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Discussions du concours "Les édifices religieux dans le monde"
by Megapixel · 2019-11-02 · 399 replies
C'est ici que l'on discute dans la bonne humeur et le respect de l'autre du concours du mois de novembre.😏 C'est aussi ici que l'on partage des photos en "OFF du concours" avant d'avoir trouver "la" bonne photo pour le concours. Retour au concours de novembre: voyageforum.com/...5795;live=1;#9805795
Compte rendu croisière jusqu'aux Spitzberg du 4 au 20 août 2019
by Jany95 · 2019-08-27 · 46 replies
Amis du forum, bonjour🙂,

Pour commencer, je précise que nous devions faire un séjour à Helsinki. C’est en voyant une ventre flash sur cette croisière que nous nous sommes décidés pour cette destination qui nous faisait rêver depuis longtemps mais qui nous était jusqu’alors inaccessible (1000 euros/pers en cabine intérieure bella pour 15 j, fallait sauter sur l’occasion !!!) Cette croisière débutait et finissait à Hambourg mais le bateau poursuivait ensuite jusqu’au Havre pour un périple en mer du Nord et il était possible de continuer deux jours de plus la croisière pour descendre au Havre. Ce que nous avons bien sûr fait étant de la région parisienne ! (120 euros de plus par personne dans la même cabine).

Voici donc le résumé de cette croisière dont le Spizberg fut l’apothéose !! :

Comme d’habitude, nous choisissons de partir la veille pour être certain d’être à l’heure sur le bateau. Notre vol étant à 16 h nous profitons de la matinée pour finaliser nos préparatifs puis un ami nous emmène à la gare routière de Cergy prendre le bus qui nous mène jusque Charles de Gaulle en un peu moins d’une heure et qui coûte un ticket de métro !!! Le vol se passe sans encombre et vers 17 h 30 nous arrivons à Hambourg. Bagages récupérés nous prenons le train S1 qui nous emmène à la gare centrale d’Hambourg en 25 mn puis, de là , alors que la Gay Pride se termine, nous marchons jusqu’à notre hôtel IBIS Budget qui se trouve à 10 mn à pied. Nous nous reposons un peu puis, l’heure du repas venue, nous descendons au restaurant de l’hôtel manger un fish and chips. Ensuite nous allons faire un tour dans le quartier histoire de se dégourdir les jambes. Les rues sont très sales, couvertes de déchets et de cannettes, restes de la Gay Pride !

Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons le petit déjeuner puis retournons à la gare centrale prendre la navette MSC à 5 euros/pers qui nous mène jusqu’au port Steinwerder vers 11 h. Pas plus de 15 mn après nous sommes dans le bateau MSC Préziosa !!!

J’ai beaucoup aimé la déco de ce bateau. J’avais lu dans VF qu’il était beau et en effet je l’ai trouvé magnifique. Seul, le Jazz bar ne me plaît pas car il est tout vert !!.

Nous filons donc ensuite au restaurant. Là, c’est au choix : soit commande à la carte, soit se servir au buffet soit les deux lol.(ce sera ainsi tous les jours). Après un petit tour de repérage dans le bateau nous nous dirigeons vers la cabine, mon mari met son maillot de bain puis plongeon dans la piscine puis le jacuzzi pas encore très occupés. Les vacances commencent !!! Vers 17 h à lieu l’exercice de sécurité qui se passe très rapidement. Après la douche et s’être changés, nous traînons dans le bateau et dans les bars jusque 20 h 30, heure du repas du 2e service (le 1er service à lieu à 18 h 30). Notre table se trouve près de la fenêtre, c’est super !!! et nous nous retrouvons avec deux autres couples de français avec qui nous nous entendrons très bien du début à la fin !!! (heureusement car sinon, 15 j, c’est long !!!)

La suite dès que possible !
Croisère MSC Divina en Yacht Club
by Bsiegl · 2019-08-18 · 16 replies
ON a loue 2 cabine catégorie yacht club sur MSC DIVINA escale marseille genes rome palerme gagliari majorque valencia trés décu priorié embarquement débarquement ( prévu mais réalité = inexistante ) exemple il mette 2 passerelles mitoyenne pont 4 et pont 5 , meme ascenseur ( pour 4.000 pax ) dont les client vont pour ascenseur pont 5 çà rempli 100% les ascenseur , ceux au pont 4 appelle l’ascenseur qui descend au 4 - plein- donc les passagers rentrant ne peuvent pas y pénétrer, mais essayent quand même , ascenseur déclenche = surcharge...... et çà pousse etc ne parlons pas de l'arrivé sur le quai pour embarquer aux escales ( là msc se réfugie derriere autorité portuaire pour la foire d'empoigne ) on arrive à un bout du navire , on passe en se bousculant la longue sécurité - même accompagné par gentil personnel Yacht club - parfois qu un poste !!! avec écran , pour ressortir à l'autre bout du bateau sous les tentes , mais par le jeux des barrieres , vous refaites ( notre cas 6 fois sur 7 escales) toute la longueur du bateau pour marcher sur le quai et y rentrer principalement à l arrière , donc si yacht club , une fois à l interieur , vous refaite les 250/300m m pour accéder à vos cabines soit 3 à 4 fois 250/300 m à pied

comme ce bateau et Bellissima idem est un autobus faisant de avril à octobre chaque semaine le meme circuit et embarquant debarquant des pax à chaque escale ( non pas une seule fois ) dont la séance obligatoire sécurité gilet de sauvetage tous les jours pour les nouveaux - çà vous pollue les oreilles tous les jours de 16 à 17 hr , eles gens courant dans tious les ens pour rejoindre le théatre

spectacles Bien beaucoup de dance , ou de plus en plus , croisieres aprés croisieres les danceurs/ danceuses bougent plutot que les bras et des bout de tissus que les jambes mais ils sont 10 à 12 parfois 15/16 , c'est mieux que certaines compagnies ou ils sont 3 à 4...... les chants à 90% en anglais et le concours étant = à celui qu gueulera le plus fort lolllll quelques beaux numeros acrobaties ou voltige c'est plutot beaucoup mieux que beaucoup meme chez Cunard le meneur du show lui aussi se croie intelligent de gueuler son bla bla stupide pour nous mais c'est le progrés ....... lolll

les restaurants attribués client yacht club - dont 100% des cabines sont tout a l'avant -est tout à l'arriére du bateau il faut quitté le pont 15 , descendre au pont 7 traverser toute la longueur du bateau en étant trés genéé par la dizaine de stands de photographe qui débordent dans l'allée ( reste moins de 1 m de passage ) puis au bout , reprendre l’ascenseur pour remonter au 15 pour diner : duré trajet si tout va bien 10 ' pour 50/60% non climatisée ......., meme scenario pour le petit déjeuner ou pour petit dejeuner si on veut rester coté yacht club il y a un Petit dejeuner continental restreint au pont 15 ( climatisé ) , si vous voulez du chaud omelette etc il faut monter au pont 18 a l'extérieur dans la chaleur à 9.30 déjà 30/31° , il y a une tente sur 4 poteaux qui vous fait = omelette , oeuf au plat

