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Islande pour 9 jours début juillet
Bonjour tous,
On va en Islande du 7 au 17 juillet. J'ai loué une Jeep Wrangler pour pouvoir faire des pistes, ce qui nous attire ce sont les paysages "dépaysants" et on a prévu de marcher. Voici les sites qui nous tentent et un idée de planning, honnêtement il est inspiré d'une proposition de Pierre77 et de Krikri9267 ... merci à eux 🙂
07/07: arrivée à Kefjavic à 15h30 - selton et Krysuvikurberg éventuellement Hveragerdi - nuit Eyrarbakki 08/07: Porsmork et/ou secteur Skogar et/ou un tour sur le glacier mais où ?, des conseils ? - nuit Vik 09/07: Jokulsarlon - nuit dans le secteur où ? 10/07: Svartifoss, Skaftafell, Laki - nuit vers Klaustur où ? 11/07: Landmannalaugar - nuit en tente idem 12/07: Veidivotn, Haifoss, Hjalparfoss - nuit Hrauneyar 13/07: Hveravellir, Kerlingarfil - nuit dans le secteur, où ?, en secours tente 14/07: Geysir, Gulfoss, Pingvellir - nuit dans le secteur, des conseils ? 15/07: ??? 16/07: Reykjavic, nuit Keflavic 17/07 vol retour à 8h45
Où ai-je intérêt à "m'attarder" pour ma journée ????
Mes autres questions: - souvent le tour se fait dans l'autre sens, pourquoi ?, je suis parti dans ce sens pour avoir la partie "aléatoire" au niveau climatique à la fin, comme cela on peut encore modifier en cours de route. - Réserver les nuits ou non ?, on aura une petite tente avec nous, mais c'est plus en secours qu'une volonté farouche de camper
Par avance merci pour vos avis et conseils 🙂
Max
On va en Islande du 7 au 17 juillet. J'ai loué une Jeep Wrangler pour pouvoir faire des pistes, ce qui nous attire ce sont les paysages "dépaysants" et on a prévu de marcher. Voici les sites qui nous tentent et un idée de planning, honnêtement il est inspiré d'une proposition de Pierre77 et de Krikri9267 ... merci à eux 🙂
07/07: arrivée à Kefjavic à 15h30 - selton et Krysuvikurberg éventuellement Hveragerdi - nuit Eyrarbakki 08/07: Porsmork et/ou secteur Skogar et/ou un tour sur le glacier mais où ?, des conseils ? - nuit Vik 09/07: Jokulsarlon - nuit dans le secteur où ? 10/07: Svartifoss, Skaftafell, Laki - nuit vers Klaustur où ? 11/07: Landmannalaugar - nuit en tente idem 12/07: Veidivotn, Haifoss, Hjalparfoss - nuit Hrauneyar 13/07: Hveravellir, Kerlingarfil - nuit dans le secteur, où ?, en secours tente 14/07: Geysir, Gulfoss, Pingvellir - nuit dans le secteur, des conseils ? 15/07: ??? 16/07: Reykjavic, nuit Keflavic 17/07 vol retour à 8h45
Où ai-je intérêt à "m'attarder" pour ma journée ????
Mes autres questions: - souvent le tour se fait dans l'autre sens, pourquoi ?, je suis parti dans ce sens pour avoir la partie "aléatoire" au niveau climatique à la fin, comme cela on peut encore modifier en cours de route. - Réserver les nuits ou non ?, on aura une petite tente avec nous, mais c'est plus en secours qu'une volonté farouche de camper
Par avance merci pour vos avis et conseils 🙂
Max
Préparation de voyage au Pérou
Je suis en retraite dans 1 mois, je me fais opérer du genou et je prépare mon premier voyage de retraité pour 2015 au Pérou.
Accompagné de ma femme de mon frère et de ma belle-soeur notre souhait serait de prendre un vol sec A/R et de partir à la découverte du Pérou 3 semaines avec un guide, loger chez l'habitant etc...
Est-ce que quelques personnes pourraient me guider en me racontant comment ils ont organisé leur voyage dans le même style. Trouver le guide, les hébergements et le circuit idéal.
Merci de vos réponses.
Mon expérience avec Hertz (Pérou)
Bonjour
Sivous souhaitez louer un véhicule au Pérou , évitez si possible la société Hertz.
Il peut toujours y avoir un problème lors d'une location de voiture mais le sérieux d'une société se reconnait à sa faculté à assumer ses erreurs.
Mais voyez ci-dessous les mails échangés avec leur Service Clientèle.
Vous comprendrez mieux qu'il faut éviter cette compagnie.
Cordialement.
Question posée le29/09/2013 :
Bonjour Lors de notre séjour au Pérou, nous avons loué une voiture du Mardi 3 Septembreau Lundi 9 Septembre 2013 par l’intermédiaire de votre société. Cette voiture a été prise à votre agence d’Arequipa (Pérou) et rendue à l’agence deCuzco (Pérou). Ce véhicule avait été réservé plusieurs mois à l’avance (contrat F85300095B1)(TOYOTA HILUX immatriculé B8R – 759) Nousavons rencontré, un certain nombre de problèmes dont nous aimerions vous faire part.
1°-Lorsque nous nous sommes présentés à l’agence (à l’heure convenue sur lecontrat), notre arrivée n’était pas du tout attendue et aucun véhicule n’était à notre disposition. On a essayé de nous faire accepter un véhicule de catégorie inférieure et de plus sans rétroviseur côté conducteur ……nous avons refusé. Devant notre mécontentement, on nous a alors annoncé, l’arrivée du véhicule souhaité pour 9h30. Nous avons donc attendu et effectivement le véhicule est arrivé peu avant 10h00 …..mais dans quel état !!!
-pare-brise fêlé -pneu de la roue de secours complétement usé -voyant ABS restant allumé en permanence -dessous du véhicule très abimé -et chose étonnante pour un véhicule destiné au grand public : présence d’un arceau de sécurité !!! . Nous en apprendrons plus sur cet arceau au cours de notre voyage. -intérieur du véhicule extrèmement sale (rempli de poussière) -direction faussée : il fallait maintenir le volant de travers pour que le véhiculeroule droit
De plus, nous nous sommes rendu compte les jours suivants que le véhicule démarrait très mal à froid le matin. Il fallait insister plusieurs minutes sur le démarreur avant de pouvoir démarrer.
Ne souhaitant pas remettre en cause notre séjour, nous avons été contraints d’accepter ce second véhicule proposé par votre agence.
2°-Restitution du véhicule : Il avait été convenu sur le contrat : restitution du véhicule à l’agence HERTZ situé Velasco Astete à l’aéroport de Cuzco à 6h00 du matin.L’adresse figure sur votre site. Heureusement, nous étions accompagné de quelqu’un habitant Cuzco car ……l’agence HERTZsituée Velasco Astete à l’aéroport n’existe pas !!!! La personne nous accompagnant a questionné de multiples personnes avant d’avoir enfin un renseignement : il fallait aller se renseigner à l’office de tourisme Péruvien dans le hall de l’aéroport. Cet office de tourisme nous a effectivement affirmé la non-existence de l’agence HERTZ dans l’aéroport. Ils ont contacté l’autre agence HERTZ de Cuzco et une personne de cette agence est venue faire les papiers de restitution de véhicule. Mais ils sont venus sans aucun documents et donc ne m’ont pas rendu le document où figurait l’empreinte de ma carte bleue (document servant de caution). Ils m’ont affirmé m’envoyer par mail une preuve de sa destruction : j’attends toujours !!!
NB : La personne Péruvienne qui nous accompagnait à l’aéroport nous a affirmé que le véhicule que nous avions eu en location était destiné aux professionnels (travaux publics ou travaux miniers). D’où la présence de l’arceau de sécurité et le mauvais état général !!!!
Nous louons régulièrement des véhicules lors de nos vacances. C’est la première fois que nous rencontrons autant de problèmes. Nous avions opté pour une location de voiture afin de bénéficier d’un meilleur confort et d’une certaine liberté de déplacement. Au vu de tous les problèmes rencontrés, la location de la voiture s’est trouvée être une contrainte et du stress (problème de direction saleté bref, mauvais état général du véhicule). A la lecture de tous ces éléments, nous attendons de votre part un geste commercial car nous estimons avoir payé une prestation à un prix fort (759.92USD pour une semaine !!) pour un service rendu plus que médiocre (voir même dangereux au vu de l’état du véhicule).
Dansl’attente de vous lire.
NB : Dès votre réponse, je vous ferais parvenir des photos du véhicule .
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Leur réponse le30/09/2013 :
Merci d'avoir contacte le Service Clients Hertz
Nous vous confirmons que votre demande a bien ete enregistree ( copie ci dessous)
Merci de bien vouloir prendre note de votre numero de reference dossier a 7 chiffres
Vous recevrez une reponse de notre part sous10 jours ouvrables.
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Leur réponse le 07/10/2013 :
Swords, le 07/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Votre dossier est en cours de resolution sous la reference ….
Des recherches supplementaires aupres de nos services sont necessaires. Nous vous assurons que nous vous repondrons des que possible.
