous n'avons pas encore été remboursés (hors 3 jours de pénalités sur lesquelles nous pouvons gentiment nous asseoir). Sur place, le monsieur de l'agence de location nous a trouvé un loueur local pour un 4x4 qui acceptait le cash. Eh oui, toutes les agences de l'aéroport refusent les cartes de débit... Nous avons changé quelques euros à l'aéroport pour mettre de l'essence et acheter deux cartes sim à 5 rials Ooredoo à l'aéroport et nous voilà donc partis avec notre énorme Nissan Pathfinder 8 places au lieu de notre Kia Sportage initialement prévu. Direction un hôtel proche de l'aéroport, le Muscat Hills Hotel.... dans lequel nous n'avons dormi que 3 h , réveillés par les bruits du chantier voisin , avant de prendre un petit dej plus que frugal sur place et de partir pour Nizwa. Mauvais choix d'hôtel mais au vu de notre arrivée retardée, heureusement qu'il n'était pas loin de l'aéroport.

Sur le chemin de Nizwa , nous nous sommes arrêtés au village de Birkat al Mauz où nous avons fui les groupes de touristes pour nous enfoncer dans la palmeraie au gré du falaj en parlant à des locaux. Nous avons fini par siroter un jus citron menthe glacé au petit café à l'entrée de la ville. Très dépaysant.

Nous sommes arrivés à Nizwa où nous avons posé nos valises vers midi au Nizwa Heritage Inn proche du fort. Nous avons mangé dans un buffet indien franchement pas top de l'autre coté de l'avenue (un conseil : regardez tripadvisor) puis nous avons visité le fort. Cher (5 rials) et tellement moins intéressant que ses voisins de Bahla et Jabrin qui ne coûtent eux que 500 baisals... une photo externe est largement suffisante ! Le fort de Nizwa est le seul que nous avons pu payer en cash. Jabrin et Bahla se payent obligatoirement en carte. Nous avons fait une sieste à l'hôtel puis avons déambulé en fin de journée dans Nizwa, où le souk ouvre tard et ferme très tôt. Les vendeurs semblent avoir une boutique pour le loisir et pas vraiment par nécessité. Nous avons fait du change dans une agence dans la rue des bijoutiers, puis dodo.

Le lendemain nous avons fait le fort de Bahla et de Jabrin au plus tôt. Les deux étaient vraiment très beaux, d'autant plus que le fort de Bahla, restauré, venait juste de rouvrir. On pouvait y déambuler à souhait mais il n'y avait encore aucune indication pour les touristes. Nul doute que dans peu de temps le parcours touristique sera aussi bien réalisé que celui de Jabrin, dans lequel nous avons passé quasi deux heures. Nous avons mangé sur le pouce et sommes remontés vers Misfat el Abriyeen où des vieux messieurs nous ont indiqué les chemins les plus sympas pour visiter puis nous sommes remontés doucement vers le Jebel Shams, jusqu'au camp de Sama Heights Resort. Ce camp niché au creux des montagnes était superbe , avec un beau point de vue sur le coucher de soleil et des repas délicieux.

Le matin, des petites biquettes sont venues nous faire coucou à côté de notre terrasse. Nous avons pris un petit-déjeuner copieux et sommes redescendus dans le vieil Al Hamra où nous avons visité le musée vivant de Bait as safah. L'occasion de voir et de photographier des femmes qui réalisent devant vos yeux les gestes d'antan pour la fabrication de l'huile de moringa, du pain etc... le tout dans une vieille maison visitable. Un vieux monsieur du premier étage qui faisait des objets en tressage, ravis de voir deux arabophones lui rendre visite, nous a chanté de jolis poèmes en l'honneur du defunt sultan Qaboos autour d'une tasse café. Possibilité de leur acheter sur place le fruit de leur labeur pour quelques rials. Une façon de promouvoir un tourisme différent. Nous avons repris la voiture pour partir vers Bidiyyah. Très long trajet mais quand on découvre cela passe vite. A Bidiyyah, nous avons emprunté la piste de sable qui rejoignait le campement Sama Al Wasil dans le désert. Ne réservez surtout pas de camp dans le désert si vous comptez y aller en berline. Le 4x4 est indispensable ! Nous n'avions pas dégonflé les pneus, pour la piste ce n'est pas nécessaire. Mais si vous comptez faire du dune bashing avec votre propre véhicule, dégonflez tout ça à Bidiyyah ou Al Wasil pour quelques baisal . Monsieur a fini ensablé dans les dunes à cause de ça ("non pas besoin de dégonfler je te dis!" Bin voyons...) à se faire dépanner à côté des chameaux par quatre omanais qui se moquaient allègrement de lui : "t'as pas dégonflé tes pneus et tu as voulu faire du dune bashing? Mouahahaha". Après avoir contemplé le coucher de soleil du haut de la dune (il faut beaucoup de courage pour l'escalader, prévoir des bouteilles d'eau pour boire au sommet) nous sommes redescendus manger et dormir. Joli campement confortable mais qui manque cruellement d'ambiance. Le soir on tourne un peu en rond.

Le mercredi nous sommes repartis pour le marché féminin d'Ibra. On nous avait un peu vendu du rêve. Peut-être est-ce parce que nos racines maghrébines nous ont habitués aux souqs immenses et agités? C'était un petit marché, dont la seule originalité résidait dans le fait que de nombreuses femmes bédouines portant la burqa étaient présentes. Nous avons essayé les photos, mais avons vite rangé l'appareil étant donné les regards noirs qu'on nous renvoyait. A moins que vous vouliez acheter des foulards indiens, des bas de manches et pantalons qui brillent ou des pastèques, le marché d'Ibra n'a rien de transcendant. Je me souviens avoir croisé quelques bédouines portant la burqa à Sib en plein milieu de la marina à deux pas des yachts de luxe et m'être dit "mais pourquoi sommes-nous allés jusqu'à Ibra pour en voir?"

Reprise du volant pour Wadi bani Khaled. Le wadi est très touristique et aménagé dans ce but. Restaurant touristique (cher et pas bon), parking et ponts , tout est fait pour attirer les touristes en masse. Le wadi reste cependant charmant si on s'enfonce dedans. Ne pas se contenter de la première piscine. Tôt le matin et à partir de 15h les groupes ne seront pas là et vous serez plus tranquilles. Nous sommes ensuite remontés vers Sur, où nous avons posé nos valises au Zaki Hotel Apartment et dégusté le meilleur latte de toute ma vie. Le soir même, nous avons visité le chantier des dhows (la petite boutique de l'atelier était ouverte par chance, nous avons pu acheter notre petite boutre à 10 rials) puis nous avons escaladé le promontoire avec les tourelles à côté du pont suspendu pour une magnifique vue sur le coucher de soleil. Là nous avons discuté avec un omanais qui nous a raconté à peu près toute sa vie. Dîner au restaurant Alhawash sur la corniche. Très bien servi et très jolie vue, le tout bon marché ( à peine 8 rials pour de multiples mezzes et une dizaine de crevettes royales grillées). Ensuite nous avons visité le souk(ici vit une diaspora wahhabite, ne vous étonnez pas des nombreux niqab. Mais personne ne vous dira rien si vous ne portez pas le voile.) où j'ai pu trouver un joli bracelet en argent 925 omanais fait main à un prix raisonnable.

