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Vivre au Sénégal
by Djembee · 2009-08-14 · 15 replies
bonjour, je pense m'installer au sénégal, pour y vivre et travailler. Je cherche un homme que l'expérience tente, qui n'a pas peur de se lancer! Pour plus de détails, me contacter. à très bientôt j'espère
Meilleur trajet Lomé-Dakar?
by Estie · 2009-08-13 · 4 replies
Bonjour à tous je suis actuellement a dakar au sénégal, je dois me rendre début septembre au burkina et ensuite à lomé et de là à cotonou. je m'interroge sur le meilleur circuit pr revenir à dakar. alors g beaucoup de questions: 1-est il préférable de kitter a partir de lomé ou de cotonou? 2-lomé-ouga-bamako-dakar ou lomé-bamako-dakar. je ne sai pas si la deuxième option est possible ? si oui j'aimerai connaitre le cout et la durée du voyage 3-j'aurai souhaiter faire un petit tour à niamey une fois a cotonou donc j'aimerais connaitre la durée et le cout du trajet niamey-cotonou. 4-quel est le trajet le moins long et le moins couteux entre lomé-dakar et niamey-dakar? Merci d'avance pr vos réponses
Séjour au Sénégal en octobre prochain
by Abérica · 2009-08-09 · 27 replies
Bonjour à tous,

Je suis la famille d'accueil d'une jeune qui vit avec moi depuis 17 ans. Elle va avoir 18 en fin d'année et est métisse. Sa maman, dcd, était d'origine sénégalaise. Nous avons décidé de nous rendre au Sénégal en octobre prochain afin qu'elle fasse connaissance de sa famille maternelle. Nous allons séjourner du 23 au 30 octobre au domaine de Nianing car une de ses tantes y travaillaient, et aussi parce que l'on nous a dit le plus grand bien de ce domaine. 😎 Nous devons nous rendre à Dakar et à Thies pendant cette semaine afin de rencontrer divers membres de la famille. Car c'est avant tout le but de notre séjour. Pouvez-vous me dire quel moyen de transport est le plus approprié pour faire les trajets vers ces villes. Il y a bien le taxi-brousse, mais est-ce fiable ? La voiture de location aussi, mais n'est-ce pas trop risqué de conduire là-bas ? J'ai connu le Sénégal en 1964/1966, donc ce n'est pas hier (j'avais 8ans/ 10 ans). Mon père était marin. Nous avons vécu 5 mois à Gorée et 1 an passé à Dakar (nous habitions Faidherbe). Ca a certainement bien changé depuis. Mais je garde d'excellents souvenirs : le marché Kermel, la plage de l'Anse Bernard, la plage des Almadies, ...Parfois nous allions à Rufisque, voir des amis...🙂 Merci d'avance à tous ceux qui pourront me renseigner et me donner "des tuyaux" pour ce séjour au Sénégal. Et puis, mon souhait est que "ma fille" ait une première approche de son pays maternel, et qu'elle en garde les meilleurs souvenirs.

Abérica.
Recherche chauffeur pour huit à dix jours au Sénégal en novembre
by AJ · 2009-08-08 · 17 replies
Bonjour,

Nous envisageons un voyage de 8 à 10 jours au Sénégal vers le mois de novembre cette année. Souhaitant nous déplacer et profiter au maximum de ce court séjour, nous aimerions louer une voiture avec chauffeur. Ceux qui ont déjà fait l'expérience peuvent-ils nous conseiller ? Est-il facile de trouver un chauffeur, et pouvez-vous nous donner une idée des tarifs auxquels s'attendre ?

Merci d'avance de vos conseils.

