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Attentat lors de la cérémonie de frontière Atari - Wagah (Inde - Pakistan)
Un attentat revendiqué par des groupes Talibans a eu lieu hier lors de la cérémonie quotidienne de fermeture de frontière Atari-Wagah. L'attentat-suicide, qui a eu lieu côté pakistanais, a fait 55 morts et 120 blessés. La cérémonie est momentanément suspendue pour la première fois depuis 1971.
http://fr.euronews.com/2014/11/03/le-pakistan-en-deuil-apres-l-attentat-sanglant-de-wagah/
http://fr.euronews.com/2014/11/03/le-pakistan-en-deuil-apres-l-attentat-sanglant-de-wagah/
Iran: sécurité dans la région de Kerman et de Bam
Bonjour,
J'aimerais connaître le retour d'expérience de ceux qui ont visité la région de Kerman et de Bam depuis le début de l'année 2014 au vu des informations délivrées sur le site du ministère des affaires étrangères : Les déplacements dans l’est de la province de Kerman sont formellement déconseillés. Au sud-est du pays la situation de sécurité s’est notablement dégradée depuis le début de l’année 2014. Des informations font état de victimes civiles de mines posées sur certains axes routiers, au Baloutchistan et jusque dans l’est de la province de Kerman (abords des zones touristiques du désert du Luth). L’accès à la ville de Bam reste possible par avion.
Merci pour les réponses.
Tour du Nanga Parbat (Pakistan)
Quelqu'un l'a-t-il fait ces dernières années ?
Quelles sont les agences qui ont survécu à la folie des intégristes ?
Quelqu'un est-il tenté pour 2015 ou 2016 ?
Traversée du Balouchistan Mai 2014 - Baluchistan crossing May 2014
There has been enough reports in english, so for translation, google it or harass me :)
Après tout ce que ce forum m'a apporté, il faut bien que de temps en temps je rende la pareille. Vu que beaucoup de terrestres comme moi ou autres voyageurs épris de petites aventures se demandent ce qu'il en est de la situation au Baluchistan, voici, avec un peu de retard, mon expérience.
Préambule: Suite a un voyage d'Europe vers le sud de l'Inde par la terre, je n'avais pas trop le choix que de traverser le Baluchistan, ou la frontière est ouverte avec quasi certitude et où les risques sécuritaires semblent moindres qu'en passant par l'Afghanistan.
Etape 1: Arrivée à Zahedan, Sistan av Baluchistan, Iran
Après presque un mois idillyque dans ce magnifique pays qu'est l'Iran, me voila enfin dans le train pour Zahedan, depuis Yazd. Je m'attendais à une escorte iranienne, mais après avoir vérifié mes papiers, les gardes iraniens me laissent prendre le train sans problème. Une longue nuit dans le train en compagnie de 3 Baluchs assez sympathiques, qui ne parlaient pas anglais et mal farsi. Ils m'ont montré la substance qu'il prenait, je pense du tabac, peut etre une autre drogue, je ne le saurais pas. J'ai du assez les mettre en confiance quand, petit stress, ils me montrent une video de leurs "potes" (va savoir si c'est le cas ou si c'est pour se la jouer), en train de tabasser à mort des perses (certains baluchs n'aiment pas les sistani et les perses), à Zahedan. Très sanglant et pas très rassurant, mais bon, je dors en me disant que je ne suis pas perse. Arrivé à Zahedan, je passe devant de nombreux gardes à la gare, policiers et militaires, en esperant ne pas me faire choper et avoir une escorte, ce qui aurait entrainé une obligation de rester à l'hotel deux nuits. Je me dirige vite avec les autres iraniens où se trouvent les taxis et j'en trouve un qui m'emmene chez mon hote. La, je passe deux jours tranquilles chez mon hote dans son laboratoire de dentisterie/fumerie d'opium (ca depend des clients). Je ne sors pas trop, fais des courses, passe du temps sur le net. J'ai bien sur été accompagné jusqu'au marché ou j'ai pu trouvé un shalwar et kameez baluch, assez joli mais de pas très bonnes qualité. Ajouté à cela un foulard assorti et je devrais me faire identifier comme étranger moins facilement (je suis caucasion mais j'ai une grosse barbe). J'apprend également que le train Zahedan Mixer Passanger (Zahedan - Quetta), ne roule plus 2 fois par mois comme je l'esperais mais une fois tout les trois mois, avec de la chance, cela a cause d'un deraillement. Peu importe la raison, je me suis bien renseigné et j'ai insisté lourdement pour avoir les infos. Je me suis donc résigné à prendre le bus (enfin, j'ai essayé). Solution à ce moment: taxi collectif jusque la frontière et ensuite bus de Taftan jusque Quetta.
Etape 2: De Zahedan à la frontière irano-pakistanaise
Je pars assez tot le matin pour essayer d'arriver le lendemain soir au plus tard à Quetta. Mon hote m'emmene aux taxis collectifs et trouve un taxi collectif pour petit prix, malgrès l'insistance lourde (presque indienne) de nombreux taxis a ce que je prenne le taxi seul. Cela me revient a trois fois rien (je ne me rappelle plus du prix exacte, mais moins de 5€). Le trajet se fit sans probleme et le taxi me deposa a la frontière. Je fut laissé à moi même avec seulement une vague idée de par ou on doit passer et j'avance sans preter attention aux gens qui n'ont même pas remarquer que j'étais européen. Je trouve le bureau pour sortir de l'Iran et après 30 minutes d'aattente du coté iranien à coté de la frontière même, khoda hafez, et c'est parti pour le Pakistan!
Etape 3: De la frontière irano pakistanaise à Dalbandin
Coté pakistanais, les autorités n'ont meme pas tous un uniforme qui ressemble a une autorité, et je dois forcer ma place au bureau d'entrée pour qu'ils me recoivent (depuis le Pakistan, les files, les gens connaissent plus). Une autre demi heure d'attente et on m'indique un levie (une sorte de police paramilitaire supposer s'assurer de votre sécurité) qui va constituer ma première escorte. Je monte sur sa moto et me rend a la caserne de levie de Taftan à un km de là ou j'attend une prochaine escorte. La j'explique que je vais prendre le bus jusque quetta mais ils me disent que c'est impossible. J'insiste pourtant plusieurs fois mais ils ne veulent rien entendre et me disent que de toute façon (après avoir discuté de longues minutes et pris du retard), il n'y a plus de bus aujourd'hui et que le bus n'acceptera pas de faire Taftan - Quetta pour un étranger, au vu des risques sécuritaires. L'officier levie me dit de prendre un taxi jusque Dalbandin et de là je pourrais prendre le bus, j'accepte après avoir arrangé grace a eux un taxi jusque Dalbandin pour une vingtaine d'euros. Le taxi arrive et c'est avec un très sympathique levie que je passe le début du trajet
Tout le reste du trajet et jusque Quetta, je vais regulièrement changer d'escorte toutes les quelques dizaines de kilomètres au mieux. Ca veut dire, s'arreter, noter ses détails dans un carnet, attendre parfois 30 minutes, etc. Dans les villes, l'escorte ce n'est plus des levies mais des policiers (cas de Dalbandin et Quetta).
