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Svalbard, terre polaire
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le m��me système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le m��me système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Organiser notre voyage de noces au Japon en mai 2011
Bonsoir à tous!
Nous sommes de jeunes mariés qui adorons les mangas animés et la cuisine japonaise. Nous aimerions partir pour notre voyage de noces au Japon en mai 2011 (du 7 au 21).
Je me suis fraîchement procurée le Lonely Planet Japon et ai démarché certaines agences pour des devis billets + hébergements (voyage en liberté sur mesure).
Nous avons un budget de 6 000 Euros tout compris et mon 1er devis est déjà à 5 000 Euros sans repas (sauf pdj Hotels à Tokyo et demi-pension pour 2 nuits dans certains ryokans), entrées aux temples et musées, dépenses perso...
Je me demande donc si nous pourrions tout organiser nous même afin de rester dans le budget... est ce trop tard? aurai je le temps de faire les réservations?
Pour l'anglais je me débrouille mais je ne pratique plus depuis 10 ans même si j'ai de bons restes des études... mon mari est plus immergé dans l'anglais au quotidien, mais c'est moi qui organise le voyage.
Voilà notre ébauche de programme pour les nuits, les visites en journée devant être définies sauf pour certains jours, je n'ai pas eu le temps de regarder en détails les visites recommandées (on sait juste déjà qu'on ira au musée Gibli!) :
07/05/11/sam : vol Genève Tokyo 08/05/11/dim : Tokyo 09/05/11/lun : Tokyo 10/05/11/mar : Tokyo 11/05/11/mer : Nuit à Tokyo mais visite de Nikko pour la journée 12/05/11/jeu : Mont Fuji avec nuit à Hakone dans un ryokan avec onsen 13/05/11/ven : Kyoto 14/05/11/sam : Kyoto 15/05/11/dim : Mont Kyoa avec nuit dans un temple 16/05/11/lun : Nara 17/05/11/mar : Kyoto 18/05/11/mer : Kyoto 19/05/11/jeu : Miyajima 20/05/11/ven : Osaka 21/05/11/sam : VOL Osaka Genève
Nous aimerions dormir le plus possible en ryokan pour être immergés dans la vie japonaise, encore mieux si wc privés et si onsen mixte possible. L'agence m'a conseillé l'hôtel pour Tokyo. Si on peut tout en restant dans le budget, le confort est le bienvenu (petit plus voyage de noces ;-)) Nous pensons prendre le JR pass pour 14 jours.
Je m'inquiète à savoir si seuls on saura se débrouiller et bien visiter? et bien se déplacer sans encombre et sans galèrer? un guide n'est pas nécessaire au moins pour Tokyo et Kyoto (en français pour le coup)? Et pour les transferts aux aéroports? J'ai vu qu'il y avait des transferts de bagages possibles pour voyager léger via l'agence qui m'a fait le premier devis pour certains trajets, est ce organisable par soi même?
Désolée, cela fait beaucoup de questions mais je ne sais pas trop comment faire et surtout si notre budget est réalisable car mon mari ne souhaite pas le dépasser. J'espère vous avoir déjà donné une bonne idée globale.
Merci à tous pour votre aide et vos conseils.
Nous sommes de jeunes mariés qui adorons les mangas animés et la cuisine japonaise. Nous aimerions partir pour notre voyage de noces au Japon en mai 2011 (du 7 au 21).
Je me suis fraîchement procurée le Lonely Planet Japon et ai démarché certaines agences pour des devis billets + hébergements (voyage en liberté sur mesure).
Nous avons un budget de 6 000 Euros tout compris et mon 1er devis est déjà à 5 000 Euros sans repas (sauf pdj Hotels à Tokyo et demi-pension pour 2 nuits dans certains ryokans), entrées aux temples et musées, dépenses perso...
Je me demande donc si nous pourrions tout organiser nous même afin de rester dans le budget... est ce trop tard? aurai je le temps de faire les réservations?
Pour l'anglais je me débrouille mais je ne pratique plus depuis 10 ans même si j'ai de bons restes des études... mon mari est plus immergé dans l'anglais au quotidien, mais c'est moi qui organise le voyage.
Voilà notre ébauche de programme pour les nuits, les visites en journée devant être définies sauf pour certains jours, je n'ai pas eu le temps de regarder en détails les visites recommandées (on sait juste déjà qu'on ira au musée Gibli!) :
07/05/11/sam : vol Genève Tokyo 08/05/11/dim : Tokyo 09/05/11/lun : Tokyo 10/05/11/mar : Tokyo 11/05/11/mer : Nuit à Tokyo mais visite de Nikko pour la journée 12/05/11/jeu : Mont Fuji avec nuit à Hakone dans un ryokan avec onsen 13/05/11/ven : Kyoto 14/05/11/sam : Kyoto 15/05/11/dim : Mont Kyoa avec nuit dans un temple 16/05/11/lun : Nara 17/05/11/mar : Kyoto 18/05/11/mer : Kyoto 19/05/11/jeu : Miyajima 20/05/11/ven : Osaka 21/05/11/sam : VOL Osaka Genève
Nous aimerions dormir le plus possible en ryokan pour être immergés dans la vie japonaise, encore mieux si wc privés et si onsen mixte possible. L'agence m'a conseillé l'hôtel pour Tokyo. Si on peut tout en restant dans le budget, le confort est le bienvenu (petit plus voyage de noces ;-)) Nous pensons prendre le JR pass pour 14 jours.
Je m'inquiète à savoir si seuls on saura se débrouiller et bien visiter? et bien se déplacer sans encombre et sans galèrer? un guide n'est pas nécessaire au moins pour Tokyo et Kyoto (en français pour le coup)? Et pour les transferts aux aéroports? J'ai vu qu'il y avait des transferts de bagages possibles pour voyager léger via l'agence qui m'a fait le premier devis pour certains trajets, est ce organisable par soi même?
Désolée, cela fait beaucoup de questions mais je ne sais pas trop comment faire et surtout si notre budget est réalisable car mon mari ne souhaite pas le dépasser. J'espère vous avoir déjà donné une bonne idée globale.
Merci à tous pour votre aide et vos conseils.
Compte rendu de voyage en Birmanie - 20 jours en août/septembre 2010
Mingalaba,
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le d��jeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le d��jeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Juste pour sourire...