Nous vous remercions par avance de votre patience et de votre comprehension.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutations distinguees.
ServiceClientele
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Ma réponse le08/10/2013 :
Bonjour
Comme convenu, je vous fais parvenir des photos du véhicule afin que vous puissiez juger de son état.
-immatriculation du véhicule (photo P1220414) -pare-brise fêlé (photos P1220608 P1220959 P1220960) -pneu de la roue de secours complétement usé (photos P1220625 P1220626) -voyant ABS restant allumé en permanence (photo P1220968) -dessous du véhicule très abimé (photo P1220537) -et chose étonnante pour un véhicule destiné au grand public : présence d’un arceau de sécurité !!! (photo P1220536). Nous en apprendrons plus sur cet arceau au cours de notre voyage.
Jevous joins aussi deux documents PDF : -contrat location véhicule -document état du véhicule
Cordialement.
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Leur réponse le 09/10/2013 :
Swords, le 09/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Afin de vous envoyer une compensation, nous aurions besoin de votre adresse postale.
Nous restons bien entendu a votre disposition pour tout renseignement complementaire.
Veuillez agreer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguees.
ServiceClientele
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Ma réponse le 10/10/2013 :
Madame, Monsieur,
Au vu des nombreux éléments que nous vous avons donnés et des conséquences que cela a eu sur notre séjour, nous attendons en retour de la société Hertz que vous nous expliquiez en détail ce qui s'est passé.
Notre demande de véhicule n'étant pas enregistrée chez vous, si nous n'avions pas insisté nous nous serions retrouvé sans voiture et donc cela remettait en cause une grande partie de notre voyage.
Nous avons récupéré une voiture très sale.Nous avons vécus dans un véhicule plein de poussière pendant huit jours.
De plus, un véhicule qui mécaniquement était aussi en très mauvais état et avait de gros soucis de démarrage. Nous avons cru plusieurs matins que nous ne repartirions pas de notre point de chûte.
Au final, vous inscrivez sur votre contrat une agence de livraison qui n'existe pas et nous avons du restituer le véhicule à une personne sur un parking d'aéroport ....
Au vu de ce qui est écrit ci-dessus, nous attendons dans un premier temps un écrit de votre part par e-mail avant de clôturer le dossier via un courrier de "compensation "
Dans l'attente de vous lire.
Cordialement
**************************************************************************************************** Leur réponse le 11/10/2013 :
Swords, le 11/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Nous tenons a vous informer que nous mettons tout en oeuvre au sein de nos agences afin que tous nos vehicules vous soient loues en parfait etat de marche, propres et ne presentant aucun defaut mecanique. Cependant, vos remarques concernant le vehicule qui vous a ete fourni demontrent clairement que ce dernier ne correspondait pas en tous points a la qualite habituellement presentee chez Hertz.
Nous regrettons sincerement que votre experience avec Hertz n'ait pas ete a la hauteur de la qualite de service que nous nous efforcons de maintenir et vous prions de bien vouloir accepter toutes nos excuses pour les desagrements rencontres.
Pleinement conscients que le service que nous vous avons fourni n'etait pas a la mesure de vos attentes, nous avons leplaisir de vous envoyer un bon de location d'un montant equivalent a 10 pour cent de la valeur de votre location a valoir sur votre prochaine location. Il sera accepte dans toutes nos agences et devra etre presente des votre arrivee au comptoir. Ce bon de location est valable un an.
Nous vous informons que pour une location en prepaiement, ce certificat sera uniquement valide sur les options supplementaires souscrites a votre arrivee a l'agence.
Afin de pouvoir vous faire parvenir ce bon, nous vous demandons de bien vouloir nous communiquer votre adressepostale.
Nous vous renouvelons nos excuses et restonsa votre entiere disposition pour tout renseignement complementaire.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutations distinguees.
Service Clientele
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Ma réponse le 14/10/2013 :
Bonjour
En réponse à votre mail, c’est sur cette location que nous avons eu de gros soucis et c’est donc sur cette location que nous demandons réparation à la société Hertz.
Et, non sur une future location comme vous le proposez.
Enfin, un dédommagement de 10% comme vous le proposez nous semble peu, au regard des problèmes rencontrés.
Dansl'attente de vous lire,
Cordialement.
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Leur réponse le 15/10/2013 :
Swords, le 15/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Notre derniere correspondance n'a pas obtenu votre adhesion ete a la hauteur de vos attentes et nous le regrettonstres sincerement.
Le Perou faisant parti de notre reseau franchise, l'emission d'un bon de location est le seul moyen en notre possession pour vous dedommager.
Si notre proposition ne vous convient pas, vous pouvez vous rapprocher de notre agence de Cuzco a l'adresse e-mail suivante:
abroggi@hertzperu.com.pe
Nous restons bien entendu a votre disposition pour tout renseignement complementaire.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutationsdistinguees.
Service Clientele
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Ma réponse le 18/10/2013 :
Bonjour
C’està la société Hertz que nous nous sommes adressés pour cette location .
Si vous avez sous-traité la prestation, c’est de votre responsabilité.
Les lois françaises sont très claires à ce sujet.
Il est donc hors de question, que nous contactions votre prestataire.
Si nous ne trouvons pas un accord à l'amiable dans nos prochains échanges, nous nous retournons vers un conseiller extérieur pour résoudre ce litige.
Dansl'attente de vous lire,
Cordialement
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Relance le 28/10/2013
Bonjour,
Nous sommes sans nouvelles depuis notre dernier mail du 18/10/2013.
Si nous ne trouvons pas un accord à l'amiable dans nos prochains échanges, nous nous retournons vers un conseiller extérieur pour résoudre ce litige.
Et si malgré nos demandes, nous n’obtenons pas une compensation de votre part, nous ne manquerons pas de diffuser l’ensemble de nos échanges de mails sur internet afin que vos futurs clients soient informés de vos méthodes de travail.
Dansl'attente de vous lire,
Cordialement
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Leur réponse définitive le 29/10/2013 :
Swords, le 29/10/13
Monsieur,
Nous faisons suite a vos dernieres remarques concernant ce dossier.
Nous avons procede a une derniere verification de votre dossier et sommes au regret de vous informer que nous ne sommes pas en mesure de vous proposer d'autre solution que celle precedemment proposee.
En effet, comme nous vous l'avons explique precedemment, le Perou fait partie de notre reseau franchise et, par consequent, nous avons besoin de leur accord afin d'effectuer un remboursement.
Sans reponse de leur part, nous ne pouvons vous proposer qu'un bon de location.
Nous vous prions de bien vouloir considerer cette reponse comme definitive, une issue differente ne pouvant etre apportee a votre requete.
Nous esperons neanmoins avoir l'occasion de vous servir prochainement dans l'une de nos agences a votre entiere satisfaction.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutations distinguees.
ServiceClientele
Sivous souhaitez louer un véhicule au Pérou , évitez si possible la société Hertz.
Il peut toujours y avoir un problème lors d'une location de voiture mais le sérieux d'une société se reconnait à sa faculté à assumer ses erreurs.
Mais voyez ci-dessous les mails échangés avec leur Service Clientèle.
Vous comprendrez mieux qu'il faut éviter cette compagnie.
Cordialement.
Question posée le29/09/2013 :
Bonjour Lors de notre séjour au Pérou, nous avons loué une voiture du Mardi 3 Septembreau Lundi 9 Septembre 2013 par l’intermédiaire de votre société. Cette voiture a été prise à votre agence d’Arequipa (Pérou) et rendue à l’agence deCuzco (Pérou). Ce véhicule avait été réservé plusieurs mois à l’avance (contrat F85300095B1)(TOYOTA HILUX immatriculé B8R – 759) Nousavons rencontré, un certain nombre de problèmes dont nous aimerions vous faire part.
