15 jours en Tanzanie - Lions, guépards & tutti quanti
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Et voilà, après avoir beaucoup lu de témoignages sur ce forum et reçus de précieux conseils, à mon tour de revenir sur le très beau voyage que nous avons réalisé en Tanzanie en novembre 2016! Les notes ci-dessous sont une retranscription fidèle de celles que j'ai prises au cours du voyage, donc pas forcément un niveau de langue très élevé... 😛 Avant de commencer, quelques précisions sur ce projet. Il s'agissait de notre voyage de noces, organisé avec l'agence Vie Sauvage. Nous avions beaucoup lu et préparé ce voyage dont nous rêvions depuis longtemps et avons donc apporté pas mal de modifications au programme initial proposé par l'agence, afin de coller au mieux à nos envies. Nous étions majoritairement intéressés par l'observation des animaux, pas uniquement en mode reportage photo, mais aussi pour les observer vivre dans leur habitat naturel. Je vous laisse découvrir ce que ça a donné!



Jour 1 - 29.10.2016 Vol Genève-Amsterdam avec KLM. La connexion avec le vol pour Arusha à Amsterdam étant un peu courte et n'ayant pas envie de commencer notre voyage sans une valise, nous avont sur les conseils de notre agence choisit de passer une nuit à Amsterdam, puis de reprendre l'avion le lendemain matin. Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir cette ville que je ne connaissais pas jusqu'alors. Je ne vais pas trop commenter cette journée (ce n'est pas le thème de ce carnet 😉), juste vous dire que nous avons profiter du (relativement) beau temps pour nous balader au bord des canaux et parcourir le centre-ville en long et en large.





Nous nous sommes fait plaisir cette unique nuit à Amsterdam et avons choisi l'hôtel Pulitzer. Un très bon souvenir, avec champagne offert pour notre "honeymoon" et petit déjeuner gargantuesque (sans oublier la cloche en argent pour le beurre!).

Jour 2 - 30.10.2016 Réveil à 6h, petit-déjeuner, checkout et départ pour l'aéroport avec le premier tram du matin. Une fois arrivés, coup de stress: impossible de faire le check in, nos billets sont indisponibles dans le système! Après avoir essayé à trois guichets différents et perdu près d'une heure, le problème est finalement résolu et c'est parti pour 8h30 de vol! Ouf, on voyait déjà l'avion s'envoler sans nous! N'arrivant pas à dormir en vol, c'est l'orgie cinématographique en vol (Avengers Civil War, Warcraft, le dernier Divergente et même Raiponce 😊) avant d'atterrir finalement à l'aéroport du Kilimandjaro aux alentours de 20h. Grâce à la personne envoyée par l'agence pour faciliter les démarches administratives, l'obtention du visa et le scanning des bagages se passent rapidement. Transfert en direction de l'Arusha Safari Lodge (environ 1h). L'accueil est chaleureux mais nous sommes épuisés et nous effondrons dans notre lit à moustiquaire...

Arusha Safari Lodge

L'aventure commencera réellement au prochain épisode!
PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonsoir Pauline,

Alors elle vient cette suite! 😉 . Si le cœur t'en dit tu peux aussi lire nos aventures dans le carnet : "Février 2017 la grande migration".

A+
pygmalion
PA Palcolate ·
Jour 3 - 31.10.2016 - Arusha

Réveil au son des oiseaux et petit déjeuner à l'anglaise avant de rencontrer notre guide, Eric. Petit briefing puis ça y est, nous partons pour notre première sortie safari! En chemin, nous observons la campagne tanzanienne. Eric nous explique que l'agriculture (café, tabac, thé, coton, riz, ...) est la première ressource de la Tanzanie, devant le tourisme et le commerce de la tanzanite. Nous voyons effectivement beaucoup de plantations de café et de rizières, dans lequel tout le travail est fait à la main, c'est impressionnant. Il y a peu de voitures individuelles, mais nous voyons beaucoup de toyo (motos-taxi) et de dala-dala customisés, dont les bandes de couleur indiquent le trajet. La plupart des femmes portent une longue jupe bariolée tandis que les hommes sont vêtus "à l'occidental", d'un jeans ou d'un pantalon en coton accompagné d'une chemise. Les écoliers portent tous l'uniforme, le plus souvent un pull par dessus un chemisier, avec pantalon pour les garçons et jupe longue pour les filles. Presque tous ont les cheveux courts, bien malin qui pourrait différencier les garçons des filles sans ces différences vestimentaires! Les toyo transportent à moto tout ce qui est possible et imaginable, tuyaux métalliques, chaises en osier, tables et autres régimes de banane. Les femmes, elles, ramènent à la maison sur leur tête tout le nécessaire: seaux remplis d'eau, fagots de bois, sacs de céréales, ... Remarque: ne souhaitant pas photographier les Tanzaniens à leur insu, pas de photo pour cette partie.

Parc National d'Arusha A environ 40 minutes de notre lodge, le parc est encadré par le Mont Meru et le Kili. Malheureusement pour nous, le Kili nous a snobé et est resté constamment dans les nuages. Safari à pied de 2h en compagnie d'un Ranger qui nous donne moult détails sur ce que nous voyons (apprendre a reconnaître un jeune et un vieil acacia, comportement des animaux vivants ensemble, crottes de girafe versus crottes de dik-dik...). Pour nous, il est assez incroyable de se retrouver à quelques mètres de ces animaux en liberté, c'est vraiment l'idéal pour une plongée directe dans l'ambiance safari! Nous continuons ensuite en voiture avec Eric et nous rendons près des lacs Momella puis du (petit) cratère du Ngurdoto.

Mont Meru

"Notre" Ranger

Animaux observés: zèbres, buffles, phacochères, girafes, babouins, cobes à croissant, un dik-dik, flamant roses par centaines, colobes noirs et blancs, un guib harnaché, singes bleus, divers oiseaux et... des "monkeys" chapardeurs autour du lieu du pique-nique!



Safari à pied - à quelques mètres du troupeau de buffles





Grues royales sur le bord du lac Momella

Flamants roses par centaines





Cobe à croissant



Colobes

Cartère du Ngurdoto

Retour à l'Arusha Safari Lodge en faisant un détour par Arusha pour faire du change. Très bon souper à l'ASL puis repos avant d'attaquer "le vrai safari".

PS: première démonstration de la corruption existant en Tanzanie, avec une amende pour excès de vitesse initialement de 25$, réduite à 5$... qui iront directement dans la poche du policier! 😄
PA Palcolate ·
Jour 4 - 01.11.2016 - Arusha/P.N. Tarangire

Réveil à 6h, après une nuit plus reposante que la précédente. Comme quoi, on s'habitue à tout, même à l'appel à la prière en plein milieu de la nuit... Petit déjeuner, rangement et départ en 4x4 à toit ouvrant, véhicule qui nous hébergera pour la semaine à venir (désolée, mais je n'ai définitivement pas les connaissances techniques pour vous dire le véhicule que nous avions... 7 places assises et un toit ouvrant, c'est tout ce qui me revient! 😄)

Traversée matinale d'Arusha, ville bourdonnante d'activité, avec entre autres son marché où les petits producteurs de la région viennent vendre leurs fruits et légumes aux grossistes qui les amèneront ensuite à Dar es Salaam ou Nairobi. Nous croisons également une escorte policière convoyant des prisonniers, assez effrayante avec ses hommes encagoulés, debout dans la camionnette et prêts à tirer à tout instant - ils arrachent d'ailleurs le rétroviseur de notre 4x4 en roulant trop près de nous! Vous comprendrez donc sans peine que je n'ai pas osé prendre de photo à leur passage 😉