Le lendemain, nous avons filé vers le wadi tiwi. Tres sceptiques , nous nous sommes engagés sur une route très très tortueuse, dangereuse, flippante, bref tout ce qui vous dresse les poils sur les bras. Maintes fois, ne croisant aucun touriste, nous avons voulu rebrousser chemin mais au final nous sommes arrivés au paradis. Nous avons rencontré un habitant qui nous a guidé vers une fantastique cascade au centre d'une palmeraie et de piscines naturelles extraordinaires en contrebas. Il nous a menés vers le fond pour nager avec lui et nous faire découvrir tout le wadi. C'était vraiment magique, nous n'avons pas regretté d'avoir persévéré jusqu'au bout de cet atroce chemin sans fin. Si cela vous intéresse, contactez-moi en MP pour les coordonnées de ce monsieur Said Salim qui mène également des treks dans les wadis alentours sur plusieurs jours. Nous l'avons rencontré par pur hasard, il a un cœur immense et des pieds en titane. Ensuite, nous sommes remontés vers le wadi Shab. Plus touristique que son voisin, il fallait payer 1 rial par personne pour traverser l'embouchure du cours d'eau. Compter ensuite 40 bonnes minutes pour atteindre les piscines qui étaient pleines de touristes en maillot de bain rikiki et omanais(es) qui essayaient tant bien que mal de détourner leurs yeux du spectacle affligeant. Cela nous a révoltés et a un peu gâché le tout. Jusqu'à ce que nous tombions sur le même omanais qui nous avait raconté sa vie à Sur! Coïncidence formidable. Il nous a emmené dans tous les petits endroits sympas du wadi. Ne pas hésiter à le remonter jusqu'à la fameuse caverne où coule la superbe cascade. Prévoir un appareil photo waterproof. Le nôtre ne l'était pas et impossible d'ouvrir le sac étanche dans la caverne, il n'y avait aucun support. Nous sommes ensuite repartis vers mascate pour pouvoir longer la côte en direction de Sifah. Oui... le pays est en travaux constants. Et les GPS sont rarement à jour. Nous nous sommes rendus comptes le jour J qu'il était impossible de longer la côte des wadis jusqu'à Sifah sans devoir repasser par Mascate. Une belle perte de temps de 50 minutes ! Sifah, c'est le Saint-Tropez d'Oman. Les expatriés et locaux fortunés s'y retrouvent pour pouvoir vivre à l'européene. Alcool, pas mal de prostituées ramenées par leur riche client pour une escapade à l'abris des regards, touristes français privilégiés, ... on trouve de tout. C'est totalement coupé du reste du pays. Vigiles à l'entrée, pas de ville alentours directement accessible, taux de change hallucinant, ... on est sur une autre planète. Ce fut agréable en grande partie grâce au confort inégalable de la chambre du Sifawy Boutique et au dîner et petit dej incroyables , mais ce fut cher et j'ai trouvé le personnel très froid contrairement aux autres hôtels. Au choix, j'aurais pris une autre nuit à Sur qui est vraiment une ville charmante avec une belle corniche où il fait bon marcher en fin de journée pour regarder les gens jouer au foot sur la plage.

Nous avons profité un peu de la piscine le matin avant de remonter tranquillement vers Sib. Nous sommes passés par le bord de mer, en faisant un arrêt sur la plage de Yitti, très belle et assez fréquentée par les locaux ce vendredi, jour de congé. Nous sommes arrivés au Peninsula à Sib, avons posé nos valises. Nous avons mangé syrien au restaurant Damascino de l'autre côté de l'avenue (petit prix, très bon goût, nous recommandons) et sommes allés visiter ce petit port, qui s'est avéré être une marina de luxe, bordée d'une rue piétonne commerçante et de coffee shops à l'européenne, où nous avons pu prendre notre première chicha depuis le début du séjour (pas donnée à 5 RO, mais ça fait du bien) et marché dans notre premier petit mall. C'est propre, c'est net, et ça permet de voir un énorme melting pot. Ici se côtoient riches expatriés, saoudiens, qataris et omanais aisés. Soit on adore, soit on est mal à l'aise avec cette ambiance où l'argent est le dernier des problèmes. Ce fut une petite parenthèse qui nous a permis de voir une autre face d'Oman. Nous avions pris cet hôtel dans la perspective de nous rendre le lendemain sur les îles Damaniyyat. Mais au vu de notre argent qui avait fondu beaucoup plus vite que ce que nous avions prévu (sans pour autant faire de folies, mais l'argent part vite à Oman), nous avons préféré réserver nos 60 RO pour autre chose.

Le samedi, nous sommes donc partis au wadi al Hawqain, à une heure de route environ de Sib. Ce wadi n'est pas sur les circuits touristiques. Il est essentiellement composé d'une cascade avec un long cours d'eau, facilement accessible avec un parking directement à côté. Il est essentiellement fréquenté par les employés étrangers, des indiens, bangladis etc... qui viennent ici en famille pour pic niquer. Nous avons beaucoup aimé ce wadi, malgré le fait que ce fut le seul où nous avons trouvé des déchets. Il semble être nettement moins nettoyé que les autres, peut-être à cause de sa non notoriété. Nous n'avons donc pas voulu nous baigner, mais néanmoins, le wadi est fort joli avec sa cascade. Juste avant, nous avions pris le chemin inverse et étions tombés sur des cascades tombant de la montagne, par pur hasard, avec des petits vieux qui bavardaient au bord en faisant des ricochets avec des cailloux. Nous sommes ensuite rentrés doucement, direction le Murooj Grand Hôtel à Mascate dans le quartier de Ghubrah, où nous allions passer nos trois derniers jours pour explorer Mascate et nous reposer.

