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Prix des taxis-brousses à Madagascar
by Cotvul63 · 2014-01-21 · 3 replies
Bonjour,

l'association dont je fais parti a déjà fait un séjour à Tananarive pour faire des travaux dans un dispensaire en ce moment nous nous préparons pour aller à Maromitety. Toujours dans un but humanitaire. Afin de prévoir notre budget au mieux nous aurions besoins de connaître le prix d'un taxi brousse de Tananarive à Maromitety (Est-ce le meilleur choix de transport ?)
Sécurité et restrictions d'accès dans les Parcs Nationaux du nord de Madagascar
by Willemspie · 2014-01-16 · 4 replies
J'ai entendu que les parcs nationaux du Nord de Madagascar (Ankarana et Montagne d'Ambre) avaient un probleme de securite et que, du coup, certains circuits (ceux qui requierent de camper) etaient interdits. Quelqu'un a-t-il des informations actualisees ?
Itinéraire 15 jours nord-est Madagascar en mai (et sécurité)
by Weez · 2014-01-12 · 5 replies
Bonjour,

Nous partons en mai prochain pour 15 jours à Madagascar. C'est notre premier voyage sur place mais partagerons la première semaine avec un ami qui est déjà parti là-bas. Nous nous interrogeons sur les possibilités d'itinéraire vers le nord/nord-est, réalisable en 15 jours, avec départ et arrivée à Tana.

Quelles sont les étapes que vous nous conseilleriez dans cette région? Y-a-t-il des secteurs à éviter pour des raisons de sécurité?

Vous remerciant pour vos conseils avertis,

Cordialement,

Pierre
Douanes et matériel de sports à Madagascar
by Lakana2 · 2014-01-12 · 4 replies
Bonjour; Je voudrais importer un kayak gonflable plus facile a transporter.Je ne pense meme pas a un kayak rigide pb de transport. Je me demande comment je serai taxé par la douane malgache. Qu'est ce que Gasy net ?pourrait il m'aider a determiner la taxation?
Madagascar en musique
by Geraldinelin · 2014-01-09 · 6 replies
Salut tout le monde, nous venons d'arriver à Mada notre première destination pour notre tour du monde à la recherche de musiciens d'ici et d'ailleurs. nous souhaitons rencontrer des gens et proposons aux musiciens de réaliser des video de leurs talents autour du projet The World Music Tour (theworldmusictour.com). Si vous avez des bons plans ou des contacts nous sommes preneurs. nous quittons Tana vers Antsirabé demain pour revenir ici dans un petit mois.

Bonne route à tous
Réfection de la route Soniérane - Mananar (Madagascar)
by Coqenpat · 2014-01-09 · 7 replies
, Bonjour a tous et bonne année.

Une bouffée d’air frais pour Analanjirofo. Après des années de délabrement, la route nationale n°5 reliant Soanierana Ivongo à Mananara Avaratra connaîtra enfin une réhabilitation. La réception des travaux est attendue pour 2016. Infrastructure routières : 38 milliards d’ariary pour désenclaver Mananara Avaratra La signature de l’accord de prêt relatif à ce projet a eu lieu à Fenoarivo Atsinanana, dans l’Analanjirofo le 26 décembre dernier.

