Results for "Indonésie+déplacer"
About 19,814 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Partir seule au Japon ou en Chine à 20 ans
salut a toute et tous.
je suis un vrai globe trotteuse , a 20 ans j'ai deja eu l'occasions de voyager , au état unis dans les ville de san francisco, las vegas , los angeles , miami , et new york.
j'ai également fait les basics , italie , espagne, portugal.
je viens tout juste d'en revenir d'ailleur et j'ai un petit souci.
j'hésite entre le japon et la chine.
plusieurs question me trotte dans la tete, est-ce dangereux d'y aller seul? y a t-il des problème politique ou autres? le japon est t-il mieux que la chine et inverssement? peut on se ballader a pied ou une voiture est -elle indispensable( je n'est pas encore mon permis)😊
merci d'avance de vos reponses c'est grace a vous que je saute le pas a chaque fois et je vous en remercie.
a trés vite bisous
je suis un vrai globe trotteuse , a 20 ans j'ai deja eu l'occasions de voyager , au état unis dans les ville de san francisco, las vegas , los angeles , miami , et new york.
j'ai également fait les basics , italie , espagne, portugal.
je viens tout juste d'en revenir d'ailleur et j'ai un petit souci.
j'hésite entre le japon et la chine.
plusieurs question me trotte dans la tete, est-ce dangereux d'y aller seul? y a t-il des problème politique ou autres? le japon est t-il mieux que la chine et inverssement? peut on se ballader a pied ou une voiture est -elle indispensable( je n'est pas encore mon permis)😊
merci d'avance de vos reponses c'est grace a vous que je saute le pas a chaque fois et je vous en remercie.
a trés vite bisous
Opinions sur itinéraire et prix d'un tour du monde?
Bonjour à tous,
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Partir seule au Cambodge avec un enfant de 2 ans
Bonjour,
Au mois de décembre prochain, j'ai l'envie de partir en vacances au Cambodge. Mais je serais seule avec mon petit garçon de 2 ans 1/2.
C'est avec plaisir que je lirais vos expériences et conseils pour que notre séjour se déroule au mieux.
Merci de vos infos
Au mois de décembre prochain, j'ai l'envie de partir en vacances au Cambodge. Mais je serais seule avec mon petit garçon de 2 ans 1/2.
C'est avec plaisir que je lirais vos expériences et conseils pour que notre séjour se déroule au mieux.
Merci de vos infos
Itinéraire en Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Singapour?
Bonjour,
je prepare, lentement mais surement mon voyage en asie du sud est pour le mois prochain! Eh oui, c est tres bientot donc faut que je me depeche...
Je compte partir a l aventure et construire mon trajet au fur et a mesure, suivant ou le vent m emportera. Neamoins, j ai fait un itineaire approximatif de ce que je souhaiterais faire sur une duree de 2 mois a peu pres. Je me suis inspire de circuits oganises pour 48 jours, y ai fait quelques petites modifications. Je pense donc avoir le temps avec deux mois...Qu en pensez vous? pour le circuit 1 (thailande, laos, cambodge, Vietnam) dans quel sens me conseillez vous de le faire par le nord d abord (Chang mai, ...) ou par le sud (Angkor Wat, ..)
Le gros probleme et le plus urgent c est mon vol!!! Que me conseillez vous?Par ou commencer???Singapour/Bangkok???
possibilites:
1) vol aller/retour Bruxelles - Bangkok. Je ferais tout (circuits 1 et 2) au depart de bangkok. donc finissant a singapour il faut rajouter un vol singapour - Bangkok 2) vol aller/retour Bxl - Singapour. Pourrais terminer a bangkok ou Hanoi + vol retour pour singapour. 3) utilisation d un pass asie (vaut il la peine?pour quelles parties l utiliser?) Depart de ou?? 4) billet tour du monde. Assez complique av toutes les conditions mais pourrait etre moins cher sachant que je souhaite faire l asie, voudrait repasser vite fait chez moi (ai lu que ce n est pas autoriser de repasser par lieu de depart?), puis passer l ete en rep dom et passer au fidgi si possible et retour chez moi. Vaut il mieux un pass ou un aller retour bankok et un autre rep dom???
D apres ce que j ai pu lire, pas besoin de visas a l avance? Seulement pour le vietnam et on peut l avoir dans le pays precedent (serait donc la thailande ou le cambodge).?
Pour les vaccins, aucun vaccins particuliers, a part les reguliers (tetanos, hepathite, ...) Malaria? Paludisme? Dengue?, ... = Vaccins/medicaments??
D avance un tout grand merci
possibilites:
1) vol aller/retour Bruxelles - Bangkok. Je ferais tout (circuits 1 et 2) au depart de bangkok. donc finissant a singapour il faut rajouter un vol singapour - Bangkok 2) vol aller/retour Bxl - Singapour. Pourrais terminer a bangkok ou Hanoi + vol retour pour singapour. 3) utilisation d un pass asie (vaut il la peine?pour quelles parties l utiliser?) Depart de ou?? 4) billet tour du monde. Assez complique av toutes les conditions mais pourrait etre moins cher sachant que je souhaite faire l asie, voudrait repasser vite fait chez moi (ai lu que ce n est pas autoriser de repasser par lieu de depart?), puis passer l ete en rep dom et passer au fidgi si possible et retour chez moi. Vaut il mieux un pass ou un aller retour bankok et un autre rep dom???
