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Escapade au Guatémala!
by Naumalie · 2005-05-16 · 16 replies
Bonjour à tous les amoureux du Voyage ...😉 Je pars le 19 juillet avec une copine au Guatémala...C'est pour moi la première expérience ( attendue...) d'un voyage "sac à dos" ..Pascaline a déjà effectué ce genre de voyage et nous partons là-bas car son fils y est pour 1 an ( Antigua)...Ce serait super sympa de nous communiquer des endroits à voir absolument, des locations de chambres chouettes et pas chères, des "trucs" à faire ou à éviter...Mille mercis de nous aider à faire de ce périple une réussite ! Bisous à tous ...🙂
Conseil itinéraire Mexique
by Cloclo · 2005-05-11 · 4 replies
Bonjour à tous !

Voilà, je prépare actuellement mon voyage au mexique, prévu pour septembre, durée 3 semaines. On aimerait bien arrivé à Puerto Vallarta et se rendre jusqu'à Cancun pour prendre notre vol de retour. Nous prévoyons effectuer tous nos déplacements via les services de bus.

J'aimerais avoir votre avis... est-ce suffisant 3 semaines pour parcourir cette distance ? Serait-il préférable que notre point de départ soit Mexico ?

Et aussi, j'aimerais connaître vos coups de coeur et avoir quelques suggestions d'endroits incontournables, des endroits pas trop touristiques de préférence.

Merci beaucoup ! 😉
Costa rica - guatemala - mexique!
by Anakmas · 2005-04-07 · 4 replies
Salut tout le monde!!!

je pars demain pour l'amérique centrale, et je vais y rester 3 mois.j'ai choisi de parcourrir le costa rica, le guatemala, et le mexique!

j'ai plus ou moins prévu mon itinéraire même si les rencintres entraîneront certainement des modifications... à propos vous auriez des hotels ou backpackers dans ces 3 pays à me recommander???

Il reste un problème que je n'ai pas résolu..... QUEL EST LE MEILLEUR ENDROIT POUR PASSER DU GUATEMALA AU MEXIQUE??? je cherche la frontière la moins compliquée entre ces 2 pays, et je me dis que vous pourriez peut-être m'aider à me décider.... ce choix aura une influence sur mon itinéraire, bien entendu!!!

Merci de vos réponses que j'attend avec impacience!
guatemala ou costa rica
by Kinémada · 2005-04-02 · 43 replies
salut! on était censé partir 4 filles en amerique centrale et la on se retrouve 3 et vers la fin du voyage que 2. Ma coéquipière craint beaucoup quon soit seulement deux filles au Guatemala. On a le teint foncé, on s'exprime en espagnol mais reste qu'on est des filles donc plus vulnérable. Pour ce qui est du costa rica, on ne connait pas trop et ce serait un revirement de dernière minute. Que nous conseillez-vous. Et puis qu'en est-il du travail sur des fermes bio au costa, ca semble intéressant? Voilà merci de vos réponses
Voyage à vélo au Mexique et au Guatemala
by Fredmas24 · 2004-12-20 · 5 replies
Salut,

j'envisage un voyage de 2 mois au mexique-guatemala cet été. Quelqu'un a-t-il recemment voyagé là-bas à vélo ? Y a-t-il des impressions d'insécurité flagrante ? La circulation automobile pose t'elle un vrai risque ?

merci
Suggestions d'itinéraires pour trois semaines au Mexique
by Jahseb · 2004-08-20 · 13 replies
Salut, je pars fin octobre au mexique faire trois semaines de volontariat dans a Mazunte (centre des tortues) dans l'etat d'oaxaca, et apres je compte voyager trois semaines. J'aurais savoir si la peninsule de cancun valait vraiment le coup ou si on allait simplement vers Palenque, Ciudad del carmen on avait deja un bon apercu. Donc si vous avez des suggestions d'itineraires en trois semaines, ca serait bien sympa. Meci d'avance sebastien
Semuc Champey au Guatemala
by Alouatta · 2004-06-28 · 15 replies
Bonjour,

Retournant au Guatemala sous peu, je voudrais savoir si le site de Semuc Champey (que je n'ai pu voir la première fois), vaut définitivement le détour, c'est a dire faire la "vuelta" par Coban etc....ou peut on se contenter de le zapper...je demande cela car j'y passe peu de temps (pour faire découvrir le pays à une amie de passage dans le coin...) avant d'aller au Panama...

