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Moyens de paiement au Sénégal, frais de change
Bonjour à tous,
Nous sommes une dizaine d'étudiants de Grenoble à nous rendre près de Kaolack afin de réaliser la construction d'une salle de classe. Personnellement je n'ai jamais voyagé et j'ai pas envie d'avoir de mauvaises surprises à mon arrivée, notamment par rapport aux moyens de paiement. Etant donné qu'on aura une grosse somme d'argent, on peut pas transporter le tout en liquide sur nous. Quels alternatives se proposent à nous ? Voyager avec une carte bleue sur place me semble le mieux, mais il me semble qu'on aura d'important frais bancaires. Ou alors ouvrir un compte sur place.
Don clairement ma question est la suivante : aujourd'hui j'ai une certaine somme d'argent sur un compte français en france, quel est le moyen le plus efficace pour payer nos dépenses sur 2 mois au Sénégal ?
Merci de vos réponses !
Nous sommes une dizaine d'étudiants de Grenoble à nous rendre près de Kaolack afin de réaliser la construction d'une salle de classe. Personnellement je n'ai jamais voyagé et j'ai pas envie d'avoir de mauvaises surprises à mon arrivée, notamment par rapport aux moyens de paiement. Etant donné qu'on aura une grosse somme d'argent, on peut pas transporter le tout en liquide sur nous. Quels alternatives se proposent à nous ? Voyager avec une carte bleue sur place me semble le mieux, mais il me semble qu'on aura d'important frais bancaires. Ou alors ouvrir un compte sur place.
Don clairement ma question est la suivante : aujourd'hui j'ai une certaine somme d'argent sur un compte français en france, quel est le moyen le plus efficace pour payer nos dépenses sur 2 mois au Sénégal ?
Merci de vos réponses !
Envoi d'une exposition à Dakar
Bonjour ,
Mon asso souhaite envoyer une expo photo d'assez grande dimension à Dakar.
ça ferait un "colis" d'environ 3mx3m.
Quelqu'un aurait des conseils techniques? Administratifs?
Merci!
Quelqu'un aurait des conseils techniques? Administratifs?
Merci!
Expatriation en Casamance
Bonsoir à tous,
Mon chéri et moi avons décidé de nous installer en Casamance (Cap-skirring) probablement en août ou septembre. Mon chéri a découvert la Casamance il y a 20 ans, il en a gardé un souvenir magnifique!!!
Et moi il y a 1 an , avec des craintes et finalement, je ne voulais plus repartir ! Mon retour en France fut terrible .
Nous avons mis notre maison à vendre, et voilà, elle est vendue, donc on part !
Depuis, je passe mon temps sur le net à glaner des infos sur la Casamance et on voit de tout !! Mais cela ne nous décourage pas, ON PART !
Je souhaiterais pouvoir échanger avec des expats en Casamance
Je cherche depuis quelques mois une location de maison pour 1 mois pour commencer et ensuite, nous envisageons d’investir, si cela nous plait !!
Je suis preneuse de toutes informations.
Merci d'avance.
Mon chéri et moi avons décidé de nous installer en Casamance (Cap-skirring) probablement en août ou septembre. Mon chéri a découvert la Casamance il y a 20 ans, il en a gardé un souvenir magnifique!!!
Et moi il y a 1 an , avec des craintes et finalement, je ne voulais plus repartir ! Mon retour en France fut terrible .
Nous avons mis notre maison à vendre, et voilà, elle est vendue, donc on part !
Depuis, je passe mon temps sur le net à glaner des infos sur la Casamance et on voit de tout !! Mais cela ne nous décourage pas, ON PART !
Je souhaiterais pouvoir échanger avec des expats en Casamance
Je cherche depuis quelques mois une location de maison pour 1 mois pour commencer et ensuite, nous envisageons d’investir, si cela nous plait !!
Je suis preneuse de toutes informations.
Merci d'avance.
Réservation à distance de l'auberge Chez Ali à Ngor (Sénégal)
Bonjour,
je vais séjourner une petite semaine à Dakar en juin 2013. j'ai découvert sur internet l'auberge chez Ali à Ngor. quelqu'un connait il ? avez vous des renseignements à me donner concernant la location de l'appartement ? de plus avez vous déjà effectué la réservation à distance et envoyé de l'argent par western union pour reserver ? J'ai un peur d'avoir une mauvaise surprise en arrivant...
Merci d'avance pour vos réponses.
je vais séjourner une petite semaine à Dakar en juin 2013. j'ai découvert sur internet l'auberge chez Ali à Ngor. quelqu'un connait il ? avez vous des renseignements à me donner concernant la location de l'appartement ? de plus avez vous déjà effectué la réservation à distance et envoyé de l'argent par western union pour reserver ? J'ai un peur d'avoir une mauvaise surprise en arrivant...
Merci d'avance pour vos réponses.
Saly ou Ngor pour quatre/cinq jours relax avec petit budget?