1°-Lorsque nous nous sommes présentés à l’agence (à l’heure convenue sur lecontrat), notre arrivée n’était pas du tout attendue et aucun véhicule n’était à notre disposition. On a essayé de nous faire accepter un véhicule de catégorie inférieure et de plus sans rétroviseur côté conducteur ……nous avons refusé. Devant notre mécontentement, on nous a alors annoncé, l’arrivée du véhicule souhaité pour 9h30. Nous avons donc attendu et effectivement le véhicule est arrivé peu avant 10h00 …..mais dans quel état !!!
-pare-brise fêlé -pneu de la roue de secours complétement usé -voyant ABS restant allumé en permanence -dessous du véhicule très abimé -et chose étonnante pour un véhicule destiné au grand public : présence d’un arceau de sécurité !!! . Nous en apprendrons plus sur cet arceau au cours de notre voyage. -intérieur du véhicule extrèmement sale (rempli de poussière) -direction faussée : il fallait maintenir le volant de travers pour que le véhiculeroule droit
De plus, nous nous sommes rendu compte les jours suivants que le véhicule démarrait très mal à froid le matin. Il fallait insister plusieurs minutes sur le démarreur avant de pouvoir démarrer.
Ne souhaitant pas remettre en cause notre séjour, nous avons été contraints d’accepter ce second véhicule proposé par votre agence.
2°-Restitution du véhicule : Il avait été convenu sur le contrat : restitution du véhicule à l’agence HERTZ situé Velasco Astete à l’aéroport de Cuzco à 6h00 du matin.L’adresse figure sur votre site. Heureusement, nous étions accompagné de quelqu’un habitant Cuzco car ……l’agence HERTZsituée Velasco Astete à l’aéroport n’existe pas !!!! La personne nous accompagnant a questionné de multiples personnes avant d’avoir enfin un renseignement : il fallait aller se renseigner à l’office de tourisme Péruvien dans le hall de l’aéroport. Cet office de tourisme nous a effectivement affirmé la non-existence de l’agence HERTZ dans l’aéroport. Ils ont contacté l’autre agence HERTZ de Cuzco et une personne de cette agence est venue faire les papiers de restitution de véhicule. Mais ils sont venus sans aucun documents et donc ne m’ont pas rendu le document où figurait l’empreinte de ma carte bleue (document servant de caution). Ils m’ont affirmé m’envoyer par mail une preuve de sa destruction : j’attends toujours !!!
NB : La personne Péruvienne qui nous accompagnait à l’aéroport nous a affirmé que le véhicule que nous avions eu en location était destiné aux professionnels (travaux publics ou travaux miniers). D’où la présence de l’arceau de sécurité et le mauvais état général !!!!
Nous louons régulièrement des véhicules lors de nos vacances. C’est la première fois que nous rencontrons autant de problèmes. Nous avions opté pour une location de voiture afin de bénéficier d’un meilleur confort et d’une certaine liberté de déplacement. Au vu de tous les problèmes rencontrés, la location de la voiture s’est trouvée être une contrainte et du stress (problème de direction saleté bref, mauvais état général du véhicule). A la lecture de tous ces éléments, nous attendons de votre part un geste commercial car nous estimons avoir payé une prestation à un prix fort (759.92USD pour une semaine !!) pour un service rendu plus que médiocre (voir même dangereux au vu de l’état du véhicule).
Dansl’attente de vous lire.
NB : Dès votre réponse, je vous ferais parvenir des photos du véhicule .
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Leur réponse le30/09/2013 :
Merci d'avoir contacte le Service Clients Hertz
Nous vous confirmons que votre demande a bien ete enregistree ( copie ci dessous)
Merci de bien vouloir prendre note de votre numero de reference dossier a 7 chiffres
Vous recevrez une reponse de notre part sous10 jours ouvrables.
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Leur réponse le 07/10/2013 :
Swords, le 07/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Votre dossier est en cours de resolution sous la reference ….
Des recherches supplementaires aupres de nos services sont necessaires. Nous vous assurons que nous vous repondrons des que possible.
Nous vous remercions par avance de votre patience et de votre comprehension.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutations distinguees.
ServiceClientele
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Ma réponse le08/10/2013 :
Bonjour
Comme convenu, je vous fais parvenir des photos du véhicule afin que vous puissiez juger de son état.
-immatriculation du véhicule (photo P1220414) -pare-brise fêlé (photos P1220608 P1220959 P1220960) -pneu de la roue de secours complétement usé (photos P1220625 P1220626) -voyant ABS restant allumé en permanence (photo P1220968) -dessous du véhicule très abimé (photo P1220537) -et chose étonnante pour un véhicule destiné au grand public : présence d’un arceau de sécurité !!! (photo P1220536). Nous en apprendrons plus sur cet arceau au cours de notre voyage.
Jevous joins aussi deux documents PDF : -contrat location véhicule -document état du véhicule
Cordialement.
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Leur réponse le 09/10/2013 :
Swords, le 09/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Afin de vous envoyer une compensation, nous aurions besoin de votre adresse postale.
Nous restons bien entendu a votre disposition pour tout renseignement complementaire.
Veuillez agreer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguees.
ServiceClientele
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Ma réponse le 10/10/2013 :
Madame, Monsieur,
Au vu des nombreux éléments que nous vous avons donnés et des conséquences que cela a eu sur notre séjour, nous attendons en retour de la société Hertz que vous nous expliquiez en détail ce qui s'est passé.
Notre demande de véhicule n'étant pas enregistrée chez vous, si nous n'avions pas insisté nous nous serions retrouvé sans voiture et donc cela remettait en cause une grande partie de notre voyage.
Nous avons récupéré une voiture très sale.Nous avons vécus dans un véhicule plein de poussière pendant huit jours.
De plus, un véhicule qui mécaniquement était aussi en très mauvais état et avait de gros soucis de démarrage. Nous avons cru plusieurs matins que nous ne repartirions pas de notre point de chûte.
Au final, vous inscrivez sur votre contrat une agence de livraison qui n'existe pas et nous avons du restituer le véhicule à une personne sur un parking d'aéroport ....
Au vu de ce qui est écrit ci-dessus, nous attendons dans un premier temps un écrit de votre part par e-mail avant de clôturer le dossier via un courrier de "compensation "
Dans l'attente de vous lire.
Cordialement
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Swords, le 11/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Nous tenons a vous informer que nous mettons tout en oeuvre au sein de nos agences afin que tous nos vehicules vous soient loues en parfait etat de marche, propres et ne presentant aucun defaut mecanique. Cependant, vos remarques concernant le vehicule qui vous a ete fourni demontrent clairement que ce dernier ne correspondait pas en tous points a la qualite habituellement presentee chez Hertz.
Nous regrettons sincerement que votre experience avec Hertz n'ait pas ete a la hauteur de la qualite de service que nous nous efforcons de maintenir et vous prions de bien vouloir accepter toutes nos excuses pour les desagrements rencontres.
Pleinement conscients que le service que nous vous avons fourni n'etait pas a la mesure de vos attentes, nous avons leplaisir de vous envoyer un bon de location d'un montant equivalent a 10 pour cent de la valeur de votre location a valoir sur votre prochaine location. Il sera accepte dans toutes nos agences et devra etre presente des votre arrivee au comptoir. Ce bon de location est valable un an.
Nous vous informons que pour une location en prepaiement, ce certificat sera uniquement valide sur les options supplementaires souscrites a votre arrivee a l'agence.
Afin de pouvoir vous faire parvenir ce bon, nous vous demandons de bien vouloir nous communiquer votre adressepostale.
Nous vous renouvelons nos excuses et restonsa votre entiere disposition pour tout renseignement complementaire.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutations distinguees.
Service Clientele
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Ma réponse le 14/10/2013 :
Bonjour
En réponse à votre mail, c’est sur cette location que nous avons eu de gros soucis et c’est donc sur cette location que nous demandons réparation à la société Hertz.
Et, non sur une future location comme vous le proposez.
