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Bruxelles - Delhi par la route
Voilà, je me suis décidée, je repars en Inde début 05, mais par la route. (Seule ou pas.. Allo Simba? ;o))
Belgique - Italie - Grèce - Turquie - Iran - Pakistan - Inde. Le plus "facile"...
Suivant les indications lues dans les forums, je peux avoir un visa iranien en Turquie (de transit, renouvelable qques jours), et en Iran, je peux avoir un visa de transit pour le Pakistan. Entrée en Inde près d'Amritsar (merci Pyaasa:)). J'espère avoir mon visa indien au Pakistan.
En train, bateau, bus... Je ne serai pas la première... Si qqun à des infos, je prends! Merci!!! 🙂
Suivant les indications lues dans les forums, je peux avoir un visa iranien en Turquie (de transit, renouvelable qques jours), et en Iran, je peux avoir un visa de transit pour le Pakistan. Entrée en Inde près d'Amritsar (merci Pyaasa:)). J'espère avoir mon visa indien au Pakistan.
En train, bateau, bus... Je ne serai pas la première... Si qqun à des infos, je prends! Merci!!! 🙂
Visite de Delhi et route sur Agra en Inde
bonjour😏,
je debute un tour de l inde de 5 mois depuis delhi !!!😛
j ai repere le red fort et la place connaught et j imagine que flaner dans la ville peut aider a s impreigner de son ambiance mais avez vous des suggestions de quartier ou d endroits a ne pas manquer sur place ?
a votre avis combien de temps y passer ?
ensuite direction agra et le taj mahal par le bus est le plus pratique ou y a t il des lieux a decouvrir entre delhi et agra a ne pas manquer ?
je serais ravie de lire vos impressions sur delhi et vos suggestions preparer un voyage c est pas facile 😕...
allez ! a bientot
tyftou
je debute un tour de l inde de 5 mois depuis delhi !!!😛
j ai repere le red fort et la place connaught et j imagine que flaner dans la ville peut aider a s impreigner de son ambiance mais avez vous des suggestions de quartier ou d endroits a ne pas manquer sur place ?
a votre avis combien de temps y passer ?
ensuite direction agra et le taj mahal par le bus est le plus pratique ou y a t il des lieux a decouvrir entre delhi et agra a ne pas manquer ?
je serais ravie de lire vos impressions sur delhi et vos suggestions preparer un voyage c est pas facile 😕...
allez ! a bientot
tyftou
Shanti India... Mon 1er voyage...
Mombaï, le 22 novembre
05 h 30 du mat’.
La première bouffée d’air, dès que les portes de l’avion se sont ouvertes, sentait… Je ne sais pas très bien quoi mais ça sentait ! Parfois bon, parfois mauvais. Les odeurs d’encens ou d’épices sont très agréables, seulement parfois elles se mélangent aux odeurs de j'sais pas quoi mais des odeurs bien moins agréable que le jasmin... Dans un état d’épuisement total, je suis dans le bus qui se dirige vers le centre ville. On traverse des bidonvilles, les vieilles baraques de bois partout, une crasse et une poussière incroyable, et puis des indiennes en saris ! Qu’est ce qu’elles sont belles et élégantes… Je flashe au maximum sur les couleurs, rose vif, rouge vermillon, bleu roi ou vert, nous sommes toujours si gris en Europe à côté… Dans le bus, je fais la connaissance de Luc, un belge de Ciney (bourgade célèbre pour sa bière !) chouette, ce n’est pas son premier voyage en Inde, nous passons la journée ensemble et il m’aide pour l’achat d’un ticket de train qui part le soir même pour Hospet, près d’Hampi dont j’ai entendu beaucoup de bien. Après qu’il ait déposé son sac à son hôtel, nous sommes partis visiter la ville, la fameuse «Gateway Of India», les rues pleines de monde, des mendiants partout, et les autres qui passent indiffèrent... Le look des gens est incroyable… Ce n’est que mon premier jour et je n’arrête pas d’écarquiller les yeux! Nous mangeons d’un simple mais bon p’tit plat, et je me retrouve déjà dans le train. Les couchettes sont déjà installées, deux autres touristes voyageurs au-dessus de moi se sont réveillés, je m’installe en faisant le moins de bruit possible, mais je ne m’endors pas facilement… Au matin je descends à Guntakal, et je reprends un autre train pour Hospet. Je papote avec une anglaise qui retourne demain chez elle, la pauvre, quelle horrible météo en Angleterre… La gare grouille encore de monde. Je m’achète un chaï, le thé indien aux épices, mon premier chaï est un délice, j’aime beaucoup 🙂 J’observe les coolies, ils font partie de l’image classique de l’Inde, ne portant qu’un pagne, maigres mais superbes, ils représentent toute la misère et la pauvreté du sous continent.
Encore quelques heures de train, et j’arrive enfin à Hospet. Je prends un rickshaw, ces taxis à trois roues comme les tuk tuk thaïlandais, et me voilà à Hampi.
"Hello postcards? Books? Hello Guest House?" me demandent les gosses... Je traverse le village, et me dirige vers la rivière, passe à côté d’un grand temple ressemblant à ceux que j’ai vu dans des livres de photos d’Inde, des statues de la mythologie Hindoue sculptées sur toutes les parois, les femmes en saris multicolores, des mômes sales et des hommes habillés un peu à l’européenne y entrent et sortent. Les rues sont en terre battue, la vie à l’air bien calme ici… Comme me l’avait conseillé l’Anglaise rencontrée à la gare, je vais chercher un guest house de l’autre côté de la rivière. J’attends la drôle de petite barque ronde en bambou, elle ne m’a pas l’air très solide et surtout pas très étanche… Mais ça à l’air d’aller! Les orteils sont bien un rien mouillés, je tiens mon sac sur mes genoux, accroupie, comme la dizaine d’autre personne dans la barque. Une fois cette traversée effectuée, je prends le petit chemin de gauche, à travers la campagne extraordinairement belle… Je croise une magnifique indienne vendant des pommes qu’elle porte dans un panier d’osier sur sa tête. "Namasté" me dit-elle, je ne résiste pas et lui en achète une. Sous le ciel bleu, sur ce chemin de terre rouge, mon sac est léger sur le dos. Je croque à pleine dent dans cette succulente pomme, je profite de tous mes sens de cet instant… Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau. Après avoir visité quelques guest houses, je choisis le mignon "Roots n’Rock". La région d'Hampi est entouré de gros ou gigantesques rochers, c'est super joli. Au "Roots n’ Rock" je demande une chambre, et avant que je ne m’installe, comme la pièce n’était pas très clean, je dois attendre un moment qu’on la nettoie… Alors je prends une douche, bois un "mango lassi", boisson lactée à base de mangue, et papote avec d’autres voyageurs… Quand on vient m’annoncer que c’est prêt, je vois les murs recouverts de brun… Et voilà qu’on me dit que ça écarte les mouches… Après quelques secondes, je comprends que c’est de la bouse de vache!!! Comme mon budget ne me permet pas un hôtel à étoiles (d’ailleurs il n’y en a pas dans ce bled), je paie 10 jours 7 $, et installe mes affaires en prenant bien soin de ne pas toucher les murs encore frais de leur "peinture" locale… Une vache pointe son museau par la fenêtre toujours ouverte "Bonjour sacrée vache, si tu veux te lacher n'hésites pas...🤪"
25/11 Hier soir j’ai trouvé que les insectes faisaient un boucan d’enfer dans ma chambre, mais ce matin, j’ai trouvé trois grosses grenouilles ou crapauds, je ne suis pas experte en batracien, dont un juste à côté de mon oreiller !!! P’tit dèj’ pancake, café et salade de fruits du coin, c’est à dire banane, mangue et ananas et je m’en vais au village… Reprends le petit chemin de terre rouge bordé de palmiers de toutes sortes, la barque trop marante, et me voilà dans la rue principale. Installée à la terrasse d’un bui bui, je commande un lassi spécial, et rêve devant la vie de ce village… J’adoooore regarder la vie très colorée des indiens… Les rickshaws jaunes et noirs, les bus brinque ballants couverts de déités peintes à la main de couleurs vives, les gens vivant comme dans un autre siècle, les singes partout courant de toit en toit, les vaches se baladant comme de rien n’était, les enfants n’arrêtent pas de demander des "school pen", les mendiants n’arrêtent pas de mendier, et les vendeurs de toutes sortes d’essayer de vendre. "Banana? Good Banana!"