D apres ce que j ai pu lire, pas besoin de visas a l avance? Seulement pour le vietnam et on peut l avoir dans le pays precedent (serait donc la thailande ou le cambodge).?
Pour les vaccins, aucun vaccins particuliers, a part les reguliers (tetanos, hepathite, ...) Malaria? Paludisme? Dengue?, ... = Vaccins/medicaments??
D avance un tout grand merci
Partir six mois en Nouvelle-Zélande et en Australie?
Bonjour à tous
Nous sommes 5 amis à vouloir quitter Paris pour profiter de notre jeunesse fuyante(25 ans)!
La Nouvelle Zelande et l'Australie sont des pays qui nous tentent. Notre voyage est prevu pour la rentrée prochaine pour une durée indicative de 6 mois.
Certains d'entres vous peuvent ils nous donner quelques conseils à ce sujet?
Est il facile d'y trouver des logements temporaires, des petits boulots...? Que faut il prevoir pour partir (budget, visa...)
Merci de votre aide!
Kevrad
Certains d'entres vous peuvent ils nous donner quelques conseils à ce sujet?
Est il facile d'y trouver des logements temporaires, des petits boulots...? Que faut il prevoir pour partir (budget, visa...)
Merci de votre aide!
Kevrad
Besoin d'aide pour une destination
Bonjour à tous,
j'ai besoin de votre aide !!
Dans 4 mois, une super amie va avoir 20 ans. Nous savons qu'elle a toujours rêvé de partir le temps d'un voyage pour une destination lointaine (comme l'Australie). Il se trouve que nous voudrions vraiment lui offrir un tel cadeau et nous pouvons être environ 80 pour lui payer ce voyage. Oui mais voilà, l'Australie n'est pas accessible. Prix trop élevé, cadeau empoisonné si on ne lui offre qu'un billet (car il faudra bien payer l'autre...)... Je suis donc à la recherche d'une destination à la fois de rêve mais aussi intéressante, assez lointaine et pas excessivement chère (l'Australie restant vraiment inabordable). Je manque d'idées..
Je compte sur votre aide!!
Merci d'avance et Joyeux Noël à tous !!!!!!😉
j'ai besoin de votre aide !!
Dans 4 mois, une super amie va avoir 20 ans. Nous savons qu'elle a toujours rêvé de partir le temps d'un voyage pour une destination lointaine (comme l'Australie). Il se trouve que nous voudrions vraiment lui offrir un tel cadeau et nous pouvons être environ 80 pour lui payer ce voyage. Oui mais voilà, l'Australie n'est pas accessible. Prix trop élevé, cadeau empoisonné si on ne lui offre qu'un billet (car il faudra bien payer l'autre...)... Je suis donc à la recherche d'une destination à la fois de rêve mais aussi intéressante, assez lointaine et pas excessivement chère (l'Australie restant vraiment inabordable). Je manque d'idées..
Je compte sur votre aide!!
Merci d'avance et Joyeux Noël à tous !!!!!!😉
Voyager seule en Ethiopie, transports locaux...?
Bonjour à tous !
Je sais que le sujet a déjà suscité beaucoup de discussions, mais j'aimerais avoir un petit résumé, malgré tout ce que j'ai pu glané ça et là dans les autres discussions !
Je souhaiterais partir l'été 2009, en éthiopie, seule.
Est ce un problème d'être une fille seule là bas ? (à 22 ans).
J'ai beaucoup voyagé en asie seule (cambodge, laos, thailande, vietnam, chine, nepal, inde, indonesie), en bus, et un peu en Afrique mais je n'étais pas seule et nous avions une voiture.
Je ne peux pas prendre d'agence ou de 4x4 car c'est trop cher, à moins que sur place je trouve des gens pour partager, ou pour une portion de quelques jours, mais j'aurais 2 mois devant moi.
Est il facile de visiter en bus locaux si l'on a du temps ?
Et sinon, j'ai cru comprendre que c'est impossible de rejoindre le Kenya par les bus. Si je voulais joindre un des pays voisins (ou le Soudan par ex), serait ce forcément en voiture ? Est ce une mauvaise idée ? (C'était dans le cas où j'ai fini la partie visitable en cette saison de l'ethiopie....)
Merci d'avance pour vos réponses....
Laura
Je ne peux pas prendre d'agence ou de 4x4 car c'est trop cher, à moins que sur place je trouve des gens pour partager, ou pour une portion de quelques jours, mais j'aurais 2 mois devant moi.
Est il facile de visiter en bus locaux si l'on a du temps ?