Le trajet se passe bien, avec différents levies, parlant tous plus ou moins anglais, certains très mals, certains assez bien. Le paysage est a coupé le souffle. Tout ce que m'ont dit mes proches et certains médias trop orientés m'a quand même un peu influencé, tout le long du trajet, un leger stress est la, et reviens par moment. Cela ne m'empeche pas de dormir dans le taxi. Les villes, Taftan et Dalbandin, font clairement tiers monde et cela clash pas mal avec l'Iran. Le Baluchistan est pauvre, les trottoirs n'existent pas et les détritus sont assez présent en bord de route en ville (un peu comme le nord de l'Inde, mais moins sale). Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est les montagnes, les champs, le désert et ses dromadaires, et j'en passe. Arrivé à Dalbandin, on me dit que je dois restera l'hotel au vu de l'heure (17h, bon...), et que demain je pourrais reprendre un autre taxi. Je m'offusque en expliquant au chef de la police qu'on m'a dit que je pourrais prendrele bus et que payer un taxi etait hors de mes moyens, de même que l'hotel car a la base je ne comptais pas dormir la. Je demande à dormir dans la caserne des levies mais il me le refuse, et dit que si je reste à hotel cette nuit car je n'ai pas le choix, ils assureront mon transport de Dalbandin à Quetta via les véhicules de patrouille. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je suis très étonné à l'hotel (500 Roupies par nuit), un peu miteux d'ailleurs mais le seul à Dalbandin, de rencontrer deux autres européens! Un autrichien et un autre européen qui faisaient la route avec leur propre véhicule, dans l'autre sens. Coupure de courant sont fréquentes à Dalbandin et après une nuit difficile a cause de la chaleur et de mon levie qui a décidé de dormir au pied du lit en ronflant.
J'en profite pour noter au passage que je suis tombé deux trois fois sur des levies qui quemandait un peu d'argent pour leur retour ou autre, ce que l'on est pas en obligation de leur donner bien sur, ca c'est à vous de voir. Refuser de donner une fois m'a posé un soucis, qui me semble etre exceptionnel, j'expliquerais par la suite.
Etape 4: De Dalbandin à Quetta
Au petit matin, mon premier pick up m'attend pour commencé la route vers Quetta. Les paysages se font moins desertiques et plus montagneux, et la route est toujours très scenique et splendide. Je suis transferer d'escorte en escorte, donc de pick up en pick up (avec en général 2 ou 3 levies, ce qui changeait de la veille ou j'en avais juste 1). Jusqu'à ce que...
Je m'appretais à changer d'escorte mais le pick up de l'escorte suivante ne fonctionnait pas apparemment, on pris donc la moto d'un levie et nous partimes à deux pour le prochain check point. Sur le chemin, il me dit plusieurs fois qu'il voulait que je paie 300 Roupies d'essence. Un peu trop cher a mon gout, mais vu qu'il n'avait peut etre reellement plus d'essence, je lui dit de se rendre a la station service et qu'on payerait à deux, je payais 100 au final et la il se fachait que je ne lui donnais pas plus, il pris l'argent, ne rechargea plus la moto et m'emmena plus loin. La, il me deposa à un check point et me dit de rentrer dans un bus car il ne voulait pas m'emmener plus loin. Je me dit qu'il me suivrait, mais non, le bus parta sans lui, il n'a pas voulu venir avec.
Donc je voyageais une grosse heure dans le bus jusqu'a un autre checkpoint. La, je fis des rencontres interessantes. Des étudiants islamiques afghans, qui me poserent pas mal de questions, je leur ai bien sur dit que je n'étais pas américain ni israeliens, comme ce n'est pas le cas, et au vu de mon look, ils me demanderent si j'etais musulman, je répondis par l'affirmative pour ne pas avoir de probleme et comptant sur ma connaissance de l'islam en cas de questions plus poussées. On parla de mon voyage, de l'émirat afghan, etc. Des gens assez sympathiques au final, pas les démons qu'on a l'art de faire le portrait en Europe. Mais quand j'ai compris et qu'ils m'ont avoués même leur allegeance, ca a quand même fait un peu stresser :) Le bus m'ayant déposé, je pris une nouvelle escorte après que les levies furent étonné de me voir sortir du bus sans escorte.
Le reste du trajet se fit sans encombre à part des escortes de plus en plus militarisées à l'approche de Quetta
Etape 5: Séjour à Quetta
Je fut emméné à l'hotel Bloomstar qui m'a été recommandé et la, je ne pu sortir de cet hotel sans escorte. L'hotel était très chouette, et pas trop cher au final. Il fallait à chaque fois appelé la police via l'hotel pour avoir une escorte, et seulement pendant la journée. Je profita donc de mon temps à l'hotel et ne vis Quetta qu'avec les escortes policières. Une ville presque entierement masculine, assez bruyante mais aux gens très sympathiques, de ce que j'en ai vu. La difficulté majeure, chose que j'appris a l'rrivée à l'hotel, c'est que pour sortir de Quetta, il faut un NOC, un Non Objection Certificate, en detaillant quand on veut partir et par quel moyen. J'ai du donc passé un jour supplémentaire, le lendemain, à me rendre de bureau en bureau pour obtenir ce certificat après 5 heures d'attente (apparemment, en général c'est plus long, plusieurs jours, mais il faut insister). Enfin ce papier en main, je Quetta le lendemain. Autre chose à faire, obtenir un billet de train, mais ca a été tout seul et rapidement, si on oublie qu'il faut se coltiner l'escorte partout.
Etape 6: De Quetta jusque Lahore
Depuis l'hotel, l'escorte m'a emmené à la gare et j'attendis avec la police le train qui était plusieurs heures en retard. Une fois dans le train, je ne pris pas place à ma place reservée mais dans le compartiment des gardes. Je restais avec eux dans ce compartiment assez spacieux et confortable, jusqu'a ce que je quitte la frontière Baluch ou je pris ma place jusque Lahore, et où la chaleur étouffante et la maladie des voyageurs ont commencé a se manifester...
