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Premier voyage au Kazakhstan
Bonjour, j'ai beaucoup de questions car je n'ai pas encore eu le temps de préparer mon voyage, mais je vous jure que je vais m'y mettre..!
Je désire partir maximum 1 mois au Kazakhstan et prendre mon temps pour visiter le pays. Avec un petit budget et pourquoi parfois flâner (plutôt que d'aller à toute vitesse).
Combien faut-il compter pour une nuit dans un hôtel vraiment pas cher (sans que ce soit trop glauque) ? Je parle anglais (et chinois!), les citadins pourront-ils me répondre en anglais ou pas du tout ? Existe-t-il un bon système de cars reliant les villes ainsi que les lieux touristiques (j'y inclus les parcs ou faire des randonnées) ou vais-je devoir compter beaucoup sur les taxis ? (j'ai lu que les trains troisième classe faisaient peur à voir, mais je connais bien les trains ultrabondés chinois, j'imagine que ce n'est pas pire ?) Des dangers particuliers ? Un mois : est-ce trop long ? Y a t-il un pays ou une région proche auquel je peux accéder facilement et visiter (j'avoue que je ne suis pas du tout renseigné sur les pays voisins "en stan") ?
Enfin, les températures en mars-avril ? J'aime faire des découvertes, j'aime aussi ce qu'on appelle le "banal", c'est pourquoi le Kazakhstan me tente (auparavant j'ai visité deux fois l'Iran), pensez-vous que c'est une bonne idée ?
Merci!
Je désire partir maximum 1 mois au Kazakhstan et prendre mon temps pour visiter le pays. Avec un petit budget et pourquoi parfois flâner (plutôt que d'aller à toute vitesse).
Combien faut-il compter pour une nuit dans un hôtel vraiment pas cher (sans que ce soit trop glauque) ? Je parle anglais (et chinois!), les citadins pourront-ils me répondre en anglais ou pas du tout ? Existe-t-il un bon système de cars reliant les villes ainsi que les lieux touristiques (j'y inclus les parcs ou faire des randonnées) ou vais-je devoir compter beaucoup sur les taxis ? (j'ai lu que les trains troisième classe faisaient peur à voir, mais je connais bien les trains ultrabondés chinois, j'imagine que ce n'est pas pire ?) Des dangers particuliers ? Un mois : est-ce trop long ? Y a t-il un pays ou une région proche auquel je peux accéder facilement et visiter (j'avoue que je ne suis pas du tout renseigné sur les pays voisins "en stan") ?
Enfin, les températures en mars-avril ? J'aime faire des découvertes, j'aime aussi ce qu'on appelle le "banal", c'est pourquoi le Kazakhstan me tente (auparavant j'ai visité deux fois l'Iran), pensez-vous que c'est une bonne idée ?
Merci!
Vol le plus simple France - Kyzylorda (Kazakhstan)
Bonjour,
Je dois me rendre à la fin du mois à KYZYLORDA au Kazakhstan. Quel est le moyen le plus simple et surout rapide d'y aller?
Atterrir à Chimkent? Almaty? Astana?
Y-a-t-il des vols intérieurs vers Kyzylorda? des trains, et quelle durée?
Voilà pour mes premières interrogations... Je vous remercie par avance
Atterrir à Chimkent? Almaty? Astana?
Y-a-t-il des vols intérieurs vers Kyzylorda? des trains, et quelle durée?
Voilà pour mes premières interrogations... Je vous remercie par avance
Ferry Aktaou (Kazakhstan) - Bakou (Azerbaïdjan) en camion et avec les chiens
Infos 2016 sur ce "bateau mystère", pas si simple ms pas si compliqué non plus...
Alors premièrement avant d'effectuer toute démarche, il faut le visa Azerbaïdjan.. Donc prévoyez avant si vs ne voulez pas passer 10 jours à Aktau (ville charmante ms ville qd meme)..