Enfin, un dédommagement de 10% comme vous le proposez nous semble peu, au regard des problèmes rencontrés.
Dansl'attente de vous lire,
Cordialement.
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Leur réponse le 15/10/2013 :
Swords, le 15/10/13
Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir porte votre demande a notre attention.
Notre derniere correspondance n'a pas obtenu votre adhesion ete a la hauteur de vos attentes et nous le regrettonstres sincerement.
Le Perou faisant parti de notre reseau franchise, l'emission d'un bon de location est le seul moyen en notre possession pour vous dedommager.
Si notre proposition ne vous convient pas, vous pouvez vous rapprocher de notre agence de Cuzco a l'adresse e-mail suivante:
abroggi@hertzperu.com.pe
Nous restons bien entendu a votre disposition pour tout renseignement complementaire.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutationsdistinguees.
Service Clientele
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Ma réponse le 18/10/2013 :
Bonjour
C’està la société Hertz que nous nous sommes adressés pour cette location .
Si vous avez sous-traité la prestation, c’est de votre responsabilité.
Les lois françaises sont très claires à ce sujet.
Il est donc hors de question, que nous contactions votre prestataire.
Si nous ne trouvons pas un accord à l'amiable dans nos prochains échanges, nous nous retournons vers un conseiller extérieur pour résoudre ce litige.
Dansl'attente de vous lire,
Cordialement
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Relance le 28/10/2013
Bonjour,
Nous sommes sans nouvelles depuis notre dernier mail du 18/10/2013.
Si nous ne trouvons pas un accord à l'amiable dans nos prochains échanges, nous nous retournons vers un conseiller extérieur pour résoudre ce litige.
Et si malgré nos demandes, nous n’obtenons pas une compensation de votre part, nous ne manquerons pas de diffuser l’ensemble de nos échanges de mails sur internet afin que vos futurs clients soient informés de vos méthodes de travail.
Dansl'attente de vous lire,
Cordialement
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Leur réponse définitive le 29/10/2013 :
Swords, le 29/10/13
Monsieur,
Nous faisons suite a vos dernieres remarques concernant ce dossier.
Nous avons procede a une derniere verification de votre dossier et sommes au regret de vous informer que nous ne sommes pas en mesure de vous proposer d'autre solution que celle precedemment proposee.
En effet, comme nous vous l'avons explique precedemment, le Perou fait partie de notre reseau franchise et, par consequent, nous avons besoin de leur accord afin d'effectuer un remboursement.
Sans reponse de leur part, nous ne pouvons vous proposer qu'un bon de location.
Nous vous prions de bien vouloir considerer cette reponse comme definitive, une issue differente ne pouvant etre apportee a votre requete.
Nous esperons neanmoins avoir l'occasion de vous servir prochainement dans l'une de nos agences a votre entiere satisfaction.
Veuillez agreer, Monsieur, nos salutations distinguees.
ServiceClientele
Campings aux États-Unis (à vélo)
Ayant consulté beaucoup de blogs , postés sur ce forum :
Constatation est , que les campings aux États-Unis sont souvent dépourvus de sanitaires , ou tout simplement d' eau .
Existe -t- il des brochures avec les campings repertoriés ou des Offices de tourisme . Ces sites sont ils mis à jour ?
Désirant partir l' an prochain de SF pour rejoindre NY , je ne veux , ni ne peux me passer d' une douche le soir au campement
Comment et , où s' adresser pour planter sa tente dans des endroits dépourvus de sites mais où les tentes sont acceptées ( stade ou autre ) .
Juin un bon mois pour partir de San Francisco vers le Yosemite ?
Reservation pour éviter les surprises (comme lu sur un blog ) .
Préparation au voyage à cheval en Amérique du Sud
Bonjour tout le monde,
Je suis actuellement en train de préparer un second voyage en Amérique du sud, que j'aimerais cette fois effectuer à cheval. L'itinéraire, le budget et le temps de voyage ne sont pas vraiment mes préoccupations principales.
En fait je me suis déjà baladé sur ce forum et j'y ai découvert que ce n'est évidemment pas bien du tout de partir à cheval sans rien connaitre aux chevaux. Ca parait frappant, comme évidence, mais quand on est dans l'optique "aventure" on y pense pas forcément beaucoup.
DONC, il faut des connaissances en maréchalerie, soins animaliers, alimentation, ... Ma question est donc: Comment est-ce que je pourrais apprendre le plus rapidement possible (je ne prend pas ça à la légère, mais je suis relativement pressé et ai à peu près 4 ou 5 mois devant moi) tout le savoir nécessaire basique pour me lancer dans mon voyage ? (je prévois un voyage de longue durée, sur un an, peut-être deux).
Y'a-t-il des méthodes fulgurantes genre stages express, ... ?
Voilà voilà, Merci d'avance pour vos réponses et votre attention!
DONC, il faut des connaissances en maréchalerie, soins animaliers, alimentation, ... Ma question est donc: Comment est-ce que je pourrais apprendre le plus rapidement possible (je ne prend pas ça à la légère, mais je suis relativement pressé et ai à peu près 4 ou 5 mois devant moi) tout le savoir nécessaire basique pour me lancer dans mon voyage ? (je prévois un voyage de longue durée, sur un an, peut-être deux).
Y'a-t-il des méthodes fulgurantes genre stages express, ... ?
Voilà voilà, Merci d'avance pour vos réponses et votre attention!
Quel mois partez-vous aux Etats-Unis?
Ce sujet est la suite d'une discussion récente entre amis. Certains disaient que le haut de la période touristique était en juin et d'autre que c'était en septembre, je vous propose donc un sondage sur VF.
Je commence, je pars en septembre dans l'ouest US
Je commence, je pars en septembre dans l'ouest US
Voyage au Chili en voiture de location
Bonjour,
Nous sommes deux randonneuses amatrices de photo et souhaiterions partir l'an prochain au Chili et si possible faire le nord avec le desert d'Atacama et le parc de Lauca ( lagunes, altiplano..) et partir en avion pour faire le sud (Patagonie chilienne avec le parc national de Torres del Paine). Nous aimerions savoir s'il est possible de faire ce voyage en louant une voiture et de rayonner dans le nord chilien et ce, sans passer par des agences de trek qui proposent ce programme ? ). Nous ne souhaitons pas faire ce voyage en groupes comme les voyagistes le proposent souvent ( Allibert, Tirawa, Terdav....) mais à deux en liberté en profitant des excursions proposées sur place ( Trek, ascension volcan, etc...) Si nous faisons la Patagonie chilienne, a t-on la possibilité de la faire aussi en véhicule de location? Un 4x4 est il conseilllé, obligatoire pour ces deux parties du Chili si différentes? Est ce risqué de voyager en liberté à dux femmes?
Enfin, à notre arrivée à Santiago, nous souhaitons aller jusqu'à San Pedro d'Atacama et y passer plusieurs nuits pour rayonner ( vallée de la lune, salar d'Atacama, altiplano , lacs Miniques et Miscanti...).
Ne sachant pas ce qu'il y a à voir entre Santiago et San Pedro, que nous conseillez vous de faire au depart de Santiago: 1/d'aller jusqu'à San Pedro d'Atacama en voiture ( et dans ce ças, que voir sur la route, salar de Maricunga? ? ) combien de km et d'heures de route? 2/ d'aller en avion jusque Calama et aller a san pedro en voiture ?
Nous aimerions également passer la frontière chilienne pour faire la Bolivie ( laguna verde, blanca ...) est ce loin en voiture de san Pedro d'Atacama? Si oui, ou nous conseilleriez vous de dormir ?
Je suis preneuse de tout conseil ( étapes, sites à voir, randos et treks à faire etc)
Enfin, quels mois nous conseillez vous pour faire ce voyage et optimiser es prises de photos sachant que le nord et le sud ne se visitent pas a la même période ?
Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Syl
Nous sommes deux randonneuses amatrices de photo et souhaiterions partir l'an prochain au Chili et si possible faire le nord avec le desert d'Atacama et le parc de Lauca ( lagunes, altiplano..) et partir en avion pour faire le sud (Patagonie chilienne avec le parc national de Torres del Paine). Nous aimerions savoir s'il est possible de faire ce voyage en louant une voiture et de rayonner dans le nord chilien et ce, sans passer par des agences de trek qui proposent ce programme ? ). Nous ne souhaitons pas faire ce voyage en groupes comme les voyagistes le proposent souvent ( Allibert, Tirawa, Terdav....) mais à deux en liberté en profitant des excursions proposées sur place ( Trek, ascension volcan, etc...) Si nous faisons la Patagonie chilienne, a t-on la possibilité de la faire aussi en véhicule de location? Un 4x4 est il conseilllé, obligatoire pour ces deux parties du Chili si différentes? Est ce risqué de voyager en liberté à dux femmes?
