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Route/douanes Mauritanie-Mali
Assez de désinformation, il passe des centaines de véhicules par jour de toutes nationalités du Maroc vers la Mauritanie, surtout des camions en transit sous douanes mais aussi des autos, et même des vélos ( hier 4 hollandais). Il ne manque que des français !!
La moitié d'entre eux continuent vers le Mali, l'autre vers le Sénégal. La douane se passe tout à fait correctement, le visa (biométrique ) se fait en 10 mn a la frontière tout les jours même fériés, et, surprise, la circulation de nuit est fréquente au moins jusqu'a Nouaktchott, seul bémol il y a prés de 25 poste de contrôle a traverser si vous allez vers le Mali
Youssouf Tata Cissé: mort d'un grand savant (Mali)
Youssouf Tata Cissé s'en est allé
Youssouf Tata Cissé, né en 1935 à San (région de Ségou), était un puits de science : il a consacré une grande partie de sa vie à la découverte, à l'étude et à la préservation du savoir transmis par la tradition orale en Afrique de l'Ouest. Le 10 décembre 2013, cet ethnologue, historien et écrivain est mort à Paris, à l'âge de 78 ans, des suites de maladie, a annoncé Radio Mali. Quelle perte que sa mort, pour le Mali et pour l'Afrique.
Ingénieur agronome qu'il était d'origine, sa rencontre avec Emile Leynaud, son co-auteur dans "Paysans malinké du Haut-Niger", l'a transmis à se passionner pour l'étude de son propre peuple ; il a su tirer beaucoup d'érudition de la riche éducation traditionnelle qu'il avait absorbée, tant à Kita que dans la région de San et dans le nord de la Côte d'Ivoire.
Depuis plusieurs décennies, Youssouf Tata Cissé s'était installé en France où il était chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et enseignait à la Sorbonne et à l'Institut des Hautes Etudes Sociales de Paris. Spécialiste de la littérature orale, des mythes et légendes du Mali et auteur de nombreux ouvrages portant sur ce sujet, il occupe aujourd'hui le même rang et jouit la même renommée que d'autres maîtres : soit Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire), soit Cheick Hamidou Kané (Sénégal) ou Djibril Tamsir Niane (Guinée).
En 1973 il a soutenu à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Paris) une thèse dirigée par l'ethnologue Germaine Dieterlen, intitulée "Un récit initiatique de chasse: Boli-Nyanan ou les exploits d'un chasseur légendaire".
Il a aussi contribué à l'exhumation et la vulgarisation de la Charte du Mandé ou Charte de Kurukan Fuga, texte oral majeur à la valeur juridique et à la portée universelle confirmée ("La Charte de Kurukan Fuga : aux sources d'une pensée politique en Afrique"). La Charte de Kurukan Fuga est considérée comme l'une des plus anciennes sources des droits de l'homme. Elle est reconnue comme telle par les Nations Unies et est inscrite depuis 2009 par l'UNESCO à son Patrimoine immatériel.
Parmi l'ensemble de ses publications, ce sont surtout les deux ouvrages de référence qui figurent comme les plus connus et les plus cités : "La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundiata, la gloire du Mali", publiés aux Editions Karthala (voir en bas).
Avec sa mort, c'est un baobab géant du Monde Mandé qui s'écroule : Ala ka hinè a la !
Hery
Ouvrages :
– "Notes sur les sociétés de chausseurs malinké", in: Journal de la Société des Africanistes (1964), tome 34/fasc.2, pp.175–226. – (et Germaine Dieterlen). Les Fondements de la société d'initiation du Komo. Paris, La Haye : Mouton et Cie., 1972. – La notion de personne en Afrique. Paris : Editions du CNRS, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (1). Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (2). L'enfance, l'exil, le testament et les funérailles de Maghan Sondyata, les Peuls du Manding. Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1977. – (et Emile Leynaud). Paysans malinké du Haut Niger : tradition et développement rural en Afrique Soudanaise. Bamako : Imprimerie populaire du Mali, 1978. – (et Wâ Komissoko). La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire. Paris : Karthala-ARSAN, 1988/2007. – (et Wâ Komissoko). Soundiata, la gloire du Mali. Paris : Karthala-ARSAN, 1991. – La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Ivry : Nouvelles du Sud & Paris : ACCT, 1994. – (et André Magnin). Seydou Keïta. Zurich/Berlin/New York : Scalo, 1997. – Tyiwara. Paris : Galerie Ratton-Hourdé, 2001. – La charte du Mandé et autres traditions du Mali. Paris : Albin Michel, 2003.
Film :
– Sogow, masques bambara. Acmé Films, Centre de l'audiovisuel (CBA), RTBF (réalisateurs : Y.T. Cissé, Jean-Paul Colleyn).
Youssouf Tata Cissé, né en 1935 à San (région de Ségou), était un puits de science : il a consacré une grande partie de sa vie à la découverte, à l'étude et à la préservation du savoir transmis par la tradition orale en Afrique de l'Ouest. Le 10 décembre 2013, cet ethnologue, historien et écrivain est mort à Paris, à l'âge de 78 ans, des suites de maladie, a annoncé Radio Mali. Quelle perte que sa mort, pour le Mali et pour l'Afrique.
Ingénieur agronome qu'il était d'origine, sa rencontre avec Emile Leynaud, son co-auteur dans "Paysans malinké du Haut-Niger", l'a transmis à se passionner pour l'étude de son propre peuple ; il a su tirer beaucoup d'érudition de la riche éducation traditionnelle qu'il avait absorbée, tant à Kita que dans la région de San et dans le nord de la Côte d'Ivoire.
Depuis plusieurs décennies, Youssouf Tata Cissé s'était installé en France où il était chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et enseignait à la Sorbonne et à l'Institut des Hautes Etudes Sociales de Paris. Spécialiste de la littérature orale, des mythes et légendes du Mali et auteur de nombreux ouvrages portant sur ce sujet, il occupe aujourd'hui le même rang et jouit la même renommée que d'autres maîtres : soit Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire), soit Cheick Hamidou Kané (Sénégal) ou Djibril Tamsir Niane (Guinée).
En 1973 il a soutenu à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Paris) une thèse dirigée par l'ethnologue Germaine Dieterlen, intitulée "Un récit initiatique de chasse: Boli-Nyanan ou les exploits d'un chasseur légendaire".
Il a aussi contribué à l'exhumation et la vulgarisation de la Charte du Mandé ou Charte de Kurukan Fuga, texte oral majeur à la valeur juridique et à la portée universelle confirmée ("La Charte de Kurukan Fuga : aux sources d'une pensée politique en Afrique"). La Charte de Kurukan Fuga est considérée comme l'une des plus anciennes sources des droits de l'homme. Elle est reconnue comme telle par les Nations Unies et est inscrite depuis 2009 par l'UNESCO à son Patrimoine immatériel.
Parmi l'ensemble de ses publications, ce sont surtout les deux ouvrages de référence qui figurent comme les plus connus et les plus cités : "La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundiata, la gloire du Mali", publiés aux Editions Karthala (voir en bas).
Avec sa mort, c'est un baobab géant du Monde Mandé qui s'écroule : Ala ka hinè a la !
Hery
Ouvrages :
– "Notes sur les sociétés de chausseurs malinké", in: Journal de la Société des Africanistes (1964), tome 34/fasc.2, pp.175–226. – (et Germaine Dieterlen). Les Fondements de la société d'initiation du Komo. Paris, La Haye : Mouton et Cie., 1972. – La notion de personne en Afrique. Paris : Editions du CNRS, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (1). Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (2). L'enfance, l'exil, le testament et les funérailles de Maghan Sondyata, les Peuls du Manding. Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1977. – (et Emile Leynaud). Paysans malinké du Haut Niger : tradition et développement rural en Afrique Soudanaise. Bamako : Imprimerie populaire du Mali, 1978. – (et Wâ Komissoko). La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire. Paris : Karthala-ARSAN, 1988/2007. – (et Wâ Komissoko). Soundiata, la gloire du Mali. Paris : Karthala-ARSAN, 1991. – La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Ivry : Nouvelles du Sud & Paris : ACCT, 1994. – (et André Magnin). Seydou Keïta. Zurich/Berlin/New York : Scalo, 1997. – Tyiwara. Paris : Galerie Ratton-Hourdé, 2001. – La charte du Mandé et autres traditions du Mali. Paris : Albin Michel, 2003.
Film :
– Sogow, masques bambara. Acmé Films, Centre de l'audiovisuel (CBA), RTBF (réalisateurs : Y.T. Cissé, Jean-Paul Colleyn).
Lobi Traoré: Bamako Nights – Live at Bar Bozo 1995 (Mali)
Hommage au génie d'un musicien disparu trop tôt
La mort tragique et inattendue de Lobi Traoré à l'âge de 49 en 2010 a mis fin à sa carrière avant d'avoir pu amasser une vaste discographie qu'il semblait tellement en mesure de fournir : Lobi Traoré a produit 5 albums studio et 4 albums live, dont la session acoustique en solo, Rainy Season Blues (2010). Heureusement, avant son décès, Traoré nous a laissés Bamako Nights: Live at Bar Bozo 1995, un trésor inédit disponible chez Glitterbeat Records (Allemagne). Cet enregistrement capture Traoré dans les premières étapes de sa carrière, annonçant sa présence comme une voix passionnée et guitariste flamboyant sur la scène musicale malienne.
Né en 1961 à Bakaridiana, petit village dans la région de Ségou au Mali, Traoré a été inspiré à commencer le jeu de guitare après avoir entendu le guitariste Zani Diabaté & son superbe Djata Band. L'influence de la musique rock occidentale est également assez évidente dans son jeu à écouter nettement au Bar Bozo. Dès ses premiers jours, Lobi était un rock & blues fan qui a écouté les guitaristes de John Lee Hooker à Angus Young (AC/DC). Cette histoire combinée au fait qu'il a commencé en tant que percussionniste en dit beaucoup sur le style expressif, très rythmique et terreux de bambara roots que Lobi a continué à développer.
Cet nouvel album live témoigne le génie incendiaire de Lobi Traoré. En 1995, le Bar Bozo, petite boîte de nuit, était une destination unique à Bamako. Le Mali étant une démocratie depuis un an, et les gens ont cherché à trouver de nouvelles façons d'exercer la liberté. Le bar était peu glamoureux, sombre et souvent bondé. Pas réservé pour l'élite mais pour la classe ouvrière venue pour boire, danser et savourer de la musique live tout au long de la nuit. A cette époque, Lobi était encore en train de devenir un artiste populaire à Bamako mais son mélange de la musique bambara et guitare électrique aiguisée, ainsi que ses chansons philosophiques traitant la vie sociale et les défis des populations rurales remportaient un franc succès dans la capitale.
Les enregistrements en live au Bar Bozo sont indéniablement bruts, et Traoré semble complètement dans son élément. Comme beaucoup d'autres Maliens à cette époque-là, Traoré avait migré du village à la ville, et sa musique exprime la tension de cette transition du milieu rural (traditionnel) au milieu urbain (moderne). Homme de petite taille, Traoré a néanmoins une puissance scénique étourdissante et produit des riffs d'une telle densité fluide indéniable qui semblent ignorer les étiquettes de "blues", de "rock" ou de "folk".
Bamako Nights est un document sonore impressionnant évoquant un artiste sans pair, une époque et un lieu qui se sont rencontrés avec puissance mais ne peuvent jamais être récupérés ...
La formation : Lobi Traoré (guitare électrique, voix solo), Alou Dembélé (basse, voix), Binké Traoré (basse, voix), Yaya Dembélé (djembé), Samba Sissoko (batterie, voix).
CD : Lobi Traoré : Bamako Nights – Live at Bar Bozo 1995. Glitterhouse Rec. (2013)
Herbert

La mort tragique et inattendue de Lobi Traoré à l'âge de 49 en 2010 a mis fin à sa carrière avant d'avoir pu amasser une vaste discographie qu'il semblait tellement en mesure de fournir : Lobi Traoré a produit 5 albums studio et 4 albums live, dont la session acoustique en solo, Rainy Season Blues (2010). Heureusement, avant son décès, Traoré nous a laissés Bamako Nights: Live at Bar Bozo 1995, un trésor inédit disponible chez Glitterbeat Records (Allemagne). Cet enregistrement capture Traoré dans les premières étapes de sa carrière, annonçant sa présence comme une voix passionnée et guitariste flamboyant sur la scène musicale malienne.
Né en 1961 à Bakaridiana, petit village dans la région de Ségou au Mali, Traoré a été inspiré à commencer le jeu de guitare après avoir entendu le guitariste Zani Diabaté & son superbe Djata Band. L'influence de la musique rock occidentale est également assez évidente dans son jeu à écouter nettement au Bar Bozo. Dès ses premiers jours, Lobi était un rock & blues fan qui a écouté les guitaristes de John Lee Hooker à Angus Young (AC/DC). Cette histoire combinée au fait qu'il a commencé en tant que percussionniste en dit beaucoup sur le style expressif, très rythmique et terreux de bambara roots que Lobi a continué à développer.
Cet nouvel album live témoigne le génie incendiaire de Lobi Traoré. En 1995, le Bar Bozo, petite boîte de nuit, était une destination unique à Bamako. Le Mali étant une démocratie depuis un an, et les gens ont cherché à trouver de nouvelles façons d'exercer la liberté. Le bar était peu glamoureux, sombre et souvent bondé. Pas réservé pour l'élite mais pour la classe ouvrière venue pour boire, danser et savourer de la musique live tout au long de la nuit. A cette époque, Lobi était encore en train de devenir un artiste populaire à Bamako mais son mélange de la musique bambara et guitare électrique aiguisée, ainsi que ses chansons philosophiques traitant la vie sociale et les défis des populations rurales remportaient un franc succès dans la capitale.
Les enregistrements en live au Bar Bozo sont indéniablement bruts, et Traoré semble complètement dans son élément. Comme beaucoup d'autres Maliens à cette époque-là, Traoré avait migré du village à la ville, et sa musique exprime la tension de cette transition du milieu rural (traditionnel) au milieu urbain (moderne). Homme de petite taille, Traoré a néanmoins une puissance scénique étourdissante et produit des riffs d'une telle densité fluide indéniable qui semblent ignorer les étiquettes de "blues", de "rock" ou de "folk".
Bamako Nights est un document sonore impressionnant évoquant un artiste sans pair, une époque et un lieu qui se sont rencontrés avec puissance mais ne peuvent jamais être récupérés ...
La formation : Lobi Traoré (guitare électrique, voix solo), Alou Dembélé (basse, voix), Binké Traoré (basse, voix), Yaya Dembélé (djembé), Samba Sissoko (batterie, voix).
CD : Lobi Traoré : Bamako Nights – Live at Bar Bozo 1995. Glitterhouse Rec. (2013)
Herbert

Annonce: nouvel album de Tinariwen en février 2014 (Mali)
"Emmaar", nouvel album du groupe touareg Tinariwen
Le 11 février à venir va sortir le nouvel album intitulé "Emmaar" ...
"Emmaar" est le successeur de l'album "Tassili" (2011) ayant gagné Grammy for Best World Music album.
En raison des bouleversements dans leur propre pays, le groupe a enregistré cet album dans un autre désert : Joshua Tree en Californie. "We were not in a proper studio or outside in the desert like "Tassili", a dit le multi-instrumentiste Ag Leche, "we built a studio in a big house in Joshua Tree. Everybody in the same room, with no separation. We wanted something which sounded natural and live."
Sur l'album, on écoute aussi des musiciens illustres dont le guitariste Josh Klinghoffer (Red Hot Chili Peppers), Matt Sweeney (Chavez), le violoniste nashvillien Fats Kaplin et le poète Saul Williams ... On a mixé l'album à Nashville (Tennessee) par Vance Powell ...
Voici le vidéo officiel du groupe :
http://www.youtube.com/watch?v=bvFrCulCvgM&am...
Bon écoute, Herbert

Le 11 février à venir va sortir le nouvel album intitulé "Emmaar" ...
"Emmaar" est le successeur de l'album "Tassili" (2011) ayant gagné Grammy for Best World Music album.
En raison des bouleversements dans leur propre pays, le groupe a enregistré cet album dans un autre désert : Joshua Tree en Californie. "We were not in a proper studio or outside in the desert like "Tassili", a dit le multi-instrumentiste Ag Leche, "we built a studio in a big house in Joshua Tree. Everybody in the same room, with no separation. We wanted something which sounded natural and live."
Sur l'album, on écoute aussi des musiciens illustres dont le guitariste Josh Klinghoffer (Red Hot Chili Peppers), Matt Sweeney (Chavez), le violoniste nashvillien Fats Kaplin et le poète Saul Williams ... On a mixé l'album à Nashville (Tennessee) par Vance Powell ...
Voici le vidéo officiel du groupe :
http://www.youtube.com/watch?v=bvFrCulCvgM&am...
Bon écoute, Herbert

Moussa Konaté: mort d'un grand écrivain et intellectuel (Mali)
"Maa*, toi le génie des eaux, je viens te voir au nom du pacte qui lie mon peuple à toi. Bientôt, les Bozos devront affronter les terribles hommes crocodiles. Parce que je sais que nous sommes liés pour l'éternité, toi et nous les Bozos, j'ai décidé de les affronter en comptant sur ton soutien." (M. Konaté, La malédiction du Lamantin, p.55)
Moussa Konaté nous a quittés
Le romancier, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté, surtout connu est estimé par ses policiers du "commissaire Habib", est décédé samedi dernier à Limoges (France). Il avait 62 ans seulement.
Né en 1951 à Kita, au Mali, cet intellectuel et ambassadeur de la culture malienne à l'étranger, diplômé en lettres de l'ENSup de Bamako, a enseigné la littérature pendant plusieurs années avant de se consacrer à une carrière comme écrivain libre. En 1997, il a fondé les éditions Le Figuier, devenant ainsi le premier écrivain-éditeur du Mali, de plus, il était co-directeur du Festival Etonnants Voyageurs de Bamako.
Au début des années '80, il a publié son premier roman, en français ; outre le français, il a publié des ouvrages en langues maliennes dont en peul, en soninké et surtout en bambara : Jakuma kegunnin (Le petit chat rusé), Aladen ni jinèmori lanpan (Aladin et la lampe merveilleuse), Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè (Ali Baba et les quarante voleurs), Baru n'a basinamuso jugu (Barou et la méchante co-épouse), Sitan dennin faratilen (La fille Sitan en danger) etc., afin de s'adresser surtout à un public juvénile au Mali. Cependant, il s'est fait un nom surtout comme écrivain de policiers pour explorer son pays natal : par les enquêtes de son commissaire fêtiche, Habib. Considéré comme le meilleur représentant de la littérature moderne de son pays, ce Malien a mis en scène son alter ego Habib au pays Dogon (L'Empreinte du renard), dans la capitale malienne (L'Assassin du Banconi) et dans la société bozo le long du fleuve Niger en mettant par écrit le mythe du lamantin et l'histoire des Bozo (La malédiction du Lamantin). Moussa Konaté était toujours un fervent préconiseur du policier : "Je ne vois pas de différence entre le roman policier, et le roman en général. Le roman policier a toute sa place dans la littérature". Que c'est vrai !
Moussa Konaté était aussi essayiste et polémiste, à l'image d'un de ses derniers ouvrages intitulé L'Afrique noire est-elle maudite ? D'une rigueur intellectuelle rarement égalée sur le continent africain, Moussa Konaté s'est fait remarquer aussi comme voix importante contre la dictature de Moussa Traoré (Mali: ils ont assassiné l'espoir. Réflexion sur le drame d'un peuple, en 1990). Depuis samedi dernier, cette voix s'est arrêtée mais il nous reste une vingtaine de livres pleins de l'intelligence d'une grande finesse ayant dévoilé – surtout dans ses policiers – un Mali "écartelé entre modernité et respect de la tradition" ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò suma !
Hery
Autres ouvrages de cet auteur :
Khasso. Editions théâtrales. 2005. L'Honneur des Kéita. Gallimard, 2002. Un appel de nuit. Lansman, 1995 (rééd. 2004). Chronique d'une journée de répression. L'Harmattan, 1989. Fils du chaos. L'Harmattan, 1986. L'Or du Diable. L'Harmattan, 1985. Une aube incertaine. Présence africaine, 1985. Le Prix de l'âme. Présence africaine, 1981.
*en bozo(-sorogaama), maa veut dire "lamantin" (lat. Trichechus senegalensis)

