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Obtention du visa pakistanais au Népal?
Quelqu'un peu t-il me confirmer sur place si il est toujour possible de faire son visa pakistanais au népal ? MERCI
Obtention de visas pakistanais à la frontière chinoise (Tashkurgan-Sost)?
Bonjour tout le monde!
Nous sommes maintenant en Chine et nous nous dirigeons tranquillement vers la frontière pakistanaise depuis la province du Xinjiang. Sûrement vers la mi-août ou début septembre Inch'Allah!
J'ai lu sur quelques forum que les visas pour le Pakistan peuvent être délivrés au poste frontière de Sost en passant par l'autoroute du Karakorum et ce sans lettre d'invitation ou autre papier de la sorte, preuve de sortie, etc.
Est-ce vraiment la vérité?
Notre visa chinois n'autorise qu'une seule entrée, donc pas trop envie d'être pris entre 2 pays sans visas!!😕
Aussi, est-ce possible d'obtenir un visa indien de 6 mois à Islamabad? Que doit-on présenter et combien de temps cela prend-il?
Merci d'avance😎
Nous sommes maintenant en Chine et nous nous dirigeons tranquillement vers la frontière pakistanaise depuis la province du Xinjiang. Sûrement vers la mi-août ou début septembre Inch'Allah!
J'ai lu sur quelques forum que les visas pour le Pakistan peuvent être délivrés au poste frontière de Sost en passant par l'autoroute du Karakorum et ce sans lettre d'invitation ou autre papier de la sorte, preuve de sortie, etc.
Est-ce vraiment la vérité?
Notre visa chinois n'autorise qu'une seule entrée, donc pas trop envie d'être pris entre 2 pays sans visas!!😕
Aussi, est-ce possible d'obtenir un visa indien de 6 mois à Islamabad? Que doit-on présenter et combien de temps cela prend-il?
Merci d'avance😎
Demande de visa pakistanais en ligne: pas le bon formulaire
Bonjour,
Ce message se veut informatif quand au formulaire qu'on doit remplir pour pouvoir faire la demande de visa pakistanais.
En effet, je me suis rendu ce matin au 18 rue lord byron à paris (en fait pour les visa il faut aller directement au 18bis qui est une petite porte juste après l'ambassade).
après un peu de queue, j'ai présenté le formulaire que j'avais trouvé sur le site de l'ambassade à cette adresse : http://embassyofpakistan.free.fr/touristvisaform.pdf
Et la je m'entends dire que le formulaire n'est pas le bon. résultat des courses ma demande est invalide et le réceptionniste a du me donner un nouveau formulaire que j'ai du photocopier et re remplir.
Je n'ai pas moyen de diffuser le nouveau formulaire car le réceptionniste a commencé à le remplir en fonction de mes besoins. Sachez juste que le formulaire qui est sur leur site internet N'EST PAS LE BON.
bon courage a tous Guillaume Durieux
Ce message se veut informatif quand au formulaire qu'on doit remplir pour pouvoir faire la demande de visa pakistanais.
En effet, je me suis rendu ce matin au 18 rue lord byron à paris (en fait pour les visa il faut aller directement au 18bis qui est une petite porte juste après l'ambassade).
après un peu de queue, j'ai présenté le formulaire que j'avais trouvé sur le site de l'ambassade à cette adresse : http://embassyofpakistan.free.fr/touristvisaform.pdf
Et la je m'entends dire que le formulaire n'est pas le bon. résultat des courses ma demande est invalide et le réceptionniste a du me donner un nouveau formulaire que j'ai du photocopier et re remplir.
Je n'ai pas moyen de diffuser le nouveau formulaire car le réceptionniste a commencé à le remplir en fonction de mes besoins. Sachez juste que le formulaire qui est sur leur site internet N'EST PAS LE BON.
bon courage a tous Guillaume Durieux
Visas pakistanais et chinois: vos conseils?
bon voila je voudrais faire un voyage en famille, la karakoram highway cet ete.
j'habite en australie et mon pere en france.
