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Où repose Ivan?
by Zorba · 2018-10-11 · 99 replies
OÙ REPOSE IVAN ? (Voyage à Stalingrad)

Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.

VERS STALINGRAD

Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »

Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.

« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !

Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?

DEPART DE SAINT PETERSBOURG

Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.

J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !

Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).

Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?

Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :

« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)

A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.

Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.

Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.

Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.

A MOSCOU

Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.

Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!

Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !

Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Taux de change peso philippin - euro
by Pacolekine · 2018-09-28 · 23 replies
Bonjour! Le sujet a déjà été abordé maintes fois ici mais nous partons à 4 adultes aux Philippines en décembre. Et une question se pose alors que nous arrivons à Manille vers 22h et repartons le lendemain à 8h le matin. Faut il changer les euros ici ou à Manille, et ou pour un bon taux? Quand je regarde sur xe je suis à 63php mais les changes ici sont à 54-55... je trouve la différence énorme... on pensait changer le minimum ici pour le taxi et l’hotel Et changer le reste là bas des qu’on Peut, mais à Manille? Et ou? Merci d’avance pour vos lumières!!!
Le goût des autres
by Pondy · 2018-08-13 · 57 replies
20 mars, -2°, ça caille dans le Morvan. Moto prête, Homme et moi prêts ! 11 août, 36°, ça chauffe dans le Morvan. Vroummmm, on roule, on grimpe par les pays baltes, on traverse la frontière russe à Narva, vroummmm, on roule jusqu'à Vladivostok, bloumbloum 14 noeuds en ferry, voilà le Japon. Bopbopbop, pas marrant de rouler au milieu des voitures chihuahuas et duplos. Bopbopbop ferry 12 noeuds retour Vladivostok. Vroummmm adieu belle Russie, bonjour Finlande, vroummmm îles Lofoten, et vroummm Morvan. Carnet de voyage terminé !

Tout ça pour dire qu'au lieu de pelleter les mouches, aspirer les araignées, j'avais envie de crier le bonheur de ce voyage et livrer mon secret que beaucoup connaissent aussi. -Toujours écarquiller les yeux et d'autres regards s'écarquilleront en retour- -Toujours avoir les yeux qui frisent, et ce sera autant de regards qui friseront- -Toujours écouter son épuisement et rire d'avoir su dépasser la lassitude -Toujours écouter l'autre, les autres -Avoir la conscience aiguë que nous sommes minuscules sur notre belle Terre. - Revenir épuisés, ravis et profondément fiers et heureux d'avoir réussi notre équipée. -Dire à chacune et chacun que le voyage commence quand on ferme sa porte et qu'on ouvre toutes les autres portes de l'inconnu. Epicétout.
Chauffeur de qualité en Iran
by Ydomi · 2018-06-17 · 20 replies
Bonjour à tous, je reviens de 5 semaines en Iran du nord au sud de Téhéran jusqu'à Bam et Shiraz. Je me permet de vous signaler un chauffeur qui est, je pense le meilleur que j'ai eu depuis longtemps. Ses prix sont raisonnables, il ne connait pas tous les sites en Iran ( qui peut..) mais il est extrèememnt débroullard et en fai nous avons trouvé tout ce que nous cherchions y compri les leiux même pas connus des locaux! Il est disponible de quand ou veut le matin à quand on a fini le soir ( y compris tard). Nous avons fait plus de 4900 km en toute sécurité et parfois avons fini vraiment tard. Ne voulant pas dormir à Bam, pour des questions de sécurité il nous a trouvé au pied levé une nuit sous la tente dans le désert , ce qui fut une belle expérience.Il connait bien les restaurants, dit la vérité quand il ne connait pas et ne pousse pas à la consommation du tout. Bref je ferai mon prochain voyage en Iran avec lui et je ne saurais que trop vous le recommander. Son nom: Morteza Fazel et son tel : + 98 919 165 7897 (qui sert aussi pour le trouver sur Whatsapp) et son mail: Morteza Fazel A consommer sans modération. Vous pouvez me conatcter si besoin Dominique. PS: je ne suis pas une agence de voyage ..
Discussion autour du thème du mois de juin 2018: "Murs murs du monde"
by Kate · 2018-05-31 · 535 replies
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre car... pas de murs entre nous !! 😛

Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758

Les précédents concours c'est par là: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Maltraitance des ânes et mulets en Grèce
by DitesNon · 2018-03-04 · 88 replies
On m'a rapportée des scènes de maltraitance sur les ânes et mulets qui servent à Santorin pour porter les bagages des touristes .Les animaux recevoivent des coups de baton , ils sont déhydratés , parfois gravement malades , et ne recoivent aucun soin .

Les touristes ne dovent pas être complices de cette maltraitance et de cette cruauté .

S'il vous plait , si vous voyez un homme battre un animal , si vous voyez un animal agonisant de soif ou d'autres maladies , ne restez pas indiffférent , suggérez au muletier de faire reposer son animal , offrez-lui à boire et à manger .