Et sinon, j'ai cru comprendre que c'est impossible de rejoindre le Kenya par les bus. Si je voulais joindre un des pays voisins (ou le Soudan par ex), serait ce forcément en voiture ? Est ce une mauvaise idée ? (C'était dans le cas où j'ai fini la partie visitable en cette saison de l'ethiopie....)
Merci d'avance pour vos réponses....
Laura
Certificat d'hébergement et visa pour visiter l'Algérie en octobre 2009?
bonsoir,
je comptes partir en vacances en algérie avec 3 amies (donc 4 filles seules).
nous souhaitons louer une voiture avec chauffeur : genre une personne privé qui saurait nous guider.
notre arrivée se ferait à constantine, puis nous irions jusqu'à oran en passant par la grande kabilie, puis alger pour un retour en france.
avez vous des contacts pour obtenir un visa (vertificat d'hebergement) ?
de plus, 2 d'entre nous avons été en israël : ese ce que le tampon sur nos passeports pourrait être un frein à l'obtention du visa ?
de plus le fait d'être un petit groupe de filles n'est pas sans problèmes : sachant que 2 d'entres parlons un peu l'arabe ?
merci à vous
satiribel
merci à vous
satiribel
Comparaison entre l'Inde et la Thaïlande
bonjour,
Après 3 voyages en Thailande, nous souhaitons avec mon ami et mon fils de 3 ans découvrir un autre pays d'Asie, je me tourne alors vers l'Inde qui m'attire depuis assez longtemps. Seulement, après avoir lu beaucoup de messages sur ce pays, je m'interroge sur le "choc" que peut provoquer la visite de ce pays. Si certains d'entre vous connaissent ces deux pays, pouvez vous me dire si ils sont vraiment differents et en quoi. En particulier, quelles sont les situations "chocantes" que l'on peut rencontrer, est-ce vraiment un pays si difficile à aborder? et pourquoi? comment se comportent les indiens avec les touristes (il est vrai que les thaï sont si charmants que j'ai peur d'être déçue).Je précise que si nous partons là-bas, nous irons au Kerala.
Merci de vos réponses.😉
Comparatif aérien-terrestre sur Hanoi-Bangkok?
Tout debut 2009, je vais devoir rejoindre Bangkok depuis Hanoi.
Je cherche a effectuer ce trajet a moindre cout, sachant que j'ai le temps et donc que la voie terrestre est envisageable.
J'ai en effet vu sur Air Asia que l'aller-simple revient a environ 100 euros taxes comprises, ce qui fait un peu "cher".
A combien estimeriez-vous le cout par la voie terrestre, sachant que je devrais payer un visa laotien a la frontiere (quel est son cout, d'ailleurs...) ?
Entre les trajets eux-meme, les coups de tuk-tuk pour rejoindre les guest house pour les etapes nocturnes, le cout du visa et tous les faux frais, je doute que ce soit si interessant que ca, mais sait-on jamais ?
A combien estimeriez-vous le cout par la voie terrestre, sachant que je devrais payer un visa laotien a la frontiere (quel est son cout, d'ailleurs...) ?
Entre les trajets eux-meme, les coups de tuk-tuk pour rejoindre les guest house pour les etapes nocturnes, le cout du visa et tous les faux frais, je doute que ce soit si interessant que ca, mais sait-on jamais ?
Vol Paris-Bangkok sur Air France: remplissage de l'avion?
Nous devons partir le 17 juillet Paris-BBK avec air france, quelqu'un a t-il une idée sur le remplissage de l'avion ? Ou puis-je me renseigner ?
Sinon pour aller a Chiang Mai en train de nuit depuis BBK, faut-il reserser ses places ? si oui combien de temps avant ? et où à BBK ?
Merci. Nous partons normalement le 17 (nous : mon mari et nos enfants 16, 14 et 13 ans), nous avons rêvé de ce voyage aprés 8 ans d'économie, nous partons, l'émotion est grande. Les enfants ne sont jamais partis de Madrid où nous habitons.
Merci de nous aider, j'ai déjà bien potasser le forum, mais des conseils de dernières minutes sont toujours les bien venues.
Retour de Malaisie
😊 Nous voilà de retour de Malaisie.
J'ai été très surprise, j'ai adoré ce pays, ou nous avons rencontré des gens charmants (mis a part peut-être les taxis et encore pas tous), nous n'avons pas fait de très mauvaise rencontre avec des bêtes que je redoutais (varans...juste deux d'un mètre environs..), trouvés des hôtels propres et corrects. Mais malheureusement nous n'avons pas eu le temps de tout faire et pensons fortement y retourner l' année prochaine.
En cette période le temps et meilleur sur la cote est
Kuala Lumpru et une tres belle ville les tours petronas la nuit sont magnifiques, ne pas hésiter a se restaurer au quartier bingtan au rue jalan alor des tas de petits restos de plein air délicieux vous attendent..
Les iles Pérhentian c'est magnifique, mais attention par pitié quand vius voyez des sacs plastiques 😠 en mer ou sur la plage ramassez les car nous 😕 avons vue une tortue morte étouffée et étranglée par un de ces maudit sac.