Je rencontre deux Français arrivant directement de Manali, petite ville tout au nord de l’Inde, quel bien fou de parler à nouveau sa langue maternelle… Ils cherchent un sympa guest house au calme, alors je leurs conseille là où je suis. On mange un thali, papotons encore et nous dirigeons vers la rivière. On s’est payé de ces fous rires dans la barque, et comme c’est contagieux, tous les passagers nous ont imités, ne comprenant rien au français, mais le rire de Françoise est décidément trop cocasse. Le lendemain, je me décide d’aller voir les temples parsemés dans la campagne avoisinante, une joli chemin rocailleux mène au « Vittala Temple » datant du début du 16ème siècle. Ce temple est le plus important et le mieux conservé, de plus ses colonnes merveilleusement sculptées sont creuses et chacune d’elles émet une note ! Dans la cour où je suis, se trouve le petit temple en forme de char, très connu et très photographié. Je prends des heures pour écrire car cet endroit, ce temple, est tellement beau que je relève tout le temps la tête pour rêver devant ces beautés… J’attends que le ciel se dégage pour prendre des photos, guettant chaque rayon de soleil… Je m’extasie en observant la nature, j’écoute les cris d’oiseaux parfois très étranges, et suis transportée dans un monde si serein et si relax par un vol de perroquet passant à quelques mètres au-dessus de ma tête. Je reste là à rêver pendant des heures et des heures… …/… Je suis revenue au village avec trois Italiens avec qui j’avais papoté un moment au temple, et c’est tant mieux, car à ce qu’il paraît, en fin de journée les chemins ne sont pas très surs pour une voyageuse solo. 28/11 La saison touristique commence petit à petit, de plus en plus de voyageurs arrivent des quatre coins du monde, et Hampi est un passage obligé dans cette partie de l’Inde. Beaucoup de voyageurs ont toujours un instrument de musique avec eux, un bel israélien joue de la guitare, un charmant italien ne quitte jamais son didgeridoo, et Olivier, le copain de Françoise joue des petites percussions. L’ambiance est souvent très très chouette. Les shiloms tournent, j’observe toujours les beautés de la nature, les papillons multicolores, les oiseaux jaunes et verts à taches blanches et aux longs becs, une grande abeille jaune et noire au corps très mince. L’espèce de gros choucas fait un boucan d’enfer pendant de longues minutes, il s’est installé dans le palmier où j’ai attaché mon hamac, dans lequel j’écris. Je ne l’oublie jamais sous les tropiques, je le trouve trop indispensable! Mais quand même après avoir "bien" déjeuné, j’ai loué un vélo, et suis partie me faire des muscles et perdre des kilos sur les chemins d’Hampi.
Il fait super chaud et humide, la mousson n’est pas encore terminée, mais c’est un endroit tellement superbe, on trouve de grosses statues de Ganesh ou de Shiva au croisement d’un petit chemin, ou des adorables petits temples au milieu de bananeraies ou palmeraies, vraiment splendides comme moments. Un petit écureuil crie comme un fou, peut être crie-t-il après sa dulcinée ? Les oiseaux chantent à cœur joie, époustouflants de beautés. J’observe ce que je pense être un pivert, ensuite mon regard s’arrête sur des petits perroquets, et sur d’autres sublimes oiseaux dont je n’ai pas la moindre idée du nom. L’écureuil n’a pas bougé, moi non plus d’ailleurs, j’écoute le vent frapper les feuilles de bananiers les unes contre les autres. Le ciel est tout bleu avec quelques tous petits nuages, et je suis installée à l’ombre, sur des grosses pierres de ce petit temple tout perdu. J’ai quasi fini ma bouteille d’eau, je vais devoir penser à bouger…../...
La première bouffée d’air, dès que les portes de l’avion se sont ouvertes, sentait… Je ne sais pas très bien quoi mais ça sentait ! Parfois bon, parfois mauvais. Les odeurs d’encens ou d’épices sont très agréables, seulement parfois elles se mélangent aux odeurs de j'sais pas quoi mais des odeurs bien moins agréable que le jasmin... Dans un état d’épuisement total, je suis dans le bus qui se dirige vers le centre ville. On traverse des bidonvilles, les vieilles baraques de bois partout, une crasse et une poussière incroyable, et puis des indiennes en saris ! Qu’est ce qu’elles sont belles et élégantes… Je flashe au maximum sur les couleurs, rose vif, rouge vermillon, bleu roi ou vert, nous sommes toujours si gris en Europe à côté… Dans le bus, je fais la connaissance de Luc, un belge de Ciney (bourgade célèbre pour sa bière !) chouette, ce n’est pas son premier voyage en Inde, nous passons la journée ensemble et il m’aide pour l’achat d’un ticket de train qui part le soir même pour Hospet, près d’Hampi dont j’ai entendu beaucoup de bien. Après qu’il ait déposé son sac à son hôtel, nous sommes partis visiter la ville, la fameuse «Gateway Of India», les rues pleines de monde, des mendiants partout, et les autres qui passent indiffèrent... Le look des gens est incroyable… Ce n’est que mon premier jour et je n’arrête pas d’écarquiller les yeux! Nous mangeons d’un simple mais bon p’tit plat, et je me retrouve déjà dans le train. Les couchettes sont déjà installées, deux autres touristes voyageurs au-dessus de moi se sont réveillés, je m’installe en faisant le moins de bruit possible, mais je ne m’endors pas facilement… Au matin je descends à Guntakal, et je reprends un autre train pour Hospet. Je papote avec une anglaise qui retourne demain chez elle, la pauvre, quelle horrible météo en Angleterre… La gare grouille encore de monde. Je m’achète un chaï, le thé indien aux épices, mon premier chaï est un délice, j’aime beaucoup 🙂 J’observe les coolies, ils font partie de l’image classique de l’Inde, ne portant qu’un pagne, maigres mais superbes, ils représentent toute la misère et la pauvreté du sous continent.
Encore quelques heures de train, et j’arrive enfin à Hospet. Je prends un rickshaw, ces taxis à trois roues comme les tuk tuk thaïlandais, et me voilà à Hampi.
