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Croisière sur le Costa Serena
by Brendaharley · 2009-10-26 · 10 replies
Bonjour, j'aurais un petit service à demander à toute personne faisant une croisière sur le COSTA SERENA en décembre 2009. Tout simplement envoyer un petit bonjour à Max, le pianiste (cher à mon coeur) que je ne pourrais pas voir cette année. Ce serait très gentil.... De la part de Pascale (il comprendra) D'avance merci aux ames charitables. et bonne croisière
Croisière "Vision d'Orient" sur le Costa Serena le 25 octobre 2009
by Arlette06 · 2009-10-19 · 18 replies
Bonjour à tous!!!

Qui part sur Le Costa Serena Vision d'Orient le 25 Octobre 2009???😉😉😉
Croisière sur le Costa Fortuna ou Costa Victoria vers la Grèce au départ de Venise?
by Arcocéan · 2009-10-13 · 15 replies
Bonjour,

Nous envisageons une croisière vers la Gréce au départ de Venise. Nous hésitons entre le Costa Fortuna et le Costa Victoria. Qui a déjà pris ces deux bateaux et nous dire celui qu'il préfére et pourquoi ? Merci par avance pour vos réponses
Croisière sur le Serena: excursion en solo à Istanbul
by Arlette06 · 2009-10-12 · 3 replies
Bonjour à tous,

Quelqu'un pourrait il me renseigner comment sortir rapidement du Costa Serena pour faire une excursion en solo sur Istanbul et passer avant les groupes pour l'excursion organisée par Costa? Y a t il un pont, une porte numérotée, une heure à respecter...? Car dans le forum j'ai lu que les personnes qui n'avaient pas pris l'excursion avec Costa, passés bien après, moi j'espère que nous pourrions se faufiler avec vos réponses....😉 Merci à tous et bonne journée
Le pays où le noir est couleur
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Hôtel Iberostar Laguna Azul à Varadero la première semaine d'octobre
by Bowen77 · 2009-09-19 · 27 replies
Bonjour à tous, nous seront à Cuba, Varadero du 2 au 9 octobre 2009 et aimerions savoir si il y en a parmi vous qui y seront durant cette période. Ce serait le fun de pouvoir socialiser et faire des connaissances. Nous serons au Iberostar Laguna Azul et avons hâte de pouvoir l'essayer pendant que c'est tout neuf!! Espérons que nous ne rencontrerons pas trop de problèmes!!

Bonne journée à tous!
Québecoise qui aimerait aller à Constantine d'ici quelques semaines
by Christine673 · 2009-09-16 · 31 replies
Après deux ans de discussions avec un Algérien;J'aimerais bien entendre des témoignes de femmes du quebec vivant le meme expérience que moi.(On me dit souvent que je ne suis pas la seule :-)... J'aimerais bien aller en Algérie et me demande si il y a ici des femmes québécoises qui vont en dans ce pays bientot. Au plaisir de vous lire merci
Vérification d'opposabilité en France d'un divorce prononcé en Thaïlande
by Anthai · 2009-09-10 · 25 replies
Bonjour à tous,

Je suis passé à l'ambassade de France en Thailande il y de cela un moins environ pour mon amie thaï qui était mariée à un français et qui a divorcée en Thaïlande il y a maintenant plus d'un an. Du coté thailandais ils sont bel et bien divorcés en revanche du coté français le mari n'a toujours pas fait la démarche d'envoyer les documents au procureur de la république et refuse catégoriquement de le faire.

L'ambassade nous a remis une liste de documents à envoyer au procureur, cependant ils nous manquent l'acte de naissance de son ex-mari qu'elle ne peut obtenir. (son visa pour la france lui a été refusé)

Et pour la lettre que le conjoint français doit théoriquement écrire, puis-je l'écrire moi-même en expliquant la situation ?

Merci d'avance pour toute l'aide que vous pourrez m'apporter car je commence à désespérer.
Célébrer un mariage sur une plage et trouver des témoins sur place en République Dominicaine?
by 0caly0 · 2009-09-01 · 21 replies
Bonjour,

mon fiancé et moi avons pour projet de nous marier le 12 juillet 2010 (oui on a le temps) en République Dominicaine... Etant belges, nous nous sommes renseignés sur les diverses formalités et rien que la récupération de nos actes de naissance nécessite beaucoup de temps (n'étant pas nés en Belgique), sans compter les formalités administratives pour retirer tel ou tel document, les traductions, légalisations, contact des consulats, ambassades et j'en passe !

Bref !

Nous avons décidés d'y partir seuls et d'y célébrer notre mariage civil, pour au retour, un jour, célébrer notre mariage religieux avec toute notre famille réunie, mais ce précieux moment, nous tenons à le partager seuls... Seuls signifie également... Sans témoins...