AJ
Cherche à coordonner les actions d'une association humanitaire au Sénégal
by Ndandefall · 2009-08-08 · 2 replies
bjr je reside à stlouis au nord du senegal et je voudrai etre le coordonnateur de toute association humanitaire dans le domaine educatif , social ou sanitaire
Parcours de dix jours dans le nord du Sénégal
by Namaskar10 · 2009-08-04 · 8 replies
Bonjour à tous,

Etant pressé par le temps (je sais je ne devrais pas...), je me suis 'concocté' un parcours dans le Nord du Sénégal pour 10 jours en Août, que voici : Arrivée à Dakar le Vendredi 14, puis direction Richard Toll via Saint-Louis le plus rapidement possible (d'ailleurs, quelqu'un pourrait m'indiquer combien de temps je peux mettre à peu près? taxibrousse ou minicar...), puis Podor, puis Guédé, puis les villages de Ndiayène Pendao et Thillié Boubakar, pour enfin retourner à Dakar,

J'ai une limite maxi de 10 jours à tenir absolument car obligations à Dakar le 24 pour embarquer vers de nouvelles destinations...

Je passe par ce forum car j'aimerai que des habitués du lieu me donnent leur avis sur la faisabilité du parcours en respectant le temps imparti...

En espérant recevoir des réponses et pourquoi pas se croiser sur la route à ce moment là...

Salutations amicales!
Fatick au Sénégal: distance de Dakar et coût de la vie?
by Kool4life · 2009-08-04 · 5 replies
y a t il l electricité à Fatick ? a combien d'heure se situe elle de dakar ? le cout de vie comparée a dakar ?? au fait je dois faire un voyage demain matin sur ce lieu et jusqu a present les infos que j ai eu st trop divergents !! et je rme remets donc aux membres du site merci
S'installer à Dakar ou M'Bour au Sénégal
by Clément78 · 2009-08-03 · 18 replies
Après plusieurs séjours au Sénégal (2 fois chez des amis, 2 fois avec une association), je veut vraiment tenter l'aventure et m'installer à Dakar ou ses environs, voire à Mbour, d'ici quelques mois. J'ai fait un mois au Fouta, un mois à Pikine, et puis je connais Dakar bien sûr et un peu Saint Louis, Tivaouane, Mbour...

Je ne me fais pas trop de soucis au niveau du logement au niveau de Dakar ou Mbour, j'ai pas mal d'amis sur place et puis on m'a proposé (et je connais des amis français qui l'ont fait) des chambres à très bas prix. Confort local évidemment, je ne cherche pas plus.

Mon seul problème se situe évidemment au niveau du travail. A vrai dire je ne sais plus quoi vraiment penser. Est-ce que je dois pouvoir compter sur l'offre "présente" sur place, ou économiser un peu pour monter ma propre affaire (sachant que je suis à peu près fauché et que je ne pourrai pas mettre de côté énormément de sous avant de partir).

Diplômé d'un Bac Gestion, je suis actuellement vendeur pour un magasin spécialisé dans la photographie professionnelle. J'y exerce en réalité également le travail d'un commercial en promouvant nos marques importées et la communication de l'entreprise. Je m'occupe aussi de notre participation à des salons, de la formation d'étudiants dans les grandes écoles d'art, etc...

Parallèlement Je travaille comme photographe indépendant (mode, books, reportage), et j'ai une grosse expérience des "petits" boulots (manutention, vente en magasin, caisse, etc...)

Je pense que certaines personnes du forum sont bien renseignées sur le marché du travail au Sénégal. Mon activité est-elle compatible avec celui-ci ? Je travaille dans le domaine du matériel photographique mais je suis capable de vendre autre chose ! Mes diverses recherches sur Internet n'ont pas donné grand chose : on me renvoie souvent chez le voisin ! Au pays on me promet beaucoup de chose, mais aucune place "sûre".

Faut-il que je parte avec de quoi vivre quelque temps afin de faire mes démarches sur place?

Enfin, puis-je compter sur les ONG ? A vrai dire ce serait l'idéal pour moi, mais je pense qu'ils ne recrutent que des spécialistes...? Je peux faire une croix sur l'expatriation je pense 🙂 ? Et est-il utile de faire une demande à l'ambassade ?

Je suis preneur de toute expérience, de tout conseil, de toute bonne idée, de tous encouragements mais je suis aussi prêt à me faire remettre les pieds sur terre !

