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Utilisation du gaz Naphta en Europe?
by MaximeRG · 2010-03-24 · 18 replies
Bonjour, j'essaie d'avoir de l'information précise à propos de l'utilisation du gaz Naphta en Europe. Certains m'ont dit de prendre du propane ou du butane car sa c'est pas cher, mais je n'ai pas pu trouver d'information sur le Naphta et son prix au litre ou au gallon. Est-ce que ce gaz se vend en France et en Italie? Si oui, pouvez vous me dire les prix ?

Merci d'avance!

PS: Je n'ai rien contre le propane et le butane, cependant ca prend plus de quantité que le Naphta
Quelle destination choisir en Europe?
by Macaron89 · 2010-03-23 · 30 replies
Bonjour à tous,

Afin de célébrer la fin de nos études universitaires en mai 2011, moi et d'autres étudiants québécois aimerions faire un voyage culturel dizaine de jours en Europe. Je ne sais pas encore combien nous serons, mais certainement plus que six, et moins que vingt. Nous ne savons pas trop quelle destination choisir. Certes, il serait bien que le coût de la vie de l'endroit ne soit pas trop cher, étant donné que nous sommes des étudiants qui sortons tout juste de l'école et que, par conséquent, nous ne sommes pas les plus riches. :-) Qu'avez-vous à nous conseiller? Comme certains d'entre nous sommes déjà allés à Paris, nous aimerions visiter un autre endroit. De plus, nous avons l'intention de dormir dans des Auberges Jeunesse (nous avons tous entre 18 et 25 ans, environ). .. Et, aussi, nous sommes des étudiants en lettres (littérature française), donc s'il pouvait y avoir quelque part un lien avec notre champ d'études, nous en serions bien contents! :-)

Merci!
Amérique du Sud en 4X4 ou camping car, faut-il un carnet ATA?
by Patheophil · 2010-03-22 · 24 replies
Bonjour à tous,

Suite à nos différentes démarches auprès des compagnies maritimes, certains nous parlent du carnet ATA ... La CCI et les douanes Françaises nous disent qu'il n'en faut pas.

Pour ceux qui partent ou qui reviennent (avec leur véhicule) d'Amérique du sud, qu'en est-il?

Merci et bonne semaine à tous
Voyager en train en Autriche: liaisons ferroviaires
by Petounou · 2010-03-20 · 28 replies
Bonjour, J'envisage de visiter l'Autriche en mai et je souhaite savoir s'il existe des liaisons ferroviaires entre les grandes villes suivantes : Brastislava - Vienne - Salzburg - Graz - Innsbruck ? Dans l'affirmative, combien de temps de transport faut-il compter et combien coûte approximativement chaque trajet ? Ces gares sont-elles situées en centre ville ou faut-il prévoir un taxi ? Merci à tous pour vos réponses !! Une apprentie aventurière...
Montage de mon vélo Surly Long Haul Trucker
by Vttdreams · 2010-03-15 · 88 replies
Bonjours,

Je vien de commander un cadre Surly Long Haul Trucker en roue de 700.

Voici mon montage :

Cintre route rond Selle Brooks B17 Porte bagage av et ar Surly Frein shimano CANTILEVE BR-R550R Derailleur av - ar shimano déore Pedalier deore Changement de vitesse au cadre dura ace Levier de frein shimano 600 ( récup comme neuf ) Jante mavic A319 36 troues Moyeux arriere Xt Moyeux av nexus dynamo

Quand pensez vous ? Je me pose encore l'utilité du moyeux avnt dynamo. Un éclairage a pile est il suffisant ?

Merci
Avis sur Swiss Air?
by Shakersfred · 2010-03-10 · 36 replies
bonjour,

plusieurs d'entre vous trouverons peut-être le sujet redondant, mais n'ayant pas trouvé mon bonheur dans les posts précédent je me permet de vous poser cette question : quel est votre avis sur le confort en classe économique de swiss air?

Je suis sur le point de réserver un vol avec eux, mais j'hésite encore étant donné que je ne connais pas du tout cette compagnie, donc si certains peuvent partager leurs expériences récentes avec eux, j'en serai ravi.😉

pour info le vol devrait se faire avec un airbus A330-200

Merci.
Jeu des photos: nouveau souffle!
by Lilie82 · 2010-03-09 · 595 replies
Salut VFistes,

On ne va pas attendre Aristo parce que sinon... 😛

Alors?.. c'est ou?

😉

Lilie
Pour tous ceux qui doutent encore de la Tunisie
by Elyes2 · 2010-03-08 · 12 replies
La France est le meilleur pays au monde où il fait bon vivre et la Tunisie est le meilleur pays arabe

Vendredi, 12 Février 2010 23:06 Science et Finance - Finance et Economie Pour une cinquième année consécutive, c'est la France qui domine le classement. International Living justifie son choix par le fait que malgré la bureaucratie lourde et des taxes élevées, la qualité de vie générale y est exceptionnelle, notamment en matière de soins de santé. L'Australie s’est classée en 2ème position, suivie par la Suisse, l'Allemagne et la Nouvelle-Zélande. Les Etats-Unis sont, désormais, septièmes chutant de quatre places.

Les 5 pires pays en termes de qualité de vie, selon le magazine, sont : la Somalie (30 poins), le Yémen (33 points), le Soudan (33points), le Tchad (34 points) et l’Afghanistan (37 points). 😉La Tunisie a gagné trois points dans le 30ème classement annuel des pays du monde selon la qualité de vie qu’on y trouve, réalisé par le magazine américain spécialisé dans l'expatriation des retraités « International Living». Avec 56 points sur une échelle de 100 points, la Tunisie arrive en tête des pays arabes, devant la Jordanie (55 points), le Koweït (55 points), le Liban (54 points), le Maroc (54 points), la Syrie (53) l’Algérie (50 points) et de la Libye (48 points) et les riches pays pétroliers du Moyen-Orient. En Afrique, la Tunisie se classe derrière l’Afrique du Sud (66 points), la Namibie (63 points), l’île Maurice (63 points) et les Seychelles (61 points). La Tunisie a notamment obtenu de bonnes notes en matière de sécurité et risque (86/100), de climat (85/100), de santé (73/100) et de coût de vie (63/100).

Afin d'établir ce classement pour 194 pays, International Living a considéré neuf catégories, soit le coût de la vie, la culture et les loisirs, l'économie, l'environnement, la liberté, la santé, les infrastructures, la sécurité et les risques ainsi que le climat. Le magazine dit se baser sur des données officielles, dont celles disponibles sur les sites des gouvernements ou d'organisations internationales comme l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Le tout est complété par les appréciations des correspondants provenant de partout dans le monde.

Les 10 pays où la qualité de vie est la meilleure: 1- France 2- Australie 3- Suisse 4- Allemagne 5- Nouvelle-Zélande 6- Luxembourg 7- États-Unis 8- Belgique 9- Canada 10- Italie

Les 10 pires pays pour la qualité de vie: - Angola - Guinée - Érythrée - Djibouti - Sierra Leone - Afghanistan - Tchad - Soudan - Yémen - Somalie source : Nouvelessor
L'hiver à Helsinki (février 2010)
by Matlo · 2010-03-07 · 8 replies
Beaucoup d'entre nous s'accordent pour dire qu'un voyage est au minimum une expérience psycho-sensorielle. C'est aussi souvent une aventure climatique. Bon, en même temps, en partant faire un tour à Helsinki en plein mois de février, on peut presque dire qu'on l'a bien cherché!

Une couche de verglas bien tassé, de la neige partout, nous sommes bien dans le septentrion européen! Le plus marrant, c'est que les Finlandais eux-même trouvent que l'hiver de cette année est particulièrement glacial. Pour moi c'est une première, n'ayant jamais été initié aux charmes des pays nordiques, mon nord ultime ayant été jusqu'ici la bonne ville d'Amsterdam.

Avec toute cette neige, la nuit est assez lumineuse finalement, vue du bus qui nous emmène dans le centre. Un peu l'impression d'aller au ski, la montagne en moins! Les avenues sont larges, les bâtiments sont massifs; on imagine les murs épais, les fenêtres triple vitrage, on se verrait bien dans une couverture bien dodue avec une tasse de thé fumant. Parce que quand on sort, pétard! Il pèle! D'où l'utilité de se préparer, vestimentairement parlant : sans parler des couches multiples planquées sous l'anorak, tu sais ce que tu dois à ton bonnet et surtout à tes gants. Sans gants, j'imagine facilement que l'homo nordicus se rapproche du pingouin!