La fréquence en ce début septembre est apparemment d'un bateau tout les 2/3 jours.
Visa en poche, passez à la billetterie des passagers (70€/pers) (mikrorayon 5, immeuble 29, l'adresse du lonely est fausse depuis visiblement lgts).. S'ils disent qu'il faut d'abord l'enregistrement du véhicule, c'est faux! Insistez car au port (à 10km) ils ne veulent rien savoir et cela vs évitera des allers-retours..
Dès lors on va au port enregistrer le véhicule (10000 tenge l'enregistrement pr ns, ~25€) ms pr le véhicule en lui-même on paie à Bakou (80usd par mètre linéaire)
Après ils doivent appeler ms on a préféré y aller le lendemain car normalement il devait y avoir un bateau.....
Pr ns embarquement à 22h30 pour accoster à 23h30 le jour d'après!!😳😝 prévoyez la vodka 😃 car c'est looonnngg!!
Les repas étaient compris à bord et l'ambiance routiers turco-russe assez sympa..
Par contre arrivée à Yeni Deniz Limani (60km au sud de Bakou) et mauvaise surprise: restriction sur le visa transit; notre véhicule étant trop vieux (1984); on n'a eu q 3 jours pr rallier la Géorgie 😡.. (douane TRÈS chiante ds notre cas).
Voila j'espère que ça pourra aider certains..
Même si ça a été long c'est qd même une chouette expérience😊
PS: pr ceux qui bouge avec les chiens, pas possible de les faire monter à bord la nuit ms un sympathique "boss man" vous laissera sans aucun doute les monter le lendemain sur le pont si vous lui demandez gentillement..
PS: pr ceux qui bouge avec les chiens, pas possible de les faire monter à bord la nuit ms un sympathique "boss man" vous laissera sans aucun doute les monter le lendemain sur le pont si vous lui demandez gentillement..
Voyage moto en ex-URSS et plus particulièrement au Kazakhstan
Bonjour à tous
Je vais travailler quelques mois l'année prochaine au Kazakhstan pour l'Alliance française. Je pense y acheter une moto et prendre 2 ou 3 mois pour rentrer, visiter, rencontrer les autres Alliances françaises du coin, flâner...
Je n'aime pas avoir d'itinéraire pré-déterminé, je change beaucoup trop d'avis au gré des rencontres et des conseils pour ça. Mais quand même au moins des grandes lignes, c'est à dire dans quels pays je peux me rendre sans trop me prendre la tête. La moto étant kazakh je pense qu'il n'y a pas de problèmes pour se déplacer avec dans l'union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan.
Si j'ai bien compris les quelques infos que j'ai trouvé ici il n'y a pas besoin de CDP pour les autres pays d'Asie centrale. L’Ouzbékistan et le Kirghizistan sont ceux qui m'intéressent le plus. Mais avez-vous des infos sur le Turkmenistan. Je sais qu'au mieux c'est un visa de transit de 5 jours, mais qu'en est-il d'un véhicule?
La Mongolie est-elle compliquée depuis la Russie? (Juste au cas où, car niveau paysages de steppes et rencontres de nomades le Kazakhstan c'est tout aussi bien, et c'est moins touristique.)
Et dernière question : on peux entrer dans Schengen avec un véhicule de pays tiers? (Bon, ça, je suis douanière en France, donc je devrais pouvoir trouver mes réponses avec des collègues, mais si vous avez des expériences ça m’intéresse). Par la Pologne à priori si je suis logique avec les pays où je peux circuler.
J'élimine certains pays qui m'auraient plut, mais qui me semblent compliqués administrativement. La Chine car le permis international n'y est pas valable. L'Iran a cause du CDP.