Merci.
Guatémala 2003
by Memphre · 2004-05-15 · 7 replies
IMAGINE....

Imagine la niebla del amanecer en las selvas tropicales que habitaron los Mayas hace mas de dos mil años...

Y entre las crestas de los arboles y el murmullo de los animales, piramides de piedra sobresalen, buscando a los astros y a los dioses....

Penetre a un mundo màgico, llemo de aventura y color, llamado.......

GUATEMALA.

J'ai trouvé ce texte dans un dépliant publicitaire de l'Inguat**. Je n’ai pas cru nécessaire de le traduire...avec un peu d'effort tous les latins devraient en saisir l’essentiel.

Guatemala, pays des Chapin, des mayas et de l'éternel printemps.

Par choix, par nécessité aussi ($$)*** mais surtout par goût d’indépendance nous avons choisi, mon épouse et moi, de fuir nos hivers trop longs pour un sud bcp plus doux.

N’en déplaisent à certains (désolé lepiaf) je n’ai pas l’intention de refaire le voyage quasiment au jour le jour comme je l’ai fais pour Cuba. Quoique pour Cuba il y avait un coté politiquement négatif qui méritait d’être souligné.

Je souris à la lecture des voyages, des vacances, des pays parfaits…!

LES CONQUISTADORES

Les héros de mon enfance n’étaient pas Buffalo Bill ou Sitting Bull mais plutôt Don Quichotte et Sancho Panza. L’aventure de Cortes, Pizzaro ou encore Alvaredo, je commence à connaitre .A force de lecture, l’incomienda espagnole je l’ai apprivoisée. Ce que je savais moins par contre c’était la maniere et les raisons…www.berclo.net et cliquez sur L’Espagne et la Démocratie.

ON PART QUAND…

Dès que la météo nous garanti une bonne journée de beau temps ce qui début janvier n’est pas toujours évident.

Depuis 1998, dès les tout premiers jours de janvier, nous traversons allégrement les Etats-Unis avec notre petit motorisé pour arriver soit à Brownsville, soit à Laredo(Texas) dépendant de l’itinéraire choisi :côte Pacifique ou Golfe du Mexique pour traverser tout le sud du Mexique et finalement arriver au Guatémala.

En 2003 nous avions repris l’itinéraire de 1998 avec quelques petites variantes pour arriver à Tikal en traversant le Belize.

Tikal : c’est le dessert avant le plat de résistance….

Le texte Imagine dans le dépliant était imprimé entre les deux grandes pyramides sur la plaza mayor de Tikal : Faut s’imprégner dela poésie qu’il renferme, regarder la beauté des pyramides et vous entendrez les singes hurleurs et les toucans qui vous entourent…

Pour ceux et celles que les animaux, surtout les oiseaux, intéressent ne manquez pas d’aller faire un tour à l’ARCAS au départ de Flores par lancha : tout le monde connaît.

LES GARIFUNAS ET LIVINGSTON

Dans la société guatémaltèque du 17e siecle il y avait 7 classes sociales bien reconnues :

En haut de la liste trônaient les « purs blancs » espagnols suivis des « purs » mayas et en fin de liste les noirs importés des Antilles (majoritairement de la Jamaique) : c’étaient les garifunas.

On en rencontre tres peu au Guatémala. Ils sont plus nombreux au Belize mais au Guaté il faut faire l’excursion à Livingston pour en rencontrer. Et vous n’êtes pas obligé de loger à l’hotel du Grand Toucan, il y a plusieurs possibilités de logement chez l’habitant .On ne peut atteindre Livingston que par la mer soit de San Felipe( Rio Dulce) ou de Puerto Barrios. Il existe cependant à la sortie du village une piste carrossable qui conduit vers deux missions (ONG) qui s’occupent d’enfants .On peut y passer une journée ou deux : contribution volontaire($). Ambiance tres relaxe à Livingston et musique à volonté. Bob Marley y est toujours bien présent. Coté culinaire ne manquez pas de goûter la tapado, une soupe de poissons et lait de coco .