Petit aparté quand même. Dans les vitrines, on peut voir des minijupes et des petites chaussures genre "je sors". Deux hypothèses : soit ces gens se mentent à eux-même en feintant d'ignorer qu'il fait -20°C, soit ils font leurs emplettes à domicile avant de partir fissa sous les tropiques (Helsinki est un hub aérien vers l'Asie). Hypothèses contrariées la rue d'après par deux minettes et un jeunot qui ne semblent pas souffrir du froid, les filles en bermuda et collant et le garçon avec des bêtes baskets et un gilet de laine. À la sortie de l'aéroport on a même vu un vieux type en T-shirt!!

On marche toujours vers l'hôtel. Notre valise amasse un peu de la neige sale qui recouvre le trottoir verglacé. Les rues se vident à mesure que l'on quitte la gare, point névralgique du centre de la ville. Pourtant, certains s'affairent, qui au volant d'un chasse-neige spécial trottoir, aux commandes d'une "brosseuse" de rue, chariant la neige par camions entiers, ou encore perché sur une nacelle. C'est que sans le savoir, nous marchons avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Épées bien réelles qui prennent la forme de stalactites acérés, pendant à chaque gouttière de chaque immeuble. Les services de la voirie sont donc à pied d'oeuvre pour éviter autant que possible les accidents dramatiques. Ainsi, durant ces quelques jours finlandais, nous verrons la neige tomber des toits, poussée par de valeureux gaillards harnachés, et les mêmes donner des coups de piolet dans les stalactites.

Helsinki est une petite ville, sans embouteillages, sans pollution excessive, dont on fait le tour en quelques jours. J'ai pu m'y adonner au trek urbain, une de mes activités favorites, en prenant garde toutefois à éviter les glissades. Dans le discernement qui guide chaque pas, on finit par apprendre à distinguer quelle surface sera plus clémente au toucher : le verglas bien tassé, la poudreuse, ou un peu des deux, pour que ça adhère juste ce qu'il faut et que le pied se stabilise le plus rapidement possible. Ensuite, les paramètres complémentaires se combinent : degré de la pente, passage piéton, rails de tramway, zone mixte avec et sans glace, car à certains endroits, le trottoir est chauffé!

Outre les impressions visuelles (la mer gelée dans le port!), mon souvenir de la ville est marqué par deux sons bien singuliers, que j'aimerais vous restituer. Le premier, c'est le bruit des pneus de voiture au moment du freinage, ou de l'accélération. Assez intelligemment, au lieu de répandre du sel, on jette des graviers sur la neige, ce qui n'a pas pour effet de la faire fondre mais de la rendre plus "accrochante". Je me demande à quel point ce bruit particulier est dû à l'effet du gravier, ou à celui des pneus à clous qui équipent les voitures. En tout cas, à l'arrêt au feu on est au premières loges, quand les voitures freinent ou qu'elles repartent, en dérapant toujours un peu. Ça fait "FfffFffrrrrhhhrkkkrhhhh", un peu comme un chat qui cracherait, en un peu plus métallique, avec un coup de brosse dur et volontaire sur la finale. C'est ce bruit qu'on entend un peu partout dans la ville, qui fait tourner la tête pour être sûr qu'on se trouve pas au mauvais endroit au mauvais moment. Le second bruit est plus détonnant. Changement de décor. Je suis tout nu avec d'autres types tout nus autour de moi. "KFflaakklashhhhhhhhhHHh... ting... ting". La température monte en même temps que les volutes de vapeur. Le gros type replonge la louche et remet ça trois, quatre fois. Oui oui, vous avez deviné je suis dans un sauna public. Dans celui-là il y a les jours hommes et les jours femmes, dans d'autres c'est les heures hommes et les heures femmes. Maillot de bain interdit mais propreté irréprochable, ça change des piscines parisiennes! Je n'en rajouterai pas sur le sauna (moi j'adore!), sauf pour vous dire que je n'ai pas poussé l'aventure au point d'aller là où les plus motivés se rafraîchissent dans un trou d'eau libre, creusé dans la mer gelée.

En arpentant la ville, passées les préoccupations topographiques, mon regard se pose un peu partout. Je vois petit à petit les contours apparaître plus précisément, les détails ressortir... Il y a sûrement mille petites choses plus authentiques les unes que les autres, mais moi je vois des gants. Des gants partout, de ces gants orphelins que les bonnes âmes récupèrent parfois pour les placer à l'endroit pertinent ou leur propriétaire pourrait les retrouver, et remettre la main dessus (désolé, j'ai pas pu m'empêcher!). Les gants étant un allié objectif contre le froid qui règne ici, je reconnais que la perte d'un gant a quelque chose de potentiellement préoccupant, bien qu'assez fréquent visiblement.

Avant de clore le chapitre, je vous dois bien aussi un petit topo culinaire. Allons-y franco: j'ai goûté la viande de renne! Pas un steack, hein! Plutôt un carpaccio. Et c'est pas mal, bien tendre. J'ai pas donné dans le saucisson d'ours, peut-être la prochaine fois. Par contre je me suis vengé sur les poissons, fumés of course! Les saumons évidemment, les flétans, les anguilles, y a rien à dire, ils savent y faire les amis finlandais, sous forme de tartines au marché couvert par exemple, avec quelques baies et quelques herbes. Je me suis aussi décidé à ramener un saumon fumé entier, histoire de prolonger les agapes. (À ce propos, ceux vendus à l'aéroport font parfaitement l'affaire). Au rayon boisson, là c'est plus radical: vodka! En même temps la Russie est toute proche, donc il y a une certaine logique, mais la variante locale, c'est la vodka au réglisse. Faut aimer, mais personnellement, je suis assez fan! Par contre, pour s'alcooliser pour de vrai, il faut être un peu organisé. On peut boire des coups dans les établissements idoines, mais sinon, il faut aller au "liquor shop", monopole d'état, dont les officines vendent vins, bières et alcools forts, aux adultes bien entendu.

Résultat : je crois que ça m'a donné envie de prolonger plus au nord du pays, dans ce pays des mille lacs, ou encore pousser vers la suède, et surtout la Norvège et la côte Atlantique. Et même venir en été, quand il fait jour 20 heures sur 24... J'avais étudié un trajet en train+bateau assez carabiné, je vais ptêt regarder ça de plus près.

Le fin mot de l'histoire, c'est qu'après avoir été particulièrement vigilant, je me suis débrouillé pour perdre un de mes gants de retour à Paris!

Mat
Norvège en février 2010: Hardangervidda
by Mlefevre · 2010-03-03 · 23 replies
Bonjour à tous Voici le récit de notre escapade hivernale dans le sud de la Norvège, sur le haut plateau du Hardangervidda.

Cliquez ici pour le récit en images : si belle la terre

Bonne lecture! Marie

Texte seul :

Présentation

Pour un 3ème voyage hivernal en Scandinavie (on y prend goût!), nous ne disposions que d'une courte semaine. Impossible donc d'y aller avec notre propre véhicule. Profitant d'une offre bon marché pour un vol pour Oslo au départ de Francfort, il ne me restait plus qu'à louer sur place une voiture et à trouver un chalet dans un coin sympathique pas trop loin d'Oslo. J'avais adoré le plateau du Hardangervidda lors de précédents voyages : grands espaces vierges, vastes ondulations douces propices au ski de randonnée nordique, altitude modérée (environ 1000 m) mais garantissant un bon enneigement en février. Ce haut plateau se situe à peu près à mi-chemin entre Oslo et Bergen. Je trouvai sur internet un chalet sympathique non loin de Al entre Gol et Geilo sur la route N°7.

A ma grande surprise les enfants (14, 15 et 16 ans) abandonnent encore volontiers leurs surfs et skis alpins pour découvrir loin des files d'attente, hideuses remontées mécaniques et odeurs de poulet-frites des espaces SANS RIEN, vides, sauvages, vierges, mais qui nécessitent un peu d'effort et n'offrent que peu de dénivelé. Pourvu que ça dure!