A Mascate, nous avons visité un seul musée. Nous sommes des adeptes de la marche, et nous trouvions déjà que les thèmes abordés par les musées et endroits historiques se répétaient de l'un à l'autre (stockage de dattes, majlis, bijoux, khanjars etc etc). Le musée national était suffisant pour voir de jolies pièces, mais nous ne nous voyions pas en faire davantage. Nous avons préféré flâner à plusieurs reprises au Muttrah Souq, marcher le long de la corniche jusqu'au Riyam Park, parlé avec des locaux, ... Un soir, nous nous sommes rendus au bord de mer de Shati el Qurm pour fumer une chicha au café The Address Café. Ici, le Camel Cookie accueille le soir la jeunesse Omanaise qui se retrouve entre copine et entre copains (séparés, je vous ai dit que les omanais étaient timides) pour boire un café le soir et bavarder. Pour les repas, nous avons dîné au Damascino d'Al Khuwair, dans un resto yéménite de la même rue à côté d'un magasin de robes de mariée, et un soir au Turkish House, énorme ensemble de trois restos turcs de grillades, recommandé par Tripadvisor. Dans aucun, nous n'avons mal mangé. Tous avaient leur charme et leur cuisine, nous les recommandons tous. Aucun des restos dans lesquels nous avons mangé n'étaient chers. C'était notre priorité pour notre budget. Nous sommes aussi allés un matin à Barka, où nous avons visité la Bait Naaman, résidence des imam originale riche en beaux khanjars, et pour voir le tout mignon souk aux poissons en face du fort, qui lui était fermé (ils attendaient la confirmation du ministère du tourisme pour l'ouverture post rénovation, pas de chance). Ici thons, balistes et autres poulpes sont en vente sur un marché ouvert voué à disparaître, au vu de l'énorme complexe en construction juste à côté.

Côté souvenirs, nous n'avons pas fait de folies. Déjà, pour les habits de femme, ça ne vole pas haut. A moins que vous soyez accro aux abaya noir corbeau en polyester, vous ne trouverez pas grand chose. Je me suis trouvé une belle jalabiya colorée de la marque Kashkha au Oman Mall pour 10 rials. Les foulards colorés sont ici réservés à la tête des hommes pour les turbans. J'en ai acheté, pour les porter en écharpe en France. Le prix oscille de 2 à 25 RO. Les plus chers sont ceux au motif traditionnel omanais, qui ressemble à un motif indien. Nous en avons prix deux, qu'on a réussi à marchander à 10 RO chacun au lieu de 15. C'est à peu près le seul motif traditionnel qu'on puisse trouver pour Oman. Monsieur, qui collectionne les habits musulmans du monde entier, s'est pris une dishdasha de qualité intermédiaire, à 10 RO. Pous notre fils de 3 ans, nous avons pris deux petites dishdasha colorées à 4RO pièce et le couvre chef assorti à 2,5RO (ceux fabriqués en Oman sont plus chers, autour de 10RO la chechia). Si vous voulez une dishdasha sur mesure, comptez une semaine de travail, donc prévoyez. Il existe plusieurs qualités car plusieurs épaisseurs de tissus. Évitez d'acheter dans le souk couvert de Muttrah. Nous avons trouvé notre bonheur autour, dans les boutiques fréquentées par les omanais à l'extérieur du souk. Les prix sont divisés par cinq facilement, voire davantage. Concernant les cannes de chamelier, elles commencent pour les plus simples à 1 RO et peuvent aller jusqu'à bien plus pour celles avec des motifs en argent. Les khanjars véritables en argent commencent à environ 70 RO pour le petit modèle (environ 25cm) , 140 pour le modèle classique d'une trentaine de cm, et bien plus pour quelque chose en argent épais etc. Vous pourrez sinon trouver quelque chose de touristique encadré pour quelques rials. Le mieux est, selon nous, de les acheter à Bahla ou à Ibra, autour du souk. Je me suis acheté un bracelet traditionnel omanais (avec les petites pointes) en argent 925 à 25 RO. Monsieur s'est pris une bouteille de parfum omanais moyenne gamme à 20 RO. Pour le parfum, vous pourrez trouver la marque Amouage dans le Grand Mall. Mais il faudra prévoir un grand, grand budget. Quand la dame nous a annoncé les prix (175 RO en promotion pour le moins cher , gloups) nous avons gentiment prétexté "devoir réfléchir". Pour les vêtements, rien de bien intéressant par rapport à nos malls français. Vous pourrez juste trouver quelques marques indiennes aux prix intéressants. A ce titre nous avons pris une kurta pour homme à 11 RO, très jolie et ouvragée, dans le Grand mall. D'autres idées de prix pour la vie quotidienne: les cigarettes (pas évidentes à trouver à part dans les stations service) sont à 1.200 rial pour les hommes, 800 baisals pour les "cigarettes de femme" (oui, les toutes fines et longues, sont pour eux des "cigarettes de femme"). Une bouteille d'eau coûte autour de 200 baisals en fonction de la taille. Pareil pour les canettes de soda. Ici, ce sont surtout des Pepsi, plus que des Coca. Les prix de l'alimentation en supermarché (Carrefour, Lulu Market, ...) sont les mêmes qu'en France pour à peu près tout.

Voilà un petit résumé de notre parcours. Evidemment, nous avons certainement oublié quelques petites choses, et ce témoignage reflète uniquement notre propre expérience au gré de nos discussions avec les locaux et de notre périple en indépendants. Nous espérons pouvoir parcourir Oman plus longtemps et dans d'autres régions quand notre budget nous le permettra. Ce fut un super voyage, probablement notre meilleur après l'Egypte! Si vous avez des questions n'hésitez pas. Nous y répondrons avec plaisir.
Retour d'un road trip de 16 jours au Monténégro et Bosnie
by Founajanne · 2019-10-14 · 10 replies
Bonjour,

De retour d'un merveilleux périple au Monténégro et en Bosnie et m'étant bien informée avant mon départ via ce forum, je me devais de faire un retour par ici. 🙂

Je ne vais pas détailler par le menu tout ce que j'ai fait jour par jour etc. mais plutôt vous proposer une synthèse des choses les plus importantes, mes coups de cœur etc. Excusez-moi par avance pour certains mots qui seront sans doute redondants comme "magnifique", "splendide", "grandiose" etc. Idem pour les points d'exclamation, je vais essayer de me contenir mais naturellement j'en mettrais sans doute 2 lignes à chaque fois ! 😄😛

Pour remettre mon voyage dans le contexte, je suis partie avec une amie du 21 septembre au 8 octobre (en fin de saison donc) avec 16 jours pleins sur place. Nous avons voulu un road-trip et on l'a eu : 2800km ont été parcourus dans une boucle approximative (niveau "forme") de Dubrovnik à... Dubrovnik ! Nous n'avions rien réservé si ce n'est la voiture et nous adaptions notre circuit à la météo et surtout à nos envies et notre feeling sur place. Au final nous sommes restés 5 jours au Monténégro et 11 jours en Bosnie. Le Monténégro est magnifique, mais petit, et surtout il y a eu 2 jours de pluie sur les 5 donc... ça nous a encouragé à passer la frontière et avancer dans notre périple. La Bosnie nous a tellement plu qu'on serait resté beauuuucoup plus de 11 jours si on avait pu. Mais on reviendra...