Construction d’une route bitumée d’une longueur approximative de 117 km et large de 6 m ainsi que de 7 ponts qui remplaceront les 6 bacs existants. Super ! finie le raquette du carburent, attente interminable du bac suivent bon vouloir du chef. Je reste perplexe a l’idée de bitumer la route. Connaissant les conditions climatique de la Région duré de vie 6 mois. Donner votre avis et bon voyage
Retour de Madagascar
by Melanie2505 · 2014-01-08 · 17 replies
Je reviens de Madagascar où j'ai vécu des moments exceptionnels.... Je conseille à tout le monde de passer là bas. QUE DU BONHEUR Si des personnes qui préparent un voyage dans le Sud ont besoin de contacts, n'hésitez pas à demander.
Acheter du fil de soie à Madagascar pour fabriquer des broderies
by Marina08 · 2014-01-06 · 2 replies
bonjour! je souhaite trouver où acheter du fil de soie à Madagascar (antananarivo ou aux alentours) pour pouvoir faire des broderies et vêtements avec.
Tananarive - Sambava par la route
by Jera · 2014-01-03 · 8 replies
Nous envisageons un périple Tana vers Sambava par le route! nous ne sommes pas pressé et ferons des haltes tous les 200 kms.....Quelqu'un a t il fait ce circuit et si oui, pour quel prix et avec qui? Merci de nous aidé à préparer ce voyage, que nous ferons seulement si le pays est calme!!!! (le résultat officiel des élections risque-t-il de soulevé la colère des battus?? )
3 semaines à Madagascar en juillet 2014 avec 2 enfants
by Lydia95 · 2014-01-02 · 40 replies
Bonjour, Meilleurs voeux a tout les voyageurs du forum, nous commençons l'année avec nos projets de vacances 2014 et notre choix s'est arrêté sur l'île rouge. Passionnés de randonnée et ayant dejà fait la Réunion, nous avons decidé de crapahuter à Madagascar. Nous serons 4 ( 2 adultes et 2 enfants ( 9 et 7ans ) ), j'aimerais avoir des conseils sur les sites à voir, les incontournables, on ne pourra pas tout faire en 3 semaines donc dans un premier temps, je me suis dis le nord et l'est et une prochaine fois le sud et l'ouest, est ce un bon choix? J'ai cru comprendre qu'il etait conseillé d'avoir un chauffeur local avec un 4*4, avez vous des recommandations? Je suis preneuse de tout vos bons conseils sur le logement, moyen de locomotion etc..., je n'ai jamais été déçue sur ce site depuis de nombreuses années maintenant. Merci encore
Cours de l'ariary: l'euro à 3 100 ariary
by Pitakelly · 2014-01-01 · 133 replies
Bonjour à tous

En ce début d'année 2014 je voudrais vous signaler que l'ariary continue sa dégringolade.Il ne faut pas avoir peur de dire que la monnaie malgache est encore une fois entrain d'être dévaluer. La monnaie est à son plus haut niveau depuis son introduction cela veut dire que le prix des produits de première nécessité augmentent encore. Certes, le sous-développement du pays ne s’explique pas uniquement par la dévaluation de la monnaie, mais celle-ci y contribue beaucoup. Ce fort cours de la monnaie n'est pas bénéfique pour le pauvres peuples malgaches(bien sur il y a toujours des exceptions) je ne citerais personne. Espérons simplement que le touriste qui aura encore plus d'ariary en poche le dépensera aussi sur l'ile rouge.

Bonne année 2014 à tous
Nosy Be en janvier 2014
by Mouloujack · 2013-12-31 · 1 reply
bonjour j aurais beaucoup aimer avoir des renseignements sur la destination de nossy be debut janvier 2014 en ce qui concerne le climat a cette période et l ambiance actuelle j ai lu diverses conversations tentant a decourager voir meme des sujets un peu anti Français sommes nous les bienvenus ?? HESITANT ENTRE NOSSY BE(première fois) ET LE CAMBODGE( voyage déjà fait plusieurs fois) pour ce départ très proche d une durée de 3 semaines METEO ET AMBIANCE LOCALE NOSSY BE ANIMEE OU ENDORMIE EN JANVIER étant bon vivant ACCUEIL LOCAL MERCI DE TOUS VOS APPORTS EN TEMOIGNAGE JE VOYAGE SEUL
La ville aux roses en pays Betsileo (Madagascar)
by Mesrob · 2013-12-30 · 8 replies


Après avoir quitté Antsirabe, ‘la Vichy malgache’ du temps de la colonisation, pour prendre la direction du sud vers Ambositra, il faut empreinter la nationale sept. C’est l’axe routier incontournable permettant les transhumances touristiques en taxi-brousse bondé ou en 4X4 climatisé, pour traverser la région agricole du betsileo jusqu’à celle du grand sud, déshéritée et aride.... Cet axe nord-Sud avait fait l’objet d’un vaste projet ferroviaire éphémère, abandonné à l’aube d’une seconde guerre mondiale, gourmande en hommes et en capitaux ....