"Hello postcards? Books? Hello Guest House?" me demandent les gosses... Je traverse le village, et me dirige vers la rivière, passe à côté d’un grand temple ressemblant à ceux que j’ai vu dans des livres de photos d’Inde, des statues de la mythologie Hindoue sculptées sur toutes les parois, les femmes en saris multicolores, des mômes sales et des hommes habillés un peu à l’européenne y entrent et sortent. Les rues sont en terre battue, la vie à l’air bien calme ici… Comme me l’avait conseillé l’Anglaise rencontrée à la gare, je vais chercher un guest house de l’autre côté de la rivière. J’attends la drôle de petite barque ronde en bambou, elle ne m’a pas l’air très solide et surtout pas très étanche… Mais ça à l’air d’aller! Les orteils sont bien un rien mouillés, je tiens mon sac sur mes genoux, accroupie, comme la dizaine d’autre personne dans la barque. Une fois cette traversée effectuée, je prends le petit chemin de gauche, à travers la campagne extraordinairement belle… Je croise une magnifique indienne vendant des pommes qu’elle porte dans un panier d’osier sur sa tête. "Namasté" me dit-elle, je ne résiste pas et lui en achète une. Sous le ciel bleu, sur ce chemin de terre rouge, mon sac est léger sur le dos. Je croque à pleine dent dans cette succulente pomme, je profite de tous mes sens de cet instant… Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau. Après avoir visité quelques guest houses, je choisis le mignon "Roots n’Rock". La région d'Hampi est entouré de gros ou gigantesques rochers, c'est super joli. Au "Roots n’ Rock" je demande une chambre, et avant que je ne m’installe, comme la pièce n’était pas très clean, je dois attendre un moment qu’on la nettoie… Alors je prends une douche, bois un "mango lassi", boisson lactée à base de mangue, et papote avec d’autres voyageurs… Quand on vient m’annoncer que c’est prêt, je vois les murs recouverts de brun… Et voilà qu’on me dit que ça écarte les mouches… Après quelques secondes, je comprends que c’est de la bouse de vache!!! Comme mon budget ne me permet pas un hôtel à étoiles (d’ailleurs il n’y en a pas dans ce bled), je paie 10 jours 7 $, et installe mes affaires en prenant bien soin de ne pas toucher les murs encore frais de leur "peinture" locale… Une vache pointe son museau par la fenêtre toujours ouverte "Bonjour sacrée vache, si tu veux te lacher n'hésites pas...🤪"
25/11 Hier soir j’ai trouvé que les insectes faisaient un boucan d’enfer dans ma chambre, mais ce matin, j’ai trouvé trois grosses grenouilles ou crapauds, je ne suis pas experte en batracien, dont un juste à côté de mon oreiller !!! P’tit dèj’ pancake, café et salade de fruits du coin, c’est à dire banane, mangue et ananas et je m’en vais au village… Reprends le petit chemin de terre rouge bordé de palmiers de toutes sortes, la barque trop marante, et me voilà dans la rue principale. Installée à la terrasse d’un bui bui, je commande un lassi spécial, et rêve devant la vie de ce village… J’adoooore regarder la vie très colorée des indiens… Les rickshaws jaunes et noirs, les bus brinque ballants couverts de déités peintes à la main de couleurs vives, les gens vivant comme dans un autre siècle, les singes partout courant de toit en toit, les vaches se baladant comme de rien n’était, les enfants n’arrêtent pas de demander des "school pen", les mendiants n’arrêtent pas de mendier, et les vendeurs de toutes sortes d’essayer de vendre. "Banana? Good Banana!"
Je rencontre deux Français arrivant directement de Manali, petite ville tout au nord de l’Inde, quel bien fou de parler à nouveau sa langue maternelle… Ils cherchent un sympa guest house au calme, alors je leurs conseille là où je suis. On mange un thali, papotons encore et nous dirigeons vers la rivière. On s’est payé de ces fous rires dans la barque, et comme c’est contagieux, tous les passagers nous ont imités, ne comprenant rien au français, mais le rire de Françoise est décidément trop cocasse. Le lendemain, je me décide d’aller voir les temples parsemés dans la campagne avoisinante, une joli chemin rocailleux mène au « Vittala Temple » datant du début du 16ème siècle. Ce temple est le plus important et le mieux conservé, de plus ses colonnes merveilleusement sculptées sont creuses et chacune d’elles émet une note ! Dans la cour où je suis, se trouve le petit temple en forme de char, très connu et très photographié. Je prends des heures pour écrire car cet endroit, ce temple, est tellement beau que je relève tout le temps la tête pour rêver devant ces beautés… J’attends que le ciel se dégage pour prendre des photos, guettant chaque rayon de soleil… Je m’extasie en observant la nature, j’écoute les cris d’oiseaux parfois très étranges, et suis transportée dans un monde si serein et si relax par un vol de perroquet passant à quelques mètres au-dessus de ma tête. Je reste là à rêver pendant des heures et des heures… …/… Je suis revenue au village avec trois Italiens avec qui j’avais papoté un moment au temple, et c’est tant mieux, car à ce qu’il paraît, en fin de journée les chemins ne sont pas très surs pour une voyageuse solo. 28/11 La saison touristique commence petit à petit, de plus en plus de voyageurs arrivent des quatre coins du monde, et Hampi est un passage obligé dans cette partie de l’Inde. Beaucoup de voyageurs ont toujours un instrument de musique avec eux, un bel israélien joue de la guitare, un charmant italien ne quitte jamais son didgeridoo, et Olivier, le copain de Françoise joue des petites percussions. L’ambiance est souvent très très chouette. Les shiloms tournent, j’observe toujours les beautés de la nature, les papillons multicolores, les oiseaux jaunes et verts à taches blanches et aux longs becs, une grande abeille jaune et noire au corps très mince. L’espèce de gros choucas fait un boucan d’enfer pendant de longues minutes, il s’est installé dans le palmier où j’ai attaché mon hamac, dans lequel j’écris. Je ne l’oublie jamais sous les tropiques, je le trouve trop indispensable! Mais quand même après avoir "bien" déjeuné, j’ai loué un vélo, et suis partie me faire des muscles et perdre des kilos sur les chemins d’Hampi.
Il fait super chaud et humide, la mousson n’est pas encore terminée, mais c’est un endroit tellement superbe, on trouve de grosses statues de Ganesh ou de Shiva au croisement d’un petit chemin, ou des adorables petits temples au milieu de bananeraies ou palmeraies, vraiment splendides comme moments. Un petit écureuil crie comme un fou, peut être crie-t-il après sa dulcinée ? Les oiseaux chantent à cœur joie, époustouflants de beautés. J’observe ce que je pense être un pivert, ensuite mon regard s’arrête sur des petits perroquets, et sur d’autres sublimes oiseaux dont je n’ai pas la moindre idée du nom. L’écureuil n’a pas bougé, moi non plus d’ailleurs, j’écoute le vent frapper les feuilles de bananiers les unes contre les autres. Le ciel est tout bleu avec quelques tous petits nuages, et je suis installée à l’ombre, sur des grosses pierres de ce petit temple tout perdu. J’ai quasi fini ma bouteille d’eau, je vais devoir penser à bouger…../...
Hésitation entre l'Inde du Sud et le Sri Lanka
Bonjour à tous,
Après un premier voyage organisé par une association culturelle au Rajasthan, Benares et vallée de Katmandu (vraiment extraordinaire, surtout le Népal), je voudrais continuer ma découverte de cette partie du monde mais j'hésite entre le Kerala/Tamil Nadu et le Sri Lanka. Pourriez-vous me conseiller et me dire si cela mérite deux voyages séparés sachant que je ne dispose que de deux voire trois semaines pour l'un ou l'autre de ces voyages car je suis encore en activité et les congés ne sont pas faciles à obtenir sur une longue durée. Merci de votre aide😎
Après un premier voyage organisé par une association culturelle au Rajasthan, Benares et vallée de Katmandu (vraiment extraordinaire, surtout le Népal), je voudrais continuer ma découverte de cette partie du monde mais j'hésite entre le Kerala/Tamil Nadu et le Sri Lanka. Pourriez-vous me conseiller et me dire si cela mérite deux voyages séparés sachant que je ne dispose que de deux voire trois semaines pour l'un ou l'autre de ces voyages car je suis encore en activité et les congés ne sont pas faciles à obtenir sur une longue durée. Merci de votre aide😎
Chroniques indiennes
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.
Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)
Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.
Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.
« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »
et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.
J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…
Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !
Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !
Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!
« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »
« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !
Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)
Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.
Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...
Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):
« are you married ? »
« no »
« how old are you ? »
« 27 »
« what, 27 and not married ! »...
Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)
Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.
Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.
« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »
et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.
J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…
Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !
Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !
Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!
« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »
« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !
Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)
Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.
Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...
Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):
« are you married ? »
« no »
« how old are you ? »
« 27 »
« what, 27 and not married ! »...
Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Voyage en Inde à moto sans permis de moto?
Bonjour, j'irai en Inde faire un voyage à partir du 27 Décembre 2011 (date que j'ai choisi mais je n'ai pas encore acheter les billets: c'est un peu trop tôt pour acheter un ticket Return) et j'irai un Mois à deux Mois, je ne sais pas encore: cela dépend du parcours que je prevois de faire en Inde (surtout dans le Nord). L'idéal malgrès plusieurs avis défavorables ou alors favorables que j'ai pu lire, serait pour être libre de mon parcours de louer une moto: je pensais à une Enfield. Voilà seulement vu mon jeune age: j'aurai déjà 18 ans lors de mon voyage, Je voulai savoir si c'était possible de louer une moto sans permis de conduire (j'ai experience de conduite etant donné que je suis en plein dans l'AAC). J'ai lu que là bàs, il n'y a aucun problèmes de ce coté là et qu'au pire il faut chercher dans deux ou trois agences mais je voudrai une confirmation tout de même qu'au cas où cette solution serait totalement inenvisajable, je puisse prévoir un autre moyen de transports (voiture avec chauffeur ou transports en commum). Et aussi l'ordre des prix de la location (j'ai tout entendu partant de 100 r à 700 r par jours). Merci beaucoup d'avoir lu ce long texte.
De retour d'un mois de vacances en Inde du Nord
Ca y est le mois de vacances en Inde est fini !
Aucun soucis pour ce quatrième voyage au pays de la vache sacrée à part une mousson très généreuse (la pire depuis 10 ans) qui n'a pas été sans conséquences sur les transports et les conditions d'hygiène générale🤪 Je conseille donc une paire de chaussures qui supporte les bains de boue et une bonne provision d'immodium et d'intétrix😇
Le logement : j'ai réservé mes hotels par le biais d'hoteltravel.com qui sont vraiment très compétitifs pour l' Inde ou par email pour les petites structures . J'aime bien mon petit confort, surtout pour cette destination. Je ne pourrais donc n'être d'aucun conseil pour les guesthouses😉
Les transports : J'ai demandé les prix à diverses agences conseillées par le Michelin Rajasthan 2010 et j'ai opté pour l'agence la plus économique Merrygo Travels (28000 R pour une voiture AC d'une taille supérieure à l'Ambassador pour 15 jours de Delhi à Jaipur). Le chauffeur nous attendait bien à l'aéroport et il n'y a eu aucune embrouille genre arrêts shopping, programme non respecté etc. Il parlait bien anglais ce qui change de d'habitude. A savoir : la conduite en Inde est une horreur. Si vous avez peur, ne prenez pas une voiture trop puissante mais une Ambassador. Comme cette antiquité ne dépasse pas les 60, on a moins l'impression d'être dans la voiture de Sébastien Loeb😄 Sinon, pour avoir loué une journée une Tata Indica, je ne la conseille qu'aux voyageurs solo ou pour un trio sans bagages pour une journée visite. (la dimension d'une petite twingo)
Pour le reste de mon parcours, j'ai pris le train en réservant mes billets sur Makemytrip : paiement par carte bancaire et eticket (non, non, vous ne rêvez pas, finies les queues interminables à la gare ou la prise de tête sur le site des chemins de fer indiens😄) Si l'Inde s'est mise au Net, il y a pourtant quelque chose qui n'a pas changé : la vétusté et la lenteur des trains🤪 La 2A (le haut du panier dans bien des trains) propose toujours l'équivalent du "confort" des vieux wagons en aluminium et sièges en Skai orange qui circulent encore en banlieue parisienne, la clim en plus🙁
J'ai aussi goûté aux joies du Tuk tuk indien et de son équivalent à vélo. C'est là que votre talent de négociateur entre en jeu .... A Delhi, on arrive à faire fonctionner le meter, à Agra on a envie de noyer tous les chauffeurs-rabatteurs-magouilleurs dans la Yamuna😄 En gros, 10 roupies du kilomètre, c'est correct.
Sinon, les bus urbains, en été, c'est le sauna assuré🤪
Le parcours : Arrivée nocturne à Delhi et nuit à Gurgaon (c'est mieux de dormir là qu'à Delhi pour accéder au Rajasthan en voiture de location) Le parcours en voiture avec chauffeur commence : Visites de Mandawa , Fatehpur et Nawalgarh ( Havélis peintes souvent en ruines) La région est encore bien tranquille malgré la multiplication de boutiques à souvenirs plus ou moins douteux à Mandawa . Les premiers dromadaires pointent le bout de leur nez🙂 En chemin pour Bikaner, les premiers signes de l'abondance des pluies se font sentir : rues impraticables, boue, "nationale" quasi coupée. Le soleil jouera à cache cache avec les nuages durant tout le séjour. De la visite de Bikaner, je retiendrai surtout le panneau des statistiques de visiteurs : vers 1980 environ 5000 étrangers pour 500 indiens; en 2009, 25 000 étrangers mais surtout plus de 200 000 indiens (si mes souvenirs sont bons ) ! L'Inde est le pays du tiers monde où j'ai rencontré le plus de touristes locaux. L'occidental est souvent minoritaire que ce soit dans les lieux touristiques, que dans les hotels ou les restaurants et cela quelque soit la gamme des prix pratiquée! C'est pourtant un pays où 75 % de la population vit avec moins de 1000 R par mois et par personne et où la catégorie riche commence avec un revenu de 10 000R (statistique tirée d'un journal indien)😮 Mon parcours m'amène ensuite à Jaisalmer sous une pluie battante. La magie des lieux sous la gadoue et le ciel gris opère beaucoup moins que 15 ans auparavant. Les grandes éoliennes installées au loin dénature aussi un peu les lieux. Je retrouve à Jodhpur les sensations de mon précédent voyage : la forteresse et les vues magnifiques qu'elle offre sur la ville bleue mais aussi les rues encombrées de vaches (toujours bien regarder où on met ses pieds🏴☠️) , le bruit, la marée humaine. Les temples de Ranakpur mais surtout la forteresse de Kumbhalgarh et la vie dans les monts aravali auraient mérité une halte de quelques jours au lieu d'une malheureuse nuit. L'endroit est très paisible , très verdoyant et peu fréquenté. Mes pas se dirigent ensuite vers Udaipur. Le site est toujours aussi magique🙂 Je m'offre une chambre au Shiv Niwas à l'intérieur du City Palace. Quel plaisir de bouquiner en regardant le lac et les montagnes qui l'entourent😎 Un genre de foire du Trône version indienne se déroule aux alentours. J'ai l'impression de voyager dans le temps en regardant cette "grande" roue tirée à la force du poignée et tous ces attractions qui ont du faire les délices de mes grands parents🤪 Mon circuit m'entraine alors vers les forteresses de Chittaurgarh et de Bundi : c'est le Rajasthan oublié du tourisme de masse. Un petit tour à Pushkar (pas un souvenir impérissable, la rue principale n'est qu'une succession de boutiques et bouis bouis destinés aux occidentaux), et il est temps de me séparer de la voiture à Jaipur où la vie de Palace m'attend au Rambagh. Je comprends que certains soient déçus par cette ville bruyante et son palais rose façon gâteau anglais.J'y ai pourtant passé un très bon moment entre le fort d'Amber et le contraste entre ledit palais bonbonnière et la cour des miracles qui le précède (le top du sordide durant ce voyage). 5 heures de train me permettent de rejoindre Agra qui ne vaut effectivement que par ses monuments (ne pas oublier le fort qui offre des vues splendides sur le Taj Mahal). C'est ici que le harcèlement touristique est le plus prononcé (très raisonnable cependant). Un autre train me conduit à Orchha, petit village paisible aux palais abandonnés (la ballade le long de la rivière en face du site est très agréable), puis à Gwalior, une ville sans pression touristique : on peut se promener tranquillement dans la forteresse , on est sollicité non pas par des rabatteurs mais par des familles indiennes qui veulent une photo des leurs avec les étrangers🙂. Et c'est déjà l'heure du retour😮
En vrac : 15 ans après mon premier voyage au Rajasthan, je n'ai pas ressenti de véritables changements dans la vie de tous les jours comme dans l'aspect général du pays. Il y a bien des portables, quelques routes à 4 voies , quelques antennes satellites, quelques voitures particulières en plus, les monuments ont parfois été aménagés pour mieux accueillir les visiteurs mais sinon tout semble immuable : les vaches, les ordures, la crasse, le bruit, la pauvreté, une impression que tout objet ou toute construction est de seconde main ou inachevé😕 les femmes et les hommes en habits traditionnels, l'esprit bon enfant, le plaisir des couleurs et la vie débordante🙂 Je ne conseille pas l'Inde du Nord pour un premier voyage. Le contraste est trop grand. De plus, si les prix peuvent être petits, l'hygiène l'est également😇 Un tour en Thaîlande puis en Indonésie avant d"attaquer" l'Inde me semble être une bonne option.
