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Comment expédier un container vers un orphelinat en Éthiopie?
by Milafranga · 2009-10-18 · 2 replies
Bonjour tout le monde! Suite a l'adoption par ma cousine d'un enfant ethiopien, nous envisageons de pouvoir expédier a l'orphelinat un container.Nous ne svons pas du tout comment procéder, ni les tarifs.Je pense que certains d'entre vous sur le forum pourront peut etre nous aider et nous renseigner.Merci à tous
Éthiopie: bons plans pour un voyage du 22 octobre au 20 novembre?
by Cedric2812 · 2009-10-12 · 2 replies
Bonjour a tous,

Nous partons a 2, pour un mois un Ethiopie. Avec pour objectif de faire du Kayak sur le Nil bleu et l'Omo. Quelqu'un a t'il deja fait du Raft sur l'une de ces rivieres et a t'il des infos a nous donner. Avez vous des infos a nous donner a tittre géneral pour les transport sur place, l'hebergement, la nourriture et avez vous des conseilles a nous donner. Si d'autre personne sont sur place en meme temps que nous, cela nous interresse aussi pour eventuellement partager vehicule. D'avence merci
Éthiopie: vols internes Ethiopian Airways et payement par carte bancaire
by Jneraf · 2009-10-09 · 2 replies
Aux accros de l'Éthiopie:quelqu'un sait-il s'il est possible de payer par Mastercard auprès de l'agence Ethiopian Airways de l'hôtel Hilton à Addis Abeba?information pour les voyageurs organisant seuls leur voyage en Éthiopie: selon les prescriptions de l'IATA tous les billets internationaux doivent être émis de manière électronique (un code unique et un identifiant, normalement le nom du titulaire), y compris ceux vers et depuis l'Éthiopie. Par contre les billets pour les vols internes (par exemple Addis à Lalibela) réservés à l'étranger ne peuvent pas être retirés dans les agences européennes car ils ne peuvent plus être émis sous forme papier, la seule valable depuis Addis vers la province. Ils est seulement possible de les retirer dans une agence EA en Éthiopie, et le payement ne peut se faire qu'en monnaie forte (€ ou $) pour les farenjis (pas de birr!!!). La solution est donc de réserver en Europe puis d'acheter les billets sur place une fois arrivé. De plus n'oubliez pas de toujours confirmer vos vols interne au minimum 1 jour à l'avance et de bénéficier ainsi des dernières infos sur l'horaire parfois élastique des vols.
Frais de visites dans le nord de l'Éthiopie?
by Aichatou · 2009-10-05 · 3 replies
Bonjour, je voudrais savoir si le budget "visites" peut être important vers Labilela ou dans le Tigray, doit-on payer les entrées? les photos? merci d'avance, aichatou
Itinéraire sympathique pour dix jours à moto en Éthiopie?
by Jbdalle · 2009-10-02 · 1 reply
Bonjour a tous,

Je compte faire un voyage en ethiopie pendant 10 jours fin Novembre, J ai encore peu d info sur le pays.

Est ce que quelqu un connait un itineraire sympa ? Est Ok niveau securite la bas ? Combien coute une location de moto sur place ?

Hesitez pas a me donner le maximum d info,

Merci de votre aide,

JB
Éthiopie-Djibouti: incident dans le train près de Dire Dawa?
by Jneraf · 2009-10-01 · 8 replies
Selon ce site de renseignements un sérieux incident entre l'armée éthiopienne et l'ONLF aurait eu lieu récemment dans le train entre Djibouti et Dire Dawa, ce qui pourrait remettre en question la possibilité pour les voyageurs de rejoindre les hauts-plateaux éthiopiens à partir de la Mer Rouge par ce moyen de transport.

Quelqu'un a-t-il des renseignements, en particulier les résident d'Addis et surtout de Djibouti? Le train part-il toujours en ce moment et avec des passagers?
Voyager en indépendant ou louer un véhicule pour quinze jours en Ethiopie?
by Aichatou · 2009-09-28 · 18 replies
Bonjour, j essaie de monter un voyage en Ethiopie pour fevrier 2010, je cherche à savoir si je pourrai visiter le nord seule en transport local , à priori, j'avais déjà restreint sur secteur mekele- labilela mais j'aurais voulu aussi aller faire un trek dans le simien...si je prends un vol interieur, est-ce possible? si c'est trop galère, je vais chercher une agence et 3 autres personnes pour louer une voiture, j'ai contacté 2 agences qui ne répondent pas: Désiré tours et Abyssinia dont on parle sur ce forum, auriez vous des contacts pour avoir un devis?merci et bonne journée, Aichatou
Hébergement sécuritaire à Addis Abeba?
by Ermer · 2009-09-26 · 2 replies
Bonjour,