Ce que nous avons vu globalement : Monténégro : Kotor - Serpentine, Lovcen et Cetinje - Lac Skadar, Karuc et Virpazar - Podgorica (une journée de pluie !) - Canyon de la Moraca, monastère de la Moraca, Kolasin et lac du parc de Biogradska Gora - Les gorges de la Tara - Zabljak et le Parc du Durmitor - Le canyon de la Piva - Niksik rapidement et sous la pluie…

Bosnie : Trebinje - Foça - Sarajevo et environs proches - Umoljani - Jajce - Bihac et le parc de la Una - Livno - Imotski (Croatie) - Jablanica et Konjic - Mostar et environs avec Blagaj, Stolac, Kravica et Pocitelj

+ Dubrovnik le dernier jour.

Un tour bien classique, mais qui a été plein de belles découvertes et surprises. On ne pensait pas faire un aussi grand tour en Bosnie mais finalement ça s'est super bien fait dans nos 11 jours et sans qu'on se speede pour quoique ce soit. Je tiens à préciser que de manière générale nous ne randonnons pas, mais nous aimons profiter et s'arrêter pour des cafés, au resto etc. En Bosnie nous avons fait une longue journée de route, entre Visoko et Bihac, ce qui fait environ 5h de route au total, mais en faisant une bonne pause de 3h à Jajce c'est super bien passé. Le reste du temps on a fait maximum 3h30-4h de route par jour, et souvent beaucoup moins. Donc ça nous laissait pas mal de temps pour profiter. Au Monténégro nous avons fait une grosse journée également, environ 5h de route dans la journée, avec la traversée du Durmitor puis le canyon de la Piva jusqu'à la frontière de la Bosnie et hop on est revenu jusqu'à Zabljak. C'était long mais les paysages sont tellement grandioses que franchement c'est super bien passé...

Nos coups de cœur :

Au Monténégro

- Kotor : nous avons visité la vieille ville un soir, c'était animé tout en étant assez calme : un peu de monde sur les terrasses des restos, mais au-delà, pleins de petites ruelles sans personne et paisibles. On a beaucoup aimé. L'expérience ne doit pas être la même en pleine journée l'été quand un bateau de croisière (ou deux) sont dans le port, j'en conviens.

- Le lac de Skadar : on est arrivées de Cetinje jusqu'à Rijeka Crnojevica et ensuite petite route en A/R pour aller jusqu'à Karuc avec des points de vue hallucinants sur le lac. Ensuite, route jusqu'à Virpazar toute aussi magnifique.

- Le Durmitor : ce parc est absolument magnifique. Les personnes qui font de la randonnée pourraient y rester très longtemps sans souci : il y a des boucles à faire de partout. Nous avons profité du village de Zabljak et de son ambiance "station de montagne", mais surtout nous avons fait la merveilleuse route P14 qui traverse le Durmitor et va jusqu'à Pluzine. Wow ! C'était grandiose. 😎 La fin de route jusqu'à Pluzine est assez impressionnante de par ses...tunnels, tout noirs, en virage et pleins de morceaux de pierres tombés à terre !!!! Un grand moment !!! 🤪😉 La route qui part vers le nord jusqu'à la frontière avec la Bosnie (M18) suit la Piva et est magnifique également. On a fait un A/R de Zabljak à la frontière bosnienne sur une journée et je dirais que le paysage est vraiment différent quand on fait la route dans un sens ou dans l'autre ! On redécouvrait de nouveaux paysages au retour, c'était trop chouette !!!

En Bosnie :

- Trébinje : c'est ici qu'à commencé notre séjour en Bosnie. Cette petite ville est super paisible, il y a quelques monastères et églises à voir de ça de là, une mini "vieille ville", un pont. Rien d'incroyable en soit, mais on s'y est senti bien, il a l'air d'y faire bon vivre et c'était très agréable.

- Umoljani : petit village perdu dans les montagnes à 1h30 de Sarajevo. C'est un peu le bout du monde et c'est ça qui est chouette ! Les paysages sont absolument magnifiques, la route est super bonne jusqu'au bout (le peu qui n'était pas goudronné était en train de l'être : travaux en cours). Le long de la route pour aller à Umoljani : des moulins (nous ne sommes pas allées juste à côté car le chemin n'était pas vraiment tracé et je craignais un peu l'aventure au milieu des champs des fois qu'une mine y soit encore...), et une très chouette nécropole (sa steccima ?). Fin septembre les arbres avaient de belles couleurs d'automne, ça a rajouté du charme à l'endroit. Sur place, une petite mosquée, quelques maisons, un restaurant et une pension-restaurant (où nous avons mangé le meilleur poulet du séjour, simple mais très bon !!). Nous sommes allées nous promener un petit peu du côté de Gradina Selo (le village pastoral à peine plus haut) où les maisons sont encore plus typiques de la montagne. Il y a possibilité de monter un peu en voiture sur la route jusqu'à une centaine de mètres après le restaurant Koliba et se stationner sur une plateforme herbeuse, mais je ne monterais pas plus haut avec une voiture classique...

- Jajce : ce n’était pas prévu qu'on aille jusque-là au départ et pourtant... on aurait vraiment loupé quelque chose en n'y allant pas. Même si on n'a passé que 3h dans cette petite ville, on l'a trouvé vraiment vraiment chouette. La petite ville déjà, mais surtout les cascades... Certes, elles sont un peu "en ville", mais vraiment elles sont très belles. On a beaucoup aimé payer (haha) pour aller les voir de tout près. On était seules devant quasi tout le temps et sentir la puissance de l'eau à quelques mètres c'était vivifiant. L'autre chose incontournable et qu'on a vraiment adoré : les petits moulins vers le lac de Plivsko. Ils sont vraiment trop trop "choux" !!!!! 25 anciens petits moulins qui ne sont plus en fonctionnement mais qui restent debout. Il y avait seulement 3 autres personnes avec nous sur le site, et c'était super agréable de se balader au milieu de ces petits moulins. Le lac en lui-même est sympa aussi, une belle pause-café sur une terrasse en bord de lac était parfaite. J'imagine qu'il doit y avoir de quoi faire pour plusieurs jours dans les environs, en tout cas tout m'a paru calme et paisible. J'y reviendrai plus longtemps avec grand plaisir.

