Results for "Kirghizistan+sécurité"
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Voyage en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizistan: visas et tuyaux?
Bonjour,
Nous envisageons de partir à 3 cet été en Asie centrale (Ouzbekistan, Tadjikistan, Kirghizstan). Notre itinéraire idéal passerait par Samarcande, Boukhara, Pendjikent, Doushanbé, Kalaikhum, Khorog, le Pamir et la vallée de Wakhan, Mourgab, Osh, Naryn, Bishkek. Du coup, plusieurs questions me viennent à l'esprit, et je me tourne vers les membres du forum en espérant profiter de vos lumières. 1. Vaut-il mieux faire ce trajet dans le sens Tashkent - Bishkek, ou dans le sens Bishkek - Tashkent ? J'ai l'impression que les histoires de visa sont plus simples à régler en arrivant à Bishkek qu'à Tashkent... Concernant les visas justement : Dans le sens Bishkek-Tashkent, voici ce que j'ai trouvé - Visa Kirghize : 50$ à l'aéroport (ou 35, ou 70, les infos sont contradictoires :) ) - Visa tadjik : à faire à Bishkek, 50$, fait rapidement. - Visa ouzbek : à prendre à Paris, 70€, c'est prêt en 4 à 7 jours ouvrables - Total : 140€
Dans le sens Tashkent-Bishkek : - Visa ouzbek : à prendre à Paris, 70€, c'est prêt en 4 à 7 jours ouvrables - Visa tadjik : ne pas le prendre à Tashkent, toutes les sources le confirment. Ce qui veut dire le prendre à Bruxelles avec le permis GBAO : 85€ - Visa kirghize : s'obtient dans la journée à Tashkent, 40$ sans lettre d'invitation - Total : 185€
Mes informations sont-elles correctes ?
Est-ce jouable en terme de délai ? Sachant que l'une d'entre n'a plus que 3 pages de libres dans son passeport, je suppose qu'il est plus prudent de le refaire avant de partir. En comptant à partir de demain, j'arrive à : 2 semaines passeport + 7 jours ouvrables (visa ouzbek) + 12 jours (visa tadjik) = 20 juillet. Sachant que nous avons prévu de partir le 27, est-ce bien raisonnable ??
Merci d'avance pour vos réponses !
Nous envisageons de partir à 3 cet été en Asie centrale (Ouzbekistan, Tadjikistan, Kirghizstan). Notre itinéraire idéal passerait par Samarcande, Boukhara, Pendjikent, Doushanbé, Kalaikhum, Khorog, le Pamir et la vallée de Wakhan, Mourgab, Osh, Naryn, Bishkek. Du coup, plusieurs questions me viennent à l'esprit, et je me tourne vers les membres du forum en espérant profiter de vos lumières. 1. Vaut-il mieux faire ce trajet dans le sens Tashkent - Bishkek, ou dans le sens Bishkek - Tashkent ? J'ai l'impression que les histoires de visa sont plus simples à régler en arrivant à Bishkek qu'à Tashkent... Concernant les visas justement : Dans le sens Bishkek-Tashkent, voici ce que j'ai trouvé - Visa Kirghize : 50$ à l'aéroport (ou 35, ou 70, les infos sont contradictoires :) ) - Visa tadjik : à faire à Bishkek, 50$, fait rapidement. - Visa ouzbek : à prendre à Paris, 70€, c'est prêt en 4 à 7 jours ouvrables - Total : 140€
Dans le sens Tashkent-Bishkek : - Visa ouzbek : à prendre à Paris, 70€, c'est prêt en 4 à 7 jours ouvrables - Visa tadjik : ne pas le prendre à Tashkent, toutes les sources le confirment. Ce qui veut dire le prendre à Bruxelles avec le permis GBAO : 85€ - Visa kirghize : s'obtient dans la journée à Tashkent, 40$ sans lettre d'invitation - Total : 185€
Mes informations sont-elles correctes ?
Est-ce jouable en terme de délai ? Sachant que l'une d'entre n'a plus que 3 pages de libres dans son passeport, je suppose qu'il est plus prudent de le refaire avant de partir. En comptant à partir de demain, j'arrive à : 2 semaines passeport + 7 jours ouvrables (visa ouzbek) + 12 jours (visa tadjik) = 20 juillet. Sachant que nous avons prévu de partir le 27, est-ce bien raisonnable ??