Je sais que cela représente beaucoup de questions, peut-être certaines réponses m'aideront à me faire une idée de ce qui m'attend réellement ! Je ne pourrai pas rester aussi longtemps que je le souhaite si je ne peux travailler sur place.

Merci d'avance !

Clément
Moyen pas cher de ramener mon véhicule du Sénégal par bateau?
by Qsw · 2009-08-03 · 6 replies
bonjour, jr recherche un moyen pas cher de ramener mon véhicule du sénégal par bateau??si vous avez des adresses??
Recherche de voiture à louer à Dakar (urgent)
by MrKeita · 2009-08-01 · 3 replies
Bonjour,

suite a un faux-bond d'une personne qui devait nous louer un 4x4, nous nous retrouvons en rade, sans véhicule pour rejoindre St Louis depuis Dakar.

Je recherche donc, urgement un véhicule type berline (type 505 ou plus récent) disponible dès le 2 aout au matin pour 24-48h!

Par ailleurs, je recherche donc 2 4x4 à louer du mardi 4 au samedi 8 pour effectuer une boucle dans l'est du pays (Bakel; Tambacounda).

Je vous remercie par avance de vos réponses.

Sincerement; Mr Keita
Escale de quarante-huit heures à Saint Denis (Sénégal)
by Trotteuse · 2009-07-30 · 10 replies
Bonjour

Je vais rester en escale 48h a Saint Denis, je sais qu'il y a un marché local a visiter mais sinon quoi faire dd'autre? je suis une passionée de nature et d'animaux, est ce qu'il y a un endroit ou je dois aller?

merci
Partir seule en voiture au Sénégal?
by Khadicamara · 2009-07-30 · 43 replies
bonjour, j aimerai partir seule en voiture à dakar de la haute savoie , qulqu une l aurait elle fait?
Tarifs de la liaison maritime Dakar-Zaguinchor?
by Amblack · 2009-07-28 · 7 replies
salut je suis nouveau et je voudrais savoir les tarifs de la liaison maritime dakar ziguinchor et la réservation, et si je peux avoir des infos sur la région je veux aller découvrir merci😉
Voyage chez les Haal Pulaar au Fouta Toro - Sénégal
by DavidDaouda · 2009-07-27 · 10 replies
" Se taire et écouter la voix de l'Afrique "

" Choisis la bonne piste ! Si tu choisis la brousse, ne te plains pas des épines "...

Ce proverbe Peul, teinté de réalisme, prend tout son sens dans le contexte de la région dont je vais vous parler maintenant. Après quelques voyages sur le Continent Noir, la découverte des villes et des villages, j’ai rencontré le sourire des enfants, la beauté des femmes et la noblesse des hommes, la vie m'a emmené sur une piste (serait-ce la bonne ?) que je ne me lasse pas de parcourir malgré les épines qui la parsème. Mes pieds ont foulé le sol d'une Terre emprunt de mystères et de secrets, une Terre où dit-on, les sorcières, les génies, les maîtres des eaux et de la brousse, après avoir tant parcouru le monde à la recherche d'un lieu paisible, se sont finalement arrêtés. Et c'est parmi les Haal Pulaar "ceux qui parlent Pulaar" qu'ils décidèrent de faire Vivre leur magie. Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, appelée aussi Fouta Sénégalais. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor et Matam, c'est toute l'Histoire et la Culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" pour reprendre l'expression d'Oumar Bâ (c.f. Le Foûta Torô, au carrefour des cultures, éditions l'Harmattan) où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Mais attention, que l'on vienne empiéter sur son territoire, dénigrer sa culture et ses croyances, et ce Fouta noble et fière se lèvera tel un seul homme pour défendre ses valeurs.

Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèle à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Fouta Toro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de disséminer leur culture et leur langue à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne. Ainsi, il n'y a pas que le Fouta Toro qui porte cet étrange nom de "Fouta", on trouve ses frères: le Fouta Jallon en Guinée et le Fouta Macina au Mali. Une origine mystérieuse donc, qui selon les traditions orales des Peuls nous renvoie au fabuleux pays de Heli et Yoyo où il y a très, très longtemps, avant leur dispersion à travers l'Afrique, les Peuls auraient vécu heureux, comblés de toutes les richesses et protégés de tout mal, même de la mort. Par la suite, leur mauvaise conduite et leur ingratitude auraient provoqué le courroux divin. Guéno (le Dieu suprême, l'Eternel) décida de les châtier et suscita à cet effet une terrible et maléfique créature, Njeddo Dewal la grande sorcière, dont les sortilèges feront tomber sur les malheureux habitants de Heli et Yoyo des calamités si épouvantables que, pour y échapper, ils devront fuir à travers le monde.

Mais revenons au territoire qui nous intéresse. Le Sénégal est l'un des premiers pays en Afrique à s'être ouvert au tourisme, les plages de la Petite Côte, la Casamance, le Siné-Saloum ou plus au Nord la tranquillité de la ville de Saint-Louis, sont connus de la plupart des toubabs (blancs). Mais celui qui s'aventure sur la route de la Vallée du Fleuve Sénégal après Saint-Louis risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler. Même les Sénégalais vous diront, l'air surpris et à la fois admiratif, " mais que vas-tu faire là-bas ? ". Le Fouta, c'est le règne de l'authenticité, de la simplicité et de la spiritualité. De petits villages qui bordent le goudron ou des hameaux que vous apercevez au loin en vous demandant qui peut encore vivre là-bas. De magnifiques "Tibas" (habitations traditionnelles Peuls en banco et toit de paille) flirtant discrètement avec les maisons en ciment. Les bergers conduisant leurs immenses troupeaux de vaches et de moutons avec plus de facilité que vous ne conduisez votre voiture. Les enfants qui vous regardent l'air surpris, se demandant eux aussi qui peut venir leur rendre visite jusqu'ici. C'est le quotidien d'un voyage sur la route du fleuve dans cette région aride et désertique durant la saison sèche mais dont la verdure renaît durant la saison des pluies, comme pour vous signifier que la vie n'est qu'un éternel recommencement.

Souvenez-vous, " ne te plains pas des épines ". Ici, ce n'est pas les maladies qui vous arrêteront, ni le manque d'eau ou de nourriture, non ! Les épines du Fouta ce sont ces routes à peine goudronnées si bien qu'il est préférable de rouler sur le bas-côté, ce sont aussi ces vaches, ces ânes et ces moutons qui traversent et s'immobilisent au milieu de la route vous obligeant à utiliser votre klaxon, que dire encore de la monotonie de son paysage qui vous donnera l'envie de faire un petit somme en attendant d'arriver à destination. Mais, c'est aussi et surtout son soleil écrasant. Un soleil si Puissant que vous ne remercierez jamais assez les quelques vendeurs de glaces venant du Mali pour amener la fraîcheur dans les petits villages du Fouta. Tout le monde est le bienvenu au Fouta, sauf celui qui ne supporte pas la chaleur... et ce soleil saura vous rendre le voyage difficile histoire de tester vos facultés d'adaptation. Lorsque vous rencontrerez tous ces éléments au Sénégal, c'est signe que vous êtes allés plus loin que le simple touriste et que vous êtes arrivés au Fouta.

Ne vous attendez pas à voir une Afrique que les clichés ont dénaturé. Ici, c'est bel et bien la brousse, mais ce sont les Baobabs qui en sont les propriétaires et qui vous transmettront leur savoir ancestral à l'occasion. Enracinés dans une terre qu'ils connaissent depuis des millénaires, ces arbres courageux sont les rois de la brousse. Qu'il pleuve ou qu'il vente, que le soleil les étouffe ou qu'une tempête s'abatte sur eux, ils ne cillent point et affrontent la vie avec sérénité, de grandes leçons pour les hommes que nous sommes. Le véritable maître de la brousse (JomLadde en Pulaar), le lion, est parti vers d'autres contrées laissant place à quelques rares hyènes et chacals, même si les anciens du Fouta se souviennent dans leur jeunesse en avoir vu quelques spécimens...

