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Argentine: poursuite d'ovni dans la province de San Luis
Bonjour à tous,
En guise de description mémorable d'un de mes voyages, en tout cas en voila un que je ne suis pas pret d'oublier, il s'agit de ce qui m'est arrivé en voiture avec un autre membre de VF le mardi 07 mars dernier ( 2006 ) dans la province de San Luis ( Argentine ).
En effet, le mardi 07 mars dernier venant de Cordoba à bord de ma voiture et me dirigeant vers San Juan en compagnie d'un ami, nous nous sommes arretés une derniere fois dans la localité de Quines ( Province de San Luis ) pour faire une derniere fois le plein d'essence sur la RN20, c est en effet le derniere localité importante sur la route avant la ville de San Juan a 300 km de la. Il était 19h30 à Quines, ciel dégagé et soleil pret à se coucher. Nous reprenons la route et 22 km plus au sud au niveau du village de Lujan, la route se coupe en deux, bien que la nationale 20 part plein Est, presque tout le trafic coupe par la RP146 pour rejoindre la ville de San Luis à 121 km de là plein Sud. Je m'arrete donc juste avant l'intersection à un bar proche de la route pour confirmer mon chemin . ( les panneaux en Argentine surtout dans cette partie du pays sont souvent aleatoires, et il vaut mieux souvent vérifier avant de se lancer sur une route deserte ). A 20h00 nous voila donc sur la RN20, seuls, tous les camions ( à cette heure la, plus une seule voiture, que des camions ou des bus longues distances ) prennent la RP146. La nuit est noire et etoilée, pas de nuage. Nous sommes en plein désert ( humain comme pour la flore ...quelques arbustes rien de plus), le terrain est plat, aucun relief, et la route est une seule droite de 104 km de long avant d'atteindre au prochain tournant ( a 104 km de la ) la RP147 qui s'unit a la RN20 pour relier San Juan. Bref, nous sommes deux dans la voiture, sur cette ligne droite filant à 120 km/h au milieu de la chaussée car rien devant et rien derriere, pas un poil de lumiere ni devant, ni derriere, pas un seul village, si ce n'est les etoiles dans le ciel, et mes phares plein feu qui tracent droit devant. Bavards tous les deux, voila des heures que nous bavassons de choses et d'autres lorsque tres peu de temps apres notre entrée sur cette ligne droite, une lumiere au niveau de la route apparait dans mon retroviseur. Sur le coup, je pense à une voiture qui nous suit, je n'en parle pas à mon co-equipier et la discussion continue entre nous deux, juste apres ( peut etre 2 ou 3 minutes ensuite ), une autre lumiere apparait devant nous à raz de terre ( ou plutot à raz de route ) .... dans ma logique, je prend ca pour une voiture ou un camion qui vient vers nous et que nous allons croiser dans quelques secondes......nous continuons a parler .......... pourtant les secondes passent et la lumiere est toujours devant moi legerement sur la gauche de la route ( ce qui m a fait penser à l'arrivée d'un vehicule ) ...passent comme 3 autres minutes, cette fois ci je n'ecoute plus F.... assis à cote de moi, je l interromps et je lui demande si il ne trouve pas ca bizarre de ne pas arriver à la hauteur de cet autre vehicule puisque nous filons à 120 km/h et que cet autre vehicule doit aussi se diriger à la meme vitesse. Nous faisons un rapide calcul tous les deux, à cette vitesse, les deux vehicules doivent se croiser en 15 secondes, ou en 30 s, si le deuxieme vehicule est arreté sur le bord de la route pour parcourir au plus 1 km . Mais voila maintenant plus de 5 km que la lumiere est toujours la meme devant, elle ne rapetisse pas, ni grandit . Il faut se rendre à l'évidence, cette lumiere roule à la meme vitesse que nous et dans le meme sens .......... De plus, comme vous avez du le remarquer de nombreuses fois, sur la route et avec la chaleur, se forme toujours un reflet sur la couche d'air qui se trouve juste à proximité de la surface du goudron . Ce phenomene se passe de jour mais aussi en debut de nuit quand la route est encore bouillante. Cette lumiere reflete aussi sur le goudron, elle est donc tres proche de la route, pratiquement par terre.( Les jours suivants j'ai analysé tous les phares camions, bus ou voitures que l on a pu croiser, et pour obtenir une image de reflet de phare optimum il faut etre entre 200 et 300 m de l'objet. ) Voila deja 5 bonnes minutes que la lumiere est devant nous, nous n'avons toujours pas compris ce que ca pouvait etre, mais F.... à cote de moi comptant les secondes, se rend aussi à l'evidence que cette lumiere nous precede à la meme vitesse que nous. Ayant epuisé toutes les solutions logiques d'explication, c'est à ce moment la que je commence à penser à un Ovni. Autre detail, meme à 200 ou 300 m et jusqu à pres de 1km, les phares provenant d un camion sont tres nets et on en distingue toujours 2 . Or cette fois ci, le doute n est pas possible nous avons a faire a un seul "phare" . Les minutes passent et j'en avais meme oublié la lumiere du retroviseur. J'en parle a F... et lui dit que cette autre lumiere nous suit elle depuis 10 minutes . Elle a les memes proprietes que celle qui nous precede, un seul phare rond et se trouve aussi a meme distance ( 200 à 300 m pas plus ) mais derriere nous. C'est a ce moment que je commence a avoir peur, je ne suis pas un specialiste de la question et ayant écumé toutes les explications logiques a ces deux lumieres nous prenant "en sandwich", je commence au bout de ces 10 minutes à baliser severe. F... est toujours calme, etant tellement sceptique sur le sujet, je pense qu il ne prend pas conscience de ce qui nous arrive. Mais sa tranquilite me rassure ( je ne m'imagine pas seul à ce moment dans ma voiture ). A plusieurs moments je ralentis et j'accelere, entre 60 km/h et 120 km/h, mais les deux lumieres ralentissent aussi et viennent toujours "coller" a ma vitesse. Entre la 10eme et la 15eme minute, la lumiere de devant s'eteint ......elle n'a pas bougé, elle s est tout simplement eteinte à l endroit ou elle etait . F..... encore accroché à une explication logique, me dit que c'est un camion qui a pu tourner et qui s est enfoncé dans un chemin ....... mais aucune route perpendiculaire et de plus a cette vitesse ...., je ne comprend pas comment un camion roulerait avec un seul phare blanc allumé à l arriere devant nous depuis 15 minutes soit sur 25 km et d'un seul coup eteindrait sa lumiere pour disparaitre d'un coup avant d'arriver à sa hauteur si il tournait, car à cette vitesse 200m sont parcouru en 6 secondes. Et puis pas une seule route ( meme en terre sur les cotés ) . Je pense que j'ai definitivement aneanti toute explication logique quand au meme moment je me suis appercu que la lumiere de devant etait maintenant derriere nous proche de la deuxieme. Nous avions les deux phares derriere nous toujours à cette distance de 200 a 300 m. Il y a eu déplacement de la lumiere de devant mais à une telle vitesse pour passer de devant nous à derriere nous ( donc de 600 m max ) que nous n'avons vu aucun deplacement mais seulement une lumiere s'eteindre et une autre s'allumer au meme moment. Sur les 104 km de la route et pendant 1h15, les deux lumieres nous ont accompagné soit devant la voiture, soit derriere, separement ou quelques fois ensemble. Changeant de positions toutes les 5 minutes. Elles etaient toujours au niveau de la route, sauf a deux reprises. La premiere fois à la 20eme minute ou les deux lumieres etaient disposees devant nous, une au raz du sol et l'autre a commencé à s'elever peu à peu pour atteindre une altitude de 30 à 50 m . La seconde fois juste à la fin de l'observation donc apres plus d'une heure, les deux lumieres etaient derriere nous, et un camion nous a croisé (* je reviendrai sur les vehicules qui nous ont croisé pendant cette heure et quart ), des que le camion est apparu en face de nous, une des lumiere s'est eteinte, lorsqu il nous a croisé, la deuxieme a pris de l'altitude rapidement et s'est déplacée à 500 m de la route vers le sud. Elle est restée stable et stationaire, alors que nous continuions a nous deplacer nous meme vers l Est. Donc le point s est fait plus petit et alors que nous nous approchions de la fin de ces 104 km pour approcher la RP147... a la vitesse a laquelle nous roulions, j estime donc que la lumiere se trouvait à ce moment à 3 ou 4 km, un enorme hallo lumineux est apparu à cette distance. A 21h15 nous étions de nouveau dans un trafic plus dense et plus rien est apparu. Au sujet des vehicules qui nous ont croises. Pendant ces 104 km seuls 3 camions nous ont croisés, à chaque fois que l'un des camions arrivait les lumieres s'eteignaient, les camions nous croisaient puis s'eloignaient et dans les 30 secondes suivantes les 2 lumieres reapparaissaient autour de nous, sans pour autant reprendre leurs anciens emplacements. 80 % de la totalite des 75 minutes qu'a duré notre traversée de la RN20, les lumieres etaient disposée une en face de nous, l'autre derriere à equidistance de ma voiture de 200 a 300 m. Nous n avons noté aucun bruit ( si ce n'est celui du moteur de la voiture ) aucune odeur, aucun sifflement. F... est resté calme tout au long du parcours, si ce n'est une curiosité grandissante en face d'un tel phenomene, quand à moi a partir de la 10eme minute, j'ai commencé à avoir peur, ( vers la 30eme minute, quand pour ma part je n avais plus aucun doute sur le phenomene Ovni que j'observais, je pense que ca a été la plus grande peur de ma vie ). Ce qui me genait le plus, ce n'est pas de voir des lumieres, mais de savoir, qu "elles" nous suivaient, précèdaient, réglaient leur vitesse sur la notre, disparaissaient à la vue d un camion et revenaient de plus belle pour nous escorter. C est ce sentiment d etre epié, étudié, suivi, et d'avoir la certitude que de regler leur vitesse sur la notre, il y avait un interet de leur part à ne pas nous perdre. En tout cas, je n'oublierai jamais cette soiree et maintenant j'en suis sur, nous ne sommes plus seuls.
A bientot !
Herge !
En guise de description mémorable d'un de mes voyages, en tout cas en voila un que je ne suis pas pret d'oublier, il s'agit de ce qui m'est arrivé en voiture avec un autre membre de VF le mardi 07 mars dernier ( 2006 ) dans la province de San Luis ( Argentine ).