Je vais travailler quelques mois l'année prochaine au Kazakhstan pour l'Alliance française. Je pense y acheter une moto et prendre 2 ou 3 mois pour rentrer, visiter, rencontrer les autres Alliances françaises du coin, flâner...
Je n'aime pas avoir d'itinéraire pré-déterminé, je change beaucoup trop d'avis au gré des rencontres et des conseils pour ça. Mais quand même au moins des grandes lignes, c'est à dire dans quels pays je peux me rendre sans trop me prendre la tête. La moto étant kazakh je pense qu'il n'y a pas de problèmes pour se déplacer avec dans l'union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan.
Si j'ai bien compris les quelques infos que j'ai trouvé ici il n'y a pas besoin de CDP pour les autres pays d'Asie centrale. L’Ouzbékistan et le Kirghizistan sont ceux qui m'intéressent le plus. Mais avez-vous des infos sur le Turkmenistan. Je sais qu'au mieux c'est un visa de transit de 5 jours, mais qu'en est-il d'un véhicule?
La Mongolie est-elle compliquée depuis la Russie? (Juste au cas où, car niveau paysages de steppes et rencontres de nomades le Kazakhstan c'est tout aussi bien, et c'est moins touristique.)
Et dernière question : on peux entrer dans Schengen avec un véhicule de pays tiers? (Bon, ça, je suis douanière en France, donc je devrais pouvoir trouver mes réponses avec des collègues, mais si vous avez des expériences ça m’intéresse). Par la Pologne à priori si je suis logique avec les pays où je peux circuler.
J'élimine certains pays qui m'auraient plut, mais qui me semblent compliqués administrativement. La Chine car le permis international n'y est pas valable. L'Iran a cause du CDP.
Sécurité région de Almaty pour trek seul?
Bonjour,
Je prevois de partir à Almaty en septembre prochain pour faire un trek (je serais seul) dans l'un des parc nationaux pres de la ville.
Suite au récent événements qu'il y a eu dans cette ville, pouvez vous me dire si la sécurité est bonne dans cette région ?
Merci
Je prevois de partir à Almaty en septembre prochain pour faire un trek (je serais seul) dans l'un des parc nationaux pres de la ville.
Suite au récent événements qu'il y a eu dans cette ville, pouvez vous me dire si la sécurité est bonne dans cette région ?
Merci
Train Almaty - Shymkent: passe-t-il au Kirghizistan, quid visa?
Nous allons au Kazakhstan mi-août pour 18 jours (donc plus que 15 jours et nécessité d'un visa avant départ auprès de l'ambassade) et nous souhaitons prendre le train de nuit d'Almaty vers Shymkent.
En regardant une carte du pays, il semblerait que la ligne de chemin de fer directe passerait par Bishek, c'est à dire la capitale du Kirghizstan. Si c'est bien le cas, cela signifie alors qu'on quitte le Kazakzstan pour rentrer au Kirghizstan et ensuite rentrer à nouveau au Kazakhstan quelques heures après.
Cela devrait alors faire une sortie du Kazakzstan (expiration du visa donc), une entre/sortie du Kirgkizstan (visa gratuit sur place pour ressortissant UE) et ensuite une entrée au Kazakzstan (nouveau visa gratuit sur place si séjour de maximum 15 jours).
Si tout ceci se confirme, cela signifierait alors pour nous 2 séjours au Kazakhstan, chacun de moins de 15 jours, et que nous ne devrions alors pas demander de visa avant de partir. Mais cette sortie du territoire de quelques heures seulement sera-t-elle réellement considérée comme tel par les autorités du Kazakhstan ?
Une expérience de voyageur svp comme témoignage.