On est très vite charmé par une succession des paysages bucoliques s'entremêlant dans un patchwork de rizières en terrasses aux couleurs caméléonnes tirant du vert pomme au moment des repiquages à celui du jaune paille à l'approche des récoltes.... Les maisons en pisé ocre rouge des villages portent dans l'entrebâillement de leurs maigres ouvertures, des traces indélébiles de fumée et de suie provenant du foyer intérieur, sans cheminée existante, par tradition et par superstition….

La route, long serpent bitumeux se faufile, entre champs cultivés de maïs et de manioc, succédant à des parcelles forestières partiellement défigurées.

Les premières l’ont été à la suite d’incendies successifs et pour les autres, ce sont les coups de machettes répétés sur les troncs d’eucalyptus qui donnent ainsi cette vision pathétique d’un milieu forestier, vaste réserve en charbon de bois du pays, programmée pour disparaître progressivement…. La nationale traverse ainsi une immense plaine où les rizières remplissent l'oeil du voyageur d'un exotisme au parfum d’Asie . Cette impression est accentuée par la présence d’habitations aux toits de chaume de riz noyées au beau milieu de cette verdure, mélange de parcelles colorées rappelant les meilleurs spots touristiques .. A cet endroit bucolique, le bas-côté de la chaussée est occupé par des paysans vendant à la sauvette des légumes fraîchement cueillis et rangés méticuleusement sur des étals de fortune en attendant le client de passage … Le voyage est souvent interrompu par des contrôles routiers fréquents, transformés en péage informel. C’est une invitation discrète pour le conducteur local à glisser un billet dans les papiers présentés afin d’assurer un petit plus, au maigre ordinaire de ces vérificateurs nonchalants en uniformes à l'affût de la moindre occasion... Ils savent se montrer plus gourmands et tenaces encore, à l'approche des fêtes dépensières….



Au kilomètre 69, la route passe à côté d’un pont en béton armé, ‘Ilaka’, inauguré en 1953 et détruit en 2OO2 sous les ordres mégalomaniaques d'un ancien président, marin de formation promu amiral rouge des années noires du pays…

Ce geste belliqueux de ses partisans mercenaires à la sauce locale, n'aura servi qu'à détruire un bien collectif pourtant épargné par un climat érosif....avant d'être remplacé par un autre pont, quelques centaines de mètres plus loin, entièrement financé par une généreuse communauté européenne, roue de secours permanente, d'un certain nombre de carences locales….

Juste avant d'arriver à Ambositra, la route slalome au milieu de plantation d'eucalyptus, arbre dominant d'une île de plus en plus chauve, qui distille dans l'air chaud, des odeurs d'huile essentielle provenant d'un feuillage d'un vert cuivré…. La proximité de la ville est marquée par l'implantation des premières boutiques d'artisanat censées séduire le voyageur pressé de rentrer sur la capitale ou de descendre vers un sud lointain….. Une grande ligne droite séparant des grandes rizières en deux parties, annonce l'entrée de la ville où stationnent, dans un désordre coutumier, des taxi-brousses fatigués en partance vers Antsirabe et la capitale… Puis, la route empreinte un raidillon goudronné qui, à l'issue de deux virages successifs débouche sur l'artère principale de la ville. Cette voie principale peine, à certaines heures de la journée, à supporter un trafic disproportionné au regard de l'étroitesse de la chaussée conçue par un colonisateur constructeur auquel n’a succédé qu’une relève idéologique….

