Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Premier voyage au Maroc
by Danouck · 2015-12-14 · 360 replies
Le 2 octobre on a pris l'avion à Nantes à 6h55 et 2h et demi plus tard on atterrissait à Marrakech. A 9h, il faisait déjà 19 degrés, un superbe ciel bleu et on s'apprêtait à découvrir le Maroc.

Bien conseillés par les experts contactés sur les forums, on a pris le bus(4dh) pour aller directement à l'hôtel Toulousain où on avait réservé notre chambre.En attendant que la chambre soit prête, on a pris un excellent petit déjeuner dans le joli patio avant de nous accorder un petit moment de repos et de partir arpenter les rues de la ville. En chemin, on fait le tour du centre artisanal, on découvre tous les petits métiers d'art, le travail du bois, la calligraphie, les bijoutiers, les vanniers... Puis, on aperçoit la mosquée de la Koutoubia, majestueuse et élégante, la plus grande de la ville, nous a-t-on dit! On découvre bientôt la célèbre place Djema El F'Na, plus gande que je l'avais imaginé, colorée, avec ses marchands de fruits secs, de jus d'oranges, ses charmeurs de serpents... Avant de s'aventurer dans le souk, on décide de manger au resto-grill El Bahaj.Très bonnes grillades pour une poignée de dh. Et on se perd dans le souk, il est très facile de s'y perdre, mais on a notre plan, tout va bien.On passe du quartier des babouches à celui de la mercerie, puis celui des bijoutiers, des dinandiers... C'est immense!Il y a des quantités de marchandises de toutes sortes! Fatigués, on prend le bus numéro pour rentrer!

Dès le lendemain, à 9h, la voiture est là, devant l'hôtel et vers 10h on quitte Marrakech pour aller directement voir les cascades d'Ouzoud.Après un petit tour au-dessus des cascades on déjeune au Titrite, très bon et très gentil.Bien retapés on descend voir les cascades, c'est grandiose, c'est magnifique, impressionnant...En remontant, on fait une petite pause dans un bar pour profiter de la vue et souffler un peu.





Nuit au camping Zébra!Très bien!Très propre!

Et après un petit déjeuner pris au soleil, on s'en va voir l'arche d'IMINIFRI.C'est beau aussi mais quand on a vu les cascades, on trouve que c'est plus banal!



Et très on vite on reprend la route 307, route splendide mais plutôt délabrée!Le goudron est souvent absent, les nids de poule sont énormes mais le paysage est exceptionnel!Les arrêts-photos se multiplient!





Après des kilomètres un peu difficiles, on fait notre entrée à Skoura dans la soirée.Il est temps , la nuit tombe déjà... On va aussitôt au gîte de La Palmeraie.On fait la connaissance de toute la famille autour du thé et des amandes du jardin.Un bon tajine, du fromage de chèvre au miel, des grenades du jardin et une bonne nuit... Au petit déjeuner du lendemain, une surprise nous attend, un énorme pain tout chaud, tout croustillant, fait maison, dans le four du jardin...Trop bon...Avec des crêpes-maison en plus....Petit déjeuner pantagruélique!



Après ça, on a besoin de se dépenser, Mohamed nous accompagne aux gorges de Sidi Fla...L'oued Dadès y circule entre les roches noires.C'est vraiment superbe!



L'après-midi, on fait un tour dans la palmeraie, c'est tranquille, c'est beau!





Et le soir, tout le monde est réuni autour d'un grand couscous délicieusement parfumé et servi avec du lait "ribot", du petit lait!C'est un festin! On en profite pour échanger conseils de visite et bonnes adresses avec les vacanciers présents ce soir-là.Ils reviennent de Merzouga et nous disent tout le plaisir qu'ils ont eu dans le désert et au bivouac organisé par l'auberge Camel house.On retient l'adresse...

Après une bonne nuit, un petit déjeuner servi sur la terrasse, face à la montagne, on décide d'aller voir la vallée des amandiers et là encore on est époustouflés par la beauté des paysages, par les couleurs et par les roches.On en prend plein les yeux!

Et le soir, on participe à la préparation du tajine sous les conseils de Ghizlane, espiègle et charmante.Et on est plutôt satisfaits du résultat!

On prend congé de Mohamed et des siens le lendemain, après le petit déjeuner, après avoir dévoré le pain géant de la maison.Mohamed tient absolument à nettoyer la voiture avant notre départ, il nous réserve notre nuit au bivouac, on y sera attendus dans 2 jours, le temps de faire un tour dans les gorges de Dadès.

Belle route pour se rendre dans la vallée du Dadès, route nouvellement bitumée... On s'arrête en bordure de route, dans une petite auberge conseillée sur les forums.Accueil très sympa d'Hassan qui fait le maximum pour nous faire plaisir mais l'auberge est triste et froide.En revanche, le site est splendide.Les " pattes de singes sont surprenantes", les formes sculptées dans les roches par l'érosion sont étonnantes.









Et on quitte les rives du Dadès pour filer vers le désert.La route se fait bien.On est attendus au Camel house.L'accueil est charmant.Le bivouac est prévu et le départ se fait rapidement.On monte chacun sur notre dromadaire, pas très fiers au début et puis on se détend au fil des minutes.On se laisse gagner par la magie du désert, parce que c'est vraiment magique...Une bonne heure de promenade à travers les dunes et on atteint le bivouac, plutôt confortable(on a même des draps)...On prend plaisir à marcher dans le sable d'une finesse extraordinaire et on attend tranquillement le coucher du soleil...Moment magique!Excellent tajine précédé d'une soupe harira et suivi de fruits.Animation, musique berbère!Et bonne nuit de sommeil, au calme!





Le lendemain matin, sitôt levés, on profite du lever du soleil et on regagne la maison d'hôtes pour y petit déjeuner tranquillement avant de reprendre la voiture pour Tinéghir.Cette découverte du désert est un grand moment de ces vacances.

A Tinéghir, on pense aller à Todra-Panorama, jolie auberge qui nous a été conseillée, mais c'est trop cher...On va coucher plus loin dans les gorges, chez Valentine, c'est mignon aussi et les prix sont raisonnables.Notre chambre donne sur la palmeraie, c'est agréable.On fait une belle promenade dans les gorges et même au-delà dans les jardins.C'est très joli aussi!Quelques groupes escaladent les parois des gorges, c'est tout un spectacle!Et promenade dans la palmeraie de Tinéghir.



Sur la route du retour vers Skoura, on fait un crochet vers la vallée des roses!Là encore, les paysages sont extraordinaires, les oueds géants, les anciennes kasbahs ont encore fière allure même si elles sont menacées de disparaître rapidement!



Et on retrouve Skoura, la famille de Mohamed et la palmeraie. Le coucher de soleil depuis la terrasse embrase toute la palmeraie.



Et l'arc en ciel nous a bien épatés aussi!



Et puis c'est le retour à Marrakech pour visiter les incontournables:jardin Majorelle, médersa;médina, palais et à nouveau les souks et encore les souks tous plus colorés les uns que les autres!





Voilà l'essentiel d'un voyage de 2 jolies petites semaines au Maroc. Sitôt fini, j'ai déjà le sentiment d'avoir oublié de parler de tout un tas de choses:le souk, les gens, les couleurs, les odeurs, la vie....MAIS... On sait déjà qu'on y retournera!
Itinéraire 20 jours Nord / Sud Thaïlande
by Audread · 2015-12-10 · 16 replies
Bonjour à tous,

Avec mon compagnon, nous venons de nous décider de partir en Thaïlande en janvier, (oui c'est dans un mois) et j'ai commencé une ébauche d'itinéraire, qui ressemble certes beaucoup à ce que le touriste fait. À savoir c'est notre premier voyage en Asie, nous avons besoin de nous poser, et ce sera la 1ère fois que nous allons dans des îles, d'où mon itinéraire. Nous n'avons pas vraiment envie de changer de destination tous les 2jours, nous avons fait ça en Turquie au printemps, et là nous avons envie de plus prendre notre temps. Voici ce à quoi je pensais :

J 1 : Arrivée à Bangkok tard le soir > Hôtel J 2 : Départ dans l'après-midi pour Sukhotaï J 3 : Visite matin de Sukhotai > puis départ vers Chiang Mai J 4 à 8 : Chiang Mai J 9 ( ou 8 ??) : Avion vers Krabi J 10 : Railay / Tonsaï J 11 : Départ vers Koh Yao Noi J 12 : Koh Yao Noi J 13 : Koh Yao Noi puis Krabi > Surat Thani J 14 : Surat Thani > Koh Tao J 15 à 17 : Koh Tao J 18 : Départ pour Surat Thani puis train pour Bangkok J 19 à 21 : Bangkok puis vol de retour

Ma grande question est : est-ce réaliste de se dire que dans la partie Chiang Mai on pourra crapahuter genre 3j / 2 N dans un truc pas trop attrape touriste. Non ne VOULONS PAS monter sur le dos d'éléphant et faire des trucs de gros touristes. Bon et pour préciser aussi, nous aimons beaucoup nous perdre dans la nature, d'où mon doute. Ferait-on mieux d'aller dans un parc naturel ? Ou aller vers Paï ? Il faut faire des choix, c'est difficile :)

Merci de votre avis sur mon parcours !! Audrey
Stockage de photos: tablette versus disque dur ou combo?
by Tototravel · 2015-12-07 · 17 replies
Bonjour,

Je pars en Asie du sud est pour 7 mois l'année prochaine et concernant le stockage des photos. Dans les pays suivants: Nepal, Birmanie, Cambodge, Laos , Vietnam, Thailande.

Tout d'abord, je compte me munir d'environs 40go en carte SD. Je prends mes photos souvent en Raw (donc volumineux...).

j'ai deux idées:

- Utilisation d'une tablette avec cable OTG disposant d'une prise USB femelle + Clé USB où on peut mettre sa carte SD/mini SD . Lors d'une connexion à internet, je téléchargerai les photos vers internet pour les transférer. Si la connexion est lente, je laisserai l'appareil tourner durant la nuit. La connexion wifi internet est elle présente un peu partout? La qualité de la connexion permettra-t-elle un transfert correct de photos?

- Utiliser un petit disque dur et transférer mes photos dessus dès que je trouve un ordinateur. Désavantage: c'est plutôt lourd non ? Trouver un ordinateur disposant d'un port USB est il facile dans ces pays?

Merci par avance!
10 jours à Hong Kong du 11 novembre au 21 novembre 2015
by Lubie · 2015-12-03 · 2 replies
Lundi 10 et Mardi 11 Novembre Nous (couple âgé de 65 ans) allons à CDG prendre l'avion d'Air France Paris-Hong Kong à 11h1/2 du soir (14476e) et nous pouvons dormir un peu; nous arrivons à l'aéroport, situé sur l'île de Lantau, à 6h local, vu le décalage horaire de 7h. Nous changeons 100US$ (le change, ici, n'est pas bon : 7,065 HK$ pour 1 US$) et achetons les cartes de transport Octopus au bureau Airport Express (50hk de garantie et nous mettons 100 hk pour les transports dont 20 hk imposés). Ce sont les prix à partir de 65ans (c'est environ 1/3 du tarif normal).

Nous prenons le bus 21 (13hk$) et nous installons à l'étage, aux places de devant. Nous sommes émerveillés par la vue saisissante sur la forêt de gratte-ciels des banlieues de HK. Nous passons par le plus long pont suspendu du monde (40mn de trajet). Ce sera un trajet inoubliable !

Nous descendons à l'arrêt de bus Ming Lane et allons à l'hôtel Inn, à Kowloon/ Yau Ma Tei, 60 Portland St, réservé par Booking ; il est 8h du soir . Il y a du monde dans les rues et dans les restaurants. On ne traverse la rue que lorsque le signal sonore s'accélère. Les échafaudages sont en bambou.

L'accueil de l'hôtel n'est pas terrible : ici, c'est money first ! il faut payer la totalité de la chambre dès l'arrivée ; impossible de discuter ! nous demandons quand même à voir la chambre , c'est au 12° étage (vue sur un immeuble sous bâche et un immeuble apparemment habité, mais peu éclairé). Nous pensions payer en liquide mais nous n'avons pas de cash HK et devons chercher un bureau de change, on nous en indique un, mais il est fermé (de même que celui qui est en face de l'hôtel) ! Nous errons fatigués dans les rues encombrées, que nous ne connaissons pas et trouvons sur Nathan Road (582/592) un petit bureau de change ; nous repartons avec une grosse liasse de billets. Le cours est de 1euro = 8hk (9 812 HK$ pour 10 nuits, soit 60% de notre cagnotte !). Il pourra atteindre 8,1hk. (faire attention, l'euro baisse actuellement).

La chambre est petite, mais propre et bien, il y a même une bouilloire, enfin, pas si bien que ça, car nous avons voulu tirer du mur le lit double pour faire un passage, ce qui fait que je me suis cognée au pied du lit (protégé par un plastique dur) pendant la nuit ; et cela s'est aggravé les jours suivants (comme une foulure).

Mardi 12 Novembre : HK Island Nous prenons le petit déjeuner dans la chambre avec les restes du voyage et le thé au jasmin offert par l'hôtel (deux petites bouteilles d'eau offertes par jour).

Nous prenons le métro YMT (pas d'escalator ici), juste à côté de l'hôtel jusqu'à la station Tsim Sha Tsui : nous passons notre carte Octopus à l'entrée mais le prix sera prélevé et indiqué à la sortie ; en cas d'aller-retour dans la journée, le retour est moins cher ; le métro fait "do do do" quand il faut s'arrêter de monter ! les gens font la queue sur les flèches de gauche et de droite et laissent celle du milieu pour les entrée, sortie ; en général c'est respecté ; le métro est propre, pas de revêtement en tissu pour les sièges (qui glissent un peu) ; interdiction de manger ou de fumer ; une fois il y avait même un poulet barré.

Le Musée des Arts est fermé pour restauration ; nous marchons un peu jusqu'au Star Ferry (peu de monde) (que nous payons avec la carte Octopus) pour Central HK (10 minutes) (grande roue et travaux sur un grand terrain) et empruntons des passerelles interminables, mais pratiques et peu encombrées, nous apercevons Jardine House avec ces 52 étages et ses fenêtres en forme de hublots et allons jusqu'à Statue Square ; promenade du LP p.75 (le Guide du routard pour HK est très succinct).

Nous avons le droit de monter au 3° étage de la tour HSBC, par contre on ne peut plus monter au 43° étage de la banque de Chine à cause du terrorisme . Mais nous avons d'abord touché les pattes du lion qui sont devant, car cela porte bonheur !

Nous nous promenons dans le HK Park (p.109), parc aménagé paisible (plan d'eau avec poissons et tortues), ceint par d'impressionnants buildings. On visite la Flagstaff House, Musée des Arts du Thé, en présence de scolaires. Le sol de l'entrée de la cathédrale St John, repeinte en jaune, a de belles mosaïques récentes. Nous nous arrêtons chez Mark et Spencer, 28 Queen's Road Central pour acheter des sandwichs (le pack de 2 sandwichs chicken : 49, eau 750ml : 12), plus chers qu'à Paris ; Le café est hors de prix (au moins 2,50e, même dans le kiosque du HK Park ); c'est l'heure de pause et il y a foule ici ; Il y a beaucoup de voitures et de bus, ainsi que des taxis rouge, mais pas de moto.

Nous cherchons le Jardin botanique et zoologique ; cela grimpe dur ! c'est un petit parc, cerné par d'impressionnants buildings, avec des ibis rouges et différentes races de petits et très gros singes. Un vautour plane.

Nous sommes fatigués et mettons du temps à rejoindre le métro Central ( pendant la suite de notre séjour, il sera toujours difficile à atteindre ).

Nous rejoignons Kowloon jusqu'à la station Tsim Sha Tsui (le métro passe sous la mer). Nous empruntons une longue sortie souterraine dans le métro pour rejoindre l'hôtel Péninsula. Les différentes sorties possibles sont très bien indiquées par des lettres (si en rate une, on peut toujours récupérer notre erreur ) ; les escalators, nombreux, marchent bien ; Une femme se lève souvent pour me laisser sa place, mais jamais un homme, même un jeune ; ils ne respectent même pas leurs vieux parents. Les habitants de HK sont de bons marcheurs, car les couloirs d'accès ou de sortie du métro sont très longs ! il y a souvent un ascenseur.

A l'hôtel Péninsula, nous sommes étonnés de voir les gens faire la queue, qui n'avance pas vraiment, pour prendre le thé / petits gâteaux, hors de prix. Cet hôtel, en grande partie transformé en longues galeries commerciales désertes, de luxe, ne présente aucun intérêt. Nous avons visité des grands hôtels, notamment à Cuba, beaucoup plus beaux !

Nous voulons parcourir la célèbre Avenue des Stars; mais elle est fermée pour des travaux d'envergure, pendant encore trois ans, ainsi que la promenade est Tsim Cha Tsui !!

Nous trouvons une passerelle, passons devant une esplanade où se fait l'interview (d'une star ?), montons descendons et rejoignons le Musée historique (5 $HK par p pour les seniors! au lieu de 10).

C'est un musée remarquable et très tranquille. Nous visitons surtout l'admirable section des traditions populaires, sous forme de scènes vivantes reconstituées avec minutie, très bien mis en valeur et accompagnées de petites vidéos ; cérémonies de mariage, temple reconstitué, jonques, ensemble de mobiliers miniatures servant d'offrandes, dieux plus grands que nous, danse du lion, arbres aux buns : sorte de mât géant où on monte pour prendre un bun (c'est maintenant interdit, car très dangereux), marais-salants ; coutumes des ethnies. On peut s'asseoir pour se reposer. Il fait nuit, nous sommes fatigués, mais affamés et cherchons à localiser un restaurant; nous traversons le marché de nuit de Temple st ; les astrologues se sont installés .

Il est 18h30 : nous dînons au Sino-Vegetarian restaurant 131/135 Parkes St qui n'est pas que végétarien ; il faut insister pour qu'on s'occupe de nous ; les plats ont des prix semblables 72 ou 78 : nous partageons du porc frit (peu de morceaux) aux bons légumes dont champignons et bœuf (tendre) aux vermicelles transparents ; on vous impose une théière (9/p plus les 10%) de thé un peu clair. Cela fait quand même 11e/p pour un seul plat (178$hk). Nous avons apporté nos fourchettes ! Il est 19h et le restaurant est plein.

Nous trouvons un supermarché, Park n shop : depuis l'hôtel, on descend Portland St jusqu'à la station de métro YMT, on tourne à gauche et encore à gauche sur Nathan Road, le supermarché se trouve après Macdonald ; (achat de Nescafé 3 en 1 : 24 sticks : 29,90hk). Ici, les œufs sont de longue durée : trois mois !! On trouve des 7 Eleven partout et même dans le métro, mais ils sont moins intéressants qu'en Thaïlande.

Vendredi 13 Novembre : HK Island - Scheung Wan -

Après une nuit un peu difficile, nous regardons la TV, il n'y a que des chaînes chinoises . L'accueil nous prédit de la pluie jusqu'au 16 !

Nous allons prendre le petit déjeuner au Kam Wah Café ; le trajet est un peu casse-pieds, ce café est situé au Nord du métro Mongkok, à 700m de notre hôtel (il faut mieux y aller en métro). Nous discutons avec deux locaux retraités ; nous prenons un bun crispy au beurre, du café et une tartelette aux œufs, recommandée par nos voisins (moins bonne que celle de Paris 13° !) : 55hk$ ; le dessus du bun qui sort du four est croustillant à souhait.

Nous prenons le métro Mongkok jusqu'à Sheung Wan sur HK Island, quartier situé plus à l'ouest que la veille (p.91 du LP) et commençons par visiter le Western Market, près du métro. C'est un joli bâtiment de style édouardien ; ancien marché de produits frais à Hk, on y trouve maintenant des souvenirs et de nombreux tissus à l'étage ; au 2° étage, joli restaurant luxueux encore fermé.

On parcourt des boutiques vendant des nids d'oiseaux, autres bestioles séchées et champignons aphrodisiaques ; ce n'est pas très appétissant et les prix sont très chers. Une très haute tour a seulement une fenêtre en façade (à chaque étage) ! Nous faisons un tour au Hollywood Park, joli petit parc tranquille agrémenté de petits pavillons de style chinois autour d'un petit plan d'eau.

Nous cherchons les quatre temples et montons les nombreux escaliers de Pound Lane sans trouver les temples qui se situent, en fait, en bas : Pak sing Ancestral Hall : au 19° beaucoup de chinois qui cherchaient une vie meilleure sont morts en mer ; certains ne pouvaient pas payer les frais de rapatriement ; aussi les familles ont érigé 3000 tablettes pour leurs ancêtres, dans une salle derrière l'autel. Des visiteurs font des offrandes (papiers).