Nous roulons ensuite une trentaine de minutes dans un paysage qui devient de plus en plus sec avant de s'arrêter au Meserani Snake Park. Nous avions demandé à l'agence de nous organiser cette visite, sachant que nous n'aurions que très peu de chance de croiser les reptiles tanzaniens (ou d'ailleurs) "en vrai", à cause de leur timidité ou de l'environnement. Au final, le lieu est assez sympathique, si l'on excepte le guide du parc qui semblait très pressé d'en finir avec notre visite et n'avoir que peu de temps à accorder à nos nombreuses questions (alors que nous étions seuls dans le parc, donc aucune raison de se presser... ah si, pour recevoir le plus vite possible son petit billet rituel?). Bien évidemment, voir des animaux en terrarium n'est pas aussi enthousiasmant que de les rencontrer dans leur environnement naturel, mais c'était le début de notre voyage, nous étions encore loin d'être blasés! 😛 C?est donc l'occasion de voir de nombreux serpents, dont les fameux mambas vert et noir, les immenses pythons ou les cobras cracheurs, mais également les deux espèce de crocodiles présentes en Tanzanie et la tortue léopard, dont l'espérance de vie dépasse les 100 ans. Nous finissons la visite en caressant en prenant autour du cou un petit serpent rougeâtre, dont nous ne connaîtrons malheureusement pas le nom (je vous ai dit que notre guide était pressé?).

Mamba vert



Nous continuons notre route vers l'ouest, au milieu de ce qui est désormais de la savane. Très peu de gens et d'habitations, à l'exception des Massais qui font paître leur bétail. Vaches, chèvres et moutons en plus ou moins grand nombre sont guidés par un Massai équipé seulement d'un bâton. Parfois, c'est même un enfant qui mène la vingtaine de bêtes du troupeau à bon port. Les bêtes sont dociles et même livrées à elles-mêmes, elles ne s'éloignent pas trop.

La savane à perte de vue... et un ciel qu'on dirait sorti d'un tableau (ou d'une galerie marchande de Las Vegas!)

(Petit) troupeau de vaches massais

En cours de route, pépin technique: nous crevons un pneu! Ce sera d'ailleurs le seul souci de véhicule que nous aurons au cours de notre voyage. Nous nous arrêtons sur un bas côté, le temps pour Eric de changer le pneu. Et croyez-moi, avec la chaleur et le frottement sur la route, cela n'a rien d'une sinécure: le pneu est brûlant, les boulons doivent être desserrés à la main, sans compter qu'une roue de 4x4 est bien plus lourde que celles dont nous avons l'habitude en sur nos voitures européennes.



Après 2h supplémentaires de trajet, nous arrivons au Parc National du Tarangire. A l'entrée, nous avons l'occasion de voir un premier baobab puis nous attendons près d'une heure que les formalités administratives soient remplies, mais Hakuna Matata 😛 Nous en profitons pour observer les oiseaux présents et Mr. Monmari se fait même attaquer par un vervet chapardeur!

Le baobab de bienvenue

Nous roulons ensuite jusqu'au Tarangire Safari Lodge, situé au milieu du parc, où nous prenons notre repas de midi. Nous en profitons pour observer la plaine depuis la terrasse avant de repartir en safari le long de la rivière Tarangire puis en direction de notre lodge du soir. Animaux observés: gnous, cobes à croissant, zèbres, girafes, phacochères, éléphants, lions, vautours, dik-diks, mangoustes rayées, rolliers à long brin, "go-away bird", autruches, impalas, ... et des éléphants en veux-tu en voilà! La patrouille des éléphants traversant la route juste devant nous restera un souvenir inoubliable. La luminosité très limitée et changeante nous a malheureusement parfois joué des tours pour les photos, mais peu importe, l'essentiel est ailleurs, dans la proximité et l'observation de ces animaux fascinants. Je ne pensais pas que les éléphants me toucheraient autant, ce fut vraiment une très bonne surprise lors de ce voyage, et l'une des raisons qui font pour moi du Parc Tarangire un véritable coup de cœur.

Un troupeau de gnou s'abritant du soleil aux heures les plus chaudes

Notre escorte zébrée...

La vue depuis la terrasse du Tarangire Safari Lodge... ..avec entre autre un éléphant isolé sur le bord du Tarangire

Deux cobes observant notre 4x4 passer

Vautour se nourrissant sur une carcasse de gnou ayant terminée dans l'eau pour une raison inconnue

Même en étant hors saison, nous avons eu la chance de croiser plusieurs très jeunes herbivores, ici un petit cobe

Et là un zébreau, au pelage plus brun et plus long que ses aînés.

Deux éléphants se désaltérant dans la rivière Tarangire très asséchée

Une mère et son petit se dirigeant vers la rivière

La surprise de la journée: une lionne se réfugiant dans un arbre pour se reposer en toute tranquillité. Nous ne verrons pas de lions grimper aux arbres dans le parc du Manyara, mais aurons eu la chance d'un rencontrer un(e) dans le parc Tarangire!

De plus près:

Juste avant que le soleil se couche, nous arrivons à notre lodge du jour, le Tarangire Treetops Lodge. C'est très clairement le lodge le plus luxueux de tout notre séjour, mais nous rêvions de dormir dans un baobab et nous sommes offerts ce petit caprice. Aucun regret! La piscine à débordement se trouve à 100m du point d'eau où éléphants, zèbres et cobes viennent se désaltérer, se baigner dans un tel contexte est vraiment exceptionnel! Notre chambre est construite à 5 mètres du sol autour d'un immense baobab et nous sommes accueillis par un chant massai spécial "jeunes mariés". Le repas du soir se déroule en plein air, autour d'un grand feu de bois et est accompagné à nouveau des chants massais et des traditionnelles danses sautées. Après avoir été raccompagné à notre chambre par un Massai, nous nous endormons au bruit de la savane. Une ambiance magique, qui contribue à faire de ce lodge un excellent souvenir. Seul bémol, sa localisation hors du parc, dans la zone de conservation du Tarangire, très pauvre en animaux à cette période de l'année.

PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonjour Pauline,

Et bien Pauline que de souvenirs! C'est bien parti mais sur, il faut continuer à nous émerveiller.

A+
pygmalion
BL Blesl Veteran ·
Bonjour Pauline,

Un très intéressant début; comme dit par Éric.

Et un excellent programme, prudent avec la nuit à Amsterdam (nous avons eu deux fois la bonne blague de la valise manquante, et même avec vol dans la valise la première fois...), intelligent avec l'escale dans le trop souvent négligé parc national d'Arusha, original avec la bonne idée de la visite au Snake Park. Les lodges hors parc ont souvent l'avantage du prix (pas dans le cas du Tree Tops) et toujours l'inconvénient d'être... hors parc. Pour la corruption la Tanzanie est au rang 119 du classement de Transparency International, contre le rang 145 pour le Kenya (et seulement le 26 pour la France, alors que la Suisse fait partie du top five des pays vertueux).

Bonne journée et vivement la suite !

BL

PS : le 4x4 de Leopard Tour est un Land Cruiser Toyota, spécialement carrossé (probablement) au Kenya pour un usage safari, avec ajout du réglementairement obligatoire limiteur de vitesse à 80 km/h (c'est ça qui le rend plus ou moins poussif dans les montées malgré son énorme moteur).
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
MI Mimi48 Regular ·
J'embarque aussi pour le safari .... Y'a du monde dans le Toyota !!!. Merci pour le début du récit et les photos d'Amsterdam avant la savane !!!. Décidemment le Tarangire c'est, pour moi, le top !!!.
Mimi48 http://www.vacanceo.com/membres/fiche.php?fiche=23094
OF Offi Regular ·
Bonsoir.