Merci d'avance pour vos réponses !
Visas pour passage Inde - Pakistan - Chine - Kirghizistan - Ouzbékistan ou Kazakhstan?
Bonjour
Come je n arrive pas a avoir le visa iranien actuellement, j envisage de passer par le Pakistan - Chine - Kirghizistan - ouzbekistan ou kazakhstan.
je trouve pas mal d infos sur le site mais pour le trajet d ans l autre sens. Alors je pose quelques questions complementaires.
1 - Visas
ou faire ces visas dans ce sens la et est ce possible. je suis actuellement en inde. et sont ils simples a obtenir.
2 - ouverture
quelles sont les dates d ouverture de la KKH, de la torugart pass ou du col col d’Irkeshtam
3- point de passage chine kazakhstan
Quelle est la frontiere la plus a l ouest ?
4 - Suite
Peut on traverser la mer caspienne pour aller en azerbadjan ou me conseillez vous un autre itineraire.
Ensuite comment ca se passe pour traverser l azewrbadjan et l armenie pour retomber en turquie.
Merci a tous
Voyage en août de Bishkek (Kirghizistan) à Tachkent (Ouzbékistan) en passant par le Pamir-GBAO (Tadjikistan)
Nous nous rendons au Kirghistan, Tadjikistan et Ouzbekistan cet été.
On veut aller de Bishkek (30/7/06) à Tashkent (29/8/06) en passant par la Pamir Highway au Tadjiskistan (avec quelques balades autour).
1- Quelqu'un a-t-il déjà fait un trajet similaire (en tout ou partie) ?
2- Est-ce réaliste durant les 4 semaines imparties ?
3- Quels sont les endroits jolis à visiter ou pour trekker ?
4- Est-il possible de faire le tronçon Sary Tash (Kirghistan) -> Khorog (Tadjikistan) sans le GBAO mais en le demandant seulement une fois arrivée à Khorog ?
Merci pour vos informations précieuses
Nicolas
Merci pour vos informations précieuses
Nicolas
Passage du col de Torugart (frontière Kirghizistan-Chine)
Bonjour !
J'aimerais si les douanes chinoises sont très sévères à Torugart. Comment fonctionnent-elles ?
Merci de vos réponses
Jonathan
J'aimerais si les douanes chinoises sont très sévères à Torugart. Comment fonctionnent-elles ?
Merci de vos réponses
Jonathan
Visa ouzbékistanais et russe depuis le Kirghizistan
Je suis actuellement au Laos. Je compte rejoindre l'Ouzbekhistan puis la Russie en passant d'abord par le Vietnam, la Chine et le Khirghistan. Je comptais prendre mon visa ouzbek a Bichkek mais dans l'un des derniers forums une petite phrase disait que cela ne se faisait plus! Au secours, j'y rejoins des amis qui ont deja reserves leur billet d'avion. Est-ce vrai? Et ou puis-je obtenir ce visa depuis les pays que je vais traverser?
Pour le visa russe je n'ai pas de probleme de lettre d'invitation mais je dois trouver une ambassade russe qui le delivre sur mon trajet. Quelqu'un peut-il m'orienter?
Merci merci.
Passage de la frontière chinoise à vélo depuis l'ouest (Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie)
Bonjour à tous,
Membre de l'organisation d'un rallye en vélo solaire, nous essayons de trouver des informations sur le passage de la frontière chinoise en vélo depuis l'ouest. C'est à dire soit du Kirghizistan vers la Chine, soit du Kazakhstan vers la Chine , soit de la Russie vers la Chine et éventuellement de la Mongolie vers la Chine. Il semblerait qu'il y a quelques année certaine frontière étaient fermée pour les vélos, notamment celle de Khorgos. Les vélos ne seront pas groupés ou encadré par notre organisation. Chacun arrivera individuellement, étalé dans le temps selon leur rythme, entant que voyageur seul. Avez vous des informations mises à jours à ce sujet. Bien à vous.