Une amie (virtuelle) de voyage forum, Thienan et son ami François, curieux de découvrir la Norvège en hiver, ont aussi loué un chalet dans le coin. Handicapée par un genou déglingué par une bonne gamelle à ski quelques semaines avant le départ, Thienan me demande de leur amener des raquettes, afin de ne pas trop solliciter son genou.

Nous n'avons pas été gâtés par la météo, il a neigé tous les jours, souvent en continu, mais l'ambiance hivernale y était! Tokala de voyage forum était au même moment à Tromso (au moins 1000 km plus au nord donc) et ils ont eu un temps superbe avec aurores boréales tous les soirs! Je suis verte de jalousie. regardez un peu ses photos!

J1 DIM 14 février Bien avant l'aube, nous prenons la route, souvent enneigée (déjà!) pour Francfort d'où nous décollons avec 2 heures de retard (à cause de la neige). Survol de l'Allemagne toute blanche, quelques glaçons dans le fjord d'Oslo (il semble que l'hiver ait été cette année particulièrement rigoureux), atterrissage sans problème à l'aéroport de Gardermoen, au nord d'Oslo. Il nous faut une heure pour récupérer tous nos bagages. Encore une heure pour récupérer la voiture de location (!) Bref, le jour tombe quand nous quittons l'aéroport. C'est bien dommage car je me faisais une joie de parcourir cette si belle route sous le soleil, d'autant plus que la météo annoncée pour les prochains jours n'est pas folichonne! C'est dimanche soir et nous croisons des centaines de voitures qui rentrent sur Oslo! Bref, après 3h45 de route, nous trouvons le chalet de nos amis, qui, charmante attention, nous attendent pour le repas. C'est bien agréable de mettre les pieds sous la table a près ce voyage! Merci à vous deux! Nous faisons connaissance « pour de vrai »: « trop sympas » disent les enfants, on est d'accord avec eux! Nous décidons d'une balade tranquille pour le lendemain, afin que Thienan puisse un peu tester son genou. Enfin nous trouvons notre chalet, haut perché dans la vallée, après avoir essayé en vain notre clé (que Thienan avait récupéré pour nous, vu notre arrivée tardive) sur 2 ou 3 autres maisons(!)... Il est trop mignon, tout en bois, simple et de bon goût. Au lit!

J2 LUN 15/02 Comme prévu il fait moche. On déjeune tranquillement, profitant du confort douillet et de la chaleur du bois en regardant la neige tomber régulièrement. Thienan et François n'ont toujours pas récupéré leur valise, perdue lors de leur correspondance à Amsterdam. Un coursier est en route, aussi nous en profitons pour aller faire un ravitaillement de bouffe au village de Al, situé à 20 mn de route au fond de la vallée. Pas de problème de conservation (il fait -12°C), on laisse tout dans le coffre et rejoints par Thienan et François (enfin équipé de chaussures de marche) nous prenons la route vers Vats et nous garons près du lac de Rodungen. Fin de la route! De cet endroit partent plusieurs pistes de ski de fond mais nous préférons faire notre trace en traversant un lac pour grimper sur la colline juste en face. Le temps est si couvert que je fais 3 (!) photos ce jour-là! Il s'agit d'un lac de barrage (la Norvège produit toute son électricité à l'aide de centrales hydro-électriques) et les variations de niveau du lac créent près des berges des zones de fracture. L'épaisseur de la glace est bien suffisante cependant pour que nous puissions nous y aventurer sans risque. Petite balade de mise en jambes (6 km), Thienan est contente de son genou, il tient le choc! Nous rencontrons un couple en skis de fond qui se prend de terribles gamelles dans la descente, s'engueule et finit à pied! Nous sommes bien contents d'avoir nos skis de randonnée nordique, donc pourvus de carres, ce qui rend les descentes (un peu) moins acrobatiques. Après-midi tranquille au chalet puis Thienan et François nous rejoignent pour le dîner. Nous essayons d'optimiser nos allées et venues car pour grimper à notre chalet, il faut s'acquitter d'un péage de 50 NOK (soit environ 6 euros)! Ces petites routes de montagne à péage sont très fréquentes en Norvège, grand pays de 5 millions d'habitants. Je suppose que ce système finance en partie l'entretien des routes qui ne desservent que quelques maisons ou des départs de randonnées. Quand on voyage en Norvège, mieux vaut en prendre son parti, la voiture est taxée tous azimuts!

J3 MARDI 16/02 Il neige à gros flocons Nous choisissons donc d'aller ski tout près au départ du parking de Swarthamar, au bout de notre route. Malgré (ou à cause de) la carte trouvée dans le chalet, nous nous perdons un peu, faisons demi-tour une fois, une 2ème fois, bref, finissons par retomber sur nos pattes et à l'arrivée nous avons une quinzaine de km dans les jambes. Partis avec juste un paquet de madeleines pour 5, nous sommes lessivés! Nous avons vraiment regretté de na pas avoir pris de quoi faire un vrai pique-nique car nous sommes tombés sur une petite cabane en bois, équipée d'un trépied avec foyer suspendu, de bois fendu, d'allumettes, de papier journal, de pelles à neige et même de luges pour les enfants, cette petite cabane étant fort opportunément placée à côté d'une pente propice à la luge. Tout est en parfait état, propre, rangé, comme ça fait du bien de voir ça! C'est aussi pour ça que nous aimons tant la Norvège! Nous n'avons pas pu résister au plaisir d'y faire notre petit feu bien sûr! Rentrés au chalet, les garçons profitent du sauna (nous les filles ne sommes pas des fans!) tandis que les filles bullent au coin du poêle.

J4 MERCREDI 17/02 Thienan et François qui de leur chalet captent un réseau WIFI on repéré un relatif beau temps vers l'ouest, sur les hauteurs du Hardangervidda. Nous prenons la route 7 vers l'ouest, grimpons au-dessus de la limite des arbres et découvrons cet impressionnant plateau d'altitude. On remarque des traces sur un lac qui se terminent sur un gros pougnac de neige. Un peu plus loin nous comprenons : ce sont ces randonneurs avec pulkas qui ont bivouaqué à cet endroit. Le vent est léger mais vraiment frais. Il fait -15°C. Nous nous garons à Fagerheim Fjellstue où nous découvrons des chiens bien sages (et donc sûrement bien fatigués) Pas un « chat », nous chaussons skis et raquettes et partons vent arrière sur un lac gelé vers de petites collines. Le temps étant un peu incertain, Fred allume le GPS. La lumière est très belle, on devine à en juger par la surface de la neige que ça doit parfois souffler très fort par ici. Au bout de quelques km, les enfants nous faussent compagnie pour grimper sur un relief. Nous allons les retrouver de l'autre côté. Thienan et François rament un peu dans la neige relativement profonde. En raquettes, ils coupent au plus court. Quelle liberté, chacun sa trace en fonction de ses envies! Nous nous retrouvons tous de l'autre côté de la montagne. Les raquetteurs décident de filer droit vers les voitures tandis que les enfants nous persuadent de les accompagner pour remonter au sommet. Ce n'est pas bien haut, allons-y! A perte de vue se succèdent lac et montagnes. C'est magnifique, il y a de quoi randonner ici pendant des jours et des jours! Au loi nous apercevons Thienan et François qui « palment » dans la poudreuse. Après une sympathique descente, nous les rejoignons sur le lac. Le vent est vraiment glacial maintenant que nous l'avons de face, heureusement qu'il est léger! De retour aux voitures, nous décidons de profiter du beau temps pour pousser jusqu'à la mer. En route nous croisons des kite-skis. Il y a de la place, pas de problème! Finalement nous arrivons au bord de l'Eidfjorden. Au bord de la mer, la température n'est que légèrement négative mais toutes les cascades sont bien gelées. Nous continuons un peu la route vers Kinsarvik, c'est beau! Finalement nous faisons demi-tour et retraversons le haut plateau au crépuscule dans une ambiance bleutée absolument étrange (mais pourquoi donc n'ai-je pas fait de photos!? Sapristi!) J'adore cet endroit! Nous finissons la soirée autour d'une fondue (amenée de France, hé hé!)

