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A faire dans la vie
by Manugy · 2005-08-16 · 15 replies
C'est un texte que j'avais ecrit dans les carnets de voyage mais en fait il a plus sa place ici. Sur les choses a voir ou a vivre dans la vie.

Voilá 2 ans de voyages et la vie est toujours une aventure, et parfois j'aimerais bien me caler devant un star wars avec ma femme qui me caresse les cheveux, en buvant un bon chocolat, tout ca dans un bon canape bien au chaud. Au lieu de ca, je me retrouve dans des chambres impersonnelles et gelées, a prendre des douches froides, a jamais dormir dans la meme chambre, a plus avoir aucune affaires personnelles et á attrapper des grippes intestinales ou a dormir dans des bus qui roulent sur des routes sans asphalte dans une atmosphere moite ou gelée, avec pour voisin ou voisine, une grosse mama peruvienne avec six couches de robe, qui transporte des poules et un cochon de laie qui me renifle les doigts de pieds toute la nuit, ou bien un Tamul habillé d'une tunique et un enorme turban sur la tete qui ronfle toute la nuit dans des cars ou ya pas de toilette, pas de peau d'echappement, qui creve un pneu en plein milieu de la jungle, a me faire triturer les doigts de pieds par des fourmis, qui ont des crocs aussi gros que leur corps et qui lachent jamais leur proies, a me faire attaquer par les thermites, a manger avec les pauvres dans les marchés, a me faire voler toutes mes affaires et a me retrouver en pyjama a l'autre bout du monde avec en main seulement mon passport et ma carte bleue, a pleurer sur les horreurs de la globalization qui est un poison pour tous les autres pays autres que le notre, a me rendre compte que ca va pas durer comme ca encore longtemps, car les civilizations, c'est comme les hommes, ca s'essouflent à un moment, ... a jongler entre les tremblements de terre et les tsunamis, a reconstruire des villages detruits, a danser toute la nuit chez des gens venus du monde entier, jusqu'a partir en trance et ouvrir mon esprit aux visions du monde, a faire des ceremonies chamaniques dans la vallee sacree a 4000m au milieu des etoiles ou dans la jungle, a revivre des moments de vies passées, a faire des seances de yoga trantrique avec des filles sur de la musique indienne dans un tourbillon d'amour et d'energie sensuelle, a dormir dehors sous les etoiles, a marcher pieds nus, jusqu'a plus etre habitué aux chaussures et a avoir les pieds élargis par la liberté, a nager avec les dauphins dans l'ocean indien, a vivre 15 jours dans un monastere boudhiste dans la jungle thailandaise, et a faire de la meditation de 4heures du mat jusqu'a 9 heures du soir, sans parler durant les 15 jours, a rencontrer des cobras, des mygales, des scorpions et des milles pattes de 20 centimetres qui peuvent te rentrer sous la peau pour aller y vivre, a faire de la plongee dans les eaux turquoises des iles tropicales, a me choper des crises de foie dans les restos argentins en bouffant toutes les viandes possibles, a vivre avec un paysan argentin, un pistolet a la ceinture et un businessman hollandais recemment convertit en apprenti guerisseur dans la pampa du sud, a faire la fete a Buenos Aires avec les argentines, a vivre avec des argentins dans le delta du Tigre ou les routes sont remplacees par les eaux, a aller voir des chutes d'eau paradisiaques, boire les meilleurs jus de fruit du monde au Bresil, me retrouver dans des villes de traficants de drogues et de tout et n'importe quoi au Paraguay, a traverser des deserts au Chili, a traverser trop de frontieres pour m'en rappeller, , a rencontrer des sages de montagnes, des maitres en medecine, un sorcier russe, des tibetains acupuncteur, des maitres en Shiatzu, a etre obligé de bouffer dans les fast food de Singapour, a traverser l'Australie en 4 jours, a me faire chier a attendre mon avion en Nouvelles Zelande, a dormir des dizaines de nuit dans les bus, dans les gares ou les aeroports, a depenser mon argent n'importe comment, a rencontrer des gens de tout horizons, de toutes croyances, de toutes spiritualité, des filles de toutes nationalités...et tout le reste.