Je vais transiter par Addis Ababa une nuit en novembre pour me rendre au Rwanda. Avez-vous des suggestions d'hôlels sécuritaires à proximité ? Quel est le meilleur moyen de s'y rendre à partir de l'aéroport de Bole considérant que je vais arriver vers 20h00 et devoir repartir vers 9h00 AM le lendemain ?

Merci pour aide :)

Eric
Avis sur une agence en Éthiopie?
by Maya83 · 2009-08-09 · 4 replies
Qui peut me donner des renseignements sur l'agence Buska Tours Ethiopia? En bien comme en mal... Merci
Avis sur itinéraire de trois semaines en Ethiopie
by Plumette · 2009-08-07 · 6 replies
Bonjour Nous sommes deux couples et partons 3 semaines en octobre pour l'Ethiopie. Je précise "en gros" notre projet d'itinéraire et remercie d'avance tous ceux qui pourront me donner des renseignements et conseils : hôtels (corrects mais pas luxueux), ce qu'il faut absolument voir... Les 8 premiers jours nous partons "en organisation complète" de Addis, Awash, désert du Danakil, Erta Ale, Mekele. Puis nous aurons 13 jours en location 4x4 avec chauffeur. De Mekele nous irons vers Wukro, puis Frewini par le Hausien (Nous hésitons sur le trajet Mekelé à Adoua par le massif du Tembien Pour visiter les églises Abba Yohanni et Gabriel Wukien)) De Frewini retour sur Mekelé, Maychew, Korem, Sokota, Lalibella, (quelqu'un connait-il la piste de Dilb à Lalibella ?) Weldiya, Dessie (excursion jusqu'au sanctuaire de Gishen), Debre Birham, Addis Abeba. J'ai déjà consulté ce forum et celui du Routard et j'ai acheté les guides Olizane et Petit Futé (beaucoup de mauvais commentaires sur ce dernier). Est-ce possible de dormir chez l'habitant dans les campagnes ? Merci encore pour vos futures réponses
Ethiopie: transport aéroport-centre ville, quartiers musulmans à Addis Abeba, région weelo nord?
by Khnouna · 2009-08-07 · 8 replies
Salut,

Je suis à la recherche de quelques infos sur l'ethiopie. 🙂

Déjà comment me rendre de l'aéroport en ville ?

Je voudrais ensuite savoir s'il y a des quartiers musulmans à Addis ababa (pour pouvoir prier et me restaurer), si oui où se trouvent ils ?

Et enfin, je souhaiterais me rendre dans le nord de l'éthiopie dans la région wello nord, à wegel t'ena, comment m'y rendre à partir d'addis ababa ?

Merci pour vos commentaires 😉
Froid le soir et la nuit en Ethiopie en octobre?
by Rozenns · 2009-08-06 · 10 replies
nous partons en octobre pour faire dire dawa , harar.. puis addis lalibella axum gondar ;;; faut_il prevoir la doudoune pour le soir et fait-il assez chaud ds les hotels la nuit(hotel cat moyenne!)ça prend de la place ds les sacs à dos . merci .rozenn
Hôtel et lieux à visiter à Addis pour court séjour? (Ethiopie)
by Tamzen · 2009-08-02 · 4 replies
Bonjour à tous,

J'habite et travaille actuellement au Kenya et doit sortir du pays afin de renouveler mon visa. J'ai donc choisi d'aller en Ethiopie, où j'y passerai 3 jours (du vendredi soir au lundi matin). 3 jours, cela ne me laisse pas le temps de faire beaucoup de choses. Du coup, j'aimerai connaitre vos bons plans de lieux intéressants à visiter à Addis ou autour d'addis qui serait possible de faire en si peu de temps. J'ai bien évidemment repérer les différents musées, et le mercato. Mais en si peu de temps, j'aimerai vraiment plutôt me concentrer sur les sites intéressants à visiter, selon vos différentes opinions. Merci de votre feedback sur cette question.