En regardant une carte du pays, il semblerait que la ligne de chemin de fer directe passerait par Bishek, c'est à dire la capitale du Kirghizstan. Si c'est bien le cas, cela signifie alors qu'on quitte le Kazakzstan pour rentrer au Kirghizstan et ensuite rentrer à nouveau au Kazakhstan quelques heures après.
Cela devrait alors faire une sortie du Kazakzstan (expiration du visa donc), une entre/sortie du Kirgkizstan (visa gratuit sur place pour ressortissant UE) et ensuite une entrée au Kazakzstan (nouveau visa gratuit sur place si séjour de maximum 15 jours).
Si tout ceci se confirme, cela signifierait alors pour nous 2 séjours au Kazakhstan, chacun de moins de 15 jours, et que nous ne devrions alors pas demander de visa avant de partir. Mais cette sortie du territoire de quelques heures seulement sera-t-elle réellement considérée comme tel par les autorités du Kazakhstan ?
Une expérience de voyageur svp comme témoignage.
Kazakhstan: que voir? Comment se déplacer?
Nous avons acheté nos billets d'avion vers le Kazakhstan (arrivée Astana, retour Almaty) et y serons 18 jours à la mi-août.
Qui a déjà été dans ce pays ? Que voir ? Comment s'y déplacer ? (En particulier dans le cadre des visites que nous aimerions faire citées ci-dessous). Quelques trucs éventuels à connaître sur ce pays ?
Nous pensions à découvrir: - ASTANA, aéroport d'arrivée pour découvrir rapidement la modernité de cette ville, - ALMATY avec les réserves naturelles autour, les montagnes enneigées proches, le lac Issyl, le canyon CHARYN, les collines funéraires, etc. - SHYMKENT pour les paysages et les vallées alentours (Aksu, ...), - TURKMESTAN avec les mausolées classés UNESCO et les autres monuments, - la mer d'ARAL pour voir le cimetière de bateau et aussi le barrage séparant le petite Aral de la grande Aral, - un cratère d'impact de météore: SHUNAK ou ZHAMASHIN ?, - AKTAU-MAGUISTAOU avec les mosquées souterraines, - aussi les sites de pétroglyphes (mais où ?).
Vu les longues distances du pays, nous pensons nous déplacer en train/avion pour les grandes distances et prendre des taxis sur place pour les visites. Est-il facile de se déplacer dans le pays avec un taxi ? Le prix est-il raisonnable ? Ou vaut-il mieux louer une voiture sans chauffeur à chaque stop ? Si nous louons une voiture sans chauffeur, est-il facile de trouver son chemin ? (Je ne parle pas russe, je parle anglais).
L'idée serait de faire Astana-Almaty en train avec un arrêt mi-chemin pour aller voir le cratère de météore de Shunak renseigné là en espérant trouver un taxi à la sortie de la gare de Moyynty (45km apparemment). Voire même de prendre un train matinal à Astana, de faire quelques heures d'arr��t à Karaganda et ensuite poursuivre vers Moyynty pour y passer la nuit et le lendemain aller voir le cratère de Shunak et ensuite prendre tard le train de nuit vers Almaty.
D'Almaty (17h36), aller vers Shymkent en train de nuit. Visiter la région vers Turkmestan (avec idéalement un taxi, 2 journées complètes et une nuit) et reprendre le train de nuit à 17h10 pour Aralsk.
Revenir d'Aralsk en train (16h30) sur Shymkent (11h30?) d'où on reprend un avion pour Aktau (Caspienne) et là soit louer une auto, soit un taxi pour les visites. Retour vers Almaty en avion. Visite des environs d'Almaty en voiture de location ou taxi (Tcharyn, Tangaly, Bashi (Atlyn Emel), Kolsay)
Est-ce raisonnable ? Et les transports ? Taxis ? Location auto sans chauffeur ? (Les agences sur places sont réellement hors de prix pour louer une voiture avec chauffeur). Et les hôtels, faciles à trouver sur place ?