Alors maintenant j'ai envie d'apprendre a cuisiner et d'etre content tous les jours de faire la popote, pendant que ma femme remplies les factures et les papiers que jamais je ne comprendrais, remplir le róle que je dois jouer ici, a etre content d'enculer le systeme, a aider les autres a vivre mieux et a leur devoiler leurs zones sombres, les aider a aller de l'avant et a accomplir ce pourquoi ils sont faits, a danser sur le bruit du monde, a faire des seances de yoga sur des musiques mystiques, a cultiver un petit jardin, un potager, des plantes medicinales et des fleurs et des arbres, a etre tranquille pour becher la terre du jardin, a entendre le telephone sonner ou la sonnerie de la maison, a inviter des amis a manger ou prendre un verre, a dormir dans un grand lit chaud avec une femme bien douce qui sait faire les massages et qui a l'esprit élargie a l'infini, a aller voir les derniers films au cinema, a arréter de me prendre pour un chevalier Jedi, a pas regarder les actualités pour pas etre au courant des mauvaises nouvelles qui font peur et qui inconsciemment influe notre systeme nerveux, notre facon de vivre, nos habitudes, nos croyances, nos certitudes sur ce qui est la réalité, ou ce qu'on croit etre la réalité, mais qui est juste ce qu'on a envie qu'on croit, et qui amplifie notre peur de tout, a pas fumer de cigarettes, a pas me deplacer en voiture, a pas vivre a Paris, a pas vivre avec les gens qui sont obligés de regarder les autres vivre pour savoir comment vivre leur propre vie, mais avec ceux qui se laissent vivre et porter tranquillement, en vivant toujours activement et pas en attendant le rien du tout ou la fin de la vie, a continuer a me demander pourquoi on vit, a chercher un moyen de voyager sans mon corps, a preférer vivre les films que de les regarder, a toujours essayer de percer les mystéres de notre Terre et de la vie, a comprendre que comme tout le monde je ne vais nulle part dans un monde incomprehensible ou les gens confondent le Monde avec ce que les gens font, oú les gens apportent plus d'importance a developper des boucliers pour se sentir en securité que de comprendre ce qu'ils font ici, a voir les gens s'ennuyer parcequ'ils croient avoir epuiser tout ce que le Monde peut offrir mais qui ont en fait juste epuisé ce que les gens font, a sourire comme reponse a la souffrance de la vie, a voir les vieux mourir, les oncles, les tantes, les parents, les amis, ma femme et puis moi meme nous eteindre inexorablement avec un sourire d'impuissance face au mystere de cette vie...puis a m'en aller dans le monde des esprits et plus jamais retourner sur cette Terre...
Voyager ou pas voyager: les deux sont honorables
by Manugy · 2005-08-15 · 5 replies
Voilá 2 ans de voyages et la vie est toujours une aventure, et parfois j'aimerais bien me caler devant un star wars avec ma femme qui me caresse les cheveux, en buvant un bon chocolat, tout ca dans un bon canape bien au chaud. Au lieu de ca, je me retrouve dans des chambres impersonnelles et gelées, a prendre des douches froides, a jamais dormir dans la meme chambre, a plus avoir aucune affaires personnelles et á attrapper des grippes intestinales ou a dormir dans des bus qui roulent sur des routes sans asphalte dans une atmosphere moite ou gelée, avec pour voisin ou voisine, une grosse mama peruvienne avec six couches de robe, qui transporte des poules et un cochon de laie qui me renifle les doigts de pieds toute la nuit, ou bien un Tamul habillé d'une tunique et un enorme turban sur la tete qui ronfle toute la nuit dans des cars ou ya pas de toilette, pas de peau d'echappement, qui creve un pneu en plein milieu de la jungle, a me faire triturer les doigts de pieds par des fourmis, qui ont des crocs aussi gros que leur corps et qui lachent jamais leur proies, a me faire attaquer par les thermites, a manger avec les pauvres dans les marchés, a me faire voler toutes mes affaires et a me retrouver en pyjama a l'autre bout du monde avec en main seulement mon passport et ma carte bleue, a pleurer sur les horreurs de la globalization qui est un poison pour tous les autres pays autres que le notre, a me rendre compte que ca va pas durer comme ca encore longtemps, car les civilizations, c'est comme les hommes, ca s'essouflent à un moment, ... a jongler entre les tremblements de terre et les tsunamis, a reconstruire des villages detruits, a danser toute la nuit chez des gens venus du monde entier, jusqu'a partir en trance et ouvrir mon esprit aux visions du monde, a faire des ceremonies chamaniques dans la vallee sacree a 4000m au milieu des etoiles ou dans la jungle, a revivre des moments de vies passées, a faire des seances de yoga trantrique avec des filles sur de la musique indienne dans un tourbillon d'amour et d'energie sensuelle, a dormir dehors sous les etoiles, a marcher pieds nus, jusqu'a plus etre habitué aux chaussures et a avoir les pieds élargis par la liberté, a nager avec les dauphins dans l'ocean indien, a vivre 15 jours dans un monastere boudhiste dans la jungle thailandaise, et a faire de la meditation de 4heures du mat jusqu'a 9 heures du soir, sans parler durant les 15 jours, a rencontrer des cobras, des mygales, des scorpions et des milles pattes de 20 centimetres qui peuvent te rentrer sous la peau pour aller y vivre, a faire de la plongee dans les eaux turquoises des iles tropicales, a me choper des crises de foie dans les restos argentins en bouffant toutes les viandes possibles, a vivre avec un paysan argentin, un pistolet a la ceinture et un businessman hollandais recemment convertit en apprenti guerisseur dans la pampa du sud, a faire la fete a Buenos Aires avec les argentines, a vivre avec des argentins dans le delta du Tigre ou les routes sont remplacees par les eaux, a aller voir des chutes d'eau paradisiaques, boire les meilleurs jus de fruit du monde au Bresil, me retrouver dans des villes de traficants de drogues et de tout et n'importe quoi au Paraguay, a traverser des deserts au Chili, a traverser trop de frontieres pour m'en rappeller, , a rencontrer des sages de montagnes, des maitres en medecine, un sorcier russe, des tibetains acupuncteur, des maitres en Shiatzu, a etre obligé de bouffer dans les fast food de Singapour, a traverser l'Australie en 4 jours, a me faire chier a attendre mon avion en Nouvelles Zelande, a dormir des dizaines de nuit dans les bus, dans les gares ou les aeroports, a depenser mon argent n'importe comment, a rencontrer des gens de tout horizons, de toutes croyances, de toutes spiritualité, des filles de toutes nationalités...et tout le reste. Alors maintenant j'ai envie d'apprendre a cuisiner et d'etre content tous les jours de faire la popote, pendant que ma femme remplies les factures et les papiers que jamais je ne comprendrais, remplir le róle que je dois jouer ici, a etre content d'enculer le systeme, a aider les autres a vivre mieux et a leur devoiler leurs zones sombres, les aider a aller de l'avant et a accomplir ce pourquoi ils sont faits, a danser sur le bruit du monde, a faire des seances de yoga sur des musiques mystiques, a cultiver un petit jardin, un potager, des plantes medicinales et des fleurs et des arbres, a etre tranquille pour becher la terre du jardin, a entendre le telephone sonner ou la sonnerie de la maison, a inviter des amis a manger ou prendre un verre, a dormir dans un grand lit chaud avec une femme bien douce qui sait faire les massages et qui a l'esprit élargie a l'infini, a aller voir les derniers films au cinema, a arréter de me prendre pour un chevalier Jedi, a pas regarder les actualités pour pas etre au courant des mauvaises nouvelles qui font peur et qui inconsciemment influe notre systeme nerveux, notre facon de vivre, nos habitudes, nos croyances, nos certitudes sur ce qui est la réalité, ou ce qu'on croit etre la réalité, mais qui est juste ce qu'on a envie qu'on croit, et qui amplifie notre peur de tout, a pas fumer de cigarettes, a pas me deplacer en voiture, a pas vivre a Paris, a pas vivre avec les gens qui sont obligés de regarder les autres vivre pour savoir comment vivre leur propre vie, mais avec ceux qui se laissent vivre et porter tranquillement, en vivant toujours activement et pas en attendant le rien du tout ou la fin de la vie, a continuer a me demander pourquoi on vit, a chercher un moyen de voyager sans mon corps, a preférer vivre les films que de les regarder, a toujours essayer de percer les mystéres de notre Terre et de la vie, a comprendre que comme tout le monde je ne vais nulle part dans un monde incomprehensible ou les gens confondent le Monde avec ce que les gens font, oú les gens apportent plus d'importance a developper des boucliers pour se sentir en securité que de comprendre ce qu'ils font ici, a voir les gens s'ennuyer parcequ'ils croient avoir epuiser tout ce que le Monde peut offrir mais qui ont en fait juste epuisé ce que les gens font, a sourire comme reponse a la souffrance de la vie, a voir les vieux mourir, les oncles, les tantes, les parents, les amis, ma femme et puis moi meme nous eteindre inexorablement avec un sourire d'impuissance face au mystere de cette vie...puis a m'en aller dans le monde des esprits et plus jamais retourner sur cette Terre...
Temps des trajets en Bolivie?
by Soffy · 2005-07-26 · 9 replies
Bonjour!