En effet, le mardi 07 mars dernier venant de Cordoba à bord de ma voiture et me dirigeant vers San Juan en compagnie d'un ami, nous nous sommes arretés une derniere fois dans la localité de Quines ( Province de San Luis ) pour faire une derniere fois le plein d'essence sur la RN20, c est en effet le derniere localité importante sur la route avant la ville de San Juan a 300 km de la. Il était 19h30 à Quines, ciel dégagé et soleil pret à se coucher. Nous reprenons la route et 22 km plus au sud au niveau du village de Lujan, la route se coupe en deux, bien que la nationale 20 part plein Est, presque tout le trafic coupe par la RP146 pour rejoindre la ville de San Luis à 121 km de là plein Sud. Je m'arrete donc juste avant l'intersection à un bar proche de la route pour confirmer mon chemin . ( les panneaux en Argentine surtout dans cette partie du pays sont souvent aleatoires, et il vaut mieux souvent vérifier avant de se lancer sur une route deserte ). A 20h00 nous voila donc sur la RN20, seuls, tous les camions ( à cette heure la, plus une seule voiture, que des camions ou des bus longues distances ) prennent la RP146. La nuit est noire et etoilée, pas de nuage. Nous sommes en plein désert ( humain comme pour la flore ...quelques arbustes rien de plus), le terrain est plat, aucun relief, et la route est une seule droite de 104 km de long avant d'atteindre au prochain tournant ( a 104 km de la ) la RP147 qui s'unit a la RN20 pour relier San Juan. Bref, nous sommes deux dans la voiture, sur cette ligne droite filant à 120 km/h au milieu de la chaussée car rien devant et rien derriere, pas un poil de lumiere ni devant, ni derriere, pas un seul village, si ce n'est les etoiles dans le ciel, et mes phares plein feu qui tracent droit devant. Bavards tous les deux, voila des heures que nous bavassons de choses et d'autres lorsque tres peu de temps apres notre entrée sur cette ligne droite, une lumiere au niveau de la route apparait dans mon retroviseur. Sur le coup, je pense à une voiture qui nous suit, je n'en parle pas à mon co-equipier et la discussion continue entre nous deux, juste apres ( peut etre 2 ou 3 minutes ensuite ), une autre lumiere apparait devant nous à raz de terre ( ou plutot à raz de route ) .... dans ma logique, je prend ca pour une voiture ou un camion qui vient vers nous et que nous allons croiser dans quelques secondes......nous continuons a parler .......... pourtant les secondes passent et la lumiere est toujours devant moi legerement sur la gauche de la route ( ce qui m a fait penser à l'arrivée d'un vehicule ) ...passent comme 3 autres minutes, cette fois ci je n'ecoute plus F.... assis à cote de moi, je l interromps et je lui demande si il ne trouve pas ca bizarre de ne pas arriver à la hauteur de cet autre vehicule puisque nous filons à 120 km/h et que cet autre vehicule doit aussi se diriger à la meme vitesse. Nous faisons un rapide calcul tous les deux, à cette vitesse, les deux vehicules doivent se croiser en 15 secondes, ou en 30 s, si le deuxieme vehicule est arreté sur le bord de la route pour parcourir au plus 1 km . Mais voila maintenant plus de 5 km que la lumiere est toujours la meme devant, elle ne rapetisse pas, ni grandit . Il faut se rendre à l'évidence, cette lumiere roule à la meme vitesse que nous et dans le meme sens .......... De plus, comme vous avez du le remarquer de nombreuses fois, sur la route et avec la chaleur, se forme toujours un reflet sur la couche d'air qui se trouve juste à proximité de la surface du goudron . Ce phenomene se passe de jour mais aussi en debut de nuit quand la route est encore bouillante. Cette lumiere reflete aussi sur le goudron, elle est donc tres proche de la route, pratiquement par terre.( Les jours suivants j'ai analysé tous les phares camions, bus ou voitures que l on a pu croiser, et pour obtenir une image de reflet de phare optimum il faut etre entre 200 et 300 m de l'objet. ) Voila deja 5 bonnes minutes que la lumiere est devant nous, nous n'avons toujours pas compris ce que ca pouvait etre, mais F.... à cote de moi comptant les secondes, se rend aussi à l'evidence que cette lumiere nous precede à la meme vitesse que nous. Ayant epuisé toutes les solutions logiques d'explication, c'est à ce moment la que je commence à penser à un Ovni. Autre detail, meme à 200 ou 300 m et jusqu à pres de 1km, les phares provenant d un camion sont tres nets et on en distingue toujours 2 . Or cette fois ci, le doute n est pas possible nous avons a faire a un seul "phare" . Les minutes passent et j'en avais meme oublié la lumiere du retroviseur. J'en parle a F... et lui dit que cette autre lumiere nous suit elle depuis 10 minutes . Elle a les memes proprietes que celle qui nous precede, un seul phare rond et se trouve aussi a meme distance ( 200 à 300 m pas plus ) mais derriere nous. C'est a ce moment que je commence a avoir peur, je ne suis pas un specialiste de la question et ayant écumé toutes les explications logiques a ces deux lumieres nous prenant "en sandwich", je commence au bout de ces 10 minutes à baliser severe. F... est toujours calme, etant tellement sceptique sur le sujet, je pense qu il ne prend pas conscience de ce qui nous arrive. Mais sa tranquilite me rassure ( je ne m'imagine pas seul à ce moment dans ma voiture ). A plusieurs moments je ralentis et j'accelere, entre 60 km/h et 120 km/h, mais les deux lumieres ralentissent aussi et viennent toujours "coller" a ma vitesse. Entre la 10eme et la 15eme minute, la lumiere de devant s'eteint ......elle n'a pas bougé, elle s est tout simplement eteinte à l endroit ou elle etait . F..... encore accroché à une explication logique, me dit que c'est un camion qui a pu tourner et qui s est enfoncé dans un chemin ....... mais aucune route perpendiculaire et de plus a cette vitesse ...., je ne comprend pas comment un camion roulerait avec un seul phare blanc allumé à l arriere devant nous depuis 15 minutes soit sur 25 km et d'un seul coup eteindrait sa lumiere pour disparaitre d'un coup avant d'arriver à sa hauteur si il tournait, car à cette vitesse 200m sont parcouru en 6 secondes. Et puis pas une seule route ( meme en terre sur les cotés ) . Je pense que j'ai definitivement aneanti toute explication logique quand au meme moment je me suis appercu que la lumiere de devant etait maintenant derriere nous proche de la deuxieme. Nous avions les deux phares derriere nous toujours à cette distance de 200 a 300 m. Il y a eu déplacement de la lumiere de devant mais à une telle vitesse pour passer de devant nous à derriere nous ( donc de 600 m max ) que nous n'avons vu aucun deplacement mais seulement une lumiere s'eteindre et une autre s'allumer au meme moment. Sur les 104 km de la route et pendant 1h15, les deux lumieres nous ont accompagné soit devant la voiture, soit derriere, separement ou quelques fois ensemble. Changeant de positions toutes les 5 minutes. Elles etaient toujours au niveau de la route, sauf a deux reprises. La premiere fois à la 20eme minute ou les deux lumieres etaient disposees devant nous, une au raz du sol et l'autre a commencé à s'elever peu à peu pour atteindre une altitude de 30 à 50 m . La seconde fois juste à la fin de l'observation donc apres plus d'une heure, les deux lumieres etaient derriere nous, et un camion nous a croisé (* je reviendrai sur les vehicules qui nous ont croisé pendant cette heure et quart ), des que le camion est apparu en face de nous, une des lumiere s'est eteinte, lorsqu il nous a croisé, la deuxieme a pris de l'altitude rapidement et s'est déplacée à 500 m de la route vers le sud. Elle est restée stable et stationaire, alors que nous continuions a nous deplacer nous meme vers l Est. Donc le point s est fait plus petit et alors que nous nous approchions de la fin de ces 104 km pour approcher la RP147... a la vitesse a laquelle nous roulions, j estime donc que la lumiere se trouvait à ce moment à 3 ou 4 km, un enorme hallo lumineux est apparu à cette distance. A 21h15 nous étions de nouveau dans un trafic plus dense et plus rien est apparu. Au sujet des vehicules qui nous ont croises. Pendant ces 104 km seuls 3 camions nous ont croisés, à chaque fois que l'un des camions arrivait les lumieres s'eteignaient, les camions nous croisaient puis s'eloignaient et dans les 30 secondes suivantes les 2 lumieres reapparaissaient autour de nous, sans pour autant reprendre leurs anciens emplacements. 80 % de la totalite des 75 minutes qu'a duré notre traversée de la RN20, les lumieres etaient disposée une en face de nous, l'autre derriere à equidistance de ma voiture de 200 a 300 m. Nous n avons noté aucun bruit ( si ce n'est celui du moteur de la voiture ) aucune odeur, aucun sifflement. F... est resté calme tout au long du parcours, si ce n'est une curiosité grandissante en face d'un tel phenomene, quand à moi a partir de la 10eme minute, j'ai commencé à avoir peur, ( vers la 30eme minute, quand pour ma part je n avais plus aucun doute sur le phenomene Ovni que j'observais, je pense que ca a été la plus grande peur de ma vie ). Ce qui me genait le plus, ce n'est pas de voir des lumieres, mais de savoir, qu "elles" nous suivaient, précèdaient, réglaient leur vitesse sur la notre, disparaissaient à la vue d un camion et revenaient de plus belle pour nous escorter. C est ce sentiment d etre epié, étudié, suivi, et d'avoir la certitude que de regler leur vitesse sur la notre, il y avait un interet de leur part à ne pas nous perdre. En tout cas, je n'oublierai jamais cette soiree et maintenant j'en suis sur, nous ne sommes plus seuls.
A bientot !
Herge !
Où trouver des sites archéologiques dans le centre du Mexique
Oui, je sais! C'est dans le sud (Yucatan, Chiapas) qu'on vit le vrai périple Inca-toltèque-Maya-Olmèque-etcétérec!
C'est que notre voyage se dessine plus comme un itinéraire qui va de Mexico DF à Guanajuato à Puerto Vallarta. En même temps, il me semble que d'aller au Mexique sans voir cela...
J'ai noté Xochicalco (qui est au Sud de Mexico mais qui semble très bien) et Teotihuacan (plus au nord, mais j'ai lu quelques commentaires disant de ne pas se déplacer, que c'est moins intéressant). Rien d'autre?
Certes, Chichen Itza, c'est grandiose, mais pas sur notre chemin.
Où sont les jolis temples perdus dans la jungle le long de notre trajet "plus nordique"? P.S. Nous n'avons aucune peine à faire un petit détour.
Merci!
J'ai noté Xochicalco (qui est au Sud de Mexico mais qui semble très bien) et Teotihuacan (plus au nord, mais j'ai lu quelques commentaires disant de ne pas se déplacer, que c'est moins intéressant). Rien d'autre?
Certes, Chichen Itza, c'est grandiose, mais pas sur notre chemin.
Où sont les jolis temples perdus dans la jungle le long de notre trajet "plus nordique"? P.S. Nous n'avons aucune peine à faire un petit détour.
Merci!
Idée d'itinéraire, Asie du Sud-Est pendant 3 mois en famille
Bonjour à tous,
Je me tourne vers vous car je ne sais pas comment aborder mon problème...
Nous sommes une famille de 5, avec 3 enfants de 10, 8 et 6 ans, et nous sommes en train de planifier un voyage de 12 mois autour du globe. (si jamais il y a quelques infos sur notre blog www.untourdumonde.ch)
Les grandes étapes de ce voyage ont été fixées, pour pouvoir réserver les vols intercontinentaux. On débutera par l'Afrique Australe, puis ça sera l'Asie du SE, l'Australie, la Polynésie FR, puis pour terminer l'Amérique centrale. En gros, on fera 3 mois par continent.
En Asie, on sait qu'on atterrit à Singapour le 8 novembre 2016, et qu'on en repart le 6 février 2017... Pour l'instant, voilà ce que l'on sait de notre partie "Asie"... Et comme le temps file, on aimerait essayer d'articuler un projet d'itinéraire. Instinctivement, nous avions l'idée de remonter par la Malaisie, la Thailande, puis ensuite éventuellement le Laos ou / et le Cambodge, puis traverser le Vietnam et de là descendre au sud (en avion ? en bateau ? ) vers l'indonésie, puis remonter par Sumatra jusqu'à Singapour... La boucle serait ainsi bouclée.
Mais on se pose plein de questions : est-ce que faire tout ce que l'on a a annoncé, en programme "sac au dos" est envisageable ou c'est impossible ? On a l'impression avec (tout ) ce que l'on a lu que c'est relaitvement facile de se déplacer en Asie, et que les distances ne sont pas si grandes... Mais clairement, on ne veut pas passer notre trimestre dans des bus, on veut pouvoir alterner trajets et endroits où on serait posés... Avec les enfants qui sont encore petits, c'est l'un des point que l'on s'est fixé. Notre but n'est pas de mettre le plus de pays à notre tableau de chasse mais bien de découvrir de petites parties du monde et les gens qui y habitent, dans la mesure du possible de ce genre de voyage.
On se demande aussi où on passera les premiers jours à notre arrivée en Asie. On pose à Singapour, après 3 mois de camping en Afrique, on veut donc se laisser une petite semaine de farniente, avant de repartir à l'aventure. Est-ce que vous connaissez des paradis pour les familles, un bon rapport qualité prix qui ne grèverait pas notre budget mais qui nous permettrait de recharger les batteries avant de partir à la découverte de cette partie du monde ?
Et dans le même type de question, on se demande où on passera les fêtes, et surtout si il faut s'y prendre à l'avance pour réserver ? On va essayer de réserver le moins possible pour garder une liberté dans notre aventure, toutefois je pense que pour certaines dates c'est judicieux de s'y prendre à l'avance... Vous en pensez quoi ? Et quelqu'un a une proposition, un endroit super pour passer les fêtes de fin d'année, qui entrerait dans un itinéraire de trois mois ???
Bref, comme vous le voyez, on se pose plein de questions, et comme on est jamais allé en Asie, ben c'est dur dur de savoir par où commencer... !
Merci d'avance de votre aide précieuse !
A+
Je me tourne vers vous car je ne sais pas comment aborder mon problème...
Nous sommes une famille de 5, avec 3 enfants de 10, 8 et 6 ans, et nous sommes en train de planifier un voyage de 12 mois autour du globe. (si jamais il y a quelques infos sur notre blog www.untourdumonde.ch)
Les grandes étapes de ce voyage ont été fixées, pour pouvoir réserver les vols intercontinentaux. On débutera par l'Afrique Australe, puis ça sera l'Asie du SE, l'Australie, la Polynésie FR, puis pour terminer l'Amérique centrale. En gros, on fera 3 mois par continent.
En Asie, on sait qu'on atterrit à Singapour le 8 novembre 2016, et qu'on en repart le 6 février 2017... Pour l'instant, voilà ce que l'on sait de notre partie "Asie"... Et comme le temps file, on aimerait essayer d'articuler un projet d'itinéraire. Instinctivement, nous avions l'idée de remonter par la Malaisie, la Thailande, puis ensuite éventuellement le Laos ou / et le Cambodge, puis traverser le Vietnam et de là descendre au sud (en avion ? en bateau ? ) vers l'indonésie, puis remonter par Sumatra jusqu'à Singapour... La boucle serait ainsi bouclée.
Mais on se pose plein de questions : est-ce que faire tout ce que l'on a a annoncé, en programme "sac au dos" est envisageable ou c'est impossible ? On a l'impression avec (tout ) ce que l'on a lu que c'est relaitvement facile de se déplacer en Asie, et que les distances ne sont pas si grandes... Mais clairement, on ne veut pas passer notre trimestre dans des bus, on veut pouvoir alterner trajets et endroits où on serait posés... Avec les enfants qui sont encore petits, c'est l'un des point que l'on s'est fixé. Notre but n'est pas de mettre le plus de pays à notre tableau de chasse mais bien de découvrir de petites parties du monde et les gens qui y habitent, dans la mesure du possible de ce genre de voyage.
On se demande aussi où on passera les premiers jours à notre arrivée en Asie. On pose à Singapour, après 3 mois de camping en Afrique, on veut donc se laisser une petite semaine de farniente, avant de repartir à l'aventure. Est-ce que vous connaissez des paradis pour les familles, un bon rapport qualité prix qui ne grèverait pas notre budget mais qui nous permettrait de recharger les batteries avant de partir à la découverte de cette partie du monde ?
Et dans le même type de question, on se demande où on passera les fêtes, et surtout si il faut s'y prendre à l'avance pour réserver ? On va essayer de réserver le moins possible pour garder une liberté dans notre aventure, toutefois je pense que pour certaines dates c'est judicieux de s'y prendre à l'avance... Vous en pensez quoi ? Et quelqu'un a une proposition, un endroit super pour passer les fêtes de fin d'année, qui entrerait dans un itinéraire de trois mois ???
Bref, comme vous le voyez, on se pose plein de questions, et comme on est jamais allé en Asie, ben c'est dur dur de savoir par où commencer... !
Merci d'avance de votre aide précieuse !
