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Voyager dans le Sahara de l'Algérie vers le Mali devient difficile
venir au Mali par l'Algérie devient aujourd'hui tes difficile suite à des problèmes multiples.
Mali: vie sur place, précautions sanitaires...?
bonjour
suite a mon ancien post ( résolu ) : les billets sont pris, le séjour sur place est organisé ( maaya voyage )
face a nous, maintenant tous les détails administratisf et tous les conseils des gens avisé s de ce forum pour nous préparer a ce voyage.
on va laisser l'administratif a l'administration.
je viens vers vous pour tous les autres petits conseils. vie sur place, précautions sanitaires, sac etc.....
que devons prevoir..etc.... (est il utile par exemple d'amener des aliments en conserve !!? ) autant de questions diverses pour un sujet que nous ne maitrisons pas du tout...
merci de toute votre aide mko
que devons prevoir..etc.... (est il utile par exemple d'amener des aliments en conserve !!? ) autant de questions diverses pour un sujet que nous ne maitrisons pas du tout...
merci de toute votre aide mko
Festival de marionnettes au Burkina Faso ou au Mali?
Quelqu' un aurait il des infos de toutes natures ( encore mieux une expérience) des festivals de marionettes existant au mali ( bankass, markala) ou au burkina ( pouni par exemple).
les sites web que j' ai pu trouvé sont manifestement en stand by depuis un ou meme deux ans donc...🤪
merci
Evènement irrationnel
Bonjour à tous. Par curiosité, est-il arrivé à certains d'entre vous d'assister à un évènement que vous ne pouviez expliquer rationnellement? Je ne parle pas de l'atterrissage d'un OVNI ou d'une phrase intelligente de J-C Van Damne (2 choses impossibles) mais de quelque chose "d'inexplicable".
Forum social mondial de Bamako au Mali
Pour ceux qui sont au Mali en ce moment ou qui vont s'y rendre dans les jours qui viennent :
"FSM Bamako : Les Alternatifs en direct !
Depression passagere sur Bamako Un etrange climat domine ce debut de FSM polycentrique. Une temperature curieusement basse. Pas par rapport a Paris evidemment - il fait quand meme entre 15 et 20 degres - mais relativement aux moyennes habituelles. Du cote mobilisation, tout le monde semble un peu engourdi encore. Le grand moment hier a ete la manifestation d'ouverture: elle permet traditionnellement d'embrasser l'eventail des participants et de leurs luttes. Le cortege avait rendez-vous au monument de l'Independance. Tout un symbole quand on pressent qu'une thematique fondamentale de ce FSM devrait etre la souverainete des peuples sur leur destin. On retrouvait la une foule bigarree, mais moins nombreuse au depart qu'escompte. Cote spectaculaire, 3 touaregs sur leurs dromadaires parvenaient a marcher du meme pas pour porter une banderole exigeant l'instauration d'un commerce equitable en Afrique. Ou encore des corteges de membres d'associations feminines toutes habillees de grands boubous blanc, chantant en canon derriere des banderolles en batik. Les saharouis etaient en force, chantant et criant pour reclamer la liberation des prisonniers politiques recemment arretes dans ce pays - l'ex-Sahara espagnol - colonise par le Maroc. Non loin d'ailleurs de marocains venus eux-aussi en nombre, en particulier avec ATTAC Maroc, et arborant curieusement le drapeau Cheriffien. Une des contradictions du mouvement altermondialiste, ou tout le monde n'a pas encore tire une croix sur un nationalisme etroit. Un mouvemet social malien actif et diversifie... Les maliens dominaient cependant le cortege, avec notamment une importante delegation de syndicalistes du rail malien s'opposant a la privatisation. Ce veritable cordon ombilical qui relie Bamako a Dakar, et donc le pays a la route majeure du commerce international: seulement, cette privatisation sous l'egide des institutions internationales -FMI, BM, France- ne retient que la vocation transport de marchandises en negligeant totalement le desenclavement de tout l'Ouest malien - jusqu'a Kayes, premiere region d'emigration vers la France. Ainsi, pour preparer cette privatisation, de nombreuses gares locales ont ete fermees, supprimant des dessertes fondamentales pour la vie de cette region. Et les habitants en sont reduit, au sens propre, a voir passer des trains qu'ils ne peuvent plus prendre. On percevait a travers cette manifestation la richesse et la diversite de la "societe civile" malienne: associations paysannes, forum des peuples - qui reunit chaque annee plus de 2000 personnes -, Comite pour l'annulation de la dette, de multiples associations de jeunesse, de femmes... En revanche, pas de partis politiques clairement identifies en tant que tels. Les autres participants visibles etaient principalement les ONG, avec une forte composante d'origine chretienne: CCFD, Caritas, Emmaus - avec une delegation particulierement active d'un comite Pau-Bamako qui scandait alternativement en francais et en Bambarra des slogans tels que "Tous ensemble, tous ensemble...", "OGM, OMC, No Pasaran", "Un autre monde est possible, faisons le". La coordination des ONG francaises est comme lors des precedents FSM coordonnee par le CRID: lors d'une reunion la veille, Gus Massiah, son president, a salue les quelques 200 personnes venues ici a Bamako, soit de France, soit des organisations des pays partenaires a travers le Monde, d'Afrique bien-sur, mais aussi d'Asie et d'Amerique Latine. Cote syndicats, quelques drapeaux de la CGT francaise - metallurgie et energie -, de SUD-solidaires, de la CGIL Italienne, du syndicat Chretien Belge, des médecins cubains en cooperation a Bamako ... Quand a nous, la petite delegation des Alternatifs presents, nous avons defile derriere la banderolle des Forums Sociaux Locaux de la Region Parisienne, emmenee surtout par des FSL du Val de Marne - Ivry, Champigny..., et cote de camarades du reseau international No Vox, dont les membres francais les plus connus sont Droits Devant et le DAL. Au sein des Alternatifs, les implications des un-e-s et des autres sont diverses, de l'organisation de seminaires sur la souverainete alimentaire et la regulation des marches des produits agricoles comme le coton - dans la suite des reunion de Porto Alegre l'an passe-, a la mise en place de reseaux de commerce equitable entre Afrique et Region Parisienne ou Bretagne, en passant par la coordination d'actions en faveur des sans papiers, ou pour contrer l'OMC. Cette delegation compte 2 personnes qui resident en Afrique et qui sont venues ici en particulier pour structurer l'Association des Amis du Monde Diplomatique qu'ils animent au Burkina: il s'agit de Blandine, la presidente, et de Christian, un des fondateurs de l'Association a Bobo Dioulasso.