Thomas pour The Sun Trip: thesuntrip.com

Membre de l'organisation d'un rallye en vélo solaire, nous essayons de trouver des informations sur le passage de la frontière chinoise en vélo depuis l'ouest. C'est à dire soit du Kirghizistan vers la Chine, soit du Kazakhstan vers la Chine , soit de la Russie vers la Chine et éventuellement de la Mongolie vers la Chine. Il semblerait qu'il y a quelques année certaine frontière étaient fermée pour les vélos, notamment celle de Khorgos. Les vélos ne seront pas groupés ou encadré par notre organisation. Chacun arrivera individuellement, étalé dans le temps selon leur rythme, entant que voyageur seul. Avez vous des informations mises à jours à ce sujet. Bien à vous.
Thomas pour The Sun Trip: thesuntrip.com

Voyage à vélo - recherche zone d'élevage Turkménistan-Ouzbékistan-Tadjikistan-Kirghizistan
Bonjour,
Nous préparons actuellement un voyage à vélo avec mon amie, nous souhaiterions nous rendre au Népal depuis la France. Par ailleurs, tout au long de notre périple nous projetons de nous intéresser aux modes de vie et aux pratiques de bergers ou, selon les pays traversés, d'éleveurs nomades.
En vue de préciser notre itinéraire, auriez-vous connaissance, dans les pays mentionnés dans mon "titre", des régions où nous serions le plus à même de rencontrer de l'élevage nomade... Si par ailleurs vous connaissez quelques associations / ONG travaillant dans ce domaine de l'élevage (voir plus générallement de l'agriculture) nous serions preneurs...
Merci beaucoup par avance!
Nous préparons actuellement un voyage à vélo avec mon amie, nous souhaiterions nous rendre au Népal depuis la France. Par ailleurs, tout au long de notre périple nous projetons de nous intéresser aux modes de vie et aux pratiques de bergers ou, selon les pays traversés, d'éleveurs nomades.
En vue de préciser notre itinéraire, auriez-vous connaissance, dans les pays mentionnés dans mon "titre", des régions où nous serions le plus à même de rencontrer de l'élevage nomade... Si par ailleurs vous connaissez quelques associations / ONG travaillant dans ce domaine de l'élevage (voir plus générallement de l'agriculture) nous serions preneurs...
Merci beaucoup par avance!
Obtention des visas kirghiz en Chine, kazakh au Kirghizistan et russe au Kazakhstan
Je me permets de reunir toutes ces infos sous un seul post recent, car nous venons de faire toutes ces formalites et je pense que cela interessera de nombreux voyageurs!
Nous sommes en train de voyager depuis l'Inde par voie terrestre jusqu'a la France. Nous avons donc traverse le Nepal, le Tibet, la Chine, le Kyrgyzstan, le Kazakhstan, la Russie et nous sommes en Ukraine.
En Chine, a Urumqi, nous avons demande nos visas au consulat du Kyrgyzstan. Nous avons paye 40euros environ pour un visa touristique de 30 jours, obtenu en 5 jours ouvrables. Le consulat est un peu difficile a trouver mais il y a un vieux post sur le forum qui explique tres bien la localisation.
Au Kyrgyzstan, a Bishkek, nous avons obtenu nos visas a l'embassade du Kazakhstan. Nous avons paye 30dollars pour un visa touristique de 30 jours, obtenu en 4 jours. A la reception du visa, le fonctionnaire nous dit de revenir le lendemain et son superieur vient nous voir pour nous dire qu'ils attendent une 'confirmation' par telephone du Kazakhstan! On a rien compris! Mais nous sommes restes a attendre 1h30 de plus devant l'ambassade et comme par magie, nos visas etaient prets le meme jour! Je rajoute que nous sommes passes par le poste frontiere routier entre Bishkek et Almaty, que les douaniers ne nous ont tamponne qu'une fois le visa (ou il y avait deja un tampon rond) et que nous n'avons pas eu a nous enregister apres a l'OVIR.