J5 JEUDI 18/02 Bon, ben, il neige encore! Les enfants ne veulent pas faire de voiture aussi décidons-nous d'aller une nouvelle fois skier au départ de Svarthamar, tout près du chalet. Ce plateau est très grand et les possibilités de randonnée très nombreuses. Matinée douillette... On ne décolle qu'en début d'après-midi : le ciel est bien bas, il neige à gros flocons, nous sommes bien contents de profiter du balisage. Nous regagnons la voiture après une dizaine de km, en pressant un peu le pas car vu la quantité de neige tombée je crains que nous n'ayons à mettre les chaînes pour faire les quelques centaines de mètre pour remonter au chalet. Avec le mauvais temps la nuit tombe très vite et mettre les chaînes dans le noir ne doit pas être une sinécure. Nous retrouvons Thienan et François qui ont loué pour la journée des skis de fond et se sont baladés dans le coin. Finalement nous montons tous au chalet sans problème : les voitures sont équipées de pneus-neige ultra-performants, différents de ceux qu'on trouve en France. Ils sont pourvus de plein de petites lamelles qui font penser à de petits ongles qui s'accrochent dans la neige, efficacité redoutable! Ce soir : crêpes au programme!

J6 VENDREDI 19/02 Espoir de beau temps vers le NO nous dit Thienan après consultation du site yr.no. Nous décidons de prendre la route 50 vers Flam et de nous arrêter en route pour nous balader. Belle vallée défigurée par une énorme ligne à haute tension. Dommage! La route 7 est bien plus belle. A Steinbergdalshytta, nous abandonnons les voitures et grimpons vers un petit col. Le fond de l'air est frais : -16°C en bas. Tout est figé par le froid! Nous avons du soleil, c'est inespéré! La grimpette n'est pas facile : Thienan et François pour une fois sont plus à l'aise que nous avec leurs raquettes. Nous nous cramponnons sur nos carres, un peu crispés! Nous rejoignons finalement le sentier, balisé par le DNT. Arrivés en haut, ben... on n'est pas en haut. Derrière il y a encore des montagnes! Il fait vraiment un froid de canard dès que l'on s'arrête. On grignote et on grelotte puis on redescend. Fred et les enfants ont bien profité de la descente. Après être allée voir de plus près un joli petit vallon, je suis descendue laborieusement dans une neige hétérogène en faisant de grands Z: un vrai gâchis de descente comme dirait Arnaud! Ensuite nous ne résistons pas à l'envie de pousser jusqu'au Aurlandsfjorden. A cette époque de l'année les villages en fond de vallée ou de fjord ne voient pas longtemps le soleil! Dîner d'adieu chez Thienan et François qui reprennent l'avion demain. On a vraiment apprécié cette courte semaine en leur compagnie!

J7 SAMEDI 20/02 Il fait encore plus moche que d'habitude car en plus il y a pas mal de vent! - 18°C ce matin, brrr! Impossible de skier agréablement dans ces conditions. Nous abandonnons lâchement les enfants au chalet (avec ordi et jeux olympiques à la télé, ils ne sont pas traumatisés!) et décidons de retourner vers Eidsfjord par le haut plateau du Hardangersvidda. Juste avant de grimper sur la plateau, la route est barrée (rappelons qu'il s'agit de l'axe principal entre Oslo et Bergen, 2 des plus grandes villes du pays) Pour passer le plateau, il faut se déplacer en convoi. Très gentiment (est-ce du à notre qualité de touristes?) l'homme fluorescent qui informe les automobilistes nous fait passer devant tout le monde et nous partons donc très rapidement avec 7 autres voitures, entre 2 chasse-neiges. Au départ, tout ce binz nous semble un peu exagéré, d'autant que nous avions parcouru cette route quelques jours plus tôt sans aucune difficulté. On nous a donné un dépliant en anglais indiquant la nécessité d'allumer feux de brouillard et de détresse, d'avoir une pelle, des vivres et des vêtements très chauds, une corde de remorquage... Ils ont aussi compté le nombre de personnes faisant partie du convoi. Quelle aventure! Quelques km plus loin nous changeons d'avis! Il souffle un vent terrible qui a formé de hautes congères perpendiculaires à la route. Le chasse-neige les dégage, parfois péniblement et il faut que les voitures le suivent exactement dans ses traces au risque sinon de percuter une congère, rendue invisible par la neige en suspension soulevée par le vent. Pas facile de rester assez près de la voiture de devant pour bien rester dans sa trace tout en évitant de la percuter quand le convoi ralenti quand le chasse-neige a du mal. Par moments on ne voit plus rien du tout, c'est vraiment impressionnant! Bien sûr on ne voit rien du paysage qui nous avait tant ravis la dernière fois mais l'expérience en valait la peine. Arrivés à la mer, nous décidons de prendre le bac de Brimnes vers Bruravik puis de rentrer par la route 50 afin de ne pas faire la queue pour prendre le convoi dans l'autre sens.(il y a environ 40 km et ce sont les mêmes chasse-neige qui font les va et vient avec moins d'une dizaine de voitures à chaque fois) C'est étonnant de voir ce grand soleil sur la côte. On n'imagine pas le blizzard qui règne à quelques dizaines de km! La route 50 est sans problème. Il doit vraiment y avoir une sorte de microclimat sur le Hardangervidda! Nous ne retrouvons le chalet et les enfants qu'à la nuit tombée.

J8 DIMANCHE 21/02 Dernier jour de vacances et... grand beau temps bien sûr! Grrrr! - 21°C du coup avec ce ciel dégagé! Thienan et François ont décollé hier dans la tempête et sont rentrés sans problème à Toulouse. Nous profitons encore un peu du chalet, y prenons notre dernier repas. Sur la jolie route qui mène à Oslo, nous faisons la course avec une femelle élan et son petit sur un lac gelé parallèle à la route. Impossible de s'arrêter pour une photo : pas mal de circulation et pas de parking. Un coup d'oeil en passant sur la belle Stavkirke de Gol. Nous décollons vers 19h, vol sans histoire, route déneigée (ça change) jusqu'à Nancy où nous arrivons vers 1h30 du matin. 12H du chalet à la maison, pas mal!

BUDGET: AVION : vol Lufthansa Francfort-Oslo A/R 80 euro/pers avec 1 bagage de 20 kg et 1 bagage de ski CHALET : loué chez Norgesbooking: 7730 NOK avec ménage inclus soit 960 euro VOITURE chez Europcar via Autoeurope via Easyterra, 8 jours, break avec skirack et chaînes 461 euro Soit pour 1 semaine à 5 : 1821 euro.

BIBLIOGRAPHIE : Un vieux Lonely Planet Norvege Suède Danemark, pas adapté pour un voyage hivernal Guide Cicerone Walking in Norway : plein de randos, aussi plutôt pour l'été Carte Kümmerly Frey Oslo-Bergen-Alesund, 350000ème Turkart Hardangervidda Vest et Ost, au 100000ème avec tracés des randos.

BON A SAVOIR En réservant quelques semaines à l'avance, réduction de 53% pour le parking de l'aéroport de Francfort. On a payé 65 euro pour 8j. Parking sous-terrain à 2 pas du terminal mais bas de plafond (on a du démonter le coffre de toit) Péages en Norvège avec voiture de location : dans les zones urbanisées, il s'agit de télépéage ; un boitier dans la voiture comptabilise les péages et c'est ensuite débité sur la carte bancaire. Dans la montagne, péage automatique avec monnaie ou CB Les routes : dégagées mais non salées. Bons pneus indispensables. Pas plus de radars qu'en France et mis à des endroits utiles (et non pas rentables comme en France) Magasins : dans les zones touristiques, grande amplitude horaire (7h-21h souvent) et ouverture le dimanche. Plusieurs supermarchés ouverts sur la route pour aller dans les montagnes, même un dimanche soir.
Portez votre casque à vélo!
by Kiwifamily · 2010-02-26 · 71 replies
Hello,

Je reviens sur le net après une chute de vélo sur verglas et un mois de convalescence !