Le kwun yum temple a une sculpture en laiton au-dessus de la porte d'entrée.

Ces petits temples n'ont pas trop d'intérêt. Mais au moins, on n'est pas obligés de se déchausser (dans aucun des temples de HK).

Nous continuons sur Hollywood Road, avec ses stands de cercueil et ses nombreux antiquaires (défenses d'ivoire sculptés) et rejoignons le joli temple Man Mo, temple taoïste dédié au dieu de la littérature (man) et au dieu de la guerre (mo pour épée) tous deux vénérés par les étudiants qui souhaitaient réussir leur examen afin d'obtenir un poste de fonctionnaires dans la Chine impériale; le temple est enfumé par l'encens : le plafond est recouvert de spirales d'encens. C'était un lieu important de dévotion et d'arbitrage entre les chinois et les colonialistes. On verra souvent des statues noires, à barbe noire et portant une coiffe (avec des pompons et des ailettes latérales).

Nous achetons un pork bun à la boulangerie Lin heung tea house (160/164 wellington st), mais n'apprécions pas beaucoup ; pourtant nous verrons des groupes y faire la queue. Joli tag sur un mur.

Nous prenons la direction des mid-levels escalators ( ce n'est pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais !) jusqu'à la mosquée Jamia, verte qui offre une vue spectaculaire sur les gratte-ciels qui ont au moins 40 étages. Nous sommes invités à venir à l'intérieur (contrairement à ce que dit le LP !).

Nous cherchons à rejoindre le métro central, mais les escalators ne vont pas jusque là. Il pleut, et ce n'est pas évident de trouver le bon passage ! Retour en métro. Nous dînons à côté de l'hôtel au Beef Brisket : curry d'agneau (58 hk$ peu de viande) servi avec des nouilles et du bouillon et curry de bœuf sans nouilles (80 hk$).Tous les deux avec quelques morceaux de pomme de terre ; C'est bon, un peu épicé.

Nous sortons faire notre promenade du soir et allons voir le théâtre voisin où vont bientôt commencer des spectacles de l'Opéra de Pékin (prix : 120 ; tarif réduit : 70) puis continuons vers un marché de gros qui a fini sa journée, mais est en cours d'approvisionnement (cartons de fruits). La transition entre ce marché et les hauts immeubles est étonnante. Reclamation St est déserte . Nous allons au Prosperous Garden voisin ; ce petit coin, au pied des immeubles est très calme et reposant (au même moment Nathan Road est très agité). Il est bordé par une cinémathèque et une librairie associée au cinéma ; un festival de films français va bientôt avoir lieu : ils vont passer Le grand blond avec une chaussure noire ! Voyage en Chine. Nous parcourons toute la Shangaï St ; le restaurant de nouilles où nous irons demain est tout près du métro Jordan. A l'entrée du marché de nuit de Temple St (cad au bout de cette rue, par rapport à nous), le Canton Dim Sum Master est fermé.

Nous rentrons par Temple St : le marché de nuit, au milieu de la rue est sans intérêt ;

Il est 19h 20, nous passons chez Park shop faire les courses pour notre petit déjeuner que nous prendrons dorénavant à l'hôtel :brioche ; confiture ; 3 yaourts soit 60,70 hk$.

Nous retournons à l'hôtel lire le China Daily disponible gratuitement à l'hôtel : en Chine, le réseau ferroviaire se développe avec notamment un projet de train pour relier Chine et Laos. Un projet sera peut-être adopté pour que les femmes aient le droit d'avoir un 2°enfant ; la fécondation in vitro progresse à grands pas, mais elle coûte très cher.

Samedi 14 Novembre : Cause Bay, Wan Chai, Ladies Market, Flowers Market

Petit déjeuner dans la chambre ; la douche n'a pas de tuyau flexible.

Nous partons en métro jusqu'à Causeway Bay ; il y a beaucoup de monde dans les rues ce matin, car c'est le début du week end .

Nous visitons le temple Tin Hau, dédié à la déesse de la mer à la figure noire et des marins ; nous pensions nous trouver dans un endroit calme et espacé, mais, comme d'habitude, il est cerné par des hauts immeubles ; joli fronton représentant des petites figurines shek wan, en céramique de couleur : gens qui vont au temple ou sont devant leur maison. ; on retrouve le même genre de temple que l'on a vu hier avec les gardiens protecteurs devant l'autel et le dieu. De chaque côté du temple on voit deux portes rondes où l'on aperçoit d'un côté un tigre et de l'autre côté sûrement un dragon. Un escalier en colimaçon dans la cour du temple permet aux habitants de couper en passant par le temple.

Le jeune Mr.Lee nous fait sa propagande pour les prochaines élections électorales prévues le 22 novembre.

Nous allons voir le temple Lin Fa un peu plus loin, petit temple à la façade octogonale devant un gros rocher; le premier étage est fermé. Nous sommes pas très loin du Victoria Park qui aurait été construit en gagnant du terrain sur la mer. Nous essayons de prendre le tramway (d'abord à contresens !) pour rejoindre Wan Chai , c'était une grosse erreur : Le tramway était plein et n'avançait pas vite, on ne voyait rien, coincés entre les gens et c'était long ! au passage nous apercevons la dame qui bat dans un linge des papiers ou les figurines des gens auxquels on veut lancer un mauvais sort.

Happy valley (courses de chevaux) : les courses habituelles du mercredi soir 18 Nov n'ont pas eu lieu. Ils paraît qu'elles ont eu lieu à Sha Tin.

Nous voulons faire la promenade p.113 du LP et commençons par visiter le Southern playground : rien ne correspond à la description du LP, ce terrain est inactif, nous voyons seulement des gens assis sur les gradins.

Nous allons au temple Hung Shing, le LP est trop négatif dans ses impressions ; ensembles de statues disposées en escalier ; c'est un temple curieux construit autour des rochers (on les voit à l'intérieur du temple, derrière l'autel); là aussi des décorations en céramiques ornent le toit.

A proximité, je suis interpellée par les broderies d'une devanture et je rentre dans la boutique où nous voyons de belles broderies chinoises venant d'une région entre Nanjin Shanghaï ; un grand tableau représente de nombreux enfants entrain de jouer ainsi que des scènes agricoles et de vie .

Le Spring Garden n'a pas d'intérêt; nous passons devant la vieille poste et le marché Wan Chai.

La House of Stories, en décrépitude est fermée ; nous continuons jusqu'au joli et très riche Pak Tai temple, le plus grand de Hong Kong Island et le plus beau ; Pak Tai (taoïste) est le commandant des cieux qui a vaincu le démon king ; les céramiques chinoises du toit racontent des histoires de l'opéra cantonais ; dragons en pierre devant le temple ; dizaines de grandes statues à l'intérieur avec différentes positions des mains ; belles lanternes ; beaucoup d'abats-jour en forme de lotus ; cônes avec des petites statues ; quatre gardiens protecteurs devant l'autel ; petites scènes en relief sculptées à l'intérieur; grande statue de Pak Tai ; petit musée adjacent.

A part ce dernier temple, la promenade n'était pas vraiment intéressante. J'ai oublié de dire que les temples sont horriblement enfumés par l'encens, ce qui est contradictoire avec la politique anti-fumeurs de la ville ; on peut quand même fumer autour des poubelles rouges !

Nous reprenons le métro Wan Chai - Admiralty -YMT et nous nous reposons à l'hôtel vers 3h et je soigne ma cheville.

A 4h, nous traversons Temple St où le marché de nuit n'est pas encore installé, on entend de la musique et on jette un coup d’œil au café où jouent un petit orchestre et une chanteuse. On visite le temple Tin Hau de Kwoloon et on passe devant l'ancien commissariat de police avant de faire un bref passage au marché de Jade, car ils sont vraiment trop collants.

Puisque nous sommes au métro Jordan et que nous avons faim, nous allons chez Ho Ho Wan Noodles ( petit restaurant ) goûter des wontons et des dumplings servis avec des nouilles ; ce n'est pas très cher, enfin, si car nous savons les faire et cela coûte trois fois rien ! (32, 33 et 22 pour la grosse bière) ; un homme est entrain de les confectionner avec du porc bien gras ; heureusement, les nôtres sont aux crevettes !.

Nous prenons le métro jusqu'à la station Mongkok ; quelle foule au Ladies Market ! achat d'un bon bao au lotus (6hk) chez Tong Kee Bao Dim autour du 36 Mongkok Road, puis visite du très beau et impressionnant marché aux fleurs. Aujourd'hui, on a vu de grandes files de gens qui attendaient le bus.

Nous rentrons à l'hôtel vers 8h et achetons de l'eau (9,8hk et des yaourts au Circle Market voisin 16,9hk les deux yaourts. On reçoit un petit message de notre fils "on va bien" et on comprend vite quand on regarde les infos à la TV : il y a eu d'horribles attentats à Paris.

Dimanche 15 : temple Won Tai Sin, Chin Nunnery, jardin Nan Lian, Kowloon Park

Réveil matinal. Nous prenons le métro ( aujourd'hui, c'est gratuit pour nous, toute la journée ! ) pour aller visiter au Nord, le temple Won Tai Sin ; ce dernier était réputé pour ses dons de guérisseurs et ses nombreux miracles, il est vénéré par les malades et par ceux qui veulent éviter la maladie ; il est déjà très animé quand nous y arrivons à 8h1/2.Il faut toucher les pattes du lion, cela porte bonheur ! Des hommes s'amusent en riant à tirer maladroitement une baguette de leur pot. Les femmes, à genoux sur leurs rangées de sièges secouent aussi leur pot pour tirer leur baguette et vont la faire lire à un préposé pour obtenir la prédiction associée au numéro de la baguette qu'elles ont tirée ! c'est un cliquetis de baguettes incessant . L'autel est trop loin pour que l'on puisse voir les statues dorées, car une barrière barre le passage ; on peut voir les quatre gardiens du temple qui sont juste derrière les barrières ; 9h : les groupes arrivent et font un brève passage en offrant des bâtons d'encens qu'un homme jette régulièrement à la poubelle.

Un petit groupe de prêtres, vêtus de leurs beaux vêtements et accompagnés de musique arrive et rentre dans le temple pour accomplir une petite cérémonie que nous pouvons apercevoir de loin et surtout entendre (litanies et chants); nous prenons une petite vidéo; ils repartent par le même chemin ; un homme frappe le gong ; on voit d'autres jolis petits pavillons qui ne sont pas plus accessibles ; derrière le temple, nous nous promenons dans un beau petit jardin "Good Wish Gardens"ponctué de pavillons, petits ponts, étangs et d'une belle cascade ; 11h : nous reprenons le métro pour une station Diamond Hill pour visiter le Chin Nunnery ou couvent des sœurs ; sa direction est bien indiquée à la sortie du métro ; il est entièrement en bois assemblé sans un seul clou, mais assez froid; les photos des dieux sont interdites.

Plus intéressant, est le jardin Nan Lian qui communique avec lui ; je suis obligée de prendre une gélule anti-douleur puissante, car j'ai mal au pied. Dans le jardin, petite pagode dorée et pont orange, un peu trop flash. L'orage gronde, mais nous avons le temps de faire le tour du jardin avant la pluie.

Quand nous rentrons, nous devons patienter un peu à la sortie de la station de métro YMT, car de grosses averses tombent et nous avons été optimistes et oublié les affaires de pluie ! la météo de HK est nulle.

Nous photographions une belle mosaïque avec des oiseaux, à la sortie du métro.

M. repart chercher un journal pour avoir des nouvelles de la France, car le China daily ne paraît pas le dimanche ; il achète le Sunday Morning qui présente en 1° page la photo de l'attentat qui a fait plus de 130 morts. Les chinois déconseillent d'aller en France. Nous lisons ces mauvaises nouvelles.

La pluie a cessé et nous allons déjeuner au Food Court au 30 Canton Road, mais, pas de chance il est fermé pour rénovation ! nous nous rabattons sur Coco (Ichibanya curry house; shop 302 silvercord)), un restaurant japonais situé au 3° étage de ce grand centre commercial Silvercord ; il n'est pas terrible non plus ! enfin, le curry de bœuf était meilleur que les quelques morceaux de viande que j'avais choisi ! bonne sauce néanmoins ; restaurant un peu cher pour nous (34e) avec une salade mixte, un nan mauvais et deux cocas. détail : salade mixte : 38hk, curry porc pané : 83, poulet curry : 63; un nan : 28 et deux cocas : 36 soit 272,80Hk.

Nous allons au Kowloon Park, sur le chemin, on rencontre des stands de pub et on nous offre un nescafé au lait, une petite bouteille de cidre Carlsberg et une canette de boisson hydratante NHO gold (ginger root extract, vit A, Ca, Iron, mg, Phosphorus, Zinc).

Il y a du monde partout ; dans le parc, les familles sont sorties et l'atmosphère est bon enfant ; elles admirent les flamants roses ; tout le monde traîne son ballon en forme de vache avec des pattes et un manteau avec une croix suisse; petit cornet de glace au McDonald du jardin, spectacle de taichi et de danse du lion (ils sont meilleurs à Paris), des étudiants en fin d'études, en robe noire et chapeau carré sur la tête se font photographier, exposants naturalistes pour les enfants qui repartent avec du terreau et du matériel, une fois qu'ils ont fini de remplir leur carte de recherches. Nous cherchons les statues géantes de Bd et finissons par les trouver (le jardin est plein de recoins). la visite est agréable et on oublie un moment que l'on est entouré de gratte-ciels ! des familles de musulmans pique-niquent par terre (la mosquée est à côté).

Il fait nuit, nous passons devant les somptueuses illuminations de Noël du 1881 Héritage Hotel pour aller sur la promenade près de la mer admirer les immeubles illuminés et changeant de couleur, les bateaux et jonques qui circulent ; c'est magnifique ; nous rentrons à l'hôtel, après être passés au Mark Shop à 7h : 1,5 l eau : 6,40; cheddar ; filet 8 oranges : 14,90 ; deux yaourts pack gâteaux /crackers 21,80 et pain de mie tranché 9,60 soit 101Hk.

Nous travaillons notre itinéraire de demain, un peu compliqué, avec la météo capricieuse ! Va t-on se risquer à monter au Victoria Peak ?

Lundi 16 Novembre : Aberdeen, Stanley

La météo annonce encore de la pluie, aussi nous n'irons pas au Victoria Peak ; nous décidons d'aller explorer Aberdeen et Stanley, au sud de l’île.

Nous prenons le bus 970X pour Aberdeen ; le départ se fait à l'arrêt Dundars 520 Nathan Road au Nord de YMT; en fait il se trouve en face de Park Shop ; il contourne l'île par l'ouest et arrive au terminal des bus : nous montons au 2° étage du bus (45mn de trajet).

Nous visitons le temple Tin Hau, tout proche, mais mal indiqué sur le LP ; il ressemble aux autres temples Tin Hau ; belles petites statues colorées, dans différentes attitudes, puis, nous faisons "la promenade" du bord de mer où l'on nous propose des promenades en bateau.; joli embarcadère pour aller au Jumbo Floating Resauranr, que nous n'avons pas vu. L’île, en face , est aussi recouverte de hauts buildings. Il fait très chaud et il ne pleut pas ! il fallait plutôt emmener casquette et crème solaire !

Nous allons jusqu"au bout de la promenade voir le marché aux poissons ; c'est un vrai dépaysement de se trouver dans cette partie de l'île ! Aberdeen est un important port de pêche et l'on voit de nombreux bateaux dans la baie.

Nous prenons maintenant le bus 973 (via chung hom hok) qui offre des aperçus sur la mer, vers Stanley après être passés à Repulse Bay ; Stanley est une petite station balnéaire, très fréquentée par les occidentaux ; ici, on a oublié de construire des gratte-ciels !

Nous rentrons en prenant la route intérieure qui passe par le tunnel d'Aberdeen ; nous avons des places de choix au 2° étage et à l'avant du bus. (vue sur le cimetière de Hong Kong en terrasses). Le bus s'arrête à Central.

C'est toujours un peu compliqué de trouver où est la station de métro Central. Nous allons à Scheun Wan repérer le ferry pour aller à Macau demain, et vérifier les prix (sortie du métro D); nous pénétrons dans un énorme centre commercial, et c'est au 3° ; prix 65 ans: (149 plus 174 Hk) x 2 , nous prenons l'aller à 9h et retour à 6h 1/4 au stand turbojet, et nous changeons 10 $hk contre des $Macau (change à peu près 1/1).

Nous allons dîner au Beef Brisket (boeuf curry, très très gras : 2 x 80 plus nouilles : 18 plus bière : 30), nous prenons un minisunday chez MacDo et retournons à l'hôtel étudier Macau.

Mardi 17 Novembre : Macau

Bonne nuit, nous nous réveillons tôt et avons le temps de prendre tranquillement notre petit déjeuner avant de partir à 8h-1/4. Il faut 40 minutes pour rejoindre le ferry; nous sommes en avance, mais on nous propose de prendre le ferry d'avant (celui encore avant avait été annulé) ; on nous colle un b n° de place sur notre billet et nous avons la chance d'être près de la fenêtre ; l'énorme ferry turbojet se remplit rapidement ; il est confortable .

Nous apercevons le port de HK et les îles et les piles d'un grand pont, peut-être de celui de Hong Kong/Lantau- Zhuhai -Macau dont on parle sur Internet ( ils vont aussi créer une île artificielle ); achat d'un paquet de cigarettes salem duty free pour 21HK ; en une heure, nous voilà à Macau ; le passage de frontière est rapide. Nous avons rempli une petite carte de départ / arrivée.

Nous allons visiter le patrimoine historique portugais d'époque coloniale. Nous prenons le bus n°3 jusqu'au Largo Senado, c'est un peu difficile de se repérer surtout qu'on nous donne de mauvais renseignements. Macau nous apparaît comme une petite ville à dimension plus humaine ou plus provinciale que HK, en dehors de quelques hauts buildings, notamment le gigantesque Hôtel Lisboa ! Le Largo Senado, piétonnier (sol en mosaïques dessinant des vagues et des symboles maritimes) est orné de bâtiments de belles couleurs jaunes et blanc.(malheureusement, ils sont entrain d'installer un podium pour Noël qui gâche la vue).

Nous visitons le Leal Senado : la jolie maison du sénat a des murs décorés d'azulejos et des escaliers fleuris ; belle salle à l'étage avec les portraits de tous les sénateurs ; la bibliothèque est fermée le matin, dommage !.

Nous visitons l'ancien crédit municipal "pawn shop museum" avec ses énormes armoires sur 8 étages où les marchandises étaient stockées puis nous allons voir un petit temple voisin. Nous continuons vers le Largo de Sao Domingos, au nord-est et visitons l'église Saint Dominique, église baroque, fraîchement repeinte en jaune et blanc (musée d'art sacré); c'est ici , en 1822, que le premier journal portugais a été publié sur le sol chinois. Les églises sont surveillées.

Nous visitons une belle maison chinoise ancienne Lou Kau Mansion, riche marchand chinois : hauts-reliefs et consoles ciselées (oiseaux en bois et feuillages) ; en haut, fenêtres avec gravures d'oiseaux ; dans la salle du fond où étaient reçus les plus éminents personnages, portique en bois sculpté, vitraux et tympans en relief au-dessus des portes ; belles fenêtres en fer forgé.

Devant une boutique, étalage de rectangles de viande séchée que l'on nous fait goûter. Nous arrivons devant un vaste escalier qui monte à la façade de l'église Saint Paul : quatre niveaux horizontaux et neuf sections verticales remplis de symboles ; la façade est en parfait état, mais derrière, il n'y a plus rien ! la Calcada de Sao Paulo est très encombrée par les nombreux visiteurs, mais le reste de la ville est calme ; tout petit temple Tin Hau, à côté.

Nous montons au Fort par de nombreux escaliers (remparts avec canons) et belles vues sur la ville , nous redescendons plus à l'est pour éviter la foule, mais nous finissons par nous perdre.

Nous rejoignons le Largo de St Agostino : l'église est jaune et le théâtre voisin, vert (fermé le mardi) ; Petite halte dans le jardin de style chinois de la bibliothèque Sir Robert Ho Tung situé dans un beau bâtiment colonial avec une façade avec des arches et des colonnes ioniques ; le séminaire St Joseph voisin est fermé aujourd'hui. Le café du LP est fermé ; nous avons faim et soif. Il fait très chaud aujourd'hui : nous avons sorti chapeau et mis de la crème solaire.