Il nous faudra donc des visas pour le pakistan et la chine...
MAIS il est demande de montrer un billet aller-retour pour l'obtention des visas c'est bien ca?
donc on perd un aller et un retour ? n'y-a-t'il pas un autre moyen?
Formalités pour un voyage au Pakistan?
bj, je voudrait ma rendre au pakistan mais les formalités administratives me rebute !!! comment faire pour la question lettres de votre employeur quand ont n a pas d emploi??? j'ai par contre un contact là bas qui me demande la photocop de mon passp, est ce normal?? comment faire pour la lettre de banque quand ont se fait envoyer de l argent par la famille ou combien d argent sur le compte faut il?? je suis un peux perdu. Est ce que l obtention du visa pakistanais depuis l'afghanistan, ou tadjik ou ouzbek est possible?? j'espère avoir des reponse, mci kan meme
Obtention d'un visa pakistanais en Inde?
Bonjour a tous,
Je vais partir avec une coéquipière pour un voyage d'un an en 2cv a destination de l'inde. L'idée actuelle est de traverser le pakistan aussi bien à l'aller qu'au retour. Si j'ai bien compris, l'obtention à paris du visa aller semble être possible mais ce qui pose problème c'est le visa retour (en effet nous resterons 2 à 3 mois en inde ce qui fait que le visa aller ne sera plus bon). J'ai lu que l'ambassade de delhi ne délivrait plus de visa pakistanais et j'ai lu aussi que quelqu'un conseillait de faire faire le visa retour lors du trajet aller en allant a islamabad.
J'ai contacté le consul francais d'islamabad qui m'a de faire faire le visa a delhi. Du coup ca parait compliquée cette affaire la et pour le moment a part faire un aller et retour sur paris pour obtenir le visa retour je vois pas bien comment faire.
Merci de vos tuyaux. Guillaume Durieux peripleenorient.free.fr
ps : il serait peut être bien de transiter par bateau pour le retour en passant par oman et les emirats arabes mais ca coute très cher et je ne suis pas sur que notre véhicule soit dans le meme bateau que nous donc si après la semaine de bateau faut attendre que la voiture arrive c'est pas top non plus...
Je vais partir avec une coéquipière pour un voyage d'un an en 2cv a destination de l'inde. L'idée actuelle est de traverser le pakistan aussi bien à l'aller qu'au retour. Si j'ai bien compris, l'obtention à paris du visa aller semble être possible mais ce qui pose problème c'est le visa retour (en effet nous resterons 2 à 3 mois en inde ce qui fait que le visa aller ne sera plus bon). J'ai lu que l'ambassade de delhi ne délivrait plus de visa pakistanais et j'ai lu aussi que quelqu'un conseillait de faire faire le visa retour lors du trajet aller en allant a islamabad.
J'ai contacté le consul francais d'islamabad qui m'a de faire faire le visa a delhi. Du coup ca parait compliquée cette affaire la et pour le moment a part faire un aller et retour sur paris pour obtenir le visa retour je vois pas bien comment faire.
Merci de vos tuyaux. Guillaume Durieux peripleenorient.free.fr
ps : il serait peut être bien de transiter par bateau pour le retour en passant par oman et les emirats arabes mais ca coute très cher et je ne suis pas sur que notre véhicule soit dans le meme bateau que nous donc si après la semaine de bateau faut attendre que la voiture arrive c'est pas top non plus...
Sécurité à Lahore? (fin mai 2011)
Bonjour,
Je prévois de me rendre quelques jours à Lahore (depuis Amristar) au mois d'aout prochain. Est-il possible d'avoir des infos (les plus actuelles possibles) sur les conditions de sécurité là-bas? Est-il vraiment risqué de séjourner dans ce secteur? (ce n'est pas Karachi ou peshawar tout de même...!?) Je suppose qu'il faut contacter l'ambassade française dès que l'on entre sur le territoire pour signaler notre présence?
Merci pour vos réponses.
