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Visite de la Toscane
En mai, nous serons deux femmes avec voiture en Toscane. Nous voulons voyager dans de petits moyens entre les villages et chercher des endroits spéciaux qui ne sont pas écrits dans les guides de voyage tels que les villages, les marchés, ferme, cours de cuisine, vin, fromage ... Peut-être même un atelier spécial. Nous avons 9 jours et continuons à Rome. Merci
Cap Vert en mai 2013: transports, hébergement, etc?
Bonjour,
Voyage au Cap-Vert prévu entre le 08 et le 22/04/2013 (environ) départ Toulouse vers Sal.
L’objectif de ce forum est d’obtenir un maximum d’informations récentes (depuis Février 2013) concernant principalement les transports, l’hébergement, les immanquables et les activités possibles sur les différentes iles. Une amie est rentrée récemment du Cap vert et a constaté qu’une des 2 compagnies aériennes avait fait faillite et un ferry avait comme qui dirait touché le fond !!! mais malgré ca, revenait enchantée de son voyage. J’ai besoin d’avoir un point sur la fréquence/possibilité des transports au départ de Sal principalement et accès aux iles. Merci.
Un point sur les Iles envisagées : (N’hésitez pas à commenter en fonction de vos expériences, les bonnes adresses, et autres bons plans)
SAL :
-Hébergement ! Ou ? pas de complexe hôteliers ! endroit tranquille style pousada familiale ds un secteur pas trop bruyant. Vos adresses sont les bienvenues. -Bon point de chute pour organiser les départs en direction des autres iles. -Il semble que ce soit l’ile la plus développée touristiquement. On peut y pratiquer des sports de glisse, natation, plongée sous-marine, pèche, le simple snorkling (palme masque tuba)permet il de voir qquechose ? -Santa Maria semble accueillir « le tourisme de masse » vrai ? -La Saline de Pedra Lume semble être une des ballades les plus intéressantes ! vrai ? -Baia de Fontona : petite oasis avec des palmiers -Baia de Algodoiero : oasis avec plages vierges et spots de surfers -Serra Negro : n’a pas de plage mais des rochers intéressants et une mer agitée
BOA VISTA :
(bateau ou avion depuis SAL ?!) -Lieu magique ou l’on trouve sable blanc camaïeux de bleus et dunes qui s’évanouissent ds la mer transparente. -peu d’habitants, peu de véhicules, peu de commerces -Vos conseils hébergement ! : Sal Rei semble être un bon site depuis lequel on peut visiter les Salines, Epaves, dunes, Chapelle, Port et les plages.
FOGO :
-La perle noire (volcan) ou l on trouve des vignes, des pommes, et du café. -Le métissage a donné des blonds aux yeux bleus, cheveux frisés ou crépus à la peau cuivrée. -Il parait que l on peut loger facilement chez l’habitant, vous confirmez ?des adresses ?!!
SANTO ANTAO :
-Apparemment, il faut passer par l’aéroport de de Sao Vicente puis par le port de Mindelo pour l’atteindre par Ferry, c’est ca ?combien de liaisons quotidiennes ? -Très escarpée mais avec des paysages grandioses, ideale pour randonner et passer en quelques minutes de déserts arides aux cyprès de Toscane, puis aux forets de conifères rappelant les Alpes suisses, à une végétation tropicale ! -Ile de la canne à sucre -Ou loger ?et quels sont les sites à ne pas manquer ? -Connue pour la gentillesse des locaux et son coté rassurant car le tourisme n’a pas encore vraiment pénétré
SAO VICENTE :
-C’est l’ile des artistes et de la musique, bars et restos, l’ile de Cesaria Evora, et d carnaval le plus faste du cap vert mais surtout permet d’accéder à Santo Antao. -Qu’y a-t-il à à visiter sur cette ile à part Mindelo ?
SANTIAGO :
-On m’a déconseillé cette ile et en particulier PRAIA, vous confirmez ?!! -D'autres iles valent-elles le cout?
Voila, je vous remercie par avance pour tous vos précieux conseils Chris
Voyage au Cap-Vert prévu entre le 08 et le 22/04/2013 (environ) départ Toulouse vers Sal.
L’objectif de ce forum est d’obtenir un maximum d’informations récentes (depuis Février 2013) concernant principalement les transports, l’hébergement, les immanquables et les activités possibles sur les différentes iles. Une amie est rentrée récemment du Cap vert et a constaté qu’une des 2 compagnies aériennes avait fait faillite et un ferry avait comme qui dirait touché le fond !!! mais malgré ca, revenait enchantée de son voyage. J’ai besoin d’avoir un point sur la fréquence/possibilité des transports au départ de Sal principalement et accès aux iles. Merci.
Un point sur les Iles envisagées : (N’hésitez pas à commenter en fonction de vos expériences, les bonnes adresses, et autres bons plans)
SAL :
-Hébergement ! Ou ? pas de complexe hôteliers ! endroit tranquille style pousada familiale ds un secteur pas trop bruyant. Vos adresses sont les bienvenues. -Bon point de chute pour organiser les départs en direction des autres iles. -Il semble que ce soit l’ile la plus développée touristiquement. On peut y pratiquer des sports de glisse, natation, plongée sous-marine, pèche, le simple snorkling (palme masque tuba)permet il de voir qquechose ? -Santa Maria semble accueillir « le tourisme de masse » vrai ? -La Saline de Pedra Lume semble être une des ballades les plus intéressantes ! vrai ? -Baia de Fontona : petite oasis avec des palmiers -Baia de Algodoiero : oasis avec plages vierges et spots de surfers -Serra Negro : n’a pas de plage mais des rochers intéressants et une mer agitée
BOA VISTA :
(bateau ou avion depuis SAL ?!) -Lieu magique ou l’on trouve sable blanc camaïeux de bleus et dunes qui s’évanouissent ds la mer transparente. -peu d’habitants, peu de véhicules, peu de commerces -Vos conseils hébergement ! : Sal Rei semble être un bon site depuis lequel on peut visiter les Salines, Epaves, dunes, Chapelle, Port et les plages.
FOGO :
-La perle noire (volcan) ou l on trouve des vignes, des pommes, et du café. -Le métissage a donné des blonds aux yeux bleus, cheveux frisés ou crépus à la peau cuivrée. -Il parait que l on peut loger facilement chez l’habitant, vous confirmez ?des adresses ?!!
SANTO ANTAO :
-Apparemment, il faut passer par l’aéroport de de Sao Vicente puis par le port de Mindelo pour l’atteindre par Ferry, c’est ca ?combien de liaisons quotidiennes ? -Très escarpée mais avec des paysages grandioses, ideale pour randonner et passer en quelques minutes de déserts arides aux cyprès de Toscane, puis aux forets de conifères rappelant les Alpes suisses, à une végétation tropicale ! -Ile de la canne à sucre -Ou loger ?et quels sont les sites à ne pas manquer ? -Connue pour la gentillesse des locaux et son coté rassurant car le tourisme n’a pas encore vraiment pénétré
SAO VICENTE :
-C’est l’ile des artistes et de la musique, bars et restos, l’ile de Cesaria Evora, et d carnaval le plus faste du cap vert mais surtout permet d’accéder à Santo Antao. -Qu’y a-t-il à à visiter sur cette ile à part Mindelo ?
SANTIAGO :
-On m’a déconseillé cette ile et en particulier PRAIA, vous confirmez ?!! -D'autres iles valent-elles le cout?
Voila, je vous remercie par avance pour tous vos précieux conseils Chris
Avis sur itinéraire final de dix-neuf jours dans l'Ouest américain?
Bonjour,
Nous partons dans 2 mois pour notre second voyage dans l'ouest américain et je voudrais votre avis sur notre itinéraire final car ayant eu bcp de boulot et des soucis de santé, je l'ai moins peaufiné que celui de l'été dernier, donc j'ai des doutes... E plus, il est plus difficile de trouver des renseignements sur les sites à visiter et les meilleurs moments à cette époque de l'année car bcp d'infos pour l'été mais moins pour fin avril/début mai...
On part avec notre fils qui aura 7ans et demi. J'ai très peur en voiture donc pas de piste au programme!!
Arrivée à Denver le samedi 20avril en fin de journée. J1: Denver/grand Junction via Glenwood springs et la rando de hanging lake.
J2: grand junction/Moab avec dead horse point, island in the sky les points de vue + la balade de white rim overlook et rando de delicate arch en fin de journée.
J3: devils garden jusqu'à double o arch, sand dune arch, double arch puis en fin de journée fishers towers et resto au red cliff avec son musée.
J4:hummer tours de 8h30 à 10h30 puis route vers les mines de potasses et retour avec arrêt pour faire la rando à coronna arch et en fin d'aprem, retour à arches park pour faire windows sections et park av.
J5: moab/monument valley via valley of the gods et goosneck, valley drive au sunset et nuit au view.
J6: valley drive au sunrise? Puis route vers grand canyon et points de vue de valley driv, sunset à hopi point ou yaki point.
J7: helico à9h puis arrêt à williams puis route vers Sedona via oak creek canyon, sunset à crescent moon.
J8: bell rock pathway puis route vers phoenix et goldfield gohstown et lots dutchnman state park.
J9: old scottale puis repos toute la journée dans un hotel sympa avec piscine et toboggan.
J10: vol phoenix/LA et aprem vélo sur la promeade entre SM et venice beach, SM pieret manèges le soir.
J11: journée à universal studios.
J12: walk of fame le matin tôt puis route vers San Simeon via Santa barbarra puis pedria blancas beach.
J13: route vers Monterey via limekiln Park et rando, mac way falls et partington cove trail au julia burns state park, point lobos, cypres grove trail.
J14:monterey/SF avec vista point, spencer battu view point et kirby cove pour voir le GGB puis alamo square en fin de journée et pier 39.
J15:bus on/off avec palace of fine art, japanse garden, haight asbuy, union square et financial district et chinatown.
J16: loc de vélo entre midi et deux pour faire la golden gate promenade puis route vers oakhurst.
J17: visite de valley du yosemite avec lower falls, vernal falls jusquau pont, miror lake , bridalveil falls et les points de vue +glacier point si route ouverte.
J18: mariposa grove le matin puis route vers gilroy et outleet.
J19: gilroy/SF avec vol en fin d'aprem.
Voilà notre itinéraire qui vient compléter celui de cet été où on avait fait yellowstone, las végas, zion, VOF, bryce, Page et alentours. Avec notre fils, on peut randonner mais pas trop non plus...Que pensez vous de cet itinéraire? Ai je oublié des incontournables? Ou faudrait il inverser des visites pour être sur les sites avec la meilleure lumière par exemple....
Je suis ouverte à toutes vos remarques, merci d'avance.
Clem
Nous partons dans 2 mois pour notre second voyage dans l'ouest américain et je voudrais votre avis sur notre itinéraire final car ayant eu bcp de boulot et des soucis de santé, je l'ai moins peaufiné que celui de l'été dernier, donc j'ai des doutes... E plus, il est plus difficile de trouver des renseignements sur les sites à visiter et les meilleurs moments à cette époque de l'année car bcp d'infos pour l'été mais moins pour fin avril/début mai...
On part avec notre fils qui aura 7ans et demi. J'ai très peur en voiture donc pas de piste au programme!!
Arrivée à Denver le samedi 20avril en fin de journée. J1: Denver/grand Junction via Glenwood springs et la rando de hanging lake.
J2: grand junction/Moab avec dead horse point, island in the sky les points de vue + la balade de white rim overlook et rando de delicate arch en fin de journée.
J3: devils garden jusqu'à double o arch, sand dune arch, double arch puis en fin de journée fishers towers et resto au red cliff avec son musée.
J4:hummer tours de 8h30 à 10h30 puis route vers les mines de potasses et retour avec arrêt pour faire la rando à coronna arch et en fin d'aprem, retour à arches park pour faire windows sections et park av.
J5: moab/monument valley via valley of the gods et goosneck, valley drive au sunset et nuit au view.
J6: valley drive au sunrise? Puis route vers grand canyon et points de vue de valley driv, sunset à hopi point ou yaki point.
J7: helico à9h puis arrêt à williams puis route vers Sedona via oak creek canyon, sunset à crescent moon.
J8: bell rock pathway puis route vers phoenix et goldfield gohstown et lots dutchnman state park.
J9: old scottale puis repos toute la journée dans un hotel sympa avec piscine et toboggan.
J10: vol phoenix/LA et aprem vélo sur la promeade entre SM et venice beach, SM pieret manèges le soir.
J11: journée à universal studios.
J12: walk of fame le matin tôt puis route vers San Simeon via Santa barbarra puis pedria blancas beach.
J13: route vers Monterey via limekiln Park et rando, mac way falls et partington cove trail au julia burns state park, point lobos, cypres grove trail.
J14:monterey/SF avec vista point, spencer battu view point et kirby cove pour voir le GGB puis alamo square en fin de journée et pier 39.
J15:bus on/off avec palace of fine art, japanse garden, haight asbuy, union square et financial district et chinatown.
J16: loc de vélo entre midi et deux pour faire la golden gate promenade puis route vers oakhurst.
J17: visite de valley du yosemite avec lower falls, vernal falls jusquau pont, miror lake , bridalveil falls et les points de vue +glacier point si route ouverte.
J18: mariposa grove le matin puis route vers gilroy et outleet.
J19: gilroy/SF avec vol en fin d'aprem.
Voilà notre itinéraire qui vient compléter celui de cet été où on avait fait yellowstone, las végas, zion, VOF, bryce, Page et alentours. Avec notre fils, on peut randonner mais pas trop non plus...Que pensez vous de cet itinéraire? Ai je oublié des incontournables? Ou faudrait il inverser des visites pour être sur les sites avec la meilleure lumière par exemple....
Je suis ouverte à toutes vos remarques, merci d'avance.
Clem
Visite de Vancouver, Seattle et Portland
Bonjour à tous ! C'est encore moi😉
La préparation de mon Road Trip continue ! Et on change de côte 😛 Après la côte Est des USA et l'Est du Canada (ici : http://voyageforum.com/...ork_boston_D5747115/ et ici : http://voyageforum.com/forum/visite_montreal_toronto_D5755279/), C'est parti pour l'Ouest ! Plus particulièrement (pour cette discussion) le Nord-Ouest 😉
Au programme ? Vancouver, Seattle et Portland ! 😎 Le planning est un peu moins 'finalisé', donc pas de joli planning sous excel pour le moment (désolé 😕).
Le programme ?
Arrivée à Vancouver le jeudi 13/11/2014 de Toronto (en avion) ! (Oui, il va pleuvoir et faire froid, je sais 😇) - Visite de la ville le vendredi 14 : Vancouver Art Gallery + lieux de tournages de mes séries préférée 😊 - Départ à Seattle le samedi 15 ; - Visite du Space Needle et du SF Hall Of Fame le dimanche 16 ; - Visite de la ville le lundi 17 ; - Départ pour Portland le mardi 18 ; - Visite de la ville le mercredi 19 : Aerial Tram + Visite d'un amis à mes parents peut-être (c'est dans longtemps, donc on est sur de rien ^^) ; - Jeudi 20 : Départ vers San Francisco en avion ;
Voilà ce qui est prévu pour le moment. Je peux rajouter un jour quelque part si besoin, à voir.
Quelques questions : - Ai-je oublié quelque chose d'essentiel ? (ça ne m'étonnerais pas... c.f. Toronto🤪) - Est-il possible de visiter les studio de tournage de Vancouver ? - Des conseils ? Bons plans ? Critiques ? 😉
Merci d'Avance !
La préparation de mon Road Trip continue ! Et on change de côte 😛 Après la côte Est des USA et l'Est du Canada (ici : http://voyageforum.com/...ork_boston_D5747115/ et ici : http://voyageforum.com/forum/visite_montreal_toronto_D5755279/), C'est parti pour l'Ouest ! Plus particulièrement (pour cette discussion) le Nord-Ouest 😉
Au programme ? Vancouver, Seattle et Portland ! 😎 Le planning est un peu moins 'finalisé', donc pas de joli planning sous excel pour le moment (désolé 😕).
Le programme ?
Arrivée à Vancouver le jeudi 13/11/2014 de Toronto (en avion) ! (Oui, il va pleuvoir et faire froid, je sais 😇) - Visite de la ville le vendredi 14 : Vancouver Art Gallery + lieux de tournages de mes séries préférée 😊 - Départ à Seattle le samedi 15 ; - Visite du Space Needle et du SF Hall Of Fame le dimanche 16 ; - Visite de la ville le lundi 17 ; - Départ pour Portland le mardi 18 ; - Visite de la ville le mercredi 19 : Aerial Tram + Visite d'un amis à mes parents peut-être (c'est dans longtemps, donc on est sur de rien ^^) ; - Jeudi 20 : Départ vers San Francisco en avion ;
Voilà ce qui est prévu pour le moment. Je peux rajouter un jour quelque part si besoin, à voir.
Quelques questions : - Ai-je oublié quelque chose d'essentiel ? (ça ne m'étonnerais pas... c.f. Toronto🤪) - Est-il possible de visiter les studio de tournage de Vancouver ? - Des conseils ? Bons plans ? Critiques ? 😉
Merci d'Avance !
Coups de coeur pour la Corse et la Toscane?
Je planifie un voyage en Corse et en Toscane (Italie). Avez-vous des coups de cœur, des sites à visiter, des randonnées, des restaurants ou des endroits à coucher, à ne pas manquer. Les suggestions que j'attend sont celles qui sortent des sentiers battus, celles qui n'apparaissent pas dans les guides.
Merci
Itinéraire de sept jours en Floride en février 2013
Le début du voyage sera une semaine en Rep Dom en baie de Samana début février pour voir les baleines à bosses.
Ensuite, étant donné les vols et le fait que je ne tienne pas à perdre trop de temps en X correspondances d'avion, le plus simple est de faire suivre par une semaine en Floride.
J'ai lu une bonne partir des sujets sur le ... sujet 🙂 et je vous propose un itinéraire sachant que je ne met pas un pied dans les parcs d'attraction .
J'arriverais donc à Miami en début de matinée (probablement un dimanche même si rien n'est encore complètement calé ) et je louerais une voiture de l'aéroport ( probablement un cabriolet une nouvelle fois 😉 )
J0 (Dim) Arrivée Miami /jour Miami / Nuit Miami J1 (Lun) Miami / Nuit Miami J2 (Mar) Go to Key West / Nuit KW J3 (Mer) Everglades / Nuit Naples ? J4 (Jeu) ? J5 (Ven) ? J6 (Sam) ? J7 (Dim) Retour France depuis MIAmi ou ORLando ...
Des conseils sur la seconde partie de la semaine ?
Ensuite, étant donné les vols et le fait que je ne tienne pas à perdre trop de temps en X correspondances d'avion, le plus simple est de faire suivre par une semaine en Floride.
J'ai lu une bonne partir des sujets sur le ... sujet 🙂 et je vous propose un itinéraire sachant que je ne met pas un pied dans les parcs d'attraction .
J'arriverais donc à Miami en début de matinée (probablement un dimanche même si rien n'est encore complètement calé ) et je louerais une voiture de l'aéroport ( probablement un cabriolet une nouvelle fois 😉 )
