Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens….
Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Comme le fameux et international spaghetti bolognaise ?
La vraie recette locale est celle du ragù alla bolognese, une sauce à base de coulis de tomate, d'oignons et de plusieurs viandes dont du bœuf, de foie, voire de porc, de poulet, de lapin.
Et elle ne se sert pas avec des spaghetti (plus, eux, d'origine napolitaine) mais avec des tagliatelles, des lasagnes ou de la polenta, ingrédient vraiment plus Italie du Nord.
L'internationalisation (passage obligé par les Amériques) en a détourné les fondements même de la recette traditionnelle bolonaise (meilleure traduction de « de Bologne »).
Un autre jour je vous parlerai de la Combinazione servie dans les restaurants de Montréal.
Georges G.
(Mes commentaires et mes photos sont issus de mon vécu réel,
mes peintures, elles, de mes souvenirs fantasmés)
Merci pour cette première intervention. C'est sympa de se pencher sur la gastronomie en premier! 🙂 Et bien vu, ce commentaire sur l'usage de la sauce Bolognaise. 😛 Comme j'ai des origines (partielles) en Italie du nord, j'y suis sensible ! 😉
Sur cette lignée, on pourrait citer les "french fries" des anglo-saxons, alors que nous savons tous que les frites sont l'apanage de la Belgique …. j'espère que ça ce n'est pas un mythe!
Merci pour cette première intervention. C'est sympa de se pencher sur la gastronomie en premier! 🙂 Et bien vu, ce commentaire sur l'usage de la sauce Bolognaise. 😛 Comme j'ai des origines (partielles) en Italie du nord, j'y suis sensible ! 😉
Sur cette lignée, on pourrait citer les "french fries" des anglo-saxons, alors que nous savons tous que les frites sont l'apanage de la Belgique …. j'espère que ça ce n'est pas un mythe!
Avec mes excuses, je me rends compte que je me suis déjà placé hors sujet. Les frites, je ne vois pas tellement ça comme un mythe touristique à vrai dire!
Dans le registre musical, il y a le cor anglais, qui n'est ni un cor, ni anglais.
Oui, je sais c'est encore hors sujet, mais tant pis 😛
Alors pour revenir au registre touristique, je crois que le mythe de la vahiné envahit toujours et encore les catalogues des TO qui vendent la Polynésie!
Dans le registre musical, il y a le cor anglais, qui n'est ni un cor, ni anglais.
Oui, je sais c'est encore hors sujet, mais tant pis 😛
Alors pour revenir au registre touristique, je crois que le mythe de la vahiné envahit toujours et encore les catalogues des TO qui vendent la Polynésie!
Que ce soit hors sujet, ce n'est pas grave, nous pouvons bien élargir la discussion. Nous avons bien le temps de bavarder d'une façon informelle, avec le confinement!
Sympa de mentionner le cor anglais. Je lis qu'il s'agit d'une sorte de hautbois et que c'est originaire de Silésie. Comme appellation trompeuse, c'est fort!
Le mythe de la vahiné : ah, ça c'est intéressante et ça nous ramène bien au tourisme. S'agit-il du mythe selon lequel les Tahitiennes seraient particulièrement jolies? Les peintures de Gauguin (ce grand "coquin") y sont peut-être pour qqc.
Je ne connais rien de Tahiti, à vrai dire, mais j'ai assisté aux danses Hawaiennes dont les Américains semblent être très friands : femmes porteuses de tutus en feuilles de je-ne-sais-pas-quoi et se trémoussant sur roulements de tambours tonitruants. C'est aussi Polynésien et ça doit avoir quelque part des affinités avec Tahiti (?). Ces danses "Hawaiennes" sont peut être aussi un mythe touristique entretenu pour une audience essentiellement anglo-saxonne et Asiatique (grand nombre de Chinois et autres se rendent à Hawai pour s'y marier).
On peut élargir ça au mythe de la "jolie femme exotique". Allez, j'ai lancé le pavé dans la mare! 😉
C'est aussi Polynésien et ça doit avoir quelque part des affinités avec Tahiti (?)
Absolument, l'espace culturel polynésien, s'inscrit dans un vaste triangle dont les sommets sont Hawaï, Rapa Nui, autrement dit l'île de Pâques (autre mythe, soit dit en passant) et Aotearoa, le nom polynésien de la Nouvelle-Zélande (pour laquelle j'ai commis un carnet sous forme d'abécédaire)
Peut-être Gauguin a-t-il contribué à la construction de ce mythe:
Pour Gauguin, la femme maorie, « C’est l’Eve après le péché, pouvant encore marcher nue sans impudeur, conservant toute sa beauté animale comme au premier jour ».
Ce sont plutôt les navigateurs et les écrivains des XVIIIe et XIXe siècles qui ont créé le mythe.
Étienne Marchand, un navigateur français méconnu, était parti de Marseille pour un tour du monde commercial (évidemment avec un nom pareil! 😉). Il fut le premier à débarquer dans le groupe Nord des Marquises, qu’il baptisa « Iles de la révolution », sans savoir qu’il fut précédé de quelques semaines par l’Américain Ingraham. Mais celui-ci qui les nomma « Iles Washington » ne mit pas pied à terre. A Ua Pou, le 22 juin 1791, il prend prit possession de ces îles « au nom de Sa Majesté Louis XVI, Roy des Français », ignorant évidemment que ce dernier avait été arrêté la veille à Varennes !
Voici ce qu'il écrit dans son journal de bord lors de son escale à Tahuata:
« Je crus devoir les empêcher de monter à bord, mais il me fut impossible d’y parvenir, car, quand on en chassait une d’un côté, il en entrait quatre d’un autre, tant elles sont habiles à grimper. D’ailleurs, ayant cru apercevoir que cela ferait plaisir aux naturels, je leur en donnai la permission. Il se passa alors des scènes dans l’entrepont et dans tous les coins du navire, sur lesquelles je tire le rideau. Pour se les représenter, on n’a qu’à se figurer de voir quarante à cinquante jeunes Français, entourés de jolies femmes, après une navigation de six mois; et certainement le plus facile n’était pas de se contenir soi-même. »
Herman Melville dans son roman, Typee (1946):
« Du sommet moussu des larges pierres disséminées ça et là, les naturels se jetaient à l’eau, plongeant et filant entre deux eaux dans toutes les directions : les jeunes filles, tels des lièges, rebondissaient dans l’air, révélant leur nudité jusqu’à la ceinture, avec leurs longues tresses sautant sur leurs épaules, leurs yeux brillants comme des gouttes de rosée au soleil, et leur rire joyeux éclatant à chaque incident drolatique ».