Moussa Konaté nous a quittés
Le romancier, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté, surtout connu est estimé par ses policiers du "commissaire Habib", est décédé samedi dernier à Limoges (France). Il avait 62 ans seulement.
Né en 1951 à Kita, au Mali, cet intellectuel et ambassadeur de la culture malienne à l'étranger, diplômé en lettres de l'ENSup de Bamako, a enseigné la littérature pendant plusieurs années avant de se consacrer à une carrière comme écrivain libre. En 1997, il a fondé les éditions Le Figuier, devenant ainsi le premier écrivain-éditeur du Mali, de plus, il était co-directeur du Festival Etonnants Voyageurs de Bamako.
Au début des années '80, il a publié son premier roman, en français ; outre le français, il a publié des ouvrages en langues maliennes dont en peul, en soninké et surtout en bambara : Jakuma kegunnin (Le petit chat rusé), Aladen ni jinèmori lanpan (Aladin et la lampe merveilleuse), Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè (Ali Baba et les quarante voleurs), Baru n'a basinamuso jugu (Barou et la méchante co-épouse), Sitan dennin faratilen (La fille Sitan en danger) etc., afin de s'adresser surtout à un public juvénile au Mali. Cependant, il s'est fait un nom surtout comme écrivain de policiers pour explorer son pays natal : par les enquêtes de son commissaire fêtiche, Habib. Considéré comme le meilleur représentant de la littérature moderne de son pays, ce Malien a mis en scène son alter ego Habib au pays Dogon (L'Empreinte du renard), dans la capitale malienne (L'Assassin du Banconi) et dans la société bozo le long du fleuve Niger en mettant par écrit le mythe du lamantin et l'histoire des Bozo (La malédiction du Lamantin). Moussa Konaté était toujours un fervent préconiseur du policier : "Je ne vois pas de différence entre le roman policier, et le roman en général. Le roman policier a toute sa place dans la littérature". Que c'est vrai !
Moussa Konaté était aussi essayiste et polémiste, à l'image d'un de ses derniers ouvrages intitulé L'Afrique noire est-elle maudite ? D'une rigueur intellectuelle rarement égalée sur le continent africain, Moussa Konaté s'est fait remarquer aussi comme voix importante contre la dictature de Moussa Traoré (Mali: ils ont assassiné l'espoir. Réflexion sur le drame d'un peuple, en 1990). Depuis samedi dernier, cette voix s'est arrêtée mais il nous reste une vingtaine de livres pleins de l'intelligence d'une grande finesse ayant dévoilé – surtout dans ses policiers – un Mali "écartelé entre modernité et respect de la tradition" ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò suma !
Hery
Autres ouvrages de cet auteur :
Khasso. Editions théâtrales. 2005. L'Honneur des Kéita. Gallimard, 2002. Un appel de nuit. Lansman, 1995 (rééd. 2004). Chronique d'une journée de répression. L'Harmattan, 1989. Fils du chaos. L'Harmattan, 1986. L'Or du Diable. L'Harmattan, 1985. Une aube incertaine. Présence africaine, 1985. Le Prix de l'âme. Présence africaine, 1981.
*en bozo(-sorogaama), maa veut dire "lamantin" (lat. Trichechus senegalensis)

"Passe avant " Mali à la frontière du Sénégal
bonjour, j'ai cru comprendre qu'à la frontière de Kidira par exemple si je sort du Sénégal , ils peuvent me fournir un papier en guise de visa valable 3 jours et à faire régulariser à Bamako.
Question : je rendre donc par Kidira , mais avec mon véhicule je prend la piste qui part sur Kiffa et à Aouarou je reprend une autre piste pour Kaedi en Mauritanie , me laisseront-il sortir du Mali ou obligé de faire demi tour hiiii
Visa Mali par Kidira
bonjour devant entrer au Mali par Kidira sans visa , peut-on avoir celui ci à la frontière car ensuite je remonte par les pistes sur la Mauritanie, ça m'éviterai d'aller au consulat de Dakar, merci
Frontières Mali
hello, every body !
Sommes à Rabat pour visas Mauritanie.
En ai profité pour aller ambassade du Mali : aucun problème pour entrer au Mali, aucune frontière fermée, restez au sud et voilà ...
Bonne route,
Poème bozo: "La femme" (Mali)
POÈME BOZO : "LA FEMME"
– en bozo-sorogaama :

– en français :
La Femme
Qu’est–ce que la féminité? C’est la patience et la tolérance. La féminité est une grande chose. La féminité n’a pas de pareille. Qui dit que la femme n’est rien? La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison. Une maison sans femme n’est qu’une chambre à coucher. Les chefs, les grands savants, les miséreux et les sots proviennent tous de toi. Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef. C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants. Tu es la parure et le miroir de l’homme. Tu es l’aiguille de la parenté. C’est toi qui te réveilles avant tout le monde et c’est toi qui te couches après tout le monde. Il n’y a pas de foyer sans femme.
– traduction des phrases :
Yugon yugon femme La femme.
Mòò ga yuaama ni ? mòò – ga – yuaama – ni que – COP – féminité – COP Qu’est-ce que la féminité?
Munyu yen sawaren. munyu – yen – sawaren patience – et – tolérance C’est la patience et la tolérance.
Yuaama ga pò buron ni. yuaama – ga – pò – buron – ni féminité – COP – chose – grand – COP La féminité est une grande chose.
Yuaama numèn na yon. yuaama – numèn – na – yon féminité – pareil – COPnég – là-bas La féminité n’a pas de pareille.
Wilaa yo yugon na pò ni ? wilaa – yo – yugon – na – pò – ni qui – dire – femme – COPnég – chose – COP Qui dit que la femme n’est rien?
Yugon wò ga gundi sugon yen a pitilankoru ni. yugon – wò – ga – gundi – sugon – yen – a – pitilan-kòru – ni femme – FOC – COP – concession – pilier – et – son – lampe à huile-canari – COP La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison.
Yugon na gundi mòò nii, yugon – na – gundi – mòò – nii femme – COPnég – concession – humain – dans Une maison sans femme n’est
nyòn ga saagò kènè ni. nyòn – ga – saa–gò – kènè – ni DEM – COP – se coucher-lieu – simple – COP qu’une chambre à coucher.
Kaananke, toiya, misikiini yen kaananke – toi-ya – misikiini – yen roi – savoir-celui qui – mendiant – et Les rois, les grands savants, les miséreux et
dundòrò saan baga wò i. dundòrò – saan – ba-ga – wò – i sot – tous – sortir–PFF – toi – de les sots proviennent tous de toi.
Kaananke muuntii yen a tege bundu kaananke – muun–tii – yen – a – tege – bundu chef – nez–poil – et – son – front – furoncle Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef.
Dienmbe, naaniya yen e nuun korontuu dienmbe – naanyè – yen – e – nuun – koron-tuu enfants – confiance? – et – leur – ventre – ajouter?-propriétaire C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants.
Kaigu masiri yen a duwalen. kaigu – masiri – yen – a – duwalen homme – parure – et – son – miroir Tu es la parure et le miroir de l’homme.
Kati yen sumu mèsèni. kati – yen – sumu – mèsèni parenté? – et – hôte? – aiguille Tu es l’aiguille de la parenté.
An duò ga kiri wèrè saan tegaa. an duò – ga – kiri – wèrè – saan – tegaa tu-EMPH – IPF – se lever – autre – tous – avant C’est toi qui te réveilles avant tout le monde
An duò ga n saa wèrè saan kòtien. an duò – ga – n saa – wèrè – saan – kòtien tu-EMPH – IPF – se coucher – autre – tous – après c’est toi qui te couches après tout le monde.
Nyama na manyama yugon kòtien. nyama – na – manyama – yugon – kòtien autrui – COPnég – foyer – femme – sans Il n’y a pas de foyer sans femme.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = pronom démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = focalisateur ; IPF = imperfectif ; PFF = perfectif.
Référence : SIL Mali/gtz, Bamako.
Bonne lecture !
Hery

– en bozo-sorogaama :

– en français :
La Femme
Qu’est–ce que la féminité? C’est la patience et la tolérance. La féminité est une grande chose. La féminité n’a pas de pareille. Qui dit que la femme n’est rien? La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison. Une maison sans femme n’est qu’une chambre à coucher. Les chefs, les grands savants, les miséreux et les sots proviennent tous de toi. Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef. C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants. Tu es la parure et le miroir de l’homme. Tu es l’aiguille de la parenté. C’est toi qui te réveilles avant tout le monde et c’est toi qui te couches après tout le monde. Il n’y a pas de foyer sans femme.
– traduction des phrases :
Yugon yugon femme La femme.
Mòò ga yuaama ni ? mòò – ga – yuaama – ni que – COP – féminité – COP Qu’est-ce que la féminité?
Munyu yen sawaren. munyu – yen – sawaren patience – et – tolérance C’est la patience et la tolérance.
Yuaama ga pò buron ni. yuaama – ga – pò – buron – ni féminité – COP – chose – grand – COP La féminité est une grande chose.
Yuaama numèn na yon. yuaama – numèn – na – yon féminité – pareil – COPnég – là-bas La féminité n’a pas de pareille.
Wilaa yo yugon na pò ni ? wilaa – yo – yugon – na – pò – ni qui – dire – femme – COPnég – chose – COP Qui dit que la femme n’est rien?
Yugon wò ga gundi sugon yen a pitilankoru ni. yugon – wò – ga – gundi – sugon – yen – a – pitilan-kòru – ni femme – FOC – COP – concession – pilier – et – son – lampe à huile-canari – COP La femme est le pilier et la lampe à huile de la maison.
Yugon na gundi mòò nii, yugon – na – gundi – mòò – nii femme – COPnég – concession – humain – dans Une maison sans femme n’est
nyòn ga saagò kènè ni. nyòn – ga – saa–gò – kènè – ni DEM – COP – se coucher-lieu – simple – COP qu’une chambre à coucher.
Kaananke, toiya, misikiini yen kaananke – toi-ya – misikiini – yen roi – savoir-celui qui – mendiant – et Les rois, les grands savants, les miséreux et
dundòrò saan baga wò i. dundòrò – saan – ba-ga – wò – i sot – tous – sortir–PFF – toi – de les sots proviennent tous de toi.
Kaananke muuntii yen a tege bundu kaananke – muun–tii – yen – a – tege – bundu chef – nez–poil – et – son – front – furoncle Tu es le poil nasal et le furoncle frontal du chef.
Dienmbe, naaniya yen e nuun korontuu dienmbe – naanyè – yen – e – nuun – koron-tuu enfants – confiance? – et – leur – ventre – ajouter?-propriétaire C’est toi qui consoles et entretiens l’estomac des enfants.
Kaigu masiri yen a duwalen. kaigu – masiri – yen – a – duwalen homme – parure – et – son – miroir Tu es la parure et le miroir de l’homme.
Kati yen sumu mèsèni. kati – yen – sumu – mèsèni parenté? – et – hôte? – aiguille Tu es l’aiguille de la parenté.
An duò ga kiri wèrè saan tegaa. an duò – ga – kiri – wèrè – saan – tegaa tu-EMPH – IPF – se lever – autre – tous – avant C’est toi qui te réveilles avant tout le monde
An duò ga n saa wèrè saan kòtien. an duò – ga – n saa – wèrè – saan – kòtien tu-EMPH – IPF – se coucher – autre – tous – après c’est toi qui te couches après tout le monde.
Nyama na manyama yugon kòtien. nyama – na – manyama – yugon – kòtien autrui – COPnég – foyer – femme – sans Il n’y a pas de foyer sans femme.
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = pronom démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = focalisateur ; IPF = imperfectif ; PFF = perfectif.
Référence : SIL Mali/gtz, Bamako.
Bonne lecture !
Hery

Huit devinettes bozo (Mali)
Huit devinettes bozo
Les Bozo vivent dans le Delta central du fleuve Niger (Mali) qui est inondé an par an. Traditionnellement pêcheurs, ils suivent la décrue annuelle du fleuve et de ses bras secondaires et se déplacent en pirogue à la recherche du poisson.
Le terme "Bozo" n'est pas un terme autochtone mais un nom générique attribué aux pêcheurs du Delta central par les Bambara. Cet ethnonyme veut dire "maison en bambou" (bò-so)*, ceci parce que les huttes temporaires (sur les dagaa) utilisées par eux quand ils suivent la crue sont construites en bambou et en paille. Autrement dit, les "Bozo" sont les pêcheurs du Delta perçus par les Bambara comme ceux qui habitent des huttes en bambou.
Sur le plan linguistique, les bozophones (environ 80-120.000 locuteurs) se divisent en quatre groupes : le kélinga (hainyaxo), le tieyaxo, le sorogaama (jenaama) et le tiema cewe.
(note : par dérogation au texte original, j'ai adapté les devinettes en bas selon mes propres données du bozo-sorogaama parlé autour du lac Débo. En général, le sorogaama forme une chaîne dialectale qui couvre une aire géographique entre le Niger et le Bani (dite Pondori), la région entre le Diaka et le Niger dans l'arrondissement de Sossobé, la région autour de la ville de Kouakourou (près de Djenné) ainsi que la région comprise entre Mopti et le lac Débo le long du fleuve Niger.)
Voici les devinettes ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
1. J’ai conduit mon cheval. Arrivé, j’ai mis sa queue dans son ventre. C'est quoi ?
(la perche et la pirogue)
2. J’ai barré ma mare qui contient trente poissons. Nous l’avons pêché et chacun a capturé trente poissons.
(le mois de carême)
3. Il est long et n’a pas d’ombre.
(la route)
4. Il est plus haut assis que debout.
(le chien)
5. Il se meut mais n’a pas d’intestin.
(la corde)
6. Mon cheval est dans la maison, sa queue est dehors.
(la fumée)
7. Gidi a tant dansé qu‘il a grossi.
(la quenouille)
8. J’ai fait des vas-et-viens avec mon cheval, je n’ai pas vu ses traces.
(la pirogue)
+++++++++++++++++++++
(source : SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
*en bambara, bò veut dire "bambou", so veut dire "maison".

Les Bozo vivent dans le Delta central du fleuve Niger (Mali) qui est inondé an par an. Traditionnellement pêcheurs, ils suivent la décrue annuelle du fleuve et de ses bras secondaires et se déplacent en pirogue à la recherche du poisson.
Le terme "Bozo" n'est pas un terme autochtone mais un nom générique attribué aux pêcheurs du Delta central par les Bambara. Cet ethnonyme veut dire "maison en bambou" (bò-so)*, ceci parce que les huttes temporaires (sur les dagaa) utilisées par eux quand ils suivent la crue sont construites en bambou et en paille. Autrement dit, les "Bozo" sont les pêcheurs du Delta perçus par les Bambara comme ceux qui habitent des huttes en bambou.
Sur le plan linguistique, les bozophones (environ 80-120.000 locuteurs) se divisent en quatre groupes : le kélinga (hainyaxo), le tieyaxo, le sorogaama (jenaama) et le tiema cewe.
(note : par dérogation au texte original, j'ai adapté les devinettes en bas selon mes propres données du bozo-sorogaama parlé autour du lac Débo. En général, le sorogaama forme une chaîne dialectale qui couvre une aire géographique entre le Niger et le Bani (dite Pondori), la région entre le Diaka et le Niger dans l'arrondissement de Sossobé, la région autour de la ville de Kouakourou (près de Djenné) ainsi que la région comprise entre Mopti et le lac Débo le long du fleuve Niger.)
Voici les devinettes ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
1. J’ai conduit mon cheval. Arrivé, j’ai mis sa queue dans son ventre. C'est quoi ?
(la perche et la pirogue)
2. J’ai barré ma mare qui contient trente poissons. Nous l’avons pêché et chacun a capturé trente poissons.
(le mois de carême)
3. Il est long et n’a pas d’ombre.
(la route)
4. Il est plus haut assis que debout.
(le chien)
5. Il se meut mais n’a pas d’intestin.
(la corde)
6. Mon cheval est dans la maison, sa queue est dehors.
(la fumée)
7. Gidi a tant dansé qu‘il a grossi.
(la quenouille)
8. J’ai fait des vas-et-viens avec mon cheval, je n’ai pas vu ses traces.
(la pirogue)
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(source : SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
*en bambara, bò veut dire "bambou", so veut dire "maison".

Chanter pour les réfugiés touaregs (Mali, Niger, Algérie)
Album caritatif au profit des réfugiés dans le Sahara
Deux labels, l’un allemand (Glitterhouse) et l’autre français (Reaktion), s’unissent pour publier une compilation de musiques touarègues contemporaines : "Songs for Desert Refugees", accompagnée d'un livret documenté (en anglais). Les bénéfices de ses ventes vont à deux ONG activées dans l’aide aux réfugiés du désert : ETAR (sur Aguel'hoc) et TAMOUDRÉ (sur Tessalit, Kidal et la frontière algérienne). A part les gains, le but de cette compilation est aussi de faire découvrir de la bonne musique, de témoigner la richesse musicale du peuple touareg et de "casser quelques clichés hérités de la colonisation, comme celui de 'l'homme bleu du désert' (ou bien guerrier sanguinare et bandit de grand chemin)."
Selon les Nations Unies, depuis mi-janvier 2012, des dizaines de milliers de Touaregs, Sonraïs, Foulbés et Arabes ont fui les combats au Nord-Mali et se retrouvent dès lors dans des campements de réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso, grâce, notamment, à l'aide des ONG (on estime jusqu'à 200.000 personnes et plus). Et des émeutes à Bamako, Kati et d'autres villes du sud, ont aussi forcé les Touaregs et Arabes y demeurant à s'enfuir. Cette compilation fait remarquer à cette tragédie des réfugiés au Mali ...
Afin de venir en aide aux réfugiés, douze groupes touaregs apportent gratuitement leur contribution pour compiler et sortir un album caritatif, présentant un superbe mélange de musique du désert, incluant des morceaux rares ou même inédits (7 sur 12). Et les meilleurs groupes touaregs du moment, les plus renommés sont là pour aider, qu'ils soient du Mali (Tinariwen, Tamikrest, Tartit, Terakraft, Tadalat, Amanar, Ibrahim Djo Experience), du Niger (Bombino, Toumast, Etran Finatwa) ou d'Algérie (Faris, Nabil Baly Othmani) : guitares électriques, rythmes hypnotiques et obsédants, battements des mains, trilles féminins, tout y est. La musique de cette compilation reflète ce que le désert représente pour eux : la joie et la beauté, la vie intense, la poésie et le calme, la fierté et la paix. Elle est dédiée "to all those who are working to make it so again." (cf. livret du cd). C'est à souhaiter ...
Cet album regroupe les vedettes de la scène musicale touarègue, les uniques Tinariwen, Tamikrest et Terakraft (leur "Nak Essanagh" est magnifique), tous avec des morceaux inédits. Mais l'album est aussi un showcase pour des groupes peu connus, tels que les jeunes Tadalat, un nouveau groupe d'Aguel'hoc (Mali), à classer parmi le genre new wave touareg, à côté de Tamikrest et Amanar. Très bonne guitare solo. Comme Tamikrest aussi, Tadalat parvient à intégrer la batterie, jusqu'ici plutôt une rareté parmi les groupes touaregs. Le groupe malien-français Ibrahim Djo Experience (avec le guitariste rythmique français Paul Salvagnac, depuis peu membre de Tamikrest) se présente très bluesy. Le morceau le plus enchantant peut-être, et qui vaut l'achat tout seul est "Tigrawahi Tikma" du Touareg nigérien, Bombino : plus de treize minutes de musique en live, formidable, les longues improvisations rock de Grateful Dead saluent. Le morceau final est présenté par le groupe traditionnel Tartit (5 femmes et 4 hommes tous venant de la région de Tombouctou) avec "Tihou Beyatene" (voix du désert), pris de leur deuxième album "Abacabok", qui nous conduit à une toute autre voie de la musique touarègue : la poésie chantée avec le tambour tindé, genre musical très répandu dans l'ensemble du monde touareg, soit dans les régions touarègues du nord (Ahaggar et Ajjer en Algérie), soit dans celles du sud (Adagh des Ifoghas et Azawagh au Mali). Rythme cyclique sur le tindé, musique en transe, hypnotique, enchanteur ...
Une compilation magnifique – passionnant et d'un charme envoûtant, à recommander vivement !
VIVE LE MALI !
Hery
Annexe :
Voici une petite liste de cds incontournables de la musique touarègue contemporaine du Mali et du Niger. Ouvrages musicaux à ne pas manquer dans une bonne collection de disques ...
Amanar (2009). Alghafiat. (c) Amanar. Amanar (2012). Remixed. Sahel Sounds. (téléchargement libre) Ibrahim Djo* (2007). Ibrahim Djo. Association Targuie. Ibrahim Djo (2008). Demo 2008. Association Targuie. Ibrahim Djo Experience (2011). Azeman. Targuie/Reaktion. Tadalat (2011). Aguel’hoc. Sahara Sounds. Tamikrest (2010). Adagh. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2010). Sahara Campfire Sessions. Glitterhouse Rec. (vendu sur les concerts du groupe !) Tamikrest (2011). Toumastin. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2013). Chatma. Glitterhouse Rec. Tartit (1997). Amazagh. Fonti Musicali. Tartit (2000). Ichichila. Desert Blues from Malian Tuareg. Network Medien. Tartit (2006). Abacabok. Crammed Discs. Terakraft (2007). Bismilla – The BKO Sessions. Tapsit. Terakraft (2009). Live 2008. Tapsit/Reaktion. Terakraft (2009). Akh Issudar. Independant. Terakraft (2011). Aratan N Azawad. Tapsit/World Village. Terakraft (2012). Kel Tamasheq. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2004). Amassakoul. Wayward Rec. Tinariwen (2004). The Radio Tisdas Sessions. Emma Prod. Tinariwen (2007). Aman Iman: Water is Life. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2009). Imidiwan : Companions. Pias UK/Independiente/rough trade. Tinariwen (2011). Live in Paris 2011. V2. Tinariwen (2011). Tassili. Wedge S.a.r.l.
Bombino (2010). Agamgam 2004. Reaktion. Bombino (2011). Agadez. Cumbancha. Bombino (2013). Nomad. Nonesuch Rec. Etran Finatawa** (2006). Introducing. World Music Network. Etran Finatawa (2008). Desert Crossroads. World Music Network. Etran Finatawa (2010). Tarkat Tajje/Let’s go ! Riverboat. Etran Finatawa (2013). The Sahara Sessions. Riverboat. Toumast (2006). Ishumar. Kraked/Village Vert. Toumast (2009). Amachal. Green United Music.
*groupe touareg-français, **groupe touareg-peul