Pour se déplacer il y a un très bon service de bus, mais aussi air Asia mais là attention au poids des bagages 😮
Partir faire un tour du monde seule
bonjour
je traverse actuellement une période de grand questionnement dans ma vie et depuis longtemps j'ai très envie de faire un grand voyage. voyager seule me fait un peu peur en tant que femme. est ce que certaines personnes l'ont déjà fait ? y a-t-il des endroits à éviter absolument ? des choses à ne pas faire du tout ?
mon projet est encore très vague, je pense plutot partir vers l'asie, indonésie, inde, puis madagascar, l'afrique...
pouvez vous me donner des conseils ?
d'avance merci à tous ceux qui prendront un peu de temps pour me répondre... j'espère mener à terme mon projet
Premier voyage routard: quelle destination niveau climat en septembre/octobre?
Bonjour,
Avec une amie, nous sommes deux jeunes de 21 - 22 ans qui souhaitent effectuer un premier voyage "routard" en partant à l'aventure avec nos sacs au dos (mais pas de camping). Nous disposons d'un budget de 1500€ max avion compris chacune pour 3 semaines en octobre (sinon septembre, ou a cheval sur les 2 mois). On souhaite visiter en prenant le temps de découvrir les lieux, le mode de vie, rencontrer des locaux (si possible en si peu de temps?!)... On pense plutot se concentrer sur une région que d'effectuer un marathon dans les transports pour "tout voir" à la vite.
Comme on a envie de découvrir quelque chose de différent, un peu dépaysant on pense à l'Asie ou l'amérique centrale mais c'est dur dur de choisir une destination!!! A première vue, mon amie est fortement tentée par l'Inde du nord, moi plutot par la thailande, la chine et le mexique. Mais on est vraiment ouverte à d'autres propositions aussi... tant que c'est dans notre budget et ok niveau climat surtout car on craint la mousson.
Quand ils disent fin de mousson en octobre, c'est genre pluie tous les 5, 6 jours ou pluie 1 jour sur 2 pendant des heures...? Meme si on ne recherche pas 40° à l'ombre, on souhaite du soleil (une vingtaine de dégrés) et le minimum de pluie. J'ai aussi lu quelque part qu'il y avait des risques de cyclones en amérique centrale par contre donc on ne sait pas trop vers quel pays se diriger
On attend impatiemment vos suggestions et conseils.
Merci ;)
Chris
Avec une amie, nous sommes deux jeunes de 21 - 22 ans qui souhaitent effectuer un premier voyage "routard" en partant à l'aventure avec nos sacs au dos (mais pas de camping). Nous disposons d'un budget de 1500€ max avion compris chacune pour 3 semaines en octobre (sinon septembre, ou a cheval sur les 2 mois). On souhaite visiter en prenant le temps de découvrir les lieux, le mode de vie, rencontrer des locaux (si possible en si peu de temps?!)... On pense plutot se concentrer sur une région que d'effectuer un marathon dans les transports pour "tout voir" à la vite.
Comme on a envie de découvrir quelque chose de différent, un peu dépaysant on pense à l'Asie ou l'amérique centrale mais c'est dur dur de choisir une destination!!! A première vue, mon amie est fortement tentée par l'Inde du nord, moi plutot par la thailande, la chine et le mexique. Mais on est vraiment ouverte à d'autres propositions aussi... tant que c'est dans notre budget et ok niveau climat surtout car on craint la mousson.
Quand ils disent fin de mousson en octobre, c'est genre pluie tous les 5, 6 jours ou pluie 1 jour sur 2 pendant des heures...? Meme si on ne recherche pas 40° à l'ombre, on souhaite du soleil (une vingtaine de dégrés) et le minimum de pluie. J'ai aussi lu quelque part qu'il y avait des risques de cyclones en amérique centrale par contre donc on ne sait pas trop vers quel pays se diriger
On attend impatiemment vos suggestions et conseils.
Merci ;)
Chris
Départ pour la Thaïlande
Bonjour a tous
je pars ds la semaine pour la thailande, sans aucun plan ni destination ( juste avec la bite et le couteau ........et encore il faut que je trouve un couteau ) avec l'idée de me lézarder au soleil sur une ile ( mais je sais pas encore laquelle )
Je pense que je vais atterrir a Bangkok et y rester 2 jours ( histoire de me remettre du décalage horaire ainsi que du voyage) Connaissez vous un hôtel sympa et pas trop chére?? je pense pas être trop limiter financièrement (je pars avec un budget de 3000 euros pour 1 mois voyage compris ) mais je sais pas trop a quoi m'attendre étend donner que j'ai lu des avis très différents sur le forums. Je voulais partir a bora bora mais avec mon budget je peux me payer un billet A/R et 2 nuits a l'hotel donc je me suis rabattu sur la thailande et je recherche une ile paradisiaque (sable fin, cocotier et surtout de la tranquillité) Que pensez vous de pukhet ou koh samui ??? Y'a t'il des iles aussi jolie voir plus jolie et peut être moins touristique ?? Je pars avec un sac a dos le plus leger possible et je sais pas se que je vais trouver pour me loger sur place faut il prévoir un duvet ??? une tente ou un hamac ou je ne sais quoi ?? et est ce que je peux loger a l'hôtel pendant un mois avec mon budget et si oui combien ca va me couter??? ou bien quel son les autres formes de logement auquel il faut que je m'attende ???