Nous continuons vers le sud-ouest et achetons une brioche au coco et une au jambon / petits pois dans une petite boulangerie (22 $ de Macau), puis nous visitons la jolie petite église St Laurent : jolis vitraux, aux dessins modernes, notamment au-dessus de l'hôtel et magnifique plafond voûté en berceau de bois bleu turquoise, avec poutres dentelées blanches et or .

Nous visitons ensuite Mandarin House, maison d'un marchand et écrivain célèbre dont les écrits ont influencé les empereurs, Dr. Sun Yatsen et même Mao ! elle a été très bien restaurée et est immense : nombreuses cours et multitude de belles pièces que nous n'avons pas eu le temps de tout découvrir.

Nous passons devant les Moorish Baracks, qui devaient être beaux (architecture mauresque pour les policiers musulmans indiens de Goa), mais sont en pleine restauration et recouverts par une bâche.

Nous arrivons au temple A-Ma situé au pied de gros rochers (deux salles, photos interdites) qui existait probablement déjà avant que les portugais arrivent (structure actuelle du 16°); Aka Tin Hau, déesse de la mer, d'où vient le nom Macau "A Ma Gau" est vénérée ici. Les bougies rose en forme de lotus sont énormes.

Nous ne pouvons pas rejoindre la baie sans passer par la colline Penha, aussi nous longeons l'Avenue de la Republica, qui longe la baie et ses tours, route paisible, sans beaucoup de circulation, pour chercher le bus 28b qui permet de rejoindre le ferry ; nous en prendrons un autre indiqué sur le plan de Macau que nous avons eu à l'hôtel, mais nous sommes perdus, car quelqu'un nous dit qu'il n'y va pas et le conducteur ne comprend pas le mot ferry ! Nous discutons difficilement avec les voyageurs, qui, comme souvent ne connaissent pas un mot d'anglais, ou qui ont l'habitude de nous envoyer sur de mauvaises pistes ; nous sommes inquiets, car nous ne voulons pas manquer le ferry, et le bus continue sa route, il est plein et nous ne pouvons pas voir le nom des rues !

Un jeune homme nous fait descendre à une station, nous sommes à Gonzagua Gomes et nous mène gentiment sur le chemin du ferry, nous sommes sauvés ! (le grand prix de Macau qui a lieu ce week end est en pleine installation). L'embarquement se fait dans la foire ; une énorme queue s'est formée pour obtenir les places sur le bateau et l'attente est interminable ! M. décide d'aller voir... et il revient avec nos deux places; on ne sait pas pourquoi les gens restaient à attendre (une autre file arrivait aussi d'un autre côté).

La sortie pour la police se fait facilement, car le panneau "file pour les plus de 65 ans s'est allumé", bien qu'un surveillant essaie d'abord de nous mettre dans la queue ordinaire ! La sortie du ferry fut très difficile aussi : nous avons mis un temps fou pour trouver la station de métro Scheung Wan ; nous avons traversé des centres commerciaux climatisés ; peut-être que le ferry s'est arrêté à un endroit différent de l'aller ?. Nous posons nos sacs à l'hôtel et il faut retourner à Park Shop faire quelques courses pour le petit déjeuner. Affamés, nous allons dîner au Macdonald voisin pour un prix et une qualité record ! (38,5 / p le menu Big Mac) ; nous prenons ensuite une petite cigarette dans le jardin situé en face de l'hôtel, qui est autorisé aux fumeurs ! Nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier chinois situé plus au Nord des ruines de l'église St Paul.

Mercredi 18 Novembre : Victoria Peak

Bonne nuit ! le soleil est annoncé : c'est le bon moment pour monter au Victoria Peak !

Nous prenons le métro jusqu'à la station Central ; le chemin est bien indiqué pour la station de funiculaire ; il n'y a presque personne et nous passons avec la carte Octopus et nous payons beaucoup moins, avec notre âge avancé !. Cela monte raide et les tours apparaissent penchées.

Il est 8h1/2 ; le tram arrive dans un centre commercial encore fermé (il ouvre à 10h) ; nous montons dans un autre centre commercial qui possède une terrasse offrant une belle vue sur la centrale électrique Lanna Tower, les îles.de Cheung Chau et de Lantau.

Nous cherchons à repérer les chemins pour descendre ; on parcourt sur Harlech Road une partie plane de la route qui fait le tour du Victoria Peak) puis Hatton Road, et des escaliers pour rejoindre le bas de la ville : c'est une bonne petite route ombragée avec quelques panneaux botaniques, des exercices à faire (nous sommes sur le Fitness Trail) et parfois des toilettes aménagées ; quelques personnes se promènent avec leur couple de chien, d'autres, plus sportifs, sont essoufflés et suent à grosses gouttes en faisant le chemin dans le sens de la montée.

Nous arrivons sur le campus de Hong Kong université (les étudiants ont manifesté les jours derniers) et avons du mal à trouver le métro, nous devons demander de l'aide et j'ai très mal aux pieds.

Nous prenons le métro jusqu'à la station Prince Edward pour chercher la boulangerie de dim-sum que nous ne trouvons pas ; un monsieur bien aimable, nous voyant chercher, nous conduit à un restaurant qui en propose, mais ce n'est pas ce que nous voulons ; nous le laissons s'éloigner et repartons ; en fait nous cherchions trop près du Marché aux Fleurs, mais les brioches étaient brûlantes et nous les avions acheté plus loin ; après tout un périple dans les rues, nous le localisons (36 Mongkok road) : bouchée au porc rôti (6,5) et meilleure aux haricots rouges (6). Puis nous revenons au joli Marché aux Fleurs qui commence par une grande boutique fort pourvue de décorations de Noël ; nous le longeons jusqu'à atteindre le Marché des Oiseaux, fermé l'autre soir. les murs sont décorés de tableaux de mosaïque colorée représentant des oiseaux ; on entend souvent les oiseaux chanter à Hong Kong et j'ai vu l'oiseau avec la petite crête sur la tête. C'est touchant de voir les hommes se promener, une petite cage dans la main ; les cages renferment un ou deux oiseaux ; un homme prend une cage et organise une rencontre avec une autre cage. Nous entendrons souvent les oiseaux à Hong Kong.

Nous rentrons à l'hôtel (café, écriture du CR, et change de monnaie).

Il est 4h, nous repartons dîner (en métro , c'est bon marché, pratique et évite de longues marches) au King's Lodge, restaurant cher, d'un certain standing, mais aussi familial (familles avec enfant), nous partageons un demi canard laqué, découpé en morceaux (sans gras), servi avec sa peau, ses crêpes de riz (nous avons aussi mangé, au début le papier qui les séparait !) et sa bonne sauce, type sauce Hoisin. (198 plus un bol de riz 12 et la théière sur la table 2 x 11 plus 10% = 255 hk ou 16e / p). C'était délicieux, mais moins fourni que nous ne le pensions.

Nous allons voir le spectacle "symphonie de lumières" qui permet d'admirer en musique les illuminations des tours qui changent de couleur : quelques jets de lumière jaillissent ou se croisent en suivant la musique, mais cela n'a pas d'intérêt !), les jonques illuminées passent ainsi qu'un gros bateau , sûrement un bateau de croisière.

Retour en métro de TST vers YMT et passage au Park Shop pour les courses habituelles 72,50 hk.

Jeudi 19 Novembre : Ngong Ping, Po Lin, Tai Po

Lever à 7h et départ en métro à 8h pour Tung Chung ; nous avons réservé depuis Paris deux places pour le téléphérique de Ngong Ping à 10h15 qui se trouve sur l'île de Lantau ; nous arrivons à 8 h 45, et repérons la station qui n'ouvre qu'à 10h, puis nous allons voir le bord de mer, accessible par une passerelle.

Quand nous revenons à la station, une foule importante fait la queue, mais nous avons nos réservations auxquelles il faut ajouter un supplément car nous nous sommes trompés à la réservation en demandant des places pour les plus de 65 ans qui sont réservés aux Hong Kongais ! nous payons le supplément de 70hk / p., mais il n'y a pas eu de problème. Une fois les caisses ouvertes et nos tickets en main, on attend et on fait la queue pour entrer dans une cabine du téléphérique. Il y a beaucoup de monde : les jardiniers, les groupes et les "cabine cristal" au fond transparent sont servis en premier.

Superbe trajet : le téléphérique monte et descend, offre de beaux points de vue pendant ces 25 minutes de trajet. Nous voici à Ngong Ping , nous arrivons dans un centre commercial (j'essaie des Tsh mais ils ne vont pas). Le village, à l'entrée, est sans intérêt (succession de boutiques). Nous voyons de belles fleurs colorées. Le paysage est verdoyant. Nous allons d'abord voir le temple bouddhiste de Po Lin, que nous jugeons "très synthétique"; c'est un temple moderne . Le petit temple qui sert de porte d'entrée est gardée par un beau garde musicien; nous voyons d'abord un hall entièrement décoré ( peintures au plafond, lustres en fleurs de lotus ) et trois statues de bouddha dorés . l'extérieur est aussi très beau avec ses sculptures figuratives, colonne en forme de dragon .

Nous visitons ensuite le grand Hall des 10 000 bouddhas qui est très récent: bouddhas sur les murs dans des petits carreaux; grands bouddhas dorés, scènes peintes au plafond et décors géométriques mais- rien d'émouvant - L'extérieur est très coloré.

Il est 11h1/2 et le fameux restaurant végétarien est ouvert ; nous décidons de le tester, ayant entendu beaucoup de bien à son sujet ; les prix ont augmenté ; maintenant c'est 98 hk pour le menu standard et 138 pour le menu de luxe ; nous choisissons le menu standard ; nous avons les tickets, on nous conduit à notre table, belle nappe jaune et on ous apporte assez rapidement tous nos plats, un fait-tout de riz et une théière en métal : soupe aux légumes (?), tofu japonais = steamed bean curd au maïs, petits pois, carottes émincées et sauce chili, sauté mixed capsicum, celery and firm tofu, plat de chou et champignons noirs des bois, petits rouleaux de printemps frits. C'était très bon ; le thé a un goût spécial ; le restaurant se remplit et les convives sont rapidement servis ; une salle spéciale est réservée pour ceux qui ont pris le menu de luxe. observation : il n'y a jamais de serviette en papier sur les tables.

Nous continuons notre repas par une visite au stand des bons desserts : à la datte, au lotus, un entremets au riz pas très bon, et une boule au sésame remplie de sésame noir 5hk pièce soit 20 hk. Il est midi, mais toutes les places dehors sont pleines (on peut commander d'autres plats).

Nous allons maintenant monter toutes les marches - 268 -qui conduisent au grand Bouddha haut de 26,40 m plus le trône de lotus (1993)qui est assis sur un lotus en haut de la colline et que l'on aperçoit pendant le trajet en téléphérique. Belle vue sur l'île de Lantau. Il y a beaucoup de monde. En bas, un homme donne à boire à une vache : elles se promènent en liberté. Nous redescendons et empruntons le sentier de la sagesse qui reproduit en extérieur le sutra du cœur, l'une des prières les plus célèbres du monde (confucianisme, bouddhisme, taoïsme): la prière est gravée sur des colonnes en bois disposées en forme de signe de l'infini.

Nous prenons le bus 21qui nous mène à Tai Po, nous sommes assis à l'avant du bus ; le chauffeur conduit vite (30 ou 40) et il y a de sérieux tournants. A Tai Po, nous traversons d'abord un long marché ; il y a foule ; la rue est jalonnée de nombreuses échoppes de poissons séchés plus ou moins puants (il paraît que la majorité des habitants sont des tankas, les descendants des premiers occupants de HK) ; il n'y a pas de voitures ici, mais des vélos qui klaxonnent à tour de bras ; une échappée nous permet de voir les fameuses maisons sur pilotis très pauvres qui longent l'isthme et quelques bateaux stationnés. On est très déçus, après avoir vu à la maison un reportage plus attirant. On retrouve la passerelle qui conduit, de l'autre côté de l'isthme à un autre marché puis la rue bifurque vers la droite ou la gauche ; nous prenons la rue à droite et croisons deux petits temples ( le kwain tai temple qui honore le dieu de la guerre du même nom ) et un autre en travaux ; une femme fait cuire des aliments dans du sable ; les maisons en fer-blanc sont étonnantes, enfin, ce sont plutôt des cases ou des containers, très pauvres ; le bout de la route mène à la mer (aigrettes) ; il n'y a pas de touristes qui se promènent de ce côté ; nous prenons dans une maison un coca froid à 5 hk.

Nous rebroussons chemin et empruntons le côté gauche : c'est une route sans fin, bordée d'habitations très pauvres, mais qui se prolonge par de belles maisons en dur ; certaines sont bordées par des petits jardins fleuris. Nous allons jusqu'à un temple, puis jusqu'au nouvel Héritage Inn qui est caché par les arbres ; un curieux ascenseur aérien mène en haut . Ce côté gauche de la route est plus coquet. La T est de 28°.

Nous retournons à la station de bus ; une queue interminable en zigzag s'est formée pour prendre le bus 11 pour Tung Chung : nous devons laisser passer au moins deux bus ; heureusement ils ont mis des bus supplémentaires! 35 minutes d'attente, les pieds en compote ; un routard anglais goûte les célèbres boulettes de poisson, mais n'a pas l'air de les apprécier! Le bus tourne et tourne, nous mettrons 50 minutes pour atteindre Tung Chung et il faut encore prendre le métro jusqu'à l'hôtel (avec un changement); une femme me laisse gentiment sa place ; pourtant elle est plus âgée que d'autres!

Passage obligé au Park Shop minisundae à l'ovomaltine 13hk chez Macdo. Il est 8h20. dépenses : métro 2, téléphérique 230 pour 2, bus 2 bus 2 et métro 1,8 ; le bus et le métro atteignent des prix records ! et le retour en métro est souvent moins cher, s'il on fait l'aller sur la même ligne ; parfois "une" station comme YMT - Jordan coûte aussi 2hk.

Vendredi 20 Novembre : Ile de Cheung Chau

Nous prenons le métro, puis le ferry à l'embarcadère n°5 en présence de groupes scolaires ; il ne coûte que 2hk pour 3/4 h et un trajet de 10 km ; Il n'y a pas de hauts buildings sur l'île, ni de voitures, mais énormément de vélos qui stationnent sur les quais , quelques kaidos (vélos tirant une petite charrette conçue pour une personne), quelques engins de transport bruyant. Ce qui nous frappe, à notre arrivée, c'est le grand nombre de bateaux de pêche colorés du port.

Les groupes scolaires circulent, venus sans doute ici pour une excursion, comme me l'a dit ma voisine dans le ferry ; on l'a vu, à plusieurs reprises, s'amuser avec son groupe (sans accompagnateur) mais pas faire du shopping ! Nous longeons le port, sur la droite (en sortant du ferry), visitons le marché : poissons, coquillages, boucherie (surtout du poulet), quelques fruits et légumes. Il y a aussi des toilettes, notons qu'on en trouve facilement (et gratuitement), en général, très propres.

Nous longeons la route, puis passons vers l'intérieur, avec l'espoir de pouvoir passer de l'autre côté de l'île ; c'est un labyrinthe de ruelles bordées de maisons et de quelques rares échoppes; ces ruelles sans fin se terminent par des escaliers ou des pentes raides qui montent vers la colline.

Nous n'avons plus qu'une solution : trouver l'unique petite rue qui traverse l'île dans sa partie la plus étroite en cinq minutes ! Les jeunes achètent des boulettes de poisson (comme hier) : ce sont des fish balls et d'autres aliments . Nous arrivons à une belle plage de sable doré (un seul baigneur!) les groupes scolaires sont là, mais sont restés habillés ! un groupe, habillé de Tsh décoré des éléments de la classification des éléments, est pris en photo. Nous longeons la plage sur la droite, cad vers le sud, jusqu'à un petit temple , mais, en passant, nous sommes interpellés par le bruit d'un hélicoptère qui se pose pour emmener un malade.

Nous n'avons pas rencontré de serpent venimeux ! Il n'y a pas grand monde qui va voir ce temple !

Nous retraversons la fameuse rue centrale et parcourons maintenant la partie ouest, vers le nord, bordée de restaurants et recherchons la boulangerie qui vend des buns : ici, tous les ans a lieu un festival des buns, et on les trouve en porte-clé ou coussin. Nous avons du mal à la trouver ; nous tentons de communiquer avec la vendeuse, (elle est étonnée d'être dans notre guide !) mais nous avons compris à temps qu'elle nous servait des buns froids ; je vois la petite étuve et nous choisissons deux buns chou / porc (10), un bun haricots rouge (8hk)et un au lotus (8hk) (il n'y en a pas plus qu'un !); le pain de ces derniers est épais et sec et n'arrive pas à la cheville de la Pâtisserie de Choisy ou les buns surgelés de chez Tang ! celui au porc est plus tendre, mais ce n'est pas très bon! c'est une déception ! comment peuvent-ils faire un festival des buns sur cette île ?

Nous visitons le temple Pak Tai qui est à côté : le personnel et leur chien mangent, et elle aura le toupet de me demander une donation. La tête du dieu est , encore ici, toute petite et il est engoncé dans sa robe brodée ; ouvertures de chaque côté avec le tigre et des petits personnages en relief (en partie cassés), faits avec des petits morceaux de carreaux de couleur ; quelques belles lanternes et pas de dieux menaçants devant l'hôtel, bref, un temple banal.

Devant le temple, ils passent du liquide vert et puant pour faire le revêtement de sol du terrain de sports.

Nous prenons un coca (6hk) et retournons au ferry, accompagné des groupes qui ont une entrée spéciale. Aujourd'hui, le temps est très brumeux, contrairement aux prévisions et nous avons même craint la pluie ! Cela gâche un peu la promenade en bateau ; nous revenons à l'embarcadère n°5 et allons grimper au 55° étage de la tour IFC : belle vue sur les buildings et les taxis miniatures !

Retour à l'hôtel et écriture du CR ; lecture du journal : ils ont arrêté le cerveau belge - 28 ans - responsable des attentats dans le Nord de Paris, à la suite d'un raid de la police. Nous allons dîner au restaurant sino-végétarien où nous sommes déjà allés 131 Parkes St : le thé est tiède ; le porc aigre-doux est bon mais les meatballs aux légumes mélangés sont seulement accompagnés de chou presque cru (bof !)et de quelques champignons avec un petit bol de riz (10hk) soit 196hk avec les 10%.

Nous rentrons par Temple St , je vois quelques Tsh, mais pas à ma taille et plutôt moches. Demain, c'est la dernière journée avant le retour à Paris dans la soirée.

Petit passage à Park Shop On fait imprimer nos cartes d'embarquement et on nous demande 10hk : ils sont vraiment rapiats, ces chinois!

Samedi 21 Novembre : Sha Tin et HK Heritage Museum

Nous nous levons vers 7h et laissons nos bagages dans une petite salle fermée (gratuite) et prenons le métro pour aller visiter le temple des 10 000 Bouddhas de Sha Tin. Ils annoncent la pluie et nous prenons notre pépin (encore pour rien !) Nous montons un escalier bordé de nombreux bouddhas dorés, de taille humaine, aux allures différentes et parfois amusantes. Nous sommes presque les seuls à faire cette visite !

Belle salle principale, murs décorés de très nombreuses petites statuettes de bouddha avec de plus gros bouddhas dorés, dans la partie inférieure ; devant l'autel un corps exhumé, intact, est laqué et doré dans une cage de verre :c'est celui de Reverend Yuet Kai (1940-1970) philosophe et poète, qui a fondé le monastère (bouddhiste); il est un peu fou, il s'est coupé les doigts et s'est arraché un morceau de poitrine pour en faire des lampes qu'il a brûlé devant Bouddha ; derrière lui, autel avec trois bouddhas entourés par des centaines de petites statues de bouddha ; autres halls, genre vitrines avec des arhants colorés, hall avec des chapelets de pétards ! dieu ou déesse sur un lion ou un éléphant blanc ; funérarium (petites cases dorées, abonnement pour 40 ans), nous explique une femme et une belle pagode à 9 étages.

Un homme nettoie une statue de bouddha au jet d'eau.

Nous montons l'escalier derrière le temple jusqu'à différents petits autels ; temple avec un bouddha debout ; drôle de bouddha dont les bras / mains sortent des yeux ! et un autre funérarium où une femme est occupée à passer un pinceau sur les inscriptions situées, dans la petite case, sous la photo de son père ( peut-être ? ). Elle a déposé sur une petite table, son plat et sa boisson préférée, un bon gâteau et un petit bouquet de fleurs. Plus loin, nous dominons une mare où nagent de grosses tortues et, encore plus haut, nous voyons un gros bouddha couché en pierre; nous montons à son niveau et arrivons à une cascade qui sort de la falaise par un tuyau ; mare aussi, avec des poissons.