irrrréaliste service et personnel tres gentil pour tou t yacht club butller aussi n a que 9 cabines et femmes de chambre aussi , ont 30/40 par cabine 2 à 3 fois jour super propre buttler efficace et service accueil yacht club trés efficace les autre pont elles ont 15' par cabine et 18/20 cabines chacune midi soir idem tres basic mini snack ( rondelle de pain avec mini tranche de jambon ) au 15, si vous voulez du chaud = monter au 18 , et là nourriture type fast food sans saveur fade et 2 choix ) 1 bout de poisson , ou un bout de viande avec pate sauce tomate , et 30 metre plus loin salade crudité c'est tout avec 35/40° de chaleur ou vous faite le périple vers l'arriére à votre restaurant dédié mais ce que vous lisez sur menu est trés poétique , mais dans l assiette c'est different lolllllll fade, insipîde idem le soir là = servi à table , trés rapide , mais tiéde .... , nappe, serviette tissus enfin nourriture tres insipide , fade , partout à peine tiéde ou vous allez dans les 2 /3 restaurants payant certain vide tous les soirs . à 40€ minimum par pax ???? piscine privé yacht club ( pour 70/71 cabines = 200 pax ) au 18 etage 4 metres sur 4 metres profondeur 1.10 m il y a 20 personnes dedans ( debout ) plus 2 jacuzzi 6 places

on a été voir le buffet pour les catégories pax moins chers , c'est de 12 à 15.30 hr comme dans un metro parisien , la foule qui se bouscule , pas assez de place assisse et pizza , hamburger , barquette papier = frite , hot dog , fruit.........

pour trouver la piscine catégorie aurea c'est le parcours de combattant , mais là personne oufff calme , idem introuvable l'accés au tobogan aquatique ( court) mais personne aussi

voilà bonne critique
Islande et îles Féroé en van, petit récit et aspects pratiques
by Sissi57 · 2019-07-30 · 112 replies
De retour d'un voyage en Islande et escale aux îles Féroé, voici un carnet avec surtout des indications pratiques. Nous sommes partis pratiquement 7 semaines, dont 5 semaines en Islande, du 8 juin au 24 juillet. Le circuit que nous avons fait en 5 semaines peut se faire en nettement moins de temps, nous n'avions pas envie de courir, voulions avoir de la marge en cas de pépin mécanique, pour ne pas risquer de rater le ferry de retour, et surtout avoir du temps pour s'adapter à la météo le cas échéant. J'avais préparé un itinéraire, que nous avons en partie modifié en fonction principalement de la météo, afin de profiter des excursions au Landmannalaugar et à Throsmörk dans les meilleures conditions. Voici donc le programme, assez succinctement ( mais si besoin de détails, ce sera volontiers), puis je reviendrai sur tous les détails pratiques. Je donnerai tous les prix en monnaie locale en général, à chacun de convertir selon le cours du jour.

J 1-2-3 . Trajet de Genève jusqu'à Hirtshals 2 nuits en Allemagne, et une près du port.





J 3 et 4 en mer. Brève escale à Torshavn,



nous descendrons au retour

J 5 arrivée en Islande à 10h30 du matin, échange de la bouteille de gaz, change à la banque, courses à Egilsstadir, et route jusqu'à Modrudalur.

Retour croisière Écosse - Islande sur le Mediterranea juin 2019
by Fairplay92 · 2019-07-21 · 33 replies
Bonjour à toutes et à tous,

pour changer, je vais commencer le compte rendu de notre croisière par le bateau (en 2 parties). Ça sera d’abord une visite du bateau en 76 photos, et en seconde publication : les menus, les assiettes, le buffet de minuit. Il comporte, comme toujours, sa part de factuel et de subjectif. Nous ne connaissions pas le Mediterranea qui est devenu notre préféré sur les 5 Costa que nous avons essayés. C'est un "petit" bateau : 86 000 tonnes, 2680 lits. S'il était quasi complet, il était loin d'être plein puisque nous étions un peu plus de 2100 à bord Bien que pas vraiment fanatiques de leur décoration d'une façon générale (nobody is Perfect), nous avons bien aimé celle-ci. Il y a beaucoup d'endroits sympas, calmes ou animés selon les désirs du moment. Bonne ambiance à bord mais beaucoup plus seventeen que teenager sur cet itinéraire, avec une majorité d'allemands (+ de 700) calmes, et des italiens minoritaires. Strictement aucune attente ni bousculade nous concernant pour sortir ou revenir à bord pendant ces 14 jours, même à Invergordon avec une arrivée en milieu de matinée pourtant ! Ceci étant les traditionnels défauts Costa demeurent bien ancrés: horaires de la cafétéria peu pratiques avec un assortiment basique, ainsi que la porte d'accès, bête et méchante (pour moi), au balcon de la cabine. Pour la première nous n'y avons pris qu'un seul petit déjeuner et déjeuner, et pour la seconde j'ai toujours dans ma valise une sangle réglable pour la faire tenir ouverte à l'angle qui nous convient. A noter que la salle de spectacle est un peu mieux conçue que les autres avec un plancher en légère déclivité au R d C et des barres beaucoup plus fines au balcon. Très sympathique réunion de débarquement pour une fois que j'y vais car c'était pendant une journée en mer, où Anne Laure nous a parlé du bateau et présenté des membres de beaucoup de catégorie de personnel !!! Le nouveau Diario mini format est assez bien présenté, même si à mon grand regret il n'y a plus aucune indication sur la navigation, hormis les horaires, ni sur les distances parcourues et les caractères sont minuscules. C'est en tout cas avec plaisir que nous retrouverons ce bateau en janvier 2020.

photos.app.goo.gl/wp26CEvJkQufAiXs7
Elles voyagent seules...
by Hannahannah · 2019-07-14 · 426 replies
Elles voyagent seules . Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres . Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages . Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .

Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .

A vos claviers d’ete 😎😎😎
Les Américains n'aiment pas le foot
by Ducono · 2019-07-03 · 177 replies
Lyon envahi par les supporters hollandais. Anglais. Suédois et américains. Je discute voyage avec une famille de l' Oregon quand le fiston ado arrive portant un maillot du PSG.. What à Bad surprise !!!!;

Et on se etonne qu ils aient élu Trump!!!!
Une page blanche avec du bleu et des points verts
by Pondy · 2019-06-03 · 38 replies
Qu’est VF devenu ? Après un passage express, ici, l’été dernier, je n’avais plus ni le temps, ni l’énergie, ni même l’envie de me reconnecter. Parfois, la nuit, je lisais des sujets, sur l’Asie Centrale, sur l’Inde, j’allais au jeu des photos et dans pensées et réflexions jusqu’à ce que l’encarté me dise que pour poursuivre ma lecture il fallait me connecter. Je me suis dit que François devait être fier d’avoir construit ce grand forum et je me suis demandée ce qui avait changé depuis la décennie écoulée. Sur la forme, tout me semble identique. Sur le fond, des noms que je ne connais plus, d’autres qui en ont changé. Les mêmes questionnements sur les destinations, les mêmes empoignades dans « pensées et réflexions » avec parfois les mêmes mots cariés comme les chicots d’un clavier trop usé, les mêmes débats parfois passionnants où je me sens de temps en temps complètement ignorante, les mêmes gens qui veulent avoir toujours raison, les mêmes gens qui n’ont jamais tort, les mêmes gens qui enflamment le débat ou qui, à l’inverse tentent de ramener une sorte de paix. Alors, non, rien n’a fondamentalement changé. Ce qui c’est modifié, c’est une sorte de poésie, une sorte de drôlerie que je ne lis plus. Comme s’il fallait railler ou se moquer pour rire. Oui, c'est ça, il manque un peu la légèreté d'antan.

C’est quand même bien vf, en tout cas, aujourd’hui, ça me fait du bien...