J0 (Dim) Arrivée Miami /jour Miami / Nuit Miami J1 (Lun) Miami / Nuit Miami J2 (Mar) Go to Key West / Nuit KW J3 (Mer) Everglades / Nuit Naples ? J4 (Jeu) ? J5 (Ven) ? J6 (Sam) ? J7 (Dim) Retour France depuis MIAmi ou ORLando ...
Des conseils sur la seconde partie de la semaine ?
Autotour Louisiane/Floride
bonjour,
Je reviens d'un magnifique voyage en Louisiane de 8 jours, et après une liaison en avion, Nouvelle orléans/Orlando, d'un tour complet de
la Floride en 15 jours. Nous étions 3, avec un budget serré, et nous appuyant sur les conseils du Routard, nous avions prévu un autotour, en camping à environ 20$ la nuit et un budget repas à 7 $ par personne et repas. Résultats :
- Nous n'avons réussi à camper que 4 nuits, simplement parce qu'il n'y a pratiquement pas de campings aux USA, pour les tentes. Il n'y a que les parcs nationaux, et 2 chaines, KOA et KOC.Mais dans les 3 cas, il n'y en a pas partout, loin s'en faut ! Avant de partir, nous avions imprimé des cartes bourrées de symboles de camping avec des petites tentes. Une fois sur place, tous ces campings sont réservés aux caravanes, dans lesquelles les américains habitent à l'année, avec sur chaque emplacement des raccordements aux viabilités, mais aucun bloc sanitaire, donc ils nous refusent. Quant au prix, chacune de nos 4 nuits nous a coûté entre 32 et 46$, mais jamais 20, comme prévu. Nous avions un GPS, mais les adresses figurant dans le routard, sont introuvables. Nous avons donc fait un véritable relais des motels les plus pourris, et sales, pour 60 à 80 $ la nuit à 3. Impossible de trouver moins cher, même en juillet aôut, où toujours d'après le routard, les prix sont au plus bas et négociables, ce qui est faux ( en moyenne 1H30 de recherche tous les soirs ). - Au niveau bouffe, même en supermarché, tout est hors de prix et vendu en trop grande quantité quand on n'a pas de glacière. Reste les restaus, toujours bas de gamme, à 15 $ le plat. Heureusement qu'il y avait Mac Do, Berger King , Subway...sensiblement au prix français. mais 3 semaines de Big mac midi et soir, c'est beaucoup ! - L'eau minérale est à 1$50 et au robinet, elle est imbuvable. On transpire tellement (37° à 40°), qu'il faut compter 2 à 3 bouteilles par personne et par jour. C'est à peu près aussi le prix du soda. - Il faut savoir aussi que tous les prix sont affichés hors taxes, il faut donc rajouter 10 à 20%... et les pourboires obligatoires partout. - L'essence est moins chère, encore que les prix sont très fluctuants, mais les voitures consomment beaucoup, surtout avec la clim à fond en permanence. - Nous avons aussi essayé à Houma en Louisiane un B and B très chaleureusement recommandé par le routard. Accueil exagérement accueillant avec banderole " Bienvenue mes chers cousins " tenue à bout de bras dès qu'on passe la porte, embrassades, tutoiement diner et petit dèj infectes ( et nous ne sommes pas difficiles ), salle à manger , chambre et salle de bain sans fenêtre, déco ringarde et horrible à souhait, fouillis partout, propreté plus que douteuse et arrêt des sourires au moment de l'addition qu'on fait passer en offrant des graines de coton. - la visite des plantations: franchement, nous nous demandons encore pourquoi le routard insiste tellement sur Laura et Oak alley au détriment de Nottoway tellement magnifique. Laura est affreuse. C'est une maison très dégradée, très peu entretenue, petite. On passe un temps fou au sous sol, à l'étage seulement 2 ou 3 pièces vaguement représentatives de la richesse des maîtres d'antan et surtout un guide américain qui vous coince pendant 2h dans un français presque incompréhensible et qui s'enlise dans des détails biographiques inrésummables, même 5 minutes après.La visite se termine après avoir longé une cinquantaine de bananiers par 2 ou 3 baraquements d'esclaves en bois assez bien conservés. On en ressort épuisé et sans aucun souvenir, surtout de la maison de maître assez peu représentative de l'écart entre les 2 conditions de vie. Oak alley. Franchement, l'extérieur suffit. Jolie architecture et belle allée de chênes, 8 fois centenaires, mais ce type de chênes n'est pas rare en Louisiane, il y en a partout. Intérieur juste bourgeois, loin d'être exceptionnel. Nottoway : à mon avis, si on veut vraiment se faire une idée du luxe dont s'entouraient les planteurs à cette époque, il faut vraiment faire Nottoway. Déjà, le parc arboré et fleuri est immense et magnifique. Au milieu, une maison splendide et énorme de 64 pièces avec vue sur une jolie île du Mississipi. La déco intérieure, meubles, tissus, cheminées, tapis, tableaux, corniches... tout est magnifique, d'un raffinement extrême, et si bien entretenu qu'on y fait vraiment un plongeon dans le temps. On peut même y passer une nuit, mais c'est très cher. Ici, pas de vestige des maisons d'esclaves qui ont été remplacées par de ravissants cottages également louables en chambres d'hôtes avec très beau restaurant et magnifique piscine. C'est un endroit de rêve. Les 3 visites sont au même prix , 18 $, mais il n'y a pas photo.
La nouvelle orléans : Quartier français très pittoresque, encore que l'architecture en soit plutôt espagnole. ne pas louper les avenues remplies de belles maisons ante bellum de district garden.
La visite des bayous en barque à moteur ( surtout pas en air boat qui fait fuir tous les animaux ) est un régal surtout avec Norbert Leblanc, une figure locale qui parle très bien français. Alligators, oiseaux, lotus géants, cyprès et silence. Une bonne heure de plaisir avec ce guide super sympa, drôle, inattendu, de 77 ans, qui connait le bayou comme sa poche.
Floride. Tout est beau avec mention spéciale pour Key West, Fort Lauderdale, Naples, Sarasota. Les iles de Sanibel et Captiva seraient surement belles si on pouvait y apercevoir un peu d'eau ; spectacle et accès réservés aux très rîches riverains. Fort Meyers n'est pas beau ; Miami et Palm beach un peu décevants.
Les éverglaedes : autant les bayous sont à voir, autant il n'y a rien à voir dans les evergleades. C'en est au point que les alligatores qu'on y croise sont en plastique. Il ne s'agit que d'une plaine avec une herbe de 50 cm de haut qui pousse dans l'eau. La ballade de 20 minutes à peine ne se fait qu'en air boat, avec 2 virages un peu serrés sensés montrer la puissance de l'engin. Beaucoup , maisvraiment beaucoup de bruit pour pas grand chose, c'est plutôt un piège à touristes justement attirés par tout ce bruit ( casque obligatoire et 100% efficace pour embarquer). Le mieux, c'est le petit zoo essentiellement d'alligators, avec nursery, pour le reste, le générique des experts à Miami suffit.
Orlando : faute de budget et de temps, nous n'avons fait que Seaworld et Wet and wild. Conseil : commencer par Wet and Wild et acheter les billets face aux portes de l'autre côté de l'avenue, pour tous les parcs, ils sont beaucoup moins chers ( ex : 70 au lieu de 85 $ pour Seaworld ) et ce sont des vendeurs patentés...et qui parlent français, ce qui n'est pas inutile, car s'y retrouver dans les parcs n'est pas si simple. Les billets sont réutilisables 7 à 14 jours. Wet and Wild est petit, dans l'après midi, on a tout fait, mais ce n'est qu'un parc d'attractions : surtout des tobbogans vertigineux, le plus grand grand 8 du monde, une piscine à vagues et une rivière où se prélasser sur des bouées. Seaworld se fait dans la journée, et il faut le faire au rythme des spectacles. Surtout, ne pas manquer celui du soir, grandiose qui se termine par un très beau feu d'artifice.
En résumé, je dirais que le voyage que nous avons fait intéressera surtout ceux qui sont amateurs de très très belles maisons pour multi-milliardaires, enchassées dans une végétation exotique particulièrement luxuriante, yacht demesuré devant la porte et parfois, de belles plages de sable blanc , mais mal entretenues quand elles sont publiques. La mer n'est pas cristalline, beaucoup de salade, mais elle est à 32, 33°. En Floride, on a l'impression que tout le monde est rîche, surtout en sortant de la Louisiane, qui est l'état le plus pauvre. Tout autour de la floride, il y a des marinas partout, fermées par une barrière que le gardien vous ouvre pour vous laisser visiter à pied ou en voiture. C'est magnifique.
Inconvénients, mais à savoir : la chaleur très humide est vraiment lourde, il ne fait jour que de 8h du matin à 8h du soir, les 2 régions sont infestées de moustiques, tous les établissements même les restaus et bars sur Miami Beach, ferment à 22h, il est donc impossible de diner après 20h, sauf fast food, et, qu'en règle générale, rien n'est fait pour le tourisme. Pas d'office de tourisme non plus , les visitors center n'en sont pas. Les américains sont infectes au volant, même entre eux, ils ne conduisent qu'au klaxon. Toujours en infraction, ce sont les rois du monde du haut de leur pick-up monstrueux avec lesquels ils vous foncent dessus délibérément, si vous voulez changer de file, simplement parce que vous perturbez leur régulateur de vitesse ! 4 voitures suffisent à boucher une autoroute complétement vide, ils roulent tous de front, et vous pouvez économiser vos appels de phares !
voilà, en gros ce que je rapporte de ce voyage. N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements, sinon, bon voyage !
- Nous n'avons réussi à camper que 4 nuits, simplement parce qu'il n'y a pratiquement pas de campings aux USA, pour les tentes. Il n'y a que les parcs nationaux, et 2 chaines, KOA et KOC.Mais dans les 3 cas, il n'y en a pas partout, loin s'en faut ! Avant de partir, nous avions imprimé des cartes bourrées de symboles de camping avec des petites tentes. Une fois sur place, tous ces campings sont réservés aux caravanes, dans lesquelles les américains habitent à l'année, avec sur chaque emplacement des raccordements aux viabilités, mais aucun bloc sanitaire, donc ils nous refusent. Quant au prix, chacune de nos 4 nuits nous a coûté entre 32 et 46$, mais jamais 20, comme prévu. Nous avions un GPS, mais les adresses figurant dans le routard, sont introuvables. Nous avons donc fait un véritable relais des motels les plus pourris, et sales, pour 60 à 80 $ la nuit à 3. Impossible de trouver moins cher, même en juillet aôut, où toujours d'après le routard, les prix sont au plus bas et négociables, ce qui est faux ( en moyenne 1H30 de recherche tous les soirs ). - Au niveau bouffe, même en supermarché, tout est hors de prix et vendu en trop grande quantité quand on n'a pas de glacière. Reste les restaus, toujours bas de gamme, à 15 $ le plat. Heureusement qu'il y avait Mac Do, Berger King , Subway...sensiblement au prix français. mais 3 semaines de Big mac midi et soir, c'est beaucoup ! - L'eau minérale est à 1$50 et au robinet, elle est imbuvable. On transpire tellement (37° à 40°), qu'il faut compter 2 à 3 bouteilles par personne et par jour. C'est à peu près aussi le prix du soda. - Il faut savoir aussi que tous les prix sont affichés hors taxes, il faut donc rajouter 10 à 20%... et les pourboires obligatoires partout. - L'essence est moins chère, encore que les prix sont très fluctuants, mais les voitures consomment beaucoup, surtout avec la clim à fond en permanence. - Nous avons aussi essayé à Houma en Louisiane un B and B très chaleureusement recommandé par le routard. Accueil exagérement accueillant avec banderole " Bienvenue mes chers cousins " tenue à bout de bras dès qu'on passe la porte, embrassades, tutoiement diner et petit dèj infectes ( et nous ne sommes pas difficiles ), salle à manger , chambre et salle de bain sans fenêtre, déco ringarde et horrible à souhait, fouillis partout, propreté plus que douteuse et arrêt des sourires au moment de l'addition qu'on fait passer en offrant des graines de coton. - la visite des plantations: franchement, nous nous demandons encore pourquoi le routard insiste tellement sur Laura et Oak alley au détriment de Nottoway tellement magnifique. Laura est affreuse. C'est une maison très dégradée, très peu entretenue, petite. On passe un temps fou au sous sol, à l'étage seulement 2 ou 3 pièces vaguement représentatives de la richesse des maîtres d'antan et surtout un guide américain qui vous coince pendant 2h dans un français presque incompréhensible et qui s'enlise dans des détails biographiques inrésummables, même 5 minutes après.La visite se termine après avoir longé une cinquantaine de bananiers par 2 ou 3 baraquements d'esclaves en bois assez bien conservés. On en ressort épuisé et sans aucun souvenir, surtout de la maison de maître assez peu représentative de l'écart entre les 2 conditions de vie. Oak alley. Franchement, l'extérieur suffit. Jolie architecture et belle allée de chênes, 8 fois centenaires, mais ce type de chênes n'est pas rare en Louisiane, il y en a partout. Intérieur juste bourgeois, loin d'être exceptionnel. Nottoway : à mon avis, si on veut vraiment se faire une idée du luxe dont s'entouraient les planteurs à cette époque, il faut vraiment faire Nottoway. Déjà, le parc arboré et fleuri est immense et magnifique. Au milieu, une maison splendide et énorme de 64 pièces avec vue sur une jolie île du Mississipi. La déco intérieure, meubles, tissus, cheminées, tapis, tableaux, corniches... tout est magnifique, d'un raffinement extrême, et si bien entretenu qu'on y fait vraiment un plongeon dans le temps. On peut même y passer une nuit, mais c'est très cher. Ici, pas de vestige des maisons d'esclaves qui ont été remplacées par de ravissants cottages également louables en chambres d'hôtes avec très beau restaurant et magnifique piscine. C'est un endroit de rêve. Les 3 visites sont au même prix , 18 $, mais il n'y a pas photo.
La nouvelle orléans : Quartier français très pittoresque, encore que l'architecture en soit plutôt espagnole. ne pas louper les avenues remplies de belles maisons ante bellum de district garden.
La visite des bayous en barque à moteur ( surtout pas en air boat qui fait fuir tous les animaux ) est un régal surtout avec Norbert Leblanc, une figure locale qui parle très bien français. Alligators, oiseaux, lotus géants, cyprès et silence. Une bonne heure de plaisir avec ce guide super sympa, drôle, inattendu, de 77 ans, qui connait le bayou comme sa poche.
Floride. Tout est beau avec mention spéciale pour Key West, Fort Lauderdale, Naples, Sarasota. Les iles de Sanibel et Captiva seraient surement belles si on pouvait y apercevoir un peu d'eau ; spectacle et accès réservés aux très rîches riverains. Fort Meyers n'est pas beau ; Miami et Palm beach un peu décevants.
Les éverglaedes : autant les bayous sont à voir, autant il n'y a rien à voir dans les evergleades. C'en est au point que les alligatores qu'on y croise sont en plastique. Il ne s'agit que d'une plaine avec une herbe de 50 cm de haut qui pousse dans l'eau. La ballade de 20 minutes à peine ne se fait qu'en air boat, avec 2 virages un peu serrés sensés montrer la puissance de l'engin. Beaucoup , maisvraiment beaucoup de bruit pour pas grand chose, c'est plutôt un piège à touristes justement attirés par tout ce bruit ( casque obligatoire et 100% efficace pour embarquer). Le mieux, c'est le petit zoo essentiellement d'alligators, avec nursery, pour le reste, le générique des experts à Miami suffit.
Orlando : faute de budget et de temps, nous n'avons fait que Seaworld et Wet and wild. Conseil : commencer par Wet and Wild et acheter les billets face aux portes de l'autre côté de l'avenue, pour tous les parcs, ils sont beaucoup moins chers ( ex : 70 au lieu de 85 $ pour Seaworld ) et ce sont des vendeurs patentés...et qui parlent français, ce qui n'est pas inutile, car s'y retrouver dans les parcs n'est pas si simple. Les billets sont réutilisables 7 à 14 jours. Wet and Wild est petit, dans l'après midi, on a tout fait, mais ce n'est qu'un parc d'attractions : surtout des tobbogans vertigineux, le plus grand grand 8 du monde, une piscine à vagues et une rivière où se prélasser sur des bouées. Seaworld se fait dans la journée, et il faut le faire au rythme des spectacles. Surtout, ne pas manquer celui du soir, grandiose qui se termine par un très beau feu d'artifice.
En résumé, je dirais que le voyage que nous avons fait intéressera surtout ceux qui sont amateurs de très très belles maisons pour multi-milliardaires, enchassées dans une végétation exotique particulièrement luxuriante, yacht demesuré devant la porte et parfois, de belles plages de sable blanc , mais mal entretenues quand elles sont publiques. La mer n'est pas cristalline, beaucoup de salade, mais elle est à 32, 33°. En Floride, on a l'impression que tout le monde est rîche, surtout en sortant de la Louisiane, qui est l'état le plus pauvre. Tout autour de la floride, il y a des marinas partout, fermées par une barrière que le gardien vous ouvre pour vous laisser visiter à pied ou en voiture. C'est magnifique.
Inconvénients, mais à savoir : la chaleur très humide est vraiment lourde, il ne fait jour que de 8h du matin à 8h du soir, les 2 régions sont infestées de moustiques, tous les établissements même les restaus et bars sur Miami Beach, ferment à 22h, il est donc impossible de diner après 20h, sauf fast food, et, qu'en règle générale, rien n'est fait pour le tourisme. Pas d'office de tourisme non plus , les visitors center n'en sont pas. Les américains sont infectes au volant, même entre eux, ils ne conduisent qu'au klaxon. Toujours en infraction, ce sont les rois du monde du haut de leur pick-up monstrueux avec lesquels ils vous foncent dessus délibérément, si vous voulez changer de file, simplement parce que vous perturbez leur régulateur de vitesse ! 4 voitures suffisent à boucher une autoroute complétement vide, ils roulent tous de front, et vous pouvez économiser vos appels de phares !
voilà, en gros ce que je rapporte de ce voyage. N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements, sinon, bon voyage !
Recherche plage pour baignade du Québec vers l'Ouest canadien
Bonjour à vous,
Comme je partirai du Québec pour me rendre dans l'Ouest canadien par la Transcanadienne, je me demande si vous connaissez des plages pour la baignade à proximité de cette route. Est-ce qu'il y a des frais pour y aller?
En vous remerciant à l'avance pour vos précieux conseils sur ce sujet.😄
Voyages au Canada offerts aux Québécois:
» Plus de voyages au Canada » Tous les voyages à travers le monde

