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Carnet d'un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février / mars 2017
by Jacou0109 · 2017-03-28 · 4 replies
Carnet d’un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février/mars 2017

Budget global pour 2 personnes : 2826 € Avion Paris-Chennai, Colombo-Paris (Saudi Arabian Airlines) 882 € Dépenses en Inde : 640 € Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €

Quelques prix : masala dosai 50-80 meal (repas végétarien basique) 60 -80 eau : 1 litre=20, 1litre 1/2=30/35

thé masala : 15-50 thé indien : 10-25 dal fry : 50 chicken masala : 120/180 tuktuk de 40 (1à2km) à 200 (7km)

1ère partie : Carnet d’un voyage de 16 jours en Inde du Sud (Tamil Nadu et Kérala) de Chennai à Mahabalipuram, Pondichéry, Chidambaram, Thanjavur, Trichy, Madurai, Munnar, Alappuzha et Cochin.

02/02 de Paris à Chennai et Mahabalipuram (ou Mamalapuram)

Paris CDG : Décollage dans un Boeing 777-300 de laSaudi Arabian Airways à 11h40 pour 5h40mn de vol jusqu'à Riyad. Nous sommes installés à la queue de l'appareil juste à côté de la salle de prières ! Avant le décollage, le haut parleur nous convie à une prière pour qu'Allah bénisse notre vol. Beau survol des Alpes, Turin, puis de Rome, Naples, Crotone, Alexandrie, la Mer Rouge à la hauteur d'Hurghada puis le désert jusqu'à Riyad. Attente dans un aéroport froid, moderne, sans beaucoup de charme, les rares boutiques ouvertes n'offrent que des sucreries, du parfum et quelques articles de luxe, pas de tabac ni alcool évidemment. Pour tuer le temps nous discutons avec un groupe de français qui part aussi faire un voyage dans le sud de l'Inde. On nous offre un plateau repas vers 22H puis décollage dans un airbus 330 pour 4h 35mn de vol jusqu'à Chennai. L'avion est rempli de nombreux indiens, travailleurs immigrés au Moyen-Orient qui rentrent chez eux pour les vacances. A l'atterrissage certains se lèvent dès que l'avion a posé les roues sur le sol, tellement ils sont pressés de rentrer, c'est un joyeux foutoir. Nous allons ensuite faire les formalités relatives au visa électronique dans une file spéciale où nous sommes les premiers, c'est vite expédié avec une prise d'empreintes et un coup de tampon dans le passeport. L'attente aux bagages sera plus longue car avec une franchise de 60 kg les Indiens ont bien rempli les soutes, mais arrivent enfin nos « petits sac à dos » d’à peine 9 kg pièce, comparés aux colis indiens. En nous dirigeant vers la sortie nous décidons de prendre un taxi prépayé pour Mamalapuram (1550 rp). Et nous voilà aussitôt plongés dans la chaude ambiance de Chennai : Circulation chaotique de bus, autos, motos, rickshaws, sur des rues rafistolées, le tout à grands coups de klaxon. Il fait déjà bien chaud, pourtant il n'est que 9h du matin. Il nous faut bien 40 mn pour sortir de ce monstre urbain puis c'est la campagne. Un moment on longera sur des km une énorme décharge à ciel ouvert. Les villages et les villes se succèdent tout au long de la route. Au bout d'une heure et demie nous arrivons à Mahabalipuram et payons le droit d'entrée en ville de 40 rp pour 2. Le taxi nous laisse rue Otavai dans laquelle se trouvent de nombreux guest-houses à petits prix. Après en avoir visité plusieurs (Siva, Barack, Vinodhara, etc) vraiment pas convaincants, nous posons provisoirement nos sacs au Sea Breeze qui est un peu mieux mais nettement plus cher (3000 rp) et allons voir le Daphné situé juste à côté et qui nous convient bien : belle grande chambre au dernier étage avec un balcon, AC et ventilo, lit à baldaquin avec moustiquaire et balancelle en rotin. Il fait déjà bien chaud. Nous partons en direction du temple du rivage situé pas très loin de notre GH et c'est la redécouverte 40 ans après de l'Inde. Nous reviennent en tête des images qui démontrent la permanence de certaines choses dans cette Inde immémoriale : les couleurs éclatantes des saris des femmes, la langue tamoule avec ces sonorités caractéristiques roulantes, l’omniprésence des corbeaux bruyants, la circulation assourdissantes de bruits de klaxon, les détritus partout le long des rues, des routes des canaux et des rivières. Nous acquittons les droits d'entrée 2x500 pour les deux sites. Le petit temple du rivage (short temple) est situé en face de la mer mais en est séparé par un rideau d'arbres pour diminuer l'érosion qui a déjà bien poli les sculptures du temple. Des touristes indiens et occidentaux visitent ce beau temple qui a été évidé à partir de monolithes de grès. De belles sculptures quoiqu'un peu effacées émaillent les quatre côtés du temple. Un peu plus loin vers le Sud des groupes d'Indiens trempent les pieds ou se baignent dans une mer qui roule de grosses vagues. De l'autre côté vers le Nord se trouve la plage utilisée par les pêcheurs de Mamalapuram. Nous quittons le temple du rivage et allons nous reposer et nous abriter de la chaleur. Nous ressortons vers 16h et partons à pied en direction du sud et du site des 5 rathas, autre site majeur qui regroupe 5 temples également évidés et redécouverts par les anglais au XIX e siècle. Ils sont mieux conservés que le temple du rivage car protégés par le sable durant plusieurs siècles. Certaines parties n'ont jamais été terminées et sont restées à l'état d'ébauche.



Pèlerins hindous devant la "descente du Gange"

Bel éclairage vers la fin de la journée au soleil couchant. Nous avions oublié que les occidentaux sont très prisés pour figurer sur les photos à côté des indiens, nous avons donc été sollicités pour poser entre les membres de familles indiennes plus d'une fois. Retour vers le centre ville, des bruits caractéristiques nous signalent la présence des tailleurs de pierre, une spécialité de Mamalapuram. Il y a de nombreux ateliers de tailleurs de pierre et ils utilisent du matériel électrique, perceuses, scies, marteaux-burineurs et réalisent des sculptures de toutes tailles et d’une qualité impressionnante, surtout les petits objets dont l’intérieur est évidé et forme des dentelles de pierre alvéolée ! Dîner au Gecko restaurant, bon et pas cher. Nous renouons avec plaisir avec les savoureux plats de dhal (lentilles) et les currys indiens.

03/02 de Mahabalipuram (ou Mamalapuram) à Pondicherry

Bonne nuit quoiqu'un peu perturbée par quelques moustiques emprisonnés sous la moustiquaire et quelques aboiements intempestifs de chiens.

Petit-déjeuner toujours au Gecko pris sur la belle terrasse qui domine la rue commerçante. Nous redécouvrons également avec plaisir la saveur inimitable du thé indien au lait très sucré. Je me suis levé aux aurores vers 6h du matin pour aller voir ce qui se passait du côté des pêcheurs. Rien de particulier, certains rentraient de la pêche, d'autres se préparaient à y aller, le résultat de la pêche ne me semble pas miraculeux à voir les quelques dizaines de poissons pas bien gros qui sont pris dans les filets. Bel éclairage au moment du lever du soleil vers 6h40.

Mahabalipuram : retour des pêcheurs

Puis balade en ville, les femmes se pressent devant les fontaines pour remplir leurs gamelles ou seaux en plastique ou en métal. Tous les commerces sont encore fermés à l'exception des débits de thés et des cantines qui préparent de petites fritures. Découverte du Penance d'Arjuna derrière la station de bus superbement bien éclairé par le soleil levant : C'est une grande fresque sculptée en bas relief sur un pan de falaise vertical de 8m de haut et 30 m de large : des dizaines de personnages et d'animaux animent la surface de cette falaise dans un double mouvement en direction de la faille centrale symbolisant la chute du Gange. Nous y croisons un groupe d'alsaciens écoutant un guide indien francophone très intéressant et parlant remarquablement bien le français. Nous visitons ensuite le superbe temple situé à la gauche de la falaise et dont le fond révèle une autre magnifique fresque sculptée. Nous continuons notre visite par plusieurs petits temples et le fameux rocher en forme de boule instable qui semble prêt à dévaler la pente. Une dernière sculpture d'éléphants et nous retournons vers le Daphné hôtel.

Nous prenons nos affaires et un rickshaw en direction de l'arrêt de bus pour Pondy en dehors du village sur la grande route. La possibilité de prendre un taxi pas cher ne s'est pas concrétisée. Plusieurs bus nous passent sous le nez, car trop pleins pour s'arrêter. Finalement il y en a un qui s'arrête mais qui est déjà bien plein. Nous allons passer une bonne heure debout puis finalement nous récupérons deux places assises. A Pondy nous devons négocier ferme pour faire baisser le prix du rickshaw pour nous conduire à notre G.H. Malheureusement il est plein, nous avions oublié que c'est le W.E. et Pondy est toujours très prisé par les Indiens, heureusement le patron du G.H. qui parle un français parfait nous réserve une place chez un collègue situé un peu plus loin dans Nobili street, quartier calme pas loin de la gare chez Brigitte et Josh. C’est une belle maison traditionnelle, notre chambre est claire avec sdb privée et pdj pour 1600 rp. Josh le mari de la patronne nous offre une collation. Nous partons en direction de la mer, belle promenade le long du rivage avec une mer assez houleuse et de fortes vagues déferlantes. Beaucoup d'Indiens, seuls, en couple ou en famille se sont installés sur les brises- lames et contemplent le spectacle de la mer. De nombreuses inscriptions en français rappellent le passé colonial de la ville. Nous arrivons bientôt devant la statue de Gandi et allons déguster des samosas dans le jardin public de Government Place. Nous continuons notre découverte de Pondy par une visite au temple où un éléphant remercie les fidèles en leur caressant la tête avec sa trompe. Diner de bons plats végétariens au Sugurtu restaurant.

4/2 de Pondicherry à Chidambaram

Balade dans la vieille ville coloniale française et visite au marché très animé, coloré et aux fortes senteurs surtout du côté du poisson ! Départ du GH en rickshaw pour la station de bus (100 rp) d'où nous prenons un bus pour Chidambaram. C'est un bus folklo qui, manié de mains de maître par un chauffeur pressé, nous a amené à Chidambaram en moins de 2h tout en s’arrêtant régulièrement pour laisser monter ou descendre des passagers. Tout au long de la route nous verrons de beaux paysages, avec des cocoteraies et quelques rizières du moins quand il y a suffisamment d'eau, ce qui est le cas ici grâce aux lagunes et aux lacs. On voit également de ci de là de grosses usines (centrales de production d'énergie, usines diverses, dont une usine du chimiste français Arkema). Dans les petits villages traversés il n'est pas rare de voir des huttes aux toits de pailles ou de chaumes. Quelques fantômes noirs (entièrement voilés avec gants noirs) montent dans le bus mais quand elles nous regardent on devine des yeux rieurs, elles ne doivent pas être bien vieilles ! Arrivés à Chidambaram, à la station de bus située non loin du quadrilatère du temple, nous visitons quelques hôtels mais rien de folichon, soit trop chers (3000 rp soit 45€) soit pas chers mais pas terribles (500) finalement nous nous installons au Ritz : belle chambre assez propre avec clim et télé pour 1600.

Nous partons ensuite visiter le fameux temple qui occupe un immense carré au centre de la ville et dont les 4 entrées sont chacune surmontée d'un immense gopura avec des statues peintes de couleur vive. Nous y pénétrons après nous être débarrassés de nos chaussures et allons arpenter l'immense complexe un peu labyrinthique. Le temple principal est un peu sombre mais il y a de temps en temps des espaces non couverts où pénètrent la lumière du soleil. Un peu partout les brahmanes chargés du temple s'affairent ici et là : ils ont une coupe de cheveux particulière avec une partie rasée et un petit chignon sur la partie non rasée. Les nombreux hindous présents font leurs prières et leurs dévotions. A l'extérieur se trouve le grand bassin pour les prières. A l'intérieur du temple une cérémonie se prépare : en effet des fidèles s'agglutinent devant l'entrée d'un sanctuaire aux portes d'argent semi-ouvertes : à l'intérieur des officiants s'activent devant la statue d'un dieu. Les fidèles sont tournés vers la statue joignent les mains, prient pendant que des brahmanes agitent des clochettes et que d’autres font sonner de grosses cloches traditionnelles. À un moment donné un brahmane va promener devant la statue du saint un chandelier aux nombreuses bougies allumées puis un tissu enflammé.



Trichy : Musicien du temple

Tout cela est accompagné par un rituel sonore de chants et de paroles récitées par les brahmanes. On ne comprend pas grand chose mais on est saisi par l'émotion et la ferveur des participants. Nous ressortons du temple et allons dîner dans un restaurant végétarien au pied de notre hôtel : très bon dîner pas cher et savoureux.

5/2 de Chidambaram à Thanjavur

Originalité du matin, nous prenons notre petit-déjeuner à la pâtisserie « Black forest » : Viennoiseries, donuts et cupcake avec deux bons thés, nous n’avons pas osé la « forêt noire » ! Nous repartons au temple nous promener en attendant l'arrivée de nos amis Frédérique et Thierry avec qui nous allons visiter en taxi les vieux temples de la période Chola. Ensemble nous allons déjeuner toujours au même restaurant végétarien et partons pour le temple de Gangaikondacholapuram situé en pleine nature. Il y a pas mal de monde, il est vrai que c’est dimanche et la grande pelouse qui entoure le temple est remplie d'Indiens de tous âges et de toutes conditions qui attendent l'ouverture du temple. Nous nous contentons de l'extérieur et il y a suffisamment de choses à voir. Des sculptures un peu partout, sur les gopuras et sur la fameuse tour pyramidale qui en est couverte. Le taxi, avant de retourner avec nos amis à Pondy nous laisse à un embranchement où nous pouvons prendre un bus pour Kumbakonan. De Kumbakonan un bus local va nous faire découvrir ce qu'est traverser l'Inde profonde en bus omnibus : heureusement nous avions des places assises car le bus s'est rempli assez rapidement au gré des nombreux arrêts au bord de la route ou dans les villages. Il y a pas mal d'activités dans la campagne en ce moment : on récolte le riz et aussi des céréales, des charrettes bourrées de paille entravent la circulation. Le chauffeur de bus est, comme tous les autres un kamikaze de la route, il klaxonne toutes des 5 secondes quand la route est chargée ce qui est le cas à 80%, il double avec ou sans visibilité, slalomant entre les camions, les bus, les motos, les rickshaws, les vélos et les piétons estimant à quelques cm près le gabarit de son bus. Dans les villages il y a beaucoup de maisonnettes en pisé recouvertes d'un toit de chaume, ça sent le dénuement. On voit aussi beaucoup de bétail essentiellement des bovins et des chèvres recherchant dans des champs arides et secs de quoi se nourrir. Arrivés à Thanjavur, le bus nous laisse dans la new bus station à plusieurs km du centre ville. Nous prenons un rickshaw (150rp) qui va nous mener au homestay que nous avions réservé depuis la France à 15mn à pied du grand temple. Nous sommes attendus par un couple d'indiens âgés qui nous fait visiter une belle chambre avec clim, ventilo et sdb avec eau chaude. Comme il se fait tard nous partons seulement explorer les environs et repérer l'entrée du temple puis recherchons de quoi dîner. Nous trouvons notre bonheur à l'ancienne station de bus en plein centre ville. Là il y a de nombreux restaurants populaires ou plus « chics » qui servent de la nourriture végétarienne essentiellement. Nous en choisissons un et dînons de deux excellents et copieux masala dosai que nous avons du mal à terminer.