Dom.
Maupiti ou Nuku Hiva?
by Lecoeurestun · 2019-05-26 · 22 replies
Voyage prévu en 2021 trois semaines en Polynésie j'hésite encore entre Maupiti et Nuku Hiva.

Maupiti est minuscule. 3 semaines risquent d'être longues. je veux pouvoir randonner et me baigner mais à priori, on ne va pas à Nuku Hiva pour ses plages...

J'attends vos commentaires.

Bon dimanche
Southwest Acte #11 - Phototrip with le fiston...
by MycoVtt · 2019-05-02 · 143 replies
Préambule

En juillet dernier, en voyant que mon fils Tom, alors âgé de 14 ans suivait bien en montagne (alpinisme, premier 4000 , refuge, horaires..) je lui ai proposé de m’accompagner en avril pour mon 11ème trip dans le Southwest. Le programme est assez simple, mais assez chargé : marcher, faire des photos, marcher, rouler, faire des photos, sunrise, sunset, nocturnes, manger des pâtes 😉, etc… itinéraire à peu de choses près identique à celui de 2018 pour approfondir, retenter les lieux ratés à cause de la météo, et découvrir des choses nouvelles pour moi. De toute façon, tout sera nouveau pour Tom. L’idée était claire : s’entraîner au minimum 2-3 mois avant, pour être bien sur place. Deux backpackings prévus, des horaires à rallonge… X fois je lui ai dit « Ce ne sont pas des vacances »… Phrase à laquelle il répondait sans cesse « mais si, si je suis là-bas, je suis en vacances ! » On en reparlera… Nous nous sommes donc entraînés, gros sacs au dos, de plus en plus lourds, sur nos terrils, dans les ardennes, pour être bien en forme. 20 jours avant le départ, gros problème : Tom a une tendinite au tendon d’Achille…😕 Rien à voir avec nos « séances », mais avec sa croissance, son pied ayant pris 1,5 cm en 3,5 mois ! Tendon comprimé dans des chaussures devenues trop petites très rapidement. Deux semaines en béquilles pour aller à l’école, plus de cours de gym, plus d’escalade (nous grimpons 2x/semaine) … et 3 jours avant de partir, un gros test, chargé sur le dos, sur le plus gros terril de la région. Et Bingo, il n’a plus mal… Il était à deux doigts de ne pas m’accompagner… Alors, je vais mettre les choses au clair tout de suite avant de commencer le carnet : y aura beaucoup de texte, parce que pour moi un carnet, c’est un ressenti, et pas uniquement un portfolio. Sinon je balance le lien vers une galerie photos Google, et ça ne fera pas le même effet. Il y aura aussi beaucoup de photos, parce que c’est le but du trip. Quelques photos faites par Tom avec son téléphone, et quelques-unes par Laetitia que nous avons rencontré là-bas. Vous verrez plein de chiffres, parce que j’aime ça, les chiffres, j’aime me dépasser, mon fils aussi, et vous lirez aussi que (on vient encore de me le dire), que je ne suis pas un « épicurien » comme les autres. Ma façon à moi de profiter de la vie, c’est d’emmagasiner un maximum de tout : photos, kms, D+, etc, mais que de l’actif. Profiter d’un verre de vin autour d’un BBQ ne fait absolument pas partie de ce que j’aime, et (heureusement), c’est pareil pour ma famille… Chacun sa façon de profiter de son temps… Ma devise, c’est « j’aurai tout le temps de me reposer quand je serai mort »… Ou bien « jamais plus vite qu’à fond… » Trève de blabla (il y en aura encore), attaquons…

J0 - L'histoire démarre au début de nos "congés scolaires de Pâques". Lever 2h30. Navette vers l'aéroport, toujours cette inquiétude que nos bagages « cabine » et sacs à dos ne passent pas, mais sur les 3 hôtesses au Check In à Zaventem, on a eu la plus sympa. Celle à côté pesait tout, ça aurait été problématique... vu que je dépasse toujours le total des deux (cabine + sac à dos) de plus de 10 kgs kgs à cause du matos photo, du PC… normalement total 12kgs pour les deux, je suis à 24 Kgs… Et nos bagages de soute sont bien pleins à cause du matos de camping, des lyophilisés, trépieds, etc… Escale à Amsterdam, Vol sans souci, immigration à SLC en 35 minutes, assez rapide. Nos deux bagages de soute sont bien arrivés, ça aussi c'est toujours stressant. Je n’ose pas imaginer, sans trépied, sans matos de camping, sans lyophilisés… Et avec une première nuit prévue loin de l’aéroport. Rugged Rental chez qui je loue pour la 3ème fois nous donne un Wrangler Rubicon avec intérieur cuir beige atroce... Je démarre, branche le GPS Auto et en route vers Walmart. Et là je ressens un gros shimmy dans le volant, un balourd pneu avant gauche... Je retourne illico et on me l’échange pour un Rubicon rouge, intérieur noir, avec prise USB, Bluetooth pour la musique, et des pneus pas trop neufs, ce qui est bien mieux finalement sur l'autoroute que les neufs que j'avais l'an dernier. Les crampons font quand même encore 2 bons cm de haut, no souci dans le sable. Pneus « Mud Terrain » de chez BF Goodrich, donc de très très bons pneus pour les pistes qui nous attendent. Ah oui, il pleut et il fait 8°. L’horreur… mais cela ne durera pas longtemps. Courses au Walmart que je connais comme ma poche, la liste est prête dans le téléphone, 15 minutes chrono... puis en route vers Green River. D’année en année, je vais de plus en plus loin le jour où j’arrive. L’excitation fait que je ne suis pas fatigué. La route passe par un col à 2400m, de la neige partout, 5°. Waouh les nuits en tente risquent d'être fraîches... On arrive pas trop tard vers Green River, je propose à Tom d'aller faire un premier sunset à Goblin Valley, mais il est fatigué... Ben quoi, ça ne fait que 25 heures qu'on est debout ! Pfff, la jeunesse...😏 par contre un Subway ça le tente... Puis hop au lit. Bon hein j’espère qu’il ne va pas me faire le coup trop souvent. Au départ il était clair qu’il suivrait les horaires et randos prévus.

