Results for "Mauritanie"
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Voyage au Liberia: vos tuyaux et nouveautés? (Afrique)
Quelqu'un a des infos , tuyaux et nouveautés sur ce pays ?
je compte m'y rendre en Janvier/Février 2012. En auto depuis la Guinée Conakry.
Déjà pas facile d'avoir une carte routière ! quasi impossible .
je donnerai mes infos en revenant , mais avant..... si vous avez !!! merci !
je donnerai mes infos en revenant , mais avant..... si vous avez !!! merci !
Tourisme en Côte d'Ivoire: route Bamako-Abidjan en transport en commun?
bonjour,
je souhaite faire la route bamako-abidjan en transport en commun, puis passer quelques semaines autour de abidjan. quels sont les risques de ce voyage pour un couple de français?
je souhaite faire la route bamako-abidjan en transport en commun, puis passer quelques semaines autour de abidjan. quels sont les risques de ce voyage pour un couple de français?
Trajet Bretagne - Maroc en 4x4: itinéraire, budget
bonjour, mi septembre nous partons avec mon ami au Maroc "Casablanca" en voiture ! Première fois en voiture et j' aurais souhaité savoir le coût a peu près du gasoil nous partons en "4X4"
le meilleur itinéraire en évitant le plus les péages en France si possible
Et pourquoi pas un covoiturage ? "pour une voir 2 personnes"
merci
Quelle moto pour voyager?
Bonjour
Je me permet d'ouvrir ce post ( si un post existe déja merçi à l'administration de suprimé celui-çi ) sur une sujet bien vaste du choix de sa monture. Je souhaiterai connaitre votre point de vu sur le choix de tel ou tel machine pour éffectuer tel ou tel voyage.
Ceci pour but d'échanger nos expérience sur nos bécanes d'un point de vu fiabilité/coût/poids/Puissance etc .. etc .. Nombreux d'entre vous vont bien sur sans hésité annoncé le 1200 gs en haut du tableau, mais personnellement a'ton besoin de 100 cv et 1200cm3 dans un bourdier, ou une piste bardé de trous ?
Bien sur j'ai une image de la moto idéal à mon utilité mais elle n'est pas visible dans les tiroirs des constructeurs et vu les normes en court et à venir elle est pas prête de sortir.
Alors a vous de me répondre : mono; bicylindre; quelle cynlindré; quelle modéle la plus polyvalente et pour quoi faire ?
europrider
Je me permet d'ouvrir ce post ( si un post existe déja merçi à l'administration de suprimé celui-çi ) sur une sujet bien vaste du choix de sa monture. Je souhaiterai connaitre votre point de vu sur le choix de tel ou tel machine pour éffectuer tel ou tel voyage.
Ceci pour but d'échanger nos expérience sur nos bécanes d'un point de vu fiabilité/coût/poids/Puissance etc .. etc .. Nombreux d'entre vous vont bien sur sans hésité annoncé le 1200 gs en haut du tableau, mais personnellement a'ton besoin de 100 cv et 1200cm3 dans un bourdier, ou une piste bardé de trous ?
Bien sur j'ai une image de la moto idéal à mon utilité mais elle n'est pas visible dans les tiroirs des constructeurs et vu les normes en court et à venir elle est pas prête de sortir.
Alors a vous de me répondre : mono; bicylindre; quelle cynlindré; quelle modéle la plus polyvalente et pour quoi faire ?
europrider
Moyens de transport Dakar-Casablanca?
on m a dit qu il éxiste des bus qui partent de dakar vers casablanca a 90.000f cfa j ai beau chercher mais je n arrive pas a trouver leurs contacts. quelqu un aurait il des informations. a défaut de ces bus aussi y a t il un moyen de remonter de dakar a cas par la route et quels sont les tarifs la durée....
La côte marocaine en évitant les touristes: villes et hébergements?
Salut, je part au Maroc avec ma femme du 10 août à début septembre et l'on souhaiterais descendre la côte à partir de Tanger. On souhaiterais à la fois limiter notre budget au minimum (hôtel à moins de 20€ pour deux), et aussi éviter les sollicitations du au tourisme de masse. Je me souviens d'Azzrou l'an dernier où j'étais pénard dans la rue, quel repos par rapport à Fez et Meknes.
On veut prendre notre temps, et surtout improviser, pas de réservations à l'avance.
Y a t ils des villes sur la côte ( pas forcément en bord de mer) qui proposent tout de même des solutions d'hébergements (moins de 20€ pour deux), qui restent sympas pour les étrangers et qui ne sont pas envahit de touristes ?
Entre Agadir et l’extrême sud, toujours sur la côte, y a t ils des endroits sympas, qui proposent facilement des solutions d'hébergement et qui reste sécurisé pour un couple d'européens ?
Merci !
Merci !
Partager un container de Paris à Dakar
Bonjour,
Je souhaite offrir une télévision à Maman de Dakar.
Qui peut me la prendre en charge pour 150€ ?
Bien sénégalaisement vôtre,
Africoeur
Circuit au Sénégal, de Saint-Louis au delta du Saloum
bonjour,
je suis seule et je veux découvrir le sénégal. le circuit organisé me parait être la meilleure solution pour moi car je ne me vois pas seule au milieu de ce pays inconnu pour moi. et en plus, je ne suis une solitaire dans l'âme donc... peut-être possibilité de rencontrer des gens et surtout partager.
les offres proposées par nouvelles frontières m'attirent bien.
quelqu'un aurait fait le circuit "de st louis au delta du saloum" ??
Guinée forestière en saison des pluies: état des routes?
Bonjour,
Je prépare actuellement un petit voyage pour Juillet Aout.
Juillet au Mali (Dakar--> Bamako, Mopti, Djénné, Pays Dogon), Les classique.
Aout en Guinée-Conakry (Guinée Forestière puis Fouta Djallon pour ensuite remonter au Sénégal)
Je voudrais donc savoir si quelqu'un à déjà parcouru la Guinée-Forestière (Particulièrement autour de la réserve de Ziama) pendant l'hivernage, car j'entend dire beaucoup de choses sur l'Etat des route et leur quasi-impraticabilité. Pensez-vous qu'avec une moto, ce soit tout de même faisable ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je voudrais donc savoir si quelqu'un à déjà parcouru la Guinée-Forestière (Particulièrement autour de la réserve de Ziama) pendant l'hivernage, car j'entend dire beaucoup de choses sur l'Etat des route et leur quasi-impraticabilité. Pensez-vous qu'avec une moto, ce soit tout de même faisable ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Voyage kitesurf dans le Sud marocain entre Agadir et Daklha: campings, location de voiture?
Bonjour
j'envisage un trip kitesurf mai 2012, en 4x4 dans le sud Marocain donc au plus près de la mer entre AGADIR et DAKHLA.
Quelqu'un a t il des conseils sachant que :
Nous serons 5 personnes,
Nous envisageons de camper sommairement sur les spots que nous trouverons au fil de la route.
Que nous souhaitons rouler sur les pistes pour etre au plus près des plages.
Est il preferable de rendre le vehicule loué a daklha ou de remonter jusqu'a agadir ? Est il possible de faire du camping sauvage pres des plages ? Doit on declarer a la police ou aux autorités notre trip ? merci a vous tous pour vos avis cordialement
Est il preferable de rendre le vehicule loué a daklha ou de remonter jusqu'a agadir ? Est il possible de faire du camping sauvage pres des plages ? Doit on declarer a la police ou aux autorités notre trip ? merci a vous tous pour vos avis cordialement
Jeu des photos n°61
Une fleur, trouvez son origine.......