La ville est bâtie sur un mamelon dominant les rizières environnantes. Elle est constituée de maisons betsileo datant, pour la plupart, de cette époque coloniale dont certaines, en mauvais état, sont rafistolées de bric et de broc atténuant le charme indéniable qu’il s’en dégageait au temps de leur jeunesse perdue…

En contre-bas de la cité, des nombreux hameaux sont disséminés aux pieds des rizières où réside une majorité de petits artisans travaillant le bois à l’aide d’outils dérisoires, avec pour chacun, sa spécialité comme celle des figurines d’échec ou de la marqueterie à copie multiple voir de la corne de zébu travaillée à chaud…

L’approvisionnement en bois est devenu un véritable problème d’inquiétude pour ces artisans privés de leur matière première, liée à une déforestation des plus inquiétantes... Le bois de rose est devenu rare, extrêmement réglementé et cher, le bois d'ébène a lui quasiment disparu étant remplacé par une couche de cirage noir ou de noir de fumée sur des bois blancs...

Les bois fraîchement abattus sont travaillés sans un séchage, ni stockage préalables ce qui entraine un fendage fréquent des objets sculptés et de la marqueterie vendus..... Le meilleur d'entre ces artisans, étant sans conteste, un couple d'anciens universitaires, formés à l'archéologie, mais qui, par la faute d’une promesse non tenue pour travailler pour l'Unesco, se sont reconvertis dans la marqueterie originale et la lutherie d'une finesse élégante .

Cette agglomération est une cité paysanne tranquille du betsileo, point de passage obligé des transhumances sud et nord vivant essentiellement de ses activités d'artisanat et du travail de la terre…. Le passage de camions chargés de zébus destinés à l’approvisionnement de la capitale est journalier... Les bêtes transportées sont parqués en quinconce à l’arrière des véhicules tout en étant maintenues par des cordes pour éviter des blessures inutiles au cours de leur long transport. La traversée de la ville les contraint à l’obligation d’un arrêt à proximité de la gendarmerie pour être contrôlés afin d’en juguler, sans grande efficacité notoire, un trafic juteux d’animaux volés dans le sud…

Chaque samedi, jour de marché, la ville est prise dans un tourbillon de va-et-vient d'un monde paysan qui déferle tôt le matin en apportant ses productions familiales. Seules, les rues conduisant au commissariat de police sont réservées à cet événement, mais, il faut s'armer de patience pour avancer au milieu de ce flot de badauds bigarrés qui monopolise ces rues devenues, l'espace d'un matin, un immense marché à ciel ouvert ….

Le jour est à peine levé lorsque descendent les premiers vendeurs partis de leurs villages situés dans les montagnes environnantes à plusieurs heures de marche, en majorité des femmes par groupe de quatre ou cinq, échangeant histoires et ragots pour passer le temps d'une marche interminable….

Sur le marché même, c'est l'occasion des rencontres hebdomadaires où chacun discute avec son voisin d'un jour en disposant sa marchandise à même le sol sur des emplacements convenus à l'avance, présentée en petits tas pour les légumes ou dans des sacs de jute pour les pistaches ou le riz avec le fameux kapoka, boîte de lait vide servant d'unité de mesure….



Plus loin, des stands improvisés, sortes d'assemblages improbables en rondins de bois tordus, permettent la vente de marchandises "made in china", sacs à dos, chaussures, appareils de musique ou lunettes contrefaites….sans parler de vieilles fripes chiffonnées, commerce fleurissant issu de collectes européennes vendues au poids à des importateurs insulaires qui plombent à jamais une production locale, hier florissante mais aujourd’hui, réduite à peu…. Le centre ville est délimité à ses extrémités par deux marchés couverts Nord/Sud permettant aux habitants un approvisionnement rapide à quel endroit qu’ils se trouvent....



Un chemin circulaire encercle la ville permettant au promeneur tranquille d'observer le travail ingrat des rizières, du repiquage du riz réservé aux femmes, à celui du sarclage attribué aux hommes poussant une houe entre les plants alignés de riz déjà bien vigoureux…. Sur cette piste giratoire, dans un espace en friche et en broussailles, à quelques encablures du centre, des pauvres filles tapinent à l’affût ... En bordure de route, à proximité d'abris de misère recouverts de plastiques servant occasionnellement de lupanar champêtre, elles attendent de croiser du regard celui d'un passant, client potentiel de ces femmes sans ressources, aux destins de vie tragique, d'une noirceur absolue..

