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Norway to hell
by Auk · 2020-03-19 · 48 replies


En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.

Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique

Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.

Le lien vers la carte du trajet :
http://u.osmfr.org/m/434267/

Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.

Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.

La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.

Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land

Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.

Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand

Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.

Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison. Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)



Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors

Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)

Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).

Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.

Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare. C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !

Eigerøya en beauté

Si j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant. Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.

La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie. Quand je vous dis que le site est splendide...

Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban

Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord

Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil). Le mythe



La réalité

Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave. Le Lysefjord n'a pas bougé

On redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien

La croisière s'amuse

Le camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
by Bibouns51 · 2019-12-13 · 231 replies
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya
by Mimimicha · 2017-04-26 · 196 replies
Bonjour à tous!

Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).

Fin juillet, il est temps de se décider.

Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.

JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.

Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.

Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.

C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).

Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.

L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.

« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse

Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Indonésie: Bali, l'île des offrandes
by Jemaflor · 2016-12-07 · 17 replies


Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais … Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.

Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.

Les balinais sont donc fervents d'offrandes … Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme ... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.

-- Un rituel quotidien

Revenons à présent à la séance d'offrandes … La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.



Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil… ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.



La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples (Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.



Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille ... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !



Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.

-- Leçon de riziculture



Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte … c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.



Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas … ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc … et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines … En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois … ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.



Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l'irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !



Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d'épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement … je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.



Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an … le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».

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Procession et festivités balinaises



De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies … les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions … Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !

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Une démonstration de l'art de la vannerie

Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.



Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite … sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.



Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.



Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.

De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.

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En classe, avec les écoliers du village

Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l'école du village !



Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée … Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie … et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.

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Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel … en mode balinais



On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement … C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin …. ce n'était pas le bon jour !



Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies … trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo … Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.

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Pêcheurs et jukung

Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.



Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.



C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises … Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés … quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre … de quoi effrayer les autres poissons !



A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.

Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.

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La preuve par deux
by Lamamywatta · 2006-05-28 · 61 replies
Cela fait un certain nombres de semaines que je navigue sur ce site à la recherche d'une compagne de voyage. Apres avoir lu une quantité indéfinissable de profils, j'ai remarqué que de tres nombreux inscrits ont comme centre d'intéret (dans le voyage) les rencontres, le partage et la découverte des autres. Il s'avère qu'à ce jour je n'ai toujours pas trouvé de co-équipière. Non par incompatibilité, mais par manque de propositions. J'en conclus finalement que les rencontres se font probablement plus sur le terrain et que par l'intermédiaire d'un site ou d'un forum. A + @ Pascal
8 jours de rêverie hivernale entre Californie et Utah
by Lol64 · 2016-03-06 · 180 replies
Encore un carnet à ajouter à la mémoire volumineuse de VF Un carnet hivernal, c'est peut-être un peu moins fréquent, quoique. Je ne pense pas qu'il intéressera les aficionados de l'ouest américain. Nous n'avons rien fait de très original, ni de particulièrement épique. J'ai choisi de ne pas le truffer d'informations pratiques, elles deviennent si vite obsolètes et puis, on trouve tout très vite et bien mieux sur les sites officiels. Ce sera donc un carnet d'impressions, une sorte de journal de bord qui suscitera des envies, ou pas, mais qui sera obligatoirement subjectif et partial.

Merci à Calisson et Diamina qui les premières, en mettant en ligne le CR de leur voyage hivernal, il y a pas mal de temps déjà, ont semé les graines de ce voyage et à JMPe qui, avec le sien plus récent, m'a confortée dans mon choix. Merci à tous les autres dont les récits ou témoignages, permettent aux futurs voyageurs de découvrir toujours plus d'endroits susceptibles de leur plaire et de faire les choix inhérents à tous circuits, une tâche difficile (coucou Peggy, tu n'es pas en reste toi non plus pour nous faire rêver ...) Merci à JMPe, à Oliv2019, à Caribou44, à Calisson94 et aux autres qui répondent aux questions et n'hésitent pas à partager leurs informations. Merci à Itat et à son blog, à Roadtrippin et Sunset bld pour leurs fiches très complètes

Et maintenant, place au voyage ...

Pour mieux se repérer, le programme :

J1 : Dimanche 14 février : Manhattan Beach, Palm Spring Aerial Tramway et Mount San Jacinto J2 : Lundi 15 février : Indian Canyons, Pioneertown et Joshua Tree (partie ouest) J3 : Mardi 16 février : Joshua Tree (partie est et sud), Mojave National Preserve (Kelso Dunes, Kelso) J4 : Mercredi 17 février : Valley of Fire J5 : Jeudi 18 février : Snow Canyon et Coral Pink Sand Dunes J6 : Vendredi 19 février : Edmaier's Secret, West Clark Bench J7 : Samedi 20 février : Many Pools, Kolob Canyon, Las Vegas J8 : Dimanche 21 février : retour à LA, Griffith Observatory (ou presque) J9 : Lundi 22 février : Venice Beach et les canaux
Une autre Espagne
by Hannahannah · 2014-04-26 · 275 replies
A tous ceux qui ont vraiment envie de sortir des chemins battus et rebattus en Espagne je vous conseille ce documentaire , d'autant plus qu'il ne fait pas beau aujourd'hui , ça vous permettra de rêver un peu .

Documentaire Les grandes transhumances ... - YouTube

L’Estrémadure et l’Andalousie dans toute sa splendeur , j'ai suivie il y a quelques années dans la sierra de Gredos un de ces déplacements , c'est fantastiques .

D'accord ce n'est pas la Costa Brava , mais c'est véridique , et pour les amoureux de la nature cette région avec ses vautours , ces cochons noirs en semi liberté , ses cigognes ...je vous assure que ça vaut le détour .