Marseille - Ouagadougou par la route
Bonjour je suis nouvelle sur ce site ! je m'y suis inscrite pour avoir quelques échange!! je voudrais avoir des renseignements sur un voyage que je voudrais organiser avec ma petite famille , nous somme 3 et je voudrais partir de marseille en voiture pour arriver a ouagadougou au burkina faso!! je voudrais donc savoir quelle démarche j'aurais a suivre , quelle serais l'itinéraire , le cout , le temps, enfin un max de renseignement !! merci a vous d'avance
Vos photos sur la route derrière un camion?
A la fois en souvenir d'heures laborieuses 🏴☠️ que nous avons tous connues au moins lors d'un voyage, et surtout pour le sourire 😉, je vous invite à poster vos meilleures photos de patience, passée derrière le cul d'un camion...
Dans les Hautes Alpes, 2010
Dans les Hautes Alpes, 2010Au Coeur du Sénégal... Le Fouta (blog)
Bienvenue au Fouta Toro !
Bismillah mon Fuuta Toro !
C’est un territoire dont on parle très peu. Il en est bien fait allusion dans quelques livres d’Histoire Africaine et dans les récits des premiers explorateurs, mais il est très difficile d’en obtenir des informations. Et pourtant, c’est à une Histoire qui a marqué un tournant important pour toute l’Afrique SubSaharienne, à laquelle nous avons affaire. Une terre qui a conservé intact ses mystères et ses secrets les plus anciens, fièrement gardée par ses habitants venus de la lointaine Ethiopie pour nous rappeler les origines de l’Homme …
Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, sur une partie du Sénégal appelée la Vallée du Fleuve. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor, Ourossogui, Matam et Kanel, c'est toute l'Histoire et la culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèles à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Foûta Tôro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages et qu’ils s’y installèrent. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de transmettre leur culture et leur langue, le Pulaar, à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne du Sénégal jusqu’au Soudan. Au Fouta, ils fondèrent de grands royaumes dont celui du Tékrour ou de nombreuses dynasties se succédèrent. C’est aussi dans cette région que l’Islam "Noir" est né, les Peuls et les Toucouleurs (les Toucouleurs se nomment eux-même les « Haal Pulaar », qui signifie « Parle Pulaar ! ») étant les premiers à se convertir et à propager la Foi Musulmane dans le reste de l’Afrique de l’Ouest.
La route de la vallée du fleuve, à l’image de son nom poétique, est exceptionnelle par son authenticité, sa simplicité et la spiritualité de ses habitants et de son environnement. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Sur cette route aride et désertique, celui qui s’y aventure risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler … et qui de toute évidence mérite le détour.
Blog "Au Coeur du Sénégal ... Le Fouta" :
http://senegalfouta.canalblog.com/
C’est un territoire dont on parle très peu. Il en est bien fait allusion dans quelques livres d’Histoire Africaine et dans les récits des premiers explorateurs, mais il est très difficile d’en obtenir des informations. Et pourtant, c’est à une Histoire qui a marqué un tournant important pour toute l’Afrique SubSaharienne, à laquelle nous avons affaire. Une terre qui a conservé intact ses mystères et ses secrets les plus anciens, fièrement gardée par ses habitants venus de la lointaine Ethiopie pour nous rappeler les origines de l’Homme …
Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, sur une partie du Sénégal appelée la Vallée du Fleuve. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor, Ourossogui, Matam et Kanel, c'est toute l'Histoire et la culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèles à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Foûta Tôro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages et qu’ils s’y installèrent. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de transmettre leur culture et leur langue, le Pulaar, à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne du Sénégal jusqu’au Soudan. Au Fouta, ils fondèrent de grands royaumes dont celui du Tékrour ou de nombreuses dynasties se succédèrent. C’est aussi dans cette région que l’Islam "Noir" est né, les Peuls et les Toucouleurs (les Toucouleurs se nomment eux-même les « Haal Pulaar », qui signifie « Parle Pulaar ! ») étant les premiers à se convertir et à propager la Foi Musulmane dans le reste de l’Afrique de l’Ouest.
La route de la vallée du fleuve, à l’image de son nom poétique, est exceptionnelle par son authenticité, sa simplicité et la spiritualité de ses habitants et de son environnement. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Sur cette route aride et désertique, celui qui s’y aventure risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler … et qui de toute évidence mérite le détour.
Blog "Au Coeur du Sénégal ... Le Fouta" :
http://senegalfouta.canalblog.com/
Faut-il un visa pour la Guinée-Conakry, obtention au Sénégal?
Tout est dans la question? puis je obtenir mon visa si nécessaire à la frontière du Sénégal ? où et combien faut-il payer? qui a déjà obtenu un visa sur place et depuis quel point de passage? mon voyage est prévu mi-juin . merci à ceux qui pourront me répondre aliénor
Aller en camping-car de la Tunisie au Maroc?
Bonjour , est -il possible en partant de Tunisie de ralier le Maroc via l'Algérie,
démarches , coût etc...en camping car
est-on obligés de prendre un guide dans le camping car???
de passer l'Algérie dans la journée? en partant très tôt?
merci a tous Sylvie
josephetsara.overblog.com
josephetsara.xooit.fr
josephetsara.overblog.com
josephetsara.xooit.fr
Permis B et voyage à moto 125 (centimètres cubes)
Bonjour,
Pour clore, ou pas lol, une discussion qui revient souvent j'ouvre ce sujet:
Est-il possible de passer les douanes en europe asie centrale et asie, donc pour aller jusqu'en chine avec une 125cm", avec un simple permis B.
Ceux qui diront 'c-est-pas-bien-t-as-pas-le-droit' auront raison MAIS je vous prie de pas trop INSISTER (oui pasque c bon on sait hein mais on est grand quand même et on a quitté la maison de maman depuis longtemps...)
Ceux qui ont des vraies info récentes ou des astuces... un GROS merci de la part de pleins de gens.
😉
Pour clore, ou pas lol, une discussion qui revient souvent j'ouvre ce sujet:
Est-il possible de passer les douanes en europe asie centrale et asie, donc pour aller jusqu'en chine avec une 125cm", avec un simple permis B.
Ceux qui diront 'c-est-pas-bien-t-as-pas-le-droit' auront raison MAIS je vous prie de pas trop INSISTER (oui pasque c bon on sait hein mais on est grand quand même et on a quitté la maison de maman depuis longtemps...)
Ceux qui ont des vraies info récentes ou des astuces... un GROS merci de la part de pleins de gens.
😉
Faire viser le carnet ATA pour le Sénégal à Algésiras (Espagne)?
Qui peut me dire où est le bureau des douanes d'Algésiras pour faire viser le carnet ATA pour le Sénégal ? Un point GPS serait le bien venu.
Merci d'avance.
Voyage humanitaire en avion à destination du Mali
Bonjour,
Je suis un jeune de 20 ans et j'ai un projet que j'aimerais concrétiser. Pour expliquer un peu ma situation, j'ai une licence de pilote de ligne et j'aimerais m'investir dans une association humanitaire en tant que bénévole. J'aimerais partager, à travers cette action humanitaire, mon savoir et partager mes compétences avec les populations. Voici mon projet: je souhaiterais faire un voyage depuis la France avec un avion monomoteur d'aéroclub à destination du Mali afin d'emmener avec moi des vivres (je ne sais pas quoi exactement) pour les populations. Une fois sur place j'aimerais faire découvrir l'aviation à des enfants de villages à travers de baptêmes de l'air. L'argent nécessaire pour chaque vol (environ 130/140E l'heure de vol) serait reverser à une association humanitaire afin d'aider les populations. Alors pourquoi le Mali ? Il est en effet difficile de choisir où aller mais la route est longue (10245 kms aller-retour (4161kms à l'aller) avec évitement des zones à risque, contournement de certaines régions, possibilités de ravitaillement dans certaines zones isolées). Ce pays, certes lointain, reste accessible en quelques jours de vols (4 à 6 jours). Le challenge est énorme, risqué avec l'instabilité de certains pays à l'heure actuelle mais il est réalisable. Il faut beaucoup de préparation, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'ai jamais fait d'humanitaire. Le coût est conséquent et j'aurais besoin d'aides de la part de sponsors, de la part de ma ville, etc, etc... J'aimerais ensuite reverser tout cet argent à l'association humanitaire à travers laquelle je m'investirais (Une première estimation de ce voyage est d'environ 15000 Euros).
Connaissez-vous des associations au Mali que je pourrais contacter afin de leur présenter mon projet. Certaines personnes ont déjà traverser l'Afrique avec un petit coucou. Cela est faisable, c'est dur, mais réalisable.
Que pensez-vous de ce projet ? Est-ce réalisable d'après-vous (je parle plus du projet de faire des baptêmes avec les populations locales) ?
J'imagine qu'au niveau des autorités, tout cela est très compliqué. Quels sont vos conseils ? Qui contacter ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Bien Cordialement.
Je suis un jeune de 20 ans et j'ai un projet que j'aimerais concrétiser. Pour expliquer un peu ma situation, j'ai une licence de pilote de ligne et j'aimerais m'investir dans une association humanitaire en tant que bénévole. J'aimerais partager, à travers cette action humanitaire, mon savoir et partager mes compétences avec les populations. Voici mon projet: je souhaiterais faire un voyage depuis la France avec un avion monomoteur d'aéroclub à destination du Mali afin d'emmener avec moi des vivres (je ne sais pas quoi exactement) pour les populations. Une fois sur place j'aimerais faire découvrir l'aviation à des enfants de villages à travers de baptêmes de l'air. L'argent nécessaire pour chaque vol (environ 130/140E l'heure de vol) serait reverser à une association humanitaire afin d'aider les populations. Alors pourquoi le Mali ? Il est en effet difficile de choisir où aller mais la route est longue (10245 kms aller-retour (4161kms à l'aller) avec évitement des zones à risque, contournement de certaines régions, possibilités de ravitaillement dans certaines zones isolées). Ce pays, certes lointain, reste accessible en quelques jours de vols (4 à 6 jours). Le challenge est énorme, risqué avec l'instabilité de certains pays à l'heure actuelle mais il est réalisable. Il faut beaucoup de préparation, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'ai jamais fait d'humanitaire. Le coût est conséquent et j'aurais besoin d'aides de la part de sponsors, de la part de ma ville, etc, etc... J'aimerais ensuite reverser tout cet argent à l'association humanitaire à travers laquelle je m'investirais (Une première estimation de ce voyage est d'environ 15000 Euros).
Connaissez-vous des associations au Mali que je pourrais contacter afin de leur présenter mon projet. Certaines personnes ont déjà traverser l'Afrique avec un petit coucou. Cela est faisable, c'est dur, mais réalisable.
Que pensez-vous de ce projet ? Est-ce réalisable d'après-vous (je parle plus du projet de faire des baptêmes avec les populations locales) ?
J'imagine qu'au niveau des autorités, tout cela est très compliqué. Quels sont vos conseils ? Qui contacter ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Bien Cordialement.
Bamako/Lomé à moto... en passant par le Ghana
J’aimerais faire passer ce voyage pour une vraie aventure, remplie de galères, de bricolage, de moments de désespoir, de chutes, d’engueulades et pourquoi pas du sang et des larmes (je m’emballe je sais) … « malheureusement », tel ne fut pas le cas, et malgré un matériel improbable, des pays peu traversés, c’est bien le récit de vacances que je m’apprête à vous raconter … aucun souci, aucune prise de bec, aucune frayeur (ou presque), bref, que du bonheur.
Chaque chose en son temps, tout d’abord voici un petit aperçu de notre périple de 9 jours et 2500 km dont plus de 1000 de grosses pistes africaines en terre (avec des trous et un peu de sable de temps en temps) qui nous aura amené à rouler dans quatre pays différents.