Au Kazakhstan, a Almaty, nous avons obtenu nos visas au consulat de Russie. Nous avons paye environ 35-40euros pour un visa de transit de 6 jours, obtenu en 5 jours. Nous n'avons eu aucune difficulte pour faire cette demande. Je precise que nous ne parlons pas russe et que nous n'avons meme par fourni les originaux des billets de train, ni de l'assurance maladie.
Nous avons passe toutes le frontieres sans aucune difficulte (administrative du moins!)
Voila, ce fut notre experience, peut'etre avons nous eu beaucoup de chance, mais en tout cas, beaucoup d'inquietudes pour rien!
Pour les voyageurs que cela interesse nous tenons un blog de ce periple, vous pourrez trouver les infos et des idees sur les pays visites! http://chennai2paris.uniterre.org
Bonne route!
Nous sommes en train de voyager depuis l'Inde par voie terrestre jusqu'a la France. Nous avons donc traverse le Nepal, le Tibet, la Chine, le Kyrgyzstan, le Kazakhstan, la Russie et nous sommes en Ukraine.
En Chine, a Urumqi, nous avons demande nos visas au consulat du Kyrgyzstan. Nous avons paye 40euros environ pour un visa touristique de 30 jours, obtenu en 5 jours ouvrables. Le consulat est un peu difficile a trouver mais il y a un vieux post sur le forum qui explique tres bien la localisation.
Au Kyrgyzstan, a Bishkek, nous avons obtenu nos visas a l'embassade du Kazakhstan. Nous avons paye 30dollars pour un visa touristique de 30 jours, obtenu en 4 jours. A la reception du visa, le fonctionnaire nous dit de revenir le lendemain et son superieur vient nous voir pour nous dire qu'ils attendent une 'confirmation' par telephone du Kazakhstan! On a rien compris! Mais nous sommes restes a attendre 1h30 de plus devant l'ambassade et comme par magie, nos visas etaient prets le meme jour! Je rajoute que nous sommes passes par le poste frontiere routier entre Bishkek et Almaty, que les douaniers ne nous ont tamponne qu'une fois le visa (ou il y avait deja un tampon rond) et que nous n'avons pas eu a nous enregister apres a l'OVIR.
Au Kazakhstan, a Almaty, nous avons obtenu nos visas au consulat de Russie. Nous avons paye environ 35-40euros pour un visa de transit de 6 jours, obtenu en 5 jours. Nous n'avons eu aucune difficulte pour faire cette demande. Je precise que nous ne parlons pas russe et que nous n'avons meme par fourni les originaux des billets de train, ni de l'assurance maladie.
Nous avons passe toutes le frontieres sans aucune difficulte (administrative du moins!)
Voila, ce fut notre experience, peut'etre avons nous eu beaucoup de chance, mais en tout cas, beaucoup d'inquietudes pour rien!
Pour les voyageurs que cela interesse nous tenons un blog de ce periple, vous pourrez trouver les infos et des idees sur les pays visites! http://chennai2paris.uniterre.org
Bonne route!
Obtention des visas ouzbeks et tadjiks à Bichkek (Kirghizistan)
Bonjour,
Plus besoin de LOI pour les visas Ouzbek et Tadjiks a Bishkek, meme si les agences de voyages vous disent le contraire.
Pour l'ouzbekistan, il vous suffit d'appeler l'ambassade et de "prendre rendez-vous" (Celestial Mountains, stan tour peuvent eventuellement le faire pour vous). Votre nom et nationalite figureront alors sur la liste du garde devant le consulat, qui vous les demandera. Si vous ne figurez pas sur la liste, vous ne rentrez pas, a priori, ou du moins avant que tous les autres ne soient rentres.. Ensuite, il ne suffit plus que de donner la photocop du passeport, 1 photo, le formulaire, recupere sur internet (ambassade d'ouzbekistan en france, au kirghizstan..) et vcio! le visa coute entre 52 et 62 dollars et est pret 7 jours ouvrables plus tard. et vous gardez votre passeport!