Au hasard, on croisait egalement au long du cortege quelques drapeaux des Verts, des JC, des JCR, quelques responsable du PCF ou d'Alternative Citoyenne elus au Conseil Regional d'Ile de France. Liberer la parole et agir ensemble La manifestation est allee de symbole en symbole: au dessus de la Gare de la ligne en voie de privatisation, sous la colline de la residence presidentielle, sur la paroi de laquelle est accrochee une gigantesque banderolle "un autre monde est possible", jusqu'au stade omnisport qui est aussi le lieu du Campement International de la Jeunesse Thomas Sankara, le president du Burkina porteur de tant d'espoirs en Afrique et dans le Monde dans les annees 80, assassine par son compagnon qui est depuis president du pays avec l'appui tant de la France que de la Lybie. A l'arrivee au stade, une surprise: des groupes de tambours et de danse. Les tambours du Burundi tout en rouge et vert; les danseurs - parfois tres jeunes de Guinee; et surtout les chasseurs Dogon - region de la Boucle interieure du fleuve Niger dans le haut Mali - avec leurs echasses, leurs coiffes a faire palir des Bigoudenes, leurs masques... et surtout leurs rythmes extremement prenants. Et puis quelques discours bien sur. Le choix des intervenants est significatif de l'orientation de ce FSM polycentrique. La representante des Associations feminines paysannes maliennes, Fatou Diakite, qui a notamment declare: "vous etes partis loin de chez vous, vous etes ici chez vous. Le monde, c'est partout chez nous tous". Et ausi Ibrahim Soule, au nom des organisations de jeunesse, qui a clame son bonheur d'etre ici, "notamment pour liberer la parole des jeunes, la parole de l'Afrique", mais aussi pour "commencer a poser des jalons d'actes concrets ensemble". Beau programme pour les rencontres, seminaires et manifestations qui demarrent reellement ce matin. Il a en fait demarre des hier au soir par la projections de films dans le cadre de Cine Droit Libre. Apres Ilha das Flores que plusieurs d'entre nous avaient deja vu - un extraterrestre essaie de comprendre le systeme qui fait que coexistent des supermarches tres bien achalandes et des familles qui peuvent tout juste recuperer des dechets a Porto Alegre, un film qui est toujours censure au Burkina. Ce film, "Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo" est une veritable enquete sur la mort du journaliste directeur d'un des plus importants journal "L'Independant": Comment, apres une enquete sur l'assassinat du chauffeur du frere du President, il se retrouve menace puis execute -brule vif- par la Garde Presidentielle. Et surtout comment, apres un mouvement social sans precedent dans ce pays a la suite de cet assassinat, des greves massives, des manifestations au cours de laquelle la gendarmerie tire a balles reelles sur la population, le President et sa clique sont parvenus a reprendre la main, avec l'aide en particulier de l'episcopat. Comment, de Commission d'enquete independante avec des personnalites d'opposition Burkinabes et d'autres pays, en Comite des Sages, puis en "journee du pardon et de reconciliation nationale", la contestation a ete canalisee puis totalement etouffee. Pourtant, tout espoir n'est pas mort. Chaque 13 décembre, des milliers de personnes continuent a commemorer la mort toujours impunie de Norbert Zongo. Et, comme l' souligne un professeur d'histoire senegalais lors du debat, les regimes nes dans le sang finissent toujours dans le sang. Plusieurs interpellations nous ont vises, nous en tant que militants du Nord: faisons- nous suffisamment pour denoncer le soutien de la France a ce type de regime?
Il est d'ailleurs temps qu'on y aille. A demain! Blandine et Philippe"
Echos récupérés via un mouvement altermondialiste
Depression passagere sur Bamako Un etrange climat domine ce debut de FSM polycentrique. Une temperature curieusement basse. Pas par rapport a Paris evidemment - il fait quand meme entre 15 et 20 degres - mais relativement aux moyennes habituelles. Du cote mobilisation, tout le monde semble un peu engourdi encore. Le grand moment hier a ete la manifestation d'ouverture: elle permet traditionnellement d'embrasser l'eventail des participants et de leurs luttes. Le cortege avait rendez-vous au monument de l'Independance. Tout un symbole quand on pressent qu'une thematique fondamentale de ce FSM devrait etre la souverainete des peuples sur leur destin. On retrouvait la une foule bigarree, mais moins nombreuse au depart qu'escompte. Cote spectaculaire, 3 touaregs sur leurs dromadaires parvenaient a marcher du meme pas pour porter une banderole exigeant l'instauration d'un commerce equitable en Afrique. Ou encore des corteges de membres d'associations feminines toutes habillees de grands boubous blanc, chantant en canon derriere des banderolles en batik. Les saharouis etaient en force, chantant et criant pour reclamer la liberation des prisonniers politiques recemment arretes dans ce pays - l'ex-Sahara espagnol - colonise par le Maroc. Non loin d'ailleurs de marocains venus eux-aussi en nombre, en particulier avec ATTAC Maroc, et arborant curieusement le drapeau Cheriffien. Une des contradictions du mouvement altermondialiste, ou tout le monde n'a pas encore tire une croix sur un nationalisme etroit. Un mouvemet social malien actif et diversifie... Les maliens dominaient cependant le cortege, avec notamment une importante delegation de syndicalistes du rail malien s'opposant a la privatisation. Ce veritable cordon ombilical qui relie Bamako a Dakar, et donc le pays a la route majeure du commerce international: seulement, cette privatisation sous l'egide des institutions internationales -FMI, BM, France- ne retient que la vocation transport de marchandises en negligeant totalement le desenclavement de tout l'Ouest malien - jusqu'a Kayes, premiere region d'emigration vers la France. Ainsi, pour preparer cette privatisation, de nombreuses gares locales ont ete fermees, supprimant des dessertes fondamentales pour la vie de cette region. Et les habitants en sont reduit, au sens propre, a voir passer des trains qu'ils ne peuvent plus prendre. On percevait a travers cette manifestation la richesse et la diversite de la "societe civile" malienne: associations paysannes, forum des peuples - qui reunit chaque annee plus de 2000 personnes -, Comite pour l'annulation de la dette, de multiples associations de jeunesse, de femmes... En revanche, pas de partis politiques clairement identifies en tant que tels. Les autres participants visibles etaient principalement les ONG, avec une forte composante d'origine chretienne: CCFD, Caritas, Emmaus - avec une delegation particulierement active d'un comite Pau-Bamako qui scandait alternativement en francais et en Bambarra des slogans tels que "Tous ensemble, tous ensemble...", "OGM, OMC, No Pasaran", "Un autre monde est possible, faisons le". La coordination des ONG francaises est comme lors des precedents FSM coordonnee par le CRID: lors d'une reunion la veille, Gus Massiah, son president, a salue les quelques 200 personnes venues ici a Bamako, soit de France, soit des organisations des pays partenaires a travers le Monde, d'Afrique bien-sur, mais aussi d'Asie et d'Amerique Latine. Cote syndicats, quelques drapeaux de la CGT francaise - metallurgie et energie -, de SUD-solidaires, de la CGIL Italienne, du syndicat Chretien Belge, des médecins cubains en cooperation a Bamako ... Quand a nous, la petite delegation des Alternatifs presents, nous avons defile derriere la banderolle des Forums Sociaux Locaux de la Region Parisienne, emmenee surtout par des FSL du Val de Marne - Ivry, Champigny..., et cote de camarades du reseau international No Vox, dont les membres francais les plus connus sont Droits Devant et le DAL. Au sein des Alternatifs, les implications des un-e-s et des autres sont diverses, de l'organisation de seminaires sur la souverainete alimentaire et la regulation des marches des produits agricoles comme le coton - dans la suite des reunion de Porto Alegre l'an passe-, a la mise en place de reseaux de commerce equitable entre Afrique et Region Parisienne ou Bretagne, en passant par la coordination d'actions en faveur des sans papiers, ou pour contrer l'OMC. Cette delegation compte 2 personnes qui resident en Afrique et qui sont venues ici en particulier pour structurer l'Association des Amis du Monde Diplomatique qu'ils animent au Burkina: il s'agit de Blandine, la presidente, et de Christian, un des fondateurs de l'Association a Bobo Dioulasso.