LE GUATÉMALA, L’UNESCO ET DEL MONTE…

Le Guatemala s’est presqu’entièrement libéré des politiques bananières américaines .Cependant la United Fruit (Del Monte ) y est toujours bien active. Le site de Quirigua reconnu patrimoine mondial par l’Unesco se trouve entouré de terres appartenant à Del Monte et le chemin de terre menant au site appartient lui aussi à Del Monte ce qui fait qu’on n’est jamais certain de pouvoir y entrer ou en sortir. On est à la merci des convoyeurs de régimes(de bananes bien sur…) qui traversent le chemin .Et quand ce n’est pas la route, ce sont les avions qui arrosent continuellement les bananiers….et le reste ! Les stelles sont de toute beauté et n’ont rien à envier à celles de Copan .

LES ALLEMANDS, LES ORCHIDÉES, LA CARDAMOME, LE QUETZAL

Cherchez le lien…?

Durant l’entre deux guerres bcp d’immigrés allemands se sont installés dans la région de Coban( Alta Vera Paz) pour y cultiver le café, les orchidées mais aussi la cardamome.

Cardamome : plante de l’Inde dont les graines ont une saveur poivrée et aromatique fortement en demande au moyen-orient pour parfumer le café. Cela vous évitera un tour au dico. La totalité de cette production est donc exportée, à prix fort, vers les pays arabes, tres friands de cette épice. Nous avons quand même réussi, en insistant bcp, à nous procurer un petit 100gr de cardamome. On a par contre été bcp moins chanceux pour le quetzal, l’oiseau mythique des mayas et emblème national du Guatémala . Et pourtant on a fait ce qu’il fallait pour… :lever à 5hr du mat. Jumelles dans une main et thermos de café dans l’autre mais rien…nada !!! Juste à coté de l’entrée du parc Mario Diary, ne manquez surtout pas la petite auberge de charme : el Ranchito

Pour la petite histoire, au début de la seconde guerre mondiale, les américains ont fait des pressions sur le gouv. Guatémaltèque pour qu’il expulse les planteurs allemands sous prétexte d’allégeance nazie….

VERS PALIN ET GUATECIUDAD

Arrêt à Palin pour 2 raisons : 1- c’est le plus beau camping organisé de toute l’Amérique centrale 2-c’est un bon point de départ pour l’excursion vers le volcan Pacaya. A ne faire qu’en groupe organisé et accompagné de la police du tourisme.

Il y a maintenant une tres bonne route qui joint Palin à Antigua évitant la capitale.

Je ne connais pas grand-chose de la capitale si ce n’est que c’est une grosse ville de 2 millions d’habitants tres polluée. Il y a quand même quelques musées tres intéressants.

Musée national d’archéologie-Musée Ixchel sur les vêtements mayas-Musée Popol Vuh.

SANTIAGO DE LOS CABALLEROS(ANTIGUA)

Depuis 1979 Patrimoine Culturel de l’humanité de l’Unesco. La plus belle ville du Guatémala est entourée de 3 volcans dont un (El Fuego) est tjs en activité.

Capitale du pays durant 230 ans elle fut aussi Capitainerie Générale de la Nouvelle-Espagne, c'est-à-dire capitale administrative d’une région s’étendant de Mexico jusqu’en Colombie.37 églises ou couvents encore en activité. Capitale mondiale du jade….ce dernier découvert par hasard suite a un tremblement de terre (production).Une semaine pour la ville et les villages avoisinants :ce n’est pas trop….