Hannah
Paludisme et traitements alternatifs?
by Strelitzia27 · 2011-05-23 · 31 replies
Bonjour à tous! Comme dit dans le titre, je me pose beaucoup de questions sur les traitements préventifs pour le paludisme ainsi que les traitements alternatifs tels que ceux aux huiles essentielles, ou encore avec la plante Artemesia. Je réactive un ancien débat, mais peut-être que d'autres voyageurs ont plus d'expérience maintenant! Je n'ai aucun recul sur ces autres traitements et j'aimerai avoir les conseils et avis des personnes de ce foum! D'avance, merci beaucoup!

Katia

P.S.: c'est pour un voyage au Togo
Les Québécois, des racistes anti-français?
by AudreyWe · 2011-03-18 · 274 replies
Bonjour à tous!

Je suis consciente que ce sujet à déjà été traité, mais je me pose des questions sur des points précis, et le point de vue de tout le monde (québécois, immigré français, touriste français, ...) m'intéresse. Donc, on peut lire sur immigrer-contact des bilans de personnes ayant vécues au Québec, positifs comme négatifs. En laissant complètement de côté tout ce qui a attrait aux services publics québécois (je suis trop jeune et trop française pour pouvoir polémiquer là-dessus), le point qui ressort souvent dans les bilans négatifs est le racisme anti-français (je ne savais même pas que ça pouvait exister avant aujourd'hui).

Donc, j'envisage vraiment de faire des études au Québec (à l'UQAM) et d'essayer d'y immigrer par la suite. Ce n'est pas un espèce de rêve de gamine, je n'ai pas d'attentes précises vis-à-vis de la vie au Canada, je ne cherche pas à vivre le rêve américain (quoique), je ne fantasme pas sur une " cabane au Canada ", je me sens juste étouffée dans un village de 200 habitants, j'ai l'impression de voir ma vie défiler sous mes yeux sans pouvoir la vivre, j'ai envie de faire des trucs insensés d'insouciants, et imaginer rester toute ma vie au même endroit me fait peur. Peut-être que c'est une envie sur un coup-de-tête, mais un coup-de-tête réfléchi. (J'arrête ici le discours pseudo-mélodramatique, c'était pour essayer de me faire comprendre, même si je sais que je serais toujours une éternelle incomprise.)

Bref, ce qui me fait peur, d'abord, ce sont surtout les québécois. D'un côté leurs préjugés ont quelque chose de rassurant, catégoriser les français comme des personnes râleuses et souffrant d'un complexe de supériorité voudrait dire que les québécois ne le sont pas (enfin des gens NORMAUX?), mais c'est la catégorisation qui fait peur. J'ai lu sur IC des français qui dès qu'ils ouvrent leur bouche se font insulter de tous les côtés, leurs enfants souffrant de rejet à l'école de par leur origine, etc. Et surtout : une discrimination à l'embauche. Est-ce qu'être français est réellement mal vu au Québec, plus particulièrement à Montréal?

Autre point : j'ai aussi lu que les québécois pouvaient faire de bons potes mais rarement de vrais amis. Avis des français?

Pour finir, si j'ai la chance de pouvoir faire mes études à Montréal, est-ce que le fait que je suis une fille souriante, pas raciste, pas homophobe, pas féministe, dotée d'un humour foireux (" Qu'est-ce qui est carré et rouge? un carré rouge! "), que je ne suis ni râleuse, ni hautaine, dépassera le fait que je serais toujours une maudite française?

J'espère avoir réussi à me faire comprendre et ne pas avoir trop parlé de moi, des témoignages d'étudiants ou d'anciens étudiants français au Québec seront vraiment les bienvenus. Et j'ai peut-être laissé penser le contraire mais, québécois, je vous idolâtre, et je trouve que vous avez l'un des plus bel accent au monde. (Ouais je sais, je vis au monde des Bisounours, ou Calinours comme on dit chez vous.) 🙂 (Je précise que ça n'a absolument rien d'ironique.)

Audrey xx
Nouvelle classe Première à bord de l'A380 d'Air France?
by Guiguistar · 2009-07-18 · 64 replies
Bonjour,

Le premier A380 d'Air France à sortie son nez il y a quelques jours. Le site corporate d'Air France a annoncé qu'il y aurait 9 sièges Première au pont principal. Bizard car les sièges Première était aujourd'hui 4 ou 8 par avion. Donc pensez-vous comme moi que des nouveaux sièges Première vont faire leurs apparition ?
Le topless est-il accepté ou pas en Egypte?
by Hollybeverly · 2007-07-02 · 145 replies
Salut, ben voilà je pars en Egypte en aôut et j'aimerais savoir si les Egyptiens acceptent le topless, en Tunisie et en Turquie je n'ai eu aucun problème mais en Egypte j'en ai aucune idée!!!😉 Si l'une d'entre vouis peux me répondre se serait vraiment sympa!!!

Merci d'avance, Holly
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Les préjugés des Français ont la vie dure
by Nemo1001 · 2010-05-30 · 425 replies
Comment les acteurs politiques font pour susciter ou reveiller les préjugés ICI
Australie: j'y suis enfin
by Zabinouk · 2005-11-12 · 51 replies
😠 Je viens de passer 30mn a retranscrire mon carnet de voyage et ...plus rien tout a coup. Alors je recommence.

1ier, 2, 3 novembre 2005.

J'ai quitte une Suisse aux couleurs et aux parfums de l'automne, orange, or, brun, humus et feu de bois pour un vol de plusieurs heures avec des escales a Francfort, Singapour Darwin et pour finir par arrivee a Cairns.