je pars en Bolivie en septembre et je souhaitais avoir de l'info sur les trajets en bus car on est un peu "short" dans le timing. Existe-t-il un site qui répertorie les temps de trajet? Sinon combien de temps pour : La Paz - Sucre? Sucre - Potosi? Potosi - Uyuni? Uyuni - La Paz?

Peut on systématiquement voyager de nuit?

Merci d'avance!!!
Mon opinion sur le climat d'insécurité au Brésil
by Galileo · 2005-06-30 · 138 replies
Bonsoir,

Je souhaite apporter ma pensée aussi symbolique soit-elle concernant le sentiment et le climat d'insécurité tant dénoncé par les médias et autres facteurs extérieur influants...qui règne dans ce pays(sois-disant)

Je connais très bien ce pays et moi je dis...

STOP y en a marre d entendre systématiquement les clichés des favelas, des pistoleiros a tout les coins de rues, etc, etc...

Ce pays est "monstrueux"(je m'adresse a tout les fans de culture latine), il y à mille choses a voir et à faire et comme partout certes il y'a des pb mais arrêtons d'en faire une généralité qui finit par exaspérer les passsionés(comme moi) de ce beaux pays!

a bon entendeur 🙂
Voyage en Argentine
by Velociraptor · 2005-03-14 · 13 replies
Bonjour.

J'ai rencontré sur internet une correspondante argentinaise (confirmez moi : c'est bien comme ça qu'on dit en français?). Elle me propose de passer au mois d'août chez elle à Bahia Blanca. Quelqu'un a-t-il déjà été à Bahia Blanca ?

Moi ce qui m'inquiète le plus c'est ce que j'ai pu lire sur différents sites : vols, situation instable du pays, accidents de la route importants (141blessés par jour en moyenne et 30 morts d'après un article que j'ai lu sur le web), agressions, agressions avec arme, trafic d'organes pour les enfants(adultes?)...🏴‍☠️

Quelqu'un peut-il me renseigner sur Bahia Blanca et ses environs ? Y a-t-il autant d'insécurité qu'on le dit ?

Sinon je voulais savoir : par exemple au niveau de l'eau : la qualité est elle la meme qu'en France ? Y a-t-on accès facilement ? (distribution d'eau).

Désolé de poser des questions à la limite de l'idiotie mais ne connaissant que très peu ce pays (comme tous les autres pays d'Amérique Latine)je ne peux faire autrement. 😛

Je voulais savoir sinon question voyage :

j'ai vu sur les différents sites que les vols aller-retour coutaient environ 1000euro ce qui fait un peu cher pour moi....sigh...

je me demandais si l'on pouvait se faire embarquer sur un bateau en proposant son travail gratuitement (ça doit être illégal et poser un problème d'assurance, si vous avez des infos...). Connaissez vous des bateaux en partance pour l'Argentine ?

Au niveau du budget j'ai lu que le pouvoir d'achat d'un argentin annuel était de 10.000US$ sachant que le revenu annuel par habitant était de 3000US$ environ. Donc au niveau du budget combien prévoir par exemple pour un mois sachant que : je n'ai pas à payer le logement, je dois sans doute payer les repas et les sorties. (J'ai un ami qui mangeait des repas complets dans des restos en hongrie pour 1euro avec entrée plat dessert, c'est pareil en Argentine?).