Deux labels, l’un allemand (Glitterhouse) et l’autre français (Reaktion), s’unissent pour publier une compilation de musiques touarègues contemporaines : "Songs for Desert Refugees", accompagnée d'un livret documenté (en anglais). Les bénéfices de ses ventes vont à deux ONG activées dans l’aide aux réfugiés du désert : ETAR (sur Aguel'hoc) et TAMOUDRÉ (sur Tessalit, Kidal et la frontière algérienne). A part les gains, le but de cette compilation est aussi de faire découvrir de la bonne musique, de témoigner la richesse musicale du peuple touareg et de "casser quelques clichés hérités de la colonisation, comme celui de 'l'homme bleu du désert' (ou bien guerrier sanguinare et bandit de grand chemin)."
Selon les Nations Unies, depuis mi-janvier 2012, des dizaines de milliers de Touaregs, Sonraïs, Foulbés et Arabes ont fui les combats au Nord-Mali et se retrouvent dès lors dans des campements de réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso, grâce, notamment, à l'aide des ONG (on estime jusqu'à 200.000 personnes et plus). Et des émeutes à Bamako, Kati et d'autres villes du sud, ont aussi forcé les Touaregs et Arabes y demeurant à s'enfuir. Cette compilation fait remarquer à cette tragédie des réfugiés au Mali ...
Afin de venir en aide aux réfugiés, douze groupes touaregs apportent gratuitement leur contribution pour compiler et sortir un album caritatif, présentant un superbe mélange de musique du désert, incluant des morceaux rares ou même inédits (7 sur 12). Et les meilleurs groupes touaregs du moment, les plus renommés sont là pour aider, qu'ils soient du Mali (Tinariwen, Tamikrest, Tartit, Terakraft, Tadalat, Amanar, Ibrahim Djo Experience), du Niger (Bombino, Toumast, Etran Finatwa) ou d'Algérie (Faris, Nabil Baly Othmani) : guitares électriques, rythmes hypnotiques et obsédants, battements des mains, trilles féminins, tout y est. La musique de cette compilation reflète ce que le désert représente pour eux : la joie et la beauté, la vie intense, la poésie et le calme, la fierté et la paix. Elle est dédiée "to all those who are working to make it so again." (cf. livret du cd). C'est à souhaiter ...
Cet album regroupe les vedettes de la scène musicale touarègue, les uniques Tinariwen, Tamikrest et Terakraft (leur "Nak Essanagh" est magnifique), tous avec des morceaux inédits. Mais l'album est aussi un showcase pour des groupes peu connus, tels que les jeunes Tadalat, un nouveau groupe d'Aguel'hoc (Mali), à classer parmi le genre new wave touareg, à côté de Tamikrest et Amanar. Très bonne guitare solo. Comme Tamikrest aussi, Tadalat parvient à intégrer la batterie, jusqu'ici plutôt une rareté parmi les groupes touaregs. Le groupe malien-français Ibrahim Djo Experience (avec le guitariste rythmique français Paul Salvagnac, depuis peu membre de Tamikrest) se présente très bluesy. Le morceau le plus enchantant peut-être, et qui vaut l'achat tout seul est "Tigrawahi Tikma" du Touareg nigérien, Bombino : plus de treize minutes de musique en live, formidable, les longues improvisations rock de Grateful Dead saluent. Le morceau final est présenté par le groupe traditionnel Tartit (5 femmes et 4 hommes tous venant de la région de Tombouctou) avec "Tihou Beyatene" (voix du désert), pris de leur deuxième album "Abacabok", qui nous conduit à une toute autre voie de la musique touarègue : la poésie chantée avec le tambour tindé, genre musical très répandu dans l'ensemble du monde touareg, soit dans les régions touarègues du nord (Ahaggar et Ajjer en Algérie), soit dans celles du sud (Adagh des Ifoghas et Azawagh au Mali). Rythme cyclique sur le tindé, musique en transe, hypnotique, enchanteur ...
Une compilation magnifique – passionnant et d'un charme envoûtant, à recommander vivement !
VIVE LE MALI !
Hery
Annexe :
Voici une petite liste de cds incontournables de la musique touarègue contemporaine du Mali et du Niger. Ouvrages musicaux à ne pas manquer dans une bonne collection de disques ...
Amanar (2009). Alghafiat. (c) Amanar. Amanar (2012). Remixed. Sahel Sounds. (téléchargement libre) Ibrahim Djo* (2007). Ibrahim Djo. Association Targuie. Ibrahim Djo (2008). Demo 2008. Association Targuie. Ibrahim Djo Experience (2011). Azeman. Targuie/Reaktion. Tadalat (2011). Aguel’hoc. Sahara Sounds. Tamikrest (2010). Adagh. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2010). Sahara Campfire Sessions. Glitterhouse Rec. (vendu sur les concerts du groupe !) Tamikrest (2011). Toumastin. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2013). Chatma. Glitterhouse Rec. Tartit (1997). Amazagh. Fonti Musicali. Tartit (2000). Ichichila. Desert Blues from Malian Tuareg. Network Medien. Tartit (2006). Abacabok. Crammed Discs. Terakraft (2007). Bismilla – The BKO Sessions. Tapsit. Terakraft (2009). Live 2008. Tapsit/Reaktion. Terakraft (2009). Akh Issudar. Independant. Terakraft (2011). Aratan N Azawad. Tapsit/World Village. Terakraft (2012). Kel Tamasheq. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2004). Amassakoul. Wayward Rec. Tinariwen (2004). The Radio Tisdas Sessions. Emma Prod. Tinariwen (2007). Aman Iman: Water is Life. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2009). Imidiwan : Companions. Pias UK/Independiente/rough trade. Tinariwen (2011). Live in Paris 2011. V2. Tinariwen (2011). Tassili. Wedge S.a.r.l.
Bombino (2010). Agamgam 2004. Reaktion. Bombino (2011). Agadez. Cumbancha. Bombino (2013). Nomad. Nonesuch Rec. Etran Finatawa** (2006). Introducing. World Music Network. Etran Finatawa (2008). Desert Crossroads. World Music Network. Etran Finatawa (2010). Tarkat Tajje/Let’s go ! Riverboat. Etran Finatawa (2013). The Sahara Sessions. Riverboat. Toumast (2006). Ishumar. Kraked/Village Vert. Toumast (2009). Amachal. Green United Music.
*groupe touareg-français, **groupe touareg-peul

Visa du Mali à Rabat?
bonjour,
étant donné l'info nouvelle comme quoi on ne pourrait pas prendre de visas pour le mali à Nouakchott, quelqu'un sait-il si on peut les prendre à rabat ?
on doit partir demain... et on n'a pas le visa pour le mali...
merci d'avance de vos réponses si vous avez des infos récentes.
Conte bambara: "Ntori ani nkòsònnin / Le crapaud et le scorpion" (Mali)
Conte bambara
Voici un conte contre les gens prétentieux qui, quoique faibles, veulent agir contre de plus forts qu’eux. C’est aussi et surtout pour dire que ce malheur est l’origine du cri des crapauds. Nous savons que les crapauds coassent (onomatopoée). D'une voix d'ailleurs qui ressemble à la prononciation du numéral wòòrò ("six") en bambara : ce sont surtout les trois voyelles mi-ouvertes postérieures articulées à l'arrière de la bouche qui donnent à ce mot une sonorité basse et gutturale.
Petite note : ce conte provient d’un livre édité premièrement en 1923 (voir en bas). J’ai récrit le texte bambara en orthographe moderne ...
NTORI ANI NKÒSÒNNIN LE CRAPAUD ET LE SCORPION
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Ntori ko k’a ni nkòsònnin ka nyògòn tan sinyè wòòrò. Nkòsònnin k’a sònna, ko ntori ka fòlò k’ale tan. Ntori y’i sen kè ka nkòsònnin tan : "Poyi, ko kelen ; poyi, ko fila ; poyi, ko saba ; poyi, ko naani ; poyi, ko duuru ; poyi, ko wòòrò". Nkòsònnin ma hal’i lamaga. A ko ntori k’i labèn k’ale kònò. Ntori y’i funun k’i funun. Nkòsònnin y’i ku k’a kònò furula tan. Ntori y’i pan prorr, ka t’i fili ji la, k’a fò : "Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò !" Fo ka taa se bi la, ntori kasikan, e ko : "Wòòrò".
– Texte en français (masalabolo faransikan na) :
Le crapaud proposa au scorpion de se donner l’un à l’autre des coups de pied jusqu’à six fois. Le scorpion dit qu’il acceptait et pria le crapaud de lui donner des coups de pied le premier. Le crapaud donna des coups de pied au scorpion : "Poï, cela fait un ; poï, deux ; poï, trois ; poï, quatre ; poï, cinq ; poï, six". Le scorpion ne remua même pas. Il dit au crapaud de se préparer à recevoir les coups. Le crapaud de se gonfler et de se gonfler encore. Le scorpion lui applique un coup de sa queue dans le ventre. Le crapaud saute, et se jette dans l’eau en disant : "Six ! six ! six ! six !" Jusqu’à ce jour, le cri du crapaud a été : Ouooro ("six") ...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Ntori ani nkòsònnin ntori – ani – nkòsòn-nin crapaud – et – scorpion-DIM Le crapaud et le scorpion
Ntori ko k’a ni nkòsònnin ka nyògòn tan sinyè wòòrò. ntori – ko – ko – a – ni – nkòsònnin – ka – nyògòn – tan – sinyè - wòòrò crapaud – dire – que – lui – et – scorpion – ACC – réc. – donner un coup de pied – fois – 6 Le crapaud proposa au scorpion de se donner l’un à l’autre des coups de pied jusqu’à six fois.
Nkòsònnin k’a sònna, ko ntori ka fòlò k’ale tan. nkòsònnin – ko – a – sòn-na – ko – ntori – ka – fòlò – ka – ale – tan scorpion – dire – il – accepter-AC – dire – crapaud – ACC – premier – CONV – lui – donner un c.d.p. Le scorpion dit qu’il acceptait et pria le crapaud de lui donner des coups de pied le premier.
Ntori y’i sen kè ka nkòsònnin tan : ntori ye – i sen kè – ka – nkòsònnin – tan crapaud – AC – se mettre – CONV – scorpion – donner des coups de pied Le crapaud donna des coups de pied au scorpion :
"Poyi, ko kelen ; poyi, ko fila ; poyi, ko saba ; poyi – ko – kelen – poyi – ko – fila – poyi – ko – saba poï – fois – 1 – poï – fois – 2 – poï – fois – 3 "Poï, cela fait un ; poï, deux ; poï, trois ;
poyi, ko naani ; poyi, ko duuru ; poyi, ko wòòrò". poyi – ko – naani – poyi – ko – duuru – poyi – ko – wòòrò poï – fois – 4 – poï – fois – 5 – poï – fois – 6 poï, quatre ; poï, cinq ; poï, six".
Nkòsònnin ma hal’i lamaga. nkòsònnnin – ma – hali – i lamaga scorpion – ACnég – même – se remuer Le scorpion ne remua même pas.
A ko ntori k’i labèn k’ale kònò. a – ko – ntori – ka – i labèn – ka – ale – kònò il – dire – crapaud – ACC – se préparer – CONV – lui – attendre Il dit au crapaud de se préparer à recevoir les coups.
Ntori y’i funun k’i funun. ntori – ye – i funun – ka – i funun crapaud – AC – se gonfler – CONV – se gonfler Le crapaud de se gonfler et de se gonfler encore.
Nkòsònnin y’i ku k’a kònò furula tan. nkòsònnin – ye – i – ku – ka? – a – kònò – furu-la – tan scorpion – AC – son – queue – CONV? – son – ventre – estomac-lieu – donner un coup de pied Le scorpion lui applique un coup de sa queue dans le ventre.
Ntori y’i pan prorr, ka t’i fili ji la, k’a fò : ntori – ye – i pan – prorr – ka – taa – i fili – ji – la – ka – a – fò crapaud – AC – sauter – INTJ – CONV – partir – se jeter – eau – à – CONV – le – dire Le crapaud saute, et se jette dans l’eau en disant :
"Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò !" wòòrò – wòòrò – wòòrò – wòòrò 6 – 6 – 6 – 6 "Six ! six ! six ! six !"
Fo ka taa se bi la, ntori kasikan, e ko : "Wòòrò". fo ka taa se – bi – la – ntori – kasi-kan – e – ko – wòòrò jusqu’à – aujourd’hui – à – crapaud – crier-langue – elle – dire – wòòrò (six) Jusqu’à ce jour, le cri du crapaud a été : Ouooro (six).
++++++++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACC = marque de prédication à valeur accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DIM = diminutif ; INTJ = interjection ; réc. = réciproque
Référence : Travélé, Moussa. Proverbes et contes bambara (accompagnés d’une traduction française et précédés d’un abrégé de droit coutumier). Bambara et Malinke. Paris : Geuthner, 1923.)
Bonne lecture !
Herbert

Voici un conte contre les gens prétentieux qui, quoique faibles, veulent agir contre de plus forts qu’eux. C’est aussi et surtout pour dire que ce malheur est l’origine du cri des crapauds. Nous savons que les crapauds coassent (onomatopoée). D'une voix d'ailleurs qui ressemble à la prononciation du numéral wòòrò ("six") en bambara : ce sont surtout les trois voyelles mi-ouvertes postérieures articulées à l'arrière de la bouche qui donnent à ce mot une sonorité basse et gutturale.
Petite note : ce conte provient d’un livre édité premièrement en 1923 (voir en bas). J’ai récrit le texte bambara en orthographe moderne ...
NTORI ANI NKÒSÒNNIN LE CRAPAUD ET LE SCORPION
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Ntori ko k’a ni nkòsònnin ka nyògòn tan sinyè wòòrò. Nkòsònnin k’a sònna, ko ntori ka fòlò k’ale tan. Ntori y’i sen kè ka nkòsònnin tan : "Poyi, ko kelen ; poyi, ko fila ; poyi, ko saba ; poyi, ko naani ; poyi, ko duuru ; poyi, ko wòòrò". Nkòsònnin ma hal’i lamaga. A ko ntori k’i labèn k’ale kònò. Ntori y’i funun k’i funun. Nkòsònnin y’i ku k’a kònò furula tan. Ntori y’i pan prorr, ka t’i fili ji la, k’a fò : "Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò !" Fo ka taa se bi la, ntori kasikan, e ko : "Wòòrò".
– Texte en français (masalabolo faransikan na) :
Le crapaud proposa au scorpion de se donner l’un à l’autre des coups de pied jusqu’à six fois. Le scorpion dit qu’il acceptait et pria le crapaud de lui donner des coups de pied le premier. Le crapaud donna des coups de pied au scorpion : "Poï, cela fait un ; poï, deux ; poï, trois ; poï, quatre ; poï, cinq ; poï, six". Le scorpion ne remua même pas. Il dit au crapaud de se préparer à recevoir les coups. Le crapaud de se gonfler et de se gonfler encore. Le scorpion lui applique un coup de sa queue dans le ventre. Le crapaud saute, et se jette dans l’eau en disant : "Six ! six ! six ! six !" Jusqu’à ce jour, le cri du crapaud a été : Ouooro ("six") ...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Ntori ani nkòsònnin ntori – ani – nkòsòn-nin crapaud – et – scorpion-DIM Le crapaud et le scorpion
Ntori ko k’a ni nkòsònnin ka nyògòn tan sinyè wòòrò. ntori – ko – ko – a – ni – nkòsònnin – ka – nyògòn – tan – sinyè - wòòrò crapaud – dire – que – lui – et – scorpion – ACC – réc. – donner un coup de pied – fois – 6 Le crapaud proposa au scorpion de se donner l’un à l’autre des coups de pied jusqu’à six fois.
Nkòsònnin k’a sònna, ko ntori ka fòlò k’ale tan. nkòsònnin – ko – a – sòn-na – ko – ntori – ka – fòlò – ka – ale – tan scorpion – dire – il – accepter-AC – dire – crapaud – ACC – premier – CONV – lui – donner un c.d.p. Le scorpion dit qu’il acceptait et pria le crapaud de lui donner des coups de pied le premier.
Ntori y’i sen kè ka nkòsònnin tan : ntori ye – i sen kè – ka – nkòsònnin – tan crapaud – AC – se mettre – CONV – scorpion – donner des coups de pied Le crapaud donna des coups de pied au scorpion :
"Poyi, ko kelen ; poyi, ko fila ; poyi, ko saba ; poyi – ko – kelen – poyi – ko – fila – poyi – ko – saba poï – fois – 1 – poï – fois – 2 – poï – fois – 3 "Poï, cela fait un ; poï, deux ; poï, trois ;
poyi, ko naani ; poyi, ko duuru ; poyi, ko wòòrò". poyi – ko – naani – poyi – ko – duuru – poyi – ko – wòòrò poï – fois – 4 – poï – fois – 5 – poï – fois – 6 poï, quatre ; poï, cinq ; poï, six".
Nkòsònnin ma hal’i lamaga. nkòsònnnin – ma – hali – i lamaga scorpion – ACnég – même – se remuer Le scorpion ne remua même pas.
A ko ntori k’i labèn k’ale kònò. a – ko – ntori – ka – i labèn – ka – ale – kònò il – dire – crapaud – ACC – se préparer – CONV – lui – attendre Il dit au crapaud de se préparer à recevoir les coups.
Ntori y’i funun k’i funun. ntori – ye – i funun – ka – i funun crapaud – AC – se gonfler – CONV – se gonfler Le crapaud de se gonfler et de se gonfler encore.
Nkòsònnin y’i ku k’a kònò furula tan. nkòsònnin – ye – i – ku – ka? – a – kònò – furu-la – tan scorpion – AC – son – queue – CONV? – son – ventre – estomac-lieu – donner un coup de pied Le scorpion lui applique un coup de sa queue dans le ventre.
Ntori y’i pan prorr, ka t’i fili ji la, k’a fò : ntori – ye – i pan – prorr – ka – taa – i fili – ji – la – ka – a – fò crapaud – AC – sauter – INTJ – CONV – partir – se jeter – eau – à – CONV – le – dire Le crapaud saute, et se jette dans l’eau en disant :
"Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò ! Wòòrò !" wòòrò – wòòrò – wòòrò – wòòrò 6 – 6 – 6 – 6 "Six ! six ! six ! six !"
Fo ka taa se bi la, ntori kasikan, e ko : "Wòòrò". fo ka taa se – bi – la – ntori – kasi-kan – e – ko – wòòrò jusqu’à – aujourd’hui – à – crapaud – crier-langue – elle – dire – wòòrò (six) Jusqu’à ce jour, le cri du crapaud a été : Ouooro (six).
++++++++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACC = marque de prédication à valeur accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DIM = diminutif ; INTJ = interjection ; réc. = réciproque
Référence : Travélé, Moussa. Proverbes et contes bambara (accompagnés d’une traduction française et précédés d’un abrégé de droit coutumier). Bambara et Malinke. Paris : Geuthner, 1923.)
Bonne lecture !
Herbert