Crane fracassé et commotion très importante : tout cela aurait pu être évité si .... j'avais porté un .... casque !

donc vous (qui comme moi) hésitez à porter un casque carle vélo c'est la libertéla tête coincée dans une boite quelle horreur🏴‍☠️un vélo c'est pas haut😎on est fort ... très fort😛c'est juste bon pour les enfants ...et les débutants😛pensez y amis cyclistes ! il suffit d'une bordure ... et on court acheter un casque😉 car j'ai la chance de pouvoir encore le faire (à 2 cm je passais du deux roues au quatre roues😠)

Bonnes aventures à vélo avec casque ! ... et n'hésitez pas à déguster tous ces bons moments uniques de bonheur ;)) Laurence
Assurance pour un tour du monde d'un an?
by Sparro · 2010-02-24 · 18 replies
Bonsoir, J'entreprend de réaliser un tour du monde sur 1 an, 1 an et demi (randonnée engagée, activités dangereuses...). Je me suis pas mal renseigné au sujet des assurances mais j'ai un peu l'impression de déjà m'enfoncer dans la jungle. Je comptais sur votre aide pour clarifier les choses.

Quelles sont les différentes types d'assurances à souscrire (santé, rapatriement, vol...)? J'ai compris que la CB permettait parfois d'assurer le rapatriement, mais qu'en est t'il des médicaments? Merci de votre aide, je rame. Amicalement
Des aurores boréales pour la Saint Valentin (Tromsø, Norvège - février 2010)
by Tokala · 2010-02-24 · 96 replies
Tout a commencé un soir d’octobre 2009 quand mon mari, pendant le diner, me dit : « Tiens des amis partent en Norvège en février pour voir des aurores boréales, et ils nous proposent de venir avec eux, ça te tente ? » Des aurores boréales ? En Norvège ? Comment répondre non à cette question !

Nous nous décidons rapidement pour choisir la destination. Ce sera Tromsø, plusieurs centaines de kilomètres au nord du cercle polaire arctique, pour être le plus au nord possible et avoir toutes nos chances de notre côté pour voir les aurores boréales (encore faut-il qu’il fasse beau, nuit bien noire sans lune, et une bonne activité solaire… croisons les doigts…)

* * *

Quelques mois plus tard, une samedi matin de février, nous nous retrouvons tous les 4 à l’aéroport d’Orly. Les vacances arrivent enfin ! Nous avons de la chance d’être côté hublot dans le vol nous emmenant à Oslo, nous pouvons ainsi découvrir la Norvège enneigée depuis le ciel, c’est magnifique toute cette neige.

Nous ne restons pas longtemps à Oslo, seulement le temps d’une soirée pour profiter des magnifiques couleurs du soleil couchant depuis le port. Dès le lendemain matin, nous reprenons l’avion direction Tromsø. L’atterrissage sur la piste gelée, avec la neige qui tombe autour de l’avion est assez surprenant ! Par un temps comme ça, tous les aéroports de France seraient bloqués ! Mais pas ici, ils sont forts les norvégiens, nous atterrissons sans problème, tout en découvrant un monde monochrome, noir par endroit quand les arbres se détachent sur le fond blanc de neige…

Après avoir récupéré la voiture de location, et pris possession de nos chambres dans le gîte de Kjerstin et Arnt, nous passons l’après midi entre le restaurant (quel délicieux saumon caramélisé au miel !) et l’office du tourisme ou Claude, un français vivant à Tromsø, nous donne plein d’info sur les lieux de balades en raquettes (sans danger) et pour voir les aurores boréales.

Dès le lendemain, le ciel commence à se dégager, il ne neige plus, et le soleil apparait. Nous découvrons pour la première fois, depuis le haut du téléphérique qui nous amène dans les hauteurs de Tromsø, cette luminosité exceptionnelle qui nous accompagnera tout au long de nos vacances.

Ce soir, la chance sera peut-être de notre côté… Toutes les conditions sont réunies… A 19h, c’est décidé, nous partons à la chasse aux aurores boréales ! Nous embarquons sandwichs, thermos de thé, jeu de cartes et livres pour s’occuper en attendant les aurores… 19h30, nous sommes tous dans la voiture, direction Ersfjord, un lieu bien dégagé de toute pollution lumineuse. Sur la route, notre amie qui regardait par la fenêtre nous interpelle, elle a vu une lueur verte dans le ciel… C’est très faible… Est-ce une aurore ? Nous nous arrêtons pour mieux voir… Oui !! C’est est une !! Elle commence à s’élever dans le ciel noir, comme une fumée verte qui ondule ! Sans hésiter je sors mon trépied et mon appareil photo pour saisir cet instant magique ! (j’en oublie même de mettre mes gants…) Les réglages ne sont pas faciles à faire, mais c’est bon, c’est dans la boite ! Nous reprenons alors la voiture pour aller à Ersfjord, et la les aurores boréales sont encore plus belles. Comme des fumées vertes qui partent de l’horizon, et passent au dessus de nos têtes en ondulant, en oscillant. Le spectacle, qui dure plusieurs heures, est fascinant ! Vers 22h, nous attaquons enfin nos sandwichs et le thé bien chaud, et nous dinons sous les aurores boréales, qui frétillent de plus en plus vite et s’ornent d’une belle couleur violette. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit ! Nous repensons à ce que nos hôtes nous ont raconté plus tôt dans la journée : quand ils étaient enfants, ils croyaient que s’ils agitaient un tissu blanc, cela énerverait les aurores boréales qui s’agiteraient alors dans tous les sens… Et ils couraient ensuite se cacher quand elles montaient en intensité ! Je crois que ce soir là, nous avons suffisamment bougé les pantalons blancs de ski pour que les aurores soient bien excitées.

Le lendemain matin, le réveil fut un peu dur. Mais il ne faut pas trainer, nous avons rendez-vous avec des chiens de traineaux ! Après une longue route nous arrivons au camp où on nous fournis des combinaisons, chaussettes de laines, bottes fourrées, bonnets, gants… A mettre par dessus nos vêtements bien sur pour avoir bien chaud pendant l’expédition. Nous rejoignons ensuite les chiens, déjà attachés, 5 par traineaux, qui ont vraiment hâtent de partir se dégourdir les pattes. Ils font un sacré raffut ! Les filles s’installent dans les traineaux, les hommes seront les mushers ! Les paysages que nous traversons sont magnifiques, et nos chiens supers gentils, et avides de courir. Au bout d’un moment nous échangeons les rôles. C’est vraiment agréable de conduire le traineau, on a l’impression de filer comme le vent ! Après la grande balade, nous avons eu droit à un bon repas bien chaud dans un tipi, c’était très agréable !

Mercredi matin, après le petit déjeuner, nous louons des raquettes à l’office de tourisme et nous partons à Tromvik pour une belle balade qui nous permettra de franchir un col et de voir la mer de l’autre côté, et peut-être, avec de la chance, des rennes sauvages et des aigles ! Nous partons, très motivés, avec nos sandwichs dans les sacs à dos. Par contre, c’est très sauvage la Norvège, il n’y a pas de chemin balisé pour les promeneurs comme dans les Alpes ou au Mont Sutton, au Québec… C’est difficile d’avancer entre les arbres, de monter jusqu’au col… Je n’irai pas plus loin, laissant les autres découvrir le paysage, et les rennes, de l’autre côté. Leurs photos sont magnifiques ! Sur la route du retour, nous admirons un magnifique couché de soleil sur le fjord… Et nous croisons des rennes sur la route ! Comme quoi, pas besoin de se fatiguer en raquettes pour en voir… C’est impressionnant de les voir de si prêt ! Le soir, nous allons au restaurant, pour gouter à la viande de renne justement. C’est très tendre, ça fond dans la bouche. Les plats de poissons sont tout aussi succulents.

Arnt, notre hôte, n’ayant rien de prévu pour la journée du lendemain, il nous propose de nous emmener à Nordfjord pour nous initier à la pêche blanche, la pêche sur glace. Nous passons un très bon moment sur la glace du fjord, mais aucun poisson ne daigne attraper notre hameçon… Arnt nous emmène alors à Sømeroy, un petit village de pêcheur super mignon, juste à temps pour rencontrer les pécheurs revenant avec leurs bateaux plein de poissons ! Quelle aubaine, nous en achetons un que nous mangerons au diner ! Après un pique-nique au soleil (mais par -15°C), Arnt rentre à la maison nous laissant profiter des magnifiques paysages de Sømaroy et du coucher de soleil. Quand nous rentrons à la nuit tombée (17h00…) Arnt est déjà aux fourneaux pour préparer notre poisson selon une recette traditionnelle, du « mølje ». Nous partageons ce repas dans la bonne humeur avec lui et sa femme Kjerstin, ce fut vraiment un bon moment du voyage.

