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Aménager un camping-car (poids lourd) dans un bus, car ou camion
suite a la fermeture de notre discution (http://voyageforum.com/v.f?post=65235) pour surchage des serveurs a cause de sa taille comme nous l'a indiqué francois dans son message avant fermeture.
je lui proposé autre chose, on va voir ce qu'ils vont proposer. sinon, ce sujet aura vite fait de devenir aussi freinant pour leurs serveurs que le precedent.
"Bonjour à tous,
Etant donné le nombre considérable de messages que contient cette discussion (3 242 messages) et la charge qu'elle peut demander aux serveurs du site, nous devons malheureusement fermer cette discussion et vous demander de poursuivre vos échanges sur le sujet dans une nouvelle discussion.
Je vous remercie de votre compréhension.
Bien cordialement,
François, administrateur"
dans l'attente, il ne nous reste plus qu'a poster ici.
je lui proposé autre chose, on va voir ce qu'ils vont proposer. sinon, ce sujet aura vite fait de devenir aussi freinant pour leurs serveurs que le precedent.
"Bonjour à tous,
Etant donné le nombre considérable de messages que contient cette discussion (3 242 messages) et la charge qu'elle peut demander aux serveurs du site, nous devons malheureusement fermer cette discussion et vous demander de poursuivre vos échanges sur le sujet dans une nouvelle discussion.
Je vous remercie de votre compréhension.
Bien cordialement,
François, administrateur"
dans l'attente, il ne nous reste plus qu'a poster ici.
Méharée (sud du Maroc)
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
* *******************
ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
* *******************
MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
* *******************
Meilleure période pour les îles Baléares à vélo?
Bonjour à tous,
Vous allez peut-être pouvoir m'aider sur des choix que j'ai du mal à faire. Je compte partir avec un VTC + sacoches et la tente (seulement si je peux l'utiliser un nombre de fois intéressant ?). Alors voilà :
Quelle est la meilleure quinzaine pour aller pédaler aux Baléares : la dernière de septembre ou la première d'octobre ?🤪
Surtout par rapport à la météo et à la fréquentation 😇.
Je compte faire Palma, Andratx puis la Serra Tramontana ; ensuite ... selon le temps qu'il me restera mais j'hésite entre faire le tour ou l'intérieur de l'île et aller jeter un oeil aux autres îles. Qu'est-ce que vous en pensez ?
L'idéal serait aussi une période où je n'ai pas besoin de réserver les hébergements ce qui laisse une liberté de mouvement appréciable 😉.
Autre question, vue le poids du vélo chargé : les dénivelés sont importants ? sur beaucoup de km ? En clair : il faut des cuisses et des mollets d'enfer ? 😛
Si ce plan vous tente n'hésitez pas ! Le principe c'est découvrir, pédaler, se faire plaisir, avec l'esprit vacances (rien n'est figé) 😏
Merci et bonne chance pour vos projets
Chantal
Vietnam: Nha Trang et la marée noire
Bonjour,
je viens ici solliciter vos conseils.
Dans 2 semaines je serai à Nha Trang, et je vous avoue que la marais noire m'angoisse.
En effet je comptais passer qques jours sur l'île au baleine pour me détendre, mais j'ai bien peur que cela ne soit remis en question.
mes questions sont simples :
Est ce que vous pensez qu'il n y a pas lieu de m'alarmer et d'aller tout de même sur l'île aux baleines ? y'a til d'autres endroits où je puisse séjourner qui me donnerai le confort et les mêmes prestations que cette île ?
toutes informations (photos-site web-adresse etc....) sont les bienvenues. j'ai vu que les éleveurs de fruits de mer, pêcheurs sont touchés par cette marais noire. Est-il dangereux de consomer les produits de la mer que les restaurants nous servent ? (je rêvais déjà de me gouinfrer de langouste, je suis assez démprimée là) Je souhaite passer qques jours sur Nha trang même pour faire les marchés, les restaurants les boîtes....connaissez vous un joli hôtel en bordure de mer avec de bonnes prestations et pas loin des activités qu'offre la ville ? ( mon budget est de 100$ maximum par nuit) en fouillant sur les post, j'ai vu que le Doc Let resort a l'air d'être vraiment sympathique, mais il se situe à 50 km de Nha Trang.
Y a t il des taxis qui vous ramèneront au resort si vous participez à la vie nocturne de Nha trang ? combien de temps faut il en train et en car pour faire Saigon-Nha Trang ?
je suis désolée de poser autant de question, et je remercie d'avance les gens qui s'attarderont sur ce post.
Bonne journée.
je suis désolée de poser autant de question, et je remercie d'avance les gens qui s'attarderont sur ce post.
Bonne journée.
Dissidents au Vietnam
Juste pour info !
Dans le Vietnam du nord, je trouvais sur place que l'on sentait bien la présence du parti unique... même l'adhésion à l'OMC ne semble pas faire changer les choses, à suivre...
M
VIETNAM • Pas question de laisser les dissidents s’exprimer ( Courrier international, 20/04/2007) Depuis un an, les autorités de Hanoi se sont montrées plutôt clémentes envers les mouvements démocratiques. Mais, une fois acquise l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce, la chasse aux opposants a vite repris.
Le dissident Nguyen Van Ly
AFP C’est la plus importante répression engagée contre la dissidence politique au Vietnam depuis plus de vingt ans, disent les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Le harcèlement et le nombre croissant de détentions sont en train de vider de sa substance le mouvement pour les réformes démocratiques, balbutiant mais audacieux, qui bénéficie du soutien tacite de Washington. En février, la police a arrêté le prêtre catholique dissident Nguyen Van Ly. Il est accusé d’avoir tenté de nuire au gouvernement en mettant sur pied une organisation politique indépendante. Ly est l’un des membres fondateurs du Bloc 8406, un mouvement lancé en avril 2006, qui réclame plus de démocratie et de droits civiques. Lui et deux autres membres du Bloc 8406 n’ont eu droit qu’à l’assistance d’un avocat commis d’office lors de leur procès, fin mars.
La police interpelle les opposants à tour de bras
Le 6 mars, la police a jeté en prison deux avocats spécialisés dans les droits de l’homme, Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan, accusés de propagande antigouvernementale. Début mars, les autorités ont également interpellé Dang Thang Tien, porte-parole du Parti pour le progrès du Vietnam, l’une des formations d’opposition qui ont vu le jour depuis un an. Le 3 février, l’ingénieur et militant prodémocratie Bach Ngoc Duong a été arrêté, battu et même étranglé durant les interrogatoires, selon les milieux dissidents. Tous encourent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à vingt ans s’ils sont reconnus coupables de conspiration contre l’Etat. Ces actions musclées surviennent au lendemain de l’adhésion du Vietnam à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le pays est devenu officiellement membre le 11 janvier. De toute évidence, les nouveaux dirigeants communistes qui ont pris la relève l’année dernière n’ont aucunement l’intention d’associer des changements politiques à leur impressionnant programme de réformes économiques. En outre, la répression de plus en plus brutale représente un camouflet diplomatique pour les Etats-Unis, qui ont joué un rôle déterminant dans l’admission à l’OMC tant convoitée par Hanoi. Le soutien apporté par Washington à la candidature vietnamienne était conditionné à l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Durant les négociations de l’année dernière, il a été convenu que le gouvernement vietnamien libérerait une poignée de prisonniers politiques célèbres, désignés par Washington. Mais il a emprisonné au même moment des dizaines d’autres militants démocrates, de journalistes, de cyberdissidents et d’activistes chrétiens. Cela n’a pas empêché le gouvernement de George W. Bush, soucieux avant tout des relations commerciales, de retirer le Vietnam de sa liste des “pays particulièrement préoccupants” en matière de liberté religieuse. Une fois acquise son adhésion à l’OMC, Hanoi a ouvertement rompu le contrat diplomatique. Les organisations en faveur de la démocratie représentent en effet une menace certaine pour le pouvoir exclusif qu’exerce le Parti communiste . Le vice-ministre de la Sécurité, le général Nguyen Van Huong, a ainsi expliqué à un diplomate américain en poste