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Important: avant de composer votre message, veuillez suivre les directives et conseils suivants:
• Assurez-vous, en utilisant les outils de la section «Rechercher», que le ou les thèmes que vous désirez aborder dans votre discussion n'ont pas déjà été discutés dans le forum. Cliquez ici pour utiliser les outils de la section «Rechercher». • Assurez-vous de choisir ci-dessous la rubrique la plus appropriée au thème principal de votre message. Notez que les messages identiques ou similaires postés dans plusieurs rubriques ne sont pas acceptés. • Choisissez un titre précis et explicite pour votre message. Évitez les titres trop généraux du genre: «Besoin d'informations» ou «Demande de conseil». Si votre message porte sur une destination (pays, région, ville, etc.), veuillez nommer cette destination dans le titre de votre message. • Préférez les questions précises aux questions ou demandes trop générales. Évitez les messages du genre: «Cherche toute information sur tel sujet». Plus les questions et demandes de votre message seront précises, plus votre message sera susceptible de recevoir rapidement des réponses. • Écrivez autant que possible votre message dans un français de qualité. Évitez particulièrement tout langage de type «sms» (écriture au son). • N'écrivez pas le titre ou le corps de votre message uniquement en lettres majuscules. • Aucune publicité, promotion, vente de produit ou offre de service n'est permise dans ce forum. Merci de respecter cette règle. • Afin de protéger votre boîte de courriels contre les messages non sollicités et les virus informatiques, il vous est fortement recommandé de ne pas inscrire votre adresse courriel dans votre message. • Ce forum repose sur l'entraîde mutuelle entre voyageurs. En échange de votre demande d'informations, merci de contribuer au forum en répondant aux questions dont vous connaissez la réponse. Merci et bonne discussion! 🙂
Lauzondesjar
Comme je partirai du Québec pour me rendre dans l'Ouest canadien par la Transcanadienne, je me demande si vous connaissez des plages pour la baignade à proximité de cette route. Est-ce qu'il y a des frais pour y aller?
En vous remerciant à l'avance pour vos précieux conseils sur ce sujet.😄
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Lauzondesjar
Cafards au Travelodge Fort Myers (Floride)
Je reviens du sud Est Usa ( Chicago , Memphis , New Orleans et floride ) et je voulais juste mettre en garde ceux qui aurait l'idée de reserver un hôtel dans la region de Fort myers ....
Petit récit :
On arrive dans la chambre de cet Hôtel qui d'apparence est tout à fait convenable et propre mais quel est notre surprise en rentrant du resto de voir 2 énorme cafards à côté du lit .... de suite nous allons voir la reception qui vient munis d'une bombe anti blatte en nous disant que si on les voit ; on les écrasent ou on les aspergent ...bref on demande de changer de chambre .
Elle accepte , on rentre donc dans notre nouvelle chambre et là on aperçoit encore un cafard se cacher sous la télé .... On retourne la voir et nous dit que ça peut venir de nos bagages , elle se fout clairement de nous car on venait de faire une machine et qu'on avait vidés nos sacs ...
Finalement après avoir passé la relève a sa collègue cette dernière fait mine de pas nous comprendre , a bout on quitte l'Hôtel et on part sur dormir avant Naples dans un best western ou il n'y aura aucun problème ....
Je rajoute également qu'on a dormi dans travelodge à Florida city ou tout était parfait .
Ceux qui ont des questions sur Chicago , memphis , New orleans , la région d'ocala , sarasota , keys west et miami , n'hésitez pas ....
Notre voyage à été vraiment superbe .....le 3 eme aux Usa , le retour à la réalité est dur ....
On arrive dans la chambre de cet Hôtel qui d'apparence est tout à fait convenable et propre mais quel est notre surprise en rentrant du resto de voir 2 énorme cafards à côté du lit .... de suite nous allons voir la reception qui vient munis d'une bombe anti blatte en nous disant que si on les voit ; on les écrasent ou on les aspergent ...bref on demande de changer de chambre .
Elle accepte , on rentre donc dans notre nouvelle chambre et là on aperçoit encore un cafard se cacher sous la télé .... On retourne la voir et nous dit que ça peut venir de nos bagages , elle se fout clairement de nous car on venait de faire une machine et qu'on avait vidés nos sacs ...
Finalement après avoir passé la relève a sa collègue cette dernière fait mine de pas nous comprendre , a bout on quitte l'Hôtel et on part sur dormir avant Naples dans un best western ou il n'y aura aucun problème ....
Je rajoute également qu'on a dormi dans travelodge à Florida city ou tout était parfait .
Ceux qui ont des questions sur Chicago , memphis , New orleans , la région d'ocala , sarasota , keys west et miami , n'hésitez pas ....
Notre voyage à été vraiment superbe .....le 3 eme aux Usa , le retour à la réalité est dur ....
Commune à ne pas manquer en Toscane et visite de vignoble
Ahhh la Toscane !!!!
Le 19 mai prochain nous serons en Toscane pour 7 jours.Nous sommes du Canada et serons a Montespertoli avec une voiture .Voici les endroits que nous voulons visiter mais.....que ne faut il pas manquer comme village ou attractions très particuliere ?
Une journée a Sienne, une journée a Florence, une journée pour Pise, Lucques, et Sangimignano.
On a enteundu parlé du desert d'Accona et les crêtes de Sienne de Asciano a Pienza-Murlo donc une journée pour ces endroits. Nous voulons aussi voir Certaldo et le bord de la mer dans une autre journée
Y'a t-il aussi un vignoble incroyable de bonne réputation a visiter ?
Merci a vous tous et a voyages Forum🙂
Y'a t-il aussi un vignoble incroyable de bonne réputation a visiter ?
Merci a vous tous et a voyages Forum🙂
Koyasan en "excursion" (Japon)
Bonjour,
Pendant mon séjour au japon de ce printemps, j'aurais aimé faire un tour à Koyasan pour visiter le lieu. J'avais d'abord imaginé dormir dans un temple comme font la plupart des touristes mais le ratio euro/yen en ce moment commence à rendre ce voyage trés cher et la prestation qui coutait 60€/pers il y a quelques temps est plus proche de 100 voir plus maintenant. Vous me direz c'est que 80€ de différence pour 2 mais sur les 3 semaines de voyage si on se dit ça à chaque fois ça fait vite trés mal. j'ai aussi lu à plusieurs endroits qu'on été plus pres du "folklore"pour touriste que de la réelle immersion dans la vie d'un moine, ceux qui y sont allé peuvent ils me donner leur avis sur la question ?
Du coup je regardais les solutions alternatives et je n'ai pas trouvé d'auberges de jeunesse (je crois qu'elle a fermé l'année dernière) ni de Ryokan d'ailleur.
D'où mes deux petites questions:
- Une excursion depuis Nara par exemple en un jour est elle envisageable ? - La visite de Koyasan sans y dormir a elle un réel interêt ?
Merci d'avance à ceux qui pourront m'éclairer.🙂🙂🙂
Guillaume
Pendant mon séjour au japon de ce printemps, j'aurais aimé faire un tour à Koyasan pour visiter le lieu. J'avais d'abord imaginé dormir dans un temple comme font la plupart des touristes mais le ratio euro/yen en ce moment commence à rendre ce voyage trés cher et la prestation qui coutait 60€/pers il y a quelques temps est plus proche de 100 voir plus maintenant. Vous me direz c'est que 80€ de différence pour 2 mais sur les 3 semaines de voyage si on se dit ça à chaque fois ça fait vite trés mal. j'ai aussi lu à plusieurs endroits qu'on été plus pres du "folklore"pour touriste que de la réelle immersion dans la vie d'un moine, ceux qui y sont allé peuvent ils me donner leur avis sur la question ?
Du coup je regardais les solutions alternatives et je n'ai pas trouvé d'auberges de jeunesse (je crois qu'elle a fermé l'année dernière) ni de Ryokan d'ailleur.
D'où mes deux petites questions:
- Une excursion depuis Nara par exemple en un jour est elle envisageable ? - La visite de Koyasan sans y dormir a elle un réel interêt ?
Merci d'avance à ceux qui pourront m'éclairer.🙂🙂🙂
Guillaume
Conseil sur itinéraire Miami-Everglades-Keys en Floride
Bonjour,
Nous sommes en train de preparer notre voyage en floride pour fevrier avant cuba.
J ai prevu une journee a miami.
nous aimerions decouvrir les everglades ( balade en aeroglissuer mais aussi balade dans la nature a pied ou a velo)
Nous souhaitons enfin faire la route des keys avec une nuita ke west.
Mes questions:
Pouvonsous faire ceci en 4 jours? Ou 5?
Pour visiter les everglades, peut on dormir a miami ou est il plus pratique de dormir plus pres ?
Quelle est enfin la meilleure combinaison pour ces 3 endroits a isiter afin de ne pas perdre du temps inutilement.
Merci beaucoup pour votre aide.
Merci beaucoup pour votre aide.
Réouverture au public le 27 décembre 2011 du tombeau des Scipion à Rome (Italie)
Rome rouvre le tombeau des Scipion après vingt ans
ARCHÉOLOGIE | Le site a dû subir une importante campagne de restaurations. Il sera accessible, sur demande préalable uniquement, dès le 27 décembre.
© AFP | L’intérieur du tombeau, avec les galeriesAFP | 16.12.2011 | 18:20
Le tombeau des Scipion, famille dont fit partie Scipion l’Africain, vainqueur d’Hannibal, rouvrira le 27 décembre au public près des Thermes de Caracalla à Rome. L’événement se produira après une vingtaine d’années de fermeture et d’importants travaux de restauration.
Le site est composé d’une série de galeries souterraines, hautes de deux mètres, qui se croisent pour former un carré d’environ onze mètres de côté, creusé à même la colline de tuf. Dans la paroi des galeries étaient creusées des niches destinées à contenir les sarcophages.
Une absence remarquée
La construction du monument funéraire, couronné à l’origine d’un édifice à colonnes aujourd’hui disparu, fut décidée au début du IIIe siècle av. J.-C. par le consul Lucius Cornelius Scipion Barbato, dont l’élégant sarcophage trône au fond de la galerie centrale.
Les Scipion, une branche de la «gens» (clan familial) Cornelia, occupèrent de hautes fonctions politiques et militaires à l’ère romaine. Ce fut le cas de Scipion l’Africain (235-183 av. J.-C.), vainqueur d’Hannibal pendant la seconde guerre punique contre Carthage. Fait surprenant, Scipion l’Africain n’y est pas enterré. Accusé de s’être approprié des deniers publics, il quitta Rome pour Linterne, près de Naples. L’épitaphe sur son tombeau disait: «Ingrate patrie, tu n’auras pas mes os».
Découvert par hasard en 1780
«Ici, on respire l’Histoire», s’enthousiasme Rita Volpe, archéologue responsable du site, préservé dans une atmosphère bucolique au milieu de pins maritimes, de cyprès et des chants d’oiseaux. «A l’école, on étudie les guerres puniques: eh bien, nous en avons ici tous leurs protagonistes!» Le tombeau avait été découvert par hasard en 1780 par deux frères prêtres, propriétaires d’une vigne au-dessus des vestiges. Ils les mirent au jour au cours de travaux pour agrandir leur cave.
Les travaux, d’un montant de 1,3 million d’euros, financés par la Ville de Rome, ont débuté en 2008, permettant de consolider le massif de tuf et de revoir le parcours de la visite. Outre le tombeau des Scipion, le site comporte un columbarium souterrain installé plus tardivement et contenant 180 niches sur cinq niveaux avec des décorations peintes, ainsi qu’une catacombe longue de 12 mètres.
Pratique
Le tombeau des Scipion est accessible exclusivement sur réservation dans le cadre de visites guidées. Numéro de réservation: (+39) 060608. Billet avec visite guidée : huit euros. L’expérience conseille de visiter aussitôt que possible. En Italie, les monuments peuvent vite se refermer pour vingt nouvelles années.
ARCHÉOLOGIE | Le site a dû subir une importante campagne de restaurations. Il sera accessible, sur demande préalable uniquement, dès le 27 décembre.
© AFP | L’intérieur du tombeau, avec les galeriesAFP | 16.12.2011 | 18:20Le tombeau des Scipion, famille dont fit partie Scipion l’Africain, vainqueur d’Hannibal, rouvrira le 27 décembre au public près des Thermes de Caracalla à Rome. L’événement se produira après une vingtaine d’années de fermeture et d’importants travaux de restauration.
Le site est composé d’une série de galeries souterraines, hautes de deux mètres, qui se croisent pour former un carré d’environ onze mètres de côté, creusé à même la colline de tuf. Dans la paroi des galeries étaient creusées des niches destinées à contenir les sarcophages.
Une absence remarquée
La construction du monument funéraire, couronné à l’origine d’un édifice à colonnes aujourd’hui disparu, fut décidée au début du IIIe siècle av. J.-C. par le consul Lucius Cornelius Scipion Barbato, dont l’élégant sarcophage trône au fond de la galerie centrale.
Les Scipion, une branche de la «gens» (clan familial) Cornelia, occupèrent de hautes fonctions politiques et militaires à l’ère romaine. Ce fut le cas de Scipion l’Africain (235-183 av. J.-C.), vainqueur d’Hannibal pendant la seconde guerre punique contre Carthage. Fait surprenant, Scipion l’Africain n’y est pas enterré. Accusé de s’être approprié des deniers publics, il quitta Rome pour Linterne, près de Naples. L’épitaphe sur son tombeau disait: «Ingrate patrie, tu n’auras pas mes os».
Découvert par hasard en 1780
«Ici, on respire l’Histoire», s’enthousiasme Rita Volpe, archéologue responsable du site, préservé dans une atmosphère bucolique au milieu de pins maritimes, de cyprès et des chants d’oiseaux. «A l’école, on étudie les guerres puniques: eh bien, nous en avons ici tous leurs protagonistes!» Le tombeau avait été découvert par hasard en 1780 par deux frères prêtres, propriétaires d’une vigne au-dessus des vestiges. Ils les mirent au jour au cours de travaux pour agrandir leur cave.
Les travaux, d’un montant de 1,3 million d’euros, financés par la Ville de Rome, ont débuté en 2008, permettant de consolider le massif de tuf et de revoir le parcours de la visite. Outre le tombeau des Scipion, le site comporte un columbarium souterrain installé plus tardivement et contenant 180 niches sur cinq niveaux avec des décorations peintes, ainsi qu’une catacombe longue de 12 mètres.
Pratique
Le tombeau des Scipion est accessible exclusivement sur réservation dans le cadre de visites guidées. Numéro de réservation: (+39) 060608. Billet avec visite guidée : huit euros. L’expérience conseille de visiter aussitôt que possible. En Italie, les monuments peuvent vite se refermer pour vingt nouvelles années.
Cycling Through Provence's Big Climbs
Cycling Through Provence's Big Climbs
In the autumn of 2011, Provence was hit by apocalyptic weather—torrential rain and a particularly violent east wind, reaching 130 kilometers per hour, whipping up waves as high as seven meters. It wasn’t the best time to venture outside. Yet, I told myself that after the storm, calm would return. I kept an eye on the weather forecast and noticed that starting November 10th, a favorable window should open for a little 600-kilometer cycling trip across Provence. The weather reports promised a high-pressure system that would keep the bad weather at bay over these highlands. That was all I needed to decide to set off. The planned route would take me through Provence’s biggest climbs: Mont Ventoux, Montagne de Lure, the Verdon Gorge, the Massif des Maures, and Sainte-Baume.
And so, despite my doubts, the call of adventure was stronger. The train pulled away, and once again, a journey began at Part-Dieu station. This time, I headed toward Haute-Provence for a cycling adventure. It would be my first solo bike trip. I was a little nervous—cycling with panniers makes you feel vulnerable to theft. I’d already been robbed while traveling in a group in Peru, and that experience left me deeply shaken. Alone, I hesitated. But no need to panic—I’d read accounts from long-distance cyclists who hadn’t been robbed, even if it does happen sometimes. I was particularly thinking of a young schoolteacher who had taken a sabbatical to cycle around the world. Her students had remarked, "Teacher, you’re not sporty—how will you manage to cycle around the world?" This young woman was full of resourcefulness. In South America, before flying to China, she locked her bike to a post to take care of a natural need. When she returned, the post had been torn out, and her bike—along with all her gear—was gone. It was a shock for many, but not for her. She boarded her flight to the Middle Kingdom, bought the essentials (including a new bike) once there, and continued her journey! Remembering this story, I almost felt ashamed of my cowardice. These were the thoughts running through my mind as the Rhône Valley rolled by toward Orange, the starting point of my Provençal adventure through the big climbs.
Day One: Orange to Sault via Mont Ventoux – 90 km
9:30 AM, I stepped off the train. With all my gear, I had to navigate the underground passage—no easy feat, given that my bike and luggage weighed 35 kilos. At this time of year, I expected some areas to be deserted, so I’d packed enough to bivouac comfortably. Once outside the station, the southern light flooded over me. I understood why people dream of retiring in these sun-drenched regions. As always, after disembarking from public transport, I had to get my bearings and decide which way to go. The sun, still low on the horizon, pointed east. The roar of fighter jet engines helped me locate the Air Base 115. That was all I needed to "reset the gyros."
As soon as I started pedaling, all my apprehensions vanished. The joy of discovery and physical effort took over, and euphoria washed over me. It’s amazing how emotions can shift from one moment to the next based on seemingly minor circumstances.
The weather was splendid—the forecast had predicted continuous showers, but it was completely wrong. I quickly left the city behind. Mont Ventoux loomed mysteriously, its dimensions hard to gauge. It was even more enigmatic with its summit hidden beneath swirling, mottled clouds clinging to the ridges. It reminded me of a great South American volcano. I struggled to imagine that in a few hours, I’d be up there under that blanket of mist.
The countryside was shaking off its autumnal nighttime dampness. The vineyards, interspersed with tall cypress hedges, confirmed I was in the magnificent Côtes du Rhône wine region. The distinctive Dentelles de Montmirail were very much in evidence. The air force base wasn’t far. I passed the runway’s end markers. A Mirage 2000 flew overhead in a tight turn, followed by another roaring into takeoff. It came straight at me before climbing sharply with a thunderous roar. Thirty years spent in that captivating world came rushing back. I recalled countless extraordinary human and technical experiences from my time in the service. But the purpose of this post isn’t to promote the air force—though I might post some articles one day about travels among men at war.
I continued on my way, leaving my past loves behind. As I pedaled, delightful names rolled by: Violès, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes-de-Venise—the crème de la crème of the Côtes du Rhône Villages appellation. I let myself be enchanted by the vineyards and the little paths crisscrossing them. I started to doubt my route, though the imposing mass of Mont Ventoux in the distance acted like a giant beacon. At a crossroads, a car appeared. I approached to ask the driver for directions, but she didn’t even look at me and sped off, clearly frightened. I’d almost forgotten what a fearful world we live in, no doubt traumatized by all the horrors we see in the news and on TV.
The kilometers started adding up, but was my day’s goal too ambitious? It had been two months since I’d last ridden my bike. True, my last trip had been good training—the Route des Grandes Alpes—but that was two months ago. I can’t just take my bike out for a day trip; I need that sense of adventure to find the courage to exercise.
Two cyclists overtook me. Intrigued by my load, they struck up a conversation. They were skeptical when I told them I planned to cross Mont Ventoux that day. One of them pointed out a small chapel near the summit where I could bivouac sheltered. That motivated me even more to reach the top on this first stage. The chapel also had a mythical name for me—Sainte-Anne, the name of my parents’ villa. It was already noon, and I’d covered 50 kilometers. Malaucène appeared—the sacred village of Ventoux’s mad cyclists. Surprisingly, I didn’t see any other cyclists today. I remembered this place in June, teeming with aspirants for the king of summits. Before tackling the climb ahead, I needed to refuel. I enjoyed a pleasant gastronomic break at Max’s. At 1 PM, I started the most famous climb in cycling—21 kilometers, which would actually be 23. I knew it would be tough, especially with two handicaps: 50 kilometers already in my legs and 20 kilos of luggage. But I was counting on my tiny chainring, which let me climb trees to tackle the steep ramps.
I set off at a brisk pace along a deserted road. My speed held up for the first few kilometers. I quickly rose above the valley, the horizon widening. I was surprised to see no one on this world-renowned route among cycling enthusiasts. During the climb and descent, I’d only see five cyclists—but I’ll come back to that. I passed a sign explaining that the effort would be roughly equivalent to climbing the Col de la Bonnette. Having done the latter in September, I figured I’d be fine. I crossed paths with my first cyclist—a woman speeding downhill. After 12 kilometers, I hit slopes averaging 12%. I don’t know if the number 12 is cursed, but I got such a "bamboo" hit that I’d never experienced before. I thought I wouldn’t make it to the summit today. I stopped. My thighs burned so much I could barely walk—lactic acid overload. I looked for a relatively flat spot to pitch my tent. It was 3:30 PM, with two hours of daylight left. But I found nothing.