Vendredi, nous partons à l’aventure dans le nord du grand nord, dans des contrées sauvages où la main de l’homme n’a pas encore mis le pied… Nous partons dans les Alpes de Lyngen ! Après un peu de route, où le thermomètre de la voiture à chuté à -27°C, nous atteignons la rive du fjord où nous prenons le traversier pour aller à Lyngen. De l’autre côté, les paysages qui nous attendent sont grandioses ! La cime des montagnes se découpent sur le ciel bleu… Nous sortons nos raquettes du coffre, nos lunettes de soleil, et nous voila partis pour une autre belle balade, sur un fjord cette fois-ci, donc c’est plat et moins fatiguant ! Nous avons quand même une petite frayeur quand nous nous rendons comptes que nous marchons sur de la glace, et qu’en dessous de nous, c’est la mer… Demi tour, ne risquons pas de tomber si la glace craque ! Après un bon pique-nique au « chaud » dans la voiture, nous continuons la route jusqu’à Mo, la « ville » du bout du monde. Nous longeons la mer, l’océan arctique, quelques vagues gelées qui viennent s’échouer sur la plage enneigée… Paysages vraiment magnifiques ! En reprenant la route pour rejoindre le traversier, nous découvrons un paysage de cartes postales de Noël, soleil couchant sur les arbres et la rivière gelée, neige teintée de rose sous les rayons du soleil, petites maisons rouges qui ajoutent un cachet très pittoresque…

Pour notre dernier jour, les hommes décident d’aller faire du ski à Kroken, la station proche de Tromsø. Pendant ce temps, les filles préfèrent aller faire du shopping et prendre quelques photos dans la ville. La rue principale de Tromsø, piétonne, est assez animée le samedi matin. Nous faisons une belle balade et nous offrons un petit plaisir pour le déjeuner en achetant du king crab, et un pudding à la viande pour mettre dans la soupe. Après ce bon repas, nous allons au musée polaire de Tromsø qui raconte les différentes expéditions polaires d’Amundsen, d’Herbert… C’est très intéressant, même si toutes les explications ne sont pas traduites en anglais (et comme on ne parle pas norvégien…) Et pour finir nos vacances en beauté, nous allons au Blå Rock Café, pub à l’ambiance très sympa, pour manger un bon hamburger en goutant à la Mack, la bière locale brassée à Tromsø (qui est très bonne d’ailleurs, surtout la brune). Nous tentons quand même une dernière sortie à Ersfjord, au cas où une aurore boréale pointe son nez pour notre dernière nuit. Nous avons peut-être une chance, nous en avons vu presque tous les soirs depuis la fenêtre du salon. Mais non, nous rentrons bredouilles cette fois-ci, les vacances sont bel et bien finies…

Dimanche 21 février, une semaine après notre arrivée à Tromsø, nous repartons en direction de l’aéroport pour reprendre l’avion pour Oslo, puis celui pour Paris. Nous dépensons nos dernier NOK pour manger des « super big bite », ou « ostepølse », dans les différents aéroports (sous ces noms étranges se cachent tout simplement des saucisses dans des petits pains, des hot-dogs quoi !), et pour acheter quelques « boller » (brioches aux épices) et un peu de saumon fumé, histoire de continuer nos vacances une fois rentrés à Paris.

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Après cette semaine de vacances, il nous reste de belles images et de beaux souvenirs dans la tête. Nous avons vraiment aimé la gentillesse et l’accueil chaleureux des norvégiens (et des chiens de traineaux, qui sont super gentils !!), ainsi que le diner où nous avons partagé le poisson avec nos hôtes. Sømaroy et les Alpes de Lyngen nous ont fait découvrir de magnifiques paysages, et les aurores boréales nous ont complètement envoutés ! La lumière si particulière de ce monde sauvage nous a également charmés, ajoutant un cachet particulier à tous les paysages que nous avons vu. Voici quelques photos

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Sites internet utiles

Pour la météo à Tromsø :
http://www.yr.no/...Troms/Tromsø/Tromsø/

Pour les prévisions d’aurores boréales : http://www.gedds.alaska.edu/AuroraForecast/ Pour info, le soir où on a vu les aurores boréales à Ersfjord, l’indice était à 5. Les autres soirs quand on en voyait depuis la fenêtre du salon, l’indice était à 3.

Le site de prévision pour iPhone de piranhaps : http://edengarden.fr/iAurora/ Quand on a vu l’aurore boréale à Ersfjord, le point était rouge, il était jaune quand on les a vu depuis la fenêtre. Quand il est vert, on peut rester au chaud.

La webcam de l’université de Tromsø pour voir quel temps il y fait : http://weather.cs.uit.no/

Un site francophone très bien fait et très complet sur la Norvège, avec un forum très actif (une mine de renseignement, merci à tous !) : http://www.norvege-fr.com/

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Quelques infos pratiques (adresses, budget...)

Nous avons réservé quelques mois à l’avance les billets d’avion pour Tromsø, en essayant de trouver les moins chers, bien sur. Paris – Oslo sur Norwegian Olso – Tromsø sur SAS Et pour le retour : Tromsø – Oslo sur Norwegian et Olso – Paris sur SAS. Je ne me souviens plus exactement des tarifs…

A Oslo nous avons réservé dans une auberge de jeuneuse très bien placée, non loin de la station centrale, où arrive le Flytoget, train express depuis l’aéroport. Nous avions une chambre de 6 places pour nous 4, avec une kitchenette dans l’entrée, et une douche et toilettes dans la chambre. http://www.ankerhostel.no/?lang=44 Attention, les draps et les serviettes de toilettes sont en plus dans le prix.

Flytoget, train Aéroport – Station Centrale d’Oslo : 20 minutes quand tout roule bien, 170 Kr

Restaurants à Oslo Pub SteAmen, où nous avons gouté la bière Frydelund, bien fraiche, très bonne Pizzeria à côté de l’auberge de jeunesse : 2 pizzas et 2 plats pour 519 kr. Tortilla avec fromage fondu et salsa offertes !

A Tromsø nous avons loué une voiture avec Europcar, réservée depuis la France. Prix : 3658 Kr pour 8 jours (du dimanche au dimanche). Nous n’avons fait qu’un seul plein d’essence, juste avant de rendre la voiture : 487 Kr

Nous avons réservé depuis la France nos nuits au gîte « Sea U Fishing » nouveau site internet : http://www.bedandbooks.no/ : 4300 Kr pour la grande chambre double, en comptant les draps, pour 7 nuits Les 2 autres chambres sont un peu moins chères car plus petites. La maison est vraiment très chaleureuse ! Nous avions accès au salon (avec cheminée !) et à la cuisine, nous avions vraiment l’impression d’être invités chez les propriétaires. Je recommande vraiment ce lieu !

Pour notre balade en chien de traineau nous avions réservé depuis la France avec Lyngsfjord Adventure Il valait mieux réserver, il y avait pas mal de monde d’inscrits. Leur organisation est vraiment bien. Ils proposent également beaucoup d’autres activités.

Nous avons loué les raquettes à l’office de tourisme de Tromsø. 1800 Kr pour 3 jours (pour 4 paires de raquettes avec batons). Nous avons également acheté 2cartes routières, des timbres, et des cartes postales à l'office du toursime. Les cartes routière furent bien utiles.

Traversier pour aller dans les Alpes de Lyngen : 172 Kr pour 4 personnes dans la voiture, 20 minutes de traversée

Nous avons fait la balades en raquettes à Sørlenangbotn (en partant à gauche à l’arrivée du traversier à Svensby), et ensuite nous avons repris la route jusqu’à Mo.

Ski à Kroken Location de matériel pour 2 heures : 150 Kr Forfait remontée mécanique pour 2 heures : 150 Kr

Musée polaire de Tromsø : 60 Kr l’entrée, attention il ferme tôt en hiver (16h) !