Nous y retrouvons nos amis guatémaltèques ; Sara, Nestor et leurs enfants : Yvan, Alexandre et Natalia. Grâce à eux nous pénétrons chez des tisserands à Santa Maria de Jesus. Sara, elle-même maya et artisane nous explique les raisons, la symbolique de chaque tissage de même que les couleurs attribuées a tel ou tel village. Sur la petite place où nous sommes stationné les enfants se pressent pour visiter le camping car…

Ustedes tienen una camioneta con dos bicycletas….vous pourriez nous laisser les vélos? On se sent mal à l’aise d’être à l’aise…

Retour en ville et retrouvailles avec nos anciens profs d’espagnol. En plus d’une opulente poitrine, la Señora Petra possède une pharmacie ainsi que l’école de langue ATABAL: 1ª Avenida norte, Antigua. Aucune affiche, pas d’annonce mais a l’intérieur une 20aine de profs, chacun avec un élève. Le face à face est quotidien et dure 4hr…Ne cherchez pas il n’y a aucun lien entre la poitrine de la maestra et le reste…

Comme Trans l’a déja mentionné, pour l’immersion on repassera, la langue du tourisme a Antigua, c’est l’anglais…

J’ai passé des heures a discutailler avec Fernando, le fils de Petra, sur le football américain. Fernando est bâti comme…..comme sa mère!. Son rêve c’est les Packers de Green Bay…

ATITLAN :LE PLUS BEAU LAC AU MONDE …

Franchement ….dire ça a des canadiens…! C’est pourtant affiché haut et fort sur les hauteurs de Solola.

C’est vrai qu’il est magnifique ce lac, mais c’est principalement du aux montagnes qui l’entourent, aux villages accrochés aux montagnes et aussi la couleur de l’eau a certaines heures du jour…Ne manquez surtout pas l’arrêt-photos au 1er belvédère quand on descend vers Panajachel au départ de Solola.

Panajachel (Pana pour les habitués ou Gringotenango pour les guatémaltèques…!.) C’est vrai que c’est tres touristique…mais pas trop quand même…..Il est vrai que quand on possède… le plus beau lac au monde…?

CHICHICASTENANGO :QUE PRECIO TIENE?

A Chichi ( et ailleurs) au marché il y a tjs 3 prix :

1-pour les gringos américains

2-pour les autres gringos

3-pour les nacionales

Mon épouse parle tres bien l’espagnol….Malheureusement* elle est rousse et moi poivre et sel(en fait bcp plus sel que poivre) difficile donc de se faire passer pour nacionales….

Nous sommes donc « autres gringos » ce qui nous permet de marchander et ainsi obtenir des prix nettement meilleurs que les américains qui de ttes façons ne discutent jamais le prix demandé…

Apres le marché et les achats visite…du cimetière, pas pour y rester, mais pour le syncrétisme religieux qu’on y retrouve .Idem pour l’église Santo Tomas.

On continue un peu plus vers le nord pour entrer au cœur du pays des mayas-quiché jusque Santa Cruz del Quiché. Tres bel artisanat en cuir .Peu de touristes se rendent jusque la et ils ont tors. L’acceuil y est particulierement sympa. Dégustation du rhum Botran. Alors qu’on y avait prévu seulement un aller-retour nous y sommes restés 4 jours. Et pas seulement à cause du rhum.

MONTERRICO ET LES TORTUES

Nous avions planifié quitter le Guatémala et rentrer au Mexique par la CA2 pompeusement appellée Autopista del Pacifico . La route n’a rien d’une autoroute et ne longe nullement le Pacifique, mais c’est la plus logique pour arriver à Tapachula.

Cela nous fourni un prétexte pour une incursion à Monterrico beach. La plage de sable gris n’est pas des plus belles et la mer est souvent agitée : les surfeurs sont heureux!

Un petit musée consacré à la protection de la tortue verte organise régulierement des courses de tortues lors de remise à l’eau.

Chaque touriste se fait un devoir d’investir 1$ par tortue, c’est une façon de financer

le musée…A faire également la visite de la lagune en lancha pour l’observation des (nombreux) oiseaux. Acceuil excellent à l’hotel El Baul par la proprio américaine Nancy.

LE GUATÉMALA ET LE NATURISME.