Impossible de joindre le consulat du Mali
Bonjour, depuis plus de 3 mois, je n'arrive pas à joindre le consulat du Mali, impossible, personne ne prend, sa sonne dans le vide...
j'attends vos commentaire ou aide, je dois impérativement les joindre, même par recommandé pas de nouvelles.
j'ai le nouveau contact a bagnolet...
merci de votre aide
Visa à la frontière du Mali?
Hello ! Quelqu'un revient-il du Mali récemment ? Parait-il que l'on peut prendre le visa directement a la frontière depuis plus ou moins une semaine, une confirmation ? Infirmation ?
Merci, cordialement.
Merci, cordialement.
Situation des Toubabs au Mali
salut j aimerais retourner au mali cet hiver mais je ne rend pas compte de la cituation a bmk pour des toubabs j aimerais bien avoir l avis de personnes sur place ou qui y sont aller recement je pensait ariver par le train dakar bmk , qu es que vous en pensez donnez moi des infos , des idées ....
merci
kalil
Bibliographie "Contes, proverbes, devinettes bambara" (Mali)
Bibliographie "Contes, proverbes, devinettes bambara"
Le MALI est un pays où nombreuses ethnies se côtoient, s’interpénètrent, vivent dans un mélange continu des cultures. De la région de Gao et de Ménaka à la région de Kayes et de Bafoulabé, de la région de Tombouctou à la région de Sikasso, se rencontrent peul, sonraï, touareg, bambara, sénoufo, khassonké, arabe hassani, soninké, bozo, dogon, maninka, bobo, kagoro, samogo, miniyanka... etc. Tous ces groupes ethniques ont des traits communs, mais se distinguent aussi par des spécificités culturelles. Ce fait se reflète bien dans les contes, les récits et les proverbes, surtout dans le cadre de la thématique. L’objectif avoué du conte et de la devinette est bien de distraire, d’amuser, donnant ainsi à l’esprit, hakili en bambara, de la nourriture pour stimuler l’imagination. Les contes et les proverbes rendent compte de la vie quotidienne, qu’ils tentent de diriger, d’orienter, de donner des simples conseils, de résoudre des problèmes de croyance ou de philosophie, etc. etc. De tous les genres littéraires maliens, les contes (nsiirin) sont sans aucun doute les plus connus. C’est à eux – et je me répète, pardon – que l’on fait toujours référence. D’où l’importance de collecter, de transcrire, de conserver et sauvegarder, et de les offrir aux nouvelles générations qui naissent et grandissent dans les temps modernes.
Voici un choix pour toutes et tous qui souhaitent jouir de la lecture par contes (nsiirin), proverbes (nsana, ntalen), histoires/épopées (maana), poèmes (poyi), chants (dònkili), devinettes (ntèntèn) bilingues bambara-français et monolingues bambara, complétés par une poignée de petits textes non-littéraires. Cependant, les récits épiques des chasseurs bambara (Thoyer 1978, 1979 etc.) et les fameuses chroniques écrites (Dombrowsky-Hahn 2001, Dumestre 1979, Dumestre/Kesteloot 1975, Johnson 1986, Kesteloot 1973, 1978, Konare 1987, Traoré 1998, etc.) sont, à peu d’exceptions près, exclus de cet inventaire. En règle générale, j’ai traduit les titres monolingues bambara en français (en guillemets, dans la ligne cursive au-dessous du titre) pour donner une idée modérée de ce dont traite le livre cité. Les ouvrages recensés se montent à 160 titres ...
Les orthographes (parfois très fautives) sont conservées ; cependant, sont rétablies a) les majuscules initiales pour les titres, les noms de lieu d’édition et d’auteurs, b) la graphie ny de la nasale palatale, et c) les graphies è et ò des voyelles semi-ouvertes (antérieure et postérieure) ...
Ouvrages bilingues bambara-français (à moins qu’ils ne soient décrits autrement) :
001 | (1998 env.). Apprendre par le texte et le jeu / Kalan ni nisòndiya. Bamako : Tagouna Edition.
002 | Baa, Myeru / Sunbunu, Mahamadu Lamini (1987). La geste de Fanta Maa : archétype du chasseur dans la culture des Bozo. Récits de Myeru Baa & Mahamadu Lamini Sunbunu. Traduits et édités par Shekh Tijaan Hayidara. Niamey : CELHTO.
2 récits oraux sur Fanta Maa, l'"aïeul" de tous les chasseurs du peuple pêcheur bozo.
003 | Bagayoko, Yirité (1984). "Proverbes et devinettes bambara", dans : Notre Librairie 75/76 (Littérature malienne) : 63–65.
004 | Bailleul, Charles (1972). Contes. Faladié.
005 | Bailleul, Charles (1980). "Chants de Trompes de Faladyè", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT. Paris : ACCT.
006 | Bailleul, Charles (1972). Nyinènin / La petite souris qui a perdu son enfant. Bamako : Editions Donniya.
007 | Bailleul, Charles (1974). Choix de proverbes et dictons. Falajè : .
008 | Bailleul, Charles (1997). Dinyèkòròba / Vieux comme le monde. Bamako : Editions Donniya.
Note : Baabilen ou aussi Nco Kulubali est le nom bambara du Père blanc Charles Bailleul.
009 | Bailleul, Charles (1997). Na magosa / Monsieur Déchéance. Bamako : Editions Donniya.
010 | Bailleul, Charles (2000). Taa teri nyini / Fais-toi des amis. Bamako : Editions Donniya.
011/12 | Bailleul, Charles (2002). Sabu ka furuko / Le Mariage de Sabou. 2 fascicules. Bamako : Editions Donniya.
013 | Bailleul, Charles (2005). Sagesse Bambara – Proverbes et sentences. Bamako : Editions Donniya.
Cet ouvrage présente par thèmes près de 4.500 proverbes avec leur traduction en français, leur sens principal et leur emploi courant. Tous les curieux et intéressés de la riche culture bambara sont bienvenus à se plonger dans la sagesse vraie et mise à la terre du peuple bambara !
014 | binndi e jande (1980/1981). "San kelen bi...", dans : binndi e jande 4/5 : 15–16.
"Une année maintenant...".
015 | binndi e jande (1981). "Bèè ka na n’i dalakan ye", dans : binndi e jande 6 : 7–8.
"Que tous apportent leur langue".
016 | binndi e jande (1983). "Faantanw ka kèlè nafalan kura", dans : binndi e jande 9/10 : 5.
"Nouveau secours pour les impuissants".
017 | Diakité, Maliki / Huet, Marie-Paule (2000). Famori et sa mère la sorcière. Bilingue bambara-français. Série "Contes des quatre Vents". Paris : Harmattan.
018-20 | Diarra, Oumar Nianankoro / Fenayon, Antoine (2011). Le tam-tam qui parle : contes du Mali. Paris : Association Donniyakadi.
Cet ouvrage contient 2 contes, 'Dununba kumata / Le tamtam qui parle' et 'Juguya sara / Le prix de la méchanceté'. Le livre existe en 3 versions, en bambara, français et allemand. Magnifiquement illustré.
021 | Dumestre, Gérard (1971). "Un conte bambara : le baptême du lionceau", dans : AnUA/D 4 : 121–131.
Note : à trouver aussi dans son livre 'La Pierre barbue et autres contes du Mali'. Voir en bas. AnUA/D = Annales de l’Université d’Abidjan, Série D, Lettres.
022 | Dumestre, Gérard (1980). "L’élection de Mamari Biton Koulibali ; fragment d’un texte recueilli après du griot Taïrou Bambéra", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.19–34. Paris : ACCT.
023 | Dumestre, Gérard (1981). "Binba, une chanson de coquine de Bamako", dans : Mandenkan 2 : 85–86.
024 | Dumestre, Gérard (1989). La Pierre barbue et autres contes du Mali. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Edition bilingue bambara-français. Ville d’Angers : Bibliothèque municipale.
025 | Ebermann, Erwin (1989). Gundofen – Die geheimen Dinge. Bilingue bambara-allemand. Wien : Afro-Pub.
"Les choses secrètes". Cet ouvrage parle de sociétés initiatiques, de leurs fonctions et importance pour la société traditionnelle bambara.
026 | Fané, N. (1980). "La pêche de Falaby, marigot sacré de Farako". MS. Bamako : ENSUP.
Textes bambara, traduits en français.
027/28 | Görög, Veronika / Diarra, Abdoulaye (1979). Mali bamanan nsiirinw / Contes bambara du Mali. 2 volumes. Paris : Publications Orientalistes de France.
029 | Görög-Karady, Veronika (1980). "Les deux filles", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.18–33. Paris : ACCT.
030 | Görög-Karady, Veronika / Meyer, Gérard (1984). L’enfant rusé et autres contes bambara : Mali, Sénégal Oriental. Coll. "Fleuve et Flamme". Paris : CILF & Edicef.
031 | Jara, Minabè (1974). "Waraba ni turaw / Le lion et les trois taureaux, Basa kèlè / La bataille des margouillats", dans : Sankoré 4 (spécial linguistique) : 130–137.
032/33 | Jara, Usumani (1997). Baganw ka minnògòlaminè taamajan / La longue marche des animaux assoiffés. 2 fascicules. Bamako : Le Figuier & Ville d’Angers : Bibliothèque municipale.
034/35 | Jarasuba, Caka (1984/1991). Burahima n’a fa / Birama et son père. 2 fascicules. Bamako : Editions Fayida.
036/37 | Jarasuba, Caka (1991/1992). Ngolo ka kegunya / Une ruse de N’golo. Texte et dessins : Fayida et Sidibe Drissa. Adapation : Chiaka Diarassouba. 2 fascicules. Bamako : Editions Fayida.
038 | Kastenholz, Raimund (1988). "Jara ka du / Jara’s Compound", dans : Afrikanistische Arbeitspapiere 14 : 5–61 (Köln).
"La concession de Diarra". Texte ethnographique, retranscrit, retraduit et reédité. Bilingue bambara-anglais.
039/40 | Konate, Musa (1997). Nuguma saba ka maana / Les Trois Gourmands. 2 fascicules. Bamako : Le Figuier.
041 | Kòne, Kassim Gausu (1995). Mande Zana ni Ntalen Wa ni kò : bamanankan ni angilèkan na. West Newbury, Mass. : Mother Tongue Editions/An fasokan.
"Plus de mille proverbes mandé en bambara et anglais". Ouvrage bilingue bambara-anglais.
042 | Kone, Kassim (1995). Bamanan nzirin Bamanankan ni Angilèkan na (Bamanan tales in Bambara and English). West Newbury, Mass. : Mother Tongue Editions/An fasokan.
"Contes bambara en bambara et anglais".
043 | Labouret, Henri / Travélé, Moussa (1927). "Quelques aspects de la magie africaine", dans : BCEHS 10,3 : 477–545.
Note : quelques textes bambara, traduits en français ; BCEHS = Bulletin du Comité des Etudes Historiques et Scientifiques de l’Afrique Occidentale Française. Paris : Larose.
044 | Luneau, René (1980). "Chansons d’excision bambara", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.54–65. Paris : ACCT.
045 | Maïga, Ismaël (2001). Parlons bambara : langue et culture bambara. Paris : Harmattan.
Cet ouvrage comprend aussi 6 textes non-littéraires ainsi que 6 textes de chants populaires dont 5 du chanteur Salif Keïta ('Manju / Mandjou', 'Yèlè n na / Souris-moi Chérie' etc.) et 1 de la chanteuse Ami Koïta ('Jarabi / L’amour'). Tous les textes en bambara, et traduits en français.
046 | Meyer, Gérard (1978). Devinettes bambara. Avec la collaboration de Jean-Pierre Onattara et d’Issa Diarra. Paris : Harmattan.
047 | Molin, (1960). Recueil de proverbes bambaras et malinkés. Issy-les-Moulineaux : Presses Missionnaires.
048 | Sallée, Aliette / Rolland, Denis (1995). Téné. Bilingue bambara-français. Série "Contes des quatre Vents". Paris : Harmattan.
049 | Soumaré, Penda et al. (1996). Contes du Mali : L’arbre et l’enfant et autre conte trilingue. Trilingue français-bambara-soninké. Coll. "La légende des mondes". Paris : Harmattan.
050 | Soumaré, Penda et al. (1996). Contes du Mali : La femme-sorcière et autre conte trilingue. Trilingue français-bambara-soninké. Coll. "La légende des mondes". Paris : Harmattan.
051 | Thoyer, Annik (1982). Contes bambara du Mali. Paris.
052 | Thoyer-Rozat, Annik (1981). Le riche et le pauvre, conte bambara du Mali par Tayiru Banbera. Paris.
053 | Thoyer-Rozat, Annik (1997). Le riche et le pauvre : et autres contes bamanan du Mali. Bilingue français-bambara. Paris : Harmattan.
054 | Toulet (Père). 1920. "Proverbes bambara", dans : BCEHS 3 : 346–347.
Petit nombre de proverbes bambara, écrits en bambara et traduits en français.
055 | Tounkara, H. (1978). "La légende de Narenkossila, récit chanté par le griot Fadigi Cissoko". MS. Bamako : ENSUP.
056 | Touré, Mohamed (1996). Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung = Chrestomatie Bambara / Kalanjè gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe.
"Chrestomathie Bambara. Textes originaux Bambara avec traductions allemandes et françaises". Cet ouvrage s’adresse d’abord aux étudiants désireux d’apprendre le bambara, mais aussi à toute personne qui aimerait s’informer sur l’histoire, la géographie et les mœurs et coutumes du Mali.
057 | Traoré, El Hadj Sadia (1989). Sentences et proverbes bamanan (expliqués en bamanan et en français). Bamako : Editions Jamana.
058 | Traoré, Karim (2000). Le jeu et le sérieux. Essai d’anthropologie littéraire sur la poésie épique des chasseurs du Mande (Afrique de l’Ouest). Köln : Köppe.
En annexe, on a reproduit les deux textes de chanson d’Oumou Sangaré 'Bi furu / Le mariage aujourd’hui' et 'Sigikurunnin / Le petit siège' de son cd 'Ko sira ', World Circuit WCD036 (1993).
059 | Travélé, Moussa (1923). Proverbes et contes bambara (accompagnés d’une traduction française et précédés d’un abrégé de droit coutumier). Bambara et Malinke. Paris : Geuthner.
060 | Zeutschel, Monika (1996). Chansons de jeunes filles bambara du Mali. 2 volumes : vol.1 (analyse), vol.2 (textes des chansons et traduction). Mémoire de maîtrise (dir. Jean Derive). Litt. gén. et comp., Paris III. Paris : .
Ouvrages monolingues bambara :
061 | . An benbaw maanaw no.2. Ntonimba : CFC.
"Récits sur nos ancêtres". Livre d’histoire, concernant Ségou, le Kaarta, le Kènèdougou, le Maassina.
062 | . Geseda falentan. : .
"Le grand fil de trame sans fil de chaîne". 3 contes philosophiques.
063 | . Jègèmònbaarada. : .
"La pêche". Livre de lecture pour débutants.
064 | (1966). Dauda ni a ta saga. Korhogo, Côte d’Ivoire : Mission Baptiste.
"David et son mouton". Livre pour la jeunesse.
065 | (1979). Sèbèn ko nyuman. Bamako : Bènba Kan Dungew.
"Bien écrire". 14 leçons pour bien écrire le bambara. Exemples et textes.
066 | (1981). Bamanan ntalenw kalan ko. : Centre de Littérature Evangélique.
"Lecture des contes bambara".
067 | (1981). An ka jamana baro n’a nsiiri n’a maana dow. Bamako : Mali Kalanso Minisiriso.
"Quelques récits, contes et histoires de notre pays". Livre de lecture pour la 3e année.
068 | (1989). Bani nyènèma. Bamako : Balikukalan baarakèda.
Récits de chasse de Bantoma Sanogo.
069 | (1990). Natalenw, donkiliw bee la duman. Bamako : CDCL.
"Chants, les meilleurs contes". Contes et chants religieux.
070 | Bailleul, Charles . Bambara. Contes 1. : .
23 contes bambara de la région de Faladyè.
071 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série A. 1er livret. Faladjè : .
11 contes bambara dont le conte no.10 uniquement est traduit en français. Pour l’apprentissage du bambara
072 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série B. 1er livret. Falajè : .
5 contes bambara.
073 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série C. 1er livret. Falajè : .
2 contes bambara.
074 | Bailleul, / Dumestre, / Vydrine, (1992). Npogotigiw ni bilisiw. Sankiti-Peterburgu : Gafedilanso Eropukènè.
"Les filles et les diables". Conte repris de Charles Bailleul "Bambara. Contes 1".
075 | Berete, Hamidu (1996). Fèn bèè fan. Bamako : Editions Jamana.
"L’œuf de toutes sortes de choses" ; livre d’enfant.
076 | Coulibaly, Fatoumata (2007). Musow ni Wale. Bamako : Editions Donniya.
"Les femmes et l’action" ; cet ouvrage est le premier roman-photo réalisé et produit en Afrique de l’Ouest en langue bambara.
077 | Coulibaly, Yoro (1986). Zankolon. Bamako : DNAFLA.
"Nzankolon".
078 | Doumbia, Siyaka / Sangaré, Bakary (1996). An ka yèlè dòònin. Bamako : Editions Jamana.
"Rions un peu". Contes amusants et joyeux.
079 | Dumestre, Gérard / Maïga, Ismaël (1993). Baabu ni baabu. Paris : Editions du MRAP/Différences.
Recueil de 46 textes de lecture sur des sujets variés et provenant à la fois de genres traditionnels (contes, proverbes, fragments d’épopée, théâtre kotèba) et modernes (poèmes, articles de journaux...) : éléments de vocabulaire et questions sur le texte.
080 | Dunbiya, Siyaka (1997). Walenyumandonbaliya : . Bamako : Editions Jamana.
"Ingratitude : ".
081 | Ecole ouverte des Bourseaux, Saint-Ouen-l’Aumone (1998). Lambidou et autres contes bilingues. Texte en français, en bambara, en wolof. Coll. "Jeunesse l’Harmattan". Paris : Harmattan.
082 | Jaabi, Musa (1992). Maraka Madi ni Bamanan Madi. Raconté par Jeli Baba Susoko. Bamako : DNAFLA.
"Le Maadi soninké et le Maadi bambara". Une épopée.
083 | Jaabi, Musa (1993). Ntèntènw n’u Jaabiw : nin gafe in dilanna balikukalan baarada ni "OCED" ka jèkabaara kònò. . : DNAFLA & OCED.
"Devinettes et leurs réponses". Cahier comprenant 100 devinettes, figure aussi sous le titre 'ntèntèn ntènmasa e ko di ?' ; voir la photo en bas.
084 | Jaabi, Musa (2000). Ngonikoro bama : conte bambara. Transcrit et traduit par Moussa Diaby. Coll. "Epopée". : Editions Jamana.
"Le crocodile de Ngonikoro". Une épopée.
085 | Jakite, Baba (1992). Nsiirinw ni ntalenw. Bamako : .
"Contes et proverbes". 5 contes et 4 proverbes, repris de l’ouvrage 'Baabu ni Baabu'.
086 | Jakite, Famusa (2000 env.). Bi ni masakè denkè. : Le figuier.
"Bi et le fils du roi". Adaptation de 'L’Histoire du Caneton laid'.
087 | Jara, Bubakar (1985). Afiriki ka hadamaden ni fasojamaw ka josariyasun. Niamey : OUA-CELHTO.
Note : traduction de la 'Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples'.
088 | Jara, Bukari (1996). Poyi. : UNESCO & Bamako : Ministère de l’Education de Base.
"Poèmes".
089 | Jara, Yakuba (1997). Nasunba ni kòmò. : Le Figuier.
"Nasunba et l’association de kòmò". Bande dessinée ; le kòmò est une des institutions initiatiques bambara ; bande dessinée.
090 | Jarasuba, Caka (1991). Koorokaara y’a ta juru sara cogo min suruku la. Bamako : Editions Fayida.
"Comment la tortue se venge sur l’hyène".
091 | Jarasuba, Caka (2000 env.). Diden, lakalilen denmisènninw ye. Bamako : Editions Fayida.
"L’abeille, racontée aux enfants". Livre spécialisé sur l’abeille pour la jeunesse.
092 | Jarasuba, Caka / Nyakate, Mamadu (1991). Bènkè dononkòrò tòr’a ka yèrèfo la. Bamako : Editions Fayida.
093 | Jarasuba, Siyaka (1984). Munna ntori bè balo ji kònò. Bamako : Editions Fayida.
"Pourquoi la grenouille vit-elle dans l’eau ?". Livre pour la jeunesse.
094 | Jigifa, T.D. (1973). Miiri de bè nyò kè dòlò ye (nsiirinw). Siri 1. Bamako : .
"C’est l’esprit qui transforme le mil en bière (contes)".
095 | Jigifa, T.D. (1976). Poyiw. Bamako : .
"Poèmes".
096 | Jiyono, Zan (1992). Jirituruzan. : OAPF-DNAFLA.
"Jean le planteur d’arbres", d’après le texte de Jean Giono.
097 | Kamara, Idirisa (1996). Donon kasira : poyi. : La Sahélienne.
"Le coq chanta : poèmes".
098 | Kane, Kako (1998). Nansaaratile tun y’a danmako ye. Bamako : Le Figuier.
"L’Epoque européenne était une exception". ??
099 | Keyita, Gabukòrò (1979). Sunjata Keyita ka maana. Bamako : E.D.I.M.
"Histoire de Soundjata Keïta". Récit recueilli auprès de Gassiré Keïta, chef de village de Soso (nord de Bamako), par son fils.
100 | Konare, Alifa Umaru / Konare, Adamu Ba et al. (1997). Mali donbaw. Bamako : Editions Jamana.
"Grandes dates du Mali". Traduction de l’édition française (Bamako : Imprimeries du Mali, 1983). Avec indexe bambara-français.
101 | Konare, Dènba / Jaabi, Musa / Sanogo, Amadu (1989). Masalabolow. Poyiw. Bamako : DNAFLA.
"Textes. Poèmes".
102 | Konate, Musa (1996). Jakuma kegunnin. Bamako : Le Figuier.
"Le petit chat rusé".
103 | Konate, Musa (1996). Aladen ni jinèmori lanpan. Traduit par Basiriki Ture. : Le Figuier.
"Aladin et la lampe merveilleuse". Adaptation bambara.
104 | Konate, Musa (1996). Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè. Traduit par Basiriki Ture. Bamako : Le Figuier.
"Ali Baba et les quarante voleurs". Adaptation bambara.
105 | Konate, Musa (1996). Baru n’a basinamuso jugu. Bamako : Le Figuier.
"Barou et la méchante belle-mère".
106 | Konate, Musa [1996]. Kònòninbulama. Bamako : Le Figuier.
"Petit oiseau bleu".
107 | Konate, Musa [1996]. Surukuba ni Fafa kegunman. Traduit par Basiriki Ture. Bamako : Le Figuier.
"La grande hyène et Fafa, le rusé".
108 | Konate, Musa (1997). Sitan dennin faratilen. Bamako : Le Figuier.
"La fille Sitan en danger". Adaptation bambara du conte 'Le Petit Chaperon rouge et le Loup'.
109 | Kònè, Alikawu / Ture, Musa (1989). Cèmandali Babilen. Bamako : Editions Jamana.
"Bablé de Tièmandali". Récit épique écrit par Musa Ture.
110 | Kònè, Kassim (1995). Bèlèdugu Jamana. West Newbury : Mother Tongue Editions/An fasokan.
"Le pays de Bèlèdougou".
111 | Koné, Yacouba / Konaté, N’Golo (2003). Sinbon : récit de chasseur. Cape Town : Centre for Advanced Studies of African Society.
"Le grand chasseur".
112 | Konta, Mahamadou (1994). Npalan. Bamako : Librairie Traoré.
"Sacoche". Livre de poèsie.
113 | Kulibali, Adama Jokolo / Wulale, Berehima / Berete, Adama (1994). Nsiirin : nin kèra kungosogow ye. Bamako : La Sahélienne.
"Conte : il était une fois des animaux sauvages".
114 | Kuyate, Jabate Orokiatu (2008). Denmisènnin-Tulonw. Bamako : Editions Donniya.
"Jeux d’enfants". Livre d’enfant, illustré.
115 | Kuyate, Jabate Orokiatu (2008). Mali Nsiirinw. Bamako : Editions Donniya.
"Contes du Mali". Livre d’enfant, illustré.
116 | Maloka Ture, Basiriki (1999). Tijani ni Jènèba ka kabakomaanaw : Dugutaa dògòjòmòbili la. Bamako : Editions Donniya.
"Histoires étonnantes de Tidiane et Djeneba : le voyage en bachée".
117 | Maloka Ture, Basiriki (1999). Tijani ni Jènèba ka kabakomaanaw : jinèmorikè ka warabilen. Bamako : Editions Donniya.
"Histoires étonnantes de Tidiane et Djeneba : le singe du magicien".
118 | Nyakate, Mamadu / Jakite, Baba (1991). Kalanjè ni sèbènni. San filanan. Bamako : IPN.
"Lecture et écriture. 2e année". 68 textes de lecture, suivis d’explications et de questions.
119 | Nyakate, Mamadu (1992). Nsiirin : Surukuba tun b’a fè ka Ala ye. Bamako : .
"Conte : la vieille hyène qui voulait voir Dieu".
120 | Nyakate, Mamadu / Jarasuba, Caka (1999). Koorokaara sera ka Wagadugu masakè denmuso furu cogo min. Bamako : Editions Fayida.
"Comment la tortue a réussi à se marier avec la fille du roi de Ouagadougou".
121 | OHCHR (1996-2005). Hadamaden josiraw dantigèkan, 1948. http://www.ohchr.org.
Version bambara de la "Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948)". Voir ici : http://www.ohchr.org/EN/UDHR/Documents/UDHR_Translations/bra.pdf (en PDF).
122 | Pomerantz, Charlotte (1992). Faamamuso ani jikan sòròdasinyèmògò. Traduit par Dramane Dembele. Bamako : Project ABEL/MEN-USAID.
"La princesse et l’amiral". Livre pour la jeunesse.
123 | Sanogo, Amadu (1986). Tunga. Bamako : Balikukalan baarada gafedilanyoro.
"Exode". Bande dessinée en bambara.
124 | Sèn Tègiziperi, Antuwani De (1989). Masadennin : Bubakari Jara y’a bayèlèma. Traduit par Boubacar Diarra. Bamako : Editions Jamana.
"Le petit Prince". Traduction du livre d’Antoine de Saint-Exupéry.
125 | Sidibe, Tumani Yalam (1982). Misikunkolo. Bamako : Imprimérie.
"Tête de vache".
126 | Sidibe, Tumani Yalam (1992/1996). Cè jalamugufintigi (oroman tila 2 kònò). Bamako : CMDT & Imprimérie Kibaru & Librairie Traoré.
"L’homme au turban noir (roman en 2 parties)". Nouvelle : un quartier de la ville est menacé de destruction.
127 | Sidibe, Tumani Yalam (2000). Basa ku n’a ka dingèda. Bamako : CMDT & Imprimérie Kibaru & Librairie Traoré.
"La queue du margouillat et l’entrée de son trou" ??.
128 | Sisòkò, Jeli Baba . Basajalan-Zanbilen. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : DNAFLA.
"Zan le rouge". Long récit du Diéli Baba Cissoko.
129 | Sisòkò, Jeli Baba (1977). Daa ka kòrè kèlè. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : Editions Populaires.
"La guerre de Korè de Daa". Long récit sur la rivalité entre Ségou et Korè.
130 | Sisòkò, Jeli Baba (1986). Lamidu Soma Nyakate. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : E.D.I.M.
"Soma Nyakaté de Lamidou". Long récit sur la belle Nyagaté Tarawélé.
131 | Sisòkò, Kabinè / Kesteloot, Lilyan / Dumestre, Gérard / Tarawele, Jean-Baptiste (1979). Jònkolonin kèlè. Bamako : E.D.I.M.
"La prise de Dionkoloni".
132 | Sogoba, Salif et al. (2000). Nsiirinw ! Nsanaw ! Ntèntènw ! Bamako : Société Malienne d’Edition.
"Contes ! Proverbes ! Devinettes !". Collection de contes, proverbes, devinettes et calembours. Ses auteurs viennent du programme rural d’alphabétisation du CALAN-Mali, organisation non-gouvernementale. Cet ouvrage fait une partie du projet pour promouvoir les langues africaines comme langues d’instruction. Les contes et proverbes sont éducatifs, les calembours permettent aux enfants de pratiquer la prononciation de la langue ; CALAN (Kalan) = Club des amis des langues nationales du Mali.
133 | Susòkò, Mariyan-Madi (1988). Wagadu fo Sudan. Bamako : Editions Jamana.
"Du Wagadou au Soudan". Les grands chapîtres de l’histoire du Mali, de l’Empire du Ghana à la conquête coloniale.
134 | Tangara, Isebere Jahara (2005 env.). Terimuso saba. : Kalan Diya.
"Trois Amies".
135 | Tarawele, Dafidi (1981). Ala ye muso ke fenba ye. : Balikukalan Baarada.
"Dieu a fait de la femme une créature importante". Enseignement dispensé lors de la réunion des chrétiennes de Kolokani.
136 | Tarawele, Daramani (1991). Fasoko. Bamako : Balikukalan Baarada.
"La Patrie". Poèmes.
137 | Tarawele, Daramani (1994). Maana ncinin nyògòndan sèbènni bamanankan na : (1993 san nyògòndan). Bamako : Editions Jamana.
138 | Tarawele, Daramani (1994). Hakilimaya. Bamako : Librairie Traoré.
"Intelligence".
139 | Tarawele, Daramani (1994). Warabilen ni ba ka teriya. Bamako : Librairie Traoré.
"L’amitié entre le singe et la chèvre".
140 | Tarawele, Daramani (1995). Tarikuw : Kaarata bamananw, Segu bamananw, Masina fulaw. Bamako : Librairie Traoré.
"Histoire du royaume bambara du Kaarta, du royaume bambara de Ségou et du royaume peul du Macina".
141 | Tarawele, Daramani (1996). Nsiirin : N y’a ta nin na k’a bila nin na. Bamako : Editions Jamana.
"Conte : Prendre et laisser". ??
142 | Tarawele, Daramani (1996). N y’a da surukuba la : (nsiiringafe). Bamako : E.D.I.M.
"Il était une fois une grande hyène : (recueil de contes)".
143 | Tarawele, Daramani (1998). Manden fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"L’Empire du Mali : (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
144 | Tarawele, Daramani (1998). Kòròbòròjamana fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"L’Empire Sonraï (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
145 | Tarawele, Daramani (1998). Kènèdugu fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"Le Royaume du Kénédougou (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
146 | Tarawele, Daramani (1998). Soninkejamana fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"Le Royaume de Jaara (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
147 | Tarawele, Daramani (2000). Bakarijan, muso fila jèden : maana. : Kalan Diya.
"Le Grand Bakari, enfant de deux femmes : une histoire".
148 | Tarawele, Daramani (2000). Hadamadenya taabolow : ladilikanw. Bamako : Kalan Diya.
"Les principes de l’humanité : conseils". Divers contes pour connaître et comprendre l’humanité.
149 | Tarawele, Daramani (2000 env.). Balimamusoden. : Kalan Diya.
"L’enfant de la sœur".
150 | Tarawele, Daramani (2001). Fasoko 1. : Kalan Diya.
"Géographie locale 1".
151 | Tarawele, Daramani (2002). Mara walawalanni : Fasoko 3. : Kalan Diya.
"Développer les régions : géographie locale 3".
152 | Tarawele, Daramani (2003). Kukalatigi. : Kalan Diya.
"La femme avec queue".
153 | Tarawele, Daramani (2003). Npogotigininw. : Kalan Diya.
"Filles".
154 | Tarawele, Sumayila Sanba (1989). Maya ni Taya. : Sahélienne/Jamana.
"Maïa et Taïa".
155 | Tarawele, Sumayila Sanba (1996). Kuruma tariki. Bamako : La Sahélienne.
156 | Tera, Jòb (199?). Karimu ni Kaja. Bamako : La Sahélienne.
"Karim et Katia".
157 | Tera, Kalilu . Nsiirinw ni maanaw. Bamako : E.D.I.M.
"Contes et histoires".
158 | Tunkara, Seku (1981). Nsiirinw ni maanaw. Bamako : E.D.I.M.
"Contes et histoires".
159 | Wulale, Burehima (1994). Sirabara. Bamako/West Newbury : Mother Tongue Editions.
"Tabatière".
160 | Wulale, Burehima (1995). Kalanjè ni degeliw. Bamako : La Sahélienne.
"Lecture et Exercises". Textes.
161 | Wulale, Burehima (1995). Kèko ye fòko ye. Bamako : La Sahélienne.
"Faire et Dire". Récits autour de l’histoire de Ségou, ainsi que sur les animaux et les villages de la région ségovienne.
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Amusez-vous bien avec la lecture bambara. Une aventure, un enrichissement sans limites, promis !
Hery