J1 Sunrise prévu à Goblin Valley, donc réveil calé à 5h20. Mais Tom est réveillé à 4h30 (décalage) et moi encore bien avant. 2 bols de Special K Almond and Vanilla (qui n'existent pas chez nous) en vitesse, et hop direction Goblin Valley. Les "towers" à l'entrée du parc et le ciel coloré sont d'enfer. Puis balade entre les Goblins. J’ai déjà fait énormément de photos l’an passé. J'essaye d'autres angles, mais il me faut du temps pour me mettre dans le bain de la photo. Tom va partout, il adore, il est aux anges... Perso je suis un peu « étonné » par mon manque de concentration sur la photo…😛Heureusement cela passera assez vite. Puis route vers Crack Canyon. Énormément de gens partout, c'est le Spring Break et beaucoup de familles sont en vacances. Des motocross, des ATV, des gamins, des camping cars géants partout. Jamais vu autant... ça campe dans tous les sens. Heureusement, le WE arrive, et ensuite leurs vacances seront terminées. La piste est assez chaotique sur la fin, mais le Wrangler passe super bien. Belle surprise que ce Crack Canyon. Le début entre le TH et le canyon est sans intérêt, mais ensuite, des murs gigantesque et du « Swiss Cheese » comme je n'en ai jamais vu. Quelques passages bien chouettes ou il fait bien s'aider des mains. Et nous sommes seuls. Un couple est juste arrivé quand nous partions.... Une belle petite mise en jambes. Et Tom n’a pas mal au pied, ce qui est d’autant plus génial ! Route vers Moab, arrêt chez Jay's pour les traditionnelles pastas "Meat Sauce", qu'on regrettera juste après en allant vers Jeep Arch, que je n'avais jamais faite. Marcher et digérer en même temps, ce n'est pas top. raison pour laquelle en général le midi je grignote du trail mix en marchant. Jeep Arch est une chouette Arche, mais nous avons droit à un ciel parfois laiteux pas terrible... On redescend en ayant enfilé les Gore Tex, le ciel est menaçant, le vent monte. Sunset foutu 😠... On prend la route vers Marlboro Point où j’ai prévu de bivouaquer. Le début de la piste est maintenant marqué par un panneau interdisant clairement le camping. Il va encore falloir faire l'innocent si un Ranger arrive... Mais franchement, les 2 derniers KMs, presque aussi difficiles que certains passages pour Eggshell Arch, dissuadent certainement les rangers de venir jusqu'ici. A part un Wrangler, un Defender ou un pickup chargé à l'arri��re, rien d'autre ne doit passer. Plusieurs marches de 20-25 cm à passer, mais rien n'a frotté. On arrive et c'est absolument génial, il n’y a que nous, seuls, à 10m de la rim. D'abord je me gare à côté de la tente, puis je remarque qu'on voit la Jeep de la rim de Dead Horse Point, donc je la déplace. J'ai trouvé un emplacement très cool pour la tente, juste à l'abri du vent qui monte bien, derrière un Juniperus de belle taille. Explications à Tom pour le montage de la tente etc... On déballe les Therm A Rest et les duvets, les gants de toilette jetables et le savon sans eau, et je fais un lyophilisé. Ah oui Je me suis arrêté à Moab chez Gear Heads pour des cartouches de gaz, quand même le shop que je connais le mieux équipé pour le camping. Aucun équivalent chez nous je pense... même à Chamonix. Sunset foutu, ciel bouché presque noir. Mais pas de pluie annoncée. Juste un peu de vent, mais relativement calme. Aucune chance de pouvoir faire une photo nocturne. Evidemment plus calme que le mouvement perpétuel de l'asticot qui dort à côté de moi 😉

On passe au-dessus du Groënland... Glaciers gigantesques.



Les "Towers" à l'entrée de Giblin Valley State Park au Sunrise.



Quel poseur ! Nouveauté cette année : il y aura parfois un personnage sur mes photos...



Tom s'essaye au panoramique avec son téléphone...

.et me fait un "behind the scene"







Le début de Crack Canyon.





Evidemment l'envie de grimper ne manque pas ici...



Aller en Islande et visiter les îles Féroé (en camping-car)
by Nath31200 · 2019-05-02 · 17 replies
Bonjour, Nous souhaitons aller en Islande et en profiter pour visiter les Iles Féroé soit en partant, soit au retour. Voyage prévu à partir de mi-mai 2020. Nous partons en camping-car (fourgon 2m x 6m). Si vous avez déjà fait ce périple, merci de me donner des infos pratiques.
Voyager oui, mais sans parler anglais ou espagnol
by Coco3826 · 2019-04-14 · 29 replies
Bonsoir,

Des envies de voyages à 50 ans , j'en ai plein , mais les etudes sont loin, ne restent que quelques notions d'anglais et rien d'espagnol que je n'ai jamais appris !! Alors quoi ? Je ne pars pas ? Je prends des cours ? Je parle avec les mains , LOL .. Dites moi, si vous vous avez eu des appréhensions ( à moins d'etre bilingue) ou pas . Cordialement, Christophe
Croisière sur le MSC Splendida de Shanghai à Dubaï du 14 février au 13 mars 2020
by Clau05 · 2019-04-10 · 1508 replies


Bonjour

Je reviens sur le forum après quelques mois de "pause " .

J'ai réservé cette croisière pour fêter mon départ à la retraite .

En dehors des toutes dernières escales , Mascate , Abu Dhabi et Dubai , toutes les autres sont des grandes premières .

J'espère que certains membres du forum qui ont déjà fait ces escales pourront m'aider à les préparer .

Personne n'est inscrit sur le calendrier pour cette croisière mais cette discussion va peut être stimuler certains participants à se faire connaître .

Bien cordialement Claudine
La honte de prendre l'avion?
by B737 · 2019-04-08 · 706 replies
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !

www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.

Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
Concours Photo du mois de mars 2019: "Le ciel dans tous ses états"
by KaniBé · 2019-03-01 · 128 replies
LE CIEL DANS TOUS SES ETATS

Et si nous levions la tête.....et regardions vers le ciel ! Je vous propose donc de présenter ce mois-ci vos plus belles belles photos de ciel, ce que chacun doit posséder en stock ! Sont admises: Toutes photos de ciels diurnes ou nocturnes (avec ou sans étoile, ou lune), les ciels de toutes les couleurs, selon le temps (pluie, orages ...), les heures, les latitudes-longitudes, avec ou sans nuages. La présence sur la photo de tout élément complétant le ciel sera bienvenue: naturel (mer, végétation, montagnes...), matériel (tout objet volant, monuments, habitats...), ou vivant (animaux, humains). 1 restriction: Pas de soleil (thème déjà proposé), mais les couleurs avant ou après le lever ou le coucher seront appréciées. N'oublions pas que l'idée de voyage est un critère déterminant de choix du gagnant. A vos recherches et bon concours.

La date limite pour poster les photos est fixée au vendredi 22 mars à 23h00. Le vote sera ouvert aussitôt après, et sera clos le jeudi 28 mars 2019 à 23h00.

Vous pouvez postez jusqu'à 3 photos, numérotées et envoyées dans 3 messages différents. En cas d'égalité de points au total, le gagnant sera celui ayant obtenu le plus de points sur sa deuxième photo, en l'absence de points sur celle-ci, nous reprendrons le plus de première place. Pour les discussions, hors-sujets, et autres : voyageforum.com/...-ses-etats-d9342736/
Comment voyez-vous le monde dans 10 ans?
by Xander45 · 2019-01-06 · 230 replies
salut

Je pense qu'il y a 10 ans je regardais les carnets sur le Yemen.Déjà à l'époque j'avais vu un rapport de l'onu qui prédisait de gros soucis à venir pour ce pays.Malheureusement y en a une ribambelles qui finiront dans ce état.😐 Car une démographie hors de contrôle et plus assez de bouffe/eau = ça termine par la guerre, famine, maladie.Et on revient à la normal.

Dans beaucoup de pays on remarque que:

_pays corrompu ou les gens pensent sur du court terme les cerveaux se barrent car ils n'auront pas les postes clés pour changer les choses

_explosion démographique multiplié par 5 à la louche en 50 ans

_sécheresse manque d'eau , agriculture en panne sèche

_la fin du pétrole bon marché donc tous augmentera

Avec le réchauffement climatique qui sera de plus en plus prononcé.Cela créera encore plus de tensions.

Comment voyez vous le monde dans 10 ans?Ou voyagerons nous?

Je pense que nos façons de voyager nos destinations vont changer. Jankovici indique que l'avion sera seulement prit par des privilégiés comme dans les années 50.Avec la fin du pétrole/énergie bon marché.