Merci pour eux !
Rêves de voyages...
by Romi836 · 2018-03-03 · 54 replies
bonjour tout ses voyages nous font réver ! mais il est rare que les personnes qui les font nous disent combien cela a couté ??? donc on vient sur voyage forum pour rien !!! surtout quand on a pas une retraite de polititien !!😠
Liaison bateau nord Sulawesi - Philippines
by Jlgillet · 2018-02-27 · 26 replies
Je recherche un transport par bateau entre sulawesi et le sud des philippines Merci pour votre aide
Pourquoi tu esclavagises tes semblables
by Marcpatrickt · 2017-11-20 · 172 replies
Bonjour tout le monde Plus on semble avancer, plus l'homme devient de plus en plus impitoyable pour l'homme. Même la pensée de Hobbes selon laquelle l'homme est un loup pour l'homme semble trouver ses limites ici. Cette chaine CNN ouvre les yeux du monde sur un phénomène qui grandissait en sourdine et donc plusieurs pouvaient déjà être au courant. nous savons tous que l'esclavage existe encore et a encore des beaux jours devant, mais tout le monde est stupéfait de cette façon de vendre les esclaves à la criée comme de vulgaire objet de brocante. En 2017, ON VEND DES ETRES HUMAINS AUX ENCHÈRES. Çà donne le frisson, la chaire de poule, j'en tremble. A qui la faute ???? j'en sais très peu - A tous ces aventureux qui savent très bien comment est la route vers l’Europe. ils savent tous qu'ils peuvent finir comme ça, mais la tentation est trop forte. - A tous ces gouvernements des pays d'origine qui ne créent pas des conditions d'une vie meilleure pour tout le monde. - A tous ces libyens qui exploitent l’être humain comme du bétail - A tous ces passeurs qui garantissent l’Europe (le paradis ?????) a tous ces naïfs - A cette Europe qui a négocier un bon pacte pour que la Libye bloque toute tentative d'embarcation - A cette communauté internationale qui sait très bien ce qui se passe, mais ne fait que parler et parler. Au fait, que vaut bien un migrant africain ?

Un peu de bon sens et notre monde sera sans doute meilleur que ce visage hideux qu'ils nous montre aujourd'hui. Bien a vous

Marcà
Traverser la Turquie: sécurité?
by Petibonom · 2017-11-17 · 23 replies
Salut salut a tous les voyageurs ! Nous sommes deux jeunes qui avons entamé un voyage d´un an dont le but est d´atteindre le Nepal depuis le Pays Basque et la Belgique. Notre parcours estimé : Sud de l´Europe, jusqu´a la Grece, puis Crete, Turquie, Iran, Oman, Inde, NEPAL ! Enfin c´est ça l´idée...

Actuellement en Slovénie, on étudie la faisabilité de la traversée de la Turquie d´Est en Ouest. En effet, notre entourage ne nous motive pas vraiment, vue la situation politique un peu sensible, les tensions, les agressions... bref ça ne rassure pas. Comme on souhaite voyager autant en Stop qu´en bus ou train, qu´on aimerait vivre avec les locaux autant que de parcourir les zones touristiques, on est preneurs de toutes sortes d´infos !!

Pour le moment, on a entendu parler de : Extremisme, éviter les attroupements bien sur, les agressions, les arrestations non justifiées, la politique instable, transports en communs ou taxis pas fiables, les arnaques, le Kurdistan... voici pour les hommes. On a d´autres points a éclairer comme : , les chiens ˝tueurs˝ le froid glacial, la faune sauvage...

Merci de nous éclairer sur ces points inquiétants, est il donc possible de traverser la Turquie en ces moments tendus? Nous sommes preneur de toutes sortes d´infos à propos de la Turquie et nous allons faire un autre article similaire sur l´Iran.

Merci beaucoup !

Saia et Valentine
Voyage 20 jours au Ladakh cet été
by Franzy · 2017-11-12 · 13 replies
Bonjour, je recherche quelques infos afin de préparer notre premier voyage au Ladakh. Objectifs de notre voyage:

une vingtaine de jours, possibilité d'un peu plus si coup de coeur. découvrir la région, la culture, rencontre avec la population. Nous pensons à louer une voiture avec chauffeur/guide. Marcher. Partir une semaine en trek. Nous sommes de bons randonneurs, bonne condition physique, au courant du besoin d'adaptation à l'altitude, prêts à nous adapter aux conditions " peu confortables" des hébergements. Un peu d'expérience des hauts plateaux.

J'ai quelques questions:

Le voyage Delhi-Leh en voiture avec chauffeur en vaut il la peine. Quels sont les incontournables de cette route. Si peu d'intérêt nous prendrons un vol intérieur pour réserver notre temps à autre chose. Vallée de l'Indus, Leh-Srinagar. Les incontournables, vos coups de coeur. Quel trek vous semble t'il le plus approprié: beauté des paysages, isolement et rencontre avec la population. Il y en a tellement.... Quel guide/chauffeur/ organisation nous conseillez-vous?

Merci mille fois de vos lumières. Franzy
Retour de 12 jours avec enfants à Oman
by Fabybex · 2017-11-07 · 19 replies
Bonjour à tous. Nous revenons d'un périple de 12 jours avec 2 enfants : fille de 6 ans et garçon de 9 ans. Je me suis beaucoup inspiré des expériences décrites dans ce forum. Vous y trouverez beaucoup de renseignements utiles. Mes propos ici seront plutôt de décrire notre trajet et compléter les informations qui me manquaient malgré tout. Je me ferai un plaisir de pouvoir aider ceux qui prévoient de visiter ce superbe pays. Le ressenti: - Le positif : Paysages variés et magnifiques. Grands espaces avec peu de monde. Habitants accueillants, communicatifs sans être intrusifs. Pays encore à l'abri du tourisme de masse -Le négatif : Beaucoup de routes en travaux dans tout le pays ce qui limite la vitesse de circulation. Les détritus un peu partout, il faudrait investir dans l’éducation à l’environnement et sa gestion de ; Oman en a les moyens.

Le contexte: -Location d'un 4*4 Prado chez Budget pour un road trip de 2000km en boucle. Alternance de pistes et route. -Pour s'orienter: Oman Off Road et Maps.Me sur le portable -Hébergement en bivouac (parents en tente, enfants à l'arrière du 4*4) ou à l'hôtel. -Les villages : Attention, les « beaux villages » sont avant tout des villages authentiques, vivants avec les maisons parfois anciennes, défraichies et aux fils électriques apparents, aux ruelles labyrinthiques. Le cadre est joli : montagne autour, oasis, terrasses, rues animées par leurs habitants… Donc rien à voir avec ceux que l’on attend d’un beau village chez nous (village musée tout propre).