Enfin, à notre arrivée à Santiago, nous souhaitons aller jusqu'à San Pedro d'Atacama et y passer plusieurs nuits pour rayonner ( vallée de la lune, salar d'Atacama, altiplano , lacs Miniques et Miscanti...).
Ne sachant pas ce qu'il y a à voir entre Santiago et San Pedro, que nous conseillez vous de faire au depart de Santiago: 1/d'aller jusqu'à San Pedro d'Atacama en voiture ( et dans ce ças, que voir sur la route, salar de Maricunga? ? ) combien de km et d'heures de route? 2/ d'aller en avion jusque Calama et aller a san pedro en voiture ?
Nous aimerions également passer la frontière chilienne pour faire la Bolivie ( laguna verde, blanca ...) est ce loin en voiture de san Pedro d'Atacama? Si oui, ou nous conseilleriez vous de dormir ?
Je suis preneuse de tout conseil ( étapes, sites à voir, randos et treks à faire etc)
Enfin, quels mois nous conseillez vous pour faire ce voyage et optimiser es prises de photos sachant que le nord et le sud ne se visitent pas a la même période ?
Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Syl
Conseils sur itinéraire de vingt-deux jours sur les routes de l'Argentine?
Bonjour,
Je me décide enfin à vous consulter mais avant je vous dessine le décor:
Nous partirons à 4 personnes du 19 octobre au 10 novembre 13 soit 22 jours sur place, nous allons louer un 4X4 afin de circuler plus facilement sur le Paso de Sico et vers Iruya si notre programme nous y emmène ( il reste une journée de libre que nous conservons pour les aléas et fixerons notre choix à partir de San Pedro de Atacama ou pas ...)
L'itinéraire serait le suivant:
J1 19/10 Buenos Aires…1 nuit chez Yann à la QUERENCIA
J2 21/10 BsAs … Salta …1 nuit à ANTIGUO COVENTO
J3 22/10 Salta…Cafayate ..Quebradas de las Conchas…1 nuit à San Carlos LA VACA TRANQUILA
J4 23/10 Trail ‘’las Cascadas del Rio Colorado’’ ou Ruinas de Quilmes
Puis route vers Molinos et Cachi Quebrada las Flechas…1 nuit à la casa de Campo ‘’La Paya’’ ou à Cachi ‘’El Cortijo’’
J5 24/10 San Antonio de Los Cobres par El Cajon- Rin Tin Tin- Valle Encantado- PN Los Cardones …1 nuit à San Antonio de LC à l’hôtel de las Nubes
J6 25/10 San Antonio …Tolar Grande avec Onerom World Travel Matin : Viaduc de Polvorilla + trail Volcan Tuzgle AM : départ excursion Tolar Grande 4 h de ripio…1 nuit à la Casa Rosa ??
J7 26/10 Tolar Grande Ojos del Mar- El Mirador- Cône de Arita…1 nuit à la Casa Rosa ??
J8 27/10 Tolar Grande retour pour midi à San Antonio de LC
AM : Quebrada del Toro- Trail Ruinas de Tastil.. 1 nuit à San Antonio de LC
J9 28/10 San Antonio …San Pedro de Atacama par le p-aso de Sico Quebrada de Jerez à Toconao
1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J10 29/10 SPDA…1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J11 30/10 SPDA…1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J12 31/10 SPDA Cerro Tocor chili ? & le plateau du Chajnantor…1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J13 01/11 SPDA…Bolivie excursion ??? Lagunas Blanca, Verde, Colorado…1 nuit en refuge ou chez l’habitant
J14 02/11 Excursion Bolivie ??? Laguna Celeste… 1 nuit à Quetena
J15 03/11 retour excursion et à SPDA…1 nuit à la Rose d’Atacama
J16 04/11 SPDA à Susques par le paso de Jama … 1 nuit l’Hotel El Unquilar
J17 05/11 Susques à Purmamarca-Salinas Grandes-Cuesta de Lipan- camino de los siete colores
1 nuit à l’hotel à PURMAMARCA ou à TILCARA
J18 06/11 Pucara de Juella Ou Trail de 3h Cerro Amarillo Volcan Yacoraite.. 1 nuit à Cerro Chico à TILCARA
J19 07/11 Quebrada de Humahuaca- Mirador del Hornocal- Direction Iruya ou ? retour Tilcara ?
1 nuit à Cerro Chico à TILCARA ou à IRUYA
J20 08/11 Iruya - trail pour San Isidro ou 1 journée de + à SPDA
1 nuit à Cerro Chico à TILCARA ou à SPDA
J21 09/11 Tilcara- Salta 1 nuit à Antiguo Covento à SALTA ou à Bs As chez Yann
J22 10/11 vols intérieur + international J23 11/11 Arrivée en France
Nos préoccupations se situent en J12/J13, nous louerons les services d'une agence soit argentina exepcion soit Terra Andina pour partir dans le sud Lipez , mais il n'existe pas de garage privé et il n'y aurait que notre hôtel qui pourrait à la rigueur "garder" notre 4X4 seulement le parking de la Rose d'Atacama est celui de la ville et à ce jour l'Atacama Lodge n'a pas encore répondu à notre demande🙁particulière
Auriez-vous une solution à ce big problème? tout en sachant qu'il est impossible de passer une voiture louée en Argentine vers la Bolivie
J'ai beau me décarcasser je ne vois pas🤪! et je n'arrive pas à me résoudre à "No Bolivia"
2ème interrogation en J18 je n'arrive pas à trouver de site mentionnant le trail du Volcan Yacoraite. Un fois sur place existent-ils des traces de randonneurs qui nous y conduiraient et si non, connaissez-vous un site qui pourrait en parler ou avez-vous conservé vos points GPS dans vos archives? ou des infos venant d'un OT?
3ème en J4 la Laguna del Brealito vaut-elle vraiment le coup d'oeil?
Merci de nous renseigner sur ces points et si des suggestions vous viennent sur notre programme nous serons à l'écoute de vos propositions😊
@ très bientôt,
Laurence
Je me décide enfin à vous consulter mais avant je vous dessine le décor:
Nous partirons à 4 personnes du 19 octobre au 10 novembre 13 soit 22 jours sur place, nous allons louer un 4X4 afin de circuler plus facilement sur le Paso de Sico et vers Iruya si notre programme nous y emmène ( il reste une journée de libre que nous conservons pour les aléas et fixerons notre choix à partir de San Pedro de Atacama ou pas ...)
L'itinéraire serait le suivant:
J1 19/10 Buenos Aires…1 nuit chez Yann à la QUERENCIA
J2 21/10 BsAs … Salta …1 nuit à ANTIGUO COVENTO
J3 22/10 Salta…Cafayate ..Quebradas de las Conchas…1 nuit à San Carlos LA VACA TRANQUILA
J4 23/10 Trail ‘’las Cascadas del Rio Colorado’’ ou Ruinas de Quilmes
Puis route vers Molinos et Cachi Quebrada las Flechas…1 nuit à la casa de Campo ‘’La Paya’’ ou à Cachi ‘’El Cortijo’’
J5 24/10 San Antonio de Los Cobres par El Cajon- Rin Tin Tin- Valle Encantado- PN Los Cardones …1 nuit à San Antonio de LC à l’hôtel de las Nubes
J6 25/10 San Antonio …Tolar Grande avec Onerom World Travel Matin : Viaduc de Polvorilla + trail Volcan Tuzgle AM : départ excursion Tolar Grande 4 h de ripio…1 nuit à la Casa Rosa ??
J7 26/10 Tolar Grande Ojos del Mar- El Mirador- Cône de Arita…1 nuit à la Casa Rosa ??
J8 27/10 Tolar Grande retour pour midi à San Antonio de LC
AM : Quebrada del Toro- Trail Ruinas de Tastil.. 1 nuit à San Antonio de LC
J9 28/10 San Antonio …San Pedro de Atacama par le p-aso de Sico Quebrada de Jerez à Toconao
1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J10 29/10 SPDA…1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J11 30/10 SPDA…1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J12 31/10 SPDA Cerro Tocor chili ? & le plateau du Chajnantor…1 nuit à SPDA à la Rose d’Atacama ou Atacama lodge
J13 01/11 SPDA…Bolivie excursion ??? Lagunas Blanca, Verde, Colorado…1 nuit en refuge ou chez l’habitant
J14 02/11 Excursion Bolivie ??? Laguna Celeste… 1 nuit à Quetena
J15 03/11 retour excursion et à SPDA…1 nuit à la Rose d’Atacama
J16 04/11 SPDA à Susques par le paso de Jama … 1 nuit l’Hotel El Unquilar
J17 05/11 Susques à Purmamarca-Salinas Grandes-Cuesta de Lipan- camino de los siete colores
1 nuit à l’hotel à PURMAMARCA ou à TILCARA
J18 06/11 Pucara de Juella Ou Trail de 3h Cerro Amarillo Volcan Yacoraite.. 1 nuit à Cerro Chico à TILCARA
J19 07/11 Quebrada de Humahuaca- Mirador del Hornocal- Direction Iruya ou ? retour Tilcara ?
1 nuit à Cerro Chico à TILCARA ou à IRUYA
J20 08/11 Iruya - trail pour San Isidro ou 1 journée de + à SPDA
1 nuit à Cerro Chico à TILCARA ou à SPDA
J21 09/11 Tilcara- Salta 1 nuit à Antiguo Covento à SALTA ou à Bs As chez Yann
J22 10/11 vols intérieur + international J23 11/11 Arrivée en France
Nos préoccupations se situent en J12/J13, nous louerons les services d'une agence soit argentina exepcion soit Terra Andina pour partir dans le sud Lipez , mais il n'existe pas de garage privé et il n'y aurait que notre hôtel qui pourrait à la rigueur "garder" notre 4X4 seulement le parking de la Rose d'Atacama est celui de la ville et à ce jour l'Atacama Lodge n'a pas encore répondu à notre demande🙁particulière