Je prévois de me rendre quelques jours à Lahore (depuis Amristar) au mois d'aout prochain. Est-il possible d'avoir des infos (les plus actuelles possibles) sur les conditions de sécurité là-bas? Est-il vraiment risqué de séjourner dans ce secteur? (ce n'est pas Karachi ou peshawar tout de même...!?) Je suppose qu'il faut contacter l'ambassade française dès que l'on entre sur le territoire pour signaler notre présence?
Merci pour vos réponses.
Durée d'un visa touristique pakistanais?
Quel est le temps de visite(maximum, options de prolongation) attribué à quelqu'un ayant un visa touristique pour le Pakistan.
Un visa en provenance de l'Iran.
merci
Karachi au mois de mai avec bébé de cinq mois? (Pakistan)
Bonjour
Je doit aller au pakistan au mois de mai avec mon bebe de 5 mois, j aimerais savoir si il n y avais pas tros de risques niveau climat et microbes. j ai fait les demarches au pres de mon pediatre pour effectuer tout les vaccin et na pas fait les gros yeux en lui annoncant le pakistan. On m avais annoncer qu au mois de Mai il fesait tres chaud , J allaite mon bebe donc lait maternel😇.
Je me siturer a karachi avec maison avec clim .Que faut il absoulment voir a karachi ?
Merci Surtout pour la metero climat
Je doit aller au pakistan au mois de mai avec mon bebe de 5 mois, j aimerais savoir si il n y avais pas tros de risques niveau climat et microbes. j ai fait les demarches au pres de mon pediatre pour effectuer tout les vaccin et na pas fait les gros yeux en lui annoncant le pakistan. On m avais annoncer qu au mois de Mai il fesait tres chaud , J allaite mon bebe donc lait maternel😇.
Je me siturer a karachi avec maison avec clim .Que faut il absoulment voir a karachi ?
Merci Surtout pour la metero climat
Impressions pakistanaises
Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires.
D’abord on peut dire qu’il y a trois Pakistan:
Celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north-west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens !
Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery...
Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Pancras Station avec la gare d’Harry Potter...
Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes.
Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant.
Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit.
Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant.
Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque...
Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan.
Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise. Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie. Un couple d’aubergistes infernaux détrousse les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinen, les découpent en morceaux et les servaent en repas à leur clientèle. Histoire vraie. Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire ! Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Le voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là. Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47. De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin. Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place. C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas... On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile ! Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment... Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain, une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution. La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Nouvelle explication. Ils me disent de ne pas m’en faire : l’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige ! Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel». Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui. Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars ! On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre. L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge ! Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée. Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad. Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches : Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien. Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés ! Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
L’histoire d’un voyageur espagnol.
La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Gilgt, dans le nord du Pakistan. Il venait d’Inde et evait le look Hippie-dread des jeunes voyageurs à long terme dans ce pays. Ici, bien que le culture soit semblable, ça ne passe pas. Cela ne passe pas en pays Musulman ou l’aspect propre est primordial: d’ailleurs les locaux appellent ce look, le look taliban...c ‘est dire. En fait ce look est celui des pauvres, et ça ne passe pas avec les étrangers d’avoir un look de pauvre. Seul les afghans s’habillent comme cela, et les plus pauvres encore.
Je le rencontre à Gilgit, au mois de septembre. Au Madina Hotel, le point de rencontre de tous les trekkeurs de la région. Il n’a pas de plan précis, il est au Pakistan depuis plus de 4 mois. Il parle Urdu.
Quelques deux mois après, je le retrouve à Islamabad.
Il débarque hagard, le cheveux court et rasé de près, vers 10 h du soir au Tourist Campsite où je suis en compagnie d’un chinois désagréable. Il est stressé, il a peur. Petit à petit il me raconte son histoire.