Les étapes:

J1/ * Mascate: Nuit à l'hôtel Al Maha, bon rapport qualité/prix. Lever trop tardif pour visiter la grande mosquée : c’est trop tard passé 11h. Course à Carrefour. Pour info, il n'y a pas de petite bouteille campingaz pour embout Twister. Mais on trouve des modèles tout en un pour pas cher, on s'est rabattu dessus. Circulation folle pour sortir de la ville (un jeudi AM, début de WE là-bas), équivalent à la région parisienne un vendredi soir. Beaucoup de temps perdu dans les bouchons.

*Wadi Mistall (route 21 OOR): -Al Ghubayrah: on ne peut pas visiter les ruines car toute l'oasis est entourée d'un haut grillage -Village de Wukan: belle promenade dans la palmeraie+1er faladj et rencontre avec les habitants. Bivouac sur l'air de stationnement avec belvédère sur les montagnes. T° agréable à 1500m, ça permet de s'acclimater.

J2/ *Wadi Mistall : on peut monter avec les enfants jusqu’au bout de la palmeraie. Chemin facile et pieds dans les faladjs. Rencontre avec les habitants qui travaillent et irriguent leur champs de manière raisonnée.

*Wadi Bani Awf (route 17 OOR): piste facile sauf la partie pentue après le Snake canyon, peut être lié à ma première expérience en 4*4.

*Little Snake canyon :- le débouché : approche facile, superbe et courte à pied. Arrivée à l’ombre à midi et petite baignade dans l’eau opaque, on est resté là où on a pied. -l’entrée : majestueuse, mais rapidement un gros chaos rend la progression difficile pour ma fille. En progressant un peu on aperçoit la partie terminale où on était tout à l’heure. Donc faisable en A/R pour les plus grands. On retourne dans une belle petite vasque au tout début du canyon.

*Superbe bivouac point 7 OOR, lové au fond d’un petit wadi, entouré de hautes falaises, ambiance far-west et possibilité de trouver du bois pour un feu.

J3/ *Wadi Bani Awf : Accès à Balad Sayt façon Pétra à travers un canyon (équipé pour l’escalade, on a sympathisé avec Ali, le grimpeur du village). Point de vue depuis une ruine sur le sommet du village. Pas de coffee shop dans le village Montée au col sans difficulté car piste assez large et beaucoup d’endroit pour se croiser. Beaux points de vue tout le long. Promontoire rocheux en surplomb accessible à pied avant la partie goudronnée pour quelques sensations vertigineuses

*Al Hamra : on peut recharger en provisions et essence. 1ers dromadaires

*Misfat Al Abriyin (route 10 OOR): Beau point de vue depuis le village nouveau, tout au bout d’une rue : on voit tout le vieux village et la palmeraie sur toute sa hauteur. Se garer au 1er parking plutôt qu’au bout : on peut accéder à l’oasis directement. On peut facilement remonter le faladj jusqu’à sa source. Bivouac point 4 OOR, plusieurs possibilités, une seule sympa car les autres sont remplies d’ordures. La nuit on domine toute la plaine de Al Hamra

J4 : *Misfat Al Abriyin : on peut déjeuner et se laver à l’aire touristique (entrée du village), il y a des jeux pour enfants

*An Nakhur Gorge (route 8 OOR) : Beau point de vue sur Ghul depuis la route goudronnée avant de descendre dans la gorge. On roule au fond du canyon entre les immenses rochers. Mon coup de cœur des vacances. S’arrêter au milieu du canyon dans la zone la plus étroite pour poursuivre à pied jusqu’au village. Canyon à l’ombre jusqu’à midi. Les enfants jouent dans les quelques points d’eau ou sautent de rochers en rochers.

*Jabal Sham (route 5 OOR) : Points de vue époustouflants sur l’ensemble d’An Nakhur Gorge et au-delà. Début du Balcony Walk (route 7 OOR) mais trop tard pour le faire entier. Faisable pour des enfants. Souvenir de bracelets faits maison par les habitants du plateau. Nuit au Sana Resort : un peu cher mais repas irréprochables.

J5/ : * En route vers wadi Damm : la piste entre la descente de Jabal Sham et Sint (qui passe par Al Rubbah) est facile et indiqué, ça fait un sacré raccourci.

*Wadi Damm : mon wadi préféré car loin de la foule et qui se mérite. Au soleil le matin puis à l’ombre l’AM (tant mieux pour la température, moins bien pour les photos). Grande vasque magnifique au bout de la 1ère partie. Il faut grimper sur la falaise rive droite pour accéder à la deuxième partie, attention c’est un peu technique avec les enfants. Ensuite, il y a beaucoup moins de déchets. Eau limpide mais fraîche, cascades, vasques, petite grotte… Bivouac au bout du point 10 OOR, le plus calme qu’on ait fait, en cul de sac loin de tout.

J6/ : *Tombes ancestrales accessibles depuis le village de Al Ayn (contrairement à Barut)

*Fort de Jabreen : Idéal pour les enfants car audioguide en français avec numéro à trouver. Bien pensé car infos intéressantes sans être surchargées. Fort en bel état et meublé. Accueil impeccable, prix dérisoire : 1RO pour 4

* Souk de Bahla : A ne pas faire trop tard dans la matinée car tout ferme vers 10h30. A Bahla on peut recharger en provision et essence

*Descente vers les Sugar Dunes : Ne pas négliger le temps de route important surtout que le soleil se couche vers 17h. Les dromadaires remplacent les chèvres. Bonne surprise concernant l’Al Jazira Guest House de Mahut : propre, confortable et pas cher. Mahut j’ai adoré, lieu de passage de tous les travailleurs émigrés (inde, bangladesh, pakistan..) On fait plein de connaissance juste devant le perron du motel.