Aucun soucis pour ce quatrième voyage au pays de la vache sacrée à part une mousson très généreuse (la pire depuis 10 ans) qui n'a pas été sans conséquences sur les transports et les conditions d'hygiène générale🤪 Je conseille donc une paire de chaussures qui supporte les bains de boue et une bonne provision d'immodium et d'intétrix😇
Le logement : j'ai réservé mes hotels par le biais d'hoteltravel.com qui sont vraiment très compétitifs pour l' Inde ou par email pour les petites structures . J'aime bien mon petit confort, surtout pour cette destination. Je ne pourrais donc n'être d'aucun conseil pour les guesthouses😉
Les transports : J'ai demandé les prix à diverses agences conseillées par le Michelin Rajasthan 2010 et j'ai opté pour l'agence la plus économique Merrygo Travels (28000 R pour une voiture AC d'une taille supérieure à l'Ambassador pour 15 jours de Delhi à Jaipur). Le chauffeur nous attendait bien à l'aéroport et il n'y a eu aucune embrouille genre arrêts shopping, programme non respecté etc. Il parlait bien anglais ce qui change de d'habitude. A savoir : la conduite en Inde est une horreur. Si vous avez peur, ne prenez pas une voiture trop puissante mais une Ambassador. Comme cette antiquité ne dépasse pas les 60, on a moins l'impression d'être dans la voiture de Sébastien Loeb😄 Sinon, pour avoir loué une journée une Tata Indica, je ne la conseille qu'aux voyageurs solo ou pour un trio sans bagages pour une journée visite. (la dimension d'une petite twingo)
Pour le reste de mon parcours, j'ai pris le train en réservant mes billets sur Makemytrip : paiement par carte bancaire et eticket (non, non, vous ne rêvez pas, finies les queues interminables à la gare ou la prise de tête sur le site des chemins de fer indiens😄) Si l'Inde s'est mise au Net, il y a pourtant quelque chose qui n'a pas changé : la vétusté et la lenteur des trains🤪 La 2A (le haut du panier dans bien des trains) propose toujours l'équivalent du "confort" des vieux wagons en aluminium et sièges en Skai orange qui circulent encore en banlieue parisienne, la clim en plus🙁
J'ai aussi goûté aux joies du Tuk tuk indien et de son équivalent à vélo. C'est là que votre talent de négociateur entre en jeu .... A Delhi, on arrive à faire fonctionner le meter, à Agra on a envie de noyer tous les chauffeurs-rabatteurs-magouilleurs dans la Yamuna😄 En gros, 10 roupies du kilomètre, c'est correct.
Sinon, les bus urbains, en été, c'est le sauna assuré🤪
Le parcours : Arrivée nocturne à Delhi et nuit à Gurgaon (c'est mieux de dormir là qu'à Delhi pour accéder au Rajasthan en voiture de location) Le parcours en voiture avec chauffeur commence : Visites de Mandawa , Fatehpur et Nawalgarh ( Havélis peintes souvent en ruines) La région est encore bien tranquille malgré la multiplication de boutiques à souvenirs plus ou moins douteux à Mandawa . Les premiers dromadaires pointent le bout de leur nez🙂 En chemin pour Bikaner, les premiers signes de l'abondance des pluies se font sentir : rues impraticables, boue, "nationale" quasi coupée. Le soleil jouera à cache cache avec les nuages durant tout le séjour. De la visite de Bikaner, je retiendrai surtout le panneau des statistiques de visiteurs : vers 1980 environ 5000 étrangers pour 500 indiens; en 2009, 25 000 étrangers mais surtout plus de 200 000 indiens (si mes souvenirs sont bons ) ! L'Inde est le pays du tiers monde où j'ai rencontré le plus de touristes locaux. L'occidental est souvent minoritaire que ce soit dans les lieux touristiques, que dans les hotels ou les restaurants et cela quelque soit la gamme des prix pratiquée! C'est pourtant un pays où 75 % de la population vit avec moins de 1000 R par mois et par personne et où la catégorie riche commence avec un revenu de 10 000R (statistique tirée d'un journal indien)😮 Mon parcours m'amène ensuite à Jaisalmer sous une pluie battante. La magie des lieux sous la gadoue et le ciel gris opère beaucoup moins que 15 ans auparavant. Les grandes éoliennes installées au loin dénature aussi un peu les lieux. Je retrouve à Jodhpur les sensations de mon précédent voyage : la forteresse et les vues magnifiques qu'elle offre sur la ville bleue mais aussi les rues encombrées de vaches (toujours bien regarder où on met ses pieds🏴☠️) , le bruit, la marée humaine. Les temples de Ranakpur mais surtout la forteresse de Kumbhalgarh et la vie dans les monts aravali auraient mérité une halte de quelques jours au lieu d'une malheureuse nuit. L'endroit est très paisible , très verdoyant et peu fréquenté. Mes pas se dirigent ensuite vers Udaipur. Le site est toujours aussi magique🙂 Je m'offre une chambre au Shiv Niwas à l'intérieur du City Palace. Quel plaisir de bouquiner en regardant le lac et les montagnes qui l'entourent😎 Un genre de foire du Trône version indienne se déroule aux alentours. J'ai l'impression de voyager dans le temps en regardant cette "grande" roue tirée à la force du poignée et tous ces attractions qui ont du faire les délices de mes grands parents🤪 Mon circuit m'entraine alors vers les forteresses de Chittaurgarh et de Bundi : c'est le Rajasthan oublié du tourisme de masse. Un petit tour à Pushkar (pas un souvenir impérissable, la rue principale n'est qu'une succession de boutiques et bouis bouis destinés aux occidentaux), et il est temps de me séparer de la voiture à Jaipur où la vie de Palace m'attend au Rambagh. Je comprends que certains soient déçus par cette ville bruyante et son palais rose façon gâteau anglais.J'y ai pourtant passé un très bon moment entre le fort d'Amber et le contraste entre ledit palais bonbonnière et la cour des miracles qui le précède (le top du sordide durant ce voyage). 5 heures de train me permettent de rejoindre Agra qui ne vaut effectivement que par ses monuments (ne pas oublier le fort qui offre des vues splendides sur le Taj Mahal). C'est ici que le harcèlement touristique est le plus prononcé (très raisonnable cependant). Un autre train me conduit à Orchha, petit village paisible aux palais abandonnés (la ballade le long de la rivière en face du site est très agréable), puis à Gwalior, une ville sans pression touristique : on peut se promener tranquillement dans la forteresse , on est sollicité non pas par des rabatteurs mais par des familles indiennes qui veulent une photo des leurs avec les étrangers🙂. Et c'est déjà l'heure du retour😮
En vrac : 15 ans après mon premier voyage au Rajasthan, je n'ai pas ressenti de véritables changements dans la vie de tous les jours comme dans l'aspect général du pays. Il y a bien des portables, quelques routes à 4 voies , quelques antennes satellites, quelques voitures particulières en plus, les monuments ont parfois été aménagés pour mieux accueillir les visiteurs mais sinon tout semble immuable : les vaches, les ordures, la crasse, le bruit, la pauvreté, une impression que tout objet ou toute construction est de seconde main ou inachevé😕 les femmes et les hommes en habits traditionnels, l'esprit bon enfant, le plaisir des couleurs et la vie débordante🙂 Je ne conseille pas l'Inde du Nord pour un premier voyage. Le contraste est trop grand. De plus, si les prix peuvent être petits, l'hygiène l'est également😇 Un tour en Thaîlande puis en Indonésie avant d"attaquer" l'Inde me semble être une bonne option.