A+
Le tour du monde de Ludovic Hubler
je vous invite a vous plonger sur le site de ce voyageur qui vient de boucler un tour du monde de 5 ans en auto stop :
http://www.ludovichubler.com/ son recit final :
A ma famille, mes amis rencontrés avant et pendant ce tour du monde, aux personnes qui m’ont suivi et encouragé pendant ces 5 années d’errance autour de la planète, à vous tous lecteurs de mon site et de mes newsletters, Ca y est, la boucle est bouclée ! 5 ans jour pour jour après avoir quitté les montagnes des Alpes, me revoilà de retour au point de départ, à l’endroit même que j’avais quitté le 1er janvier 2003. J’avais alors 25 ans, j’en ai aujourd’hui 30. Ci-dessous, à gauche, vous verrez la première photo du tour du monde en stop prise le 1er janvier 2003. A droite, la dernière, 5 ans plus tard. A vous de juger si j’ai pris de l’âge...
Avant toute chose, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui m’ont permis de rendre ce rêve d’enfant possible, à commencer par mes proches (famille, amis) qui m’ont toujours soutenu moralement et à tous ces gens qui ont bien voulu me prendre en stop ou me loger pour quelques nuits contre quelques histoires. Je tiens également à avoir une pensée spéciale pour Claudio, mon "coach" qui m’a tant aidé pendant toutes ces années et pour tous les enfants de l’hôpital de Strasbourg-Hautepierre qui ont suivi mon parcours depuis le départ.
5 ans autour du monde, ça change un homme. Le Ludovic Hubler qui était parti pour réaliser son rêve d’enfant en 2003 n’est plus le même que celui qui vient d’en revenir.
J’ai souvent considéré la réalisation de ce tour du monde comme une véritable étape nécessaire de ma vie entre la fin de mes études et le début de ma vie professionnelle, au même titre que le serait un Doctorat ou un Master pour d’autres, dans différents domaines. Cependant, cette étape ne s’est pas passée dans une salle de classe mais bel et bien au contact de la réalité du terrain, aux côtés des conducteurs et des peuples du monde entier. Ce tour du monde devait au départ durer 2 ans, il en aura finalement duré 5 car il m’est apparu nécessaire d’aller davantage en profondeur dans la connaissance de notre planète.
Afin de partir à la rencontre des hommes, j’ai choisi d’utiliser le stop sous toutes ses formes pour me déplacer (auto-stop, bateau-stop, etc.), en cherchant à réaliser le défi de « boucler la grande boucle » sans dépenser le moindre frais de transport. Aucune phrase ne peut mieux résumer ma vision du stop que celle utilisée par le Diario del fin del mundo, quotidien Argentin basé à Ushuaia en Terre de Feu, qui titrait le 28 novembre 2003 un article sur mon aventure « Asistiendo a la mejor escuela de vida » (« Vivant la meilleure école de la vie »).
La meilleure école de la vie. Le stop permet en effet de faire rencontrer 2 individus ne se connaissant absolument pas au départ en situation presque intime, l’espace de quelques minutes, heures ou même parfois jours. Un voyage n’a à mon goût aucun intérêt s’il n’est pas ponctué de rencontres avec les populations locales. Le stop permet cette rencontre. J’ai souvent considéré que chacun des quelques 1300 conducteurs m’ayant pris en stop durant mes 5 années de stop autour du monde (plus une centaine durant le tour d’Europe l’ayant précédé) avait quelque chose à m’enseigner. J’ai ainsi pu confronter mes points de vue avec des gens aux passés très différents de moi, pu apprendre de nombreuses choses sur les pays traversés et ainsi avoir la vision des locaux...
Mais au delà du stop et après 5 ans de tour du monde, les 2 mots que j’ai envie de prononcer aujourd’hui sont : PLUS JAMAIS. PLUS JAMAIS
Plus jamais, je n’agirai sans penser aux conséquences de mes actes pour l’environnement et plus jamais je ne laisserai mon gouvernement ignorer les défis pour la planète. De la vision de la déforestation au Honduras, Brésil ou Indonésie à la vision de la fonte des glaciers en Antarctique ou dans le grand nord Canadien, j’ai pu me rendre compte à quel point l’être humain est en train de détruire petit à petit notre si belle planète. L’hebdomadaire Anglais "The Economist" écrivait récemment dans ses colonnes "Will individual ignorance and selfishness lead to collective doom ?" (Est-ce que l’ignorance et l’égoïsme individuel mèneront à une faillite collective ?), c’est une question que je me pose aujourd’hui très fréquemment... Chacun de nous a un rôle à jouer pour éviter cette faillite collective. L’une des grandes priorités pour cela et qui aiderait en même temps d’autres sujets sensibles est la promotion des énergies alternatives.
Plus jamais, je ne me plaindrai pour ce que je n’ai pas. Ce tour du monde m’a permis de côtoyer des gens qui n’avaient rien (ni eau potable, ni électricité, etc.) et qui pourtant gardaient le sourire, cherchaient à offrir l’hospitalité et ne se plaignaient jamais de leur sort. Je m’efforcerai dorénavant de ne jamais oublier ces gens qui m’ont tant apporté et de relativiser mes problèmes personnels.
Plus jamais, je n’ignorerai le travail fabuleux de toutes ces personnes travaillant dans l’ombre (souvent bénévolement ou presque) et cherchant à rendre notre monde meilleur. Avant de partir, je ne savais même pas ce que les lettres "ONG" voulaient dire. Après la visite d’une centaine d’entre elles et la rencontre d’individus formidables cherchant à changer la destinée des plus défavorisés, je n’ai qu’une seule envie : Apporter ma modeste contribution à leur effort et encourager chacun d’entre vous à faire de même.
Plus jamais, je n’oublierai la chance que j’ai d’être né en France. Merci Papa, merci Maman. Combien de personnes m’ont-ils rappelé pendant ces 5 années la chance que j’ai d’avoir eu accès à une éducation de qualité, d’avoir un passeport me permettant de me déplacer librement à travers le monde et d’avoir une monnaie forte me permettant de rendre un tel voyage possible. J’aimerais, dans un avenir pas trop lointain, qu’il y ait réciprocité dans les déplacements des citoyens de ce monde. Ce n’est pas le cas aujourd’hui et j’espère que nous comprendrons dans un futur proche que beaucoup des problèmes du monde seront résolus par le développement d’un équilibre entre les différents pays.
Plus jamais, je ne jugerai qui que ce soit en me basant simplement sur l’apparence physique, la nationalité, l’appartenance religieuse ou sur des stéréotypes. Si mon tour du monde m’a appris une chose, c’est que nous sommes tous les mêmes peu importe notre couleur de peau, notre religion, notre race ou l’équipe de football supportée. Chacun des 6 milliards et demi de citoyens de ce monde (ou l’immense majorité) partage les mêmes besoins primaires et envies. Chacun d’entre nous recherche le bonheur, la sécurité, l’amour, le désir d’avoir des enfants et la volonté de leur permettre de vivre le meilleur avenir possible. La diversité est une richesse et nous devons tous apprendre les uns des autres.
Plus jamais, je ne laisserai la recherche de sensationnalisme et de mauvaises nouvelles des médias laver mon cerveau. Mes récents séjours en Iran, au Pakistan, en Afghanistan ou en Colombie m’ont montré à quel point la perception que j’avais des habitants de ces pays étaient totalement biaisée à cause de médias n’insistant que sur les activités de quelques illuminés ne représentant pas la majorité de la population.
Plus jamais, je ne refuserai d’offrir l’hospitalité à un voyageur de passage ou à un ami dans le besoin. Outre le fait que je suis endetté pendant un moment envers tous ceux qui m’ont offert l’hospitalité pendant ces 5 années de voyage, j’ai pu voir à quel point le monde occidental a beaucoup à apprendre de l’Amérique Latine ou du Moyen-Orient à ce niveau. Merci par ailleurs aux 2 sites internet www.hospitalityclub.org et www.couchsurfing.com qui ont rendu mon tour du monde bien plus aisé et bien plus intéressant.
Plus jamais, je n’achèterai de produits sans penser aux conséquences de mon acte d’achat. Lors des conférences que j’ai données dans diverses écoles et organisations, j’ai souvent cherché à faire la promotion du commerce équitable et à responsabiliser le consommateur. "Acheter, c’est voter". Désormais, chaque fois que j’achèterai un produit quelconque, je me poserai la question du type d’entreprise que je cautionne.
Plus jamais, je n’aurai peur de me lancer dans des projets d’ampleur. La citation d’Oscar Wilde "La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit" qui m’avait poussé à me lancer dans l’aventure s’est avérée être un leitmotiv pour moi tout au long de mon parcours. De même, la citation de Dominique Glocheux "La vie n’est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir" restera à jamais gravée dans ma mémoire. ETAT D’ESPRIT
Nombreux sont ceux qui me demandent dans quel état d’esprit je me trouve aujourd’hui après 5 ans de voyage autour du monde. La première réponse que je peux apporter est que je me sens en harmonie avec moi-même et que rien n’est plus important que cela. J’ai voulu réaliser ce tour du monde depuis bien longtemps, c’est aujourd’hui chose faite et j’en suis très heureux. Comme je l’ai expliqué précédemment, ce tour du monde ne fut qu’une étape dans ma vie, une étape nécessaire pour moi devant me permettre de mieux connaître et comprendre le monde qui m’entoure mais aussi mieux me connaître moi-même. Durant ces années de voyage, il m’a fallu sans cesse m’adapter à de nouvelles personnes, à de nouvelles cultures et à de nouvelles traditions. Aujourd’hui, de retour à la maison, je pense que me réadapter à ma propre culture ne devrait pas être une chose insurmontable. Il me reste désormais à construire une nouvelle étape de ma vie que ce soit au niveau personnel ou professionnel, en restant imprégné par tous ces Hommes rencontrés pendant toutes ces années, qui m’ont influencé et inspiré.
Pour ce qui est de vivre de façon sédentaire après 5 ans de nomadisme, cela ne devrait pas me poser de problème. Je ne vais pas vous cacher que je suis aujourd’hui un peu fatigué de bouger sans cesse et la perspective d’avoir à présent accès à un lit confortable pour plus de 3 jours de suite, à des toilettes Européennes avec papier hygiénique, à de l’eau chaude et de ne pas avoir à me représenter tous les jours est une perspective qui me plaît bien. Et maintenant ? Que vais-je faire ???
Dans quelques jours, je serai de retour à Strasbourg, ma ville de cœur. Après avoir profité de ma famille que j’ai retrouvé pour Noël avec le plus grand plaisir (mon premier Noël en famille en 5 ans) et après avoir profité d’une bonne tarte flambée, d’une bonne choucroute et d’un bon verre de vin blanc, je me lancerai dans l’écriture d’un livre retraçant mes 1825 jours passés au bord des routes du monde.
Ce livre, probablement intitulé "Stop ou encore", aura pour but non seulement de partager bien entendu quelques unes de mes aventures et rencontres mais aussi de faire part de mon ressenti des problèmes du monde via mes discussions avec les populations locales. L’objectif ne sera pas de répéter bêtement ce qui se dit dans les journaux mais de faire part de mes impressions et dialogues avec les populations du monde. Outre ce livre, il est possible qu’un documentaire sur le tour du monde en stop voit le jour. Affaire à suivre. C’est promis, je vous tiendrai au courant dès que le livre sera publié. Si certains d’entre vous souhaitent apporter votre contribution en lisant le livre avant publication et en me faisant part de vos commentaires, je suis plus que preneur.
Une fois le livre terminé, je continuerai de donner des conférences et à faire des apparitions médias cherchant à partager l’aventure, à faire passer des messages me paraissant importants et à faire la promotion de mon livre. Après cela, j’ai plusieurs pistes et projets en tête mais préfère prendre les choses les unes après les autres et vous informerai de mon futur en temps voulu
http://www.ludovichubler.com/ son recit final :
A ma famille, mes amis rencontrés avant et pendant ce tour du monde, aux personnes qui m’ont suivi et encouragé pendant ces 5 années d’errance autour de la planète, à vous tous lecteurs de mon site et de mes newsletters, Ca y est, la boucle est bouclée ! 5 ans jour pour jour après avoir quitté les montagnes des Alpes, me revoilà de retour au point de départ, à l’endroit même que j’avais quitté le 1er janvier 2003. J’avais alors 25 ans, j’en ai aujourd’hui 30. Ci-dessous, à gauche, vous verrez la première photo du tour du monde en stop prise le 1er janvier 2003. A droite, la dernière, 5 ans plus tard. A vous de juger si j’ai pris de l’âge...
Voyage en solo en Amérique latine
bonjour
je souhaite partir alone en amerique latine début septembre pour une période de 6 mois et pour une première expérience en solo : quelles difficultés serai-je amenée à rencontrer en tant que femme voyageant seule dans ces pays ?
merci pour vos réponses et bons voyages à tous
katia
je souhaite partir alone en amerique latine début septembre pour une période de 6 mois et pour une première expérience en solo : quelles difficultés serai-je amenée à rencontrer en tant que femme voyageant seule dans ces pays ?
merci pour vos réponses et bons voyages à tous
katia
Itinéraire 3 semaines au Guatemala en février 2014
Bonsoir à toutes et à tous,
Nous sommes un jeune couple dynamique ayant soif de découverte et de rencontre. Nous avons décider de nous rendre après beaucoup d'hésitation avec d'autres pays au Guatemala en février prochain pour 3 semaines.
Nous sommes donc en pleine recherche de notre itinéraire qui nous permettrai de voir beaucoup d'animaux pour Madame, de gravir le plus haut sommet et pourquoi pas plusieurs pour Monsieur et de découvrir un maximum en s’immisçant au plus prêt des habitants et de leurs cultures...
Pouvez-vous nous aider à faire une ébauche de notre itinéraire, avec les lieux à visiter, les évènements à ne pas manquer, les temps de déplacement, les lodges à privilégier, le budget... Tous les bons tuyaux sont les bienvenus... jusqu'au billet d'avion (où le prendre ? quand...)
Merci d'avance ami(e)s Voyageurs
A+ Tam et Tibo
Nous sommes un jeune couple dynamique ayant soif de découverte et de rencontre. Nous avons décider de nous rendre après beaucoup d'hésitation avec d'autres pays au Guatemala en février prochain pour 3 semaines.