6/2 de Thanjavur à Trichy (Tiruchirapally)

Excellent petit-déjeuner, entourés par la sollicitude de nos hôtes. Des « rotis », de la margarine et confiture, des toasts, jus de papaye frais, salades de fruits, thé. Nous sommes installés dans le jardin derrière la maison où poussent bananiers, papayers et goyaviers. Nous allons ensuite visiter ce très beau temple de Bradishvara. Toujours de belles portes type gopuras puis un ensemble complexe de temples plus petits, un nandi (taureau) énorme d'une seule pièce. Nous nous attardons devant un petit temple où se prépare une cérémonie, peut-être de remerciements qui va durer plus d'une ½ heure avec un accompagnement de deux musiciens et de plusieurs brahmanes. A la fin de la cérémonie les brahmanes vont creuser un trou pour y planter un mat décoré et peint puis ils vont l'arroser de liquides de différentes couleurs, blanc, orange et rouge.



Temple de Trichy

De la gare de bus nous prenons un bus pour Trichy. Le trajet se fera en un peu plus de 2h à travers une campagne toujours aussi sèche où les pâturages succèdent aux cocoteraies ou à des champs. À Trichy la station de bus se trouve heureusement dans le centre ville, il est donc facile de visiter plusieurs hôtels avant d'en choisir un qui nous convient. Nous essayons le Femina recommandé par le routard. Les chambres sont correctes mais la propreté correcte pour un indien ne l'est pas pour nous. Monique fait changer les draps et les serviettes plus que douteuses. Un grand mariage se prépare en bas mais on n'en souffrira pas trop. Les klaxons de la station de bus proche sont plus sonores. Le lendemain un rickshaw nous conduit au temple Srirangam très éloigné du quartier des hôtels (200rp). Très beau et grand temple comme d'habitude avec de belles sculptures, des gopuras, des bâtiments variés.

7/2 de Trichy à Madurai

Petit déjeuner compris dans le prix au Femina, excellent buffet avec toasts et confiture, plats indiens, fruits frais etc. Nous récupérons nos sacs et partons à pied à la gare toute proche prendre le 1er bus pour Madurai. Nous n'attendons jamais longtemps (de 10mn à 30 mn max) voyage assez rapide par des autoroutes et avec peu d'arrêt. Les routes sont en bon état mais la circulation toujours dense et chaotique. A Madurai le bus nous laisse loin à la new bus station de Mathutavani. Un rickshaw va nous emmener jusqu'à l'hôtel que nous avons choisi le MR International au nom pompeux dans une ruelle calme à 5 mn de l'entrée Ouest du temple. Si les chambres sont correctes, l'état de la lingerie (draps, protège-matelas et serviettes de toilette) est comme d'habitude déplorable. Monique doit faire les gros yeux pour obtenir du linge à peine acceptable. Comme le temple n'est pas encore ouvert (il ouvre à 16h) nous allons nous balader dans le centre ville à la recherche d'un restaurant que nous allons trouver par hasard : c'est un végétarien avec un serveur sympa qui nous explique bien la composition des différents plats. A 16h nous nous dirigeons vers le temple. L'accès est sévèrement gardé par des gardes chiourmes désagréables au possible : il faut enlever ses chaussures, chaussettes, ne pas avoir de pantalons trop courts, se faire fouiller au corps, montrer tout ce qu'on a dans les poches. Après ce contrôle militaire on peut entrer, il faut ensuite payer un droit d'entrée de 50 rp /p. Dans ce temple les occasions de payer sont nombreuses tant pour les touristes que pour les indiens. Quant au temple lui-même il ressemble à ceux que nous avons déjà vus : les gopuras ici sont particulièrement hauts, sculptés et très colorés. A l'intérieur on retrouve les colonnes massives représentants des animaux mythiques, de nombreuses chapelles dédiées aux multiples divinités du panthéon hindou. Nous ressortons au bout d'une heure et allons dîner au « restaurant moderne » près de chez nous n'ayant pas retrouvé le resto de midi. Retour au temple pour la cérémonie à 21h lors de laquelle les prêtres sortent un palanquin représentant l'épouse de Shiva qu’ils amènent passer la nuit dans le temple de Shiva. Il y a quelques groupes de touristes occidentaux et des indiens. Des musiciens accompagnent la cérémonie jouant d'une espèce de hautbois au son aigrelet, d’un harmonium portatif et des percussions.

8/2 de Madurai à Munnar

Devant l'hôtel nous hélons un rickshaw en train de bichonner sa machine et c'est parti jusqu'à la gare de bus d’Arapalayam. Là c'est déjà le joyeux bordel, ça klaxonne de tous les côtés, comme prévu le bus pour Munnar pars à 8h ce qui nous donne le temps de boire un thé horriblement sucré et très lacté mais c'est bon et c'est chaud. Le bus va d'abord emprunter une belle autoroute où il va pouvoir rouler vite puis en approchant de la montagne la moyenne va tomber très vite. La route grimpe en lacets étroits et dévoile un paysage magnifique. Les cocotiers disparaissent, remplacés par la forêt ou des espaces secs, vers la fin on voit apparaître des plantations de cardamome puis les fameuses plantations de thé. Au bout de 5h30 nous voilà à Munnar. Notre JJ Cottage est à 2km du centre de Munnar. C'est un étroit bâtiment tout rose enserré par d'autres maisons identiques. Le patron très sympa nous fait visiter la chambre spacieuse et nickel chrome avec de belles baies vitrées qui donnent sur la campagne et les plantations de thé. Ayant le ventre creux nous allons déjeuner au SN restaurant juste à côté : excellent repas à base de masala et de curry. Le soleil va se coucher et j'en profite pour aller faire un tour dans les plantations en empruntant la route qui part à droite en descendant de notre GH en direction du Lekshmi Estate distant d’un à deux km. Belle plantation bien mise en valeur par un éclairage rasant. En remontant une piste je vois en contrebas le village où sont installés les ouvriers : il s'agit de longs bâtiments divisés en appartements pour chaque famille. Le grand propriétaire ici de 63000 acres de thé est le magnat Tata. Retour à Munnar, le soleil est couché et il commence à faire froid, ça change !



Munnar, dans les plantations de thé

9/2 Munnar

Nuit calme et fraîche, la grosse couverture n’est pas de trop ! il est vrai que nous sommes à près de 1600 m d'altitude. Nous avons choisi de participer à une balade dans les plantations de thé. Notre groupe de 6 touristes démarre peu après 7h pour une ballade dans les environs proches de Munnar. La montée dans les plantations est vraiment magnifique avec le soleil levant qui ourle les tapis des plantations de thé. Belle balade puis c'est la grimpette vers la crête qui domine le paysage et les vallées plantées de théiers. Beau panorama depuis le sommet sur les vallées environnantes et sur les nombreuses plantations de thé qui occupent l’essentiel de la surface. Nous sommes vers 1850 m d'altitude. Puis c'est la redescente toujours dans les plantations de thé. Un peu plus loin nous passons devant les « three houses » cabanes juchées sur de beaux arbres dans un grand jardin fleuri avec une superbe vue sur la vallée en contrebas. Notre guide nous montre quelques épices : cardamome, café, puis c'est le retour par la route qui passe devant Leksmi Estate. En arrivant à notre GH nous apercevons une foule de pèlerins qui s’apprêtent à défiler derrière des chars processionnels. Je vais suivre le défilé jusqu'au village photographiant les groupes de tambourins, les femmes tirant un char avec une longue corde, une autre femme avec une longue tige métallique piquée en travers de la bouche, un homme se balançant, le corps percé de nombreux crochets. Après avoir suivi le défilé durant plus d’une heure et demie je retourne au GH bien fatigué par ces 4 km rajoutés à ceux de ce matin.

Munnar : cérémonie religieuse

10/2 de Munnar à Allepey

Journée transport : départ de Munnar vers 8h en bus local pour Kottayam (5h30) toujours par une belle route qui zigzague dans un paysage de montagne magnifique très vert avec une jungle luxuriante, des cocotiers, des ananas, du tarot, des jacarandas. la route passe par Adimaly puis descend vers la côte. A Kottayam à peine sortis du bus on nous indique un autre bus en partance, c'est celui que nous devons prendre pour aller à Changanachery. Au bout d'une demi-heure nous y voilà, nous hélons un rickshaw pour nous emmener au port d’embarquement. Là on nous dit que le bateau ne part qu'à 17h et il n'est que 13h30, dans un sabir mélangeant malayam et anglais, un homme nous explique que nous pouvons prendre un autre ferry à partir d'un autre village à une dizaine de km d'ici. Aussitôt dit aussitôt fait le rickshaw nous fait passer par de grandes rizières toutes plates et nous mène en 20 mn au quai du village au nom imprononçable ! Effectivement peu après 14h un ferry public accoste au quai et nous embarque pour Allepey : pendant deux heures nous allons tranquillement remonter plusieurs canaux, certains très étroits comme des rivières d'autres larges comme des lacs, nous arrêtant tous les km à de petits débarcadères où attendant les passagers. Bel éclairage sur de superbes rizières, les cocotiers qui ombragent les chemins bordant les canaux, le calme, de superbes oiseaux, hérons blancs, des cormorans, des aigrettes s'envolent à notre approche. Vers 16h nous arrivons à la jetée d'Allepey, prenons un rickshaw pour notre GH (South Canal Holidays) où Bindu et Shameer nous accueillent. Nous avons une belle chambre au 1er qui donne sur le jardin. Vers 18h au moment du coucher du soleil, je vais aller me promener au bord de la plage d’Allepey. Il y a beaucoup de monde sur la plage très peu dans l’eau, mais surtout agglutiné dans la zone où les vagues s'arrêtent. Les vendeurs ambulants sont légion (cerf-volant, glaces, frisbees, boissons) il règne une ambiance familiale très joyeuse.



les backwaters près d'Allepey

11/02 Allepey

Journée repos, la premières depuis notre arrivée ici de plus le cadre de l'hôtel et la ville tranquille d'Allepey s'y prêtent bien. Super petit déjeuner varié pris avec une famille française. L'après-midi nous partons à pied en direction du marché bien calme à cette heure chaude de la journée. Nous allons acheter des épices (poivre, masala, noix de cajou) chez un vendeur spécialisé recommandé par l’hôtelier. En fin de journée je retourne en direction de la plage, comme c’est samedi la plage est bondée, des dizaines de bus qui ont amené les touristes sont garés sur le parking. Sur la place près de la plage des joueurs de cricket s’en donnent à cœur joie.

12/02 Allepey - Pulikunnu - Allepey

Vers 10 h nous enfourchons les vélos (état excellent) prêtés par le GH et empruntons la route qui longe la plage sous les piles de la future autoroute (ou du futur métro aérien), et qui file vers le Sud longeant les quartiers de pêcheurs on y est jamais à plus de 150 m de la plage et on voit les bateaux de pêcheurs tirés sur la sable, il y a aussi de grosses planches au bout recourbé qui servent à pêcher et sont plus maniables pour franchir la barre.

Belle balade dans ces quartiers d’habitation tranquille où la verdure prédomine. La présence de canaux nous rappelle que nous ne sommes pas loin des « backwaters ». Excellent déjeuner au Mushroom restaurant avec Frédérique et Thierry que nous venons de retrouver par hasard. Ensuite un rickshaw nous conduit au quai d'où doit partir le bateau pour Pulikunnu : c'est le quai où il y a une station service pour bateau. À 14h pile nous partons pour une super balade dans les backwaters de toute taille, petits, moyens ou grands. De plus comme c'est dimanche il y a beaucoup de passagers qui vont et viennent, des gens vont à la messe, d’autres au temple. On voit aussi beaucoup d'oiseaux (cormorans, aigrettes, hérons et autres échassiers de différentes couleurs. Le bateau s'arrête régulièrement et les passagers embarquent et débarquent. Au bout de 2h20mn nous arrivons au terminus du village de Pulikunnu. Du débarcadère on voit la grande église blanche de rite syriaque (Fernal church). Les fidèles se préparent pour la messe qui va bientôt commencer. C’est étrange de se retrouver aussi loin du Moyen-Orient et de voir ces églises, témoignages des premiers chrétiens venus évangéliser le Kerala il y a près de 2000 ans ! Au retour, le bus pour Allepey va longer les grandes rizières plates et vertes qui bordent la route de chaque côté.



En attente du bateau-bus

13/12 Allepey – Madakal –Allepey

Cette journée a été consacrée à la visite d’une institution religieuse qui s’occupe d’accueillir, de soigner, d’éduquer et de nourrir des enfants et des adolescents handicapés dont les parents ne peuvent s’occuper soit pour des raisons financières soit par manque de temps. Comme nous soutenons financièrement cette institution en parrainant deux enfants nous y avons été accueillis de façon extraordinaire. Ce fut une journée riche en émotions.

14/12 d’Allepey à Cochin

Levé à 6h je pars en vélo vers les plages du sud pour voir et photographier le retour des pêcheurs. Ciel bouché et nuageux ce qui entraîne un éclairage sans relief. Les embarcations de type planches évoluent un peu plus loin au large et commencent à rejoindre la terre ferme les uns après les autres. Je photographie mais je suis aussi sollicité pour les prendre en photos. Certains pêcheurs me suggèrent de photographier discrètement le dénommé « Mokaface ». Quand je leur montre le résultat, ils sont pliés de rire et tous les pêcheurs de la plage veulent voir la photo de Mokaface et rigolent à gorge déployée contents de la blague qu’ils lui ont jouée.