- Le parc de la Una et Bihac : idem c'était pas du tout prévu au départ d'aller si loin, mais on n'a pas regretté une seconde ! On a beaucoup aimé Bihac, mais sans doute parce qu'on logeait direct en centre-ville (cf. bonnes adresses !). Le reste de la ville ne nous a pas fait la même impression ensuite. Le parc de la Una est de toute beauté... et pourtant nous n'avons pas eu de chance avec la météo. Nous avons vu les cascades sans être sous la pluie, mais pour autant le temps était gris et menaçant. Quoiqu'il en soit, il y avait beaucoup d'eau et c'était magique !!! Nous sommes restées là-bas deux jours. Nous sommes allées de Bihac à Bosanska Krupa : la route qui longe la Una est superbe !!! Il faisait tout gris lors de notre passage, mais ça doit être magnifique sous le soleil. Au retour nous nous sommes arrêtées au château d'Ostrozac : ça a été un vrai coup de cœur pour moi (mais pas du tout pour mon amie !!). Je détaille un peu plus bas dans les visites "insolites". Enfin nous avons fini la journée à la fameuse cascade de Strbacki buk : magnifique !! Le lendemain nous sommes allées à la cascade de Martin Brod, qui est bien différente de celle de la veille. Je ne saurais dire laquelle des deux m'a le plus plu. C'est beaucoup moins aménagé et beaucoup plus court à Martin Brod. Mais la cascade part dans tous les sens et il y avait beaucoup d'eau partout. Très très chouette !!! L'après-midi nous avons fait la route pour notre coup de cœur suivant :

- Livno : encore une étape pas prévue (du tout !!) car j'ai choisi cette petite ville complètement au hasard car elle était à plus ou moins 3h au sud de Bihac. Mais alors quelle belle surprise !!!!!!!!! La route pour s'y rendre déjà (cf. plus bas), et ensuite la petite ville de Livno qui est toute mignonne, presque à flanc de falaise. Mosquées, églises, tour de l'horloge et beaux bâtiments se côtoient ici. Il y a même une sorte de "Blagaj bis" avec une source au pied d'une falaise : Duman et la source de la rivière Bistrica. La montagne au loin pour un beau coucher de soleil... Bref on a vraiment regretté de n'y passer qu'une fin d'après-midi et nuit. Il faut dire aussi qu'on y a été accueilli comme jamais (cf. bonnes adresses !) Notez aussi qu'on y a mangé le meilleur fromage du séjour (qu'on trouve un peu partout au final) : le Livanjski sir, une sorte d'emmental local. Bref, Livno a été une très très belle surprise.

- Pocitelj : j'avais lu de ce village que c'était un peu "fake" et "disneyland" et je n'ai pas du tout ressenti ça. J'ai trouvé le village très beau et paisible. Bien sûr les bâtiments ont été reconstruits, mais tout a été refait à l'identique et j'ai trouvé que le charme opérait parfaitement. Nous nous sommes garées, par hasard, tout en haut. Il n'y avait quasi personne (5 personnes croisées en tout) lors de notre déambulation et les points de vue du haut du village sont vraiment beaux. En bas il y avait un peu plus de monde et des petits marchands un peu partout, c'était différent. En tout cas c'est une petite halte vraiment chouette !!!

Nos routes coup de cœur les portions de route qu'on a vraiment adorées, de par les paysages variés et grandioses :

- Autour du lac Skadar : comme dit plus haut nous avons fait la route de Rijeka Crnojevica jusqu'à Karuc en A/R avec des points de vue hallucinants sur le lac (dont le fameux "horseshoe bend local !!). Ensuite, route jusqu'à Virpazar toute aussi magnifique. Je pense qu'elle doit être aussi très chouette à faire dans l'autre sens : Virpazar - Rijeka.

- La route du Durmitor (P14) et la suite jusqu'à la frontière (M18) cf. plus haut

- De Trebinje à Foča : une belle route qui passe au milieu du parc naturel de Sutjeska, petit paradis sans doute pour les randonneurs. On passe au milieu des plus grandes montagnes de Bosnie. La route de Foča à Sarajevo (M18) était belle également, le long d'une rivière, dans une sorte de canyon. Nous sommes passées par ici, et non par Gorazde (la route à l'air très belle également) car nous avions fait le choix d'aller voir les pyramides de Foča (cf. plus bas)

- De Martin Brod à Livno : une longue et belle route qui passe au milieu d'immenses plaines sur fond de montagne. C'est grand, c'est "vide" et c'est beau. On passe dans de nombreux petits villages dont plusieurs sont abandonnés. On voit beaucoup de trace de la guerre tout le long avec des maisons abandonnées où la nature reprend ses droits. Cette partie de la Bosnie doit être très catholique (Croatie toute proche oblige sans doute ?!) car il y a de nombreuses petites chapelles et églises le long de la route, dont certaines sont vraiment très mignonnes.

- De Posusje à Jablanica : la R419 qui passe par le parc de Blidinje et qui rejoint Jablanica est peut-être la route que j'ai préférée de tout le séjour : de grands plateaux larges au milieu de chaines montagneuses (qui culminent à plus de 2000 mètres d'altitude), un grand lac, la nécropole de Dujo Polje (la plus belle de toutes celles que j'ai pu voir !!!), et une descente vers Jablanica avec des vues de dingue sur les montagnes et canyons alentours. Tout le long ce sont une succession de "vues" sur de grands espaces encore préservés et presque vides. Un régal pour les yeux !!! A noter qu'il y a une petite portion qui n'est pas encore goudronnée, environ 3-4km, mais c'est en cours.

Nos petites déceptions :

- Imotski et ses lacs bleu et rouge : les sites ont été assez décevants et je ne referais pas le détour pour aller jusque-là. C'était pas un gros détour pour nous entre Livno et Jablanica, mais plutôt inutile.

- Blagaj : le tekke est beau, mais alors pour le coup c'est ici que j'ai trouvé ça beaucoup trop "fake" et "disneyland" !!!!! On s'est déjà fait harponner par les mafias des parkings !!! On peut dire qu'on s'est fait hurler dessus car on n'avait pas garé notre voiture sur LEUR parking et qu'il fallait quand même qu'on paie... (on ne l'a pas fait 😛) Et une fois sur le site, tout est "bétonné" et le moindre mètre carré est utilisé par un resto ou une petite boutique. Bref, ce n’est pas le lieu que j'ai préféré... Je n'ai pas visité le tekké par contre, on y était en fin de journée et on n'a pas eu envie de ça à ce moment-là. On a mangé au restaurant Vrelo, la vue est juste magnifique, mais on a été un peu déçue par la nourriture ce jour-là... (désolée Blagajcity 😉) Un autre resto à Blagaj m'a par contre conquise : le Most, au bord de la Buna : hyper calme et nourriture très bonne à prix très abordable.

- Les cascades de Kravica : déception sur ce site car idem, mauvais accueil dès l'entrée, et forcément, le site est vraiment plus fréquenté que ce qu'on a pu voir ailleurs. Bon, j'exagère un peu car début octobre en y allant à 9h on était presque seules sur le site... Mais on est allé se promener 15-20min le long de la rivière pour aller jusqu'à la petite cascade plus loin, et au retour pfiouuu le site s'était bien rempli avec du monde un peu partout, et ce jusqu'à notre retour à la voiture. Après, les cascades sont belles... mais l'effet "nature" n'est pas trop là. Rien à voir avec les cascades de la Una, mais ça on s'en doutait bien !!!!