Nous sommes donc en pleine recherche de notre itinéraire qui nous permettrai de voir beaucoup d'animaux pour Madame, de gravir le plus haut sommet et pourquoi pas plusieurs pour Monsieur et de découvrir un maximum en s’immisçant au plus prêt des habitants et de leurs cultures...
Pouvez-vous nous aider à faire une ébauche de notre itinéraire, avec les lieux à visiter, les évènements à ne pas manquer, les temps de déplacement, les lodges à privilégier, le budget... Tous les bons tuyaux sont les bienvenus... jusqu'au billet d'avion (où le prendre ? quand...)
Merci d'avance ami(e)s Voyageurs
A+ Tam et Tibo
Avis sur itinéraire au Costa Rica en mars 2011?
Bonjour,
Cela fait quelques semaines que je parcours ce forum et même s'il est riche en informations, j'aurais besoin de plus d'info sur certains sites pour être capable d'arbitrer. En bref, nous partons à deux, n'aimons pas spécialement les lieux bondés de touristes, sommes assez speed même en vacances (ah les parisiens ;) ) et je n'aime pas particulièrement les lieux ultra-balisés genre randonnée en rang d'oignons.
Mes voyages se tournaient plutôt vers l'Asie pour une raison de liberté, nous aimons beaucoup la location de mobylette pour silloner la campagne.
La mobylette pour le costa rica se transforme en location de 4*4, nous avons souhaité le louer dès notre arrivée pour pouvoir changer d'avis Facilement en fonction d'informations locales (météo, activité de volcan, confrontation à la réalité des sites).
Nous partons mi-mars au costa rica pour 16 jours sur place.
Voici ce que nous avons prévu pour l'instant : J0 : Arrivée - récupération de 4*4 J1 : Départ pour Puerto Jimenez J2 : Journée libre autour de puerto Jimenez pour se détendre (nous irions voir Cabo matalpo), peut-être chercher un guide (nous ne sommes pas hyper convaincu compte-tenu du budget). J3 : Puerto Jimenez-Los patos-La sirena J4 : La sirena J5 : La sirena J6 : La sirena -> Carate-> Puerto Jimenez Nous avons choisi de prendre notre temps à la Sirena (déjà réservé) en espérant que cela nous plaise quitte à partir plus tôt de la Sirena si cela ne nous convient pas.
Petites questions au passage: 1. nous allons transporter beaucoup de matériel photo, en cette saison et à marée basse ;), est ce que les passages dans l'eau sont longs ? (ca pèse lourd du matériel photo porté au dessus de la tête)
2. Voit-on facilement des animaux une fois arrivé à La sirena sans guide ? Pour le reste du parcours, suites aux discussions récentes sur ce forum et sur d'autres, j'ai pu constater que l'Arenal était encore actif mais son activité n'est plus visible, nous avons donc a priori décidé de ne pas y aller quitte à changer d'avis sur place.
D'autre part nous avions en tête de remonter après le Corcovado, la côté Pacifique mais mes lectures m'ont découragée à aller voir Manuel Antonio.Est ce que Manuel Antonio vaut vraiment le coup ? Les autres endroits que nous avions en tête pour les 10 jours restant étaient:
- Bahia drake : est ce que cela est intéressant si nous avons déjà fait le corcovado, y a t il des choses sympas à voir sur place ? quid des baleines en Mars ?
- Longer la côte Pacifique : est ce que la route a un intéret quelconque ou vaut il mieux optimiser le temps de trajet par l'inter-americana ?
- Parc Marino Ballena : Si retour du corcovado par la côté Pacifique et non l'inter-americana, est-ce que ce parc vaut le coup ? pour détente, snorkelling ? excursion sur isla del cano ?
- Mal Pais - Montezuma - Reserve Cabo Blanco en passant par le ferry de Puntarenas : ce coin a l air sympa, ca fait un 3eme bout du Costa Rica 😉, peut être un peu loin. Du coup, est ce que les plages "proches" du parc Rincon de la Vieja sont du même accabit ? (nord de Nicoya)
- Parc Rincon de la Vieja : Cela fait un détour, mais les avis ont l air unanimes. Combien de temps rester sur place ? 2j ? Combien de temps faut il compter pour se rendre la bas en partant du sud de la péninsule ? Doit-on reprendre le ferry en sens inverse ?
Je sais que cela fait beaucoup de questions mais vraiment j'ai beaucoup de mal à arbitrer et j'ai bien conscience que je ne peux pas tout faire.
Merci d'avance pour votre aide.
Cela fait quelques semaines que je parcours ce forum et même s'il est riche en informations, j'aurais besoin de plus d'info sur certains sites pour être capable d'arbitrer. En bref, nous partons à deux, n'aimons pas spécialement les lieux bondés de touristes, sommes assez speed même en vacances (ah les parisiens ;) ) et je n'aime pas particulièrement les lieux ultra-balisés genre randonnée en rang d'oignons.
Mes voyages se tournaient plutôt vers l'Asie pour une raison de liberté, nous aimons beaucoup la location de mobylette pour silloner la campagne.
La mobylette pour le costa rica se transforme en location de 4*4, nous avons souhaité le louer dès notre arrivée pour pouvoir changer d'avis Facilement en fonction d'informations locales (météo, activité de volcan, confrontation à la réalité des sites).
Nous partons mi-mars au costa rica pour 16 jours sur place.
Voici ce que nous avons prévu pour l'instant : J0 : Arrivée - récupération de 4*4 J1 : Départ pour Puerto Jimenez J2 : Journée libre autour de puerto Jimenez pour se détendre (nous irions voir Cabo matalpo), peut-être chercher un guide (nous ne sommes pas hyper convaincu compte-tenu du budget). J3 : Puerto Jimenez-Los patos-La sirena J4 : La sirena J5 : La sirena J6 : La sirena -> Carate-> Puerto Jimenez Nous avons choisi de prendre notre temps à la Sirena (déjà réservé) en espérant que cela nous plaise quitte à partir plus tôt de la Sirena si cela ne nous convient pas.
Petites questions au passage: 1. nous allons transporter beaucoup de matériel photo, en cette saison et à marée basse ;), est ce que les passages dans l'eau sont longs ? (ca pèse lourd du matériel photo porté au dessus de la tête)
2. Voit-on facilement des animaux une fois arrivé à La sirena sans guide ? Pour le reste du parcours, suites aux discussions récentes sur ce forum et sur d'autres, j'ai pu constater que l'Arenal était encore actif mais son activité n'est plus visible, nous avons donc a priori décidé de ne pas y aller quitte à changer d'avis sur place.
D'autre part nous avions en tête de remonter après le Corcovado, la côté Pacifique mais mes lectures m'ont découragée à aller voir Manuel Antonio.Est ce que Manuel Antonio vaut vraiment le coup ? Les autres endroits que nous avions en tête pour les 10 jours restant étaient:
- Bahia drake : est ce que cela est intéressant si nous avons déjà fait le corcovado, y a t il des choses sympas à voir sur place ? quid des baleines en Mars ?
- Longer la côte Pacifique : est ce que la route a un intéret quelconque ou vaut il mieux optimiser le temps de trajet par l'inter-americana ?
- Parc Marino Ballena : Si retour du corcovado par la côté Pacifique et non l'inter-americana, est-ce que ce parc vaut le coup ? pour détente, snorkelling ? excursion sur isla del cano ?
- Mal Pais - Montezuma - Reserve Cabo Blanco en passant par le ferry de Puntarenas : ce coin a l air sympa, ca fait un 3eme bout du Costa Rica 😉, peut être un peu loin. Du coup, est ce que les plages "proches" du parc Rincon de la Vieja sont du même accabit ? (nord de Nicoya)
- Parc Rincon de la Vieja : Cela fait un détour, mais les avis ont l air unanimes. Combien de temps rester sur place ? 2j ? Combien de temps faut il compter pour se rendre la bas en partant du sud de la péninsule ? Doit-on reprendre le ferry en sens inverse ?
Je sais que cela fait beaucoup de questions mais vraiment j'ai beaucoup de mal à arbitrer et j'ai bien conscience que je ne peux pas tout faire.
Merci d'avance pour votre aide.
Itinéraire, déplacements et logement au Costa Rica
Salut
Je pars au Costa Rica pour 2 semaines en juin-juillet. Quels endroits et activités me conseillez-vous, sachant qu'on ne rafolle pas des voyages extra touristiques. Connaissez-vous par exemple des petits villages qui pourraient être intéressants?
Quelles ont été vos plus belles expériences au Costa Rica?
Aussi, est-ce que vous avez des hotel assez 'routard' à me suggérer??
Ah oui, et est ce que le service d'autocar est bien??? Parce qu'aucune de nous ne sais conduire (eh oui...) et puis j'ai entendu dire qu'il n'y a plus de voie ferrer au costa rica... J'aimerais m'assurer qu'il est possible de se déplacer dans le pays assez facilement et pour pas trop cher.
Je pars au Costa Rica pour 2 semaines en juin-juillet. Quels endroits et activités me conseillez-vous, sachant qu'on ne rafolle pas des voyages extra touristiques. Connaissez-vous par exemple des petits villages qui pourraient être intéressants?
Quelles ont été vos plus belles expériences au Costa Rica?
Aussi, est-ce que vous avez des hotel assez 'routard' à me suggérer??
Ah oui, et est ce que le service d'autocar est bien??? Parce qu'aucune de nous ne sais conduire (eh oui...) et puis j'ai entendu dire qu'il n'y a plus de voie ferrer au costa rica... J'aimerais m'assurer qu'il est possible de se déplacer dans le pays assez facilement et pour pas trop cher.
Itinéraire 2 semaines au Costa Rica
Bonjour à tous,
Nous préparons avec ma compagne un voyage au Costa Rica de 2 semaines en mars 2017.
Nous avons déjà une idée assez précise de ce que nous voudrions faire et voir. Mais nous aurions besoin de vos avis et de votre aide pour finaliser notre itinéraire.
- Arrivée San Jose en fin de journée. Nuit à Alajuela (Base Chez Pierre) - Récupération voiture de location. Parc National Volcan Poas. La Paz Waterfall Gardens. Nuit à Vara Blanca Tiquicia Lodge - Cascade Del Toro. Route vers La Fortuna. Visite des alentours du volcan. Nuit au Castillo del Arenal. - Randonnée du Cerro Chato. Nuit au Castillo del Arenal. - Route vers volcan Tenorio et Rio Celeste. Visite des alentours sans se presser. Nuit vers le volcan Tenorio (Nacientes Lodge). - Randonnée volcan Tenorio et Rio Celeste. Départ vers Monteverde. Nuit à Camino Verde B&B. - Visite du Monteverde. Plantation de café si possible. Nuit au même endroit. - Route vers le Pacifique. Arrêt le long du Rio Tarcoles pour dire bonjour aux crocodiles. Nuit vers Parc Manuel Antonio. - Visite Parc Manuel Antonio. Snorkelling. Parcours Rainmaker (ponts suspendus). Nuit vers le parc.
Après cela, il nous reste 6 jours au Costa Rica. Nous aimerions aller sur la côte Atlantique et notamment vers Cahuita pour voir l'ambiance jamaïcaine a priori bien différente du reste du pays. Il faudrait donc que nous traversions le pays d'ouest en est. Nous avions envisagé nous arrêter au parc Corcovado mais je ne pense pas que nous aurons le temps puisqu'il aurait fallu y consacrer au moins 2 jours.
Nous voudrions donc savoir quelle serait la meilleur option pour traverser le pays, éventuellement nous arrêter dans un parc mais lequel (Le Chirripo a l'air bien mais pas sûr que ce soit nécessaire de s'y arrêter si ce n'est pas pour le gravir).
Nous aimerions également faire un peu de plongée. Est-il mieux de prévoir un jour supplémentaire sur la côte pacifique ou peut-on prévoir de plonger à Cahuita ?
Est-il nécessaire de prévoir du temps pour visiter San Jose ? Auquel cas, nous pourrions prévoir de visiter San Jose le dernier jour.
Pour ceux qui ont traversé au Panama, avez-vous des avis (intérêts, locomotion, ...) sachant que nous ne pouvons pas traverser en voiture de location ? Y a -t-il des choses à voir à la frontière ?
Merci pour vos réponses.
Nicolas et Stéphanie
Nous préparons avec ma compagne un voyage au Costa Rica de 2 semaines en mars 2017.
Nous avons déjà une idée assez précise de ce que nous voudrions faire et voir. Mais nous aurions besoin de vos avis et de votre aide pour finaliser notre itinéraire.
- Arrivée San Jose en fin de journée. Nuit à Alajuela (Base Chez Pierre) - Récupération voiture de location. Parc National Volcan Poas. La Paz Waterfall Gardens. Nuit à Vara Blanca Tiquicia Lodge - Cascade Del Toro. Route vers La Fortuna. Visite des alentours du volcan. Nuit au Castillo del Arenal. - Randonnée du Cerro Chato. Nuit au Castillo del Arenal. - Route vers volcan Tenorio et Rio Celeste. Visite des alentours sans se presser. Nuit vers le volcan Tenorio (Nacientes Lodge). - Randonnée volcan Tenorio et Rio Celeste. Départ vers Monteverde. Nuit à Camino Verde B&B. - Visite du Monteverde. Plantation de café si possible. Nuit au même endroit. - Route vers le Pacifique. Arrêt le long du Rio Tarcoles pour dire bonjour aux crocodiles. Nuit vers Parc Manuel Antonio. - Visite Parc Manuel Antonio. Snorkelling. Parcours Rainmaker (ponts suspendus). Nuit vers le parc.
Après cela, il nous reste 6 jours au Costa Rica. Nous aimerions aller sur la côte Atlantique et notamment vers Cahuita pour voir l'ambiance jamaïcaine a priori bien différente du reste du pays. Il faudrait donc que nous traversions le pays d'ouest en est. Nous avions envisagé nous arrêter au parc Corcovado mais je ne pense pas que nous aurons le temps puisqu'il aurait fallu y consacrer au moins 2 jours.