Sinon ya bcp de bestioles (insectes...)en Argentine qu'il arrive souvent de voir dans sa maison?

Je suis ouvert à toute autre type d'information.

Merci.

++ 😉
Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile...
by MuchFER · 2005-02-27 · 181 replies
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences. Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Circuit de 15 jours en Argentine
by Nanou2765 · 2005-01-11 · 18 replies
Nous avons l'habitude de voyager à 8-10 amis. Nous avons arrêter nos dates de voyage cette année 2005, à partir de Paris, entre le 23 avril et le 7 mai, et notre destination : l'Argentine. Après avoir pris divers renseignements sur cet immense pays, difficile de faire un choix de circuit. Nous sommes des "neuneux 1*", ignorant la langue espagnole. Mais à huit on pourrait s'offrir un interprète pour nous promener dans des coins pas trop courrus. Que nous conseillez-vous à cette période ? Pouvez-vous nous indiquer un organisme pour nous préparer ce voyage ?

La lecture des pages sur le site remplies de conseils sur l'Argentine me font penser que je suis à la bonne adresse.😏
Voyager enceinte?
by Lydieb · 2004-11-18 · 15 replies
Bonjour,

Nous souhaitons mettre un bébé en route et souhaitons aussi voyager l'été prochain. Est-ce risqué ? Est-ce contraignant ? Vaut-il mieux programmer ce voyage avant la première écho ou après ? Avez-vous vécu cette expérience ? Pour info, nous souhaitons partir à l'aventure (sac à dos) au Sultanat d'Oman.

Merci de vos réponses A bientôt ! 🙂
Argentine: émigrer facilement
by Herge · 2004-11-10 · 21 replies
Un message pour l ensemble des europeens et autres qui ont dans l idee de venir s installer en Argentine !

Le programme officiellement est le : PROGRAMA NACIONAL DE NORMALIZACIÓN DOCUMENTARIA MIGRATORIA

Cette semaine, jusqu a vendredi prochain ( le 12 nov ), les portes du pays sont ouvertes a toute emigration sans apporter aucun motif a son arrivee dans le pays ( comme dans les annees 1900 ) .

Il faut aller au service emigration au port avant vendredi ( dernier jour) pour se faire enregistrer comme demandeur d emigration avec son simple passeport ( plus besoin d apporter un contrat de travail ou autre certificat d etude ou de post diplome a faire en Argentine )... a partir de ce moment la, vous etes enregistrés comme demandeur d emigration et vous obtiendrait vos papiers en qq mois .

Aller a : Av. Antártida Argentina 1355

Aucun probleme non plus pour tous les "illegaux" en Argentine qui veulent se mettre a jour avec un DNI . Pas besoin de passer par un avocat, "gestor" ou tout autre intermediare ....vous le faite vous meme .

Cout de l operation 400 ARS a payer au bureau d emigration !

Alors c est le moment, il ne reste que qq jours !

A savoir entre 1992 et 2001, les francais arrivent en 4eme positions des emigrants europeens en Argentine . ( 4906 espagnols, 3512 italiens, 1043 ukrainiens, 924 francais, 648 allemands, 543 russes )

A bientot ! Herge !
Que font des civils américains à Haïti?
by Cdave · 2004-09-13 · 40 replies
Bonjour,

J'ai une question qui m'intrigue depuis un certain temps, que font les civils américains à Haïti (un des pays le plus pauvre au monde) il y a plus dix milles avant la crise...Du business ? Quels business ?

Le voyage c'est la nourriture de l'esprit.
Guest house à Pai (Thaïlande)
by Kodok · 2004-08-18 · 20 replies
Salut a tous les vforistes,

Je pars quelques jours sur Pai avec une copine dans 2 jours, quelqu'un aurait-il une bonne adresse pour loger?

Merci d'avance

Kodok
Tour du monde en camping car et en famille
by Team · 2004-08-02 · 30 replies
Nous revenons d'un tour du monde de 4 ans en famille et en camping-car.

Si ça intéresse quelques voyageurs, voici notre site :

periple.fr.st

N'hésitez pas pour les questions.

Team
Une petite mule pour me tenir compagnie dans les Andes
by Gnome · 2004-06-08 · 20 replies
Je me demandais si certains d'entre vous avaient déjà expérimenté la randonnée dans les Andes (ou même ailleurs) en compagnie d'une mule ?

Il y a la question du portage certes, mais est-ce tout simplement un animal de bonne compagnie ? l'expression "tête de mule" est-elle justifiée ? Faut-il être doux ou brute avec ce type d'équidé ? Est-ce qu'une mule bois et mange beaucoup ?...

Sans prétendre tout vous demander sur vos expériences avec les mules, j'aimerais en savoir un minimum avant d'envisager prendre la route avec une de ces charmantes compagnes...
Ile de Pâques
by Discus · 2003-08-26 · 16 replies
Je reviens de deux semaines sur l ile de paque et en preparant mon voyage pour y aller je me suis rendu compte que l on trouvait fort peu de renseignements pratiques sur l endroit.

Les prix, il faut passer ar lan chile qui a un monopole sur l ile le prix du billet est comprit entre 530 dollars en s y prenant tres a l avance (2 mois)et en basse saison a 860 dollars, vous pouvez voir ca sur le site de lan chile mais essayez plusieurs fois si le tarif est trop eleve je ne sais pourquoi il change tous les jours ou presque.