Bonjour,
e serai à dakar pour un dépalcemetn prfessionnel en mai et veux meposer dans un endroit joli et relax avant de repartir
Ngor est plus près de dakar mais me conseillez vous d'aller a saly malgré tout ? combien de temps / d'argent pur y aller ?
envie de plage, de farniente mais dans une ambiance pas trop SPEED / framtour tourisitique non plus :)
merci de votre aide !
Juliette
e serai à dakar pour un dépalcemetn prfessionnel en mai et veux meposer dans un endroit joli et relax avant de repartir
Ngor est plus près de dakar mais me conseillez vous d'aller a saly malgré tout ? combien de temps / d'argent pur y aller ?
envie de plage, de farniente mais dans une ambiance pas trop SPEED / framtour tourisitique non plus :)
merci de votre aide !
Juliette
Logement à Ngor du 12 au 17 mai 2013 (voyage seule)
Bonjour à tous
je cherche un endroit sympa pas trop cher et relax pour passer quelques jours à Ngor ( du 12 au 17 mai 2013) Je voyage seule , petit budget mais toujours preneuse d'une jolie vue :) auriez vous des bons plans à partager ? also, il y a til des bars et restaus sympas que vous me recommandez ? Merci de votre aide !😉 Juliette
je cherche un endroit sympa pas trop cher et relax pour passer quelques jours à Ngor ( du 12 au 17 mai 2013) Je voyage seule , petit budget mais toujours preneuse d'une jolie vue :) auriez vous des bons plans à partager ? also, il y a til des bars et restaus sympas que vous me recommandez ? Merci de votre aide !😉 Juliette
Ouvrir une boutique de location d'appareils électroniques à Dakar?
Bonjour
Je souhaite ouvrir une boutique de location de telephone portable, appareil photo, tablette a dakar. Pour les touristes afin de ne pas surcharger les valises
Qu en pensez vous ?
Je souhaite ouvrir une boutique de location de telephone portable, appareil photo, tablette a dakar. Pour les touristes afin de ne pas surcharger les valises
Qu en pensez vous ?
Location d'appartement, photo, ipad, téléphone durant un séjour au Sénégal
Bonjour a tous,
Que pensez vous de ce genre de service :
La location d un appareil photo, d un telephone portable ou d une tablette a votre arrivee a Dakar pour ne pas surcharger vos bagages et eviter les problemes de douanes. C est un eventuel projet. Donnez moi votre avis svp
La location d un appareil photo, d un telephone portable ou d une tablette a votre arrivee a Dakar pour ne pas surcharger vos bagages et eviter les problemes de douanes. C est un eventuel projet. Donnez moi votre avis svp
Vie et études au Sénégal
bonjour je suis bachelière et j'ai envie de terminer mes études au senegal pour l’année prochaine j'ai envie de savoir combien je dois avoir de l'argent pour vivre une vie moyenne vue que mes parents veulent me donner 400 euros est ce que c'est cher la vie la bas? combien ça cout le loyer la bas merciiiii
Pays bassari (Sénégal-Guinée): recherche hébergement chez habitant
bonjour à tous.
je vais au senegal mi juillet. je veux descendre en pays bassari et être hébergé en village par des familles non professionnelles du tourisme dans les conditions locales.
Avez vous des bons plans sur ce thème ?
Sinon , je suis preneur de toute info sur le pays bassari et je voudrais rentrer en contact avec d'éventuels guides locaux ( ce qui n'est pas simple, je le sais).
Merci de vos réponses.
René
je laisse mon email clairerene@gmail.com
je laisse mon email clairerene@gmail.com
Casamance: température à l'année?
Bonjour, chers amis du Forum
Quelqu un peut il me parler du temps a l année au Sénégal, mais surtout en Casamance.
Je me renseigne pour y vivre a l année.
Merci de votre aide et conseils.Martine
Trace GPS pour Diama (Sénégal)
Bonjour,
Je compte descendre au Sénégal par la route en juillet 2013. Pour éviter le racket des douaniers de Rosso, je veux passer par le barrage de Diama à partir de la Mauritanie. Il existerait une piste qui part environ 30 km avant Rosso. Quelqu'un a-t-il une trace GPS entre l'autoroute et le barrage ? Merci d'avance 😉
Je compte descendre au Sénégal par la route en juillet 2013. Pour éviter le racket des douaniers de Rosso, je veux passer par le barrage de Diama à partir de la Mauritanie. Il existerait une piste qui part environ 30 km avant Rosso. Quelqu'un a-t-il une trace GPS entre l'autoroute et le barrage ? Merci d'avance 😉
Corsair augmente ses tarifs en Horizon et Grand Large
Au 26 mars 2013, les billets de la compagnie en classes Horizon et Grand Large augmentent de 10 € sur les Antilles, Dakar, la Réunion, Mayotte et Maurice. A venir aussi pour tous les vols une majoration de 10 € de la surcharge carburant.
Lire la suite...