Ne vous attendez pas non plus à voir l'Afrique télévisée. Ici, pas de tam-tams, ni de masques, ni de danses euphoriques à la limite de la transe. C'est la Vie dans sa plus pure simplicité qui a pris possession de la région.

Ne vous attendez pas.... d'ailleurs, ne vous attendez à rien de particulier, vous pourrez passer dans cette région et ne rien voir du tout car en vérité, et il faut le dire, il n'y a rien à voir ni à faire. A l'image de ce que Martin Luther King disait " Tout ce que nous voyons n'est qu'une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas ". Ce Fouta recèle des mystères insondables aux Hommes, aussi bien que les voies de Dieu sont impénétrables. C'est au Fouta que des questions ne trouvent pas de réponses, et que des réponses n'ont pas de questions. Les Foutankés (habitants du Fouta) vous le disent , des forces invisibles existent et agissent, des forces que même l'oeil ne peut nommer mais que l'Homme peut découvrir et s'approprier s'il est attentif. Le vent, les tempêtes de sable, la pluie, le soleil, un arbre, un animal, un enfant. Tout est signes et langages et communiquent à chaque instant. " Se taire et écouter la voix de l'Afrique " me répétait un Griot Haal Pulaar, " Ramène ça chez toi, l'occident en a besoin" ... " Se taire et écouter la voix de l'Afrique ".

Le Fouta, terre des marabouts, est un haut lieu spirituel et ses habitants de fervents religieux. En longeant la route du fleuve, vous serez surpris par le nombre incalculable de mosquées, parfois deux par villages, les anciennes en banco côtoyant les plus modernes aux couleurs de l'Arabie Saoudite. Ceux qui connaissent le Mali sont peut-être déjà allés à Djenné visiter sa grande mosquée en banco, la plus ancienne d'Afrique de l'Ouest. Mais qui sait que c'est au Fouta, dans le petit village de Séno Palel, que se trouve la deuxième plus ancienne mosquée, fièrement gardée par la noble famille DAFF ? En effet, c'est au Fouta Toro que l'Islam Noir est né. Les Peuls et les Toucouleurs sont les premiers à se convertir à l'Islam à partir du XIème siècle et à propager la Foi Musulmane dans toute l'Afrique de l'Ouest. C'est un Islam pur et saint. Ici, on ne connait pas les Mourides ni les Baye Fall, et on ne boit pas le célèbre café Touba cher aux Mourides. Non, ici, c'est la confrérie Tidjane qui a déposé ses marques, représentée par le grand chef religieux et conquérant El Hadj Omar Tall.

Ndioum, Podor, Matam, Kanel, Bakel. Tant de villes qui ne laissent pas leurs visiteurs indifférents. Vestiges de grands royaumes Peuls, témoins de l'arrivée des troupes coloniales et fomenteuses de révoltes contre les envahisseurs étrangers, ces villes résistent inlassablement aux aléas du temps. Serait-ce cette histoire d'Amour avec ce fleuve qui les a vu naître qui les fait rester immobile et indifférente face à la conquête de la modernité ? Possible.. Tiraillée entre deux rives, deux pays, c'est finalement vers le Sénégal, dont il a pris le nom, que son Coeur a chaviré. Les thioubalos (les pêcheurs) l'affirment, le maître des eaux (JomMayo) est ici chez lui, et personne n'a jamais réussi à le dompter. Il donne la boisson et la nourriture et à la nuit tombée, lors des veillées, on le remercie en chantant le Pekan à sa gloire.