Situation au Népal - frontières avec l'Inde bloquées
Depuis plusieurs semaines, les frontières entre l'Inde et le Népal sont 'bloquées' soit par des ethnies du sud du Népal (Madhesi), soit par l'Inde, soit par ces mêmes ethnies aidées par l'Inde (situation confuse et le rôle de l'Inde est trouble). Des milliers de camions sont bloqués aux frontières avec comme résultats des pénuries généralisées de beaucoup de produits dont le pétrole, les médicaments, etc.
Ce 'blocage' qui dure maintenant depuis plusieurs semaines, met le Népal qui commençait à se relever des terribles tremblements de terre, dans une terrible crise générant de sérieuses tensions (émeutes) sociales liées aux pénuries.
Dans ces conditions, il est difficile de savoir si oui ou non il faut aller au Népal (qui a besoin du tourisme), c'est mon cas. Y a t'il encore des vols entre Kathmandu et Lukla? Quelle est la situation sanitaire du pays? nourriture? et état des secours?
Je suis conscient que ces questions de touriste occidental sont déplacées dans ce contexte, mais il n'en demeure pas moins qu'elles se posent, je pars dans quelques jours pour faire de la montagne (sommet). Avis?
France-Thaïlande en camping-car
bonjour a tous,
Désormais nouveau sur le forum, nous sommes entrain de préparer notre voyage qui devrai commencer en avril 2015. A bord de notre camion aménagé camping car (iveco caisse de 91), et notre compagnon de route Sanka (notre chien). Le voyage devrai durer 1 ans minimum. Au départ nous voulions partir dans une direction et improviser notre itinéraire au fur et a mesure. Mais les contraintes géopolitique et puis le fait de transporter un animal nous font dire qu'il vaut mieux anticiper un minimum...
La première question est le passage après la Turquie pour rejoindre l’Asie. Deux possibilités à priori: soit par le nord (la région Caucasienne pour ensuite allez sur Kazakhstan et redescendre Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde) soit par le sud (Iran Turkménistan Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde). La région Caucasienne étant un peut tendue ces dernières années, nous nous interrogeons... L'Iran est il la solution? Et quel trajet demande le moins de difficultés pour les visas?
La deuxième question est après l'Inde. Faut il envisager un cargo pour rejoindre la Thaïlande ou bien le passage par le Bangladesh et la Birmanie est faisable?
Nous nous lançons dans cette aventure avec un enthousiasme indescriptible!!! Les préparatifs sont devenus notre quotidien. Alors j'en appel à la communautés de voyageurs et de vos expériences pour nous guider sur nos décisions!! 😉
Une bonne journée à tous!!
Lucas.
Désormais nouveau sur le forum, nous sommes entrain de préparer notre voyage qui devrai commencer en avril 2015. A bord de notre camion aménagé camping car (iveco caisse de 91), et notre compagnon de route Sanka (notre chien). Le voyage devrai durer 1 ans minimum. Au départ nous voulions partir dans une direction et improviser notre itinéraire au fur et a mesure. Mais les contraintes géopolitique et puis le fait de transporter un animal nous font dire qu'il vaut mieux anticiper un minimum...
La première question est le passage après la Turquie pour rejoindre l’Asie. Deux possibilités à priori: soit par le nord (la région Caucasienne pour ensuite allez sur Kazakhstan et redescendre Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde) soit par le sud (Iran Turkménistan Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde). La région Caucasienne étant un peut tendue ces dernières années, nous nous interrogeons... L'Iran est il la solution? Et quel trajet demande le moins de difficultés pour les visas?
La deuxième question est après l'Inde. Faut il envisager un cargo pour rejoindre la Thaïlande ou bien le passage par le Bangladesh et la Birmanie est faisable?
Nous nous lançons dans cette aventure avec un enthousiasme indescriptible!!! Les préparatifs sont devenus notre quotidien. Alors j'en appel à la communautés de voyageurs et de vos expériences pour nous guider sur nos décisions!! 😉
Une bonne journée à tous!!
Lucas.
Voyage au Sénégal, en Inde ou autres, août 2014
Bonjour à tous,
Au mois d'août avec une amie nous cherchons à faire un grand et beau voyage d'environ une semaine ou plus si cela rentre dans le budget. Nous disposons de 1500e maximum. Voulant voir du pays nous avons regardé différents voyages et nous sommes tombées sur un circuit (balade sénégalaise sur la petite côte) qui avait l'air d'être très enrichissant humainement mais août c'est la saison des pluies donc cela nous freine un peu d'autant plus que nous dormons chez l'habitant et dans des ecogites. Qu'en pensez vous ? Ensuite ( oui ce n'est pas fini 😄) nous avions également trouvé des circuits en Inde faisant le radjasthan ou un circuit sur la route du taj mahal, pas de chance non plus c'est la saison des pluies. Est ce contraignant ? Sinon avez vous des pays que nous pourrions visiter dans notre gamme de prix?
Merci par avance de vos réponses :)
Au mois d'août avec une amie nous cherchons à faire un grand et beau voyage d'environ une semaine ou plus si cela rentre dans le budget. Nous disposons de 1500e maximum. Voulant voir du pays nous avons regardé différents voyages et nous sommes tombées sur un circuit (balade sénégalaise sur la petite côte) qui avait l'air d'être très enrichissant humainement mais août c'est la saison des pluies donc cela nous freine un peu d'autant plus que nous dormons chez l'habitant et dans des ecogites. Qu'en pensez vous ? Ensuite ( oui ce n'est pas fini 😄) nous avions également trouvé des circuits en Inde faisant le radjasthan ou un circuit sur la route du taj mahal, pas de chance non plus c'est la saison des pluies. Est ce contraignant ? Sinon avez vous des pays que nous pourrions visiter dans notre gamme de prix?
Merci par avance de vos réponses :)
Kirghizistan - Chine - Pakistan - Inde à pied: visas
Bonjour à tous!