Ce mythe de la Polynésienne vue par les Européens et plus largement les Occidentaux, fut battu en brèche par une écrivaine tahitienne contemporaine, dont j'ai oublié le nom.
ce qu'on appelle sauce bolognaise , ragù en Italien , est la façon la plus courrante d'assaisonner les pâtes en Italie ( surtout de Rome aux Alpes soit les 2/3 de la population ( j'ai fait des centaines de repas en famille en Italie , j'ai rarement mangé les pâtes autrement ) ; en général , jamais avec des spaghetti
chaque région , chaque village , chaque famille a sa recette ; le ragù bolognese est un de ces innombrables ragù ; voici le lien vers la recette officielle déposée à la chambre de commerce de Bologne
https://www.aifb.it/calendario-del-cibo/giornata-nazionale-del-ragu-alla-bolognese/
un conseil si vous allez en Italie : si au menu d'un resto il y a écrit pates à la bolognaise , fuyez , c'est un resto à touristes
Je vais te décrire ce qu'on m'a proposé à Montréal dans un restaurant « typiquement italien » rue Drolet (j'ai nommé Elio Pizzeria).
Le plat se nomme lui La Combinazione, laquelle te sert, dans une même assiette, une moitié de pizza et le reste rempli de spaghetti bolognaise.
Quant aux pizzas (pizze) ils te permettent de la choisir mince ou épaisse (je parle de l'épaisseur de la pâte),
Tout cela nous éclaire sur l'image que peuvent avoir les Américains du Nord de la cuisine italienne.
Quand j'ai raconté mon aventure culinaire à la belle famille de mon fils à Sienne, je te laisse imaginer la réaction qu'ils ont eue.
Georges G.
(Mes commentaires et mes photos sont issus de mon vécu réel,
mes peintures, elles, de mes souvenirs fantasmés)
Peut-être Gauguin a-t-il contribué à la construction de ce mythe:
Pour Gauguin, la femme maorie, « C’est l’Eve après le péché, pouvant encore marcher nue sans impudeur, conservant toute sa beauté animale comme au premier jour ».
Ce sont plutôt les navigateurs et les écrivains des XVIIIe et XIXe siècles qui ont créé le mythe.
…..
Ce mythe de la Polynésienne vue par les Européens et plus largement les Occidentaux, fut battu en brèche par une écrivaine tahitienne contemporaine, dont j'ai oublié le nom.
Super intéressante, cette discussion sur le mythe de la vahiné, déjà créé par les navigateurs du 17-ème siècle (précurseurs malgré eux du tourisme!), donc, et renforcé sans aucun doute par Gauguin. Un de ses tableaux dit tout : il s’intitule « Vahine no te vi », ce qui est traduit par « Femme avec une mangue ». Et un autre tableau «Merahi metua no Tehamana » (« Les ancêtres de Tehamana »). Il s’agit de Teha'amana la « femme » de 13 ans ( !!!) de Gauguin, avec laquelle il eut un enfant.
« Vahine » veut dire « femme » en Tahitien.
Une digression, si vous me le permettez. Je me demande si le mot « tua » (dans « metua » ci-dessus) veut dire « ancêtre » ? Les langues Polynésiennes sont parentes des langues parlées dans l’archipel Indonésien – il s’agit des langues Malayo-Polynésiennes – et je verrais peut-être un rapprochement avec les « tau-tau », ces figurines du culte des morts de Tana Toraja, à Sulawesi. J’avais vu plusieurs « fêtes des morts » à Tana Toraja, il y a 40 ans, c’était hallucinant. Voir l’article ci-dessous et les deux photos montrant ces figurines.
Ce deuxième tableau de Gauguin se référerait-il à un culte des ancêtres présent en Polynésie ? Cela ne m’étonnerait pas. Je note aussi au passage que Chantal Spitz (j’ai visionné sa vidéo, très bien) souligne la place importante accordée aux femmes dans la société Tahitienne. Je crois qu’elle utilise le mot « matriarcal ». Culte des ancêtres, société matriarcale : il y a des échos avec d’autres cultures à travers l’Asie du sud-est. Par exemple, la culture Lao qui prédomine dans le nord-est de la Thailande (et que je connais bien) est encore de nos jours très « matri-centrale », et il y a sans le moindre doute un culte des ancêtres sous-jacent aux célébrations de Songkran.
Revenons au mythe de la vahiné. Comme le dit Chantal Spitz, « ça fait vendre la Polynésie aux touristes. C’est une marchandise. C’est pour attirer le client. Le pire, c’est que les Polynésiens eux-mêmes finissent par se conformer au mythe et même à y croire ».
Chantal Spitz met en doute les récits des navigateurs comme quoi les femmes Polynésiennes aient pu être attirées par les marins Européens. Soit, c’est une façon de saper le mythe. On peut saper le mythe d’une autre façon : si on voit le physique des femmes, vers la fin de la vidéo, et si on jette un nouveau regard sur les tableaux de Gauguin, on doit aussi dire que ces femmes ne sont pas exactement « fines » - qu’on me pardonne ma franchise. On ne retrouve pas vraiment le physique « idéal » du mythe.
Ce qui m’amène au mythe plus général de la « jolie femme exotique ».
Commençons par l’Asie du sud-est : les Indonésiennes ont souvent un physique lourd et pataud les Malaises de Malaisie (donc, ni les Chinoises ni les Indiennes de ce pays) sont parmi les femmes les plus moches et les plus obèses que j’aie jamais vues (j’ai vécu à Kuala Lumpur); une bonne proportion des Thaïlandaises sont courtaudes et ont des visages tout à fait banals, sans parler de l’obésité de plus en plus fréquente.
Passons à l’Amérique Latine. On dit tant de choses des Colombiennes. Ayant parcouru le pays pendant 5 semaines, je peux compter sur les doigts d’une main les femmes vraiment attirantes que j’y ai vues. Curieusement, c’est en Inde que j’ai vu la seule Colombienne que je qualifierais de jolie (récemment dans un restaurant à Varanasi, une jeune femme absolument éblouissante, moi et mes amis nous en étions bouche bée). Je suis allé plusieurs fois à Rio : je n’y ai jamais vu une seule belle femme.
Vlan, je vais me faire massacrer, j’en suis sûr ! Mais voyez-vous, je n’ai pas l’habitude de cacher mes opinions.
Ce sont toujours les personnes les plus physiquement plaisantes qu'on affiche sur les pages destinées aux touristes….. Une fois sur place, ou on déchante en voyant la réalité, ou on s'enferme dans un microcosme artificiel, une espèce de Disneyland qui sert aux touristes exactement les cartes postales qu'ils voulaient voir.
Dans la série mythe qui s’effondre, mon mari a failli faire une attaque lors de notre 1 er jour sur une plage de Rio.
Il n'avait pas vraiment imaginé les Brésiliennes si pulpeuses 😛
Bonjour Christelle,
Bien vu, ça, les femmes sur la plage à Rio! "Pulpeuses", hahaha! J'adore l'ironie! 🙂
C'est tout à fait la réalité. J'en ai parlé en longueur dans mon message précédent.