à Hanoi qu’il était “illégal” pour des citoyens vietnamiens de former des partis politiques et que certaines organisations politiques récentes visaient à “renverser” le gouvernement. Justifiant la répression, il a avancé l’argument juridique selon lequel, en vertu de l’actuelle Constitution, le Vietnam est doté d’un régime à parti unique. A l’évidence, le PC craint qu’une nouvelle prise de conscience politique ne vienne compliquer son programme de réformes économiques fondé sur l’investissement étranger. Début 2006, une série de grèves pour de meilleures conditions de travail et des hausses de salaires a secoué les usines à capitaux étrangers, en particulier dans le Sud. Face à cette agitation, le gouvernement a cédé aux revendications en augmentant le salaire minimum de 40 %, une première depuis 1999. Hanoi n’apprécie guère l’appui tacite et sélectif de Washington apporté à diverses associations d’exilés vietnamiens aux Etats-Unis, notamment des groupes clandestins connus pour leur soutien logistique au Bloc 8406 et à d’autres organisations locales accusées par les autorités vietnamiennes de comploter contre l’Etat. Ces mouvements sont souvent généreusement financés et dirigés par des enfants très instruits de familles vietnamiennes qui avaient fui le pays après la prise de pouvoir par les communistes, en 1975. En avril 2006, le Bloc 8406 a osé promulguer publiquement son “Manifeste pour la liberté et la démocratie au Vietnam”, qui réclame une transition politique vers une démocratie pluraliste et retranscrit une section de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 : “Tous les hommes naissent égaux… avec certains droits inaliénables, parmi lesquels le droit de vivre, la liberté et la recherche du bonheur.” La publication du document a coïncidé avec la tenue du Xe Congrès national du Parti communiste. Depuis, il a recueilli des dizaines de milliers de signatures dans tout le pays : des noms et des adresses que les dissidents en exil craignent de voir désormais figurer sur la liste noire du gouvernement. Shawn W. Crispin
Le dissident Nguyen Van Ly
AFP C’est la plus importante répression engagée contre la dissidence politique au Vietnam depuis plus de vingt ans, disent les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Le harcèlement et le nombre croissant de détentions sont en train de vider de sa substance le mouvement pour les réformes démocratiques, balbutiant mais audacieux, qui bénéficie du soutien tacite de Washington. En février, la police a arrêté le prêtre catholique dissident Nguyen Van Ly. Il est accusé d’avoir tenté de nuire au gouvernement en mettant sur pied une organisation politique indépendante. Ly est l’un des membres fondateurs du Bloc 8406, un mouvement lancé en avril 2006, qui réclame plus de démocratie et de droits civiques. Lui et deux autres membres du Bloc 8406 n’ont eu droit qu’à l’assistance d’un avocat commis d’office lors de leur procès, fin mars. La police interpelle les opposants à tour de bras
Le 6 mars, la police a jeté en prison deux avocats spécialisés dans les droits de l’homme, Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan, accusés de propagande antigouvernementale. Début mars, les autorités ont également interpellé Dang Thang Tien, porte-parole du Parti pour le progrès du Vietnam, l’une des formations d’opposition qui ont vu le jour depuis un an. Le 3 février, l’ingénieur et militant prodémocratie Bach Ngoc Duong a été arrêté, battu et même étranglé durant les interrogatoires, selon les milieux dissidents. Tous encourent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à vingt ans s’ils sont reconnus coupables de conspiration contre l’Etat. Ces actions musclées surviennent au lendemain de l’adhésion du Vietnam à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le pays est devenu officiellement membre le 11 janvier. De toute évidence, les nouveaux dirigeants communistes qui ont pris la relève l’année dernière n’ont aucunement l’intention d’associer des changements politiques à leur impressionnant programme de réformes économiques. En outre, la répression de plus en plus brutale représente un camouflet diplomatique pour les Etats-Unis, qui ont joué un rôle déterminant dans l’admission à l’OMC tant convoitée par Hanoi. Le soutien apporté par Washington à la candidature vietnamienne était conditionné à l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Durant les négociations de l’année dernière, il a été convenu que le gouvernement vietnamien libérerait une poignée de prisonniers politiques célèbres, désignés par Washington. Mais il a emprisonné au même moment des dizaines d’autres militants démocrates, de journalistes, de cyberdissidents et d’activistes chrétiens. Cela n’a pas empêché le gouvernement de George W. Bush, soucieux avant tout des relations commerciales, de retirer le Vietnam de sa liste des “pays particulièrement préoccupants” en matière de liberté religieuse. Une fois acquise son adhésion à l’OMC, Hanoi a ouvertement rompu le contrat diplomatique. Les organisations en faveur de la démocratie représentent en effet une menace certaine pour le pouvoir exclusif qu’exerce le Parti communiste . Le vice-ministre de la Sécurité, le général Nguyen Van Huong, a ainsi expliqué à un diplomate américain en poste à Hanoi qu’il était “illégal” pour des citoyens vietnamiens de former des partis politiques et que certaines organisations politiques récentes visaient à “renverser” le gouvernement. Justifiant la répression, il a avancé l’argument juridique selon lequel, en vertu de l’actuelle Constitution, le Vietnam est doté d’un régime à parti unique. A l’évidence, le PC craint qu’une nouvelle prise de conscience politique ne vienne compliquer son programme de réformes économiques fondé sur l’investissement étranger. Début 2006, une série de grèves pour de meilleures conditions de travail et des hausses de salaires a secoué les usines à capitaux étrangers, en particulier dans le Sud. Face à cette agitation, le gouvernement a cédé aux revendications en augmentant le salaire minimum de 40 %, une première depuis 1999. Hanoi n’apprécie guère l’appui tacite et sélectif de Washington apporté à diverses associations d’exilés vietnamiens aux Etats-Unis, notamment des groupes clandestins connus pour leur soutien logistique au Bloc 8406 et à d’autres organisations locales accusées par les autorités vietnamiennes de comploter contre l’Etat. Ces mouvements sont souvent généreusement financés et dirigés par des enfants très instruits de familles vietnamiennes qui avaient fui le pays après la prise de pouvoir par les communistes, en 1975. En avril 2006, le Bloc 8406 a osé promulguer publiquement son “Manifeste pour la liberté et la démocratie au Vietnam”, qui réclame une transition politique vers une démocratie pluraliste et retranscrit une section de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 : “Tous les hommes naissent égaux… avec certains droits inaliénables, parmi lesquels le droit de vivre, la liberté et la recherche du bonheur.” La publication du document a coïncidé avec la tenue du Xe Congrès national du Parti communiste. Depuis, il a recueilli des dizaines de milliers de signatures dans tout le pays : des noms et des adresses que les dissidents en exil craignent de voir désormais figurer sur la liste noire du gouvernement. Shawn W. Crispin
Récit croisière sur le Costa Atlantica en avril 2006
TRANSATLANTIQUE SUR LE COSTA ATLANTICA
(du 17 Avril 2006 au 1er Mai)
Ce récit a été écrit par mon fils Dominique au retour de croisière...
Pour mes dernières vacances de Pâques, mon père m'a fait une énorme surprise que je vais tenter de nous raconter.
Le troisième jour de mes vacances chez lui, il me réveilla vers 9 heures pour m’annoncer que nous étions invités par des amis à partir en promenade dès ce matin et qu’ils devaient venir nous chercher à 10 heures précises. Je me levais donc à la hâte et, mon petit déjeuner pris, nos amis arrivèrent. Nous montâmes aussitôt en voiture et prîmes l’autoroute en direction de Paris. Arrivant aux environs de la sortie Roissy - Charles de Gaulle, nos amis nous demandèrent si cela ne nous dérangeait pas trop de passer embrasser leur fille, hôtesse de l'air, en transit à l'aéroport de Roissy.
Arrivés à Roissy, ils s’arrêtèrent face à l’aérogare, et déchargèrent des valises qui, pour moi, devaient contenir des vêtements de rechange pour leur fille.