Personnellement, les photos d'Amsterdam ou d'autres villes européennes dans le récit d'une aventure en Afrique m'intéressent très peu. Tout au contraire, les photos de ton/votre récit sur la partie africaine me ravissent. Oui. Mon importante personne (importante pour moi, s'entend, qui n'ai pas 100 ans) qui ne comprend quasiment rien aux arcanes de la photographie, est ravie par ces morceaux d'ambiance qui me font frémir et sourire de plaisir. Car parmi tous les "carnets" ouverts ici (qui parfois - par excès d'abondance, de redondance, de générosité, d'enthousiasme ... et de précipitation - atteignent des dimensions encyclopédiques) rarement, par l'image, j'ai été aussi comblé. Une grande sensibilité ! Et selon moi une vraie finesse d'observation. Mais, moi c'est moi comme avait dit un jour.... (c'était qui ?). Ef karisto (c'est de mon prochain pays). JG
OF Offi Regular ·
Soir mimi du Québec.

Tarangire, ton top ? Je croyais que c'était Samburu. Avec tes 36 ans, tu ne t'emballerais pas un peu ? Amitiés. JG
MI Mimi48 Regular ·
Tarangire pour la Tanzanie et Samburu pour le Kenya ..... Tu connais pas ta géographie 😛😛😛
Mimi48 http://www.vacanceo.com/membres/fiche.php?fiche=23094
OF Offi Regular ·
Bonsoir Mimi.

Ma géographie ? Mais si, j'ai entendu parler un tout petit peu de l'Afrique de l'Est dont tu es une fan, non ? Ai-je tort ? Tu te construirais désormais des frontières sentimentales ? Comme amoureuse de l'Afrique, Je t'imaginais une française du Québec avec une large vision du monde et ne se cantonnant point à des lignes tracées sur une carte, mais au contraire prête à embrasser goulûment une entité culturelle, naturelle et écologique aussi exceptionnelle que l'Afrique de l'est dans une vision globale. Par exemple, fais-tu une différence entre Segenreti et Masai Mara sur le plan de la nature ? Bien sûr que non, je crois savoir que ta curiosité est "sans frontières". Du reste, observe les forums de VF "Kenya", "Tanzanie" et parfois "Afrique de l'Est", tu te souviendras, car tu le sais évidemment, que les contributions (fils, threads...) y paraissent souvent simultanément, sous les mêmes titres. Les massais ne sont-ils pas un "même" peuple de part et d'autre de la frontière ? Et la grande migration ? Ici, nous parlons "nature". Rassure-toi, je connais un peu "ma géographie". Ciao. Avec toujours mon bon souvenir! 😏.
PA Palcolate ·
Bonjour Bernard, et merci pour tes encouragements! J'avoue que je savais que la corruption était un véritable fléau en Tanzanie, mais je ne m'attendais pas à la voir à l’œuvre dès notre arrivée et de manière aussi ouverte... Et merci pour ces précieuses informations sur notre véhicule, ce n'est clairement pas mon domaine de prédilection! 🙂
PA Palcolate ·
Bienvenue, y a encore de la place! 😉
PA Palcolate ·
Bonjour Offi,

Merci pour tes compliments, la photo n'est de loin pas l'une de nos spécialités, mais je suis heureuse de voir que nos photos réussissent à retransmettre un peu des émotions que nous avons ressenties. Bonne lecture!
PA Palcolate ·
Essayons d'émerveiller alors...

Jour 5 - 02.11.2016 - P.N. du Tarangire et Kirurumu

Après un réveil aux aurores (auquel nous commençons à nous habituer) et un plantureux petit déjeuner, nous disons au revoir au Treetops et repartons en safari dans le Parc du Tarangire. Safari voiture toute la matinée, en longeant la frontière est du parc et les marais de Silale puis retour vers la rivière en passant par Tarangire Hille et Matete avant de sortir par la Gate principale.

Animaux observés: en plus de ceux déjà observés la veille, de nombreux oiseaux (cigognes noires, ibis sacrés, ibis tantales, marabouts, calaos terrestres, hérons) ainsi que des buffles, un varan et les premiers hippopotames de notre voyage. Sans oublier les fameux taons, qui nous ont littéralement attaqués au cours de la matinée. Il y a en effet une région du parc infestée par ces insectes, région que nous avons traversée afin de rejoindre au plus vite la rivière après que des lions y aient été signalés. Même si le tout n'a duré que 10 minutes, je garde un très mauvais souvenir de ce qui font pour moi une épreuve, à gesticuler en tous sens et fermer fenêtres, pull, veste et capuchon pour se protéger au maximum des piqures.

Famille de dik-diks au lever du jour

Zèbre solitaire se baladant devant les marais du Silale

Hippos lézardant au soleil

Calao terrestre

Vautour nous regardant fixement





Marabouts et vautours se repaissant sur une carcasse d'éléphanteau... .sous le regard des lionnes repues qui les ont précédés!

Varan se prélassant sur le bord de la rivière

Et bien sûr, des éléphants, encore des éléphants. Ici, un mâle solitaire se promenant devant les cigognes noires du marais. Quand il a fait claquer ses oreilles, tous les oiseaux se sont envolés. Impressionnant!

Éléphants se nourrissant de l'écorce d'un baobab tombé au sol.

De plus près

La scène la plus émouvante de la journée de la journée: le bain des éléphants dans la rivière presque à sec. Quel dommage de ne pas pouvoir charger de vidéos sur VF, car voir un éléphanteau se rouler avec délice dans la boue et s'asperger ensuite avec sa trompe est une scène inoubliable.

Les zèbres profitent également de la relative fraicheur des lieux



Petite surprise à la sortie d'un virage, avec une famille d'éléphants traversant la route devant nous. Autant vous dire que sous ce regard-là, nous avons très rapidement reculé!

Après la lunch box, départ pour environ 2h30 de route direction le lac Manyara. Avant cela, nous nous arrêtons à Mto wa Mbu pour faire le plein puis dans une petite boutique pour voir à quoi ressemble la célèbre tanzanite et acheter café et thé locaux à ramener en souvenir.



Nous grimpons ensuite au sommet de l'escarpement du Rift et pouvons observer de là-haut le lac Manyara et le Parc National qui l'entoure, où nous nous rendrons le lendemain. Le changement de végétation est impressionnant: suite à la présence d'eau beaucoup plus abondante, la forêt est encore très verte, même en ce début de mois de novembre, alors que les pluies ne sont pas encore arrivées.





Lodge: Kirurumu Tented Camp. Notre première nuit sous tente, même si la salle de bain est "en dur". Apéritif en compagnie des écureuils avec une jolie vue sur le parc et le lac en contrebas puis diner chaleureux avec même l'occasion d'échanger quelques mots de français avec le responsable du restaurant.
KO Kola Globetrotter ·
Quel dommage de ne pas pouvoir charger de vidéos sur VF

Cela est possible, si la vidéo est hébergée sur un site dédié (Youtube ou autre). Il suffit alors de coller le lien (l'adresse) dans un message... et lorsque celui-ci est en ligne, la vidéo s'affiche.
PA Palcolate ·
Jour 6 - 03.11.2016 - Parc National du Lac Manyara

Après une nuit sous tente un peu agitée, avec chiens fous, pluies soudaines et cocoricos matinaux, nous prenons nos sacs et redescendons l'escarpement pour arriver à l'entrée du parc. Ayant pris l'habitude de nous lever tôt, nous arrivons au parc au moment de l'ouverture et avons la chance d'être les premiers à entrer dans le parc. En descendant vers le sud du parc, nous voyons défiler des paysages très différents: forêt presque équatoriale, marécages près du lac, plaines arides là où le lac s'est asséché, lits de rivières à sec, savane arborisée avec quelques baobabs et termitières, forêt d'acacias. En règle général, le paysage est beaucoup plus vert qu'au parc du Tarangire grâce à l'eau arrivant depuis l'escarpement du Rift.