Avez-vous déjà vu une guatémaltèque ou une mexicaine se baigner en bikini….??? Moi jamais…

A Monterrico le nudisme est permis, toléré….mais seules les gringas le pratiquent.

On a donc deux blocs de nageurs(euses); D’un coté les nudistes et de l’autre les nacionales qui, elles, se baignent tout habillées….et les deux groupes ne se mêlent pas !

Bon sang je viens de me relire (c’est Loopkin qui le veut….) je ne pensais pas en avoir tant écrit et je n’ai même pas parlé de Chiquimula, Esquipulas, Xela, Huéhué, Todos Santos et la sierra des Cuchumatanes…

Qui a dit que c’est un petit pays….?

POUR LES MORDUS….

Un peu de lectures peut-être ?

Miguel Asturias(Nobel litt.l967) Légendes du Guatémala

Bernal Diaz del Castillo : La véritable histoire de la Conquête

Elizabeth Ortiz : biographie Rigoberta Munchü

Octavio Paz(Nobel litt.1990) poèmes

*par rapport au contexte bien sur….

** Inguat : minsitere tourisme Guatémala

*** On ne pourrait se permettre 4 mois de voyages

autrement qu’en motorisé.
Sécurité et conseils pour le Guatemala?
by IzzySoNadine · 2004-03-12 · 8 replies
Bonjour à tous!!!!

nous commencons la planification de notre voyage au guate. départ prévue le 15 juin pour 3 semaines.

pour l'instant les endroit que nous aimerions visiter sont:

Tikal, chichi, antigua, livingston (pour le reste, ouverte aux propositions!)

Nous aimerions avoir quelques conseils concernant la sécurité pour 3 filles la bas...les guides sont assez paranos et peu encourageant!

De plus, comme ce sont nos seule vacance de travail de l'année, on aimerais terminer en beauté...genre très relax. Y a-t-il des plages a nous conseiller?😇

Y a-t-il d'autres villes intéressantes? (on aime moins les musées, plus la nature et les gens)

Des ptis conseils, genre hotels, bus, etc.

dernière question, koi faire de nos passeport, billet d'avoin et cheque de voyage (on nous recommande de ne pas les porter sur soi...mais est-ce que les petits hotels pas cher les garde pour nous? et est-ce sécuritaire?)

Merci beaucoup de votre aide!🙂
Sécurité au Honduras, Guatemala et Bélize
by Eric · 2002-10-22 · 9 replies
salut a tous.. tout le monde parle des tensions politiques en ameriques central..!

y a t-ils des gens qui reviennent de l'amerique central pour me dire comment sa ce passe pour vraie...!!!

je part pour 4 mois dans 3 trois semaine...!!!

juste pour avoir la bonne version des faits..!!!!

merci.!! eric
Trois semaines de Guatemala City à Playa del Carmen
by Muscadetfrai · 2017-03-06 · 8 replies
Bonjour, Nous partons en couple 3 semaines direction Guatemala city au mois d'aout. Nous voulons en profiter pour monter si possible jusqu’à Tulum et idéalement Playa del Carmen. Bien sur, on ne veut pas passer à coté du lac atitlan, antiga, tikal au guatemala mais nous voudrions aussi profiter des plages caribéenne de Beliz et si possible le mexique. Cela est-il possible en 3 semaines? Avez-vous des itinéraires ou des plans(adresses, conseils) pour le logement, transports sur place pendant le trip)? Les trains et bus sont t'ils rapides? Notre vol arrive a Guatemala city et repart aussi de guatemala city.

merci d'avance

Simon😉
De Colombie vers Argentine (chutes Iguazu): itinéraires peu onéreux?
by Mattpi · 2015-01-02 · 3 replies
Bonjour,

Nous sommes en long voyage (10 mois) et sommes actuellement au Mexique ou nous avons prévu d'y rester 2 mois en passant par le Guatemala. Nous avons un vol pour Bogota le 27/02.

Nous souhaiterions passer 15 jours/3 semaines en Colombie avant de rejoindre l'Argentine.

Est ce que des forumeurs auraient des plans pour payer un vol au moins cher et rejoindre les chutes d'Iguazu a la frontière entre le Brésil et l'Argentine.

