Une couche de verglas bien tassé, de la neige partout, nous sommes bien dans le septentrion européen! Le plus marrant, c'est que les Finlandais eux-même trouvent que l'hiver de cette année est particulièrement glacial. Pour moi c'est une première, n'ayant jamais été initié aux charmes des pays nordiques, mon nord ultime ayant été jusqu'ici la bonne ville d'Amsterdam.
Avec toute cette neige, la nuit est assez lumineuse finalement, vue du bus qui nous emmène dans le centre. Un peu l'impression d'aller au ski, la montagne en moins! Les avenues sont larges, les bâtiments sont massifs; on imagine les murs épais, les fenêtres triple vitrage, on se verrait bien dans une couverture bien dodue avec une tasse de thé fumant. Parce que quand on sort, pétard! Il pèle! D'où l'utilité de se préparer, vestimentairement parlant : sans parler des couches multiples planquées sous l'anorak, tu sais ce que tu dois à ton bonnet et surtout à tes gants. Sans gants, j'imagine facilement que l'homo nordicus se rapproche du pingouin!
Petit aparté quand même. Dans les vitrines, on peut voir des minijupes et des petites chaussures genre "je sors". Deux hypothèses : soit ces gens se mentent à eux-même en feintant d'ignorer qu'il fait -20°C, soit ils font leurs emplettes à domicile avant de partir fissa sous les tropiques (Helsinki est un hub aérien vers l'Asie). Hypothèses contrariées la rue d'après par deux minettes et un jeunot qui ne semblent pas souffrir du froid, les filles en bermuda et collant et le garçon avec des bêtes baskets et un gilet de laine. À la sortie de l'aéroport on a même vu un vieux type en T-shirt!!
On marche toujours vers l'hôtel. Notre valise amasse un peu de la neige sale qui recouvre le trottoir verglacé. Les rues se vident à mesure que l'on quitte la gare, point névralgique du centre de la ville. Pourtant, certains s'affairent, qui au volant d'un chasse-neige spécial trottoir, aux commandes d'une "brosseuse" de rue, chariant la neige par camions entiers, ou encore perché sur une nacelle. C'est que sans le savoir, nous marchons avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Épées bien réelles qui prennent la forme de stalactites acérés, pendant à chaque gouttière de chaque immeuble. Les services de la voirie sont donc à pied d'oeuvre pour éviter autant que possible les accidents dramatiques. Ainsi, durant ces quelques jours finlandais, nous verrons la neige tomber des toits, poussée par de valeureux gaillards harnachés, et les mêmes donner des coups de piolet dans les stalactites.
Helsinki est une petite ville, sans embouteillages, sans pollution excessive, dont on fait le tour en quelques jours. J'ai pu m'y adonner au trek urbain, une de mes activités favorites, en prenant garde toutefois à éviter les glissades. Dans le discernement qui guide chaque pas, on finit par apprendre à distinguer quelle surface sera plus clémente au toucher : le verglas bien tassé, la poudreuse, ou un peu des deux, pour que ça adhère juste ce qu'il faut et que le pied se stabilise le plus rapidement possible. Ensuite, les paramètres complémentaires se combinent : degré de la pente, passage piéton, rails de tramway, zone mixte avec et sans glace, car à certains endroits, le trottoir est chauffé!
Outre les impressions visuelles (la mer gelée dans le port!), mon souvenir de la ville est marqué par deux sons bien singuliers, que j'aimerais vous restituer. Le premier, c'est le bruit des pneus de voiture au moment du freinage, ou de l'accélération. Assez intelligemment, au lieu de répandre du sel, on jette des graviers sur la neige, ce qui n'a pas pour effet de la faire fondre mais de la rendre plus "accrochante". Je me demande à quel point ce bruit particulier est dû à l'effet du gravier, ou à celui des pneus à clous qui équipent les voitures. En tout cas, à l'arrêt au feu on est au premières loges, quand les voitures freinent ou qu'elles repartent, en dérapant toujours un peu. Ça fait "FfffFffrrrrhhhrkkkrhhhh", un peu comme un chat qui cracherait, en un peu plus métallique, avec un coup de brosse dur et volontaire sur la finale. C'est ce bruit qu'on entend un peu partout dans la ville, qui fait tourner la tête pour être sûr qu'on se trouve pas au mauvais endroit au mauvais moment. Le second bruit est plus détonnant. Changement de décor. Je suis tout nu avec d'autres types tout nus autour de moi. "KFflaakklashhhhhhhhhHHh... ting... ting". La température monte en même temps que les volutes de vapeur. Le gros type replonge la louche et remet ça trois, quatre fois. Oui oui, vous avez deviné je suis dans un sauna public. Dans celui-là il y a les jours hommes et les jours femmes, dans d'autres c'est les heures hommes et les heures femmes. Maillot de bain interdit mais propreté irréprochable, ça change des piscines parisiennes! Je n'en rajouterai pas sur le sauna (moi j'adore!), sauf pour vous dire que je n'ai pas poussé l'aventure au point d'aller là où les plus motivés se rafraîchissent dans un trou d'eau libre, creusé dans la mer gelée.
En arpentant la ville, passées les préoccupations topographiques, mon regard se pose un peu partout. Je vois petit à petit les contours apparaître plus précisément, les détails ressortir... Il y a sûrement mille petites choses plus authentiques les unes que les autres, mais moi je vois des gants. Des gants partout, de ces gants orphelins que les bonnes âmes récupèrent parfois pour les placer à l'endroit pertinent ou leur propriétaire pourrait les retrouver, et remettre la main dessus (désolé, j'ai pas pu m'empêcher!). Les gants étant un allié objectif contre le froid qui règne ici, je reconnais que la perte d'un gant a quelque chose de potentiellement préoccupant, bien qu'assez fréquent visiblement.
Avant de clore le chapitre, je vous dois bien aussi un petit topo culinaire. Allons-y franco: j'ai goûté la viande de renne! Pas un steack, hein! Plutôt un carpaccio. Et c'est pas mal, bien tendre. J'ai pas donné dans le saucisson d'ours, peut-être la prochaine fois. Par contre je me suis vengé sur les poissons, fumés of course! Les saumons évidemment, les flétans, les anguilles, y a rien à dire, ils savent y faire les amis finlandais, sous forme de tartines au marché couvert par exemple, avec quelques baies et quelques herbes. Je me suis aussi décidé à ramener un saumon fumé entier, histoire de prolonger les agapes. (À ce propos, ceux vendus à l'aéroport font parfaitement l'affaire). Au rayon boisson, là c'est plus radical: vodka! En même temps la Russie est toute proche, donc il y a une certaine logique, mais la variante locale, c'est la vodka au réglisse. Faut aimer, mais personnellement, je suis assez fan! Par contre, pour s'alcooliser pour de vrai, il faut être un peu organisé. On peut boire des coups dans les établissements idoines, mais sinon, il faut aller au "liquor shop", monopole d'état, dont les officines vendent vins, bières et alcools forts, aux adultes bien entendu.
Résultat : je crois que ça m'a donné envie de prolonger plus au nord du pays, dans ce pays des mille lacs, ou encore pousser vers la suède, et surtout la Norvège et la côte Atlantique. Et même venir en été, quand il fait jour 20 heures sur 24... J'avais étudié un trajet en train+bateau assez carabiné, je vais ptêt regarder ça de plus près.
Le fin mot de l'histoire, c'est qu'après avoir été particulièrement vigilant, je me suis débrouillé pour perdre un de mes gants de retour à Paris!
Mat















A little sneak peek?









I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.