Combien de fois on tombe, quand on navigue sur le net, sur des affirmations du genre "les plus belles femmes d'Amérique Latine sont les Brésiliennes, ou les Colombiennes". On prend vraiment les gens pour des imbéciles! 😠
ce qu'on appelle sauce bolognaise , ragù en Italien , est la façon la plus courrante d'assaisonner les pâtes en Italie ( surtout de Rome aux Alpes soit les 2/3 de la population ( j'ai fait des centaines de repas en famille en Italie , j'ai rarement mangé les pâtes autrement ) ; en général , jamais avec des spaghetti
chaque région , chaque village , chaque famille a sa recette ; le ragù bolognese est un de ces innombrables ragù ; voici le lien vers la recette officielle déposée à la chambre de commerce de Bologne
https://www.aifb.it/calendario-del-cibo/giornata-nazionale-del-ragu-alla-bolognese/
un conseil si vous allez en Italie : si au menu d'un resto il y a écrit pates à la bolognaise , fuyez , c'est un resto à touristes
Bonjour Michel,
Je vois que tu as des affinités avec l'Italie du nord. Moi aussi 🙂. Effectivement, ce n'est pas le pays des spaghetti. Plutôt le riz : le fameux risotto; la polenta; et des pâtes bien sûr, comme la pasta sciutta ( la pasta "sèche" Piémontaise).
On va dire qu'il reste le fantasme de la fesse dénudée Georges avec les strings partout, mais je dirais que des fois, la suggestion c'est mieux que l'affichage 😛!
J'ai cru percevoir que c'est aussi une question de classe sociale !
Cette photo a été prise sur la plage de Leme, quartier assez populaire.
À Copacabana, juste à côté, c'est déjà plus chic (et plus mince !!)
Et quand t'arrives à Ipanema, ben les top canons, elles sont là, avec la bourgeoisie locale 😉.
Bon pareil j'ai tout faux, je n'ai fait qu'un petit passage mais c'est vraiment l'impression qu'on a eu avec mon mari !
Bonne journée
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Je vais te décrire ce qu'on m'a proposé à Montréal dans un restaurant « typiquement italien » rue Drolet (j'ai nommé Elio Pizzeria).
Le plat se nomme lui La Combinazione, laquelle te sert, dans une même assiette, une moitié de pizza et le reste rempli de spaghetti bolognaise.
Quant aux pizzas (pizze) ils te permettent de la choisir mince ou épaisse (je parle de l'épaisseur de la pâte),
Tout cela nous éclaire sur l'image que peuvent avoir les Américains du Nord de la cuisine italienne.
Quand j'ai raconté mon aventure culinaire à la belle famille de mon fils à Sienne, je te laisse imaginer la réaction qu'ils ont eue.
Bonjour Georges!
Ayant quelques ascendances Italiennes (Piémont) et ayant de la famille aux USA, je sais combien les Américains ont pu déformer la cuisine Italienne. Les pizzas "deep pan" des Américains sont une hérésie, une abomination! Le pire, ce sont des cousins Italiens qui me l'avaient raconté, des parents Italo-Américains en visite leur avaient exprimé leur déception de ne pas trouver la cuisine en Italie à la hauteur! 😠
Les spaghetti, la pizza : ça existe bien mais on en a fait des mythes aussi, c'est sûr!
Comme les "tacos" Mexicains. N'ouvrons pas la page sur une autre abomination : la cuisine "Tex-Mex" ….. 😕
J'ai cru percevoir que c'est aussi une question de classe sociale !
C'est juste je pense. Qu'il faille chercher dans les milieux sociaux raréfiés pour trouver ses "cartes postales", ça prouve bien qu'il s'agit de mythes!
C'est comme le mythe des "meilleures cuisines du monde". Un jour, un collègue Anglais m'avait dit, parlant de l'Espagne, que c'est l'une des meilleures cuisines au monde. Hein? Je ne veux blesser personne, j'adore l'Espagne et je trouve qu'on y mange assez bien pour pas trop cher. Mais "l'une des meilleures au monde"???? Il se trouve que ce collègue, lui, allait toujours dans des restaurants super huppés, du genre 100 Euros pp ou plus. Comment peut-on prendre ça comme représentatif du pays?
Même remarque pour la cuisine Portugaise, d'ailleurs…..
Avec tout ce qui a déjà été discuté sur ce poste, je crois qu'on peut commencer à résumer. Ces mythes (pas toujours touristiques à proprement parler) dérivent du besoin très humain de s'illusionner, de rêver, et donc d'embellir. Et de là à déformer la réalité, il n'y a qu'un pas.
on reste dans le mythe ; les pâtes , le risotto ; ça c'est l'entrée ( en concurrence avec la soupe ) , même dans une cantine d'école maternelle ou un refectoire de prison ; la suite est inconnue hors d'Italie à part l'osso bucco et les escalopes milanaises , autre mythe d'ailleurs puisqu'à Milan on fait des côtelettes milanaises , pas des escalopes ; et l' escalope milanaise accompagnée de pâtes dans les restos pseudo italiens de France , c'est aussi comique que la combinazione canadienne
ce qu'on appelle sauce bolognaise , ragù en Italien , est la façon la plus courrante d'assaisonner les pâtes en Italie ( surtout de Rome aux Alpes soit les 2/3 de la population ( j'ai fait des centaines de repas en famille en Italie , j'ai rarement mangé les pâtes autrement ) ; en général , jamais avec des spaghetti
chaque région , chaque village , chaque famille a sa recette ; le ragù bolognese est un de ces innombrables ragù ; voici le lien vers la recette officielle déposée à la chambre de commerce de Bologne
https://www.aifb.it/calendario-del-cibo/giornata-nazionale-del-ragu-alla-bolognese/
un conseil si vous allez en Italie : si au menu d'un resto il y a écrit pates à la bolognaise , fuyez , c'est un resto à touristes
Bonjour Michel,
Je vois que tu as des affinités avec l'Italie du nord. Moi aussi 🙂. Effectivement, ce n'est pas le pays des spaghetti. Plutôt le riz : le fameux risotto; la polenta; et des pâtes bien sûr, comme la pasta sciutta ( la pasta "sèche" Piémontaise).
on reste dans le mythe ; les pâtes , le risotto ; ça c'est l'entrée ( en concurrence avec la soupe ) , même dans une cantine d'école maternelle ou un refectoire de prison ; la suite est inconnue hors d'Italie à part l'osso bucco et les escalopes milanaises , autre mythe d'ailleurs puisqu'à Milan on fait des côtelettes milanaises , pas des escalopes ; et l' escalope milanaise accompagnée de pâtes dans les restos pseudo italiens de France , c'est aussi comique que la combinazione canadienne
Je crois que nous avons ouvert une grande page sur les mythes gastronomiques. Peut-être faudrait-il placer ça dans la rubrique "Cuisines du Monde" (si elle existe encore).
Sur cette lignée, il y a un énorme mythe, celui du croissant Français. Combien de fois les étrangers retombent sur ce fantasme. Beaucoup croient vraiment que les Français mangent des croissants tous les jours au petit déjeuner.