Nous avons un seul impératif, nous devons être à Buenos Aires le 24/03 au soir car les parents de ma copine nous rendent visite et on pensait donc faire les chutes avant de rallier Buenos Aires.

On se disait que idealement on voudrait faire la region des cafés, Medelin, quelques jours de nature (amazonie ou montagnes) et finir par Cartagena et ses alentours pour un mix de culture et farniente coté Caraibes. Je recherche actuellement des vols depuis Cartagena qui m'eviterait de retourner à Bogota mais c'est extremement cher dans les 600 eur par pers. On aimerait trouver un vol qui nous amène jusqu'aux chutes pour environ 400 euros quite a faire escale au Brésil et prendre un vol domestique jusqu'a la frontière.

Bref je m'arrête la. C'est encore flou dans nos têtes et vos conseils sont les bienvenus !

Merci

Matthieu
Location de voiture au Guatemala et Honduras
by Serres64 · 2014-10-09 · 7 replies
Bonjour à vous,

Voila nous partons à trois personnes durant 17 jours au Guatemala/Honduras. Nous avons fait le choix (qui nous semblait intelligent à la base) d'arriver à Guatemala City et de repartir par San Pedro Sula. Mais nous avons de grande difficulté pour trouver un loueur de véhicule qui nous permet ce genre de prestation. Est ce q'un chauffeur sinon nous couterait beaucoup plus cher?

Notre circuit tel que nous l'imaginions c'était: Guatemala City -Tajumulco - lac Attitlan - Pacaya - Antigua - Semuc Champey - Tikal - Rio Dulce - Tela- Roatan - Pico Bonito - San Pedro Sula.

Avez vous des pistes?

En vous remerçiant
Sécurité en bus locaux au Guatemala, Salvador et Belize
by Oceane15 · 2013-09-15 · 16 replies
J'ai vu pleins de messages concernant la sécurité au Guatemala, Salvador et Belize...mais ils datent pour la plupart de plusieurs mois/années donc j'aurais aimé avoir des récits un peu plus récents.

Avez vous ressenti une insécurité dans ces pays, excepté dans les villes qui sont mal réputées comme la plupart des autres pays d'Amerique centrale? Avez vous pris les bus urbains? Est ce que ces bus sont vraiment insécures ou il est tout à fait réalisable de bouger sans agence de voyage en faisant attention?

On compte partir en décembre 2013 donc si vous avez des conseils d'itinéraires, d'auberges à me conseiller, ils seront trés appréciés ou si vous avez des sites à me conseiller dans l'un de ces trois pays :)
Sécurité au Guatemala avec deux enfants?
by Christian314 · 2010-05-09 · 5 replies
Bonjour toujours l éternelle question sur la securité au Guatemala.... IL semble qu' a la lecture des différents forumS , l' insécurité au guatemala s'est encore accrue avec la crise.... Nous partons cet été au mois d'Aout en famille 2 adulte 2 enfants 16 et 12 ans avec une femme "peureuse"... Nous avons fait le choix d' un voyage en schutlle avec un chaufeur guide faut il un chauffeur Guide ou un chauffeur + un guide ( pas le meme prix...)? Nous partons avec Mayanzone ou Mayaexplor, nous n'avons pas encore choisi? avez vous des info sur la plus securitaire de nces 2 agences ? Avez vous des informations récentes sur les conditions de sécurité? autre question , les hotels disposent il des chambres pour un famille 4 personnes ( 2 grands lits) merci pour vos reponse Christian
Programme et transport Antigua - Copan - Tikal?
by Vrac69 · 2008-09-09 · 8 replies
Comment sur 5 jours est-il possible de faire tous ces sites (je n'ai pas mis Livingston parce que je pense que c'est impossible, tant pis) ? Y-a-t-il des bus de nuit qui permettraient de rallier chacune des étapes sans trop perdre de temps ??? L'idéal serait de prendre un bus d'Antigua pour Copan ou sa région en fin d'après-midi d'essayer de dormir sur place à Copan ruinas et de visiter le lendemain afin de repartir vers Tikal le soir. Ce genre de transfert de nuit existe-il sans repasser par Guatemala City ? Le but serait de faire 2/3 jours sur place à Tikal et de randonner dans la jungle à la découverte de sites plus ou moins perdus ...