J7/ *Sugar Dunes (route 36 OOR) : Pour ceux qui veulent gagner du temps, la piste qui relient Khaluf à Filim est bien indiquée et semble bien marquée. On le saura pour la prochaine fois. On peut bivouaquer en bord de plage à Khaluf, en prenant la route à gauche en arrivant au village. Pour faire dégonfler les pneus, c’est un petit garage juste avant l’école. Khaluf, c’est un peu Mad Max en bord de plage : du sable, de la poussière et des vieux 4*4 sans toit la carrosserie couverte de graisse noire pour éviter la rouille. Je m’inquiétais de mes capacités à conduire sur sable mais le Prado est vraiment bien et finalement on ne s’est jamais ensablé (j’avais récupéré des planches et une pelle au cas où). Attention quand même aux horaires de marée car les 10 km à rouler le long de la plage peuvent former un bandeau très étroit. Donc désert de sable blanc le long de la mer, eaux calmes et bien chaudes, balade dans les dunes où on assiste au coucher de soleil sur la mer, tout seul. Faut en profiter car ça y est ça monte du parpaing sur la partie sud, l’endroit commence à attirer les promoteurs. Bivouac au bruit des vagues.

J8 / *Sugar Dunes. On profite du coin jusqu’à midi vu le temps qu’il faut pour venir. 2 dromadaires qui se promènent sur la plage, c’est pas magique ça ?

*Mahut : repas au resto et à nouveau discussion avec tout le monde notamment Ali, un gars originaire de Masirah Island, on est déjà invité chez lui pour notre prochain voyage ! Je crois que tout le monde nous connait à Mahut !

*Dunes fossilisées et fin des Wahiba Sands au point 12 de la route 34 OOR (en fait au niveau de l’icone photo du bas de la page). Magnifiques *On remonte la mer d’Arabie où se succèdent des bidonvilles de pécheurs. C’est la partie la plus pauvre qu’on aura vu de ce pays.

*Conduite de nuit à éviter, la route Al Ashkirah à Bidiyah n’est qu’une succession de ville à traverser + route en travaux. Nuit Al Areen appartement à Bidiyah : excellent rapport qualité/prix. A savoir qu’on peut facilement camper en bord de plage avant d’arriver à Al Ashkirah.

J9/ *Wadi Bani Khaled : Notre premier contact avec le flot de touristes. Il y a aussi beaucoup de gens du coin. Bref l’endroit est superbe, très facile d’accès, plein de vasques différentes (taille, profondeur). Eau magnifique qui se reflète sur les parois blanches. Des guides nous attendent avec leur lampe de poche pour visiter la grotte au bout du wadi : ça vaut le coup même si c’est court : on rampe dans la chaleur et l’humidité pour voir la rivière souterraine. On peut rester la journée dans les vasques sans se sentir quand même les uns sur les autres car finalement les gens se baignent peu et la plupart se baignent dans les premières accessibles. On sympathise avec Abdull, un guide francophone qui a vécu en Normandie. Il propose ses services en s’occupant de tout : voiture, hôtel, repas, accompagnement…Si ça peut intéresser du monde je peux envoyer ses coordonnées en MP.

*Sur : double coup de cœur :-Dormir au Sur Plaza Hotel : le luxe à prix accessible : piscine, mobilier, personnel, petit déjeuner, c’est que du bon ! -Manger au restaurant Sea Sur : du poisson et fruits de mer dans un restaurant indien dans la ville au milieu d’une ambiance locale

J10/ *Wadi Shab : Une bonne marche d’approche d’environ une heure au fond des gorges ou le long des falaises jusqu’à arriver à la partie humide. Comme hier, c’est beau et plein de touristes, les locaux en moins. Ne pas oublier les chaussures qui vont dans l’eau, ça se fait quand même mais les petits galets font mal aux pieds. Le point fort de Wadi Shab, c’est le final : on est obligé de nager jusqu’à atteindre une petite brèche qu’on franchit la tête sous l’eau et on arrive dans une cavité avec une cascade. Là on peut sauter et remonter un peu au-dessus à l’aide d’une corde, passer dans d’autres passages sous l’eau. Attention avec les enfants car il n’y a pas beaucoup d’endroit pour se reposer une fois dans la cavité, il faut nager sur place.

*Plage de galets de white beach vers Fins et bivouac. On sympathise avec un policier en civil de Sur. Mer calme pour les enfants

J11/ *Wadi Tiwi : Un wadi à faire en voiture car peu d’accès aux vasques qui sont souvent envahies par les roseaux. Attention à la traversée des villages car la route est très étroite. Puis pour nous, le plus beau village qu’on ait rencontré : Mibam. Village du bout du monde (et de la piste), qu’on découvre ua dernier moment avec son oasis. Sa place du village où les hommes nous invitent à boire le kawa et manger des dattes à l’ombre d’un grand arbre. Ses ruelles vivantes où un jeune nous invitera à découvrir les plus belles cascades et vasques qu’on aient vues dans ce pays. Attention c’est difficile, surtout avec les enfants. Trésors cachés qui ne se découvrent qu’après avoir traversé un labyrinthe dans les ruelles du village et le long du faladj de l’oasis. Baignade et éclats de rire. On échange des mots, on apprend des rudiments de nos langues respectives. Moments uniques.

*Village de Tiwi : éviter les 2 restaurants pour touristes qui se font face et privilégier le contact avec les locaux dans les 2 autres coffe shop du village

*Wadi Shab Resort : L’arnaque des vacances : bien trop cher pour un hôtel qui s’est endormi. Chambre superbe et beau point de vue sur la mer. MAIS : piscine vieillotte, jet d’eau hors service (la vitrine publicitaire de l’hôtel) , rambarde dévissée, trappe de service laissée ouverte (un enfant peut tomber d’une hauteur de 3 mètres) , grilles d’évacuation rouillée (gare au tetanos), matelas éventrés et chaises longues cassées. Des bouteilles et des couches autour de la piscine qui resteront tout au long de notre séjour, un environnement sale à l’intérieur du resort. Pendant ce temps le personnel est sur son smartphone à attendre. Repas juste correct pour le prix et personnel peu réactif. Déçu alors que ça devait être L’hébergement des vacances !