Nous quittons le temple et passons devant les quelques maisons du village de Pai Tau, le reste de la ville étant occupé par de hauts buildings. Nous longeons l'estuaire (piste cyclable) , partiellement comblé, pour gagner du terrain (alors, adieu, les plages !), nous prenons le pont piétonnier et reprenons le métro à Sha Tin pour une station : Che Kung Temple (pose gâteaux secs devant le musée).

Nous allons visiter le Hong Kong Heritage Museum : c'est un musée avec de grands couloirs vides, nous visitons la section retraçant la vie des ethnies Pautis et Aka (leurs esclaves, en quelque sorte), grand sampan en bois, M.fait une vidéo du mariage du bateau-dragon ( les femmes balancent leurs bras en avançant pour imiter le mouvement du bateau-dragon ) qui vient du musée historique que nous avons visité l'autre jour ; ce musée était beaucoup plus ludique et on pouvait s'asseoir !

Nous visitons une salle très intéressante retraçant l'évolution de Hong Kong, depuis les temps anciens (avec quelques petites maisons !), la population s'étant agrandi de façon exponentielle ! maintenant, il y a des milliers de tours ! L'aéroport de Lantau a été construit sur une île artificielle ( avant, il était à kowloon, mais c'était trop dangereux : les avions rasaient le toit des buildings ), et d'autres parties de la mer ont été comblées pour gagner de la place ; plusieurs tunnels passent sous la mer et de grands travaux sont encore prévus : des lignes de métro sont poursuivis, des lignes de train créées, c'est incroyable ; ils vont faire un autre tunnel sous la mer pour faire passer une ligne de train entre Central et le sud de l'île. Beau musée d'art chinois avec des pièces très anciennes impeccables, on se demande si elles sont d'origine.

Le temple Che Kung Temple est fermé pour rénovation.

Nous perdons un peu de temps en retournant au métro Sha Tin pour chercher un Macdonald, mais la foule est bruyante et irrespirable ! Nous rentrons dans nos quartiers et prenons un menu Alpine chez Macdonald, près de Park Shop (38 hk/p) et un friand aux pommes (5hk) ( quatre jeunes occupent une table sans consommer) et nous allons lire le journal dans un petit square du quartier. Nous lisons un reportage sur un voyage de quatre chinois en Iran : ils ont ressenti les mêmes choses que nous.

Pas de pluie, aujourd'hui : ils encore eu tout faux ! (Nous avons dépensé 150 hk plus 10,3 pris sur les 50e de caution, soit 160,3 soit 20e pour 10 jours métro et ferry par personne sauf ferry Macau) ; et encore c'est l'airport express qui est très cher ! (60hk); bus du premier jour 13hk ; on nous retient 9hk si on rend la carte dans un délai inférieur à trois mois.

En gros, nous avons dépensé 55e/jour (non compris l'avion et l'hôtel, sans souvenir) pour deux personnes , pour 10 jours. (donc avec petit déjeuner dans la chambre et un repas par jour). Si vous faites Ocean Park ou Disney, c'est beaucoup plus cher.
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015)
by Jacomo32 · 2015-11-22 · 276 replies
Bonsoir,

De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (
http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri
by Gazipach9 · 2015-11-19 · 27 replies
Du 8 au 27 octobre 2015

Avant-Propos:

Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.

J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!

Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.

Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!



Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).

Préparation:

Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).

Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...

Situation:

Accès et Budget:

Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!

Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!

Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)

Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:

Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -

départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m

Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.



Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon

Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.



Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon

Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m

La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.

J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.



Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma

Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m

Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.

Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...

Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...

Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.

Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.

Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...



Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma

La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.

Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.

Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato

levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m

Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.

Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.



La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato

Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".

Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka

levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m

Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.







La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1
Le retour... infos pratiques (Iran)
by Meridiana · 2015-11-17 · 27 replies
VOYAGE 3 SEMAINES OCTOBRE 2015

FICHE faite avec aussi des informations d’amis qui ont séjournés en Iran courant 2015 .

GUIDE : lonely planet en anglais : note 4 sur 5 Olizane en français : note 4 sur 5, ces 2 guides se complètent bien Voyage avec Turkich airlines sur Tehran avec stop a Istambul. Depuis Istanbul on peut rejoindre Tabriz, Shiraz et autres villes, évitant ainsi Tehran

VISA : nous avons fait le visa avant de partir. Nous avons contacter l’agence Yadman et par l’intermédiaire de Pegah qui parle/ écrit français couramment pegahakhoundi@yahoo.com nous avons obtenu pour 20$ le numéro. Le visa à Berne fut très facile à obtenir (5j) à l’arrivée aucun soucis. Visa on arrival : pour séjour de max 15j compter 1h avant de l’obtenir.

AGENCE EN IRAN : les agences peuvent tout pour vous : réservations hôtels, billets avion, organiser des circuits, trouver un guide, un chauffeur, un taxi de ville en ville… ne pas hésiter à contacter. On recommande chaudement Pegah de l’agence Yadman qui fait des miracles voir adresse ci dessus.

GENERALITES : Les prix indiqués s’entendent : -Pour les hôtels : prix d’une chambre double par nuit -Pour les taxis : tarif de la course - Pour les repas et les transports collectifs (bus, train, avion) : prix par personne - Nous avons porter des dollars mais on change aussi facilement les euros, mais le dollar a été encore utile pour payer certains hôtels directement en cette devise. Si un hôtel vous propose de payer en devise demander combien en rials afin de ne pas surpayer la chambre si paiement en devise. 100.000 RIALS = environ 3 € Pour le change, éviter les changeurs des rues, préférer les boutiques de change, les bijoutiers dans le bazar aux banques. Le taux est plus favorable d’environ 10 % : 1 € = 36.000 rials au lieu de 32.000 au cours officiel (oct 2015). Bien se faire confirmer le taux avant de changer, en fonction de la somme à changer. Attention : bien que la monnaie officielle soit le rial, les prix sont la plupart du temps annoncés ou affichés en toman (ancienne monnaie de l’Iran). 1 toman = 10 rials. Donc multiplier par 10 le prix annoncé : 10.000 toman = 100.000 rials = 3 € Toujours bien se faire spécifier si c’est rial ou toman cela évite des surprises !.

Course de taxi en ville autres que Tehran entre 30.000 et 60.000 RL Courses de taxi à Téhéran : 60.000 à 100.000 RL selon distance ou habilité à marchander ou tarif de nuit (2 à 3 €) -De l’aéroport Imam Khomeiny à Téhéran centre : s’adresser à l’arrivée au comptoir taxis il indiquera le prix à payer, arrivée à 22.30 la course a été de 600.000RL ; idem pour le retour avec un départ du centre ville à 3.00 h du matin (le chauffeur de taxi de l’aéroport nous avait donné sa carte et nous l’avons rappelé pour le trajet retour) autrement voir avec les hôtels. -De l’aéroport Mehrabad (vols intérieurs) à Téhéran : 100.000 RL (3 €) -Du métro Tajrik (terminus au nord) au départ de la télécabine du Tochâl (3900 m) : 200.000 RL (6 €). Attention ! La télécabine est souvent fermée. Mais, même du pied, le point de vue sur Téhéran vaut la peine. -Du palais de Sa’d Abad au palais de Niyavaran : 350.000 RL (10 €) -De Niyavaran au métro Tajrik : 200.000 RL (6 €) Attention si vous faites appeler un taxi depuis la réception de l’hôtel la course sera multipliée par 3 ou plus surtout si vous êtes dans un hôtel chic ! prenez le dans la rue !

Le vendredi tout est fermé : bazar, magasins et souvent les restaurants dans petites villes. Tout est fermé aussi quand fête religieuse comme l’Achoura et la Tessoua.

L’anglais est encore peut courant même dans les hôtels ou restaurants et rares sont les restaurants qui ont un menu en anglais ! mais tout le monde est gentil et se mettra en quatre pour vous aider.

PRIX ENTREES SITES : entre 100 000 et le plus souvent 150 000 Rials (3 à 4.50 euro oct 2015) y compris Persepolis Dans les palais de Téhéran (Golestan, Sa’ad Abad, Niyavaran), un droit d’entrée de 150.000 rials, puis des tickets supplémentaires selon les bâtiments que l’on visite. Compter, pour visiter l’essentiel, 400.000 à 500.000 rials (13 €) par palais. On peut aussi éviter de visiter els intérieurs des palais car vous en verrez de superbes durant le voyage. Finalement, le budget visites est proportionnellement plus cher que le reste. C’est normal : il y a un tarif touristes étrangers, environ 6 fois plus élevé que pour les touristes iraniens.

Les guides papier donnent une bonne description des endroits à visiter, Isfahan et Shiraz par ex sont riches en mosquées et palais divers, compter 2-4jours de visite pour en voir un maximum tranquillement.

TRANSPORT: notre choix a été de prendre un chauffeur et un guide pour tout notre voyage : Guide à contacter en anglais arash.mostafapour@yahoo.com mobile: 09189731880 _09214329388

Prix : dépend du choix du véhicule (petite voiture, mini bus et services demandés) réactif, discret, gentil

Il est facile de se déplacer en Iran avec les bus, trains et avions: réseau de transport excellent , moderne (autoroutes et routes en très bon état, bus longue distance (prendre les VIP) confortables et bon marché, bagages de soute étiquetés, gares routières neuves et très bien organisées, trains-couchettes) ; prévoir 15 à 30 minutes de retard au départ. On trouve toujours des gens qui parlent un peu l’anglais et prêts à aider, sans même que vous ayez besoin de demander. Dans les gares des bureaux d’information, ou des agents d’accueil. Il est toujours facile de trouver un taxi.

Pour ceux qui ont leurs propres véhicules (voiture, velo, moto…) à 80% les routes sont des 2 x 2 voies en bon état, droites, sans ombre. Presque toutes les villes ont un contournement, mais les panneaux dans les villes ne sont pas toujours évidents : mal placés, manquants… ils ont en 2 langues (farsi et anglais) Il est parfois difficile de sortir des grandes villes, on conseille de sortir des grandes villes avec son propre véhicule le matin tôt avant que la circulation commence ou d’engager suivre un taxi et de le suivre.

HOTELS : le pays s’ouvre et de plus en plus de voyageurs partent découvrir l’Iran ; il semble que le pays manque d’hôtels de toutes catégories, aussi si vous partez sans rien réservez il est préférable de se constituer une liste d’hôtels car ceux cités dans les guides sont pris d’assaut ; avec une liste (recherche Internet, Tripadvisor…) il sera plus facile de trouver dans la catégorie que l’ on recherche en plus des adresses que les hôtels complets pourront vous donner. Les groupes organisés logent dans de très beaux hôtels. Si vous voyager en haute saison (printemps et octobre) vous pourriez avoir des difficultés à trouver un hôtel à votre convenance. Vous pouvez essayer de réserver en téléphonant directement aux hôtels quelques jours avant votre arrivée présumée (surtout si vous désirez un hôtel particulier). Parfois on vous demandera de régler en avance le prix de la chambre en allant à la banque, l’hôtel vous enverra par SMS le numéro de compte, les formulaires en banque sont écrit en farsi mais on vous aidera. Attention les codes des villes viennent de changer par conséquence tous les numéros sont faux sur les guides actuellement en vente et aussi sur certaines cartes de visites. Les hôtels peuvent arranger beaucoup de choses (excursions hors des villes, réservation des billets, taxis, hôtels…). Même quand ils ne l’annoncent pas, il faut leur demander.

RESTAURANTS : pas souvent de carte en anglais même dans grands restaurants ! pas visibles non plus car pas d’enseignes spécifiques ! ce sont souvent des take away qui ont parfois quelques tables et où on mange bien : vous vous rendrez compte que même les grands restaurants ont une carte peu variée , identique aux take away pour un prix double ou triple. Souvent il n’y pas la moitié des plats écrits sur la carte ceci vaut aussi pour les grands restaurants. Un kebab, un korech, un plat d’aubergines coûte environ 100 000 – 150 000Rials (3 – 4 euros en oct 2015) Si la carte n’est pas trop variée la nourriture est saine, pas grasse ; le plus souvent on mange du poulet kebab très bon, du kebab d’agneau ; des aubergines en sauce avec ou sans crème qui sont excellentes ; du korech de différente façon (ragout de légumes avec ou sans viande) à ne pas rater ; du dizi qui est un genre de pot au feu. On trouve a acheter des fruits partout ainsi que de très bonnes pâtisseries comme celle de Yazd à l’angle du complexe Amir Chaghmagh, reconnaissable entre toutes avec les portraits des présidents sur le mur au dessus de la caisse (on ne rate pas les baklava à la cardamome) Un jus de fruit frais dans le rue : 50.000 RL pour un demi litre (1.50 euro)

FETE ACHOURA ET TESSOUA : cérémonie de deuil a date variable. nous étions a Yazd. On fête la mort de martyr de l’Iman Hossein. Il faut allez dans les mosquées et se mêler à la foule. C’est ensuite dans les petits villages ou on sera plus près de la population où on met en scène la mort de Hussein. On est bien accepté, on vous donnera les places de choix, on peut faire photo et film sans problème. La commémoration dure 10jours et le jour de l’Achoura correspond au 10eme jour du mois lunaire de Moharran , jour ou a été martyrisé Hossein. Beaucoup de processions se passent aussi dans la rue ou la circulation est bloquée.

NOMADES : très nombreux et selon les tribus sont dans différentes zones du pays. Début octobre ils bougent pour rejoindre les quartiers d’hiver en faisant souvent 200-300km. Ce n’est pas meilleure période pour en rencontrer car sur al route on trouve qu’une partie des familles qui se sont divisées pour rejoindre les campement d’hiver. Au bord des routes si on aperçoit des tentes il est possible de s’arrêter et de rester quelques heures avec la famille pour partager un bon moment.

TEHERAN Métro de Téhéran : 60.000 rials (1,80 €) le carnet de 10 tickets ! Acheter aux guichets et non aux distributeurs. Attention, la ligne 3 n’est pas tout à fait terminée (certaines stations, entre Shahid Beheshti et Vali Asr, ne sont pas encore ouvertes). Le dernier train est à 23 heures. De manière générale, consulter les plans dans les stations, car le réseau est en constante évolution et on vous aidera volontiers, ne pas hésiter à le prendre.

Musée des bijoux : si vous êtes à Tehran un jour ou ce musée est ouvert il faut y aller ! mais arriver au moins 1h en avance car beaucoup de monde et de groupe, musée petit, à l’intérieur d’une banque, pas bien éclairée mais la quantité de diamants et autres pierres vous éblouiront !

Train (couchettes) Téhéran-Andimeshk (14 h) : 445.000 RL/pers. (13,30 €). Réservation la veille dans une agence de voyage.

Hôtel Sasam : 50$. Correct, bon accueil (anglophone) en face une agence de voyage. L’hôtel est situé dans une petite rue qui débouche sur un boulevard ou en descendant le boulevard on trouve un restaurant pas cher, et une boutique de céramique ou on peut vous faire des céramiques de votre choix. Hôtel Hafez : 70 $. Très propre. Bon accueil (anglophone). Hôtel Firouzeh : 1.180.000 RL (35 €). Basique (avec clim, cabinet de toilette-douche w-c sur le palier). Bien entretenu (chambres en cours de réfection cet été). Accueil très ouvert et serviable (anglophone). A proximité de 2 stations de métro (Imam Khomeiny et Mellat). Fréquenté par des touristes et une clientèle iranienne. Saina hotel (92$) – bon rapport qualité prix pour Tehran, mais réserver en avance souvent complet

Restaurant Agha Bozorg : 300.000 RL (9 €). Très bien, ambiance sympa. Voir dans le Lonely Planet, rubrique « drinking », « Iranian traditionnal restaurant ».

SHUSH

Taxi Andimeshk-Shush (40 km) : 300.000 RL (9 €).

Hôtel Apadana : 950.000 RL (28 €). Le seul hôtel, tout près du site archéologique. Chambres petites qui laissent un peu à désirer. Par contre restaurant convenable. De toute façon, on n’a pas trop le choix. Repas à l’hôtel : 6 €

Taxi pour excursion Choqa Zanbil (ziggourat)-Shushtar et retour (grosse demi-journée) : 60 € Taxi Shush-Ahwaz (120 km) : 500.000 RL (15 €). Bus Ahwaz-Shiraz (9 h) : 450.000 RL/pers. (13,5 €)

SHIRAZ Persepolis hôtel : 4 étoiles, 95 $., www.persepolis-hotel.com rien à redire. Dans même rue 2 autres hôtels moins luxueux : Atlas Hotel et Stars Hotel. Boutique-hôtel Niayesh : 45 $. Bonne adresse où affluent les touristes. De préférence réservez en avance !Bien situé. Original : des maisons anciennes aménagées, où on accède par un dédale de ruelles et de couloirs. Grande chambre climatisée, avec douche et toilettes). Une cour centrale ombragée pour restaurant et repos. Accueil pro, qui organise les excursions. Sadra Hotel : www.SadraHotel.ir hôtel moyen au milieu des hôtels de luxe

Restaurant : Emarat Shapoori : un trés beau palais ou prendre un drink dans le jardin ou bien y diner. Trés beau cadre, compter 10-13 euro par personne pour le diner. www.shapourigarden.com

Excursion à Persépolis-Pasargadès (journée complète en minibus) : 50 $ / pers. S’inscrire auprès de l’hôtel. Pour Persépolis seulement (demi-journée) : 30 $. Excursion à Bishapur (demi-journée en taxi) : 50 $ /pers.

Bus Shiraz-Kerman (8 h) : 350.000 RL/pers. (10,50 €).

KERMAN Hôtel Gavashir : 40$ impersonnel mais bien Hôtel Akhavan : 55 € (avec dîner et petit déj.). Très bien Accueil formidable (2 frères anglophones ; quelques rudiments de français). Organise des excursions. En face l’hôtel Akhavan il y a un autre hôtel de même catégorie, ces 2 hôtels sont souvent complets, réservez si possible

Taxi pour excursion aux Kalouts (désert): 30 € Taxi pour excursion à Bam, Rayen, Mahan (journée) : 50 €

Bus Kerman-Yazd (5-6 h) : 185.000 /pers. (5,5 €). Demander à l’hôtel.

YAZD Hôtel Kohan 45$. www.kohanhotel.ir Bien situé dans vieille ville et maison traditionnelle ; il y a aussi dortoir et chambre simple. Tres bien. Restaurant de l’hôtel le midi bien et pas cher. Hôtel Oasis : 30 $. Pas extraordinaire, parce que pas très bien entretenu. Silk Road hotel (50$) www.silkroadhotelhroup.com dans maison teaditionnelle dans le centre historique, occupé que par des touristes européens, chambre basique sans trop de charme Orient Hôtel réserver car souvent complet ; très bien situé dans la vieille ville, à côté de l’entrée de la grande mosquée. Hôtel Vali Musseum Hôtel 50$-120$ (double- quadruple) bien situé dans vieux quartier, maison traditionnelle arrangée avec goût, petit musée à l’intérieur Hôtel Kourosh : 45/60 euro selon typologie des chambre, dans le viuex yazd, typique bien placé Guest house Amir Chaghmag Hostel à 2 pas de la mosquée du même nom , en plein centre. Le gérant est un palhavan qui s’exercent dans le zurkhaneh du quartier ou vous pourrez vous rendre le soir pour assister à une démonstration. Entrée 100.000 RL, à ne pas rater ! le zurkhaneh est bien indiqué. Restaurants Silk Road : autour de 6-7 €. Bien Pizzeria à 2 pas du complexe Amir (pour changer du kebab ?!) Zurkhaneh : voir ci-dessus à la guest house Amir Chaghmag Hostel Taxi pour excursion à Meybod, Chak-Chak, Kharanaq : 50 $ arrangé par hôtel Bus Yazd-Kashan (5 h) : 190.000 RL/pers. (5,5 €). Réservé dans une agence. Attention : il s’agit souvent de bus Yazd-Téhéran, qui n’entrent pas dans Kashan.

KASHAN Hôtel Khan-e Eshan : 1 950.000 RL (58 €). www.ehsanhouse.com Très bien, dans une maison traditionnelle restaurée. Grande cour intérieure avec bassin. Accueil très compétent qui organise les excursions à la demande. Guesthouse Kamalmolk : 30-50 euro selon typologie des chambres, dans vielle maison traditionnelle. Restaurant : Abbasi : 160.000 et 225.000 RL (5 et 7 €). Très très bien, tant le contenu de l’assiette que le cadre. Dans une maison traditionnelle.