Départ pour la gare en rickshaw (40) où nous attendrons le train express pour Ernakulam qui aura 30 mn de retard. Nous sommes époustouflés par la propreté de la gare et par les équipements électroniques d’affichage des trains, ça change de notre vision d’il y a 40 ans ! En arrivant à Ernakulam jonction, rickshaw (300) pour notre GH (NestGH) à fort Cochi. C’est une belle maison récente, chambre propre, prix imbattable (1000 rp avec petit-déjeuner), on est à 15 mn à pied du centre ville. Nous allons à la découverte du vieux Fort Kochi et notre premier arrêt sera consacré à la vieille église St-François, 1ère église construite à Cochin par les Portugais au XVIe siècle. De là nous nous rendons aux fameux carrelets chinois, attraction symbolique de Cochin. Qu'en dire : ils fonctionnent apparemment surtout pour les touristes et sont manœuvrés dès qu'un groupe s'en approche pour prendre des photos. L'arrière plan manque de charme avec les installations portuaires en fond et la plage jonchée de détritus. De vrais pêcheurs à la ligne ou à l'épervier tentent leur chance au même endroit. Nous nous arrêtons devant les marchands de poissons installés devant les carrelets pour acheter 500 g de grosses crevettes (800rp 1kg) que nous faisons cuisiner juste à côté pour 120 rp. Un petit délice même si un verre de vin blanc aurait été plus indiqué qu'un thé indien ! Le soleil étant revenu j’en profite pour faire quelques photos devant les carrelets. Retour par la rue commerçante Princess qui ne présente pas beaucoup d’intérêts sauf à vouloir faire du shopping ! Excellent dîner de poissons grillés, dhal, curry de légumes, raita mixte, riz, chapatis au guest-house.



Les carrelets chinois de Cochin

15/12 Cochin

Ce matin visite de la laverie traditionnelle dans le quartier de Veli où s’activent des hommes et des femmes lavant et repassant des tonnes de linge à l’ancienne ce qui nécessite des forces, soit pour battre le linge soit pour soulever des fers à repasser en fonte de 10 kg ! Il s'agit d'une institution d'origine hollandaise très ancienne. Puis nous partons en rickshaw pour le quartier de Matanchery et sa synagogue, quartier très touristique à tel point que l'on y rencontre plus de «visages pâles » que d’autochtones les magasins se succèdent les uns derrière les autres et tous les vendeurs essaient d'attirer le chaland dans leur boutique. On est là dans le même esprit de globalisation qu’à St-Trop, Siem Reap (Cambodge) ou Khao San road à Bangkok, donc pas beaucoup d’intérêt pour nous. Visite émouvante de la synagogue la plus ancienne d'Inde et du Commonwealth. Quant aux magasins de souvenirs, les articles évoluent entre marchandises de pacotille de facture chinoise, brocante variée et antiquités douteuses à prix exorbitant. Nous continuons notre chemin par Bazar road qui est autrement plus intéressante : Entre cette rue et la mer sont installés les entrepôts des grossistes de toutes les marchandises possibles qui arrivent ou repartent par bateaux. On y a visité entre autres un grossiste spécialisé dans les épices dont l’entrepôt regorge de ces grands sacs en toile de jute remplis de macis, poivre, cardamome, anis étoilé, thé, café etc. Retour aux carrelets, apéro de crevettes grillées. Bruno, un marin retraité français installé ici depuis quelque temps et avec qui nous avons engagé la conversation, nous invite à boire l'apéro (en fait du pastis) chez lui. Ce fut bien agréable de boire un pastis en si bonne compagnie.

16/02 Cochin

Balade dans Cochin du côté du cimetière hollandais et le long de la promenade maritime qui longe la plage de Fort Kochi. L’après-midi petit tour jusqu'à Matancherry et la sympathique bazar road. Et dans un magasin recommandé par un expatrié, « Villager Handloom » situé dans Bazar road, nous achetons deux beaux tapis de style kéralais en patchwork avec des inclusions de paillettes d’argent à un prix très honnête.

17/02 de Cochin à Colombo (voir plus bas)

NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : goo.gl/...os/xGhdwFdu2TDC3Z7z7

Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos une par une.

En guise de conclusion sur l’Inde

En Inde du Sud, il fait déjà très chaud en février, pour nos yeux et nos nez d’occidentaux c'est sale, pour nos oreilles c’est très bruyant, vous n’y êtes jamais seul car il y a du monde partout et pourtant on est vite retombé sous le charme de cette Inde, allez savoir pourquoi ! Le premier « masala tchai » bu, le premier « vegetable korma » mangé, les premiers saris multicolores aperçus, les premiers échos de cette langue tamoule inimitable entendus et tous nos bons souvenirs d’il y a 40 ans nous reviennent en mémoire, nets et purs comme si c’était hier.

L’Inde du Sud c’est aussi ces scènes typiques du sous-continent indien : - la circulation démente en ville, le bruit incessant des klaxons, des moteurs rugissants, des « tuktuk » des rickshaws, les « gendarmes couchés » qu’il faut bien négocier sous peine de décoller de son siège, la conduite « sportive » des chauffeurs de bus sans exception, - L’omniprésence des corbeaux effrontés qui vous narguent et vous frôlent et croassent du matin au soir, - Les hordes d’écoliers et d’écolières en uniforme que l’on rencontre un peu partout, dans les bus, dans les temples, les musées et devant les écoles bien sûr ! - Les saris multicolores des femmes qui au soleil paraissent flamboyer tellement ils prennent la lumière, - Les petites cantines où l’on vient boire le thé, manger des fritures, déjeuner d’un « meal », le repas indien servi sur une feuille de bananier, - La façon amusante de dodeliner de la tête pour acquiescer, - La vie intense qui se déroule dans les temples, avec les fidèles qui viennent en nombre adorer leurs dieux et faire leurs prières, les brahmanes qui soit font la sieste dans les moments creux soit s’activent quand est venu le temps de participer à une cérémonie, - la musique populaire indienne avec ces voix suraigües des chanteuses qui vous vrillent les tympans des heures durant les longs trajets en bus, - les nombreuses sollicitations dont vous faites l’objet en tant qu’occidental et photographe, soit pour photographier des familles indiennes au complet, soit pour intégrer le noyau familial le temps d’un cliché. Je m’imagine en photo immortalisé dans de nombreux albums familiaux et trônant au salon -) - Regardez un indien ou une indienne, esquissez un sourire et vous êtes immédiatement récompensé par un sourire éclatant « plein de dents blanches » qui contrastent avec leur teint et leurs yeux si noirs !

L’Inde du Sud 40 ans après, c’est pareil et en même temps ça a bien changé, tant mieux car la situation ne paraissait pas brillante alors : de nombreux mendiants partout, des routes défoncées, très peu de voitures, une infrastructure touristique très limitée, des bidonvilles. Même si le Tamil Nadu semble moins développé que le Kérala les routes sont dans l’ensemble de bonne qualité, le parc automobile récent, nous avons vu peu de mendiants et uniquement devant les temples, l’infrastructure touristique est beaucoup plus étoffée également, même si les normes d’hygiène sont encore loin des standards européens.

Carnet de voyage d'un séjour de 21 jours au Sri Lanka

Dépenses au Sri Lanka (hors avion France-Sri Lanka) Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €

17/02 de Cochin à Colombo Après 50 mn de vol dans un airbus A320 de Srilankan airways nous atterrissons à Colombo Bandanaraike. Les formalités migratoires et bancaires vite expédiées nous prenons un tuktuk sur la route à la sortie de l'aéroport pour notre gh (1000) situé à Negombo : accueil sympathique de la part des hôtes, avec thé et eau. Belle chambre au sol marbré, sdb nickel. Je pars faire un tour sur la plage toute proche au moment du coucher du soleil. On se croirait en Thaïlande à voir le nombre de touristes qui se baladent sur la plage ou qui boivent leur bière assis sur le sable, tous les âges sont représentés, certains sont là en famille avec de petits enfants. Les touristes sont plus nombreux que les locaux. Un peu plus au nord les catamarans typiques du Sri Lanka sont échoués sur le sable. Le quartier très tranquille de notre GH est composé de petites maisons entourées d'un jardin.

18/02 de Negombo à Anuradhapura Petit déj typique du Sri Lanka avec hopper à l'oeuf, thé super sucré, bananes et fruits frais. Notre hôte nous emmène dans son van jusqu'à la route où nous attendons bien au frais le bus pour Anuradhapura qui passera vers 10h30. Il est déjà bondé mais l'aide du chauffeur nous trouve deux places derrière le conducteur. La conduite est sportive les arrêts pas trop fréquents. Au bout de 4h nous voilà à Anuradhapura, nous nous faisons descendre près de la clocktower que je pensais être près de notre GH mais manque de bol il est à 1,5 km plus au sud près de la mairie. Il fait chaud et lourd mais après nous être renseignés plusieurs fois nous trouvons le Rajata beach resort. C'est un GH tout neuf et propre géré par deux frères très avenants qui nous accueillent avec deux grands verres de jus de pastèque, Au dernier étage une terrasse ombragée a été transformée en salon et salle de restauration. Dans la soirée, l'un des frères nous emmène en voiture à la « Casserole » un restaurant qu'il connaît et qu'il nous a conseillé : C'est un restaurant chic avec éclairage tamisé et clim efficace situé au 1er étage d'un bâtiment moderne avec supermarché et divers magasins. Nous avons commandé deux plats, du nasi goreng (riz à l’indonésienne) et un plat de nouilles avec légumes et viandes variés. Les prix sont tout à fait corrects mais les portions sont tellement monstrueuses que nous n'en mangerons que la moitié chacun !

7950

Anuradhapura : les bassins jumeaux

19/12 Anuradhapura Vers 9h15 nous enfourchons nos vélos et partons en direction du site dont l'entrée se trouve à 2km du GH. Les billets d'entrée sont horriblement chers (3750 rp = 24€ pp). A cette heure 9h 40 il fait encore bon, nous visitons la première dagoba et le musée attenant qui recèle quelques belles sculptures. Puis nous allons successivement voir les parties les plus intéressantes de ce grand site qui s'étale sur 6km de long et 4 km de large. Comme c'est dimanche il y a beaucoup de fidèles et de pèlerins qui sont là pour se recueillir sur les sites majeurs du bouddhisme cinghalais et mondial, il s'agit entre autres de l'arbre sacré du Bouddha , des dagobas Ruvanvelisaya, et du monastère Abhayagiri. Vers 13h la chaleur devenant insupportable nous faisons plusieurs arrêts boissons dont deux noix de coco très rafraîchissantes. Le site d'Anuradhapura nous fait penser à AngkorVat (Cambodge) ou à Sukkothai (Thaïlande), mais les ruines sont beaucoup plus abîmées et moins parlantes, par contre l'environnement est très agréable en pleine campagne avec peu de routes et peu de circulation. Le nombre de touristes reste raisonnable et les autochtones sont les plus nombreux et souvent habillés tout de blanc surtout les femmes. Sur le site de l'arbre de Bouddha les pèlerins sont nombreux à tourner autour du temple et à se recueillir devant l'arbre sacré.



Cérémonie religieuse à Anadhapura

20/02 d'Anuradhapura à Polonnaruwa Matinée consacrée au site de Mihintale : Pour profiter du site aux heures les moins chaudes je m'y rends tôt le matin. Pour y arriver je monte dans un bus pour Polonnaruwa qui mettra 40 mn pour rejoindre Mihintale. Là je prends à pied la direction du site, passe devant le musée encore fermé et commence la visite par la dagoba de Kantaka Chaitya. Je suis seul, le soleil est à peine sorti et les oiseaux en profitent ce qui donne une musique tropicale tout à fait agréable. Après cette visite je me dirige vers le ticket office et visite le réfectoire, la salle de réunions et la salle des trésors : les ruines sont peu parlantes à l'exception de quelques pièces sculptées comme la grande mangeoire et les stèles aux inscriptions. Il y a également une belle statue de lion devant le Sinha Pokuna. C'est ensuite la montée vers les dagobas d'une blancheur étincelante situés au-dessus du site. Des différentes collines que l'on peut gravir par des escaliers à peine marqués dans la pierre, on a une belle vue sur la campagne environnante et quelques rizières. Toujours personne à part un couple de Cinghalais et un oiseau avec un gros bec ressemblant à un toucan. Je redescends vers l'entrée où arrivent maintenant des groupes de touristes occidentaux. Dernière étape au musée qui présente quelques pièces intéressantes. Je saute dans le 1er bus qui passe et me retrouve à Anuradhapura vers 10h. Notre logeur nous emmène en voiture à la station de bus : à 12h45 nous partons pour Polonnaruwa pour 4h de trajet. Route entre savane et forêts tout du long. Le bus nous laisse dans le centre de Polonnaruwa près de la Ceylan bank. Nous partons à pied en direction de notre Thissara GH proche de 600 m. Elle est située dans la proche campagne dans un bosquet en bordure d'une belle rizière d'un vert tendre. Dîner-buffet sur place sur la terrasse dehors en compagnie de moustiques voraces et pénibles : excellent curry de poulet, dhal et salades de concombres.

21/02 Polonnaruwa

Petit-déjeuner sur la terrasse avec en bel arrière plan les rizières et le soleil matinal. Nous allons en vélo au musée en ville acheter les tickets (toujours aussi chers) puis partons en

Anuradhapura

direction du sud en longeant le lac : belles scènes de lavandières au bord du lac, de pêcheurs et d'oiseaux de toutes sortes. Visite des deux sites, la statue de Parakrama Bahu et le bâtiment de Poth Gul Vihara…rien d'exceptionnel, de plus les protections gâchent la vision que l'on peut avoir de la statue ! Nous revenons ensuite sur nos pas et allons visiter les sites près du village dont la fameuse terrasse de la dent de Bouddha. Il y a là plusieurs monuments remarquables tant par leurs sculptures en frises que par les statues de Bouddhas dont certaines très usées par le temps. Bel éclairage et bel environnement dans une forêt clairsemée. Vers 10h les groupes de touristes arrivent mais ça reste acceptable. Je repars à vélo vers 16h pour visiter les sites excentrés au Nord. Premier arrêt pour le temple de Shiva 2 et le Rankot Vihara ? Je continue jusqu'au Lankatilaka, bel ensemble composé d'une dagoba toute blanche et d'une grande « cathédrale » massive et sculptée, bel éclairage de fin de journée.

Puis c'est le Kalu gal Vihara le « sanctuaire du roc » avec ses magnifiques bouddhas sculptés dans la falaise malheureusement à contre-jour. En dernier, j'irai voir le petit bassin au lotus avec ses formes originales inspirées de la fleur éponyme. Retour en ville, dernière promenade le long du lac où viennent se baigner et se laver les habitants avant de rentrer chez eux.