- La route entre Konjic et Mostar : j'avais tellement lu que la descente dans le canyon de la Neretva était superbe que... j'ai été déçue. Il faut dire qu'il faisait un peu gris... et que c'est une grosse route, avec pleins de poteaux et lignes électriques qui vont d'une rive à l'autre et qui est très empruntée. Bref on était loin de notre belle petite route sauvage de la veille...

- La fumée de cigarette : oh là là comme ça fait bizarre de voir les gens avec leur cigarettes partout partout... partout !!!! Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas mangé au restaurant en étant dérangée par la fumée de cigarette de mes voisins. Je crois qu'il y a peut-être juste dans les supermarchés où je n'ai pas vu les gens fumer... et c'est peut-être un hasard ?!! Bref... c'est surprenant !

- Les réfugiés/migrants du côté de Bihac : ce n'est pas une déception en soit, mais plutôt une "surprise" due à une non information de notre part sur le sujet avant de partir. Ce n'est pas quelque chose de négatif, mais je pense qu'il est bien de savoir ce qu'il en retourne quand même car pour le coup ça nous a pas mal impressionné : il y a beaucoup (beaucoup !) de migrants pakistanais le long des routes tout autour de Bihac. Des personnes seules, des groupes de 5-6, des groupes de 20 hommes (on n'a vu que des hommes) marchent sur les bords des routes. Ces personnes courageuses ont souvent marché 6 mois depuis le Pakistan et sont au nord de la Bosnie (vers Bihac donc) pour tenter le "Game" comme il l'appelle, à savoir traverser la frontière croate toute proche et donc arriver en UE via la forêt. L'UE étant leur eldorado... Je laisse les personnes intéressées se renseigner plus à ce sujet 😉

Petites découvertes insolites :

- La piscine géante dans le parc Sutjeska : c'est bien la première fois que je voyais un site pareil. Un peu au hasard, à peut-être 1km au nord du monument de la bataille (impossible de le louper !!!), on s'arrête sur la gauche, je pars me promener sur le chemin et là je tombe sur une immense, mais alors immense piscine, complètement vide !!!! Amateur d'Urbex, voilà un lieu bien insolite à photographier !!!!! Je ne pense pas que la piscine ait été pleine cet été, et tous les bâtiments alentours ont l'air abandonnés. J'ai trouvé des infos ensuite : il s'agit d'une piscine de 16000 m2, alimentée par la rivière en été. Elle était utilisée par un hôtel tout proche (Mladost). Outre la taille singulière de cette piscine, l'environnement est tellement beau que ça devait être un régal de se baigner dedans...

- Les pyramides de Foča : ces pyramides de sables sont assez improbables dans ce lieu. Ce n'est pas simple d'accès... la route est petite, assez bonne au départ, mais les 3 derniers km sont assez compliqués, même si ça passe avec une Clio de location !!! Le site est tout petit, mais gratuit et pourtant bien aménagé. C'est un petit "Colorado" au milieu de la Bosnie. J'en garde un bon souvenir !!!

- La piste de bobsleigh de Trebevic, piste des JO de Sarajevo en 1984 : idem, pour les amateurs de photos un peu originales, la piste est à faire. On peut y marcher, il y a pleins d'artistes graffeurs qui ont laissé leur trace tout du long. Personnellement je n'ai pas trouvé le lieu transcendant... l'ambiance y était même assez spéciale et presque "glauque". L'intérêt du lieu c'est surtout d'aller voir le point de vue magnifique sur Sarajevo (au pied de l'arrivée du téléphérique), et pourquoi pas prendre un bon café dans l'hôtel Pino tout proche !!

- Le château d'Ostrozak près de Bihac : dans le genre insolite et super site pour les amateurs d'urbex : le château d'Ostrozak est un must !!! J'ai vraiment adoré l'endroit... Par contre j'ai comme un doute sur le fait qu'il reste ouvert très longtemps au public tant tout menace de nous tomber sur la tête. Il est écrit que le monument est en cours de restauration... sincèrement pour le moment ce n'est pas vraiment le cas !!! Le parc du château accueille des sculptures en pierre variées, et on peut rentrer dans le château au fond, en ruine et ce, sans casque de chantier !! Tout menace de s'effondrer... Le château est assez vieux mais il a dû être utilisé beaucoup plus récemment (avant la guerre 92-95 ?) car en déambulant dans les pièces, on aurait dit une sorte de foyer, une colonie de vacances ??!! On peut également monter sur les chemins de ronde. A noter que l'entrée est à 2km mais lors de notre venue tout était ouvert et le guichet fermé... J'ai adoré, mais mon amie à détesté, et l'ambiance et la "dangerosité" des lieux 🤪😛

Mes adresses coup de cœur : tout le long de notre périple, nous avons globalement toujours bien mangé et été bien accueillies. J'ai quand même eu quelques coups de cœur pour certains hébergements que je vous liste ici :

Zabljak, Apartman Lucija : super appart avec 2 chambres, une salle de bain et un salon (+ coin cuisine dans une des chambres). Le lieu est super calme, bien placé au centre et la propriétaire, même si elle ne parle pas anglais, nous a super bien accueilli. L'appartement est confortable et très propre.

Sarajevo, Esko Apartment : un superbe petit appart à 15min à pied du centre historique de la ville. L'accueil du propriétaire a été parfait, la communication avant et après idéale, tout est clean et bien équipé et on peut stationner la voiture juste devant l'appart ( vidéo surveillance). Il y a une petite pièce de vie avec coin cuisine et salon, une salle de bain et une chambre avec 2 lits simples. Et cerise sur le gâteau, nous avons payé 15€ par nuit pour 2 !!!! Je recommande vivement. Note : le logement ne devrait pas être disponible d'ici mars 2020 car le propriétaire a décidé d'aider une famille de réfugiés dans le besoin pour qu'ils aient un toit tout l'hiver. Du coup si vous voyagez dans les prochains mois ça ne sera pas possible de réserver là-bas.

Bihac, Aparment Medina T : appart génial à moins de 5min à pied du centre-ville de Bihac. Le quartier n'est pas des plus accueillants d'un premier coup d'oeil : barres d'immeubles, beaucoup de traces de balles vestiges de la guerre etc. mais alors l'appart : wow !!! Tout est refait à neuf, hyper propre, confortable et spacieux avec 3 chambres, une grande pièce de vie salon/cuisine, une salle de bain avec baignoire et machine à laver (en voyage ça sert bien !!!). La communication avec la propriétaire a été au top avant et après. Il y a de la place pour stationner juste en bas de l'immeuble (avec une carte de stationnement fournie). Si j'ai la chance de retourner à Bihac c'est certain que j'irai dormir là-bas...