Nous nous demandions donc s'il était possible que des mariages soient organisés sur des plages... ? Et s'ils nous était possible, à votre avis, de trouver des témoins sur place...

Je sais que nous nous y prenons tôt, mais du à toutes les démarches administratives et au prix plus que raisonnable lorsque l'on réserve vols, hôtels, etc. suffisamment en avance, nous tenons à nous renseigner pour que tout soit prêt pour ces vacances, nous l'espérons, inoubliables ^^

Merci d'avance de vos réponses ! :D

(PS: j'ajoute, quelles régions nous conseillez vous ? )
Obtention d'un visa pour partir vivre à Londres étant Turc?
by Tiredcaptain · 2009-08-27 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je vis actuellement en Turquie avec mon ami (turc). Je souhaite partir vivre à Londres l'année prochaine et biensur j'aimerais que mon ami puissse vivre cette expérience avec moi. Je sais que, étant turc, il aura forcément des formalités à effectuer, ce n'est pas le problème.. ( je connais un peu les histoires de visa, en 8ans il na jamais pu obtenir un simple visa touristique pour venir me voir en France pour 1semaine de vacances.. résultat je vis en Turquie actuellement et jen suis ravie) lol mais revenons a nos moutons.

Ma/mes question(s) :

- Quelle est la solution la plus appropriée à notre situation? serait-il préférable que nous nous marrions pour 'faciliter' les démarches pour le visa UK? Etant française je ne vois pas ce que ça changerait mais bon.. On m'a dit que peut etre les personnes du consulat auraient des doutes quant au sérieux de notre relation ( beaucoup de mariages blancs ou gris).Cela ne nous dérangerait nullement de nous marrier (ensemble depuis presque 9ans) cest juste quon est pas des obsédés de la robe blanche, valses and co 😛 mais si ça peut aider biensur quon le fera.

- Quel visa demander? ( pour lui) : je pensais que demander un visa de travail etait interessant et egalement preuve de sérieux (dans l'hypothese ou mon ami peut fournir une attestation de la part d'un employeur susceptible de l'engager, type promesse d'embauche ou autre..) mais là également on m'a dit qu'il ne fallait surtout pas faire ça, les personnes du consulat (soi-disant..) ne donnent pas de visa à des personnes souhaitant s'installer qlq années en GB, ils pensent quils ne repartiront jamais dans leur pays d'origine..

Personnellement, nous avons bien mal au coeur à l'idée de quitter notre belle Turquie mais je suis dans l'obligation de me rapprocher de ma maman qui a besoin de moi, elle habite à Paris mais pour des raisons pratiques il nous sera plus simple de vivre en GB qu'en France, surtout à Paris..) je dis ça pour les personnes qui auraient pu me dire ' si vous avez de la famille en GB ce sera+simple..' ce nest pas le cas, jai qlq amis qui travaillent à Londres mais étant français je ne vois pas commment ils pourraient nous aider pour une demande de visa..

La seule solution: qu'il demande 'simplement' un visa touristique en GB PUIS quil se trouve un boulot PUIS quil fasse une demande de visa de travail? jai demandé à un ami sur place qui me dit que cest quasiment impossible de l'obtenir..

alors?? on fait quoi?... Désolée de vous exposer ma vie sur un forum, jimagine que ca ninteresse personne, mais je prefere vous eclairer tant que possible sur notre situation, pour les personnes qui sy connaissent un peu en visas and co ce sera plus simple de me donner une réponse en connaissant bien les détails.

Merci d'avance vraiment et bonne journée à tous
Meilleur hôtel pour un mariage à Cuba?
by Lilou73 · 2009-08-11 · 6 replies
bonjour

j'aimerais savoir quel est le meilleurs hotel pour un mariage a cuba.C'est un petit mariage que nous voulons privé nous sommes que 4. Nous aimerions avoir une belle plage qui se marche , un lieu ou les activité du genre dauphins, masinage ... soit pres nous ne voulons pas un hotel qui est haut de plusieurs étages nous attendons vos proposition svp pas de site nudisme

Lilou73
Maurice: recherche location de chaises, table, marquise
by Chrisphil77 · 2009-08-07 · 10 replies
Bonjour

Voilà je me marie au mois de mars 2010 à l'île Maurice et organise moi même la réception de mon mariage qui aura lieu dans la villa que je loue. Nous ne serons pas nombreux environ 7/8 personnes.

Je recherche donc un particulier ou pas qui louerait table + chaises + marquise (sorte de tonnelle) et un bon traiteur.

Je suis preneuse de tout bon plan ou idées

Merci à tous ceux qui me répondront.