Voila pour le Baluchistan. Sinon, Lahore était géniale, je recommande vraiment comme ville, surtout pour ses habitants, ca change completement du nord de l'Inde en terme d'hospitalité.
PS: Si quelqun a un site pour heberger des photos, je le lui envoie et puis je met les liens dans ce message après. PS2: Désolé pour les fautes d'orthographe.



Après tout ce que ce forum m'a apporté, il faut bien que de temps en temps je rende la pareille. Vu que beaucoup de terrestres comme moi ou autres voyageurs épris de petites aventures se demandent ce qu'il en est de la situation au Baluchistan, voici, avec un peu de retard, mon expérience.
Préambule: Suite a un voyage d'Europe vers le sud de l'Inde par la terre, je n'avais pas trop le choix que de traverser le Baluchistan, ou la frontière est ouverte avec quasi certitude et où les risques sécuritaires semblent moindres qu'en passant par l'Afghanistan.
Etape 1: Arrivée à Zahedan, Sistan av Baluchistan, Iran
Après presque un mois idillyque dans ce magnifique pays qu'est l'Iran, me voila enfin dans le train pour Zahedan, depuis Yazd. Je m'attendais à une escorte iranienne, mais après avoir vérifié mes papiers, les gardes iraniens me laissent prendre le train sans problème. Une longue nuit dans le train en compagnie de 3 Baluchs assez sympathiques, qui ne parlaient pas anglais et mal farsi. Ils m'ont montré la substance qu'il prenait, je pense du tabac, peut etre une autre drogue, je ne le saurais pas. J'ai du assez les mettre en confiance quand, petit stress, ils me montrent une video de leurs "potes" (va savoir si c'est le cas ou si c'est pour se la jouer), en train de tabasser à mort des perses (certains baluchs n'aiment pas les sistani et les perses), à Zahedan. Très sanglant et pas très rassurant, mais bon, je dors en me disant que je ne suis pas perse. Arrivé à Zahedan, je passe devant de nombreux gardes à la gare, policiers et militaires, en esperant ne pas me faire choper et avoir une escorte, ce qui aurait entrainé une obligation de rester à l'hotel deux nuits. Je me dirige vite avec les autres iraniens où se trouvent les taxis et j'en trouve un qui m'emmene chez mon hote. La, je passe deux jours tranquilles chez mon hote dans son laboratoire de dentisterie/fumerie d'opium (ca depend des clients). Je ne sors pas trop, fais des courses, passe du temps sur le net. J'ai bien sur été accompagné jusqu'au marché ou j'ai pu trouvé un shalwar et kameez baluch, assez joli mais de pas très bonnes qualité. Ajouté à cela un foulard assorti et je devrais me faire identifier comme étranger moins facilement (je suis caucasion mais j'ai une grosse barbe). J'apprend également que le train Zahedan Mixer Passanger (Zahedan - Quetta), ne roule plus 2 fois par mois comme je l'esperais mais une fois tout les trois mois, avec de la chance, cela a cause d'un deraillement. Peu importe la raison, je me suis bien renseigné et j'ai insisté lourdement pour avoir les infos. Je me suis donc résigné à prendre le bus (enfin, j'ai essayé). Solution à ce moment: taxi collectif jusque la frontière et ensuite bus de Taftan jusque Quetta.
Etape 2: De Zahedan à la frontière irano-pakistanaise
Je pars assez tot le matin pour essayer d'arriver le lendemain soir au plus tard à Quetta. Mon hote m'emmene aux taxis collectifs et trouve un taxi collectif pour petit prix, malgrès l'insistance lourde (presque indienne) de nombreux taxis a ce que je prenne le taxi seul. Cela me revient a trois fois rien (je ne me rappelle plus du prix exacte, mais moins de 5€). Le trajet se fit sans probleme et le taxi me deposa a la frontière. Je fut laissé à moi même avec seulement une vague idée de par ou on doit passer et j'avance sans preter attention aux gens qui n'ont même pas remarquer que j'étais européen. Je trouve le bureau pour sortir de l'Iran et après 30 minutes d'aattente du coté iranien à coté de la frontière même, khoda hafez, et c'est parti pour le Pakistan!
Etape 3: De la frontière irano pakistanaise à Dalbandin
Coté pakistanais, les autorités n'ont meme pas tous un uniforme qui ressemble a une autorité, et je dois forcer ma place au bureau d'entrée pour qu'ils me recoivent (depuis le Pakistan, les files, les gens connaissent plus). Une autre demi heure d'attente et on m'indique un levie (une sorte de police paramilitaire supposer s'assurer de votre sécurité) qui va constituer ma première escorte. Je monte sur sa moto et me rend a la caserne de levie de Taftan à un km de là ou j'attend une prochaine escorte. La j'explique que je vais prendre le bus jusque quetta mais ils me disent que c'est impossible. J'insiste pourtant plusieurs fois mais ils ne veulent rien entendre et me disent que de toute façon (après avoir discuté de longues minutes et pris du retard), il n'y a plus de bus aujourd'hui et que le bus n'acceptera pas de faire Taftan - Quetta pour un étranger, au vu des risques sécuritaires. L'officier levie me dit de prendre un taxi jusque Dalbandin et de là je pourrais prendre le bus, j'accepte après avoir arrangé grace a eux un taxi jusque Dalbandin pour une vingtaine d'euros. Le taxi arrive et c'est avec un très sympathique levie que je passe le début du trajet
Tout le reste du trajet et jusque Quetta, je vais regulièrement changer d'escorte toutes les quelques dizaines de kilomètres au mieux. Ca veut dire, s'arreter, noter ses détails dans un carnet, attendre parfois 30 minutes, etc. Dans les villes, l'escorte ce n'est plus des levies mais des policiers (cas de Dalbandin et Quetta).
Le trajet se passe bien, avec différents levies, parlant tous plus ou moins anglais, certains très mals, certains assez bien. Le paysage est a coupé le souffle. Tout ce que m'ont dit mes proches et certains médias trop orientés m'a quand même un peu influencé, tout le long du trajet, un leger stress est la, et reviens par moment. Cela ne m'empeche pas de dormir dans le taxi. Les villes, Taftan et Dalbandin, font clairement tiers monde et cela clash pas mal avec l'Iran. Le Baluchistan est pauvre, les trottoirs n'existent pas et les détritus sont assez présent en bord de route en ville (un peu comme le nord de l'Inde, mais moins sale). Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est les montagnes, les champs, le désert et ses dromadaires, et j'en passe. Arrivé à Dalbandin, on me dit que je dois restera l'hotel au vu de l'heure (17h, bon...), et que demain je pourrais reprendre un autre taxi. Je m'offusque en expliquant au chef de la police qu'on m'a dit que je pourrais prendrele bus et que payer un taxi etait hors de mes moyens, de même que l'hotel car a la base je ne comptais pas dormir la. Je demande à dormir dans la caserne des levies mais il me le refuse, et dit que si je reste à hotel cette nuit car je n'ai pas le choix, ils assureront mon transport de Dalbandin à Quetta via les véhicules de patrouille. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je suis très étonné à l'hotel (500 Roupies par nuit), un peu miteux d'ailleurs mais le seul à Dalbandin, de rencontrer deux autres européens! Un autrichien et un autre européen qui faisaient la route avec leur propre véhicule, dans l'autre sens. Coupure de courant sont fréquentes à Dalbandin et après une nuit difficile a cause de la chaleur et de mon levie qui a décidé de dormir au pied du lit en ronflant.