Alors voilà nous sommes deux, partis de France, à pied, il y a maintenant plus de 3 ans, et actuellement au Kirghizstan où nous allons hiberner pour les trois prochains mois d'hivers.
le projet du printemps: reprendre la route vers la Chine en passant par la frontière sud (pas celle de torurgart) d'où notre premier problème: il semblerait qu'il soit actuellement difficile d'obtenir un visa Chinois depuis Bishkek (ce qui n'était pas le cas quelques mois en arrière) est-ce que quelqu'un aurait des infos à ce propos? sinon que necessitaient-on avant ces problèmes pour obtenir un visa?
ensuite nous voulons entrer au Pakistan, nouveau soucis, nous avons entendu parler de visas de transit (possible d'avoir en dehors de France) pour rejoindre la Chine à l'Inde mais n'arrivons pas à savoir où nous les procurer... Bishkek? Kashgar? à la frontière de Khunjabpass?
puis, enfin, nous rejoindrons l'Inde, là, pas trop de problèmes si ce n'est que nous aimerions connaître les documents necessaires pour la demande de visa à Bishkek et le temps que prend la délivrance du visa. (impossible de trouver une adresse mail valide de l'ambassade...)
Merci, merci à tous ceux qui pourrons éclairer un ou deux points car toutes les infos trouvées jusqu'à présent sont un peu vieillotes et les lois changent tellement vite...
a tout bientôt
latsho drom
Merci, merci à tous ceux qui pourrons éclairer un ou deux points car toutes les infos trouvées jusqu'à présent sont un peu vieillotes et les lois changent tellement vite...
a tout bientôt
latsho drom
Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car
Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
A pied de Turquie jusqu'en Inde: visas
Bonjour,
Je pars faire un tour du monde fin Septembre. Je commence par la Turquie et je me pose pas mal de questions concernant la route jusqu'à l'Inde, notamment concernant les visas. En fait, ce que j'ai pu lire sur les différentes discutions (ça faire 2H que je lis et j'ai mal aux yeux :) ), c'est que pour le visa d'Iran, le mieux c'est de le faire à Trabzon, dans le nord de la Turquie. puis ensuite, pour traverser le Pakistan vers l'Inde, le mieux c'est à Zahedan (où l'on pourrait éventuellement avoir un visa pour l'Inde ET le Pakistan). Seulement, certaines de ces informations sont datés de 2010 et de plus, apparemment encore une fois, le Pakistan et beaucoup plus "safe" dans le nord. Donc soit on est escorté jusqu'à Lahore, soit on prend de gros risque. Comme je n'ai pas tellement envie de mourir, surtout pendant le début du voyage, je fais appel à vos témoignages et autres commentaires.
Merci d'avance Pierre
P.S.: Je ne suis pas contre l'achat d'un billet d'avion si c'est vraiment nécessaire mais effectivement, si je peux l'éviter, c'est aussi bien ! :p
Je pars faire un tour du monde fin Septembre. Je commence par la Turquie et je me pose pas mal de questions concernant la route jusqu'à l'Inde, notamment concernant les visas. En fait, ce que j'ai pu lire sur les différentes discutions (ça faire 2H que je lis et j'ai mal aux yeux :) ), c'est que pour le visa d'Iran, le mieux c'est de le faire à Trabzon, dans le nord de la Turquie. puis ensuite, pour traverser le Pakistan vers l'Inde, le mieux c'est à Zahedan (où l'on pourrait éventuellement avoir un visa pour l'Inde ET le Pakistan). Seulement, certaines de ces informations sont datés de 2010 et de plus, apparemment encore une fois, le Pakistan et beaucoup plus "safe" dans le nord. Donc soit on est escorté jusqu'à Lahore, soit on prend de gros risque. Comme je n'ai pas tellement envie de mourir, surtout pendant le début du voyage, je fais appel à vos témoignages et autres commentaires.
Merci d'avance Pierre
P.S.: Je ne suis pas contre l'achat d'un billet d'avion si c'est vraiment nécessaire mais effectivement, si je peux l'éviter, c'est aussi bien ! :p
Cherchons sponsors pour voyage en Inde, Népal, Tibet
Bonjour à vous tous
nous quittons définitivement la france pour aller en Inde, Népal et Tibet puis retour sur l'Inde, nous cherchons des sponsors "montagne" pour financer notre voyage , surtout au népal et dans la vallée de Lhassa, car nous allons faire quelques treks et surtout un voyage de 500 kms environ en patinette et sac sur le dos kathmandu pokhara butwal et le parc de chitwan plus toute la vallée de kathmandu merci à vous tous qui nous soutiennent dans cette merveilleuse aventure je me tiens à votre disposition sylvie
nous quittons définitivement la france pour aller en Inde, Népal et Tibet puis retour sur l'Inde, nous cherchons des sponsors "montagne" pour financer notre voyage , surtout au népal et dans la vallée de Lhassa, car nous allons faire quelques treks et surtout un voyage de 500 kms environ en patinette et sac sur le dos kathmandu pokhara butwal et le parc de chitwan plus toute la vallée de kathmandu merci à vous tous qui nous soutiennent dans cette merveilleuse aventure je me tiens à votre disposition sylvie
Itinéraire de huit mois en Asie (Chine, Asie du Sud-Est et Inde)
Bonjour,
Mon copain et moi souhaitant partir faire un voyage en ASie d'une durée de 8 mois avec un depart prévu au alentour du 10 Mai, nous savons que c'est pas la meilleur période pour partir mais malheuresement nos travail nous permettent de partir que à cette époque là . Tout d'abord il faut savoir que notre voyage se déroulera en mode Globe trotter, routard, dc en sac à dos et en prenant les logements le moins cher ...
Alors je vous donne notre itineraire et j'aimerais avoir vos avis, nous allons essayer de passer a travers les fortes moussons. 10 Mai arrivé en chine 15 Mai arrivé en Mongolie ( par vois terrestre ) 1 juin on retourne en Chine ( on dessent tout la chine par la côte est , Guillin, Shangai, Xi'an, Beijing) 25 juin arrivé au Viet nam on redessent le viet nam (Hanoi, ninh binh, hué, nha trang hô chi minh delta du mekong 15 juillet Cambodge (phnom penh, slem reap ) 30 juillet thailande (bangkok) 15 aout Laos , on remonte le Laos jusqu'a houelsal 1 septembre on retourne pour deux semaines en thailande on dessent tout la thailande 15 septembre dirrection la Malaise 30 septembre indonesie 15 octobre direction l'inde fin decembre retour en france
Il faut savoir que nous passerons toutes les frontieres par voix terrestre, à l'expetion du vol de l'indonesie vers L'inde.
Que pensez-vous de notre itineraire ? nous partirons avec un budget de 7000 euros chacun ?
Es que vous pensez qu'au niveau des moussons ca va passer ?
Si vous avez d'autre idées d'itineraire on prend tout ! Si vous avez des conseils a nous donné hésité pas !
Je vous remercie d'avance par l'aide que vous pouriez nous apporté!
Julie
Mon copain et moi souhaitant partir faire un voyage en ASie d'une durée de 8 mois avec un depart prévu au alentour du 10 Mai, nous savons que c'est pas la meilleur période pour partir mais malheuresement nos travail nous permettent de partir que à cette époque là . Tout d'abord il faut savoir que notre voyage se déroulera en mode Globe trotter, routard, dc en sac à dos et en prenant les logements le moins cher ...