Si vous connaissez la thailande c'est avec plaisir que j'attends vos conseils merci d'avance a tous
je pars ds la semaine pour la thailande, sans aucun plan ni destination ( juste avec la bite et le couteau ........et encore il faut que je trouve un couteau ) avec l'idée de me lézarder au soleil sur une ile ( mais je sais pas encore laquelle )
Je pense que je vais atterrir a Bangkok et y rester 2 jours ( histoire de me remettre du décalage horaire ainsi que du voyage) Connaissez vous un hôtel sympa et pas trop chére?? je pense pas être trop limiter financièrement (je pars avec un budget de 3000 euros pour 1 mois voyage compris ) mais je sais pas trop a quoi m'attendre étend donner que j'ai lu des avis très différents sur le forums. Je voulais partir a bora bora mais avec mon budget je peux me payer un billet A/R et 2 nuits a l'hotel donc je me suis rabattu sur la thailande et je recherche une ile paradisiaque (sable fin, cocotier et surtout de la tranquillité) Que pensez vous de pukhet ou koh samui ??? Y'a t'il des iles aussi jolie voir plus jolie et peut être moins touristique ?? Je pars avec un sac a dos le plus leger possible et je sais pas se que je vais trouver pour me loger sur place faut il prévoir un duvet ??? une tente ou un hamac ou je ne sais quoi ?? et est ce que je peux loger a l'hôtel pendant un mois avec mon budget et si oui combien ca va me couter??? ou bien quel son les autres formes de logement auquel il faut que je m'attende ???
Si vous connaissez la thailande c'est avec plaisir que j'attends vos conseils merci d'avance a tous
Trois semaines en Thaïlande, départ le 7 mai
bonjour,
je pars 3 semaines en thailande dans trois jours 😊, voyage décidé sur un coup de tete avec absolument rien de prévu pour le mmt. enfin je comptais arriver sur bangkok, y rester 2 jours, monter sur chiang mai, visiter le triangle d'or puis redescendre vers puket et faire quelque iles. peut etre pouvez vous me donner quelques conseil de visite... autre chose, jai un peu peur niveau budget. j'ai à peu près 1000 euros pour les 3 semaines, dapres ce que jai pu lire à droite et à gauche ça serait sufisant... vous confirmez? dernier point, un terrible cyclone vient de passer sur la Birmanie. La météo en thailande est plutot au soleil ou faut'il que je prévois mes bottes? est-ce que je dois abandonner mon circuit vers le triangle d'or?? est-ceq que j'aurais un peu plus de chance pour trouver du soleil dans le sud du pays? J'attend vos réponses. J'ajoute une grande pensé à toutes les victimes directes ou non de ce fichu cyclone sur la Birmanie. Nyll
je pars 3 semaines en thailande dans trois jours 😊, voyage décidé sur un coup de tete avec absolument rien de prévu pour le mmt. enfin je comptais arriver sur bangkok, y rester 2 jours, monter sur chiang mai, visiter le triangle d'or puis redescendre vers puket et faire quelque iles. peut etre pouvez vous me donner quelques conseil de visite... autre chose, jai un peu peur niveau budget. j'ai à peu près 1000 euros pour les 3 semaines, dapres ce que jai pu lire à droite et à gauche ça serait sufisant... vous confirmez? dernier point, un terrible cyclone vient de passer sur la Birmanie. La météo en thailande est plutot au soleil ou faut'il que je prévois mes bottes? est-ce que je dois abandonner mon circuit vers le triangle d'or?? est-ceq que j'aurais un peu plus de chance pour trouver du soleil dans le sud du pays? J'attend vos réponses. J'ajoute une grande pensé à toutes les victimes directes ou non de ce fichu cyclone sur la Birmanie. Nyll
Rencontre le 23 mai 2008 à Antibes ou Nice
😉Hello à tous,
Et bien voilà déjà pas mal de temps et il passe si vite que nous ne nous sommes pas retrouvés autour d'un petit plat et d'un bon verre afin de partager notre passion commune et d'en discuter jusqu'au bout de la nuit 😄🤪 je vous propose donc de nous retrouver endroit pas encore défini, mais dans un resto "chic et pas cher" 😏afin de satisfaire toutes les bourses le vendredi 23 mai prochain. De plus nous aurons l'honneur, le plaisir et l'avantage d'écouter les récits et d'admirer les sublimes photos de notre petite copine evelyne qui sera fraichement c le cas de le dire rentrée du Tibet après un périple de deux mois en passant par la thailande et la chine. Alors à vos claviers ceux en partance, ceux dont c déjà le retour 🙁 et ceux qui voyagent dans leur tête 😄 et venez vite vous inscrire. J'"ai justement une copine de paris qui fait aussi partie d'OVS qui se joindra à nous, et d'autres ovasiens(siennes) de la région.