Auriez-vous une solution à ce big problème? tout en sachant qu'il est impossible de passer une voiture louée en Argentine vers la Bolivie
J'ai beau me décarcasser je ne vois pas🤪! et je n'arrive pas à me résoudre à "No Bolivia"
2ème interrogation en J18 je n'arrive pas à trouver de site mentionnant le trail du Volcan Yacoraite. Un fois sur place existent-ils des traces de randonneurs qui nous y conduiraient et si non, connaissez-vous un site qui pourrait en parler ou avez-vous conservé vos points GPS dans vos archives? ou des infos venant d'un OT?
3ème en J4 la Laguna del Brealito vaut-elle vraiment le coup d'oeil?
Merci de nous renseigner sur ces points et si des suggestions vous viennent sur notre programme nous serons à l'écoute de vos propositions😊
@ très bientôt,
Laurence
Tour du monde éco-responsable
Bonjour à tous,
Face au contexte économique, social et écologique actuel, nous avons décidé avec mon amie de créer un réseau sur Internet qui référencie et présente les acteurs du tourisme éco-responsable qui prennent en compte ces valeurs dans le monde. Ce réseau aura pour objectif de présenter ces acteurs, leur permettre de se faire connaitre lorsqu’ils n’ont pas les moyens et les mettre en valeur sur un marché monopolisé par le tourisme de masse qui ne prend pas forcément en compte les mêmes valeurs. Il permettra également aux voyageurs de pouvoir choisir leurs destinations en fonction de leurs valeurs et critères en supprimant les intermédiaires qui prennent leur marge sur leur séjour.
Pour créer ce réseau, nous partons dans un premier temps faire un tour du monde à la rencontre des acteurs du tourisme éco-responsable. Ce tour du monde débutera le 8 mars 2013 et se fera à pieds, en transports en commun, stop, bateau stop… Nous le ferons avec notre propre argent, nous n’aurons donc malheureusement pas la possibilité de faire tous les pays du monde ! 🙁
Notre objectif sur un long terme est que notre réseau s’élargisse grâce à la contribution des voyageurs qui auront également rencontré ces acteurs. Pour aller à leur rencontre, nous avons commencé à référencer grâce à Internet quelques hôtels, réserves naturelles, agences de voyages éco-responsables, mais nous souhaitons profiter de votre expérience.
Si vous connaissez des entreprises du tourisme éco-responsable que l’on peut rencontrer durant notre tour du monde, n’hésitez pas à nous contacter via notre site Internet : www.projet-terre.org, rubrique « Contactez-nous ».
Voici les destinations que nous traversons : Mexique, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Paraguay, Argentine, Chili, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie, Australie, Inde, Népal, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et Chine.
Si vous avez des adresses, des contacts, des conseils de choses à faire ou autres, ou tout simplement si vous voulez soutenir notre projet, n’hésitez pas à nous contacter également, nous sommes preneurs ! 😄 Notre site Internet : www.projet-terre.org
Nous vous remercions pour votre aide, à très bientôt.
Jocelyn et Sonia
Face au contexte économique, social et écologique actuel, nous avons décidé avec mon amie de créer un réseau sur Internet qui référencie et présente les acteurs du tourisme éco-responsable qui prennent en compte ces valeurs dans le monde. Ce réseau aura pour objectif de présenter ces acteurs, leur permettre de se faire connaitre lorsqu’ils n’ont pas les moyens et les mettre en valeur sur un marché monopolisé par le tourisme de masse qui ne prend pas forcément en compte les mêmes valeurs. Il permettra également aux voyageurs de pouvoir choisir leurs destinations en fonction de leurs valeurs et critères en supprimant les intermédiaires qui prennent leur marge sur leur séjour.
Pour créer ce réseau, nous partons dans un premier temps faire un tour du monde à la rencontre des acteurs du tourisme éco-responsable. Ce tour du monde débutera le 8 mars 2013 et se fera à pieds, en transports en commun, stop, bateau stop… Nous le ferons avec notre propre argent, nous n’aurons donc malheureusement pas la possibilité de faire tous les pays du monde ! 🙁
Notre objectif sur un long terme est que notre réseau s’élargisse grâce à la contribution des voyageurs qui auront également rencontré ces acteurs. Pour aller à leur rencontre, nous avons commencé à référencer grâce à Internet quelques hôtels, réserves naturelles, agences de voyages éco-responsables, mais nous souhaitons profiter de votre expérience.
Si vous connaissez des entreprises du tourisme éco-responsable que l’on peut rencontrer durant notre tour du monde, n’hésitez pas à nous contacter via notre site Internet : www.projet-terre.org, rubrique « Contactez-nous ».
Voici les destinations que nous traversons : Mexique, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Paraguay, Argentine, Chili, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie, Australie, Inde, Népal, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et Chine.
Si vous avez des adresses, des contacts, des conseils de choses à faire ou autres, ou tout simplement si vous voulez soutenir notre projet, n’hésitez pas à nous contacter également, nous sommes preneurs ! 😄 Notre site Internet : www.projet-terre.org
Nous vous remercions pour votre aide, à très bientôt.
Jocelyn et Sonia
Argentine du 7 avril au 3 mai 2013: trek et visite autour de Salta et Mendoza
Bonjour à toutes et à tous.
Mon mari et moi partons en Argentine du 7 avril au 3 mai 2013.
Nous n’avons pour l’instant pris que les billets d’avion, arrivée et départ de Buenos Aires.
Ce sera notre premier séjour en Argentine, et en Amérique du sud.
Nous souhaiterions visiter le Nord Ouest, qui a l’air magnifique, en rayonnant en voiture de location à partir de Salta, puis descendre vers Mendoza et visiter le parc de l’Aconcagua.
Pensez-vous qu’en trois semaines et demi ce parcours convient ?
Pensez-vous que le choix des sites est judicieux ?
Je pense que le NOA vaut vraiment le coup, mais qu’en est-il de Mendoza et du parc de l’Aconcagua ?
Nous pensions aller aussi en Patagonie mais beaucoup de gens nous ont dit que ça faisait beaucoup trop de choses en trois semaines et demi… qu’en pensez-vous ?
En ce qui concerne le NOA, n’est-il pas trop dangereux de rouler seuls dans ces grandes immensités, et parfois à de hautes altitudes dans une voiture de location peut être pas toujours au top de sa forme ?
J’ai lu que cette région est la plus pauvre d’Argentine (notamment Jujuy) et qu’elle n’est pas très sure, qu’en-est il réellement ?
Nous envisageons de faire un trek de 5 jours environ vers Salta, connaitriez-vous une agence qui tient la route qui en propose ?
Nous sommes également ouverts à tout autre conseil, observations….
Merci d’avance !
Wflo.
Mon mari et moi partons en Argentine du 7 avril au 3 mai 2013.
Nous n’avons pour l’instant pris que les billets d’avion, arrivée et départ de Buenos Aires.
Ce sera notre premier séjour en Argentine, et en Amérique du sud.
Nous souhaiterions visiter le Nord Ouest, qui a l’air magnifique, en rayonnant en voiture de location à partir de Salta, puis descendre vers Mendoza et visiter le parc de l’Aconcagua.
Pensez-vous qu’en trois semaines et demi ce parcours convient ?
Pensez-vous que le choix des sites est judicieux ?
Je pense que le NOA vaut vraiment le coup, mais qu’en est-il de Mendoza et du parc de l’Aconcagua ?
Nous pensions aller aussi en Patagonie mais beaucoup de gens nous ont dit que ça faisait beaucoup trop de choses en trois semaines et demi… qu’en pensez-vous ?
En ce qui concerne le NOA, n’est-il pas trop dangereux de rouler seuls dans ces grandes immensités, et parfois à de hautes altitudes dans une voiture de location peut être pas toujours au top de sa forme ?
J’ai lu que cette région est la plus pauvre d’Argentine (notamment Jujuy) et qu’elle n’est pas très sure, qu’en-est il réellement ?
Nous envisageons de faire un trek de 5 jours environ vers Salta, connaitriez-vous une agence qui tient la route qui en propose ?
Nous sommes également ouverts à tout autre conseil, observations….
Merci d’avance !
Wflo.
Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 1
Bonjour à tous,
Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !
Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !
Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.
Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )
Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).
J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)
· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)
La carte du parcours :