En pointillé, la piste, les étoiles correspondant aux éprouvants passages de frontière.
PREPARATION
Les motos, mes petites chéries, ont 21 ans et 95000 km chacune, les suspensions sont très fatiguées, le moteur d’une des deux, celle que je prendrai a l’allumage qui mierde (roule sur un cylindre) et elles n’ont pas roulé depuis 3 ans et demi après un long périple qui les ont conduit difficilement mais fièrement de Paris à Bamako. Pour les faire repartir, il fallait un projet et un complice … les deux sont venus naturellement puisque mon principal partenaire de voyage moto « européen » est d’origine togolaise et une grande partie de sa famille réside à Lomé Togo. Il est grand (indispensable pour l’Africa twin), il est résistant, capable d’enchainer les bornes sans broncher et surtout il est cool et n’a presque peur de rien et surtout pas de l’inconnu. En un mot c’est le candidat idéal tout comme l’était Mathieu pour la traversée de la Mauritanie (c’est dur la Mauritanie), il s’appelle Sylvestre dit Coco dit mon gros renoi.
Le projet est là, reste à savoir si les grands-mères Honda redémarrent … Décembre 2010, encore un mariage familial à Bamako, l’occasion rêvé pour se confronter à la dure réalité : motos sous 3 cm de poussière qui tirent la gueule, je leur donne 50% de chance (voire 30 % pour la mienne) … filtre à essence et à air changés, nettoyage effectué, booster en place, reste à pousser le bouton magique … ooooh ça c’est bon, en moins de 10 minutes, elles démarrent … je les essaie, rien à signaler (en tout cas rien de nouveau), les moteurs ne p !ssent pas l’essence, ne s’étouffent pas … j’en reste pour le moins bouche bée, leur réputation d’increvabilité n’est pas usurpé, j’aimerais bien voir la tronche de ma KTM dans 20 ans …
« Coco ? Ouais c’est moi, bon bah tu peux acheter ton matos, c’est parti ! »
J’arrive 3 jours avant le départ officiel dans ma belle famille pour « peaufiner » les deux grosses : changement des roulements de roue arrière pour la mienne, batteries neuves , vidange, changement de pneus arrière pour les deux sans parler du remplacement de quelques vis rouillés par des neuves. Les motos sont prêtes, je tombe malade, je guéris et Coco arrive.