Merci d'avance pour les infos ;-)
Qui a déjà été dans ce pays ? Que voir ? Comment s'y déplacer ? (En particulier dans le cadre des visites que nous aimerions faire citées ci-dessous). Quelques trucs éventuels à connaître sur ce pays ?
Nous pensions à découvrir: - ASTANA, aéroport d'arrivée pour découvrir rapidement la modernité de cette ville, - ALMATY avec les réserves naturelles autour, les montagnes enneigées proches, le lac Issyl, le canyon CHARYN, les collines funéraires, etc. - SHYMKENT pour les paysages et les vallées alentours (Aksu, ...), - TURKMESTAN avec les mausolées classés UNESCO et les autres monuments, - la mer d'ARAL pour voir le cimetière de bateau et aussi le barrage séparant le petite Aral de la grande Aral, - un cratère d'impact de météore: SHUNAK ou ZHAMASHIN ?, - AKTAU-MAGUISTAOU avec les mosquées souterraines, - aussi les sites de pétroglyphes (mais où ?).
Vu les longues distances du pays, nous pensons nous déplacer en train/avion pour les grandes distances et prendre des taxis sur place pour les visites. Est-il facile de se déplacer dans le pays avec un taxi ? Le prix est-il raisonnable ? Ou vaut-il mieux louer une voiture sans chauffeur à chaque stop ? Si nous louons une voiture sans chauffeur, est-il facile de trouver son chemin ? (Je ne parle pas russe, je parle anglais).
L'idée serait de faire Astana-Almaty en train avec un arrêt mi-chemin pour aller voir le cratère de météore de Shunak renseigné là en espérant trouver un taxi à la sortie de la gare de Moyynty (45km apparemment). Voire même de prendre un train matinal à Astana, de faire quelques heures d'arr��t à Karaganda et ensuite poursuivre vers Moyynty pour y passer la nuit et le lendemain aller voir le cratère de Shunak et ensuite prendre tard le train de nuit vers Almaty.
D'Almaty (17h36), aller vers Shymkent en train de nuit. Visiter la région vers Turkmestan (avec idéalement un taxi, 2 journées complètes et une nuit) et reprendre le train de nuit à 17h10 pour Aralsk.
Revenir d'Aralsk en train (16h30) sur Shymkent (11h30?) d'où on reprend un avion pour Aktau (Caspienne) et là soit louer une auto, soit un taxi pour les visites. Retour vers Almaty en avion. Visite des environs d'Almaty en voiture de location ou taxi (Tcharyn, Tangaly, Bashi (Atlyn Emel), Kolsay)
Est-ce raisonnable ? Et les transports ? Taxis ? Location auto sans chauffeur ? (Les agences sur places sont réellement hors de prix pour louer une voiture avec chauffeur). Et les hôtels, faciles à trouver sur place ?
Merci d'avance pour les infos ;-)
Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Adresse et heures ouverture mise à jour ambassade Mongolie à Almaty
Salut le forum,
je voulais savoir si les horaires d'ouverture avaient changées depuis quelques années pour l'ambassade de Mongolie à Almaty, au Kazakstan.
Merci pour les infos !
Pierre
je voulais savoir si les horaires d'ouverture avaient changées depuis quelques années pour l'ambassade de Mongolie à Almaty, au Kazakstan.
Merci pour les infos !
Pierre
Kazakhstan: autorisation pour demande de visa
Bonjour, je suis Français ( pas besoin de visa) mais ma femme Thaïlandaise a besoin de visa pour le Kazakhstan. Il lui faut un numéro d'autorisation pour faire une demande de visa à Paris. Pouvez vous me donner une information de la manière et ou avoir cette autorisation par télex.