Neuf nouvelles destinations, dont Banjul, desservies par Vueling au départ de Barcelone
Une nouvelle possibilité pour aller en Casamance à un prix certainement attractif, Vueling étant une compagnie low cost.
http://www.lecourrier.es/barcelone-9-nouvelles-destinations-desservies-par-vueling/
http://www.lecourrier.es/barcelone-9-nouvelles-destinations-desservies-par-vueling/
Transport de colis vers la région de M'Bour
Bonjour,
Je viens de passer pour la première fois 15 jours au Sénégal . J'ai fait la connaissance des enseignants d'un village dans la région de M'Bour. J'ai préparé quelques colis de différents matériels, fournitures etc.. que je souhaite faire livrer à l'école. Je remercie par avance les transporteurs voyageurs qui pourraient acheminer ses colis et a quelles conditions, conditionnement et prix
Je viens de passer pour la première fois 15 jours au Sénégal . J'ai fait la connaissance des enseignants d'un village dans la région de M'Bour. J'ai préparé quelques colis de différents matériels, fournitures etc.. que je souhaite faire livrer à l'école. Je remercie par avance les transporteurs voyageurs qui pourraient acheminer ses colis et a quelles conditions, conditionnement et prix
Préparation de trois semaines au Sénégal fin juillet
Bonjour a tous.
Je prépare mon séjour de 3 semaines en famille a Saly ! Et oui, ce n'est pas très original je sais mais je ne suis pas un aventurier et c'est notre premier voyage aussi éloignée de notre Bretagne.
Une fois sur place, nous souhaitons faire quelques expéditions de 1 a 2 journées pour découvrir le pays avec un guide pour nous conduire. Donc, si quelqu'un a un bon guide a me conseiller, je suis plus que preneur.
Une question qui me viens aussi, peut on acheter du LARIAM a Saly ? et a quel prix ?
voila tout pour mon premier post !
d'avance Merci
David
Je prépare mon séjour de 3 semaines en famille a Saly ! Et oui, ce n'est pas très original je sais mais je ne suis pas un aventurier et c'est notre premier voyage aussi éloignée de notre Bretagne.
Une fois sur place, nous souhaitons faire quelques expéditions de 1 a 2 journées pour découvrir le pays avec un guide pour nous conduire. Donc, si quelqu'un a un bon guide a me conseiller, je suis plus que preneur.
Une question qui me viens aussi, peut on acheter du LARIAM a Saly ? et a quel prix ?
voila tout pour mon premier post !
d'avance Merci
David
Le Lendemain qui Vient
Le Lendemain qui Vient
" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "
Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.
C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.
Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.
Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.
D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.
Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.
Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :
Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau
La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.
Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.
Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.
Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.
Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.
Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main
Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "
Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.
C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.
Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.
Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.
D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.
Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.
Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :
Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau
La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.
Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.
Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.
Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.
Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.
Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main
Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
Matériel de coiffure à Dakar
Bonjour ,
je recherche un grossiste en matériel et produits coiffure sur Dakar
si quelqu'un a des infos , je suis preneur
merci
Alain
Aide pour un séjour de 15 jours à Saly au Sénégal
Bonjour,
Cette année pour nos vacances nous avons trouve le club marmara de saly pour une durée de 15 jours ( du 07 au 22 octobre 2013) quelqu'un a t il déjà séjourné dans cet hôtel?
C'est notre première expérience en Afrique (nous avons déjà fait l'Egypte, le Turquie, la Thaïlande, Cuba)
Afin de mieux prépare notre séjour, je recherche des conseils, des choses a faire (J’évite en général de prendre les excursions de l’hôtel)
Pouvez vous me dire le temps en cette période? A t on besoin de vaccins? A t on besoin d'un gros budget? Peut on prendre des choses pour aider des villages ou des écoles? (nous le faisons régulièrement dans les autres pays)
Peut on faire de la plongée au senegal?
Voila pour l'instant les questions qui me viennent en tête
Merci d'avance pour votre aide 😉
Cette année pour nos vacances nous avons trouve le club marmara de saly pour une durée de 15 jours ( du 07 au 22 octobre 2013) quelqu'un a t il déjà séjourné dans cet hôtel?
C'est notre première expérience en Afrique (nous avons déjà fait l'Egypte, le Turquie, la Thaïlande, Cuba)
Afin de mieux prépare notre séjour, je recherche des conseils, des choses a faire (J’évite en général de prendre les excursions de l’hôtel)
Pouvez vous me dire le temps en cette période? A t on besoin de vaccins? A t on besoin d'un gros budget? Peut on prendre des choses pour aider des villages ou des écoles? (nous le faisons régulièrement dans les autres pays)
Peut on faire de la plongée au senegal?
Voila pour l'instant les questions qui me viennent en tête
Merci d'avance pour votre aide 😉
Voyage au Sénégal par la route (4x4)
je suis en france actuellement et je prevois de repartir au senegal en voiture dans un mois ou deux mois je souhaiterais trouver quelqu'un pour faire la route avec moi soit a deux vehicules ou dans le meme et partager les frais salutations