Mais c'est au fin fond du Fouta, pratiquement à sa frontière la plus au Sud, à une 20aine de kilomètres de Bakel, qu'un petit village a conquis mon Coeur. Un village comme il en existe des milliers, voire même des dizaines de milliers sur le continent Noir. Une école, un puits, une mosquée, des poules, des vaches et des moutons, des enfants toujours aussi souriants, des femmes sublimes dans leur grand boubou, les hommes occupés à jouer aux cartes à l'ombre du baobab... bref, un village somme toute assez banal. Mais " Ne juge pas un arbre à son écorce " dit l'adage. Un village vieux de 400 ans disent les documents de la région, 6000 ans leur répondent les villageois ! Quoi qu'il en soit, de nombreuses pages d'Histoire sont à écrire sur le village de Gaoudé Boffé. Oui, Gaoudé Boffé, c'est bien son nom ! Le Gawdi est un arbre épineux de la famille des acacias que l'on trouve dans les zones désertiques et qui produit des petits fruits utilisés dans les teintures. Boffé, on traduirait cela par "quelqu'un qui ne peut pas marcher" mais quel est le lien ? Mystère. Ce village, c'est 650 habitants, tous éleveurs et cultivateurs. Les Daff, les Bocoum, les Niane, les Ndiandé, les Kam, les Njine sont leur Yettode (Nom de famille, patronyme), celui des Diawando, la classe des Nobles. Mais en réalité, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, c'est la même famille. Qu'un évènement se passe dans le village, et tout le monde est au courant dans les minutes qui suivent, et les nouvelles s'étendent rapidement dans les villages alentours. D'ailleurs, il y a une place dans le village, le domaine réservé des hommes, que l'on appelle la BBC, et pour cause ! Le village n'a pas de facteurs pour recevoir les nouvelles, juste quelques télévisions et radios fonctionnant à "temps partiel", pour être au courant des dernières nouvelles c'est donc à la BBC qu'il faut se rendre. On apprendra qu'un tel est sorti discrètement la nuit dernière pour rejoindre une telle, qu'une demande en mariage s'est soldée par un refus des parents ou que telle personne n'a pas fait ses prières le jour du vendredi.

C'est la vie d'un petit village Africain qui défile devant nous. Au petit matin, réveillé par le soleil toujours aussi éclatant, le chant du coq et les bruits lointains des femmes déjà affairées à puiser l'eau du puits, c'est le signe d'une nouvelle journée qui démarre. D'ailleurs ce puits, parlons-en. Un peu à l'écart du village, c'est pourtant la place centrale et le domaine privilégié des femmes et même des petites filles. Un mélange de couleurs et d'odeurs nous envahit lorsque l'on s'approche. Les "gardiennes du puits" se retrouvent ici, vêtues de leurs plus beaux accoutrements, chacune rivalisant avec l'autre pour se distinguer. Ce sont de véritables joutes de paroles auxquelles les femmes s'adonnent de bon coeur. On échange des recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde au féminin. Mais un intrus se glisse discrètement dans ce monde féminin, le puiseur d'eau qui se charge de porter et vendre les bidons d'eau dans les familles, non seulement c'est un homme et en plus il est Malien ! c'est sûrement pour ça qu'on l'accepte, avec lui pas de soucis, les ragots peuvent rester au fond du puits. On peut aussi entendre fredonner des chants si vieux que personne n'en connait l'origine:

Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau

Mais nous sommes Alarba (Jeudi) et c'est un jour spécial pour tout le village. Un jour que tout le monde attend avec impatience et que personne ne louperait, le jour du marché. Jamais ce lieu n'a mérité aussi son nom qu'ici, "marché". 5 Kms pour certains, 10 pour d'autres, bien souvent plus, c'est à pied ou en charrette que l'on s'y rend avec l'impatience d'humer de nouvelles odeurs. Bissap, gingembre, menthe, poissons séchés, mangues, le tout mélangés avec quelques cubes maggi, c'est le nez et le panier bien rempli que l'on rentre chez soi. Le marché de Boundy, c'est là que l'on rencontre toute l'Afrique de l'ouest et son panel de langues. Un véritable défilé ! La Mauritanie, la Guinée et le Mali défilent en tête côtoyant jalousement le pays d'accueil, le Sénégal. On parle Pulaar, Bambara, Maure, Soninké, teinté d'un peu d'Arabe. Alors on tente, on essaye "No'mbada?", "Igakéné?", et on attend les réactions pour savoir en quelle langue s'adresser. Mais le soleil frappe fort maintenant et la chaleur nous demande de rentrer, parti à 9h il est déjà 15h et on nous attend pour le repas, peut-être même pour le thé...