Pour les repas, nous avons fait des courses pour le petit déjeuner, les sandwichs du midi, et les repas du soir que nous prenions dans la maison. Nous sommes allé au Rema 1000, nous loin de la maison (à gauche en sortant). Notre budget bouffe s’élève à 2223 Kr pour 4 (en comptant des petits plaisir comme le king crab, les bières pour l’apéro…)

Restaurants à Tromsø Egon : nous y avons mangé le premier jour. Le saumon au miel est succulent, les tortilla aussi.

Compagniet : c’est dans ce restaurant que nous avons mangé du renne, de l’agneau et du poisson, tout était vraiment très bon. 4 plat + 1 verre de vin (attention, le vin est extrêmement cher !) : 1366 Kr En entrée, on nous a offert du pâté de king crab, des focaccias aux olives, et du pain avec de la sauce, très bon tout ça !

Blå Rock Café : Ambiance et déco super sympa, très bonne bière Mack, pour ceux qui aime la Smirnoff Ice, la Viking Fjord Est encore meilleure ! Et leurs hamburgers aux noms de groupes de rock sont très bons. 2 hamburgers et 2 bières : 426 Kr

A l'office du toursime, on nous a également conseillé le Fiskecompagniet, spécialisé dans le poisson (mais il fallait reserver), et le XII (je ne me souviens plus du nom exact, il est situé juste à côté du Compagniet), spécialisé dans le poisson séché (klippfisk)

Attention sur les frais bancaires La SG m’a « gentiment » pris 9,46 € à chaque retrait de NOK au DAB (minibank)… Payer directement avec ma Visa aurait été plus avantageux par moment. Autre info : nous avions à nous quatre 2 Mastercard, 1 American Express et 1 Visa… La Visa fonctionne toujours, les autres c’est plus aléatoire.
Vos avis sur notre itinéraire d'un an autour du monde?
by Titibreizh · 2010-02-15 · 26 replies
Bonjour à tous,

Partant à deux pour un tour du monde en janvier 2011 qui devrait durer un an, nous avons établi le parcours suivant. Nous aimerions avoir l'avis des tourdumondistes sur ce dernier. Nombre de semaines par pays trop courts? Trop long? Période de visite?... N'hésitez pas à nous donner vos avis et conseils, nous sommes preneur!

Inde + Népal : Janvier (6 semaines)

Thaillande : Mi-février à début Mars (3 semaines)

Cambodge : mars (2 semaines)

Vietnam : fin mars début avril (2 semaines)

Indonésie : Avril / début mai (5 semaines)

Australie : mai / début juin (4 semaines)

Nouvelle Zélande : juin (4 semaines)

Nouvelle Calédonie : fin juin / juillet (2 semaines)

Vanuatu : juillet (2 semaines)

Polynésie Francaise : fin juillet (2 semaines)

Ile de Paques : début août (1 semaine)

Chili : Fin août / début septembre (4 semaines)

Argentine + Antartique : Fin septembre / début octobre (4 semaines)

Bolivie : octobre (2 semaines)

Brésil : novembre (5 semaines)

Mexique : décembre (3 semaines)

Merci bien !

Julie & Alex
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)
by Kashtin · 2010-02-01 · 94 replies
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.

La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Première partie

Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)

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Vendredi 8 mai

Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.

Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !

Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.

Samedi 9 mai

Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.

Dimanche 10 mai

J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.

Lundi 11 mai

Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.

Mardi 12 mai

En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.

Mercredi 13 mai

Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.

Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.

Jeudi 14 mai

Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.

Vendredi 15 mai

Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.

Samedi 16 mai

Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !

Dimanche 17 mai

Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !

Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.

Lundi 18 mai

8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.

Mardi 19 mai

Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.

Mercredi 20 mai

Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.

Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.

Jeudi 21 mai

Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.

Vendredi 22 mai

Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.

Samedi 23 mai

Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.

Dimanche 24 mai

C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…

Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.

Lundi 25 mai

Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.

Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.

Mardi 26 mai

Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.

Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Points d'intérêts sur la Finlande en camping-car?
by Michelacc · 2010-01-28 · 28 replies
Lors de notre précédent voyage en scandinavie, nous n'avons que traversé une partie de la Finlande, afin d'arriver à Cap Nord (Norvège). Cette année, nous souhaitons remonter en approfondissant la Finlande. Y-a-t-il des "incontournables" ? Merci de vos infos et tuyaux, nous précisons que nous voyageons avec deux enfants (6 et 11 ans).
Petit compte rendu de notre périple de quinze jours dans le Sud marocain à l'automne 2009
by Rivièrefox · 2010-01-26 · 30 replies
Bonjour à tous, Pour avoir préparé notre petit périple dans la sud à la mi-octobre avec l'aide de plusieurs d'entre vous, vos commentaires, conseils + la lecture de carnets de route à mon tour de vous donner quelques détails qui pourront aider, je l'espère quelques voyageurs en quête d'idées pour une première visite dans le sud... Sommes partis à deux- mon mari et moi - au départ d 'Agadir avec une voiture de location (une Logan dont nous avons été bien satisfaits). Nous avions choisi la plupart du temps des petites auberges, assez simples mais situées au calme et dans un très bel environnement . Partout l'accueil y a été des plus chaleureux et aucune ne nous a déçus (excepté celui d'Essaouira quant à la partie "sanitaires".) En voici un condensé et mon appréciation:

Agadir : - arrivée le soir , accueil à l'aéroport par notre loueur Hicham - efficace et très sympa. - Hôtel El Bahia accueil et chb TB (et calme)et la résa sans faille... Très bonne situation pour une seule nuit, avec de nombreux petits restos sur la place en face.Agadir s'est bien agrandi depuis notre passage en 95 !

Agadir s'est bien agrandi depuis notre passage en 95 !

Ensuite nous prenons la merveilleuse route en grande partie longeant la mer jusqu'à Essaouira : Hôtel Dar Naciria (le long de la plage) très belle situation, en bord de mer mais accueil moyen et problèmes d'eau dans la s de b.(travaux en cours) Ambiance merveilleuse d'Essaouira qui prête à la flanerie... Marrakech : H. Mont Gueliz - bon accueil , chb TB, calme, air co - situation très pratique juste en face station bus. Nous n'avons visité que la médina cette fois et son ambiance si particulière... Le lendemain route en passant par le Tichi N 'tichka , arrivée en fin d'après-midi à Aït Benhaddou : Maison d'Hôtes Panoramic - situation exceptionnelle en 1ère ligne juste en face du ksar-au grand calme- excellent accueil par ce jeune couple Ebrahim Bolkaid et Khadija - pt déj. et souper sur la terrasse délicieux - Chb et s de d minuscules mais vu la situation on s'en est accomodé aisément... Quel spectacle au moment du coucher de soleil, quand il n'y a plus que quelques habitants du coin ! Pour l'étape suivante nous aurions aimé revisiter les environs de Kelaa, la vallée des roses, les gorges et loger sur la route de Tourbist à la Kasbah Itrane mais tout était complet 2 mois plus tôt déjà ... Nous avons donc continué jusque Tineghir :là il ne s'agit pas d'une petite auberge : Hôtel Kenzi Shagro : accueil plus froid ( comme dans les hôtels d'Etat 🙁 ) mais cet hôtel situé sur un promontoire jouit d' une vueexceptionnelle sur la palmeraie, les montagnes et la ville . Nous y avions déjà logé et avons retrouvé la même chb( ! )en bord de terrasse et là je dois dire que ma demande quant au choix de la chb a été respecté à 100%. Le paysage depuis l'hôtel est un de ceux que je préfère avec ceux de la route vers les gorges de Todra... Ensuite nous sommes allés vers N'kob en coupant au court par Alnif (et ses fossiles...) une petite partie(env. 10km) était en piste -très praticable - pour cause d'aménagement de la route. N'kob : Auberge Kasbah Ennakile : accueil TB, chb mignonne - au calme , très belle vue palmeraie et djebel - déco fort originale ( style berbère), jolie comme tout - air co tout neuf. N'kob est un village où l'on peut se promener à l'aise sans être accosté aucunement. Et enfin, nous faisons route vers le désert M'Hamid : Le Relais Hamada du Drâa chez Hassan très sympa, très actif - logement dans une tente/case avec s d d + air co svp ! Les 2 jours suivants circuit organisé par Hassan en 4x4 : Chiggaga et bivouac/nuitsdésert fort agréable grâce au chauffeur Abou expérimenté et sympa. Nousétions seuls au campement ( ! ), situé en retrait de Chigaga - ambiance chaleureuse avec chants +musique autour d'un feu - balade dans des champs de fossiles - beau circuit avec à un certain moment vue au loin sur l'Algérie -si proche et si inaccessible :- ( , superbes paysages , assez variés - n'avons croisé que qlq randonneurs et dromadaires et 2ou 3 véhicules 4x4 . Mais la vue sur l'Erg Chigaga est malheureusement bien abîmée par les nombreux campements . Nous avions songé loger à l'auberge "Sahara sky " - heureusement que nous ne l'avons pas fait car nous nous serions retrouvé dans un environnement sans charme , près du "bac à sable" de Tinfou (nous sommes passés devant ! ). Je n'en reviens pas que des voyagistes et des guides puissent proposer un arrêt devant les dunes de Tinfou, ridicules de tailles... enfin...