Le MALI est un pays où nombreuses ethnies se côtoient, s’interpénètrent, vivent dans un mélange continu des cultures. De la région de Gao et de Ménaka à la région de Kayes et de Bafoulabé, de la région de Tombouctou à la région de Sikasso, se rencontrent peul, sonraï, touareg, bambara, sénoufo, khassonké, arabe hassani, soninké, bozo, dogon, maninka, bobo, kagoro, samogo, miniyanka... etc. Tous ces groupes ethniques ont des traits communs, mais se distinguent aussi par des spécificités culturelles. Ce fait se reflète bien dans les contes, les récits et les proverbes, surtout dans le cadre de la thématique. L’objectif avoué du conte et de la devinette est bien de distraire, d’amuser, donnant ainsi à l’esprit, hakili en bambara, de la nourriture pour stimuler l’imagination. Les contes et les proverbes rendent compte de la vie quotidienne, qu’ils tentent de diriger, d’orienter, de donner des simples conseils, de résoudre des problèmes de croyance ou de philosophie, etc. etc. De tous les genres littéraires maliens, les contes (nsiirin) sont sans aucun doute les plus connus. C’est à eux – et je me répète, pardon – que l’on fait toujours référence. D’où l’importance de collecter, de transcrire, de conserver et sauvegarder, et de les offrir aux nouvelles générations qui naissent et grandissent dans les temps modernes.
Voici un choix pour toutes et tous qui souhaitent jouir de la lecture par contes (nsiirin), proverbes (nsana, ntalen), histoires/épopées (maana), poèmes (poyi), chants (dònkili), devinettes (ntèntèn) bilingues bambara-français et monolingues bambara, complétés par une poignée de petits textes non-littéraires. Cependant, les récits épiques des chasseurs bambara (Thoyer 1978, 1979 etc.) et les fameuses chroniques écrites (Dombrowsky-Hahn 2001, Dumestre 1979, Dumestre/Kesteloot 1975, Johnson 1986, Kesteloot 1973, 1978, Konare 1987, Traoré 1998, etc.) sont, à peu d’exceptions près, exclus de cet inventaire. En règle générale, j’ai traduit les titres monolingues bambara en français (en guillemets, dans la ligne cursive au-dessous du titre) pour donner une idée modérée de ce dont traite le livre cité. Les ouvrages recensés se montent à 160 titres ...
Les orthographes (parfois très fautives) sont conservées ; cependant, sont rétablies a) les majuscules initiales pour les titres, les noms de lieu d’édition et d’auteurs, b) la graphie ny de la nasale palatale, et c) les graphies è et ò des voyelles semi-ouvertes (antérieure et postérieure) ...
Ouvrages bilingues bambara-français (à moins qu’ils ne soient décrits autrement) :
001 | (1998 env.). Apprendre par le texte et le jeu / Kalan ni nisòndiya. Bamako : Tagouna Edition.
002 | Baa, Myeru / Sunbunu, Mahamadu Lamini (1987). La geste de Fanta Maa : archétype du chasseur dans la culture des Bozo. Récits de Myeru Baa & Mahamadu Lamini Sunbunu. Traduits et édités par Shekh Tijaan Hayidara. Niamey : CELHTO.
2 récits oraux sur Fanta Maa, l'"aïeul" de tous les chasseurs du peuple pêcheur bozo.
003 | Bagayoko, Yirité (1984). "Proverbes et devinettes bambara", dans : Notre Librairie 75/76 (Littérature malienne) : 63–65.
004 | Bailleul, Charles (1972). Contes. Faladié.
005 | Bailleul, Charles (1980). "Chants de Trompes de Faladyè", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT. Paris : ACCT.
006 | Bailleul, Charles (1972). Nyinènin / La petite souris qui a perdu son enfant. Bamako : Editions Donniya.
007 | Bailleul, Charles (1974). Choix de proverbes et dictons. Falajè : .
008 | Bailleul, Charles (1997). Dinyèkòròba / Vieux comme le monde. Bamako : Editions Donniya.
Note : Baabilen ou aussi Nco Kulubali est le nom bambara du Père blanc Charles Bailleul.
009 | Bailleul, Charles (1997). Na magosa / Monsieur Déchéance. Bamako : Editions Donniya.
010 | Bailleul, Charles (2000). Taa teri nyini / Fais-toi des amis. Bamako : Editions Donniya.
011/12 | Bailleul, Charles (2002). Sabu ka furuko / Le Mariage de Sabou. 2 fascicules. Bamako : Editions Donniya.
013 | Bailleul, Charles (2005). Sagesse Bambara – Proverbes et sentences. Bamako : Editions Donniya.
Cet ouvrage présente par thèmes près de 4.500 proverbes avec leur traduction en français, leur sens principal et leur emploi courant. Tous les curieux et intéressés de la riche culture bambara sont bienvenus à se plonger dans la sagesse vraie et mise à la terre du peuple bambara !
014 | binndi e jande (1980/1981). "San kelen bi...", dans : binndi e jande 4/5 : 15–16.
"Une année maintenant...".
015 | binndi e jande (1981). "Bèè ka na n’i dalakan ye", dans : binndi e jande 6 : 7–8.
"Que tous apportent leur langue".
016 | binndi e jande (1983). "Faantanw ka kèlè nafalan kura", dans : binndi e jande 9/10 : 5.
"Nouveau secours pour les impuissants".
017 | Diakité, Maliki / Huet, Marie-Paule (2000). Famori et sa mère la sorcière. Bilingue bambara-français. Série "Contes des quatre Vents". Paris : Harmattan.
018-20 | Diarra, Oumar Nianankoro / Fenayon, Antoine (2011). Le tam-tam qui parle : contes du Mali. Paris : Association Donniyakadi.
Cet ouvrage contient 2 contes, 'Dununba kumata / Le tamtam qui parle' et 'Juguya sara / Le prix de la méchanceté'. Le livre existe en 3 versions, en bambara, français et allemand. Magnifiquement illustré.
021 | Dumestre, Gérard (1971). "Un conte bambara : le baptême du lionceau", dans : AnUA/D 4 : 121–131.
Note : à trouver aussi dans son livre 'La Pierre barbue et autres contes du Mali'. Voir en bas. AnUA/D = Annales de l’Université d’Abidjan, Série D, Lettres.
022 | Dumestre, Gérard (1980). "L’élection de Mamari Biton Koulibali ; fragment d’un texte recueilli après du griot Taïrou Bambéra", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.19–34. Paris : ACCT.
023 | Dumestre, Gérard (1981). "Binba, une chanson de coquine de Bamako", dans : Mandenkan 2 : 85–86.
024 | Dumestre, Gérard (1989). La Pierre barbue et autres contes du Mali. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Edition bilingue bambara-français. Ville d’Angers : Bibliothèque municipale.
025 | Ebermann, Erwin (1989). Gundofen – Die geheimen Dinge. Bilingue bambara-allemand. Wien : Afro-Pub.
"Les choses secrètes". Cet ouvrage parle de sociétés initiatiques, de leurs fonctions et importance pour la société traditionnelle bambara.
026 | Fané, N. (1980). "La pêche de Falaby, marigot sacré de Farako". MS. Bamako : ENSUP.
Textes bambara, traduits en français.
027/28 | Görög, Veronika / Diarra, Abdoulaye (1979). Mali bamanan nsiirinw / Contes bambara du Mali. 2 volumes. Paris : Publications Orientalistes de France.
029 | Görög-Karady, Veronika (1980). "Les deux filles", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.18–33. Paris : ACCT.
030 | Görög-Karady, Veronika / Meyer, Gérard (1984). L’enfant rusé et autres contes bambara : Mali, Sénégal Oriental. Coll. "Fleuve et Flamme". Paris : CILF & Edicef.
031 | Jara, Minabè (1974). "Waraba ni turaw / Le lion et les trois taureaux, Basa kèlè / La bataille des margouillats", dans : Sankoré 4 (spécial linguistique) : 130–137.
032/33 | Jara, Usumani (1997). Baganw ka minnògòlaminè taamajan / La longue marche des animaux assoiffés. 2 fascicules. Bamako : Le Figuier & Ville d’Angers : Bibliothèque municipale.
034/35 | Jarasuba, Caka (1984/1991). Burahima n’a fa / Birama et son père. 2 fascicules. Bamako : Editions Fayida.
036/37 | Jarasuba, Caka (1991/1992). Ngolo ka kegunya / Une ruse de N’golo. Texte et dessins : Fayida et Sidibe Drissa. Adapation : Chiaka Diarassouba. 2 fascicules. Bamako : Editions Fayida.
038 | Kastenholz, Raimund (1988). "Jara ka du / Jara’s Compound", dans : Afrikanistische Arbeitspapiere 14 : 5–61 (Köln).
"La concession de Diarra". Texte ethnographique, retranscrit, retraduit et reédité. Bilingue bambara-anglais.
039/40 | Konate, Musa (1997). Nuguma saba ka maana / Les Trois Gourmands. 2 fascicules. Bamako : Le Figuier.
041 | Kòne, Kassim Gausu (1995). Mande Zana ni Ntalen Wa ni kò : bamanankan ni angilèkan na. West Newbury, Mass. : Mother Tongue Editions/An fasokan.
"Plus de mille proverbes mandé en bambara et anglais". Ouvrage bilingue bambara-anglais.
042 | Kone, Kassim (1995). Bamanan nzirin Bamanankan ni Angilèkan na (Bamanan tales in Bambara and English). West Newbury, Mass. : Mother Tongue Editions/An fasokan.
"Contes bambara en bambara et anglais".
043 | Labouret, Henri / Travélé, Moussa (1927). "Quelques aspects de la magie africaine", dans : BCEHS 10,3 : 477–545.
Note : quelques textes bambara, traduits en français ; BCEHS = Bulletin du Comité des Etudes Historiques et Scientifiques de l’Afrique Occidentale Française. Paris : Larose.
044 | Luneau, René (1980). "Chansons d’excision bambara", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.54–65. Paris : ACCT.
045 | Maïga, Ismaël (2001). Parlons bambara : langue et culture bambara. Paris : Harmattan.
Cet ouvrage comprend aussi 6 textes non-littéraires ainsi que 6 textes de chants populaires dont 5 du chanteur Salif Keïta ('Manju / Mandjou', 'Yèlè n na / Souris-moi Chérie' etc.) et 1 de la chanteuse Ami Koïta ('Jarabi / L’amour'). Tous les textes en bambara, et traduits en français.
046 | Meyer, Gérard (1978). Devinettes bambara. Avec la collaboration de Jean-Pierre Onattara et d’Issa Diarra. Paris : Harmattan.
047 | Molin, (1960). Recueil de proverbes bambaras et malinkés. Issy-les-Moulineaux : Presses Missionnaires.
048 | Sallée, Aliette / Rolland, Denis (1995). Téné. Bilingue bambara-français. Série "Contes des quatre Vents". Paris : Harmattan.
049 | Soumaré, Penda et al. (1996). Contes du Mali : L’arbre et l’enfant et autre conte trilingue. Trilingue français-bambara-soninké. Coll. "La légende des mondes". Paris : Harmattan.
050 | Soumaré, Penda et al. (1996). Contes du Mali : La femme-sorcière et autre conte trilingue. Trilingue français-bambara-soninké. Coll. "La légende des mondes". Paris : Harmattan.
051 | Thoyer, Annik (1982). Contes bambara du Mali. Paris.
052 | Thoyer-Rozat, Annik (1981). Le riche et le pauvre, conte bambara du Mali par Tayiru Banbera. Paris.
053 | Thoyer-Rozat, Annik (1997). Le riche et le pauvre : et autres contes bamanan du Mali. Bilingue français-bambara. Paris : Harmattan.
054 | Toulet (Père). 1920. "Proverbes bambara", dans : BCEHS 3 : 346–347.
Petit nombre de proverbes bambara, écrits en bambara et traduits en français.
055 | Tounkara, H. (1978). "La légende de Narenkossila, récit chanté par le griot Fadigi Cissoko". MS. Bamako : ENSUP.
056 | Touré, Mohamed (1996). Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung = Chrestomatie Bambara / Kalanjè gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe.
"Chrestomathie Bambara. Textes originaux Bambara avec traductions allemandes et françaises". Cet ouvrage s’adresse d’abord aux étudiants désireux d’apprendre le bambara, mais aussi à toute personne qui aimerait s’informer sur l’histoire, la géographie et les mœurs et coutumes du Mali.
057 | Traoré, El Hadj Sadia (1989). Sentences et proverbes bamanan (expliqués en bamanan et en français). Bamako : Editions Jamana.
058 | Traoré, Karim (2000). Le jeu et le sérieux. Essai d’anthropologie littéraire sur la poésie épique des chasseurs du Mande (Afrique de l’Ouest). Köln : Köppe.
En annexe, on a reproduit les deux textes de chanson d’Oumou Sangaré 'Bi furu / Le mariage aujourd’hui' et 'Sigikurunnin / Le petit siège' de son cd 'Ko sira ', World Circuit WCD036 (1993).
059 | Travélé, Moussa (1923). Proverbes et contes bambara (accompagnés d’une traduction française et précédés d’un abrégé de droit coutumier). Bambara et Malinke. Paris : Geuthner.
060 | Zeutschel, Monika (1996). Chansons de jeunes filles bambara du Mali. 2 volumes : vol.1 (analyse), vol.2 (textes des chansons et traduction). Mémoire de maîtrise (dir. Jean Derive). Litt. gén. et comp., Paris III. Paris : .
Ouvrages monolingues bambara :
061 | . An benbaw maanaw no.2. Ntonimba : CFC.
"Récits sur nos ancêtres". Livre d’histoire, concernant Ségou, le Kaarta, le Kènèdougou, le Maassina.
062 | . Geseda falentan. : .
"Le grand fil de trame sans fil de chaîne". 3 contes philosophiques.
063 | . Jègèmònbaarada. : .
"La pêche". Livre de lecture pour débutants.
064 | (1966). Dauda ni a ta saga. Korhogo, Côte d’Ivoire : Mission Baptiste.
"David et son mouton". Livre pour la jeunesse.
065 | (1979). Sèbèn ko nyuman. Bamako : Bènba Kan Dungew.
"Bien écrire". 14 leçons pour bien écrire le bambara. Exemples et textes.
066 | (1981). Bamanan ntalenw kalan ko. : Centre de Littérature Evangélique.
"Lecture des contes bambara".
067 | (1981). An ka jamana baro n’a nsiiri n’a maana dow. Bamako : Mali Kalanso Minisiriso.
"Quelques récits, contes et histoires de notre pays". Livre de lecture pour la 3e année.
068 | (1989). Bani nyènèma. Bamako : Balikukalan baarakèda.
Récits de chasse de Bantoma Sanogo.
069 | (1990). Natalenw, donkiliw bee la duman. Bamako : CDCL.
"Chants, les meilleurs contes". Contes et chants religieux.
070 | Bailleul, Charles . Bambara. Contes 1. : .
23 contes bambara de la région de Faladyè.
071 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série A. 1er livret. Faladjè : .
11 contes bambara dont le conte no.10 uniquement est traduit en français. Pour l’apprentissage du bambara
072 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série B. 1er livret. Falajè : .
5 contes bambara.
073 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série C. 1er livret. Falajè : .
2 contes bambara.
074 | Bailleul, / Dumestre, / Vydrine, (1992). Npogotigiw ni bilisiw. Sankiti-Peterburgu : Gafedilanso Eropukènè.
"Les filles et les diables". Conte repris de Charles Bailleul "Bambara. Contes 1".
075 | Berete, Hamidu (1996). Fèn bèè fan. Bamako : Editions Jamana.
"L’œuf de toutes sortes de choses" ; livre d’enfant.
076 | Coulibaly, Fatoumata (2007). Musow ni Wale. Bamako : Editions Donniya.
"Les femmes et l’action" ; cet ouvrage est le premier roman-photo réalisé et produit en Afrique de l’Ouest en langue bambara.
077 | Coulibaly, Yoro (1986). Zankolon. Bamako : DNAFLA.
"Nzankolon".
078 | Doumbia, Siyaka / Sangaré, Bakary (1996). An ka yèlè dòònin. Bamako : Editions Jamana.
"Rions un peu". Contes amusants et joyeux.
079 | Dumestre, Gérard / Maïga, Ismaël (1993). Baabu ni baabu. Paris : Editions du MRAP/Différences.
Recueil de 46 textes de lecture sur des sujets variés et provenant à la fois de genres traditionnels (contes, proverbes, fragments d’épopée, théâtre kotèba) et modernes (poèmes, articles de journaux...) : éléments de vocabulaire et questions sur le texte.
080 | Dunbiya, Siyaka (1997). Walenyumandonbaliya : . Bamako : Editions Jamana.
"Ingratitude : ".
081 | Ecole ouverte des Bourseaux, Saint-Ouen-l’Aumone (1998). Lambidou et autres contes bilingues. Texte en français, en bambara, en wolof. Coll. "Jeunesse l’Harmattan". Paris : Harmattan.
082 | Jaabi, Musa (1992). Maraka Madi ni Bamanan Madi. Raconté par Jeli Baba Susoko. Bamako : DNAFLA.
"Le Maadi soninké et le Maadi bambara". Une épopée.
083 | Jaabi, Musa (1993). Ntèntènw n’u Jaabiw : nin gafe in dilanna balikukalan baarada ni "OCED" ka jèkabaara kònò. . : DNAFLA & OCED.
"Devinettes et leurs réponses". Cahier comprenant 100 devinettes, figure aussi sous le titre 'ntèntèn ntènmasa e ko di ?' ; voir la photo en bas.
084 | Jaabi, Musa (2000). Ngonikoro bama : conte bambara. Transcrit et traduit par Moussa Diaby. Coll. "Epopée". : Editions Jamana.
"Le crocodile de Ngonikoro". Une épopée.
085 | Jakite, Baba (1992). Nsiirinw ni ntalenw. Bamako : .
"Contes et proverbes". 5 contes et 4 proverbes, repris de l’ouvrage 'Baabu ni Baabu'.
086 | Jakite, Famusa (2000 env.). Bi ni masakè denkè. : Le figuier.
"Bi et le fils du roi". Adaptation de 'L’Histoire du Caneton laid'.
087 | Jara, Bubakar (1985). Afiriki ka hadamaden ni fasojamaw ka josariyasun. Niamey : OUA-CELHTO.
Note : traduction de la 'Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples'.
088 | Jara, Bukari (1996). Poyi. : UNESCO & Bamako : Ministère de l’Education de Base.
"Poèmes".
089 | Jara, Yakuba (1997). Nasunba ni kòmò. : Le Figuier.
"Nasunba et l’association de kòmò". Bande dessinée ; le kòmò est une des institutions initiatiques bambara ; bande dessinée.
090 | Jarasuba, Caka (1991). Koorokaara y’a ta juru sara cogo min suruku la. Bamako : Editions Fayida.
"Comment la tortue se venge sur l’hyène".
091 | Jarasuba, Caka (2000 env.). Diden, lakalilen denmisènninw ye. Bamako : Editions Fayida.
"L’abeille, racontée aux enfants". Livre spécialisé sur l’abeille pour la jeunesse.
092 | Jarasuba, Caka / Nyakate, Mamadu (1991). Bènkè dononkòrò tòr’a ka yèrèfo la. Bamako : Editions Fayida.
093 | Jarasuba, Siyaka (1984). Munna ntori bè balo ji kònò. Bamako : Editions Fayida.
"Pourquoi la grenouille vit-elle dans l’eau ?". Livre pour la jeunesse.
094 | Jigifa, T.D. (1973). Miiri de bè nyò kè dòlò ye (nsiirinw). Siri 1. Bamako : .
"C’est l’esprit qui transforme le mil en bière (contes)".
095 | Jigifa, T.D. (1976). Poyiw. Bamako : .
"Poèmes".
096 | Jiyono, Zan (1992). Jirituruzan. : OAPF-DNAFLA.
"Jean le planteur d’arbres", d’après le texte de Jean Giono.
097 | Kamara, Idirisa (1996). Donon kasira : poyi. : La Sahélienne.
"Le coq chanta : poèmes".
098 | Kane, Kako (1998). Nansaaratile tun y’a danmako ye. Bamako : Le Figuier.
"L’Epoque européenne était une exception". ??
099 | Keyita, Gabukòrò (1979). Sunjata Keyita ka maana. Bamako : E.D.I.M.
"Histoire de Soundjata Keïta". Récit recueilli auprès de Gassiré Keïta, chef de village de Soso (nord de Bamako), par son fils.
100 | Konare, Alifa Umaru / Konare, Adamu Ba et al. (1997). Mali donbaw. Bamako : Editions Jamana.
"Grandes dates du Mali". Traduction de l’édition française (Bamako : Imprimeries du Mali, 1983). Avec indexe bambara-français.
101 | Konare, Dènba / Jaabi, Musa / Sanogo, Amadu (1989). Masalabolow. Poyiw. Bamako : DNAFLA.
"Textes. Poèmes".
102 | Konate, Musa (1996). Jakuma kegunnin. Bamako : Le Figuier.
"Le petit chat rusé".
103 | Konate, Musa (1996). Aladen ni jinèmori lanpan. Traduit par Basiriki Ture. : Le Figuier.
"Aladin et la lampe merveilleuse". Adaptation bambara.
104 | Konate, Musa (1996). Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè. Traduit par Basiriki Ture. Bamako : Le Figuier.
"Ali Baba et les quarante voleurs". Adaptation bambara.
105 | Konate, Musa (1996). Baru n’a basinamuso jugu. Bamako : Le Figuier.
"Barou et la méchante belle-mère".
106 | Konate, Musa [1996]. Kònòninbulama. Bamako : Le Figuier.
"Petit oiseau bleu".
107 | Konate, Musa [1996]. Surukuba ni Fafa kegunman. Traduit par Basiriki Ture. Bamako : Le Figuier.
"La grande hyène et Fafa, le rusé".
108 | Konate, Musa (1997). Sitan dennin faratilen. Bamako : Le Figuier.
"La fille Sitan en danger". Adaptation bambara du conte 'Le Petit Chaperon rouge et le Loup'.
109 | Kònè, Alikawu / Ture, Musa (1989). Cèmandali Babilen. Bamako : Editions Jamana.
"Bablé de Tièmandali". Récit épique écrit par Musa Ture.
110 | Kònè, Kassim (1995). Bèlèdugu Jamana. West Newbury : Mother Tongue Editions/An fasokan.
"Le pays de Bèlèdougou".
111 | Koné, Yacouba / Konaté, N’Golo (2003). Sinbon : récit de chasseur. Cape Town : Centre for Advanced Studies of African Society.
"Le grand chasseur".
112 | Konta, Mahamadou (1994). Npalan. Bamako : Librairie Traoré.
"Sacoche". Livre de poèsie.
113 | Kulibali, Adama Jokolo / Wulale, Berehima / Berete, Adama (1994). Nsiirin : nin kèra kungosogow ye. Bamako : La Sahélienne.
"Conte : il était une fois des animaux sauvages".
114 | Kuyate, Jabate Orokiatu (2008). Denmisènnin-Tulonw. Bamako : Editions Donniya.
"Jeux d’enfants". Livre d’enfant, illustré.
115 | Kuyate, Jabate Orokiatu (2008). Mali Nsiirinw. Bamako : Editions Donniya.
"Contes du Mali". Livre d’enfant, illustré.
116 | Maloka Ture, Basiriki (1999). Tijani ni Jènèba ka kabakomaanaw : Dugutaa dògòjòmòbili la. Bamako : Editions Donniya.
"Histoires étonnantes de Tidiane et Djeneba : le voyage en bachée".
117 | Maloka Ture, Basiriki (1999). Tijani ni Jènèba ka kabakomaanaw : jinèmorikè ka warabilen. Bamako : Editions Donniya.
"Histoires étonnantes de Tidiane et Djeneba : le singe du magicien".
118 | Nyakate, Mamadu / Jakite, Baba (1991). Kalanjè ni sèbènni. San filanan. Bamako : IPN.
"Lecture et écriture. 2e année". 68 textes de lecture, suivis d’explications et de questions.
119 | Nyakate, Mamadu (1992). Nsiirin : Surukuba tun b’a fè ka Ala ye. Bamako : .
"Conte : la vieille hyène qui voulait voir Dieu".
120 | Nyakate, Mamadu / Jarasuba, Caka (1999). Koorokaara sera ka Wagadugu masakè denmuso furu cogo min. Bamako : Editions Fayida.
"Comment la tortue a réussi à se marier avec la fille du roi de Ouagadougou".
121 | OHCHR (1996-2005). Hadamaden josiraw dantigèkan, 1948. http://www.ohchr.org.
Version bambara de la "Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948)". Voir ici : http://www.ohchr.org/EN/UDHR/Documents/UDHR_Translations/bra.pdf (en PDF).
122 | Pomerantz, Charlotte (1992). Faamamuso ani jikan sòròdasinyèmògò. Traduit par Dramane Dembele. Bamako : Project ABEL/MEN-USAID.
"La princesse et l’amiral". Livre pour la jeunesse.
123 | Sanogo, Amadu (1986). Tunga. Bamako : Balikukalan baarada gafedilanyoro.
"Exode". Bande dessinée en bambara.
124 | Sèn Tègiziperi, Antuwani De (1989). Masadennin : Bubakari Jara y’a bayèlèma. Traduit par Boubacar Diarra. Bamako : Editions Jamana.
"Le petit Prince". Traduction du livre d’Antoine de Saint-Exupéry.
125 | Sidibe, Tumani Yalam (1982). Misikunkolo. Bamako : Imprimérie.
"Tête de vache".
126 | Sidibe, Tumani Yalam (1992/1996). Cè jalamugufintigi (oroman tila 2 kònò). Bamako : CMDT & Imprimérie Kibaru & Librairie Traoré.
"L’homme au turban noir (roman en 2 parties)". Nouvelle : un quartier de la ville est menacé de destruction.
127 | Sidibe, Tumani Yalam (2000). Basa ku n’a ka dingèda. Bamako : CMDT & Imprimérie Kibaru & Librairie Traoré.
"La queue du margouillat et l’entrée de son trou" ??.
128 | Sisòkò, Jeli Baba . Basajalan-Zanbilen. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : DNAFLA.
"Zan le rouge". Long récit du Diéli Baba Cissoko.
129 | Sisòkò, Jeli Baba (1977). Daa ka kòrè kèlè. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : Editions Populaires.
"La guerre de Korè de Daa". Long récit sur la rivalité entre Ségou et Korè.
130 | Sisòkò, Jeli Baba (1986). Lamidu Soma Nyakate. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : E.D.I.M.
"Soma Nyakaté de Lamidou". Long récit sur la belle Nyagaté Tarawélé.
131 | Sisòkò, Kabinè / Kesteloot, Lilyan / Dumestre, Gérard / Tarawele, Jean-Baptiste (1979). Jònkolonin kèlè. Bamako : E.D.I.M.
"La prise de Dionkoloni".
132 | Sogoba, Salif et al. (2000). Nsiirinw ! Nsanaw ! Ntèntènw ! Bamako : Société Malienne d’Edition.
"Contes ! Proverbes ! Devinettes !". Collection de contes, proverbes, devinettes et calembours. Ses auteurs viennent du programme rural d’alphabétisation du CALAN-Mali, organisation non-gouvernementale. Cet ouvrage fait une partie du projet pour promouvoir les langues africaines comme langues d’instruction. Les contes et proverbes sont éducatifs, les calembours permettent aux enfants de pratiquer la prononciation de la langue ; CALAN (Kalan) = Club des amis des langues nationales du Mali.
133 | Susòkò, Mariyan-Madi (1988). Wagadu fo Sudan. Bamako : Editions Jamana.
"Du Wagadou au Soudan". Les grands chapîtres de l’histoire du Mali, de l’Empire du Ghana à la conquête coloniale.
134 | Tangara, Isebere Jahara (2005 env.). Terimuso saba. : Kalan Diya.
"Trois Amies".
135 | Tarawele, Dafidi (1981). Ala ye muso ke fenba ye. : Balikukalan Baarada.
"Dieu a fait de la femme une créature importante". Enseignement dispensé lors de la réunion des chrétiennes de Kolokani.
136 | Tarawele, Daramani (1991). Fasoko. Bamako : Balikukalan Baarada.
"La Patrie". Poèmes.
137 | Tarawele, Daramani (1994). Maana ncinin nyògòndan sèbènni bamanankan na : (1993 san nyògòndan). Bamako : Editions Jamana.
138 | Tarawele, Daramani (1994). Hakilimaya. Bamako : Librairie Traoré.
"Intelligence".
139 | Tarawele, Daramani (1994). Warabilen ni ba ka teriya. Bamako : Librairie Traoré.
"L’amitié entre le singe et la chèvre".
140 | Tarawele, Daramani (1995). Tarikuw : Kaarata bamananw, Segu bamananw, Masina fulaw. Bamako : Librairie Traoré.
"Histoire du royaume bambara du Kaarta, du royaume bambara de Ségou et du royaume peul du Macina".
141 | Tarawele, Daramani (1996). Nsiirin : N y’a ta nin na k’a bila nin na. Bamako : Editions Jamana.
"Conte : Prendre et laisser". ??
142 | Tarawele, Daramani (1996). N y’a da surukuba la : (nsiiringafe). Bamako : E.D.I.M.
"Il était une fois une grande hyène : (recueil de contes)".
143 | Tarawele, Daramani (1998). Manden fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"L’Empire du Mali : (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
144 | Tarawele, Daramani (1998). Kòròbòròjamana fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"L’Empire Sonraï (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
145 | Tarawele, Daramani (1998). Kènèdugu fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"Le Royaume du Kénédougou (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
146 | Tarawele, Daramani (1998). Soninkejamana fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.
"Le Royaume de Jaara (histoire du Mali)". Livre d’histoire.
147 | Tarawele, Daramani (2000). Bakarijan, muso fila jèden : maana. : Kalan Diya.
"Le Grand Bakari, enfant de deux femmes : une histoire".
148 | Tarawele, Daramani (2000). Hadamadenya taabolow : ladilikanw. Bamako : Kalan Diya.
"Les principes de l’humanité : conseils". Divers contes pour connaître et comprendre l’humanité.
149 | Tarawele, Daramani (2000 env.). Balimamusoden. : Kalan Diya.
"L’enfant de la sœur".
150 | Tarawele, Daramani (2001). Fasoko 1. : Kalan Diya.
"Géographie locale 1".
151 | Tarawele, Daramani (2002). Mara walawalanni : Fasoko 3. : Kalan Diya.
"Développer les régions : géographie locale 3".
152 | Tarawele, Daramani (2003). Kukalatigi. : Kalan Diya.
"La femme avec queue".
153 | Tarawele, Daramani (2003). Npogotigininw. : Kalan Diya.
"Filles".
154 | Tarawele, Sumayila Sanba (1989). Maya ni Taya. : Sahélienne/Jamana.
"Maïa et Taïa".
155 | Tarawele, Sumayila Sanba (1996). Kuruma tariki. Bamako : La Sahélienne.
156 | Tera, Jòb (199?). Karimu ni Kaja. Bamako : La Sahélienne.
"Karim et Katia".
157 | Tera, Kalilu . Nsiirinw ni maanaw. Bamako : E.D.I.M.
"Contes et histoires".
158 | Tunkara, Seku (1981). Nsiirinw ni maanaw. Bamako : E.D.I.M.
"Contes et histoires".
159 | Wulale, Burehima (1994). Sirabara. Bamako/West Newbury : Mother Tongue Editions.
"Tabatière".
160 | Wulale, Burehima (1995). Kalanjè ni degeliw. Bamako : La Sahélienne.
"Lecture et Exercises". Textes.
161 | Wulale, Burehima (1995). Kèko ye fòko ye. Bamako : La Sahélienne.
"Faire et Dire". Récits autour de l’histoire de Ségou, ainsi que sur les animaux et les villages de la région ségovienne.
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Amusez-vous bien avec la lecture bambara. Une aventure, un enrichissement sans limites, promis !
Hery