Conversation réelle captée sur le canal 106 fréquence des secours maritimes de la côte du Finistère (Galice).
Entre des Galiciens et des Nord-Américans
Galiciens (bruit de fond) : •Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15degré au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous. Vous arrivez directement sur nous une distance de 25 milles nautiques.
* Américains (bruit de fond) : * Nous vous recommandons de dévier vous-même votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous répétons : déviez votre trajectoire de 15 degré sud pour éviter la collision.
Américains (une voie différentes) : * Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons, déviez votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de 15 degrés sud pour éviter la collision.
Américains (voix irritée) :
* Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS LINCOLN, de la marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine ! Nous sommes escortés par 2 cuirassiers, 6 destroyers, 5 croiseurs, 4 sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui. Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive Irakienne. Nous ne vous suggérons pas, nous vous ordonnons, de dévier votre route de 15° nord ! Dans le cas contraire nous nous verrions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de la force de cette coalition. Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition, s’il vous plaît, obéissez immédiatement et sortez de notre trajectoire.
Galiciens :
•C’est Juan Manuel Salas Alcantara qui vous parle, nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, par notre bouffe, deux bières et un canari qui est actuellement en train de dormir. •Nous avons l’appui de la radio de la Corogne et du canal 106 ‘urgences maritimes ». •Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme. Nous sommes dans le phare A-853, au Finistère de la côte de Galice. Nous n’avons pas la moindre putain d’idée de la position que nous occupons au classement des phares espagnols. Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes car nous vous laissons le putain de soin de garantir la sécurité de votre flotte de merde qui va se ramasser la gueule contre les rochers ! C’est pour cela que nous insistons à nouveau et vous rappelons que le mieux à faire, le plus logique et le plus raisonnable serait que deviez votre trajectoire de 15° degrés sud pour éviter de nous rentrer dedans !
Américains :
* Bien reçu, merci…….
Entre des Galiciens et des Nord-Américans
Galiciens (bruit de fond) : •Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15degré au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous. Vous arrivez directement sur nous une distance de 25 milles nautiques.
* Américains (bruit de fond) : * Nous vous recommandons de dévier vous-même votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous répétons : déviez votre trajectoire de 15 degré sud pour éviter la collision.
Américains (une voie différentes) : * Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons, déviez votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de 15 degrés sud pour éviter la collision.
Américains (voix irritée) :
* Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS LINCOLN, de la marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine ! Nous sommes escortés par 2 cuirassiers, 6 destroyers, 5 croiseurs, 4 sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui. Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive Irakienne. Nous ne vous suggérons pas, nous vous ordonnons, de dévier votre route de 15° nord ! Dans le cas contraire nous nous verrions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de la force de cette coalition. Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition, s’il vous plaît, obéissez immédiatement et sortez de notre trajectoire.
Galiciens :
•C’est Juan Manuel Salas Alcantara qui vous parle, nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, par notre bouffe, deux bières et un canari qui est actuellement en train de dormir. •Nous avons l’appui de la radio de la Corogne et du canal 106 ‘urgences maritimes ». •Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme. Nous sommes dans le phare A-853, au Finistère de la côte de Galice. Nous n’avons pas la moindre putain d’idée de la position que nous occupons au classement des phares espagnols. Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes car nous vous laissons le putain de soin de garantir la sécurité de votre flotte de merde qui va se ramasser la gueule contre les rochers ! C’est pour cela que nous insistons à nouveau et vous rappelons que le mieux à faire, le plus logique et le plus raisonnable serait que deviez votre trajectoire de 15° degrés sud pour éviter de nous rentrer dedans !
Américains :
* Bien reçu, merci…….
Chaleur et exposition universelle à Shanghai en août?
bonjour, je me permets de vous écrire parce que je m'inquiète. j'ai prévu de partir une semaine à shanghai mi août pour visiter la ville, et l'expo universelle. je lis partout que la chaleur est écrasante. Est il quand meme possible de faire du tourisme ou devrais je m'abstenir? Quelqu'un a t-il visité l'expo cet été? qu'en avez vous pensé? (petite précision je suis architecte)
en vous remerciant
Trois jours seule à Ouagadougou et environs...
Bonjour,
Début 2011, je vais participer à une mission humanitaire de 2 semaines dans un hôpital de Ouagadougou.
Je prévois d'arriver sur place 3 jours avant, afin de m'imprégner de l'Afrique, et "d'acheter le climat"!... J'envisage donc de faire un peu de tourisme ces qques jours, et je recherche des tuyaux et des conseils. Qu'y a -t-il à voir? Trouve-t-on facilement un chauffeur guide de confiance?
Comme femme seule, est-ce dangereux de voyager au Burkina?
Merci pour les conseils bienvenus.
Je prévois d'arriver sur place 3 jours avant, afin de m'imprégner de l'Afrique, et "d'acheter le climat"!... J'envisage donc de faire un peu de tourisme ces qques jours, et je recherche des tuyaux et des conseils. Qu'y a -t-il à voir? Trouve-t-on facilement un chauffeur guide de confiance?
Comme femme seule, est-ce dangereux de voyager au Burkina?
Merci pour les conseils bienvenus.
Lancer mon activité informatique à Casablanca
Bonjour,
Ayant comme projet de créer mon activité de maintenance informatique et réseau à Casablanca, j'aurais besoin d'avis. J'ai quinze ans d'expérience dans le domaine sur de grands comptes en France, j'ai même créer cette activité ( je me déplace à domicile pour les particuliers, les pmi, et associations). Malgré des recherches sur internet, j'ai du mal à trouver les prix pratiqués à l'heure à Casa entre autre. J'attends vos avis ou conseils.
Merci
Ayant comme projet de créer mon activité de maintenance informatique et réseau à Casablanca, j'aurais besoin d'avis. J'ai quinze ans d'expérience dans le domaine sur de grands comptes en France, j'ai même créer cette activité ( je me déplace à domicile pour les particuliers, les pmi, et associations). Malgré des recherches sur internet, j'ai du mal à trouver les prix pratiqués à l'heure à Casa entre autre. J'attends vos avis ou conseils.