une autre petite question concerne l'hébergement à Addis: des bons plans pas trop cher pour passer 3 nuits? Merci d'avance pour vos réponses,

Audrey
Voyager deux semaines dans le nord de l'Éthiopie
by Quiquis · 2009-07-30 · 10 replies
je souhaite avec un groupe d'amis voyager 2 semaines dans le nord avec Erta , Danakil etc j'ai vu de nombreux commentaires sur le forum en 2008 mais qu'en est il maintenant pour un départ en novembre, merci de vos réponses
Coût de la vie en Ethiopie?
by Kuneneokuepa · 2009-07-20 · 10 replies
bonjour,

je pars mi-septembre en Ethiopie et j'aimerai connaître le coût de certains articles basiques afin de me donner une idée sur le montant argent de poche que je dois prévoir pourboires, café, eau, ...

merci
Ethiopie: possible de louer un 4x4 à Arba Minch ou Turmi pour l'Omo?
by Chinadaily · 2009-07-14 · 2 replies
bonjour, est-il possible de louer un 4x4 pour visiter la vallée de l'omo à arba minch ou turmi ? si c'est le cas à qui s'adresser ? l'idée serait de descendre à arba minch en solo ou en avion depuis addis et de visiter la vallee de l'omo ensuite. merci.
Organisation d'un voyage en train Addis-Harar en Éthiopie
by Rozenns · 2009-07-09 · 4 replies
bonjour, nous irons en octobre a addis et rejoindrons harar par le train et bus . mais si qqn peut me decrire l'organisation à prevoir/ horaire , couchette si cela existe .. reservation ou non , m-enfin tout ce qui vous semble important à savoir pour rejoindre les 2 villes et si ds les parages il ne faut pas passer à cote de qqch de vraiment chouette. merci .rozenn.
Vallée de l'Omo en Éthiopie au mois d'août: faisable sans voiture privée?
by McMac · 2009-07-08 · 7 replies
Bonjour Je pars avec deux amis en Ethiopie en août. Nous voulons aller dans la basse vallée de l'Omo, mais nous n'aurons pas de véhicules privés. Est-ce faisable en transports en commun? Combien de temps faut-il alors prévoir? Le cas échéant, quelqu'un connaitrait-il un guide parlant français à nous conseiller? Vu que ça doit être rare, même un guide parlant anglais? Nous voudrions aussi avant aller dans le nord, vers Lalibela et Gondhar, mais on se pose des questions pour la saison des pluies. J'ai lu qu'Axoum était inaccessible à cette période ; qu'en est-il du parc des Siemen? De même, est-il faisable sans véhicule privé? Voilà, beaucoup de questions auxquelles j'espère que quelqu'un pourra répondre. Merci beaucoup
Ethiopie 2008 -3000 ans d'histoire en 10 jours
by Doumechris · 2009-06-24 · 8 replies
Pourquoi notre séjour là bas ? La présence sur place d’un ami français de longue date, qui nous a déjà fait partager son amour des pays exotiques, méconnus et riches de sites souvent classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Comment nous nous y sommes rendus ? Grâce à Internet, nous avons trouvé un circuit proposé par la compagnie aérienne locale:Ethiopian Airlines. Des contingences matérielles nous obligeaient à cibler une durée d’environ 10 jours sur place. Pour ce laps de temps, nous avons étudié le circuit nous permettant d’approcher, au mieux, les sites les plus intéressants de la destination. Adaptant un voyage existant, nous avons sillonné le pays par vols aériens afin de raccourcir les temps de parcours entre les points de chute envisagés. En effet, nous avions décidé de ne pas nous cantonner au seul nord du pays mais également de pousser vers l’est afin d’entrevoir une autre Ethiopie. Le sud, oublié lors de ce séjour, sera peut être une de nos prochaines destinations afin d’y rencontrer des ethnies maintenant des rites multiséculaires en voie de disparition.