Taxi pour excursion Abyaneh et Fin Garden : 22 € Bus Kashan-Ispahan (3 h) : 85.000 RL / pers. (2,5 €). Pris le billet à la gare : les bureaux des compagnies sont dans le hall d’accueil et on nous a indiqué le premier bus.

ABYANEH Hotel Viuna Abyaneh : 175 ooo rials la double. Très bien. www.ViunaHotelAbyaneh.com Pas de restaurant a Abyaneh on doit donc prendre repas dans l’hôtel et restaurant cher !

ISPAHAN Hôtel Totia : 1.070.000 RL (32 €). Un peu excentré. excellent rapport qualité-prix, pris d’assaut, réservation conseillée. Dans même rue que Totia hôtel il y a sur même trottoir l hôtel Azadi et une guest house. En face le Totia il y a l ‘hotel Meraji www.hotelmeraji.com et une guest house signalée seulement en farsi Hôtel Persia :35-45€ selon typologie des chambres, basique, 20 minutes du centre touristique Hôtel Ibne-Sina : petit hôtel pas cher, plus excentré mais taxi pas cher Atigh hôtel (90$) bel hôtel

Restaurants : face au Totia un petit restaurant propre et bien, excellent rapport qualité-prix. Setareh : 250.000 RL (7,5 €). Très bien. En terrasse, avec vue sur la place Royale. Venice Restaurant (hôtel Ali Qapu). Resto italien (ça change des kebabs !). Au bord de la « rivière », dans un quartier très animé le soir. Hermès dans quartier arménien Tolfa, : 350.000 RL (10,5 €). Très bien, près de la cathédrale arménienne. Romanos : très bon restaurant dans le quartier arménien. Excellente réception WIfi avec possibilité d’accès a facebook et autres réseaux sociaux Bastani : 250.000 RL (7,5 €). Très bien ; à côté de la Mosquée Royale Bervani : près de la mosqué du vendredi Abbassi hôtel : se rendre dans les jardins de cet hôtel pour un drink, juste fabuleux.

Bus Ispahan-Mashhad (17 h) : 650.000 RL /pers. (19,50 €). Réservé l’avant-veille dans une agence de voyage.

Zurkaneh : a 300 mètres du Totia il y a une maison de la force zurkaneh ou vers 20.30 le lundi et un autre jour de la semaine il est possible d’assister aux entrainements, les autres jours sont réservés aux entrainements des débutants

MASHHAD Hôtel Hafez : 2.700.000 (80 €), avec dîner et petit déj.). Khosravi st., Andarzgoo 14. Tout près du sanctuaire. Bon hôtel pas de panneau en anglais, en face de l’hôtel Noor. Clientèle de touristes iraniens (car il n’est pas dans les guides). Bon repas (compris) : buffet varié à volonté, ce qui permet d’échapper au riz-kebab. Sobhan Hotel Apartment Restaurants plusieurs restaurants de quartier, dans le bazar : 270.000 (8 €) Avion Mashhad-Téhéran (1 h 30) : 60 €. ( Iran Air Tours) réservé dans une agence..

QUOM Mahan Hotel (1.600.000R) – basique mais bien placé A Quom spécialité de biscuits les Sohams à deguster sans modération! Dans le Holy shrime vous devrez mettre un tchador coloré qui vous sera prété à l’entrée et un mollah parlant anglais vous fera visiter.

ILE DE QUESHM Une bonne adresse: Mr Amini's guesthouse
Projet d'itinéraire 1 mois Rajasthan et Gujarat
by Swibco · 2015-11-11 · 23 replies
Bonjour,

Mon mari et moi-même partons en Inde mi-janvier, 1ère étape d'un tour du monde de 8 mois. C'est un rêve de longue date et en même temps nous avons pas mal d'interrogations sur ce qui nous attends tant ce pays est atypique.

Nous aimerions avoir votre avis sur l'itinéraire suivant qui est un peu speed et puis s'il peut être utile à d'autres, take it.... Quelle étape ôteriez-vous éventuellement? Rajouteriez-vous d'autres incontournables que nous aurions ratés? Nous nous déplacerons en train, j'ai déjà vérifié la faisabilité de l'itinéraire avec indianrailway, enfin quand j'ai obtenu un résultat je dois avoir râté quelques posts sur le sujet....

En synthèse: New Delhi - Mandawa - Bikaner - Jaisalmer - Jodhpur - Udaipur - Palitana - Diu - Ahmedabad - (Udaipur) - Bundi - Jaipur - Gwalior - Agra - Fatehpur Sikri - New Delhi

J-1: arrivée à New Delhi à 7h30, nuit à ND J-2 : train à 7h pour Churu puis bus (?) pour Mandawa, nuit à Churu ou Mandawa J-3 : train pour Bikaner à 13.30, nuit à Bikaner J-4: visite du fort puis train du soir pour Jaisalmer J-5 : Jaisalmer (balade en chameau) J-6 : Jaisalmer puis train du soir pour Jodhpur J-7 et 8 : Jodhpur J-9: Train pour Udaipur => impossible de trouver le trajet sur indianrailway, pourtant je suppose que ça existe.... J-10, 11 et 12: Udaipur => on envisage de faire Mont Abu une journée, est-ce possible? trop court? et comment s'y rendre depuis Udaipur (j'ai trouvé des post qui parlait de train Udaipur-Abu road mais là encore je n'ai pas trouvé sur indianrailway) J-13: Avion Udaipur ->Bhavnagar à 7h, visite de Bhavnagar et nuit sur place J-14: Bus pour Palitana, Palitana et nuit sur place J-15 et 16: Bus pour Diu, Diu J-17: bus pour Junagadh, Junagadh et train de nuit pour Ahmedabad J-18 : Ahmedabad J-19: train pour Udaipur => là encore je ne trouve pas de ligne sur indianrailways pourtant je l'avais trouvé dans le sens inverse 😕, une idée? J-20: Udaipur puis train pour Bundi à 18h J-21: Bundi puis train pour Jaipur => sur indianrailway il semble que nous ayons à prendre un train pour Sawai Madhopur où nous devrons passer la nuit avant de prendre un train le lendemain pour Jaipur, y a-t-il une autre solution ? J-22 et 23: Jaipur J-24: Train pour Gwalior à 6h, Gwalior J-25: Gwalior puis Train pour Agra à 15h J-26 : Agra puis train pour Fatehpur Sikri à 19h J-27: Fatehpur Sikri J-28: Retour à New Delhi via Agra J-29 : avion en soirée pour Bangkok

On a cherché autour de nous mais personne n'a fait ce coin, enfin sauf mes parents il y a 35 ans donc ça ne compte plus..... alors on a vraiment besoin de vos remarques 😛!

Merci!!!!
Voyager seule en Asie du Sud-Est, inconscience?
by Nhelia · 2015-11-10 · 74 replies
Bonjour à tous!

Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!

Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...

En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....

On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...

Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....

J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!

Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.

Vanessa
23 jours en Australie septembre 2015
by Dj93 · 2015-11-08 · 21 replies
Après plusieurs voyages aux States (voir mes comptes rendus précédents), cette année nous décidons d’aller voir les kangourous….. CHEZ EUX !!! Comme à chaque fois, cela fait déjà plus de 10 comptes rendu de séjours que je mets en ligne (malheureusement blogmongénie a été supprimé sans préavis me spoliant de mes autres articles sur la toile !!il ne reste plus que kazeo, devenu à son tour eklablog), mon but est de renseigner au mieux les futurs candidats au voyage et pas d’étaler publiquement ma vie privée. Je n’oblige personne à penser ou percevoir les choses comme moi. Je connais maintenant l’utilité quasi indispensable des blogs pour préparer sérieusement un voyage avec des avis impartiaux et non intéressés financièrement parlant s’entend (ent ant end …phrase un peu longue, je sais, mais je me soigne !!).😉 Seulement voilà, l’Australie c’est quatorze fois la taille de la France, et nos vacances ne sont malheureusement pas extensibles, alors première étape: définir la zone de nos pérégrinations. Nous partirons en Septembre, et il faut aussi tenir compte des paramètres météo, car les saisons sont décalées dans l’hémisphère Sud, ce sera là bas le tout début du Printemps. Pour notre première visite dans cette île continent nous allons tenter de rester sur les fondamentaux, sachant que des liaisons aériennes intérieures seront inévitables. Et c’est là que je rencontre mes premières difficultés dans mes préparatifs car les comparateurs internet sont souvent limités dans le nombre de vols à planifier. Sur le trajet, une escale est obligatoire durant les 17000 kms qui nous séparent de Sydney, qui sera notre ville d’arrivée. Chaque compagnie à sa ville « fétiche », Qantas, l’ Australienne est « associée » avec emirates, l’escale est Dubaï, mais avec d’autres, on a aussi la possibilité de choisir Bangkok, Kuala lumpur, Pékin, Shangaï, Singapour, Ho chi minh ou bien encore Hong kong. Autant dire qu’on a le choix dans l’embarras !!. Ce sera pour nous au final Hong kong avec Cathay pacific. Attention, cette compagnie, comme d'autres d'ailleurs, autorise 20 kgs par valise en soute et seulement 7 en cabine contre par exemple 23 et 12 avec air france, ce détail me stressera quand même un peu, même si à l'enregistrement l'hôtesse me confiera qu'il y a une tolérance en principe appliquée !! je conseillerai quand même le pèse bagage qui lui ne pèse pas lourd. Sachez que les propositions de vols sur les comparateurs vont de 22 heures pour les plus courts avec une escale, jusqu’à 39 heures avec 2 voir 3 arrêts !!!!!! De plus, pour l'hébergement en hôtels, les quelques consultations faites sur le net laissaient apparaître certaines difficultés pour trouver des chambres pour trois avec deux vrais lits et non pas des chambres pour deux dans laquelle on rajoute un lit d'appoint, ou avec un canapé soit disant lit!!(remember New York et les in cons pétants de LOOK VOYAGE (et oui 3 ans après j’ai toujours la hargne contre ces escrocs …) N’ayant pas suffisamment de temps à consacrer à l’élaboration de ce projet pharaonique (heu non pardon on va pas en Egypte !) alors disons vers cette destination inconnue, je décide de faire appel aux professionnels afin de nous proposer par devis les vols, hôtels et locations de véhicules en leur faisant part de nos desiderata voire exigences évidemment. Ainsi je sollicite 3 agences annoncées comme »spécialisées » à savoir Légendes Australiennes à Nantes, Voyageurs du Monde (basée à Bruxelles) et e.australie à Paris. Rapidement j’écarterai les Belges, trop chers pour nous. Concernant e.australie, dans un premier temps une compagnie aérienne nous est imposée sans autre choix possible soit disant, puis après plusieurs contacts insistants, mon interlocutrice dédiée me dit que toutes les compagnies sont possibles, contredisant ses premières propositions ce qui ne met pas forcément en confiance. Après plusieurs ajustements du devis, nous étions toutefois prêts à signer, lorsque qu’au dernier moment pour des raisons ignorées et non expliquées (dommage), le vol retour proposé initialement est modifié, avec un vol intérieur en plus jusqu’à Perth (ville non prévue au programme), rajoutant ainsi une escale supplémentaire. Pour éviter cela, 500 euros par personne en supplément sont demandés, pas question……. Je tiens à préciser que notre interlocutrice dont je tairais le prénom, faisait déjà l’objet de certaines critiques sur les forums spécialisés, quant à ses méthodes !!!...peu orthodoxes…… Donc….. On décide de s’engager avec LEGENDES AUSTRALIENNES que nous recommandons vivement car ils ont été sérieux, compétents et attentifs avant, pendant et après le voyage.VRAIMENT UNE BONNE NOTE …Merci à David P…..et ses collègues, là j’hésite pas à donner le prénom…… car il le VAUT BIEN comme dirait heu… je sais pas c ki tellement il y en a eu….

Le programme finalisé sera donc le suivant : 5 nuits à SYDNEY transfert en avion vers Ayers rocks pour 4 nuits dans le centre rouge avec un 4X4 depuis Alice springs vol pour rejoindre Melbourne pour 2 nuits envol vers la Tasmanie pour 4 nuits avec un véhicule de location sur place (il semble que l'on ne puisse pas rejoindre cette île avec un véhicule de location en ferry!!) depuis Launceston, vol pour Melbourne et rejoindre directement en véhicule la Great Ocean Road (GOR) pour 3 nuits avec le même véhicule ferry pour Kangaroo island et 2 nuits, retour vers Adélaïde pour une courte nuit et vol pour Hong Kong avec comme on dit « un stop » de 3 nuits !!! cerise on the cake.

SYDNEY :

Départ de Roissy CDG le 31 Aout à 13h15. Sachant que le tabac est hors de prix, je veux acheter deux cartouches de sucettes à cancer avant de partir, mais on m'informe gentiment que l'on ne peut importer en Australie que 50..........cigarettes, je laisse tomber. Pour ceux qui sont concernés, sur place la paquet rendu anonyme et stocké dans des placards ou derrière des rideaux à l’abri des regards des potentielles futures victimes de ce fléau est vendu à 17 euros le paquet de 20, par contre certaines marques vendent par parquet de 50 un peu moins cher si vous avez de grandes poches évidemment, (fin de la parenthèse dédiée aux détracteurs qui confondent fumeurs et terroristes, on connait l’inefficacité de ces mesures merci à nos différentes ministres de la santé qui font la même chose ou presque en France) Le boeing triple 7 est plein, après 12 heures de vol , petite pause de 2 heures à Hong kong, où 7h00 heure locale, les boutiques de l’aéroport sont encore fermées. Pour les 9h00 du vol suivant vers Sydney, quelques rangées vides s'offrent avant décollage aux passagers les plus rapides qui souhaitent s'allonger sur les banquettes pour dormir un peu. A Sydney, peu après 17h30 (plus 9 h00 par rapport à la France) il fait 12° et déjà nuit, et le lieu de rendez vous indiqué pour notre transfert en limousine (inclus) vers l'hôtel n'est pas celui prévu par le transporteur, résultat, ce n'est qu'après 30 minutes de recherches (et d’appels téléphoniques hors de prix sur répondeur) que l'on parvient à mettre la main sur notre chauffeur d'origine libanaise qui était là à l'heure mais pas au bon endroit. Bref ... L'hôtel Cambridge, réservé pour 5 nuits est récent mais un peu excentré au Nord du centre névralgique de la ville en plein quartier gay, autant dire que les établissements de nuit se passeront de nous. La chambre est correcte avec deux vrais lits pour nous trois. On tente tout de même de se restaurer de façon un peu plus consistante que dans l'avion, mais l'unique restaurant où l'on tente notre chance ne sert plus au delà de 21h00, on se rabat chez hungry jack qui sera notre seul fast food du séjour. Bien calés et le taux de cholestérol bien remonté, (holala si les ministres voient ça !!je vais me faire dis puter) allez vite au dodo pour être en forme et ATTAQUER enfin réellement nos vacances. 2eme jour : notre voyagiste nous a réservé les billets pour le captain cruise, croisière hop on hop off day pass (ouf!) en résumé durant la journée, vous visitez toute la très belle baie de Sydney en descendant où et quand vous voulez tout au long du trajet et des différents arrêts.(bah oui vous allez pas sauter dans l'eau!) C'est bien pratique. En fonction des heures, les navettes ne s'arrêtent pas forcément toutes aux mêmes endroits, à Watson bay, par exemple on descend pour prendre la suivante qui nous déposera à Manly, quartier situé au bout de la baie, véritable station balnéaire très agréable, cependant le ciel un peu chargé a démotivé les adeptes de la glisse en ce début de saison, peu de surfeur … Ne voyant pas de revendeur TELSTRA, on souscrit un forfait 90 minutes à 40 dollars chez vodaphone. Erreur, en effet je confirme ce que j'avais lu avant de partir et ce que j'aurai du suivre, cet opérateur a une couverture médiocre du territoire, nous devrons avoir recours très fréquemment aux très nombreuses cabines téléphoniques telstra en parfait état de fonctionnement et finalement pas très chères, ici ni tag ni dégradation, ça change... J'avais, à ce sujet, changé juste avant de partir mes euros au taux apparemment sympa de 1,52, alors qu'en moins d'un an, le dollar américain était passé de 1,38 à 1,11 rendant ainsi les USA moins attractifs. Merci à l’Europe et ses eurodéputés à 13000 euros par mois qui légifèrent quand ils sont présents, sur la puissance des aspirateurs notamment. !!! Bon stop aux détails, continuons le périple.... Après un bon filet de Barramundi en terrasse au fish and ships il est temps de reprendre la mer. Impatients de voir koalas et autres diables de tasmanie, on décide de s'arrêter au zoo taroonga pour 114 aud dont un ticket au tarif étudiant (le télésiège est fermé pour travaux). ERREUR, car ces petites bêtes en captivité dorment cachées toute la journée, il faut être présent aux heures fixes de nourrissage, ce qui, évidemment n'est pas notre cas, alors lion, tigre, girafe et éléphants BOF....... On regagne notre hôtel à 20h00 après une première journée de 12h00, avec la fatigue du voyage ça commence fort. Première impression: nous sommes stupéfaits par la très forte proportion d'origine asiatique de la population, on s'est même demandé si on s'était pas trompé d'aéroport à l'atterrissage !!!! Impression confirmée, puisque durant notre séjour, le premier ministre qui s'apprêtait à signer une nouvelle convention d'immigration avec la Chine a été débarqué de ses fonctions. Des affiches publiques 4X3 critiquant sa position l'accusaient de préférer les asiatiques aux Australiens!!!! Les petits déjeuners buffet inclus du Cambridge sont parfaits. Pour notre deuxième journée, on investit 120 dollars dans les billets du sydney explorer sightseeing bus valables 24h00, selon nous c'est un moyen idéal pour visiter à un tarif raisonnable. Achetés en fin de matinée, ils nous permettront d'effectuer le second circuit le lendemain matin. On fait un arrêt à la tower sydney, d'où la vue à 360° sur la ville est intéressante, cependant les tarifs de ces « attractions » sont toujours un peu prohibitifs, comme à mon habitude, j'avais quand même déniché un coupon à 20% de réduc dans l’un des nombreux prospectus du hall de l'hôtel. On se rend ensuite au plus grand marché aux poissons de l'hémisphère sud et ça vaut le détour, si comme moi vous raffolez des produits de la mer, le spectacle des étals multicolores bien ordonnés est éblouissant (c'est pas mal dit ça!!!ndlr) 😉 On peut manger sur place des produits extra frais et c'est quand même mieux qu’au macdo !! On poursuit avec le joli mais luxueux centre commercial au sein du vieux queen victoria building, le quartier the rocks avec une belle vue sur le harbor bridge et les jardins botaniques avec le mrs Macquiries point (soleil de face à 17h00, pas bon pour les photos ça!!) Coucher de soleil sur le célèbre opéra, déjà photographié sous toutes les coutures bien sur. Chez Coles, on achète de quoi picniquer en chambre, un peu de repos et d'économie ne feront pas de mal. Troisième jour, il pleut jusqu'à 9h00 mais le ciel s'éclaircira progressivement, on fait la ligne bleue du bus, qui dessert les beaux quartiers avec villas superbes sur la baie (vaucluse, rose bay, double bay). Arrêt à Bondi plage, célèbre pour ses surfeurs, là aussi absents malgré les belles vagues pleines d’écume (enfin les pros parlent de « spots »), par contre les travaux pré-estivaux sont nombreux. Au retour, on visite l’aquarium pour 96 aud (avec encore des coupons magiques à -20%), cependant c’est un peu décevant , deux tunnels permettent d’observer requins et dugongs on aperçoit un et un seul platypus, au final BOF aussi. (cela n’engage que moi comme d’habitude) Via le pyrmont bridge on rejoint le centre commercial moderne, pour nos achats compulsifs de souvenirs qui viendront s’entasser avec ceux des années précédentes. D’ailleurs j’en profite pour m’offrir un chapeau en cuir dit »crocodile dundee » car je ne veux pas, comme cela s’est déjà produit par le passé, remettre au lendemain l’achat inutile que je peux faire le jour même. (apparté: dans une autre vie, l'acteur était peintre sur le harbor bridge d'après ce que j'ai lu). Je prends un made in australia (regardez bien l’étiquette car les vendeurs chinois sont sournois, on a tenté de me vendre un made in pakistan!!)) De marque Barmah avec cinq vraies dents de croco (avec certificats !!) et un contour bracelet en cuir épais à tout de même 115 $ (prix constatés ultérieurement environ 130 à 140 aud) il y a moins cher avec seulement 3 dents et un contour support de dents plus fin à 80 aud….. c’est les vacances tout de même, j’ai bien le droit de me faire un p’tit KDO….( La marque Akubra, Australienne aussi, est un peu moins distribuée et un peu plus chère). Confrontés à ce gouffre financier dans le budget, ce soir ce sera encore picnic dans la chambre, acheté cette fois chez woolworth et pi tant pi…. Au petit dej, j’ai pris l’habitude des tartines au végémite. Cette pâte noire, énergisante , pleine de vitamine B est infecte, mangée seule, mais mélangée au miel ça passe et comme les militaires australiens en ont dans leurs rations, c’est forcément bon pour la santé…(HA elles sont contentes là hein ?) Pour ce dernier jour à Sydney, l’agence nous a réservé une excursion aux blues mountains parmi les nombreuses propositions existantes. C’est avec sydneyboutique que nous allons passer la journée. Prise en charge à l’hôtel en minibus avec un chauffeur âgé, anglophone mais très sympa et jovial. On ramasse 2 touristes anglais et première pause matinale au featherdale wildlife park où l’on se fait caresser par les koalas (euh non c’est l’inverse en fait) et l’on nourrit les nombreux wallabies, les cartes mémoires chauffent dur. On poursuit par 2 petites promenades forestières, les cascades Katoomba et évidemment arrêt au point de vue sur les trois sœurs (pics rocheux) et au touristique Waradah aboriginal centre, où deux « vrais faux »aborigènes nous exposent brièvement leur culture entre deux coups de didgeridoo. Le repas se fait au restau jameson house, tenu par des jeunes français adeptes du programme vacances travail (très nombreux en Australie) où l’on regoute le fameux barramundi, poisson exclusivement local. Au retour, petite pause à Leura, village rétro bobo sans grand interêt. Depuis le stade Olympique on rejoint circular quay en ferry omnibus avec de nombreux arrêts et de très nombreux passagers. L'air est frais.... Selon notre guide, l’immobilier est très cher à Sydney, beaucoup de gens y travaillent, beaucoup moins y habitent.