Je remarquai cependant que des étiquettes portant le nom "Philippe Morize" ainsi que ses coordonnées étaient collées en dessous des poignées. Je compris de suite : mon père m'emmenait en voyage surprise et je ne connaissais absolument pas la destination. Je sus cependant assez rapidement en arrivant au comptoir d’enregistrement que nous partions pour Punta Cana… mais où donc pouvait bien se situer cette ville dont jusqu’à ce jour je n’avais jamais entendu parler. Un peu plus tard, ayant remarqué que mon père avait rajouté sur nos bagages, bagages dont j’ignorais même tout du contenu, des étiquettes "Costa" je compris que nous partions en croisière. Ce n’est que dans l'avion que j'appris que nous partions aux Caraïbes.
Après l'atterrissage, les formalités administratives effectuées, nous eûmes encore à parcourir en bus une longue route jusqu'au port où nous attendait le bateau mais je dormis durant le trajet car nous avions avec six heures de décalage une rude journée et beaucoup de fatigue qu’il serait dur de récupérer.
Nous arrivâmes au port de La Romana quelques deux heures plus tard pour découvrir, superbement illuminée


mais aussi superbement monstrueuse, notre « embarcation » : un immense navire qui va embarquer à son bord plus de deux mille cinq cent passagers (2583 pour être plus exact et… 920 hommes d’équipage !) 300 mètres de longueur sur 35 de largeur, avec ses 12 ponts il a presque la taille d’un immeuble de 10 étages. Il a 3 piscines, 3 jacuzzis, 1 salle de sport, 1 terrain de sport, 1 discothèque, 1 théâtre, 1 casino, 3 restaurants principaux et plus de 6 bars. Mais nous sommes fatigués de notre voyage… aussi, après avoir sabré le champagne (Asti) sur le balcon de notre cabine et dégusté une délicieuse pizza au restaurant du pont supérieur, nous allons directement nous coucher.
Le lendemain je connus enfin notre trajet : nous allions nous rendre à Catalina Island, à Tortola (Iles Vierges), à Fort de France (Martinique) puis, après cinq jours en mer, ce sera Funchal (archipel des Madères) et, après deux autres jours de mer, Barcelone et enfin notre port de débarquement : Savonne.
A Catalina, nous dûmes débarquer en chaloupes, le bateau ne pouvant accoster à cette île. Nous commençâmes notre journée par nous prélasser sous les cocotiers de la plage, allant nous plonger de temps en temps dans une eau admirablement exquise en température