Merci
Jeunes réfugiés tibétains à Dharamsala avec femmes occidentales
Tashidélé,
Je souhaite apporter le témoignage de nombreuses femmes, ayant une relation amoureuse difficile avec de jeunes réfugiés tibétains. Ce message a pour but de mettre garde les occidentales qui séjournent à Dharamsala, et non d’apporter un blâme comme certains pourraient le penser.
Tout d’abord, il est important de préciser que la nouvelle génération de tibétains vivant actuellement à Dharamsala, tombent de plus en plus dans l’alcool, la drogue, la prostitution et la délinquance. Ce qui entraîne une aptitude malsaine vis-à-vis des occidentaux. Leur objectif principal étant d’entretenir une relation avec une “west girl” qui peut leur apporter de nombreux avantage : argent, promesse d’une nouvelle nationalité, avantage matériel (vêtements, ipod, téléphone mobile..), sexe.
Il y’a deux option possible à leur portée :
- soit se faire régulièrement envoyer de l’argent en Inde (vive la Western Union !)
- soit le mariage pour s’installer dans le pays résidant du conjoint.
La recherche de sponsor est l’activité favorite de ces jeunes, qui en ont 4 ou 5 en général, ce qui peut faire au total des sommes s’élevant entre 800 et 1200 euros par mois !
Pour parvenir à ces objectif il y’a plusieurs manière, l’approche la plus courante est de rencontrer “sa future proie” dans des lieux que les occidentaux affectionnent :
- temple du dalaï lama (de jeunes femmes éblouies par la spiritualité du lieu, se font aborder lorsqu’elles sont isolées)
- les associations de volontaires (cours ou conversation en anglais, cours de cuisine, cours d’art tibétain…)
- les enseignements bouddhistes.
Le but final de ces jeunes tibétain étant de partir vivre dans un pays occidental, où ils pourront gagner beaucoup d’argent et surtout une nouvelle nationalité. Pays de prédilection : USA, Canada, Australie, Suisse, Belgique. Leur “citizen” en poche, ils peuvent ainsi retourner au Tibet pour retrouver leur famille et ne pas être inquiétés du gouvernement chinois.
En général, la relation avec une occidentale dure au maximum 5 ans (le temps d’obtenir la nationalité du pays d’accueil). Ensuite la femme est quittée sans explication, pour rejoindre la “vraie” petite amie tibétaine (relation entretenue secrètement et ignorée de la naïve west girl). La plupart du temps ils ne contentent pas de quitter leur “west girl”, auparavant ils lui vide ses comptes bancaires. Nombreuses de ces femmes occidentales subissent en plus, des violences conjugales (particulièrement au Canada) : elles sont battues, insultées, abusées psychologiquement.
Il ait aisé de tomber sous le charme de ces jeunes hommes charmants, “bouddhistes“, serviable qui font croire aux femmes qu’elles sont des princesses. Comme ils sont très beaux pour la plupart et jouent sur la corde sensible des femmes, celles-ci craquent et cèdent à tous leurs exigences.
Ces jeunes tibétains racontent tous la même histoire : réfugiés ou nés en Inde, ils sont coupés de leurs familles, sans argent, sans travail, sans avenir. Ce n’est pas faux mais ils en rajoutent et inventent des histoires abracadabrantes, pour mieux convaincre. Parfois leurs mensonges deviennent de la mythomanie et révèlent des problèmes psychologiques graves.
Leurs activités favorites est de guetter l’arrivée des bus en provenance de Delhi, chargée de jeunes occidentales idéalisant cette terre bouddhiste protégée. Ils fréquentent les caf��s ou les restaurants où ils peuvent rencontrés des “west girls“, ou bien le temple du dalaï lama en soirée (vers 17h).
Des jeunes femmes m’ont raconté des choses épouvantables qu’ils leurs sont arrivés avec leurs conjoints tibétains. Elles ont subis des abus de tout ordre : mensonges, jalousie excessive, insultes, vol, viol, abandon total lorsque leur conjoint s’aperçoit qu’elle ne leur ai plus d’aucune utilité. Le réflexe de ces femmes, est de toujours pardonner compte tenu de leur statut de réfugié. Cet état de fait n’est pas réservé aux “west girls “, mais également aux tibétaines (d’après une étude faîte sur Mc Leod Ganj, 50 % des femmes tibétaines sont battues par leur conjoints).
Ces jeunes tibétains sont désœuvrés, se sentent en perte de culture, n’ont plus de repère. Ils sont à la quête d’un paradis perdu qu’ils fantasment (le tibet). Les plus aisés d’entre eux reçoivent de leur famille, de fortes sommes d’argent (400 à 500 euros par mois, plus que notre RSA !), ce qui ne les prédispose pas à travailler. De plus, le gouvernement indien verse à chaque réfugié une pension de 50 dollars par mois, aucun tibétain le mentionne, en général ils cachent cette information pour obtenir plus d’aide des occidentaux. Les jeunes réfugiés restent toute la journée dans les rues à discuter en bande, habillés à la dernière mode, ils ont tous des téléphones portables (la plupart à prix élevé !), des motos. Ils ne souhaitent pas faire de petits boulots, qu’ils laissent aux indiens pauvres du Bihar travaillant dans les guest houses et les restaurants, (ceux-ci représentent une main d’œuvre bon marché pour les guest houses et restaurants tenus par les tibétains).
Toutes ces informations, je les tiens directement des indiens et des tibétains de l’ancienne génération, excédés par le comportement de ces jeunes. Car eux, ils travaillent dur tous les jours pour gagner leur vie.
La situation de ces jeunes est alarmante, mais faut-il les assister pour autant ? on peut les aider d’une autre manière que celles de faire des dons d’argent. Et il est plus judicieux de faire des dons à ceux qui ont vraiment besoin : les personnes âgées tibétaines isolées de leurs familles (restées au Tibet), vivant dans une extrême pauvreté.
Je soutiens le Tibet et son peuple depuis 15 ans, je me suis mariée avec un homme de la région du Kham, je connais bien cette communauté pour avoir vécu parmi eux. Malgré les apparences j’écris ce post pour les aider, ils valent mieux que ce qu’ils sont en train de devenir. Ils ont une grande richesse qu’il est primordiale de préserver. Le comportement que je dénonce est surtout rencontré à Dharamsala, ce n’est pas le cas à Déradun ou dans les communautés du sud de l’Inde. C’est l’effet pervers du tourisme de plus en plus intense à Dharamsala, mais également du comportement de femmes occidentales légères.