22/02 de Polonnaruwa à Sigiriya Départ en tuktuk en direction de la station de bus de Kaduruwela (300rp) de là nous prenons un bus jusqu'à Inamalawa(180rp) puis un tuktuk (600) jusqu'à notre hébergement un peu difficile à trouver vu que tous les hôtels et GH ont à peu près le même nom et que l'adresse postale est très vague. Accueil sympathique des jeunes propriétaires avec un thé et un jus de fruit de mangue. La grande chambre est toute récente (3 mois) et d'une propreté irréprochable. Je pars me balader sur la route pour admirer le rocher de Sigiriya en cette fin d'après-midi. Belle campagne calme, avec seulement le chant des oiseaux. Excellent dîner à base de curry de tomates : nous avons pu assister à la préparation de ce plat qui comporte de nombreux ingrédients : oignons, ail, piment, cannelle, curcuma, feuilles de carry, sel, gingembre et lait de coco, c-à-d l'eau de trempage de la noix de coco fraîchement rappée,

23/02 Sigiriya A 6h45 le patron m'emmène en tuktuk jusqu'à l'entrée du site de Sigiriya. Il n'y a que 10 personnes qui attendent l'ouverture de la billetterie. A 7h je pénètre sur le site en traversant la grande allée qui sépare les jardins et les bassins puis je me faufile par une étroite ouverture entre deux rochers vers le rocher proprement dit. Il fait bon à cette heure et les touristes sont heureusement rares. Puis commence la grimpette par de larges escaliers réguliers en pierre. Au bout de 10 mn on arrive devant le mur miroir sur lequel on est censé voir des graffitis très anciens, je n'ai pas vu grand chose puis on grimpe par des passerelles et des escaliers métalliques jusqu'à la porte du lion dont il ne reste que les deux énormes pattes encadrant l'escalier qui monte vers le sommet du rocher. De là haut on a une superbe vue panoramique à 360° sur la plaine alentour : on y voit des bosquets alternant avec des lacs et des rizières, au loin on voit des montagnes et de temps en temps pointent vers le ciel un bouddha ou un stupa tout blanc. Le plateau sommital est plus grand et vaste que je ne le pensais : le sommet du rocher n'est pas plat et les constructions épousent les différences de niveau et sont reliées par des escaliers qui permettent de passer d'un niveau à l'autre. Rien de très parlant en dehors de bassins plus ou moins grands et de sièges en pierre destinés aux autorités. Je redescends jusqu'au miroir d'où on prend un court escalier métallique en colimaçon qui mène aux demoiselles. Dommage que les photos soient interdites car elles sont effectivement magnifiques et émouvantes. Descente vers l'esplanade qui correspondait aux jardins, où je croise des multitudes de groupes de touristes chinois, européens et locaux, je n'ose imaginer la cohue dans les petites escaliers tant vers les demoiselles que pour monter au sommet ! Sur la route du GH j'ai croisé une centaine de jeunes musulmans tout de blanc vêtus avec leurs petits calots qui avaient l’air de bien s’amuser !



Vue panoramique du haut du rocher de Sigiriya

24/02 de Sigiriya à Dambulla Notre hôte nous emmène en tuktuk à l'arrêt de bus pour Dambulla, 45 mn plus tard nous y voilà. Là nous prenons un tuktuk (150) pour aller jusqu'au Golden temple où nous déposons nos sacs à dos au book shop à gauche de l'entrée kitschissime du temple (100 rp par bagage), Nous commençons la montée sous un chaud soleil pourtant il n'est que 9H et la foule est déjà dense, mais aujourd'hui c'est « bank holidays » donc les Cinghalais sont en congé. Arrivés en haut devant le kiosque d'entrée on nous apprend que le « « ticket office est tout en bas !!! Enfer et damnation, je dois redescendre 350 marches pieds nus ayant laissé mes sandales à la consigne, puis il me faut remonter les 350 marches pour pouvoir enfin pénétrer dans les grottes en nage et avec des centaines de visiteurs. La 1re grotte toute petite et étroite se laisse difficilement admirer avec tout ce monde qui se bouscule, le bouddha couché n'en est pas moins très beau !

La 2me grotte est beaucoup plus grande et se visite plus facilement, le plafond en est entièrement peint avec des motifs religieux, on peut voir ainsi des centaines de bouddhas ou des scènes religieuses. Le long des murs sont posés des dizaines de bouddhas soit debout soit en position du lotus. La 3me grotte ressemble à la 2me en plus petit. Les autres sont du même style.



Dambulla

Re-descente jusqu'au golden temple, cadeau kitsch du Japon et de la Thaïlande que nous ne visiterons pas. Nous reprenons nos sacs et nous voilà repartis en bus, directement devant le golden temple, pour Kandy que nous atteindrons 2h plus tard par une belle route de montagne dont les paysages tropicaux nous font penser à ceux de Munnar au Kérala. Le bus nous laisse un peu avant Kandy à un carrefour indiqué par l'hôte du GH Suresh. Nous hélons un tuktuk qui peine à trouver le GH mais grâce au téléphone nous y arrivons. Installation dans une belle maison dans un quartier très calme aux rues très pentues. Notre hôte, style baba cool nous accueille aimablement nous offrant du thé et nous faisant visiter la maison et la terrasse au dernier étage. Un tuk-tuk (300 rp) nous dépose au centre ville près du temple de la dent. Il y a pas mal de monde : nous allons visiter les différentes curiosités de cet ensemble de temples divers, il n'y a rien d'exceptionnel, la plupart des bâtiments sont assez récents à l'exception de l'entrée du temple de la dent et du hall aux belles colonnes de bois sculptées. Nous resterons jusqu'à 18h30 pour voir l'ouverture du saint des saints et voir la ferveur de la foule faire la queue pour défiler devant le reliquaire. Petite balade dans le quartier commerçant et bruyant de la ville où se mélange églises chrétiennes, mosquées et temples bouddhistes.

25/02 Kandy Peradenya Petit déjeuner végétarien très sucré et un peu bourratif. Vers 9h nous commandons un tuktuk pour aller au jardin botanique de Peradenya. Il fait beau et chaud et comme on est samedi il y a plein de Cinghalais qui sont venus passer la journée ici en famille emmenant le pique-nique. Grand jardin bien entretenu, avec de très belles sections : celle des orchidées, les allées de palmier royaux et choux-palmistes, les bambous géants. Le secteur des épices était un peu maigrichon ainsi que celui des fougères. Par contre il y a, un peu partout dans le jardin des arbres magnifiques d'une taille impressionnante. Nous prenons le bus urbain pour retourner dans le centre ville avec une circulation dense et chaotique, il nous faudra plus de 40 mn pour faire 6 km de routes bouchonnées. Nous commençons à avoir une petite faim que nous allons satisfaire en allant manger au Devon restaurant, grand restaurant populaire avec une animation musicale très sonore dont on se serait bien passé, quant aux plats ils sont goûteux et à prix raisonnable. Je pars ensuite faire le tour du lac (4km) en un peu moins d'1h. Quelques beaux hôtels et belles maisons se partagent cet endroit privilégié. Petite cérémonie de prières devant l'entrée du temple de la dent.

26/02 de Kandy à Nuwara Eliya Bus intercity. Qu'en dire ? Ticket 3 fois plus cher (les bagages s'ils occupent une place valent le prix de cette place) que le bus local, confort mitigé sur un strapontin branlant, vue sur le paysage très limitée puisque tous les rideaux ont été tirés par les passagers pour dormir dans l'obscurité, heureusement je suis à la fenêtre et je profite un peu du paysage de montagne et des plantations de thé. Temps gris, il pleuviote un peu en arrivant à Nuwara Eliya. Une fois de plus le tuktuk se trompe (à notre avis volontairement pour allonger une course qui aurait été trop courte vu le prix demandé) malgré le fait qu'on lui ait montré le nom et l'adresse du GH. Grande chambre récente avec des baies vitrées partout, hôte très sympathique qui nous accueille avec du thé. Je pars me balader en ville sous un ciel menaçant, d'ailleurs il commencera à pleuvoir vers la fin de ma sortie. C'est assez étrange, on se croirait vraiment en Grande-Bretagne à voir les maisons victoriennes ou de style Tudor, le champ de courses hippiques, les jeunes qui jouent au criquet, le golf et les vénérables hôtels de luxe, sans parler de la poste « so british », même la météo est au diapason avec cette bruine désagréable. Nous allons dîner au Milano, excellente cuisine à prix raisonnable. A la tombée de la nuit les alentours du marché sont un peu glauques avec des mendiants et des gens miteux qui luttent contre le froid qui s'installe. La misère serait-elle plus belle au soleil comme dit la chanson ?

27/02 de Nuwara Eliya à Ella Il a plu une bonne partie de la nuit mais quelques rayons de soleil font timidement leur apparition. Petit-déjeuner au GH puis bus pour la Pedro tea factory (en 10 mn) avec le bus qui part en direction de Kandapola de l'arrêt de bus on voit le bâtiment de la manufacture de thé qui se trouve à 10 mn de marche à pied. Pour 200 rp on a droit à un thé avant et après la visite. La visite elle-même est expédiée en 15 mn et se déroule devant des machines à l'arrêt et sans aucun ouvrier au travail ! Dommage, la guide n'est pas toujours compréhensible autant dire que pas mal d'infos nous passent largement au-dessus ! La visite terminée j'en profite pour aller me promener dans la plantation et faire quelques photos. Retour en bus à Nuwara nous allons chercher nos affaires au GH et repartons à la station de bus non sans avoir au préalable achetés quelques provisions de bouche (samosas et fritures diverses). Pour aller à Ella c'est assez compliqué en bus puisqu'il va falloir changer deux fois, dont la deuxième à Bundarawela. Beaux paysages de montagne avec une route sinueuse et toujours de belles cultures vivrières. Arrivés à Ella nous trouvons facilement le « Grand peak GH » où nous sommes accueillis en français par le patron Sonny et sa femme qui vont nous expliquer avec force détails ce qu'il y a à faire à Ella. Il me reste encore un peu de temps pour faire une balade en direction du Little peak Adams et faire quelques photos des plantations de thé. Excellent dîner (un peu cher ) au GH. La chambre 109 face à la réception et le restaurant a été un mauvais choix : bruit + lumière une bonne partie de la nuit, d'autant que les fenêtres de la chambre qui donnent sur cet espace n'ont pas de rideaux.



Plantations de thé vers Haputale

28/02 de Ella à Haputale et retour Réveil à 5h30 pour aller prendre le train à la gare (15 mn à pied) en direction de Haputale soit 1h de trajet en montagne et parmi les plantations de thé. En arrivant à Dambatenne nous négocions un tuktuk (1000 rp) avec 2 bayonnaises rencontrées hier dans le bus. La montée s'effectue sous un soleil intermittent et un super paysage de plantations de thé, mais à mi- hauteur nous rentrons dans une brume épaisse qui ne nous quittera plus jusqu'au sommet. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire dans la gargote devant le « Lipton seat ». Une petite échappée nous permet d'apercevoir furtivement le point de vue magnifique sur les plantations en bas. Nous commençons la descente (7km) dans la brume, puis sous un ciel relativement dégagé et pour finir sous une pluie battante 2 km avant d'arriver à la manufacture. 1/3 de Nuwara Eliya à TangalleL Levés vers 8h30, petit-déjeuner sur place, entourés de français, c'est normal vu que le patron parle français et en fait sa publicité! Vu le temps couvert nous laissons tomber la balade au little Adam's Peak et prenons un bus pour Welliwaya puis de Wellivaya jusqu'à Tangalle où nous arrivons à 14h sous une bonne pluie qui nous accompagne depuis que nous avons dépassé Hambantota. Au Beach lagoon nous avons réservé une chambre par booking. Belle chambre avec terrasse qui donne sur le jardin et le lagon un peu plus loin. Eau froide et ventilo mais vu les conditions météo c'est suffisant. La pluie va se calmer et cesser ce qui va nous permettre de nous balader le long de la très grande plage balayée par de grosses déferlantes puissantes et mousseuses. Dîner au blue horizon, pas terrible ! le thon est trop frit presque « torréfié » quant au riz aux fruits de mer s'il y a bien du riz les fruits de mer, il faut bien les chercher pour les trouver ! Il est vrai que nous sommes dans un endroit touristique où tout est calculé et fait pour le touriste. Dès que l'on voit des panneaux « happy hours » ou « special buritos » ou « mojito » on sait que l'on est dans une enclave touristique qui pourrait se trouver aux Canaries, à Ibiza, à Siem Reap ou à Vang Vien. Les sonos hurlent des standards occidentaux : Bob Marley, Abba, Pink Floyd et autres !



Coucher de soleil à Polhena

2/3 Tangalle Levé aux aurores, vers 6h, c'est l'heure où le photographe peut espérer faire quelques belles photos, à condition que le soleil ne soit pas voilé ! Je pars en direction du centre ville puis du port pour assister à la criée aux poissons qui viennent d'être déchargés des nombreux bateaux de pêche qui sont amarrés ici. Ambiance affairée avec les vendeurs et les acheteurs qui échangent des prix, des mimiques, des gestes d'accord ou de désaccord. D'autres déchargent les bateaux, d'autres vont chercher de la glace pilée, d'autres encore débitent les poissons, coupent les têtes. Un peu plus près, le long de la plage j'assiste au retour des pêcheurs qui pêchent sur leurs catamarans. On me sollicite pour aider à remonter les pirogues sur le sable et pour hisser le long filet qui est encore largement immergé dans la mer. Au GH, petit-déjeuner mixte (srilankais et continental) puis nous allons à la plage nous baigner devant le restaurant « blue horizon » où un amas rocheux brisent les lames puissantes: eau chaude, mer calme à cet endroit. Sieste et lecture, vers 14h je pars à pied en ville changer de l'argent dans un ATM et en profite pour acheter quelques fritures pour le « 4h » qui sera arrosé par un lime juice. Balade le long de la plage en direction du port.

3/3 de Tangalle à Polhena Petit-déjeuner mixte (continental et cinghalais) comme hier puis nous allons nous tremper une dernière fois dans la mer devant le Blue Horizon, nous sommes seuls à cette heure et la mer est chaude et calme, mais le soleil est brûlant, attention aux coups de soleil ! Nous quittons ce GH sympathique , prenons un tuktuk (150 rp) pour la station de bus et très vite nous attrapons un bus en partance pour Matara : environs 1h15mn plus tard nous voilà à Matara un tuktuk (250 rp) nous emmène jusqu'à Polhena et peine à trouver notre GH qu'il nous disait connaître ! C'est une maison neuve avec 4 ou 5 chambres toutes propres avec ventilo et sdb récente. Je pars explorer la route qui part en direction de l'ouest longeant la côte avec ses nombreux restos et GH. L'après-midi nous irons nous baigner sur la plage publique de Polhena en même temps que des groupes de scolaires venus en bus passer quelques moments ici, ambiance bonne enfant garantie ! Dîner de poissons au GH, si le poisson est bon les légumes bouillis et le riz blanc en accompagnement sont insipides, nous avons aussi goûté au kottu, rien d'exceptionnel.