Les controles se sont succeder de d plus en plus serieux. A Francfort j'ai quasi eu lle droit a la afouille corporelle et a Singapour mon coupe ongle n'est cette fois ci pas passe. Pour finir c'est a Cairns qu'a eu lieu le dernier controle, une fois mon bagage recupere, le passage de douane est une affaire tres serieuse qu'il ne faut pas prendre a la legere, ils chassent tout ce qui peut etre d'origine animale ou vegetale en provenance d'ailleurs. Pas de produits laitiers ou carnes, pas de fruits legumes fleur fruits plantes seche ou autre, pas de deco de noel avec des pommes de pins par exemple.

Une fois dans le hall d'arrive mon controle effectue je me lance a la recherche d'un telephone pour appeler grace a un numero gratuit le backpackers que j'ai reserve pour qu'ils viennent me chercher. Ma hantise etait que dans l'etat de fatigue avance dans le quel je serais je n'arrive pas avec mon pauvre anglais, ame faire comprendre. Ca a marche, c'est Marc qui est venu me prendre a l'aeroport. Dehors il fait chaud humide, c'est pas vraiment le genre de temperature dont jue raffole. Je profite du trajet pour avoir un premier appercu de Cairns. Je suis un peu deconcerte par le fait que je suis a ma place habituelle en voiture mais que cette fois ci je n'ai pas le volant😕. Arrive au backpacker le Traveller's oasis sur Scott street, je consacre ma fin de matinee a me reposer un peu . C'est grande3ment necessaire, de toute maniere, le sol ondule sous mes pieds et j'ai l'impression tres desagreable que je vais m'effondrer a chaque instant.

3nov. debut d'apres midi.

A peine plus fraiche je me decide apres une douche a ller me promener un peu, et puis il faut que je fasse une ou deux courses. Le traveller's et situe de l'autre cote de la gare par rapport au front de mer. Je dois donc passer les voix ferres (2)puis traverser un gigantesque centre commerciale avant de deboucher sur une avenue qui va me mene au front de mer. De chaque cote de cette avenue il y a de nombreuses boutiques. Au centre un terre plein, a certains endroits il y a des figuetrees gigantesques qui ont pousses et qui procure un peu d'ombre. Ils sont habites par de nombreux volatiles dont je n'appercois pas le plumage mais dont j'entend le ramage. Pas un son de connu. Tres different du piaf habituel.

Au bout de l'avenue je suis sur l'esplanade, il ya la un parc et un front de mer bien amenage, il y a un lagon d'eau de mer amenage pour la baignade. Car bien que la mer soit a 20 m quand elle est haute, la zone n'est pas propice a la baignade. Ne pas oublier de toutes facon que la periode des meduses a boite a commence. Elles sont mortelles. Ca dissuade de se baigner, de savoir ca, meme sur les plages les plus belles. Dans la marina il ya des bateaux enormes qui n'ont rien a envier aux yachts que l'on peut voir sur la cote d'azur. Depuis le port j'ai un peu de recule sur la ville et je peut donc voir qu'elle est entoure de montagnes boisees. De l'autre cote du detroit j'apercois meme la mangrove d'un vert legerement plus clair. Le sol continue a onduler sous mes pieds. Apres 3h de deambulations, je m'engouffre dans un grand magazin et j'essae de faire quelque course pour le repas de ce soir et le petit dejeuner de demain. 19h c'est l'heure maximale que j'ai pu atteindre maintenant il faut que j'aille me coucher. Vendredi 4 novembre 25 deg 6h deja reveillee, petit dej tranquille au bord de la piscine, les fetard d'hier soir on laisse quelques cadavres, dont un d'humain, j'espere que que ce ne'est pas tout le temps comme ca . J'ai bien fait de prendre mon stock de boule quies.

Je me decide pour la visite du jardin botanique. Je prend le bus 7 au city center, je paye 2, 90$ pour le trajet jusqu'au botanic garden, avec en prime un coup de klaxone de la part du chauffeur, qui me signale que je part dans le mauvais sens. Il y a deux parties, le jardin en lui meme, paradis des arbres, palmiers en tout genre, fougeres geantes et fleurs multiples et une partie parc, plus sauvage, avec des promenades en bois pour se deplacer dans la mangrove ou dans des partie de la rainforest. On peut a certains endroit y voir les nids impressionant des bush turkeys. Il ya aussi du cote des lakes, un ecosysteme d'eau douce et un d'eau sale.

J'ai du passe 2h dans le jardin lui meme, et apres un pose sandwich j'ai passe deux autres heures dans le coin le plus sauvage a guetter le bruit de deplacement des dindes sauvages. Fin d'apres midi apres quelques courses au calme.
États-Unis Dream 2009
by Veileen · 2009-08-22 · 129 replies
Introduction :

Et oui, encore un carnet ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire celui des autres voyageurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de faire le mien. Avant tout, le but est d’en faire profiter ma famille et mes amis au loin, mais aussi, tout ceux qui auront envie de lire ma longue prose. Je vais d’ailleurs l’éditer par groupe de quelques journées à la fois, ce qui me laissera un peu de temps pour l’insertion des photos... 4 semaines tout de même, du 20/06 au 18/07/09.

Je rappelle qu’évidemment, mes remarques sont toutes personnelles, n’engageant que moi, chacun ayant ses propres avis et ses propres goûts !