Le problème du tibet est similaire à celui rencontré chez les Amérindiens : un pays occupé, colonnisé avec peu de chance d’être reconquis. On y rencontre les mêmes déviances : alcool, drogues, violence, prostitution.
Elena une femme amoureuse de Tibet et de son peuple.
Je souhaite apporter le témoignage de nombreuses femmes, ayant une relation amoureuse difficile avec de jeunes réfugiés tibétains. Ce message a pour but de mettre garde les occidentales qui séjournent à Dharamsala, et non d’apporter un blâme comme certains pourraient le penser.
Tout d’abord, il est important de préciser que la nouvelle génération de tibétains vivant actuellement à Dharamsala, tombent de plus en plus dans l’alcool, la drogue, la prostitution et la délinquance. Ce qui entraîne une aptitude malsaine vis-à-vis des occidentaux. Leur objectif principal étant d’entretenir une relation avec une “west girl” qui peut leur apporter de nombreux avantage : argent, promesse d’une nouvelle nationalité, avantage matériel (vêtements, ipod, téléphone mobile..), sexe.
Il y’a deux option possible à leur portée :
- soit se faire régulièrement envoyer de l’argent en Inde (vive la Western Union !)
- soit le mariage pour s’installer dans le pays résidant du conjoint.
La recherche de sponsor est l’activité favorite de ces jeunes, qui en ont 4 ou 5 en général, ce qui peut faire au total des sommes s’élevant entre 800 et 1200 euros par mois !
Pour parvenir à ces objectif il y’a plusieurs manière, l’approche la plus courante est de rencontrer “sa future proie” dans des lieux que les occidentaux affectionnent :
- temple du dalaï lama (de jeunes femmes éblouies par la spiritualité du lieu, se font aborder lorsqu’elles sont isolées)
- les associations de volontaires (cours ou conversation en anglais, cours de cuisine, cours d’art tibétain…)
- les enseignements bouddhistes.
Le but final de ces jeunes tibétain étant de partir vivre dans un pays occidental, où ils pourront gagner beaucoup d’argent et surtout une nouvelle nationalité. Pays de prédilection : USA, Canada, Australie, Suisse, Belgique. Leur “citizen” en poche, ils peuvent ainsi retourner au Tibet pour retrouver leur famille et ne pas être inquiétés du gouvernement chinois.
En général, la relation avec une occidentale dure au maximum 5 ans (le temps d’obtenir la nationalité du pays d’accueil). Ensuite la femme est quittée sans explication, pour rejoindre la “vraie” petite amie tibétaine (relation entretenue secrètement et ignorée de la naïve west girl). La plupart du temps ils ne contentent pas de quitter leur “west girl”, auparavant ils lui vide ses comptes bancaires. Nombreuses de ces femmes occidentales subissent en plus, des violences conjugales (particulièrement au Canada) : elles sont battues, insultées, abusées psychologiquement.
Il ait aisé de tomber sous le charme de ces jeunes hommes charmants, “bouddhistes“, serviable qui font croire aux femmes qu’elles sont des princesses. Comme ils sont très beaux pour la plupart et jouent sur la corde sensible des femmes, celles-ci craquent et cèdent à tous leurs exigences.
Ces jeunes tibétains racontent tous la même histoire : réfugiés ou nés en Inde, ils sont coupés de leurs familles, sans argent, sans travail, sans avenir. Ce n’est pas faux mais ils en rajoutent et inventent des histoires abracadabrantes, pour mieux convaincre. Parfois leurs mensonges deviennent de la mythomanie et révèlent des problèmes psychologiques graves.
Leurs activités favorites est de guetter l’arrivée des bus en provenance de Delhi, chargée de jeunes occidentales idéalisant cette terre bouddhiste protégée. Ils fréquentent les caf��s ou les restaurants où ils peuvent rencontrés des “west girls“, ou bien le temple du dalaï lama en soirée (vers 17h).
Des jeunes femmes m’ont raconté des choses épouvantables qu’ils leurs sont arrivés avec leurs conjoints tibétains. Elles ont subis des abus de tout ordre : mensonges, jalousie excessive, insultes, vol, viol, abandon total lorsque leur conjoint s’aperçoit qu’elle ne leur ai plus d’aucune utilité. Le réflexe de ces femmes, est de toujours pardonner compte tenu de leur statut de réfugié. Cet état de fait n’est pas réservé aux “west girls “, mais également aux tibétaines (d’après une étude faîte sur Mc Leod Ganj, 50 % des femmes tibétaines sont battues par leur conjoints).
Ces jeunes tibétains sont désœuvrés, se sentent en perte de culture, n’ont plus de repère. Ils sont à la quête d’un paradis perdu qu’ils fantasment (le tibet). Les plus aisés d’entre eux reçoivent de leur famille, de fortes sommes d’argent (400 à 500 euros par mois, plus que notre RSA !), ce qui ne les prédispose pas à travailler. De plus, le gouvernement indien verse à chaque réfugié une pension de 50 dollars par mois, aucun tibétain le mentionne, en général ils cachent cette information pour obtenir plus d’aide des occidentaux. Les jeunes réfugiés restent toute la journée dans les rues à discuter en bande, habillés à la dernière mode, ils ont tous des téléphones portables (la plupart à prix élevé !), des motos. Ils ne souhaitent pas faire de petits boulots, qu’ils laissent aux indiens pauvres du Bihar travaillant dans les guest houses et les restaurants, (ceux-ci représentent une main d’œuvre bon marché pour les guest houses et restaurants tenus par les tibétains).
Toutes ces informations, je les tiens directement des indiens et des tibétains de l’ancienne génération, excédés par le comportement de ces jeunes. Car eux, ils travaillent dur tous les jours pour gagner leur vie.
La situation de ces jeunes est alarmante, mais faut-il les assister pour autant ? on peut les aider d’une autre manière que celles de faire des dons d’argent. Et il est plus judicieux de faire des dons à ceux qui ont vraiment besoin : les personnes âgées tibétaines isolées de leurs familles (restées au Tibet), vivant dans une extrême pauvreté.