puis nous eûmes droit à prendre part vers midi à un barbecue géant dressé sur la plage. Nous partîmes ensuite pour l’après-midi naviguer le long des côtes dominicaines à bord d’un grand catamaran. Ayant jeté l’ancre quelques instants plus tard, à quelques lieues de là, nous nous mîmes à l’eau, superbement équipés,

et nous livrâmes à de la plongée sous marine. Je vis des poissons de plus en plus nombreux et de plus en plus fluorescents. J’en aperçus même un banc de plus de 200 d’un bleu fluorescent. Ah ! Que j’étais loin de me douter la veille au matin de ce qui m’attendait ! Nous regagnâmes ensuite le navire qui, levant immédiatement l’ancre, mis le cap sur les Iles Vierges.
Ayant navigué toute la nuit, nous arrivâmes à Tortola. De là nous partîmes pour un safari bus où nous vîmes de nombreux et magnifiques panoramas. La route que nous suivîmes avait de très brusques virages et de très fortes montées. Elle se termina en cul de sac et nous marchâmes vers le plus haut sommet de Tortola à travers une épaisse forêt tropicale

qui y avait poussée. Sur le chemin du retour, avant de regagner le bateau, nous nous arrêtâmes sur une plage pour un non moins délicieux bain qu’à Catalina.

En Martinique, nous fîmes une grande randonnée en jeep tout terrain au cours de laquelle nous visitâmes une bananeraie, traversâmes des cours d’eau

puis, au cours d’une halte en pleine forêt, nous dégustâmes des fruits tropicaux de la région fort délicieux, nous bûmes aussi du punch (sauf nos chauffeurs). Nous nous arrêtâmes au pied d'une cascade dans laquelle je me baignais (ça fait mal et c'est froid)

puis, malgré un début de retard, nous visitâmes une distillerie dans laquelle nous pûmes goûter encore à différents alcools régionaux. Nous rentrâmes finalement avec tellement de retard que le départ du bateau en direction de Funchal fut reporté de deux heures.
Et plus rien devant
Et plus rien derrière ... cho –cho !
Durant ces 5 jours de mer, je pus pratiquer de nombreuses activités prévues pour les jeunes, activités grâce auxquelles je me fis de nombreux copains et pus goûter aux joies de la piscine et d’inexorables moments de bonheur dans les jacuzzis sans parler de toutes les autres distractions prévues sur le bateau

Durant ce trajet nous ne vîmes ni la terre ni un seul autre navire, seulement quelques poissons volants mais nous arrivâmes vite à Funchal. Le pire de cette traversée a été de devoir enlever une heure chaque jour à cause du décalage horaire.
A Funchal, nous visitâmes un jardin de plantes magnifiques dans lequel nous arrivâmes par un téléphérique

Ces jardins étaient immenses et nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tout visiter. Nous nous rendîmes aussi au marché connu de Funchal, réputé pour ses fleurs, ses fruits, ses légumes et ses poissons mais hélas nous ne vîmes pas ces derniers étonnamment beaux paraît-il car la poissonnerie du marché n'était ouverte que le matin. Nous rentrâmes au bateau sans retard pour le départ vers Barcelone.
A Barcelone, nous partîmes pour une visite guidée de la ville mais hélas, trop fatigué, je m'endormis dans le car et ne me réveillais que pour visiter la ville verte de Gandi. L'art de Gandi était présent dans toute la ville et notamment sur l’église de la Sagrada Familia en construction