J’ai essayé de faire attention à l’orthographe. S’il reste quelques coquilles, veuillez m’en excuser…

* *********************************

20/06/09

4:50 : Si j’ai oublié quelque chose, c’est trop tard. Le taxi est en avance. Francesco est déjà en bas et je ferme la maison. Je coupe l’électricité et je plonge enfin dans mon rêve ! Des années qu’on y pense mais ce n’était jamais le moment. Il y a 2 ans : la grande décision est prise. Et depuis un an, je prépare nos 4 semaines. Depuis le temps que je rêvasse devant le fabuleux site de Philippe et Thierry : je peux enfin concocter mon mélange special : un zest de ville (ce n’est pas notre truc), une rasade de grands classiques : les fameux “incontournables”, une pincée de wilderness, quelques mythes que la chance nous autorise et un rafraîchissement pour la fin : Yellowstone. En plus, j’ai carte blanche, ce qui m’arrange bien mais me donne une responsabilité supplémentaire (si un rouage grince, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi !)

Pour nous situer un peu, nous n’avons pas l’habitude des grands voyages : quelques petits sauts en Europe, un voyage de noce qui date (Et généralement, on ne se perd pas sur une petite île au soleil). Donc quasi aucune expérience. Alors, pous les septiques et les angoissés qui hésitent entre voyage organisés et se débrouiller par soi-même : franchement, si je l’ai fait : c’est que vous aussi vous pouvez le faire !!!!!! Un peu d’anglais, un zest de patience, internet, une lecture assidue de Voyage Forum et voilà, c’est fait ! Les avions sont réservés, les chambres longuement étudiées sur Trip advisor aussi, passeports et Esta ok.

Et nous voilà tous les 4 (avec Adrien et Nathan mes 2 garçons de 12 et 15 ans quasi révolus) après une nuit très courte, à faire la queue pour s’enregistrer à l’aéroport. Une hôtesse nous évite l’attente et nous fait l’enregistrement sur une machine qui bien évidemment exige plusieurs fois la lecture du passeport avant de daigner cracher les boardings cards. Arrivés à Frankfort, nous profitons des 5:00 d’attente pour prendre le train et faire un saut de puce en ville. Bref, nos premières photos américaines sont… allemandes. J’adore la flammeküche et nous trouvons un resto qui en propose. Super ! Sauf que maintenant, il fait gris.









Retour et cette fois, c’est l’envol pour Los Angeles.







13h00 plus tard et gavés de films récents sur nos écrans individuels, vaguement abrutis de fatique nous récupérons toutes nos valises (ouf…). Un tour aux toilettes de l’aéroport ; mon mari et mon fils me font une drôle de réflexion : d'après eux, elles seraient toutes bouchées : l'aéroport a un sérieux problème !

Nous prenons ensuite la navette pour notre loueur Alamo. 10mn d’attente pour un samedi de juin à 18:00. Je n’en n’espérais pas tant. Accueil très sympa. C’est top : je comprends à peu près tout ce qu’on me dit. Le préposé, sans doute un peu moins, mais il a la courtoisie de ne pas le montrer. Il nous annonce tout de suite vu la quantité de bagages qu’il nous donne un véhicule full size. Génial on nous propose un magnifique 4x4 GMC. Je luis demande si c’est un vrai 4WD et s’il me confirme que je n’aurai qu’à payer le drop off, le plein et la PAI que je souhaite en plus. Sûr que c’est un upgrade gratuit ? Vi Madame ! Banco, je signe tout ce qu’il veut ! Nous nous nous apprêtons à partir. A la dernière seconde, il m’arrête : Non, renseignements pris, ce n’est pas un vrai 4WD : à la place il y a celui-là ou celui-ci. Ce sera celui-ci : un Toyota Sequoia géant.



Il faut s’agripper à la poignée pour grimper. Bon, les pneus sont impecables et y’a bien le bouton à 3 position pour le 4x4. Mon fils n’a pas de mal à ranger ses longues guibolles. Il est certes moins beau (le 4x4, pas le fils…), mais plus spacieux et n’a que 3611 miles au compteur. Sûr que ce monstre change de ma Panda. De toute façon je prends d’autorité le volant (je n’aime pas me faire conduire) et ne le lâcherai que 8100 km plus tard après quelques coups de freins dont se souviendront longtemps le reste de ma famille (ben oui quoi : quand y’a pas d’embrayage, le pied gauche conserve ses réflexes et vient s’écraser volontiers sur le pied droit qui n’en demandait pas tant !

Gps en route et après avoir évidemment manqué l’entrée de l’hôtel La quinta Inn (très correct avec Pti déj) situé à 5mn d’Alamo, et refait le tour du paté de maison (alors c’est vrai qu’on peut tourner à droite au feu rouge ?), et après avoir garé le monstre dans une exceptionnellement petite place (dis, t’es sûr que je peux reculer encore ??) nous nous installons dans notre chambre. Tour aux toilettes : possible que les toilettes soient encore bouchées ?!!! Non, en fait, le niveau d’eau de la cuvette est beaucoup plus haut qu’en Europe. Va bien faloir s’y faire ! Rigolade et éclaboussures garanties !

Force est de constater qu’il nous manque un sac à dos ! Bon, sûrement resté dans le GMC. Les enfants se couchent. Nous retournons à Alamo et après 4 fois la même explication et un brave homme qui fait tout son possible pendant 20mn : rien à faire : le GMC a été loué entre temps . Adieu le sac et les affaires à l’intérieur ! Au moins j’ai expérimenté mon anglais. Retour à l’hôtel. On est crevé et on s’endort vite mais à 4:00 : réveil et plus question de fermer l’oeil. Et cela se reproduira encore longtemps…

21/06

A une heure plus décente et après un copeux petit déjeuner, nous partons. Au moment de ranger les bagages, nous relevons un siège et découvrons tout honteux, le sac à dos manquant ! Tout ça pour ça !