C'est aussi un mythe touristique, ça émoustille les gens de rêver à leurs visites en France, passées ou futures, et de s'imaginer à déguster des croissants sur une terrasse!
J'ai vu ça aussi dans l’État de Bahia. Davantage de chair que de textile (ce doit être un produit cher au Brésil?)! 😎
Pourtant ce pays est champion du monde en matière de chirurgie esthétique et de culte du corps! Un autre mythe?
A contrario, en Iran, un pays où elles sont en théorie "super-emballées", les femmes sont généralement très belles et ne dissimulent JAMAIS, leur visage délicatement maquillé, même en tchador, contrairement à certains pays, par exemple en Inde où nous avons croisé de nombreuses femmes musulmanes en niqab. Le tchador noir recule drastiquement dans les villes iraniennes en faveur du hidjab, le voile "islamique" laissant de plus en plus apparaître la chevelure et qui tend à devenir un accessoire de mode et de coquetterie.
Certaines Iraniennes se laissent volontiers photographier, mais bien entendu je ne publierai pas de photo ici!
Hidjab fantaisie en Iran versus voile intégral au Maharashtra.
Encore un mythe à déconstruire?
Pour changer de la nourriture (je ne sais pas si le champignons de Paris a été signalé, mais voilà)... le vestimentaire, avec le fameux béret !
Beaucoup d'étrangers ont cru , ou pensent encore , que ce béret était le chapeau français. Certes il a été remis à la mode à différentes périodes et je crois plus récemment par Jean-Paul Gaultier.
Il paraît qu'il fut connu d'abord en Grande-Bretagne par les marchands d'oignons bretons originaires du Leon, surnommés les Johnnies, qui partaient sillonner le Sud de la Grande-Bretagne poussant même jusqu'au Pays de Galles à vélo pour vendre leur marchandise. Et ils portaient en général le béret.
De là partit le bruit que c'était le chapeau traditionnel du paysan breton ! Cliché !
Les paysans bretons portaient , comme chacun sait 😉 un chapeau rond à large rebord plus ou moins différents selon les endroits.
Le marin-pêcheur lui portait souvent la casquette de marin , d'autres au début du siècle dernier portaient effectivement le béret, mais c'était le béret basque , la "galette" comme ils l'appelaient , à large rebord dans lequel ils pouvaient y ranger leur bout de tabac à chiquer (car bien difficile alors de fumer à bord de leurs pinasses).
Non la mode du b��ret est aussi arrivée en Bretagne par la France il me semble , d'après ce que je lis sur Wikipédia sous Napoléon III, et il y avait donc quelques-uns en Bretagne qui le portaient plus tard . Il faut citer le béret des fusillers marins (Dixmude), bien que ceux là avaient un pompon il me semble.
Les Johnnies furent de ceux-là à le porter, pour la simple et unique raison qu'ils trouvèrent qu'il tenait au chaud la tête et surtout parce qu'il tenait très bien au vent à vélo !
Les Grand-Bretons pensèrent donc que tous les Français portaient le béret, et peut-être même que pas mal de Français ensuite finirent par le croire aussi.
Effectivement car de fait, il fut à la mode à Paris, on le vit au moins à deux époques différentes ainsi: béret+marinière. Un look un peu artiste, d'ailleurs je crois avoir vu de vieilles photos des peintres de l'école de Pont-Aven ainsi. J'ai eu vu une photo de groupe , années 25-30 de mon grand-père et ses copains ainsi, mais c'était pour le Mardi Gras !
Puisse cette longue réflexion te laisser assez de temps pour terminer ton beau carnet sur le Mexique!
le mythe de la vahiné, déjà créé par les navigateurs du 17-ème siècle (précurseurs malgré eux du tourisme!)
Non, à l'exception d'Álvaro de Mendaña qui découvrit fortuitement les Marquises dès 1595, les grandes expéditions d'exploration du Pacifique eurent lieu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle:
1767: Samuel Wallis
1768: Bougainville
1769, 1773, 1777: voyages de James Cook
1791: George Vancouver
A propos de Gauguin.
Chantal Spitz, dans son engagement pour lutter contre les clichés sur la Polynésie française n'a pas de mots assez durs contre Gauguin. Je trouve cependant qu'elle y va un peu fort dans ses critiques!
http://ile-en-ile.org/chantal-spitz-heritage-confrontation/
On peut penser ce que l'on veut de l'artiste, mais on doit lui reconnaître qu'il a participé, consciemment ou non, à la renaissance marquisienne, dans la mesure où la culture des Marquises avait fortement mise à mal par l’administration coloniale et surtout l’Église catholique.
D'emblée il se démarqua des autres blancs, comme en témoigne sa « Maison du jouir » qu’il fit fabriquer avec des matériaux locaux. Il se mit aussi en marge de la société européenne. Pour les habitants d’Atuona, c’était un farani (un Français) différent, défendant l’indigène contre le pouvoir colonial et l'Eglise, d’où les nombreux conflits qui l’opposaient à ces deux institutions. Précurseur, Gauguin s’intéressait à l’art maori dans lequel il avait observé « un art très avancé de la décoration ». Gauguin a en quelque sorte participé à une prise de conscience qui a permis aux « Derniers Sauvages » de ne pas mourir, et à la mémoire marquisienne de secouer ses cendres.
Il y a un petit musée dédié à Gauguin et une reconstitution de la Maison du Jouir à Atunoa sur l'île d'Hiva Oa, où il repose aux côtés de Jacques Brel. Mais aucune œuvre de l'artiste dans ce musée n'y est exposée. Pourtant Gauguin avait donné à ses amis marquisiens des croquis et des tableaux. Aucune œuvre n'a été conservée, les insulaires considérant que cela n'avait aucune utilité. Bien des descendants doivent aujourd'hui regretter l'attitude de leurs ancêtres!
Matriochkas
Quel souvenir ramène-t-on d'un voyage en Russie?
Des poupées russes, pardi! Des matriochkas. On en voit dans tous les lieux touristiques !
Mais...
On les croit héritières d’une longue tradition artisanale russe, en réalité elles sont d’origine japonaise.
On les croit fabriquées par des artisans russes. C’est vrai si l’on y met le prix, dans le cas contraire, il y a de fortes chances qu’elles aient été importées de Chine !
le mythe de la vahiné, déjà créé par les navigateurs du 17-ème siècle (précurseurs malgré eux du tourisme!)
Non, à l'exception d'Álvaro de Mendaña qui découvrit fortuitement les Marquises dès 1595, les grandes expéditions d'exploration du Pacifique eurent lieu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle:
…..
A propos de Gauguin.
Chantal Spitz, dans son engagement pour lutter contre les clichés sur la Polynésie française n'a pas de mots assez durs contre Gauguin. Je trouve cependant qu'elle y va un peu fort dans ses critiques!
...
Merci pour cette correction: bien sûr, le 18-ème siècle!
A contrario, en Iran, un pays où elles sont en théorie "super-emballées", les femmes sont généralement très belles et ne dissimulent JAMAIS, leur visage délicatement maquillé, même en tchador, contrairement à certains pays, par exemple en Inde où nous avons croisé de nombreuses femmes musulmanes en niqab. …..