dans laquelle nous n’eûmes pas le temps de rentrer. Cette église n'est pas finie mais son projet est vraiment grandiose. Nous regagnâmes le bateau avec quelques tristesses au coeur en sachant que c'était notre dernière journée.
Nous débarquâmes à Savone très tôt le lendemain pour prendre un car en direction de Nice où nous prendrons un train couchette en direction de Paris et, enfin, un autre train en direction de Pont St Maxence.
Je tiens à remercier mon papa pour l'immense surprise qu'il m'a faite et je remercie aussi les Bonzon pour avoir joué le jeu et de nous avoir emmenés à l'aéroport.
Dominique
POUR UN RECIT PLUS COMPLET DE CE VOYAGE ET ENCORE PLUS DE PHOTOS cliquez ICI 😉
Ce récit a été écrit par mon fils Dominique au retour de croisière...
Pour mes dernières vacances de Pâques, mon père m'a fait une énorme surprise que je vais tenter de nous raconter.
Le troisième jour de mes vacances chez lui, il me réveilla vers 9 heures pour m’annoncer que nous étions invités par des amis à partir en promenade dès ce matin et qu’ils devaient venir nous chercher à 10 heures précises. Je me levais donc à la hâte et, mon petit déjeuner pris, nos amis arrivèrent. Nous montâmes aussitôt en voiture et prîmes l’autoroute en direction de Paris. Arrivant aux environs de la sortie Roissy - Charles de Gaulle, nos amis nous demandèrent si cela ne nous dérangeait pas trop de passer embrasser leur fille, hôtesse de l'air, en transit à l'aéroport de Roissy.
Arrivés à Roissy, ils s’arrêtèrent face à l’aérogare, et déchargèrent des valises qui, pour moi, devaient contenir des vêtements de rechange pour leur fille.

Je remarquai cependant que des étiquettes portant le nom "Philippe Morize" ainsi que ses coordonnées étaient collées en dessous des poignées. Je compris de suite : mon père m'emmenait en voyage surprise et je ne connaissais absolument pas la destination. Je sus cependant assez rapidement en arrivant au comptoir d’enregistrement que nous partions pour Punta Cana… mais où donc pouvait bien se situer cette ville dont jusqu’à ce jour je n’avais jamais entendu parler. Un peu plus tard, ayant remarqué que mon père avait rajouté sur nos bagages, bagages dont j’ignorais même tout du contenu, des étiquettes "Costa" je compris que nous partions en croisière. Ce n’est que dans l'avion que j'appris que nous partions aux Caraïbes.
Après l'atterrissage, les formalités administratives effectuées, nous eûmes encore à parcourir en bus une longue route jusqu'au port où nous attendait le bateau mais je dormis durant le trajet car nous avions avec six heures de décalage une rude journée et beaucoup de fatigue qu’il serait dur de récupérer.
Nous arrivâmes au port de La Romana quelques deux heures plus tard pour découvrir, superbement illuminée


mais aussi superbement monstrueuse, notre « embarcation » : un immense navire qui va embarquer à son bord plus de deux mille cinq cent passagers (2583 pour être plus exact et… 920 hommes d’équipage !) 300 mètres de longueur sur 35 de largeur, avec ses 12 ponts il a presque la taille d’un immeuble de 10 étages. Il a 3 piscines, 3 jacuzzis, 1 salle de sport, 1 terrain de sport, 1 discothèque, 1 théâtre, 1 casino, 3 restaurants principaux et plus de 6 bars. Mais nous sommes fatigués de notre voyage… aussi, après avoir sabré le champagne (Asti) sur le balcon de notre cabine et dégusté une délicieuse pizza au restaurant du pont supérieur, nous allons directement nous coucher.
Le lendemain je connus enfin notre trajet : nous allions nous rendre à Catalina Island, à Tortola (Iles Vierges), à Fort de France (Martinique) puis, après cinq jours en mer, ce sera Funchal (archipel des Madères) et, après deux autres jours de mer, Barcelone et enfin notre port de débarquement : Savonne.
A Catalina, nous dûmes débarquer en chaloupes, le bateau ne pouvant accoster à cette île. Nous commençâmes notre journée par nous prélasser sous les cocotiers de la plage, allant nous plonger de temps en temps dans une eau admirablement exquise en température

puis nous eûmes droit à prendre part vers midi à un barbecue géant dressé sur la plage. Nous partîmes ensuite pour l’après-midi naviguer le long des côtes dominicaines à bord d’un grand catamaran. Ayant jeté l’ancre quelques instants plus tard, à quelques lieues de là, nous nous mîmes à l’eau, superbement équipés,

et nous livrâmes à de la plongée sous marine. Je vis des poissons de plus en plus nombreux et de plus en plus fluorescents. J’en aperçus même un banc de plus de 200 d’un bleu fluorescent. Ah ! Que j’étais loin de me douter la veille au matin de ce qui m’attendait ! Nous regagnâmes ensuite le navire qui, levant immédiatement l’ancre, mis le cap sur les Iles Vierges.
Ayant navigué toute la nuit, nous arrivâmes à Tortola. De là nous partîmes pour un safari bus où nous vîmes de nombreux et magnifiques panoramas. La route que nous suivîmes avait de très brusques virages et de très fortes montées. Elle se termina en cul de sac et nous marchâmes vers le plus haut sommet de Tortola à travers une épaisse forêt tropicale

qui y avait poussée. Sur le chemin du retour, avant de regagner le bateau, nous nous arrêtâmes sur une plage pour un non moins délicieux bain qu’à Catalina.

En Martinique, nous fîmes une grande randonnée en jeep tout terrain au cours de laquelle nous visitâmes une bananeraie, traversâmes des cours d’eau

puis, au cours d’une halte en pleine forêt, nous dégustâmes des fruits tropicaux de la région fort délicieux, nous bûmes aussi du punch (sauf nos chauffeurs). Nous nous arrêtâmes au pied d'une cascade dans laquelle je me baignais (ça fait mal et c'est froid)

puis, malgré un début de retard, nous visitâmes une distillerie dans laquelle nous pûmes goûter encore à différents alcools régionaux. Nous rentrâmes finalement avec tellement de retard que le départ du bateau en direction de Funchal fut reporté de deux heures.
Et plus rien devant

Et plus rien derrière ... cho –cho !