Allez, c’est parti ! En route pour Death Valley. Merveilleux petit GPS qui nous guide sur ces routes pleines de voies. La vitesse est limitée. 2h00 plus tard nous nous arrêtons à Lancaster à notre premier Walmart faire les courses : priorité la fameuse glacière. Ouaouh : qui disait qu’on avait du mal à trouver de la salade et des fruits ! Tout est dispo, très frais et bien conçu pour les touristes que nous sommes : rien à couper, rien à laver… Nous repartons. Quelques petites frayeurs plus tard (nous ne trouverons jamais le manuel d’utilisation du Toyota) : bon, je vous la fait version polie « Mince ! : pourquoi je ne puis-je enlever la clef du contact : ha ! Faut être sur Parking » « Zut ! : pourquoi je peux pas passer en position Drive ? Ha ! y’a la sécurité qui a blogué le frein » : il suffit de freiner fort pour débloquer : dixit un vrai cow-boy : le seul être humain que j’ai trouvé en plein d��sert devant un passage à niveau avec le chapeau, les bottes et l’accent machonné au chewing gum . Faut dire qu’on est là depuis 20mn à attendre que ce train long comme un jour sans pain finisse de passer. Après 200 km sans un feu rouge, ça fait un peu étrange tout ça !

Nous arrivons enfin à Death Valley. Rassurée, je trouve enfin une station d’essence (au moins 150 km sans en voir une…) et fais mon premier plein, aidée par une charmante caissière aux immenses ongles roses fluo. Bref, j’apprends ma leçon : pour payer, c’est Fastpay avec la carte ou Payinside. Et je mets du Regular (le moins cher fait tout aussi bien l’affaire).



Nous nous installons au premier hôtel réservé : le Stovepipe Wells (la chambre est bof, moins belle que sur le site, mais propre : pour la nuit ça ira). Histoire de se dégourdir les jambes, et vu la chaleur (on doit être autour de 42 ce qui n’est pas si pire finalement pour le coin) nous prenons grand plaisir à nous jeter dans la piscine. Ahhhh que c’est bon ! Surtout dans un décor pareil. Ces, comment dire, “vastitudes” nous éblouissent autant que le soleil. Même avec les lunettes, la clarté est telle que j’ai les yeux qui me brûlent (cela m’arrive régulièrement mais là, c’est presque tous les jours…)

Après la baignade, Nous voulons acheter le National Pass mais la cabane des rangers est fermée. Direction Sand Dunes juste à côté. Nous nous balladons une petite heure dans les dunes. Gaffe aux serpents d’après le magazine, mais là tout va bien Lumière de fin d’après-midi, c’est magnifique !







Nous repartons pour Artiste Drive. Je ferai bien un saut jusqu’à Bad Water



Mais les ombres montent et j’ai peur d’arriver ensuite trop tard pour Artiste Palette la bien nommée ! Que c’est beau !





Retour pour un dodo bien mérité.

22/06

Départ matinal pour Zabriskie Point. Trop tôt pour l’ouverture de la cabane des Rangers. Une lumière rasante sur Sand Dunes et je ne peux m’empêcher de faire quelques photos de plus.





Le soleil est levé quand nous arrivons mais le seul couple déjà présent sur place nous explique que la présence importante d’ombres les a obligé à attendre de toute façon pour les photos. Nous emplissons nos yeux de ce spectacle.









Dante’s view est notre prochain arrêt. Bigre, il fait froid : polaire bienvenue ! Nous croisons un autre jeune couple italien en voyage de noce, et aussi notre première espèce locale : un lézard à corne de désert.







En route pour Las Vegas ! Et quelle route !





Il est trop tôt pour le check’in. Direction l’outlet au Sud du Strip. Notre fils retrouve ses marques favorites : la CB chauffe pour lui bien que les prix ne soient pas si extrordinaires. Nathan ne veut rien, Mon mari Remarque d’un air circonspect la largeur des vêtements (même ceux en S) et moi j’ai le choix entre style mémère ou nymphette. J’abandonne même les idées de chaussures ! Allez direction le Golden Nugget.



Vive le Valet Parking et les bagages apportés dans la chambre ! Ma famille me regarde avec surprise distribuer les billets de 1$. Je leur explique la notion de pourboire aux USA ! Nous sommes fatigués et nous contentions de faire un tour à côté de l’hôtel pour attendre l’heure du diner. Une jolie petite wedding chapel et la Stratosphère qui semble proche devant nous, mais s’éloigne coquinement à chaque pas que nous faisons. Non décidément, il fait trop chaud ! Je propose le buffet du Golden Nugget. Je m’attends à faire la queue, mais non, nous rentrons de suite et Adrien et Nathan se jettent sur tout ce qui semble fris ou pané ; Francesco et moi, sur les crudités, et les fruits ! Différence de génération !

23/06

Déjeuner pantagruélique au buffet ! Mais ce n’est rien à côté des assiettes de certains. Les garcons jettent l’éponge : ils ne peuvent rivaliser ! Du monde, du bruit. J’en ai déjà assez. Je propose de s’éloigner pour la matinée car nous réservons le Strip pour l’après-midi et la soirée. Miracle, les jeunes sont d’accord. Nous partons pour Red Rock Canyon : un excellent apéritif pour l’ouest américain. Des lièvres gambadent.Pour être rouge, c’est rouge ! Nous apprécions la ballade.









Tout est nouveau pour nous, y compris les 8 ou 9 feux (rouges aussi) qui s’alignent devant nous tous les 50mètres au retour. Redéjeuner au buffet pour bénéficier de 2 buffets gratuits pour 2 payés. Vu la circulation en ville, je decide que nous nous déplacerons en taxi. Franchement, ce n’est vraiment pas cher et cela m’a donné l’occasion de discuter avec les chauffeurs. Nous sommes largués devant le Venetian. Nous connaissons Venise et, en clignant les yeux, on pourrait s’y croire.