Et maintenant, partons à la découverte de ce pays Jour 1: Arrivés à Addis Abeba après un vol d’environ 8 heures, nous avons tout d’abord découvert la ville grâce à notre ami qui nous a conduit à travers les grandes artères d’une ville récente (histoire vieille d’environ un siècle au plus) très vallonnée et où l’air se fait rare en raison de l’altitude. La visite d’échoppes d’artisanat nous a permis de faire connaissance avec les différentes ethnies que nous allions rencontrer au cours de notre périple. Ustensiles de la vie courante associés aux sculptures sur bois et même ivoire interdite bien sûr à l’exportation nous ont fait découvrir la multiplicité des religions qui s’entremêlent et se respectent mutuellement. Ici, la majorité de la population de confession orthodoxe croise une minorité musulmane dont elle adopte certaines pratiques en particulier lors des cérémonies religieuses. Ce premier jour nous a permis de nous acclimater à l’altitude et de rencontrer une population calme et disciplinée très différente de l’exubérance africaine telle que l’on se l’imagine. Le climat frais est peut-être une des composantes à l’origine de ce comportement.

Jour 2: Partis à l’aube, nous volons vers Bahar Dar. La ville est posée au bord du lac Tana, d’une superficie de 3500km² et parsemé de 37 îles. Quelques unes ont été le refuge de moines orthodoxes au cours de l’histoire mouvementée de l’Ethiopie lors du moyen âge. Ils y ont établi des monastères et des églises toujours en activité qui maintiennent les rites vieux de plus de 1500 ans. Les livres religieux sont écrits en gueze, écriture, d’origine sémitique, utilisée pour la seule liturgie. En canot, nous rejoignons la péninsule de Zéghé afin de visiter l’église Ura Kidhane Mehret bâtie en torchis et célèbre pour ses peintures du XVI ème siècle . De retour à Bahar Dar, nous faisons un crochet par l’île monastère où les peintures ont été restaurées durant le XIXème siècle.

L’autre centre d’intérêt de la région réside dans les chutes du Nil Bleu qui est le déversoir du lac Tana. Celles-ci, à environ 40 km de distance, sont accessibles après avoir traversé le fleuve en amont des chutes. Lors de notre passage en fin de saison sèche, le niveau des eaux est au plus bas et malgré cela, la vision de ces flots tumultueux à proximité desquels paissent des troupeaux de buffles est très apaisante

Jour 3: Un saut de puce en avion nous permet de franchir le lac Tana et de rejoindre Gondar, la première cité impériale éthiopienne de l’histoire récente. Nous découvrons un ensemble de châteaux et palais construits au cours des 17 et 18ème siècles sous la conduite d’architectes portugais et indiens ce que confirment des bas reliefs sculptés. L’instigateur de ces demeures quasiment uniques dans l’Afrique subsaharienne est l’empereur Fasiladès qui fixe sa capitale alors qu’auparavant celle-ci était itinérante en fonction de la situation politique de la région et de l’avancée des musulmans en provenance de l’est et du nord.

Cet ensemble de palais est complété par les bains impériaux, situés en contrebas dans la ville, toujours utilisés lors des fêtes de l’Epiphanie pour une purification en nombre des croyants orthodoxes. Nous visitons l’après midi l’église de Debré Birham au magnifique plafond du XVII ème siècle rempli de visages d’ange fixant les officiants et les fidèles.

Jour 4: Vol vers Lalibela, le site touristique emblématique de l’Ethiopie. A notre arrivée à l’aéroport distant d’une vingtaine de km, nos guide et chauffeur nous attendent pour grimper dans le village aux 11 églises monolithes construites à l’époque de nos cathédrales. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel où nous serons les seuls clients, nous rejoignons l’ensemble des églises situées en plein centre du village. La plus grande est protégée par un dais récent lui évitant l’érosion du temps ( Beta Medhane Alem). Il faut s’imaginer les architectes d’une telle œuvre creusant la roche sur une profondeur de 11 m.

La semaine sainte fait que chacun des sanctuaires visités résonne des chants liturgiques orthodoxes chantés en gueze par les prêtres. La visite se termine par Saint Georges, l’église à la forme de croix grecque et emblème du site. Des ermites se sont faits placer, à leur mort, dans des excavations des murs extérieurs et leurs momies se sont conservées au fil des siècles.