Durant ces 5 jours de mer, je pus pratiquer de nombreuses activités prévues pour les jeunes, activités grâce auxquelles je me fis de nombreux copains et pus goûter aux joies de la piscine et d’inexorables moments de bonheur dans les jacuzzis sans parler de toutes les autres distractions prévues sur le bateau

Durant ce trajet nous ne vîmes ni la terre ni un seul autre navire, seulement quelques poissons volants mais nous arrivâmes vite à Funchal. Le pire de cette traversée a été de devoir enlever une heure chaque jour à cause du décalage horaire.
A Funchal, nous visitâmes un jardin de plantes magnifiques dans lequel nous arrivâmes par un téléphérique

Ces jardins étaient immenses et nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tout visiter. Nous nous rendîmes aussi au marché connu de Funchal, réputé pour ses fleurs, ses fruits, ses légumes et ses poissons mais hélas nous ne vîmes pas ces derniers étonnamment beaux paraît-il car la poissonnerie du marché n'était ouverte que le matin. Nous rentrâmes au bateau sans retard pour le départ vers Barcelone.
A Barcelone, nous partîmes pour une visite guidée de la ville mais hélas, trop fatigué, je m'endormis dans le car et ne me réveillais que pour visiter la ville verte de Gandi. L'art de Gandi était présent dans toute la ville et notamment sur l’église de la Sagrada Familia en construction