4/3 Polhena Il pleut depuis cette nuit à verse. Le ciel bleu n'est pas loin et nous partons à pied vers la ville de Matara en empruntant la petite rue qui serpente dans la jungle entre canaux et mer et qui abritent de très belles maisons de maître. Au bout de 50 mn de marche nous longeons main street la rue commerçante de Matara puis arrivons devant les restes du fort hollandais et devant la petite île sur laquelle se trouve un temple. Une fois de plus le déchaussage et la consigne des chaussures est payante (100rp) je refuse tout net et repars en sens inverse, ras le bol de toujours payer ! Balade le long de la très grande et longue plage de Matara. De nombreux couples de jeunes abrités par un parapluie se bécotent sur les bancs publics face à la mer. Achats de fruits et de fritures pour le déjeuner et retour en tuktuk. En fin de journée je pars me baigner dans les petites criques sableuses à l'Ouest de la plage publique de Polhena. Les vagues sont un peu cassées par le récif de corail mais restent assez fortes, de plus des plaques de corail mort pointent sous le sable dans la mer ce qui est dangereux avec une eau trouble qui les cache à nos yeux. Au moment du coucher du soleil je vais faire quelques photos le long de Polhena road. Excellent dîner thaï au resto Lakraj tout près de notre GH.

5/3 de Polhena à Galle Nous partons à pied en direction de l'arrêt de bus sur la route de Matara. Très vite un bus nous emmène à Galle. Du bus stand nous prenons un tuktuk pour notre GH, le Fort Inn. Patronne avenante mais chambre qui s'avère moins reluisante qu'escomptée : draps sales et courts, chambre un peu miteuse, atmosphère lourde, odeur de moisie dont les draps sont imprégnés, salle de bain aux accessoires inexistants ! Ayant réservé par booking pour deux nuits nous sommes piégés, de plus le jeune gérant est prétentieux tout juste capable de regarder à longueur de journée des jeux vidéo ! Nous allons nous promener dans la vieille ville hollandaise et allons croquer quelques fritures à « l'indian restaurant » dont la belle terrasse donne sur les remparts sud. Retour à la chambre. Le soir dîner au même endroit de dhal et de végétable korma : ah la cuisine indienne est incomparable ! et nous paraît supérieure à la cuisine cinghalaise par ses associations d'épices plus subtiles et qui nous à fait apparaitre le rice & curry un peu fade. Nuit difficile avec moustiques agressifs : moustiquaire trouée et ventilo poussif.

6/3 Galle Après de nombreuses palabres avec la patronne, nous changeons de chambre avec une moustiquaire plus neuve, la chambre au 1er est mieux et le prix plus raisonnable. Nous passerons la journée à nous balader en ville à photographier les vieilles maisons coloniales de couleur ocre avec leurs colonnades et leurs avant-toits. Des photographes professionnels s'activent à photographier de jeunes locaux en habit de fêtes et de mariage traditionnels pour je ne sais quelle campagne publicitaire. Le fort de Galle fait partie de ces villes touristiques où le business a transformé une ville originale en produit de la mondialisation avec ses magasins chics vendant des montres de luxe suisse, ses hôtels « heritage » ses Porsche Cayenne, ses vieilles Morris de l'âge d'or. Une maison sur deux est un GH, un magasin de souvenirs, une bijouterie ou un restaurant pour touristes avec des offres « typiques » : tabboule, pizza, bruschetta, panini... ! Heureusement il y a encore en ville des habitants même s'ils vivent essentiellement du tourisme : Le Fort de Galle est indéniablement un beau quartier avec de belles maisons et il s'en dégage encore une atmosphère nostalgique mais pour combien de temps ? Cochin, autre ville touristique et particulière me paraissait plus vivante et plus authentique que fort Galle.



Galle : le quartier du fort

7/3 de Galle à Negombo A la gare un express train va nous emmener à Fort Colombo en 2h30mn, les rails suivent la côte la plupart du temps et des bidonvilles squattent les bords des rails. La nature est toujours aussi exubérante, verte et tropicale. A Colombo, nous prenons un bus pour Negombo à la station de bus toute proche de la gare. 1H30mn plus tard nous descendons à la station de bus de Negombo d'où un tuktuk va nous amener chez Joseph Family GH. Balade sur la plage, baignade dans une eau chaude avec quelques rouleaux pas bien méchants. Excellent dîner à base de produits de la mer chez Aroma sur la route de la mer : crevettes, frites et salade pour Monique, rouget, frites et salade pour moi.



Negombo : le retour des pêcheurs

8/3 de Negombo à Riyad Levé à 6h je pars à la recherche des pêcheurs qui ne devraient pas tarder à ramener leurs filets. En fait en arrivant sur la plage à la hauteur du Starbeach hotel je suis remonté en direction du port vers le sud et au bout de 15mn je suis arrivé à la hauteur d'un quartier de pêcheurs et ai attendu. Les barques ont commencé à arriver bien chargées de filets aux reflets d'argent dus aux poissons qui y étaient piégés. Ici aussi j'ai été sollicité par les pêcheurs pour tirer les barques hors de l'eau, encouragés par les chants rythmés prévus à cet effet. Bel éclairage, belles photos. Retour au GH, petit-déjeuner puis baignade dans une mer chaude et calme. Déjeuner à l'Olive tree, moins bon qu'hier. Retour au GH repos puis départ en tuktuk (800 rp) pour l'aéroport. Malgré les avertissements d'arriver 5h en avance, il n'y a pas foule et en 2h toutes les formalités étaient terminées, le plus long a été l'attente devant le guichet de la Saudi Arabian avec deux cas devant nous qui ont été longs à régler ! Décollage dans un Boeing 777 pour 5h10mn de vol un peu chahuté par moments. Attente à Riyad puis re-décollage dans un 777 pour 6h de vol, arrivée à CDG à 7h du matin.

Conclusion : Nous avons trouvé les Cinghalais d'une grande convivialité, très souriant et d'un abord facile. A notre avis, certains sites anciens ne sont pas exceptionnels, ainsi les monuments d'Anuradhapura sont abîmés et dans l'ensemble peu lisibles, les ruines de Polonnaruwa par contre sont belles, Sigiriya vaut par ses fresques « les demoiselles » et l'originalité de ce gros monolithe. Les grottes de Dambulla avec leurs Bouddhas et leurs fresques sont également remarquables. En dehors de ce triangle culturel nous n'avons pas vu dans notre circuit de grands monuments. Les plages que nous avons vues ne nous ont pas paru exceptionnelles non plus, soit parce que la baignade peut y être problématique à cause des courants dangereux, soit des rouleaux imposants empêchent une baignade tranquille soit la présence d'affleurements de corail invisibles sous l'eau peuvent occasionner des blessures. Nous avons bien aimé les paysages des plantations de thé dans les environs d'Ella et d'Haputale, un peu moins la ville de Nuwara Eliya. L'hôtellerie nous est apparue chère et d'un rapport qualité prix moyen surtout dans les endroits touristiques comme Kandy, Galle. Nous n'avons pas apprécié du tout (et nous ne sommes pas les seuls !) la politique gouvernementale qui vise à faire payer aux touristes un maximum (prix des entrées de temples exhorbitants !) et ce de plus en plus si on suit l'évolution des prix sur quelques années.

Nous avons bien aimé : Les plantations de thé de la région d'Ella et d'Haputale Les sites de Polonnaruwa, Sigiriya et Dambulla

Nous avons moins aimé : Kandy : les environs du lac et du temple de la dent sont agréables, le temple lui-même ne me paraît pas exceptionnel. Nuwara-Elyia : intéressant uniquement pour les bâtiments de style anglais et l'ambiance qui en découle, mais quand il pleut c’est tristounet. Galle : le quartier du fort est en passe d'être « muséifié » : bientôt il ne restera plus que des GH, des magasins pour touristes et des restaurants. Anuradhapura : les ruines sont peu parlantes mais le site est agréable Ella : rien d'authentique, que des GH et des restaurants !

Nous n'avons pas aimé : La pollution dans les villes générée par tous les camions, tuktuk, voitures et bus aux échappements douteux.

L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :

https://goo.gl/photos/4BjqeDK2wX7NhMdV7

Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos Une par une.
Le Laos: pays d'enchantement
by Macripa13 · 2017-03-23 · 3 replies
Arrivée Pakse lundi 20 février fin d'après midi

Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...

La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .

De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.

Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...

C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...

On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .

En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!

Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!

Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...

De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....

Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...

C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....

1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens

Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .

Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....

Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...

Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...

Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....

Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés

La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!

Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...

La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial

C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...

Nous continuons notre visite de la propriété ...

Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..

Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête

Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...

2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak

Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .

Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....

Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...

Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....

Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......

Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....

3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février

Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...

Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..

Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .

Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...

Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..

Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .

La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...

Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...

Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .

Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .

Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...

Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!

Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..

Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...

4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24

Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...

Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...

Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!

Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....

Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou

Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...

Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!

Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...

La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....

Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...

Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..

Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!

5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone

Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...

Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .

En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .

L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .

Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .

Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .

La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .

Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .

Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...

En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .

Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .

Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...

Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....

Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!

Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...

De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...

Un appel au " farniente " .....

Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...

Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...

Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...

Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .

La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..

Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .

Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...

Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!

Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....

La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )

Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....

Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....

Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .

Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.

Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .

La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....

Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge

Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!

Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....
15 jours en Tanzanie - Lions, guépards & tutti quanti
by Palcolate · 2017-03-22 · 66 replies
Et voilà, après avoir beaucoup lu de témoignages sur ce forum et reçus de précieux conseils, à mon tour de revenir sur le très beau voyage que nous avons réalisé en Tanzanie en novembre 2016! Les notes ci-dessous sont une retranscription fidèle de celles que j'ai prises au cours du voyage, donc pas forcément un niveau de langue très élevé... 😛 Avant de commencer, quelques précisions sur ce projet. Il s'agissait de notre voyage de noces, organisé avec l'agence Vie Sauvage. Nous avions beaucoup lu et préparé ce voyage dont nous rêvions depuis longtemps et avons donc apporté pas mal de modifications au programme initial proposé par l'agence, afin de coller au mieux à nos envies. Nous étions majoritairement intéressés par l'observation des animaux, pas uniquement en mode reportage photo, mais aussi pour les observer vivre dans leur habitat naturel. Je vous laisse découvrir ce que ça a donné!



Jour 1 - 29.10.2016 Vol Genève-Amsterdam avec KLM. La connexion avec le vol pour Arusha à Amsterdam étant un peu courte et n'ayant pas envie de commencer notre voyage sans une valise, nous avont sur les conseils de notre agence choisit de passer une nuit à Amsterdam, puis de reprendre l'avion le lendemain matin. Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir cette ville que je ne connaissais pas jusqu'alors. Je ne vais pas trop commenter cette journée (ce n'est pas le thème de ce carnet 😉), juste vous dire que nous avons profiter du (relativement) beau temps pour nous balader au bord des canaux et parcourir le centre-ville en long et en large.





Nous nous sommes fait plaisir cette unique nuit à Amsterdam et avons choisi l'hôtel Pulitzer. Un très bon souvenir, avec champagne offert pour notre "honeymoon" et petit déjeuner gargantuesque (sans oublier la cloche en argent pour le beurre!).

Jour 2 - 30.10.2016 Réveil à 6h, petit-déjeuner, checkout et départ pour l'aéroport avec le premier tram du matin. Une fois arrivés, coup de stress: impossible de faire le check in, nos billets sont indisponibles dans le système! Après avoir essayé à trois guichets différents et perdu près d'une heure, le problème est finalement résolu et c'est parti pour 8h30 de vol! Ouf, on voyait déjà l'avion s'envoler sans nous! N'arrivant pas à dormir en vol, c'est l'orgie cinématographique en vol (Avengers Civil War, Warcraft, le dernier Divergente et même Raiponce 😊) avant d'atterrir finalement à l'aéroport du Kilimandjaro aux alentours de 20h. Grâce à la personne envoyée par l'agence pour faciliter les démarches administratives, l'obtention du visa et le scanning des bagages se passent rapidement. Transfert en direction de l'Arusha Safari Lodge (environ 1h). L'accueil est chaleureux mais nous sommes épuisés et nous effondrons dans notre lit à moustiquaire...

Arusha Safari Lodge

L'aventure commencera réellement au prochain épisode!
Circuit Sri Lanka 17 jours en juillet avec enfants
by Kafra · 2017-03-22 · 17 replies
Bonjour

Nous sommes 4 adultes et 2 enfants ( 8 et 14 ans ), nos billets pour le SL sont bookés, reste à définir le "meilleur itinéraire" . Nous aimons les paysages, les plages , animaux et temples .

Voici mes 1eres réflexions: Jour 1 : arrivée 8h - journée à Negombo Jour 2 et 3: Kandy Jour 4 Nuwara Eliwa jour 5 : Ella Jour 6 - 7-8: Arumgum bay Jour 9: Habanara ( en passant par Passikudak ) jour 10 : Habanara ( visite Polonnarawa ) jour 11: Habanara : visite d'un safari - Lequel? jour 12 : Habanara: visite Sigiriya jour 13 - 14- : Uppiveli ou Trincomalee jour 15 : anaradhapura jour 16: Retour vers Negombo ou autre site balnéaire jour 17: départ aéroport 17h

Qu'en pensez vous?

Voici mes questions:

Est -il plus judicieux de faire les grands trajets en taxi puis de prendre les tuk tuk pour les déplacement plus courts ou alors me conseillez vous de prendre une voiture avec chauffeurs ( ou sans chauffeur: nous avons conduits en Thaïlande, INdonésie, Mexique, Costa Rica..)? J'ai un peu de mal avec un chauffeur, que fait -il pendant que nous sommes en séjour balnéaire? et je veux garder le plaisir de réserver moi même mes hébergements.

Quel parc visitez en juillet, les avis sont très partagés?

Qu'en est il du palu , surtout pour les enfants?

Je vous remercie pour votre aide.

Cordialement
Ski et pulka en Baie de Disko
by Pierresd · 2017-03-21 · 6 replies
Préparatifs Cette année la rando nordique aura lieu au Spitzberg , nous sommes décidés ! C’est facile d’accès, avec des reliefs arrondis idéals pour le ski nordique. Nous nous lançons dans les démarches et les préparations. Reste le problème des ours qui nous inquiète. Nous prendrons toutes les précautions : on louera un chien, on mettra une clôture électrique, une alarme et on fera des tours de garde. Les billets sont pris, tout est prêt. Puis vient la partie pratique, aucun chien n’est disponible, les essais d’électrificateur pour bétail ne sont pas concluants lorsque la prise de terre est dans la glace ou la neige très poudreuse, l’alarme qui est un carillon de sonnette ne fonctionne pas au congélateur et les tours de garde à trois par -20°C ou plus semblent un peu irréalisables. Remise en question….en nous renseignant nous apprenons que les billets SAS Plus qui donnent droit à deux bagages en soute sont remboursables intégralement et sans frais. Nous remarquons que la baie de Disko est déjà bien remplie de glace pour un mois de décembre. Ravi de mon voyage l’année dernière là-bas, je convaincs (facilement) donc mes compagnons de s’y rendre au mois de mars. Nous laissons tomber le Spitzberg. Nous partirons donc à trois à Ilulissat les 15 premiers de mars 2017. Particularité pour cette année, je ne connais pas mes compagnons. Un ami commun nous a mis en relation mais c’est à l’aéroport que nous nous verrons pour la première fois. Ce voyage sera leur première randonnée nordique. On achète les billets en décembre, Geneve Copenhague avec SAS et Copenhague – Ilulissat avec Air Greenland avec une nuit à l’hôtel à Copenhague à l’aller comme au retour.