La question sous-jacente, oui je suis un peu tordu comme garçon mais j'ai pour l'instant pas de matière pour me décider : Faut-il choisir Copan sachant que je vais à Tikal après ou plutot Livingston ? Je ne suis pas ce qu'on appelle "vieille pierre" mais d'un autre coté les ambiances nonchalantes caribéènes je connais déjà ...

Question subsidiaire, l'achat de billet d'avion Flores -> Guatemala city retour en soirée est-il un problème si je m'y prends 2 jours avant ?

Merci pour toutes vos réponses Didier
Agences de compagnies de bus au Guatemala
by Virgula2 · 2007-02-21 · 7 replies
Est-il possible de passer par des agences guatemaltèques pour voyager dans des bus un peu plus confortables? Quelle agence recommandez vous? Quels sont les prix et les trajets possibles? Merci beaucoup !
L'insécurité au Guatemala
by Cojlta · 2006-11-05 · 24 replies
Nous sommes quatre à préparer avec enthousiasme un voyage itinérant au Guatemala au mois de mars 2007. Nous lisons beaucoup d'articles sur l'insécurité qui règne sur le pays. Nous avons besoin d'avoir des précisions sur ce sujet : les journaux et sites diplomatiques et gouvernementaux exagèrent-ils ? Nous avons entendu parler de guerre civile, qu'en est-il ? Peut-être des personnes vivants sur place pourront mieux nous informer sur l'actualité du pays en temps réel. Toutes les expériences seront bien sûre les bienvenues Merci d'avance pour vos réponse
Sur les terres mayas
by Larri · 2020-05-01 · 82 replies
Bonjour à tous les amoureux de voyage,

Je me propose de vous faire partager notre voyage au Guatemala, pays assez peu renseigné sur VF. Je l’agrémenterai de quelques photos (tablette) sans prétention qui se veulent seulement illustratives et je demande par avance votre indulgence.

Initialement nous avions opté pour un périple au Pérou en février. Les agences contactées ont eu l’honnêteté, et nous les en remercions, de nous indiquer que cela n’était pas une bonne période pour se rendre sur les plateaux andins. Après une longue hésitation nous avons orienté nos recherches vers le Guatemala et le Honduras et avons pris des contacts avec 2 agences francophones à Antigua pour des propositions et des devis. Très vite nous avons retenu « Bon Voyage » plus réactive et nettement moins chère que sa consœur. Après plusieurs itérations avec Arnaud (patron de l’agence) nous avons convergé vers un circuit de 16 j entre le 6/2 et le 21/2/2020.

Jour 1 :

Pour les vols internationaux nous avions le choix entre une escale aux USA ou à Madrid. Pour à peine plus cher (660 €/p) et un temps de vol bien plus court nous avons finalement choisi IBERIA au détriment des compagnies et contraintes (ESTA et douane) américaines. De plus les vols IBERIA sont au départ (et retour) d’Orly plus commode pour nous.

L’horaire de départ étant très matinal nous décidons de dormir à Orly. L’hôtel Ibis Budget « cœur d’Orly » fera l’affaire. Disons le, c’est cher pour un hôtel de ce type (entrée de gamme) mais il a le mérite de servir le PdJ à partir de 4 h. Cet horaire nous permet de garer notre voiture dans un parking de la zone industriel de Senia et une navette nous dépose à l’aéroport vers 6h. Le vol Orly - Madrid part à 7h30 et nous attendrons 3h pour prendre celui qui nous mènera à Guatemala City où nous arrivons vers 17 h (heure locale soit – 7h de décalage. Ces vols seront sans histoire ni retard. A notre arrivée, Luis notre chauffeur, nous attend. Son sourire et sa gentillesse nous séduisent de suite. Il est chargé de nous conduire à Antigua. Mais les routes à cette heure sont saturées et nous mettrons plus de 2h pour parvenir à Antigua pourtant distante de moins de 40 km de la capitale. Il nous dépose à l’hôtel Posada San Pedro dans lequel nous résiderons 5 nuits durant notre séjour. L’hôtel n’a que 8 chambres et ne sert pas de PdJ mais il est bien situé (7ième avenue) et il dispose d’un joli jardin intérieur et d’un solarium. La chambre n’est pas très grande mais offre une vue directe sur le volcan Fuego en activité permanente. Des fumées s’en échappent régulièrement et parfois des rougeurs nous signalent des coulées de lave. Sitôt arrivés nous nous couchons pour être d’attaque le lendemain.