Merci d'avance.
Train Chimkent - Beineu / Aktaou (Kazakhstan): itinéraires, prix et durée
Bonjour à tou-te-s,
Je projette de me rendre au Kazakhstan au mois de septembre/octobre 2016. Je compte atterrir a Almaty, puis me diriger vers Chymkent et Turkestan pour me rendre ensuite en train dans le Manguistaou (Beineu, Aktaou). Je cherche des informations sur les itinéraires des trajets en train.
Après quelques recherches, il semble qu'il y ai deux itinéraires pour joindre Beineu/aktaou depuis Chymkent :
1 En passant par Turkestan, Kandyagash et Makat . Il semblerait que le trajet dure environ 3j. Avez-vous des informations plus précises sur l’itinéraire et une idée approximative du prix du trajet ?
2 En passant par l'Ouzbekistan (Tashkent, Samarkand, Bukhara, Urgentch, Nukus, Kungrad). Quelle durée, prix approximatif (il me semble qu'il n'y a pas de visa de transit en Ouzbekistan donc il faut que j'ajoute 60e + 15 pour une deuxième entrée au Kazakhstan) ?
Merci
Merci
Trajet Strasbourg - Moscou - Astana
Bonjour,
J'envisage un périple en train de Paris à Moscou puis de Moscou à Astana.
Est-ce que quelqu'un a déjà effectué ce voyage ?
Qu'en est-il du visa russe dans la mesure où le Kazakhstan n'exige plus de visa pour les citoyens français si la durée du séjour ne dépasse pas 15 jours ?
Faut-il un visa russe de transit ?
Merci de partager votre expérience et/ou vos connaissances sur le sujet.
J'envisage un périple en train de Paris à Moscou puis de Moscou à Astana.
Est-ce que quelqu'un a déjà effectué ce voyage ?
Qu'en est-il du visa russe dans la mesure où le Kazakhstan n'exige plus de visa pour les citoyens français si la durée du séjour ne dépasse pas 15 jours ?
Faut-il un visa russe de transit ?
Merci de partager votre expérience et/ou vos connaissances sur le sujet.
Almaty en novembre avec enfants
Bonjour,
Mon mari va à une conférence à Almaty en novembre. Je voulais en profiter pour partir avec lui et mes 2 enfants (9 mois et 3 ans) pour visiter la ville et ses environs. Est-ce jouable ou n'importe est-ce une mauvaise idée (climat, activités à faire avec les enfants, balades...)? Autre question, est-ce facile de se débrouiller si on parle turc et anglais (pas russe)? Merci d'avance pour vos réponses!
Mon mari va à une conférence à Almaty en novembre. Je voulais en profiter pour partir avec lui et mes 2 enfants (9 mois et 3 ans) pour visiter la ville et ses environs. Est-ce jouable ou n'importe est-ce une mauvaise idée (climat, activités à faire avec les enfants, balades...)? Autre question, est-ce facile de se débrouiller si on parle turc et anglais (pas russe)? Merci d'avance pour vos réponses!
Astana, la Dubaï des Steppes en fourgon
Bonjour 😏
Seule nouvelle capitale du XXI ème siècle, surgie au milieu de nulle part, entourée de centaines et de centaines de km de steppes, Astana nous a étonné.
En partage, un petit album commenté de notre séjour début avril 2016. Quatre journées résumées en une vingtaine de photos.
Ne vous offusquez pas de voir un bout de notre petit fourgon de plombier sur les clichés, c'est justement lui le fil conducteur de nos balades 😏
Le compte-rendu intégral du Road Trip SIBÉRIE-KAZAKHSTAN est partagé dans ces carnets en ligne, le récit étant à droite des photos, sur "i" :
photos.google.com/...Tm1ya1FGcEI4T0F6eGx3
1. L'arrivée en fourgon après des heures de routes défoncées dans les steppes donne le sentiment de changer de planète.