I got back on my bike, intending to stop as soon as I found a good bivouac spot. But nothing came up. However, my strength slowly returned, perhaps because the slope eased, though it remained around 10%. I entered the summit mists. A cyclist overtook me. I was in the zone where I had to pass the summit. Dusk caught me in the final difficulties. The atmosphere was downright austere. In the twilight, a kilometer from the summit, a cyclist was fixing his bike. I asked if he needed help. He made it clear he didn’t understand. So I asked, "Do you need some help?" His answer was clear: "No, thank you." He showed me his new inner tube. Inside, I thought, "Phew!" If I’d had to stop, sweating in the falling night with the cold intensifying, I’d have struggled to get going again. But he managed, and I continued into the twilight fog. I could barely make out the summit’s large antennas in the clouds, like immense ghosts trying to evade sight. The bike delivered sensations worthy of mountain racing. My goal was to quickly find the famous chapel in the descent to take shelter. As I glided down the southern slope, two cyclists without lights crossed my path in the night—probably heading to the station above, its lights visible in the fog.
I scanned the roadside in the dark for the chapel but saw nothing. After a kilometer or two, I lost all hope. I stopped to put on more clothes as the cold became intense. I had no idea where I could stop on these steep slopes to set up camp. Between the swirls of mist, I could intermittently see the Rhône Valley below, dotted with illuminated towns and villages. The sight was striking. What was I doing on this mountain at night? Then the miracle happened—the clouds parted, and from the ridge above me to the east, a beautiful full moon emerged, casting enough light to consider a nighttime descent to Sault, 26 kilometers away.
In this eerie atmosphere between the moon’s pale rays and patches of fog, I began my descent through a hazy, almost unreal world. The Ventoux’s characteristic white scree reflected the moonlight faintly, dimmed by the mist. In places, entire mountainsides were plunged into complete darkness, and I lost all sense of the road’s path. Then, around a tight bend caused by a land shift, the light returned. It seemed extreme compared to the darkness I’d left behind. I could once again clearly see the road’s contours, though not its potholes or gravel patches. Still, I let the slope carry me, and the speed felt significant, though the low light prevented me from reading my speedometer. In these moments, concentration was at its peak—all senses alert, reflexes ready to react to the slightest incident that could lead to a fall.
I was relieved to see Sault’s lights growing closer. In less than an hour, I reached it, considering the final little climb that required one last push. This village, bustling in summer, was deserted at this time of year—almost dead. The first hotel I came across was closed. A quick shadow passed in a small sloping street. Before it disappeared into the darkness at a house corner, I chased after it and asked about accommodation options. Very kindly, I was directed to what was probably the only hotel open in November. I quickly found it, and the reception was open. I entered wearing my black balaclava, bought in the Ayacucho region—the birthplace of Peru’s Shining Path. At this late hour, I saw questioning glances directed at me. I prefaced, "This isn’t a hold-up." Clearly, the owners had a sense of humor—they started smiling. I took off my balaclava and asked for a room. No problem, and from that moment, the pressure eased. I really didn’t feel like going back out to find a spot to pitch my tent in the biting cold.
The stage had been nearly 100 kilometers, and it was the first. It had been two months since I’d touched my bike, and I probably lacked even minimal training, even though my last bike trip had been crossing the French Alps. I really had to dig deep to overcome my weakness on Ventoux’s steep section. I don’t remember ever having to search so deeply for the energy to keep going. I knew the stage I’d set for tomorrow was significant, with the climb up Montagne de Lure’s northern slope—Ventoux’s little sister, whose ascent is reputed to be endless, over 25 kilometers. I hoped this first day wouldn’t leave me too sore to avoid suffering excessively tomorrow.
For now, relaxation—a hot shower did me a world of good, followed by a good meal. I ate a delicious andouillette from Troyes, very fine, with a particularly successful herb seasoning. I loved it, and yet I’m from Lyon and pride myself on knowing a thing or two about andouillette—not just a sausage but a whole category! A bit chauvinistic, I had to admit, though reluctantly, that I found it better than the ones I usually eat in the Lyon region!
Day Two: Sault to Forcalquier via Montagne de Lure – 116 km
This morning, the weather was magnificent—the air clear, still, very fresh, and invigorating, as only the late season can offer on these Provençal highlands. In summer, they’re known for their scorching heat and drought, but often overlooked is how harsh they can be with cold and storms. Authors like Giono or Bosco described them and their inhabitants wonderfully in books like "Les Âmes Fortes."
The miracle of the night had worked. I wasn’t sore anywhere and felt in great shape. I set off well-equipped, but the effort and sun soon made me sweat. It was time to shed some layers—hat and gloves. A gentle warmth replaced the cold, making for excellent cycling conditions. On the road to Trinit, there was no traffic—only the occasional hunters’ cars parked in the distance. These vehicles were recognizable by their large cages, used to transport hunting dogs. Sometimes, the silence was broken by a distant gunshot. The deciduous forests were losing their foliage, taking on that dull brown hue of late autumn, though here and there, a tree or shrub still resisted, displaying vivid yellow or red. The meadows, their grass already scorched by the cold, were damp from the night’s heavy humidity. The low sun highlighted thousands of spider webs that had trapped insects during the warm season.
Behind me, Mont Ventoux dominated these vast spaces. As often, its imposing, stony summit was crowned with a blanket of clouds. What an impressive mountain—it’s always so hard to gauge its dimensions. I struggled to realize that last night I’d been at the summit and descended its immense southern ridge in the dark. I hoped to return one day in favorable conditions—daylight and no clouds—to enjoy the vast panorama from this unique summit.
Leaving the very Provençal village of Trinit, I tackled my first climb of the day—the Col de l’Homme Mort. The road rose moderately for five kilometers in gentle warmth. The view over the region widened, and I felt the sheer joy of pedaling. At a good pace, I overcame this first little challenge. Once at the pass, I couldn’t resist the ritual of photographing my bike in front of the sign, giving the name and altitude—1,213 meters.
The northern slope was austere and still in shadow. The cold bit again. The road was wet and covered with leaves in places. It wasn’t impossible that some treacherous patches of black ice lurked around a bend. I descended toward the Jabron Valley with caution. Suddenly, around a bend in a forest clearing, the freshly snow-covered Alps, gleaming in the sun, leapt into view, blocking the horizon. I thought I recognized the distinctive silhouette of the Écrins’ south face above a multitude of jagged peaks.
This snow and these mountains awakened a flood of memories of great joys, but I also thought of the guide and his client who had just lost their lives on the Grandes Jorasses’ north face, at the top of a route called the Linceul. The name comes from the face’s appearance—a great ice slope bordering the Grandes Jorasses’ north wall. It was first climbed by René Desmaison in 1968. He passed away a few years ago and, in his final wishes, asked that his ashes be scattered in the Dévoluy Massif at the foot of Pic de Bure, not far from here in these immense pre-Alpine folds.
At my feet, the Jabron Valley stretched almost endlessly east toward Sisteron. In the distance, the dark mass of Montagne de Lure’s north face loomed. This mountain shares similarities with Mont Ventoux. It has the same summit scree of bright limestone, the same forests climbing up to the final rocky stretch, and that blanket of clouds adding a secretive, austere touch to the scene.
I turned left past the town of Séderon and headed toward the little Col de la Pigière, which in a few kilometers allowed me to truly plunge into the beautiful Jabron Valley. I passed through several villages with charming local names—Saint-Vincent, Noyer-sur-Jabron. The river offered lovely views of its narrow gorges with clear, cold water. Autumn seemed less advanced here than on the plateau I’d just left. Many trees still wore brilliant colors, some revealing extraordinary hues—mixes of crimson, pink, and bright red.
Arriving in Noyer-sur-Jabron, I took a tiny road on the river’s right bank, leading in a few kilometers to the foot of Montagne de Lure. In the village of Valbelle, I picnicked on leftovers I’d brought from home—an old cheese and a somewhat stale loaf of bread. It was 1:30 PM. I began the long climb of about 25 kilometers. According to a friend who’s a cycling expert in the region, this section is tough. No wonder it’s called Ventoux’s little sister—the Mont Blanc of cyclists. The elevation gain on this side is still 1,200 meters, while Ventoux via Malaucène is nearly 1,600 meters.
I hoped to reach the summit before nightfall and avoid reliving a nighttime descent. The route wound through a vast forest, following the terrain’s folds. There was activity—mushroom hunters were busy searching for the coveted chanterelle. The climb, though never very steep (only one kilometer at 9%), was interminable. Though traffic was practically nonexistent, I was overtaken by a group of Harley bikers—I counted about forty. Perched high on their machines, hands in the air on wildly shaped handlebars, some with their feet nearly in the sky due to the high footpegs, they didn’t even glance my way. What’s this idiot doing, unable to ride a motorcycle and forced to climb these mountains on a bike with big bags! I wasn’t offended—real Harley purists often see other motorcyclists as renegades, so bikes are even lower on the totem pole! But I didn’t want to start a debate about motorcycles. In my youth, when I was a wild motorcyclist (22 accidents on two wheels), clans were divided into Japanese, German, Italian, and British bike owners. The latter, on their vibrating, oil-leaking machines, considered themselves the purest. But let’s not fight—there’s a statute of limitations, and it’s been nearly forty years.
As yesterday, a few kilometers below the summit, I entered the fog, and the light dropped suddenly. What a hostile mountain in these conditions! It heightened the sense of living an incredible experience. The conditions we encounter play a major role in how the adventure imprints on our memory. I realized once again that in France, you can feel like you’re very far away. Finally, after this very long climb, the Pas de Graille sign suddenly appeared out of the grayness. Strange! Below the sign, a kilometer marker indicated this same pass was over three kilometers away. Clearly, the climb continued. In these final kilometers through the scree, I gained another 130 meters of elevation. Finally, the road’s high point was reached—1,720 meters. It was cold and damp. I quickly covered up, added my balaclava under my helmet, and put on warm gloves. As I was about to start the descent, a car stopped at the summit, and one of the passengers was surprised to find a bike there in these chilly, twilight conditions.
A 20-kilometer descent led me to the village of Saint-Étienne-les-Orgues. I hoped to find a place to stay for the night. No such luck! Everything was clearly closed—no chance of finding shelter. Tonight was getting complicated. I already had exactly 100 kilometers in my legs and didn’t feel like pedaling anymore, especially at night. But I had even less desire to sleep outside. What to do to avoid it? The town of Forcalquier was 16 kilometers away—I hoped the road would descend. I set off in that direction. The first third was along a beautiful, lightly trafficked departmental road with a slight downhill—I pedaled hard. But it got tougher. I joined a busier road, and night had fallen. A several-kilometer climb finished the journey. I knew my magnetic lights weren’t very powerful—hence the danger. They were even less so on the climb because the slower I went, the less they illuminated. Cars coming the opposite way often saw me late and blinded me with their high beams. After passing, I was plunged into total darkness for a few seconds while my pupils readjusted to the night. I imagined those coming up behind me saw me with little warning, despite my slightly fluorescent jacket. When the roadside was clear, I always positioned myself to quickly jump off the road. But unfortunately, in this long final climb, a guardrail prevented any escape to the right in case of sudden braking behind me. That was even more anxiety-inducing since I was stuck at a snail’s pace. Time seemed long. I pedaled as hard as I could, on the verge of asphyxiation, trying to escape this dangerous situation as quickly as possible. My only reference point was the vehicles in front of me, letting me know the climb wasn’t over. Then suddenly, the ordeal ended—the road’s high point was reached. The town and its lights emerged from the void, and clarity returned. Phew! I glided down toward this little town bathed in light. On November 11th, I hoped to find an open hotel since I’d clearly exceeded 100 kilometers, and the idea of having to leave town to find a bivouac spot somewhat frightened me.
I arrived in the town center. Activity was low. The first hotel was closed, but I spotted a lit sign for another establishment further on. I headed there, got off my bike, and entered. The welcome was immediately friendly—a big cat came to rub against me. For me, that was a very good sign, and the first impression was confirmed. I still had to go out to eat. I covered the minimum distance. A restaurant advertised "Mom’s Cooking." I expected Provençal specialties, but they were Moroccan. I chose a delicious tagine with lime and olives, followed by almond and honey ice cream. Exhausted after this 116-kilometer stage, I returned to my room. As often after intense efforts, it was hard to fall asleep.
Day Three: Forcalquier to Moustiers-Sainte-Marie – 58 km
On this third day, due to the progress made yesterday, the stage would be short. I’d call it a transition between two mountain ranges. Indeed, the next big climb is the Verdon Gorge. I planned to position myself at its foot this evening in preparation for a tough stage tomorrow. I made a few purchases—bread, bananas, and medicine for stomach burns (the midday sausage wasn’t always kind to me). The weather was still perfect. The route began with a long descent toward the Durance. It’s always nice to start a cycling day with a downhill—it boosts morale and allows for a gentle warm-up.
I quickly reached the town of Oraison. Just at its entrance, I crossed the Durance, which still bore traces of last week’s heavy rains along its sandbanks. Indeed, numerous stumps and trunks were scattered along its vast gravel bed, along with less ecological debris like old tires.
A little south of Oraison, I took the D907, a small road heading due east between scrubland and meadows. There it was—the Provence we imagine. This stable autumn weather, with still air, neither hot nor cold, just a fresh feeling when emerging from a shaded valley or a slight warmth under the sun, was ideal for a cyclist. After about ten kilometers at the bottom of a small valley I quickly passed through, the village of Le Brunet appeared on the right. It clung to the slopes leading to the Valensole Plateau. A few steep kilometers along a tiny winding road, and suddenly a vast panorama unfolded as the climb ended.
What a magnificent plateau! Though known for its wind, luckily today was completely calm. Far to the east, the Verdon’s great cliffs blocked the horizon. This allowed me to contemplate part of tomorrow’s stage. This place is full of mysteries—many UFO and extraterrestrial encounter stories are associated with it. Moreover, for about thirty years, France hid its ground-to-ground nuclear ballistic missiles here, grouped in the 1st GMS (Ballistic Missile Group), under the air force. Naturally, these rockets fueled fantasies, and pacifist groups settled in the region to protest this type of armament. This gives many reasons to shroud this austere, deserted land in mystery.
I took a dirt path leading to the heart of this zone and stopped at the forest’s edge for lunch. The silence was total, the view stretched very far. But nothing strange or bizarre manifested. No Martian came to share my frankly moldy cheese, very peppery sausage, or bruised banana—sniff! I resumed my route, and as often when crossing places with strong character, I tended to slow down to enjoy them longer. The immense lavender fields stretched endlessly, not very fragrant at this season. I arrived at a group of truffle oaks protected by a fence, with large red signs warning "Firearm." Clearly, the war for the black diamond was raging in this region. I remembered a novel where an old farmer made buyers believe nothing grew on his land. Every year, he secretly stole the mushrooms from the unsuspecting owners. Then one day, they discovered the truth, catching this "polite" neighbor trying to hide a basket full of beautiful, large truffles!
In these vast spaces, I felt good—a sense of plenitude. It’s strange that I only conceive of cycling through wandering. I struggle to plan a day trip. And if I do, it’s highly likely I won’t get up. I need that sense of adventure to fully appreciate my physical effort. Maybe one day I should get psychoanalyzed, but at my age, it’s probably too late! Today, I had all the time in the world—the stage was half as long as yesterday’s, with very little elevation gain. Not a sound, an impressive calm, a beautiful landscape—I pedaled in a wonderful place. That’s probably happiness!
I reached the village of Puimoisson on the plateau’s eastern edge—only 12 kilometers left to Moustiers. I took my time, sat at a café terrace in the sun, and leisurely enjoyed a coffee while listening to the village come to life. I was delighted by these melodious southern voices, bursting into great laughter. There are places where, despite the anxieties caused by our debt-ridden, dysfunctional societies, some have decided to take life on the bright side and show a saving insouciance.
The rest of the journey was a simple formality—I let the slope carry me toward the pretty little town of Moustiers-Sainte-Marie, clinging to the cliff and famous for its faïence. Arriving early for once, I went to the tourist office to choose a comfortable hotel. Indeed, the Hôtel des Restanques was very comfortable and admirably well-located. But at this time of year, I’d have to return to the village center for dinner. The very kind receptionist reserved a table for me at La Treille Muscate, a restaurant with a magnificently arranged room on the church square. It was only 3:30 PM—I continued to take my time, showering and relaxing in front of the TV. Then I set off to explore—or rather, re-explore—this village I’d visited several times before. But I’d never climbed to its chapel perched in the middle of the great cliff towering over the houses. A stony, aerial path led there. The first mentions of the Notre-Dame de Beauvoir chapel, known in ancient times as Notre-Dame d’Entre-Roches, date back to the 9th century. It’s one of the rare "respite" chapels found in Provence. These are chapels where stillborn children were brought to be revived for a few moments, just long enough to baptize them. They could then be buried religiously, ensuring the salvation of their souls. I was also very moved by reading some ex-votos, like the one from "A mother for her three children returned from the war."
The place was impressive, especially as night fell. I was alone and watched the shadows fill the great cliffs above me. With an old climber’s reflex, I looked for possible climbing routes among these slabs and cracks. But climbing is probably forbidden here, too close to the houses. Then I descended to stroll through the village, admiring the magnificent, finely crafted faïence patterns found in many shops. Finally, dinnertime arrived, and I joined my restaurant, which had been highly recommended. I was delighted by the foie gras ravioli and the pieds et paquets—the chef’s specialty. I’ll come back with family.
Day Four: Moustiers to Fréjus via the Verdon – 122 km
A hearty breakfast prepared me for the day’s tough efforts. Next to me, four Chinese people chatted animatedly. Of course, I didn’t understand a word—it was a language with strange intonations and sounds. I left the dining room and prepared my bike on the terrace. Seeing the volume of my luggage, my Chinese friends rushed over and asked to take turns having their photo taken in front of this funny setup. All laughing, they took photos in front of what they probably considered a French coolie off on some trading business! When they show these photos to their relatives, they’ll likely be perplexed about what motivates some to travel by bike rather than car. For them, the car is a symbol of success—according to an article I read last year, 14,000 cars are registered in China every day!
This morning, the air was fresh. As yesterday, I started with a long descent, this time leading to the edge of Lac de Sainte-Croix. A strong, biting headwind slowed me down. It wouldn’t last, as it was generated by the gorge’s outlet, which I’d reach in a few kilometers. On this cold morning, the lake’s shores exuded great tranquility. The sun was still hidden behind the Verdon’s mountainous mass. Trees with yellow leaves stood out against the water’s pale blue. The bridge marking the gorge’s beginning at the lake’s edge was an ideal spot to admire this natural splendor. At this early hour, the play of light and shadow on the water and the immense cliffs delivered a grandiose spectacle in beautiful harmony. This first contact with the gorges, which I knew well, amazed me.