Jour 1 Voyage sans encombre, la pesée des bagages affiche 62 kilos pour 60 autorisés (« it’s ok » nous dit le guichetier). Arrivés sur place à 14h, nous déballons les pulkas et les skis. Mauvaise surprise, sur un des skis, la fixation (NNNBC auto) est cassée. Finalement, il s’agit de toute la partie plastique (de protection et d’habillement) qui est foutue. L’amortisseur ne tient plus dans son logement. Mais la structure fonctionnelle métallique semble intacte. Nous ferons avec ! Nous filons en ville à ski dans l’idée de boucler les courses et de s’éloigner de la ville pour camper.



Nous faisons tous nos achats au Pisiffik avec notamment pour 14 jours : 1.5 kg de confiture, 300 tranches de pain noir, 7 kilos de fromage, 2 kilos de beurre, 4,5 kilos de flocons d’avoine, des gâteaux, du chocolat… Pour le soir nous avons emmené de France 3 kilos de semoule (7 repas/personne) que nous complétons par 4 repas de pates chinoises et deux repas de purée. Gros problème : nous avons deux réchauds, un à essence et un à alcool à brûler et il n’ya du carburant pour aucun des deux ! Nous sillonnons toutes les « grandes surfaces », les épiceries, les stations service mais rien n’est concluant, ni alcool ni essence C. Il est 22 h tout commence à fermer, nous sommes crevés par le voyage et le décalage, il fait -20°C et nous n’avons pas de carburant. Partir avec de l’essence sans plomb et un seul réchaud à essence ne serait pas prudent. Nous montons la tente à côté de la ville après un bon hot dog en espérant trouver une solution le lendemain.

Jour 2 Grand soleil. Réveil brutal par des aboiements, des chiens détachés entourent la tente. Nous sortons chacun notre tour pour les tenir à distance des pulkas. Nous étions peut être un peu trop proches des maisons. Nous retournons en ville toujours dépités où nous errons à la recherche de carburant. Puis par hasard (ou par miracle) nous croisons un français qui nous dit voyager avec Julien (français résident sur place) avec qui j’avais échangé sur l’itinéraire avant mon départ. Il nous communique son numéro de téléphone et après un coup de fil salvateur à Julien nous partons au Stark (ou Mr Bricolage). Après coup il était évident qu’il devait y avoir un magasin de bricolage mais nous étions focalisés sur les magasins alimentaires ! Bref, nous trouvons toutnotre bonheur, benzine, alcool… Nous prenons 15 litres d’alcool et 4 litres d’essence. Nous ignorons encore si c’est la joie d’avoir enfin du carburant qui nous a fait prendre une telle quantité pour 14 jours ! Nous reviendrons avec 7 litres d’alcool et 1 litre d’essence… Une belle surestimation. Il est 11 heures et nous pensons partir, mais le téléphone portable sonne, c’est Julien qui nous dit que la piste d’accès au plateau est bloquée pour cause de course de traineau (championnat national). Après échange avec les organisateurs, nous pourrons passez dès 14 h. Nous nous installons avec les spectateurs pour regarder cette fameuse course.



14h30 nous partons, avec pour objectif final, le glacier Eqip à 90 km au nord de la ville.

Bivouac au milieu du plateau d’accès au fjord Sikuiutsoq.

Jour 3 Nuageux. Grosse étape pour rattraper le retard. Les automatismes se mettent en place, le camp est levé rapidement. Petite surprise au pique nique, le sac de sandwiches a disparu, je l’ai effectivement oublié à l’endroit où j’ai enlevé une couche. Il faut donc ouvrir toutes les pulkas pour accéder au beurre, au pain, au fromage et refaire tous les sandwiches…. Nous remontons tout le fjord Sikuiutsoq bien rempli d'iceberg.



Par hasard, nous retrouvons Julien aux cabanes du front du glacier Avannarleq.



Lui va à Ummanaq en traineau à chiens, nous avons donc une bonne partie commune et nous pourrons suivre ses traces. Une nouvelle fois, il nous tuyaute bien sur les passes pour changer de fjord et sur l’état la banquise.

Jour 4 Grand soleil. Etape montagneuse pour changer de fjord et gagner le fjord Paakitsup. On traverse le grand lac de Tasersuaq pour filer plein Est dans une gorge qui nous mène à la grande descente sur le fjord.



Julien nous double, nous ne croiserons plus personne les 9 prochains jours… Bivouac sur le plateau face à la calotte. Il fait -35°C.



On découvre les limites de notre équipement : les fermetures éclair de la chambre de la tente et du double toit ne fonctionnent plus (alors qu’elles avaient été vérifiées en avant le départ), il faut les préchauffer au briquet et les beurrer avant de s’en servir, les tirettes métalliques des fermetures éclair des chaussures BCX6 2017 de Fisher, neuves de trois jours, cassent et des trous apparaissent au niveau de la zone de flexion des chaussures BCX6 2016 de Fisher, neuves aussi de trois jours. Nous sommes en fixation NNN BC et l’un d’entre nous a la version Auto : impossible de déchausser il faut verser du thé chaud dessus puis rentrer les skis dans la tente pour les faire dégeler. Très pratique.

Jour 5 Grand soleil.

Grosse descente dès le réveil. Et longue traversée du Paakitsup. Des sastrugi rendent cette traversée pas très skiante. En revanche, c’est sublime, des hautes murailles entourent le fjord.



Il fait un froid glacial. Nous campons au milieu de la passe qui permet de rejoindre le fjord Kangerluarsuk. Il fait toujours -35°C. Il faut raccourcir l’élastique des arceaux de la tente. Toujours sympa de faire des nœuds à main nues par -30. Tout est gelé, pain, salami, fromage, confiture, seuls le beurre et le dentifrice résistent. Des aurores éclairent le ciel. La nuit est froide, nous mettons toutes les couches possibles et dormons avec le masque.



Jour 6 Grand soleil. Etape de montagne. La levée du camp est horrible il fait vraiment froid. Nous montons à un petit col entre deux lacs en suivant les traces de Julien. La descente sur le fjord se termine par 10 mètres assez verticaux en rocher pour finir sur une rivière en glace vive. C’est folklo mais très joli.



Enfin on débouche sur le fjord tout plat.



La vue porte loin c’est immense et même un peu déprimant quand après 3 heures de skis rien ne semble avoir changé. Au moins nous avons le temps de faire connaissance.



Nous bivouaquons dans un bras du fjord : Qaanngulik. Il fait -38°C.



C’est la troisième nuit en dessous de -35 et cela ce fait sentir. La fermeture éclair de la porte avant de la chambre de la tente rend l’âme, nous la calfeutrons avec le tapis de sol de secours. Celle à l’arrière fonctionne à grand renfort de beurre, crème hydratante et briquet. Les peaux de phoques ne collent pas, les fixations auto sont constamment gelées, les rondelles des bâtons cassent, il faut encore raccourcir les élastiques des arceaux... Grosse concertation, nous avions prévu d’atteindre Eqip par le grand fjord d’Ataa et d’en revenir par les montagnes de Timaani Inussuit mais camper dans ces conditions est un peu rude. Il faut que cela reste des vacances !! Nous décidons donc de faire un camp de base de 3 jours à cet endroit et d’atteindre la muraille d’Eqip en aller retour sans les pulkas puis d’aller voir le grand fjord d’Ataa toujours à la journée sans les pulkas également.

Jour 7 Nuageux. Suprise au réveil, le ciel s’est un peu couvert, il fait -20°, un grand plaisir, d’autant que nous n’avons pas à lever le camp. Nous partons dans les montagnes dans l’espoir que le front du glacier soit accessible à la journée. Nous traversons un chapelet de lacs dont la glace est sublime. Tout est soufflé, l’enneigement est vraiment limite, nous déchaussons plusieurs fois. Enfin, derrière le dernier lac, la pente commence à descendre.



Encore une crête à franchir et cette fois ca y’est l’immense glacier se révèle avec d’un côté la calotte et de l’autre les immenses fjords d’Atta et de Torsukatak au loin. Nous voilà donc devant le glacier Eqip, notre but, à 90 km du point de départ.



La descente sur la muraille est impraticables en ski et donc encore moins avec les pulkas donc pas de regrets pour la boucle. A quelques centaines de mètres de la tente, nous trouvons une belle surprise : de l’eau liquide que je découvre malgré moi en passant mon pied déchaussé à travers une croûte de neige. Ma chaussure et ma guêtre sont mouillées mais on a de l’eau à volonté ! Pas de corvée du soir !!

Les duvets ont un peu séché, un vrai plaisir après 30 km dans les montagnes

Jour 8 Grand soleil.

Nous partons en direction du fjord d’Ataa. Le temps est radieux, la banquise parfaitement lisse et bien glissante surtout sans pulkas. Nous apercevons nos premiers trous de phoques. Peu à peu les bords du Kangerluarsuk semblent s’estomper et on atteint enfin le bout du ford.



Puis la vue s’ouvre sur le fjord Ataa. Au sud comme au nord les distances sont gigantesques, d’abruptes falaises bordent le fjord et de nombreux phoques bronzent au soleil.



C’est magique. On s’en retourne à la tente après une journée de 40 km. Nouvelle grosse réflexion qui nous quittera pas de la semaine : comment retourner à Ilulissat sans passer par le même chemin. Il serait possible de rentrer par le fjord d’Ataa mais Julien craignait des conditions de banquise moyenne. Entre temps il a fait plusieurs jours en dessous de -35 donc peut être que ça s’est amélioré…

Jour 9 Grand soleil.

Nous décidons de jouer la prudence et de rentrer par le même chemin, en effet nous voulons garder des jours pour explorer le Kangia et ses immenses icebergs. Bivouac au même endroit qu’à l’aller : entre deux lacs au milieu de la passe qui permet de rejoindre Paakitsup.



Le soir je monte au dessus des lacs, au point 471 m.



La vue est sublime entre fjords et calotte.

Jour 10 Grand soleil Nouvelle traversée du Paakitsup. Nous faisons un essai plutôt concluant de séchage des duvets par sublimation en les étendant sur la pulka.



Bivouac sur le plateau après une grosse montée. La récompense est là : une lune immense se lève au dessus de la calotte. C’est féérique.



En plus, nous trouvons un petit lac avec de grosses crêtes de compression d’où suinte un précieux liquide : de l’eau. La température est désormais supportable -20°C.
Koh Rong ou Koh Rong Sanlaem? (Cambodge)
by Jeanji · 2017-03-19 · 8 replies
Envie de quelques jours de plages (départ dans 4 jours) .... On hésite entre ces 2 îles proches de SIHANOUKVILLE ... A priori ça bétonne beaucoup et ça se comprend .... développement touristique oblige !!!!! mais on se pose beaucoup de questions !!! On ne recherche pas spécialement à être isolés, on aime le contact et les rencontres ... Qui aurait des adresses (récentes) sympas en bord de plage à nous communiquer ? Merci de votre aide
Tanzanie: la Grande migration, février 2017
by Pygmalion19 · 2017-03-18 · 106 replies
Bonjour à tous,

Comme promis à certains et certaines voici le récit succinct de notre voyage dans les parcs du nord agrémenté de quelques images choisies parmi des centaines d'autres .

J1-20/01/2017

Je tiens avant de commencer à remercier les uns et les autres qui ici et là sur VF nous ont aidé à construire ce voyage. Je pense à Blesl Bernard ( www.safari-tanzanie.net/ ) dont les désaccords et les convergences nous ont permis de nous positionner. Mais nous songeons aussi à Laurence de l'Agence de voyage "Bel Africa" ( www.belafrica.com/ ) dont l’efficacité, la réactivité , la disponibilité et la gentillesse sont à signaler. Je remercie aussi le partenaire de cette agence, Maasaï Wanderings ( maasaiwanderings.com/...anderings/index.html ) pour le soin relatif apporté à l'oraganisation de ce parcours. A Richard notre guide-chauffeur pour son professionnalisme.

Notre projet: visiter les parcs du nord et seulement eux . Prendre le temps de le faire c'est à dire y consacrer autant de temps que notre budget le permettait . Nous désirions voir des animaux dans leur biotope, toutes sortes d'animaux y compris les plus modestes .

En fait ce n'est pas notre premier voyage en Tanzanie encore moins notre tout premier en Afrique. Aussi la recherche des cinq grands n'a pas été notre préoccupation première mais davantage : 1) le spectacle de la grande migration et 2) l'immersion dans les parcs, toute prudence gardée, au plus proche de sa faune. Priorités qui impliquaient des hébergements "intra-muros", de préférence en tente Meru sise dans un site non clôturé et retiré et sauvage...sauvage 🙂 . Bien sur le succès de cette boucle ne dépendait pas que... mais aussi de la météo, des caprices de la faune, de l'âge du capitaine, bref du hasard auquel il faut bien un moment ou autre s'abandonner.

Donc notre itinéraire dans les parcs du nord fut le suivant, dans l'ordre: Tarangire ( 4 nuits), Manyara (1 nuit) Serengeti ( 3 nuits) Ndutu (2 nuits) Ngorongoro (1 nuit) Arusha (1 nuit). Soit 12 nuits dans les parcs ou très proche si l'on excluent la première nuit d'arrivée, et la dernière avant de reprendre l'avion pour l'Europe.

Coût du séjour tout compris environ 900 €/ jours pour deux personnes. C'est cher mais comme déjà dit par ailleurs la Tanzanie est une destination chère et les safaris photos en Tanzanie aussi 🙂 . Et puis ne soyons pas chiche car quand on aime on ne compte plus ! Je dirais donc que c'est 450 € de passion par jour et par personne.

Nous avons voyagé avec KLM pour au moins deux raisons . D'abord le poids autorisé en bagage cabine de 12 kg (donc 24 pour deux) et ensuite le trajet direct à partir d'Amsterdam sur l'aéroport Kilimandjaro (JRO) . Vingt quatre kg consacrés aux matériels photo et d'observation ça ne se refuse pas!

Départ de Roissy CDG le 20/02/17 au petit matin et arrivé dans la soirée à JRO avec 1 stop à Amsterdam. Le transfert à Schipol a été un jeu d'enfant grâce à la très bonne signalétique de l'aéroport. Entre la porte d'arrivée à Schipol et celle d'embarquement un contrôle des passeports plutôt rapide et à allure modérée nous avions une bonne demie heures d'avance sur notre vol. Au retour les contrôles seront plus sévères.