Sur l ile tout est cher mieux vaut donc ammener avec soit ce que l on compte manger sur l ile de maniere a trouver une pension ou l on pourra cuisiner. Le prix des hospedajes est compris entre 10 et 45 dollars selon que l on soit en basse ou haute saison, en fait pour negocier des baisse il faut rester longtemps, plus de 5 jours.

On peut visiter une partie des sites a pieds depuis hanga roa la seule ville mais pour le reste point de salut il faut un moyen de transport, un cheval ou un voiture ou encore payer un tour entre 20 et 40 dollars par jours.

L ile de paque est un endroit envoutant tant par ses statues disseminee sur tous sont territoire que par sa localisation au milieu du pacifique ( c est l endroit du monde le plus eloigne de tout terre habitee), ce n est pas une ile du type tahiti avec mer bleue et cocotiers mais c est vraiment une ile vierge que l on peut parcourir a pied a cheval ou en voiture, les paysages y sont encore sauvage et on n y voit pas de beton de plus il n y a que trois mille habitant sur l ile et tout le monde se connait, c est un peu une grande famille et des que vous rencontrez quelqu un c est le cousin la tante ou le neuveux de telle autre personne que vous connaissez. en y restant 13 jours j ai connut beaucoup de monde et ai put apprecier cet endroit ou le temps passe tres tres differement.

En ete l ile est un envahie de touriste et est assez cher mais en hiver (maintenant) ce n est pas invivable.

Si vous avez des questions n hesitez pas a me mailer

ps Pour ce qui y vont je recommande chaudement la pension tararaina, tenu par ana et lorenzo tepano, pas besoin d adresse sur l ile on monte dans un taxi et on dit chez qui on va!Il sont tres sympas et vous emmene pecher, de plus comme ils vont un peu partout sur l ile pour vendre les travaux artisanaux de lorenzo on n a pas besoin de payer un tour pour visiter les endroit interessants, il suffit de monter en viture avec eux, prix de 15 dollars avec petit dej a 25 30dollars selon la periode le temps que l on reste, mais c est negociable!
Vaccins, guides et offices du tourisme pour Guinée, Sénégal et Mali
by Renbee · 2003-07-09 · 9 replies
🤪 Je souhaite préparer un voyage en Afrique de l'ouest avec une amie. Nous prendrons 1 mois de vacances en Afrique de l'Ouest. Nous aurons possiblement des contacts en Guinée, Mali et Sénégal. Les hôtels et restaurants sont exclus (du mieux qu'on puisse faire) de nos voyages. Nous favorisons le vie dans des familles ou des amis ou autres pour s'intégrer et connaitre et vivre la culture (musique, danse, repas traditionnels, cérémonies religieuses etc...). Du plein air et surtout PAS de musées.

J'ai déjà fait venir de l'information sur le Sénégal (ambassade du Sénégal à Ottawa).

J'aimerais savoir s'il y a des "office du tourisme" ici (Canada) pour faire venir de l'info pour le Mali et la Guinée et à qui je dois m'adresser pour de l'info (autre qu'internet...bien sûr!!). Croyez-vous que je devrais consacrer du temps aussi pour la Mauritanie?

Si vous avez déjà voyagé dans ces pays, quels sont les vaccins que je dois me procurer avant de partir et quels guide-voyage avez-vous utilisé? J'aime bien le Lonely Planet mais il y en a tellement et ca dépend des pays!!!

Merci!!
Brésil pour l'été: bons plans et travail
by WannaBresil · 2003-04-14 · 11 replies
Salut tout le monde, je suis du Québec. Les études m'ont mis à bout de nerfs et je veux relaxer à "bas pris" cet été. Je n'ai jamais fait de voyage important donc je suis un peu perdu dans tout ça, j'aimerais avoir des "témoignages" de personnes qui, comme moi, ont décidé de partir très loin sur un coup de tête. Du même coup, il serait intéressant de partir avec quelqu'un pour partager l'expérience. Une jeune québécoise ou un québécois intéressant serait une bonne compagnie, je suis un gars très authentique et amusant. Je souhaite avoir des réponses relatives à l'argent que je dois prévoir pour un voyage de 2-3 mois et s'il peut être envisageable de trouver un emploi la-bas, je suis étudiant en Technologie physique.

Merci à l'avance!😕
Les îles Malouines
by Fabrice · 2003-02-12 · 10 replies
Récit de voyage aux île Malouines (long... très long...)

(et pour voir les photos de ce voyage:
http://www.mysterra.org/reportage/iles_malouines.html)

La visite des Malouines est motivée, pour la majorité des visiteurs, par l’intérêt pour la nature et la faune. Pour une plus petite partie des touristes, c’est un conflit vieux de 20 ans, mais encore étonnamment présent dans la mémoire de tous, qui attire les amateurs d’histoire.

Le premier sentiment qui frappe notre esprit c’est l’isolement, la solitude presque jusqu’à l’angoisse, la toute puissance de la nature sur l’homme, qui pour se rassurer tente de reproduire les modèles d’organisation propre à nos amis anglo-saxons où tout est codifié.

C’est aussi des îles uniquement composées de terres privées dont les droits ont été acquis, il y a plus de 100 ans. Des terres sauvages mais étroitement contrôlées où le moindre profit peut être réalisé.