LE CENTRE ROUGE

Envol pour Ayers Rock et le centre rouge désertique du pays. A 7h00 coup de fil en chambre de la société chargée de nous transporter à l’aéroport, pour décaler l’heure de prise en charge, on passe de 8h00 initialement prévu à 7h30, méthode cavalière peu respectueuse de la clientèle. L’aéroport domestique en ce dimanche est très fréquenté mais l’enregistrement va vite, le boeing 737 de virgin australia à l’équipement sommaire est plein, après tout de même 3h00 de vol (je vous l’avais dit c’est grand l’Australie !) notre 4X4 toyota prado blanc rutilant sous le soleil nous attend sur le parking. Il faudrait presque un escabeau pour monter dedans ! Volant à droite et conduite à gauche, boîte auto heureusement y aura déjà ça de moins à gérer, quand on sait que plus d’une fois j’ai mis les essuies glace au lieu du clignotant…. 😠 On rejoint assez vite l’un des rares hôtel du secteur, le outback pioneer au pied du célébrissime rocher ULURU. Il s’appelait avant AYERS Rock, du nom de l’immigré Anglais, élu 7 fois premier ministre et qui avait permis les expéditions à l’origine de sa découverte au XIX°. L’entrée du site est à 25$/pers. En attendant l’heure fatidique du coucher de soleil, on fait un bout de promenade sur le kuniya walk jusqu’au waterhole (trou d’eau pour ceux qui comprennent pas mon anglais courant). Attention, si vous choisissez de rester un certain temps dans ce secteur pour l’explorer sérieusement et pédestrement, je vous conseillerai peut être l’achat d’un filet anti mouche proposé partout. Le mettre par-dessus ou en dessous votre chapeau, casquette ou seul sur la tête comme les femmes asiatiques car……les nuées d’insectes volants deviennent très très vite insupportables et il y en a partout, et puis après tout, LE LOOK APICULTEUR a du charme…. Ensuite on rejoint le site dédié coucher de soleil, où il faut se frayer un chemin et surtout trouver une place pour garer le camion, certains fans n’hésitent pas à déballer table et fauteuils, pic nic et champagne pour assister au spectacle, d’autres montent sur le toit des bagnoles, faudrait pas exagérer non plus. C’est beau mais quand même. Une autochtone fêtarde me traitera même de « lovely french » lorsque j’accepterai de prendre en photo son groupe d’assoiffés: Une connaisseuse…… Pour le dîner deux restos et pas plus, on choisit le plus populaire où l’on fait cuire soi même sa pitance sur une plancha non nettoyée par les clients précédents…. A ce propos, partout dans le pays presque toutes les aires de repos sont équipées d'une ou plusieurs planchas électriques fixes à disposition des adeptes du BBQ. Le confort de notre chambre à l'outback est appréciable. Demain, lever tôt, pour assister à 6h50…… Bah au lever de soleil évidemment depuis un autre point dédié, (le TALINGU NYAKUNYTJATU, atchoum !) Entre le soir et le matin, rien que le rocher seul, ce sera 70 photos… des fois qu’on en loupe une !! Vive le numérique! (et évidemment je ne vous donnerai pas le nombre de photos avec nous aussi dessus!!) Ensuite direction Kata Tjuta, autre chaîne rocheuse contrastant aussi avec la platitude du désert. On « randonne » sur la première partie de la valley of the wind (KARU) puis on s’aventure dans la walpa gorge, sous le soleil y a pas à dire c’est joli. Mais c’est pas le tout, on doit rejoindre Kings canyons et le Watarrka NP à 250 kms, alors hop à bord du camion. Et n’oubliez pas de faire le plein, car il n’y a que deux stations sur le trajet :curtin springs et kings creek : à chaque fois, une miniminisuperette, un mini restaurant et quelques hébergements rustiques ET PUIS C’EST TOUT, ici c’est camping et les Australiens, adeptes, ont tout à bord du vieux 4X4 poussiéreux. Nous on s’en fout, le réservoir du camion contient 87 litres.( le prix du litre de super est à 2,09$ et 1,38 en moyenne ailleurs) A l’arrivée, promenade jusqu’à kathleen springs (trou d’eau). Le kings canyon resort est correct, on mange un hamburger de chameau à la cantine de l’outback BBQ, avec en fond sonore, un musicien country retraité depuis longtemps. (longues tables communes et bancs) DODO car le lendemain c’est un cruel dilemne.. En effet pour rejoindre notre étape du soir à Glen Helen, soit c’est 280 kms via la piste « mereenie loop » de 160 kms, soit on contourne par le bitume mais là c’est pas moins de 700 kms !!! et deux avis différents (c’est mieux qu’un) nous déconseillent très fortement la mereenie loop ( payante à 5 $, histoire d’enregistrer les coordonnées des aventuriers en partance pour faciliter les recherches au cas où?) très difficile parait il, alors tant pis on va rouler. Je tente quand même sur quelques kms, un raccourci possible par la piste ernest giles road, mais mes deux passagères m’intiment de renoncer au bout de quelques kms, alors demi tour et roulons….

Têtu, avant d’arriver, je veux quand même savoir ce que c’est que faire du 4X4, alors on prend la palm valley, cul de sac de 40 kms AR et là : bah je fais pas le fier et encore moins le malin: rochers, trous, sable, novice, je suis obligé de consulter rapidement le mode d’emploi pour savoir comment franchir au mieux ces différents obstacles sans rester coinçé, on risque pas l’excès de vitesse, et je sais pas pourquoi mais malgré la clim je TRANSPIRE BEAUCOUP !!!! bref …maintenant on en rigole. A l’issue, sains et saufs, le camion aussi, on prend la piste de 43 kms, et il en reste encore 72 autres bitumés pour atteindre le glen helen gorge and resort…. C’est l’unique hôtel du coin, rustique et spartiate, il y a bien sur un camping, mais pas de superette et obligation de dîner à l’unique resto (en réservant) et sans pouvoir choisir l’heure, c’est plein… Au menu à la carte uniquement, une page pour les entrées et les plats et 4 pages pour les vins, tout est dit, ou plutôt écrit… Pas de petit dej inclus, comme dans presque toutes nos étapes, dommage, car sur place c’est 25 $ minimum par personne, ça ferait beaucoup au final. Départ 7h30 car avant de rejoindre Alice springs (la capitale du désert à 140 kms) il y a plusieurs promenades au sein du West Macdonnell national park ( pas plus d’une heure chacune sans forcer). On commence par Redbank gorge (un petit peu difficile, avec un sentier mal balisé et des rochers un peu partout), puis Ochre pits, Ellery creek bighole , stanley chasm (sentier « privé » payant à 10$ à faire vers midi avec le soleil de plomb à l’aplomb !!) et Simpsons gap, tout cela vaut le coup d’œil Omer! Arrivée début d’après midi à Alice springs où après 1700 kms parcourus, je rencontre mon premier feu tricolore et les premiers policemen. Ici les nombreux groupes d’aborigènes, visiblement marginaux, errent dans le tout petit centre ville. Les hommes ont un faciès très particulier, par contre les jeunes enfants sont magnifiques et les parents en profitent pour quémander une piécette aux rares photographes. Via internet (et viator, filiale de tripadvisor apparemment) j’avais réservé une promenade coucher de soleil à dos de camel (sans filtre) chez Pyndan tracks (18 kms au sud ouest d’alice springs)Nous sommes une dizaine, deux par bête, attachée entre elles, telle une caravane du désert, ça dure environ 1h00 et cette expérience exotique est très sympa. Sachez que depuis qu’ils ne sont plus utilisés pour les divers travaux et transports, et qu’ils ont été relâchés dans la nature, il y aurait en Australie plus d’un million de dromadaires. Pour la petite histoire, celui qui marchait derrière moi s’est blessé au naseau, et pour essuyer le sang dégoulinant, il n’a pas trouvé d’autre kleenex que… le dos de ma veste, résultat à l’arrivée, notre guide me donnera 50$ pour le nettoyage remboursant presque le prix du billet, alors que les dégâts étaient quand même superficiels. MERKI pour le geste.

MELBOURNE depuis le tout petit aéroport d’Alice springs (2 portes en tout pour arrivées départs avec accès aux avions à pied sur le tarmac) 2 heures de vol pour rejoindre Melbourne en milieu d’après midi avec qantas. Là notre chauffeur est à l’heure et à l’arrivée avec une pancarte nominative comme cela aurait dû être le cas à chaque fois, l’hôtel ibis est tout près du superbe marché victoria. Pour cette fin de journée on se contente de papillonner dans le centre de cette ville ressemblant à une ville européenne avec des habitants à l’inverse de Sydney qui se rapprocherait plus d’une ville US avec les habitations en périphérie. Le petit déjeuner buffet inclus du lendemain n’offre ni jambon ni fromage mais du riz cantonais et de la soupe miso, population locale oblige. On commence notre unique journée découverte par le marché victoria et ça vaut vraiment le coup, outre les beaux étals de produits alimentaires qui ne nous concernent pas, il y a aussi tout le panel des souvenirs types à des prix défiant tout ce que l’on a pu voir au cours du séjour, et encore plus intéressants si vous achetez plusieurs produits identiques pour gâter tous vos proches. Par 2,4,6 ou plus, pendules, tee shirts, stylos, porte clefs, casquettes, peluches sont presque à – 50%, idéal pour les cadeaux. Pour profiter au plus vite du maximum, on prend les tickets à 10$ du melbourne visitor shuttle (il faut payer en pièces à la borne de l’un des 13 arrêts) c’est pratique, c’est le chauffeur qui fait les commentaires. Le centre commercial harbour town est grand et beau mais les prix sont moins attractifs qu’au marché pour les souvenirs en tout cas. On rejoint la belle marina où l’on prend encore un bon fish and ships, puis garden fitzroy, et la jetée le long de yerra river, belle vue au 88° étage de la tour eureka qui ne déroge pas à mon commentaire précédent. Pour le dîner, réservé avant départ, toujours avec viator, c’est le colonialtramcar. Repas complet à bord d’un vieux tram circulant de nuit en ville (apéritif, plat, dessert et boissons à volonté très correct pour 60$ par tête c’est aussi un bon souvenir sympa, réservation obligatoire, y a vraiment du monde et la plupart habillé sur « leur 31 » sans être guindé) Séjour express un peu court dans cette ville que nous avons beaucoup aimé, ET PAS SEULEMENT POUR LES BOISSONS A VOLONTE DU TRAM !!!!!! à bon entendeur ( ou lecteur)

LA TASMANIE

Une nouvelle fois, un message à la réception nous avertit gentiment que la prise en charge de royal coach limousine sera à 8h55 au lieu de 9h30 encore merci, de plus le mini bus est trop petit pour le nombre de clients « à ramasser », les valises sont stockées sur une banquette, d’autres tassées tombent au sol avant fermeture forçée du coffre et notre driver dépose tout le monde au même endroit sans tenir compte des différents halls de départ, car ici à melbourne l’aéroport c’est pas alice springs….. Le vol qantas ne dure pas bien longtemps, et l’on prend rapidement possession de notre toyota pulsar sedan, japonaise qui comme celles déjà eues les autres années, a les charnières du coffre particulièrement mal foutues, empêchant inexorablement son chargement aisé, tant elles prennent de la place à l’intérieur….bravo les cerveaux nippons… Vu le planning insuffisamment étudié de ma part avant le départ, on est contraint d’aller directement vers la péninsule de tasmanie pour voir différents sites comme Port arthur. Contrairement à ce que l’on pourrait naïvement croire ce n’est pas une ville mais un ancien bagne dont l’accès est payant à 35 $, vu notre heure tardive d’arrivée à 16h15, la promenade en bateau ne se fait plus !!et la caissière voyant notre embarras nous fait payer que 2 billets à 18$, encore MERKI... En réalité ce ne sont que des ruines, et à part la visite de la maison bien conservée du chef de la garnison, y a pas grand-chose à voir, selon nous encore une fois.



Ensuite on fait à la va vite les différents points de vue photos, proches les uns des autres: devil’s kitchen, tasman arch, blowhole, pirates bay, il fait beau et c’est beau mais sans plus. De nuit à 18h00, on gagne notre hôtel d’hobart, le west point, c’est un immense hôtel casino excentré, ce jour là, plein à craquer avec séminaires et mariages hindous qui monopolisaient l’accès du hall et les ascenseurs. On dîne au fish and ships à Elisabeth street avec difficulté pour se garer, en résumé on ne verra rien d’hobart dommage peut être… précision, le soit disant intéressant marché de Salamanca n’a lieu que le samedi matin. Après le dîner, au retour je ne résisterai pas à la tentation du casino, et me ferai plumer de 15 malheureux $ à une sorte de roue de la fortune aux règles ultra simples spéciales débutants ( et pigeons). Dimanche 13 Septembre, 8h00, départ vers le mont field NP et la belle route le long de la Tyenna river, quand on arrive le visitor center est encore fermé, obligés, si on est honnête, de mettre notre obole dans une boîte en remplissant un ticket à 2 souches, un dans la boite et un sur le tableau de bord (24$/jour/voiture). Puis direction les belles russels falls à 20 mns de marche facile, on apercevra furtivement un opossum matinal, au dessus l’accès aux horseshoes falls demande un peu de grimpette, à l’issue un bon café au bar enfin ouvert et achats de peluches pour mon adolescente majeure que je ne veux pas voir grandir !!! snif snif. Ensuite arrêt à Richmond avec le plus vieux pont du pays (1825), ses vieilles maisons géorgiennes et ses sandwichs que nous dégusterons avec modération peu avant Orford au bord de la Prosser river. Arrivée à Bicheno pour 2 nuits, soit une de trop, c’est un vrai bled, 2 boutiques fermées dimanche et Lundi (pas de bol) et une superette qui ferme à 17h00 heureusement ! Notre chambre au best western n’a pas de vue sur mer dommage. Pour l’instant la seule wildlife vue sur l’île, ce sont des troupeaux immenses de moutons et de vaches, et ….. des cadavres tous les kms de wallabies écrasés sur les bas côtés qui font le bonheur des corbeaux charognards biens dodus. Au sealife center restaurant, l’un des 2 ouverts sur 3, on se prend un copieux plateau de fruits de mer chaud et froid pour 2 avec notamment des huîtres bien charnues et iodées. Sur le chemin du retour on croise des pinguinos en randonnée nocturne dans les fourrés c’est CHOUETTE . Aujourdh’uy on a eu entre 23 et 26° sous un beau ciel bleu ensoleillé : inespéré. Ici, comme partout à travers le pays, la récupération d'eau de pluie n'est pas une utopie, nombre de maisons sont équipées d'une , voir deux citernes gigantesques et bien visibles.

Après la grasse matinée, départ à 8h45, pour le parc Freycinet (accès 24$ par voiture) Pause à Coles bay, tout petit, et puis promenade d’environ 1h15 AR vers wineglass bay (la baie du verre de vin !), y a du monde, c’est beau, sur le parking au retour un wallabi croque une carotte offerte par de jeunes asiatiques photographes (pléonasme?) malgré l’interdiction de nourrir la faune. Pauses photos obligatoires à honeymoon bay, richardsons beach, sleepy bay et cap tourville. Après avoir vérifié l’heure de nourrissage des fameux diables (15h30) on se dirige au east naturworld park, où nous serons les 3 seuls visiteurs et c’est très bien ainsi. On fait mumuse avec les gentils wallabies gourmands, notre guide nous explique tout sur ces pauvres diables emblèmes nationaux à la durée de vie très limitée à cause notamment d’une maladie incurable, et en plus elle confie momentanément dans les bras de « ma fifille » un jeune woombat adorable, les cartes mémoire ont fini de fondre… On dîne au resto attenant à l’hôtel, plein, ici aussi on commande et paie à l’avance au comptoir avant d’être servi à table, il y a une mini salle de jeux avec machines à sous et des écrans géants avec tirage en direct du keno local toutes les 2 minutes.

Ce matin, il fait 9°, pour rejoindre st helens à 75 kms seulement, on décide d’explorer un peu le centre de l’île : Campbell town avec son pont de pierre de 1838, puis Avoca, Fingal, St Marys, Scamander que des bleds. On dépasse l’étape pour voir Binalong bay et bay of fires , avec ses rochers colorés d’algues séchées devenues orange. Il a plu presque toute la journée, mais cela ne stoppe pas les aventuriers que nous sommes…Alors on marche jusqu’aux saint columbia falls, les plus hautes de Tasmanie, puis sous la pluie battante on affronte le chemin boueux et forestier jusqu’aux « halls falls » c’est long et évidemment on croise personne. Mais on emporte chacun un petit souvenir que l’on découvre une fois repartis en voiture :ça nous gratte au niveau des chevilles et des mollets c’est quoi DONC ?.... ET BIEN DES PETITES SANGSUES PARTOUT, chaussures, chaussettes pantalons et peaux, parano collective…. Je vous en reparle si je peux dans quelques mois…. 😎

Dernier jour sur l’île, direction Launceston, mais avant on s’arrête au « shop in the bush » capharnaüm vendant du neuf et de l’occas tenu par une gentille mamie, en pleine fôret c’est attrayant. Via Scottsdale, bridgport et george town (pas terrible), puis le batman bridge suspendu on arrive au cataract cliff gorge . C’est la seule attraction de cette ville étendue, partiellement à flancs de colline. Moyennant 12$/personne on peut prendre le télésiège surplombant le site puis effectuer quelques petites promenades avec de belles vues , mais c’est quand même plus une destination familiale dominicale et locale (ale ale ale QUOI ? De la bière ? Où ça?) Nous sommes très chaleureusement accueillis à l’hôtel comfort inn coach house près du centre ville, pas vraiment dédié au tourisme, pour le dîner on préfère le hallam’s waterfood avec encore un plateau de fruits de mer chaud et froid, assez cher(en tout 185$) plutôt que le stillwater plébiscité par certains guides mais proposant peu de produits de la mer au menu.

GREAT OCEAN ROAD (GOR)

A l’aéroport où nous arrivons bien sur en avance on nous annonce l’annulation de notre vol qantas de 10h40 pour Melbourne et nous sommes redirigés sur le Jetstar de 10h15 quand l’informatique le permettra, angoisse de courte durée. Du coup on arrive un peu en avance à l’agence Hertz, débordée, après les formalités il faut attendre que la voiture tout juste restituée soit prête, au final on perd du temps et pourtant la route est longue avant d’attaquer réellement la GOR. Là attention, en quittant l’aéroport ne vous trompez pas de route soyez vigilant (GPS ou demandez conseil au loueur) car les accès proches de melbourne sont payants via portiques automatiques et il parait que ça coûte. J’aurai dû être un peu plus attentif au devis et demander une étape plus proche vers apollay bay par exemple car vu la distance à parcourir et l’heure d’arrivée à melbourne, on a 280 kms à faire (en théorie mais 345 réellement faits avec les détours de « curieux ») et ça roule pas forcément très bien. Du coup on zappe un peu certains sites possiblement intéressants comme turquay et bells beach (spot de surf mondialement réputé) et Apollo bay où l’on fait un passage rapide, à 17h30 tout est fermé. Le cap Otway, cul de sac de 21 kms payant pour voir le plus ancien phare du pays aurait peut être valu le détour.