Voilà c'est fini pour aujourd'hui. Suite de notre récit demain . Bonne nuit...
De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun
by Yan55 · 2017-03-12 · 26 replies
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ? Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption... Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement... Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) : -atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits) -Monywa (1 nuit) -Pakokku (1 nuit) -Mindat (3 nuits) -Bagan (Nyaung U) (4 nuits) -Kalaw (3 nuits) -marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits) -Yangon (2nuits) -Mawlaymine (2 nuits) -Hpa-An (3 nuits) Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€ Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élev��. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...

La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372

Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!

En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
Le Maroc et le bonheur d'être accueillie!
by Diamina · 2017-03-11 · 282 replies
Bonjour à tous,

Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs

Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!

Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac �� Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.

Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.

Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.

Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!

A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.

Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.

A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.

Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.



De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!

C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!

A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.



Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.

Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.



Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.

Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.

Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.

Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.

D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.



Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.

Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.

Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.



Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.

A 21h, dodo.
Itinérance Salvadorienne
by Vaikeaiti · 2017-03-07 · 14 replies
Le Salvador fait partie des pays ignorés par la sphère touristique, et pourtant, il mérite mieux que les rares articles ou commentaires-bord de plage qu'on lui consacre ici et là. Il faut aussi tordre le cou aux idées reçues sur l'insécurité qui régnerait sur place et ferait de ce pays le plus dangereux au monde ou presque. On y circule facilement et sans risque; les barrages de police sont inexistants ( contrairement au Guatemala ou au Nicaragua ) sauf près des frontières, la police est aimable et souriante. Bien sur, si l'on traîne dans les quartiers des mara - les gangs notoirement connus de San Salvador - on cherche les problèmes... et on les trouve. Ce pays est l'un des rares pays en Amérique centrale ayant appris et testé la démocratie sans heurts ni violences. Au grand soulagement des Salvadoriens qui ont souffert de la dictature militaire d'abord, puis d'une guerre civile sanglante de 1970 à 1982. Ceci dit, le pays souffre depuis des décennies des joutes politiques stériles des partis installés ( droite et gauche ) et d'une corruption endémique . En ce qui concerne les populations maya - 100000 personnes actuellement - elles ont aussi payé un lourd tribut dans les années 30 d'abord, puis sous la dictature puis pendant la révolution. On a longtemps considéré les maya comme une sous-race, ils ont été tués ou déplacés, un vrai génocide dont on a peu parlé. C'est un passé douloureux pour tous. Grâce à l' apprentissage des différentes langues maya par les jeunes dans les écoles ( elles étaient interdites auparavant ), on assiste à un renouveau de la culture maya à travers les danses, la peinture et l' artisanat etqui témoigne fièrement d'une identité retrouvée. Nous avons rejoint le Salvador à partir de la Polynésie Française où nous résidons via Los Angeles, deux vols en continuation dont le second de nuit. Arrivée au petit matin à l' aéroport de San Salvador, refait à neuf et de belle taille pour un si petit pays. Formalités simples, sourires à l'appui; les touristes sont reçus avec déférence et chaleur ; c'est assez rare pour qu'on le mentionne ! Nous sommes accueillis par Rémy qui dirige une petite entreprise colorée de tourisme réceptif destiné aux francophones. Il va nous rendre le séjour agréable et passionnant et nous servir de guide et de chauffeur, un peu comme un ami, ce qu'il est devenu pour nous. Il va aussi nous faire partager ses coups de coeur. Il aime le Salvador et il le connait professionnellement. Il faut le recommander chaudement, aussi bien pour un séjour au Salvador seulement que pour un séjour groupé ( deux ou trois pays sur 2 ou 3 semaines, en incluant donc Salvador et Guatemala ou Salvador et Honduras ou Salvador et Nicaragua ou les trois pays ensemble ).

1er jour : Nous rejoignons notre hôtel pour une prise de contact avec Rémy, une douche et un petit-déjeuner avant de partir en balade. Rémy a prévu de nous conduire d'abord dans le Parc national El Boqueron proche de la capitale qui comprend en particulier le volcan Salvador. Curiosité naturelle : au fond du large cratère, on peut voir un mini-cratère. Paysage majestueux et beaux points de vue, y compris sur la capitale. Retour vers la capitale avec un arrêt au Museo Militar remarquable par son exposition de voitures militaires blindées anciennes de marque française Panhard et aussi ses plans en relief du Salvador, énormes et à même le sol . On a sous les yeux le circuit qui va suivre. Il est temps, après cet arrêt assez rapide, de rejoindre le centre ville et de déjeuner dans une pupuseria. C'est dans ce genre d'établissement que l'on mange des pupusas, à toute heure de la journée, des galettes fourrées de fromage frais, légumes et / ou viande. San Salvador est une ville étonnante, d'environ 2 millions d'habitants. Elle est actuellement - et depuis peu- dirigée par un jeune maire dynamique de 35 ans, Nayib Bukelé, d'origine libanaise par son père et musulman modéré, ce qui est quand même une prouesse dans un pays catholique et assez conservateur ! Il a été élu avec enthousiasme sur un programme anti-corruption tous azimuts ( deux anciens présidents de la République sont poursuivis pour corruption active et enrichissement personnel illicite ), également sur un programme de rénovation urbaine appliqué avec beaucoup d'allant et de persévérance. M. Bukélé a dit ce qu'il ferait en tant que maire et tient ses promesses ! Des palissades en grand nombre donc à San Salvador, des tranchées, des places qui vont être dallées, arborées, fleuries, les fils électriques que l'on enterre ( il y en a... ) les bâtiments que l'on rénove ou va rénover. La ville ( et sa région ) a beaucoup souffert des tremblements de terre et 75% des bâtiments anciens ont été détruits. Il reste donc un assortiment de styles architecturaux qui fera de l'effet quand les rénovations seront terminées et que l'on aura du champ et de la perspective. Personnellement, nous avons aimé déambuler dans SS en effervescence, même si ce n' est pas une ville superbe et inoubliable. Visites successives du Théâtre National ( superbes intérieurs ), de la Cathédrale ( deux chapelles d'époque et surtout le tombeau de Mgr Romero, défenseur des droits de l'homme et mort en martyr / assassiné en plein office pendant la Guerre Civile ), l' église El Rosario, un bâtiment datant des années 60, en béton armé, remarquable pour son intérieur lumineux, ses vitraux et un chemin de croix métallique modernes, la Plaza Barrios et la Plaza Libertad. A signaler que les entrées dans les musées sont gratuites pour les seniors de plus de 60 ans au Salvador ! Même chose pour les sites archéologiques qui sont pourtant en travaux de rénovation, de fouilles et d'excavation ( ce qui a un prix ). La culture semble être un bien précieux que l'on veut faire partager au plus grand nombre, y compris les moins aisés. On est loin du marketing touristique que pratique allègrement le Costa Rica, en racketant les touristes étrangers, ' gringos ' et assimilés dès que c'est possible, en particulier sur les sites de randonnée emblématiques comme le Parc Manuel Antonio par exemple. La ' Pura Vida ' dont se gargarisent les Costaricains existe réellement au Salvador, pas au Costa Rica où elle se vit comme posture et imposture.











Retour à l'hôtel en fin d'après-midi ( Villa del Angel ) qui est bien situé, dans un quartier tranquille et proche d'un superbe centre commercial. Au rez-de-chaussée une hacienda entièrement restaurée et dont les étages sont dédiées au commerce, au dernier étage du bâtiment des restaurants divers, dont des restaurants de viande excellents ( boeuf, porc et poulet uniquement ). Prix vraiment très sages, comment partout d'ailleurs, en dollars US. ( A ce propos, nous sommes venus avec de l'argent liquide en dollars, petits coupures et avons tout payé y compris les hôtels cash, ce qui permet de ne pas sortir la carte de crédit ).

2ème jour : Départ pour le Parc national des Volcans qui abrite 3 géants, l' Izalco, le Santa Ana et le Cerro Verde. Nous avons décidé de faire l' ascension du Santa Ana ( 4 heures AR , difficulté moyenne, température très supportable avec un peu de fraîcheur au sommet ). Nous démarrons à une vingtaine avec deux jeunes étudiants qui nous chaperonnent et deux membres de la police touristique. Le Santa Ana est le plus élevé des 3 volcans : 2381 m. Nous avons la chance de profiter d'une belle journée, claire et ensoleillée, même si la brume nous rejoint à mi-pente pour se disperser au bout d'une demi-heure. Au sommet, des points de vue remarquables sur tout cet ensemble montagneux majestueux, une vue imprenable sur le lac de Coatepeque, et puis, le clou du spectacle, au fond du cratère, un lac de soufre liquide à 70° avec fumerolles de couleur vert émeraude et qui étincèle sous le soleil. Spectacle unique et rare qui vaut bien quelques essoufflements dans la montée ! Notre premier coup de coeur dans ce voyage. C'est une photo du fond du cratère du San Ana trouvée dans un rare reportage écrit sur ce petit pays oublié des touristes qui nous a convaincus de tenter un voyage hors des sentiers battus au Salvador.







Un peu après 15 heures, départ pour Ataco via la Ruta de las Flores. Cette route est largement fleurie en saison humide, un peu moins lors de notre passage mais nous admirons tout de même, en cette belle journée de saison sèche, de beaux massifs d'hibiscus rouges tout le long de cette voie tranquille qui traverse de petits villages. C'est une région maya, le village de Nahuizalco est typique. Beaucoup d'artisans spécialisés dans le travail de l' osier, un petit marché animé. On arrive rapidement à Ataco, belle bourgade avec place centrale typique, rues pavées, maisons aux façades peintes et peinture murales un peu partout. Un art de rue typiquement maya et que l'on va retrouver dans d'autres villages de la région. Nous logeons à la Casa Degraziela Boutique Hotel, sur la place centrale, une belle maison ancienne de style hispanique. Belle étape, personnel adorable, prix très raisonnable.









3ème jour : Balade aux aurores dans la ville qui s'éveille doucement. Ambiance sereine et magnifiques peintures murales à tous les coins de rue. Les gens sont charmants, souriants et d'une exquise politesse. on nous fait des signes discrets de bienvenue. On se sent vraiment à l'aise. Départ pour voir Los Ausoles de Ahuachapan, des mares de boue volcanique qui clapotent et laissent fuser des jets de vapeur d'eau bouillants au milieu des odeurs de soufre. Des lavandières utilisent les vasques d'eau chaude pour faire leur lessive au soleil du matin. Continuation vers le premier des sites maya que nous visiterons, celui de Tazumal. Aucun touriste à l'horizon, belle matinée ensoleillée, des oiseaux qui chantent et de beaux vestiges que l'on nettoie de l' emplâtre de ciment gris qui les recouvrait depuis bien avant la période précédant la guerre civile ( le but était de les protéger des éléments naturels et de la guerre ). On reprend la voiture pour rejoindre rapidement Santa Ana, seconde ville du pays et dotée d'un beau centre historique préservé . La Plaza de la Libertad est bordée de trois monuments emblématiques : une cathédrale de style néo-gothique, construite en brique et à façade de stuc, un théâtre de style Renaissance vraiment remarquable aux intérieurs richement décorés et un hôtel de ville de style colonial. Santa Ana était à l'origine la capitale du pays. Une bourgeoisie paysanne enrichie par la culture du café avait migré de la région de Suchitoto vers Santa Ana et avait en particulier tenu à construire le fameux théâtre où étaient données des représentations d' art lyrique et de théâtre classique. Cette bourgeoisie a fini par migrer de nouveau vers SS qui est devenue la vraie capitale, avec aussi son théâtre, aussi prestigieux que celui de SA.







Retour en fin d'après-midi à Ataco pour une soirée paisible et un plat de viandes grillées dans un restaurant de la place centrale. La nourriture est bonne mais peu variée : pupusas ou viandes grillées avec les éternels haricots rouges.

4ème jour : Départ pour le site maya de San Andres. Aucun touriste une fois de plus, beaucoup de sérénité et très beau temps chaud. Ces sites sont vraiment impressionnants et on prend le temps de s'imprégner d'une atmosphère de mystère et de majesté. A chaque fois, un petit musée modeste dans ses proportions donnent les explications que l'on recherche et présente quelques beaux objets. San Andres est notre second coup de coeur dans ce voyage.





Nous continuons vers le site maya de Joya de Ceren, proche de San Juan de Opico et de la Route des Fleurs, inscrit au patrimoine de l'Unesco. C'est le Pompéi centro- américain, une cité maya découverte par hasard car enfouie sous cinq mètres d'épaisseur de cendres volcaniques suite à une éruption du volcan Lomo Caldera il y a plus de 1600 ans. On peut y voir des ensembles d'habitations et cérémoniels, des restes de culture du manioc, aucun squelette ni aucune momie car la population avait eu le temps de fuir avant la catastrophe. Nous repartons ensuite visiter des villages maya typiques sur la Route des Fleurs : Juayoa, Apaneca, Salcoatitan. Ambiance vraiment particulière, les marchés sont encore animés, les gens ont vraiment le physique maya, les peintures murales sont nombreuses et font presque toutes référence, non pas au présent mais au passé que l'on veut faire revivre par cet art de rue très original. Du coup, les villages sont très colorés, animés et différents malgré tout les uns des autres. En fin d'après-midi, on reprend la route pour Suchitoto, petite ville raffinée et assez touristique, mais pas encore dans le mauvais sens du terme. Un bijou méconnu en Amérique centrale et notre troisième coup de coeur lors de ce séjour. Suchitoto reste un must, tout comme l' ascension du volcan Santa Ana. On prend un plaisir réel à y flâner à toute heure. Le soir, sur la place de l' église de Santa Lucia, les gens affluent pour se brancher sur Internet. Cadeau du maire aux habitants. La vie est tranquille. Il fait très beau.