Il a traversé à pied la vallée de Swat, région considéré comme à risque par la police. Un soir, au village de Mingora, la police l’arrête. Elle le soupçonne d’être taliban. Il passe un sale moment : on le tranfert de prisons en bunkers et finalement, au bout d’une semaine, il est libéré. Incroyable mais vrai. Et il n’est pas le seul à avoir fait cette expérience: depuis 2007 et l’attaque suicide du Marriot à Islamabad, une dizaines d’étrangers, principalement des Français, ont partagé le même sort. L’histoire d’un Français et d’une Chinoise ayant eu des déméles avec la police de Peshawar en 2009 est particulièrement célèbre. Celui-là aussi a passé quelques mois dans les geôles peshawaries...
Durant cet été 2010, un Français, que j’ai rencontré à Passu, Gilgit et Peshawar, à aussi gouté de la prison à Peshawar, après un petit voyage en Afganisthan. Quelle histoire...
De fait, malgré sa libération, notre voyageur espagnol est sous surveillance de la police et ne pourra finalement quitter le territoire que sous escorte de l’ambassade espagnole.
L’histoire de Mohammed Hassan...
Il y à un mois environ, à l’Auberge de Jeunesse d’Islamabad, arriv un homme qui écoute la radio toute la nuit. Il est incapable de dormir sans une radio collée à ses oreilles. Etant dans le lit au dessus de lui, au bout de la deuxième nuit, je me suis faché.assez fort, comme ceux qui me connaissent le savent... Cet homme, Mohammed Hassan, revient périodiquement à l’Auberge et écoute toujours sa radio, mais je ne suis plus dans la même chambre, donc pas de problèmes.
Le plus drôle dans cette histoire banale, somme toute, c’est qu’il fait partie de la famille (proche) du Premier Ministre Gilani. Et cela éclaire l’histoire sous un autre jour...
Il y a, ici au Pakistan, une émission comparable aux Guignols de l’Info, toute aussi désopilante. On y voit souvent le premier ministre en train de danser avec un air grâcieux, mais totalement inéfficace...il faut dire que la situation politique et le style des hommes politiques est assez proche de la situation en Belgique. On s’agite, on parle, on brasse de l’air...mais rien ne bouge, tout empire.
Cet après-midi, Mohammed Hassan était de retour à l’Auberge, et à profité du beau temps pour laver ses vêtements. Il était donc dans le jardin en train de danser avec son shalwar (pantalon très bouffant) afin de le faire sécher plus vite...tout comme dans les caricatures du Premier Ministre qu’on voit à la télé... on peut bien se demander ce que fait un proche du Premier Ministre dans une Auberge de Jeunesse à 100 roupies la nuit ?
Voila bien un gouvernement qui pourrait siéger en Belgique où les discussion inutiles de nos politiques, incapables de forlmer un gouvernement malgré deux élections successsives, paralysent le pays depuis 2006...avis aux di Rupo et autres de Wever.
D’abord on peut dire qu’il y a trois Pakistan:
Celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north-west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens !
Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery...
Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Pancras Station avec la gare d’Harry Potter...
Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes.
Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant.
Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit.
Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant.
Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque...
Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan.
Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise. Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie. Un couple d’aubergistes infernaux détrousse les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinen, les découpent en morceaux et les servaent en repas à leur clientèle. Histoire vraie. Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire ! Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Le voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là. Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47. De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin. Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place. C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas... On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile ! Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment... Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain, une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution. La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Nouvelle explication. Ils me disent de ne pas m’en faire : l’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige ! Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel». Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui. Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars ! On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre. L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge ! Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée. Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad. Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches : Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien. Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés ! Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
L’histoire d’un voyageur espagnol.
La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Gilgt, dans le nord du Pakistan. Il venait d’Inde et evait le look Hippie-dread des jeunes voyageurs à long terme dans ce pays. Ici, bien que le culture soit semblable, ça ne passe pas. Cela ne passe pas en pays Musulman ou l’aspect propre est primordial: d’ailleurs les locaux appellent ce look, le look taliban...c ‘est dire. En fait ce look est celui des pauvres, et ça ne passe pas avec les étrangers d’avoir un look de pauvre. Seul les afghans s’habillent comme cela, et les plus pauvres encore.