2. La modernité de la capitale se résume en une date : 1999, année du début des travaux de construction.

3. On se gare facilement face à la Mosquée Nur.

4. Nous la visitons en prenant soin de ne pas déranger des fidèles.

5. Puis, promenade dans la ville. Début avril, la neige est souvent présente. La nuit, les températures sont négatives.

6. Sylvie minuscule devant la façade de l’opéra flambant neuf.

7. Nous continuons vers Bayterek, devenu le monument emblématique d'Astana.

8. Comme tous les Kazakhs qui visitent la capitale, nous prenons l’ascenseur pour une vue saisissante sur le gigantisme des constructions.

9. Ensuite, visite de la toute nouvelle mosquée Sultan Hazrat.

10. Mais Astana, c'est aussi 40 % de Chrétiens Orthodoxes, ainsi qu'en témoigne leur superbe Cathédrale.

11. La visite de nuit nous a impressionné. Khan Shatyr se pare d'abord d'une teinte claire.

12. Puis elle devient progressivement plus soutenue.

13. Nous roulons ensuite vers le mosquée Nur savamment éclairée.

14. Un peu plus tard, nous découvrons l'habillage étonnant des tours de bureaux et d'habitations.

15. Bayterek prend aussi des teintes différentes. Ici, en vert.

16. Puis en rouge écarlate !

17. Les autres édifices ne sont pas en reste avec un jeu de lumière évolutif.

18. Des formes géométriques qui se dessinent par séquences successives.

19. Sultan Hazrat clôt cette balade magique.

20. Nous resterons un long moment à admirer la pureté de son architecture blanche sur fond noir.

Précisions pour ceux qui visitent le Kazakhstan avec leur propre véhicule.
1. En 2016, pour un séjour sans visa, pas d'enregistrement. La Migration Police d'Astana a refusé de nous enregistrer, et aucun souci pour sortir à Petropavlov.
2. Pour le véhicule, confirmation que le document d'importation temporaire établi en entrant par la Russie couvre les 2 pays.
3. Nous ne faisons pas de pub, mais MAPS.ME totalement gratuit nous a bluffé par la précision de la cartographie et du guidage dans une métropole pourtant nouvelle.
Cordialement Sylvie & Bernard
Seule nouvelle capitale du XXI ème siècle, surgie au milieu de nulle part, entourée de centaines et de centaines de km de steppes, Astana nous a étonné.
En partage, un petit album commenté de notre séjour début avril 2016. Quatre journées résumées en une vingtaine de photos.
Ne vous offusquez pas de voir un bout de notre petit fourgon de plombier sur les clichés, c'est justement lui le fil conducteur de nos balades 😏
Le compte-rendu intégral du Road Trip SIBÉRIE-KAZAKHSTAN est partagé dans ces carnets en ligne, le récit étant à droite des photos, sur "i" :
photos.google.com/...Tm1ya1FGcEI4T0F6eGx3
1. L'arrivée en fourgon après des heures de routes défoncées dans les steppes donne le sentiment de changer de planète.

2. La modernité de la capitale se résume en une date : 1999, année du début des travaux de construction.

3. On se gare facilement face à la Mosquée Nur.

4. Nous la visitons en prenant soin de ne pas déranger des fidèles.

5. Puis, promenade dans la ville. Début avril, la neige est souvent présente. La nuit, les températures sont négatives.

6. Sylvie minuscule devant la façade de l’opéra flambant neuf.

7. Nous continuons vers Bayterek, devenu le monument emblématique d'Astana.

8. Comme tous les Kazakhs qui visitent la capitale, nous prenons l’ascenseur pour une vue saisissante sur le gigantisme des constructions.