Once past the bridge, the wind calmed. A little further on, I began the long climb that would take me to the top of this immense natural gash, which water had taken millions of years to carve. I was in good shape and highly motivated by the splendors to come. First, I reached the village of Aiguines, which offered a magnificent viewpoint over the lake. Then I continued toward the Corniche Sublime, where countless breathtaking panoramas unfolded as I progressed. But the climb was sustained and long, requiring effort—though my small chainring worked miracles. I first passed the Col d’Illoire, already 500 meters above the lake. Seeing all these great cliffs, countless climbing memories came flooding back. The classic routes of the Escalès cliff, over 300 meters high, flashed by. Routes with legendary names—La Demande, Les Écureuils, Luna-Bong, and many others. The one that left me with the best memory was ULA—a crack, vertical or even overhanging, of sheer beauty rising above a 40-meter slab in one go for 280 meters of sustained, beautiful climbing on extraordinary rock. It made me want to return to climb there, to immerse myself in the atmosphere of those past times. But climbing habits have changed—now routes are accessed from above by rappel, and people don’t always bother to do these great climbs in their entirety, focusing instead on shorter but technically much more difficult enterprises.
At almost every bend, I stopped and scanned these great cliffs, searching for memories of past experiences and emotions in these secret rock folds. The road climbed well above the pass, exceeding 1,200 meters. It was cool, especially since I was sweating. Finally reaching the high point of the Corniche Sublime, I couldn’t gain speed on the descent—my gaze was always drawn to this astonishing canyon. Around a bend, two cyclists with funny small-wheeled bikes. Wow! It was a couple of Australians doing a year-long tour of France. We chatted passionately about our two-wheeled experiences for a moment. But time was passing, and if I wanted to reach Fréjus before nightfall, I’d have to pedal seriously.
I stopped at the Pont de l’Artuby, where bungee jumping was in full swing. But I quickly set off again toward Comps. The wind was against me, and it was climbing. I started to doubt whether I’d make it to the coast that evening. At 2 PM, I was in Comps-sur-Artuby. I didn’t stop, knowing that before reaching the coast, I’d have no alternative to bivouacking, and I had 70 kilometers left to cover. Sure, it should be downhill, but a few climbs were on the program. After a descent out of the village, I crossed the Artuby River again on the Canjuers military camp. A several-kilometer climb followed, fortunately not too steep. I took the D19 toward Barjols. From there, despite the late hour, I opted for a tiny road passing through Claviers, a small perched village. Time passed quickly, but the kilometers added up. I regained hope. Fifteen kilometers after this last village, I reached Saint-Paul-en-Forêt via a magnificent forested route. I had plenty of time to observe mushroom hunters. I asked one who clearly had some in a plastic bag. He gave me this hilarious answer with a magnificent southern accent: "I only picked the bad ones." No reply was possible. I moved on with a smile. A little further on, another hunter carried a basket. As soon as he saw me, he quickly hid it—just in case I saw what it contained. Arriving at the village involved a steep climb, and I was close to 100 kilometers. I still had a little over 20 kilometers to go before reaching Fréjus. The race against nightfall had begun. Over there to my right, I saw the sun setting behind Roquebrune-sur-Argens’ distinctive rock. The sea appeared. There it was—I was in Fréjus’ industrial zone. On this Sunday evening, traffic was heavy. Indeed, many had taken advantage of the return of good weather after very heavy storms to go for a walk. After quite a few detours, I arrived at the seaside just as night fell. My odometer showed 122 km for the day. I quickly found a simple hotel, ate just as quickly, and went to bed.
Day Five: Fréjus to Solliès-Pont – 92 km
Once again, the night had done its restorative work, and I prepared to cross the Massif des Maures feeling quite fresh. The weather forecast was still favorable for today, but a deterioration was expected tomorrow. I tended to trust it because the east wind was blowing, and in the region, that’s a sign of rain. For now, in the short term, this wind would be very useful—it would push me generously throughout the day.
I started calmly along the harbor quays, looking at the boats. Then I joined the road to Saint-Aygulf and followed the coast for forty kilometers to Port-Grimaud. All these seaside resorts—Saint-Aygulf, Les Issambres, Sainte-Maxime—reminded me of my youth when we spent all our vacations fishing, whether from shore, underwater, or by boat. Looking at the sea roll by, I knew what the seabeds looked like under that surface hiding them. The marine areas we knew best were now under the parking lots and commercial zones of Saint-Raphaël’s new port. In our youth, these infrastructures didn’t exist, and their construction came at the expense of coastal marine areas. Our wonderful fishing spots were permanently buried. I remember seeing the first big trucks that came to dump their loads of earth and rubble, destroying all those wonderful places—sandbanks, seaweed beds, groups of rocky holes teeming with fish that enchanted our youth. Over forty years later, I can still visualize them in my imagination under those parking lots and stores, with the names we gave them—my brothers and I: le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou, etc.
Let’s not be overwhelmed by nostalgia. I left the coast and took the little road through the Maures to Collobrières. The route led from ridge to ridge following the terrain’s movements. At this time of year, the region was admirable. Due to the heavy storms of recent weeks, water was streaming everywhere. Waterfalls and streams murmured all along the way. I didn’t recognize the Maures, which I knew for their dryness causing apocalyptic fires. Indeed, around a bend, I came across a small rest area where a memorial had been erected for three firefighters who lost their lives here while fighting one of those gigantic fires fanned by the mistral.
This forest holds treasures—first, the cork oak, then the arbutus, chestnut trees, and of course, mushrooms that love this granitic soil:
The cork oak can be found all along the road. It’s the forest’s essential element. You can recognize it by its light bark (before exploitation), which forms large bulges along the trunk. But after exploitation, the trunks are much smoother, less voluminous, and dark in color. The arbutus is a large berry with red skin covered in small protuberances, growing on the arbutus tree. This fruit, common in Mediterranean areas, ripens in November. That means today, there were plenty around me. Its flesh is orange, with the consistency of firm purée, and it crushes softly in the mouth. The taste of this berry is sweet and excellent. I didn’t hold back—I gorged myself on them, which served as my midday meal. Sometimes I had to climb embankments to get them.
The chestnut tree, a true industry of the region, brings wealth to the surrounding villages. They make candied chestnuts, ice cream, and other products derived from chestnut flour. Be careful not to stop just anywhere to pick this fruit, as the tree owners might not agree. They even make this clear with signs and surround their chestnut trees with fences. Mushrooms—saffron milk caps and porcini—are highly prized in the area. I saw a few hunters, but it clearly wasn’t miraculous. Supposedly, there had been too much rain?
There’s no time to get bored along this little road, from which you can sometimes see the sea. I passed the Col de Taillude at over 400 meters. I began the descent to Collobrières, the chestnut capital, whose festival attracts many people. Before entering, about a hundred meters from the first houses, a cyclist—probably an agricultural worker—came toward me. As he passed, he cheerfully called out, "Go on, little guy! It’s almost there!" We both smiled. At the end of November, the village was cold and almost deserted. Dead leaves swept the wet streets of the town. You could feel winter on the way. I continued my route to Pierrefeu-du-Var, on the western edge of the Massif des Maures. So I gave my last pedal strokes in this pretty little massif so characteristic of Provence.
I looked for a hotel in Cuers but without success. I descended toward Toulon and finally found one on the outskirts of Solliès-Pont. It catered to people coming to work in the region, so nothing very bucolic. But if the weather were to deteriorate tomorrow and turn to rain, I could quickly reach Hyères or Toulon station, which was a significant advantage. Indeed, November rains aren’t usually very pleasant on a bike.
Day Six: Solliès-Pont to Cassis via Sainte-Baume – 85 km
This morning, contrary to the weather forecast, the weather was beautiful, and the latest bulletin seemed to contradict yesterday’s. So no escape to Toulon—I resumed my route toward Sainte-Baume. I left the hotel via a tiny road that, through ups and downs, led me via shortcuts to the road to Belgentier. My body had gotten used to intense daily efforts, and I felt in Olympic form. At a good pace, I launched into a long climb with a moderate slope. The road was busy, but fortunately, the side lane for cyclists often made the exercise more pleasant. The villages rolled by—Méounes, La Roquebrussanne. Near the latter, I observed a Tiger combat helicopter in training. It hovered motionless for long periods—perhaps the pilots were training to master their increasingly sophisticated weapon systems, requiring even more learning?
I left the busy road and headed via an almost deserted route toward the village of Mazaugues. The climbs became steeper. A long descent, and there I was in this pretty village. A grocery store, which besides selling a few ingredients also served as a café. I sat near the electric heater—it was cold, and I was sweaty. I watched customers come and go and listened to the shopkeeper tell me about village life. The name Mazaugues comes from "water mass," which is why drought doesn’t usually affect this area. Apparently, you can even find mushrooms here in summer! I had a good time, and as I was leaving, a local cyclist started a conversation and told me about her dreams of long bike trips, currently limited by her situation as a mother of terrible children. She settled for day trips with her club, which was already good in this very hilly region. I told her the story of a man who, at 73, cycled solo around Morocco. So no panic—she still had thirty or forty years to realize her wildest dreams!
I was warned that it would be a tough climb to reach Sainte-Baume’s northern slope. Indeed, over eight kilometers, the average slope was sustained, but the landscape was wonderful. Here too, water was streaming everywhere. I passed one of those famous icehouses that used to supply Marseille with ice throughout the year. This northern slope of Sainte-Baume is very cold, and this characteristic was exploited in previous centuries to produce ice. Large cylindrical structures, well-protected to the north and semi-buried, received large quantities of water in late autumn, which froze during winter and was kept cool for months until the following winter. Ice blocks were cut and delivered by cart to the city. That’s how, in ancient times, ice was available in summer to keep fish fresh in Marseille. Did pastis exist at that time? If not, the ice cubes must have been bored!
Once the climb was over, the long ridge of Sainte-Baume appeared, and I could see its characteristic antennas. Nestled at the foot of the cliffs, the magnificent millennial forest revealed itself with its autumn colors. I stopped at the monastery. I’d been there several times before and had even slept there during a long walking trip. The welcome had been first-rate by the Dominicans, especially the sisters in their long immaculate robes. They radiated a serenity that was very contagious. Don’t hesitate to stop there for the night. I struggled to get back on my way—some places have a special spirit.
I was soon at the end of my journey. I continued along this magnificent mountain to the Col de l’Espigoulier. To the north, another immense wave of white limestone rose—Montagne Sainte-Victoire, a high place in Provence that painter Cézanne made world-famous. Once at the pass, the entire city of Marseille spread out at my feet, the Mediterranean coast revealed itself from the Calanques to La Ciotat, passing by the famous Cap Canaille, Europe’s highest sea cliff. Above me, bathed in sunlight, Bartagne’s northwest face, very popular among climbers, showed all its reliefs. With an old climber’s reflex, I spotted the many climbs I’d done there. I let myself be carried into a steep, winding descent toward the village of Gémenos in a beautiful setting full of cliffs.
A few more kilometers of climbing toward the Col de l’Ange, then toward Roquefort-la-Bédoule. In this last climb, I raced with two cyclists, admittedly not very young. Then, in a six-kilometer descent, I reached Cassis station, the endpoint of my six-day journey through this wild Provençal land between sea and mountain. I experienced great pleasure during these 570 kilometers through these renowned yet wild French massifs. As always, when a beautiful project comes to an end, you feel a bit orphaned by a beautiful dream come true. You have to quickly envision the next one to avoid a vague sense of emptiness taking over. My next adventure is already taking shape in my mind, but that’s another story.
In the autumn of 2011, Provence was hit by apocalyptic weather—torrential rain and a particularly violent east wind, reaching 130 kilometers per hour, whipping up waves as high as seven meters. It wasn’t the best time to venture outside. Yet, I told myself that after the storm, calm would return. I kept an eye on the weather forecast and noticed that starting November 10th, a favorable window should open for a little 600-kilometer cycling trip across Provence. The weather reports promised a high-pressure system that would keep the bad weather at bay over these highlands. That was all I needed to decide to set off. The planned route would take me through Provence’s biggest climbs: Mont Ventoux, Montagne de Lure, the Verdon Gorge, the Massif des Maures, and Sainte-Baume.
And so, despite my doubts, the call of adventure was stronger. The train pulled away, and once again, a journey began at Part-Dieu station. This time, I headed toward Haute-Provence for a cycling adventure. It would be my first solo bike trip. I was a little nervous—cycling with panniers makes you feel vulnerable to theft. I’d already been robbed while traveling in a group in Peru, and that experience left me deeply shaken. Alone, I hesitated. But no need to panic—I’d read accounts from long-distance cyclists who hadn’t been robbed, even if it does happen sometimes. I was particularly thinking of a young schoolteacher who had taken a sabbatical to cycle around the world. Her students had remarked, "Teacher, you’re not sporty—how will you manage to cycle around the world?" This young woman was full of resourcefulness. In South America, before flying to China, she locked her bike to a post to take care of a natural need. When she returned, the post had been torn out, and her bike—along with all her gear—was gone. It was a shock for many, but not for her. She boarded her flight to the Middle Kingdom, bought the essentials (including a new bike) once there, and continued her journey! Remembering this story, I almost felt ashamed of my cowardice. These were the thoughts running through my mind as the Rhône Valley rolled by toward Orange, the starting point of my Provençal adventure through the big climbs.
Day One: Orange to Sault via Mont Ventoux – 90 km
9:30 AM, I stepped off the train. With all my gear, I had to navigate the underground passage—no easy feat, given that my bike and luggage weighed 35 kilos. At this time of year, I expected some areas to be deserted, so I’d packed enough to bivouac comfortably. Once outside the station, the southern light flooded over me. I understood why people dream of retiring in these sun-drenched regions. As always, after disembarking from public transport, I had to get my bearings and decide which way to go. The sun, still low on the horizon, pointed east. The roar of fighter jet engines helped me locate the Air Base 115. That was all I needed to "reset the gyros."
As soon as I started pedaling, all my apprehensions vanished. The joy of discovery and physical effort took over, and euphoria washed over me. It’s amazing how emotions can shift from one moment to the next based on seemingly minor circumstances.
The weather was splendid—the forecast had predicted continuous showers, but it was completely wrong. I quickly left the city behind. Mont Ventoux loomed mysteriously, its dimensions hard to gauge. It was even more enigmatic with its summit hidden beneath swirling, mottled clouds clinging to the ridges. It reminded me of a great South American volcano. I struggled to imagine that in a few hours, I’d be up there under that blanket of mist.
The countryside was shaking off its autumnal nighttime dampness. The vineyards, interspersed with tall cypress hedges, confirmed I was in the magnificent Côtes du Rhône wine region. The distinctive Dentelles de Montmirail were very much in evidence. The air force base wasn’t far. I passed the runway’s end markers. A Mirage 2000 flew overhead in a tight turn, followed by another roaring into takeoff. It came straight at me before climbing sharply with a thunderous roar. Thirty years spent in that captivating world came rushing back. I recalled countless extraordinary human and technical experiences from my time in the service. But the purpose of this post isn’t to promote the air force—though I might post some articles one day about travels among men at war.
I continued on my way, leaving my past loves behind. As I pedaled, delightful names rolled by: Violès, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes-de-Venise—the crème de la crème of the Côtes du Rhône Villages appellation. I let myself be enchanted by the vineyards and the little paths crisscrossing them. I started to doubt my route, though the imposing mass of Mont Ventoux in the distance acted like a giant beacon. At a crossroads, a car appeared. I approached to ask the driver for directions, but she didn’t even look at me and sped off, clearly frightened. I’d almost forgotten what a fearful world we live in, no doubt traumatized by all the horrors we see in the news and on TV.
The kilometers started adding up, but was my day’s goal too ambitious? It had been two months since I’d last ridden my bike. True, my last trip had been good training—the Route des Grandes Alpes—but that was two months ago. I can’t just take my bike out for a day trip; I need that sense of adventure to find the courage to exercise.
Two cyclists overtook me. Intrigued by my load, they struck up a conversation. They were skeptical when I told them I planned to cross Mont Ventoux that day. One of them pointed out a small chapel near the summit where I could bivouac sheltered. That motivated me even more to reach the top on this first stage. The chapel also had a mythical name for me—Sainte-Anne, the name of my parents’ villa. It was already noon, and I’d covered 50 kilometers. Malaucène appeared—the sacred village of Ventoux’s mad cyclists. Surprisingly, I didn’t see any other cyclists today. I remembered this place in June, teeming with aspirants for the king of summits. Before tackling the climb ahead, I needed to refuel. I enjoyed a pleasant gastronomic break at Max’s. At 1 PM, I started the most famous climb in cycling—21 kilometers, which would actually be 23. I knew it would be tough, especially with two handicaps: 50 kilometers already in my legs and 20 kilos of luggage. But I was counting on my tiny chainring, which let me climb trees to tackle the steep ramps.
I set off at a brisk pace along a deserted road. My speed held up for the first few kilometers. I quickly rose above the valley, the horizon widening. I was surprised to see no one on this world-renowned route among cycling enthusiasts. During the climb and descent, I’d only see five cyclists—but I’ll come back to that. I passed a sign explaining that the effort would be roughly equivalent to climbing the Col de la Bonnette. Having done the latter in September, I figured I’d be fine. I crossed paths with my first cyclist—a woman speeding downhill. After 12 kilometers, I hit slopes averaging 12%. I don’t know if the number 12 is cursed, but I got such a "bamboo" hit that I’d never experienced before. I thought I wouldn’t make it to the summit today. I stopped. My thighs burned so much I could barely walk—lactic acid overload. I looked for a relatively flat spot to pitch my tent. It was 3:30 PM, with two hours of daylight left. But I found nothing.