Livno, Apartman AS : alors là c'est carrément le meilleur accueil que nous ayons eu en voyage... et pourtant on voyage beaucoup 😏 Les gens étaient juste...A-DO-RA-BLES !!! Ils nous attendaient avec un plateau de fromage, fruits, légumes, des boissons, de l'alcool local et surtout surtout... leur gentillesse. Ils ne parlent pas anglais (et nous ni leur langue ni l'allemand) mais leur belle-fille traduisait tout en direct de Sarajevo par téléphone. Ce sont vraiment des personnes très généreuses et très accueillantes. Leur appartement sur deux niveaux (on peut parler de maison même !!!) est hyper propre, très grands (3 chambres + pièces de vie), très confortable, calme et idéalement situé à Livno avec une super belle vue ; un garage est disponible pour la voiture. Inutile de dire que j'ai hâte d'y retourner si j'ai la chance de retourner en Bosnie, car c'est certain que je passerai du temps à Livno !!!!! Notre seul regret était de n'y passer qu'une seule soirée/nuit... :-(

Je n'ai pas eu de restaurant "coup de cœur" à proposer, tout a été bon et peu cher, mais il n'y a aucun endroit que je conseillerais "particulièrement". Par contre j'ai une super adresse à Sarajevo : Tea House Dzirlo. C'est un mini salon de thé à quelques pas de la place principale de la vieille ville, au calme. L'accueil y est très chaleureux et c'est très cosy, mais surtout, surtout... j'y ai bu la meilleure boisson chaude de ma vie : du salep !!!!! Et je crois que leur salep est particulièrement réputé d'ailleurs... C'est une boisson chaude d'origine turque à base de lait, de sucre, de poudre de racine d'orchidée et de cannelle... et ça goûte le ciel, rien de moins !!!! 😇 Ils font aussi de nombreux thés mais si vous ne connaissez pas le salep, je vous le recommande x 1000 !!!

Infos routes : on m'avait prévenu avant mon séjour qu'on risquait de se retrouver sur de nombreuses petites routes stressantes, peu larges et où il est difficile de se croiser. Sincèrement, j'ai lu ça un peu partout avant de partir, mais sur le terrain, c'était pas du tout aussi difficile que ce que j'avais pu lire. En réalité, il y a eu une route où on ne s'est pas senties bien à l'aise car très petite, très abimée et bien entendu il a fallu croiser deux véhicules. C'est la petite route qui descend vers Karùc au Monténégro + une petite route en remontant de Pluzine au Durmitor où on a croisé un énorme chargement de bois. Pour le reste des routes du Monténégro tout est bien allé... et en Bosnie je n'ai souvenir d'aucune route vraiment "petite". Après, mon amie comme moi même, on a toujours habité dans des zones de moyenne montagne où les petites routes sont assez nombreuses. Pour quelqu'un qui a l'habitude de rouler que sur des grandes nationales ou autoroutes, effectivement, les routes doivent sembler parfois petites ! Mais partout, en allant doucement, c'est toujours faisable de croiser d'autres véhicules...

Internet et réseau : il y a partout une connexion wifi, plus ou moins stable et plus ou moins rapide... Mais nous n'avons eu aucun mal à trouver des cartes sim pour avoir accès à la 4g (ou au "H") un peu partout. Rares ont été les endroits en zone blanche durant notre périple. Au Monténégro nous avions pris une carte sim à 5€ spéciale touristes (il y en a plusieurs) avec 100 Gigas pour 10 jours. En Bosnie nous avons acheté 2 cartes sim "Dopuna" de chez M:Tel qui offre pour 4km (2€), 15 Gigas valables 5 jours. C'est plus économique que la formule "touriste" de chez BH Tel qui doit être autour de 10€. Toutes ces cartes sim se trouvent très facilement dans les petits commerces type "tabac" ou "presse" qu'on trouve partout dès qu'il y a une petite ville. Même dans les stands de rue.

Location de voiture : j'avais lu tellement de choses sur les locations de voiture en Croatie (et dans les pays des Balkans en général) que j'avais un peu peur de ce qui allait se passer niveau "arnaque" en tout genre (prestations supplémentaires obligatoires, mini défauts traqués au retour etc.) Bref je sentais que la note pourrait être bien salée au final. Du coup j'ai joué la sécurité en prenant ma location avec Last Minute Rent a car (qui sont commercialisés par Adriagate également) qui avaient de supers bons commentaires. Je vous conseille cette agence à 1000%. Ils sont très très réglos et très très gentils et agréables ce qui ne gâche rien. On a pu payer avec une carte de débit sans souci et sans majoration. Nous avions pris l'assurance "smart protect" qui nous rabaissait la franchise à 150€ au lieu de 800€ et permettait entre autre, un deuxième conducteur etc. Nous avons eu un petit accident, arrachage total du rétroviseur conducteur + du rétroviseur de la voiture en face, et ils ont été adorables à notre retour, s'excusant même pour le temps que nous avions "perdus" du fait de devoir obligatoirement avoir un rapport de police pour pouvoir faire jouer l'assurance. On a pu rendre la voiture très tôt le matin à l'aéroport de Dubrovnik sans que l'agence ne soit ouverte et ils nous ont envoyé un mail directement à l'ouverture pour nous dire que tout était ok et avec tous les papiers et les prélèvements qu'ils ont faits (solde + franchise dans notre cas). Bref que des bonnes surprises avec cette agence, et c'est plutôt rare.

Budget : je termine avec un petit poste "budget" qui pourra peut-être être utile à certains. Je n'ai pas différencié Monténégro et Bosnie mais c'était globalement le même genre de prix. Au total donc, et pour 16 jours/17 nuits, voici mes dépenses (pour rappel nous étions 2 personnes pour ce voyage) : - 192€/pers pour les hébergements - 225€/pers pour la nourriture (à 95% dans des restaurants peu chers) - 27€/pers d'entrées sur les différents sites visités - 80€/pers d'essence (pour 2800km parcourus) - 290€/pers pour la voiture, incluant la location, l'assurance et la franchise payée suite à un accident de rétro - 90€/pers pour l'avion A/R Lyon-Dubrovnik avec EasyJet et 1 bagage en soute - 60€ de frais divers : parkings, souvenirs, timbres, amende etc. Ce qui fait un total d'un peu moins de 1000€ pour tout ce road trip, en se faisant largement plaisir et sans se priver ni de lieux à découvrir, ni de confort, ni de nourriture !!!!

Voilà pour le récit/résumé de mon merveilleux séjour. J'espère ne rien avoir oublié d'important car ce voyage a été super dense. Mais au besoin je compléterai dans les jours à venir. N'hésitez pas si vous avez des questions/remarques ou autre... j'essaierai de répondre au mieux.

Je vais également tenter de faire un album photos en ligne que je partagerai peut-être autour de moi, mais ici également : j'ai trop envie que le plus de monde possible puisse voir comme le Monténégro et, plus encore, la Bosnie sont des pays MAGNIFIQUES !!! Peu de gens ont une image précise de ces lieux et vraiment... j'aimerais que ça change.