L'eau est quand même un peu moins bleue dans la vraie Venise ! 😉









Le Paris et son ambiance plus sombre me plaisent moins. Le Caesar est assez beau aussi.



Nous profitons du spectacle des fontaines du Bellagio. Km à pied, chaleur : l’après-midi passé vite. Hamburgers et salade vite fait. Maintenant, photos de nuit !







Re spectable au Bellagio. Nous reprenons un taxi pour la Stratosphère et je m’essaye aux photos sans trépied puisque c’est interdit de grimper avec. Des liftiers s’empressent de nous faire la conversation. Faut dire que ce ne doit pas être réjouissant de passer ses journées dans un ascenseur !



Il y a des fous qui font des manèges suspendus dans le vide. Adrien qui faisait le bravache n’insiste pas. Re taxi pour rentrer et dodo avec pause grands yeux ouverts pendant 1:00 comme d’habitude!

24/06

Ce matin, je veux prendre des sous à l’ATM (nos DAB). Mais celui de l’hôtel ne permet de prendre qu’une somme limitée avec 3$ d’intérêts. Nous sortons à pied à la première banque à côté de l’hôtel. Au moins je récupère un plus gros montant et avec moins de frais. Nous revenons chercher la voiture pour faire nos courses. Le premier “grocery “ donné par le Gps est minable. Finalement je trouve le moyen d’insérer la recherche d’un walmart : il m’en donne un à quelques miles de là. Super : on fait le plein car cet après-midi : départ pour Valley Of Fire ! Je prévois le picnique du soir dans le parc : un de nos plus beaux !

Quelques gouttes lorsque nous quittons Las Vegas. Quelques dollars au Valet parking et 1:30 plus tard, nous arrivons. Je repère un parking avec de superbes trucks. Pour un peu je descendrais bien pour faire quelques photos. Mais j’ai égalementhâte de poursuivre et ne suis pas ma première inspiration. Dommage, je n’aurai aucune photo de camion US avec leurs pots d’échappement en l’air.

Après avoir enfin acheté le fameux pass, nous passons pas mal de temps sur la partie basse du parc







"Scream"



et finissons par la ballade vers White Dome. Dès que nous passons le Visitor Center, le spectacle deviant enchanteur. Mince, si j’avais su, nous serions montés plus vite. Nous déclinons les premiers trails proposés le long de la route pour celui de White Domes.







J’aurais bien voulu tous les faire tellement je suis conquise. Ce dernier se fera hélas dans l’ombre car les nuages se disputent avec le soleil. Au moment où le soleil se couche, nous nous installons sur une aire de picnique et dinons devant un ciel moiré de rose. J’ai vraiment adoré ce parc, surtout la partie haute !





Retour en pleine nuit à Las Vegas. Nous n’avons que survolé cette ville, amusés par l’ambiance, étonnés par ces décors plutôt bien realisés, mais pas franchement conquis, du moins nous, les parents. Las Vegas reste le meilleur souvenir de Nathan. Dernière nuit sur place.

25/06 : Après quelques courants d’air glacés à la sortie de l’ascenseur (ah la clim !!!), un coup d’oeil à la piscine avec son toboggan qui passe dans l’aquarium aux requins (même pas testée : trop de monde…) et un check out rapide, en route pour Grand Canyon ! Sur la route, le Lake Mead et son barrage. Un pont en cours de construction : c’est l’occasion d’essayer mon zoom que je n’ai que depuis peu. Avec le téléconvertisseur, encore plus près !







Route sans encombre pour le Grand Canyon. Nous sommes aux Yavapai Lodge. Le temps une fois de plus est gris et morose. Evidemment, en sortant de la chambre, nous oublions la clé magnétique à l’intérieur. Francesco et Adrien attendent donc avec les bagages, pendant qu’avec Nathan, je vais refaire une autre clé. En sortant du parking, un bus est à l’arrêt depuis un moment devant moi et un autre véhicule qui perd soudain patience. Je vois les feux de recul s’allumer. Il ne m’a pas vu et donne un grand coup d’accélérateur pour démarrer. Sa voiture réagit trop bien. Même pas le temps de klaxonner que me voilà emboutie. Quel fracas ! J’imagine les morceaux de mon Toyota pendant pitoyablement sur le bitume, et le temps que je vais perdre alors que le reste de ma famille m’attend devant la porte fermée de la chambre à 2km de là… Voilà donc le grain de sable dont j’avais peur ! Mais en sortant, surprise : seule la plaque d’immatriculation est par terre et un jeune français blanc de confusion me présente toutes ses excuses. Tout ce bruit et même pas une égratignure ! Costauds les Toyota Sequoia !

Nous empruntons un tournevis au Gift shop (pour rien, car je perdrai cette plaque la semaine suivante au retour d’une piste !) et réparons le dommage.

Quel soulagement ! Reste un autre souci : le ciel gris, gris, gris. A peine installés, Francesco et moi faisons rapidement les 400 mètres pour atteindre la rim : C’est grandiose mais désespérément gris ! J’essaie le zoom sur des geais bleux mais le résultat n’a pas l’air fameux.

Mon mari essaie de me remonter le moral mais l’espoir d’un merveilleux coucher de soleil sur le Grand Canyon s’évanouit aussi vite que tombent les premières gouttes. Nous dinons à la cafétéria : ce sera le pire souvenir culinaire de ces vacances.