Histoire de création en bambara: l’œuf et le poussin (Mali)
Histoire de création : l’œuf et le poussin
SYÈFAN ANI SYÈDENNIN L’ŒUF ET LE POUSSIN
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirinnin, nsiirinnin. Syèfan ani syèdennin o tun taara lenburukariyòrò. Syèdennin ko ko syèfan ka yèlèn lenburusun na ka lenburu kari. Syèfan ko ko ale tè yèlèn. Syèdennin yèlènna ka lenburusun yuguyugu. Lenburu binna, u ye o dun. Syèfan fana yèlènna ko syèdennin ka buguri cè ka a bila ale jukòrò ko ni ale binna ko ale tè ci. Syèdennin ye buguri cè ka a bila a kòrò ka bèlèdenninkisènin bila o cè ra. Syèfan ye a yuguyugu ka bò ka na kè bèlèdennin kan - poyi ! - ka a ci. Syèdennin ka yèlè ka yèle ka yèlè. Kala ye a kan tigè Kala ka yèlè ka yèle ka yèlè. Tasuma ye a minè. Tasuma ka yèlè ka yèle ka yèlè. Ji ye a faga. Ji ka yèlè ka yèle ka yèlè. Dugukolo ye a min. Dugukolo ka yèlè ka yèlè ka yèlè. A ni Ala kèlèla. Ala ye a ta ka bin. Kabini o bòra a la a bè o nò na. N ye nsiirinnin sòrò yòrò min, n ye a bila yen.
– Texte en français (masalabolo faransikan na) :
Petit conte, petit conte. L’œuf et le poussin voulaient cueillir des citrons. Le poussin dit à l’œuf de monter sur le citronnier et cueillir les citrons. L’œuf répondit qu’il ne monterait point. Le poussin grimpa et secoua le citronnier. Les citirons tombèrent, ils les mangèrent. L’œuf à son tour monta, disant au poussin de prendre de la poussière et de l’étaler sous lui. De cette façon, s’il tombait, il ne se casserait pas. Le poussin ramassa de la poussière, il l’étala sous l’arbre mais y cacha un caillou. L’œuf secoua le citronnier et tomba sur le petit caillou, poyi ! et il se brisa. Et le poussin de rire, de rire et de rire. Mais une branche lui coupa la tête. Et la branche de rire, de rire et de rire. Le feu la brûla. Et le feu de rire, de rire et de rire. L’eau l’éteignit. Et l’eau de rire, de rire et de rire. La terre l’absorba. Et la terra de rire, de rire et de rire. La terre et Dieu se querellèrent. Dieu l’attrapa et la fit tomber. C’est depuis ce jour-là qu’elle est à sa place. J’ai laissé ce petit conte là où je l’ai trouvé.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Syèfan ani syèdennin syè-fan ani syè-den-nin poule-oeuf – et – poule-enfant-DIM L’œuf et le poussin.
Nsiirinnin, nsiirinnin. nsiirin-nin – nsiirin-nin conte-DIM – conte-DIM Petit conte, petit conte.
Syèfan ani syèdennin o tun taara lenburukariyòrò. syèfan – ani – syèdennin – o – tun – taa-ra – lenburu-kari-yòrò œuf – et – poussin – DET – PAS – partir-AC – citron-cueillir-lieu L’œuf et le poussin voulaient cueillir des citrons.
Syèdennin ko ko syèfan ka yèlèn lenburusun na syèdennin – ko – ko – syèfan – ka – yèlèn – lenburu-sun – na poussin – dire – que – œuf – ACC – monter – citron-tronc – à Le poussin dit à l’œuf de monter sur le citronnier ka lenburu kari. ka – lenburu – kari CONV – citron – cueillir et cueillir les citrons. Syèfan ko ko ale tè yèlèn. syèfan – ko – ko – ale – tè – yèlèn œuf – dire – que – lui – INACnég – monter L’œuf dit de ne pas monter. Syèdennin yèlènna ka lenburusun yuguyugu. syèdennin – yèlèn-na – ka – lenburusun – yuguyugu poussin – monter-AC – CONV – citronnier – secouer Le poussin monta et secoua le citronnier.
Lenburu binna, lenburu – bin-na citron – tomber-AC Les citrons tombèrent,
u ye o dun. u – ye – o – dun ils – AC – DET – manger ils les mangèrent.
Syèfan fana yèlènna syèfan – fana – yèlèn-na oeuf – aussi – monter-AC L’œuf aussi monta
ko syèdennin ka buguri cè ka a bila ale jukòrò ko – syèdennin – ka – buguri – cè – ka – a – bila – ale – jukòrò dire – poussin – ACC – poussière – ramasser – CONV – le – mettre – lui – sous disant que le poussin met de la poussière pour l’étaler sous lui.
ko ni ale binna ko ale tè ci. ko – ni – ale – bin-na – ko – ale – tè – ci ainsi – si – lui – tomber-AC – que – lui – INACnég – briser De cette façon, s’il tombait, in ne se casserait pas.
Syèdennin ye buguri cè ka a bila a kòrò syèdennin – ye – buguri – cè – ka – a – bila – a – kòrò poussin – AC – poussière – ramasser – CONV – la – mettre – lui (arbre) – sous Le poussin ramassa de la poussière, la mit sous lui,
ka bèlèdenninkisènin bila o cè ra. ka – bèlè-den-nin-kisè-nin – bila – o – cè – ra CONV – gravier-enfant-DIM-grain-DIM – laisser – DET – centre – à et y cacha un caillou.
Syèfan ye a yuguyugu ka bò syèfan – ye – a – yuguyugu – ka – bò poussin – AC – le – secouer – CONV – sortir L’œuf le secoua et tomba
ka na kè bèlèdennin kan - poyi ! - ka a ci. ka – na – kè – bèlè-den-nin – kan – poyi ! – ka – a – ci CONV – venir – faire – gravier-enfant-DIM – sur – poyi ! – CONV – le – briser sur le petit caillou - poyi ! - et il se brisa.
Syèdennin ka yèlè ka yèle ka yèlè. syèdennin – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè poussin – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et le poussin de rire, de rire et de rire.
Kala ye a kan tigè kala – ye – a – kan – tigè branche – AC – sa – tête – couper Une branche lui coupa la tête
Kala ka yèlè ka yèle ka yèlè. kala – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè branche – INF – rire – INF – rire – INF – rire La branche de rire, de rire et de rire. Tasuma ye a minè. tasuma – ye – a – minè feu – AC – la – attraper Le feu la brûla.
Tasuma ka yèlè ka yèle ka yèlè. tasuma – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè feu – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et le feu de rire, de rire et de rire.
Ji ye a faga. ji – ye – a – faga eau – AC – le – éteindre L’eau l’éteignit.
Ji ka yèlè ka yèle ka yèlè. ji – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè eau – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et l’eau de rire, de rire et de rire.
Dugukolo ye a min. dugu-kolo – ye – a – min sol-noyau – AC – le – boire La terre l’absorba.
Dugukolo ka yèlè ka yèlè ka yèlè. dugukolo– ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè terre – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et la terra de rire, de rire et de rire.
A ni Ala kèlèla. a – ni – Ala – kèlè-la elle – et – Dieu – se battre-AC La terre et Dieu se querellèrent
Ala ye a ta ka bin. Ala – ye – a – ta – ka – bin Dieu – AC – elle – prendre – CONV – faire tomber Dieu l’attrapa et la fit tomber.
Kabini o bòra a la kabini – o – bò-ra – a – la depuis – DET – sortir-AC – le – à Depuis ce jour-là
a bè o nò na. a – bè – o – nò – na elle – INAC – DEM – trace – à elle est à cette place.
N ye nsiirinnin sòrò yòrò min, n ye a bila yen. n – ye – nsiirin-nin – sòrò – yòrò – min – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte-DIM – gagner – lieu – REL – je – AC – le – laisser – là-bas J’ai laissé ce petit conte là où je l’ai trouvé.
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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACC = marque de prédication à valeur accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PAS = passé ; REL = pronom relatif.
Référence : Görög-Karady, Veronika & Meyer, Gérard. Contes bambara : Mali et Sénégal Oriental. Coll. "Fleuve et Flamme". Paris : CILF & Edicef, 1985.
Bonne lecture !
Herbert