J'en profite pour noter au passage que je suis tombé deux trois fois sur des levies qui quemandait un peu d'argent pour leur retour ou autre, ce que l'on est pas en obligation de leur donner bien sur, ca c'est à vous de voir. Refuser de donner une fois m'a posé un soucis, qui me semble etre exceptionnel, j'expliquerais par la suite.
Etape 4: De Dalbandin à Quetta
Au petit matin, mon premier pick up m'attend pour commencé la route vers Quetta. Les paysages se font moins desertiques et plus montagneux, et la route est toujours très scenique et splendide. Je suis transferer d'escorte en escorte, donc de pick up en pick up (avec en général 2 ou 3 levies, ce qui changeait de la veille ou j'en avais juste 1). Jusqu'à ce que...
Je m'appretais à changer d'escorte mais le pick up de l'escorte suivante ne fonctionnait pas apparemment, on pris donc la moto d'un levie et nous partimes à deux pour le prochain check point. Sur le chemin, il me dit plusieurs fois qu'il voulait que je paie 300 Roupies d'essence. Un peu trop cher a mon gout, mais vu qu'il n'avait peut etre reellement plus d'essence, je lui dit de se rendre a la station service et qu'on payerait à deux, je payais 100 au final et la il se fachait que je ne lui donnais pas plus, il pris l'argent, ne rechargea plus la moto et m'emmena plus loin. La, il me deposa à un check point et me dit de rentrer dans un bus car il ne voulait pas m'emmener plus loin. Je me dit qu'il me suivrait, mais non, le bus parta sans lui, il n'a pas voulu venir avec.
Donc je voyageais une grosse heure dans le bus jusqu'a un autre checkpoint. La, je fis des rencontres interessantes. Des étudiants islamiques afghans, qui me poserent pas mal de questions, je leur ai bien sur dit que je n'étais pas américain ni israeliens, comme ce n'est pas le cas, et au vu de mon look, ils me demanderent si j'etais musulman, je répondis par l'affirmative pour ne pas avoir de probleme et comptant sur ma connaissance de l'islam en cas de questions plus poussées. On parla de mon voyage, de l'émirat afghan, etc. Des gens assez sympathiques au final, pas les démons qu'on a l'art de faire le portrait en Europe. Mais quand j'ai compris et qu'ils m'ont avoués même leur allegeance, ca a quand même fait un peu stresser :) Le bus m'ayant déposé, je pris une nouvelle escorte après que les levies furent étonné de me voir sortir du bus sans escorte.
Le reste du trajet se fit sans encombre à part des escortes de plus en plus militarisées à l'approche de Quetta
Etape 5: Séjour à Quetta
Je fut emméné à l'hotel Bloomstar qui m'a été recommandé et la, je ne pu sortir de cet hotel sans escorte. L'hotel était très chouette, et pas trop cher au final. Il fallait à chaque fois appelé la police via l'hotel pour avoir une escorte, et seulement pendant la journée. Je profita donc de mon temps à l'hotel et ne vis Quetta qu'avec les escortes policières. Une ville presque entierement masculine, assez bruyante mais aux gens très sympathiques, de ce que j'en ai vu. La difficulté majeure, chose que j'appris a l'rrivée à l'hotel, c'est que pour sortir de Quetta, il faut un NOC, un Non Objection Certificate, en detaillant quand on veut partir et par quel moyen. J'ai du donc passé un jour supplémentaire, le lendemain, à me rendre de bureau en bureau pour obtenir ce certificat après 5 heures d'attente (apparemment, en général c'est plus long, plusieurs jours, mais il faut insister). Enfin ce papier en main, je Quetta le lendemain. Autre chose à faire, obtenir un billet de train, mais ca a été tout seul et rapidement, si on oublie qu'il faut se coltiner l'escorte partout.
Etape 6: De Quetta jusque Lahore
Depuis l'hotel, l'escorte m'a emmené à la gare et j'attendis avec la police le train qui était plusieurs heures en retard. Une fois dans le train, je ne pris pas place à ma place reservée mais dans le compartiment des gardes. Je restais avec eux dans ce compartiment assez spacieux et confortable, jusqu'a ce que je quitte la frontière Baluch ou je pris ma place jusque Lahore, et où la chaleur étouffante et la maladie des voyageurs ont commencé a se manifester...
Voila pour le Baluchistan. Sinon, Lahore était géniale, je recommande vraiment comme ville, surtout pour ses habitants, ca change completement du nord de l'Inde en terme d'hospitalité.
PS: Si quelqun a un site pour heberger des photos, je le lui envoie et puis je met les liens dans ce message après. PS2: Désolé pour les fautes d'orthographe.



Où en est-on concernant les visas au Pakistan?
Bonjour à tous.😉
Y a t il des nouvelles concernant la possibilité d'obtenir des visa Pakistanais (en passant par la route) maintenant que les élections législatives sont finies?
La solution à l'ambassade c'est elle débloquée??
Y a t il des nouvelles concernant la possibilité d'obtenir des visa Pakistanais (en passant par la route) maintenant que les élections législatives sont finies?
La solution à l'ambassade c'est elle débloquée??
Train Zahedan (Iran) - Quetta (Pakistan)
Salut a tous,
Ayant cru jusqu'au bout pouvoir decrocher le visa pakistanais en Iran j'ai glane quelques infos qui peuvent etre utiles a ceux qui ont le fameux sesame pour le Pakistan. Infos recueillies a la gare sud de Tehran. Le train bi-mensuel entre Zahedan et Quetta part de Zahedan le 3 et le 17 de chaque mois (du calendrier gregorien). Y'a un train qui rallie Zahedan au depart de Tehran et qui part tous les jours a 16h55 (28000 tomans).