A trés bientot je vous tiens au courant prochainement du resto, j'avais pensé à la pizzeria la toscana qui se situe sur la RN7 juste à côté de Marineland
Nessie😉
Et bien voilà déjà pas mal de temps et il passe si vite que nous ne nous sommes pas retrouvés autour d'un petit plat et d'un bon verre afin de partager notre passion commune et d'en discuter jusqu'au bout de la nuit 😄🤪 je vous propose donc de nous retrouver endroit pas encore défini, mais dans un resto "chic et pas cher" 😏afin de satisfaire toutes les bourses le vendredi 23 mai prochain. De plus nous aurons l'honneur, le plaisir et l'avantage d'écouter les récits et d'admirer les sublimes photos de notre petite copine evelyne qui sera fraichement c le cas de le dire rentrée du Tibet après un périple de deux mois en passant par la thailande et la chine. Alors à vos claviers ceux en partance, ceux dont c déjà le retour 🙁 et ceux qui voyagent dans leur tête 😄 et venez vite vous inscrire. J'"ai justement une copine de paris qui fait aussi partie d'OVS qui se joindra à nous, et d'autres ovasiens(siennes) de la région.
A trés bientot je vous tiens au courant prochainement du resto, j'avais pensé à la pizzeria la toscana qui se situe sur la RN7 juste à côté de Marineland
Nessie😉
Transports depuis l'hôtel Don Juan Boca Chica?
Bonjour,
Je pars en république dominicaine à boca chica (hotel Don Juan) le 19 mars.
Je cherche des renseignements sur les transports (bus ou location de voiture ?), pour pouvoir aller à bayahibe notamment, et excursions à saona, catalina.
Est-ce que quelqu'un aurait des infos ?
Merci
Le tour du monde de Ludovic Hubler
je vous invite a vous plonger sur le site de ce voyageur qui vient de boucler un tour du monde de 5 ans en auto stop :
http://www.ludovichubler.com/ son recit final :
A ma famille, mes amis rencontrés avant et pendant ce tour du monde, aux personnes qui m’ont suivi et encouragé pendant ces 5 années d’errance autour de la planète, à vous tous lecteurs de mon site et de mes newsletters, Ca y est, la boucle est bouclée ! 5 ans jour pour jour après avoir quitté les montagnes des Alpes, me revoilà de retour au point de départ, à l’endroit même que j’avais quitté le 1er janvier 2003. J’avais alors 25 ans, j’en ai aujourd’hui 30. Ci-dessous, à gauche, vous verrez la première photo du tour du monde en stop prise le 1er janvier 2003. A droite, la dernière, 5 ans plus tard. A vous de juger si j’ai pris de l’âge...
Avant toute chose, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui m’ont permis de rendre ce rêve d’enfant possible, à commencer par mes proches (famille, amis) qui m’ont toujours soutenu moralement et à tous ces gens qui ont bien voulu me prendre en stop ou me loger pour quelques nuits contre quelques histoires. Je tiens également à avoir une pensée spéciale pour Claudio, mon "coach" qui m’a tant aidé pendant toutes ces années et pour tous les enfants de l’hôpital de Strasbourg-Hautepierre qui ont suivi mon parcours depuis le départ.
5 ans autour du monde, ça change un homme. Le Ludovic Hubler qui était parti pour réaliser son rêve d’enfant en 2003 n’est plus le même que celui qui vient d’en revenir.
J’ai souvent considéré la réalisation de ce tour du monde comme une véritable étape nécessaire de ma vie entre la fin de mes études et le début de ma vie professionnelle, au même titre que le serait un Doctorat ou un Master pour d’autres, dans différents domaines. Cependant, cette étape ne s’est pas passée dans une salle de classe mais bel et bien au contact de la réalité du terrain, aux côtés des conducteurs et des peuples du monde entier. Ce tour du monde devait au départ durer 2 ans, il en aura finalement duré 5 car il m’est apparu nécessaire d’aller davantage en profondeur dans la connaissance de notre planète.
Afin de partir à la rencontre des hommes, j’ai choisi d’utiliser le stop sous toutes ses formes pour me déplacer (auto-stop, bateau-stop, etc.), en cherchant à réaliser le défi de « boucler la grande boucle » sans dépenser le moindre frais de transport. Aucune phrase ne peut mieux résumer ma vision du stop que celle utilisée par le Diario del fin del mundo, quotidien Argentin basé à Ushuaia en Terre de Feu, qui titrait le 28 novembre 2003 un article sur mon aventure « Asistiendo a la mejor escuela de vida » (« Vivant la meilleure école de la vie »).