I got back on my bike, intending to stop as soon as I found a good bivouac spot. But nothing came up. However, my strength slowly returned, perhaps because the slope eased, though it remained around 10%. I entered the summit mists. A cyclist overtook me. I was in the zone where I had to pass the summit. Dusk caught me in the final difficulties. The atmosphere was downright austere. In the twilight, a kilometer from the summit, a cyclist was fixing his bike. I asked if he needed help. He made it clear he didn’t understand. So I asked, "Do you need some help?" His answer was clear: "No, thank you." He showed me his new inner tube. Inside, I thought, "Phew!" If I’d had to stop, sweating in the falling night with the cold intensifying, I’d have struggled to get going again. But he managed, and I continued into the twilight fog. I could barely make out the summit’s large antennas in the clouds, like immense ghosts trying to evade sight. The bike delivered sensations worthy of mountain racing. My goal was to quickly find the famous chapel in the descent to take shelter. As I glided down the southern slope, two cyclists without lights crossed my path in the night—probably heading to the station above, its lights visible in the fog.
I scanned the roadside in the dark for the chapel but saw nothing. After a kilometer or two, I lost all hope. I stopped to put on more clothes as the cold became intense. I had no idea where I could stop on these steep slopes to set up camp. Between the swirls of mist, I could intermittently see the Rhône Valley below, dotted with illuminated towns and villages. The sight was striking. What was I doing on this mountain at night? Then the miracle happened—the clouds parted, and from the ridge above me to the east, a beautiful full moon emerged, casting enough light to consider a nighttime descent to Sault, 26 kilometers away.
In this eerie atmosphere between the moon’s pale rays and patches of fog, I began my descent through a hazy, almost unreal world. The Ventoux’s characteristic white scree reflected the moonlight faintly, dimmed by the mist. In places, entire mountainsides were plunged into complete darkness, and I lost all sense of the road’s path. Then, around a tight bend caused by a land shift, the light returned. It seemed extreme compared to the darkness I’d left behind. I could once again clearly see the road’s contours, though not its potholes or gravel patches. Still, I let the slope carry me, and the speed felt significant, though the low light prevented me from reading my speedometer. In these moments, concentration was at its peak—all senses alert, reflexes ready to react to the slightest incident that could lead to a fall.
I was relieved to see Sault’s lights growing closer. In less than an hour, I reached it, considering the final little climb that required one last push. This village, bustling in summer, was deserted at this time of year—almost dead. The first hotel I came across was closed. A quick shadow passed in a small sloping street. Before it disappeared into the darkness at a house corner, I chased after it and asked about accommodation options. Very kindly, I was directed to what was probably the only hotel open in November. I quickly found it, and the reception was open. I entered wearing my black balaclava, bought in the Ayacucho region—the birthplace of Peru’s Shining Path. At this late hour, I saw questioning glances directed at me. I prefaced, "This isn’t a hold-up." Clearly, the owners had a sense of humor—they started smiling. I took off my balaclava and asked for a room. No problem, and from that moment, the pressure eased. I really didn’t feel like going back out to find a spot to pitch my tent in the biting cold.
The stage had been nearly 100 kilometers, and it was the first. It had been two months since I’d touched my bike, and I probably lacked even minimal training, even though my last bike trip had been crossing the French Alps. I really had to dig deep to overcome my weakness on Ventoux’s steep section. I don’t remember ever having to search so deeply for the energy to keep going. I knew the stage I’d set for tomorrow was significant, with the climb up Montagne de Lure’s northern slope—Ventoux’s little sister, whose ascent is reputed to be endless, over 25 kilometers. I hoped this first day wouldn’t leave me too sore to avoid suffering excessively tomorrow.
For now, relaxation—a hot shower did me a world of good, followed by a good meal. I ate a delicious andouillette from Troyes, very fine, with a particularly successful herb seasoning. I loved it, and yet I’m from Lyon and pride myself on knowing a thing or two about andouillette—not just a sausage but a whole category! A bit chauvinistic, I had to admit, though reluctantly, that I found it better than the ones I usually eat in the Lyon region!
Day Two: Sault to Forcalquier via Montagne de Lure – 116 km
This morning, the weather was magnificent—the air clear, still, very fresh, and invigorating, as only the late season can offer on these Provençal highlands. In summer, they’re known for their scorching heat and drought, but often overlooked is how harsh they can be with cold and storms. Authors like Giono or Bosco described them and their inhabitants wonderfully in books like "Les Âmes Fortes."
The miracle of the night had worked. I wasn’t sore anywhere and felt in great shape. I set off well-equipped, but the effort and sun soon made me sweat. It was time to shed some layers—hat and gloves. A gentle warmth replaced the cold, making for excellent cycling conditions. On the road to Trinit, there was no traffic—only the occasional hunters’ cars parked in the distance. These vehicles were recognizable by their large cages, used to transport hunting dogs. Sometimes, the silence was broken by a distant gunshot. The deciduous forests were losing their foliage, taking on that dull brown hue of late autumn, though here and there, a tree or shrub still resisted, displaying vivid yellow or red. The meadows, their grass already scorched by the cold, were damp from the night’s heavy humidity. The low sun highlighted thousands of spider webs that had trapped insects during the warm season.
Behind me, Mont Ventoux dominated these vast spaces. As often, its imposing, stony summit was crowned with a blanket of clouds. What an impressive mountain—it’s always so hard to gauge its dimensions. I struggled to realize that last night I’d been at the summit and descended its immense southern ridge in the dark. I hoped to return one day in favorable conditions—daylight and no clouds—to enjoy the vast panorama from this unique summit.
Leaving the very Provençal village of Trinit, I tackled my first climb of the day—the Col de l’Homme Mort. The road rose moderately for five kilometers in gentle warmth. The view over the region widened, and I felt the sheer joy of pedaling. At a good pace, I overcame this first little challenge. Once at the pass, I couldn’t resist the ritual of photographing my bike in front of the sign, giving the name and altitude—1,213 meters.
The northern slope was austere and still in shadow. The cold bit again. The road was wet and covered with leaves in places. It wasn’t impossible that some treacherous patches of black ice lurked around a bend. I descended toward the Jabron Valley with caution. Suddenly, around a bend in a forest clearing, the freshly snow-covered Alps, gleaming in the sun, leapt into view, blocking the horizon. I thought I recognized the distinctive silhouette of the Écrins’ south face above a multitude of jagged peaks.
This snow and these mountains awakened a flood of memories of great joys, but I also thought of the guide and his client who had just lost their lives on the Grandes Jorasses’ north face, at the top of a route called the Linceul. The name comes from the face’s appearance—a great ice slope bordering the Grandes Jorasses’ north wall. It was first climbed by René Desmaison in 1968. He passed away a few years ago and, in his final wishes, asked that his ashes be scattered in the Dévoluy Massif at the foot of Pic de Bure, not far from here in these immense pre-Alpine folds.
At my feet, the Jabron Valley stretched almost endlessly east toward Sisteron. In the distance, the dark mass of Montagne de Lure’s north face loomed. This mountain shares similarities with Mont Ventoux. It has the same summit scree of bright limestone, the same forests climbing up to the final rocky stretch, and that blanket of clouds adding a secretive, austere touch to the scene.
I turned left past the town of Séderon and headed toward the little Col de la Pigière, which in a few kilometers allowed me to truly plunge into the beautiful Jabron Valley. I passed through several villages with charming local names—Saint-Vincent, Noyer-sur-Jabron. The river offered lovely views of its narrow gorges with clear, cold water. Autumn seemed less advanced here than on the plateau I’d just left. Many trees still wore brilliant colors, some revealing extraordinary hues—mixes of crimson, pink, and bright red.
Arriving in Noyer-sur-Jabron, I took a tiny road on the river’s right bank, leading in a few kilometers to the foot of Montagne de Lure. In the village of Valbelle, I picnicked on leftovers I’d brought from home—an old cheese and a somewhat stale loaf of bread. It was 1:30 PM. I began the long climb of about 25 kilometers. According to a friend who’s a cycling expert in the region, this section is tough. No wonder it’s called Ventoux’s little sister—the Mont Blanc of cyclists. The elevation gain on this side is still 1,200 meters, while Ventoux via Malaucène is nearly 1,600 meters.
I hoped to reach the summit before nightfall and avoid reliving a nighttime descent. The route wound through a vast forest, following the terrain’s folds. There was activity—mushroom hunters were busy searching for the coveted chanterelle. The climb, though never very steep (only one kilometer at 9%), was interminable. Though traffic was practically nonexistent, I was overtaken by a group of Harley bikers—I counted about forty. Perched high on their machines, hands in the air on wildly shaped handlebars, some with their feet nearly in the sky due to the high footpegs, they didn’t even glance my way. What’s this idiot doing, unable to ride a motorcycle and forced to climb these mountains on a bike with big bags! I wasn’t offended—real Harley purists often see other motorcyclists as renegades, so bikes are even lower on the totem pole! But I didn’t want to start a debate about motorcycles. In my youth, when I was a wild motorcyclist (22 accidents on two wheels), clans were divided into Japanese, German, Italian, and British bike owners. The latter, on their vibrating, oil-leaking machines, considered themselves the purest. But let’s not fight—there’s a statute of limitations, and it’s been nearly forty years.
As yesterday, a few kilometers below the summit, I entered the fog, and the light dropped suddenly. What a hostile mountain in these conditions! It heightened the sense of living an incredible experience. The conditions we encounter play a major role in how the adventure imprints on our memory. I realized once again that in France, you can feel like you’re very far away. Finally, after this very long climb, the Pas de Graille sign suddenly appeared out of the grayness. Strange! Below the sign, a kilometer marker indicated this same pass was over three kilometers away. Clearly, the climb continued. In these final kilometers through the scree, I gained another 130 meters of elevation. Finally, the road’s high point was reached—1,720 meters. It was cold and damp. I quickly covered up, added my balaclava under my helmet, and put on warm gloves. As I was about to start the descent, a car stopped at the summit, and one of the passengers was surprised to find a bike there in these chilly, twilight conditions.
A 20-kilometer descent led me to the village of Saint-Étienne-les-Orgues. I hoped to find a place to stay for the night. No such luck! Everything was clearly closed—no chance of finding shelter. Tonight was getting complicated. I already had exactly 100 kilometers in my legs and didn’t feel like pedaling anymore, especially at night. But I had even less desire to sleep outside. What to do to avoid it? The town of Forcalquier was 16 kilometers away—I hoped the road would descend. I set off in that direction. The first third was along a beautiful, lightly trafficked departmental road with a slight downhill—I pedaled hard. But it got tougher. I joined a busier road, and night had fallen. A several-kilometer climb finished the journey. I knew my magnetic lights weren’t very powerful—hence the danger. They were even less so on the climb because the slower I went, the less they illuminated. Cars coming the opposite way often saw me late and blinded me with their high beams. After passing, I was plunged into total darkness for a few seconds while my pupils readjusted to the night. I imagined those coming up behind me saw me with little warning, despite my slightly fluorescent jacket. When the roadside was clear, I always positioned myself to quickly jump off the road. But unfortunately, in this long final climb, a guardrail prevented any escape to the right in case of sudden braking behind me. That was even more anxiety-inducing since I was stuck at a snail’s pace. Time seemed long. I pedaled as hard as I could, on the verge of asphyxiation, trying to escape this dangerous situation as quickly as possible. My only reference point was the vehicles in front of me, letting me know the climb wasn’t over. Then suddenly, the ordeal ended—the road’s high point was reached. The town and its lights emerged from the void, and clarity returned. Phew! I glided down toward this little town bathed in light. On November 11th, I hoped to find an open hotel since I’d clearly exceeded 100 kilometers, and the idea of having to leave town to find a bivouac spot somewhat frightened me.
I arrived in the town center. Activity was low. The first hotel was closed, but I spotted a lit sign for another establishment further on. I headed there, got off my bike, and entered. The welcome was immediately friendly—a big cat came to rub against me. For me, that was a very good sign, and the first impression was confirmed. I still had to go out to eat. I covered the minimum distance. A restaurant advertised "Mom’s Cooking." I expected Provençal specialties, but they were Moroccan. I chose a delicious tagine with lime and olives, followed by almond and honey ice cream. Exhausted after this 116-kilometer stage, I returned to my room. As often after intense efforts, it was hard to fall asleep.
Day Three: Forcalquier to Moustiers-Sainte-Marie – 58 km
On this third day, due to the progress made yesterday, the stage would be short. I’d call it a transition between two mountain ranges. Indeed, the next big climb is the Verdon Gorge. I planned to position myself at its foot this evening in preparation for a tough stage tomorrow. I made a few purchases—bread, bananas, and medicine for stomach burns (the midday sausage wasn’t always kind to me). The weather was still perfect. The route began with a long descent toward the Durance. It’s always nice to start a cycling day with a downhill—it boosts morale and allows for a gentle warm-up.
I quickly reached the town of Oraison. Just at its entrance, I crossed the Durance, which still bore traces of last week’s heavy rains along its sandbanks. Indeed, numerous stumps and trunks were scattered along its vast gravel bed, along with less ecological debris like old tires.
A little south of Oraison, I took the D907, a small road heading due east between scrubland and meadows. There it was—the Provence we imagine. This stable autumn weather, with still air, neither hot nor cold, just a fresh feeling when emerging from a shaded valley or a slight warmth under the sun, was ideal for a cyclist. After about ten kilometers at the bottom of a small valley I quickly passed through, the village of Le Brunet appeared on the right. It clung to the slopes leading to the Valensole Plateau. A few steep kilometers along a tiny winding road, and suddenly a vast panorama unfolded as the climb ended.
What a magnificent plateau! Though known for its wind, luckily today was completely calm. Far to the east, the Verdon’s great cliffs blocked the horizon. This allowed me to contemplate part of tomorrow’s stage. This place is full of mysteries—many UFO and extraterrestrial encounter stories are associated with it. Moreover, for about thirty years, France hid its ground-to-ground nuclear ballistic missiles here, grouped in the 1st GMS (Ballistic Missile Group), under the air force. Naturally, these rockets fueled fantasies, and pacifist groups settled in the region to protest this type of armament. This gives many reasons to shroud this austere, deserted land in mystery.
I took a dirt path leading to the heart of this zone and stopped at the forest’s edge for lunch. The silence was total, the view stretched very far. But nothing strange or bizarre manifested. No Martian came to share my frankly moldy cheese, very peppery sausage, or bruised banana—sniff! I resumed my route, and as often when crossing places with strong character, I tended to slow down to enjoy them longer. The immense lavender fields stretched endlessly, not very fragrant at this season. I arrived at a group of truffle oaks protected by a fence, with large red signs warning "Firearm." Clearly, the war for the black diamond was raging in this region. I remembered a novel where an old farmer made buyers believe nothing grew on his land. Every year, he secretly stole the mushrooms from the unsuspecting owners. Then one day, they discovered the truth, catching this "polite" neighbor trying to hide a basket full of beautiful, large truffles!
In these vast spaces, I felt good—a sense of plenitude. It’s strange that I only conceive of cycling through wandering. I struggle to plan a day trip. And if I do, it’s highly likely I won’t get up. I need that sense of adventure to fully appreciate my physical effort. Maybe one day I should get psychoanalyzed, but at my age, it’s probably too late! Today, I had all the time in the world—the stage was half as long as yesterday’s, with very little elevation gain. Not a sound, an impressive calm, a beautiful landscape—I pedaled in a wonderful place. That’s probably happiness!
I reached the village of Puimoisson on the plateau’s eastern edge—only 12 kilometers left to Moustiers. I took my time, sat at a café terrace in the sun, and leisurely enjoyed a coffee while listening to the village come to life. I was delighted by these melodious southern voices, bursting into great laughter. There are places where, despite the anxieties caused by our debt-ridden, dysfunctional societies, some have decided to take life on the bright side and show a saving insouciance.
The rest of the journey was a simple formality—I let the slope carry me toward the pretty little town of Moustiers-Sainte-Marie, clinging to the cliff and famous for its faïence. Arriving early for once, I went to the tourist office to choose a comfortable hotel. Indeed, the Hôtel des Restanques was very comfortable and admirably well-located. But at this time of year, I’d have to return to the village center for dinner. The very kind receptionist reserved a table for me at La Treille Muscate, a restaurant with a magnificently arranged room on the church square. It was only 3:30 PM—I continued to take my time, showering and relaxing in front of the TV. Then I set off to explore—or rather, re-explore—this village I’d visited several times before. But I’d never climbed to its chapel perched in the middle of the great cliff towering over the houses. A stony, aerial path led there. The first mentions of the Notre-Dame de Beauvoir chapel, known in ancient times as Notre-Dame d’Entre-Roches, date back to the 9th century. It’s one of the rare "respite" chapels found in Provence. These are chapels where stillborn children were brought to be revived for a few moments, just long enough to baptize them. They could then be buried religiously, ensuring the salvation of their souls. I was also very moved by reading some ex-votos, like the one from "A mother for her three children returned from the war."
The place was impressive, especially as night fell. I was alone and watched the shadows fill the great cliffs above me. With an old climber’s reflex, I looked for possible climbing routes among these slabs and cracks. But climbing is probably forbidden here, too close to the houses. Then I descended to stroll through the village, admiring the magnificent, finely crafted faïence patterns found in many shops. Finally, dinnertime arrived, and I joined my restaurant, which had been highly recommended. I was delighted by the foie gras ravioli and the pieds et paquets—the chef’s specialty. I’ll come back with family.
Day Four: Moustiers to Fréjus via the Verdon – 122 km
A hearty breakfast prepared me for the day’s tough efforts. Next to me, four Chinese people chatted animatedly. Of course, I didn’t understand a word—it was a language with strange intonations and sounds. I left the dining room and prepared my bike on the terrace. Seeing the volume of my luggage, my Chinese friends rushed over and asked to take turns having their photo taken in front of this funny setup. All laughing, they took photos in front of what they probably considered a French coolie off on some trading business! When they show these photos to their relatives, they’ll likely be perplexed about what motivates some to travel by bike rather than car. For them, the car is a symbol of success—according to an article I read last year, 14,000 cars are registered in China every day!
This morning, the air was fresh. As yesterday, I started with a long descent, this time leading to the edge of Lac de Sainte-Croix. A strong, biting headwind slowed me down. It wouldn’t last, as it was generated by the gorge’s outlet, which I’d reach in a few kilometers. On this cold morning, the lake’s shores exuded great tranquility. The sun was still hidden behind the Verdon’s mountainous mass. Trees with yellow leaves stood out against the water’s pale blue. The bridge marking the gorge’s beginning at the lake’s edge was an ideal spot to admire this natural splendor. At this early hour, the play of light and shadow on the water and the immense cliffs delivered a grandiose spectacle in beautiful harmony. This first contact with the gorges, which I knew well, amazed me.