J12/ *Plage de Wadi Shab : plage de galets entourée de petites falaises de chaque côté. Eau un peu agitée mais les enfants adorent

*Bimah Sinkhole : Le gouffre rempli d’eau de mer à plus d’1km dans les terres ! Je pensais à un attrape touriste mais ça vaut vraiment le coup. L’eau est belle et calme, on peut sauter des parois. Niveau confort il y a WC, eau et tonnelles.

*Wadi Al Abriyin : Piste très facile, on voit des 2WD la prendre. L’endroit où on peut se baigner est surtout en bout de piste. Là c’est un vrai lac profond avec une petite cascade au fond. Par sécurité pour les enfants ont privilégie la vasque en amont de la cascade où on peut nager et sauter. On trouve là aussi des commodités sanitaires. Endroit calme avec peu de touristes. Les enfants sympathisent avec ceux du village. *Retour à Mascate. Aéroport bien indiqué. On a fait laver la voiture pleine de poussière, encore une fois à un prix dérisoire dans un garage tenu par des indiens. Long temps d’attente pour rendre les clefs chez Budget mais aucun souci avec.
Recruter un guide pour trek vers le Dhaulagiri
by Arnaud233 · 2017-10-11 · 42 replies
Salut tout le monde Mon envie de Népal est trop forte et j'espère y être en Mars. Mon programme est le suivant: région du Khumbu pour mon 1er trek puis le Tour des Annapurnas de Besisahar (je débuterai certainement plus haut) jusqu'à Marpha (+ lac Tilicho).

Mais le Dhaulagiri me tente aussi beaucoup sauf que le temps dont je dispose n'est pas extensible comme je voudrais. Du coup au lieu d'en faire le tour complet et ainsi raccourcir le parcours, je pense dans la foulée des Annarpurnas poursuivre jusqu'au French pass (5360m) en partant de Marpha via Yak Kharka, Thapa pass et la Hidden Valley. Puis retour à Marpha par le même chemin. L'aspect reculé et majestueux des lieux m'attirent mais je serai plus rassuré accompagné par quelqu'un connaissant le secteur.

J'en viens donc à mes questions: Est-ce possible de recruter un guide à Marpha et combien devrai-je le rémunérer environ? Y louer une tente (voire matériel type réchaud)? Et la nourriture pour 4-5 jours en autonomie...

Ah oui question secondaire: le Thapa Peak j'aimerai bien mais les 500 euros du permis ça coince. Est ce que c'est risqué de s'affranchir de payer le permis dans cette zone isolée?

Voilà merci beaucoup pour vos réponses et conseils.
Sao Tomé-et-Principe, une destination préservée
by Yemen · 2017-09-10 · 55 replies
Lorsque j’ai dit à mon mari que nous y partions 3 semaines en aout, il n’a pas vraiment apprécié l’idée ! Pour y faire quoi ? A vrai dire, peu d’infos à part 10 pages du petit futé et un carnet de voyage d’une forumiste.

J’avais glané l’info qu’il n’y avait pas de superbes plages, que les îles sont montagneuses avec une végétation exubérante et une forêt primaire. Ben, J’adore les paysages arides et la beauté des plages des caraïbes !

J’avais choisi le mois d’aout car juillet et aout étaient donnés comme la longue période de saison sèche, mi janvier/mi février, la petite saison sèche. Et bien je dois dire que pour nous, cette saison sèche s’est révélée plus ou moins sèche mais surtout, sauf 3 ½ journées, nous n’avons eu que des nuages et pas mal de pluie. Nous sommes restés sur Principe 6 jours, ½ journée de soleil, 1 et demi de pluie, le reste : nuages Nous sommes restés 16 jours sur Sao Tomé : 5 dans le sud et sud-ouest : 3 jours de pluie, 2 jours de nuages. Dans le centre nuages et pluie. Côte est : nuages. Côte ouest, 1 journée de soleil sur 3. Je précise tout cela car cela a parfois été très pesant.

Néanmoins, je reviens enchantée de ce voyage ! Je dirais qu’il n’y a rien d’extraordinaire à voir mais le principal coup de cœur : c’est sa population

· Une population accueillante comme je n’en ai pas vu depuis bien longtemps · Une population vivante, souriante, qui a la joie de vivre. · Une population qui est toujours prête à t’aider mais qui ne te demandera jamais rien. · Une population calme, sans animosité, agressivité. On se sent en sécurité.

Mais vous allez me dire : cela ne suffit pas pour faire un voyage. Je suis d’accord MAIS Il y a des randonnées

SUR PRINCIPE : Sur cette île, pas grand-chose à faire si l’on ne randonne pas. Il y a en effet des plages. L’accès est refusé pour certaines au non client. Dans tous les cas, 2 belles plages sont accessibles à tous : PRAIA BOI et PRAIA CAMPANHA . Pour cette dernière, un français y a ouvert un hôtel avec des tentes de luxe (Makaraina lodge). Bien trop isolé à mon gout. L’accès à la plage n’a pas été privatisé (ouf). Les autres belles plages sont occupées par des hôtels de luxe !

Le problème de principe, c’est qu’il n’y a pas de voiture de location, peu de route, une multiplicité de pistes, aucune indication pour trouver son chemin. En individuel, il faut donc faire appel au moto taxi. Il vous amène à une plage, où vous êtes isolés, ils vous demandent 4 euros pour une personne pour un aller. Négociation bien difficile. Une seule personne par moto. Si l’on est 2, cela fait 16 euros l’aller retour. Pour avoir vu une plage !