MALI/BURKINA
A la base, nous devions remonter un peu le Mali en longeant le Niger par les pistes pour arriver au pays dogon et sa fabuleuse falaise … c’est un peu un rêve pour moi d’aller la bas en bécane depuis que j’ai visité cet endroit MAGIQUE (deux fois) mais AQMI et l’exécution à gerber des deux français à 400 bornes de la zone engendrent un pression familiale et un stress qui font que nous changeons d’avis, nous irons droit au Sud directement au Burkina. Faire accepter le voyage à ma femme restée seule avec ma fille n’est déjà pas évident, inutile d’en rajouter même si le risque était minime.
6h30, nous disons au revoir à beau papa et belle maman (très inquiets eux aussi) et c’est parti avec au programme 100 bornes de route goudronnée et 200 bornes de piste. C’est un gros programme mine de rien surtout pour Coco qui découvre et la moto et la piste. Pour moi aussi le réapprentissage de la terre se fera en douceur mais très vite, pour nous deux, c’est que du bonheur … roue arrière en permanence en dérapage, éviter les trous, taper une pointe à 120 aaaaah trou TROU BLANG, désolé petite moto désolé … celui qui est derrière (Coco en ce premier jour ensuite ça tournera) se bouffe de la poussière à en vomir et doit laisser une trentaine de secondes d’écart. Les bornes défilent beaucoup plus lentement que sur route … mais le temps passe plus vite. L’inattention est tout simplement interdite, la chaleur omniprésente et la fatigue grandit.