Je mets pas toute la liste mais pas mal de pays vont connaître des troubles importants.

www.franceinter.fr/...ion-03-decembre-2018

C’est l’un des trois deltas les plus menacés dans le monde par le changement climatique. En Égypte la montée du niveau de la mer commence à empoisonner une partie des terres du delta du Nil. Les infiltrations de sel menacent l’agriculture locale, le phénomène est alarmant.

www.lepoint.fr/...-2018-2247701_24.php

Bangkok sous les eaux en 2030 ?

Bangkok, qui accueille du 4 au 9 septembre la réunion préparatoire de la COP24, la prochaine conférence de l'ONU sur le climat, s'enfonce inexorablement et pourrait être en partie submergée d'ici à 2030. Les raisons sont multiples : montée du niveau de la mer, érosion du rivage et urbanisation galopante.
Concours Photo du mois de janvier 2019: "Que la montagne est belle"
by Montagnard74 · 2019-01-01 · 173 replies
Bonjour à tous . Tout d’abord, pas d’inquiétude, je ne fais pas d’insomnie post réveillon, il est bientôt 10h de la terrasse de la Homestay à Udaipur d’ou je vous écris, le soleil commence à réchauffer la terre et les oiseaux s’en donne à cœur joie .... Bon j’avoue, de la brume il n’y en a pas que dans la plaine, mon crâne l’est encore un peu ....

Permettez-moi de vous souhaiter à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, qu’elle soit remplie de bonnes choses pour tous, et surtout de beaux voyages !

Vous l’avez compris, puisque ma victoire m’octroie l’honneur de démarrer cette nouvelle année par un nouveau concours, j’ai décidé, et j’avoue que la vidéo postée par notre ami obeo de la chanson de Jean Ferrat m’a inspiré, de faire preuve d’un peu de chauvinisme...

Le thème du concours sera donc « Que la montagne est belle  » . En hiver ou en été, de chez nous ou d’ailleurs, je veux voir des sommets !! Et pour corser un peu le tout, et comme c’est moi qui décide 😉, il faudra qu’on retrouve, à l’instar du thème de Solene, une présence humaine dans votre photo Essayons d'éviter tout de même la file de votre dernière remontée mécanique à Chamonix, mais il faut que l’humain soit présent sur votre cliché.

Le concours démarre donc right now, et la date limite pour poster vos photos est fixée au vendredi 18 à 23.59 Vote du samedi 19 0h01 jusqu’au samedi 26 janvier 23h59 et j’essaierais d’etre au rendez-vous le 27 ( 28 au plus tard, promis)

Comme d’hab, 3 photos maxi, numérotées et légendés, si possible dans 3 messages .

Pour les discussions, hors sujet et vidéos, c’est là :
https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-janvier-2019-que-montagne-est-belle-d9264140/

Et pour le diaporama, si quelq’un peut m’aider ....😕

Voilà, je crois j’ai tout bon, enfin, j’ai essayé... Alors, à vous de nous faire grimper au sommet ! Namaste !



Ça, c’etait mon réveillon et croyez-moi, ça a envoyé du bois ! 😊
Première fois en Polynésie française, Olala!
by Nani16 · 2018-12-28 · 135 replies
Bonjour à tous, voici un petit résumé de mon voyage en Polynésie française.

L'idée de ce voyage est venue grâce à une amie qui a eu la superbe idée de partir travailler à Tahiti, forcément j'étais obligée d'aller la voir 😉! Je suis donc partie du 17 octobre au 2 novembre 2018. Pour des raisons personnelles je ne pouvais pas partir plus de 15 jours, mais ce fut tellement dépaysant que j'ai eu l'impression d'être partie plusieurs mois. En ce qui concerne la période c'est théoriquement la fin de la saison sèche, la saison humide commençant en novembre, j'ai donc croisé les doigts et ça a marché 😎!

J1 (17/11) : Départ de Paris Orly avec la nouvelle liaison de French Bee. Escale à San Francisco (environ 2h) mais pas le temps de se poser, il faut récupérer la valise, l'enregistrer, passer les contrôles etc.. Rien à dire sur la compagnie, c'est une low cost donc tout est payant mais au final le billet était 500 euros moins cher que sur Air Tahiti. Vol de 22h, mais en tout l'ensemble du voyage (train pour aller à Paris, navette…) aura pris 33h!! C'est très long mais on va pas se plaindre quand même 🙂.



J2 : Arrivée à 5h du matin à Tahiti, décalage horaire de 12h mais qui ne m'a pas perturbé durant le séjour. Accueil à l'aéroport

L'avantage quand on a quelqu'un sur place c'est qu'on est accueillie comme une reine 🙂. Pour cette première journée, j'ai le droit à la découverte du point de vue magnifique au belvédère de Pirae, au tour complet de l'île et de la presqu'île (le paysage change, des champs et des vaches), visite du jardin d'eau de Vaipahi et une randonnée de 3h qui part du jardin (belle rando dans la forêt avec un super point de vue sur Moorea).

Vue du belvédère Vue de la rando





Premières impressions: chaleur incroyable, couleur de l'eau magnifique, des cocottes partout 😄 et une végétation luxuriante (ce qui m'a le plus impressionné)! On termine la journée avec la découverte (pour moi) des roulottes sur le port de Papeete.

Moscou, des supers nazis dans le métro
by Elcoyote69 · 2018-12-05 · 18 replies
Alors que l'ami québecois était parti découvrir la faune et la flore russe en bonne compagnie, j'étais en train de me demander si j'allais vraiment pouvoir me reposer. Fermer les yeux sans avoir le sang continuellement en train de bouillir. Ce cœur qui bat toujours trop vite, qui me dit sans cesse que si je ne bouge pas, si je ne profite pas, je le regretterai. Ni une ni deux, j'étais donc installé dans un bar avec un nom à consonance irlandaise, on ne se refait pas. Bon, j'avoue, la pancarte où il était annoté come and try our real guiness, avait eu raison de moi. Je passais bien une petite heure accoudé au bar, à savourer l'or noir irlandais et à apprécier la manière que prenait le temps à s’écouler dans les bars russes. C'est le serveur qui me tira de ma rêverie. Si je veux une autre bière ? Hum non. Je vais un peu marcher, profiter de cette sensation de liberté que seule la nuit arrive à me procurer. Quand les lumières de la ville s'embrasent, c'est un monde nouveau qui naît, un monde qui se fiche des observateurs tels que moi. Un monde à la fois très vide et bourré de merveilles à qui saura tendre l'oreille et ouvrir les yeux.

Je marchais depuis une petite heure et je me trouvais une réelle passion dans le voyeurisme ; j'adorais poser mon regard à l'intérieur des cafés russes. À cette heure avancée, on y trouvait toute sorte de personnes, toute sorte d'histoire aussi. Le vieil homme, seul, un ventre proéminent et une gueule qui dit qu'il en bouffé. Une pinte de bière à la main et le regard baissé vers le sol. La serveuse de nuit, arrangée dans un costume que l'on pourrait imaginer tout droit sorti d'un film américain des années 50. Une jeune femme et un jeune homme en pleine séance de « je te vois et je suis fou de toi ». Tel un papillon de nuit, j'étais comme attiré par les espaces chauds et lumineux et je me cognais durement contre toutes ces barrières que l'on s'est posées.

Pendant bien 2h, il m'était impossible de stopper ces jambes qui ne souhaitaient que déambuler. Et puis, aux sorties d'un croisement, je découvrais un espace qui ne m'était pas inconnu. Je me rappelais qu'il existait sur ce boulevard une tanière sympathique, un joli bar avec un comptoir des plus séduisant. Finalement, j'allais aller papillonner bien au chaud.