Animaux observés: babouins, singes vervets, singes bleus, impalas, zèbres, gnous, girafes, éléphants, phacochères, léopards, hippopotames. De très nombreux oiseaux: flamants roses, pélicans, calaos, cigogne à tête de marteau, cigognes à bec jaune, martins chasseurs à tête grise, échassiers blancs, ibis sacrés, ibis tantales, hérons, jacanas d'Afrique, oies d’Égypte, spatules d'Afrique, guêpiers nains, étourneaux superbes, canards.

Très bonne surprise pour commencer la journée: au détour d'un virage, nous observons une scène rare, une mère léopard et son petit couchés au milieu de la piste. Cela valait la peine d'être les premiers dans le parc pour observer ça! Mais à peine les avons nous aperçus qu'ils partent se dissimuler dans la forêt, sous les cris d'alerte des babouins. Définitivement trop rapides pour nous, nous n'aurons malheureusement pas le temps de les immortaliser sur la piste. Mais saurez-vous retrouver le léopard qui se cache sur cette photo?

Pour continuer notre partie de "Où est Charlie?", une cigogne tête de marteau camouflée entre les rochers

Famille d'impalas

Calao perché dans un acacia

Etourneau superbe

Arrivés au bord du lac, les pélicans sont présents en nombre





Nous observons également de nombreux autres oiseaux. Ici, un jacana d'Afrique, dont les pattes sont tellement longues qu'elles lui permettent de littéralement marcher sur l'eau des marécages.

Ibis sacré

Oie d’Égypte

Les singes sont également très présent dans ce parc, en particulier les babouins.

De nombreux jeunes sont présents, à califourchon...

explorant leur environnement...

ou cherchant le réconfort et une session tétée/épouillage dans les bras de maman!

Un sing velvet légèrement impudique

A notre surprise, les éléphants sont également présents en nombre dans ce parc et semblent apprécier les espaces arborisés.

Une mère et son tout jeune éléphanteau. D'après notre guide, ce petit doit avoir tout juste quelques semaines.

De plus près, il a l'air encore plus jeune

Nous restons dans le parc jusqu'aux alentours de 14h puis nous arrêtons sur une aire de pique-nique pour manger une ènième lunch box et visiter un magasin de souvenirs/art local. En effet, l'accord tacite entre les guides et les commerçants consistent à proposer des place de pique-nique gratuite en échange d'une visite des commerces par les touristes... même si comme 95% des voyageurs, nous n'achèteront rien!

Nous reprenons ensuite la route pour notre destination du soir, en passant par Karatu, gros village vivant essentiellement de l'agriculture sur l'excellente terre rouge à laquelle le village doit son nom. A nouveau, tout est fait à la main, y compris le transport de marchandises dans des charrettes à bras (même si nous voyons pour la première fois des vaches utilisées pour tirer ces mêmes charrettes).

Dala-dala "jamaïcain"
PA Palcolate ·
Lodge: Ngorongoro Farm House. Une très grand chambre dans un bungalow au coeur d'un domaine agricole (légumes, fruits et café y sont cultivés). Après un bain dans la piscine (très) rafraichissante, nous suivons Babadingi pour une visite nous expliquant la culture du café lors de laquelle il nous parle également de son ethnie, les Iraqw, qui vivent dans la région. Leur langue est vraiment très différente de la notre, avec des sons parfois très proches des claquements, il est extrêmement difficile pour nous autres Occidentaux de différencier les sons des uns des autres. Après un apéro au son des chants traditionnels, nous profitons du buffet du soir remplis de produits de la ferme (et donc très frais) puis zou, au lit! Demain, une longue journée nous attendant, dont nous rêvons depuis longtemps... le cratère du Ngorongoro!

Notre chambre

Les jardins

Les caféiers

Le potager

Petite surprise en tombant sur un marabout debout à côté de la salle pour les repas! (la photo est un peu floue, mais j'ai été prise au dépourvu 😉)
AN Angélique21 ·
Très beau carnet , je monte avec vous dans le 4x4 pour la suite du voyage 😛
OF Offi Regular ·
Pour moi, une belle photographie du parcours, un rendu attachant sans accumulation de détails étouffants ou farfelus et sans considérations délirantes imposées par une pulsion du "me too" ou succombant à un mimétisme ridicule. Je trouve ici une tranche de vérité sans additif "porophore" (sans gonflette), avec des mots qui gardent leur sens...

Un changement bienvenu qui contraste avec certaines contributions fourre-tout récentes ou en cours au récit indéchiffrable et avec amoncellement de photos dans une large mesure sans relief.

Merci à Palcolate!
BL Blesl Veteran ·
Bonjour Pauline,

De bonnes photos, avec les "à côté" du safari bien illustrés.

Une devinette pour ta dernière photo (pas si pas nette que ça, je te rassure) : pourquoi les marabouts ont-ils les pattes blanches ?

Merci pour le partage

BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
OF Offi Regular ·
La devinette ne s'adresse pas à n'importe qui, mais ...

"Parce qu'ils ne se prélassent pas dans les mares à boue".
PA Palcolate ·
Une devinette pour ta dernière photo (pas si pas nette que ça, je te rassure) : pourquoi les marabouts ont-ils les pattes blanches ?

Haha, je ne connaissais pas la réponse, mais Offi apparemment oui. Merci pour cette nouvelle information cruciale sur la faune tanzanienne 😉
PA Palcolate ·
Jour 7 - 04.11.2016 - Cratère du Ngorongoro

Après une nuit tranquille, réveil de (très) bon matin pour une journée que nous attendons depuis longtemps. A 7h, départ pour la zone protégée du Ngorongogo. Une fois les formalités administratives passées, nous entamons une montée de près d'une heure dans le brouillard, avant d'arriver au sommet de Seneto Road. Le brouillard nous a empêché de profiter de la vue panoramique le long de la montée, mais une fois arrivés, le soleil s'est levé et nous révèle la première vue de ce cratère.



Nous descendons ensuite Seneto Road avant de faire le tour du lac Magadi, très asséché en cette saison. De grandes "mares" de sel sont visibles là où l'eau s'est évaporée. Le reste de l'environnement est constitué de savane, mais sous forme de steppes plutôt arides. Nous traversons également la forêt du Lerai, riche en acacias, avant de rejoindre l'aire de pique nique de Ngoitoktok Springs et ses marécages. Après avoir dégusté (et partagé involontairement avec les oiseaux) le contenu de nos lunch boxes, nous repassons par la forêt avant de traverser les zones beaucoup plus désertiques du nord-est du cratère pour rejoindre la Lemala Road et notre lodge. Les changements très rapides de végétation et d'écosystème sont particulièrement marquants, tout comme l'asséchement du lac, que nous pouvons voir s'évaporer sous nos yeux.

Animaux observés: zèbres, gnous, buffles, éléphants, gazelles de Thomson, gazelles de Grant, bubales, babouins, hippopotames, chacals dorés, chacals à chabraque, hyènes tachetées, lions, autruches, phacochères, aigles, ibis sacrés, ibis de Tantale, hérons, aigrettes, martin chasseur à tête rouge, oies d'Egypte, flamants roses, pélicans, outardes, grues royales, oiseau secrétaire, agame et... un rhinocéros noir, de si loin que ce n'était guère plus qu'un point au fond de nos jumelles!