Nous arrivons à Sikasso à la tombée de la nuit et nous endormons à 20h30. Demain le Burkina nous attend.
Les formalités maliennes se passent sans souci, reste à faire faire le visa burkinabé … et là surprise, le visa est passé de 15 à 140 euros (vérification ultérieure faite c’est bien le cas) … oui rien que ça … nous n’avons pas tout cet argent et devons retourner au Mali, 80 bornes (goudron) aller-retour pour retirer de l’argent. Les visas faits, à nous le Burkina et passablement énervé par cette augmentation abusée du prix (surtout qu’on y reste qu’un seul jour au Burkina), je commets la (grosse) erreur d’oublier de m’arrêter aux douanes … la gendarmerie nous arrête 100 m plus loin, nous signale notre erreur et c’est à des douaniers passablement en colère que nous avons affaire. On nous fait comprendre qu’il va falloir attendre le chef qui revient dans 2h, que nous risquons une amende de 150 euros chacun, bref c’est la loose totale … surtout que 2h en Afrique peut très bien signifier 5. Pas moyen de discuter, on finit par s’asseoir humblement et on attend. Des motards de la gendarmerie en grosse Béhème plutôt moderne (5 ans) tapent la discute avec nous … le calme et la sérénité incarnés, le « leader » nous rassure, nous raconte sa formation de motard dans la gendarmerie en France … bref une chouette rencontre. Au final le chef des douanes revient « à l’heure » et sans nous adresser la parole nous délivre notre laissez-passer sans PV… cool. Première frontière passée, nous nous arrêtons dormir dans la sympathique ville de Bobo-Dioulasso.
GHANA
Le lendemain, nous arrivons à un petit poste frontière ghanéen. Le Ghana, je ne connais pas, c’est une ancienne colonie anglaise (c’est donc anglophone) et très peu de français s’y rendent. Sur google map, ça a l’air plutôt sympa : parcs naturels avec éléphants, gigantesque lac, petites montagnes, plages de rêve. Leur réputation est également d’avoir une administration très pointilleuse … et c’est exactement ce que nous allons constater. Nous avions fait faire le visa à Paris car impossible de l’obtenir sur place, reste donc à faire passer les motos.
« Votre assurance n’est pas valable dans ce pays ».
Voilà, c’est dit de manière d’ailleurs très sympathique et courtoise. Le chef appelle la hiérarchie pour trouver une solution, celle qui se dessine ne nous convient pas (dépôt de 600 euros que soit disant nous récupérerons à la sortie du territoire … à l’autre bout complet du pays … oui oui bien sûr) et après 4h de discussion, appels à l’ambassade de France (« désolé on peut rien faire »), nous nous apprêtons à faire demi-tour et à repayer 140 euros pour re-rentrer au Burkina … super génial, j’adore.
Même Coco n’y croyait plus sauf qu’en Afrique, le mot impossible n’existe pas (ou disons que c’est rare) et un dernier coup de fil du chef nous apprend que nous avons le feu vert pour le laissez-passer … le gars se sera bien démené pour nous (il adore la France et passe des vacances en famille là-bas) et ça mérite bien une petite photo.

Voici la quantité de cochonneries administratives que nous nous trimballons.

100 km de piste et nous voici à Wa, capitale (plutôt sinistre) de la région (pauvre) Nord Ouest du pays. Le lendemain, direction le Parc national de Mole où nous espérons croiser des éléphants et autres antilopes. La piste est beaucoup moins facile (trous trous trous) mais c’est un vrai régal et Coco fait désormais jeu égal (facile avec un cylindre de plus pfff)… je le suis en attendant l’erreur (sic) et bouffe comme jamais de la poussière.

Encore une fois nous sommes en admiration devant les motos : comment font-elles pour encaisser tout ça ? Nous nous reposons à l’hôtel du parc où les singes et autres phacochères se baladent librement.

Le lendemain, 6h00, marche à pied de 3h dans l’espoir de croiser les grosses bêbêtes … Malheureusement, il aurait fallu prendre le 4x4 et malgré des antilopes, des oiseaux, des singes, des crocos, points d’éléphants en vue hormis leurs gigantesques traces. Tant pis, c’est la vie, on n’est pas dans un zoo.

On repart direction le lac Volta, les km de piste sont désormais avalés facilement, les dépassements de camion sont épiques (on voit RIEN), on se tire la bourre avec quelques 4x4 … c’est juste génial et je me dis que Cyril Després fait un chouette boulot. La savane est constamment en prise avec les flammes volontairement déclenchés par les autochtones.

Les autochtones justement parlons-en, partout durant tout notre voyage, ils auront été adorables, partout la même question « vous venez de France avec çà ?? », jamais envahissant (ça change du Maghreb même si j’adore aussi), toujours souriant, respectueux … c’est ce que j’aimerai toujours en Afrique noire et ce sera vrai dans les 4 pays traversés. Il faut aussi savoir que si vous n’aimez pas focaliser les regards, la moto en Afrique n’est pas pour vous, tout le monde vous regarde partout et tout le temps … parfois, lorsqu’on déboule un peu vite (100/110 km/h) sur la piste, les jeunes se lèvent et vous encouragent comme si vous étiez en course … c’est franchement marrant (et parfois grisant, pas envie de les décevoir mouarf). Bref, après avoir dormi dans la ville très très glauque de Yendi (hôtel pourri mais propre), nous voici sur les bords du lac Volta.