Je soutiens le Tibet et son peuple depuis 15 ans, je me suis mariée avec un homme de la région du Kham, je connais bien cette communauté pour avoir vécu parmi eux. Malgré les apparences j’écris ce post pour les aider, ils valent mieux que ce qu’ils sont en train de devenir. Ils ont une grande richesse qu’il est primordiale de préserver. Le comportement que je dénonce est surtout rencontré à Dharamsala, ce n’est pas le cas à Déradun ou dans les communautés du sud de l’Inde. C’est l’effet pervers du tourisme de plus en plus intense à Dharamsala, mais également du comportement de femmes occidentales légères.
Le problème du tibet est similaire à celui rencontré chez les Amérindiens : un pays occupé, colonnisé avec peu de chance d’être reconquis. On y rencontre les mêmes déviances : alcool, drogues, violence, prostitution.
Elena une femme amoureuse de Tibet et de son peuple.
Timides signes d'ouverture à Pyongyang (Corée du Nord)
Bonjour à tous,
Je viens de tomber sur un article assez intéressant dans VSD. L'article intitulé "Pyongyang, vitrine de l'ouverture" faisait état d'une légère ouverture, en mentionnant des signes qui ne trompent pas. Autorisation des téléphones portables, de la publicité, des voitures de marques étrangères, etc... Enfin bref, le régime inciterait le peuple à la dépense. Le journaliste s'était rendu à cette évidence après plusieurs séjours dans la capitale nord coréenne au cours de ces deux dernières années.
Je serai très intéressé de lire l'avis d'internautes ayant un intérêt particulier pour ce dernier pays à la dictature très stricte. Je serai encore plus intéressé par des témoignages d'internautes ayant séjourné à Pyongyang récemment. Est-ce que cette "amélioration" est-telle vraiment notable ? Est-ce que Pyongyang est une ville agréable à vivre (je parle maintenant en tant que touriste ou expatrié). Enfin bref, je suis preneur de toutes informations pratiques, ayant peut être la possibilité de m'y rendre bientôt pour une certaine période.
Merci d'avance à tous, Jack
Je viens de tomber sur un article assez intéressant dans VSD. L'article intitulé "Pyongyang, vitrine de l'ouverture" faisait état d'une légère ouverture, en mentionnant des signes qui ne trompent pas. Autorisation des téléphones portables, de la publicité, des voitures de marques étrangères, etc... Enfin bref, le régime inciterait le peuple à la dépense. Le journaliste s'était rendu à cette évidence après plusieurs séjours dans la capitale nord coréenne au cours de ces deux dernières années.
Je serai très intéressé de lire l'avis d'internautes ayant un intérêt particulier pour ce dernier pays à la dictature très stricte. Je serai encore plus intéressé par des témoignages d'internautes ayant séjourné à Pyongyang récemment. Est-ce que cette "amélioration" est-telle vraiment notable ? Est-ce que Pyongyang est une ville agréable à vivre (je parle maintenant en tant que touriste ou expatrié). Enfin bref, je suis preneur de toutes informations pratiques, ayant peut être la possibilité de m'y rendre bientôt pour une certaine période.
Merci d'avance à tous, Jack
Les voitures de plus de cinq ans ne sont plus autorisées au Sénégal?
Bonjour:
j'ai lu que les voitures de + de 5 ans ne sont plus autorisées au sénégal et doivent être laissées à la frontière .
qui peut me le confirmer ? Merci .
Voyage en voiture vers la Turquie en août 2010
Bonjour bonjour à tous,
Voila, nous somme un couple d'étudiants et nous souhaitons partir en Turquie en voiture cet été, la durée du voyage va de 2semaines à un mois en fonction de nos boulots, bref. Nous comptions passer par la route à l'aller, à savoir Italie, Slovénie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Turquie et au retour passer en ferry par la Grèce et l'Italie, est ce que quelqu'un a déjà fait cette petite boucle, si oui en combien de temps et surtout combien d'argent pour le chemin aller ? (le retour on le connait déjà) Au niveau de rentrer la voiture en Turquie, les messages sur le forum ne sont pas clairs, faut-il des trucs spéciaux dans le passeport ? (en appelant le consulat, et bah ça repond pas)... Autres petite question, le camping et les hotels c'est ultra cher ou pas trop dans les pays traversés ? est ce possible de faire dodo dans la voiture sans être délogés ? Merci d'avance pour les réponses à ces questions, ça nous permettra de faire avancer notre voyage ^^ A tout hasard, on prend pas du tout de place, donc si vous avez des véléités de nous faire partager un petit endroit sympa quelquepart sur notre chemin, on est preneur :)
Titi et SanchO
Voila, nous somme un couple d'étudiants et nous souhaitons partir en Turquie en voiture cet été, la durée du voyage va de 2semaines à un mois en fonction de nos boulots, bref. Nous comptions passer par la route à l'aller, à savoir Italie, Slovénie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Turquie et au retour passer en ferry par la Grèce et l'Italie, est ce que quelqu'un a déjà fait cette petite boucle, si oui en combien de temps et surtout combien d'argent pour le chemin aller ? (le retour on le connait déjà) Au niveau de rentrer la voiture en Turquie, les messages sur le forum ne sont pas clairs, faut-il des trucs spéciaux dans le passeport ? (en appelant le consulat, et bah ça repond pas)... Autres petite question, le camping et les hotels c'est ultra cher ou pas trop dans les pays traversés ? est ce possible de faire dodo dans la voiture sans être délogés ? Merci d'avance pour les réponses à ces questions, ça nous permettra de faire avancer notre voyage ^^ A tout hasard, on prend pas du tout de place, donc si vous avez des véléités de nous faire partager un petit endroit sympa quelquepart sur notre chemin, on est preneur :)
Titi et SanchO
Prendre le train de Pékin à Lhassa?
Quelqu`un a-t-il pris le train de Pekin a Lhasa et peut-il m`en parler ? Formalites etc.
Itinéraire de vingt-quatre jours entre Java, Lombok et Bali
Bonjour !
Mon copain et moi partons en indonésie du 22 juillet au 17 aout 2010. J'ai pas mal etudié notre itinéraire, entre autre en fouillant sur ce forum et d'autres, mais plusieurs questions subsistent !
Voici ce que nous avons prévu de faire, et en gras, les questions que je me pose.