Un peu comme à Saint-Pétersbourg de nombreux bars sont au sous-sol, impossible donc pour le visiteur de savoir où il va tomber, ça n'en est que plus excitant. C'était la particularité du lieu que je recherchais, le Jao Da, référence à un célèbre pilote chinois de la Seconde Guerre mondiale.

Alors que mes sens étaient aux aguets pour ne pas louper l'entrée, j'entendis la langue de Boby Lapointe (Molière c'est du passé, bande de vieux). Ben vous êtes français ? Réponse d'un des petits jeunes, qui étaient au nombre de trois. Oui et non, moi je suis moitié-moitié et eux ils font leurs études ici. Le tout dans un accent très parisien. Très, « c'est comme ça et puis c'est tout », et puis « c'est comme ça, alors voilà, c'est comme ça ». Ponctué parfois par des « Tu vois ». Le fils de russe blanc avait parlé, les deux autres m'avaient l'air de petits jeunes sympathiques. Coïncidence, je me penchais pour regarder le nom du bar, Jao Da, ma destination. Un Shoot de vodka m'attendait en bas par la même, merci les jeunes. S'en est suivi une longue période où j'ai juste fermé ma gueule, j'étais dans l'analyse des personnages. Me font marrer ces jeunes, ça parle de filles en veux tu en voilà, de fêtes et des bonnes chimies qui vont avec, d'ailleurs z'avez le nez très rouge messieurs. Aucun souvenir de comment nous en somme arrivé à parler du métro moscovite, mais le jeune russe blanc commençais à sérieusement m'intéresser avec son histoire de second métro. Une ou plusieurs lignes seraient dissimulées sous le métro actuel. Des vestiges de l'Union soviétique et d'un Staline méfiant. Une sorte de voie de sortie que ce dernier se serait préparée en cas de pépin. Ou plus récemment, un réseau emprunté uniquement par les services secrets.

Mais, je me manque à tous mes devoirs, le métro moscovite, je me dois de vous le présenter : Jingle « Le métrooooo mMMMmossscoooovite pourrr les nuuuul » Le métro de Moscou est l'un des plus fréquentés au monde, en 2018 ce dernier fêtera ses 83 ans et ses plus de 145 milliards de personnes transporté. Ce dernier est considéré comme l'un des plus beaux du monde 44 de ses 200 stations font partie du patrimoine culturel russe. Et vous pouvez me croire, c'est mérité. D'après le département des transports de Moscou, le métro moscovite détiendrait le record du monde du respect des horaires, oui oui, le Japon n'a qu'à bien se tenir. La ponctualité de la circulation serait de 99,99%. Lors de la Seconde Guerre mondiale et notamment lorsque l'aviation allemande commença ses bombardements sur Moscou, de nombreux commerces furent aménagés dans le métro. Il n'est d'ailleurs pas rare de trouver, encore à l'heure actuelle, de nombreuses petites échoppes entre deux stations, ou dans les nombreux passages souterrains qui peuplent cette ville. Tenu, bien entendu, par des babouchkas. À l'exception de la ligne circulaire (qui soi-disant aurait été créée, car Staline aurait posé une tasse de café au bon endroit) le nom des stations est annoncé par des voix masculines lorsque la rame se dirige vers le centre et par des voix féminines lorsqu’elle s’en éloigne. Cela permet de donner des repères aux personnes malvoyantes qui utilisent le métro pour leurs déplacements. Ou des gros touristes qui galèrent encore avec leur cyrillique. Voilà, ça c'est pour ce que l'on sait, pour ce qui est sûr. Revenons-en donc à ce jeune russe qui me parlait de souterrains cachés, ça me plaisait et je lui demandais s’il existait une entrée. On ne se refait pas, dès qu'il y a des idées à la con c'est pour bibi. Ça me rappelle cette cathédrale presque entièrement détruite et « presque » entièrement emmurée que j'avais escaladée à Christchurch. La sensation que j'avais éprouvée en étant au sommet, avec comme compagnons de cordée les gargouilles et comme divertissement, l'incroyable vue que la ville avait à m'offrir. Bref, il me stoppa rapidement dans mes rêveries et dans mes plans d'« invasion » du niveau caché. Faut faire attention aux nazis qui vivent dans le métro ! Je vous laisse imaginer ma tête. Des nazis ? Ben ouais ! Il resterait des nazis dans le métro de Moscou. Voyant que les deux autres étaient aussi sceptiques que moi (y’a de quoi non ?), je les laissais argumenter à ma place. J'étais curieux de comprendre comment des nazis auraient survécu dans le métro moscovite pendant autant de temps. Il nous conta donc l'histoire incroyable : Des nazis zombies du métro de Moscou. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, près de 1 000 000 de prisonniers allemands furent utilisés pour la reconstruction de la sainte mère Russie, si on casse, faut réparer. Un grand nombre aurait été utilisé pour la construction du métro moscovite et fait incroyable pas loin de 10 000 d'entre eux ce seraient enfuis dans les ténèbres du métropolitain. 10 000 ce n’est pas rien. C'est une petite ville. Comment 10 000 personnes auraient pu s'enfuir ? Ben ils crevaient la dalle et il n’y avait pas beaucoup de soldats pour les surveiller ! Y'a eu une émeute. Tu ne trouves pas ça énorme toi 10 000 personnes ? Mais non c'est possible, y'a eu des morts, beaucoup, et ils se sont enfuis dans les ténèbres, mec, c'est immense c'est une ville sous la ville, « tu vois ». Et comment auraient-ils survécu autant de temps ? Mais c'est les égouts y'a pleins de merde, je veux dire, ils se sont adaptés. Ils ont muté. J'écoutais cette discussion le sourire aux lèvres. J'avais presque envie de sortir mon calepin tellement je trouvais ça drôle. Ce genre de réplique mise bout à bout c'était presque du Beckett. Je les laissais finir et je voyais que mes 2 camardes venaient de se résigner, Ouais après tout pourquoi pas. Le russe les avait embobinés, sont fort tout de même. J'avais établi un plan pour détruire ces arguments j'étais chaud. Est-ce que tu crois au martien ? Est-ce que tu penses que la base 51 existe ? À ce moment le gamin me coupe du genre ça à rien à voir blablabla, un futur politicien le bonhomme. Je lui demande de bien me laisser finir. Les Américains auraient trouvé un vaisseau extraterrestre qui se serait abîmé sur leur territoire, quelques mois plus tard les Russes en descendent un, carrément. La guerre froide, c'est une guerre remplie de mensonge, rempli de choses que l'on ne peut pas admettre, on invente, on montre les dents, on fait semblant. Ce que je pense, c'est que les Russes on utilisé une main-d'oeuvre détestée de tous, qu'ils l'on surexploiter et qu'ils l'on décimer. Mais après les camps de concentration, avouer la mort de 10 000 prisonniers allemands pour cause de mauvais traitement aurait été difficile à assumer. Aux sorties de la guerre, on doit montrer patte blanche. Je sens que j'ai embarqué les deux amis avec moi, j'ai contre balancé son avis et boom !!! Ouais, mais dans les années 70, une centaine d'Allemands sont sortis, ils n'en pouvaient plus et ils ont dit qu'il existait une société sous terre. Merde, je n’ai rien pour vérifier, je suis dans les cordes. C'est con comme argument. Mais les Russes ne sont pas foutus d'envoyer des soldats ? Si, ils l'ont fait, mais les Allemands se tirent, ils ont des ouïes sur-développées. C'est à ce moment-là que j'ai arrêté de converser. Je ne suis pas de taille face à des super nazis. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Possible ou pas ? Vous pouvez tout comme moi essayer de chercher sur l'internet, perso je suis revenu bredouille.