Très représentatif de la réussite ou chance que nous aurons eu tout le voyage, le seul souci mécanique, à savoir une crevaison, se passe à 10m d’un marchand de pneu.

Fort heureusement, je surveille le remontage catastrophique du « mécanicien » sinon je me serais retrouvé avec l’étrier de frein arrière pendouillant sur le côté.
Nous décidons d’arrêter de faire les bourgeois et de camper dans la savane … petit chemin de traverse, on s’arrête et nous constatons que partout, nous sommes entourés de flammes … impossible de dormir ici, trop dangereux et nous décidons donc de demander l’hospitalité dans le premier village croisé. Moins de 3 secondes de discussion et nous avons le feu vert du chef tout souriant pour poser la tente où nous voulons. Tout le village nous regarde, les innombrables enfants nous entourent (sans nous envahir, il faut le souligner, alors qu’on est quand même un peu chez eux !!), on nous offre l’eau pour la « douche » (un seau d’eau comme durant tout le voyage d’ailleurs) et des cacahuètes cueillis localement … super expérience.

Le lendemain, on offre une lampe de poche (précieux en Afrique) et une carte google map plastifiée détaillée de la région où le village apparaît presque (ils étaient fascinés par cette carte) et c’est reparti.
La forêt apparaît, les villes et villages deviennent plus jolis, les petites montagnes se dessinent à l’Est et nous nous dirigeons vers de superbes chutes d’eau.

Le petit truc noir dans l’eau en bas sur la deuxième photo fait 1m90… Plus au Sud, nous grimpons sur le sommet du Ghana, juste à la frontière togolaise… 900 m en 30 minutes par 30 °, carrément exténuant.

La piste recommence et notre destination d’arrivée se rapproche.

Plus que quelques dizaines de km, des barrages, des jumelles ( !!!) fort heureusement dans l’autre sens de circulation et nous apercevons l’océan … nous prenons une piste ensablée qui y mène et nous nous arrêtons, heureux et fiers, admiratifs encore une fois (je sais je me répète) devant la robustesse de nos engins.

Je décide de faire le malin et de rouler dans l’eau pour remonter … échec total et lamentable, avec les pneus gonflés, impossible d’avancer et impossible de remonter … en sueur, nous sommes dans l’obligation de demander de l’aide … ça m’a rappelé la Mauritanie.
Après une nuit dans un hôtel tout droit sorti des années 60, nous nous dirigeons vers Lomé au Togo, ville collée à la frontière avec le Ghana. 4 bureaux pour le Ghana, 5 pour le Togo, des tampons dans tous les sens, le petit papier truc machin qu’il faut amener, en échange tu auras un autre papier qui te permettra de tamponner le bidule sans oublier la feuille qu’on t’a donné au début bien sur.
Mais bon, tout se passe pour une fois bien et nous sommes arrivés, c’est la classe.

Il nous reste 3 jours avant l’avion que nous passerons en famille (Coco tout fier), avec une soirée très alcoolisée et très drôle (du grand grand n’importe quoi) sans oublier les bouchons dantesques (vous avez déjà mis 45 minutes à faire 50 m en moto vous ?)

Voilà c’est fini, les motos sont vidés de leur essence, bien rangées sous la bâche, prête qui sait pour de futurs aventures. Ce fut un voyage merveilleux, très très différent du précédent qui m’a amené à Bamako, moins long, moins dure, ni mieux ni moins bien. Si j’avais su en mettant 1500 euros dans une vieille Africa Twin toute pourrie il y a 5 ans que j’aurais fait tout ça avec, je n’y aurais pas cru … et au final, c’est bien le seul objet auquel je suis attaché.
Les voyages en moto, où comment concilier contact avec la population et liberté totale
Chaque chose en son temps, tout d’abord voici un petit aperçu de notre périple de 9 jours et 2500 km dont plus de 1000 de grosses pistes africaines en terre (avec des trous et un peu de sable de temps en temps) qui nous aura amené à rouler dans quatre pays différents.


En pointillé, la piste, les étoiles correspondant aux éprouvants passages de frontière.
PREPARATION
Les motos, mes petites chéries, ont 21 ans et 95000 km chacune, les suspensions sont très fatiguées, le moteur d’une des deux, celle que je prendrai a l’allumage qui mierde (roule sur un cylindre) et elles n’ont pas roulé depuis 3 ans et demi après un long périple qui les ont conduit difficilement mais fièrement de Paris à Bamako. Pour les faire repartir, il fallait un projet et un complice … les deux sont venus naturellement puisque mon principal partenaire de voyage moto « européen » est d’origine togolaise et une grande partie de sa famille réside à Lomé Togo. Il est grand (indispensable pour l’Africa twin), il est résistant, capable d’enchainer les bornes sans broncher et surtout il est cool et n’a presque peur de rien et surtout pas de l’inconnu. En un mot c’est le candidat idéal tout comme l’était Mathieu pour la traversée de la Mauritanie (c’est dur la Mauritanie), il s’appelle Sylvestre dit Coco dit mon gros renoi.
Le projet est là, reste à savoir si les grands-mères Honda redémarrent … Décembre 2010, encore un mariage familial à Bamako, l’occasion rêvé pour se confronter à la dure réalité : motos sous 3 cm de poussière qui tirent la gueule, je leur donne 50% de chance (voire 30 % pour la mienne) … filtre à essence et à air changés, nettoyage effectué, booster en place, reste à pousser le bouton magique … ooooh ça c’est bon, en moins de 10 minutes, elles démarrent … je les essaie, rien à signaler (en tout cas rien de nouveau), les moteurs ne p !ssent pas l’essence, ne s’étouffent pas … j’en reste pour le moins bouche bée, leur réputation d’increvabilité n’est pas usurpé, j’aimerais bien voir la tronche de ma KTM dans 20 ans …
« Coco ? Ouais c’est moi, bon bah tu peux acheter ton matos, c’est parti ! »
J’arrive 3 jours avant le départ officiel dans ma belle famille pour « peaufiner » les deux grosses : changement des roulements de roue arrière pour la mienne, batteries neuves , vidange, changement de pneus arrière pour les deux sans parler du remplacement de quelques vis rouillés par des neuves. Les motos sont prêtes, je tombe malade, je guéris et Coco arrive.