Nous voudrions donc savoir quelle serait la meilleur option pour traverser le pays, éventuellement nous arrêter dans un parc mais lequel (Le Chirripo a l'air bien mais pas sûr que ce soit nécessaire de s'y arrêter si ce n'est pas pour le gravir).
Nous aimerions également faire un peu de plongée. Est-il mieux de prévoir un jour supplémentaire sur la côte pacifique ou peut-on prévoir de plonger à Cahuita ?
Est-il nécessaire de prévoir du temps pour visiter San Jose ? Auquel cas, nous pourrions prévoir de visiter San Jose le dernier jour.
Pour ceux qui ont traversé au Panama, avez-vous des avis (intérêts, locomotion, ...) sachant que nous ne pouvons pas traverser en voiture de location ? Y a -t-il des choses à voir à la frontière ?
Merci pour vos réponses.
Nicolas et Stéphanie
Visite de Cuba du 11 août au 1er septembre 2012
Bonjour,
Nous venons d'arrêter notre choix sur Cuba pour nos vacances de cet été. Nous partirons donc du 11 aout au 1er septembre 2012. Première surprise le billet d'avion 😠 Très cher comparé à d'autres periodes ce qui mange pas mal notre budget.
Dans les grandes lignes pour le moment :
Arrivée à La Havane (je n'ai pas réussi à trouver Santiago dans les propositions de vols) Location d'une voiture à l'aéroport. Du 11 au 25 visite de Cuba
Nous avons déjà relevé pas mal d'endroit à visiter :
- La Havane / Trinidad / La vallée de Vinales / La région de Pinar del Rio / Varadero / La baie des Cochons / Cienfuegos / Santa Clara / Cayo Las Brujas / Moka Soroa / Baracoa / Santiago de Cuba
Du 25 au 1er Septembre une croisière pour visiter toutes les iles pendant 7 JOURS avec Catlante Croisières. Sur un catamaran à taille humaine. Cienfuegos / Cayo Guano Del Este / Playa Sirena / Cayo Rico / Quinto Canal / Recif Ballanetos - Cayo Largo Marina / Cayo Rosario / Cayo Estopita / Cayo Largo / Cayo Sal / Cienfuegos
Pour le moment rien est réservé !
Plusieurs questions : - Pour se loger, faut il reserver depuis la France ou directement sur Place dans les casa particular ? - Une croisière en Aout ne risque t'elle pas d'être cauchemardesque par rapport à la météo ? - Pourquoi n'avons nous pas trouvé Santiago de Cuba dans les vols depuis Paris ? - Si nous partons de La Havane, combien de temps faut il dans chaque lieu pour vraiment en faire le tour et en conserver un souvenir ? - Y'a t'il des endroits dans notre listes qui ne sont pas forcément très intéressants ? - De la Havane à Cienfuegos, y'a t'il un mode de transport approprié car nous rendrons certainement la voiture avant de partir pour la croisière.
Nous avons encore beaucoup d'interrogation ! Mais déjà c'est un bon début 🙂
Je continue de vous lire sur d'autres post pour tenter aussi de trouver des réponses à nos questions.
Merci MaliRod
Nous venons d'arrêter notre choix sur Cuba pour nos vacances de cet été. Nous partirons donc du 11 aout au 1er septembre 2012. Première surprise le billet d'avion 😠 Très cher comparé à d'autres periodes ce qui mange pas mal notre budget.
Dans les grandes lignes pour le moment :
Arrivée à La Havane (je n'ai pas réussi à trouver Santiago dans les propositions de vols) Location d'une voiture à l'aéroport. Du 11 au 25 visite de Cuba
Nous avons déjà relevé pas mal d'endroit à visiter :
- La Havane / Trinidad / La vallée de Vinales / La région de Pinar del Rio / Varadero / La baie des Cochons / Cienfuegos / Santa Clara / Cayo Las Brujas / Moka Soroa / Baracoa / Santiago de Cuba
Du 25 au 1er Septembre une croisière pour visiter toutes les iles pendant 7 JOURS avec Catlante Croisières. Sur un catamaran à taille humaine. Cienfuegos / Cayo Guano Del Este / Playa Sirena / Cayo Rico / Quinto Canal / Recif Ballanetos - Cayo Largo Marina / Cayo Rosario / Cayo Estopita / Cayo Largo / Cayo Sal / Cienfuegos
Pour le moment rien est réservé !
Plusieurs questions : - Pour se loger, faut il reserver depuis la France ou directement sur Place dans les casa particular ? - Une croisière en Aout ne risque t'elle pas d'être cauchemardesque par rapport à la météo ? - Pourquoi n'avons nous pas trouvé Santiago de Cuba dans les vols depuis Paris ? - Si nous partons de La Havane, combien de temps faut il dans chaque lieu pour vraiment en faire le tour et en conserver un souvenir ? - Y'a t'il des endroits dans notre listes qui ne sont pas forcément très intéressants ? - De la Havane à Cienfuegos, y'a t'il un mode de transport approprié car nous rendrons certainement la voiture avant de partir pour la croisière.
Nous avons encore beaucoup d'interrogation ! Mais déjà c'est un bon début 🙂
Je continue de vous lire sur d'autres post pour tenter aussi de trouver des réponses à nos questions.
Merci MaliRod
Avis sur budget de 35€ par jour en Asie du Sud-Est
Bonjour, je pars en Asie: Birmanie, Thaïlande, Laos Cambodge, Philippines, Indonésie sur plusieurs mois. Je prévois un budget de 35€ par jour (logement, repas, transports terrestres ou ferrys, visites, quelques cocas et bières). Je comprend évidement que le coût de la vie change grandement entre les pays c'est donc une moyenne qui pourra être vue un peu à la hausse dans les pays plus chers, et à la baisse dans les moins chers... J'ai un budget à part de 2000€ pour les connections en avion entre les différents pays. Notamment vers la Birmanie, et Philippines, et une autre enveloppe de 2000€ pour des extras (plongées), ou en secours...
Est-ce que des gens ont voyagé récemment dans ces pays avec un budget de ce genre? Je voulais savoir à quoi m'attendre, est-ce que je vais devoir me contenter de guesthouses très basiques ou dortoirs, et de manger dans la rue tout le temps? Ou est ce que ce budget me permettrait quelques extras (bières, restos, soirées, location de scoot, massages, petites balades en bateau, etc...) Pour info, à Bali/Lombok, avec 25€ par jour j'étais tout confort, avec la mobylette et tout ça:)
Je sais que les questions budgets dépendent de ce que l'on en envie de faire, mais vu que c'est une limite pour moi, je voulais plutôt savoir quel style de vie je pourrais avoir avec ce budget? Dans quels pays je serais à l'aise? Dans quel pays ce sera plus roots en mode serrage de ceinture?
Merci beaucoup pour vos retours!
Est-ce que des gens ont voyagé récemment dans ces pays avec un budget de ce genre? Je voulais savoir à quoi m'attendre, est-ce que je vais devoir me contenter de guesthouses très basiques ou dortoirs, et de manger dans la rue tout le temps? Ou est ce que ce budget me permettrait quelques extras (bières, restos, soirées, location de scoot, massages, petites balades en bateau, etc...) Pour info, à Bali/Lombok, avec 25€ par jour j'étais tout confort, avec la mobylette et tout ça:)
Je sais que les questions budgets dépendent de ce que l'on en envie de faire, mais vu que c'est une limite pour moi, je voulais plutôt savoir quel style de vie je pourrais avoir avec ce budget? Dans quels pays je serais à l'aise? Dans quel pays ce sera plus roots en mode serrage de ceinture?
Merci beaucoup pour vos retours!
Eté 2015: De Boston à Chicago via la province du Québec
Bonjour à toutes et à tous,
Pas sûr que ce soit la bonne période pour poster un carnet de voyage, les feuilles de route doivent être prêtes pour celles et ceux qui envisagent ce genre de périple. Mais bon, ça servira pour plus tard 😛
Données générales Période du voyage : du 1er au 22 Août 2015.
Nous : un couple 56 ans, touristes « lambda ». En ville : pas trop musées. En campagne : pas trop randonneurs. Mais nous aimons prendre notre temps, nous sommes capables d’attendre ¼ d’h pour faire une photo qui nous convienne et nous apprécions également nous « perdre au détour d’un chemin ou d’une rue ». Ces remarques ne sont pas neutres car ça signifie que les temps de visites qui seront indiqués sont sans doute comparables à ceux de voyageurs qui visitent, crapahutent, mais approfondissement peu.
Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Boston – Cape Cod – Salem – Quebec – Chemin du Roy – Gananoque (les Mille Iles) - Montreal – Toronto – Niagara falls – Detroit (Dearborn) - Chicago - Milwaukee
Véhicule loué : SUV Familial (surclassement) Kia Sorento. Beaucoup de place mais aucun charme. Consommation raisonnable (10, l aux 100km, soit 24 Miles Per Galon). Satisfera jusqu’à une famille de 4.
Comme les années précédentes, les points importants ont été saisis en amont dans notre GPS. Je rappellerai que ce travail assez lourd présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - C’est aussi une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt !
Hôtellerie : Depuis des années, notre choix s’établit pour des hôtels petit déjeuner inclus en périphérie de ville. Pour le coût et les équipements souvent complets (réfrigérateur, micro-onde) permettant des économies sur la restauration. Réservations faites « tardivement » (fin janvier) par rapport à nos habitudes (plutôt vers novembre), mais nous aurons pu réserver à des tarifs satisfaisants. Comme pour nos carnets précédents, vous constaterez peut-être que les avis donnés sur les hôtels sont globalement positifs. Je ne pense pas être particulièrement tolérant. Non ! Ce serait même plutôt le contraire : j’aime en avoir pour mon argent. J’attribue plutôt cela à de longues recherches préalables en lisant ce que disent les forumeurs/meuses sur VF et d’autres sites nous ayant permis de faire de « bons choix » (compte tenu de nos critères).
Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement pour ce séjour plutôt urbain, à part pour la location de voiture, nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres voyages plus « nature » (Parcs Nationaux) aux US.
Pourquoi cet équilibre ? Si on raisonne en $ (pour s’affranchir du taux de change), l’hôtellerie (Confer nos choix au paragraphe précédant) et les courses pour les repas nous auront coûté moins cher qu’un séjour dans les parcs, mais il faut ajouter les parkings, les visites. C’est cependant à tempérer car nous avons vraiment fait le minimum d’activités payantes. Le budget grimpera vite en multipliant les visites de musées, ballades sur l’eau, etc …
A part pour l’hôtellerie, la vie dans la province du Québec nous a semblé chère (plus chère qu’aux USA) malgré un taux de change plutôt avantageux. Suite à une première expérience de ce type en Colombie Britannique, nous avons fait le max de courses et le plein d’essence avant de traverser la frontière, c’est toujours ça de gagné !
Bonnes surprises durant ces 3 semaines en ayant bien suivi les conseils sur le forum (MERCI à vous toutes et tous !!!!) : 1) Avec un peu de recherche le budget parking en ville est resté raisonnable : 75 euros 2) Budget péage également maîtrisé : 13 euros sans jamais utiliser le pass.
Pour les incontournables : - Vol multi-destinations pour Boston et retour par Tampa (Floride) : 1335 euros par personne - Location de voiture (SUV Intermédiaire genre Ford Escape) chez Avis : 1250euros. Montant élevé, je m’en étais inquiété sur ce sujet mais ça semble « normal » dans le Nord Est. A noter que Avis, outre la sécurité apportée par une « grande marque » était bien placé côté tarifs en profitant des codes de réduction fournis par le membre jpg13 ! Merci à toi, l’Ami. - Essence 354 euros pour 4700km. Je ne sais pas si c’est la baisse du pétrole ou le développement de la fracturation hydraulique, mais au moins cher j’ai eu le Regular à $2.08 le galon !!! (soit 0,5 euros du litre !). Au Canada, compter plutôt $CAN 1,15 le litre, soit 84cts d’euros.
Important pour la location de voiture avec passage USA => Canada : Lorsque j’ai signalé à Avis que nous passions par le Canada, ils m’ont remis une attestation pour l’assurance responsabilité civile. Avis m’a affirmé que le pass pour les péages d’autoroutes fonctionnait autant aux USA qu’au Canada. Je ne peux confirmer, ne l’ayant pas utilisé.
Shopping et outlets seront faits ensuite dans la seconde partie du voyage (pas détaillée ici) en Floride. Mais pas d’angoisse : le Nord Est est bien pourvu de tous ces Malls, y compris dans les états n’appliquant pas de TVA !
Comme pour le précédent, j’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles !). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !
Guides touristiques utilisés pour la préparation : Outre les précieux conseils du forum 😎 nous avons utilisé :
Le Guide du Routard USA Nord Est qui intègre Chicago, mais pas Detroit, Le Guide Bleu Michelin Côte Est et Sud qui lui aussi intègre Chicago, mais pas Detroit Le Guide du Routard Québec, Ontario et Provinces maritimes.
Finalement, a posteriori, je m’aperçois que pour Detroit mes seules sources d’infos auront été le forum ! Petite astuce perso : sachant que nous avions aussi les guides Floride, plutôt que de transporter des kg de documentation, nous avons photocopiées les parties qui nous intéressaient.
Malgré le GPS en qui j’ai toute confiance et que je suis aveuglément, nous avions aussi la carte USA – Canada. D’expérience, ça aide parfois pour avoir une vision globale (parcours alternatif, choix de dernière minute, …). Et pour rêver aux destinations passées et/ou futures lors des pauses !