Certaines Iraniennes se laissent volontiers photographier, mais bien entendu je ne publierai pas de photo ici!
Hidjab fantaisie en Iran versus voile intégral au Maharashtra.
Encore un mythe?
Quel mythe? Le mythe de "La femme musulmane en niqab"? Ou le mythe de "la femme Iranienne coquette et émancipée"?
Peut-être deux mythes en fait? Je peux répondre: ce ne sont pas des mythes, il y a beaucoup de réalité dans toutes ces observations que tu (vous?) faites. Le monde musulman ne se résume pas facilement. Il y a des différences énormes à tout point de vue entre tel et tel pays, et même entre telle et telle communauté. Prenons l'exemple de la Syrie (j'y ai vécu 6 ans). Je parle bien sûr de la Syrie "en temps normal", celle d'avant la guerre civile. Beaucoup de Syriennes, à Damas en tout cas, étaient très modernes, très émancipées et entre autres s'habillaient comme une femme s'habillerait en Europe, sans bien sûr les excès du genre "100 grammes de tissu pour cacher ses fesses". Et dans la même ville, dans les mêmes quartiers, nombre de femmes portaient des voiles noirs leur cachant entièrement le visage y compris les yeux.
Les mêmes contrastes de mentalité existent chez les Iraniennes (et les Iraniens), à cela près que leur environnement est beaucoup plus répressif et donc limite les facilités d'expression.
Je ne crois par contre qu'on puisse trouver une telle "modernité" chez les femmes musulmanes en Inde.
Pour changer de la nourriture (je ne sais pas si le champignons de Paris a été signalé, mais voilà)... le vestimentaire, avec le fameux béret !
…...
Bonjour Anne,
Alors là, oui, le mythe du "Français en maillot marin rayé, fine moustache sur la lèvre, clope au bec, le béret basque sur la tête, la baguette et les poireaux dépassant de son cabas"!
C'est sans doute un mythe touristique car il doit flotter quelque part dans le psychisme du touriste Anglo-saxon fantasmant sur son futur voyage en France. A Mettre au même niveau que le mythe du croissant.
Ces mythes ont été largement exploités dans la BD Française, dans SuperDupont de Lob et Gottlieb, très hilarant. Je donne une petite image du personnage. Rien qu'à voir ça, je pxsse de rire. 😉
Quel mythe? Le mythe de "La femme musulmane en niqab"? Ou le mythe de "la femme Iranienne coquette et émancipée"?
Ce n'est pas exactement ce que j'ai écrit:
Hidjab fantaisie en Iran versus voile intégral au Maharashtra
Encore un mythe à déconstruire?
Ce que voulais dire, c'est que les médias occidentaux condamnent le hidjab iranien, mais se voilent la face (si je puis dire!) quant au port du niqab dans les EAU ou en Inde.
Étonnant aveuglement médiatique...
On entretient donc le mythe d'un pays soi-disant arriéré (l'Iran), alors les femmes y ont plus de liberté, d'éducation et de place dans la société que dans la plupart des autres pays de la région!
Ce que voulais dire, c'est que les médias occidentaux condamnent le hidjab iranien, mais se voilent la face (si je puis dire!) quant au port du niqab dans les EAU ou en Inde.
Étonnant aveuglement médiatique...
On entretient donc le mythe d'un pays soi-disant arriéré (l'Iran), alors les femmes y ont plus de liberté, d'éducation et de place dans la société que dans la plupart des autres pays de la région!
A Bijapour (Karnataka, Inde du sud)
C'est bien vrai. Il y a une intox incroyable à propos de l'Iran. On peut parler ici d'un mythe à but politique.
OK, il y a beaucoup à redire sur la façon dont le pays fonctionne, mais la femme Iranienne est plus respectée que beaucoup de ses consoeurs musulmanes ailleurs. Elle est souvent bien éduquée aussi.
J'ai pu faire la différence de comportement:
- en Syrie, même dans un bon milieu social musulman, les femmes se tiennent à l'écart des hommes et n'entrent pas dans la discussion.
- chez les Iraniens, à 90% musulmans, les femmes n'hésitent pas à participer à la discussion et la dominent même parfois, au moins dans un bon milieu social.
Je suis passé à Bijapur. Je me rappelle avoir été confronté quand je visitais une mosquée par l'un des "fidèles", du fait de ma nationalité Française et de ce que "la France ne tolère pas le voile musulman". La discussion de 2 ou 3 minutes n'avait pas du tout été agréable.
« Isles fortunées », c’est le nom qui fut donné aux îles Canaries en référence à l’archipel mythique de l’Antiquité. Les humanistes et les navigateurs de la renaissance reprennent cette idée de l’existence supposée d’îles fabuleuses, d’un Éden biblique où les populations vivraient heureuses dans l’innocence et l’abondance des origines. Puis aux XVIIIe-XIXe siècles la littérature prit le relais : Paul et Virginie, Robinson Crusoé, l’île mystérieuse, l’île au Trésor, etc.
Parmi les valeurs véhiculées par la littérature, le tourisme et la publicité, il y a la quête de «l’ailleurs», de l’altérité, du dépaysement, au sens premier du terme, c'est-à-dire le besoin de sortir de son pays. Qui d’entre nous n’a pas rêvé d’avoir en poche un billet pour Tahiti, l'île de Pâques ou les Marquises, de préférence un aller simple pour le « paradis » ?
Il suffit de solliciter le moteur de recherche de VoyageForum sur les cinq dernières années pour s’en persuader :
Pour le mot « île » = près de 22 000 résultats
Effectuons des recherches sur deux pays touristiques à forte insularité : la Thaïlande et la Grèce
Thaïlande = 2 156 résultats sur cinq ans
Grèce = 1 144 résultats
Enfin pour« îles paradisiaques » = près de 1 000 résultats
On recherche même l’île « sauvage et sublime » !
https://voyageforum.com/v.f?post=5232351;search_string=ile%20sauvage%20et%20sublime
Et les guides touristiques ne sont pas en reste:
Sur la Thaïlande, Lonely Planet publie un guide "Phuket" et "Thaïlande: îles et plages"
Sur la Grèce, le Guide du Routard édite "Îles grecques et Athènes"
J’avais découvert les îles grecques lors de mon de mon premier voyage en Grèce qui remonte à l’été 1967, un voyage en mode routard et en auto-stop, un peu à la manière de Jacques Lacarrière dans « L'été grec », mais vingt ans après lui. J’avais, en revenant de Crète par le ferry, débarqué de bon matin, en compagnie d’un ami allemand de rencontre, sur l’île de Santorin. Nous avions emprunté à pied le chemin muletier pour grimper jusqu’au village de Fira, le chef-lieu, perché au-dessus de la falaise, puis nous nous étions rendus à l’auberge de jeunesse. Il n’y avait pas un chat dans les ruelles ce matin-là (ou plutôt si, il n’y avait que des chats !). J’ai un souvenir ému cette rencontre avec Santorin: un choc sensoriel, un site volcanique époustouflant, une harmonie de bleu, d’ocre-rouge et de blanc. Une île accueillante, comme il était de tradition d’accueillir le xenos, une île qui ne s’était pas encore tout-à-fait remise du terrible séisme de 1956, une merveille urbanistique cycladique, où le mode de vie local était encore préservé. Mais qu’a-t-on fait de Santorin ? Qu'a-t-on fait de ce site unique, avec ce téléphérique, ces hôtels avec piscine (sur une île aride !) au style pseudo-cycladique, ces bars "branchés", ces boutiques de luxe ? On en a fait une sorte de mise en scène à des fins touristiques, un pastiche des traditions cycladiques, une nouvelle Capri, un produit commercial!