Au hasard, on croisait egalement au long du cortege quelques drapeaux des Verts, des JC, des JCR, quelques responsable du PCF ou d'Alternative Citoyenne elus au Conseil Regional d'Ile de France. Liberer la parole et agir ensemble La manifestation est allee de symbole en symbole: au dessus de la Gare de la ligne en voie de privatisation, sous la colline de la residence presidentielle, sur la paroi de laquelle est accrochee une gigantesque banderolle "un autre monde est possible", jusqu'au stade omnisport qui est aussi le lieu du Campement International de la Jeunesse Thomas Sankara, le president du Burkina porteur de tant d'espoirs en Afrique et dans le Monde dans les annees 80, assassine par son compagnon qui est depuis president du pays avec l'appui tant de la France que de la Lybie. A l'arrivee au stade, une surprise: des groupes de tambours et de danse. Les tambours du Burundi tout en rouge et vert; les danseurs - parfois tres jeunes de Guinee; et surtout les chasseurs Dogon - region de la Boucle interieure du fleuve Niger dans le haut Mali - avec leurs echasses, leurs coiffes a faire palir des Bigoudenes, leurs masques... et surtout leurs rythmes extremement prenants. Et puis quelques discours bien sur. Le choix des intervenants est significatif de l'orientation de ce FSM polycentrique. La representante des Associations feminines paysannes maliennes, Fatou Diakite, qui a notamment declare: "vous etes partis loin de chez vous, vous etes ici chez vous. Le monde, c'est partout chez nous tous". Et ausi Ibrahim Soule, au nom des organisations de jeunesse, qui a clame son bonheur d'etre ici, "notamment pour liberer la parole des jeunes, la parole de l'Afrique", mais aussi pour "commencer a poser des jalons d'actes concrets ensemble". Beau programme pour les rencontres, seminaires et manifestations qui demarrent reellement ce matin. Il a en fait demarre des hier au soir par la projections de films dans le cadre de Cine Droit Libre. Apres Ilha das Flores que plusieurs d'entre nous avaient deja vu - un extraterrestre essaie de comprendre le systeme qui fait que coexistent des supermarches tres bien achalandes et des familles qui peuvent tout juste recuperer des dechets a Porto Alegre, un film qui est toujours censure au Burkina. Ce film, "Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo" est une veritable enquete sur la mort du journaliste directeur d'un des plus importants journal "L'Independant": Comment, apres une enquete sur l'assassinat du chauffeur du frere du President, il se retrouve menace puis execute -brule vif- par la Garde Presidentielle. Et surtout comment, apres un mouvement social sans precedent dans ce pays a la suite de cet assassinat, des greves massives, des manifestations au cours de laquelle la gendarmerie tire a balles reelles sur la population, le President et sa clique sont parvenus a reprendre la main, avec l'aide en particulier de l'episcopat. Comment, de Commission d'enquete independante avec des personnalites d'opposition Burkinabes et d'autres pays, en Comite des Sages, puis en "journee du pardon et de reconciliation nationale", la contestation a ete canalisee puis totalement etouffee. Pourtant, tout espoir n'est pas mort. Chaque 13 décembre, des milliers de personnes continuent a commemorer la mort toujours impunie de Norbert Zongo. Et, comme l' souligne un professeur d'histoire senegalais lors du debat, les regimes nes dans le sang finissent toujours dans le sang. Plusieurs interpellations nous ont vises, nous en tant que militants du Nord: faisons- nous suffisamment pour denoncer le soutien de la France a ce type de regime?
Il est d'ailleurs temps qu'on y aille. A demain! Blandine et Philippe"
Echos récupérés via un mouvement altermondialiste
Bamako et le sexe de l'Ange
Salut à tous ! arrivée hier soir, avion plein de diplomates because le sommet.
par le forum avais rencontré une malienne sympa prénommée Ange et pseudo Tizimizi, toujours prête à donner des renseignements et rendre service.
Elle devait aller chercher ma clé chez les soeurs blanches et m'attendre à l'aéroport, car j'arrivais trop tardpour trouver le foyer ouvert.
je vous vois déjà vous gondoler de ma naïveté sans bornes, bingo, la malienne était un malien, sana clé, Mamadou qui se sert de l'adresse de sa femme .....soit-disant.
bref il m'a quand même amenée à bon port mais le foyer était fermé bien sûr, des gens m'ont ouvert et tout s'est arrangé, il y avait déjà des gens super dont 1 qui a fait Bmko Tombouctou à la rame dans une pirogue de 7 m
je voulais vous faire sourire. je sais déjà ce que va dire Papy!
Allez bises à tous
les moustiques m'ont reçue avec un enthousiasme délirant, ça fait plaisir!
Festival de l'Essakane au Mali
Bonjour, je souhaite me rendre au festival de l'Essakane. J'aimerai connaître, grosso modo, le budget nécessaire (trajet depuis Tombouctou, tarif d'entrée...), sans tenir compte du billet d'avion pour aller au Mali.
Merci beaucoup.
Bonne journée 😉
Vieux Kanté: un trésor retrouvé parmi la richesse musicale du Mali
"I asked him if there was a ghost in his kamalengoni, because I knew other guitar, kora and ngoni players, but I had never met anyone like Vieux" (Kabadjan Diakité)
Une révélation musicale
Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…
Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.
Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.
Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).
De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".
À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.
Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...
*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.
Le disque :
Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)
Hery

Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :
https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w
Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :
https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Une révélation musicale
Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…
Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.
Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.
Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).
De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".
À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.
Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...
*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.
Le disque :
Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)
Hery

Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :
https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w
Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :
https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Un pionnier de l'étude des traditions orales africaines est mort (Guinée, France)
« Les paroles très anciennes, c’est comme les graines : tu les sèmes avant les pluies, la terre est chauffée par le soleil, la pluie vient les mouiller, l’eau de la terre pénètre dans les graines, les graines se changent en herbe, puis deviennent des épis de mil. Ainsi toi à qui je viens de dire la parole très ancienne, tu es la terre, j’ai semé en toi la graine de la parole, il faut que l’eau de la vie pénètre en la graine pour que la germination de la parole ait lieu. » (un griot ; rec. par Sory Camara)*
Sory Camara
Auteur de "Gens de la parole" (et de bien d’autres ouvrages souvent cités dans les études sur le monde Mandé), essayiste et éminent professeur d’anthropologie sociale et culturelle à l’université de Bordeaux 2 Victor Segalen, Sory Djadjé Camara est décédé avant-hier, jeudi, 4 mai 2017. Il avait 78 ans...