Pour le Tadjikistan, l'ambassade est un peu plus lon du centre dans un bien beau quartier residentiel ma foi.. Marchutka 155, 196 ou 212 sur sovietskaia y vont; il faut s'arreter au croisement Karl Marx et jougoulebckoy et filer a gauche tout au bout de la rue). Ils font le visa en trois jours ouvres pour 41 dollars et 50 soms (je crois que le GBAO est compris dedans mais je ne suis pas sur). Il leur faut juste : le formulaire qu'ils impriment gentilemment pour vous, 1 photo, et une lettre qu'ils vous demandent d'ecrire (on peut l'ecrire sur place et soi meme) ou on dit qu'on est un gentil touriste qui veut voir du pays.
En sachant que ces infos sont soumises a changement rapide, comme partout dans la region, c'est en tout cas une formule qui marche en ce mois d'aout 2009 meme si on vous dit le contraire.
Bien le bonjour, V
Pour l'ouzbekistan, il vous suffit d'appeler l'ambassade et de "prendre rendez-vous" (Celestial Mountains, stan tour peuvent eventuellement le faire pour vous). Votre nom et nationalite figureront alors sur la liste du garde devant le consulat, qui vous les demandera. Si vous ne figurez pas sur la liste, vous ne rentrez pas, a priori, ou du moins avant que tous les autres ne soient rentres.. Ensuite, il ne suffit plus que de donner la photocop du passeport, 1 photo, le formulaire, recupere sur internet (ambassade d'ouzbekistan en france, au kirghizstan..) et vcio! le visa coute entre 52 et 62 dollars et est pret 7 jours ouvrables plus tard. et vous gardez votre passeport!
Pour le Tadjikistan, l'ambassade est un peu plus lon du centre dans un bien beau quartier residentiel ma foi.. Marchutka 155, 196 ou 212 sur sovietskaia y vont; il faut s'arreter au croisement Karl Marx et jougoulebckoy et filer a gauche tout au bout de la rue). Ils font le visa en trois jours ouvres pour 41 dollars et 50 soms (je crois que le GBAO est compris dedans mais je ne suis pas sur). Il leur faut juste : le formulaire qu'ils impriment gentilemment pour vous, 1 photo, et une lettre qu'ils vous demandent d'ecrire (on peut l'ecrire sur place et soi meme) ou on dit qu'on est un gentil touriste qui veut voir du pays.
En sachant que ces infos sont soumises a changement rapide, comme partout dans la region, c'est en tout cas une formule qui marche en ce mois d'aout 2009 meme si on vous dit le contraire.
Bien le bonjour, V
Démarches et formalités pour un trajet Népal-Tibet-Xinjiang-Kirghizistan?
Bonjour,
On commence a preparer un voyage de Singapour en France par la route. La plupart des pays n'exigent pas de formalites particulieres exceptes les frais de visas aux postes frontieres. La traversee du Tibet semble plus complique, la situation n'est pas tres claire quand aux demarches a effectuer.
Nous voudrions nous rendre de Kathmandu a Lhasa en bus. Apparement il est impossible de faire ce trajet sans passer par une agence. L'agence sert elle uniquement a obtenir le visa chinois et le permis tibetain ? L'agence China Planner demande 1500yuan pour le trajet par Kodari et Zham (http://www.chinaplanner.com/tibet/general/hwy_fk.htm), le prix me semble raisonnable si il inclut les formalites administratives. Auriez vous des informations a communiquer sur le trajet en bus ?
J'aimerais egalement savoir comment quitter le Tibet apres expiration du permis pour se rendre dans le Xinjiang, il existe une Highway entre Kashgar et Lhasa Est elle empruntable par les touristes ? Les formalites administratives pour rentrer au Tibet permettent elles d'aller dans le Xinjiang pour quitter la Chine via la frontiere avec le Kirghizstan ?
Merci d'avance
Florent
On commence a preparer un voyage de Singapour en France par la route. La plupart des pays n'exigent pas de formalites particulieres exceptes les frais de visas aux postes frontieres. La traversee du Tibet semble plus complique, la situation n'est pas tres claire quand aux demarches a effectuer.
Nous voudrions nous rendre de Kathmandu a Lhasa en bus. Apparement il est impossible de faire ce trajet sans passer par une agence. L'agence sert elle uniquement a obtenir le visa chinois et le permis tibetain ? L'agence China Planner demande 1500yuan pour le trajet par Kodari et Zham (http://www.chinaplanner.com/tibet/general/hwy_fk.htm), le prix me semble raisonnable si il inclut les formalites administratives. Auriez vous des informations a communiquer sur le trajet en bus ?