Je lis parfois sur le forum « Grèce » des demandes de renseignements ayant trait à la recherche d’une île (je cite) "paradisiaque, préservée, authentique, tranquille". Ce fut sans doute possible dans un passé relativement lointain. Cela relève désormais du mythe. En effet les hôtels et les « rooms to let » poussent comme des champignons partout dans l’archipel hellénique, sans parler des boîtes de nuit comme à Kos, Rhodes ou Myknos. C'est un avis tout personnel, mais pour moi, après de nombreux voyages en Grèce, le charme des îles grecques n'opère plus.
L'île rêvée, mais difficilement accessible: la baie des Vierges à Fatu Hiva (îles Marquises)
Parmi les valeurs véhiculées par la littérature, le tourisme et la publicité, il y a la quête de «l’ailleurs», de l’altérité, du dépaysement, au sens premier du terme, c'est-à-dire le besoin de sortir de son pays. Qui d’entre nous n’a pas rêvé d’avoir en poche un billet pour Tahiti, l'île de Pâques ou les Marquises, de préférence un aller simple pour le « paradis » ?
….
Effectuons des recherches sur deux pays touristiques à forte insularité : la Thaïlande et la Grèce
Thaïlande = 2 156 résultats sur cinq ans
Grèce = 1 144 résultats
Enfin pour« îles paradisiaques » = près de 1 000 résultats
….
J’avais découvert les îles grecques lors de mon de mon premier voyage en Grèce qui remonte à l’été 1967 …..
Le mythe de l’île paradisiaque
Ouaaah ! Là, tu as mis le doigt dans le mille ! C’est peut-être bien le plus gros mythe touristique qui soit !
Je comprends parfaitement ton expérience de Santorin. Je pourrais calquer ton récit pour raconter mon premier voyage en Thaïlande, en 1981, avec un ami. Nous n’avions passé qu’une nuit sur Koh Samui, déjà à l’époque cela nous avait semblé gâté par le tourisme. Allant voir plus loin, nous étions arrivés sur Koh Pha Ngan. C’était alors encore un petit paradis. Les rares routes ne faisaient pas 3 mètres de large. On traversait des petits villages sans vraiment suivre un chemin particulier. On passait entre les maisons éparpillées sous les cocotiers, faites de bois, de bambou et de feuilles de cocotier tressées. Les habitants faisaient la sieste dans leurs hamacs. Nous avions passé une semaine sur une plage où une famille sino-thaïe louait 3 bungalows style «Robinson Crusoé». Nous mangions sous un grand auvent devant leur maison – bois, bambou, cocotier – et le soir nous jouions avec leurs enfants à la lueur des lampes de pétrole. 🙂
Une toute petite ville s’étirait le long d’une seule rue principale. En une semaine nous y avions vu un couple d’Américains. Nous avions aussi rencontré un Suisse Allemand qui louait à côté de nous. Aucun autre étranger. Deux jeunes Thaïes rencontrées sur la plage (et pas en maillot de bain, ça non !) nous avaient invités à leur rendre visite dans leur famille d’accueil, et d’y manger. Une famille Chinoise. Ces deux jeunes filles étaient des institutrices venues de Surat Thani et de Songkhla. Tout ça en toute gentillesse. Nous étions sur cette île comme sur une autre planète où le temps s’était ralenti. 🙂
Pour une semaine de paradis, ma note à moi se montait à 17 dollars. Je ne pouvais qu’imaginer ce qu’il y avait de griffonné en Thaï sur un quart d’A4 : « a mangé du poisson ce soir ; a demandé une portion supplémentaire de riz et une banane ; a loué aujourd’hui un masque et des palmes pour faire du snorkeling etc ». Des trucs de ce genre.
Il y a une quinzaine d’années, remontant du Karnataka vers Mumbai, je m’étais penché sur un guide au sujet de Goa qui se trouvait sur ma route. Où aller ? Je lisais une page sur Palolem, et j’avais alors eu la surprise de ma vie. Le guide disait « si vous croyez trouver l’atmosphère frénétique et la fête perpétuelle de Koh Pha Ngan, vous allés être déçus ». Hein ? Avais-je bien lu ? Koh Pha Ngan, devenu maintenant l’un des hauts-lieux du tourisme de masse, réputé pour ses full moon parties ? 😠😮
Je n'ose pas penser à ce qu'est devenu Palolem….. 😕
Goering disait, il paraît ? « quand j’entends parler de culture, je sors mon flingue ! ». Je peux le parodier : quand j’entends parler de « plage paradisiaque », je grince des dents et j’ai envie de hurler. A lire tous ces postes sur VF qui demandent conseil pour aller sur une île paradisiaque, j’ai des crampes et j’ai envie de vomir.
Le mythe a bien été utilisé commercialement. Pas seulement par les voyagistes mais aussi par les films. Le meilleur exemple est « La Plage » où joue Leonardo De Caprio. Demandez-vous pourquoi, dans le film, on impose le secret le plus strict aux résidents de l’île. C’est parce que si jamais qqn vous dit « va là-bas, c’est une île paradisiaque », et si vous y allez, vous ne serez ni les premiers ni les derniers et vous aurez détruit le paradis!
Il y a quatre ans en Thaïlande, nous avions jeté notre dévolu sur l'île de Ko Yao Noi en baie de Phang Nga, une île paisible habitée par une petite communauté musulmane d'une extrême gentillesse (j'ai d'ailleurs commis un petit carnet de voyage). Nous y avions passé un agréable séjour d'une semaine en fin de voyage, loin de l'agitation touristique.
Mais...
J'avais observé ici et là une certaine frénésie constructive qui n'augurait rien de bon. Je crains que cette île préservée jusque là ne finisse par perdre son âme, mais je préfère ne pas le savoir...
😏 😉 !
Merci! Vous allez compléter l'étude du béret en Chine😉. Mais déjà est-ce que le béret y est connu et vu comme marqueur français ? Les Chinois(es) en portent-ils des fois ou pas du tout ? Peut-être même en fabriquent-ils... ?!
Personnellement j'en ai un rouge du Pays Basque ! 😉
J'apprends justement que la Chine se déconfine , j'espère que ça se passe bien là-bas pour vous ?