SYÈFAN ANI SYÈDENNIN L’ŒUF ET LE POUSSIN
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirinnin, nsiirinnin. Syèfan ani syèdennin o tun taara lenburukariyòrò. Syèdennin ko ko syèfan ka yèlèn lenburusun na ka lenburu kari. Syèfan ko ko ale tè yèlèn. Syèdennin yèlènna ka lenburusun yuguyugu. Lenburu binna, u ye o dun. Syèfan fana yèlènna ko syèdennin ka buguri cè ka a bila ale jukòrò ko ni ale binna ko ale tè ci. Syèdennin ye buguri cè ka a bila a kòrò ka bèlèdenninkisènin bila o cè ra. Syèfan ye a yuguyugu ka bò ka na kè bèlèdennin kan - poyi ! - ka a ci. Syèdennin ka yèlè ka yèle ka yèlè. Kala ye a kan tigè Kala ka yèlè ka yèle ka yèlè. Tasuma ye a minè. Tasuma ka yèlè ka yèle ka yèlè. Ji ye a faga. Ji ka yèlè ka yèle ka yèlè. Dugukolo ye a min. Dugukolo ka yèlè ka yèlè ka yèlè. A ni Ala kèlèla. Ala ye a ta ka bin. Kabini o bòra a la a bè o nò na. N ye nsiirinnin sòrò yòrò min, n ye a bila yen.
– Texte en français (masalabolo faransikan na) :
Petit conte, petit conte. L’œuf et le poussin voulaient cueillir des citrons. Le poussin dit à l’œuf de monter sur le citronnier et cueillir les citrons. L’œuf répondit qu’il ne monterait point. Le poussin grimpa et secoua le citronnier. Les citirons tombèrent, ils les mangèrent. L’œuf à son tour monta, disant au poussin de prendre de la poussière et de l’étaler sous lui. De cette façon, s’il tombait, il ne se casserait pas. Le poussin ramassa de la poussière, il l’étala sous l’arbre mais y cacha un caillou. L’œuf secoua le citronnier et tomba sur le petit caillou, poyi ! et il se brisa. Et le poussin de rire, de rire et de rire. Mais une branche lui coupa la tête. Et la branche de rire, de rire et de rire. Le feu la brûla. Et le feu de rire, de rire et de rire. L’eau l’éteignit. Et l’eau de rire, de rire et de rire. La terre l’absorba. Et la terra de rire, de rire et de rire. La terre et Dieu se querellèrent. Dieu l’attrapa et la fit tomber. C’est depuis ce jour-là qu’elle est à sa place. J’ai laissé ce petit conte là où je l’ai trouvé.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Syèfan ani syèdennin syè-fan ani syè-den-nin poule-oeuf – et – poule-enfant-DIM L’œuf et le poussin.
Nsiirinnin, nsiirinnin. nsiirin-nin – nsiirin-nin conte-DIM – conte-DIM Petit conte, petit conte.
Syèfan ani syèdennin o tun taara lenburukariyòrò. syèfan – ani – syèdennin – o – tun – taa-ra – lenburu-kari-yòrò œuf – et – poussin – DET – PAS – partir-AC – citron-cueillir-lieu L’œuf et le poussin voulaient cueillir des citrons.
Syèdennin ko ko syèfan ka yèlèn lenburusun na syèdennin – ko – ko – syèfan – ka – yèlèn – lenburu-sun – na poussin – dire – que – œuf – ACC – monter – citron-tronc – à Le poussin dit à l’œuf de monter sur le citronnier ka lenburu kari. ka – lenburu – kari CONV – citron – cueillir et cueillir les citrons. Syèfan ko ko ale tè yèlèn. syèfan – ko – ko – ale – tè – yèlèn œuf – dire – que – lui – INACnég – monter L’œuf dit de ne pas monter. Syèdennin yèlènna ka lenburusun yuguyugu. syèdennin – yèlèn-na – ka – lenburusun – yuguyugu poussin – monter-AC – CONV – citronnier – secouer Le poussin monta et secoua le citronnier.
Lenburu binna, lenburu – bin-na citron – tomber-AC Les citrons tombèrent,
u ye o dun. u – ye – o – dun ils – AC – DET – manger ils les mangèrent.
Syèfan fana yèlènna syèfan – fana – yèlèn-na oeuf – aussi – monter-AC L’œuf aussi monta
ko syèdennin ka buguri cè ka a bila ale jukòrò ko – syèdennin – ka – buguri – cè – ka – a – bila – ale – jukòrò dire – poussin – ACC – poussière – ramasser – CONV – le – mettre – lui – sous disant que le poussin met de la poussière pour l’étaler sous lui.
ko ni ale binna ko ale tè ci. ko – ni – ale – bin-na – ko – ale – tè – ci ainsi – si – lui – tomber-AC – que – lui – INACnég – briser De cette façon, s’il tombait, in ne se casserait pas.
Syèdennin ye buguri cè ka a bila a kòrò syèdennin – ye – buguri – cè – ka – a – bila – a – kòrò poussin – AC – poussière – ramasser – CONV – la – mettre – lui (arbre) – sous Le poussin ramassa de la poussière, la mit sous lui,
ka bèlèdenninkisènin bila o cè ra. ka – bèlè-den-nin-kisè-nin – bila – o – cè – ra CONV – gravier-enfant-DIM-grain-DIM – laisser – DET – centre – à et y cacha un caillou.
Syèfan ye a yuguyugu ka bò syèfan – ye – a – yuguyugu – ka – bò poussin – AC – le – secouer – CONV – sortir L’œuf le secoua et tomba
ka na kè bèlèdennin kan - poyi ! - ka a ci. ka – na – kè – bèlè-den-nin – kan – poyi ! – ka – a – ci CONV – venir – faire – gravier-enfant-DIM – sur – poyi ! – CONV – le – briser sur le petit caillou - poyi ! - et il se brisa.
Syèdennin ka yèlè ka yèle ka yèlè. syèdennin – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè poussin – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et le poussin de rire, de rire et de rire.
Kala ye a kan tigè kala – ye – a – kan – tigè branche – AC – sa – tête – couper Une branche lui coupa la tête
Kala ka yèlè ka yèle ka yèlè. kala – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè branche – INF – rire – INF – rire – INF – rire La branche de rire, de rire et de rire. Tasuma ye a minè. tasuma – ye – a – minè feu – AC – la – attraper Le feu la brûla.
Tasuma ka yèlè ka yèle ka yèlè. tasuma – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè feu – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et le feu de rire, de rire et de rire.
Ji ye a faga. ji – ye – a – faga eau – AC – le – éteindre L’eau l’éteignit.
Ji ka yèlè ka yèle ka yèlè. ji – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè eau – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et l’eau de rire, de rire et de rire.
Dugukolo ye a min. dugu-kolo – ye – a – min sol-noyau – AC – le – boire La terre l’absorba.
Dugukolo ka yèlè ka yèlè ka yèlè. dugukolo– ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè terre – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et la terra de rire, de rire et de rire.
A ni Ala kèlèla. a – ni – Ala – kèlè-la elle – et – Dieu – se battre-AC La terre et Dieu se querellèrent
Ala ye a ta ka bin. Ala – ye – a – ta – ka – bin Dieu – AC – elle – prendre – CONV – faire tomber Dieu l’attrapa et la fit tomber.
Kabini o bòra a la kabini – o – bò-ra – a – la depuis – DET – sortir-AC – le – à Depuis ce jour-là
a bè o nò na. a – bè – o – nò – na elle – INAC – DEM – trace – à elle est à cette place.
N ye nsiirinnin sòrò yòrò min, n ye a bila yen. n – ye – nsiirin-nin – sòrò – yòrò – min – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte-DIM – gagner – lieu – REL – je – AC – le – laisser – là-bas J’ai laissé ce petit conte là où je l’ai trouvé.
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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACC = marque de prédication à valeur accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PAS = passé ; REL = pronom relatif.
Référence : Görög-Karady, Veronika & Meyer, Gérard. Contes bambara : Mali et Sénégal Oriental. Coll. "Fleuve et Flamme". Paris : CILF & Edicef, 1985.
Bonne lecture !
Herbert