A l’exception d’une fois (pour aller à Prai boi et roça Bellamonte), nous avons randonné. Très honnêtement, seul, sachant qu’il n’y a aucune carte de l’île qui soit détailée, impossible d’aller à la découverte des villages, des roças.(ancienne plantation avec maison de maitre, hôpitaux, logements des ouvriers). Et surtout, à Principe, comme Sao Tomé, ce sont des îles qui ont une histoire très intéressante, qui explique toute la structure économique et sociale actuelle. Ne pas avoir d’explications sur les lieux où l’on passe, les roças que l’on traverse, l’organisation de la société, c’est passer à côté d’une grande partie de l’intérêt de ce voyage.

Un forumiste avait parlé d’un guide NHANO. Je l’avais donc contacté de France (par téléphone, par d’internet) pour lui demander de se rencontrer le jour de notre arrivée. A la suite de ce premier contact sur nos envies, nos attentes, nous avons décidé d’un rando le lendemain. Bilan très positif : il parle parfaitement français, il a une parfaite connaissance de l’histoire de son pays, il est capable de répondre à toutes nos questions sur l’évolution sociale, culturelle, économique de son île. Il connait l’histoire passée et actuelle de chaque lieu etc…. Bref, nous avons réitéré et fait 4 randos avec lui. Sans lui, nous aurions eu du mal à appréhender l’île, à la comprendre. Ces tarifs sont tout à fait raisonnables. Il présente une feuille avec les différentes prestations possibles, le prix. Il n’y a pas de surprise de sa part. Il nous a rendu de multiples services, a été très l’écoute pour s’adapter à nos demandes, très observateur pour comprendre qui nous étions et donc de nous faire découvrir son île à notre rythme et selon nos attentes. Je tiens vraiment à le recommander. Vous pouvez le joindre au 00 239 993 8131 ou 00 239 992 5105 Il habite dans le village de Punto do sol. Village à l’opposé de San Antonio, 25 mn en moto-taxi pour 2 euros. Il y a construit sa maison sur un grand terrain et a aménagé un espace pour que des touristes puissent camper. Vous pouvez venir avec votre tente ou il a déjà 2 tentes. Sa femme peut vous préparer les repas. . Il n’y a pas l’eau courante. C’est une solution pour ceux qui acceptent de camper et de vivre au plus près de la population. Dans ce village, pas de restau, simplement quelques bars. Mais à 3 km, il y a la roça Sundy dont la maison du maitre a été transformée en hôtel (130 euros la chambre avec PD !). Donc vous pouvez toujours aller manger ou boire un pot là-bas.

Nous, nous avions choisi un logement dans la capitale, Santo Antonio, chez Anna Cabra 9912105 « QUARTO DE HOSPEDAGEM » 20 à 25 euros pour 2 avec PD en fonction du nombre de nuits. Très simple mais eau et électricité. Traverser la rivière Papagayo. De l’autre côté du pont, prendre à droite. Prendre la chambre, avec 1 lit 2 personnes, qui donne sur l’extérieur et pas une des chambres qui donne sur le salon (plus sombre et salle de bain commune). Salle de bain dans la chambre. C’est simple mais des efforts avec rideau de couleur sur la porte et un qui donne sur la salle de bain, lino au sol et une natte à l’entrée. Murs bleus (pas très propre). Dommage qu’il n’y est pas une petite table et 2 chaises dehors (je lui ai dit, peut-être que les futurs voyageurs en profiteront !)

SUR SAO TOME Je dois avouer, c’est le carnet de voyage de Béatrice sur VF qui a attiré mon attention sur cette destination. Nous n’avions pas automatiquement les mêmes envies en termes de logement et de découverte. Pas mal de questionnement, peu de réponses sur le forum. C’est un petit livre «Sao Tomé trekking », que venait de publier un français qui a travaillé 20 ans sur cette île, qui a décidé à sa retraite d’y passer une partie de son temps, qui nous a donné beaucoup de pistes pour découvrir l’île autrement.

Autrement en terme de logement car il donne dans ce livre son avis et les coordonnées précis de logements dont le nom a déjà circulé sur le forum et qu’il apprécie, mais surtout, il essaie d’aider au développement du logement chez l’habitant et à le mettre en valeur grâce à ce petit guide. On y trouve donc de nombreuses adresses de chambre chez des locaux (je recommande particulièrement la chambre chez Arlindo, qui en plus fait guide et qui est d’une extrême gentillesse). Autrement car il y décrit aussi de nombreuses randonnées. Certaines ont déjà été balisées (dans le centre), certaines sont simplement décrites. Il y pas mal de balades de moyenne altitude qui sont surtout dans les plantations, et parfois, en vraie zone découverte (champs maraîchers, cultures en terrasse et pâturages semés de bananiers). Un vrai travail pour aider au développement de l’île pour un tourisme qui ne soit pas celui des grands hôtels et de l’organiser mais d’un tourisme individuel à la carte.

Sincèrement, nous n’aurions pas fait le même voyage sans ce guide même si nous n’avons pas pu en profiter au maximum car je n’en ai eu connaissance que 15 jours avant le départ. (J’avais déjà réservé une bonne partie des logements) Comme nous l’avons rencontré et passé quelques moments ensemble, je lui ai proposé de faire l’intermédiaire pour faire parvenir ce livre aux personnes intéressées. Il n’est, pour le moment, distribué dans aucune librairie, aucun site internet. Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contactez en MP afin que je vous le fasse parvenir. Vous savez certainement la « pauvreté » des guides pour cette destination. Le petit futé est complètement dépassé, rien d’autre en français. Sinon, il n’y a que le Bradt. Vraiment, Bravo à Jacques pour le temps et l’énergie qu’il a donné pour faire ce guide, pour le temps et l’énergie qu’il donne pour aider et conseiller la population, créer des liens et les développer. Il aime ce pays, en connait les contraintes et les difficultés sociales et économiques. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ce guide.