9. Ensuite, visite de la toute nouvelle mosquée Sultan Hazrat.

10. Mais Astana, c'est aussi 40 % de Chrétiens Orthodoxes, ainsi qu'en témoigne leur superbe Cathédrale.

11. La visite de nuit nous a impressionné. Khan Shatyr se pare d'abord d'une teinte claire.

12. Puis elle devient progressivement plus soutenue.

13. Nous roulons ensuite vers le mosquée Nur savamment éclairée.

14. Un peu plus tard, nous découvrons l'habillage étonnant des tours de bureaux et d'habitations.

15. Bayterek prend aussi des teintes différentes. Ici, en vert.

16. Puis en rouge écarlate !

17. Les autres édifices ne sont pas en reste avec un jeu de lumière évolutif.

18. Des formes géométriques qui se dessinent par séquences successives.

19. Sultan Hazrat clôt cette balade magique.

20. Nous resterons un long moment à admirer la pureté de son architecture blanche sur fond noir.

Précisions pour ceux qui visitent le Kazakhstan avec leur propre véhicule.
1. En 2016, pour un séjour sans visa, pas d'enregistrement. La Migration Police d'Astana a refusé de nous enregistrer, et aucun souci pour sortir à Petropavlov.
2. Pour le véhicule, confirmation que le document d'importation temporaire établi en entrant par la Russie couvre les 2 pays.
3. Nous ne faisons pas de pub, mais MAPS.ME totalement gratuit nous a bluffé par la précision de la cartographie et du guidage dans une métropole pourtant nouvelle.
Cordialement Sylvie & Bernard
Vol Air Astana annulé le 6 avril pour Almaty, Kazakhstan
Bonjours, je souhaiterais avoir des renseignements, s il avais parmi vous des personne qui devais partir le 6 avril 2016, parce que moi je devais à cette date mais j ais u un très mauvaise nouvelle an allons l aéroport, on apprend que mon avion était annuler
Voyage Kazakhstan - Russie août/septembre 2016
Bonjour à tous,
Je cherche des renseignements sur les points de passage de douanes entre la Russie et le Kazaksthan. J'aimerais bien passer par Astrakhan (au bord de la mer Caspienne) mais certaines personnes m'ont dit qu'il n'y avait pas de frontière ouverte. Sinon mon voyage doit m'emmener en moto de Varsovie jusqu'à Bishkek fin Août/début septembre donc je suis preneur de toutes informations sur ce parcours. Merci à tous.
Je cherche des renseignements sur les points de passage de douanes entre la Russie et le Kazaksthan. J'aimerais bien passer par Astrakhan (au bord de la mer Caspienne) mais certaines personnes m'ont dit qu'il n'y avait pas de frontière ouverte. Sinon mon voyage doit m'emmener en moto de Varsovie jusqu'à Bishkek fin Août/début septembre donc je suis preneur de toutes informations sur ce parcours. Merci à tous.
Test sida (Kazakhstan)
Bonjour
vu sur le site de l ambassade, si moins de 15 jours, pas de visa ni enregistrement à l OVIR ,
mais test anti sida obligatoire Qu'en est-il vraiment
Merci
Visa et itinéraire Russie / Kazakhstan / Géorgie
Bonjour,
Je pars début juin de France pour rejoindre l'Australie a vélo et j'ai plusieurs question sur la Russie / Kazakhstan / Géorgie.
Je compte aller jusqu’à Tbilissi en vélo puis là prendre l'avion pour Astana (2 vol direct par semaine avec Air Astana). D’Astana à la frontière russe il y a mille kilomètre que je compte faire en moins de 15 jours car cela me permet de ne pas prendre de visa (Je compte passer en vélo du Kazakhstan à la Russie par le poste frontière de la route qui relie Semey à Rubtsovsk puis rejoindre la Russie). Une fois en Russie il y a mille kilomètre pour rallier la Mongolie (du coup je compte demander un visa de 15 jours).
1
J’ai lu sur la page du Kazakhstan du site diplomatie.gouv.fr que l'on devait demander une autorisation pour aller dans "les territoires se situant dans un périmètre large de 25 km le long des frontières extérieures du Kazakhstan (et plus particulièrement de la frontière chinoise)".
Avez-vous plus d'info ?
2
Je pars de France début Juin et je ne serais dans la zone Russie / Kazakhstan / Géorgie que mis Août a mis Septembre comment dois-je faire pour obtenir les visa Mongole (à Istanbul ??) et Russe (à Tbilissi ??). Est-il possible de les faire à l’avance ?
3
Y a-t-il besoins d’autorisation spéciale pour cette zone de la Russie ?
Cordialement
Cordialement
Obtenir un visa Ouzbek depuis le sud-ouest du Kazakhstan
Bonjour,
Je prévois de faire un voyage a vélo, depuis l'Espagne jusqu'en Chine, en passant par la Russie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Kirghizstan. Pour le visa Kazakh, j'ai vu que je pouvais le demander a Astrakan en Russie, qui est sur ma route, juste avant la frontière Kazakhe. Par contre pour le visa Ouzbek, je voudrais le demander au sud-est du Kazakhstan, mais impossible de trouver des infos sur un quelconque consulat Kazakh autre que celui d'Almaty (qui n'est pas du tout sur ma route!) au Kazakhstan. Quelqu'un aurait-il des infos a ce sujet?
Merci d'avance!
Échange de monnaie à l'aéroport d'Oskemen
Bonjour,
Je dois me rendre à l'est du Kazakhstan. Mon vol arrive à Oskemen (Ust-Kamenogorsk), j'aurais souhaité savoir s'il était possible de réaliser du change à cet aéroport (UKK) ??
Merci davance
Je dois me rendre à l'est du Kazakhstan. Mon vol arrive à Oskemen (Ust-Kamenogorsk), j'aurais souhaité savoir s'il était possible de réaliser du change à cet aéroport (UKK) ??
Merci davance