MALI/BURKINA
A la base, nous devions remonter un peu le Mali en longeant le Niger par les pistes pour arriver au pays dogon et sa fabuleuse falaise … c’est un peu un rêve pour moi d’aller la bas en bécane depuis que j’ai visité cet endroit MAGIQUE (deux fois) mais AQMI et l’exécution à gerber des deux français à 400 bornes de la zone engendrent un pression familiale et un stress qui font que nous changeons d’avis, nous irons droit au Sud directement au Burkina. Faire accepter le voyage à ma femme restée seule avec ma fille n’est déjà pas évident, inutile d’en rajouter même si le risque était minime.
6h30, nous disons au revoir à beau papa et belle maman (très inquiets eux aussi) et c’est parti avec au programme 100 bornes de route goudronnée et 200 bornes de piste. C’est un gros programme mine de rien surtout pour Coco qui découvre et la moto et la piste. Pour moi aussi le réapprentissage de la terre se fera en douceur mais très vite, pour nous deux, c’est que du bonheur … roue arrière en permanence en dérapage, éviter les trous, taper une pointe à 120 aaaaah trou TROU BLANG, désolé petite moto désolé … celui qui est derrière (Coco en ce premier jour ensuite ça tournera) se bouffe de la poussière à en vomir et doit laisser une trentaine de secondes d’écart. Les bornes défilent beaucoup plus lentement que sur route … mais le temps passe plus vite. L’inattention est tout simplement interdite, la chaleur omniprésente et la fatigue grandit.



Nous arrivons à Sikasso à la tombée de la nuit et nous endormons à 20h30. Demain le Burkina nous attend.
Les formalités maliennes se passent sans souci, reste à faire faire le visa burkinabé … et là surprise, le visa est passé de 15 à 140 euros (vérification ultérieure faite c’est bien le cas) … oui rien que ça … nous n’avons pas tout cet argent et devons retourner au Mali, 80 bornes (goudron) aller-retour pour retirer de l’argent. Les visas faits, à nous le Burkina et passablement énervé par cette augmentation abusée du prix (surtout qu’on y reste qu’un seul jour au Burkina), je commets la (grosse) erreur d’oublier de m’arrêter aux douanes … la gendarmerie nous arrête 100 m plus loin, nous signale notre erreur et c’est à des douaniers passablement en colère que nous avons affaire. On nous fait comprendre qu’il va falloir attendre le chef qui revient dans 2h, que nous risquons une amende de 150 euros chacun, bref c’est la loose totale … surtout que 2h en Afrique peut très bien signifier 5. Pas moyen de discuter, on finit par s’asseoir humblement et on attend. Des motards de la gendarmerie en grosse Béhème plutôt moderne (5 ans) tapent la discute avec nous … le calme et la sérénité incarnés, le « leader » nous rassure, nous raconte sa formation de motard dans la gendarmerie en France … bref une chouette rencontre. Au final le chef des douanes revient « à l’heure » et sans nous adresser la parole nous délivre notre laissez-passer sans PV… cool. Première frontière passée, nous nous arrêtons dormir dans la sympathique ville de Bobo-Dioulasso.
GHANA
Le lendemain, nous arrivons à un petit poste frontière ghanéen. Le Ghana, je ne connais pas, c’est une ancienne colonie anglaise (c’est donc anglophone) et très peu de français s’y rendent. Sur google map, ça a l’air plutôt sympa : parcs naturels avec éléphants, gigantesque lac, petites montagnes, plages de rêve. Leur réputation est également d’avoir une administration très pointilleuse … et c’est exactement ce que nous allons constater. Nous avions fait faire le visa à Paris car impossible de l’obtenir sur place, reste donc à faire passer les motos.
« Votre assurance n’est pas valable dans ce pays ».
Voilà, c’est dit de manière d’ailleurs très sympathique et courtoise. Le chef appelle la hiérarchie pour trouver une solution, celle qui se dessine ne nous convient pas (dépôt de 600 euros que soit disant nous récupérerons à la sortie du territoire … à l’autre bout complet du pays … oui oui bien sûr) et après 4h de discussion, appels à l’ambassade de France (« désolé on peut rien faire »), nous nous apprêtons à faire demi-tour et à repayer 140 euros pour re-rentrer au Burkina … super génial, j’adore.
Même Coco n’y croyait plus sauf qu’en Afrique, le mot impossible n’existe pas (ou disons que c’est rare) et un dernier coup de fil du chef nous apprend que nous avons le feu vert pour le laissez-passer … le gars se sera bien démené pour nous (il adore la France et passe des vacances en famille là-bas) et ça mérite bien une petite photo.

Voici la quantité de cochonneries administratives que nous nous trimballons.