Au retour de M'Hamid arrêt improvisé pour casser la croûte à Tamegroute à l'auberge Jnane Dar Diafa : repas délicieux sous la tente du jardin et accueiltrès gentil de la propriétaire et du personnel et ce malgré un groupe (se restaurant à l'écart, dans une salle ). Agdz : une des 2 seules haltes - avec la suivante -où nous n'avions pas -malheureusement - pas réservé . H.Kissane choisi car les 2 autres '1er choix" étaient complets (il était tard )- n'avions plus envie de chercher ni d'aller dans endroit trop chic et cher ! Hôtel défraîchi et assez impersonnel dommage car son patio arboré et fleuri tout autour de la piscine pourrait être bien plus agréable après qlq travaux de rajeunissement ! Route Tazenakht et ses rues décorées d'une foule de tapis aux couleurs multicolores -Taliouine - Igherm route sauvage et merveilleuse - merci larazou et larab2Cervis pour dormir à Tata : Le Relais des sables - chb petite (mais grande douche et w.c séparés) , au calme et air co super silencieux( tout neuf comme à N'Kob et M'Hamid, à croire que "Electro Maroc" avait fait des promos...) Air co des plus appréciés après une route sous une chaleur étouffante ( 32° à 18h30 ...) Remontée vers Tafraout via Igherm par une route à peu près parallèle à celle de la veille , très belle aussi .

Arrivée peu avant la tombée de la nuit à Tafraout -Tandilt : Maison d'hôtes Yamina : splendide situation, très belle vue sur la vallée des Amelns, au calme, chbre à la déco ravissante (la plus jolie du voyage- style en partie berbère + la touche personnelle de notre hôtesse) et souper marocain "des grands jours" délicieux (merci Tafakara).

Et puis...après les paysages désertiques et une visite -approfondie ;- ) - à Tiznit et son célèbre souk des bijoutiers , nous découvrons La Mer ... à Legzira entre Mirleft et Sidi- Ifni : Hôtel Beach Club - situation superbe en bord de plage -tenu par le dynamique et souriant Hicham, tout seul aux commandes et qui se plie en 4 pour satisfaire ses clients , chb simple mais avec douche et toilettes+ lit extra + vue imprenable sur la mer et ses rochers ocre-rouge, repas délicieux de poisson tout frais !

Balade vivifiante le long de la plage , découverte des immenses arches et des galets aux mille couleurs. Un petit tour jusque Sid Ifni qui nous avait laissé en 95 le souvenir d'une ville fantôme mais qui a beaucoup changé depuis :beaux aménagements des abords de la ville , de nombreux bâtiments ont été restaurés, repeints ou sont en train de l'être: nous avons été agréablement surpris ! Et enfin , faisant une boucle en arrière, nous nous dirigeons vers un lieu où nous aurions dû passer 2 J plus tôt s'il y avait eu de la place à ces dates : Amtoudi - Id Aïssa : Auberge "On dirait le sud"/chez le charmant monsieur Georges(merci Raoulx) secondé par son aide précieux , cuisinier/homme de confiance Abdou : accueil- ambiance- cadre chaleureux. Amtoudi et sa palmeraie est un endroit toujours aussi magique que lorsque nous l'avions découverten 1995. Et pour finir retour à Agadir pour reprendre l'avion en début de soirée(après les dernières courses-huile d'argan etc)au méga supermarché Marjane.

Conclusion au bout de ce périple : merveilleux voyage mais fatigant (et on n'a plus 20 ans !). Nous avons regretté de n'être pas restés plus souvent 2 nuits au même endroits...La prochaine fois on raccourcira le circuit et on savourera avec encore plus de plaisir la beauté, les richesses des lieux ainsi que l'accueil et la gentillesse des Marocains. Si l'un d'entre vous souhaite un complément d'info ce sera avec plaisir. Ci-dessous qlq photos + celles des environs de Legzira et du futur complexe balnéaire qui est en construction mais je peux rassurer Claude 😉, heureusement un peu en retrait de la falaise et sans gigantisme( 1 étage ou 2 maximum) .
Conseils pour un cylcotouriste en herbe
by Thelowrider · 2010-01-25 · 67 replies
Après plusieurs années de pratique assez laxiste du VTT (genre pour se déplacer un peu de chemin en forêt : du mou, quoi) je souhaite à présent me lancer dans l'aventure du voyage à vélo. Vous savez ce que c'est : des rêves plein la tête, des heures de recherches sur les fora et blogs de vélocistes en tous genres !

Mais voilà, je suis en quête du vélo qui fera mon bonheur. J'ai utilisé plus qu'à mon tour la fonction "rechercher" pour les infos générales mais je commence à avoir besoin de précisions sur certains aspects !

Je cherche un vélo pour faire essentiellement de la route, un peu de "voie verte", chemins, etc sans que ça devienne plus accidenté que ça (pas de raid survie freeride dans l'atlas !) mais sur des distances de plusieurs milliers de kms. Je suis attaché aux VTT et de plus je me suis laissé dire que c'était une bonne solution pour le voyage à vélo (roues de 26", jantes renforcées, etc...) mais c'est là que le bât blesse : j'aimerais un VTT correct pour environ 300 euros (sans les sacoches) et je me pose beaucoup de questions concernant le montage des garde-boues, porte bagages, etc...sur un VTT

Donc, questions : pensez-vous qu'un vtt de ce type (trek) soit valable dans mon cas? :
http://www.culturevelo.com/3500, 2926

Pas forcément celui-là précisément mais ce genre, quoi. Est-ce que le fait que le cadre soit en alu risque de poser un vrai problème (je ne compte pas faire de descente dans l'Himalaya non plus) ? Faut-il impérativement une fourche suspendue ou du tout rigide ça le fera ? Comment c'est-y qu'on fait pour les porte-bagages, sacoches, garde boues sur un VTT ??

Avec bien sur ajout de selle brooks, etc..

Voilà, pour aiguiller le chox mon optique à plus ou moins long terme serait un voyage france-israel (avec tous les entrainements nécessaires d'ici là)...

Merci à tous pour vos conseils !!
Croisière "Retour en terre Sainte" sur le Costa Pacifica en février 2010: escales en Israël?
by ELI67 · 2010-01-24 · 159 replies
Je vais faire une croisière avec le Costa Pacifica 'Retour en terre Sainte' en février 2010 . Pouvez vous me renseigner sur les escales et en particulier sur celles en Israël. Merci
Des lieux publics interdits aux thais en Thaïlande!
by Suwat · 2010-01-18 · 140 replies
Bonjour a tous et a toutes ! Incroyable mais vrait ! j'ai l'impression de rever😐 ! Je suis moi-meme d'origine franco-thai et j'ai ete tres choque par les refus des entrees de certains des lieux 😠( discotheques exempl :"INSOMNIA", "Tony" ou "Marina Disco"dans le walking street Pattaya .Encore si, j'ete causeur de trouble je comprendrai mais la ! j'ignore la raison ? et certains hotels : la chaine "Sawadee" a kao San Road Bangkok aux thais malgres que j'ai les deux nationalitees ! et aussi des commercants qui refusent de me vendre leurs produits ! ou des taxi qui refusent de vendre leur services aux thais !!! prioritaire aux touristes !!!

Interdit aux thais ca veut dire interdit au Roi de Thailande aussi !!! A vous les Amis !

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