Des gens simples comme des agriculteurs vivant proche de la nature, doivent depuis 1982 composer avec un développement trop rapide et artificiel: la présence militaire a permis la modernisation et l’extension des infrastructures des îles. Economiquement, l’activité traditionnelle (l’élevage de moutons pour la laine) est en perte de vitesse. A court terme la vente de licences pour la pêche industrielle fournit au Gouvernement des ressources suffisantes. A moyen terme, il ne semble pas exister d’autres possibilités que le développement du tourisme, sous quelle forme et avec quels moyens la question reste ouverte. A plus long terme l’avenir reste flou; certains rêvent aux revenus de l’or noir, sans penser aux nuisances. La prospérité de ces îles passe par la normalisation des rapports avec ses grands voisins d’Amérique du sud et l’établissement de relations commerciales. L’avenir nous le dira!

Cette société vit sans réel avenir, sous perfusion d’un état éloigné de 14’000 km, coupé d’une Amérique latine et particulièrement de l’Argentine, si proche, qui pourrait beaucoup lui apporter.

Visiter ces îles laisse beaucoup d’images fortes: de terre, de mer, de lumière, de faune mais trop peu de souvenirs de ses habitants qui se cachent derrière une identité nationale héritée d’un conflit bien actuel. Il faudrait sûrement plus de temps pour percer cette méfiance latente, elle aussi héritée de ce conflit.

Le voyage

Dès notre arrivée à l’aéroport de Brize Norton (Angleterre) et jusqu’à notre sortie de l’aérogare de Mont Pleasant aux Malouines nous sommes complètement pris en charge, dirigés, nourris et logés (à Brize Norton la nuit avant le départ et lors du transit à l’île de l’Ascension) par la Royal Air Force. Il n’est pas nécessaire de penser à quoique que ce soit, pire, penser ne ferait que nous poser des problèmes bien inutiles, nous suivons donc comme des moutons les instructions fournies par des membres de la RAF. L’impression qui subsiste est un voyage agréable avec comme seul stress la stratégie à employer pour ne pas avoir à payer de surtaxe pour le poids excessif de nos bagages (100kg)!

L’omniprésence de l’armée saute aux yeux à l’arrivée aux Malouines. Tout de suite l’histoire nous rattrape et le conflit, vieux de près de 20 ans, est bien présent. Avant d’atterrir sur l’aéroport de Mount Pleasant, nous sommes escortés par deux jets “tornado” qui vont nous accompagner pour les 15 dernières minutes de vol. A peine foulé le sol des Malouines et avant les formalités douanières, un sergent de la RAF nous informe des dangers des mines et autres munitions qui peuvent encore être présentes sur l’île. Il est intéressant de savoir que cette mise en garde très militaire n’est faite qu’aux voyageurs arrivant avec le Tristar de la RAF et non à ceux en provenance du Chili (avec Lan Chile)! En fait, nous supposons que ces informations sont surtout destinée aux soldats qui constituent la majorité des passagers de l’avion. Pour nous l’ambiance est quand même un peu particulière et nous montre bien que ces îles vivent encore dans la réalité du conflit anglo-argentin.

Premières impressions

Sur la route entre Mont Pleasant et la “ville” de Stanley, nous prenons enfin conscience d’être arrivés. Le temps est gris et la température fraîche. L’isolement de ces îles au bout du monde engendre presque de l’angoisse et des questions du genre “que va-t-on bien pouvoir faire pendant trois semaines ici?” ou “était-ce vraiment une bonne idée de venir ici?”. De plus cette route est interminable, le seul décor des paysages arides et monotones augmente la sensation de terre perdue et de désolation. On se demande aussi ce qui a bien pu pousser des hommes à venir se battre dans cette région, il y a 20 ans. Rien ici ne peut attiser la convoitise, la nature sauvage pousserait plutôt l’homme à s’unir pour survivre.

Stanley, la capitale de 2’000 habitants est très calme, presque déserte, mais bien organisée, trop peut être. Des interdits, des signaux de danger partout, une police bon enfant mais très présente. Une micro-société impersonnelle est qui semble, de prime abord, impénétrable. Dans la baie, plusieurs épaves, vestiges d'un port beaucoup plus actif, renforce l'atmosphère assez sinistre du site. Plus loin, étrange surprise, dans la vitrine d’un commerce un texte écrit en grosses lettres sur une pancarte s’adresse au peuple argentin, comme si le conflit ne s’était terminé que la veille. Un pamphlet qui invite les Argentins à rester chez eux, tant que leur gouvernement et la population n’aura pas officiellement reconnu la souveraineté britannique sur les îles Malouines. Cette pancarte est-elle le fait d’un individu isolé ou alors le reflet de la mentalité qui règne ici? Une chose est sûre, vu le nombre de drapeaux britanniques flottants à Stanley, l’attachement et le patriotisme de la population envers la Grande-Bretagne est évident, mais quel est le degré de tolérance vis-à-vis de l’Argentine?

Rencontre avec les gens

Pas facile ! Bien que petite, cette société a ses propres règles, elle considère le touriste plus comme une vache à lait que comme un partenaire avec qui l’on peut partagé un moment de vie (cette remarque est d’ailleurs aussi applicable à certaines régions de notre pays!). Cette impression nous l’avions déjà eue lors de nos contacts par Internet pour la préparation du voyage. La majorité de ces contacts n’étaient que commerciaux et pas faciles. Il semble que peu d’autochtones aient la bosse des affaires et du tourisme.