Ici nous attendons des masques de Chine livrés par antonov en plusieurs vols jusque fin juin (2 milliards de masques en tout pour le moment), puisque comme nous n'en fabriquons plus nous connaissons donc une grave pénurie et craignons la coronisation . Les Américains nous ont déjà chipé un lot, c'est la bataille pour des masques en fait, tout le monde coure après !
Bon déconfinement si c'est le cas pour vous aussi, et prudence sans doute encore.
Le thème de l'île paradisiaque est en effet un mythe, mais parfois pas toujours.
Personnellement j'en ai connu une, privée , appartenant à l'époque aux descendants du poète Jean Richepin sur laquelle ne vivait qu'une seule famille à l'année, celle du gardien, et il se trouve qu'une de ses enfants était ma copine. J'ai ainsi pu profiter d'y passer du temps, de pouvoir jouer dans le fortin napoléonien, le phare, les blockhaus, le jardin exotique de Cora Laparcerie, et de profiter de ce terrain de jeu magnifique et magique, d'y jouer les pirates car elle fût le repaire d'un célèbre briguant lors des guerres de la ligue, lieu des amours de Tristan et Iseult selon la légende, de se baigner depuis la cale en été, enfin bref un lieu parfait pour l'imagination d'un enfant ! Et j'enviais parfois ma copine qui ne pouvait pas se rendre à l'école certains jours de mauvais temps, c'était mon île paradisiaque! Elle l'est encore en souvenirs, désormais elle appartient à la ville et les visites s'y font en groupe et cela m'avait tout drôle d'y retourner la première fois ainsi !
On est bien pénards sur certaines petites îles même habitées, hors saison, sans voitures, sans avoir besoin de fermer sa porte à clef, sans gendarmes... avec ou sans cocotiers !
.
Une toute petite ville s’étirait le long d’une seule rue principale. En une semaine nous y avions vu un couple d’Américains. Nous avions aussi rencontré un Suisse Allemand qui louait à côté de nous. Aucun autre étranger. Deux jeunes Thaïes rencontrées sur la plage (et pas en maillot de bain, ça non !) nous avaient invités à leur rendre visite dans leur famille d’accueil, et d’y manger. Une famille Chinoise. Ces deux jeunes filles étaient des institutrices venues de Surat Thani et de Songkhla. Tout ça en toute gentillesse. Nous étions sur cette île comme sur une autre planète où le temps s’était ralenti. Sourire
Tu caches des trucs là. A cette époque les jeunes institutrices thaïlandaises venaient brancher sur la plage les étrangers à moitié à poil? Et les invitaient chez elles? Elles enseignaient quoi les jeunettes ?😉
Pour une semaine de paradis, ma note à moi se montait à 17 dollars. Je ne pouvais qu’imaginer ce qu’il y avait de griffonné en Thaï sur un quart d’A4 : « a mangé du poisson ce soir ; a demandé une portion supplémentaire de riz et une banane ; a loué aujourd’hui un masque et des palmes pour faire du snorkeling etc ». Des trucs de ce genre.
Pas touristique. Mais tu loue un masque et des palmes pour faire du snorkling. Tradition locale sûrement. Sérieux. Et sans fumer des pétards tu en aurais pensé quoi de ton île paradisiaque. J'ai taillé la route à l'époque. Et tous les jeunes fonçaient dans les îles tropicales pour la fumette. Ils aimaient beaucoup la Thaïlande pour la snifette aussi. Ils restaient écroulés toute le journée. Le coup de la note d'hôtel sur un bout de papier j'ai connu ça en Inde.
Ton histoire. Le mythe du c'était mieux avant. Sans rancune. Je balance. C'est le sujet. Les mythes touristiques.
Il y a quatre ans en Thaïlande, nous avions jeté notre dévolu sur l'île de Ko Yao Noi en baie de Phang Nga, une île paisible habitée par une petite communauté musulmane d'une extrême gentillesse (j'ai d'ailleurs commis un petit carnet de voyage). Nous y avions passé un agréable séjour d'une semaine en fin de voyage, loin de l'agitation touristique.
Mais...
Je t'invite ( à ce sujet Thailande ) à consulter les carnets de jojoone1, qui sont une référence en la matière.
Tu caches des trucs là. A cette époque les jeunes institutrices thaïlandaises venaient brancher sur la plage les étrangers à moitié à poil? Et les invitaient chez elles? Elles enseignaient quoi les jeunettes ?😉
….
Pas touristique. Mais tu loue un masque et des palmes pour faire du snorkling. Tradition locale sûrement. Sérieux. Et sans fumer des pétards tu en aurais pensé quoi de ton île paradisiaque. J'ai taillé la route à l'époque. Et tous les jeunes fonçaient dans les îles tropicales pour la fumette. Ils aimaient beaucoup la Thaïlande pour la snifette aussi. Ils restaient écroulés toute le journée. Le coup de la note d'hôtel sur un bout de papier j'ai connu ça en Inde.
Ton histoire. Le mythe du c'était mieux avant. Sans rancune. Je balance. C'est le sujet. Les mythes touristiques.
Je crois que tu ne connais pas grand-chose de la Thaïlande.
Les jeunes institutrices ne venaient pas "brancher les touristes sur la plage". Il n'y avait pas foule de touristes, il n'y avait que 3 étrangers sur cette côte, moi, mon compagnon de voyage et le Suisse Allemand. Ces jeunes femmes se promenaient le long de plages pratiquement désertes et étaient tombés sur moi et mon ami, et nous n'étions pas "à moitié à poil". Elles nous avaient invités à visiter leur famille d'accueil, sans aucune autre intention dévoyée.
Mais peut-être n'as-tu jamais rencontré de Thaïlandais dans un contexte aussi simple et bon enfant?
Le fait qu'il y avait des palmes et des masques dans cette maison sur la plage. Je n'ai pas dit qu'aucun étranger n'était jamais venu sur cette île. Cette famille avait un commerce et savaient déjà que les quelques étrangers qui venaient chez eux pourraient être intéressés d'aller voir les coraux et les poissons.
Une famille Sino-Thaïe. L'homme était un Chinois Thaïlandais, la femme Thaïe pure. Tu connais les Chinois? Si un marchand Chinois quelque part dans un patelin perdu dans les montagnes d'Amérique du Sud voit un jour un voyageur arriver et lui demander s'il a telle ou telle pellicule photographique, c'est sûr il va en stocker pour élargir son commerce.
Quant à la fumette et à la sniffette, tu penseras ce que tu veux mais nous n'étions pas dans ce format là.
Mais je retiens l'idée du mythe c'était mieux avant. Bonne idée à explorer. Ma position est claire et nette à ce sujet: ce n'est pas un mythe. Je vais laisser à d'autres le soin d'élaborer.