Dans son chef-d’œuvre, une analyse littéraire-sociologique, précisément intitulée "Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké", Sory Camara explique la complexité du monde griotique qui se trouve localisé dans le sud et l’est du Mali, au Sénégal, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, dans le nord de la Côte-d’Ivoire et au Burkina Faso. Il nous informe sur la signification sociale des rôles (fonctions) du griot, sur le symbolisme des instruments et du vocabulaire, la hiérarchie sociale (c.à.d. la structuration verticale de la société en formations sociales) et les distinctions entre les griots : exclus à jamais de la 'caste' des nobles (hɔrɔn en bambara), les griots en deviennent les témoins et porte-paroles. Avec un art transmis de génération en génération, ils utilisent la parole, chantée ou non, la musique et la danse, ils font fonction de médiateurs sociaux et politiques. N’ayant pas des producteurs de biens matériels (comme d’autres 'castes' à l'intérieur du système) mais des producteurs de paroles, et c’est en tant que tels que Sory Camara les a situés dans l’ensemble social. Finalement, Camara démontre l’indispensable présence du griot (jeli en bambara) pour la survie de ces sociétés castées** et hiérarchisées. Cette position centrale du griot dans la communication s’est maintenue à travers l’histoire au Manden car les règles de communication n’ont pas été modifiées. Nous voyons donc, il faut que ces "gens de la parole" (formule heureuse !) soient des hommes aux multiples talents. Ils dérivent leurs diverses compétences de la connaissance intime qu’ils ont de leurs proxènes. Ils sont musiciens, chroniqueurs et même historiens. Toujours grâce à leurs connaissances des événements dans leur sous-région, les griots peuvent remplir avec succès leur mission de diplomate et d’arbitre dans les conflits opposant les individus, les clans ou les familles... (cependant, à dire vrai, leur polyvalence les rend aussi ambigus. S’ils sont à même de restaurer la paix, ils peuvent aussi troubler celle-ci en poussant leurs 'employeurs', les hɔrɔn, à des actes violents. Mais bon, passons, c’est une autre histoire😉).
Pour cet immense essai anthropologique, l’Association des écrivains de langue française lui a accordé le prestigieux Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1977.
Un grand Merci pour les savoirs transmis en fin des années 70 pour comprendre mieux le monde Mandé en général, le Mali et toute cette région fascinante en Afrique de l‘Ouest en particulier. Ta mémoire et ton œuvre littéraire démeurent éternellement et survivent comme source d’inspiration nouvelle et vibrante pour les générations à venir. Repose en paix, ka hinɛ i la, k’i dayɔrɔ suma !
Ouvrages : - Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT, Karthala, SAEC. (1976/1992) - Paroles très anciennes ou le mythe de l’accomplissement de l’homme. Grenoble : La Pensée sauvage. - "Femmes africaines, polygamie et autorité masculine", Ethnopsychologie. Revue de Psychologie des peuples, tome 33, vol.1, janvier-mars 1978 : 43-53.
Hery
*http://llacan.vjf.cnrs.fr/fichiers/ParolesAfrique_guide.pdf **les sociétés au Manden se caractérisent par une hiérarchie tripartite (hɔrɔn / ɲamakala / jɔn). Mais considérer les chaînes de ces sociétés comme étant des sociétés à caste, il en faut faire attention. Vu ce que nous savons des castes indiennes (ces soi-disant "intouchables"), il faut prendre distance quant à l’application de ce terme au système social duquel je parle en haut mais préférer plutôt le terme "casté" pour indiquer l’appartenance d’un individu au groupe des hɔrɔn, ɲamakala etc. ...
Sory Camara
Auteur de "Gens de la parole" (et de bien d’autres ouvrages souvent cités dans les études sur le monde Mandé), essayiste et éminent professeur d’anthropologie sociale et culturelle à l’université de Bordeaux 2 Victor Segalen, Sory Djadjé Camara est décédé avant-hier, jeudi, 4 mai 2017. Il avait 78 ans...
Dans son chef-d’œuvre, une analyse littéraire-sociologique, précisément intitulée "Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké", Sory Camara explique la complexité du monde griotique qui se trouve localisé dans le sud et l’est du Mali, au Sénégal, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, dans le nord de la Côte-d’Ivoire et au Burkina Faso. Il nous informe sur la signification sociale des rôles (fonctions) du griot, sur le symbolisme des instruments et du vocabulaire, la hiérarchie sociale (c.à.d. la structuration verticale de la société en formations sociales) et les distinctions entre les griots : exclus à jamais de la 'caste' des nobles (hɔrɔn en bambara), les griots en deviennent les témoins et porte-paroles. Avec un art transmis de génération en génération, ils utilisent la parole, chantée ou non, la musique et la danse, ils font fonction de médiateurs sociaux et politiques. N’ayant pas des producteurs de biens matériels (comme d’autres 'castes' à l'intérieur du système) mais des producteurs de paroles, et c’est en tant que tels que Sory Camara les a situés dans l’ensemble social. Finalement, Camara démontre l’indispensable présence du griot (jeli en bambara) pour la survie de ces sociétés castées** et hiérarchisées. Cette position centrale du griot dans la communication s’est maintenue à travers l’histoire au Manden car les règles de communication n’ont pas été modifiées. Nous voyons donc, il faut que ces "gens de la parole" (formule heureuse !) soient des hommes aux multiples talents. Ils dérivent leurs diverses compétences de la connaissance intime qu’ils ont de leurs proxènes. Ils sont musiciens, chroniqueurs et même historiens. Toujours grâce à leurs connaissances des événements dans leur sous-région, les griots peuvent remplir avec succès leur mission de diplomate et d’arbitre dans les conflits opposant les individus, les clans ou les familles... (cependant, à dire vrai, leur polyvalence les rend aussi ambigus. S’ils sont à même de restaurer la paix, ils peuvent aussi troubler celle-ci en poussant leurs 'employeurs', les hɔrɔn, à des actes violents. Mais bon, passons, c’est une autre histoire😉).
Pour cet immense essai anthropologique, l’Association des écrivains de langue française lui a accordé le prestigieux Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1977.
Un grand Merci pour les savoirs transmis en fin des années 70 pour comprendre mieux le monde Mandé en général, le Mali et toute cette région fascinante en Afrique de l‘Ouest en particulier. Ta mémoire et ton œuvre littéraire démeurent éternellement et survivent comme source d’inspiration nouvelle et vibrante pour les générations à venir. Repose en paix, ka hinɛ i la, k’i dayɔrɔ suma !
Ouvrages : - Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT, Karthala, SAEC. (1976/1992) - Paroles très anciennes ou le mythe de l’accomplissement de l’homme. Grenoble : La Pensée sauvage. - "Femmes africaines, polygamie et autorité masculine", Ethnopsychologie. Revue de Psychologie des peuples, tome 33, vol.1, janvier-mars 1978 : 43-53.
Hery
*http://llacan.vjf.cnrs.fr/fichiers/ParolesAfrique_guide.pdf **les sociétés au Manden se caractérisent par une hiérarchie tripartite (hɔrɔn / ɲamakala / jɔn). Mais considérer les chaînes de ces sociétés comme étant des sociétés à caste, il en faut faire attention. Vu ce que nous savons des castes indiennes (ces soi-disant "intouchables"), il faut prendre distance quant à l’application de ce terme au système social duquel je parle en haut mais préférer plutôt le terme "casté" pour indiquer l’appartenance d’un individu au groupe des hɔrɔn, ɲamakala etc. ...
Tunisie - Algérie - Mali - Mauritanie - Sénégal en transports publics
salut tous le monde je veux voyager par moyen de transport publique es que ce possible et surtout entre Algérie et Mali ( par voies terrestre bien sur) ??
Voyageurs en Afrique de l'Ouest
Y à t il des voyageurs sur le circuit : fleuve Sénégal sud mali burkina qui puisse envoyer des news?
Merci à vous
Je dois partir dans quelques jours
Le Mali souffre: pas de touristes ni de voyage!
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal.
ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
Proverbes bambara (4)
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 30 proverbes bambara ...