Il n'y a pas grand chose à faire en cette période, les travaux des champs ne sont pas encore commencés. Et que quelqu'un s'aventure à partir couper du bois en brousse et le soleil le rappellera bien vite à l'ordre. Discuter et boire le thé fait partie du quotidien en cette saison sèche. Malgré tout, les journées sont toujours ponctuées de quelques animations comme pour briser la routine. Un concert à quelques kilomètres là où l'électricité ne fait pas défaut, un tournoi de luttes traditionnelles, les fêtes religieuses, les baptêmes, les mariages, la circoncision, l'accueil des étrangers, l'inauguration d'un bâtiment, et c'est l'occasion pour tous les villageois de se retrouver en laissant de côté leurs éternelles querelles de familles.

Le village de Gaoudé Boffé a un frère jumeau 1 km plus loin, c'est Gaoudé Wambabé, si proche et pourtant si différent. Les Wambabé (bambado au singulier) sont la classe des Griots. A l'origine, une vache. Les Peuls surveillaient la vache avec leur fameux bâton de berger, et les forgerons sculptèrent une calebasse pour en récolter le lait. Le Bambado eu l'idée de récupérer la calebasse et la peau de la vache puis l'a ajouté au bâton de berger et c'est une guitare qu'ils ont fabriquée. Cette guitare, c'est leur fierté et leur honneur, et rien ne pourrait les en séparer. A peine mettez-vous le pied chez une famille Bambado, et c'est la guitare qu'il vous joue avec cette mélodie envoûtante propre à l'Afrique traditionnelle. Les enfants du village prennent plaisir à vous raconter des contes et des légendes qu'ils connaissent sur le bout des doigts et qu'ils ont appris de leurs parents, qui eux-mêmes ont appris de leurs parents, et ainsi de suite. Les Wambabe sont un peuple curieux qui conservent intact la tradition orale Africaine et les généalogies des grandes familles du Fouta. Conscient de leur culture ancestrale et de leur place au sein de celle-ci, l'apprentissage fait partie de leur quotidien, chaque phrase prononcée fait l'objet de la plus grande attention, surtout chez les plus petits. On dit même qu'à l'école de Gaoudé Boffé qui regroupe les enfants des deux villages, les enfants des Wambabe seraient plus attentifs et auraient des meilleures notes...

A Gaoudé Boffé, on m'avait parlé d'une femme, une vieille femme qui vit à Gaoudé Wambabé et que je devais impérativement aller voir. Dans la région, tout le monde la considère comme sa Maman avec un mélange de crainte et de respect pour ses pouvoirs magiques. A peine entré dans sa petite bâtisse et l'on comprend tout l'intérêt de venir la visiter. Ce petit bout de femme, une vraie Mama à l'Africaine, est une guérisseuse traditionnelle. Quelques poudres et des fétiches pour amener des Bénédictions sur son hôte de passage, et c'est avec la protection de Dieu que l'on repart. Son véritable Pouvoir, c'est le Savoir. Cette femme est éduquée et connait beaucoup de choses de par ses voyages, et son Coeur est tout simplement bon. Je rends hommage à ma Grand-mère Wambabé dont je porte jusqu'à aujourd'hui ce fétiche qu'elle m'a transmis et qui me guide dans le labyrinthe de la Vie.

Il y aurait tant de choses à dire et à décrire sur ces deux villages, mais il est temps d'achever ces quelques lignes au risque de vous en dévoiler trop. Carnet de notes, récit de voyages, fresques poétiques, peu importe le terme employé, le Fouta fait appel à de nouveaux sens, à l'imagination de chacun. L'imagination de ceux qui osent pénétrer sur son territoire et l'imagination de ceux qui l'habitent. C'est ainsi que cette région a su préserver son Peuple et ses traditions à travers le temps.