Bon, l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, néanmoins un détail m'a fait craquer. Ce moment où le russe blanc nous a avoué que, gamin, sa grand-mère aimait lui raconter qu'à la nuit tombée, les Allemands du métro sortaient de leur labyrinthe souterrain à la recherche de chair fraîche. Et que leur plat favori était les petits enfants russes qui aimaient rester un peu trop tard dehors. Cette phrase je l'ai trouvé géniale. La légende des Allemands nazis du métro de Moscou, raconté par une vieille babouchka. Nous, en France, on a la dame blanche, eux, les Allemands nazis !! Ce pays n'a de cesse de me surprendre.

Alors que je suis en train d'écrire cette petite histoire, j'entends des Anglais converser avec des Norvégiennes et je me demande : Pourquoi voyagent-ils, ceux qui se plaignent que les locaux ne parlent pas leurs langues ? Pourquoi voyagent-ils, ceux qui préfèrent manger dans un stupide fast food, usine à merde, plutôt qu'un repas traditionnel ? Pourquoi restent-ils entre eux, à se foutre de ce qui les entourent, de ce qu'ils sont au final venus découvrir ? C'est au voyageur de faire l'effort et non pas à l'habitant du pays visiter d'arranger, de changer sa culture face au tout puissant touriste. Non. On simplifie tout. L'homme est si feignant, si peureux, un enfant trop gâté qui voudrait perdre ses repères, tout en étant dans un espace familier. Touristes de toutes nationalités, s'il vous plait, laissez-nous voyager de la plus belle façon qui soit, en ne laissant aucune trace de notre passage, ou alors un sourire au coin des lèvres et de jolis souvenirs dans la tête.
Retour d'une traversée à vélo du salar d'Uyuni et du Sud Lipez (octobre 2018)
by Olive842 · 2018-11-14 · 36 replies
Bonjour à tous,

Ayant pioché de nombreuses infos ici pour préparer mes voyages, je publie un compte rendu détaillé d'un parcours que nous venons d'effectuer à vélo ces dernière semaines (du 23 octobre au 4 novembre 2018). La région du Salar d'Uyuni et du Sud Lipez est connue en Bolivie pour ses paysages merveilleux, et attire de nombreux touristes, via des tours organisés en 4x4. Cette région attire aussi quelques cyclistes ; cela semble d'ailleurs être la seule alternative aux tours et aux 4x4 pour avoir la chance de se rendre dans cette région du monde, bien que de très rares marcheurs courageux aient parcouru cet itinéraire. En ce qui nous concerne, nous ne souhaitions pas parcourir ce coin exceptionnel en 4x4, et encore moins dans un tour organisé, minuté et pressé. Malgré la longueur et la difficultée annoncée, le vélo semblait être l'alternative idéale ! Au delà de ce descriptif, j'ai pour projet de publier dans les mois à venir un carnet de voyage qui sera plus général sur notre voyage, dont j'ajouterai le lien ici.

Quelques précisions sur nous et sur notre itinéraire :

- Niveau sportif : je fais du vélo depuis longtemps, et suis correctement entrainé, sans être un sportif de haut niveau ! Mon seul voyage à vélo date de 2008 : j'avais alors traversé les Alpes de Genève à Nice, seul, à seulement 17 ans. J'en gardais le souvenir d'une belle aventure, et j'ai toujours eu envie de retenter cette expérience. Gauthier, de son côté, n'avait jamais fait de vélo ; mais, étant habitué à courir, son entrainement était similaire au mien (il a tout de même terminé 15min devant moi lors d'un semi marathon en avril dernier à Lyon...). Il n'en reste pas moins que de se lancer dans un tel parcours à vélo constituait un beau défi. Il fait probablement parti de ceux qui avaient fait le moins de vélo de toute leur vie avant de se lancer sur cette route ! Cela est aussi la preuve que le voyage à vélo est accessible y compris à ceux qui ne sont pas cyclistes pratiquants - à condition bien sur d'être à peu près en forme... !

- Préparation de l'itinéraire : nous nous sommes penchés sur notre itinéraire et sur les étapes tardivement, après avoir acheté notre équipement au Brésil, au moment où nous sommes entrés en Bolivie. Nous avons alors repéré le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez, qui semblent être des itinéraires incontournables pour beaucoup de cyclo voyageurs qui passent dans la Région ; mais ils sont aussi considérés comme des parcours particulièrement difficiles, principalement en raison de l'état des pistes, de l'altitude et de l'isolement. Comme beaucoup, nous avons hésité à prendre cette route, et nous nous sommes décidés définitivement seulement quelques jours avant le départ. Même si je ne comprends pas toujours tout ce que je lis, j'aime lire la presse lors de mes voyages ; et, quelques jours avant de nous lancer dans cette aventure, j'avais lu un article sur l'aménagement à venir de la route entre le salar et la laguna colorada. Dans les prochaines années, cette route devrait être goudronnée, pour développer le tourisme. C'était donc maintenant ou jamais... Avant ce parcours, nous avons parcouru environ 300km à vélo entre Santa Cruz et Potosi (principalement entre Santa Cruz et Samaipata, puis entre Sucre et Potosi, la pluie et l'état de la route ne nous ayant pas permis de réaliser la portion Samaipata - Sucre à vélo). Santa Cruz étant située à 400m d'altitude et Potosi à 4100m, cette partie nous a permis de nous entrainer à grimper. Symboliquement, nous aurons gravi les andes à vélo depuis lebas ! Nous avons passé une journée à défricher le "sujet sud lipez" 2 jours avant de démarrer le parcours depuis Uyuni : nous avons éplucher les sujets sur voyage forum, avons lu différents blogs, et nous sommes servis du document qui fait référence à ce sujet :
http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf

- Equipement : nous avons acheté l'ensemble de notre équipement à Sao Paulo (magasin "The Bike Culture" pour les vélos, et décathlon pour le reste). Nous avons choisi des vélos "hybrides", type VTC. Nous sommes satisfaits de ce choix, mais nous aurions du changé les roues et pneus pour qu'ils soient plus adaptés aux terrains que nous avons traversés (au moment de l'achat, nous ne savions pas que nous allions passer par cette région). Sur mon vélo, j'ai cassé 3 rayons sur la route arrière, qui a fini le parcours en étant sérieusement voilée (irréparable). En revanche, nous n'avons pas regrettés les suspensions à l'avant : elles nous ont bien aidé sur cette piste, notamment sur les morceaux en "tôle ondulée". Globalement, pour cet itinéraire, étant donné l'état des pistes, on gagnerait grandement en confort avec un équipement purement tout terrain. En ce qui concerne le reste de notre équipement, nous avions 2 portes bagages chacun : un basique à l'arrière, type topeak, et un thule à l'avant, fixé sur la fourche. Grand écart entre la finition de ces produits : le porte bagage le moins cher que nous avons acheté nous a coûté moins de dix euros montage inclus en Bolivie, le plus coûteux 10 fois plus cher (thule tour rack, mais on paye l'innovation de la fixation !). Nous avions 6 sacoches achetées chez decath (comme l'essentiel de notre équipement), dont 2 premiers prix qui ont bien tenu le choc sur les 800km : 4 sacoches pour moi et 2 pour Gauthier ! Nous avions fixé la tente (MRS hubba hubba, très légère, que nous utilisons pour la rando) sur l'un des deux porte bagage avant, et un petit sac sur l'autre (en plus de deux sacoches). Cet équipement n'est pas haut de gamme et pourtant nous n'avons eu aucune mauvaise surprise ; une seule creuvaison sur la totalité du parcours (aucune sur la portion entre Uyuni et SPDA), et aucun soucis mécanique. Après nettoyage et révision à l'arrivée, les vélos sont ressortis presque neufs de l'aventure en dehors de quelques rayures. Cela prouve que, pour un voyage assez court, un équipement peu coûteux (au regard des rolls royce que possèdent certains !) est suffisant, et ouvre à presque toutes les bourses l'accès au voyage à vélo.