121 : Mògò fè, min b’i fè. homme / à / qui / SIT / tu / à Aime celui qui t’aime.
= (faut-il un commentaire ?!)
122 : Mògò kana i kunkolo don banfula fila kòrò. homme / PROH / sa / tête / mettre / chapeau / 2 / sous On ne peut mettre sa tête sous deux chapeau.
= Ne pas essayer de compromis entre deux situations irréconciliables.
123 : Janni ka di nyaamè ye, nka a kòkuru tè sòn. d’ici à / DES / bon / dromadaire / pour / mais / sa / dos-boule / INACnég / accepter Le dromadaire aime bien s’allonger sur le dos, mais sa bosse lui en retire l’envie.
= On ne peut pas faire tout ce qu’on veut.
124 : Kònòma bè juru don tintò la. enceinte / INAC / crédit / mettre / femme en couche / à La femme enceinte prête à la femme en couches.
= Pour les gens de même condition, l’entraide est normale et utile. On prête plus facilement à ceux qui travaillent, les courageux finiront par rembourser.
125 : Min bè kèlè kònò, o bè foni kònò. REL / SIT / guerre / dans / DEM / SIT / exode / dans Ce qu’il y a dans la guerre, se trouve dans l’exode.
= Les concurrents ont chacun leur plan.
126 : Mògòjugu bè iko finyè. homme-méchant / SIT / comme / vent. L’homme méchant est comme le vent.
= ... on ne peut l’arrêter.
127 : Nyaamudennyinina tè baden ye. chameau-enfant-chercher-agent / EQnég / mère-enfant / EQ Celui qui cherche un jeune dromadaire ne voit pas le chevreau.
= Quand on est motivé pour rechercher quelque chose d’important, on ne tient pas compte d’objets de moindre valeur.
128 : Sama bè mògò min nyè, ngomigosi jòrò tè i la. éléphant / SIT / homme / REL / avant / rosée-battre / crainte / SITnég / tu / à La personne qui suit un éléphant ne craint pas la rosée.
= Quand on dispose d’un bon soutien, on s’évite beaucoup d’affronts.
129 : Hakè bè se fanga la péché / INAC / arriver à / pouvoir / à Le pouvoir a raison de tout, sauf du péché.
= Les puissants seront punis d’avoir opprimé les pauvres.
130 : Doni bilen tè soda dòn. charge / cependant / INACnég / village-porte / connaître La charge trop lourde ne connaît pas l’entrée du village.
= Il ne faut faire que ce dont on est capable.
131 : Nkèlèn tè ntonkun tèmè. ecureuil / INACnég / termitière / dépasser L’écureuil fouisseur ne néglige aucune termitière.
= Ne laisse pas l’occasion passer quand on t’offre ce que tu aimes.
132 : Miiribali tè taasibali ba neni. réfléchir-sans / INACnég / penser-sans / mère / insulter L’étourdi n’insulte pas la mère de l’irréfléchi.
= Si insouciant qu’on soit, il y a des actions qu’on n’osera pas faire.
133 : Jaa ! kelensigi nyè bè bòrè la. vraiment / seul-installer / oeil / SIT / sac / dans Vraiment, le casanier a les yeux dans un sac.
= Celui qui n’a pas voyagé ne connaît pas grand chose.
(kelensigi = sédentaire, celui qui n’a jamais voyagé, qui n’a jamais vécu que dans un seul endroit)
134 : Nyiw ni nè bè kèlè. dents / et / langue / INAC / se battre Les dents et la langue se querellent.
= Quand vous vivez tout le temps ensemble, un jour ou l’autre vous vous disputerez (conjoints, voisins).
135 : Nataba bè sa wariso da la ! avare / INAC / mourir / argent-maison / porte / à L’avare meurt à la porte de la banque.
= Sa cupidité dépasse les bornes.
136 : Barikada tè misi ni kungo cè. remerciement / SITnég / vache / et / brousse / entre La vache n’a pas à dire merci à la brousse.
= Dans la nature, il existe un ordre des choses. L’herbe a été créée pour les ruminants.
137 : Tuma sebali tè karaba. moment / arriver-sans / INACnég / contraindre On ne peut contraindre le moment qui n’est pas arrivé.
= On ne peut précipiter le destin.
138 : Ni panfèn banna, masakèfòli bè fò dimògòba kun. quand / voler-chose / finir-AC / roi-musique / INACnég / jouer / mouche-grande / pour Quand il n’y a pas d’oiseaux, on joue le tambour royal en l’honneur des mouches bleues.
= Faute de mieux, on se contente de ce qu’on a.
139 : Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani. homme / INACnég / bonheur / gagner / si / on / ACnég / souffrir On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.
= Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.
140 : Den nyalen tigi ka ca. enfant / bon / propriétaire / DES / nombreux Les bons enfants appartiennent à beaucoup de gens.
= Quand quelqu’un tient bien son rang, chef ou subordonné, tout le monde le reconnaît comme le sien, sinon on dit qu’il est de telle famille.
141 : Donsokè tè se ka a ka sogo yelen bèè faga. chasseur / INACnég / pouvoir / CONV / son / CONN / gibier / vu / tout / tuer Un chasseur ne peut tuer tout gibier qu’il aperçoit.
= On ne peut atteindre tous ses objectifs.
142 : Fòlifèn kan duman bè a yèrè kofò. faire de la musique-chose / voix / SIT / son / propre / chose-dire Un instrument de musique qui résonne bien fait lui-même sa publicité.
= Vos bonnes actions, la qualité de vos travaux bâtissent votre renommée.
143 : Karamògò ka bugòli bè jurumu kafari. enseignant / CONN / frapper-action / INAC / faute / pardonner La bastonnade infligée par le maître est la réparation de la faute.
= Toute faute demande réparation.
144 : Daga ji bònnen ka fisa daga cilen ye. canari / eau / renversée / DES / meilleur / canari / cassé / que Mieux vaut de l’eau répandue que le canari brisé.
= Mieux vaut détruire un bien que sa source.
145 : Jiri fura bònnen ani jiri salen tè kelen ye. arbre / feuille / tombée / et / arbre / mort / EQnég / 1 / EQ Les feuilles de l’arbre sont tombées et l’arbre est mort, ce n’est pas la même chose.
= On peut être dans la misère, mais ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas s’en sortir.
146 : Dinyè bè mògò janfa. monde / INAC / homme / trahir Le monde trahit les gens.
= La mort est le lot de tous les hommes. Les événements ne se passent pas toujours comme prévus.
147 : Aladoni man girin. Dieu-charge / DESnég / lourd Une charge imposée par Dieu n’est pas lourde.
= Ce que Dieu t’impose, tu l’acceptes, en lui faisant confiance.
148 : Kunkolo wòsibali, a jukòròwo tè daamu. tête / transpirer-sans / il /dessous-trou / SITnég / bonheur La bouche d’une tête qui ne transpire pas ne goûtera que peu de choses.
= Il faut travailler pour manger.
149 : Bonya dògòya tè. Faire des cadeaux / humiliation / PRESnég Il n’y a pas de petits cadeaux.
= Si petit qu’il soit, on l’accepte, car il a du sens.
150 : Kuyuda ni siramugumin tè nyè. youyou-crier / et / tabac-poudre-fumer / INACnég / être bon Crier de joie et chiquer, ça ne va pas ensemble.