dans laquelle nous n’eûmes pas le temps de rentrer. Cette église n'est pas finie mais son projet est vraiment grandiose. Nous regagnâmes le bateau avec quelques tristesses au coeur en sachant que c'était notre dernière journée.
Nous débarquâmes à Savone très tôt le lendemain pour prendre un car en direction de Nice où nous prendrons un train couchette en direction de Paris et, enfin, un autre train en direction de Pont St Maxence.
Je tiens à remercier mon papa pour l'immense surprise qu'il m'a faite et je remercie aussi les Bonzon pour avoir joué le jeu et de nous avoir emmenés à l'aéroport.
Dominique
POUR UN RECIT PLUS COMPLET DE CE VOYAGE ET ENCORE PLUS DE PHOTOS cliquez ICI 😉
Circuit dans la province de Québec: que privilégier?
Bonsoir,
Partant environ 3 semaines en Aôut avec une arrivée sur Toronto et un départ de Montréal, sachant qu'il nous faut faire des choix, je me demandais que privilégier.
J' ai deux idées d' itinéraires
Ils ont un tronc commun:
Toronto
Niagara falls
Retour vers Toronto
Remontée le long du St Laurent. Arrêt aux Mille et une Iles
Ottawa
Montréal(2 à 3 nuits)
Québec(2 à 3 nuits)
Tadoussac
Chicoutimi
Lac St Jean
3 Rivières
St Adèle
Montréal et départ
Ou
Ottawa
Québec
Lac St Jean(2 nuits)
Tadoussac
Region de Charlevoix
Baie St Paul, Malbaie
Retour vers Montréal
Montréal
Quel serait votre choix? Merci d'avance.
Quel serait votre choix? Merci d'avance.
Visites en Martinique?
nous partons prochainement en martinique et nous aimerions connaitre les endroits a visiter, merci pour vos reponses
Maroc: endroits de pêche sur côte atlantique?
😉
Avez-vous des endroits de pêche à nous fournir sur la côte Atlantique, en suivant la cote à partir de Casablanca El-jadida -safi - Agadir jusqu'à Tiznit ?
merci.
Recherche bons plans pour le Québec en 2007 pendant l'été indien
bonjour, je souhaiterais partire cette année au Quebec mais ou aller ? a quel pris ? pouriez-vous méder pour préparet mon voyage ?
je sait pas ou mirienté car j'ai peur de me fair avoir. Et si je vais dans les agences de voyage je verais pas tous ce que je voudrais voir.
je souhaiterais partire 2 semaine voir plus, pandant l'été indian.
je vous comunique mon adresse mail pour tous ce qui aurais envis de méder
Vamazone16@aol.com
merci d'avence
Bonne année a tous
je souhaiterais partire 2 semaine voir plus, pandant l'été indian.
je vous comunique mon adresse mail pour tous ce qui aurais envis de méder
Vamazone16@aol.com
merci d'avence
Bonne année a tous
Vos treks les plus sauvages
Quels sont vos treks les plus sauvages ? Là où vous avez randonné dans les zones les plus isolées, où l'on ne croise pas de village, où l'on ne rencontre pas de locaux, seulement vous et la nature dans un paysage de rêve avec la faune et la flore. (Ce qui implique d'être en autonomie total).
Là ou vous pouvez vous posez votre bivouac au milieu de nul part, tel un ermite dans sa grotte.
Il n'est pas forcé d'aller au bout du monde pour s'isoler, ca peut être proche de chez nous, comme de l'autre coté de la planète.
Généralement, c'est le cas des treks dans les déserts, mais il existe aussi des massifs ou chaînes de montagnes très peu fréquentés comparés à d'autres. Quelles sont vos montagnes secrètes ?
Généralement, c'est le cas des treks dans les déserts, mais il existe aussi des massifs ou chaînes de montagnes très peu fréquentés comparés à d'autres. Quelles sont vos montagnes secrètes ?
Utilisation d'un GPS lors d'un voyage à vélo
Qui a déjà expérimenté l'usage d'un Gps lors d'un voyage à vélo?
J'aimerais connaitre votre avis sur cet article, ses avantages ces inconvénients, son prix moyen.
Faut- il des logiciels spéciaux pour des pays hors d'Europe.
Jeux de photos
alors je vous en propose un nouveau!!!
en effet pendant nos périples, nous prenons tous des photos et sur certaines il y a un chiffre qui va vite devenir un nombre, je vous proposes de faire la chaine la plus longue possible avec nos photos.
je commence par le numéro 1
qui va suivre?
en effet pendant nos périples, nous prenons tous des photos et sur certaines il y a un chiffre qui va vite devenir un nombre, je vous proposes de faire la chaine la plus longue possible avec nos photos.
je commence par le numéro 1
qui va suivre?
New York, Floride et Californie en quinze jours?
🤪Bonsoir à vous tous
Voilà nous envisageons sérieusement pour Pâques de partir pour les Etats Unis (tjours pour faire plaisir à notre ado de 16 ans) !
Nous venons de jeter un petit coup d'oeil sur une carte et ns ns apercevons que vraiment New York La Floride et la Californie sont très éloignées entre-elles - pensez-vous que c'est faisable en une quinzaine de jours (vols aller retour compris) et qui peux nous donner de bons tuyaux pour faire ce voyage que ce soit sympa pour notre ado qu'il en est un souvenir inoubliable
merci d'avance pour vos réponses
Anna😏
Recherche bon hôtel à Safi (Maroc)
bonjour
je veux savoir s'il ya un bon hotel (qualité + prix ) à safi au maroc..pour dcembre 2006
merci
Des photos pour les nuls
Bonjour,
Nouveau jeu, nouvelles règle, nouvelle série : Réservée à ceux qui n'ont pas eu de mention au brevet des collèges, Il est autorisé de faire des plaisanteries, des fautes de français, des approximations. Il est interdit de pinailler, et de prendre les joueurs modestes pour des buses incultes.
Prets ! Partez ! A vos Googles !
Nouveau jeu, nouvelles règle, nouvelle série : Réservée à ceux qui n'ont pas eu de mention au brevet des collèges, Il est autorisé de faire des plaisanteries, des fautes de français, des approximations. Il est interdit de pinailler, et de prendre les joueurs modestes pour des buses incultes.
Prets ! Partez ! A vos Googles !
Rappelez-vous de ce qui vous a donné l'envie de voyager?
Bonjour tout le monde!
Pas plus tard qu'il y a 5min, je me suis souvenu du 1er voyageur que j'ai rencontre; ou plutot voyageuse devrais-je dire.
Elle etait allee seule en Russie et avait traverse la Mongolie, la Chine, et une partie de l'Asie du Sud-Est. Je n'avais quant a moi quitte ma chere banlieue que pour l'Espagne ainsi que l'Angleterre avec le college ou le lycee. La simple evocation de ces pays lointains m'a fait l'effet d'une decharge electrique. Je l'ecoutais, bouche bee, essayant de ne rien rater de cette avalanche d'anecdotes. J'aurais voulu qu'elle ne finisse jamais.
J'ai tout de suite su que je voulais faire pareil. Une sorte de declic. Je n'avais pourtant fait qu'ecouter Virgine, mais je savais. Voyager en independant, seul ou accompagne, aller la ou bon me semblera. Voir de mes yeux une partie du monde. Quelques mois plus tard je partais a mon tour... 🙂
Ce post a pour but de faire appel a votre memoire, qu'est-ce qui vous a donne envie de voyager?
J'entends par voyager ne pas reste allonge sur une serviette 3 semaines par exemple; ce que beaucoup de gens font, nous sommes (routards, backpakers, cyclistes, toutes les expressions que vous voulez...) clairement minoritaires il me semble.