Merci d'avoir partagé votre madeleine de Proust! 🙂
Bien sûr il existe encore quelques paradis insulaires. A chacun de les découvrir car ils ne sont pas forcément touristiques (cf le sujet) et vous avez eu raison de ne pas nommer l'île de votre enfance.
En Bretagne, l'île d'Ouessant a "son île", l'île de Keller. J'ai lu que ce lieu était utilisé par les jeunes Ouessantins au début du siècle dernier pour y emmener leurs petites amies pour plus d'intimité... 😉
On est bien pénards sur certaines petites îles même habitées, hors saison, sans voitures, sans avoir besoin de fermer sa porte à clef, sans gendarmes... avec ou sans cocotiers !
Oui, mais en saison cela peut se transformer en enfer pour les quelques habitants. J'imagine l'île d'Aix, une île paisible que j'avais découverte il y a une quarantaine d'années, en été aujourd'hui!
Merci d'avoir partagé votre madeleine de Proust! 🙂
Bien sûr il existe encore quelques paradis insulaires. A chacun de les découvrir car ils ne sont pas forcément touristiques (cf le sujet) et vous avez eu raison de ne pas nommer l'île de votre enfance.
Tout à fait (réponse à Anne aussi) !
Si je connais un coin vraiment sympa et pas encore noyé par le tourisme, je n'en soufflerai certainement pas un mot!
Mon petit coin de paradis dans le nord-est de la Thaïlande, je l'appelle "Bâan Nâawk" (j'adopte une transcription phonétique plus réaliste du Thaï que la transcription "officielle"). Personne ne trouvera ça en cherchant sur le net ou sur une carte. Ce pseudonyme est l'équivalent de "Trifouillis les Oies" ou "Pétaouchnoque". 😉
Je crois que tu ne connais pas grand-chose de la Thaïlande.
Je te l'avais bien dit, n'est-ce pas! 😉
https://voyageforum.com/v.f?post=9963211;a=9963211
Mais peut-être n'as-tu jamais rencontré de Thaïlandais dans un contexte aussi simple et bon enfant?
J'ai connu un contexte similaire avec une jeune fille sur une plage dans un petit patelin sicilien quand j'avais une vingtaine d'années: rencontre familiale et bon enfant. En revanche des nanas françaises se baladaient dans le village en maillot de bain. Les femmes du village se signaient à leur passage et proféraient des mots dans le dialecte local qui ne ressemblaient pas à des compliments! Comme quoi c'est bien le comportement des visiteurs qui est en cause le plus souvent dans les changements qui affectent les pays ou régions d'accueil.
A propos de la Thaïlande, en tant que résident et compagnon d'Y, une femme Thaï, tu es sans doute un des mieux informés sur ce pays.
Or j'ai vu dans ton profil que la moitié de tes carnets de voyage concerne la Thaïlande, notamment l'Isàán. Alors si ceux-ci sont de la même veine que celui sur le Mexique, je vais me dépêcher d'y aller faire un tour, d'autant plus que l'on a du temps maintenant, hein? 🙂
Je crois que tu ne connais pas grand-chose de la Thaïlande.
Je te l'avais bien dit, n'est-ce pas! 😉
https://voyageforum.com/v.f?post=9963211;a=9963211
Mais peut-être n'as-tu jamais rencontré de Thaïlandais dans un contexte aussi simple et bon enfant?
J'ai connu un contexte similaire avec une jeune fille sur une plage dans un petit patelin sicilien quand j'avais une vingtaine d'années: rencontre familiale et bon enfant. En revanche des nanas françaises se baladaient dans le village en maillot de bain. Les femmes du village se signaient à leur passage et proféraient des mots dans le dialecte local qui ne ressemblaient pas à des compliments! Comme quoi c'est bien le comportement des visiteurs qui est en cause le plus souvent dans les changements qui affectent les pays ou régions d'accueil.
A propos de la Thaïlande, en tant que résident et compagnon d'Y, une femme Thaï, tu es sans doute un des mieux informés sur ce pays.
Or j'ai vu dans ton profil que la moitié de tes carnets de voyage concerne la Thaïlande, notamment l'Isàán. Alors si ceux-ci sont de la même veine que celui sur le Mexique, je vais me dépêcher d'y aller faire un tour, d'autant plus que l'on a du temps maintenant, hein? 🙂
Oui, rien d'étonnant en effet. 😕
Si tu as le temps et si cela t'intéresse, j'ai aussi contribué un très long carnet intitulé Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, il y a une bonne dizaine d'années : histoire, anecdotes, interventions multiples etc, peut-être même des mythes (vrais ou faux), il y a de quoi s’occuper pendant des journées entières ! 🙂
voici le lien :
https://voyageforum.com/v.f?post=2833480;search_string=peuples%20de%20Chine
et comme ça débordait, VF m'avait conduit à ouvrir une deuxième partie:
Peuples de l'Asie (suite)
Perso je ne considère pas les matriochkas comme un mythe étant donné qu'elles existent vraiment et qu'elles font partie de la tradition russe. On est loin de l'exemple des spaghettis bolognaises au début de ce fil...
On peut toujours ergoter sur la véritable origine qui serait d'inspiration japonaise. Mais cela n'enlève rien au fait qu'elles ont été intégré à la culture et au savoir-faire russes. Les couleurs les plus courantes sont les mêmes que celles des fameux couverts en bois rouge et or https://www.google.com/search?q=vaisselle+russe
C'est comme dire que la tradition française d’œnologie est un mythe parce que le vin n'a pas été inventé en France...
Je me souviens encore de mon premier voyage en Russie en 2004. Dans la vieille Arbat de Moscou (avant q'elle devienne la rue aseptisée actuelle) j'avais acheté des magnifiques matriochkas faites la main pour une babouchka pour à peine 2 euros. Oui les temps changent, et vite. La Chine est devenue l'usine du monde pour fabriquer tout et n'importe quoi (on le voit malheureusement avec la crise de la Covid19) cela ne change rien aux "traditions" d'un pays.
« Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. » Victor Hugo
Au rayon des mythes du voyageur, je voudrais citer les pyramides de Gizeh en plein désert. Image d’Épinal de l'Egypte fantasmée. La grande pyramide est à moins de 200m des premiers immeubles du Caire. Et des nouveaux lotissements ont été construits en plein désert, côté Ouest des pyramides, si bien que celles-ci sont en fait encerclées par la ville.
A Dachour ou Saqqarah oui la vallée du Nil est à plusieurs km et le désert s'étend à perte de vue vers l'Ouest. Mais Gizeh quelle arnaque !
« Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. » Victor Hugo
Doit on fuir les sites touristiques? Depuis plus d’un an je surf sur les forums de voyages. Au début pour trouver des réponses à mes questions pour organiser…
Je me demande si les voyages ne deviendraient-ils pas du luxe??? Mise à part pour une certaine catégorie de gens fortunés... Ce serait un luxe de se payer un…
Mon ami honkongais m'a posé une question en voyant le forum: Pourquoi les étrangers aiment aller en chine???pourquoi il aiment la nouvelle chine? alors, pour…
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation…
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/