L’après midi, notre guide nous a proposé une excursion dans une église antérieure (Yemrehana Kristos) à celles de Lalibela dans un site distant d’une quarantaine de kilomètres. Cela nous permettra de voir la vie pastorale du centre de l’Ethiopie. Pour cela, nous prenons un 4 x 4 permettant d’avaler rapidement la piste qui nous mène dans un cirque montagneux cerné de forêts. Nous grimpons en tirant la langue la dernière pente qui nous sépare de la cavité rocheuse qui abrite l’église de style axoumite aux bandes horizontales marron et blanche en fonction du revêtement des murs. Derrière une paroi en parpaing empêchant l’approche des animaux et des importuns, nous découvrons protégées par le toit naturel de la grotte, deux constructions cubiques aux murs éclairés par de petites fenêtres. Le guide nous fait ouvrir la plus grande par le prêtre qui officie en ce lieu. Le faible éclairage des torches électriques nous permet d’admirer des peintures du XII ème siècle dans un bon état de conservation représentant l’ancien et le nouveau testament. Sorties du sanctuaire, l’officiant nous présente des exemples de croix en or et en argent massifs servant toujours lors des cérémonies et datant de plusieurs siècles.

Le fond de la grotte contient l’ensemble funéraire du roi fondateur de ces églises et des centaines de squelettes de pèlerins accumulés au fil des siècles. Jour 5: Changement de paysage lors de notre arrivée à Axoum, la ville la plus septentrionale de l’Ethiopie que nous allons visiter. Nous sommes à peu de distance de l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie a été longtemps en guerre et où la frontière n’est toujours pas sécurisée. L’altitude ayant baissé, nous sommes maintenant à 1800m, l’air est plus chaud et le temps toujours aussi beau qu’auparavant. A Axoum, nous faisons un bond en arrière dans l’histoire puisque la ville aurait abrité la reine de Saba et sa capitale à l’époque du roi Salomon c’est-à-dire plus de 1000 ans avant notre ère. Toute la dynastie des empereurs éthiopiens jusqu’à Hailé Délassié dont il serait le 256 ème successeur, est issue des amours de ces célébrités antiques.

De ce long passé, il reste des palais récemment découverts et des stèles énigmatiques que les archéologues ont du mal à faire parler. Il y a encore peu d’explication sur le rôle de ces monuments disposés sur des tombes royales vidées de leur contenu dès l’Antiquité, enfouies au pied de ces obélisques sculptées et hautes parfois de plus de 20m. La plus haute (33m) a été détruite au cours des premiers siècles de notre ère et pesait 335 t ce qui pose le problème de son érection et de son transport depuis la carrière distante de 4 km. La fin de la visite se termine par la descente dans la tombe du roi mage Balthazar.

Jour 6: Retour à Addis Abeba en avion pour le vendredi saint. Nous visitons la ville moderne et entrons dans le parc entourant les églises orthodoxes de la sainte Trinité, où est enterré Hailé Sélassié et de la colline d’Entotto, érigée à la fin du XIXème siècle par Ménélik II à l’origine de la capitale actuelle. Les cérémonies très suivies par une population profondément religieuse nous empêchent de visiter l’intérieur des monuments où il est nécessaire de quitter ces chaussures.

Nous entamons ensuite un parcours dans la ville païenne afin de visiter le marché d’Afrique le plus étendu : le Mercato. Nous le traversons en minibus, le guide ne préférant pas nous laisser seuls dans une foule où se mêlent toutes les ethnies du pays dans un entrelacs de boutiques et d’échoppes le long de ruelles traversées par des artères déversant des hordes de véhicules de toute sorte et de tous âges.

Jour 7: Départ très matinal d’Addis Abeba pour rejoindre Dire Dawa et Harrar. Nous quittons les hauts plateaux du centre pour l’est et la bordure du territoire afar. Nous trouvons une autre culture à la fois plus africaine et plus moyen-orientale que les régions visitées jusqu’à présent. Les costumes traditionnels sont plus colorés et malgré la présence d’une population musulmane, les voiles pour les femmes ne sont pas légion. La culture du tef, céréale à la base de la nourriture éthiopienne, est remplacée par celle du café et du qat, plante euphorisante qui se consomme dans toute la corne de l’Afrique et au Yémen. La vente sur les marchés s’effectue par les femmes qui trient les branches de ces arbustes afin de différencier les qualités suivant la fraîcheur et la verdure. Les prix varient ensuite du simple au quadruple. Les familles y engloutissent une part importante de leur revenu d’autant plus qu’ici, les femmes consomment le qat à la différence du Yémen où seuls les hommes sont usagers.