Bons vents a tous
Ayant cru jusqu'au bout pouvoir decrocher le visa pakistanais en Iran j'ai glane quelques infos qui peuvent etre utiles a ceux qui ont le fameux sesame pour le Pakistan. Infos recueillies a la gare sud de Tehran. Le train bi-mensuel entre Zahedan et Quetta part de Zahedan le 3 et le 17 de chaque mois (du calendrier gregorien). Y'a un train qui rallie Zahedan au depart de Tehran et qui part tous les jours a 16h55 (28000 tomans).
Bons vents a tous
Passage de frontière entre Kashgar (Chine) et Sost (Pakistan)
Bonjour,
Nous sommes actuellement a Bishkek
Est ce que quelqu un a des news tres fraiches sur la passage de Chine vers Pakistan via Sost et la Karakoram Highway?!
Nous comptons y etre vers le 20-30 octobre et les travellers croises sont plutot pessimistes... merci beaucoup de votre aide
adrien
adrien
Traverser le Pakistan depuis l'Inde en fourgon, visas et état des routes?
Bonjour a tous,
Je prépare activement avec ma coéquipière un voyage en inde par voie terrestre en fourgon et nous prévoyons de traverser le pakistan.
Le hic c'est que je crois avoir compris qu'actuellement l'ambassade francaise ne délivrait plus de visas pour ce pays et qu'en plus, suite a la dernière mousson, l'état des routes était exécrable.
Ma question est donc : y a t'il quelqu'un qui a pu traversé pays récemment et comment a t il fait ? qu'en a t'il pensé ?
il semblerait que la seule voie de contournement soit de prendre 2 bateaux et d'arriver ainsi a mumbai par l'intermédiaire d'un transit par oman. Le truc étant qu'il n'est pas possible de voyager avec son véhicule.
Ca fait donc beaucoup de complication.
Je suis preneur de toutes infos relatives à cette question.
Merci d'avance
Je prépare activement avec ma coéquipière un voyage en inde par voie terrestre en fourgon et nous prévoyons de traverser le pakistan.
Le hic c'est que je crois avoir compris qu'actuellement l'ambassade francaise ne délivrait plus de visas pour ce pays et qu'en plus, suite a la dernière mousson, l'état des routes était exécrable.
Ma question est donc : y a t'il quelqu'un qui a pu traversé pays récemment et comment a t il fait ? qu'en a t'il pensé ?
il semblerait que la seule voie de contournement soit de prendre 2 bateaux et d'arriver ainsi a mumbai par l'intermédiaire d'un transit par oman. Le truc étant qu'il n'est pas possible de voyager avec son véhicule.
Ca fait donc beaucoup de complication.
Je suis preneur de toutes infos relatives à cette question.
Merci d'avance
Carnet de voyage: Kashgar et nord Pakistan en été 2011
Ce carnet de voyage décrira mon voyage avec ma compagne dans cette région du monde injustement délaissée voire méprisée. Je le dis d’emblée, le Pakistan qui était le cœur du voyage nous a véritablement fascinés et nous voulons déjà y retourner !
Pourquoi le Pakistan ? Question qui nous a été posée des centaines de fois aussi bien en France qu’au Pakistan. C’est une question de feeling. Certains sont fascinés par l’Amérique latine, d’autres ne jurent que par l’Asie du sud est ou l’Afrique des Grands Lacs. Nous avons visité une partie de l’Asie centrale anciennement soviétique il y a deux ans et nous avons été sous le charme surtout du Tadjikistan. Nous sommes tous deux historiens et le passé de cette région nous a toujours beaucoup plu. Les paysages grandioses de montagnes du Pamir nous ayant conquis, ceux de du Karakoram et de l’Hindu Kuch ne pouvaient nous échapper plus longtemps. De plus, les contacts établis avec les habitants ont été si riches, bien plus qu’en Amérique latine, que nous voulions approfondir ce territoire. Les gens les plus adorables que nous ayons rencontrés furent les Ismaéliens. Le nord du Pakistan possède une des plus grandes communautés de l’Agha Khan du monde ! Tous ses ingrédients se trouvaient réunis pour faire un voyage extraordinaire. Et nous ne furent pas déçus. Bien sûr, il y aura toujours les indécrottables râleurs, les sceptiques et les obscurantistes. Je fus l’un d’entre eux donc je peux comprendre… Mais à partir du moment où nous avons décidé de nous engager dans ce périple, les pressions (dont le chantage, insultes et mensonges) que nous avons subies de la part de certains de nos proches furent insupportables. Certains se permettaient de critiquer en ne connaissant STRICTEMENT RIEN du Pakistan et n’écoutant pas nos arguments. Je pense que dès que nous nous sommes engagés dans cette aventure, nous aurions pu bénéficier d’un peu de soutien et de confiance. De plus, ce n’est pas notre premier voyage « bizarre », nous étions fortement documentés, ouverts d’esprit mais prudents et preneurs de toutes information sur la situation quitte à changer notre itinéraire. Je laisse la morale de l’histoire à un Pakistanais de Gilgit : il rencontre un Tchèque à Kashgar qui lui dit « T’es Pakistanais ? T’es un terroriste ! » Réponse : « Tu connais le Pakistan ? » « Non » ; « Je peux très bien dire que la République tchèque est un pays de terroriste, ça te fera plaisir ? » « Non » « Alors au lieu de dire n’importe quoi, viens avec moi, je te fais visiter mon pays et tu verras par toi-même ! ». Le Tchèque déclina l’invitation piteusement.
Le Pakistan est il un pays dangereux ? Non si on ne fait pas n’importe quoi. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, jamais. Le nord, donc la région Gilgit Baltistan est tranquille. Les habitants sont extrêmement accueillants, les rencontres et les tasses de thé sont innombrables. La Khyber Pachtoukhwa est sûre dans le district de Chitral mais est plus problématique vers Peshawar. Même si la ville elle-même était à peu près sûre l’été 2011, on nous a déconseillé d’y aller surtout pour un couple. Un homme, habillé en pakistanais, peut s’y balader sans souci mais une femme sans burqua, même avec le voile attire trop l’attention et le risque d’enlèvement est possible. Pas à Peshawar même, je le répète, mais autour et pour y arriver. Plusieurs Pakistanais nous l’ont répété. La mort dans l’âme, nous avons privilégié la sécurité. Islamabad, Rawalpindi et Lahore sont des grandes villes où nous nous sommes sentis parfaitement bien. Attention cependant à la circulation : beaucoup roulent comme des malades et les accidents sont légion. Je me souviens du vol plané d’une femme à Gilgit… Mais c’est la même chose en Inde.