La meilleure école de la vie. Le stop permet en effet de faire rencontrer 2 individus ne se connaissant absolument pas au départ en situation presque intime, l’espace de quelques minutes, heures ou même parfois jours. Un voyage n’a à mon goût aucun intérêt s’il n’est pas ponctué de rencontres avec les populations locales. Le stop permet cette rencontre. J’ai souvent considéré que chacun des quelques 1300 conducteurs m’ayant pris en stop durant mes 5 années de stop autour du monde (plus une centaine durant le tour d’Europe l’ayant précédé) avait quelque chose à m’enseigner. J’ai ainsi pu confronter mes points de vue avec des gens aux passés très différents de moi, pu apprendre de nombreuses choses sur les pays traversés et ainsi avoir la vision des locaux...
Mais au delà du stop et après 5 ans de tour du monde, les 2 mots que j’ai envie de prononcer aujourd’hui sont : PLUS JAMAIS. PLUS JAMAIS
Plus jamais, je n’agirai sans penser aux conséquences de mes actes pour l’environnement et plus jamais je ne laisserai mon gouvernement ignorer les défis pour la planète. De la vision de la déforestation au Honduras, Brésil ou Indonésie à la vision de la fonte des glaciers en Antarctique ou dans le grand nord Canadien, j’ai pu me rendre compte à quel point l’être humain est en train de détruire petit à petit notre si belle planète. L’hebdomadaire Anglais "The Economist" écrivait récemment dans ses colonnes "Will individual ignorance and selfishness lead to collective doom ?" (Est-ce que l’ignorance et l’égoïsme individuel mèneront à une faillite collective ?), c’est une question que je me pose aujourd’hui très fréquemment... Chacun de nous a un rôle à jouer pour éviter cette faillite collective. L’une des grandes priorités pour cela et qui aiderait en même temps d’autres sujets sensibles est la promotion des énergies alternatives.
Plus jamais, je ne me plaindrai pour ce que je n’ai pas. Ce tour du monde m’a permis de côtoyer des gens qui n’avaient rien (ni eau potable, ni électricité, etc.) et qui pourtant gardaient le sourire, cherchaient à offrir l’hospitalité et ne se plaignaient jamais de leur sort. Je m’efforcerai dorénavant de ne jamais oublier ces gens qui m’ont tant apporté et de relativiser mes problèmes personnels.
Plus jamais, je n’ignorerai le travail fabuleux de toutes ces personnes travaillant dans l’ombre (souvent bénévolement ou presque) et cherchant à rendre notre monde meilleur. Avant de partir, je ne savais même pas ce que les lettres "ONG" voulaient dire. Après la visite d’une centaine d’entre elles et la rencontre d’individus formidables cherchant à changer la destinée des plus défavorisés, je n’ai qu’une seule envie : Apporter ma modeste contribution à leur effort et encourager chacun d’entre vous à faire de même.
Plus jamais, je n’oublierai la chance que j’ai d’être né en France. Merci Papa, merci Maman. Combien de personnes m’ont-ils rappelé pendant ces 5 années la chance que j’ai d’avoir eu accès à une éducation de qualité, d’avoir un passeport me permettant de me déplacer librement à travers le monde et d’avoir une monnaie forte me permettant de rendre un tel voyage possible. J’aimerais, dans un avenir pas trop lointain, qu’il y ait réciprocité dans les déplacements des citoyens de ce monde. Ce n’est pas le cas aujourd’hui et j’espère que nous comprendrons dans un futur proche que beaucoup des problèmes du monde seront résolus par le développement d’un équilibre entre les différents pays.
Plus jamais, je ne jugerai qui que ce soit en me basant simplement sur l’apparence physique, la nationalité, l’appartenance religieuse ou sur des stéréotypes. Si mon tour du monde m’a appris une chose, c’est que nous sommes tous les mêmes peu importe notre couleur de peau, notre religion, notre race ou l’équipe de football supportée. Chacun des 6 milliards et demi de citoyens de ce monde (ou l’immense majorité) partage les mêmes besoins primaires et envies. Chacun d’entre nous recherche le bonheur, la sécurité, l’amour, le désir d’avoir des enfants et la volonté de leur permettre de vivre le meilleur avenir possible. La diversité est une richesse et nous devons tous apprendre les uns des autres.
Plus jamais, je ne laisserai la recherche de sensationnalisme et de mauvaises nouvelles des médias laver mon cerveau. Mes récents séjours en Iran, au Pakistan, en Afghanistan ou en Colombie m’ont montré à quel point la perception que j’avais des habitants de ces pays étaient totalement biaisée à cause de médias n’insistant que sur les activités de quelques illuminés ne représentant pas la majorité de la population.
Plus jamais, je ne refuserai d’offrir l’hospitalité à un voyageur de passage ou à un ami dans le besoin. Outre le fait que je suis endetté pendant un moment envers tous ceux qui m’ont offert l’hospitalité pendant ces 5 années de voyage, j’ai pu voir à quel point le monde occidental a beaucoup à apprendre de l’Amérique Latine ou du Moyen-Orient à ce niveau. Merci par ailleurs aux 2 sites internet www.hospitalityclub.org et www.couchsurfing.com qui ont rendu mon tour du monde bien plus aisé et bien plus intéressant.