26/06 : Toujours après une nuit entrecoupée, nous nous réveillons pour zieuter d’un air anxieux le ciel. Bingo ! Tout bleu. Je presse mon mari qui prépare en vitesse 2 yaourts et quelques cookies à grignoter. Les garçons dorment. Au bord de la Rim, j’ai enfin une lumière correcte pour mon appareil. Je shoote à tout va et nous parcourons la rim après notre petit déjeuner devant ce spectacle de la nature. ] Je repère quelques nuages et je sens que cela va changer rapidement. Nous revenons à la chambre, et une fois prêts à partir, le ciel s’est remis au gris. Pire : l’orage éclate et nous voila coincés dans la voiture près de l’arrêt de bus pour la Hermist Road. Nous nous contenterons des poins de vue de la Hermist Road, la rando prévue étant abandonée. 10mn plus tard, armés de Kway, nous grimpons dans le bus. Certains arrêts sont en travaux mais nous passerons la matinée à arpenter les autres. Parfois un coin de ciel bleu. Mais il ne faut pas rêver. Nous quittons donc Grand Canyon, poursuivis par un orage qui me laisse à peine le temps de préparer les sandwiches avant d’éclater sur nous avec une violence terrible. Certains sont encore en train de faire des photos, s’aggripant à tout et n’importe quoi pour ne pas perdre l’équilibre ! Même en voiture, c’est impressionnant. Nous partons donc pour Page en Arizona. Sur la route encore des points de vue. Ciel bleu et nuages alternent. Nous passons par des vallées aux couleurs improbables et à la poussière tournoyante qui nous empêche de sortir. Enfin, un apercu du lac Powell au loin.C’est le moment d’une petite pause et d’une photo bien sûr. Toujours pressée d’aller voir, je claque la portiere un peu trop vite, hélas, pour le majeur de ma main droite. Me voilà glapissante devant le reste de la famille qui se décompose et n’ose regarder si un morceau git au sol. Non, le doigt n’est que pincé, mais gonfle et prend rapidement une teinte violette. Ayant déjà cassé un doigt, je sais que celui-là ne l’est pas. Un peu de glace (merci la glacière !) me fait passer du stade glapissante au stade gémissante… Après 2 ou 3 jours, je garderai une insensibilité désagréable qui mettra un mois pour disparaître. Tant pis, il faut continuer. Mon mari propose de prendre le volant. Mais maintenant que je maîtrise le pied gauche, on va pas recommencer les coups de frein intempestifs ; je garde donc le volant (avec 9 doigts ; c’est suffisant !)

Le décor est à mon goût : nous passons devant le golf de Page sur fond de pierres roses. Surpris, nous ne comptons pas moins de 7 ou 8 églises d’affilée avant d’arriver à notre motel : le Bashfull Bob. Bob est d’une gentillesse rare. Il nous donne les clés d’un vrai petit appartement où nous allons passer les 5 prochaines nuits. C’est spatieux avec un séjour, 2 chambres, SDB et cuisinette, terrasse des 2 côtés avec barbecue. Les murs sont repeints, la moquette par contre vieillotte, la SDB encore plus, et le mobilier de cuisine moyennement propre. Ce n’est pas le grand luxe, mais tout cela pour 46$ la nuit. Franchement, après un léger désappointement, nous finirons par apprécier les avantages de cette chambre et en garderons un bon souvenir. Allez, c’est parti pour Dîner. Le Ken old west fera l’affaire. Délicieuse viande et bar à salade apprécié avant une bonne nuit (par petits bouts) de repos. C’est que demain, il s’agit d’une journée qui me tient particulièrement à coeur. J’ai téléphone à Paria Outpost pour me faire confirmer l’heure de notre rendez-vous. Nous avons choisi de visiter Coyotte Buttes Sud avec un guide. Ce ne sera ni Susan ni Steve mais leur employé Kurt .Steve m’explique que nous avons bien de la chance car il a plu le matin même et les températures s’étant raffraichies, nous pourrons débuter à 8:00 au lieu des 5:00 prévues par mail quelques mois auparavant. En voilà une bonne nouvelle ! Attention 8:00 chez Paria, c’est 7:00 à Page… (question de fuseau…).

La suite d'ici peu...
Renforcement des mesures de sécurité vers les États-Unis: sacs photos?
by LeTigre · 2009-12-26 · 106 replies
Bonjour à tous

Les médias racontent ( verbe employé à dessein car avec eux il faut tjs prendre des pincettes ! ) qu'a part " les sacs à main féminins " tous les bagages des vols vers les USA doivent être enregistrés. Donc en soute Donc y compris les sacs photos rempli de matériel - souvent - couteux.

Savez vous ce qu'il en estl rééllement ?
Images du Sri Lanka
by Douz · 2014-11-16 · 40 replies
Bonjour amis photographes-voyageurs

Je dois avouer que je suis plutôt fasciné par l'Inde. Alors mon premier voyage au Sri-Lanka d'où je reviens, m'a un peu laissé sur ma faim. Mais c'est un autre débat. Bref, j'ai quand même pris du plaisir à photographier cette île et ses sympathiques habitants. Ci-joint une petite sélection d'images.

Pour la technique, photos réalisées au Nikon D 800 - Objectifs 24-70 mm f : 2,8 et 70-200 mm f : 4

Un autre envoi suivra...







