Cent autres devinettes bambara, partie 2 (Mali)
(suite)
51 : Bèè tulo bè n na, nka mògò si tè n ye. – Finyè don.
Tout le monde m’écoute, mais personne ne me voit. – C’est le vent.
52 : Kili bèè la, kili jumèn ka kòrò ? – Hakili don.
De tous les mots kili, quel est le plus ancien ? – C’est hakili.
(note : ici, on fait un jeu de mot sur la deuxième partie du mot hakili [< ar. ‘aql] "pensée, intelligence, mémoire, raison, réflexion". Les "pensées" sont tant anciennes que l’humanité. Linguistique : le mot kili signifie d’abord "œuf" mais aussi toute "chose ronde", p.ex. kònòkili "œuf d’oiseau"*, nyèkili "globe oculaire", kòkili "testicule", kònòkili "rognon"** etc. *Ici, kònò, à ton bas, veut dire "oiseau" mais **là, kònò, à ton haut, veut dire "ventre". Donc, chez les Bambara, la chose ronde/l’œuf au ventre, c’est le "rognon".)
53 : Fèn dò bè n bolo, a dennin ma, a bè taama sen naani na, a mènna, a bè taama sen fila na, a mènna kosèbè, a bè taama sen saba na. – O ye denmisènnin ni kamalen ni cèkòrò ye.
J’ai une chose, quand elle est enfant, elle marche à quatre pieds, elle dure, elle marche à deux pieds, elle dure beaucoup, elle marche à trois pieds. – C’est l’enfant, le jeune homme et le vieillard.
54 : N taara n biranna na, u ye dalan fènsè, nyarògèlèn ye a sama. – Dimògò don.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont étendu une natte, un effronté l’a tirée. – C’est la mouche.
55 : Gènuju dò bè n bolo, n ka saga tè a dun, fo walisagade bè a nyimi. – O ye n dògòmuso ye.
J’ai une certaine herbe, mon mouton n’en mange pas, seul le mouton d’autrui en mange. – C’est ma petite sœur.
(note : allusion à la prohibition de mariage entre frère et sœur ; gènu est une espèce d’herbe.)
56 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, ni n ye bon nin da yèlèn, n ye mògòw sòrò, denw bè tulonkè la bon nin kònò. – O ye dimògò ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case, quand j’ai ouvert la porte de cette case, j’ai trouvé des gens, des enfants jouaient dans cette case. – C’est la mouche.
57 : N taara n biranna na, u ye dèbè fènsè ka n sigi a kan, yanni ka sigi den dò ye a sigi a kan. – Dimògò don.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont déployé une natte pour m’y asseoir avant que je m’assoie, un enfant s’y est assis. – C’est la mouche.
(note : les devinettes 54, 56 et 57 ont toutes la même réponse : la mouche, et aussi le même contexte : les beaux-parents. Donc, plusieurs variantes de la même idée.)
58 : Fèn dilalenw jumèn ka kòrò ? – O ye tinton ye.
Laquelle des choses créées est vieille ? – C’est le tinton.
(note : le tinton est une espèce d’oiseau. Prétendument, il est petit, de couleur noir, a une huppe, et on dit qu’il porte son père et sa mère sur sa tête ; il ne pouvait les enterrer car il n’y avait pas encore de terre. C’est possiblement pour cela qu’il est vieux !)
59 : Dennin juguman bè n bolo, tuma bèè a nyiginnen don. – Dakònònèn don.
J’ai une vilaine petite fille qui est toujours mouillée. – C’est la langue.
(linguistique : dakònònèn se compose de da-kònò-nèn < bouche-dans-langue.)
60 : Syèdanga bo ye san si kogo kun na. – Kumakan jugu don.
La fiente de la poulette est restée un an sur le mur. – C’est la parole méchante.
61 : N taara du kònò, n taara a sòrò bèè jòlen don. – Kolonkara don.
Je suis allé dans une cour, j’ai trouvé tout le monde debout. – Ce sont les pilons.
(note : kolonkara se compose de kolon-kara < mortier-manche.)
62 : Dègè kun kelen ye baji duuru. – Kalo jè don.
Une seule mesure de crème a brouillé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
63 : Fo yan fo Jènè, sungurunmuso fila bè nyògòn tan. – Jukunanmugu don.
D’ici jusqu’à Djenné, les deux demoiselles se bourrent de coups. – Ce sont les fesses.
(linguistique : jukunanmugu se compose de jukunan-mugu < fesses-pulpe.)
64 : N ye n ka dalan da, dennin kunkolo gèlènnin ye n kòn a kan. – Dimògò don.
J’ai préparé mon lit, une jeune fille têtue m’y attend. – C’est la mouche.
65 : Kamalen nyumannin dabo toli. – Marifa don.
Un joli garçon à l’haleine fétide. – C’est le fusil.
66 : Cè kelen bè kungo fè, a bè yaala ni fini bèè ye. – O ye nònsi ye.
Il est un homme qui se promène avec mille vêtements. – C’est le caméléon.
67 : N ye n dògònin bugò, o y’a ta sara n na. – Bugurijè don.
J’ai frappé mon petit frère, il me l’a bien rendu. – C’est la cendre.
(linguistique : bugurijè se compose de buguri-jè < poussière-blanc.)
68 : Jiri jalan kènma. – Kako don.
Bois tout sec, bois tout gras. – C’est la noix de cola.
69 : N taara n biranna na, u ye to di n ma, n ma se k’a bò todaga la. – O ye bubagaso ye.
Je suis allé chez mes beaux-parents, mes beaux-parents m’ont donné du gâteau de mil, je n’ai pas pu le faire sortir entièrement de la marmite. – C’est la termitière (et les termites).
70 : Payilawu ! – O ye wulu kulusitigi.
Payolaa ! – C’est un chien en culotte.
(linguistique : payilawu est un "pantalon trop large pour celui qui le porte". Selon Dumestre, le terme semble être uniquement attesté dans cette devinette ; voir Dumestre (2011) : Dictionnaire bambara-français, p.850.)
71 : Nin cènin kelen bè dinyè bèè mara. – O ye ji ye.
Ce petit homme gouverne le monde entier. – C’est l’eau.
72 : N ye nin cènin kelen kunbèn fara dulòki b’a kama. – O ye sirakògòma ye.
J’ai rencontré un petit homme portant un vêtement en pierre sur ses épaules. – C’est la tortue.
73 : Ntori ye kolonkara kunu. – O ye cèya ni musoya.
Le crapaud a avalé le pilon. – Ce sont les parties sexuelles de l’homme et de la femme.
74 : Sebe jama bè cèjan kan na. – O ye sebe ye.
Grand homme portant beaucoup de talismans au cou. – C’est le rônier (chargé de ses fruits).
75 : Filaninw fila bè n bolo, ni n ye kelen bila, a bè taa yòròjan, ni n ye a dònin bila, u bèè bè kelen ye. – O ye nyèkisè ye.
J’ai deux jumeaux, quand j’en laisse un, il part loin, quand je laisse l’autre, ils voient la même chose. – Ce sont les yeux.
(note : petit jeu – si on ferme un œil, l’autre voit au loin, si on l’ouvre, alors les deux yeux voient la même choise !)
76 : Kulukulufasyèngani. – O ye da ani nyin ye.
Poulailler rempli de petites poules blanches. – C’est la bouche et les dents.
(note : une comparaison pittoresque car la bouche remplie de dents blancs est vue comme le petit poulailler rempli de poules blanches. Dans la société traditionnelle, la poule blanche est souvent valorisée. Linguistique : kulukulufasyèngani se compose de kulukulu-fa-syè-ngani < poulailler-remplir-poule-très plein)
77 : N ye n ka binyè fili ka a ta n kèrè fè. – O ye nyègène ye.
J’ai lancé ma flèche et l’ai faite revenir près de moi. – C’est l’urine.
(note : quand on urine, le jet d’urine, la "flèche", est projeté d’abord au loin, puis finit par tomber près de soi.)
78 : Ni cènin kelen bòra a siyòrò la, dinyè bèè b’a ye. – Tile don.
Lorsque ce petit homme sort de sa chambre, tout le monde le voit. – C’est le soleil.
(note : le bon matin, le soleil sort de la chambre à coucher où il a passé la nuit. Linguistique : siyòrò "chambre" se compose de si-yòrò < passer la nuit-endroit.)
79 : N ye n ka foroko dulon gungurun na, gungurun binna, foroko ma bin. – O ye tògò ye (ni mògò sara, i tògò tè tunun).
J’ai suspendu mon sac à une souche, la souche est tombée, le sac n’est pas tombé. – C’est le nom (si quelqu’un meurt, son nom n’est pas perdu).
(note : ici, le nom est pris au sens de réputation. C’est un mot à connotation affective et relationnelle très forte. P.ex. "gâter" le nom de quelqu’un est très grave, cela équivaut à une non-reconnaissance sociale.)
80 : N ye n ka misi faga ka o joli minè a ku fè. – O ye tabadaga ye.
J’ai tué mon bœuf et pris son sang par sa queue. – C’est la pipe.
(note : allusion à la fumée qu’on tire par le petit bout. Linguistique : tabadaga se compose de taba-daga < tabac-canari.)
81 : Nin cènin kelen fununa, ka i dòn ka i dòn fo a fòònòna. Kabini a fòònòna, a sara. – O ye cèya ye.
Ce petit homme se met en colère, danse longuement jusqu’à en vomir. Après avoir vomi, il meurt. – C’est le membre viril.
82 : Fèn jumèn ka teli fèn bèè ye ? – Hakili don.
Quelle est la plus rapide de toutes les choses ? – C’est la pensée.
83 : Fèn jumèn bè kulo, a bè pan, binyè b’a kun na, a bè don dingè kònò ? – O ye nkèèrèn ye.
Quelle est la chose qui crie, qui vole, qui porte des cornes sur la tête et qui entre dans un trou ? – C’est le grillon.
84 : Dègèkuru ye baji jèya. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a blanchi l’eau du fleuve. – C’est la lune.
85 : Nin konin ye dinyè mògò bèè nyinè. – O ye sunògò ye.
Cette seule petite chose a donné l’oubli à toutes les personnes vivantes. – C’est le sommeil.
86 : Musonin juguman min bè dòlò duman kè. – O ye dikisè ye.
Petite femme méchante qui fait de bonne bière de mil. – C’est l’abeille.
(note : dikisè se compose de di-kisè < miel-balle.)
87 : Nyè n to yòrò jan ka n fa banfula bilen tigi na to ye. – O ye tile ye.
De loin, j’ai vu mon père coiffé d’un bonnet rouge. – C’est le soleil levant.
88 : Cè kelen ye so fa. – Yeelen don.
Un seul homme a rempli la maison. – C’est la lumière.
89 : Foroba koori jèra, bòbaa t’a la. – O ye dolow ye.
Le coton du champ collectif a blanchi, il n’y a personne pour les récolter. – Ce sont les étoiles.
90 : Donsokè fila bè tu kòfè, si nyè tè si la. – Tulow don.
Deux chasseurs sont derrière un bosquet, aucun d’eux ne voit l’autre. – Ce sont les oreilles.
91 : Jiri jalan bè jiri kènè kun. – O ye baganw binyèw ye.
Le bois vert porte le bois sec. – Ce sont les cornes des animaux.
92 : Sa b’a dingè sen, a du b’a gere. – Misèli don.
Le serpent creuse son trou, sa queue le bouche. – C’est l’aiguille.
93 : Muso kelen furu sirilen ye muso bèè furu sa. – Tigatoli don.
Le mariage d’une seule femme a provoqué le divorce de toutes les autres. – C’est la graine pourrie d’arachide qui fait rejeter toute la bouchée !
94 : Nin ko in ye fòlòmògòw bali. – Ka yaala ji sanfè. – Ka so jò ni situlu dòròn ye. – ...
Les anciens furent impuissants contre cette chose. – Marcher sur l’eau. – Construire une maison uniquement de beurre de karité. – ... (les réponses sont très nombreuses ; ici, j’en ai présenté deux !)
95 : N ye n ka filennin fila ko ka a jè, n ma n nyè nasuru a la. – O ye i fa n’i ba ye.
J’ai bien lavé mes deux petites calebasses, sans pouvoir faire choix de l’une d’elles. – C’est ton père et ta mère.
96 : Misifin bè dumuni kè lèfin na. – O ye nyimi ani kunsigi ye.
La vache noire mange dans la plaine noire. – Ce sont les poux (de tête) et les cheveux.
97 : N taara n biranna na, n taara à sòrò o bè sen bè kulusijalan kelen na. – O ye furalan ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, et j’ai trouvé que toutes leurs jambes sont dans une seule ceinture de culottes. – C’est le balai.
98 : A bè kò a bè nyè. – O ye biriki don.
Cela est derrière cela est devant. – C’est la brique.
(note : la brique n’a pas d’endroit, ni d’envers.)
99 : Kòrò ni dògò don, nka u tè bò nyògòn fè abada. – O ye tile ni kalo ye.
Grand-frère et petit-frère, mais ils ne se lèvent jamais ensemble. – C’est le soleil et la lune.
100 : Min b’a dilan, o t’a fè, min mago b’a la, o t’a ye. – Kasanke don.
Celui qui le fabrique ne l’aime pas, celui qui en a besoin ne le voit pas. – C’est le linceul.
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A ye nyènajè kè ni ntèntèn ninnu ye ! Amusez-vous bien avec ces devinettes !
Les photos :
1 – Ecolières dans un village situé au Lac Débo (au nord du Delta Central). Filles peules. 2 – Appel de matin dans une cour d’école. Village au Delta Central. 3 – Salle de classe ; à l’école de base à Sendégué (entre Konna et Korienzé).
Hery
51 : Bèè tulo bè n na, nka mògò si tè n ye. – Finyè don.
Tout le monde m’écoute, mais personne ne me voit. – C’est le vent.
52 : Kili bèè la, kili jumèn ka kòrò ? – Hakili don.
De tous les mots kili, quel est le plus ancien ? – C’est hakili.
(note : ici, on fait un jeu de mot sur la deuxième partie du mot hakili [< ar. ‘aql] "pensée, intelligence, mémoire, raison, réflexion". Les "pensées" sont tant anciennes que l’humanité. Linguistique : le mot kili signifie d’abord "œuf" mais aussi toute "chose ronde", p.ex. kònòkili "œuf d’oiseau"*, nyèkili "globe oculaire", kòkili "testicule", kònòkili "rognon"** etc. *Ici, kònò, à ton bas, veut dire "oiseau" mais **là, kònò, à ton haut, veut dire "ventre". Donc, chez les Bambara, la chose ronde/l’œuf au ventre, c’est le "rognon".)
53 : Fèn dò bè n bolo, a dennin ma, a bè taama sen naani na, a mènna, a bè taama sen fila na, a mènna kosèbè, a bè taama sen saba na. – O ye denmisènnin ni kamalen ni cèkòrò ye.
J’ai une chose, quand elle est enfant, elle marche à quatre pieds, elle dure, elle marche à deux pieds, elle dure beaucoup, elle marche à trois pieds. – C’est l’enfant, le jeune homme et le vieillard.
54 : N taara n biranna na, u ye dalan fènsè, nyarògèlèn ye a sama. – Dimògò don.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont étendu une natte, un effronté l’a tirée. – C’est la mouche.
55 : Gènuju dò bè n bolo, n ka saga tè a dun, fo walisagade bè a nyimi. – O ye n dògòmuso ye.
J’ai une certaine herbe, mon mouton n’en mange pas, seul le mouton d’autrui en mange. – C’est ma petite sœur.
(note : allusion à la prohibition de mariage entre frère et sœur ; gènu est une espèce d’herbe.)
56 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, ni n ye bon nin da yèlèn, n ye mògòw sòrò, denw bè tulonkè la bon nin kònò. – O ye dimògò ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case, quand j’ai ouvert la porte de cette case, j’ai trouvé des gens, des enfants jouaient dans cette case. – C’est la mouche.
57 : N taara n biranna na, u ye dèbè fènsè ka n sigi a kan, yanni ka sigi den dò ye a sigi a kan. – Dimògò don.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont déployé une natte pour m’y asseoir avant que je m’assoie, un enfant s’y est assis. – C’est la mouche.
(note : les devinettes 54, 56 et 57 ont toutes la même réponse : la mouche, et aussi le même contexte : les beaux-parents. Donc, plusieurs variantes de la même idée.)
58 : Fèn dilalenw jumèn ka kòrò ? – O ye tinton ye.
Laquelle des choses créées est vieille ? – C’est le tinton.
(note : le tinton est une espèce d’oiseau. Prétendument, il est petit, de couleur noir, a une huppe, et on dit qu’il porte son père et sa mère sur sa tête ; il ne pouvait les enterrer car il n’y avait pas encore de terre. C’est possiblement pour cela qu’il est vieux !)
59 : Dennin juguman bè n bolo, tuma bèè a nyiginnen don. – Dakònònèn don.
J’ai une vilaine petite fille qui est toujours mouillée. – C’est la langue.
(linguistique : dakònònèn se compose de da-kònò-nèn < bouche-dans-langue.)
60 : Syèdanga bo ye san si kogo kun na. – Kumakan jugu don.
La fiente de la poulette est restée un an sur le mur. – C’est la parole méchante.
61 : N taara du kònò, n taara a sòrò bèè jòlen don. – Kolonkara don.
Je suis allé dans une cour, j’ai trouvé tout le monde debout. – Ce sont les pilons.
(note : kolonkara se compose de kolon-kara < mortier-manche.)
62 : Dègè kun kelen ye baji duuru. – Kalo jè don.
Une seule mesure de crème a brouillé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
63 : Fo yan fo Jènè, sungurunmuso fila bè nyògòn tan. – Jukunanmugu don.
D’ici jusqu’à Djenné, les deux demoiselles se bourrent de coups. – Ce sont les fesses.
(linguistique : jukunanmugu se compose de jukunan-mugu < fesses-pulpe.)
64 : N ye n ka dalan da, dennin kunkolo gèlènnin ye n kòn a kan. – Dimògò don.
J’ai préparé mon lit, une jeune fille têtue m’y attend. – C’est la mouche.
65 : Kamalen nyumannin dabo toli. – Marifa don.
Un joli garçon à l’haleine fétide. – C’est le fusil.
66 : Cè kelen bè kungo fè, a bè yaala ni fini bèè ye. – O ye nònsi ye.
Il est un homme qui se promène avec mille vêtements. – C’est le caméléon.
67 : N ye n dògònin bugò, o y’a ta sara n na. – Bugurijè don.
J’ai frappé mon petit frère, il me l’a bien rendu. – C’est la cendre.
(linguistique : bugurijè se compose de buguri-jè < poussière-blanc.)
68 : Jiri jalan kènma. – Kako don.
Bois tout sec, bois tout gras. – C’est la noix de cola.
69 : N taara n biranna na, u ye to di n ma, n ma se k’a bò todaga la. – O ye bubagaso ye.
Je suis allé chez mes beaux-parents, mes beaux-parents m’ont donné du gâteau de mil, je n’ai pas pu le faire sortir entièrement de la marmite. – C’est la termitière (et les termites).
70 : Payilawu ! – O ye wulu kulusitigi.
Payolaa ! – C’est un chien en culotte.
(linguistique : payilawu est un "pantalon trop large pour celui qui le porte". Selon Dumestre, le terme semble être uniquement attesté dans cette devinette ; voir Dumestre (2011) : Dictionnaire bambara-français, p.850.)
71 : Nin cènin kelen bè dinyè bèè mara. – O ye ji ye.
Ce petit homme gouverne le monde entier. – C’est l’eau.
72 : N ye nin cènin kelen kunbèn fara dulòki b’a kama. – O ye sirakògòma ye.
J’ai rencontré un petit homme portant un vêtement en pierre sur ses épaules. – C’est la tortue.
73 : Ntori ye kolonkara kunu. – O ye cèya ni musoya.
Le crapaud a avalé le pilon. – Ce sont les parties sexuelles de l’homme et de la femme.
74 : Sebe jama bè cèjan kan na. – O ye sebe ye.
Grand homme portant beaucoup de talismans au cou. – C’est le rônier (chargé de ses fruits).
75 : Filaninw fila bè n bolo, ni n ye kelen bila, a bè taa yòròjan, ni n ye a dònin bila, u bèè bè kelen ye. – O ye nyèkisè ye.
J’ai deux jumeaux, quand j’en laisse un, il part loin, quand je laisse l’autre, ils voient la même chose. – Ce sont les yeux.
(note : petit jeu – si on ferme un œil, l’autre voit au loin, si on l’ouvre, alors les deux yeux voient la même choise !)
76 : Kulukulufasyèngani. – O ye da ani nyin ye.
Poulailler rempli de petites poules blanches. – C’est la bouche et les dents.
(note : une comparaison pittoresque car la bouche remplie de dents blancs est vue comme le petit poulailler rempli de poules blanches. Dans la société traditionnelle, la poule blanche est souvent valorisée. Linguistique : kulukulufasyèngani se compose de kulukulu-fa-syè-ngani < poulailler-remplir-poule-très plein)
77 : N ye n ka binyè fili ka a ta n kèrè fè. – O ye nyègène ye.
J’ai lancé ma flèche et l’ai faite revenir près de moi. – C’est l’urine.
(note : quand on urine, le jet d’urine, la "flèche", est projeté d’abord au loin, puis finit par tomber près de soi.)
78 : Ni cènin kelen bòra a siyòrò la, dinyè bèè b’a ye. – Tile don.
Lorsque ce petit homme sort de sa chambre, tout le monde le voit. – C’est le soleil.
(note : le bon matin, le soleil sort de la chambre à coucher où il a passé la nuit. Linguistique : siyòrò "chambre" se compose de si-yòrò < passer la nuit-endroit.)
79 : N ye n ka foroko dulon gungurun na, gungurun binna, foroko ma bin. – O ye tògò ye (ni mògò sara, i tògò tè tunun).
J’ai suspendu mon sac à une souche, la souche est tombée, le sac n’est pas tombé. – C’est le nom (si quelqu’un meurt, son nom n’est pas perdu).
(note : ici, le nom est pris au sens de réputation. C’est un mot à connotation affective et relationnelle très forte. P.ex. "gâter" le nom de quelqu’un est très grave, cela équivaut à une non-reconnaissance sociale.)
80 : N ye n ka misi faga ka o joli minè a ku fè. – O ye tabadaga ye.
J’ai tué mon bœuf et pris son sang par sa queue. – C’est la pipe.
(note : allusion à la fumée qu’on tire par le petit bout. Linguistique : tabadaga se compose de taba-daga < tabac-canari.)
81 : Nin cènin kelen fununa, ka i dòn ka i dòn fo a fòònòna. Kabini a fòònòna, a sara. – O ye cèya ye.
Ce petit homme se met en colère, danse longuement jusqu’à en vomir. Après avoir vomi, il meurt. – C’est le membre viril.
82 : Fèn jumèn ka teli fèn bèè ye ? – Hakili don.
Quelle est la plus rapide de toutes les choses ? – C’est la pensée.
83 : Fèn jumèn bè kulo, a bè pan, binyè b’a kun na, a bè don dingè kònò ? – O ye nkèèrèn ye.
Quelle est la chose qui crie, qui vole, qui porte des cornes sur la tête et qui entre dans un trou ? – C’est le grillon.
84 : Dègèkuru ye baji jèya. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a blanchi l’eau du fleuve. – C’est la lune.
85 : Nin konin ye dinyè mògò bèè nyinè. – O ye sunògò ye.
Cette seule petite chose a donné l’oubli à toutes les personnes vivantes. – C’est le sommeil.
86 : Musonin juguman min bè dòlò duman kè. – O ye dikisè ye.
Petite femme méchante qui fait de bonne bière de mil. – C’est l’abeille.
(note : dikisè se compose de di-kisè < miel-balle.)
87 : Nyè n to yòrò jan ka n fa banfula bilen tigi na to ye. – O ye tile ye.
De loin, j’ai vu mon père coiffé d’un bonnet rouge. – C’est le soleil levant.
88 : Cè kelen ye so fa. – Yeelen don.
Un seul homme a rempli la maison. – C’est la lumière.
89 : Foroba koori jèra, bòbaa t’a la. – O ye dolow ye.
Le coton du champ collectif a blanchi, il n’y a personne pour les récolter. – Ce sont les étoiles.
90 : Donsokè fila bè tu kòfè, si nyè tè si la. – Tulow don.
Deux chasseurs sont derrière un bosquet, aucun d’eux ne voit l’autre. – Ce sont les oreilles.
91 : Jiri jalan bè jiri kènè kun. – O ye baganw binyèw ye.
Le bois vert porte le bois sec. – Ce sont les cornes des animaux.
92 : Sa b’a dingè sen, a du b’a gere. – Misèli don.
Le serpent creuse son trou, sa queue le bouche. – C’est l’aiguille.
93 : Muso kelen furu sirilen ye muso bèè furu sa. – Tigatoli don.
Le mariage d’une seule femme a provoqué le divorce de toutes les autres. – C’est la graine pourrie d’arachide qui fait rejeter toute la bouchée !
94 : Nin ko in ye fòlòmògòw bali. – Ka yaala ji sanfè. – Ka so jò ni situlu dòròn ye. – ...
Les anciens furent impuissants contre cette chose. – Marcher sur l’eau. – Construire une maison uniquement de beurre de karité. – ... (les réponses sont très nombreuses ; ici, j’en ai présenté deux !)
95 : N ye n ka filennin fila ko ka a jè, n ma n nyè nasuru a la. – O ye i fa n’i ba ye.
J’ai bien lavé mes deux petites calebasses, sans pouvoir faire choix de l’une d’elles. – C’est ton père et ta mère.
96 : Misifin bè dumuni kè lèfin na. – O ye nyimi ani kunsigi ye.
La vache noire mange dans la plaine noire. – Ce sont les poux (de tête) et les cheveux.
97 : N taara n biranna na, n taara à sòrò o bè sen bè kulusijalan kelen na. – O ye furalan ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, et j’ai trouvé que toutes leurs jambes sont dans une seule ceinture de culottes. – C’est le balai.
98 : A bè kò a bè nyè. – O ye biriki don.
Cela est derrière cela est devant. – C’est la brique.
(note : la brique n’a pas d’endroit, ni d’envers.)
99 : Kòrò ni dògò don, nka u tè bò nyògòn fè abada. – O ye tile ni kalo ye.
Grand-frère et petit-frère, mais ils ne se lèvent jamais ensemble. – C’est le soleil et la lune.
100 : Min b’a dilan, o t’a fè, min mago b’a la, o t’a ye. – Kasanke don.
Celui qui le fabrique ne l’aime pas, celui qui en a besoin ne le voit pas. – C’est le linceul.
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A ye nyènajè kè ni ntèntèn ninnu ye ! Amusez-vous bien avec ces devinettes !
Les photos :
1 – Ecolières dans un village situé au Lac Débo (au nord du Delta Central). Filles peules. 2 – Appel de matin dans une cour d’école. Village au Delta Central. 3 – Salle de classe ; à l’école de base à Sendégué (entre Konna et Korienzé).
Hery
Cent autres devinettes bambara, partie 1 (Mali)
Cent autres devinettes bambara
(pour Anusara)
Bonjour Anusara,
un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !
Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :
1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.
Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).
2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.
Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.
(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)
3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.
Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.
(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)
4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.
La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).
(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)
5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.
Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.
(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)
6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.
Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.
7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.
Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.
(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)
8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.
La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.
(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)
9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.
Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.
(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)
10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.
J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.
(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)
11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.
(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)
12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)
13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.
J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.
(note : les bulles de savon !)
14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.
Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.
15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.
(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)
16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.
Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.
(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)
17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.
18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.
Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.
(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)
19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.
Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.
20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.
Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.
21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.
Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.
(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)
22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.
L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.
(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)
23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.
Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.
(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)
24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.
Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.
(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)
25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.
En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.
(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)
26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.
Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.
27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.
Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.
(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)
28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.
Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.
29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.
Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.
30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.
Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.
31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.
J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.
(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)
32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.
Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.
(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)
33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.
Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.
(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)
34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.
Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.
(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)
35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.
(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)
36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.
(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)
37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.
Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.
38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.
La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.
39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.
J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.
40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.
41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)
42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.
J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.
43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.
J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.
44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.
J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.
(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)
45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.
Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.
46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.
47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)
48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.
Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.
49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.
Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.
(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)
50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.
J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).
(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)
(à suivre)
(pour Anusara)
Bonjour Anusara,
un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !
Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :
1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.
Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).
2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.
Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.
(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)
3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.
Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.
(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)
4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.
La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).
(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)
5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.
Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.
(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)
6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.
Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.
7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.
Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.
(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)
8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.
La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.
(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)
9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.
Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.
(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)
10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.
J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.
(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)
11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.
(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)
12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)
13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.
J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.
(note : les bulles de savon !)
14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.
Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.
15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.
(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)
16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.
Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.
(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)
17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.
18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.
Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.
(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)
19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.
Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.
20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.
Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.
21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.
Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.
(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)
22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.
L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.
(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)
23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.
Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.
(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)
24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.
Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.
(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)
25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.
En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.
(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)
26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.
Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.
27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.
Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.
(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)
28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.
Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.
29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.
Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.
30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.
Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.
31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.
J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.
(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)
32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.
Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.
(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)
33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.
Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.
(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)
34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.
Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.
(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)
35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.
(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)
36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.
(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)
37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.
Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.
38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.
La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.
39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.
J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.
40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.
41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)
42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.
J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.
43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.
J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.
44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.
J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.
(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)
45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.
Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.
46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.
47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)
48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.
Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.
49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.
Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.
(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)
50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.
J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).
(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)
(à suivre)