Las Vegas
Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)
Grand Canyon
Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)
Page
HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)
Kanab
Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)
Escalante
Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)
Capitol Reef
Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)
Hanksville
Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)
Moab
Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)
Yellowstone
Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)
Dinosaur national Monument
Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)
Samedi 21 Avril
Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !
A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !
L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…

La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !
Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ça avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !




Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !


Dimanche 22 Avril
Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !
Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.
En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.

Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.


Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.
Parcours de la petite ballade
Avec le profil suivant


De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.

La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.
Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !
Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)
Lundi 23 Avril
Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !
Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !
La carte du parcours
Profil de la descente
Profil de la remontée


Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.








Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.


Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)
Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.


A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !
Mardi 24 Avril
Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).
Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !




Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.



Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !


A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !

A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…
La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.
Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…
2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !
Mercredi 25 Avril
On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !
Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.
Une petite carte de l’itinéraire
Ce qui donne le dénivelé suivant
Le temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.

On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !
Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.
L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !

Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !
Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.


La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.




Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !


Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.
A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !

Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).
Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.


La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…
Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !
Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !
Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !
Jeudi 26 Avril
Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.
Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !
Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).
La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.





Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.





Vendredi 27 Avril
Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.
A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !

Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.
Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.

Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.


Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.



Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)
Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …

Samedi 28 Avril
Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.
Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!
Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.

Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.





A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.
Encore quelques photos de cet endroit surprenant :











Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !
L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !













De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)
Nous retournons à Page pour la nuit.
Dimanche 29 Avril
Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !
Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !




La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.
Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.
Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.









Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.

Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)

Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.
En route vers Kodachrome
Nous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.







Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).
Lundi 30 Avril
Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).
Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).

Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.
Arrivée à Vulcano


Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.
Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.
Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.

Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !
Mardi 1 Mai
Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)
Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !




Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.

Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).



Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.




Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.


Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.
Mercredi 2 Mai
Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !
Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !
Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)


Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.

La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.




Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.


Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.

Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.

Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.


La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.
Chimney Rock
La suite ci-dessous:
La partie 2 : http://voyageforum.com/...e_partie_2_D5756534/
La partie 3 : http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !
Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !
Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.
Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )
Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).
J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)
· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)
La carte du parcours :

Las Vegas
Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)
Grand Canyon
Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)
Page
HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)
Kanab
Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)
Escalante
Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)
Capitol Reef
Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)
Hanksville
Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)
Moab
Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)
Yellowstone
Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)
Dinosaur national Monument
Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)
Samedi 21 Avril
Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !
A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !
L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…

La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !
Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ça avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !




Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !


Dimanche 22 Avril
Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !
Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.
En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.

Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.


Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.
Parcours de la petite ballade
Avec le profil suivant

De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.

La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.
Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !
Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)
Lundi 23 Avril
Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !
Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !
La carte du parcours
Profil de la descente
Profil de la remontée

Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.








Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.


Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)
Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.


A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !
Mardi 24 Avril
Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).
Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !




Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.



Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !


A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !

A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…
La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.
Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…
2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !
Mercredi 25 Avril
On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !
Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.
Une petite carte de l’itinéraire
Ce qui donne le dénivelé suivantLe temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.

On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !
Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.
L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !

Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !
Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.


La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.




Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !


Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.
A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !

Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).
Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.


La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…
Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !
Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !
Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !
Jeudi 26 Avril
Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.
Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !
Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).
La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.





Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.





Vendredi 27 Avril
Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.
A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !

Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.
Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.

Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.


Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.



Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)
Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …

Samedi 28 Avril
Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.
Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!
Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.

Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.





A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.
Encore quelques photos de cet endroit surprenant :











Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !
L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !













De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)
Nous retournons à Page pour la nuit.
Dimanche 29 Avril
Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !
Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !




La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.
Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.
Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.









Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.

Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)
Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.
En route vers KodachromeNous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.







Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).
Lundi 30 Avril
Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).
Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).

Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.
Arrivée à Vulcano

Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.
Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.
Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.

Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !
Mardi 1 Mai
Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)
Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !




Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.

Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).



Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.




Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.


Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.
Mercredi 2 Mai
Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !
Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !
Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)


Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.

La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.




Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.


Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.

Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.

Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.


La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.
Chimney RockLa suite ci-dessous:
La partie 2 : http://voyageforum.com/...e_partie_2_D5756534/
La partie 3 : http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Dépenses en Inde du Nord en mars 2012
Un peu tardif, mais voici quelques ratios de dépenses sur la base d'un voyage en solo de 3 semaines effectué en mars 2012, essentiellement en Uttar Pradesh et en Madya Pradesh.
Hébergement : 381 roupies / nuitée, généralement dans de modestes guesthouses propres et bien situées. Mais aussi quelques hôtels avec climatisation. Chambre double ou simple selon possibilité, pas de dortoirs.
Alimentation : 149 roupies / j, essentiellement repas dans de petites gargotes complétés par des achats de fruits et yaourts. Mais aussi quelques restaurants non touristiques. Inclus 3-4 litres / j d'eau minérale, de préférence les marques locales plutôt que les marques nationales (15 roupies / l), ce qui permet d'obtenir un prix de 10-12 roupies / l, voire parfois moins.
Visites : 114 roupies / j. Tous les sites d'intérêt dans les lieux où je suis passé. Sans la moindre restriction hormis le temps dans une journée.
Transports : 104 roupies / 100 km, mais ce ratio n'est qu'indicatif car les coûts sont très hétérogènes selon le mode de transport adopté et la classe utilisée dans le cas du transport ferroviaire. Quasi exclusivement des transports collectifs, beaucoup de train, quelques rares rickshaws privatifs, aucun taxi, pas mal de marche à pied en ville.
Autres : 110 roupies / j, principalement blanchisserie et Internet (20-40 roupies / heure).
Dans l'ensemble, hors achats personnels évidemment, et compte tenu d'une distance parcourue de 220 km / j, mon rythme de dépense a été de 924 roupies / j, soit 14,3 euros / j (au change d'environ 65 roupies / j sur cette période).
A suivre l'analyse détaillée des coûts de transport selon le mode de transport utilisé.
Pour les intéressés, je tiens à votre disposition les dépenses unitaires sur chacune des étapes effectuées, essentiellement en Uttar Pradesh et Madya Pradesh, plus précisément à : New Delhi, Amritsar, New Delhi, Lucknow, Ayuthya, Gorakhpur, Kushinagar, Varanasi, Allahabad, Chitrakoot, Khajuraho, Kulpahar, Gwalior, Shivpuri, Orchha, Datia / Sonagiri, Vidisha / Sanchi, Bhopal, Bhimbekta, Omkareshwar, Maheshwar, Mandu, Ujjain, Jhalawar, Kota, Bundi, Jaipur, Alwar, Deeg, Bharatpur, Mathura, New Delhi.
Pour établir un budget, veiller à appliquer un taux d'inflation aux ratios présentés, à titre de mise à jour.
En espérant que cela puisse aider certains voyageurs...
Fabrice
Hébergement : 381 roupies / nuitée, généralement dans de modestes guesthouses propres et bien situées. Mais aussi quelques hôtels avec climatisation. Chambre double ou simple selon possibilité, pas de dortoirs.
Alimentation : 149 roupies / j, essentiellement repas dans de petites gargotes complétés par des achats de fruits et yaourts. Mais aussi quelques restaurants non touristiques. Inclus 3-4 litres / j d'eau minérale, de préférence les marques locales plutôt que les marques nationales (15 roupies / l), ce qui permet d'obtenir un prix de 10-12 roupies / l, voire parfois moins.
Visites : 114 roupies / j. Tous les sites d'intérêt dans les lieux où je suis passé. Sans la moindre restriction hormis le temps dans une journée.
Transports : 104 roupies / 100 km, mais ce ratio n'est qu'indicatif car les coûts sont très hétérogènes selon le mode de transport adopté et la classe utilisée dans le cas du transport ferroviaire. Quasi exclusivement des transports collectifs, beaucoup de train, quelques rares rickshaws privatifs, aucun taxi, pas mal de marche à pied en ville.
Autres : 110 roupies / j, principalement blanchisserie et Internet (20-40 roupies / heure).
Dans l'ensemble, hors achats personnels évidemment, et compte tenu d'une distance parcourue de 220 km / j, mon rythme de dépense a été de 924 roupies / j, soit 14,3 euros / j (au change d'environ 65 roupies / j sur cette période).
A suivre l'analyse détaillée des coûts de transport selon le mode de transport utilisé.
Pour les intéressés, je tiens à votre disposition les dépenses unitaires sur chacune des étapes effectuées, essentiellement en Uttar Pradesh et Madya Pradesh, plus précisément à : New Delhi, Amritsar, New Delhi, Lucknow, Ayuthya, Gorakhpur, Kushinagar, Varanasi, Allahabad, Chitrakoot, Khajuraho, Kulpahar, Gwalior, Shivpuri, Orchha, Datia / Sonagiri, Vidisha / Sanchi, Bhopal, Bhimbekta, Omkareshwar, Maheshwar, Mandu, Ujjain, Jhalawar, Kota, Bundi, Jaipur, Alwar, Deeg, Bharatpur, Mathura, New Delhi.
Pour établir un budget, veiller à appliquer un taux d'inflation aux ratios présentés, à titre de mise à jour.
En espérant que cela puisse aider certains voyageurs...
Fabrice
La France qui souffre...
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Nord Vietnam: Histoire sans paroles... (8 et fin)

















































Notre voyage a été une pure réussite!
GOOD BYE VIETNAM
Même si notre récit photos est parlé en images, nous serons disponibles pour répondre avec plaisir à vos interrogations ou toutes idées vous venant à l'esprit pour un futur voyage Beaucoup de forumeurs m'ont sollicitée par MP, dorénavant je suis prête à vous écrire...
Laurence
Destination avec des parcs nationaux pour randonner, pédaler, pagayer?
J'essaie de trouver une idée pour notre voyage de l'été 2013.
On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.
Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.
On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...
La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄
À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.
Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.
Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?
Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?
Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.
Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.
On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...
La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄
À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.
Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.
Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?
Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?
Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
Madagascar: côté mer et... côté terre
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka
Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge
Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !
Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes
Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba
Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva
Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or
Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry
Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia
Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon
L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro
Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7
En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7