Une femme au Pakistan ? Etre en couple aide énormément. La plupart des Pakistanais n’hésitent pas à parler directement à la femme, parfois à lui serrer la main à condition qu’elle soit accompagnée. Les Ismaéliens sont beaucoup plus ouverts. Nous avons rencontré une Américaine seule qu’un Ismaélien avait pris sous son aile et lui faisait découvrir les montages. Ne pas hésiter à s’inventer une vie car les Pakistanais ne comprennent pas que nous ne soyons pas mariés ou sans enfants. « Mais si vous avez des enfants, pourquoi ne sont ils pas avec vous ??? » Alors pour éviter les questions parfois pesantes, nous avons raconté que nous étions jeunes mariés en lune de miel ! Et tout le monde était ravi ! Une femme occidentale n’est pas toujours obligée d’aller à l’avant du bus, peut rester avec les hommes à condition d’être coincée entre la vitre et son compagnon. Bien sûr c’est l’homme qui doit payer ! Le voile n’est pas obligatoire. Un Balti nous l’a bien dit et affirmé. De nombreuses femmes à Lahore sont tête nue. Cependant, je conseillerais quand même de le porter : en effet c’est le meilleur moyen de passer un peu inaperçu et surtout de respecter les gens et les femmes. Plusieurs Pakistanaises ont dit à ma compagne qu’elles étaient ravies qu’elle s’habille comme elles. Au marché de Upal, près de Kashgar, le regard a changé du tout au tout une fois qu’elle a acheté un voile et l’a porté.
Des barbus islamistes ? Certaines régions sont plus religieuses et conservatrices que d’autres. Les Pachtounes le sont 100 fois plus que les habitants du Gilgit Baltistan. Forcement nous discutions moins (mais un peu quand même !) avec les barbus mais nous n’avons pas senti de haine à notre égard. Une indifférence au pire. La société s’islamise certes, mais nombreux sont ceux qui ne respectent pas le ramadan, mais pas en public et ceux qui aiment l’alcool essaient de s’approvisionner : à Sost (frontière avec la Chine) et Chitral (proximité avec les kalash non musulmans) c’est plus facile !
Transport et patience Un réseau de bus relativement bien développé, mais lent avec des routes parfois dans un état catastrophique. Les inondations de 2010 n’ont pas aidé. Sinon, il y a des Jeep et des taxis un peu partout mais plus chers bien sûr. L’avion peut être une bonne alternative aux longs trajets en bus. Mais il peut être souvent annulé pour mauvais temps. Ainsi au bout de deux tentatives à Chitral, nous avons rejoint Pindi en voiture. Le Pakistan est un pays où la patience est un maître mot. Mais le temps n’a pas la même signification ici.
Langue et conversation Parler quelques mots d’Urdu aide bien sûr. Mais l’anglais est généralement parlé et nous avons réussi à nous faire comprendre même au fin fond du Baltistan. Suivant l’interlocuteur (mais les masques tombent vite), on peut parler de tout : religion, politique, terrorisme, Ben Laden, famille. Pour les hommes comme pour les femmes, porter le shalwar kamiz est confortable et permet d’avoir des contacts faciles. Avec souvent la phrase « Are you muslim ? » « No » « OK. No problem ! ». Where are you come from ? France ? Very good ! »
La meilleure réponse qu’on peut donner aux sceptiques se trouve dans ces lignes et les suivantes. Sinon, en résumé : nous sommes revenus vivants ! Et nous avons adoré ce pays. C’est pour lui rendre justice ainsi qu’à ses merveilleux habitants que nous déclarons solennellement : Le Pakistan n’est pas un pays terroriste, au contraire c’est un pays extraordinaire.
Pourquoi le Pakistan ? Question qui nous a été posée des centaines de fois aussi bien en France qu’au Pakistan. C’est une question de feeling. Certains sont fascinés par l’Amérique latine, d’autres ne jurent que par l’Asie du sud est ou l’Afrique des Grands Lacs. Nous avons visité une partie de l’Asie centrale anciennement soviétique il y a deux ans et nous avons été sous le charme surtout du Tadjikistan. Nous sommes tous deux historiens et le passé de cette région nous a toujours beaucoup plu. Les paysages grandioses de montagnes du Pamir nous ayant conquis, ceux de du Karakoram et de l’Hindu Kuch ne pouvaient nous échapper plus longtemps. De plus, les contacts établis avec les habitants ont été si riches, bien plus qu’en Amérique latine, que nous voulions approfondir ce territoire. Les gens les plus adorables que nous ayons rencontrés furent les Ismaéliens. Le nord du Pakistan possède une des plus grandes communautés de l’Agha Khan du monde ! Tous ses ingrédients se trouvaient réunis pour faire un voyage extraordinaire. Et nous ne furent pas déçus. Bien sûr, il y aura toujours les indécrottables râleurs, les sceptiques et les obscurantistes. Je fus l’un d’entre eux donc je peux comprendre… Mais à partir du moment où nous avons décidé de nous engager dans ce périple, les pressions (dont le chantage, insultes et mensonges) que nous avons subies de la part de certains de nos proches furent insupportables. Certains se permettaient de critiquer en ne connaissant STRICTEMENT RIEN du Pakistan et n’écoutant pas nos arguments. Je pense que dès que nous nous sommes engagés dans cette aventure, nous aurions pu bénéficier d’un peu de soutien et de confiance. De plus, ce n’est pas notre premier voyage « bizarre », nous étions fortement documentés, ouverts d’esprit mais prudents et preneurs de toutes information sur la situation quitte à changer notre itinéraire. Je laisse la morale de l’histoire à un Pakistanais de Gilgit : il rencontre un Tchèque à Kashgar qui lui dit « T’es Pakistanais ? T’es un terroriste ! » Réponse : « Tu connais le Pakistan ? » « Non » ; « Je peux très bien dire que la République tchèque est un pays de terroriste, ça te fera plaisir ? » « Non » « Alors au lieu de dire n’importe quoi, viens avec moi, je te fais visiter mon pays et tu verras par toi-même ! ». Le Tchèque déclina l’invitation piteusement.
Le Pakistan est il un pays dangereux ? Non si on ne fait pas n’importe quoi. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, jamais. Le nord, donc la région Gilgit Baltistan est tranquille. Les habitants sont extrêmement accueillants, les rencontres et les tasses de thé sont innombrables. La Khyber Pachtoukhwa est sûre dans le district de Chitral mais est plus problématique vers Peshawar. Même si la ville elle-même était à peu près sûre l’été 2011, on nous a déconseillé d’y aller surtout pour un couple. Un homme, habillé en pakistanais, peut s’y balader sans souci mais une femme sans burqua, même avec le voile attire trop l’attention et le risque d’enlèvement est possible. Pas à Peshawar même, je le répète, mais autour et pour y arriver. Plusieurs Pakistanais nous l’ont répété. La mort dans l’âme, nous avons privilégié la sécurité. Islamabad, Rawalpindi et Lahore sont des grandes villes où nous nous sommes sentis parfaitement bien. Attention cependant à la circulation : beaucoup roulent comme des malades et les accidents sont légion. Je me souviens du vol plané d’une femme à Gilgit… Mais c’est la même chose en Inde.