Lorsque nous pénétrons dans Harrar, c’est jour de marché à la fois chez les chrétiens et les musulmans qui se sont partagés les emplacements. A l’extérieur de la vieille ville, dans des traverses étroites, boueuses et parfois sous une lumière bleue, s’établit le marché chrétien et aux abords des murailles, les étals des marchandes musulmanes, aux vêtements très colorés, proposent le qat à des acheteurs très empressés. Passés l’enceinte des murs par l’une des cinq portes, nous découvrons des ruelles pavées qui sont associées chacune à une activité : bouchers découpant la viande fraîche et sanguinolente qui sera servie aux festivités de la nuit de pâques, tailleurs assis devant leur échoppe et s’agitant fébrilement sur leur machine à coudre mécanique afin de répondre à des clientes attentives et très décidées sur la mode. Les maisons blanchies à la chaux datent de plus d’un siècle et sont enserrées dans des murs ceinturant une cour qui protège la vie familiale.

Dans le dédale des voies étroites, nous atteignons la place principale de la vieille ville où la vie semble s’être arrêtée à l’aube du XXème siècle: Des ribambelles de mulets poussées par des femmes Oromos aux magnifiques costumes chamarrés portent des fagots qui servent de bois de chauffe. D’où une déforestation importante contrecarrée en partie par le remplacement par l’eucalyptus des espèces domestiques. Désuets pour nous, sont également les taxis d’Harrar : de vieilles 404 Peugeot bleues et blanches circulent encore, chargées d’un bric-à-brac hétéroclite. Les véhicules privés ne sont pas légion en raison du faible niveau de vie et les déplacements s’effectuent le plus souvent en bus sur de longues distances ou en taxi à l’intérieur des cités. La fin de l’après midi nous permet de faire des achats typiques dans les étals des marchés : cafetière servant lors de la cérémonie du café, savon de Somalie. A la nuit tombée, nous rejoignons les abords des murs de la vieille ville afin de voir un étonnant spectacle : le repas des hyènes. Nous pensions que cette saynète était réalisée pour les touristes. Non pas ! Tout d’abord nous n’étions qu’une dizaine à être entourée par ces animaux tachetés appelés par leur nom par un héritier d’une longue dynastie de nourrisseur de ces équarisseurs de l’Afrique. Tous les soirs, une douzaine de ces canidés rapplique de nulle part afin de festoyer avec des restes de carcasse apportées par cet homme. Il distribue les morceaux sur un bâton tenu à la bouche que chaque hyène vient arracher méticuleusement. Les touristes sont autorisés à faire de même mais peu y sont enclin.

Jour 8 : C’est le grand jour: en effet c’est Pâques et donc jour de fête pour les orthodoxes mais les musulmans en profitent aussi en raison d’une bonne entente au niveau religieux. Seules les chèvres n’apprécient pas car elles sont au menu des festivités et comme nous sommes dans un pays au faible niveau de vie, il n’y a pas de petits bénéfices et leur peau, si elle est de bonne qualité, est vendue à un négociant qui a pignon sur rue.

Après le petit déjeuner, nous continuons notre visite d’Harrar avec le passage quasi obligé à la « maison de Rimbaud », maison remise en état par l’Unesco où le poète, négociant en armes à la fin de sa vie ne vécut jamais. Tout l’historique de la ville est présenté dans ce musée de même que des témoignages du poète lui-même et ses impressions de la vie dans ces contrées lointaines dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

Après ce passage dans ce qui aurait pu être un coin de France si la vérité malheureusement méconnue avait pu être respectée, nous poursuivons nos pérégrinations à travers Harrar. Nous ne verrons pas non plus la villa du navigateur et trafiquant Henri de Monfreid qui venait lors des fortes chaleurs à Djibouti se rafraîchir sur les hauteurs de Babille, ville que notre guide n’a pas voulu nous faire découvrir, l’après midi, en raison de risques tribaux. Il a préféré rester en famille pour fêter Pâques. Nous visiterons également la demeure où vécut enfant, Haïlé Sélassié dernier empereur d’Ethiopie, son père étant préfet de la région sous Ménélik II. Le musée ethnographique qui y a été installé, permet de découvrir les costumes et les us et coutumes à la fin du XIXème siècle.

Jour 9 : Après un dernier petit déjeuner pris sur la terrasse –restaurant de notre hôtel d’Harrar dominant toute la ville ancienne, nous prenons le chemin de l’Awash par une route de crêtes permettant d’admirer de profondes vallées verdoyantes parsemées de terrasses cultivées et de champs où paissent des troupeaux de chèvres et de bovins. Nous traversons peu de village, les maisons étant clairsemées au milieu des champs. Ce type d’habitat permet d’expliquer la valeur des coureurs de fond éthiopiens devant, dès leur plus jeune âge, parcourir de grande distance afin de se rendre à l’école du village. Les points d’eau constituent un lieu de rassemblement des enfants et des femmes qui viennent se ravitailler aidés par des mulets.