= On ne peut faire en même temps deux actions incompatibles.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 30 proverbes bambara ...
121 : Mògò fè, min b’i fè. homme / à / qui / SIT / tu / à Aime celui qui t’aime.
= (faut-il un commentaire ?!)
122 : Mògò kana i kunkolo don banfula fila kòrò. homme / PROH / sa / tête / mettre / chapeau / 2 / sous On ne peut mettre sa tête sous deux chapeau.
= Ne pas essayer de compromis entre deux situations irréconciliables.
123 : Janni ka di nyaamè ye, nka a kòkuru tè sòn. d’ici à / DES / bon / dromadaire / pour / mais / sa / dos-boule / INACnég / accepter Le dromadaire aime bien s’allonger sur le dos, mais sa bosse lui en retire l’envie.
= On ne peut pas faire tout ce qu’on veut.
124 : Kònòma bè juru don tintò la. enceinte / INAC / crédit / mettre / femme en couche / à La femme enceinte prête à la femme en couches.
= Pour les gens de même condition, l’entraide est normale et utile. On prête plus facilement à ceux qui travaillent, les courageux finiront par rembourser.
125 : Min bè kèlè kònò, o bè foni kònò. REL / SIT / guerre / dans / DEM / SIT / exode / dans Ce qu’il y a dans la guerre, se trouve dans l’exode.
= Les concurrents ont chacun leur plan.
126 : Mògòjugu bè iko finyè. homme-méchant / SIT / comme / vent. L’homme méchant est comme le vent.
= ... on ne peut l’arrêter.
127 : Nyaamudennyinina tè baden ye. chameau-enfant-chercher-agent / EQnég / mère-enfant / EQ Celui qui cherche un jeune dromadaire ne voit pas le chevreau.
= Quand on est motivé pour rechercher quelque chose d’important, on ne tient pas compte d’objets de moindre valeur.
128 : Sama bè mògò min nyè, ngomigosi jòrò tè i la. éléphant / SIT / homme / REL / avant / rosée-battre / crainte / SITnég / tu / à La personne qui suit un éléphant ne craint pas la rosée.
= Quand on dispose d’un bon soutien, on s’évite beaucoup d’affronts.
129 : Hakè bè se fanga la péché / INAC / arriver à / pouvoir / à Le pouvoir a raison de tout, sauf du péché.
= Les puissants seront punis d’avoir opprimé les pauvres.
130 : Doni bilen tè soda dòn. charge / cependant / INACnég / village-porte / connaître La charge trop lourde ne connaît pas l’entrée du village.
= Il ne faut faire que ce dont on est capable.
131 : Nkèlèn tè ntonkun tèmè. ecureuil / INACnég / termitière / dépasser L’écureuil fouisseur ne néglige aucune termitière.
= Ne laisse pas l’occasion passer quand on t’offre ce que tu aimes.
132 : Miiribali tè taasibali ba neni. réfléchir-sans / INACnég / penser-sans / mère / insulter L’étourdi n’insulte pas la mère de l’irréfléchi.
= Si insouciant qu’on soit, il y a des actions qu’on n’osera pas faire.
133 : Jaa ! kelensigi nyè bè bòrè la. vraiment / seul-installer / oeil / SIT / sac / dans Vraiment, le casanier a les yeux dans un sac.
= Celui qui n’a pas voyagé ne connaît pas grand chose.
(kelensigi = sédentaire, celui qui n’a jamais voyagé, qui n’a jamais vécu que dans un seul endroit)
134 : Nyiw ni nè bè kèlè. dents / et / langue / INAC / se battre Les dents et la langue se querellent.
= Quand vous vivez tout le temps ensemble, un jour ou l’autre vous vous disputerez (conjoints, voisins).
135 : Nataba bè sa wariso da la ! avare / INAC / mourir / argent-maison / porte / à L’avare meurt à la porte de la banque.
= Sa cupidité dépasse les bornes.
136 : Barikada tè misi ni kungo cè. remerciement / SITnég / vache / et / brousse / entre La vache n’a pas à dire merci à la brousse.
= Dans la nature, il existe un ordre des choses. L’herbe a été créée pour les ruminants.
137 : Tuma sebali tè karaba. moment / arriver-sans / INACnég / contraindre On ne peut contraindre le moment qui n’est pas arrivé.
= On ne peut précipiter le destin.
138 : Ni panfèn banna, masakèfòli bè fò dimògòba kun. quand / voler-chose / finir-AC / roi-musique / INACnég / jouer / mouche-grande / pour Quand il n’y a pas d’oiseaux, on joue le tambour royal en l’honneur des mouches bleues.
= Faute de mieux, on se contente de ce qu’on a.
139 : Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani. homme / INACnég / bonheur / gagner / si / on / ACnég / souffrir On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.
= Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.
140 : Den nyalen tigi ka ca. enfant / bon / propriétaire / DES / nombreux Les bons enfants appartiennent à beaucoup de gens.
= Quand quelqu’un tient bien son rang, chef ou subordonné, tout le monde le reconnaît comme le sien, sinon on dit qu’il est de telle famille.
141 : Donsokè tè se ka a ka sogo yelen bèè faga. chasseur / INACnég / pouvoir / CONV / son / CONN / gibier / vu / tout / tuer Un chasseur ne peut tuer tout gibier qu’il aperçoit.
= On ne peut atteindre tous ses objectifs.
142 : Fòlifèn kan duman bè a yèrè kofò. faire de la musique-chose / voix / SIT / son / propre / chose-dire Un instrument de musique qui résonne bien fait lui-même sa publicité.
= Vos bonnes actions, la qualité de vos travaux bâtissent votre renommée.
143 : Karamògò ka bugòli bè jurumu kafari. enseignant / CONN / frapper-action / INAC / faute / pardonner La bastonnade infligée par le maître est la réparation de la faute.
= Toute faute demande réparation.
144 : Daga ji bònnen ka fisa daga cilen ye. canari / eau / renversée / DES / meilleur / canari / cassé / que Mieux vaut de l’eau répandue que le canari brisé.
= Mieux vaut détruire un bien que sa source.
145 : Jiri fura bònnen ani jiri salen tè kelen ye. arbre / feuille / tombée / et / arbre / mort / EQnég / 1 / EQ Les feuilles de l’arbre sont tombées et l’arbre est mort, ce n’est pas la même chose.
= On peut être dans la misère, mais ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas s’en sortir.
146 : Dinyè bè mògò janfa. monde / INAC / homme / trahir Le monde trahit les gens.
= La mort est le lot de tous les hommes. Les événements ne se passent pas toujours comme prévus.
147 : Aladoni man girin. Dieu-charge / DESnég / lourd Une charge imposée par Dieu n’est pas lourde.
= Ce que Dieu t’impose, tu l’acceptes, en lui faisant confiance.
148 : Kunkolo wòsibali, a jukòròwo tè daamu. tête / transpirer-sans / il /dessous-trou / SITnég / bonheur La bouche d’une tête qui ne transpire pas ne goûtera que peu de choses.
= Il faut travailler pour manger.
149 : Bonya dògòya tè. Faire des cadeaux / humiliation / PRESnég Il n’y a pas de petits cadeaux.
= Si petit qu’il soit, on l’accepte, car il a du sens.
150 : Kuyuda ni siramugumin tè nyè. youyou-crier / et / tabac-poudre-fumer / INACnég / être bon Crier de joie et chiquer, ça ne va pas ensemble.