Une femme au Pakistan ? Etre en couple aide énormément. La plupart des Pakistanais n’hésitent pas à parler directement à la femme, parfois à lui serrer la main à condition qu’elle soit accompagnée. Les Ismaéliens sont beaucoup plus ouverts. Nous avons rencontré une Américaine seule qu’un Ismaélien avait pris sous son aile et lui faisait découvrir les montages. Ne pas hésiter à s’inventer une vie car les Pakistanais ne comprennent pas que nous ne soyons pas mariés ou sans enfants. « Mais si vous avez des enfants, pourquoi ne sont ils pas avec vous ??? » Alors pour éviter les questions parfois pesantes, nous avons raconté que nous étions jeunes mariés en lune de miel ! Et tout le monde était ravi ! Une femme occidentale n’est pas toujours obligée d’aller à l’avant du bus, peut rester avec les hommes à condition d’être coincée entre la vitre et son compagnon. Bien sûr c’est l’homme qui doit payer ! Le voile n’est pas obligatoire. Un Balti nous l’a bien dit et affirmé. De nombreuses femmes à Lahore sont tête nue. Cependant, je conseillerais quand même de le porter : en effet c’est le meilleur moyen de passer un peu inaperçu et surtout de respecter les gens et les femmes. Plusieurs Pakistanaises ont dit à ma compagne qu’elles étaient ravies qu’elle s’habille comme elles. Au marché de Upal, près de Kashgar, le regard a changé du tout au tout une fois qu’elle a acheté un voile et l’a porté.
Des barbus islamistes ? Certaines régions sont plus religieuses et conservatrices que d’autres. Les Pachtounes le sont 100 fois plus que les habitants du Gilgit Baltistan. Forcement nous discutions moins (mais un peu quand même !) avec les barbus mais nous n’avons pas senti de haine à notre égard. Une indifférence au pire. La société s’islamise certes, mais nombreux sont ceux qui ne respectent pas le ramadan, mais pas en public et ceux qui aiment l’alcool essaient de s’approvisionner : à Sost (frontière avec la Chine) et Chitral (proximité avec les kalash non musulmans) c’est plus facile !
Transport et patience Un réseau de bus relativement bien développé, mais lent avec des routes parfois dans un état catastrophique. Les inondations de 2010 n’ont pas aidé. Sinon, il y a des Jeep et des taxis un peu partout mais plus chers bien sûr. L’avion peut être une bonne alternative aux longs trajets en bus. Mais il peut être souvent annulé pour mauvais temps. Ainsi au bout de deux tentatives à Chitral, nous avons rejoint Pindi en voiture. Le Pakistan est un pays où la patience est un maître mot. Mais le temps n’a pas la même signification ici.
Langue et conversation Parler quelques mots d’Urdu aide bien sûr. Mais l’anglais est généralement parlé et nous avons réussi à nous faire comprendre même au fin fond du Baltistan. Suivant l’interlocuteur (mais les masques tombent vite), on peut parler de tout : religion, politique, terrorisme, Ben Laden, famille. Pour les hommes comme pour les femmes, porter le shalwar kamiz est confortable et permet d’avoir des contacts faciles. Avec souvent la phrase « Are you muslim ? » « No » « OK. No problem ! ». Where are you come from ? France ? Very good ! »
La meilleure réponse qu’on peut donner aux sceptiques se trouve dans ces lignes et les suivantes. Sinon, en résumé : nous sommes revenus vivants ! Et nous avons adoré ce pays. C’est pour lui rendre justice ainsi qu’à ses merveilleux habitants que nous déclarons solennellement : Le Pakistan n’est pas un pays terroriste, au contraire c’est un pays extraordinaire.
Achat d'un billet d'avion pour Peshawar (Pakistan) en ligne
Bonjour,
Je dois partir entre le 13 et 20 septembre à peshawar (à partir de Paris), je n'ai pas encore mon billet d'avion et j'ai peur de me faire arnaquer sur le net car j'en avais commander un sur go voyage.com mais c'est de l'arnaque ce site.
Pouvez vous me conseiller svp, un site fiable pour commander son billet assez rapidement ?
Merci.
Je dois partir entre le 13 et 20 septembre à peshawar (à partir de Paris), je n'ai pas encore mon billet d'avion et j'ai peur de me faire arnaquer sur le net car j'en avais commander un sur go voyage.com mais c'est de l'arnaque ce site.
Pouvez vous me conseiller svp, un site fiable pour commander son billet assez rapidement ?
Merci.
Obtention du visa pakistanais en Turquie?
Hello,
Je sais que le thème a dejà été abordé. Cependant, sachant que les conditions d'obtention de visas changent regulièrement je me permet de lancer un nouveau poste sur le sujet.
Je pars la semaine prochaine avec un visa iranien et je compte rejoindre l'Inde en passant par l'Iran et le Pakistan. Je ferai mon visa indien à Islamabad. Mon incertitude concerne l'obtention du visa pakistanais. Quelqu'un l'a fait récemment en Turquie ?? Merci!
Je sais que le thème a dejà été abordé. Cependant, sachant que les conditions d'obtention de visas changent regulièrement je me permet de lancer un nouveau poste sur le sujet.
Je pars la semaine prochaine avec un visa iranien et je compte rejoindre l'Inde en passant par l'Iran et le Pakistan. Je ferai mon visa indien à Islamabad. Mon incertitude concerne l'obtention du visa pakistanais. Quelqu'un l'a fait récemment en Turquie ?? Merci!
Obtenir le visa pakistanais?
Bonjour
Je voudrais traverser le moyen orient par la route de Istanbul a Darjeeling a partir de septembre.Je pense obtenir tout les visas assez facilement meme le visa iranniens que l'on peut avoir a Trabzon, par contre je ne sais pas du tout comment avoir le visa pakistanais!!!Soit j'essaye de l'avoir a Paris mais c'est tres compliqué on dirait soit je peux l'avoir en route c'est a dire en Turquie , Georgie, Armenie, ou Iran. Quelqu'un aurait il des infos a ce sujet??