Troupeau de gnous traversant la route devant nous

Gazelle de Thomson

Gazelle de Grant

Martin chasseur

Une hyène se nourrissant sur une vieille tête de gnou



Oiseau secrétaire perdu dans l'immensité du cratère

Chacal doré





Troupeau de buffles se reposant au bord de l'hippo pool

Bébé hippo



Moment de tendresse

Point d'eau aux Ngoitoktok Springs





Par contre, aucune idée du nom de cet oiseau qui nous regarde fixement... amis ornithologues, une idée?

Ibis sacré

A suivre...
OF Offi Regular ·
Le marabout.

Ah! Oh! Hem !

Sans montrer patte blanche, j'aimerais tout de même connaître la vraie réponse qui ne peut venir que de celui qui a posé la question... Car ma réponse à moi n'était qu'une étincelle. Et n'a été (provisoirement) homologuée que par toi (ce qui me fait néanmoins un très grand plaisir !!). Moi aussi, j'aimerais parfois pouvoir dire: "Merci pour le partage" !
PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonjour Pauline,

Un tisserin sans doute?

A+
pygmalion
BL Blesl Veteran ·
Bonjour Pauline,

Quelques renseignements de taxonomie (je me suis fait aider - et même un peu plus que ça - par ma blonde, en ornithologie, je suis juste capable de distinguer l'autruche du chardonneret. Facile, je vous donne le truc, vous pourrez briller en famille, l'un vole, l'autre pas. Il me suffit de consulter - discrètement - ma fiche pour savoir lequel. Et si aucun ne vole, me direz-vous ? Eh bien, facile encore si un est perché haut : il lui a bien fallu voler pour arriver à cette position élevée, s'pas ? Hop, la fiche ! Et sinon ? Eh bien, j'ai une chance sur d'avoir bon, c'est quand même beaucoup mieux que le loto, non ?)

Éric a raison, c'est bien un tisserin, un Tisserin intermédiaire, Ploceus intermedius, Lesser Masked Weaver, et c'est un monsieur en plumage inter nuptial ou une dame.

Les oiseaux du Ngorongoro qui ont partagé ton pique-nique sont des milans noirs. Il est recommandé de piqueniquer entre les portes ouvertes du 4x4 pour éviter leurs incursions en piqué sur nos sandwiches.

J'attends, nous attendons ta suite avec intérêt et impatience. BL

PS : les pattes blanches du marabout ? Oubliez tout romantisme ou toute afféterie ou sophistication vestimentaires, ces bas blancs qui remontent très haut, ce sont les pattes noires de l'hiératique volatile recouvertes de ses blanches déjections...
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr WILIPI photographie animalière
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
PS : les pattes blanches du marabout ? Oubliez tout romantisme ou toute afféterie ou sophistication vestimentaires, ces bas blancs qui remontent très haut, ce sont les pattes noires de l'hiératique volatile recouvertes de ses blanches déjections...

sa laideur et en rapport avec sa saleté. Il concentre tout ce qui a de pire cet animal
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
OF Offi Regular ·
Eh bien, la voilà enfin la réponse !

Comme quoi lever le voile sur la réalité de la nature, des choses et des êtres, notamment grâce à la maîtrise du juste vocabulaire, peut dévoiler aussi ce qui se cache sous la blancheur du visible.

"Merci pour ce ... partage" !

😏.
PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonjour Pauline,

Martin chasseur ou Martin pêcheur? Je dirais un Woodland Kingfisher autrement dit un Martin pêcheur des terres boisées🙂. C'est jolie, non! Bonne continuation Pauline, récit, commentaires et images intéressants

A+
pygmalion
BL Blesl Veteran ·
Bonjour Éric,

Amusant, le cas de ce Woodland Kingfisher. Pour nos amis anglophones, c'est en effet un pêcheur, alors que pour nous francophones, c'est un chasseur. Ce qui est plus près de son comportement et de ses habitudes alimentaires : à son menu riche et varié, on trouve gros arthropodes, petits reptiles et batraciens, oisillons et petits petits de mammifères. Très peu, voire pas de poisson au régime de ce Martin-chasseur du Sénégal, Halcyon senegalensis... Son chant matinal si caractéristique est pour nous le plus beau des réveils africains.

Bonne journée

BL
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PY Pygmalion19 Veteran ·
Merci Blesl,

Je proteste énergiquement ! Je demande à ce que soit rapidement réunit un symposium sur le sujet: d'un coté les pour de l'autre les contre. Voilà choisissez votre camp et pas de quatier 😎! Nous proposerons aussi que l'appellation de ce volatile soit à l'ordre du jour du Brexit (demande post mortem de Nelson! 🏴‍☠️) car cette appellation contrôlée appartient aux anglais, si, si! A boire, surtout si c'est du rhum avec modération.

Sur d'autres références ce superbe oiseau, que Pauline et moi-même apprécions pour ces couleurs chatoyantes (elle est avec les pour 😛!) est nommé Martin Pêcheur du Sénégal. Il n'a pas la tête grise mais blanche. D'ailleurs pour nos amis anglais qui "brexitent" quelque part dans un pub, tous les Martin sont des pêcheurs sans exceptions . Voilà avec eux pas de place ni au paradis ni à la confusion.

A+
pygmalion
BL Blesl Veteran ·
Éric, les noms vernaculaires français des oiseaux sont fixés par un organisme scientifique, la Commission internationale des noms français des oiseaux, CINFO. Ils le sont sous la règle une espèce = un nom vernaculaire, et un seul. Alors que l'on sait bien qu'il en existe souvent plus d'un, parfois beaucoup plus. Ce nom vernaculaire "officiel" peut changer dans le temps, comme les noms scientifiques qui subissent le bouleversement des genres lié à l'entrée en force de la génétique dans la taxonomie, mais quand même beaucoup beaucoup moins souvent. Le Bruant des neiges deviendrait ainsi le Plectrophane des neiges, mais les anciens noms se trouvent encore dans des publications... anciennes ou sous la plume (le clavier) d'irréductibles conservateurs. De toute façon, seul compte pour éliminer toute confusion le nom scientifique en latin (et en italique, tant qu'à faire). À ce propos, il faut se méfier des faux amis en anglais (je n'ai pas écrit des faux-amis anglais) et ne pas toujours traduire littéralement le nom anglais au risque de se tromper. Ainsi la photo de grues de Pauline montre des Black Crowned Crane. Cette Crowned Crane n'est pas une Grue couronnée mais une Grue royale, Balaerica regulorum, la Grue couronnée, Balearica pavonina, est Grey Crowned Crane et se rencontre d'Afrique de l'Ouest jusqu'en Ouganda, pas en Tanzanie. Autre exemple un Whistling-Duck n'est pas un Canard siffleur mais un Dendrocygne. En cas de doute, consulter avibase ou oiseaux.net est toujours un bon réflexe

Mes confuses, Pauline, pour ces digressives digressions, tu peux nous servir la suite de ce super carnet dès que tu peux/veux...
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PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonjour Bernard,

Éric, les noms vernaculaires français des oiseaux...

"Cuistre"? Suis-je si pédant , vaniteux, prétentieux pour qu'à deux reprises tu me l'écrives 😄 ? Ou est-ce de ta part une maladresse? Si c'est la première explication le coup est sournois. Je ne l'attendais pas surtout venant de toi. Si c'est la seconde je n'y fait même plus attention!