5ème jour : Après le petit déjeuner, départ pour le Lac de Suchitlan, proche de Suchitoto puis promenade en plancha pendant plus d'une heure sur cet immense plan d'eau artificiel mais devenu paradis d'un faune aquatique variée : cormorans par milliers, pélicans, hérons blancs et gris, des rapaces aussi du genre condor en plus petit. Très beau temps encore, de belles photos prises sur le vif. Continuation après le déjeuner vers Cihuatan, dernier site maya visité au Salvador. Comme à chaque fois, personne en vue, une belle lumière, et des sites que dégage de leur gangue de ciment une équipe d'ouvriers dirigés par un archéologue américain passionné et chaleureux qui travaille sur le site depuis 30 ans. Nous avons la chance de pouvoir discuter avec lui pendant 20 mn. La pyramide n' est dégagée qu'à moitié, sera restaurée à moitié seulement. Le but n' est pas de tout sortir de terre ( impossible et trop coûteux aussi ) mais de montrer de façon esthétique et pédagogique comment fonctionnait cette cité antique maya. Les ouvriers travaillent actuellement sur le jeu de paume, lui rendant sa ligne incurvée. Un nouvel amalgame sera utilisé pour maintenir les pierres ensemble solidement. Au musée du site se trouve un exemplaire de la goulotte par laquelle on faisait passer la balle. Puis retour tranquille vers SS, c'est notre dernière journée au Salvador avant de reprendre l' avion demain matin. Rémy veut nous faire voir un dernier village au sud de San Salvador, Panchimalco. Ce village est habité par des populations indigènes descendant des Pipil, Maya et Nahuati. Son église toute blanche et simplissime est l'une des plus anciennes du pays, datant de 1725. C'est un endroit connu pour ses festivités et carnavals, et qui incarne le renouveau social et artistique du pays. Des cours sont organisés pour les jeunes du village, cours de danse, de musique, de peinture; ceux-ci laissent libre cours à leur imagination dans des peintures murales de grande qualité artistique. Franchement, il ne faut pas quitter le Salvador sans passer un long moment à Panchimalco. Retour à l'hôtel en fin de journée et fin du séjour qui aura duré cinq jours complets. Pour des raisons techniques ( de vols ) nous n' avons pas pu rester quelques jours de plus. Nous avons en particulier décidé de ne pas aller côté mer. Selon Rémy, deux ou trois endroits valent une visite, mais ce ne sont pas les couleurs et l'exotisme des Caraïbes. Loin de là ! Les plages sont de sable gris, la mer est agitée et les rouleaux empêchent la baignade. Ailleurs, c'est la mangrove et quelques villages de pêcheurs. Bien sur, on trouvera des résidences pour touristes, mais il vaut mieux rechercher les îles de la côte caraïbe pour soleil et farniente ( par exemple les Corn islands au Nicaragua ). Ainsi se termine ce récit de voyage au Salvador. J' espère qu'il convaincra beaucoup de lecteurs de choisir ce pays vraiment attachant, riche et varié comme prochaine destination. Voyageusement Moana
Retour de croisière sur neoClassica du 11 au 25 février 2017
by Rustig · 2017-03-05 · 20 replies
De retour de cette belle croisière j'entema un c.r. qui, je l'espère, pourra être utile aux futurs croisièristes intéressés par cette destination. A peine rentrés fin mars 2016 de notre transatlantique à bord du C. Deliziosa (cfr le cr de Micy) pensions-nous déjà à la suivante ! La préparation Ce qui motive avant tout notre choix c'est la destination. Ns avions beaucoup aimé l'océan indien et avons donc opté à nouveau pour cette région. Entre temps-temps (bonne nouvelle) le Costa Club m'informe que désormais mon statut passe à Perla Diamante. Je réserve une cabine avec balcon à côté de celle que ns occupions en 2015. Cette fois-ci est inclus dans le prix de la cabine le forfait boissons "intenditore". Costa ns offre également un crédit de 75€ p/p soit 150€ à dépenser à bord. Pour le vol ns avons choisi la cie Emirates avec un stop à Dubaï. Emirates accorde à l'aller 20kgs de bagages et au retour 30kgs ! ! (Dubaï est réputé pour le shopping). Il y 6 ans ns étions descendu à l'hôtel Ibis ds le quartier de Deira à 10 minutes de l'aéroport. Cette fois ns avons réservé au Novotel situé dans le même bâtiment. ci-dessous l'Ibis & Le Novotel
Concours Photo du mois de mars 2017: "Parapluies, parasols, ombrelles et compagnie"
by Jakatite · 2017-03-01 · 147 replies
PARAPLUIES, PARASOLS, OMBRELLES ET COMPAGNIE.

Du vieux pépin, pébroc, retourné par le vent, en passant par le parasol de plage ou d'un étal de marché, jusqu'aux délicates ombrelles merveilleusement décorées, il y en aura pour tous les goûts ! Faites-nous voyager en couleurs, légèreté, humour ou alors dans une ambiance de bruine ou de déluge qui nous fera frissonner. Une présence humaine pourra être visible, suggérée ou absente, l'élément principal étant l'objet.

Petit rappel du règlement.

L'envoi de vos oeuvres peut commencer à l'instant et prendra fin le mardi 21 mars 2017, à 22h00 ( heure de Genève ), sur ce fil. Merci de ne pas poster vos photos à la dernière minute, afin d’avoir le temps de les intégrer au diaporama. Chaque participant peut proposer jusqu'à trois photos numérotées de 1 à 3, en indiquant le lieu, éventuellement assorti d’un commentaire. Merci de ne poster qu'une photo par message. Vote sur le même fil du mardi 21 mars à 22 h au mercredi 28, à 22h00. Tous les membres de VF peuvent voter en indiquant le pseudo et le numéro de la photo, ainsi que le classement (3 pts pour le 1er, 2pts pour le 2ème et 1 pt pour le 3ème). On ne vote évidemment pas pour ses propres photos. Il est souhaité d'inclure les photos sélectionnées lors du vote (en images attachées ou ajoutées au texte, format supérieur à 2000 pixels !), pour un meilleur suivi et afin d'éviter d'éventuelles confusions dans les numéros. Résultats le 30 mars 2017 Le vainqueur sera l'auteur de la photo ayant obtenu le plus de points, il aura l’honneur d'organiser le concours du mois de février. En cas d'égalité sur le podium, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus de premières places.

Le fil de la discussion se trouve ICI

Tous les diaporamas préparés par Hériklès à cet endroit.

Bien du plaisir à farfouiller dans vos archives.

Voyage à Puerto Plata: choses à voir absolument
by Dan222 · 2017-02-26 · 12 replies
Bonjour à tous, nous serons à Puerto Plata au Grand Paradise à partir du 18 mars et nous aimerions avoir des suggestions de choses à voir absolument à part la Playa Dorada que nous irons sans faute.. y a t'il des québécois qui seront dans ce coin-là? Merci à l'avancepour vos infos très utiles.. ;)
Mes 34 parcs nationaux de l'Ouest américain
by Zitounet · 2017-02-25 · 76 replies
Mon Classement des parcs nationaux de l'ouest USA

(complété à la fin par les parcs visités en 2018) en page 3 - les National Monuments

Après huit voyages dans le grand West, j'avais classé à la fin du dernier carnet de voyage (2014) les 34 parcs nationaux visités dans les 13 états traversés. Ce classement était en fonction de l'intérêt que je leur ai trouvé, avis bien sûr personnel qui pourrait être différent de celui que ferrait des jeunes amateurs de grandes randonnées. Certains à l'époque avaient pensé qu'il serait bon de faire un carnet de voyage indépendant – j'ai attendu longtemps mais le voici

Tout d'abord voici la liste des 34 National Park par état :

3 en Arizona : Grand Canyon – Petrified Forest – Saguaro 9 en Californie : Channel Islands – Death Valley – Joshua Trees – King Canyon – Lassen Volcanic – Pinnacles – Redwood – Sequoia – Yosemite 4 au Colorado : Black Canyon – Great Sand Dune – Mesa Verde – Rocky Mountain 0 dans l'Idaho 1 auMontana, Glacier 1 au Nevada : Great Basin 1 au Nouveau Mexique : Carlsbad Caverns 1 en Oregon : Crater Lake 2 au South Dakota : Badlands – Wind Cave 2 au Texas : Big Bend – Guadalupe Mountain 5 en Utah : Arches – Bryce – Canyonlands – Capitol Reef – Zion 3 dans le Washington : Mount Rainier – North Cascades – Olympic 2 au Wyoming : Grand Teton – Yellowstone

Pour le suspense, je commence par les... derniers sans donner de classement particulier autre qu’alphabétique. Je dirais ce sont les "1 étoile". Je n'y ai passé qu'une journée au maximum

Grand Teton NP (WY). Vu en 2007, lacs dans la brume, montagnes dans les nuages. Le meilleur souvenir est à la Chapelle de la Transfiguration, le musée voisin et la traversée de la Snake River en ferry manœuvré et expliquée par une jeune rangerette. Par contre je pense que bien peu connaissent la face ouest de la montagne d'où la vue sur le Grand Teton explique l'origine de son nom.



Pour traverser la Snake River L'autre face du Grand Teton

Guadalupe Mountain NP (TX). Visité en 2012, temps couvert. Intéressante promenade botanique près du visiteur center, Frijole Ranch History museum fermé, début de trail de McKittrick Canyon, mais marche au delà de nos possibilités.



Arbre rouge texan à Guadalupe Mountain NP Vers Mc Kittrick Canyon

Mount Rainier NP (WA). Traversé en 2010, dans les nuages. Vu quelques cascades, sans grand intérêt, secteur de Paradise surpeuplé, rien pu voir. Intéressante coulée glacière. En fait, on est juste passé parce que c'était une des routes possibles pour aller à notre destination suivante.



Coulée glacière

Porte d'entrée

North Cascades NP (WA). Traversé en 2010, très beau temps. Vu une cascade, quelques points de vue, dont 1 superbe sur le Diablo Lake. Et après la sortie est, un beau point de vue à Washington Pass. Le problème, c'est que tout ça ne fait pas partie du National Park ! Le NP est en 2 parties, de part et d'autre de la Skagit Gorge où passe la route, et aucune route ne pénètre dans le parc lui-même, seulement quelques long chemins de randonnée.



L'eau turquoise du Diablo Lake Une petite cascade

Pinnacles NP (CA). Visité en 2014, beau temps. Intéressante visite de Bear Gulch Cave au bout d'un petit trail. Et ça s'arrête là, ce NM élevé récemment au rang de NP intéresse peut-être les randonneurs.



Vers Bear Gulch Cave Entrée dans la cave

Saguaro NP (AZ). Parc ouest visité en 2009, beau temps, chaud. Visite limitée au Scenic Bajada Loop Drive. Après le Sonora Desert Museum et surtout à la suite d'une journée à Organ Pipe NM, le Saguaro NP a peu d’intérêt. Mais la notice explicative en français reçue au Visitor Center est très instructive sur les cactus géants.



Cactus Saguaro centenaires Et plus jeune

Wind Cave NP (SD). Parc visité en 2009. Des différentes caves visitées cette année là, c'est la moins intéressante. Visite guidée avec beaucoup de marches à descendre, mais ascenseur pour remonter. J'ai préféré la cave voisine, Jewel Cave NM.



Dans Wind Cave Voûte caractéristique

A suivre - les 2 étoiles
Carnet de voyage au sud du Maroc
by Daming · 2017-02-23 · 161 replies
Bonjour,

Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.

Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.

Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka

Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.

Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.

Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.

Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.

Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.

On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages. Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor. Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.



La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes. La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route. Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.

Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.

A suivre...
Carnet d'un road trip dans l'Ouest: Canada et États-Unis! (2 mois)
by Littledyee · 2017-02-23 · 132 replies
Bonjour tout le monde! 🙂

Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!

Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.

La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis

Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!

Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Carnet de croisière de 15 jours dans les Caraïbes avec le MSC Poesia en 2017
by Filou30 · 2017-02-21 · 100 replies
Coucou à tous,

Je vais essayer de vous raconter notre périple de 15 jours avec ce MSC POESIA dans les Caraïbes du 04/02/17 au 18/02/17.

Le plus simplement possible et avec notre appréciation personnelle.😉

Ne pas hésiter à venir sur mon site pour les préparatifs, en Cliquant ICI

Le programme: Jour 1 - Arrivée en Martinique - Escale.... Départ à 23h00 Jour 2 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 3 - Sainte Lucie - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 4 - Barbade - Escale de 8h00 à 20h00 Jour 5 - Port of spain - Escale de 9h00 à 18h00 Jour 6 - Grenade - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 7 - La Dominique - Escale de 10h00 à 18h00 Jour 8 - Martinique - Escale de 8h00 à 22h00 Jour 9 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 10 - Saint Martin - Escale de 9h00 à 21h00 Jour 11 - Tortola - Escale de 8h00 à 14h00 Jour 12 - La république Dominicaine - Escale de 9h00 à 16h00 Jour 13 - Saint Kitts and Nevis - Escale de 13h00 à 19h00 Jour 14 - Antigua - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 15 - Martinique - Escale départ entre 14h45 et 15h45 pour l'aéroport Jour 16 - Déprime ...🤪

Je vous propose de faire un descriptif jour après jour...

Allons y ... et jetons l'ancre ... pour ce carnet de voyage...

Itinéraire Sulawesi en famille en juillet
by Marionc10 · 2017-02-14 · 38 replies
Bonjour!

Nous partons en juillet prochain (26 nuits sur place) avec nos enfants de 7 et 10 ans. J'ai fait une ébauche d'itinéraire que j'aimerais vous soumettre. J'ai essayé de compter large les temps de transport. Est ce suffisant? Par contre, je n'ai pas pris compte des jours de traversées pour les Togians. J'hésite entre aller à Bunaken ou à Tumbak en fin de voyage. Des avis?

Merci pour vos retours !! Marion

D 9 Nuit dans le bus pour Rantepao ?? Arrivée à Singapour à 9h25 vols pour jakarta puis Makassar L 10 Pays Toraja M 11 Pays Toraja M 12 Treck Pays Toraja J 13 Treck Pays Toraja V 14 Nuit à tentena Départ en bus pour Tentena S 15 Nuit à Tentena Cascades ? ou départ direct pour Ampana? D 16 Nuit à Ampana Départ pour Ampana L 17 Togians Ferry pour les togians M 18 Togians M 19 Togians J 20 Togians V 21 Togians S 22 Togians D 23 Togians L 24 Togians M 25 Togians Départ pour Gorontalo M 26 Transport pour Manado J 27 Départ pour le parc aux tarsiers et nuit sur place V 28 Nuit à Manado Visite tomohon et Volcan Mahawu S 29 Nuit à Manado Une journée Manado D 30 Nuit Bunaken Bateau pour Bunaken ou départ pour Tumbak? L 31 Nuit bunaken Bunaken M 1 Nuit à Manado Bunaken et retour Manado M 2 Nuit à Singapour Vol Manado/ Singapour J 3 Nuit à Singapour V 4 Dans l’avion Vol à 20h05 S 5 A la maison Arrivée à 8h20, Terminal 2 C
Bretagne, Belgique ou Majorque pour voyage seule?
by Phantoma · 2017-02-09 · 31 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais bien préparer un voyage en solo. Mais je me demande côté sécurité laquelle de ces destinations seraient la meilleure.😕

J'aime beaucoup la nature, mais j'aime aussi l'histoire et les vieilles pierres.

J'hésite donc entre la Bretagne, soit du MSM (Normandie) à Ploumanach avec location de voiture.

La Belgique, soit de Bruxelles, Liège, Anvers, Gand et Bruges avec location de voiture.

Palma de Majorque avec location de voiture.

J'aimerais peut-être m'installer quelque part et sillonner autour, si c'est possible?

Je dispose d'une douzaine de jours, j'aime bien voyager au début octobre.

En 2015, j'ai fait la Côte D'Azur, j'étais basée à Nice. Ce fût un voyage extraordinaire. Donc, j'aimerais bien renouveler l'expérience en solo.

Merci de m'aider à prendre ma décision. Tout en tenant compte que je suis une femme qui voyage seule. 😊

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