Vu le sujet et par respect pour nos ami(e)s Québéquois(es) qui se battent pour le maintien de la langue Française, j’ai essayé de supprimer le maximum d’anglissismes ! Exercice intéressant, pas toujours facile, je l’avoue ! Désolé si je n’y suis pas toujours parvenu 😊
Le circuit donne globalement cela :

Et important à retenir pour la feuille de route et plus globalement pour tous les documents nécessaires : Je perds le dossier le premier jour. Même pas peur, je l’ai en copie sur ma clé USB et je vais l’imprimer depuis l’ordinateur de l’hôtel. Fier de mon organisation, je lance l’impression et … l’ordinateur ne reconnait pas ma version de « Word » 🤪 … Et j’ai oublié de l’enregistrer au format pdf, ce que je conseille toujours sur le forum!!! Nous avons trouvé une solution, mais quel ballot 🏴☠️
Avant d'entrer dans les détails : Rappelons pourquoi nous serons quand même obligés de rentrer en France (je triche, photo faite à Québec) :

A suivre ...
Pas sûr que ce soit la bonne période pour poster un carnet de voyage, les feuilles de route doivent être prêtes pour celles et ceux qui envisagent ce genre de périple. Mais bon, ça servira pour plus tard 😛
Données générales Période du voyage : du 1er au 22 Août 2015.
Nous : un couple 56 ans, touristes « lambda ». En ville : pas trop musées. En campagne : pas trop randonneurs. Mais nous aimons prendre notre temps, nous sommes capables d’attendre ¼ d’h pour faire une photo qui nous convienne et nous apprécions également nous « perdre au détour d’un chemin ou d’une rue ». Ces remarques ne sont pas neutres car ça signifie que les temps de visites qui seront indiqués sont sans doute comparables à ceux de voyageurs qui visitent, crapahutent, mais approfondissement peu.
Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Boston – Cape Cod – Salem – Quebec – Chemin du Roy – Gananoque (les Mille Iles) - Montreal – Toronto – Niagara falls – Detroit (Dearborn) - Chicago - Milwaukee
Véhicule loué : SUV Familial (surclassement) Kia Sorento. Beaucoup de place mais aucun charme. Consommation raisonnable (10, l aux 100km, soit 24 Miles Per Galon). Satisfera jusqu’à une famille de 4.
Comme les années précédentes, les points importants ont été saisis en amont dans notre GPS. Je rappellerai que ce travail assez lourd présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - C’est aussi une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt !
Hôtellerie : Depuis des années, notre choix s’établit pour des hôtels petit déjeuner inclus en périphérie de ville. Pour le coût et les équipements souvent complets (réfrigérateur, micro-onde) permettant des économies sur la restauration. Réservations faites « tardivement » (fin janvier) par rapport à nos habitudes (plutôt vers novembre), mais nous aurons pu réserver à des tarifs satisfaisants. Comme pour nos carnets précédents, vous constaterez peut-être que les avis donnés sur les hôtels sont globalement positifs. Je ne pense pas être particulièrement tolérant. Non ! Ce serait même plutôt le contraire : j’aime en avoir pour mon argent. J’attribue plutôt cela à de longues recherches préalables en lisant ce que disent les forumeurs/meuses sur VF et d’autres sites nous ayant permis de faire de « bons choix » (compte tenu de nos critères).
Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement pour ce séjour plutôt urbain, à part pour la location de voiture, nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres voyages plus « nature » (Parcs Nationaux) aux US.
Pourquoi cet équilibre ? Si on raisonne en $ (pour s’affranchir du taux de change), l’hôtellerie (Confer nos choix au paragraphe précédant) et les courses pour les repas nous auront coûté moins cher qu’un séjour dans les parcs, mais il faut ajouter les parkings, les visites. C’est cependant à tempérer car nous avons vraiment fait le minimum d’activités payantes. Le budget grimpera vite en multipliant les visites de musées, ballades sur l’eau, etc …
A part pour l’hôtellerie, la vie dans la province du Québec nous a semblé chère (plus chère qu’aux USA) malgré un taux de change plutôt avantageux. Suite à une première expérience de ce type en Colombie Britannique, nous avons fait le max de courses et le plein d’essence avant de traverser la frontière, c’est toujours ça de gagné !
Bonnes surprises durant ces 3 semaines en ayant bien suivi les conseils sur le forum (MERCI à vous toutes et tous !!!!) : 1) Avec un peu de recherche le budget parking en ville est resté raisonnable : 75 euros 2) Budget péage également maîtrisé : 13 euros sans jamais utiliser le pass.
Pour les incontournables : - Vol multi-destinations pour Boston et retour par Tampa (Floride) : 1335 euros par personne - Location de voiture (SUV Intermédiaire genre Ford Escape) chez Avis : 1250euros. Montant élevé, je m’en étais inquiété sur ce sujet mais ça semble « normal » dans le Nord Est. A noter que Avis, outre la sécurité apportée par une « grande marque » était bien placé côté tarifs en profitant des codes de réduction fournis par le membre jpg13 ! Merci à toi, l’Ami. - Essence 354 euros pour 4700km. Je ne sais pas si c’est la baisse du pétrole ou le développement de la fracturation hydraulique, mais au moins cher j’ai eu le Regular à $2.08 le galon !!! (soit 0,5 euros du litre !). Au Canada, compter plutôt $CAN 1,15 le litre, soit 84cts d’euros.
Important pour la location de voiture avec passage USA => Canada : Lorsque j’ai signalé à Avis que nous passions par le Canada, ils m’ont remis une attestation pour l’assurance responsabilité civile. Avis m’a affirmé que le pass pour les péages d’autoroutes fonctionnait autant aux USA qu’au Canada. Je ne peux confirmer, ne l’ayant pas utilisé.
Shopping et outlets seront faits ensuite dans la seconde partie du voyage (pas détaillée ici) en Floride. Mais pas d’angoisse : le Nord Est est bien pourvu de tous ces Malls, y compris dans les états n’appliquant pas de TVA !
Comme pour le précédent, j’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles !). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !
Guides touristiques utilisés pour la préparation : Outre les précieux conseils du forum 😎 nous avons utilisé :
Le Guide du Routard USA Nord Est qui intègre Chicago, mais pas Detroit, Le Guide Bleu Michelin Côte Est et Sud qui lui aussi intègre Chicago, mais pas Detroit Le Guide du Routard Québec, Ontario et Provinces maritimes.
Finalement, a posteriori, je m’aperçois que pour Detroit mes seules sources d’infos auront été le forum ! Petite astuce perso : sachant que nous avions aussi les guides Floride, plutôt que de transporter des kg de documentation, nous avons photocopiées les parties qui nous intéressaient.
Malgré le GPS en qui j’ai toute confiance et que je suis aveuglément, nous avions aussi la carte USA – Canada. D’expérience, ça aide parfois pour avoir une vision globale (parcours alternatif, choix de dernière minute, …). Et pour rêver aux destinations passées et/ou futures lors des pauses !
Vu le sujet et par respect pour nos ami(e)s Québéquois(es) qui se battent pour le maintien de la langue Française, j’ai essayé de supprimer le maximum d’anglissismes ! Exercice intéressant, pas toujours facile, je l’avoue ! Désolé si je n’y suis pas toujours parvenu 😊
Le circuit donne globalement cela :

Et important à retenir pour la feuille de route et plus globalement pour tous les documents nécessaires : Je perds le dossier le premier jour. Même pas peur, je l’ai en copie sur ma clé USB et je vais l’imprimer depuis l’ordinateur de l’hôtel. Fier de mon organisation, je lance l’impression et … l’ordinateur ne reconnait pas ma version de « Word » 🤪 … Et j’ai oublié de l’enregistrer au format pdf, ce que je conseille toujours sur le forum!!! Nous avons trouvé une solution, mais quel ballot 🏴☠️
Avant d'entrer dans les détails : Rappelons pourquoi nous serons quand même obligés de rentrer en France (je triche, photo faite à Québec) :

A suivre ...
Voyage à Madagascar seule
Bonjour à tous,
je serais à Madagascar du 10 au 20 juillet 18. Que pouvez-me conseillez en sachant que je suis seule ? je suis sportive et j'aime marcher. merci pour vos réponses.
je serais à Madagascar du 10 au 20 juillet 18. Que pouvez-me conseillez en sachant que je suis seule ? je suis sportive et j'aime marcher. merci pour vos réponses.
Film: "Into The Wild"
J'viens de voir la présentation du nouveau film de seann pen qui "a l'air" pas mal du tout, c Into The Wild.
Un jeune qui part a la découverte du monde et de lui même. Histoire vrai dont l'issue est bien sombre...c juste un ressenti en ayant vu la bande annonce, a voir il sort le 9 janvier prochain...
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉
@+++
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien m��ritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d���un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien m��ritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d���un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Investir ou partir au Costa Rica: autre regard
Bonjour,
Je ne ferai qu'aborder l'investissement au costa rica, par un abord critique mais sincre, car je pense qu'il faut contrebalancer l'aspect commercial "rose" de sites d'agences immobilires françaises et étrangres. Celles ci dépeignent tellement faussement la réalité que je ne peux m'empécher d'ajouter mon grain de sel. J'ai bien peur que ceux qui rvent de "développement durable" ou cohérent partent en courant, mais il faut bien dire l'envers de la monnaie ! Désolé si les propos qui suivent vous choquent, mais ils sont tous vérifiables. Pardon aussi mes amis et famille vivant au costa rica ou aux gens ne procédant pas de la mme manire, intégrés profondément depuis 20 ans, ayant fait de belles choses ou combattant pour la conservation des richesses naturelles et sociales de ce pays face l'afflux des nouveaux riches.
Avant toute chose, je vous invite séjourner au minimum 6 mois dans le pays afin de voir si vous pouvez vous adapter aux mentalités, sachant qu'elles évoluent localement vitesse grand V vers une indifférence (et aujourd'hui une xénophobie ressentie dans certaines attitudes san josé) causée par l'abondance d'étrangers les mains dans les poches sirotant une pia colada servie par de gentils costariciens. Il y a encore 2 ans, la situation était différente, les projets touristiques moins fous. Aujourd’hui les gringos et européens sont toujours le plus souvent salués d'un sourire, qui reste ancré dans les moeurs d’hospitalité des costariciens, mais les motivations profondes de ces sourires ont évolué et cela est fortement compréhensible malgré la haute valeur du respect de son prochain du costaricien, les étrangers se partageant allégrément le pays et provoquant une pénurie de ressources obligeant des projets néfastes l’environnement.
L'inflation des prix aujourd'hui exagérés pour la plupart des familles, le foncier qui a multiplié jusqu' 1000 en 10 ans, les routes qui se sont améliorées pour de nouveaux 4x4 surpuissants roulant 120 sans respect de son prochain ni de celui qu'ils empoussirent sur le bas coté, tout cela en raison des étrangers qui ont la monnaie pour se payer le soleil, qui profite aussi des costariciens surfant sur la vague, souvent sans foi ni loi sinon la leur et celle de leur 4x4. C’est cela l’évolution du tourisme aujourd’hui au costa rica.
Quelques petits faits : Pacifique nord (province du guanacaste) : "guanacaste ya no pertenece a los ticos" disent les ticos, dans une province o la région cotire a multiplié jusqu' 1000 en 10 ans. Aujourd'hui, les villas luxueuses exigeant de l'air conditionné sont la cause en saison sche de coupures de courant dans la capitale, sans préavis, d'une matinée ou d'un aprs midi o un boulanger, un mécano, arrtent donc de travailler; 10000 ha devraient tre noyées d'ici peu pour subvenir aux besoins en eau faramineux des nouveaux colons (projet dikis + caraibe sud) dans des régions bien sur habitées o il est question de déplacer des villages, chose qui a déja été faite sans sommation plusieurs reprises notamment dans le Pacifique sud.
Un fait parmi d’autres, le costa rica étant une montagne dans la mer, les sources alimentent directement les villages en contrebas. Les cultures d'ananas, de banane ou de café, le manque de stations d'épurations des maisons et hotels, font que nombre de ces eaux sont contaminées. Les eaux encore pures qui descendent de la montagne directement vers la plupart des villages costariciens sont souvent prélevées la source par des aqueducs emmenant l'eau dans des zones résidentielles luxueuses, en bord de mer, avec piscine, etc. La loi costaricienne stipulant que l'eau est le bien de tous, un projet d'aqueduc devant alimenter 74 hotels en construction sur une zone déja saturée dans le pacifique nord a été stoppé. C'est une premire, une goutte d’eau et une victoire, pour le costa rica et les défenseurs de ses ressources naturelles. Le grain de sable qui cache la plage.
Il ne faut pas oublier qu'en amérique, l'argent et l'opportunisme sont rois. Et qu’ici comme ailleurs, l’installation de riches, qui ne se rendent pas compte de leurs impacts diffus, a pour conséquence que les pauvres trinquent ou ont des miettes.
Je crois en un autre développement qui ne passera que par une autre conscience intérieure qui est loin de l’esprit de la plupart des gens se rendant au costa rica et investissant dans la propriété privée.
Quelques exemples et actualités de dernire minute montrant le peu de conscience de ceux qui participent au boom immobilier actuel :
- manuel antonio : projet de fermeture du Parc au 26/02 reporté de 3 mois (eaux noires se déversant dans le Parc, contamination des eaux trs élevées, alors que le parc rapporte en entrées plus de 1000 millions de colons par an!). La faune de ce Parc n'est plus équilibrée : les singes tte blanche n'ont qu'une zone restreinte pour se reproduire, le parc est petit et la pression humaine de plusieurs centaines de visiteurs émerveillés par jour qui leur donne des ailes de poulet du KFC du coin rendent les singes agressifs, dépendants. C'est un exemple de la surfréquentation actuelle d'un Parc et du peu de souci de développement durable, d'autres exemples existent, faune déplacée qui prend le territoire d'une autre, etc.
- allez faire un tour sur ce beau projet immobilier dans un endroit comme tant d'autres qui mle pécheurs précaires et immobilier luxueux dans la caraibe sud : Ne peut il pas y avoir un autre développement que celui l? http://www.islamoin.com/http://www.islamoin.com/
- "nous proposons des propriétés harmonieusement intégrées dans le paysage du Pacifique Sud et dans le plus grand respect de la nature." nous dit immobiliercostarica.net
"Allons nous laisser longtemps encore les Nord Américains tout acheter dans ce pays pour ensuite nous revendre des morceaux B prix d'or. Dans cinq ans, il sera trop tard pour investir au Costa Rica." nous dit terre de rves. Je ne fais que citer, sans commentaires, vous d'aller vérifier avec leurs informations et les miennes.