23/07 : nuit à Jakarta (on arrive à 17h, on pensait aller dans Jalen Jalska trouver pour dormir)
24/07 : vol intérieur pour Mataram puis direction les iles gilis 25, 26 : Iles Gili (Est-ce que 3 nuits et 2 jours ça suffit pour en profiter ? Faut-il vraiment réserver ? Comment faire pour négocier des prix à l'avance ?) 27 : Direction le Mont Rinjani (est il facile de trouver un package comprenant le transport et le treck ?) 28, 29, 30 : ascension du Rinjani 01,02,03 : Ubud et sa région (Mont Batur , lac Bratan, les rizières, etc...) (Est ce qu'il faut plus de jours ? Il semblerait qu'il y ait beaucoup de monde à cette période ? Nécessité de réserver ??) 04/08 : direction Nusa Lembongan 05/08 : Plongée à Manta point et balade sur ces iles 06/08 : Amed et environs (Réservation nécessaire ? Plus de jours ?) 07/08 : Lovina (ça vaut le coup ou pas ? C'est juste pour avoir une étape avant de repartir pour Java)
08/08 : Bali/Sempol sur Java 09/08 : Ascenssion Kawah Ijen puis direction Cemoro Lawang 10/08 : Mont Bromo puis ??? 11, 12, 13, 14 : Rien de défini ! Pas envie de faire trop de route d'un coup, et envie de profiter de la nature (ou aller, est-il facile de se déplacer ? On m'a dit de prendre un chauffeur, est ce que c'est mieux que les transports en commun ? On aimerai sortir des sentiers battus) 15/08 : Prambanen puis direction à Borubodur (nuit sur place) (réservation ??) 16/08 : Borubodur puis Jogyakarta (nuit sur place) (réservation ??) 17/08 : vol intérieur pour Jakarta et avion pour Paris à 19H.
En ce qui concerne l'hébergement, j'ai lu de tout : alors, vraiment, faut-il réserver ou non ? On a un budget serré, voir riquiqui et on aimerait bien privilégier les losmens et les guesthouses... mais y aura-t-il de la place ? En ce qui concerne notre itinéraire, est ce que ça parait faisable ? Quelqu'un a-t-il des idées pour la partie java ? On n'a pas réservé le vol intérieur Jogya - Jakarta, est ce qu'il vaut mieux le faire par internet avant, ou sur place, lors de notre arrivée à Jakarta par exemple ? On va voyager avec des gros sacs de randonnée, est ce que ça craint au niveau de l'aéroport (genre midnight express 😕) Est ce qu'on emmène notre propre matos de snorkling ? Un duvet léger ? Un maillot de bain et une brosse à dent ?? (non, là, je plaisante !)
Je sais que j'ai énormément de questions mais si vous pouviez m'éclairer, ce serait super !!
Mon copain et moi partons en indonésie du 22 juillet au 17 aout 2010. J'ai pas mal etudié notre itinéraire, entre autre en fouillant sur ce forum et d'autres, mais plusieurs questions subsistent !
Voici ce que nous avons prévu de faire, et en gras, les questions que je me pose.
23/07 : nuit à Jakarta (on arrive à 17h, on pensait aller dans Jalen Jalska trouver pour dormir)
24/07 : vol intérieur pour Mataram puis direction les iles gilis 25, 26 : Iles Gili (Est-ce que 3 nuits et 2 jours ça suffit pour en profiter ? Faut-il vraiment réserver ? Comment faire pour négocier des prix à l'avance ?) 27 : Direction le Mont Rinjani (est il facile de trouver un package comprenant le transport et le treck ?) 28, 29, 30 : ascension du Rinjani 01,02,03 : Ubud et sa région (Mont Batur , lac Bratan, les rizières, etc...) (Est ce qu'il faut plus de jours ? Il semblerait qu'il y ait beaucoup de monde à cette période ? Nécessité de réserver ??) 04/08 : direction Nusa Lembongan 05/08 : Plongée à Manta point et balade sur ces iles 06/08 : Amed et environs (Réservation nécessaire ? Plus de jours ?) 07/08 : Lovina (ça vaut le coup ou pas ? C'est juste pour avoir une étape avant de repartir pour Java)
08/08 : Bali/Sempol sur Java 09/08 : Ascenssion Kawah Ijen puis direction Cemoro Lawang 10/08 : Mont Bromo puis ??? 11, 12, 13, 14 : Rien de défini ! Pas envie de faire trop de route d'un coup, et envie de profiter de la nature (ou aller, est-il facile de se déplacer ? On m'a dit de prendre un chauffeur, est ce que c'est mieux que les transports en commun ? On aimerai sortir des sentiers battus) 15/08 : Prambanen puis direction à Borubodur (nuit sur place) (réservation ??) 16/08 : Borubodur puis Jogyakarta (nuit sur place) (réservation ??) 17/08 : vol intérieur pour Jakarta et avion pour Paris à 19H.
En ce qui concerne l'hébergement, j'ai lu de tout : alors, vraiment, faut-il réserver ou non ? On a un budget serré, voir riquiqui et on aimerait bien privilégier les losmens et les guesthouses... mais y aura-t-il de la place ? En ce qui concerne notre itinéraire, est ce que ça parait faisable ? Quelqu'un a-t-il des idées pour la partie java ? On n'a pas réservé le vol intérieur Jogya - Jakarta, est ce qu'il vaut mieux le faire par internet avant, ou sur place, lors de notre arrivée à Jakarta par exemple ? On va voyager avec des gros sacs de randonnée, est ce que ça craint au niveau de l'aéroport (genre midnight express 😕) Est ce qu'on emmène notre propre matos de snorkling ? Un duvet léger ? Un maillot de bain et une brosse à dent ?? (non, là, je plaisante !)
Je sais que j'ai énormément de questions mais si vous pouviez m'éclairer, ce serait super !!
Voyage en Europe: l'Italie, l'Espagne ou la Corse?
Bonjour à tous
Je suis nouvelle sur le site. J'aimerais des conseils sur un voyage que nous voulons faire le printemps prochain.Nous avons fait trois semaines en France en 2008 et maintenant nous hésitons ente l'Italie. l'Espagne ou la Corse.Vos idées seraient très appréciées. Merci.
Christine
Assister à l'exposition universelle de Shanghai début juin?