Je le rencontre à Gilgit, au mois de septembre. Au Madina Hotel, le point de rencontre de tous les trekkeurs de la région. Il n’a pas de plan précis, il est au Pakistan depuis plus de 4 mois. Il parle Urdu.
Quelques deux mois après, je le retrouve à Islamabad.
Il débarque hagard, le cheveux court et rasé de près, vers 10 h du soir au Tourist Campsite où je suis en compagnie d’un chinois désagréable. Il est stressé, il a peur. Petit à petit il me raconte son histoire.
Il a traversé à pied la vallée de Swat, région considéré comme à risque par la police. Un soir, au village de Mingora, la police l’arrête. Elle le soupçonne d’être taliban. Il passe un sale moment : on le tranfert de prisons en bunkers et finalement, au bout d’une semaine, il est libéré. Incroyable mais vrai. Et il n’est pas le seul à avoir fait cette expérience: depuis 2007 et l’attaque suicide du Marriot à Islamabad, une dizaines d’étrangers, principalement des Français, ont partagé le même sort. L’histoire d’un Français et d’une Chinoise ayant eu des déméles avec la police de Peshawar en 2009 est particulièrement célèbre. Celui-là aussi a passé quelques mois dans les geôles peshawaries...
Durant cet été 2010, un Français, que j’ai rencontré à Passu, Gilgit et Peshawar, à aussi gouté de la prison à Peshawar, après un petit voyage en Afganisthan. Quelle histoire...
De fait, malgré sa libération, notre voyageur espagnol est sous surveillance de la police et ne pourra finalement quitter le territoire que sous escorte de l’ambassade espagnole.
L’histoire de Mohammed Hassan...
Il y à un mois environ, à l’Auberge de Jeunesse d’Islamabad, arriv un homme qui écoute la radio toute la nuit. Il est incapable de dormir sans une radio collée à ses oreilles. Etant dans le lit au dessus de lui, au bout de la deuxième nuit, je me suis faché.assez fort, comme ceux qui me connaissent le savent... Cet homme, Mohammed Hassan, revient périodiquement à l’Auberge et écoute toujours sa radio, mais je ne suis plus dans la même chambre, donc pas de problèmes.
Le plus drôle dans cette histoire banale, somme toute, c’est qu’il fait partie de la famille (proche) du Premier Ministre Gilani. Et cela éclaire l’histoire sous un autre jour...
Il y a, ici au Pakistan, une émission comparable aux Guignols de l’Info, toute aussi désopilante. On y voit souvent le premier ministre en train de danser avec un air grâcieux, mais totalement inéfficace...il faut dire que la situation politique et le style des hommes politiques est assez proche de la situation en Belgique. On s’agite, on parle, on brasse de l’air...mais rien ne bouge, tout empire.
Cet après-midi, Mohammed Hassan était de retour à l’Auberge, et à profité du beau temps pour laver ses vêtements. Il était donc dans le jardin en train de danser avec son shalwar (pantalon très bouffant) afin de le faire sécher plus vite...tout comme dans les caricatures du Premier Ministre qu’on voit à la télé... on peut bien se demander ce que fait un proche du Premier Ministre dans une Auberge de Jeunesse à 100 roupies la nuit ?
Voila bien un gouvernement qui pourrait siéger en Belgique où les discussion inutiles de nos politiques, incapables de forlmer un gouvernement malgré deux élections successsives, paralysent le pays depuis 2006...avis aux di Rupo et autres de Wever.
Obtenir le fameux visa pakistanais quand on vient de l'Iran?
bonjour,
je prépare acutellement un voyage pour le pakistan. Je compte me déplacer avant tout en train et arriver depuis l'iran.
Pour obtenir ce visa, il faut une photocopie des billets d'avion (au moins celui du retour je suppose)
J'ai déjà le visa iranien et il semble que ça passe des fois quand on a déjà le visa indien pour confirmer notre possiblité de quitter le pakistan.
Je n'arrive pas à joindre l'ambassade à berne (j'ai un passeport suisse). C'est tout le temps occupé. Donc je ne sais si c'est faisable.