Alors si au détour d'une route ou plutôt d'un sentier, vous apercevez un Homme blanc au Coeur noir, vêtu d'un Boubou aux couleurs Sénégalaises et armé du bâton des bergers Peuls, venez le saluer, et peut-être tomberez-vous sur moi.

Pour terminer, je laisserais la Parole à un Ancien, au hasard d'une rencontre, qui me laissa ce Message " Celui qui peut Vivre au Fouta, parmi les Haal Pulaar, peut Vivre partout dans le monde."

Par David - Daouda - Juillet 2009
Visa nécessaire pour les marocains pour visiter le Sénégal?
by Alvaro1961 · 2009-07-26 · 11 replies
je un jeune Marocain, et j'aime Visiter le Sénégal par Voiture an Passant de Mauritanie, je sais que je dois Obtenir le visa pour la Mauritanie, est ce que le Visa Nécessaire pour le Sénégal, pour les Marocains???

Merciiiiii
Vivre au Sénégal et cotiser en France?
by Deletmanu · 2009-07-24 · 5 replies
Bonjour, je rachete une affaire au Senegal avec ma SARL Francaise et je m'y installe pour quelques années. Puis-je continuer à cotiser pour la retraite et la maladie en France? Serais je ainsi remboursé des frais médicaux eventuels la bas? Merci d'avance.
Papiers pour un voyage en voiture jusqu'au Sénégal avec mes chiens?
by Deletmanu · 2009-07-23 · 12 replies
Bonjour,

Je descend en voiture avec mes deux chiens jusqu'à Dakar début Septembre. Quels sont les papiers obligatoires pour les animaux? La piste de Rosso à Diama est elle praticable en cette saison? (sans 4x4) Tous renseignements seront les bienvenus!

Merci d'avance
Auberge pas trop chère à Dakar?
by Caro2009 · 2009-07-22 · 12 replies
Bonjour à tous,

J'ai regardé dans les différents articles sur Dakar mais je n'ai pas trouvé d'adresses d'auberge qui soient en adéquation avec mon budget ;-( En fait, je serai à Dakar vers le 28/29 Juillet et je vais y rester un petit bout de temps (pas encore déterminé car on cherche 2 places sur un bateau en direction de l'amérique latine avec mon copain). L'idée serait de trouver une auberge pas chère (6000 F à deux, est-ce introuvable ?) ou mieux, une chambre chez l'habitant. Si vous avez des infos, merci d'avance,

Caroline
Restaurant à Warang (Sénégal)
by Mymy27 · 2009-07-22 · 1 reply
Si vous partez au sénégal la région la petite côte à warang exactement, n'hésitez pas à vous arrêtez au restaurant chez Hadji, vous y mangerez des spécialités à un prix modiques, qualité et quantité sont servies. Quand vous avez passé l'entrée du restaurant, vous pénétrez dans une gande cour ombragée par les manguiers, c'est agréable.
Location de maison au Sénégal (Warang)
by Jenni85 · 2009-07-19 · 6 replies
Bonjour tt le monde,

Je m'apprête à réserver une maison à Warang au Sénégal, la propriétaire nous a mis en confiance, elle connait bien les lieux, nous a donné pas mal de conseils que se soit pour des excursions, ou les transports, mais elle ne fait pas de bail de location saisonnière. apparemment les particuliers qui louent des maisons au sénégal le font rarement et ce n'est pas courant de faire des baux. Je sais que c'est toujours préférable d'avoir un bail pour avoir un quelconque recours si soucis il y a. Je voudrais tout simplement savoir l'avis de personnes ayant réserver une maison pour leurs vacances au sénégal, ce qu'ils en pensent et s'ils peuvent me confirmer que ce n'est pas pratiques courantes.

J'envoie ùmon acompte dans la semaine mais je voudrait avoir l'avis de vacanciers avant.

Merci de vos réponses et bonne soirée !😇😊

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