Bonjour à tous,
je serai à Shanghai les 2 et 3 juin, ce qui malheureusement est trop court pour profiter pleinement de l'Expo! A tous ceux et celles qui auront eu le plaisir de parcourir les pavillons, donnez moi quelques tuyaux pour ne pas passer à côté des plus spectaculaires ou des plus intéressants,
faut il réserver à l'avance pour certains d'entre eux?
Merci à tous de me donner des nouvelles de vos expériences!
à bientôt
Voyage en Tunisie pour une mineure (17 ans): passeport ou carte d'identité nationale?
Bonjour,
Je pars fin juin avec ma soeur qui est mineure (17ans et moi je suis majeure) en Tunisie. Faut-il un passeport ou bien la CNI accompagnée d'une autorisation de sortie du territoire suffisent? Nous partons dans un hotel réservé par une agence sur internet.
Merci de vos réponses.
Cordialement
Retour de croisière sur le Costa Luminosa du 10 au 28 avril 2010: Dubaï-Savone
Bonjour à tous,
Nous voila de retour sur la terre ferme après 18 jours de croisières à bord du Costa Luminosa du 10 au 28 avril 2010.
Croisière du 10 avril au 28 avril 2010 / Départ de Genève-Dubai
9 avril 2010 - la veille
Remise des bagages la veille à 18h (cela a duré 23 minutes parcage compris) au guichet multiple compagnie aérienne, mais la notre est Lufthansa avec 2 bagages pour un poids total de 48 kg. La personne prend en compte notre demande d’être l’un à côté de l’autre dans l’avion de Genève à Frankort (car pas de réservation possible de siège), la réservation de siège faite dans le 747 il y a quelques semaines étaient pris en compte.
Vol pris avec Costa car Costa garanti le départ en cas de grève!
Le 10 avril 2010 - Départ de l’aéroport de Genève à 9h
· A notre arrivée à Genève, nous passons la douane, contrôle des bagages, Marie achète une cartouche de cigarette, on va boire un coca (prix 4.50 le 50cl) et rejoindre la porte A3, il y a des 2 bureaux pour mettre à charger les pc, nous attendons jusqu’à 10h35, début d’embarquement qui a été à l’heure, il contrôle les passeports et nous rentrons dans l’avion, le décollage à l’heure. On reçoit pendant le vol un demi sandwich (mais pas de second possible) et des boissons.
· Une fois le débarquement de l’avion, on traverse se très grand aéroport où l’on se fait contrôler et par hasard on croise 2 hôtesses Costa devant la douane de l’aéroport de Frankfort, on demande si nous sommes au bon endroit pour prendre l’avion pour Dubai, elle répond que OUI.
· Passage de la douane avec 2 heures de file d'attente pour être super contrôler, Minouche se fait vider son sac à main et rejoindre la porte d’embarquement du 747, porte C1, il y a une commerçante avec des sandwichs et des boissons, on achète 3 sandwichs qui était bon pour l’endroit à 4€ pièce. L’embarquement commence à 13h55 et à l’heure, on nous contrôle les passeports, comme je portais les 2 bagages à mains, l’hôtesse voulait m’en prendre un, comme l’autre bagage était à Minouche, je le garde.
· Dans le 747, il y a pour chaque passager un coussin et une couverture ainsi qu’un casque, après le décollage, on nous donne a boire et un peu plus tard le repas du soir, on a le choix entre du poisson ou du ragout de bœuf, on prend tous les deux du bœuf, sur le plateau il y a une salade, un pain, le ragout avec des légumes et du riz, un gâteau, un morceau de camembert, plateau correcte pour de l’avion, il y a des passagers qui prennent/profitent que le vin et alcool fort sont gratuits pour en prendre beaucoup.
· Une fois débarqué à Dubai de l’avion, on doit passer la douane où il y a beaucoup de monde, les passeports sont scannés et le douanier demande d’où on vient et dans quel hôtel on va. On va attendre les bagages et il y a des hôtesses costa, on passe la douane pour les bagages et un Monsieur nous dirige vers les bus pour le transfert vers le bateau, on nous demande de laisser les bagages vers beaucoup d’autres, un monsieur voit qu’il y a les étiquettes prioritaire, nos bagages passent devant tous les autres, au bout de 35 minutes de car on arrive au bateau pour l’enregistrement où il y a beaucoup de monde, Minouche va voir pour l’embarquement prioritaire et on passe devant tout le monde car il y avait bien deux heures de queue (un passager râle ), au bout de 10 minutes que nous smmes dans le terminal et à minuit on est à bord, on va à la cabine poser les affaires et après aller manger au buffet.
· Les documents sont en allemand, le today aussi, cabine prête avec toutes les cartes. Au retour de manger, nous trouvons les deux valises abimées derrière la porte de la cabine avec une étiquette jaune qui dit que nous allons être contactez par la réception pour que les valises soient réparées par costa. Nous recevons peut de temps plus tard les autres documents et today en français.
Nous étions très content d'être à bord et de ne pas faire la queue pour le chekin car la journée a été longue, nous visitons un peu le bateau mais nous aurons le temps le lendemain.
Nous voila de retour sur la terre ferme après 18 jours de croisières à bord du Costa Luminosa du 10 au 28 avril 2010.
Croisière du 10 avril au 28 avril 2010 / Départ de Genève-Dubai
9 avril 2010 - la veille
Remise des bagages la veille à 18h (cela a duré 23 minutes parcage compris) au guichet multiple compagnie aérienne, mais la notre est Lufthansa avec 2 bagages pour un poids total de 48 kg. La personne prend en compte notre demande d’être l’un à côté de l’autre dans l’avion de Genève à Frankort (car pas de réservation possible de siège), la réservation de siège faite dans le 747 il y a quelques semaines étaient pris en compte.
Vol pris avec Costa car Costa garanti le départ en cas de grève!
Le 10 avril 2010 - Départ de l’aéroport de Genève à 9h
· A notre arrivée à Genève, nous passons la douane, contrôle des bagages, Marie achète une cartouche de cigarette, on va boire un coca (prix 4.50 le 50cl) et rejoindre la porte A3, il y a des 2 bureaux pour mettre à charger les pc, nous attendons jusqu’à 10h35, début d’embarquement qui a été à l’heure, il contrôle les passeports et nous rentrons dans l’avion, le décollage à l’heure. On reçoit pendant le vol un demi sandwich (mais pas de second possible) et des boissons.