Ainsi, j'ai réfléchi à acheter un billet d'avion pour faire une photocopie, puis annuler le vol. Pourtant, je ne trouve aucune companie qui offre une assurance "toutes causes" (à part last minute, ce qui ne me va pas), ce qui me ferait perdre 417€.
Venir depuis la chine ? il semble que l'on peut facilement obtenir un visa à la frontière. ce qui me ferait un détour énorme.
Alors je ne sais pas vraiment quoi faire, à parte téléphoner 25 fois par jour à l'ambassade.
Si quelqu'un a un conseil, j'en serais très reconaissant.
Si quelqu'un a un conseil, j'en serais très reconaissant.
Impressions pakistanaises... et "L'Auberge rouge"
Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires.
D’abord on peut dire qu il y a trois Pakistan: celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza.
Celui de la NWFP(north -west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling.
Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab.
On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens ! Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery... Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Panchras Station avec la gare d’Harry Potter... Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes. Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant. Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit. Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant. Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque... Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan. Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise.
Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : dans les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie, un couple d’aubergistes infernaux détroussait les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinaient, les découpaient en morceaux et les servaient en repas à leur clientèle. Histoire vraie.
Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire !
Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Ce voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là.
Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47.
De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin.
Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place.
C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas...
On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile !
Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment...
Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain avec une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution.
La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Je leur explique la situation, ils me disent de ne pas m’en faire. L’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige !
Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel».
Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui.
Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars !
On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre.
L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge !
Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée.
Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad.
Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. . L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches. Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien.
Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés !
Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens ! Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery... Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Panchras Station avec la gare d’Harry Potter... Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.
Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes. Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant. Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit. Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant. Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?
La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque... Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan. Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...
L’Auberge Rouge pakisanaise.
Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : dans les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie, un couple d’aubergistes infernaux détroussait les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinaient, les découpaient en morceaux et les servaient en repas à leur clientèle. Histoire vraie.
Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire !
Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...
Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Ce voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là.
Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47.
De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin.
Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place.
C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas...
On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile !
Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment...
Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain avec une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution.
La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Je leur explique la situation, ils me disent de ne pas m’en faire. L’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige !
Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel».
Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui.
Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars !
On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre.
L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge !
Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée.
Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad.
Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. . L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches. Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien.
Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés !
Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
Travailler au Pakistan
salut
je suis actuellenment au pakistan>
j aimerais y rester et y travailler comme prof a l alliance francaise...
sur place, tant lalliance francaise que l ambassade de france et de belgique me le deconseillent.
j aimerais avoir des avis de personnes qi travaillent actuellemrnt au paki ou qui y ont travailler TRES recemment>>>
meri,
Olivier
Hostel à Bawalpur au Pakistan?
salut,
je recherche des infos sur des petits hostels pas chers a bwpr?????
genre 100 200roupies la nuit merci olivier
genre 100 200roupies la nuit merci olivier
Obtention du visa pakistanais au Népal?
bonjour a tous
je voulais savoir s il étais possible d avoir le visa pour le Pakistan a KTM Nepal ou en inde ?
et le coup de la vie la bas 500 dol pour un mois c est OK ou pas ?
merci pour vos reponce a plus dans le bus
merci pour vos reponce a plus dans le bus
Dominique au Pakistan
hello. qui a des infos sur les aventures de Dominique, un francais, a peshawar?????
qui a des infos sur les aventurres d alberto un espagnol?????
des infos sur jonathan, un autrefrancais ?????
actuellement la situation pour certains voyageurs venu principalement par siost semble surrealiste au pak!!!!!!!!
je suis moi-meme au pak , \venant de sost, gilgit chitral , pesh et isbad...
beaucoup de gens ont etes arretes par la police et l ambassade de france est a la recherche de dominique( quwe j ai croise deux fois)
si je n avais pas vu cette situation un peusurrealiste de mes yeux et entendu les temopignages des personnes concernees , j aurais peine a croire cette stiuation reelle...mais elle l est
merci..olivier
merci..olivier
Aide humanitaire au Pakistan
Salut a tous,
Je suis actuellement au Pakistan et j'aimerai beaucoup faire de l'aide humanitaire dans ce pays si c'est possible, connaissez vous des adresses pour mes demarches ?