= On ne peut faire en même temps deux actions incompatibles.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Le mariage au Mali (en bambara)
LE MARIAGE AU MALI
FURUSIRI MALI LA
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Furusiri Mali la
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.
1. Musonyini furu la
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.
2. Maminèni
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.
3. Furunafolo
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.
4. Furusiri yèrè
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.
– Mèri furusiri
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.
– Silamè furusiri
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le mariage au Mali
Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
1. Demander une femme en mariage
Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.
2. Les fiançailles
Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
3. La dot
Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.
4. La cérémonie de mariage elle-même
Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.
– Le mariage civil
Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.
– Le mariage religieux (musulman)
Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.
An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :
musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,
olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,
a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,
a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué
ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.
Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.
Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.
Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches
bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.
O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.
Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages
ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,
bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots
ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.
Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages
ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille
wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola
(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)
ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.
Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas
k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.
U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.
Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir
walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.
Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,
ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.
Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.
N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,
fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.
Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –
bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.
Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,
o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.
Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.
O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.
N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,
a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.
O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore
ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,
bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.
Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,
saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.
Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille
ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.
(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).
Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,
n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.
Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,
a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.
O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances
k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.
O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,
furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.
Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,
cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage
o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.
Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,
a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.
Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.
Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent
o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.
N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,
o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.
Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de
muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.
Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.
Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.
Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que
« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,
mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête
k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.
Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur
k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,
bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.
O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.
Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.
Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,
o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.
Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,
an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.
Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,
furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.
Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie
– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,
a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)
wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.
Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille
o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).
Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.
Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.
Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.
Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent
ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.
O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.
N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.
O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée
n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.
Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.
Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée
ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.
N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture
ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.
O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.
Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,
komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.
Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances
bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.
Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans
bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.
Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.
O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.
Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.
Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola
ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.
Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.
Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée
ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.
Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.
U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.
Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds
hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour
k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.
Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.
Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau
a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
Bonne lecture !
Herbert
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Furusiri Mali la
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.
1. Musonyini furu la
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.
2. Maminèni
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.
3. Furunafolo
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.
4. Furusiri yèrè
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.
– Mèri furusiri
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.
– Silamè furusiri
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le mariage au Mali
Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
1. Demander une femme en mariage
Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.
2. Les fiançailles
Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
3. La dot
Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.
4. La cérémonie de mariage elle-même
Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.
– Le mariage civil
Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.
– Le mariage religieux (musulman)
Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.
An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :
musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,
olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,
a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,
a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué
ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.
Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.
Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.
Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches
bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.
O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.
Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages
ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,
bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots
ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.
Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages
ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille
wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola
(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)
ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.
Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas
k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.
U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.
Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir
walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.
Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,
ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.
Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.
N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,
fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.
Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –
bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.
Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,
o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.
Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.
O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.
N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,
a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.
O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore
ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,
bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.
Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,
saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.
Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille
ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.
(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).
Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,
n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.
Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,
a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.
O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances
k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.
O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,
furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.
Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,
cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage
o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.
Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,
a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.
Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.
Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent
o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.
N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,
o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.
Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de
muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.
Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.
Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.
Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que
« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,
mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête
k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.
Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur
k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,
bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.
O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.
Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.
Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,
o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.
Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,
an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.
Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,
furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.
Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie
– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,
a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)
wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.
Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille
o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).
Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.
Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.
Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.
Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent
ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.
O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.
N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.
O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée
n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.
Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.
Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée
ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.
N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture
ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.
O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.
Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,
komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.
Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances
bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.
Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans
bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.
Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.
O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.
Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.
Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola
ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.
Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.
Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée
ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.
Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.
U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.
Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds
hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour
k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.
Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.
Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau
a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
Bonne lecture !
Herbert
Choisir le Mali ou le Burkina Faso en février 2012?
Salut à tous,
Je compte partir 4 semaines au Mali et/ou au Burkina Faso en février. Quelques petites précisions pour commencer. J'ai pour habitude de voyager seul, en utilisant les moyens de transport locaux et sans guide et je voyage régulièrement dans les pays en voie de développement depuis une quinzaine d'années. Par contre je ne connais pas l'Afrique de l'ouest.
Au départ je comptais partir uniquement au Mali. Ca fait pas mal de temps que ce pays est dans ma liste des destinations où j'aimerais aller et il semble s'être trouver numéro un sur la liste cette fois !! Mais à force de lire pas mal de remarques à droite à gauche sur divers forum et après avoir feuilleté le Petit Futé Mali, quelque chose de récurant refait surface : visiter Mopti, Djenné ou je ne sais trop quel autre site touristique sans guide semble être quasi synonyme de harcèlement sans fin.
Prendre un guide pour le pays Dogon me semble très pertinent et ne me pose aucun problème, pas contre pour visiter par exemple Djenné, c'est non. Je ne remet pas en cause le fait qu'un guide puisse apporter de précieuses informations s'il est bon, c'est une évidence, mais simplement, je ne souhaite pas avoir quelqu'un qui me "prenne par la mains" chaque fois que je suis sur un site touristique. Ce n'est pas ma conception du voyage. Quand je visite une ville, je déambule au hasard de mes pas pendant de longues heures, voir meme je reste de longues heures au meme endroits les yeux grands ouverts pour voir ce qui s'y passe et discuter avec les curieux qui viennent me voir.
Pour avoir visité d'autres pays à peu près aussi pauvre que le Mali (Bangladesh, Pakistan, Népal, Madagascar ... etc), je suis habitué à l'attention et aux diverses sollicitations que suscitent un touriste. Ca peut être pénible quand c'est par trop insistant mais je m'en accommode généralement très bien avec un peu d'humour et j'en comprends bien évidemment les causes. Mais on dirait qu'au Mali, à certains endroits, on est une case au dessus !! Et le fait qu'il n'y ai plus que très peu de touristes (donc plus de boulot pour les guides) et raison des mises en garde sécuritaire ne peut que renforcer le problème.
Du coup j'en viens à me demander si je ne ferais pas mieux d'arriver à Bamako et repartir de Ouaga ou meme un AR Ouaga et juste visiter le pays Dogon et Djenné et pour le reste, passer mon temps au Burkina. En général je ne planifie quasi rien à l'avance et j'avise sur place mais là pour le billet d'avion je n'y coupe pas, il faut faire le choix maintenant !!
J'attends avant tout l'avis de personnes ayant voyager dans ces 2 pays en indépendant, sans guide ou amis locaux.
Merci d'avance !!
Sénégal-Mali: meilleure période pour dormir à la belle étoile?
je souhaiterais faire un voyage allant du Sénégal au Mali en suivant le cours du fleuve Sénégal puis le fleuve Niger la période où je partirai se situera entre novembre et avril je me donne deux mois pour faire ce périple quelle serait la meilleure période ?est-ce qu'il est possible de camper et de dormir à la belle étoile que faut-il prévoir comme matériel et à quel moment y aura-t-il moins de moustiques .durant cette période il y a-t-il assez d'eau pour utiliser la pinasse comme moyen de transport pour des petites étapes . dans l'attente de vous lire salutations les amis
Sécurité à Bamako?
Bonjour à tous,
Je suis une Malienne née à Koulikoro et ayant grandi un peu partout en Afrique de l'Ouest, aujourd'hui je suis installée à Avignon avec mon époux, Français. Nous venons à Bamako au moins une fois par an.