Par contre, avant apollo bay, à grey river road près de kenneth river il n’était pas question de louper l' arrêt obligatoire: koalas à profusion en pleine nature, à condition de lever la tête et chercher dans les eucalyptus, et surtout si vous écartez les bras, en moins de 10 secondes vous êtes un perchoir à perroquets multicolores même sans rien leur offrir à manger, les nouvelles cartes mémoire commencent à fondre. 10 kms plus loin c’est erskine falls toutes proches du parking, ensuite jusqu’à port campbell c’est 90 kms de route sinueuse loin de l’océan, cette portion devrait plutôt se nommer « great forest road ». Le motel best western great ocean road motor inn (atchoum) est architecturalement parlant sympa, tout en bois mais il faut la voiture pour aller dîner au seul resto ouvert de ce bled le « 12 rocks » où pour 105$ avec 2 boissons c’est pas trop mal.

Il a plu toute la nuit et pour rejoindre Robe en théorie, encore, c’est 375 kms mais on en fera 470 , toujours par soif de curiosité. Alors pas de temps à perdre, on attaque entre les éclaircies et en rebroussant chemin, les 12 apôtres dépassés la veille au soir. Ils ne sont plus en réalité que 8 à cause de l’érosion maritime (2 cms par an au pied). Belles photos, mais encore beaucoup trop qu’il faudra trier au retour. Puis tous les autres points de vue assez proches dans le désordre, london bridge devenu arch après l’écroulement d’un morceau, (isolant 2 touristes sauvés par les secours) loch and gorge, the grotto (après Peterborough bay of island), en 1h30 tout est fait. La fin de la GOR est à Warrnambool, ville animée avec commerces, peu avant on a acheté nos sandwichs au magasin cheese world face à la fabrique. On fait une pause à logans beach point d’observation des baleines, mais ça doit pas être le bon moment, après un 10 eme perdu à chaque œil à scruter l’horizon: rien à voir. On tente d’explorer le parc gratuit de tower hill mais toujours pas de wildlife dans les parages. Port Fairy vaut une pause photo le long du chenal. Mont gambier est une grande ville et l’on monte voir le lac bleu, réservoir naturel d’eau douce dans le cratère d’un volcan éteint (pas étonnant avec toute cette eau !!) 😏 A 14h30, retour brutal sur terre, on a encore 300 kms à faire, on arrive à 17h30 car ici y un décalage horaire de moins 30 mns. A Robe, près de la plage, il parait que l’on peut aussi voir des dauphins, mais là encore ils doivent être ailleurs. Après un quiproquo sur l’emplacement de notre BandB, le propriétaire nous rejoint et nous accompagne jusqu’à notre cottage victoria, maison typique individuelle entièrement équipée, et rien que pour nous. Pour le petit dej le frigo est plein (pain de mie, œufs, bacon, jus de fruit, lait confiture) c’est top, incredible (in english please) bon d’accord faudra faire la vaisselle mais quand même. On dîne juste à coté dans l’un des rares resto de ce bled (aussi) c’est plein.

350 kms nous séparent de Victor harbour, l’étape du soir. On zappe Grampians qui aurait nécessité une journée de plus. Peu avant Kingston, une tribu entière de wallabies regardent passer les voitures au bord de la route, chez nous les vaches regardent passer les trains parait il, chacun son truc. En tout cas un coup de warning sur le bas côté, le temps d’immortaliser tout ça. A peine plus loin, je suis ému par deux émeus émouvants qui se meuvent dans les broussailles. Au coorong NP on tente la promenade d’observation des pélicans, mais fo un zoom pour voir les vols et envols collectifs. Par contre pas besoin pour admirer furtivement un énorme kangourou qui s’enfuit au milieu des arbustes, c’est notre jour faune sauvage. Au bord du lac Albert, à Méningie on engloutit nos sandwichs en observant avec attention l’unique pélican qui accepte de poser devant les objectifs. Il fait beau et 23 degrés, mais 24 ressentis, j’en suis sur !! (j’adore cette nouvelle marotte débile de nos présentateurs météo) Victor harbour est très étendu, enfin une ville, c’est Samedi et c’est la fête années 50 avec orchestres, concours de voitures américaines rutilantes et habits d’époque, CHOUETTE, non je l'ai déjà dit, allez HIBOU. le train à vapeur cockle train (ou steamrange) ne fonctionne pas aujourdh’uy, tant pis, on se rabat sur l’autre attraction locale, le horse tram qui relie granite island à 9$ l’AR et un samedi jour de fête, et bien à 15h30 c’est déjà le dernier trajet possible. Notre hotel golf Mac cracken country club est loin du centre ville et pas à la hauteur de ses prétentions selon nous, la propreté laisse à désirer. Pour le repas du soir, on se prend trois bons gros hamburgers au bistrot de l’hôtel victor sur l’esplanade pour 48$ ! c’est plein et animé.

KANGAROO ISLAND

Malgré les avis controversés, on a décidé d’y aller faire un tour, comme ça on saura. Seulement 60 kms séparent victor Harbour de Cap jervis, l’embarcadère du ferry. Notre voyagiste a tout fait pour nous prévenir, il y a 2 jours que notre départ de 10h00 était supprimé et reporté à 12h00, heureusement car patienter sur place aurait été long, y a rien, je dirai même moins que rien…. Pour me stationner à bord, je suis encore une fois pas très fier, car les voitures sont garées au millimètre près pour en mettre le plus possible. La traversée de 13 kms jusqu’à Penneshaw dure 45 mns, au cours desquelles je perds encore 1/10 eme à chaque œil pour essayer de voir des accompagnateurs marins, en vain. Cette île de 145 kms de long sur 60 maxi de large compte environ 6000 habitants dont un tiers à Kingscote « la capitale » autant dire que c’est désert. A peine arrivés, on doit rejoindre l’extrémité et le parc flinders chase. donc pour optimiser cette visite express de 2 nuits, il faut bien planifier les choses à voir et à faire. On achète nos sandwichs à l’arrivée et pas trop de choix…. Compte tenu de ces paramètres, nous empruntons quand même une piste pour accéder à la honey farm clifford’s, avec son merveilleux miel issu d’abeilles Italiennes de Ligurie( 1884), on prend un kilo moitié Mallee moitié spring mix, tant pis pour les valoches, il est trop bon. Pour éviter les kms superflus, on emprunte diverses autres pistes sablonneuses pour rallier notre visite suivante, c’est seal bay et sa plage remplie de lions de mer et autres otaries ou bien étaient-ce des phoques ? en tout cas ce qui est sûr, c’est que c’est un piège à touristes très cher. Il faut débourser 16$ par personne pour arpenter le boardwalk en bois d’environ 300 mètres (avec interdiction de s'en écarter) jusqu'à la plateforme d'observation. Là on aperçoit d'inertes mammifères somnolant au soleil gratuitement EUX. Par contre, si on accepte de payer 33$ par tête avec un guide, on a le droit à un point de vue global mieux placé et surtout d’aller sur le sable approcher les plus éveillés. Pour nous, franchement c’est à éviter, surtout que l’on verra beaucoup mieux plus tard et gratuitement !!. Ensuite à Vivonne bay , aucun pingouin à l’horizon, par contre en route bocou de kangourous dans la nature. A hauson bay wildlife sanctuary on paie 7,5$ par personne pour essayer à nouveau de dénicher des koalas avides d’eucalyptus et quelques kangourous, mais finalement sous la pluie en plus, c’est pas forcément incontournable. Le island wilderness retreat avant l’entrée payante de flinders chase a le monopole de l’hébergement, repas au nicolas baudin restaurant (avec réservation) assez corrects…. Le petit dej inclus ne propose pas « de chaud » c’est moyen.

On arrive à 8h50 à l’entrée payante de flinders chase (33$), la femme du visitor center croit bon de sortir nous informer comme c’est écrit sur la porte que ça ouvre à 9h00, pourquoi, présente, n’a-t-elle pas ouvert de suite en voyant les gens attendre ??? parce qu’ici aussi les employés semblent être très attachés à leurs précieux horaires de travail, je l’ai constaté à plusieurs reprises à travers le pays, bien ou pas je ne juge pas mais j’ai le droit de penser ce que je pense… Donc, à nouveau, en tant qu’étrangers honnêtes, comme ceux de chez nous, on met notre droit d’entrée à 33 $ dans la petite boîboîte extérieure. Sous de faibles éclaircies ensoleillées, on commence par remarquable rocks, rochers étrangement découpés posés sur un promontoire lui aussi rocheux. Allez y tôt, car après à mon avis, impossible de faire des photos sans bipède et tout le monde n'a pas photoshop. Ensuite cap du couédic avec son phare et surtout Admirals arch, et là, quantité d’otaries et lions de mer en totale liberté, les nombreux petits font mumuse dans les piscines naturelles en attendant la marée haute, d’autres plus audacieux se lancent dans la houle sous l’arche protectrice, c’est à voir, incontestablement. Après une pause achat au visitor center ouvert, on se dirige vers le nord et stockes bay (3 baraques) là n’hésitez pas à rejoindre la plage de sable blanc à travers le court et très étroit chemin escarpé entre les roches vous ne serez pas déçus.(à droite en faisant face à la mer lorsque vous atteignez le bout du bout ). On rejoint Parndana, ridiculement petit, mais où en l’espace de quelques minutes on verra surgir de nulle part moults véhicules venant retirer leurs courriers en poste »restante »et faire menus achats dans les 2 boutiques aux rayons à moitié vides (heu non pardon à moitié pleins). On tente émeu bay où y a rien à voir et emeu bay lavander (pour acheter de la lavande) mais cette exploitation, visiblement tenue par des homosexuels, vue les drapeaux fièrement dressés indiquant l’emplacement, est fermée le lundi et le mardi, dommage, j’aurai tellement voulu leur prouver mon amour….. pour la lavande… 😛 On s’arrête au magasin « beehive » bien plaçé touristiquement parlant, où le miel est plus cher évidemment, mais on en prend quand même 500 gr de plus pour goûter bien sûr... Arrivée à Kingscote, 3 boutiques, 3 ,4 restos, et 2 bottles shops ( pour acheter bières, vins ou alcools). Je fonce à l’agence sealink pour modifier notre heure de ferry du lendemain Et j’obtiens 8h30 au lieu de 14h30 parce que nous avons envie de voir Adélaïde, plutôt que patienter inutilement sur kangaroo !!. avec un départ d’ici vers 7h00 du mat , mon interlocutrice n’a de cesse de me recommander de conduire très prudemment à cette heure matinale afin d’éviter d’envoyer au paradis à coups de parechocs d’innocents wallabies. L’unique attraction du bled c’est le nourrissage des pélicans à 17h00 précises chaque jour. Un intermittent du spectacle au discours bien rodé, nous présente durant 30 mns ses amis sauvages quasiment apprivoisés par la régularité des horaires, un show naturel artificiellement orchestré..MOYENNEMENT BOF.. 🙁 On mange au resto de notre hôtel Aurora zone, une fois de plus pas trop le choix…

Départ matinal, et donc petit déjeuner rapide au buffet à peine garni vu l’heure. 50 mns pour rejoindre l’embarcadère de Penneshaw et quelques dauphins aperçus durant la traversée. Sur la route vers Adélaïde ( 110 kms environ) que l’on atteint vers 12h00, des hordes de kangourous scrutaient les voitures. A central market, on achète nos derniers souvenirs Australiens, puis on arpente bundle street, piétonne et commerçante. On dîne correctement au pub de l’hôtel mistral avant de regagner notre bel apparthotel breakfree , à 10 mns à pied de bundle, dans le quartier des bars à « sheesha », sex shops et autres salons de massage !! Je comprends maintenant pourquoi très peu de tour opérator évoque Adélaïde, de ce que l'on a vu, cela semble effectivement assez moyen.

HONG KONG

Notre avion est à 6h25, alors départ pour l’aéroport situé à 20 kms à 4h30 !!arrivée 4h50 et dépôt des clefs de la voiture de loc dans une boite à lettre hertz. Ensuite c’est 50 mn de queue pour l’enregistrement, car ici y a 2 comptoirs pour les prolos en classe éco et 5 pour les autres…… Premier contrôle de sécurité, et avec ma tête de terroriste en puissance, j’ai en plus le droit au test aléatoire de recherche d’explosif avec le « nez électronique » !. Après cela, ne vous précipitez pas comme nous à acheter une bouteille d’eau, car il y a un second contrôle où on vous la confisque, ou plutôt on vous la vole en toute impunité, j’ai failli aller la vider aux chiottes… euh pardon aux toilettes😄 Bien sûr, là aussi j’ai le privilège de devoir subir la cabine body scan, y a pas à dire ils ont du flair. Il y a 9h00 de vol, et deux heures de décalage en moins, on arrive en début d’après midi. On a quitté l’Australie avec 12°, ici il fait 32 et humide. Pas question d’emprunter les transports en commun avec nos bagages étrangement de plus en plus lourds, alors aucune hésitation, taxi. Ici ils sont de trois couleurs différentes, une pour chaque secteur desservi, c’est bien organisé, et pas d’attente. Il est aussi clairement indiqué de prendre les coordonnées du chauffeur, dont la carte « d’accréditation » avec photo est collée sur le tableau de bord, en cas de litige. Le mode de calcul de la course est assez complexe, nombre de bagages (qui généralement ne rentrent pas dans le coffre qui reste ouvert tenu par un sandow), prise en charge fixe de 16$HK pour les 2 premiers kms ensuite ça tourne tous les 200m, de plus le péage du tunnel est à votre charge, enfin bref pour faire plus simple le trajet aéroport- kowloon nord de 40 mns nous a coûté 240$HK (soit au taux de 1euro = 8,52 $HK achetés avant de partir moins de 30 euros pour trois), je ne connais pas les tarifs en France mais cela ne m’a pas paru trop cher. Du coup on les utilisera beaucoup, notamment pour regagner le soir notre apparthotel ovolo west kowloon (avec petit dej), bien équipé mais excentré. N’oubliez pas de prendre un plan en chinois pour leur indiquer votre destination, parce que sinon….. ça se complique un peu. Aussitôt notre cargaison déposée et les tenues légères enfilées pour la première fois, on fonce à la découverte de ce petit bout de Chine (depuis 1997) et ses 6 millions d’habitants (dont 2 sur Kowloon). On parvient difficilement (je lis et j’écris pourtant couramment le mandarin, mais je ne le parle pas !! lol)😏 à rejoindre Nathan road le poumon de ce quartier, et les nôtres de poumons vont souffrir car y a quand même pas mal de pollution. Une circulation incroyablement intense, d’innombrables taxis et bus à étage, tous de marque Wolkswagen tellement ils polluent. Beaucoup d’habitants hypocondriaques ou pas, portent un masque. Pour traverser cette avenue à 4 voies, il faut emprunter des souterrains. Les échoppes plus ou moins grandes et « rangées » proposant des remèdes médicinaux traditionnels sont nombreuses, tout comme les luxueuses bijouteries, aux personnels tirés à quatre épingles. Leurs vitrines regorgent de bijoux massifs en or lui aussi.(subtilité?) 🤪 Concernant l’électronique, n’ayant pas de besoin particulier, je ne m’y intéresserai pas. J’ai lu avant de partir des avis divergents sur les éventuelles bonnes affaires, rappelez vous le vendeur chinois est sournois, et aime les copies. Le long de cette avenue, tous les 10 mètres, d’autres, plus musulmans que bouddhistes, vous accrochent sans vergogne pour vous proposer montres ou vêtements en cuir, à la longue c’est pénible. Fo dire que les potentiels pigeons Occidentaux ne sont pas nombreux, on se sent même un peu seuls et souvent observés, mais pas trop de travers quand même. On passe au ladies market, spécial touristes, concentré et à l’étroit aux pieds des tours modernes ou pas….. Le long des trottoirs, si de l’eau vous fouette le visage, ce n’est pas une douce pluie rafraîchissante, mais la condensation des innombrables clim suspendues au dessus de la chaussée. Les gigantesques échafaudages en bambou attachés avec de la tresse plairaient beaucoup à notre inspection du travail. Ici pas de chômage dans le bâtiment, les chantiers sont permanents On atteint péniblement le bout au bord de la baie, face à l’île Victoria, et avenue of stars avec au sol, comme à Hollywood, les palmaires des vedettes locales et la statue de la supervedette : Bruce lee. Ne sachant pas dans quelle gargouille aller ingurgiter miasmes et microbes on choisit à proximité une pizzéria rassurante car à 20h00 il faut revenir pour : Assister à la symphonie des lumières. Musique, lasers et enseignes lumineuses des grattes ciel, plus les ferrys illuminés, les reflets sur l’eau, c’est beau, et ça attire du monde. Le retour se fait en taxi pour 60$HK, on en peut plus.

Journée Big bus, on prend les tickets 48h00 deluxe tour à 480$/personne (55 euros) incluant les trois différents circuits, un A/R en ferry, le tram pour victoria peak et un petit tour en sampan à Aberdeen, une fois de plus, selon nous, c’est vraiment intéressant. On commence par le ferry, (toutes les dix minutes environ, la traversée est très courte) ils sont authentiques et pas tout jeunes, l’immersion est totale.(10 millions de passagers annuels, malgré le métro) Le circuit rouge nous dépose au peak tram. Notre ticket nous dispense de faire la queue « normale » en serpentin, mais à cette heure il n’y a pas trop affluence, ce qui n’est pas le cas en fin d’après midi pour voir la baie illuminée. En effet au somment, la vue est vraiment belle, même si la pollution est perceptible. A l’arrivée du tram, il y a bien sur une boutique de souvenirs, et ils ne sont pas si chers que ça, de ce que l’on trouvera après, il s’agit d’une chaine de magasins « élégant tang dynasty » il y en a au moins un autre au 54,64 nathan road. La galerie commerciale présente peu d’intérêt, après avoir fini de remplir les cartes mémoires, on redescend pour faire le circuit vert qui nous conduit via de petites routes escarpées de l’autre côté de l’île vers les quartiers chics et résidentiels de repulse et stanley. Au retour on fait notre petite promenade en sampan au milieu des dernières habitations flottantes d’Aberdeen, on passe devant le jumbo floating restaurant à l’architecture typique, mais…. On passe aussi derrière, côté cuisine et là subitement notre appétit est coupé………… On reprend le ferry au coucher de soleil et c’est beau (comme disait Coluche dans un de ses sketchs : une photo du lever et une du coucher) et on cherche un restau. On tente un beau avec belle devanture, mais l’accès conduit au sous sol dans une salle sans fenêtre. A peine assis on nous amène du thé et plusieurs coupelles remplies de victuailles sans avoir rien commander, devant notre interrogation, on nous fait comprendre que c’est obligatoire, et pas gratuit. Comme ce type de surprise, justement, n’est pas notre tasse de thé, on dégage. Trop guindé pour nous, on préfère un vrai petit bouiboui un peu plus loin au sein de la populasse, mais le canard rôti n’a plus que la peau et les os ( qui à déjà mangé la chair ???) heureusement il reste la sauce et le riz !!!!! 😠 On remonte tranquille vers notre hôtel pour digérer via le marché de nuit de temple street puis

TAXI et DODO avant de profiter de notre dernier jour de vacances snif snif.

On retourne au ladies market où on achète en vrac des clés USB 32GO en forme de petits personnages ou autres à 100$HK les 10, comme prévisible, aucune ne fonctionnera au retour, certaines sont même vides de tout électronique : le vendeur chinois est sournois. Au marché aux poissons, les vivants hein, ceux pour aquarium, et ben pareil, au retour aucun ne nagera…… Au marché au jade, n’étant ni connaisseur, ni amateur on achète une babiole pour la forme, inutile de vous dire que je ne vais même pas essayer de savoir si c’est du vrai. On reprend le star ferry, tant pis pour le budget (2$ le ticket soit……17 cents d’euros) et on finit le circuit rouge avec le golden Bauhinia square (fleur emblème de la ville figurant aussi sur le drapeau), on emprunte l’escalator géant qui permet de gravir une partie de la colline, puis on traîne à travers les ruelles en pente avec leurs petits commerces de proximité. Beaucoup plus d’occidentaux de ce côté ci. Comme à San francisco pour les cables cars, les habitants se sont opposés à la disparition des jolis trams à étage. On retraverse la baie pour la dernière fois, et comme le conseille le guide du routard, on se rend pour manger au 3 Hau fook street chez caterking dim sum shop (ouf !) et là sur photos on choisit un grand assortiment de mets locaux pour un prix dérisoire, on finira donc sur une bonne touche culinaire. Nous conseillons vraiment à ceux qui le peuvent cette pause asiatique, dépaysante et cosmopolite. Le lendemain matin à 7h00, le taxi commandé pour l’aéroport nous prend à l’hôtel c’est donc un peu plus cher 280$ . Une heure de formalités plus tard (le nom de jeune fille du passeport ne figurant pas sur le billet d'avion fait tiquer le sens policier des fonctionnaires zélés), on peut dépenser le peu de monnaie qui nous reste en souvenirs.