Alors je vous donne notre itineraire et j'aimerais avoir vos avis, nous allons essayer de passer a travers les fortes moussons. 10 Mai arrivé en chine 15 Mai arrivé en Mongolie ( par vois terrestre ) 1 juin on retourne en Chine ( on dessent tout la chine par la côte est , Guillin, Shangai, Xi'an, Beijing) 25 juin arrivé au Viet nam on redessent le viet nam (Hanoi, ninh binh, hué, nha trang hô chi minh delta du mekong 15 juillet Cambodge (phnom penh, slem reap ) 30 juillet thailande (bangkok) 15 aout Laos , on remonte le Laos jusqu'a houelsal 1 septembre on retourne pour deux semaines en thailande on dessent tout la thailande 15 septembre dirrection la Malaise 30 septembre indonesie 15 octobre direction l'inde fin decembre retour en france
Il faut savoir que nous passerons toutes les frontieres par voix terrestre, à l'expetion du vol de l'indonesie vers L'inde.
Que pensez-vous de notre itineraire ? nous partirons avec un budget de 7000 euros chacun ?
Es que vous pensez qu'au niveau des moussons ca va passer ?
Si vous avez d'autre idées d'itineraire on prend tout ! Si vous avez des conseils a nous donné hésité pas !
Je vous remercie d'avance par l'aide que vous pouriez nous apporté!
Julie
Découverte du Sri Lanka pour des amoureux de l'Inde: un beau voyage?
Bonjour,
Nous sommes allées déjà 4 fois en Inde et nous avons beaucoup aimé - tout : les gens, le desordre, les temples, les villes, la nourriture, le train, la musique, l'artisanat, la culture, etc. Nous pensons aller à Sri Lanka en janvier 2011. Est-ce pareil qu'en Inde? Ou différent? Ce qui nous attire au Sri Lanka (par rapport à l'Inde) c'est la nature, la jungle, le climat (on voudrais faire des randonnées).
Merci pour vos conseils.
Béata
Nous sommes allées déjà 4 fois en Inde et nous avons beaucoup aimé - tout : les gens, le desordre, les temples, les villes, la nourriture, le train, la musique, l'artisanat, la culture, etc. Nous pensons aller à Sri Lanka en janvier 2011. Est-ce pareil qu'en Inde? Ou différent? Ce qui nous attire au Sri Lanka (par rapport à l'Inde) c'est la nature, la jungle, le climat (on voudrais faire des randonnées).
Merci pour vos conseils.
Béata
Comment se déplacer en Tanzanie ou au Kenya?
Bonjour,
mon conjoint et moi aimerions faire un voyage de 3 semaines au Kenya-Tanzanie-Zanzibar. La problématique est la suivante: Nous nous sentons pas à l'aise de conduire et ne voulons pas faire affaire avec une entreprise qui offre des tout-inclu. Ce type d'entreprise offre des services de conducteurs, safaris, camping/lodge, guide, etc. Cela est trop organisé pour nous et, de toute façon, trop couteux. Nous aimerions être conduits de ville en ville, sans pour autant être pris en charge complètement. J'aimerais aussi pouvoir faire le choix de mes hotels. Nous ne sommes pas intéressés à monter/démonter une tente à tous les soirs. Nous préférons les campings semi-permanents et les auberges peu couteuses.
Y a-t-il moyen d'avoir les services d'un chauffeur à travers ces 2 pays pour 3 semaines? Quel en serait les couts?
Le trajet idéal serait (voir image): Nairobi- Masai Mara - Serengeti - chute victoria - Dar es Salaam - Zanzibar
mon conjoint et moi aimerions faire un voyage de 3 semaines au Kenya-Tanzanie-Zanzibar. La problématique est la suivante: Nous nous sentons pas à l'aise de conduire et ne voulons pas faire affaire avec une entreprise qui offre des tout-inclu. Ce type d'entreprise offre des services de conducteurs, safaris, camping/lodge, guide, etc. Cela est trop organisé pour nous et, de toute façon, trop couteux. Nous aimerions être conduits de ville en ville, sans pour autant être pris en charge complètement. J'aimerais aussi pouvoir faire le choix de mes hotels. Nous ne sommes pas intéressés à monter/démonter une tente à tous les soirs. Nous préférons les campings semi-permanents et les auberges peu couteuses.
Y a-t-il moyen d'avoir les services d'un chauffeur à travers ces 2 pays pour 3 semaines? Quel en serait les couts?
Le trajet idéal serait (voir image): Nairobi- Masai Mara - Serengeti - chute victoria - Dar es Salaam - Zanzibar
Transport public (autobus et train) pour se déplacer avec un bébé de 21 mois en Tunisie?
Bonjour à tous!
Je désire me rendre possiblement en Tunisie (destination non fixée pour l'instant) à la fin octobre-début novembre pour environ 3 semaines. Je ne souhaite pas de formule tout inclus, et j'aimerais visiter le Nord, mais surtout le Sud. Il me semble que les moyens de transport public ne sont pas très bien adaptés pour les déplacements. Disons qu'avec un bébé, j'ai besoin d'avoir une place assise. La plupart des gens louent une auto, mais est-ce possible de faire autrement. Je souhaite également me rendre à Tozeur, j'ai lu qu'on pouvait le faire en autobus, mais dans quelles conditions?
Merci des informations!
ISabelle
Thaïlande, Inde et réciproquement
Avec les voyageurs que je rencontre en Inde, qu'ils arrivent de Thailande ou qu'ils s't rendent, nous ne pouvons nous empecher de faires des remarques a propos de ces deux pays.
Par exemple sur les transports par la route. Le reseau Thai est tellement dense, qu'il est rarement necessaire de se renseigner sur les horaires, il suffit d'arriver a la gare routiere ou il y aura toujours quelqu'un qui vous demandera votre ville et, selon si votre bus s'apprete a partir ou si vous avez encore le temps, il vous prendra derechef votre bagage pour le mettre dans le coffre, ou il vous indiquera le guichet de votre destination.
En Inde, il vaut mieux s'assurer qu'il y a bien un bus !
La rue en Inde est beaucoup plus coloree, odorifante - ah ca !-, et beaucoup de gens se baladent encore dans leur tenue traditionnelle, ce qui met de l'attrait dans vos cadrages. Voir ces vaches se balader dans les rues et ruelles, a la recherche d'un depotoir, ca laisse dubatatif le voyageur qui arrive la 1 ere fois en Inde.
Quant aux monuments et sites archeologiques, qui parlent d'un pays qui n'existe plus, c'est sans conteste l'INde qui remporte la palme.
En ce qui concerne les plages, je vote pour la Thailande ( tant qu'il y aura la guerre dans la region de Tricomalee -Sri-Lanka-). Ce n'est pas pour rien que 90 100 des visiteurs de la Thailande se precipitent a Phuket, dans les iles -oui, oui, continuez !- et tres peu s'arretent a Ban Sapang -oui, oui, ne vous arretez pas!
Pour la nourriture, ceux qui bougent, voyagent sans assistanat d'une agence touristique, qui ne descendent pas dans les "resorts", etre en thailande s'avere un plaisir. Il suffit de trouver le marche de nuit de la ville ou vous etes, choisir votre stand, les produits que vous desirez manger, et on cuisinera cela devant vous, rapidement : meme le plat le plus simple sera succulent !
Dans les rapports que nous sommes amenes a avoir, au quotidien, les societes impregnees par le bouddhisme sont d'un commerce plus reposant qu'en Inde. Et parler avec des moines bouddhistes, quelquefois, nous apportent une serenite, une quietude, une joie calme -un sentiment, pas une emotion-, tant certains semblent illumines par ce qu'ils professent. Par contre, les pretres des cultes indiens, ventripotents, vulgaires, apres aux gains, nous avons plutot envie de leur administrer des coups de batons !
Bon, a chacun sa voie !