Si cette difficulté d’approche resta présente lors de tout notre séjour, elle nous permit d’apprécier d’autant plus nos rencontres avec des personnes qui tranchent complètement avec l’impression générale. Nous ne pouvons ici que remercier ces personnes et conseiller à tous les futurs visiteurs de conserver un peu de temps pour les rencontrer. Kay, cette grand-mère qui tient un Bed&Breakfast, accueille ses hôtes sans affectation, avec une simplicité qui met tout le monde à l’aise dès les premières minutes. Mick, le plongeur, et ses amis qui sans nous connaître nous prêteront un matériel très onéreux sans aucune hésitation. Nick, l’agriculteur qui nous reçoit avec enthousiasme et nous ouvre ses terres, alors que d’autres ont fait du droit de passage leur principal revenu. Robin, en pleine tonte de moutons, n’hésitera pas à nous consacrer du temps pour nous expliquer avec chaleur son activité, ses difficultés et ses projets. Mais aussi d’autres rencontres, plus brèves, avec des gens accueillants et ravis de pouvoir échanger quelques paroles avec des étrangers. Après avoir rencontrés toutes ces personnes nous constatons l'existence de deux types de mentalités opposées: l’une liée à des valeurs de simplicité et de spontanéité, l’autre obnubilée par l'exploitation mercantile des touristes.

Découverte des terres

Notre première exploration se déroule sur la “presque-île” à l’Est de Stanley. Etonnant d’observer sur une si petite surface (environ 7 kilomètres de longueur sur 2 kilomètres de largeur) une telle variété de paysages: terres arides, champs d'herbe ou de broussaille, étangs, rochers, falaises, plages et dunes de sable.

De grandes plages de sable blanc donnent à cet endroit un petit air paradisiaque, il ne manque que les palmiers. Malheureusement, elles ne sont pas accessibles, les Argentins craignant un débarquement anglais aux alentours de Stanley les ont truffées des mines lors du conflit de 1982. Toutes sont clairement signalées et clôturées et ne semblent pas poser de problème à la population.

La découverte du trois mats “Lady Elisabeth” nous fait faire un bond dans le passé. Jadis, au temps de la marine à voile, Stanley était un port d’intense activité. Une escale, d’où l’on embarquait des vivres frais, mais aussi un terminus pour les navires venus s’échouer dans un état déplorable, après avoir lutté des semaines pour franchir le Cap Horn. Aujourd’hui, en témoignage de cette époque, de nombreuses épaves jonchent les côtes des Malouines. Un parfum d’aventure hante chacun de ces navires. Explorer ces carcasses de rouille chatoyante et découvrir leur histoire rocambolesque est une expérience inoubliable.

En s’éloignant de Stanley et des côtes, les paysages dans les terres deviennent plus monotones. Landes en fleurs et pâturages d’un vert éclatant donnent aux Malouines un petit air d’Irlande. Nous roulons des heures sans croiser le moindre véhicule et sans apercevoir âme qui vive. Sensation d’être les seules personnes en vie dans cet immense paysage mais ceci toujours dans un sentiment de totale sécurité, lequel est malheureusement de plus en plus rare dans notre monde.

A l’approche d’une colonie de fermes (“settlement”) perdues au milieu de nullepart, l’élevage des moutons prédomine. Ces animaux peureux broutent en toute liberté l’herbes des plaines jusqu’au bord des côtes, quelque fois en compagnie de manchots. Les fermes sont modestes et semblent d’une autre époque mais les domaines sont si grands que les bergers se déplacent à moto, en quad ou à l’aide de 4x4.

Lors de nos explorations dans les terres nous constatons que le réseau routier est limité et que l’état des pistes impose un véhicule 4x4. La solitude des grands espaces balayés par les vents est notre compagne de voyage. Où se cachent donc les gens? Certains “settlements” nous offrent un spectacle de désolation, bâtiments délabrés et habitants invisibles, véritable ville fantôme! Les îles portent encore les cicatrices du conflit de 1982, à tout moments des symboles de cette guerre, qui refuse de se faire oublier, sont bien présents: monuments, cimetières, carcasses d’avions, d’hélicoptères et plus de 150 champs de mines protégés par des barbelés.

Découverte de la faune

Si un animal devait figurer sur le drapeau des Malouines se serait sans hésitation le manchot. On le trouve un peu partout sur l'île où son observation est toujours un plaisir rafraîchissant. Mais ce n'est de loin pas sur la plage qu'il est le plus présent, il est le sujet incontournable de toutes les conversations. Gare à celui qui n'aura pas révisé son manuel d'ornithologie car il sera vite perdu dans les discussions d'initiés entre ornithologues professionnels et amateurs. L'ornithologue est d'ailleurs en nombre la deuxième “espèce” vivant sur les îles et la seule qui ne soit pas menacée d'extinction! Plus sérieusement, les Malouines offrent une occasion exceptionnelle d'observer des animaux comme les lions de mer, éléphants de mer, manchots, cormorans et albatros pour ne citer que les plus connus. La relative difficulté d'accès - la plupart des colonies se trouvent soit dans des lieux éloignés des routes soit sur de petites Îles atteignables uniquement par avion - limite le nombre de touristes et permet d'approcher en toute tranquillité une faune peu méfiante.