· Une fois le débarquement de l’avion, on traverse se très grand aéroport où l’on se fait contrôler et par hasard on croise 2 hôtesses Costa devant la douane de l’aéroport de Frankfort, on demande si nous sommes au bon endroit pour prendre l’avion pour Dubai, elle répond que OUI.
· Passage de la douane avec 2 heures de file d'attente pour être super contrôler, Minouche se fait vider son sac à main et rejoindre la porte d’embarquement du 747, porte C1, il y a une commerçante avec des sandwichs et des boissons, on achète 3 sandwichs qui était bon pour l’endroit à 4€ pièce. L’embarquement commence à 13h55 et à l’heure, on nous contrôle les passeports, comme je portais les 2 bagages à mains, l’hôtesse voulait m’en prendre un, comme l’autre bagage était à Minouche, je le garde.
· Dans le 747, il y a pour chaque passager un coussin et une couverture ainsi qu’un casque, après le décollage, on nous donne a boire et un peu plus tard le repas du soir, on a le choix entre du poisson ou du ragout de bœuf, on prend tous les deux du bœuf, sur le plateau il y a une salade, un pain, le ragout avec des légumes et du riz, un gâteau, un morceau de camembert, plateau correcte pour de l’avion, il y a des passagers qui prennent/profitent que le vin et alcool fort sont gratuits pour en prendre beaucoup.
· Une fois débarqué à Dubai de l’avion, on doit passer la douane où il y a beaucoup de monde, les passeports sont scannés et le douanier demande d’où on vient et dans quel hôtel on va. On va attendre les bagages et il y a des hôtesses costa, on passe la douane pour les bagages et un Monsieur nous dirige vers les bus pour le transfert vers le bateau, on nous demande de laisser les bagages vers beaucoup d’autres, un monsieur voit qu’il y a les étiquettes prioritaire, nos bagages passent devant tous les autres, au bout de 35 minutes de car on arrive au bateau pour l’enregistrement où il y a beaucoup de monde, Minouche va voir pour l’embarquement prioritaire et on passe devant tout le monde car il y avait bien deux heures de queue (un passager râle ), au bout de 10 minutes que nous smmes dans le terminal et à minuit on est à bord, on va à la cabine poser les affaires et après aller manger au buffet.
· Les documents sont en allemand, le today aussi, cabine prête avec toutes les cartes. Au retour de manger, nous trouvons les deux valises abimées derrière la porte de la cabine avec une étiquette jaune qui dit que nous allons être contactez par la réception pour que les valises soient réparées par costa. Nous recevons peut de temps plus tard les autres documents et today en français.
Nous étions très content d'être à bord et de ne pas faire la queue pour le chekin car la journée a été longue, nous visitons un peu le bateau mais nous aurons le temps le lendemain.
Préparation pour un séjour en Thaïlande: budget?
Bonjour,
Depuis peu j'ai commencé a travailler et pour but d'économiser et préparer mon voyage pour la Thaïlande. Ne connaissant personne de mon entourage ayant fait un voyage dans ce pays j'ai de nombreuses questions qui attendent des réponses de gens déjà partis dans ce pays. Il parait que le budget nécessaire ici en France et énormement plus élevée que en Thaïlande, j'ai remarqué des différences comme exemples les prix d'une chambre d'hôtel, la nourriture et quelques services. J'aimerais connaitre le montant d'un budget suffisant pour un moi en ville, transport, hôtels, soirée... Je pense y rester plus longtemps celon le budget demandé et si j'accroche avec l'ambiance. Normalement ce voyage ce fera seul, j'aurais 19ans le moi de mon départ, et je souhaite me renseigner sur la durée d'un séjour maximum possible ( on ma dit 6mois ) si il y a besoin de Visa ou autres.
J'ai encore de nombreuses questions a demander mais je vais déjà attendre sur vos avis et point de vue de ma discussion, merci à vous de future réponses.
Depuis peu j'ai commencé a travailler et pour but d'économiser et préparer mon voyage pour la Thaïlande. Ne connaissant personne de mon entourage ayant fait un voyage dans ce pays j'ai de nombreuses questions qui attendent des réponses de gens déjà partis dans ce pays. Il parait que le budget nécessaire ici en France et énormement plus élevée que en Thaïlande, j'ai remarqué des différences comme exemples les prix d'une chambre d'hôtel, la nourriture et quelques services. J'aimerais connaitre le montant d'un budget suffisant pour un moi en ville, transport, hôtels, soirée... Je pense y rester plus longtemps celon le budget demandé et si j'accroche avec l'ambiance. Normalement ce voyage ce fera seul, j'aurais 19ans le moi de mon départ, et je souhaite me renseigner sur la durée d'un séjour maximum possible ( on ma dit 6mois ) si il y a besoin de Visa ou autres.
J'ai encore de nombreuses questions a demander mais je vais déjà attendre sur vos avis et point de vue de ma discussion, merci à vous de future réponses.
Rencontre VF à Montréal le 8 mai 2010
Bonjour!
En fin de semaine, je vérifie la disponibilité des lieux, mais déjà réservez la date de cette prometteuse (j'en suis certaine) rencontre!
Quand : Samedi 8 mai 2010 Sous forme d'un 5 à 7 dans un bar suivi d'un repas dans un restaurant.
Où: à Montréal, sur le Plateau (L'adresse précise vous sera confirmé la semaine prochaine)
Buts : Faire connaissance! Partager notre passion du voyage, décider de la forme de la prochaine rencontre.
NB:Cette rencontre s'adresse à tous les gens qui aiment le voyage, qui ont voyagé ou qui rêvent de le faire...
Continuez de suivre les nouvelles! Au plaisir de vous y voir!
Nathalie
Quand : Samedi 8 mai 2010 Sous forme d'un 5 à 7 dans un bar suivi d'un repas dans un restaurant.
Où: à Montréal, sur le Plateau (L'adresse précise vous sera confirmé la semaine prochaine)
Buts : Faire connaissance! Partager notre passion du voyage, décider de la forme de la prochaine rencontre.
NB:Cette rencontre s'adresse à tous les gens qui aiment le voyage, qui ont voyagé ou qui rêvent de le faire...
Continuez de suivre les nouvelles! Au plaisir de vous y voir!
Nathalie