Toujours est-il que désignation vernaculaire (vulgaire) ou scientifique (justifiée) ce n'est qu'une question de référence et pas de vérité sinon celle issue d'un pouvoir de désignation dont se targuent bien souvent les cuistres justement. Les esprits savants et humbles, les vrais quoi, sont plus rares et bien moins bavards.

Je te l'accorde les désignations latines sont plus universelles ( pour une poignée d'esprit! Là est le paradoxe) mais bien moins pratiques. Imagine: c'est un limicole de l'ordre des Charadriiformes, famille des Colopacidae, espèce Tringa eythropus. Mon dieu quelle incompréhension et charabia! En fait dans mes pérégrinations ornitho. je croise rarement ce genre d'esprit formée à la taxinomie. Sans doute parce que lui et moi ne partageons pas le même intérêt pour la même chose. Ou alors serait-ce parce que cet esprit là se rencontre dans de rares bibliothèques alors qu'en ce qui me concerne, je ne suis qu'un adepte du plein-air 😉.

Avibase et Oiseaux.net! Oui je connais ces sites qui sont inscrits dans mes préférences. Parfois c'est bien mais pas toujours et pas très maniable, donc à utiliser lorsque c'est possible. En vérité je préfère manipuler les field, proposés dans la langue vernaculaire (je ne savais pas que l'anglais et le français en sont une) des pays que je visite et en cas de litige interposer une représentation. Il suit que j'utiliserais les désignations anglophones ou francophones lorsqu'elles seront opportunes . Elles sont, soit dit en passant, bien plus universelles que celles dérivées du latin. C'est une convention entre nous Bernard et je ne la révoquerai pas.

Je suis d'ailleurs persuadé que Pauline comme moi-même se contrefoutons du nom latin et des latinistes? Je pense qu'elle a aimé les couleurs de cet oiseau et que son nom, qui doit être facile à retenir tout de même, est un moyen de se souvenir de cette belle rencontre. Mais il est vrai je ne suis pas ventriloque. Pauline je t'en prie continue et ne nous pardonne surtout pas cette digression qui a ses vertus.... c'est sur Pauline est pour les pour 🙂

A+
pygmalion
BL Blesl Veteran ·
Parfait malentendu, Éric, les balises voulaient mimer le BBcode, tu sais du genre texte en italique et le cuistre était pour mon texte, à moi, doctus cum libro, savant avec un livre... De l'autodérision et non une agression qui n'aurait aucune raison d'être et serait particulièrement grossière.

Ça roule ?

BL, désolé de sa maladresse

PS : les MP conviennent mieux à mon sens dans certains cas...

PS' : Tringa erythropus a de belles gambettes rouges, comme son nom l'indique (mais n'est pas le gambette). C'est vrai que j'ai une particulière dilection pour les bouquins, mais j'aime aussi comme toi le grand air de la savane ou du myombo...
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PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonjour Bernard,

Autant pour moi Erythropus et non Eythropus

A+
pygmalion
PA Palcolate ·
Bonjour Pauline,

Quelques renseignements de taxonomie (je me suis fait aider - et même un peu plus que ça - par ma blonde, en ornithologie, je suis juste capable de distinguer l'autruche du chardonneret. Facile, je vous donne le truc, vous pourrez briller en famille, l'un vole, l'autre pas. Il me suffit de consulter - discrètement - ma fiche pour savoir lequel. Et si aucun ne vole, me direz-vous ? Eh bien, facile encore si un est perché haut : il lui a bien fallu voler pour arriver à cette position élevée, s'pas ? Hop, la fiche ! Et sinon ? Eh bien, j'ai une chance sur d'avoir bon, c'est quand même beaucoup mieux que le loto, non ?)

Éric a raison, c'est bien un tisserin, un Tisserin intermédiaire, Ploceus intermedius, Lesser Masked Weaver, et c'est un monsieur en plumage inter nuptial ou une dame.

Les oiseaux du Ngorongoro qui ont partagé ton pique-nique sont des milans noirs. Il est recommandé de piqueniquer entre les portes ouvertes du 4x4 pour éviter leurs incursions en piqué sur nos sandwiches.

J'attends, nous attendons ta suite avec intérêt et impatience. BL

PS : les pattes blanches du marabout ? Oubliez tout romantisme ou toute afféterie ou sophistication vestimentaires, ces bas blancs qui remontent très haut, ce sont les pattes noires de l'hiératique volatile recouvertes de ses blanches déjections...

Bonsoir BL,

Merci pour ces informations aviaires. Nous avions effectivement pique-niquer dans le 4x4, mais sans en fermer le toit... Le temps de sortir faire 2-3 photos et nos sandwiches étaient en miettes sur la banquette arrière! 😄

PA Palcolate ·
Merci Blesl,

Je proteste énergiquement ! Je demande à ce que soit rapidement réunit un symposium sur le sujet: d'un coté les pour de l'autre les contre. Voilà choisissez votre camp et pas de quatier 😎! Nous proposerons aussi que l'appellation de ce volatile soit à l'ordre du jour du Brexit (demande post mortem de Nelson! 🏴‍☠️) car cette appellation contrôlée appartient aux anglais, si, si! A boire, surtout si c'est du rhum avec modération.

Sur d'autres références ce superbe oiseau, que Pauline et moi-même apprécions pour ces couleurs chatoyantes (elle est avec les pour 😛!) est nommé Martin Pêcheur du Sénégal. Il n'a pas la tête grise mais blanche. D'ailleurs pour nos amis anglais qui "brexitent" quelque part dans un pub, tous les Martin sont des pêcheurs sans exceptions . Voilà avec eux pas de place ni au paradis ni à la confusion.

Je suis d'ailleurs persuadé que Pauline comme moi-même se contrefoutons du nom latin et des latinistes? Je pense qu'elle a aimé les couleurs de cet oiseau et que son nom, qui doit être facile à retenir tout de même, est un moyen de se souvenir de cette belle rencontre. Mais il est vrai je ne suis pas ventriloque. Pauline je t'en prie continue et ne nous pardonne surtout pas cette digression qui a ses vertus.... c'est sur Pauline est pour les pour 🙂 A+

En bonne Suissesse, je ménagerai la chèvre et le chou et ne prendrai pas parti... mais je ne modifierai pas non plus mon texte et garderai le "matin chasseur" tiré du guide ornithologique (francophone) consulté dans le 4x4 au milieu de nul part 😛 Et aucun problème pour les digressions, ce sont aussi elles qui maintiennent un topic en vie! Enregistrer
PA Palcolate ·
Jour 7 - Cratère du Ngorongoro - suite et fin

Forêt du Leraï

Le soleil étant au zénith, c'est l'heure de la pause pour les bubales...

et les gazelles de Thomson.

"Petite migration" des gnous à l'intérieur même du cratère

Petit buffle bien courageux qui traversera seul la route devant notre 4x4...

tandis que sa mère nous garde à l’œil.

Après les taons du Tarangire, un nouvel insecte, plus massif s'est introduit dans notre voiture: une sauterelle qui volait assez haut pour rentrer par le toit. Eric l'a attrapée, la puissance et les réflexes des pattes arrières au moindre contact étaient vraiment impressionnants!

Lodge du soir: Ngorongoro Sopa Lodge. Situé sur le côté nord-est du cratère, à passé 2000 mètres d'altitude (nous sortons d'ailleurs jeans, pull-overs et écharpes du sac), c'est une structure plus grande que celles dans lesquelles nous avions logé auparavant, avec une jolie vue sur le cratère depuis notre chambre et les parties communes. Nous voyons le soleil se coucher de l'autre côté du cratère et profitons du repas accompagné de chants traditionnels avant d'aller nous coucher au son des "Hakuna Matata".