J'aimerais egalement savoir comment quitter le Tibet apres expiration du permis pour se rendre dans le Xinjiang, il existe une Highway entre Kashgar et Lhasa Est elle empruntable par les touristes ? Les formalites administratives pour rentrer au Tibet permettent elles d'aller dans le Xinjiang pour quitter la Chine via la frontiere avec le Kirghizstan ?
Merci d'avance
Florent
Vélo sur Uzbekistan Airlines et visas pour l'Ouzbékistan, Kirghizistan et Chine?
Quelqu'un aurait-il pris l'avion Paris-Tachkent avec un vélo ? Dans quelles conditions Uzbekistan airlines accepte-t-elle les vélos ? Le vol étant direct, le vélo arrive-t-il en même temps que le voyageur ?
Je compte aller à Kashgar en passant par Fergana, Osh et Irkestam Pass en octobre 2009.
Peut-on prendre les visas à Paris pour l'Ouzbekistan, le Kirghistan, la Chine avec des dates un peu approximatives ? Merci des tuyaux ...😉
Obtention des visas kazakh et ouzbek à Bishkek au Kirghizistan
Bjr,
Qu' en est il aujourd'hui de l'obtention des visas Kazakh et Ouzbeck a Bishkek ( Kirghiztan ) ? Faut il une lettre d'invitation pour les passeports Francais ? Cout et delais ?
Merci
Ed
Qu' en est il aujourd'hui de l'obtention des visas Kazakh et Ouzbeck a Bishkek ( Kirghiztan ) ? Faut il une lettre d'invitation pour les passeports Francais ? Cout et delais ?
Merci
Ed
Obtention du visa chinois à partir du Tadjikistan ou du Kirghizistan
Bonjour!
je cherche, comment beaucoup d'entre vous, à comprendre quelles sont les règles en vigueur pour l'obtention d'un visa chinois...🤪
quelqu'un a-t-il déja essayé d'obtenir un visa chinois en faisant la demande à partir du Khirgistan ou du Tadjikistan (en ne possedant ni l'une, ni l'autre nationalité)???
ne peut on faire la demande de visa qu'à partir du pays de résidence???
merci beauoup! ça m'aiderait à y voir plus clair!😏 Pauline
je cherche, comment beaucoup d'entre vous, à comprendre quelles sont les règles en vigueur pour l'obtention d'un visa chinois...🤪
quelqu'un a-t-il déja essayé d'obtenir un visa chinois en faisant la demande à partir du Khirgistan ou du Tadjikistan (en ne possedant ni l'une, ni l'autre nationalité)???
ne peut on faire la demande de visa qu'à partir du pays de résidence???
merci beauoup! ça m'aiderait à y voir plus clair!😏 Pauline
A la découverte de la Bolivie, du Pérou, Kirghizistan, Ladakh...
Bonjour à tous,
Le site Explore-photo.com vient d'être mis en ligne.
Venez découvrir les photos des montagnes et nomades du Kirghizistan, en Asie Centrale. Vous pourrez continuer par la visite de la Bolivie, du Chili et du Pérou, ou encore la grande traversée du Ladakh-Zanskar. Les amateurs de montagnes françaises trouverons leur bonheur dans la section des Alpes du Sud.
Bonne visite à tous !
Guillaume
Le site Explore-photo.com vient d'être mis en ligne.
Venez découvrir les photos des montagnes et nomades du Kirghizistan, en Asie Centrale. Vous pourrez continuer par la visite de la Bolivie, du Chili et du Pérou, ou encore la grande traversée du Ladakh-Zanskar. Les amateurs de montagnes françaises trouverons leur bonheur dans la section des Alpes du Sud.
Bonne visite à tous !
Guillaume
Obtention des visas pour le Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan
Bonjour à tous.
Avec un ami nous allons nous embarquer pour un petit périple de plusieurs mois qui va nous emmener de la Grèce à la Chine. Nous avons bien lus tous les messages concernant les pays que nous allons visiter. Mais peut être des personnes ont des infos fraiches, notemment à propos des Visas.