Retour de croisière "Îles et Terres du Soleil" sur le Costa Concordia: un vrai désastre!
by Jo38 · 2010-12-14 · 192 replies
une 5 ème et certainement dernière croisière avec costa : les îles et terres du soleil sont devenus "visite de l'espagne" pas d'arrêt à casablanca ni à madère, pour cause de mauvais temps, on peut le comprendre mais quand on vous remplace ces escales par 2 autres en espagne !!!!!!!!!! ça fait plus que raler, barcelone, malaga et allicante + 2 îles en espagne ça fait un total de 5 !!! alors qu'il y avait d'autres possibilités, on passait par les baléares la corse et autre ...qui nous auraient soulagé du maroc... 😕

sur ce , sur le costa concordia, la seule chambre au dessus du bar le berlino ( 6195 ) au dessus d un haut paleur de 1 mètre cube et d'un orchestre qui joue jusqu'à 2h00 du mat a été pour nous, avec des bass impressionnantes la seule chambre où vos chaussures se déplacent toutes seules !!! tres pratique dans les couloirs , au bruit vous savez que vous êtes devant la porte de votre chambre, rien à y faire, malgré les 8 passages à l accueil pour trouver une solution, vouds ne pouvez donc dormir avant 2h00 du matin .pour couronner le tout quand la musique s'arrête curieusement en moins fort vous avez la musique dans le couloir toute la nuit ??? on a été déclassé le 9 ème jour au pont 1 ( sur les moteurs ) pour les 3 derniers jours, 😠

on ne parlera pas du "today" donné en italien à plusieurs reprises, l'absence de mousseux italien et corbeille de fruit réservé au costa club😕

mais surtout la cerise sur le gateau, le fait de déménager, les formalités de transfert on été mélangé , du coup on s'est retrouvé avec la mauvaise couleur de bagages qui partait pour milan, nous avons raté les bus vers nice. on nous a promis un minivan pour rattraper le coup sauf que celui ci est parti vers 12h30 et nous sommes arrivés à 14h30 à l'aéroport pour finalement rater notre avion debout à 7h00 rentrés vers 23h00 !!!!!!!!!🤪🤪🤪

VIVE COSTA !!!!!!!!! terminé pour nous, je n'ai jamais vu un navire avec des petitions qui étaient affichées par les belges les français et les allemands en grand dans les salons !!!!!!!!!!!! la classe mondiale !!😊

de plus, monter en gamme sur costa n'est pas forcément bénéfique pour le croisiériste, vous prenez le concordia, vous réservez l'ensemble arrière hammam jacousy spa aux suites alors qu'il est totalement gratuit sur les autres bateaux (fortuna classica ), je vous rassure car vous pouvez payer 38 euros par personne pour faire vos 10 minutes de hammam............🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ la chocolaterie est payante, (4.90 la petite fraise enrobée )😠 la formule 1 inabordable (15 euros les qq minutes)😠

et quand vous êtes pour la 9 eme fois à l accueil que vous demandez un accès de 10 minutes gratuit au hamam pour compenser du bruit infernal de la seule chambre ( à mon avis inlouable ) on vous répond que ce n'est pas la politique costa...🤪

la politique costa est devenue une machine à fric, une démocratisation des croisières vers le bas, un "parcage" de personnes au nombre de plus en plus important , pas de fidélisation des clients, un thème continu et une exploitation de personnel qui travaille 7 jours sur 7 12 heures par jour ( vous comprenez pourquoi le "france" n'a jamais eu sa gloire.. )

si ce post n'est pas supprimé, j'ai donc décidé de vous donner toutes les astuces si vous partez avec costa car même avec ses déboires j'ose dire que sa première croisière reste toujours un rêve inespéré......mais il y a des moyens de payer beaucoup moins chers et des choses indispensables à préparer avant son départ .

le concordia, un grand +++ pour la cuisine le soir un grand moins pour la prise en compte des problèmes des clients

un grand moins pour les buffets de midi en baisse ( même pour une crevette il faut faire la queue de 20 mètres car les bonnes choses ne sont plus en libre service.. pas folle la guêpe ) ou est passé la charcuterie italienne à la place du saucisson 1 er prix ???

CROISIERE DE LUXE OU DORMIR DEVIENT UNE EPOPEE

EVITEZ LE PONT 6 car TOUT SE PASSE DESSOUS !!!!!!!!!!!
A breath of fresh air!
by Pondy · 2020-03-13 · 126 replies
Vrrrrrm, vrmmmm! (phone on vibrate)

"Hi Mamido, it's Clémence." Clémence, 5 years old, is a giggly, cheerful little girl and the queen of mischief.

"Mom says we're coming to your place until the holidays because we're on vacation tonight."

"Yes, I know. She asked me—do you know why?" "Because of the croronavirus." "And do you know what that is?"

"Oh yeah, at school Théo told me it's like a louse that doesn't itch, that doesn't get in your head but in your lungs, that it's all round with red bumps like raspberries, and that it makes old people die."

"Your friend knows a lot of things."

"His dad showed him a microscope picture, and you—are you old?" "What do you think?" "Well, yeah, but only a little because you always leave on your motorcycle to travel. Are you going traveling?"

"No, because you're coming with your brother and sister."

"Can we go to the little bridge to look for frog eggs? You remember, there were some last year, and we'll make them grow and put the baby frogs in the washhouse, and we'll also make boats to put in the stream so they can go to the sea." "That's a great idea." "And you'll make me the model in print letters so I can write which country my boat is going to." "Where do you want your boat to go?" "To the land of pandas—is it far?" "Oh yes, very far." "Then we have to make the boat strong so it doesn't sink." "Promise, we'll have so much fun." "Mom says in some countries they wear masks. Do you still have the chicken, rabbit, and pig masks in the attic? Can we wear them like that?"

"You know, here there are only trees, birds, and fields—we'll do whatever we want."

"Mom's calling me."

Click, she hangs up, and I laugh.
Mauritanie: route de l'espoir coupée due aux inondations
by Amifat · 2010-08-17 · 33 replies
Bonjour

Pour ceux qui vont au Mali par la route de l'Espoir : ATTENTION !

Depuis 4 jours la route de l'espoir est coupée à hauteur de Magta Lahjar (100 km après Aleg) suite à la rupture de plusieurs barrages , et la destruction d'un pont , dûs a de grosses pluies qui ont fait monter les eaux derriere les barrages qui ont cédés

La ville de Magta Lahjar est inondée

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