Un petit air de "Seigneur des anneaux" lorsque la lumière lutte avec les ténèbres au lever du jour...
MU Muriel18 Globetrotter ·
Bonjour Pauline

Petit buffle bien courageux

Courageux ou inconscient?😉

un nouvel insecte, plus massif

On imagine des milliers de ces bestioles déferlant sur les champs 🤪

En tout cas, merci pour ce partage. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
PY Pygmalion19 Veteran ·
Bonjour Pauline,

Ah , zut alors me serais-je fourvoyé 🙁?

Merci pour les images. Evidemment en cette saison le cratère est sec comme du bois mort. Enfin pas tout à fait il y a quand même des bestioles ici et là qui elles sont bien vivantes.

Bonne continuation.

A+
pygmalion
SP Spiderweb ·
Bonjour,

Merci pour votre superbe narration de voyage et vos photographies. Pourriez vous nous préciser quels appareils photographiques avez vous utilisés? Ainsi que les focales des objectifs en équivalence 24X36?

Merci
PA Palcolate ·
Après une très longue pause pascale (il fallait bien organiser le prochain voyage...), me voici de retour pour la suite de mon récit. Bonne continuation aux courageux qui ont attendu tout ce temps à l'arrière du 4x4!

Jour 8 – 05.11.2016 – Ngorongoro/Seronera

Comme cela devient une habitude, réveil aux aurores et sortie des pulls et des polaires pour le petit déjeuner devant le cratère qui s’éclaire peu à peu (même si du brouillard persiste du côté de Lodoare Gate). Nous prenons ensuite la route. Il nous faut près d’une heure pour faire le tour du cratère et prendre (enfin !) la route du Serengeti. C’est pendant ce cours laps de temps que nous aurons la vraie frayeur du voyage : en sortant d’un virage, nous nous retrouvons nez à nez avec un vieil éléphant solitaire, qui se balade sur la piste, mais ne semble guère apprécié d’être pris en tenaille par les 4x4 (3 voitures derrière lui le suivent de très près). Heureusement, Eric a eu le réflexe immédiat de reculer, afin que l’animal se sente plus en sécurité et ce dernier a fini par quitter la piste. Après une antilope bushback et une carcasse fraiche, ce fut une nouvelle preuve que le haut du cratère est lui aussi habité, surtout de bon matin !

Nous traversons donc la Ngorongoro Conservation Area d’est en ouest, passant ainsi en plein territoire Massaï. Vu la taille des troupeaux, ces Massaï sont très probablement plus riches que ceux aperçus entre Arusha et Kataru. Comme annoncé, de nombreux enfants ou jeunes adultes parés de leurs plus beaux atours essaient d’arrêter notre 4x4 pour une photo tarifiée ou la visite de leur village.



Nous continuons notre route vers l’ouest et après 1h30, arrivons à la frontière entre la NCA et le parc du Serengeti.



Encore une quinzaine de minutes jusqu’à Naabi Hill Gate, notre point d’entrée officiel et nous voilà au milieu des plaines sans fin dont le parc tire son nom. A perte de vue, de la savane, parfois aride, parfois arborée, parsemée çà et là de kopjes, ces étranges amas de pierre tout droit sortis du Roi Lion. Il suffit par contre d’une rivière ou d’eau souterraine pour que le paysage redevienne instantanément vert, laissant la place à un décor d’oasis, avec des bouquets de palmiers sauvages impressionnants.

Premiers aperçus pendant qu'Eric effectue les démarches administratives: Les plaines à perte de vue depuis le haut de Naabi Hill



Marabout solitaire

Agame se dorant la pilule au soleil

Nous nous dirigeons vers notre camp pour y prendre le repas de midi. Ce cours safari s’avèrera finalement la partie la plus mémorable de notre voyage, avec de très nombreux félins observés en très peu de temps, et en l’absence presque totale d’autres visiteurs ! (un seul 4x4 dans la même zone que nous au moment de l’observation des lions mais c’est tout). Voyez plutôt :

10 minutes après l'entrée dans le parc, un troupeau de 8 lions débarque devant nous, longeant, voir traversant la route sans aucune appréhension. Wow, nous voilà directement dans l'ambiance!





Une jeune mâle en pleine puberté, bien accompagné





Nous quittons ensuite la piste principale pour une zone plus riche en termitière et d'un coup, au milieu de nul part, Eric s'arrête, sort les jumelles et redémarre au quart de tour... pour la plus belle scène de notre voyage!









Bien qu'elle ne semble pas se soucier de nous, la mère ne baisse pas sa garde et continue à guetter les dangers potentiels dans toutes les directions

Les jeunes, eux, sont tellement détendus qu'ils prennent la pose pour nous en mode plage

Ce fut un moment exceptionnel, seuls au monde à admirer cette magnifique famille, je dois avouer que quelques photos ont été prises au jugé, les émotions étaient trop fortes pour rester concentrer et quelques larmes m'ont même brouillées la vue. Jamais je n'aurais rêvé vivre un instant pareil!

A peine le temps de se remettre que nous tombons quelques centaines de mètres plus loin sur notre premier "vrai" lion à la crinière chatoyante:

Et juste à côté:



Petite pause "herbivore" avec ce tout jeune bubale tremblotant:

PA Palcolate ·
Jour 8 – Ngorongoro/Seronera (suite et fin)

Nous partons en direction de notre campement... et en profitons pour rajouter un nouveau félin à notre tableau de chasse!







Ce léopard et son garde-manger étaient malheureusement trop loin de la piste et mon objectif pas assez puissant pour permettre des photos en gros plan.

Petit arrêt également pour observer une grande famille se reposant à l'ombre:









Des étoiles plein les yeux, nous arrivons au Kati Kati Tented Camp. Perdues au milieu de la savane, 15 tentes semi-permanentes nous attendent. Le camp s’installe pour plusieurs mois puis change d’emplacement afin de laisser à la nature le temps de se réinstaller et d’éviter les détériorations définitives de l’environnement. Dépaysement total avec la douche au seau et les animaux que l’on voit se promener à une centaine de mètres. Après une courte pause sieste et lessive, nous repartons à 16h pour un 2ème safari, avant de rentrer souper au camp.

Cet après-midi sera plutôt axé ornithologie:

Oiseau secrétaire



Marabout accroupi



Vautour haut perché

Aigle se confondant avec les branches

Scène de chasse inhabituelle, avec cet aigle ayant attrapé un serpent (un puff adder si ma mémoire est bonne)...

mais pas question de partager!

Le coucher de soleil est superbe et après un plantureux repas (comment fait le chef pour cuisiner tout ça au milieu de nulle part), nous nous endormons aux bruits de la savane.

Animaux observés pendant cette journée mémorable (plus de 20 félins!): gazelles de Thomson, gazelles de Grant, topis, bubales, zèbres, gnous, buffles, girafes, éléphants, phacochères, antilopes rindback, hippopotames, autruches, babouins, singes vervet, aigles, vautours, marabouts, oies d’Égypte, hérons, outardes, oiseaux secrétaires, cailles, étourneaux superbes, souris, agames, hyènes, chacals dorés, lions, léopards, guépards.
MU Muriel18 Globetrotter ·
Bonjour Pauline

Bonne continuation aux courageux qui ont attendu tout ce temps

Pour être honnête, j'avais complètement oublié que le carnet n'était pas fini 😊 ... mais je reprends avec grand plaisir 🙂. Qu'ils sont mignons ces jeunes guépards et quelle chance tous ces félins! En une journée, vous avez été gâtés! Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Je suis comme Muriel j'avais complètement zappé ce sujet. Mais l'attente est largement supplantée par ces magnifiques observations et photos 🙂
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

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PA Palcolate ·
Jour 9 - 06.11.2016 - Parc national du Serengeti/Seronera

La journée commence par un safari très matinal puisque nous quittons le camp à 6h30. Mais cela en vaudra largement la peine, puisque ce sera l’occasion de croiser deux guépards à littéralement quelques mètres du camp ! Ils se disputent une petite proie qui semble être un lapin avant de se faire des câlins et des léchouilles (ce sont deux mâles : deux frères).