- Dans la vallée centrale, les condos et édifices fleurissent des prix exhorbitants : $500000 l'appartement est monnaie courante, certains ticos aussi surfent sur la vague du tourisme et s'en mettent plein les poches, au détriment d’autres valeurs et d’autres rapports humains. J'ai entendu dire que Mel Gibson a failli racheter Bahia Pirata Corcovado 7 millions de dollars mais a choisi finalement le nord moins pluvieux ... et c'est un costaricien qui a acheté la baie plus cher encore ! La photo de la zone vierge, vue d'avion fait envie, mais en fait le but est d'y construire un bel hotel 5 étoiles.
- Vous voulez savoir quelle est l'opinion de costariciens sur le sujet dont nous traitons? Allez voir la tribune de Teletica par exemple, "una mentira color verde".
http://www.teletica.com/blogs/?id=MzM=
Alors, quoi penser aprs cette lecture?
Que tout d'abord la nature est fragile, et trs fragilisée au costa rica en raison de l'installation massive et anarchique de projets ne respectant aucune rgle, facilités en cela par un état perméable et opportuniste. Qui se réveille parfois, parfois ... Que s'installer dans un pays avec de bonnes intentions sans le connaitre, c'est comme vouloir emmener des puits en Afrique sans savoir ce que recherche la population. Le péché d’ignorance a de grandes conséquences sur ses finances et sa propre vie lorsqu’on investit tout son argent parce qu’on a été séduit par un coucher de soleil ou la douceur du climat. Il est égoiste s’il ne prend en compte que son plaisir personnel et ne se penche pas sincrement sur les réalité\pard cs2 s des gens autour. Ces réalités s'en trouvent modifiées, dégradées ou bien au contraire enrichies, cela dépend de la conscience avec laquelle on décide d'agir. Or en ce moment, la conscience est absente des projets immobiliers au costa rica ... alors attention, pour vous, pour le pays et pour les autres, ce que vous entreprenez. Et surtout, ne mettez pas sur le compte de votre retraite dorée un quelconque soupçon de “durabilité” ou “conscience”, ce serait discréditer des projets qui eux, en ont, des gens qui agissent dans l’ombre sans parachute doré. Assumez votre choix, comme on peut assumer toute décision n’allant pas dans le sens des équilibres entre les hommes et avec la nature.
"Je suis vie au milieu d’autres vies qui veulent vivre" dit Albert Schweitzer et "nul n’a le droit d’Ltre heureux tout seul". Cela est particulirement prendre en compte lorsqu'on veut s'installer dans un pays o le salaire oscille autour de $400 par mois en moyenne et o les mentalités n'ont rien voir avec les notres, subtilement parlant. Or s'installer est un acte durable, et ces subtilités sont celles qui font que l'on reste ou pas dans le pays, que l'on y reçoit de la chaleur humaine ou de l'indifférence, que l'expérience est géniale ou catastrophique.
Des français réussissent B s’intégrer et B Ltre heureux au costa rica ou ailleurs, nombre d’entre eux y vit simplement et ne voit pas ce qu’il y a de mal ça, tant mieux pour eux. S’il ne prennent pas en compte des paramtres comme écrit plus haut, tant pis pour les autres. A vous de voir. J'espre vous avoir apporté un regard critique. Bonne chance vous si vous y allez, dans ce pays auquel je suis trs attaché, o on trouve le meilleur comme le pire. Merci d'y regarder les choses avec un oeil neuf, loin des valeurs de contrôle et de possession importés de la vieille europe, dans une conscience plus profonde et constructive, car si vous y allez, vous ferez aussi partie de ceux qui construisent l’avenir du pays.
Je ne ferai qu'aborder l'investissement au costa rica, par un abord critique mais sincre, car je pense qu'il faut contrebalancer l'aspect commercial "rose" de sites d'agences immobilires françaises et étrangres. Celles ci dépeignent tellement faussement la réalité que je ne peux m'empécher d'ajouter mon grain de sel. J'ai bien peur que ceux qui rvent de "développement durable" ou cohérent partent en courant, mais il faut bien dire l'envers de la monnaie ! Désolé si les propos qui suivent vous choquent, mais ils sont tous vérifiables. Pardon aussi mes amis et famille vivant au costa rica ou aux gens ne procédant pas de la mme manire, intégrés profondément depuis 20 ans, ayant fait de belles choses ou combattant pour la conservation des richesses naturelles et sociales de ce pays face l'afflux des nouveaux riches.
Avant toute chose, je vous invite séjourner au minimum 6 mois dans le pays afin de voir si vous pouvez vous adapter aux mentalités, sachant qu'elles évoluent localement vitesse grand V vers une indifférence (et aujourd'hui une xénophobie ressentie dans certaines attitudes san josé) causée par l'abondance d'étrangers les mains dans les poches sirotant une pia colada servie par de gentils costariciens. Il y a encore 2 ans, la situation était différente, les projets touristiques moins fous. Aujourd’hui les gringos et européens sont toujours le plus souvent salués d'un sourire, qui reste ancré dans les moeurs d’hospitalité des costariciens, mais les motivations profondes de ces sourires ont évolué et cela est fortement compréhensible malgré la haute valeur du respect de son prochain du costaricien, les étrangers se partageant allégrément le pays et provoquant une pénurie de ressources obligeant des projets néfastes l’environnement.
L'inflation des prix aujourd'hui exagérés pour la plupart des familles, le foncier qui a multiplié jusqu' 1000 en 10 ans, les routes qui se sont améliorées pour de nouveaux 4x4 surpuissants roulant 120 sans respect de son prochain ni de celui qu'ils empoussirent sur le bas coté, tout cela en raison des étrangers qui ont la monnaie pour se payer le soleil, qui profite aussi des costariciens surfant sur la vague, souvent sans foi ni loi sinon la leur et celle de leur 4x4. C’est cela l’évolution du tourisme aujourd’hui au costa rica.
Quelques petits faits : Pacifique nord (province du guanacaste) : "guanacaste ya no pertenece a los ticos" disent les ticos, dans une province o la région cotire a multiplié jusqu' 1000 en 10 ans. Aujourd'hui, les villas luxueuses exigeant de l'air conditionné sont la cause en saison sche de coupures de courant dans la capitale, sans préavis, d'une matinée ou d'un aprs midi o un boulanger, un mécano, arrtent donc de travailler; 10000 ha devraient tre noyées d'ici peu pour subvenir aux besoins en eau faramineux des nouveaux colons (projet dikis + caraibe sud) dans des régions bien sur habitées o il est question de déplacer des villages, chose qui a déja été faite sans sommation plusieurs reprises notamment dans le Pacifique sud.
Un fait parmi d’autres, le costa rica étant une montagne dans la mer, les sources alimentent directement les villages en contrebas. Les cultures d'ananas, de banane ou de café, le manque de stations d'épurations des maisons et hotels, font que nombre de ces eaux sont contaminées. Les eaux encore pures qui descendent de la montagne directement vers la plupart des villages costariciens sont souvent prélevées la source par des aqueducs emmenant l'eau dans des zones résidentielles luxueuses, en bord de mer, avec piscine, etc. La loi costaricienne stipulant que l'eau est le bien de tous, un projet d'aqueduc devant alimenter 74 hotels en construction sur une zone déja saturée dans le pacifique nord a été stoppé. C'est une premire, une goutte d’eau et une victoire, pour le costa rica et les défenseurs de ses ressources naturelles. Le grain de sable qui cache la plage.
Il ne faut pas oublier qu'en amérique, l'argent et l'opportunisme sont rois. Et qu’ici comme ailleurs, l’installation de riches, qui ne se rendent pas compte de leurs impacts diffus, a pour conséquence que les pauvres trinquent ou ont des miettes.
Je crois en un autre développement qui ne passera que par une autre conscience intérieure qui est loin de l’esprit de la plupart des gens se rendant au costa rica et investissant dans la propriété privée.
Quelques exemples et actualités de dernire minute montrant le peu de conscience de ceux qui participent au boom immobilier actuel :
- manuel antonio : projet de fermeture du Parc au 26/02 reporté de 3 mois (eaux noires se déversant dans le Parc, contamination des eaux trs élevées, alors que le parc rapporte en entrées plus de 1000 millions de colons par an!). La faune de ce Parc n'est plus équilibrée : les singes tte blanche n'ont qu'une zone restreinte pour se reproduire, le parc est petit et la pression humaine de plusieurs centaines de visiteurs émerveillés par jour qui leur donne des ailes de poulet du KFC du coin rendent les singes agressifs, dépendants. C'est un exemple de la surfréquentation actuelle d'un Parc et du peu de souci de développement durable, d'autres exemples existent, faune déplacée qui prend le territoire d'une autre, etc.
- allez faire un tour sur ce beau projet immobilier dans un endroit comme tant d'autres qui mle pécheurs précaires et immobilier luxueux dans la caraibe sud : Ne peut il pas y avoir un autre développement que celui l? http://www.islamoin.com/http://www.islamoin.com/
- "nous proposons des propriétés harmonieusement intégrées dans le paysage du Pacifique Sud et dans le plus grand respect de la nature." nous dit immobiliercostarica.net
"Allons nous laisser longtemps encore les Nord Américains tout acheter dans ce pays pour ensuite nous revendre des morceaux B prix d'or. Dans cinq ans, il sera trop tard pour investir au Costa Rica." nous dit terre de rves. Je ne fais que citer, sans commentaires, vous d'aller vérifier avec leurs informations et les miennes.
- Dans la vallée centrale, les condos et édifices fleurissent des prix exhorbitants : $500000 l'appartement est monnaie courante, certains ticos aussi surfent sur la vague du tourisme et s'en mettent plein les poches, au détriment d’autres valeurs et d’autres rapports humains. J'ai entendu dire que Mel Gibson a failli racheter Bahia Pirata Corcovado 7 millions de dollars mais a choisi finalement le nord moins pluvieux ... et c'est un costaricien qui a acheté la baie plus cher encore ! La photo de la zone vierge, vue d'avion fait envie, mais en fait le but est d'y construire un bel hotel 5 étoiles.
- Vous voulez savoir quelle est l'opinion de costariciens sur le sujet dont nous traitons? Allez voir la tribune de Teletica par exemple, "una mentira color verde".
http://www.teletica.com/blogs/?id=MzM=
Alors, quoi penser aprs cette lecture?
Que tout d'abord la nature est fragile, et trs fragilisée au costa rica en raison de l'installation massive et anarchique de projets ne respectant aucune rgle, facilités en cela par un état perméable et opportuniste. Qui se réveille parfois, parfois ... Que s'installer dans un pays avec de bonnes intentions sans le connaitre, c'est comme vouloir emmener des puits en Afrique sans savoir ce que recherche la population. Le péché d’ignorance a de grandes conséquences sur ses finances et sa propre vie lorsqu’on investit tout son argent parce qu’on a été séduit par un coucher de soleil ou la douceur du climat. Il est égoiste s’il ne prend en compte que son plaisir personnel et ne se penche pas sincrement sur les réalité\pard cs2 s des gens autour. Ces réalités s'en trouvent modifiées, dégradées ou bien au contraire enrichies, cela dépend de la conscience avec laquelle on décide d'agir. Or en ce moment, la conscience est absente des projets immobiliers au costa rica ... alors attention, pour vous, pour le pays et pour les autres, ce que vous entreprenez. Et surtout, ne mettez pas sur le compte de votre retraite dorée un quelconque soupçon de “durabilité” ou “conscience”, ce serait discréditer des projets qui eux, en ont, des gens qui agissent dans l’ombre sans parachute doré. Assumez votre choix, comme on peut assumer toute décision n’allant pas dans le sens des équilibres entre les hommes et avec la nature.
"Je suis vie au milieu d’autres vies qui veulent vivre" dit Albert Schweitzer et "nul n’a le droit d’Ltre heureux tout seul". Cela est particulirement prendre en compte lorsqu'on veut s'installer dans un pays o le salaire oscille autour de $400 par mois en moyenne et o les mentalités n'ont rien voir avec les notres, subtilement parlant. Or s'installer est un acte durable, et ces subtilités sont celles qui font que l'on reste ou pas dans le pays, que l'on y reçoit de la chaleur humaine ou de l'indifférence, que l'expérience est géniale ou catastrophique.
Des français réussissent B s’intégrer et B Ltre heureux au costa rica ou ailleurs, nombre d’entre eux y vit simplement et ne voit pas ce qu’il y a de mal ça, tant mieux pour eux. S’il ne prennent pas en compte des paramtres comme écrit plus haut, tant pis pour les autres. A vous de voir. J'espre vous avoir apporté un regard critique. Bonne chance vous si vous y allez, dans ce pays auquel je suis trs attaché, o on trouve le meilleur comme le pire. Merci d'y regarder les choses avec un oeil neuf, loin des valeurs de contrôle et de possession importés de la vieille europe, dans une conscience plus profonde et constructive, car si vous y allez, vous ferez aussi partie de ceux qui construisent l’avenir du pays.
Texas, Louisiana, and a Touch of Florida
After five trips to the American West, we had planned to switch countries and continents to visit Turkey. However, by the time we made up our minds, flight ticket prices had nearly doubled, reaching 400 € for a round-trip ticket. A bit disappointed, I started looking at transatlantic flight prices and stumbled upon discounted tickets from Basel-Mulhouse to Dallas—at the same price as our tickets to Turkey!
No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!
From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.
The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.
One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.
Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!
As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.
We’ll get to savor these special moments together.
The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco
Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!
The connecting flight to London goes smoothly.
During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!
With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.
We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!
With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.
Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!
There are about thirty cars waiting. Too many choices!
After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.
On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.
Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!
From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.