Les hôtels à touristes, au confort simple mais approprié pour un voyageur peu exigeant et pressé, sont disséminés dans la partie haute de la ville.... Avec une attention particulière pour le plus prisé d'entre eux, situé en direction d'un temple protestant, qui propose une dizaine de bungalows en bois.

Les panneaux en palissandre utilisés pour ces bungalows sont sculptés de fresques dans le plus pur style zafimaniry. Ils donnent ainsi aux visiteurs d’un jour, une impression recherchée d'authenticité de plus en plus diluée, aujourd’hui, sous les coups de butoirs d’une mondialisation envahissant même les endroits les plus discrets...

La place de la mairie est un espace goudronné planté d'un terrain de sport équipé, d’un unique côté, d'un panneau de basket fatigué dont il ne subsiste que le cercle métallique du panier… Des jeunes viennent régulièrement y disputer des parties entre copains sous le regard d'un public jeune, oisif, assis sur une tribune en béton. Cette construction domine l'ensemble du site partagé entre cet espace sportif et deux stèles commémorant l'indépendance et l’insurrection de 47, ciment historique d’une unité malgache rebelle à toute ingérence étrangère....

Tous les jours de la semaine, en fin d’après-midi, les pousses-pousse affluent sur cette place située à proximité des écoles en attendant de transporter les élèves jusqu’à leurs domiciles..... Souvent, il n’est pas rare de voir, quatre voir cinq petits écoliers monter dans un même pousse tandis que le tireur amorce le départ en prenant, sous les enthousiasmes communicatifs des enfants, des allures de courses de kermesse en dévalant la pente sous les regards amusés des passants...

Un peu plus loin, lorsqu'on redescend vers la rue circulaire commerçante, on passe devant le bâtiment neuf de l'alliance française. C’est l’unique lieu culturel où la petite bourgeoise locale inscrit ses enfants afin d’y entretenir, tant bien que mal, un bilinguisme en perte de vitesse avec une langue de Molière passée du stade culturel à celui, bien moins prestigieux d’une possible issue de secours d’un avenir insulaire fragile….

Le soir, les aboiements fréquents des chiens rôdeurs, se déplaçant dans la cité endormie au fil des longues heures de la nuit, agacent le dormeur insomniaque car ces bêtes ne mettront un terme à leur concert monotone qu'à l'approche des premières lueurs du jour ... Un panneau de béton en lettres peintes défraîchies indique "tuerie d'Ambositra", mais, il s'agit, en réalité, d'un abattoir municipal dont l’activité atypique mérite d’en comprendre son fonctionnement. A chaque aube de la semaine, d'autres aboiements de chiens très localisés succéderont à ceux de la nuit pour retentir uniquement dans la partie basse de la ville, ce sont les chiens des bouviers, chargés de rabattre les zébus depuis leurs enclos de nuit jusqu'à l'abattoir municipal, pour un ultime voyage ….

Ils s'acquittent de cette tâche avec ardeur, comme d'un jeu méritant une récompense, le droit à quelques morceaux de lambeaux de viandes chaudes lorsque ces bêtes seront égorgées. Et tout en pataugeant dans les rigoles de l'abattoir qui servent à l'évacuation de tous les liquides, ces chiens lapent le sang des bêtes égorgées pour ressortir au dehors munis de bottines rouges aux pattes et affublés d'une muselière écarlate…. Ce manège coloré dure le temps qu'un quota d'animaux abattus soit atteint tandis qu'au dehors, toute cette petite foule se presse en attendant que les employés terminent leur travail de dépeçage à l'intérieur, sous les derniers beuglements des bêtes saignées à vif…. Dans ce groupe attentiste, chacun repartira avec un bucrane, des pattes ou des sabots ainsi récupérés au profit de l'artisanat local....



Des quartiers entiers de viandes sont ainsi empilés dans les coffres de ces voitures, empêchant leur fermeture, déjà compromise à vide, pour aller approvisionner les boucheries de quartier…

A quelques encablures de là, sur la hauteur perchée, à l'abri des regards, un cimetière, abandonné aux broussailles impénétrables et au mauvais entretien évidant, laisse apparaître de nombreuses tombes de vahaza, modestes colons décédés durant l'occupation française et les premières années d’indépendance….