En arrivant aux Malouines nous pensions trouver des manchots partout. En réalité, mis à part la réserve de Gypsy Cove, proche de Stanley, la faune se cache dans des lieux éloignés et difficilement accessibles. Pour l’observer un puissant 4x4 ou un bateau s’impose; à notre grand regret, notre petite jeep Suzuki, pourtant très maniable, ne suffira pas. Le désir d’observer la plus grande colonie de manchots royaux des Malouines, située à Volunteer Point, nous a obligés à louer les services d’un chauffeur et de son véhicule. Lors de cette excursion pour une des destinations les plus touristiques de l’île nous avons eu l’occasion d’assister à un événement assez insolite: ce matin-là, trois véhicules doivent se rendre à Volunteer Point, mais les trois chauffeurs n’ont pas eu l’idée d’organiser un déplacement en commun. Bob, notre guide, a même fait venir son fils avec un deuxième véhicule pour nous dépanner en cas d’embourbement. Ce n’est qu’après deux heures de route et de nombreuses discussions par radio que les 3 chauffeurs décident de s’attendre et de se regrouper! Sagesse bien récompensée puisqu’au retour chaque véhicule s’enlisa à tour de rôle. Sans l’aide d’un deuxième véhicule nous serions encore en train d’essayer d’extraire notre jeep d’un terrain complètement détrempé. Cette anecdote démontre bien que l’organisation du tourisme s’avère défaillante et irrationnelle.

Bien que Volunteer Point soit d’un intérêt certain, le fait de dépendre d’une tierce personne pour s’y rendre, réduit considérablement notre liberté d’action: horaire à respecter, lieu d’arrivée imposé, temps sur place trop court pour bien explorer la région et dépendance d’une météo capricieuse sans possibilité d’annuler ou de repousser l’excursion. L’idéal aurait été de séjourner quelques jours sur place, mais le seul toit pouvant nous abriter est loué à des prix totalement prohibitifs par les propriétaires des lieux, qui soit dit en passant demandent déjà un droit de passage de 10£ par personne (chauffeur compris!) juste pour traverser leurs terres. La seule solution est, comme l’a expérimenté un couple de Français rencontré sur place, le camping. Au vu de l’état déplorable de nos deux amis et de leur matériel, il était difficilement envisageable d’exposer notre équipement photo et vidéo aux violentes intempéries.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos manchots! Pour observer en toute liberté la faune des Malouines, un séjour sur une petite île éloignée s’avère être la solution idéale. Nous avons eu la chance de nous rendre sur l’île de Sealion. Après avoir survolé quelques bras de mer dans notre petit avion de la “Figas”, nous arrivons à l’extrémité sud de l’archipel. Quelques sueurs à l’attérissage sur une piste de terre et nous voilà déjà en train de parcourir cette petite île de sept kilomètres de long sur environ deux de large. Sept habitants, une quinzaine de touristes et des milliers d’animaux.

Pendant notre séjour, nous allons découvrir à quelques pas de notre confortable logement une faune surprenante. De nombreux oiseaux dont le “caracara austral”, ce rapace, d’une agilité et rapidité saisissante, prendra un malin plaisir à nous voler nos bonnets. Parmi trois espèces de manchots, le “papou” est notre favori, assez méfiant, il nous observe prêt à déguerpir clopin-clopant vers l’océan. Mais si nous nous couchons immobiles sur le sol, il accourt, curieux d’observer ces étranges créatures que nous sommes. Une fois extirpé d’un champ de “tussock” (une touffe d’herbe des îles sub-antarctiques), nous marchons le long d’une falaise érodée par les vents et la puissance de la mer. Le paysage est très beau, sauvage et aride. Au bas des falaises, des lions de mer menaçants nous observent. Ce grand phoque mérite bien son nom: crinière imposante, rapidité étonnante et rugissement tonitruant. Pas question d’entrer dans leur territoire, ils protègent leurs petits. Sealion Island devrait plutôt se nommer Elephant Seal Island, en raison du nombre considérable d’éléphants de mer présents sur cette île. Impressionnants par leur poids mais attachants par leurs attitudes, les éléphants de mer sont très amusants à observer. Couchés dans l’eau ou dans le sable, ils se grattent avec délicatesse en prenant des attitudes très humaines! Sous ses airs de gros pataud on découvre un animal sensible, quelquefois timide ou même peureux.

Sealion offre un très bel aperçu de la faune des Malouines, la proximité des colonies d’animaux en fait un lieu idéal d’observation. Les quatre jours passés sur cette île nous ont suffi pour effectuer la quasi totalité des photos animalières, preuve de la richesse des lieux.

Conclusion

Lors de notre départ, sur le chemin de l’aéroport, nous redécouvrons la route qui nous amena 20 jours plus tôt à Stanley. La sensations de malaise a disparu, des sentiments de bonheur et des regrets persistent. La découverte de ces terres inconnues et de leur faune exceptionnelle nous a procuré d’intenses moments d’émotion. Les regrets sont aussi présents: trop peu de souvenirs de leurs habitants. Une organisation différente de notre voyage aurait peut-être permis une meilleure approche des autochtones, mais comment le deviner avant, si ce n’est avec l’aide des organismes de tourisme installés sur place ou en Angleterre? Malheureusement, ceux-ci considèrent les Malouines comme une terre intéressante à visiter pour sa nature et sa faune, et non pour ses habitants au mode de vie trop proche de notre monde occidental. Et s’ils avaient raison?

Vous avez lu jusqu'au bout?!? Merci!!!

😉

Fabrice
Breathtaking Kyrgyzstan!
by Attila · 2026-07-04 · 301 replies
This trip had been on my mind for about fifteen years.

But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.

And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!

The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.

A bit of Kazakhstan? Not in the end.

The south or not the south? Yes, in the end.

Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.

To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).

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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?

Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.

Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)



You’ll find here a post with some practical information.

And here, the version of the travel journal without comments.

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As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...

From Bishkek to Karakol:



From Karakol to Kochkor:



From Kochkor to Baetov:



From Baetov to Kara-Köl:



From Kara-Köl to Bishkek:



Understanding the World
by Partirester · 2026-08-07 · 18 replies
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...

I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!

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