100 km de piste et nous voici à Wa, capitale (plutôt sinistre) de la région (pauvre) Nord Ouest du pays. Le lendemain, direction le Parc national de Mole où nous espérons croiser des éléphants et autres antilopes. La piste est beaucoup moins facile (trous trous trous) mais c’est un vrai régal et Coco fait désormais jeu égal (facile avec un cylindre de plus pfff)… je le suis en attendant l’erreur (sic) et bouffe comme jamais de la poussière.

Encore une fois nous sommes en admiration devant les motos : comment font-elles pour encaisser tout ça ? Nous nous reposons à l’hôtel du parc où les singes et autres phacochères se baladent librement.

Le lendemain, 6h00, marche à pied de 3h dans l’espoir de croiser les grosses bêbêtes … Malheureusement, il aurait fallu prendre le 4x4 et malgré des antilopes, des oiseaux, des singes, des crocos, points d’éléphants en vue hormis leurs gigantesques traces. Tant pis, c’est la vie, on n’est pas dans un zoo.

On repart direction le lac Volta, les km de piste sont désormais avalés facilement, les dépassements de camion sont épiques (on voit RIEN), on se tire la bourre avec quelques 4x4 … c’est juste génial et je me dis que Cyril Després fait un chouette boulot. La savane est constamment en prise avec les flammes volontairement déclenchés par les autochtones.

Les autochtones justement parlons-en, partout durant tout notre voyage, ils auront été adorables, partout la même question « vous venez de France avec çà ?? », jamais envahissant (ça change du Maghreb même si j’adore aussi), toujours souriant, respectueux … c’est ce que j’aimerai toujours en Afrique noire et ce sera vrai dans les 4 pays traversés. Il faut aussi savoir que si vous n’aimez pas focaliser les regards, la moto en Afrique n’est pas pour vous, tout le monde vous regarde partout et tout le temps … parfois, lorsqu’on déboule un peu vite (100/110 km/h) sur la piste, les jeunes se lèvent et vous encouragent comme si vous étiez en course … c’est franchement marrant (et parfois grisant, pas envie de les décevoir mouarf). Bref, après avoir dormi dans la ville très très glauque de Yendi (hôtel pourri mais propre), nous voici sur les bords du lac Volta.

Très représentatif de la réussite ou chance que nous aurons eu tout le voyage, le seul souci mécanique, à savoir une crevaison, se passe à 10m d’un marchand de pneu.

Fort heureusement, je surveille le remontage catastrophique du « mécanicien » sinon je me serais retrouvé avec l’étrier de frein arrière pendouillant sur le côté.
Nous décidons d’arrêter de faire les bourgeois et de camper dans la savane … petit chemin de traverse, on s’arrête et nous constatons que partout, nous sommes entourés de flammes … impossible de dormir ici, trop dangereux et nous décidons donc de demander l’hospitalité dans le premier village croisé. Moins de 3 secondes de discussion et nous avons le feu vert du chef tout souriant pour poser la tente où nous voulons. Tout le village nous regarde, les innombrables enfants nous entourent (sans nous envahir, il faut le souligner, alors qu’on est quand même un peu chez eux !!), on nous offre l’eau pour la « douche » (un seau d’eau comme durant tout le voyage d’ailleurs) et des cacahuètes cueillis localement … super expérience.

Le lendemain, on offre une lampe de poche (précieux en Afrique) et une carte google map plastifiée détaillée de la région où le village apparaît presque (ils étaient fascinés par cette carte) et c’est reparti.
La forêt apparaît, les villes et villages deviennent plus jolis, les petites montagnes se dessinent à l’Est et nous nous dirigeons vers de superbes chutes d’eau.

Le petit truc noir dans l’eau en bas sur la deuxième photo fait 1m90… Plus au Sud, nous grimpons sur le sommet du Ghana, juste à la frontière togolaise… 900 m en 30 minutes par 30 °, carrément exténuant.

La piste recommence et notre destination d’arrivée se rapproche.

Plus que quelques dizaines de km, des barrages, des jumelles ( !!!) fort heureusement dans l’autre sens de circulation et nous apercevons l’océan … nous prenons une piste ensablée qui y mène et nous nous arrêtons, heureux et fiers, admiratifs encore une fois (je sais je me répète) devant la robustesse de nos engins.

Je décide de faire le malin et de rouler dans l’eau pour remonter … échec total et lamentable, avec les pneus gonflés, impossible d’avancer et impossible de remonter … en sueur, nous sommes dans l’obligation de demander de l’aide … ça m’a rappelé la Mauritanie.
Après une nuit dans un hôtel tout droit sorti des années 60, nous nous dirigeons vers Lomé au Togo, ville collée à la frontière avec le Ghana. 4 bureaux pour le Ghana, 5 pour le Togo, des tampons dans tous les sens, le petit papier truc machin qu’il faut amener, en échange tu auras un autre papier qui te permettra de tamponner le bidule sans oublier la feuille qu’on t’a donné au début bien sur.
Mais bon, tout se passe pour une fois bien et nous sommes arrivés, c’est la classe.

Il nous reste 3 jours avant l’avion que nous passerons en famille (Coco tout fier), avec une soirée très alcoolisée et très drôle (du grand grand n’importe quoi) sans oublier les bouchons dantesques (vous avez déjà mis 45 minutes à faire 50 m en moto vous ?)

Voilà c’est fini, les motos sont vidés de leur essence, bien rangées sous la bâche, prête qui sait pour de futurs aventures. Ce fut un voyage merveilleux, très très différent du précédent qui m’a amené à Bamako, moins long, moins dure, ni mieux ni moins bien. Si j’avais su en mettant 1500 euros dans une vieille Africa Twin toute pourrie il y a 5 ans que j’aurais fait tout ça avec, je n’y aurais pas cru … et au final, c’est bien le seul objet auquel je suis attaché.
Les voyages en moto, où comment concilier contact avec la population et liberté totale