Avec, dans sa partie basse, une zone bien entretenue, celle d’un carré de tombes alignées au cordeau, surmontées de croix blanches aux cocardes tricolores repeintes des légionnaires français qui ont perdu la vie sur une île où l’état colonisateur s’est fourvoyé et dont certaines sont ornées du croissant musulman attestant du respect du communautarisme de chacun…..

Un ensemble de bâtisses en briques rouges entourés d’un haut mur d’enceinte jouxte ce cimetière en déshérence... Il s’agit du couvent de soeurs bénédictines, bâtiments en brique rouge d’une petite communauté d’environ vingt-cinq religieuses malgaches.. Par une porte d’entrée en tôle peinte en gris, on pénètre dans ce monastère qui tranche avec l’extérieur par un environnement joliment entretenu et une quiétude des lieux invitant à la méditation.... Cette communauté vit en autarcie avec une fabrication notoire de fromages au lait de vache mais aussi avec quelques productions maraichères provenant de leur jardin potager et de leur ferme... Elles logent les visiteurs sans aucun prosélytisme en leur proposant un hébergement simple accompagné d’une cuisine familiale qui mérite un détour pour ceux qui recherchent le calme et le silence du soir dans un lieu d’exception à l’écart d’un tourisme banalisé...



Plus loin, en empruntant une piste en direction de la partie montagneuse qui domine la ville, au pied d’un massif boisé, on peut découvrir une plantation de thé de forêt, unique production de ce type sur île....

L'appellation d'Ambositra ‘la ville des roses’ date du temps de la colonisation où les autorités locales avaient décidé de donner une image plus touristique à la bourgade en plantant des rosiers dans toute la commune…. De cette époque, il ne reste plus que quelques plants rescapés, dégénérés, qui poussent encore à l'état sauvage sur quelques talus.... La ville a abandonné son nom colonial dans les années 7O pour faire table rase d’un passé et d’une époque oubliés et révolus....

Cette ville possède de réels atouts à découvrir qui séduiront le voyageur amateur d'authenticité et de simplicité et cela, malgré sa réputation de capitale de l'artisanat qui pourrait laisser supposer, à tort, devoir supporter une importante fréquentation touristique ...

Elle a su conserver une atmosphère de terroir rizicole aux couleurs harmonieuses et douces en constituant un bel ensemble imprégné d’une ambiance bon enfant de la part de la population locale ... Et lorsqu’on s’échappe du centre ville animé, on peut entendre durant la journée, le bruit des outils sur le bois, maniés par ces artisans dans de modestes ateliers, à proximité des rizières....

Ambositra mériterait plus qu’un simple arrêt souvenir pour convenir à tous ceux qui sont à la recherche d’un bon équilibre entre campagne/ville de province avec un artisanat qui se mêle au dur labeur imposé par la culture hydraulique du riz....



C’est une pause agréable et nécessaire pour bien comprendre ce qui fait le quotidien de cette population betsileo, son charme discret avant d’aborder les paysages du sud ou de la cote est, aux environnements si différents......

Traduction d'un message en malgache
by Testo38 · 2013-12-29 · 5 replies
Bonjour,

J'aurais besoin svp de la traduction d'un message en malgache, dont je n'arrive pas à saisir le sens.

Il s'agit d'une réponse à une annonce que j'avais postée sur un forum, où je disais rechercher quelqu'un habitant Madagascar qui puisse trouver pour moi sur place une liste de livres malgaches que je cherche à acheter.

Voici sa réponse :

" "Ny olana dia mipetraka any Frantsa aho, ary tsy mety mahita ireo boky ireo ao." Izany oe eto Mcar ihany enao io zao fa ny hakamoana hande librairie de matikambo eto, tsss, nanda letsy mtady fa aza de zatra ny tolora-potsiny a"

C'est la deuxième phrase que je n'arrive pas à traduire, quelqu'un pourrait-il m'aider svp ?