CE QUE J'AVAIS ECRIT CI-DESSUS POUR LE LIVRE A CHANGE. Après notre rencontre, Jacques avait publié un 2ième livre pour mettre en valeur les possibilités de logement chez l'habitant.

Les 2 livres étaient épuisés en novembre 2019

le premier, Sao Tomé Trekking, ne sera pas réédité. La nouvelle version du guide est téléchargeable sur le site saotome-principe-trekking.com .

le deuxième, « Partagez Sao Tomé, vivez leve-leve » , vient de reparaître. (04/06/2020) Une nouvelle version, actualisée et augmentée : deux fois plus de texte et de photos que l’édition de 2018. Cette fois-ci, notamment, des informations sur l’île de Principe ; et deux nouveaux chapitres : «Les îles du bien manger » et « Connaître un peuple, comprendre la société santoméenne ».

PTP SANTOLA est une association santoméenne qui cherche à promouvoir un tourisme « de proximité », regroupant des hébergeurs qui offrent des chambres d’hôte, ainsi que des propriétaires de gites ruraux et de petites pensions, qui souhaitent que la relation avec leur client ne soit pas seulement une relation marchande, mais de convivialité, pour que les hôtes étrangers rencontrent vraiment et comprennent la société des deux îles. Le guide décrit les hébergements des membres de l’association et explique ce qu’il est possible de faire durant ses vacances dans les différents coins où se trouvent ces logements lorsque l’on veut s’immerger un peu dans la société locale.

Je continue à m'occuper de la diffusion car Jacques est souvent à Sao Tomé Pour l'acheter, Il suffit de m'adresser un chèque à Laurence Lesaffre, 265 allée Chardin, 59650, VILLENEUVE D'ASCQ. Dans votre demande, indiquez bien votre avec votre adresse postale et joignez un chèque à mon nom, d’une valeur de 13 € (qui inclut les frais de port).. Pour la Suisse et la Belgique, les frais de port sont plus élevés, aussi le coût est-il de 16 €. Pour les logements sur Sao Tomé : · Un coup de cœur pour les bungalows sur la plage de Jalé. Excellent rapport qualité prix, même si nous n’avons jamais eu d’électricité ! il nous a manqué le beau temps mais….. · Un coup de cœur pour la « sweet guest house » dans la capitale. Excellent rapport qualité prix. bien situé, très propre, bon accueil, . · Si vous souhaitez vous arrêtez à Sao Angolares, nous sommes très négatif sur le logement à la Roça. Logement bien trop cher : chambre…. Accueil …. . Inexistant. Rapport qualité prix à revoir. Nous avons testé le menu gastronomique du midi : bien sûr, 20 euros, ce n’est pas cher par rapport à la même chose en France. Mais les jeunes serveurs font cela sans passion, l’ambiance est surfaite. · Nous avons de loin préférez dans ce village, le logement à la Mionga. Bien plus simple car salle de bain commune, mais moins cher ! Mais surtout, le repas est tout aussi bon pour 12 euros le midi et 10 euros le soir. Sans hésitez, pour un prochain voyage, je boycotte la roça. · Nous avons testé le logement à Mucumbli. Il faut pouvoir assumer le prix de 68 euros avec un super PD (réservé en direct) Mais un excellent rapport qualité prix. Bien sûr, si nous avions les infos de ce petit guide sur les logements chez l’habitant, nous en aurions fait l’expérience !

Une autre recommandation pour comprendre ces deux îles, emporter le livre de Jean Yves LOUDE : « coup de théâtre à Sao Tomé ». Dans ce livre, un chapitre sur 2 est consacré à l’histoire de Sao Tomé. Les auteurs sont restés plusieurs mois dans ces deux îles. Vous y retrouverez l’histoire de ce pays et vous avancerez avec eux dans votre voyage. Un chapitre sur deux est consacré au théâtre du « Tchiloli ». Car ces deux îles sont encore riches d’une culture théâtrale de rue : Auto de Floripès , tchiloli et musicale le Bulawé. Connaitre ce pays, c’est aussi assister à ces fêtes, représentations et danser sur ces musiques. On est en contact avec la population, pas de touriste, que du bonheur ! Bon, il faut questionner pour trouver les infos sur place. Cela demande un peu d’énergie ! et c’est aussi comprendre l’histoire de cette colonie portugaise et ces conséquences.

Ce livre, plus notre guide sur Principe, ce sont des outils qui me semblent indispensables.

Belle découverte Laurence
Discussion autour du thème du mois de septembre 2017: "Vieilles bagnoles dans le monde"
by Ragamuffin · 2017-09-01 · 94 replies
Pour tout ce qui n'a pas trait au dépôt de photo pour le concours du mois de Septembre c'est ici (et pas sur le fil du concours ! merci) que vous pouvez discuter mécanique (arbre à cames, vilebrequin, soupapes, vis platinées, injection, etc.), poster d'autres photos (en rapport avec le thème), etc (mais pas trop)

Quelques photos de vieilles bagnoles que j'ai déjà présentées lors d'autres concours



Une étrange voiture (je n'en connais pas le nom) dans une forêt en Tchécoslovaquie (avant la Chute du Mur)



Une Opel Rekord garée sur la Grand' Place de Bruxelles.



Une "Deuche" garée Place du Jeu de Balle dans les Marolles à Bruxelles



Une autre "Deuche" (française ?) abandonnée (dans les années 60's ?) dans une ville entre Delhi et Lucknow (Inde)



Une Buick Height du Maharaja de Jaipur dont la devise est "Droit & loyal". Avec en prime une très rare "apparition" de Ragamuffin. 😮
Quelles compagnies aériennes pour vols internes en Inde?
by Mimisissi · 2017-06-19 · 34 replies
Bonjour à tous !