Once past the bridge, the wind calmed. A little further on, I began the long climb that would take me to the top of this immense natural gash, which water had taken millions of years to carve. I was in good shape and highly motivated by the splendors to come. First, I reached the village of Aiguines, which offered a magnificent viewpoint over the lake. Then I continued toward the Corniche Sublime, where countless breathtaking panoramas unfolded as I progressed. But the climb was sustained and long, requiring effort—though my small chainring worked miracles. I first passed the Col d’Illoire, already 500 meters above the lake. Seeing all these great cliffs, countless climbing memories came flooding back. The classic routes of the Escalès cliff, over 300 meters high, flashed by. Routes with legendary names—La Demande, Les Écureuils, Luna-Bong, and many others. The one that left me with the best memory was ULA—a crack, vertical or even overhanging, of sheer beauty rising above a 40-meter slab in one go for 280 meters of sustained, beautiful climbing on extraordinary rock. It made me want to return to climb there, to immerse myself in the atmosphere of those past times. But climbing habits have changed—now routes are accessed from above by rappel, and people don’t always bother to do these great climbs in their entirety, focusing instead on shorter but technically much more difficult enterprises.
At almost every bend, I stopped and scanned these great cliffs, searching for memories of past experiences and emotions in these secret rock folds. The road climbed well above the pass, exceeding 1,200 meters. It was cool, especially since I was sweating. Finally reaching the high point of the Corniche Sublime, I couldn’t gain speed on the descent—my gaze was always drawn to this astonishing canyon. Around a bend, two cyclists with funny small-wheeled bikes. Wow! It was a couple of Australians doing a year-long tour of France. We chatted passionately about our two-wheeled experiences for a moment. But time was passing, and if I wanted to reach Fréjus before nightfall, I’d have to pedal seriously.
I stopped at the Pont de l’Artuby, where bungee jumping was in full swing. But I quickly set off again toward Comps. The wind was against me, and it was climbing. I started to doubt whether I’d make it to the coast that evening. At 2 PM, I was in Comps-sur-Artuby. I didn’t stop, knowing that before reaching the coast, I’d have no alternative to bivouacking, and I had 70 kilometers left to cover. Sure, it should be downhill, but a few climbs were on the program. After a descent out of the village, I crossed the Artuby River again on the Canjuers military camp. A several-kilometer climb followed, fortunately not too steep. I took the D19 toward Barjols. From there, despite the late hour, I opted for a tiny road passing through Claviers, a small perched village. Time passed quickly, but the kilometers added up. I regained hope. Fifteen kilometers after this last village, I reached Saint-Paul-en-Forêt via a magnificent forested route. I had plenty of time to observe mushroom hunters. I asked one who clearly had some in a plastic bag. He gave me this hilarious answer with a magnificent southern accent: "I only picked the bad ones." No reply was possible. I moved on with a smile. A little further on, another hunter carried a basket. As soon as he saw me, he quickly hid it—just in case I saw what it contained. Arriving at the village involved a steep climb, and I was close to 100 kilometers. I still had a little over 20 kilometers to go before reaching Fréjus. The race against nightfall had begun. Over there to my right, I saw the sun setting behind Roquebrune-sur-Argens’ distinctive rock. The sea appeared. There it was—I was in Fréjus’ industrial zone. On this Sunday evening, traffic was heavy. Indeed, many had taken advantage of the return of good weather after very heavy storms to go for a walk. After quite a few detours, I arrived at the seaside just as night fell. My odometer showed 122 km for the day. I quickly found a simple hotel, ate just as quickly, and went to bed.
Day Five: Fréjus to Solliès-Pont – 92 km
Once again, the night had done its restorative work, and I prepared to cross the Massif des Maures feeling quite fresh. The weather forecast was still favorable for today, but a deterioration was expected tomorrow. I tended to trust it because the east wind was blowing, and in the region, that’s a sign of rain. For now, in the short term, this wind would be very useful—it would push me generously throughout the day.
I started calmly along the harbor quays, looking at the boats. Then I joined the road to Saint-Aygulf and followed the coast for forty kilometers to Port-Grimaud. All these seaside resorts—Saint-Aygulf, Les Issambres, Sainte-Maxime—reminded me of my youth when we spent all our vacations fishing, whether from shore, underwater, or by boat. Looking at the sea roll by, I knew what the seabeds looked like under that surface hiding them. The marine areas we knew best were now under the parking lots and commercial zones of Saint-Raphaël’s new port. In our youth, these infrastructures didn’t exist, and their construction came at the expense of coastal marine areas. Our wonderful fishing spots were permanently buried. I remember seeing the first big trucks that came to dump their loads of earth and rubble, destroying all those wonderful places—sandbanks, seaweed beds, groups of rocky holes teeming with fish that enchanted our youth. Over forty years later, I can still visualize them in my imagination under those parking lots and stores, with the names we gave them—my brothers and I: le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou, etc.
Let’s not be overwhelmed by nostalgia. I left the coast and took the little road through the Maures to Collobrières. The route led from ridge to ridge following the terrain’s movements. At this time of year, the region was admirable. Due to the heavy storms of recent weeks, water was streaming everywhere. Waterfalls and streams murmured all along the way. I didn’t recognize the Maures, which I knew for their dryness causing apocalyptic fires. Indeed, around a bend, I came across a small rest area where a memorial had been erected for three firefighters who lost their lives here while fighting one of those gigantic fires fanned by the mistral.
This forest holds treasures—first, the cork oak, then the arbutus, chestnut trees, and of course, mushrooms that love this granitic soil:
The cork oak can be found all along the road. It’s the forest’s essential element. You can recognize it by its light bark (before exploitation), which forms large bulges along the trunk. But after exploitation, the trunks are much smoother, less voluminous, and dark in color. The arbutus is a large berry with red skin covered in small protuberances, growing on the arbutus tree. This fruit, common in Mediterranean areas, ripens in November. That means today, there were plenty around me. Its flesh is orange, with the consistency of firm purée, and it crushes softly in the mouth. The taste of this berry is sweet and excellent. I didn’t hold back—I gorged myself on them, which served as my midday meal. Sometimes I had to climb embankments to get them.
The chestnut tree, a true industry of the region, brings wealth to the surrounding villages. They make candied chestnuts, ice cream, and other products derived from chestnut flour. Be careful not to stop just anywhere to pick this fruit, as the tree owners might not agree. They even make this clear with signs and surround their chestnut trees with fences. Mushrooms—saffron milk caps and porcini—are highly prized in the area. I saw a few hunters, but it clearly wasn’t miraculous. Supposedly, there had been too much rain?
There’s no time to get bored along this little road, from which you can sometimes see the sea. I passed the Col de Taillude at over 400 meters. I began the descent to Collobrières, the chestnut capital, whose festival attracts many people. Before entering, about a hundred meters from the first houses, a cyclist—probably an agricultural worker—came toward me. As he passed, he cheerfully called out, "Go on, little guy! It’s almost there!" We both smiled. At the end of November, the village was cold and almost deserted. Dead leaves swept the wet streets of the town. You could feel winter on the way. I continued my route to Pierrefeu-du-Var, on the western edge of the Massif des Maures. So I gave my last pedal strokes in this pretty little massif so characteristic of Provence.
I looked for a hotel in Cuers but without success. I descended toward Toulon and finally found one on the outskirts of Solliès-Pont. It catered to people coming to work in the region, so nothing very bucolic. But if the weather were to deteriorate tomorrow and turn to rain, I could quickly reach Hyères or Toulon station, which was a significant advantage. Indeed, November rains aren’t usually very pleasant on a bike.
Day Six: Solliès-Pont to Cassis via Sainte-Baume – 85 km
This morning, contrary to the weather forecast, the weather was beautiful, and the latest bulletin seemed to contradict yesterday’s. So no escape to Toulon—I resumed my route toward Sainte-Baume. I left the hotel via a tiny road that, through ups and downs, led me via shortcuts to the road to Belgentier. My body had gotten used to intense daily efforts, and I felt in Olympic form. At a good pace, I launched into a long climb with a moderate slope. The road was busy, but fortunately, the side lane for cyclists often made the exercise more pleasant. The villages rolled by—Méounes, La Roquebrussanne. Near the latter, I observed a Tiger combat helicopter in training. It hovered motionless for long periods—perhaps the pilots were training to master their increasingly sophisticated weapon systems, requiring even more learning?
I left the busy road and headed via an almost deserted route toward the village of Mazaugues. The climbs became steeper. A long descent, and there I was in this pretty village. A grocery store, which besides selling a few ingredients also served as a café. I sat near the electric heater—it was cold, and I was sweaty. I watched customers come and go and listened to the shopkeeper tell me about village life. The name Mazaugues comes from "water mass," which is why drought doesn’t usually affect this area. Apparently, you can even find mushrooms here in summer! I had a good time, and as I was leaving, a local cyclist started a conversation and told me about her dreams of long bike trips, currently limited by her situation as a mother of terrible children. She settled for day trips with her club, which was already good in this very hilly region. I told her the story of a man who, at 73, cycled solo around Morocco. So no panic—she still had thirty or forty years to realize her wildest dreams!
I was warned that it would be a tough climb to reach Sainte-Baume’s northern slope. Indeed, over eight kilometers, the average slope was sustained, but the landscape was wonderful. Here too, water was streaming everywhere. I passed one of those famous icehouses that used to supply Marseille with ice throughout the year. This northern slope of Sainte-Baume is very cold, and this characteristic was exploited in previous centuries to produce ice. Large cylindrical structures, well-protected to the north and semi-buried, received large quantities of water in late autumn, which froze during winter and was kept cool for months until the following winter. Ice blocks were cut and delivered by cart to the city. That’s how, in ancient times, ice was available in summer to keep fish fresh in Marseille. Did pastis exist at that time? If not, the ice cubes must have been bored!
Once the climb was over, the long ridge of Sainte-Baume appeared, and I could see its characteristic antennas. Nestled at the foot of the cliffs, the magnificent millennial forest revealed itself with its autumn colors. I stopped at the monastery. I’d been there several times before and had even slept there during a long walking trip. The welcome had been first-rate by the Dominicans, especially the sisters in their long immaculate robes. They radiated a serenity that was very contagious. Don’t hesitate to stop there for the night. I struggled to get back on my way—some places have a special spirit.
I was soon at the end of my journey. I continued along this magnificent mountain to the Col de l’Espigoulier. To the north, another immense wave of white limestone rose—Montagne Sainte-Victoire, a high place in Provence that painter Cézanne made world-famous. Once at the pass, the entire city of Marseille spread out at my feet, the Mediterranean coast revealed itself from the Calanques to La Ciotat, passing by the famous Cap Canaille, Europe’s highest sea cliff. Above me, bathed in sunlight, Bartagne’s northwest face, very popular among climbers, showed all its reliefs. With an old climber’s reflex, I spotted the many climbs I’d done there. I let myself be carried into a steep, winding descent toward the village of Gémenos in a beautiful setting full of cliffs.
A few more kilometers of climbing toward the Col de l’Ange, then toward Roquefort-la-Bédoule. In this last climb, I raced with two cyclists, admittedly not very young. Then, in a six-kilometer descent, I reached Cassis station, the endpoint of my six-day journey through this wild Provençal land between sea and mountain. I experienced great pleasure during these 570 kilometers through these renowned yet wild French massifs. As always, when a beautiful project comes to an end, you feel a bit orphaned by a beautiful dream come true. You have to quickly envision the next one to avoid a vague sense of emptiness taking over. My next adventure is already taking shape in my mind, but that’s another story.
Caroline du Sud et Géorgie fin mars-début avril 2012
Bonjour,
Au mois de juillet je vous avais soumis un projet de circuit pour avril 2012. http://voyageforum.com/v.f?post=4404565;page=unread#unread J’ai passé des jours à essayer de modifier l’itinéraire : remplacer la partie « montagne » (Shenandoah NP et Great Smoky Mountains NP) par le Nord de la Floride et l’Est de l’Alabama éventuellement. Mais je trouve très peu de renseignements ou alors tout en anglais….. Alors je fais appel à vous, une fois de plus.
Nous aimerions partir 15 jours, fin mars-début avril 2012, AR Atlanta, pour visiter Savannah et Charleston : 2 nuits à Savannah, 3 nuits à Charleston, 2 nuits à Atlanta. Il me reste donc 7-8 nuits à placer. Et alors là, très, très peu d’idées……
Pour le début du circuit (ou la fin) aucun problème 😉 - Visite rapide d’Atlanta et Stone Mountain, - Madison, Eatonton, Historic Piedmont Scenic Bwy, Augusta, Columbia, - Drayton Hall, Magnolia Plantation, Middleton Place, Boone Hall Plantation, - Charleston - Beaufort, Hilton Head Island, - Savannah.
Mais c’est après Savannah que les idées manquent… 😕 Okefenokee NWR.
Nord de la Floride. Nous avons visité le Sud en janvier, c’est pas mal… mais c’est loin d’être notre région préférée, donc passage très rapide : Jacksonville - St Augustine - 2 nuits à Daytona Beach le WE.
Alabama. Prendre le Civil Rights Trail de Selma à Montgomery ? Puis passer par Birmingham avant de rejoindre Atlanta ?
Mes questions et elles sont nombreuses… 😊 - de Savannah à Jacksonville, des idées d’arrêts sympas par la côte ou l’intérieur des terres ? - Okefenokee NWR, j’ai trouvé de belles photos mais peu de renseignements sur le parc. Il y a 3 entrées : le Swamp Park au Nord, les trails à Est et Stephen C. Foster SP à l’Ouest. Des idées de trails ? Des ballades sympas en bateaux (je suppose que l’on trouve de tout, comme en Louisiane…) ? Que voir à Stephen C. Foster SP ? - route de Daytona Beach vers l’Alabama ? - les coins sympas en Alabama sans trop s’éloigner d’Atlanta ?
Autre possibilité : passer par Myrtle Beach avant Charleston et supprimer la partie Alabama. Puis remonter directement de Daytona Beach à Atlanta en passant par Okefenokee NWR et Macon ? Peut-on se baigner à Myrtle Beach ou à Daytona Beach fin mars ?
Ceux qui auront lu mon message jusqu’au bout auront compris que mon circuit est loin d’être bouclé…. Tous les conseils seront les bienvenus. Merci d’avance Michèle
Au mois de juillet je vous avais soumis un projet de circuit pour avril 2012. http://voyageforum.com/v.f?post=4404565;page=unread#unread J’ai passé des jours à essayer de modifier l’itinéraire : remplacer la partie « montagne » (Shenandoah NP et Great Smoky Mountains NP) par le Nord de la Floride et l’Est de l’Alabama éventuellement. Mais je trouve très peu de renseignements ou alors tout en anglais….. Alors je fais appel à vous, une fois de plus.
Nous aimerions partir 15 jours, fin mars-début avril 2012, AR Atlanta, pour visiter Savannah et Charleston : 2 nuits à Savannah, 3 nuits à Charleston, 2 nuits à Atlanta. Il me reste donc 7-8 nuits à placer. Et alors là, très, très peu d’idées……
Pour le début du circuit (ou la fin) aucun problème 😉 - Visite rapide d’Atlanta et Stone Mountain, - Madison, Eatonton, Historic Piedmont Scenic Bwy, Augusta, Columbia, - Drayton Hall, Magnolia Plantation, Middleton Place, Boone Hall Plantation, - Charleston - Beaufort, Hilton Head Island, - Savannah.
Mais c’est après Savannah que les idées manquent… 😕 Okefenokee NWR.
Nord de la Floride. Nous avons visité le Sud en janvier, c’est pas mal… mais c’est loin d’être notre région préférée, donc passage très rapide : Jacksonville - St Augustine - 2 nuits à Daytona Beach le WE.
Alabama. Prendre le Civil Rights Trail de Selma à Montgomery ? Puis passer par Birmingham avant de rejoindre Atlanta ?
Mes questions et elles sont nombreuses… 😊 - de Savannah à Jacksonville, des idées d’arrêts sympas par la côte ou l’intérieur des terres ? - Okefenokee NWR, j’ai trouvé de belles photos mais peu de renseignements sur le parc. Il y a 3 entrées : le Swamp Park au Nord, les trails à Est et Stephen C. Foster SP à l’Ouest. Des idées de trails ? Des ballades sympas en bateaux (je suppose que l’on trouve de tout, comme en Louisiane…) ? Que voir à Stephen C. Foster SP ? - route de Daytona Beach vers l’Alabama ? - les coins sympas en Alabama sans trop s’éloigner d’Atlanta ?
Autre possibilité : passer par Myrtle Beach avant Charleston et supprimer la partie Alabama. Puis remonter directement de Daytona Beach à Atlanta en passant par Okefenokee NWR et Macon ? Peut-on se baigner à Myrtle Beach ou à Daytona Beach fin mars ?
Ceux qui auront lu mon message jusqu’au bout auront compris que mon circuit est loin d’être bouclé…. Tous les conseils seront les bienvenus. Merci d’avance Michèle
Croisière Costa: annuler une annulation?
Bonjour
j'ai reservé une croisiere Costa avec vols, et je viens de l'annuler.
Or je me rend compte que j'ai peut etre fait une betise, je n'aurais pas du l'annuler.
Costa va me remboursée 2700 euro sur les 4000 de la croisiere.
est-il possible d'annuler cette annulation et de reprendre cette croisiere?
Je sais c'est un peu bete, et je vais surement perdre un peu de sous...
Atterrir à Vancouver avec un PVT, où se loger, démarches pour trouver du travail?
Salut à tous...
On part pour le Canada en PVT le mois prochain, et la première des choses qui se passera dans notre voyage sera l’atterrissage à Vancouver, BC. La question est, parmi tout ce que l'on peut trouver comme plan sur internet pour se loger faire les choses en début de séjour etc, etc..., est-ce que vous auriez des plans logement pas cher, sympa (si possible)??????? , et aussi par ailleurs, est-ce que vous auriez deux ou trois critiques et conseils sur le mode de fonctionnement du Canada en ce qui concerne la recherche de travail sur le tas ou au préalable???????? A vrai dire, on se pose pas mal de question alors que le départ devient de plus en plus imminent... donc si vous pourriez nous éclairer un peu plus sur comment faire les choses aux mieux sans fusiller tout son argent en deux semaines dans une ville qui risques de bouger pas mal, on vous en serez très reconnaissant.
Aussi, projette t'on d'essayer de trouver une saison d'hivers sur le grand Ouest Canadien, et si connaissez quelques noms de domaine skiable familial (autre que Whistler & CO.), ou encore si vous avez fait l'expérience dans l'un de ces petits domaines, n'hésitez pas à nous faire vent de ce que vous savez !
Merci pour tout ! Paix et Amour. Jérémy
On part pour le Canada en PVT le mois prochain, et la première des choses qui se passera dans notre voyage sera l’atterrissage à Vancouver, BC. La question est, parmi tout ce que l'on peut trouver comme plan sur internet pour se loger faire les choses en début de séjour etc, etc..., est-ce que vous auriez des plans logement pas cher, sympa (si possible)??????? , et aussi par ailleurs, est-ce que vous auriez deux ou trois critiques et conseils sur le mode de fonctionnement du Canada en ce qui concerne la recherche de travail sur le tas ou au préalable???????? A vrai dire, on se pose pas mal de question alors que le départ devient de plus en plus imminent... donc si vous pourriez nous éclairer un peu plus sur comment faire les choses aux mieux sans fusiller tout son argent en deux semaines dans une ville qui risques de bouger pas mal, on vous en serez très reconnaissant.
Aussi, projette t'on d'essayer de trouver une saison d'hivers sur le grand Ouest Canadien, et si connaissez quelques noms de domaine skiable familial (autre que Whistler & CO.), ou encore si vous avez fait l'expérience dans l'un de ces petits domaines, n'hésitez pas à nous faire vent de ce que vous savez !
Merci pour tout ! Paix et Amour. Jérémy
Croatie: Côte Dalmate, d'îles en îles...
Des îles … Il y en a plus d’un millier tout le long des côtes de la Croatie, aussi, vouloir les évoquer à travers un récit de voyage peut faire craindre au lecteur un texte quelque peu rébarbatif, style catalogue ! Donc un choix s’impose parmi cet ensemble, il sera tout naturel pour moi. En effet, il se limitera à quelques îles de la côte dalmate, celles où j’ai fait escale lors d’un périple en bateau.
Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.
Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.

Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !
Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.
Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.

Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …
Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !
Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).

Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.
Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.
Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.

Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.
Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.
La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.

Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.
Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !
Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.
Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !
Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …

Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !

De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !
Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).
La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.

Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.

Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.
Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».
La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.
Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !
Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.

Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …
Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !

Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.

Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.

Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.
A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?
En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.

Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.
Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.

Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !
Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.
Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.

On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !
Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.

Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.
Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…

Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.
La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.

A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.

Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !
Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !
Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?
On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.
Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.

Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.
A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.

On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.
Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.

L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !
L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.

Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.

A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.
Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.

Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.

Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !
Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.

Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …
A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …

Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?

La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.
La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.

Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …
Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.
Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.
Jean (Copyright : Septembre 2011)
PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.
Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.

Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !
Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.
Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.

Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …
Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !
Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).

Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.
Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.
Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.

Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.
Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.
La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.

Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.
Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !
Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.
Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !
Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …

Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !

De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !
Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).
La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.

Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.

Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.
Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».
La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.
Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !
Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.

Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …
Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !

Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.

Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.

Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.
A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?
En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.

Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.
Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.

Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !
Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.
Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.

On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !
Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.

Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.
Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…

Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.
La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.

A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.

Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !
Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !
Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?
On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.
Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.

Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.
A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.

On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.
Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.

L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !
L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.

Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.

A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.
Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.

Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.

Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !
Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.

Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …
A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …

Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?

La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.
La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.

Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …
Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.
Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.
Jean (Copyright : Septembre 2011)
PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Remonter de Los Angeles à Francisco sans passer par la côte?
bonjour,
je voudrais faire los angeles , san fransico en voiture
mais pour l'aller , je veut pas longer la cote, seulement pour le retour
donc , je compte faire l'aller retour en 1 semaine, le plus gros des jours, 4 ,5 , sa sera pour l'aller.
donc par quelle ville, parc, bref , quelles sont les endroit interressant a voir, ou plutot a revoir, en faisant une boucle par l'interieur . c'est pas la 1er fois que je vais en californie, mais peut etre que vous allez me donnez des idées a revoir, de cette façon, car j'ai trop d'idée dans la tete sans pouvoir trier merci
donc , je compte faire l'aller retour en 1 semaine, le plus gros des jours, 4 ,5 , sa sera pour l'aller.
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Italie pour cinq nuits: endroit dépaysant au bord de l'eau?
Bonjour,
Merci à tout ceux qui prendront le temps de me répondre !
J'ai préparé mon premier voyage en Thailande avec voyage forum, je renouvelle l'expérience ....
J'ai besoin de votre aide aujourd'hui,
mon mari va fêter ses 40 ans au mois d'octobre il est à fond en pleine saison d'été en ce moment, j'ai envie de l'emmener en Italie, nous partirons de Marignane ou de Nice pour 5 nuits donc début octobre. Je suis hésitante , Rome ou Capri ? OUun petit coin sur la côte au bord de l'eau. Pouvez vous m'aider ? Je n'arrive pas à me décider et j'aimerais prendre les billets d'avion pas trop tard... Si quelqu'un connait un endroit un peu moins touristique sur la côte au bord de l'eau je veux bien aussi, nous sommes pas loin de la mer ici mais nous ne pouvons pas en profiter l'ete donc un petit coin au bord de l'eau en Italie je suis preneuse. Nous partirons avec notre petit garçon comme toujours, nous aimons les petits hotels de charme ou gîte chez l'habitant. Nous avons envi de découvrir sur place la gastronomie italienne. MERCI pour votre aide Paoline de Aix en Provence
Merci à tout ceux qui prendront le temps de me répondre !
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