Je pense qu'il y a moyen a Ankara mais personne ne me l'a confirmé...Ce voyage est tres important pour moi, je suis preneur de n'importe quelle infos a ce sujet .Merci d'avance
Traversée du Pakistan en camping-car?
Quelqu'un aurait il des infos récentes
sur la traversée du Pakistan depuis l'Iran
et vers l'Inde en camping car...
Y a t il toujours des escortes, et peut on faire les visas depuis les pays du proche orient, car nous sommes actuellement au Liban
Merci
Y a t il toujours des escortes, et peut on faire les visas depuis les pays du proche orient, car nous sommes actuellement au Liban
Merci
Situation au Pakistan (septembre 2009)
Bonjour,
Est-ce qu'un voyageur de ce forum aurait été au Pakistan récemment et pourrait nous donner des nouvelles?? La région qui m'intéresse est la KKH et de Gilgit à Islamabad et Lahore.
Merci d'avance. Ce n'est pas évident de trouver des infos en dehors des voyageurs qui reviennent.
Est-ce qu'un voyageur de ce forum aurait été au Pakistan récemment et pourrait nous donner des nouvelles?? La région qui m'intéresse est la KKH et de Gilgit à Islamabad et Lahore.
Merci d'avance. Ce n'est pas évident de trouver des infos en dehors des voyageurs qui reviennent.
Voie terrestre pour traverser le Pakistan et l'Afghanistan?
Bonjour,
Je cherche des info concernant les possibilités de traverser le Pakistan et l'Afganistan. Je serai de retour du Népal en janvier et aimerais éviter de reprendre l'avion, donc si quelqu'un connait une voie terrestre. Peut-être que j'aurai au préalable acheté une moto en Inde...
D'avance merci
Élections présidentielles au Pakistan
Ce scrutin est-il un retour à la stabilité dans ce pays en proie avec une insurréction islamiste sur sa frontière avec l'Afghanistan ? ( question d'un candide cherchant à comprendre les évènements majeurs secouant ce pays actuellement)
Sécurité au Yemen: dernières nouvelles? (mi-juillet 2008)
Mon désir de voyage au Yemen est toujours aussi grand mais après avoir trouvé une copine pour m'accompager voilà qu'une mauvaise nouvelle vient de tomber: Alibert a annulé ses voyages au Yemen pour des motifs de sécurité .
Ceux qui sont actuellement en voyage sur place ou qui y vivent auraient-ils des précisions?
merci
Itinéraire pour deux à trois semaines au Pakistan
Bonjour à tous,
Je serai aux environs du mois d'octobre 2008 au Pakistan; pour ceux qui connaissent ce pays, quel itinéraire me conseilleriez-vous sachant que j'entrerai dans le pays depuis l'Iran, et que je pense y passer 2 à 3 semaines,
merci,
Je serai aux environs du mois d'octobre 2008 au Pakistan; pour ceux qui connaissent ce pays, quel itinéraire me conseilleriez-vous sachant que j'entrerai dans le pays depuis l'Iran, et que je pense y passer 2 à 3 semaines,
merci,
Sécurité des aéroports indiens
Bonjour,
Je viens avec le sujet de la sécurité des aeroports indiens et plus particulierement les vols interieurs.
Ce que j'ai pu constater à l'aeroport domestic de Delhi, chaque compagnie a mis en place un appareil à scanner les bagages mais qui se trouve à 5 metres du comptoir d'enregistrement. L'agent scanne les bagages et y met un autocollant. Apres cela, il est possible d'enregister le bagage au comptoir. L'agent au comptoir verifie la présence de l'étiquette.
Mon souci est que: Entre l'appareil à scanner et le comptoir, on peut y circuler comme on veut, il n y a pas de couloir, ni de barrieres ni une réelle surveillance. Il est tout a fait possible de rajouter des choses dans ses bagages une fois le scannage fait: Pour une valise c'est un peu difficile d'ouvrir sans risquer de déchirer l'autocollant, mais ce n'est pas impossible. Avec un sac à dos à multi ouverture, rien n'interdit de mettre des produits interdits/dangereux apres le scannage....
Je doute fort que les Indiens prennent la peine de scanner à nouveau les bagages une fois qu'ils sont enregistré.
Je me sens donc plus vraiment en sécurité dans les avions des vols interieurs.
Est ce que vous savez si les bagages sont scanné à nouveau apres l'enregistrement?
Je viens avec le sujet de la sécurité des aeroports indiens et plus particulierement les vols interieurs.
Ce que j'ai pu constater à l'aeroport domestic de Delhi, chaque compagnie a mis en place un appareil à scanner les bagages mais qui se trouve à 5 metres du comptoir d'enregistrement. L'agent scanne les bagages et y met un autocollant. Apres cela, il est possible d'enregister le bagage au comptoir. L'agent au comptoir verifie la présence de l'étiquette.
Mon souci est que: Entre l'appareil à scanner et le comptoir, on peut y circuler comme on veut, il n y a pas de couloir, ni de barrieres ni une réelle surveillance. Il est tout a fait possible de rajouter des choses dans ses bagages une fois le scannage fait: Pour une valise c'est un peu difficile d'ouvrir sans risquer de déchirer l'autocollant, mais ce n'est pas impossible. Avec un sac à dos à multi ouverture, rien n'interdit de mettre des produits interdits/dangereux apres le scannage....
Je doute fort que les Indiens prennent la peine de scanner à nouveau les bagages une fois qu'ils sont enregistré.
Je me sens donc plus vraiment en sécurité dans les avions des vols interieurs.
Est ce que vous savez si les bagages sont scanné à nouveau apres l'enregistrement?
Vivre à Islamabad (Pakistan)
Bonjour tout le monde ! Bonne Année !!!
Voilà la question. On nous a offert dernièrement un poste à Islamabad et j'aimerais connaître les impressions de ceux qui connaissent bien le Pakistan. À prime abord, on a refusé net sec (expression québecoise). Un an au Koweït nous avait déjà donné une impression d'éloignement mais surtout d'ennui sans nom. Une amie qui a séjourné à Islamabad il y a quelques années nous avait fait un rapport plus que désagréable sur ses difficiles relations avec les Pakistanais. Elle se faisait harceler au marché et devait être accompagnée de son chauffeur en tout temps. Cependant je serais prête à tenter l'expérience volontiers si on me dit que c'est sécuritaire et vivable au quotidien. J'entends par là, que je ne périrai pas d'ennui et m'ouvrir les veines au bout de 6 mois. Question saugrenue sur les chiens. Ils sont les bienvenus au Pakistan ? Merci pour les bons tuyaux.
Alors salut et que tous vos projets de voyage se réalisent ! 