Pour avoir une idée de la distance que nous avons parcouru avant de rencontrer ces deux guépards: une des tentes du campement au fond à droite

Une lionne surgit alors des buissons et chasse les guépards à grand coup de rugissement. Nous ne comprenons pas sa réaction, jusqu’à ce que nous la voyions rejoindre sa famille (dont 2 tout petits lionceaux) en train de se partager un zèbre fraichement chassé. Nous sommes tellement proches de notre campement que nous voyons encore notre tente entre les branchages !











La matinée fut également très riche en lions, avec tout d'abord cette lionne esseulée poussant des rugissements pour retrouver sa tribu

Repos au sommet d'un kopje





Une lionne et un vieux mâle, se reposant sous un arbre... avant de passer à l'action!





Hyène tachetée

Début de la migration autour de Seronera, avec l’arrivée de l’avant-garde zébrée dans la région Enregistrer

A nouveau, nous rentrons manger au Kati Kati Camp à midi avant de repartir en safari en fin d’après-midi, cette fois-ci direction la région du lac Magadi. Une zone moins riche en animaux, mais avec des paysages différents de ceux que nous avons vus jusqu’à présent et un coucher de soleil qui nous donne l’impression d’une lumière divine.









2ème nuit au Kati Kati. Suite à la présence des lions et des hyènes (attirées par la carcasse), interdiction de sortir à pied de notre tente une fois la nuit tombée. C’est donc en 4x4 que nous faisons les 100m qui séparent notre tente de la tente repas. Un nouveau souper copieux puis un retour prudent à notre tente avant de nous endormir pour notre dernière nuit au cœur de la brousse.
SP Spiderweb ·
Bonjour Pouvez vous nous preciser les optiques que vous avez utilisees lors de votre safari en Tanzanie. Focales en equivalent 24X36 Et quels appareils? Merci
PA Palcolate ·
Jour 10 – 07.11.2016 – Parc National du Serengeti

Le réveil sonne à 5h30, aussitôt accompagné de bruits très reconnaissables… ce sont des grognements de lion ! Après avoir tout préparé, nous éteignons la lumière et entrouvrons le tissu recouvrant les fenêtres de notre tente. A quelques mètres de nous, près du point d’eau servant à approvisionner nos tentes, deux silhouettes caractéristiques se détachent : une lionne et son petit ! Nous restons le plus silencieux possible et quand nous regardons à nouveau, la lionne longe notre tente ! Nous n’en menons pas très large… Il faudra que le jour se lève complètement et qu’un des employés vienne faire un tour dans le coin pour nous convaincre que nous pouvons sortir de notre tente. Nous verrons finalement de loin la lionne et deux lionceaux s’éloigner du camp dans la direction opposée à notre tente.

Nous reprenons des forces et nos esprits avec un bon petit déjeuner avant de partir une dernière fois en safari, d’abord dans le sud du parc puis en direction de Lobo, au nord, vers notre prochain hébergement.

Animaux observés : gazelles de Thomson et de Grant, topis, autruches, bubales, girafes, impalas, zèbres, hippopotames, éléphants, gnous, buffles, babouins, singes vervets, agame, marabouts, oiseaux secrétaires, phacochères, cailles, étourneaux superbes, hérons, aigle, vautours, rollier à long brin, hyènes, chacals à chabraque, lions, guépard, mais aussi un dik-dik et de mignons damans des rochers, ainsi que nos premiers crocodiles !

Au petit matin, en quittant le camp:



La plus grande famille de lions que nous ayons vue à ce jour, le ventre bien plein, vient se désaltérer dans la rivière, le pelage encore rouge du sang du zèbre que le mâle de la tribu et deux autres lionnes sont en train de terminer.















Horde d’hyènes se disputant les restes d’un buffle, à grand coup de cris, « rires » et même morsures pour écarter les concurrents, tout ça sous l’œil impassible des lions ayant précédemment tué l’animal et des vautours qui attendent leur tour. Le ventre gonflé à s’en traîner pratiquement par terre, les hyènes vont ensuite se reposer dans la boue afin de faciliter la digestion.





Un très élégant guépard longeant la piste et la traversant juste derrière notre 4x4, se préparant à chasser l’antilope. La chasse sera malheureusement impossible en raison des nombreux 4x4 bruyants suivant inlassablement le guépard: nous sommes arrivés sur les lieux juste avant un groupe de 7 véhicules, et comme le guépard se déplaçait près de la piste, ces 7 véhicules n'ont pas arrêtés de se dépasser les uns les autres pour s'approcher au plus près du guépard. Autant jusqu'ici nous n'avions pas eu l'impression de déranger les animaux que nous avons observés, autant là, on atteint là vraiment les limites du système existant… Cela nous a vraiment dérangés, surtout en ayant lu à plusieurs endroits que les habitudes de chasse des guépards étaient grandement perturbées par la présence de touristes, ce qui met toute l'espèce en danger. Il y a tellement d'occasions d'observer des félins au Serengeti, le minimum semble donc de respecter ceux que nous voyons (voilà, c'était mon coup de gueule du voyage 😊)





EnregistrerCrocodiles et hippopotames se partageant un segment de rivière







Daman des rochers
PA Palcolate ·
Jour 10 - Parc national du Serengeti/Lobe (suite et fin)

Lodge du soir : Serengeti Migration Camp. Tenu par la même société que le Treetops, des tentes luxueuses (dont le plancher en parquet a été ciré avant notre arrivée) perchées sur un kopje avec une très jolie vue sur la rivière Grumeti. L’environnement est plus vert qu’ailleurs, probablement en raison des quelques pluies qui se sont déjà produites. Depuis la terrasse de la piscine, on peut voir éléphants et zèbres, ainsi que quelques hippopotames, même si ces derniers se font surtout remarquer par leurs cris. Mais tout cela se mérite : il faut passer par une zone infestée de taons et de mouches tsé-tsé avant d’arriver au lodge. Après le parc du Tarangire, c’est la 2ème fois que nous circulons vitres fermées pour éviter à ces insupportables insectes d’entrer. Pour cette raison, mais surtout à cause du nombre réduit d’animaux à proximité, nous ne prévoyons pas de 2ème safari mais profitons de l’après-midi au lodge pour nous reposer, jouer aux cartes et… mettre à jour nos conversations Whatsapp !



Vue sur la rivière Grumeti depuis la terrasse de notre tente



En descendant nous préparer pour le souper, nous croisons un beau serpent vert qui traverse rapidement les escaliers juste devant nous. Nous en plaisantons largement… jusqu’à ce que le lendemain, Eric nous confirme qu’il s’agissait très probablement d’un mamba vert ! Un ultime rappel que même si tout semble sous contrôle, dans la nature le danger peut arriver à l’improviste. Nous prenons un repas sans grand intérêt, nous traînons un peu au bar puis allons nous coucher, toujours accompagnés par les cris des hippos.

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