Merci d'avance.
Combien sont payés les letchis à Madagascar
by Jera · 2013-12-25 · 33 replies
Les producteurs malgaches se cassent le dos pour une misère à ramasser des letchis; qui sont revendus un prix d'or en Europe dans les grandes surfaces..........( 2,69 euros le kg égale 8070 ariary et 40350 fmg à mada......... Ma question, combien de gens se gavent sans rien faire, sauf en faisant travailler leur capital.......... Merci de votre réponse......Un ami des malgaches
Belo sur Mer vaut-il vraiment le détour? (Madagascar)
by Cmartinotte · 2013-12-24 · 17 replies
Bonjour,

nous sommes en train de monter un voyage sur Madagascar, et après la descente de la Tsiribine, les Tsingy, le retour par Morondava et l'allée des baobabs, on nous suggère un arrêt à Belo sur Mer de trois jours? cela vaut il vraiment le coup? qu'y fait on ? sachant que notre budget sera serré et que les prestations offertes par l'hôtel ne sont sûrement pas "gratuites ".( Hôtel Entremer) j'attends vos avis. Merci
Hôtels à Mantasoa (Madagascar)
by Lord2laze · 2013-12-23 · 3 replies
Quels hotels conseillez-vous à Mantasoa et quel est le prix de la course pour aller jusque la-bas carburant inclus ? Si quelqu'un a un tuyau pour une voiture avec chauffeur, je suis preneur.
6 mois d'île rouge (Madagascar)
by JulAfrilien · 2013-12-23 · 4 replies
Bonjour forumiste!!! ao tsara Madagasikara Me voici de retour de 6 Mois à Madagascar, ce pays m'a donc paru d'une richesse extraordinaire malgré la misère présente. Étant novice du voyage sur le continent Africain, mon arrivée à Tana à été quelque peu bouleversante les premiers jours mais je me suis assez vite adapté à la vie Malgache. La simplicité et l'humanité des gens de ce pays m'a tout de suite envoûté et ne m'a pas lâché jusqu'à la fin de mon voyage. J'ai donc passé 2 mois 1/2 à Tana avec l'Association Ankanifitahiana, une structure qui a vraiment besoin d'aide surtout en ce moment n'hésitez pas à prendre contact pour plus d'informations. Puis Majunga , Ampefy, Antsirabe, tsiribihina, tsingy, morondava, Fianarantsoa, rano mafana, Manakara...pendant 3 mois. Ayant pris le temps de mes ètapes dans chacun de ces endroits je me suis rendu compte que les malgaches vous considères autrement qu'un portefeuille sur pattes après qqles temps passé dans un endroit. C'est pour moi un pays que l'on prend le temps de visiter en allant au contact de la population pour essayer d'enrayer aux yeux des malgaches le tourisme irresponsable dont j'ai été témoin sur place avec certains Tours opérateurs où les clients ne trouvent aucun intêret à ce pays et qui le montre ouvertement, caché la majeur partie du temps derrière leurs objectifs d'appareil. Biensûr je ne parle pas de tous les gens qui voyagent en TO car j'en ai rencontré agissant en touriste responsable et respectueux de la population. Ce qui m'a permis de me rendre compte que le fait de partir seul pour ce pays était un bon choix, cette destination se prête très bien à cette forme de tourisme, pour le contact et ainsi voyager à votre rythme... Ha!!! le rythme de la vie malagasy, toute une histoire, prendre le temps de faire les choses et ainsi privilégier la vie , c'est comme cela que je l'ai perçu.