The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.
One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.
Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!
As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.
We’ll get to savor these special moments together.
The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco
Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!
The connecting flight to London goes smoothly.
During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!
With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.
We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!
With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.
Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!
There are about thirty cars waiting. Too many choices!
After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.
On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.
Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
Ouest Addict #3.1: Chroniques d’une folie solitaire
Ouest Addict #3.1 : Chroniques d’une folie solitaire
L’Ouest me rend-t-il fou ? Voilà la seule question qui me vient à l’esprit… dans un instant de lucide concentration au moment de commencer la rédaction de ce journal. C’est que je viens de relire mon roadbook – inachevé faute de temps.
Je dois me rendre à l’évidence, ce Ouest Addict #3.1 est une pure folie.
Car c’est bien sur un coup de tête que j’ai décidé d’allonger d’une semaine complète mon déplacement professionnel à Palm Springs. Une folie, car j’ai à peine consulté l’avis de ma famille pour prendre ma décision – l’addiction de l’Ouest prend toujours le dessus… « je resterai quelques jours tout seul pour faire des photos… » leur ai-je dit. Une folie, car l’itinéraire n’a cessé d’évoluer en préparant ce mini-trip en solitaire… de Palm Springs j’ai 6 jours pour rejoindre Las Vegas pour mon vol retour. Entre les deux : l’Ouest ! et toutes ses tentations. Mais 6 jours c’est court… et si l’objectif principal de ce trip était clair depuis le départ, une 2ème cible est venue se rajouter… …Sur un coup de folie il y a à peine plus d’un mois. En l’espace de 24 heures, j’ai chamboulé toute la première partie ; annulé 2 nuits d’hôtels et le photo tour à Upper Antelope Canyon déjà réservés… Devrais-je aussi changer la 3ème nuit pour couper la route ? non, ça va aller.
Mais non ! c’est de la folie… mais qu’est-ce que j’ai fait là ?? Sur le forum, on conseille toujours d’être raisonnable, de bien tenir compte des distances et des temps de trajet, de réduire la charrette… J’ai fait tout l’inverse. J’ai chargé la mule sans réfléchir. Je suis fou ; la mule vient de poser le diagnostic. Trop tard pour me retourner… Je n’ai pas d’autre option que de me lancer tête baissée dans cette aventure.
Cette petite folie solitaire je vais la partager avec vous ; au travers de ces chroniques. Parce que c'est un véritable plaisir de relater mes journées d’Ouest-immersion en presque live, parce-que prendre la plume me donnera l’impression d’être moins seul… d’être moins fou ? Je ne crois pas… mais vous êtes toutes et tous les bienvenu-e-s pour m’accompagner sur les sinueux chemins de l’Ouest-aliénation.
Olivier
PS: Habitué-e-s de VF, vous vous demandez peut-être "qui est ce fou? 😉" - et c'est vrai que je suis un membre très passif ici... Ces chroniques sont pour moi aussi l'occasion de faire connaissance avec la grande communauté de VF (et vice-versa) 🙂
Liens vers mes symptômes précédents :
Ouest Addict #1 : 2014 la Californie Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip !
Car c’est bien sur un coup de tête que j’ai décidé d’allonger d’une semaine complète mon déplacement professionnel à Palm Springs. Une folie, car j’ai à peine consulté l’avis de ma famille pour prendre ma décision – l’addiction de l’Ouest prend toujours le dessus… « je resterai quelques jours tout seul pour faire des photos… » leur ai-je dit. Une folie, car l’itinéraire n’a cessé d’évoluer en préparant ce mini-trip en solitaire… de Palm Springs j’ai 6 jours pour rejoindre Las Vegas pour mon vol retour. Entre les deux : l’Ouest ! et toutes ses tentations. Mais 6 jours c’est court… et si l’objectif principal de ce trip était clair depuis le départ, une 2ème cible est venue se rajouter… …Sur un coup de folie il y a à peine plus d’un mois. En l’espace de 24 heures, j’ai chamboulé toute la première partie ; annulé 2 nuits d’hôtels et le photo tour à Upper Antelope Canyon déjà réservés… Devrais-je aussi changer la 3ème nuit pour couper la route ? non, ça va aller.
Mais non ! c’est de la folie… mais qu’est-ce que j’ai fait là ?? Sur le forum, on conseille toujours d’être raisonnable, de bien tenir compte des distances et des temps de trajet, de réduire la charrette… J’ai fait tout l’inverse. J’ai chargé la mule sans réfléchir. Je suis fou ; la mule vient de poser le diagnostic. Trop tard pour me retourner… Je n’ai pas d’autre option que de me lancer tête baissée dans cette aventure.
Cette petite folie solitaire je vais la partager avec vous ; au travers de ces chroniques. Parce que c'est un véritable plaisir de relater mes journées d’Ouest-immersion en presque live, parce-que prendre la plume me donnera l’impression d’être moins seul… d’être moins fou ? Je ne crois pas… mais vous êtes toutes et tous les bienvenu-e-s pour m’accompagner sur les sinueux chemins de l’Ouest-aliénation.
Olivier
PS: Habitué-e-s de VF, vous vous demandez peut-être "qui est ce fou? 😉" - et c'est vrai que je suis un membre très passif ici... Ces chroniques sont pour moi aussi l'occasion de faire connaissance avec la grande communauté de VF (et vice-versa) 🙂
Liens vers mes symptômes précédents :
Ouest Addict #1 : 2014 la Californie Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip !
De la grosse pomme aux plages de Floride: carnet au jour le jour d’un voyage en famille
J-4 : Dans quelques jours, nous y serons !! Un an de préparation, des dizaines heures à cogiter, à rêver, des centaines de pages lues et analysées, et maintenant il ne reste que les valises à boucler avant de nous envoler vers les States !!
C’est le moment d’ouvrir ce carnet que je veux écrire au jour le jour, même si je ne peux pas le poster chaque jour, au moins je veux fixer les impressions du moment, sans analyse à posteriori. J’ai envie de le faire à la fois pour nous, comme souvenir, et à la fois pour partager, avec les gens que je connais, notre famille, nos amis, mais aussi ceux que je ne connais pas, les lecteurs de ce forum, pour rendre tout ce que m’a apporté la lecture des différents carnets que j’ai pu découvrir ici et qui m’ont énormément aidés dans mes préparatifs.
Nous, c’est les parents Franck et Stéphanie (moi), et nos 3 louloutes Laura (11 ans) et Chloé et Camille (8ans1/2)
Le voyage : 8 jours à New-York, suivi de 3 semaines en Floride
Le projet est né en mars 2014 …pendant le trajet retour d’un autre voyage, au Sri Lanka. Question en l’air « Alors, la prochaine fois, on va où ? » Evidemment 3 réponses différentes 😛: Laura : la Chine pour voir les pandas (pourquoi pas mais pas tout de suite), Camille : Madagascar (on cherche encore pourquoi …) et Chloé, New-York …tient ça c’est une idée qui branche tout le monde !
Du coup je me lance dans les recherches, et je tombe sur des combinés NYC /Floride, après tout, le billet d’avion c’est ce qui coute le plus cher, alors pourquoi pas ? En plus il y aurait de quoi contenter toute la famille : moi qui rêve de NYC depuis longtemps, les filles qui veulent voir la statue de la Liberté, Chloé qui veut nager avec les dauphins, et mon grand enfant de mari qui adore les parcs d’attraction !! Evidemment pas question de faire ça en voyage organisé, 10 jours au pas de course pour un budget faramineux à 5 !! Même pas peur, j’organiserai ça moi-même !!
Première étape : trouver des échanges de maison, un bon moyen de réduire le budget (surtout à NYC !!) et surtout d’avoir une autre vision des endroits visités. Juin 2014 : première proposition d’échange pour la côte ouest de la Floride, Aout 2014 : deuxième échange conclu, maison avec jardin à Brooklyn !! Génial !🙂
Deuxième étape : établir un programme et un itinéraire. J’utilise les guides verts Michelin, les guides du Routard, pour dégrossir, et surtout les blogs, sites de voyages et carnets qui sont une mine d’information avec des avis parfois contradictoires mais qui peuvent permettre de se projeter plus facilement (ce sont des vrais gens qui écrivent !! avec des vrais enfants qui peuvent être aussi ch** que les nôtres !!😇) En fait, je commence déjà à voyager !
Troisième étape : les billets d’avion. Alors là, bienvenue dans la jungle des prix qui changent au jour le jour !! Je repère des billets avec des prix et des horaires corrects sur Air France, j’attends de recevoir ma carte Amex pour pouvoir payer en 3 fois et le jour où je vais faire ma réservation : +1500€ !!🤪 Je crise un peu et je reprends les recherches, je trouve les mêmes vols sur Expédia, au prix où je les avais vu avant, mais sur Delta …opéré par AF !! J’achète avant que ça ne change encore !!
Au total : 6500€ pour 5 Nantes-NYC, NYC-Miami, Miami-Nantes. Il était possible de trouver un peu moins cher (mais pas tant que ça) avec plus d’escales, des horaires à la noix ou des transits de 8h à Amsterdam ou à Lisbonne, nous avons fait le choix du confort de voyage afin de profiter au mieux, on est en vacances après tout !!
Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
Ensuite les réservations pour les hôtels, voitures et activités ont été faites tout au long de l’année, de façon à étaler les paiements, profiter des promos. Il faut juste avoir une idée assez précise de ce que l’on veut faire, et, un conseil, prendre l’option modifiable !! Surtout quand on découvre au fil des lectures de carnets de voyage des choses qu’on n’avait pas vu dans les guides ! J’avais choisi tous les hôtels en Novembre …en Mai j’ai rajouté une étape à Homosassa Springs, donc dû chercher un hôtel par-là, annuler celui d’Orlando pour diminuer le séjour d’une nuit, et finalement trouver un autre hôtel plus proche des parcs !! C’est le risque quand on a du temps pour préparer, on n’en finit pas de vouloir améliorer son séjour, au point de se prendre la tête pour tout concilier!! J’ai fait le choix de tout réserver à l’avance même si j’ai lu qu’il était facile de trouver à cette saison, pas envie d’entendre « on dort où, on arrive quand, etc… », le genre de truc qui finira forcément en prise de tête !! Janvier : réservation de la voiture chez Alamo, pour la Floride : monospace 7 places pour avoir assez de place pour 5, les valises pour un mois , le pique-nique etc … Mars : les billets pour Discovery Cove et les dauphins Mai : les billets pour Universal, chez Undercover Tourist , 2 jours + 1 offert Juin : après surveillance des cours, commande de dollars chez Yes Change Juillet : le transfert JFK-Brooklyn en monospace (pas envie de courir après un taxi pour 5 + bagages après 10 heures de voyage) et les NY City Pass (-10% chez Viator) Les applis chargées sur le téléphone : BPVNY : appli payante sur le site du même nom, une mine d’infos utiles sur NYC, j’ai rentré tous les points d’intérêts qui nous souhaitons faire (visites, photos, restos, etc..). il y a un plan interactif et un plan des transports en commun, utilisable hors connexion Un plan du métro en plus : NYC Subway de MX La chaine météo (je surveille déjà tous les jours !!) CoPilot USA : appli GPS hors connexion, 9.90€. J’ai déjà rentré toutes les adresses des hôtels et visites prévues de façon à gagner du temps. Avantage il y a aussi un mode piéton.Bon bref, on est au taquet !! Mercredi j’attaque les bagages et départ vendredi 31 juillet 11h25 !😎 A bientôt pour le début du vrai voyage ….
Première à Cuba en sac à dos?
Bonjour,
A peine rentrée de voyage, mon amie et moi repensons au prochain et nous sommes unanimes: CUBA ! Par contre à lire certains récits et retours, il s'avère un peu difficile de le faire en sac à dos ? Nous venons de faire l'Inde et nous n'avons pas trouvé cela très compliqué car bien nous étions bien préparés. Là, déjà je ne parle pas un mot d'espagnol (uniquement Anglais et Ch'ti ). Nous souhaiterions traverser Cuba de Santiago à La Havane, se poser sur une plage sur la route (côté Antilles)...En 2/3 semaines....Réalisables ? Quel budget ? Quelles étapes indispensables ? J'ai pu voir que des restrictions de logement s'appliquent (une famille ne peut héberger des étrangers ?!?), y'a t il d'autres spécificités/particularités ? Quels sont les pièges à touristes ? Quels transports favoriser ? Bref une somme d'interrogation !!! Le tout me pose la question de savoir si finalement le circuit ne serait pas plus intéressant ?? Nous savons très bien que découvrir par soi même est largement préférable mais je bloque un peu face à tant de contraintes....C'est pourquoi je vous demande de précieux conseils et avis !! Je vous remercie de m'avoir lu et d'avoir le temps de me répondre !!
A peine rentrée de voyage, mon amie et moi repensons au prochain et nous sommes unanimes: CUBA ! Par contre à lire certains récits et retours, il s'avère un peu difficile de le faire en sac à dos ? Nous venons de faire l'Inde et nous n'avons pas trouvé cela très compliqué car bien nous étions bien préparés. Là, déjà je ne parle pas un mot d'espagnol (uniquement Anglais et Ch'ti ). Nous souhaiterions traverser Cuba de Santiago à La Havane, se poser sur une plage sur la route (côté Antilles)...En 2/3 semaines....Réalisables ? Quel budget ? Quelles étapes indispensables ? J'ai pu voir que des restrictions de logement s'appliquent (une famille ne peut héberger des étrangers ?!?), y'a t il d'autres spécificités/particularités ? Quels sont les pièges à touristes ? Quels transports favoriser ? Bref une somme d'interrogation !!! Le tout me pose la question de savoir si finalement le circuit ne serait pas plus intéressant ?? Nous savons très bien que découvrir par soi même est largement préférable mais je bloque un peu face à tant de contraintes....C'est pourquoi je vous demande de précieux conseils et avis !! Je vous remercie de m'avoir lu et d'avoir le temps de me répondre !!