- Outils utilisés : * GPS garmin extrex 20 avec carte OSM : nous l'avons utilisé au quotidien pour planifier nos étapes, afficher les profils altimètriques, etc. Un GPS est indispensable pour ce parcours ; les smartphones peuvent éventuellement faire l'affaire, mais le GPS à pile me semble quand même plus fiable (précision et autonomie). * iOverlander : une application bien connue de ceux qui voyagent en campingcar/van, car les membres recensent les lieux de camping et de bivouac. Sur ce parcours, l'application permet de localiser les lieux où il sera possible de planter sa tente à l'abri du vent. Trés précieux ! * mapsme et windymaps : nous avons installé ces app sur la tablette, elles ont des cartes très précises que l'on peut utiliser en étant hors ligne (après téléchargement des dites cartes). Les 2 sont basées sur OSM. Le poids des cartes à télécharger est beaucoup plus light sur mapsme, mais les windymaps ont pour avantage un affichage très qualitatif du relief, avec des courbes de relief bien détaillées. * le document cité plus haut (http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf) ainsi que nos différentes notes nous ont également bien servis au quotidien.

- Logistique et ravitaillement : c'est un point sur lequel nous avions été alerté grâce aux différents retours cumulés. En ce qui concerne l'eau, les points mentionnés sur le document pdf sont justes ; ces points sont réguliers. Nous avions jusqu'à 16L d'eau sur nos vélos (8L chacun), mais nous avons atteint ce maximum uniquement sur 4 étapes (Uyuni, San Juan, Laguna Hedionda, hotel desertio). Je confirme ce qu'on peut lire ailleurs ; on a jamais dépassé 2jours sans eau, et j'estime même notre durée maximum sans voir de point d'eau à 30h (du matin du jour 7 à la laguna Hedionda - ecolodge los flamencos - au début d'après midi du jour 8 - passage à l'hôtel desertio). En revanche, il est plus dur de trouver à manger. Nous nous sommes ravitaillés à notre départ à Uyuni, puis principalement à San Juan : à notre départ à San Juan nous avions une dizaine de repas dans nos sacoches, pour environ 7kg (soupes, pâtes, sauces, boites de thon, avoine, biscuits, café, etc.). Il est possible de manger dans la plupart des hébergements, mais ce n'est pas toujours garanti : les "tours" ont la priorité, car ces hébergements sont conçus pour eux. On vous dira parfois qu'il n'y a rien à manger alors que les cuisinières sont affairées... ou bien on vous demandera d'attendre la fin du repas des tours organisés pour vous offrir les restes ! D'autres fois on vous mêlera aux groupes et vosu aurez le droit pour pas très cher au rituel "sopa de verdura, pasta con salsa". On trouve des épiceries à Huallajara, le petit village après la laguna colorada ; la laguna colorada constitue le seul endroit où se ravitailler après San Juan (mais à ce stade il ne reste que 2 à 3 jours de route).

En synthèse, cette traversée d'Uyuni à San Pedro de Atacama (SPDA), aura représenté pour nous : - 530km, dont 470km environ sur des pistes d'état variable : de très bon (du côté du salar) à très, très mauvais (sur la partie centrale du sud lipez : cailloux et sable empêchent d'avancer et obligent régulièrement à pousser le vélo). - 13 jours, 52 heures de vélo (hors pauses), soit 4h par jour en moyenne. Nos étapes vont de 1h30 à 6h, ce qui représente en réalité, avec les pauses, des journées totales allant de 2h à 9h. - 10,17km/h en moyenne, mais avec de grosses différences selon les jours : de 5,5 km/h sur l'étape la plus difficile/pénible (nous avons beaucoup marché-poussé à cause du sable) à 19,1km/h le dernier jour grâce à la longue descente vers SPDA (2150m de D-). - 5 nuits de bivouac en pleine nature (entre 3700 et 4700m d'altitude) et 7 nuits dans les hébergements que nous avons croisés. Ces petits hostels, en général utilisés par les tours organisés restent très spartiates : il n'y a parfois pas d'eau courante (donc pas de douches), et l'électricité n'y est assurée que par groupe électrogène, en général 2 ou 3 heures le soir. - un isolement partiel : nous n'avons eu qu'une seule connexion wifi en 13jours (à la laguna Colorada) et le réseau mobile est très limité (nous n'avions pas de sim bolivienne). Il y a du réseau à Colcha K et San Juan, mais au delà c'est inexistant ou presque. En revanche, nous n'étions pas les seuls dans ces déserts, parcourus par de nombreux tours organisés. Nous avons croisés plusieurs 4x4 par jour (de quelques uns à plusieurs dizaines selon les zones et les jours). D'un côté cela atténue voire dégrade l'expérience du désert que certains peuvent rechercher ; d'un autre côté, cela constitue une forme de sécurité en cas de gros pépin. Les tours se sont plusieurs fois arrêtés pour discuter avec nous. A deux reprises nous avons pu avoir de l'eau et un peu de nourriture, mais cela aurait probablement été possible à chaque passage de 4x4 si nous avions demandé. - une météo excellente (quasiment aucun nuage en 13jours!) et des températures pas si froides que ça au regard de l'altitude (après San Juan de Rosario, on est toujours au dessus de 4200m d'altitude, et jusqu'à 4900m). En cette saison (octobre), entre 20 et 30 degrès la journée ; minimum autour de -5/-8 la nuit (mesuré vers 5h30 sur un lieu de bivouac à 4700m). - beaucoup de vent : c'est LA difficulté principale de ce parcours. Le vent se lève progressivement et atteint sa "vitesse de croisière" généralement en milieu de journée, cela dépend des zones (entre 11h et 14h). Il peut devenir très froid au dessus de 4700m ; enfin, à toute altitude, il peut génèrer des bourasque de sable qui sont très désagréables. Quoiqu'il arrive, après 15h, votre préoccupation principale, si vous campez, sera de trouver un lieu abrité pour planter la tente (l'utilisation d'iOverlander peut grandement vous simplifier la tâche !).

J'ai pris quelques notes, étapes par étapes, sur notre parcours, que je vais publier à la suite de ce message dans les prochains jours. Nous avons également réalisé de courtes vidéos (le son et le cadrage ne sont pas toujours au rendez vous...), consultables sur le google drive suivant : https://drive.google.com/folderview?id=19Oweg_9kWT4PO6mscsv8VVpawWq-Mo3k Je mettrai des photos étape par étape dans les messages.

Si vous avez des questions ou bien si vous hésitez à aller poser vos roues dans ce coin du monde, n'hésitez pas à me contacter :)

Olivier

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