Principalement nous aimerions savoir s'il est possible d'avoir des visas aux frontières des pays, et si oui, à quel prix.
Nous allons commencer avec l'Iran. Il me semble que si l'on prend un visa à la frontière, celui-ci n'est que pour une durée d'une semaine? Faut-il le payer? Et est-il possible, après une semaine de ressortir du pays, pour rerentrer immédiatement et avoir un nouveau visa d'une semaine? (nous allons venir par la frontière turque).
Qu'en est-il pour l'Azerbaijan?
Pour le visa turkmène, avec la mort récente de Niyazov, y'a-t-il eu des changements? Peut-on tenter le visa touriste à l'embassade? Ou un simple visa de transit ? (peut on se procurer l'un des deux à la frontière?). Ou sinon, j'avais lu quelque part qu'on pouvait venir au turkménistan en bateau de la mer caspienne et chercher un visa à Ashgabat ?
Et pour les pays suivant, peut-on avoir les visas à la frontière ? et si oui, à quel prix? Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Mongolie.??
Et pour la Chine, je ne sais pas trop, mais faut-il prendre son visa à l'avance?
Cordialement.
Avec un ami nous allons nous embarquer pour un petit périple de plusieurs mois qui va nous emmener de la Grèce à la Chine. Nous avons bien lus tous les messages concernant les pays que nous allons visiter. Mais peut être des personnes ont des infos fraiches, notemment à propos des Visas.
Principalement nous aimerions savoir s'il est possible d'avoir des visas aux frontières des pays, et si oui, à quel prix.
Nous allons commencer avec l'Iran. Il me semble que si l'on prend un visa à la frontière, celui-ci n'est que pour une durée d'une semaine? Faut-il le payer? Et est-il possible, après une semaine de ressortir du pays, pour rerentrer immédiatement et avoir un nouveau visa d'une semaine? (nous allons venir par la frontière turque).
Qu'en est-il pour l'Azerbaijan?
Pour le visa turkmène, avec la mort récente de Niyazov, y'a-t-il eu des changements? Peut-on tenter le visa touriste à l'embassade? Ou un simple visa de transit ? (peut on se procurer l'un des deux à la frontière?). Ou sinon, j'avais lu quelque part qu'on pouvait venir au turkménistan en bateau de la mer caspienne et chercher un visa à Ashgabat ?
Et pour les pays suivant, peut-on avoir les visas à la frontière ? et si oui, à quel prix? Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Mongolie.??
Et pour la Chine, je ne sais pas trop, mais faut-il prendre son visa à l'avance?
Cordialement.
Rejoindre le Pakistan par la Karakorum ou par le Kirghizistan, Tadjikistan et Afghanistan?
Salut!
Pour celles et ceux qui auraient plus ou moins connaissance des deux, vous pensez que c'est plus sympa de passer par la Karakorum pour aller au Paki (pour ensuite rejoindre l'Afgha) ou bien par le Kyrgiz, Tadjik pis Afgha pour rejoindre le Paki? (quitte a retourner en Afgha apres?).
En bref, la Karakorum, est ce que c'est chouette chouette pour de vrai ou que ca vaut pas les chemins de traverse?
Dans tous les cas, la partie chinoise de la Karakorum elle est comment? Par ce que dans tous les cas y'a aussi moyen de s'y promener en restant au Paki...
Merci de vot' aide dans a reflexion..
Sinon a Priori a Urumqi on peut chopper le visa Kyrgiz, puis a Osh le Tadjik, puis a Dushambe l'Afghan; mais quid du Pakistanais a Kabul?
Merci!
Pour celles et ceux qui auraient plus ou moins connaissance des deux, vous pensez que c'est plus sympa de passer par la Karakorum pour aller au Paki (pour ensuite rejoindre l'Afgha) ou bien par le Kyrgiz, Tadjik pis Afgha pour rejoindre le Paki? (quitte a retourner en Afgha apres?).
En bref, la Karakorum, est ce que c'est chouette chouette pour de vrai ou que ca vaut pas les chemins de traverse?