Plus jamais, je n’achèterai de produits sans penser aux conséquences de mon acte d’achat. Lors des conférences que j’ai données dans diverses écoles et organisations, j’ai souvent cherché à faire la promotion du commerce équitable et à responsabiliser le consommateur. "Acheter, c’est voter". Désormais, chaque fois que j’achèterai un produit quelconque, je me poserai la question du type d’entreprise que je cautionne.
Plus jamais, je n’aurai peur de me lancer dans des projets d’ampleur. La citation d’Oscar Wilde "La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit" qui m’avait poussé à me lancer dans l’aventure s’est avérée être un leitmotiv pour moi tout au long de mon parcours. De même, la citation de Dominique Glocheux "La vie n’est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir" restera à jamais gravée dans ma mémoire. ETAT D’ESPRIT
Nombreux sont ceux qui me demandent dans quel état d’esprit je me trouve aujourd’hui après 5 ans de voyage autour du monde. La première réponse que je peux apporter est que je me sens en harmonie avec moi-même et que rien n’est plus important que cela. J’ai voulu réaliser ce tour du monde depuis bien longtemps, c’est aujourd’hui chose faite et j’en suis très heureux. Comme je l’ai expliqué précédemment, ce tour du monde ne fut qu’une étape dans ma vie, une étape nécessaire pour moi devant me permettre de mieux connaître et comprendre le monde qui m’entoure mais aussi mieux me connaître moi-même. Durant ces années de voyage, il m’a fallu sans cesse m’adapter à de nouvelles personnes, à de nouvelles cultures et à de nouvelles traditions. Aujourd’hui, de retour à la maison, je pense que me réadapter à ma propre culture ne devrait pas être une chose insurmontable. Il me reste désormais à construire une nouvelle étape de ma vie que ce soit au niveau personnel ou professionnel, en restant imprégné par tous ces Hommes rencontrés pendant toutes ces années, qui m’ont influencé et inspiré.
Pour ce qui est de vivre de façon sédentaire après 5 ans de nomadisme, cela ne devrait pas me poser de problème. Je ne vais pas vous cacher que je suis aujourd’hui un peu fatigué de bouger sans cesse et la perspective d’avoir à présent accès à un lit confortable pour plus de 3 jours de suite, à des toilettes Européennes avec papier hygiénique, à de l’eau chaude et de ne pas avoir à me représenter tous les jours est une perspective qui me plaît bien. Et maintenant ? Que vais-je faire ???
Dans quelques jours, je serai de retour à Strasbourg, ma ville de cœur. Après avoir profité de ma famille que j’ai retrouvé pour Noël avec le plus grand plaisir (mon premier Noël en famille en 5 ans) et après avoir profité d’une bonne tarte flambée, d’une bonne choucroute et d’un bon verre de vin blanc, je me lancerai dans l’écriture d’un livre retraçant mes 1825 jours passés au bord des routes du monde.
Ce livre, probablement intitulé "Stop ou encore", aura pour but non seulement de partager bien entendu quelques unes de mes aventures et rencontres mais aussi de faire part de mon ressenti des problèmes du monde via mes discussions avec les populations locales. L’objectif ne sera pas de répéter bêtement ce qui se dit dans les journaux mais de faire part de mes impressions et dialogues avec les populations du monde. Outre ce livre, il est possible qu’un documentaire sur le tour du monde en stop voit le jour. Affaire à suivre. C’est promis, je vous tiendrai au courant dès que le livre sera publié. Si certains d’entre vous souhaitent apporter votre contribution en lisant le livre avant publication et en me faisant part de vos commentaires, je suis plus que preneur.
Une fois le livre terminé, je continuerai de donner des conférences et à faire des apparitions médias cherchant à partager l’aventure, à faire passer des messages me paraissant importants et à faire la promotion de mon livre. Après cela, j’ai plusieurs pistes et projets en tête mais préfère prendre les choses les unes après les autres et vous informerai de mon futur en temps voulu
http://www.ludovichubler.com/ son recit final :
A ma famille, mes amis rencontrés avant et pendant ce tour du monde, aux personnes qui m’ont suivi et encouragé pendant ces 5 années d’errance autour de la planète, à vous tous lecteurs de mon site et de mes newsletters, Ca y est, la boucle est bouclée ! 5 ans jour pour jour après avoir quitté les montagnes des Alpes, me revoilà de retour au point de départ, à l’endroit même que j’avais quitté le 1er janvier 2003. J’avais alors 25 ans, j’en ai aujourd’hui 30. Ci-dessous, à gauche, vous verrez la première photo du tour du monde en stop prise le 1er janvier 2003. A droite, la dernière, 5 ans plus tard. A vous de juger si j’ai pris de l’âge...