Mon compagnon et moi aimerions prendre un vol aller-retour Delhi-Leh début octobre.

Quel est la meilleure compagnies? Air india? Jet airways? GoAir? Niveau sécurité et état des avions?

GoAir semble la moins chère, est-elle fiable?
Pourquoi je ne serai jamais une "tourdumondiste"
by Solene40 · 2017-06-02 · 135 replies
Coucou les voyageurs

Alors ces derniers temps, plusieurs voyageurs au long cours sont venus ici nous expliquer combien ils étaient mal compris par « le commun des mortels », combien ils n'étaient pas chanceux mais volontaires, combien on les fatiguait avec nos questions basiques et bassement matérielles.…

Alors j'ai eu envie de prendre un peu le contre pied en tant que "petite voyageuse bi annuelle" 😉

Et oui parce que du coup quand je les croise au bout du monde les Tourdumondistes, les Tourd'Asieistes, les Toursd'Ameriquesudistes » (parce qu'ils sont partout maintenant et qu'on les rencontre à chaque fois) ben je me sens parfois un peu écrasée de leur sentiment de supériorité quand ils me disent qu'ils voyagent durant 2 ans et que je leur réponds que moi ...je suis là pour 2 semaines !!

Du coup, en 2017, la surprise n'est plus là quand on croise la « famille Ricoréee autour du monde » mais bien quand on trouve des « confrères » qui repartent au TAF la semaine suivante « aaaah vous aussi!! »😛.

Alors je vais les étonner et c'est là où je voulais en venir, mais on peut aussi adorer les voyages et pour autant ne pas les envier, ni rêver d'être à leur place. Oui la sédentarité peut aussi être un choix tout à fait éclairé et non subi.

Donc surtout ne nous plaignez pas, nous les petites gens à la si petite vie (c'est quand même comme ça qu'on se perçoit dans leur regard des fois non ??) parce qu'on peut tout à fait adorer découvrir le monde... et adorer sa vie en France (si si je vous jure) :

Parce que c'est ici que se trouve les gens que j'aime et que je n'envisage pas de les quitter au long cours,

Parce que c'est ici que j'ai mon travail qui donne du sens à ma vie et dans lequel je me sens très utile aux autres,

Parce que c'est ici que règne un vent festif où on prend plaisir à se retrouver autour d'un verre entre amis et en musique,

Parce que c'est ici que j'ai ma maison, mon jardin, mes poules, mes moutons et mes 2 chats 😉 !!

Et parce que non, j'ai pas envie de refaire mon sac ttes les semaines et de ne ressembler à rien pendant des mois (parce que je sais pas vous mais moi quand je pars c'est 0 bijoux, 0 maquillage et 0 brushing!),

que non j'ai pas envie de croiser plein de monde superficiellement mais de ne jamais nouer de relations « profondes » parce qu'il faut partir ailleurs,

parce que non j'ai pas envie de passer mon temps à compter mes sous et calculer si je peux me payer une bière ou si je dois attendre la semaine prochaine eu égard au budget prévisionnel (vu et revu à plusieurs reprises),

Parce que je n'ai aucune envie de chercher des partenaires, ou des sponsorts pour financer mon « rêve de liberté » et de me retrouver au final avec l'impression de créer une entreprise où je vais devoir rendre des comptes,

Parce que non je n'ai pas envie de voir 40 pays avant 50 ans et que je veux garder plein de rêve, d'envie et de curiosité pour mes 30 prochaines années,

Et parce que « au secours le retour » quand on n'a plus de boulot, ni de logement et qu'on a pris l'habitude de faire ce qu'on veut à l'heure qu'on veut (et je parle même pas des gamins qui doivent retourner poser leurs fesses sur les bancs de l'école !!).

Bref, vous l'aurez compris, ma conclusion elle est très simple : vive la vie qu'on s'est choisie 😎 !!

Et de grosses bises à mes voyageurs au long cours préférés; pour leur humilité, leur humour et leur humeur (tjs trés bonne l'humeur 😉 ) j'ai nommé : les Pfyffer, Denis007 et les Grossacs (bon y en a plein d’autres mais je peux pas passer ma vie à regarder tout ça sur le net non plus!!)

Adishatz les amis (et j'ose...merci de noter que, comme d’hab dans mes posts la bonne humeur est ici obligatoire 😄)
Discussion autour du thème du mois de mai 2017: "Le VERT dans tous ses éclats"
by Xrctn · 2017-05-01 · 169 replies
Hello,

C'est ici que l'on se met au vert et que l'on se raconte des histoires à propos du thème du mois de Mai : « Le VERT dans tous ses éclats».

Le concours se trouve là : voyageforum.com/...post=8116290#8116290 et le photorama se trouve ici : goo.gl/...os/jR6TCgQHSeG8fiGR9
Quelques jours à Bamiyan
by Cocottte · 2017-04-05 · 27 replies
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années. J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion. J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.

Le contexte : Nowruz.

Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…

Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.

Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.

En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.

Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.

Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….

Le lieu : Bamiyan

Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….

Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.

Shar-e-Gholghola



Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…

« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.

Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »

Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.

Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.

Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…

Les bouddhas



Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.

« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.

Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »

Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.

Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….

Shar-e-Zohak (la cité rouge)



Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.

J’en suis restée scotchée.

Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.

« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.

Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »

Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.

Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.

Darya Adjahar (la vallée des dragons)



La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.

Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.

Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.

Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.

Band-e-Amir



Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !

« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.

Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.

De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.

Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».

Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.

Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…

Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…

Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.

Et le bonus…

Une balade en raquettes….



Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…

Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !

Une balade à cheval



LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.

Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.

A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….

Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb

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