Jour 2 :

Notre première tâche est de trouver le lieu de notre PdJ car l’hôtel ne propose pas ce service. Il s’agit du restaurant « Viejo Café » dans la 6ième avenue. Ce lieu regroupe une boulangerie et un joli patio où sont servis les PdJ. L’offre est excellente et le service souriant. Tant mieux car nous y reviendrons à maintes reprises. Nous avons RDV avec notre agent de voyage dont nous faisons la connaissance. Il nous fourni un roadbook très détaillé de notre périple avec une carte détaillée pour chaque ville étape, une liste de restaurants qu’il recommande, les lieux à visiter, les recommandations (sûreté, banques, …) et un téléphone pour le joindre en cas de nécessité. Nous rejoignons ensuite un guide francophone qui nous fait découvrir cette jolie ville d’Antigua classée par l’UNESCO. Il nous fait un historique de la cité bâtie par les Espagnols et nous indique comment s’orienter le plan des rues, toutes pavées, s’apparente à celui des villes américaines et elles se coupent toutes à angle droit. Comme à New York la 5ième avenue est la principale artère de la ville. Nous visitons successivement l’église Merced, son monastère, son jardin et sa terrasse d’où l’on peut contempler les 3 volcans qui entourent la ville. L’église bâtie en 1548 a été détruite puis restaurée plusieurs fois suite aux nombreux séismes qui ont frappé la ville, le plus récent datant de 1976, sa façade est jaune et ornée de nénuphars. Puis notre visite se poursuit par le monastère dont il ne subsiste que des ruines. Au milieu de la cour centrale, on découvre une fontaine monumentale elle aussi en forme de nénuphar.



Pour profiter du panorama sur 3 volcans, nous gravissons les marches qui mènent à la terrasse. Puis nous gagnons la « Plaza mayor » cernée par de beaux édifices bâtis par les Espagnols, allant de la mairie à la cathédrale de la ville.

Nous passons devant le musée du chocolat avant de faire une halte pour découvrir le plus beau « Mac Do » du monde logé dans une magnifique hacienda d’époque avec un grand patio fleuri.





Cela change des établissements habituels de cette marque.

On arpente les rues de la ville, occasion de découvrir des demeures coloniales splendides aux patios intérieurs abondamment fleuris,





de voir un nombre impressionnant d’églises détruites par les tremblements de terre. Elles ne sont pas reconstruites faute de moyens pour les entretenir mais elles témoignent de l’emprise de la religion catholique sur le pays.



Notons à ce propos que l’on verra par la suite beaucoup de temples protestants de différentes obédiences, tout comme aux USA.
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras
by Vaikeaiti · 2020-01-15 · 14 replies
INTRO

Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.

Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.

Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.

UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.

La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.

UN PEU D'HISTOIRE

Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !

Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.

C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.

ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !

LE HONDURAS UN PAYS METISSE

90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.

DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.

ARGENT

La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.

ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.

DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.

NOTRE PERIPLE

Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.

Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.

1er jour, mercredi 15 janvier

Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.



Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin



Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin

2ème jour : jeudi 16 janvier

Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce

R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !

Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.







Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.



Hôtel Tortugal

Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...

3 ème jour : vendredi 17 janvier

Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras

Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.

Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.

Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.











On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux









Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.

Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.

4ème jour : samedi 18 janvier

Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula

Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.

Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.







Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.

Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.

Et l' on passe à la page 2 du carnet.....

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