Donc, pour ma part ce voyage m'a apporté énormément et m'a permis de me rendre compte que ces gens ont rien, mais que en fait ils ont tout, et qu' ils essayent ou pas pour certains car ils n'en éprouvent pas le besoin, de se raccrocher à cette société mondiale de consommation dans laquelle on vit qui détruit l'humanité. Bref je m'égare désoler mais de toute façon nous vivons ds ce monde et il ne faut pas le renier complètement, je trouve juste dommage que ce soit des populations comme celle ci qui en paye le prix. Culinairement parlant c'est le carrefour de plusieurs civilisation donc je m'en suis mis plein la pense mais sur les 6 mois globalement un peu trop salé et gras mais les produits locaux vous le font vite oublier. Les paysages sont magnifiques et très différents d'une région à l'autre. Les bémols ont été les conditions de la femme dans certains endroits ainsi que la religion omniprésente j'ai eu un petit peu de mal avec ces 2 aspects. Pour l'insécurité je suis resté méfiant mais ma naïveté a pris le dessus au bout d'un moment et je n'ai eu aucun problème je ne pense pas que se soit un pays plus dangereux qu'un autre après c'est toujours pareil tout dépend vos objectifs et votre façon de voyager.

Voila un petit témoignage de mon voyage sur l'île rouge, je vous encourage donc à vous rendre dans ce pays magnifique pour éventuellement y apporter votre aide en association ou autre, mais sachez que même en tant que touriste pour une courte période si vous prenez le temps de jouer avec les enfants (par exemple) et d'aller vers cette population, les malgasy vous considèreront autrement qu'un simple blanc riche, en tout cas c se que j'ai ressenti. Il y a aussi une dernière chose que je n'oublierai jamais de ce voyage c'est que le malgache (masculin et feminin) est humble et fier dans la vie qu'il mène, malgré certains inconvénients et je me suis, quelquefois, senti nettement inférieur à eux sur la façon de voir les choses. Je trouve cela d'une humanité profonde, quand on pense tout ce que cette population a subit à travers les générations et encore maintenant d'ailleurs qu'ils gardent la tête haute malgré les choses qu'ils subissent, ces gens ont la CLASSE!!!!! Merci encore aux personnes qui m'ont informé sur ce forum avant mon départ, mon voyage ne c'est pas passé comme je l'avais prévu mais n'est ce pas cela la beauté du voyage?

Bref, J’espère donc que mon témoignage vous aura plu et qu'il éclairera un petit peu les futurs voyageurs de l'île rouge. Bonne continuation a vs soava dia Julien
Retour de la peste à Madagascar
by Filou33 · 2013-12-13 · 33 replies
Ce vendredi 13 décembre 2013, l'Office National du Tourisme à Madagascar (ONTM) annonce le recensement de cas de peste bubonique dans 5 districts du pays. à savoir Mandritsara, Soanierana Ivongo, Ikongo, Tsiroanomandidy et Ikalamavony situés dans le Centre nord et le Centre sud de l'île.

La peste connue depuis l'Antiquité n'a jamais disparu de la planète. Cette année, Madagascar y est particulièrement confrontée. Quatre-vingt six personnes ont attrapé cette maladie et 39 sont décédées depuis septembre dont plus d'une vingtaine ces derniers jours.

L'épidémie, qui concerne cinq districts sur 119, est propagée par les rats poussés vers les habitations notamment par la déforestation incontrôlée de l'île, dans un pays ravagé par la pauvreté et une invasion de criquets sans précédent cette année. Un médecin de la direction générale de la Santé à Antananarivo, la capitale, a précisé que 90% des cas prenait la forme de la peste pulmonaire qui est plus grave que la forme plus répandue -la peste bubonique ou peste noire- car elle peut tuer en trois jours. Elle peut aussi se transmet par voie aérienne d'homme à homme, par l'inhalation des gouttelettes expectorées par les malades.

De plus, «avec les pluies et les ordures qui s'entassent, cela attire les rats dans les villes et villages», ajoute ce responsable. Antananarivo, où aucun cas de peste n'a été enregistré, croule sous les ordures au point que la délégation de l'Union européenne a lancé des actions d'urgence d'assainissement pour les zones basses de la ville, souvent inondées, la capitale étant elle-même entourée de rizières.

Les autorités sanitaires malgaches s'activent actuellement pour informer les populations des zones isolées concernées sur les symptômes et les soins face à d'éventuels cas.

Bonnes vacances à tous quand même. 😉

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