Je suis donc curieux de savoir ce qui vous a fait Partir, loin ou pas d'ailleurs. Une rencontre, une recherche de liberte, une envie de "fuir" la France, un coup de foudre, un desir present depuis votre plus jeune age?... Il y a plein de possibilites...
J'ai hate de vous lire! Raphael
Ce post a pour but de faire appel a votre memoire, qu'est-ce qui vous a donne envie de voyager?
J'entends par voyager ne pas reste allonge sur une serviette 3 semaines par exemple; ce que beaucoup de gens font, nous sommes (routards, backpakers, cyclistes, toutes les expressions que vous voulez...) clairement minoritaires il me semble.
Je suis donc curieux de savoir ce qui vous a fait Partir, loin ou pas d'ailleurs. Une rencontre, une recherche de liberte, une envie de "fuir" la France, un coup de foudre, un desir present depuis votre plus jeune age?... Il y a plein de possibilites...
J'ai hate de vous lire! Raphael
Mission accomplie au Jilin (Chine)
Grâce à mon changement de travail, je me suis vu contraint et forcé en juillet 2006 de liquider mes jours de vacances et ai donc dû affronter la douloureuse épreuve de choisir une destination de voyage. Cette fois, j'avais envie de rester en Chine plutôt que de partir à l'Etranger, les joies et peines du voyage en Chine commençant à me manquer après environ un an d'abstinence. Le pays est vaste, et il y a encore de nombreuses provinces où je n'ai jamais mis les pieds. Le Sichuan est à la mode, tout le monde y va en ce moment. Une bonne raison pour ne pas y aller donc, bien que la région m'attire beaucoup. Le Shandong? Sans doute trop chaud. Le Tibet ou le Xinjiang? Trop grand, pas le temps de les visiter en seulement 8 jours. Et pourquoi pas le nord-est tiens, cette région que l'on appelait autrefois Mandchourie et divisée aujourd'hui en trois provinces? Parmi ces trois provinces, c'est celle du Jilin, la moins connue, que j'ai retenue, car: les températures y sont sûrement bien moins élevées qu'à Shanghai qui connaissait alors la canicule, il y a des montagnes, il y a une très longue frontière avec la Corée du Nord, il ne viendrait pas à l'idée de la plupart des gens de la visiter. Je devrais donc être à peu près tranquille.
Adjugé donc, j'ai acheté un billet aller-retour Shanghai-Changchun
Adjugé donc, j'ai acheté un billet aller-retour Shanghai-Changchun
Hésitation sur notre itinéraire en Australie
Bonjour à tous,
N'ayant jamais mis un pied en Australie, j'ai peur de la décision timing itinéraire que nous devons prendre. Nous partons en novembre.
Nous disposons de +/- 20 jours sur place où nous comptons nous déplacer uniquement en voiture.
Itinéraire 1: arrivée à Brisbane - retour au départ d'Adelaide 3 jours : visite Brisbane, Gold coast, Surfer's paradise, Bryon Bay pour arriver petit à petit à Sydney par la côte (voiture) 3 jours effectifs à Sydney : Harbour, city & Blue Mountain et environs de sydney 1 jour : route vers Canberra matin et visite l'après-midi 2 jours : route vers Melbourne et visite 3 jours : route via La Great Ocean highway vers Kangaroo Island 2 à 3 jours : visite de la kangaroo island (avec notre propre véhicule) 5 à 6 jours : adelaide et alentours (flinders, broken hill, Lobethal et gawler, ...)
Itinéraire 2 : arrivée à Sydney - retour au départ d'Adelaide : idem itinéraire 1 sans la partie brisbane et donc plus de temps pour le reste.
Avec l'itinéraire 1, nous avons peur de gâcher ou d'être trop gourmand mais nous avons envie de nous reposer à l'arrivée sur une plage sans commencer directement par une grosse ville. Les plages de Sydney valent-elles la peine ou la Gold Coast de Brisbane, ... sont à faire et cadrent dans notre parcours point de vue timing. D'un autre côté j'ai peur que l'itinéraire 2 ne nous laisse "un goût de trop peu".
Vais-je louper des coins sympas, regretter de devoir partir trop vite d'un endroit, suis-je trop optimiste ou trop pessimiste sur le timing et les distances ? Merci de m'éclairer.
Je ne sais pas quoi faire et j'aimerais réserver mes billets d'avion sans traîner. 🤪
MERCI BCP. 😊
Sèveduf
N'ayant jamais mis un pied en Australie, j'ai peur de la décision timing itinéraire que nous devons prendre. Nous partons en novembre.
Nous disposons de +/- 20 jours sur place où nous comptons nous déplacer uniquement en voiture.
Itinéraire 1: arrivée à Brisbane - retour au départ d'Adelaide 3 jours : visite Brisbane, Gold coast, Surfer's paradise, Bryon Bay pour arriver petit à petit à Sydney par la côte (voiture) 3 jours effectifs à Sydney : Harbour, city & Blue Mountain et environs de sydney 1 jour : route vers Canberra matin et visite l'après-midi 2 jours : route vers Melbourne et visite 3 jours : route via La Great Ocean highway vers Kangaroo Island 2 à 3 jours : visite de la kangaroo island (avec notre propre véhicule) 5 à 6 jours : adelaide et alentours (flinders, broken hill, Lobethal et gawler, ...)
Itinéraire 2 : arrivée à Sydney - retour au départ d'Adelaide : idem itinéraire 1 sans la partie brisbane et donc plus de temps pour le reste.
Avec l'itinéraire 1, nous avons peur de gâcher ou d'être trop gourmand mais nous avons envie de nous reposer à l'arrivée sur une plage sans commencer directement par une grosse ville. Les plages de Sydney valent-elles la peine ou la Gold Coast de Brisbane, ... sont à faire et cadrent dans notre parcours point de vue timing. D'un autre côté j'ai peur que l'itinéraire 2 ne nous laisse "un goût de trop peu".
Vais-je louper des coins sympas, regretter de devoir partir trop vite d'un endroit, suis-je trop optimiste ou trop pessimiste sur le timing et les distances ? Merci de m'éclairer.
Je ne sais pas quoi faire et j'aimerais réserver mes billets d'avion sans traîner. 🤪
MERCI BCP. 😊
Sèveduf
Conseils pour la Tunisie en 4X4?
Bonjour.
Je vais en Tunisie cet été avec mon petit 4X4 Santana (sans clim -mais je peux enlever le "top case"à l'arrière).
Seule, quadra, sans aucune notion de mécanique et de langue arabe...
Que me conseillez-vous de mettre dans mon coffre : 1) pour le 4X4 2) pour moi.
J'arrive à Tunis par le ferry de Naples, je réside une semaine vers Tunis -à l'hôtel-, puis deux jours vers Sousse, et ensuite Douz pour deux semaines(mais là j'aurai quelqu'un pour m'épauler).
Merci d'avance
Je vais en Tunisie cet été avec mon petit 4X4 Santana (sans clim -mais je peux enlever le "top case"à l'arrière).
Seule, quadra, sans aucune notion de mécanique et de langue arabe...
Que me conseillez-vous de mettre dans mon coffre : 1) pour le 4X4 2) pour moi.
J'arrive à Tunis par le ferry de Naples, je réside une semaine vers Tunis -à l'hôtel-, puis deux jours vers Sousse, et ensuite Douz pour deux semaines(mais là j'aurai quelqu'un pour m'épauler).
Merci d'avance