Durant ce temps, les pères sont dans les champs pour conduire l’araire tirée par des bœufs, comme on peut se l’imaginer il y a quelques siècles chez nous.

L’heure tourne et bientôt nous quittons la montagne pour rejoindre l’Awash et la route menant à Djibouti. La fraîcheur fait place à une chaleur torride, à un temps voilé. C’est à ce moment que nous choisissons de crever ce qui nous retarde et nous fait avaler nos dernières réserves de boisson. L’arrivée a l’hôtel est bien venue et nous pouvons nous reposer avant d’aller visiter un parc animalier en fin d’après midi. Nous ne croiserons pas de grands carnivores ni les herbivores africains que l’on imagine trouver lors d’un safari. Nous apercevons des dik-diks, des oryx aux longues cornes rectilignes. Toutefois, nous verrons le dernier lion abyssin, en cage, et le long de la rivière Awash, un crocodile et des singes colobes. Dans ce parc, le site le plus intéressant que nous approcherons, sera constitué par les chutes de la rivière Awash plus sauvages que celles du Nil bleu.

Jusqu’à la nuit, notre chauffeur- guide tentera de nous faire observer des grands koudous mais nous observerons seulement un groupe de pintades, un renard et quelques lapins. Le soir, nous fréquenterons le « buffet de la gare d’Aouache », cité dans tous les guides touristiques d’Ethiopie mais qui a perdu de sa superbe.

Jour 10 : Retour à Addis après avoir visité de fond en comble la gare d’Awash. La ligne Djibouti –Addis est en cours de réfection et plus aucun train ne la parcourt. C’est pourtant le seul lien qui permet de joindre et d’approvisionner l’Ethiopie depuis l’océan indien si l’on veut éviter la noria de camions.

La chaleur est moins accablante que la veille et nous en profitons pour admirer le paysage volcanique du rift, à l’endroit même où l’Afrique est en train de se fractionner en deux. A partir de Debré Zeit jusqu’à Addis sur une bonne cinquantaine de kilomètres, nous faisons du touche-touche avec les véhicules qui projettent des fumées noires en raison de mauvais réglages et de l’altitude. L’après midi, nous visitons le musée national éthiopien où nous croisons une copie du squelette de notre ancêtre vieille de 3 millions d’année: Lucy trouvée par Y.Coppens dans les territoires Afars. Une exposition temporaire retrace la vie du premier grand coureur africain :Abébé Bikila, vainqueur de 2 marathons olympiques dans les années 60.

Le soir, dîner de gala chez notre hôte dans sa résidence située à l’intérieur de l’ambassade de France. Nous côtoyons des invités de la bonne société éthiopienne, ou assimilée.

Jour 11 : Dernier jour en Ethiopie, nous profitons du cadre magnifique dans lequel se situe ce petit coin de France pour nous reposer de nos levers matinaux. Nous commençons à rassembler nos souvenirs matériels et moraux, les images fortes qui ont marqué notre voyage.

Le repas partagé avec notre ami, nous partons faire nos dernières emplettes alors que la pluie tant attendue va venir perturber cette fin de circuit.

Encore quelques heures et nous serons de nouveau dans l’avion qui nous ramènera en France et nous laissera avec nos souvenirs d’un superbe voyage où s’entremêlent, déjà, les pierres d’un château, les peintures d’une église, la chute d’une rivière, le toit vert d’une mosquée, et les dromadaires, les ânes, les taxis bleus et blancs, les obélisques de granit. A l’aéroport de Bolé, un dernier clin d’œil: Dans ce pays de coureurs à pied, nous croisons le plus grand sauteur à la perche de tous les temps: Sergueï Bubka
Éthiopie: Lalibela-Axum faisable pendant la saison des pluies (août)?
by Wegman · 2009-06-02 · 3 replies
salut le nord de l'ethiopie est il praticable pendant la saison des pluies en aôut ? est ce qu'il pleut toute la journée ou seulement quelques heures ? est ce comparable avec la mousson asiatique ? merci

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