Christelle
Compagnie aérienne du Mali?
by Persica · 2009-07-29 · 7 replies
Bonjour,

je vais me rendre au Mali avec mes 2 enfants (8 et 6 ans). Certains d'entre vous ont-ils déjà voyagé avec la Cie aérienne du Mali ? Qu'en pensez-vous particulièrement en ce qui concerne les enfants ?

Merci d'avance de vos conseils.

Valérie
Cuba: la période russe, une émission sur France 'O'
by Viajecuba · 2009-07-21 · 14 replies
regardé hier soir, 20 juillet, une émission passionnante sur France 'O' la chaine de service public française TNT consacrée à l' outremer : nous parlons d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre, 1959 a 1989 environ, suivi de la période économique spéciale.... qui dure encore aujourd'hui 20 ans après !

le reportage parlait des 30 années de présence, d'association même, russe à Cuba, une époque ou tout fonctionnait, ou on trouvait des boites de conserve de viande et jambon pour des prix ''donnés'', la manière dont la société cubaine s'est imprégnée de culture russe, de socialisme ;

les collaborations et mariages entre les deux peuples, bien plus de cubains ayant ramené des russes au soleil que de cubaines épousant un russe et partant vers le froid...

superbe sujet, si vous pouvez le regarder sur le cable (rediffusion ?) n'hésitez pas

20:35 Archipels Magazine de société - Durée : 0 h 55 Presentateur : Elyas Akhoun

Les Russes à Cuba

Cuba a vécu dans les années 60 une période originale de son histoire, la rencontre paradoxale de la Révolution cubaine de Fidel Castro et du socialisme soviétique. Commence alors une relation intense, étrange et singulière, non seulement en raison de la distance géographique mais aussi au vu de la différence entre les deux peuples.
Départ pour La Rochelle - Biarritz àvélo
by Lalisette · 2009-07-06 · 7 replies
🙂 bonjour! Ca y est , on part pour Biarritz!! les velos sont chargés ainsi que les cariolles.. et les enfants n'ont plus qu'a monter! Apres des mois d'attente, ca y est enfin! C'est parti pour 15 jours. Je souhaite egalement bonne route à tous ceux qui partent ds l'été!! a bientot et vive le vélo!!😎😎
Certificat de capacité de mariage pour la Thaïlande = certificat de célibat?
by Ass2lille · 2009-07-05 · 19 replies
Bonjour, Je suis francais et je vais me marier avec une thailandaise en thailande. Dans un 1er temps je voudrais savoir si le certificat de capacité de mariage est égal au certificat de célibat car le délai pour l'obtenir en thailande est d'environ 3 semaines. pour moi cette attente m'obligera a rentrer au pays et revenir pour poursuivre mon mariage. "on" me dit que le certificat de célibat peut etre obtenu en france en mairie ou plus simplement par un notaire. ce qui raccourcirait le délai. quelqu'un a t'il déjà procéder de la sorte ? Merci a tous ceux qui prendront le temps de lire ce message et i répondront avec sincérité.
Liaison aéroport de Shannon-Galway?
by Ben130 · 2009-07-04 · 6 replies
Bonjour, je voudrais savoir s'il existe une liaison en bus ou en train de l'aéroport de Shannon vers Galway. Si oui, à quel prix et à quelle fréquence? En fait, j'arrive à Shannon le 11 juillet au matin, je me demande si j'aurais des difficultés pour me rendre à Galway.

Merci d'avance. Ben.
Mariage au Panama
by Chrystine22 · 2009-07-02 · 2 replies
Bonjour, j'envisage de me marier au Panama avec mon copain qui est originaire de la-bas ... Mais nous vivons au Québec. Donc moi j'ai la citoyenneté canadienne et lui la double citoyenneté (canadienne et panaméenne).. Nous savons pas encore si nous allons faire ça a l'hôtel, ou dans une église la-bas... Toute ça famille vient de la donc ça sera plus facile pour lui. Est ce qu'il y a des exigences particulières pour les mariages ???

J'attend de vos nouvelles !!!

Merci beaucoup
Belges mariés à Las Vegas: validation en Belgique?
by Elvis1976 · 2009-06-23 · 1 reply
Hello,

Nous avons le projet de nous marier à Las Vegas et de faire valider ensuite ce mariage en Belgique et nous souhaitons obtenir des expériences concrètes de belges ayant vécus cette expérience et pouvant nous décrire exactement toutes les procédures nécessaires afin de faire reconnaitre officiellement ce mariage en Belgique.

Nous avons lu beaucoup de choses à ce sujet et voudrions avoir l'avis de belge qui sont passés par là

Merci d'avance

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