En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Se rendre à Madagascar actuellement
Bonsoir à tous,
Avec mon ami nous comptons nous rendre à Madagascar au mois d'octobre mais j'avoue qu'à la lecture de plusieurs articles je suis un peu indécise sur cette destination.
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Doit on sans arrêt être sur ses gardes et est il purent de voyager sans guide?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Doit on sans arrêt être sur ses gardes et est il purent de voyager sans guide?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Idées de prix en Argentine?
Salut,
Ça fait un an maintenant que je prépare mon voyage en Argentine. Nous partons avec ma copine au mois d’octobre prochain, et en ce moment je suis dans la partie Budget….. 🤪
Je sais qu’il y a une forte inflation en Argentine, et que les prix d’il y a un an ne sont plus valables aujourd’hui. Nous sommes à un mois et demi du départ et je pense que je devrai maintenant avoir une bonne idée de ce que seront les prix durant mon voyage.
La pêche aux infos n’étant pas toujours facile, je viens solliciter votre aide. Si vous aviez quelques infos sur les prix des points ci-dessous :
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Buenos Aires ? Sachant que nous ne cherchons pas des hôtels de luxe. Auberge de jeunesse, ou une ou deux étoiles tout simple nous conviendra parfaitement. Le minimum de confort sera ok pour nous
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Salta ou Mendoza ?
- Le prix d’un tour tout compris par personne pour 4 jours dans le Sud lipez (nourriture, location 4x4x avec chauffeur et hebergement) ? D’ailleurs nous voulons faire le salar de Uyuni, la laguna verde, et la laguna colorada, 3 jours c’est ok , ou vaut-il mieux prendre 4 jours ?
- Prix de location pour une journée d’une voiture type Ford Ka ou VW GOL du coté de salta et mendoza ? nous compter louer une voiture 6 jours
- Prix d’un litre d’essence ? la je fais un peu mon flemard, je suis sur que je peux trouver l’info rapidement sur le net 😎😎
- Prix d’un pti resto avec formule (par personne) ?
- Prix d’une formule sandwich + boisson ?
Voila je crois avoir fait le tour des mes questions !!
Merci pour les réponses à venir 😉
tom
Ça fait un an maintenant que je prépare mon voyage en Argentine. Nous partons avec ma copine au mois d’octobre prochain, et en ce moment je suis dans la partie Budget….. 🤪
Je sais qu’il y a une forte inflation en Argentine, et que les prix d’il y a un an ne sont plus valables aujourd’hui. Nous sommes à un mois et demi du départ et je pense que je devrai maintenant avoir une bonne idée de ce que seront les prix durant mon voyage.
La pêche aux infos n’étant pas toujours facile, je viens solliciter votre aide. Si vous aviez quelques infos sur les prix des points ci-dessous :
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Buenos Aires ? Sachant que nous ne cherchons pas des hôtels de luxe. Auberge de jeunesse, ou une ou deux étoiles tout simple nous conviendra parfaitement. Le minimum de confort sera ok pour nous
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Salta ou Mendoza ?
- Le prix d’un tour tout compris par personne pour 4 jours dans le Sud lipez (nourriture, location 4x4x avec chauffeur et hebergement) ? D’ailleurs nous voulons faire le salar de Uyuni, la laguna verde, et la laguna colorada, 3 jours c’est ok , ou vaut-il mieux prendre 4 jours ?
- Prix de location pour une journée d’une voiture type Ford Ka ou VW GOL du coté de salta et mendoza ? nous compter louer une voiture 6 jours
- Prix d’un litre d’essence ? la je fais un peu mon flemard, je suis sur que je peux trouver l’info rapidement sur le net 😎😎
- Prix d’un pti resto avec formule (par personne) ?
- Prix d’une formule sandwich + boisson ?
Voila je crois avoir fait le tour des mes questions !!
Merci pour les réponses à venir 😉
tom
Que faire de son vélo en voyage à vélo quand on ne fait pas de vélo?
salut a tous
j'ai cherché un peu sur le forum et j'ai pas trouvé de discussion sur ce sujet !! lors d'un voyage a vélo, y a forcément un moment ou on est pas sur son vélo (achats, invitations visites, rando ou autre...)
le vélo ca parait plus simple, on l'attache, mais les saccoches ??
et je suis sur que chacun a une petite astuce a partager pour laisser son vélo et ses affaires (sans risquer de se les faire voler)
alors faites tourner !!
a bientôt
simon
j'ai cherché un peu sur le forum et j'ai pas trouvé de discussion sur ce sujet !! lors d'un voyage a vélo, y a forcément un moment ou on est pas sur son vélo (achats, invitations visites, rando ou autre...)
le vélo ca parait plus simple, on l'attache, mais les saccoches ??
et je suis sur que chacun a une petite astuce a partager pour laisser son vélo et ses affaires (sans risquer de se les faire voler)
alors faites tourner !!
a bientôt
simon
Préparer un tour du monde
Bonjour,
Je suis un nouveau membre du forum, mais je suis lecteur depuis plusieurs mois (et oui on a prevu de faire un TDM avec ma copine 😉).
Donc je sais que les topics sur "comment preparer un TDM" sont nombreux et je m'excuse d'en ouvrir un autre.
Si je me permet cela, c'est que j'ai des questions bien précise et qu'il est difficile de trouver excatement ce que l'on recherche vu le nombre important de topics déjà ouvert.
Voila pour l'intro. Donc j'ai 29ans et ma copine en à 25, nous avons décidé de partir pour un TDM ( entre 9 et 12 mois selon le budget)
Nous avons beaucoup lu de chose sur differents forums et blogs (plus je lit des recits et plus j'ai envie de partir😛)
et on a commencé par selectionner beaucoup de pays qui nous interessent. nous aurons un budget compris entre 16000 et 20000E.
Je vais faire une liste des pays et je voudrais pas mal d'info dessus.
- Prix des Visa
- Vaccins à faire
- climat en fonction de la saison
- site que vous avez visité et que vous recommandez (ou non ) et pourquoi
- le temps necessaire pour vous qu'il faut pour visiter ce pays
- le cout du sejour en fonction de la durée (ou cout moyen par jour) en expliquant le style de vie adopté sur place
les pays sont:
- Kenya - Dubai - Inde - Sri Lanka - VietNam - Thailande - Cambodge - Laos😊 - Indonésie - Nelle Zelande - Australie - Polynésie - Ile de paque - Argentine - Bresil - Bolivie - Chili - Panama
Je sais c'est une liste enorme par rapport à la durée du voyage et donc surtout pas definitive ( je pense entre 7 et 10 pays ) C'est la raison de l'ouverture du topics. Réussir a faire notre itinéraire ( je pense qu' en moyenne 1 mois par pays peut etre bien pour s'impregner un minimum de la vie locale). J'aimerai continuez ce topic sur tte la preparation de notre preriple. C'est à dire une fois l'itinéraire validé, continuer à organiser tous ça point par point avec vous jusqu'au jour du départ. Ce jour je mettrai le lien de mon blog ( enfin futur blog 😎 ) pour que tous ceux qui nous ont aidé dans nos démarche puisse suivre notre TDM . Voila pour la 1ere étape , la complexe et la plus importante à mes yeux.
J'espere avoir été assez précis et avoir le maximum de reponse possible. Si ils vous manque des info n'hesitez a me les demander (je ne devrai pas mettre longtemps a repondre et couche sur ce forum depuis plus d'un mois😉 )
Merci d'avance
PS: Le depart est prevu pour fin d'année 2013 soit 16 mois de preparatif.
les pays sont:
- Kenya - Dubai - Inde - Sri Lanka - VietNam - Thailande - Cambodge - Laos😊 - Indonésie - Nelle Zelande - Australie - Polynésie - Ile de paque - Argentine - Bresil - Bolivie - Chili - Panama
Je sais c'est une liste enorme par rapport à la durée du voyage et donc surtout pas definitive ( je pense entre 7 et 10 pays ) C'est la raison de l'ouverture du topics. Réussir a faire notre itinéraire ( je pense qu' en moyenne 1 mois par pays peut etre bien pour s'impregner un minimum de la vie locale). J'aimerai continuez ce topic sur tte la preparation de notre preriple. C'est à dire une fois l'itinéraire validé, continuer à organiser tous ça point par point avec vous jusqu'au jour du départ. Ce jour je mettrai le lien de mon blog ( enfin futur blog 😎 ) pour que tous ceux qui nous ont aidé dans nos démarche puisse suivre notre TDM . Voila pour la 1ere étape , la complexe et la plus importante à mes yeux.
J'espere avoir été assez précis et avoir le maximum de reponse possible. Si ils vous manque des info n'hesitez a me les demander (je ne devrai pas mettre longtemps a repondre et couche sur ce forum depuis plus d'un mois😉 )
Merci d'avance
PS: Le depart est prevu pour fin d'année 2013 soit 16 mois de preparatif.