Dans tous les cas, la partie chinoise de la Karakorum elle est comment? Par ce que dans tous les cas y'a aussi moyen de s'y promener en restant au Paki...
Merci de vot' aide dans a reflexion..
Sinon a Priori a Urumqi on peut chopper le visa Kyrgiz, puis a Osh le Tadjik, puis a Dushambe l'Afghan; mais quid du Pakistanais a Kabul?
Merci!
Récits et photos du Chili, de l'Islande, du Kirghizistan et d'Europe!
Bonjour à tous,
Sur cette adresse :http://jinou.top-depart.com/, vous pourrez lire nos récits de voyage au Chili (sept 2005), de l'Islande (juin 2006) et de nos randonnées et découvertes du Kirghizstan (août 2006).
Nous avons également mis beaucoup de photos et d'infos pratiques. Il y a également des photos de plusieurs capitales d'Europe (ça c'est pour les longs week ends).
A bientôt
Avis sur itinéraire de quatre semaines en Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan
Bonjour à tous !
J'ai cru comprendre qu'il fallait être spécifique dans les questions mais bon...moi ce sera pas trop le cas : j'ai pas planifié (en détails) mon voyage et c'est pour ça que je lance cette petite bouteille à la mer.
Je vais partir cet été pour 4 semaines en Ouzbekistan/Tadjikistan/Kirghistan et j'aurai aimé avoir qq conseils/commentaires sur l'itinéraire que je prévois. Si vous avez déjà parcouru tout ou parti de ce voyage ce serait super sympa de partager vos impressions !
Arrivée à Tachkent : direction boukhara puis samarkande (une semaine ?) Puis direction pedjikent pour un trek dans les monts fan (4-5 jours ?) Descente sur Douchambe pour rejoindre Khorog Route des pamirs : de Khorog à Och (une semaine ?) et là je me pose la question : me restera-t-il du temps pour continuer vers issik kul (puis retour bichkek) ??? ou vaut-il mieux que je prévois de rentrer et auquel cas je peux prévoir un retour par tachkent (plus facile pour trouver des billets d'avion) ???
Voili voilou. qu'en pensez-vous ? endroits où il faudrait que je m'arrête absolument ? hébergements, resto que vous avez adorés ? transports à éviter ou à préferer ? temps d'attente de bus, train.. à prévoir ?
Au plaisir de vous lire,
Rémi
J'ai cru comprendre qu'il fallait être spécifique dans les questions mais bon...moi ce sera pas trop le cas : j'ai pas planifié (en détails) mon voyage et c'est pour ça que je lance cette petite bouteille à la mer.
Je vais partir cet été pour 4 semaines en Ouzbekistan/Tadjikistan/Kirghistan et j'aurai aimé avoir qq conseils/commentaires sur l'itinéraire que je prévois. Si vous avez déjà parcouru tout ou parti de ce voyage ce serait super sympa de partager vos impressions !
Arrivée à Tachkent : direction boukhara puis samarkande (une semaine ?) Puis direction pedjikent pour un trek dans les monts fan (4-5 jours ?) Descente sur Douchambe pour rejoindre Khorog Route des pamirs : de Khorog à Och (une semaine ?) et là je me pose la question : me restera-t-il du temps pour continuer vers issik kul (puis retour bichkek) ??? ou vaut-il mieux que je prévois de rentrer et auquel cas je peux prévoir un retour par tachkent (plus facile pour trouver des billets d'avion) ???
Voili voilou. qu'en pensez-vous ? endroits où il faudrait que je m'arrête absolument ? hébergements, resto que vous avez adorés ? transports à éviter ou à préferer ? temps d'attente de bus, train.. à prévoir ?
Au plaisir de vous lire,
Rémi
Visa chinois depuis Tashkent (Ouzbékistan) ou Bishkek (Kirghizistan)
Bonjour,
je voudrais savoir s'il est possible d'obtenir un visa chinois depuis Tashkent ou Bishkek, les délais d'obtention et le prix . Merci d'avance !
je voudrais savoir s'il est possible d'obtenir un visa chinois depuis Tashkent ou Bishkek, les délais d'obtention et le prix . Merci d'avance !
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
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Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
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Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.