Dans 12h00 nos vacances seront définitivement terminées, et le retour sera sûrement brutal. C’était encore un beau voyage mais épuisant. Nous qui connaissons surtout les USA, la comparaison était tentante mais injustifiée. En effet, l’Australie, cette île, géographiquement éloignée, semble naturellement protégée du reste du monde. Les habitants semblent peu stressés, sereins mais conscients de leur qualité de vie qu’ils entendent bien conserver. La faible densité de population renforce certainement la notion d’indépendance d’où probablement l’éviction du premier ministre qui s’apprêtait à accueillir plus de migrants chinois, déjà très nombreux. Cependant, durant notre présence, la crise Européenne avec l’afflux des migrants syriens mobilisait l’ensemble des médias, et l’Australie a accepté de participer à l’effort de prise en charge. N’oublions pas que ce pays a payé un lourd tribu lors de la seconde guerre mondiale et a récemment subi, lui aussi, des actes terroristes. Ainsi nous pensons raisonnablement que cette destination de voyage est, pour le moment en tout cas, réellement attractive, cette douceur de vivre, cette nature vierge, cette faune sauvage, autant de points d’intérêts réellement motivants, pour inciter à découvrir les autres régions à l’occasion d’un éventuel autre voyage qui sait ?. Si vous avez réussi à lire la totalité de cette longue bafouille, voire en plusieurs fois, je vous en remercie et si vous avez des questions, comme les fois précédentes n'hésitez pas à me contacter. Et pour celles et ceux qui seraient intéressés, un petit diaporama est visible sur youtube: www.youtube.com/watch?v=Wl5SSCaIP64 Merci et à bientôt DJ93
Namibie: place des bagages dans un 4x4 équipé
by Raveau · 2015-11-08 · 74 replies
Bonjour, Pour un éventuel voyage en Namibie à 4 adultes en camping avec tentes sur le toit, je me pose la question de la contenance du coffre pour les bagages . Combien de valises ou sacs pouvons nous mettre ? Je me doute qu' un 4x4 équipé nécessite du matériel et que celui ci réduit la place pour les bagages personnels. Je ne me rends pas bien compte de la place restante et de l'organisation en terme de rangement . Merci pour vos retours d'expériences et avis . Agnes
Itinéraire Thaïlande - Birmanie - Vietnam
by Jibv · 2015-11-07 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je prévois de partir environ 3 mois en Thaïlande, Birmanie et Vietnam à partir de janvier 2016. Je ne suis encore jamais allé en Asie du Sud-Est. Voici l'itinéraire prévu pour l'instant. Je suis intéressé par vos avis et recommandations. J'aimerais varier entre paysages de campagnes et de villes, visites culturelles et des moments de détente à la plage.

07 janvier - Vol de Paris à Bangkok 08 janvier - 7 nuits à Bangkok (avec visite des villes / temples alentours) 15 janvier - Train de nuit pour Chiang Mai 16 janvier - 5 nuits à Chiang Mai 21 janvier - Vol de Chiang Mai à Phuket 21 janvier - 5 nuits à Phuket 26 janvier - Ferry de Phuket à Koh Phi Phi 26 janvier - 1 nuit à Koh Phi Phi 27 janvier - Ferry de Koh Phi Phi à Koh Lanta 27 janvier - 5 nuits à Koh Lanta 01 février - Bus ou ferry vers Krabi puis vol de Krabi vers Bangok 01 février - 2 nuits à Bangkok 03 février - Minivan Bangkok - Pak Chong puis entrée au parc Khao Yai 03 février - 1 nuit dans le parc 04 février - Retour vers Bangkok et y dormir 1 nuit

05 février - Vol de Bangkok vers Yangon 05 février - 3 nuits à Yangon 08 février - Bus de nuit de Yangon à Mandalay 09 février - 3 nuits à Mandalay 12 février - Bus de jour de Mandalay à Bagan (Nyaung-U) 12 février - 3 nuits à Bagan 15 février - Bus de jour de Bagan à Kalaw 15 février - 1 nuit à Kalaw 16 février - Trek en 3 jours jusqu'au Lac Inle 19 février - 3 nuits à Nyaungshwe 22 février - Bus de nuit pour retourner à Yangon

23 février - Vol de Yangon à Ho-Chi-Minh-Ville 23 février - 2 nuits à HCMV (pour récupérer) 25 février - Bus vers le Delta du Mekong (Can Tho) 25 février - 2 nuits à Can Tho 27 février - Bus vers Chau Doc 27 février - 2 nuits à Chau Doc 29 février - Bus pour retourner à HCMV 29 février - 1 nuit à HCMV 01 mars - Bus vers Hoi An 02 mars - 1 nuit à Hoi An 03 mars - Bus vers Hue 03 mars - 1 nuit à Hue 04 mars - Bus vers Ha Noi 05 mars - 3 nuits à Ha Noi 08 mars - Bus vers la Baie d'Along (Cat Ba) 08 mars - 2 nuits à Cat Ba 10 mars - Retour à Ha Noi + 1 nuit 11 mars - Bus vers Mai Chau 11 mars - Homestay à Mai Chau 12 mars - Bus vers Ha Noi + 1 nuit avant de quitter le pays

En fait, je pourrais sans doute rester une bonne semaine voire 10 jours de plus en voyage. Où me conseillez-vous d'aller, ou de rester plus longtemps ?

Merci d'avance pour vos retours :-)
Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou
by AirOne · 2015-11-04 · 349 replies
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute... Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel ! Ha ! Ha ! Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.- - FAT BASTARD - (certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu) - Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir. Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations. (pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)

"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.



Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon... (les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi) Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule. On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais. Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés. Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière), (les 3 photos suivantes ne sont pas de moi) nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient. - Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco. Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche. Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner. Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète. - Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée. "Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..." "Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..." "Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..." "Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !" La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse. - Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮 Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha ! Et on y va ! (ha, ha...😕) - Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là... Diable ! - C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé... - Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...). Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls. La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées). Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite... Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊 Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter. Oh que c'est vil ! Oh que c'est pas bon ! Mais oh que c'est pas cher... Et puis, y'a des frites.

Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.

Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique. (photo internet) Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix. Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière. - Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil. La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi. Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence. Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? " "oui, bien sûr" "Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ? Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays. Quelle belle entrée en matière ! 😎 Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr ! Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre. Je paye : même pas un regard de la part de la goujate ! Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne... "ben tu dis plus rien papa ?" "TA GUEULE !" - Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..." Voilà qui résume assez bien le paysage... - Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante. Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port. Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant. - La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ? Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction. Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort. - De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues. - La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots. Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.

(Suite p 1 post 16)
Namibie en mai 2016
by Pacha85 · 2015-11-04 · 62 replies
Bonjour à toutes et tous, c'est notre premier contact avec la communauté VF et il faut bien se mettre dans le bain pour avancer. Pour une première fois c'est aussi pour nous le grand saut dans l'inconnue Afrique australe...destination la Namibie en mai prochain. Avec mon épouse ce projet habitait notre esprit depuis un bon moment, comme toujours à la recherche des étendues désertiques, au plus près de la nature, de la faune et de la flore, des populations (surtout nomades). Pourquoi en mai 2016...parce que le 16 du mois ce sera notre premier anniversaire de mariage 🙂 , nous sommes dans le registre "mariage plus vieux (...oui oui en deux mots!) mariage heureux". Pourquoi la Namibie...parce que nature et désert coulent dans nos veines. Depuis plusieurs semaines je parcours re, re et re tous les posts et autres carnets de voyages sur le sujet 🤪 , je déchiffre, je note, j'admire toutes vos photos...toutes magnifiques, je visite les sites d'hébergements, je jongle avec le taux de change et aussi...l'anglais, j'évolue sur Google Earth et piste sur T4A au fil de vos itinéraires et aujourd'hui , comme lu sur un post, "j'ai la tête en tambour" 🤪 et les yeux explosés de lapin "myxomateux" 😕. Donc je me lance sur VF alors soyez indulgents. Durée du voyage 28/30 jours avec location 4x4 équipé camping, hébergement en campsite et 1 lodge par semaine...surtout le 16 mai...voyage de noce oblige 😇 😊.

NB: A chaque ville indiquée correspond 1 nuitée, si plus c'est noté à côté. Itinéraire 1er jet: Wdk-Mariental-FishRC (2nuits)-Luderitz-Aus-NamibRandHideout (2nuits)-Sesriem/Sossusvlei-Solitaire-Brandberg-Swakopmund (2nuits)-Palmwag-Koakoland (2nuits)-Epupa (2nuits)-Etosha (4nuits)-Grootfontein (2nuits)-Waterberg-Otjiwarango-Okahandja-Wdk.

Après réflexions, lectures de vos avis nombreux et analyse de ce que nous recherchions vraiment dans ce projet, un second itinéraire a vu le jour. Itinéraire 2ième jet: Wdk-Mariental-NamibRandHideout (2nuits)-Sesriem/Sossusvlei (2nuits)-Swakopmund (2nuits)-Spitzkoppe-Twifelfontein-Palmwag (2nuits)-Opuwo-Epupa (2nuits)-Kamanjab-Okaukuejo (2nuits)-Halali-Namutomi-Rundu-Mahango (2nuits)-Goma et/ou Maun-Tsumkwe-Grootfontein-Palmberg-Otiwarango (CCF)-Erindi-N/a'an ku se-Wdk.

Voilà, un peu touffu pour ce premier contact, les hébergements sont presque tous trouvés (à discuter sur un prochain post), reste à voir la prise en compte ou non du projet par un TO (Tourmaline entre autre) ce qui pour un premier voyage semblerait être plus "confortable" pour la tranquillité d'esprit et donc pour profiter au mieux de chaque journée. Nous attendons vos retours éclairés sur ce projet. A très vite 😉. PS: si ce premier post est mal construit merci de nous le faire savoir...
Concours Photo de novembre 2015 " Les Marchés du monde "
by Gizmo94 · 2015-11-02 · 185 replies
Bonjour à tous,

Le thème du concours du mois de novembre 2015 sera "Les Marchés du Monde"

A ma grande surprise, ce thème n'a jamais été abordé et j'en profite pour le proposer ce mois-ci car les marchés sont un lieu de vie où j'adore me perdre pendant mes voyages.

Pas de restriction particulière pour ce thème même si j'aime que l'humain soit au coeur de la photo mais rien ne vous empêche de proposer un simple mais beau stand d'épices par exemple.

Règlement du concours

Vous avez jusqu'au vendredi 20 novembre minuit pour publier vos photos sur ce fil. Chaque membre peut proposer jusqu'à trois photos numérotées de 1 à 3 Merci de ne poster qu'une photo par message...veuillez indiquer le lieu de la prise de vue, vous pouvez aussi rajouter un commentaire à la photo postée.

Les votes débuteront le samedi 21 novembre et se clôtureront le vendredi 27 novembre minuit. Il n’est pas nécessaire d’avoir participé au concours pour voter et il va de soi que l'on ne vote pas pour sa propre photo.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son auteur aura l'immense honneur d'organiser le concours du mois de décembre. En cas d'ex-aequo, la photo ayant obtenu le plus grand nombre de premières places (soit de votes à 3 pts) l'emporte sur la suivante.

Le diaporama c'est ici

La discussion c'est ici voyageforum.com/v.f?post=7234772;live=1;

Le diaporama des précédents concours VF réalisé par Herikles c'est ici : herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html

Bon concours à tous

Rachid
Un mois en Thaïlande du Sud: Le Retour
by Jojoone1 · 2015-11-01 · 106 replies
4 JUILLET 2015

Voici notre 4 ème récit de séjour en images. Celui-ci sera complémentaire de notre second récit, édité il y a deux ans sur ce forum : en effet, nous avons changé d'idée au cours de l'hiver et avons souhaité passer toutes nos vacances en Thailande. Il semblerait que notre cas s'aggrave ! Le Myanmar, ce sera donc pour une autre fois. Nous signalons à ceux qui nous ont déjà suivis qu'année après année il est plus difficile de résister à une certaine forme de lassitude, ce qui nous fait prendre moins de notes sur place. Vous nous pardonnerez donc nos textes moins consistants que d'habitude et les quelques imprécisions qui pourront apparaître.

Le voyage a été plus confortable que d'habitude puisque réalisé avec Qatar Airways. Se retrouver dans la partie supérieure de l'A380, dans la première rangée de sièges avec deux mètres pour étaler ses jambes, c'est bien mieux que les bétaillères russes ou indiennes.

Nous voilà donc en train de fumer nonchalamment une cigarette devant Suvarnabhumi Airport, savourant ce moment précieux où nous ressentons à la fois la chaleur, l'air humide et le début de nos vacances bien méritées. D'un coup surgit de nulle part un gars très nerveux qui, tout en essayant de nous dire quelques mots en anglais parmi lesquels il y avait " security ", se met à palper nos bagages et fouiller notre sachet plastique duty free. Evidemment, après notre voyage, nous étions tout mous et le temps que nous réagissions le type était déjà parti. A bien y réfléchir, il n'y avait que deux cartouches de cigarettes dans le sachet et nous ne risquions rien mais l'attaque éclair manquait un peu d'élégance.

Pour la première fois, nous ne partons pas pour le centre-ville. Nous demandons au taxi de nous amener à la station de bus de Mochit 2, plus au nord. Un quart d'heure plus tard, nous sommes dans le minivan qui nous emmène à Ayutthaya. Il y a un trafic considérable, pendant plus d'une heure nous aurons tout le temps de constater le stress du chauffeur qui à chaque seconde regarde alternativement devant lui, puis le rétroviseur central, puis le rétroviseur gauche, puis le rétroviseur droit. Comme il a en plus, le pauvre, un tic nerveux de la tête, eh bien...vous savez, c'est le genre de situation où ce n'est pas bien d'en rire mais où on a le plus grand mal du monde à lutter contre.

A peine arrivés à l'arrêt de bus que notre premier problème d'organisation se règle tout seul. Un chauffeur de tuk tuk nous propose ses services et nous lui signalons que nous préférerions sur les deux prochains jours nous faire promener en voiture. Du coup, il nous apprend que sa fille a un véhicule et que le tarif à l'heure est le même que pour les tuk tuk, c'est-à-dire 200 bahts. Nous acceptons, fixons le rendez-vous au lendemain matin devant notre hôtel et ce monsieur, tout satisfait de la bonne opération, nous offre même le trajet en tuk tuk de ce jour vers l'hôtel. Nous n'avions rien demandé et il n'était pas obligé.

Nous avions choisi l'Ayothaya Hotel, a priori le seul hôtel du centre avec à la fois un prix modeste et une grande piscine. 27 euros avec le petit-déjeuner, et c'était encore moins cher avant que le cours de l'euro ne chute. C'est un établissement qui n'est pas récent mais bien tenu. Il y a d'étranges lits à roulettes, néanmoins confortables. Lors de notre séjour, la piscine était extrêmement propre. Une seule des filles à l'accueil parle un peu l'anglais, les autres rigolent. Le dimanche, des beignets chinois sont venus embellir un petit-déjeuner pas extraordinaire. Bon sang, ce satané beurre salé !

Dans la hâte de commencer nos découvertes au plus tôt, nous prenons à l'hôtel la promenade en bateau sur la rivière ( 200 bahts par personne ). En deux heures de temps, on fait ainsi le tour du grand centre ville en long tail boat, avec trois arrêts de 20 minutes chacun à des temples situés en bord de rivière. Nous avons la chance de commencer par une journée ensoleillée, cela nous rappelle un peu les ballades sur les klongs de Bangkok, il y a les constructions sur pilotis, les plantes tropicales, les poissons et un varan de temps en temps. Nous pensons que c'est une assez bonne option en préliminaire à la visite du site historique.

En soirée, nous avons mangé dans la rue, à 100 mètres à droite en sortant de l'hôtel. Il y a 3 ou 4 stands, des tables et des chaises. Nous avons dû déguster le plus succulent riz frit de notre séjour. Chacun une assiette copieusement garnie et une boisson, total facture 100 bahts. Sans commentaires.

Nous nous réjouissons de ces deux journées complètes devant nous, lesquelles nous permettront de découvrir une bonne partie du site historique. Bien entendu, nous dormons comme des innocents.
Itinéraire 17 jours Ouest américain
by USA2017 · 2015-10-31 · 35 replies
Bonjour,

nous sommes 4 adultes et envisageons un circuit dans l'ouest américain pour l'été 2017.

Avant de vous proposer l'itinéraire envisagé, voici quelques remarques pour que vous compreniez mieux nos attentes voire nos impératifs. 1-ce sera certainement notre seul voyage dasn l'ouest américain (cause budget et garde d'enfants nombreux !) 2-nous ne sommes pas du tout musée et préférons les sites en extérieur, y compris en ville. 3-nous sommes plutôt balades que vraies randos

Voici donc notre projet, bien sûr pas idéal, ambitieux. Nous souhaitons surtout savoir s'il est faisable, réalisable.

J1- vol-arrivée Jakson Hole J2- Yellostone (pour ce parc, on se concentrerait surtout sur la partie geyser + canyon, sans envie d'aller admier la faune locale - par choix)

J3- Yellostone J4- Yellostone puis départ milieu d'après-midi vers le Sud (Salt Lake City ou alentours) J5- route (matin) et visite Bryce (après-midi et soir)

J6- départ pour Page : Upper Antelope Canyon vers 11h puis points de vue sur lac Powell J7- survol matinal en avion du lac Powell puis route vers Monument Valley pour la Scenic drive en fin d 'après-midi J8- départ pour Grand Canyon : arrivée par Desert view puis découverte de la rive sud en empruntant la navette pour faire différents arrêts/balades – si possible survol en hélico J9- route vers Las Vegas, après-midi et soir sur place J10- route vers Death Valley : visite fin après-midi et soir 111- retour sur Las Vegas (peut être détour par Valley of fire), soir Las Vegas J12- matin vol vers San Francisco, installation hotel puis visite J13- San Francisco J14- San Francisco J15- vol retour

Certes le Yellostone est éloigné du reste, mais en coupant la route en 2 fois 4h à peu près, cela nous parait raisonnable ( nous avons l'habitude de rouler et serons plusieurs à pouvoir conduire)

Nous attendons vos remarques et suggestions avec impatience ! Merci d'avance pour le temps passé à nous aider à construire ce projet.
Roadtrip 2 Colorado Wyoming Utah
by Elofee · 2015-10-31 · 28 replies
Bonjour

Après une boucle LA - LA cette année passant par le grand canyon, Bryce canyon, Vegas et SF, nous avons attrapé le virus Ouest USA!

Le nouveau projet: un road trip autour de Yellostone/grand téton NP et La région de Moab en 3 semaines entre fin juin et début juillet! Un itinéraire commence sérieusement à se dessiner.

Nous avons envisagé une boucle Denver / denver qui nous parait adaptée.

2 Petites questions qui me mènent sur ce forum: - quel trajet pour joindre Denver à yelowstone (sans passer par Salt Lake city qui sera prévue au retour): la route est longue. Alors il faudra faire quelques stops. Pensez-vous que les environs du Mont Rushmore soient pertinents ou mieux vaux couper par rocky springs ou vernal? - entre Denver et Moab: il me semble pas mal de passer par le sud Colorado via Colorado Springs et Durango... un autre itinéraire suivant le colorado via Grand junction est possible. Qu'en pensez-vous?

Merci pour votre aide!

Elo
Septembre 2015: 2 semaines de backpacking (ou presque) dans l'Utah
by Oliv2019 · 2015-10-29 · 204 replies
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes. Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.

Préalables

1- Etablir un programme

Page blanche pour commencer…que mettre ?

Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B

Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.

Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours

Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴‍☠️

2- S’équiper

Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.

3- Se préparer

Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Récit de voyage - Chine 2014
by Yzaure · 2015-10-26 · 5 replies
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier

Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16

You might also like