L'objet de mon post est de savoir si ceux d entre vous vivant sur place ressentez des changements au niveau des risques sécuritaires... En effet j'ai suivi cette histoire sordide d'enlèvement de deux Français à Niamey, et j'avoue que je commence à m'inquiéter pour tous les Français vivant aux alentours du Sahel, et aussi pour mon mari qui doit venir à Bamako dans deux semaines, puis à Dakar...
Je ne demande pas à être rassurée ni affolée, mais juste de savoir si vous pensez que de tels risques peuvent se produire dans le sud du Mali, notamment à Bamako, ou si, du fait de la situation géographique de Bamako, une course poursuite dans le désert serait plus difficile pour des éventuels "terroristes".
Jusque là je n'avais aucune crainte, ayant moi meme vécu au Mali, mais je n'imaginais pas non plus que Niamey serait une cible...
Je suis une Malienne née à Koulikoro et ayant grandi un peu partout en Afrique de l'Ouest, aujourd'hui je suis installée à Avignon avec mon époux, Français. Nous venons à Bamako au moins une fois par an.
L'objet de mon post est de savoir si ceux d entre vous vivant sur place ressentez des changements au niveau des risques sécuritaires... En effet j'ai suivi cette histoire sordide d'enlèvement de deux Français à Niamey, et j'avoue que je commence à m'inquiéter pour tous les Français vivant aux alentours du Sahel, et aussi pour mon mari qui doit venir à Bamako dans deux semaines, puis à Dakar...
Je ne demande pas à être rassurée ni affolée, mais juste de savoir si vous pensez que de tels risques peuvent se produire dans le sud du Mali, notamment à Bamako, ou si, du fait de la situation géographique de Bamako, une course poursuite dans le désert serait plus difficile pour des éventuels "terroristes".
Jusque là je n'avais aucune crainte, ayant moi meme vécu au Mali, mais je n'imaginais pas non plus que Niamey serait une cible...
Itinéraire adéquat pour six semaines au Mali en juillet avec un enfant de 6 ans?
Nous partons mon mari, mon fils de 6 ans et moi pour un bon 6 semaines au Mali.
Notre fils a l'haitude de voyager hors des sentiers battus et a l'habitude de longues marches à la chaleur dans la jungle humide...
N'ayant jamais été en Afrique, j'aimerais avoir l'avis de gens ayant voyagé au Mali.
Nous voyageaons dans le but de découvrir le pays et surtout les gens qui l'habitent. Comme nous le faisons d'habitude, nous prévoyons contribuer dans la mesure du possible (souvent, nous enseignons l'hypnose au médecins et sage-femmes des villages afin qu'ils puissent traiter des blessures, anesthésier sans médicament, etc., nous donnons des médicaments, des fournitures scolaires, etc.)
Ne connaissant pas le Mali, nous aviserons sur place comment nous pourrons contribuer (nous prévoyons poer nos pénates au moins deux semaines en pays Dogon pour ce faire)
Nous avons plusieurs questions...
- Nous apporterons au moins un sac-à-dos ou une valise en supplément pour les choses que nous laisserons aux gens sur place. Si nous arrivons à Bamako, est ce que vous croyez que ce sera problématique d'avoir à trimballer ces valises dans les autobus et autres jusqu'au pays Dogon?
- Avez-vous des suggestions de choses en particulier qui seraientappréciés sur place (médicaments spécifiques, matériel comme des poulies, matériel scolaire, vêtements, etc) Bien sûr nous donnerons les choses aux dispensaires écoles ou à tout autres responsable dans le village qui sera en mesure d'en faire une distribution adéquate)
- Savez-vous si notre fils pourra être accepté des enfants et jouer avec eux dans le village ou nous arrêterons ou sera-t-il traité comme un étranger (le voyage risque d'être long pour lui s'il ne doit demeurer qu'avec nous sans jouer avec d'autres enfants!!!) (nous commencons à nous familiariser avec le Bambara; il devrait pouvoir baragouinner un minimum à son arrivée là-bas)
- Nous partons en juillet... Connaissez-vous la température approxiamtive à cette préiode de l'année en pays Dogon?
Voici notre itinéraire préléminaire (nous partons de Montréal, arrétons à PAris une semaine pour donner un cours d'hypnose, puis prévoyons atterrir à Bamako (peut-être devrions-nous atterir à Mopti... Ce serait peut-être plus simple avec les bagages supplémentaires... Est ce beaucoup plus cher?), j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire en juillet (évidemment, si nous arrivons par Mopti, l'ordre des villes sera changée, mais pas la boucle effectuée:
1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti
2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)
1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)
1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako
Plus environs une semaine de jeu au cas où...
Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?
Merci infiniment de votre aide! Cat
1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti
2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)
1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)
1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako
Plus environs une semaine de jeu au cas où...
Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?
Merci infiniment de votre aide! Cat
Cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré, chanteuse malienne
Bonjour à tous :)
Je cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré. J'ai trouvé une discussion de 2004, mais il n'y avait pas des paroles, alors je cherche toujours ;) Peut-être il y a quelqu'un qui pourrait m'envoyer (ici ou par courriel) les paroles des chansons de cette artiste? Malheuresement ici en Pologne c'est impossible d'achéter les disques de Rokia, alors je suis limité au youtube et autres choses comme ça :( Je suis surtout interressé aux chansons du premier disque, "Mouneïssa".
Merci en avance, Michal
PS. Comme vous pouvez voir, je viens de Pologne et français n'est pas ma langue maternelle, alors excusez-moi pour les erreurs - je voudrais profiter de ce forum pour améliorer mon français aussi :)
Je cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré. J'ai trouvé une discussion de 2004, mais il n'y avait pas des paroles, alors je cherche toujours ;) Peut-être il y a quelqu'un qui pourrait m'envoyer (ici ou par courriel) les paroles des chansons de cette artiste? Malheuresement ici en Pologne c'est impossible d'achéter les disques de Rokia, alors je suis limité au youtube et autres choses comme ça :( Je suis surtout interressé aux chansons du premier disque, "Mouneïssa".
Merci en avance, Michal
PS. Comme vous pouvez voir, je viens de Pologne et français n'est pas ma langue maternelle, alors excusez-moi pour les erreurs - je voudrais profiter de ce forum pour améliorer mon français aussi :)
Organiser ses randonnées depuis Mopti ou Bandiagara? (Mali)
Nous avons prévu de partir fin janvier début février 2011 au Burkina puis au Mali avec une arrivée à l'aéroport de Ouaga puis départ de celui de Mopti. Les billets ne sont pas pris.
A la lecture des nombreux posts je suis un peu perdue dans notre choix. Nous voulons remonter de Ouaga pour visiter le pays Dogon.
Est ce mieux de s'arrêter à Bandiagara et prendre un guide pour les randonnées ou d'aller jusqu'à Mopti et organiser les randonnées depuis cet endroit. Sachant que je ne connais pas les transports entre Bandiagara et Mopti.
Voili Voilou Merci à tous
A la lecture des nombreux posts je suis un peu perdue dans notre choix. Nous voulons remonter de Ouaga pour visiter le pays Dogon.
Est ce mieux de s'arrêter à Bandiagara et prendre un guide pour les randonnées ou d'aller jusqu'à Mopti et organiser les randonnées depuis cet endroit. Sachant que je ne connais pas les transports entre Bandiagara et Mopti.
Voili Voilou Merci à tous