Belle fin de journée 🙂
Un Français de 29 ans retrouvé mort lors d'un voyage «éco-responsable» au Canada
by Dupontoto · 2019-08-11 · 130 replies
Bonjour,

Thomas Destailleur effectuait un périple de 3700 kms au Canada d'abord en vélo puis en kayak. Il a été retrouvé mort mercredi dernier sur le Grand Lac des Esclaves. Equipé notamment d'un GH4, d'une Gopro et d'un drone, il voulait faire un documentaire sur ses aventures.

actu17.fr/...sponsable-au-canada/

Il disait vouloir réconcilier l’homme avec sa planète . Il assurait que "l’objectif de ce périple sera également d’être en totale immersion dans la nature mais aussi d’échanger avec la population sur les problèmes environnementaux, de donner la parole à ceux qui tentent de lutter contre la crise écologique ou qui la subissent". Il avait d'ailleurs passé une annonce sur VF : voyageforum.com/...esponsable-d9613697/

Cet habillage idéologique dissimulait mal une profonde soif d'aventure ....

Ce n'est qu'un au revoir Thomas.
Les sectes et le voyage
by 6oulven · 2019-07-09 · 126 replies
Bonjour tout le monde,

J'ai vu quelques vidéos dernièrement sur youtube sur des sectes que les voyageurs rejoignent, parfois en Inde, ou d'autres des aux USA ou d'Europe (Scandinavie, France...) et je voulais savoir si vous-mêmes avez rencontré des gourous pendant vos voyages ou si vous avez fréquenté des sectes.

En ce qui concerne les ashrams en Inde, apparentez-vous ça à des sectes, pensez-vous que c'est dangereux d'y passer du temps? Ceux qui connaissent ce phénomène ou qui en ont été assez proches, pouvez-vous témoigner?

Voici une vidéo dans laquelle une jeune hippie parle un peu des actions de sa secte :

www.youtube.com/watch?v=yAzD0CJQbeE

Merci pour vos réponses, ça me permettrait de mieux comprendre ce phénomène! Vous pouvez bien sûr me répondre en message privé si vous avez peur de dévoiler des choses trop personnelles).
Tour du Manaslu: tarif?
by Sewel68130 · 2019-04-04 · 30 replies
Bonjour

Avec mon compagnon nous allons partir pour le Népal dans deux semaines. Nous avons pris le même guide que son frère pour faire le tour des Annapurnas l'année dernière.

Il nous propose 1850 USD par personne... en regardant sur d'autres sites de trekeurs, je remarque que ce tarif est celui payé pour deux personnes en moyenne... soit moins de 1000€ par personne.

Est-ce que nous sommes en train de nous faire arnaquer? Si on peut parler d'arnaque (nous ne partons pas avec une agence afin de verser la totalité de l'argent au guide et aux sherpas). Il faut savoir que nous serons que deux personnes.

Quel est votre avis? Avez-vous des guides à nous conseiller?

Merci d'avance,

Vanessa
Augmentation des frais de visa pour l'Inde
by VoyageForum · 2019-02-26 · 27 replies
Encore une fois l'Inde augmente ses frais de visa. Une demande de visa (toutes catégories confondues) coûte désormais 25 € de plus, soit 130 € pour les touristes et 190 € pour les voyageurs d'affaires. Lire la suite...
Discussion autour du thème du mois de janvier 2019: "Que la montagne est belle"
by Montagnard74 · 2019-01-01 · 233 replies
Comme dirait Solene, pour le « n’importe quoi, tout ce que vous voulez », C’est ici que ça se passe 😛
Photo: votre "best of" 2018
by Pierre · 2018-12-02 · 494 replies
L'année 2018 touche à sa fin. Ayant subi de multiples pressions 😉, je lance cette nouvelle discussion faisant honneur à vos/nos meilleurs clichés de l'année 2018.

Quelques principes: - 10 photos numérotées maximum par membre (le Best Of, le Top 10, la crème de la crème...) postées dans un ou plusieurs messages - Photos prises en vadrouille ou voyage en 2018 - Ce n'est pas un concours (pas de vote) mais un partage de photos pouvant être soumises aux critiques et autres commentaires positifs et négatifs de la communauté 😉.

En répondant à ce message, vous acceptez les conditions générales d'utilisation et le fait que quelqu'un puisse aimer ou pas votre photo 🙂

A vos disques durs !
L'Iran, encore et encore, dans sa partie est, et sud
by Asafar · 2018-11-22 · 8 replies
bonjour

je viens juste de revenir de mon troisième voyage en iran , sur un mois et demi , en individuel(le) . Un de mes objectifs était de mieux m'exprimer en persan , un autre de découvrir une région souvent méprisée (par les iraniens eux mêmes), réputée dangereuse , le sistan balouchistan, pour laquelle je n'avais que tres, très peu d'informations

partager ce voyage c'est aussi le prolonger , alors je vous en livre des éléments tant pratico-pratiques que plus genéraux :

Je suis partie avec un aller simple (110 e Marseille teheran avec escale a istanbul et même prix au retour) et ai pris mon retour 10JRS avant la date pressentie. j'avais fait visa electronique, ce qui m'a valu sur place quelques déboires (policier , hoteliers qui cherchent un visa tamponné sur mon passeport et qui ne trouvant que celui de l'an dernier me disent que je suis en situation irregulière!)

Mes trajets sur place ont été faits en bus pour la plupart, dont deux fois de nuit , savaris, taxi dar baste quand impossible de faire autrement. j'ai pris 4 fois un vol intérieur avec iran air : le plus cher m'a couté 16 euros (shiraz-tehran) et a chaque fois cela a été impeccable.

pour ne plus y revenir je vais lister ce qui m'a importuné , déplu, agacée, énervee (oui , oui j'ai laché quelques "connard")

- la vie de piétonne ou j'ai parfois eu bien des frayeurs malgré ma vigilance d'où les insultes et son corollaire la manière de conduire des iraniens - le comportement de bon nombre de chauffeurs de taxi officiels ou" snapchatisés " quant au prix annoncé et prix demandé en fin de course

- la misère que j'ai bien perçue cette fois, au sistan balouchistan notamment mais aussi à teheran , la mendicité , les sans abris qui allument des feux la nuit . la peine des petits boulots liés au baszar de teharan et les conditions d etravail a la "zola"

-la demande de dollars de beaucoup de gens "ordinaires"

- le nombre de conversations entendues portant sur le prix des choses et les taux de change

- le fait que les commerçants n'offrent plus sur les marchés (sauf une fois) , la petite grappe de raisin , ou les 2 tomates… alors qu'auparavant on me disait "boro, boro" ( va !)

-la predominance du fast food, que j'avais déjà constatée l'an dernier

- et le riz (mais cela est de ma responsabilité de voyager en iran alors que je n'aime pas trop ni le riz ni le thé)…

FIN PROVISOIRE

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