J'ai l'avantage d'etre deja sur place.
Je suis actuellement au Pakistan et j'aimerai beaucoup faire de l'aide humanitaire dans ce pays si c'est possible, connaissez vous des adresses pour mes demarches ?
J'ai l'avantage d'etre deja sur place.
Demande de visa pakistanais à Delhi?
je viens de trouver des infos relativement vieilles... trois quatre ans avant ...
il etait alors difficile d obtenir un visa pour le pakistan a cause d une lettre d invitation ou je ne sais quoi que l embassade ne fourni plus...
est ce quelqu'un a recemment fait une demande de visa pour le pakistan depuis delhi? Quelles etaient les pieces a fournir? merci...
nous comptons traverser le pakistan dans deux mois a peu pres, puis nous rendre en iran et doucement rentrer en europe...
est ce quelqu'un a recemment fait une demande de visa pour le pakistan depuis delhi? Quelles etaient les pieces a fournir? merci...
nous comptons traverser le pakistan dans deux mois a peu pres, puis nous rendre en iran et doucement rentrer en europe...
Extension de visa pour un belge à Gilgit, Pakistan?
salut
qqn aurait il des infos sur les procedures d extention de visa a gilgit pour un belge?????ca change selon les nationalites>>>>
merci oliwen
merci oliwen
Aide pour l'obtention du visa pour le Pakistan depuis la France?
Salut à tous 🙂
Voilà, j'aurai besoin d'aide pour la procedure d'obtention du visa pour le pakos depuis la france. Le problème c'est que je ne sais trop comment faire, je suis dejà aller en Inde j'ai eu le visa sans problème.
J'aimerai aller étudié au pakistan à Lahore au Markaz de raywan (école des sciences islamique tenu par les membres du groupe tabligh) qui est un groupe pasifique Le problème c'est que vue mon profils (j'ai 21 ans, je suis musulman de plus j'ai une barbe) 😕 parait-t'il que vue les problèmes de terrorisme qu'il y à au pakos, surtout en ce moment, il rejette toute demande de personne comme moi, mais j'en suis pas sûr. Enfin bref, j'ai pas envie de me retrouvé dans je ne sais qelle prison à me faire interrogé ou bloké a la douane pour rien, parce que je ne suis pas ce genre d'individus, j'ai vraiment peur et je n'ai pas un mental en beton de terroriste pour suporté tout ça 🏴☠️,
Je n'ai pas de relation ou contact pour obtenir le visa sans avoir de problème, donc voilà, si vous savez comment faire, astuce ou procedure prouvant ma bonne foi. merci par avance 😉
Voilà, j'aurai besoin d'aide pour la procedure d'obtention du visa pour le pakos depuis la france. Le problème c'est que je ne sais trop comment faire, je suis dejà aller en Inde j'ai eu le visa sans problème.
J'aimerai aller étudié au pakistan à Lahore au Markaz de raywan (école des sciences islamique tenu par les membres du groupe tabligh) qui est un groupe pasifique Le problème c'est que vue mon profils (j'ai 21 ans, je suis musulman de plus j'ai une barbe) 😕 parait-t'il que vue les problèmes de terrorisme qu'il y à au pakos, surtout en ce moment, il rejette toute demande de personne comme moi, mais j'en suis pas sûr. Enfin bref, j'ai pas envie de me retrouvé dans je ne sais qelle prison à me faire interrogé ou bloké a la douane pour rien, parce que je ne suis pas ce genre d'individus, j'ai vraiment peur et je n'ai pas un mental en beton de terroriste pour suporté tout ça 🏴☠️,
Je n'ai pas de relation ou contact pour obtenir le visa sans avoir de problème, donc voilà, si vous savez comment faire, astuce ou procedure prouvant ma bonne foi. merci par avance 😉











